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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1940-09, Collections de BAnQ.

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[" VoL.5 No 7 SEPTÉMBRE 1940 prets * LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Rédaction et Administration FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC CONSTIPATION Valdine VALOR Peut être considéré comme l\u2019aide mécanique idéal.Ne crée pas d\u2019accoutumance.Absorbe l\u2019eau et passe par l\u2019intestin comme une substance gélatineuse.Agit par sa puissance d'expansion et glisse facilement dans le tube digestif auquel il restore son mouvement physiologique.Granulés aromatisés.Dose : 1 à 2 cuillérées à thé après les repas.Avaler avec de l'eau sans mastiquer.Sirop B Complexe VALOR Plusieurs cliniciens associent nombre de symptômes gastro- intestinaux à une déficience en B Complex ou en By.Stepp résume ainsi ces symptômes : anorexie, perte d\u2019acidité gastrique, atonie de l\u2019estomac, constipation.Dose : 2 cuillérées à thé par jour.Agaraldine VALOR (Valdine et Vitamine B1.) Dose : 1 à 2 cuillérées à thé après les repas.Avaler avec de l\u2019eau sans mastiquer.USINES CHIMIQUES DU CANADA ING.87 Station C - MONTRÉAL Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 = BSS $ A née cd A > # I.Nit M.LE PROFESSEUR P.-CALIXTE DAGNEAU 1877 \u2014 1940 Professeur titulaire de Pathologie chirurgicale, de Déontologie et de Clinique chirurgicale 4 \"Hopital du Saint-Sacrement ; doyen de la Faculté de Médecine ; président du Bureau médical de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement ; président du Laval Médical. TITRES ET DÉCORATIONS Docteur en médecine.Membre du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.Membre de l\u2019Académie de Ch1- rurgie de Paris.Commandeur de Saint-Grégoire-le-Grand.Chevalier de la Légion d\u2019Honneur.Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 LAVAL MÉDICAL VOL.5 N° 7 SEPTEMBRE 1940 NÉCROLOGIE LE PROFESSEUR P.-CALIXTE DAGNEAU 1877 - 1940 Une vie vient de s\u2019éteindre, lourde de mérites, d\u2019œuvres et d\u2019exemples, et dont on ne sait si on doit plus admirer la droiture inflexible, la haute valeur professionnelle, la sereine philosophie ou le pur désintéressement qui en ont marqué tous les actes.La mort d\u2019hommes éminents donne toujours le signal d\u2019un concert d\u2019éloges et de témoignages d\u2019estime, parfois plus éclatants que profonds, ou trop bruyants pour durer.Mais celle du professeur P.-C.Dagneau, doyen de la Faculté de Médecine, a été, comme sa vie, d\u2019une qualité si personnelle qu\u2019elle suscite une réaction d\u2019un tout autre ordre et qu\u2019elle touche les fibres les plus intimes de l\u2019émotion.Elle éveille un sentiment indéfinissable et complexe fait du deuil muet d\u2019amitiés brisées, de regrets inexprimables, de compassion trop longtemps refoulée, d\u2019admiration respectueuse mêlée d\u2019effroi devant la rigueur des épreuves imposées à la constance de certaines âmes d\u2019élite.Amis, indifférents ou adversaires, \u2014 s\u2019il en était, \u2014 à la nouvelle pourtant attendue de cette mort, se sont inclinés et spontanément recueillis en une minute de silence intérieur ; chacun a alors entendu les hautes leçons que cet universitaire, ce médecin et ce confrère lui propose aujourd\u2019hui dans la sérénité de son repos, après les avoir si (2) 294 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 éloquemment vêcues dans une carrière féconde et sans tache.N\u2019espérant plus l\u2019impossible guérison, ses intimes ne pouvaient que désirer la fin miséricordieuse d\u2019un trop long martyre.Les rigueurs de la maladie, mais plus encore sa durée, sont la pierre de touche des caractères à forte trempe.Et ce fut un exemple à la fois poignant et inspirateur que celui de cet homme aux prises depuis dix ans avec un mal qu\u2019il savait devoir le vaincre, mais qu\u2019il avait défié de l\u2019abattre.Satisfait d\u2019en avoir fait avant les autres le diagnostic et le pronostic d\u2019une cruelle précision, 1l assista, avec le stoïcisme d\u2019un intellectuel chrétien, à l\u2019écroulement graduel de son organisme ; sans relâcher un instant l\u2019emprise de sa volonté, compensant par une fermeté d\u2019âme accrue la trahison de ses forces physiques, il donna le noble et rare spectacle de l\u2019esprit qui domine la matière et asservit à sa discipline l\u2019instrument même brisé.Sa mort a donc été une délivrance.L\u2019émotion générale, celle du lointain praticien comme celle de ses proches confrères, a été du même coup libérée de la contrainte qu\u2019elle s\u2019imposait depuis longtemps pour ne pas s\u2019extérioriser.Dagneau, chacun le savait, n\u2019aimait ni la louange, ni les éloges, mais surtout n\u2019aurait pas toléré qu\u2019on le plaignit.Ces sentiments se donnent maintenant libre cours.Car la vie du professeur Dagneau, son œuvre, son caractère, ses épreuves répétées, sa maladie et sa mort ont été marqués d\u2019une telle personnalité, ennoblis par une telle conception de l\u2019esprit universitaire, médical et chrétien, que tous sentent l\u2019obligation de les glorifier comme de s\u2019en inspirer.Bien peu de disparus pourraient compter sur de tels témoignages d\u2019estime et d\u2019admiration ; leur spontanéité et leur ampleur en garantissent aussi la durée.Il répétait souvent avec Paul Bourget : « Nos actes nous suivent ») ; et c\u2019est par eux que le docteur P.-C.Dagneau, professeur à l\u2019Université Laval, doyen de la Faculté de Médecine, chirurgien en chef à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, continuera d\u2019inspirer les générations médicales sur lesquelles 1l aura laissé une si forte empreinte.De bonne heure, dès ses études classiques, Dagneau fut déjà lui- même, avec le tempérament, le caractère, les qualités et les aptitudes qui devaient le conduire jusqu\u2019aux sommets.L'étudiant en médecine, coutumier comme le collégien du travail méthodique et de l\u2019effort sans à-coups, connut les succès constants, presque trop uniformes pour être REPHYSIN (Chappel) La Gonado-Stimuline du lobe antérieur de _ I'hypophyse & une concentration trés rn | est aujourd'hui & la disposition du médecin qui recherche une puissante activation des fonctions ovariennes ou testiculaires.Cette > hormone gonadotrope_de haute pati tion est connue sous le nom de PREPHYSIN SPECIALE et se présente en flacons-ampoules de,5 cc.Chaque cc.contient 100 unités _ Fevold-Hysaw.La PREPHYSIN de concentra- M1) *ordinair LET) i JIT ment depuis \u2018quatre ans, OT activité gonadotrop yi LOU , ERA on, prisented en flacons-ampoules de 5 ce.et Bibliographie récente sur la PREPHYSIN: v EL poy WL ra PA ER Therapy | fie 1938 3.Witherspoon Clinical Pathological Gynecology\" 939.ECRIVEZ POUR WAIN INFORMATIONS G.F.HARVEY COMPANY JLVN ITN SPRINGS, N.Y.917, RUE CHERRIER - MONTREAL Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5- No 7 \u2014 9 Messieurs les médecins, la Laiterie \u201c LAVAL \u201d est la seule laiterie à Québec où vous pouvez obtenir le \u2018\u201c\u201c Yoghourt *\u2019 Laiterie LAVAL enr\u2019g Pourvoyeurs de la \u201c Goutte de lait \u201d et de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul.LIMOILOU.237, 4e AVENUE, Téléphone : 4-3551 10 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 295 remarqués.On s\u2019habitue vite à la supériorité ou à la faillite répétée de certains hommes et de Dagneau on ne pouvait exiger rien moins que l\u2019excellence.Médecin en 1901, et ayant complété à Paris sa solide formation médicale, 1l devint aussitôt l\u2019élève et l\u2019assistant préféré du docteur Michel-J.Ahern.Ce vieux clinicien s\u2019y connaissait en hommes et il laissa sur le Jeune chirurgien la marque indélébile de son grand flair clinique et de sa fine psychologie.Dagneau garda toute sa vie les directives du Maître qu\u2019il égala bientôt ; on peut dire qu\u2019il le prolongea dans sa carrière chirurgicale aussi féconde que scientifique, aussi brillante que désintéressée.Comme aux Marois et aux Simard, le vieil Hôtel- Dieu de Québec lui doit de l\u2019avoir puissamment aidé à franchir l\u2019étape importante, la transition de l\u2019ancienne chirurgie à la méthode aseptique maugurée par Ahern.Avec Rousseau, Dagneau conçut et réalisa le projet d\u2019un second grand hôpital universitaire, l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement ; il en fut le chirurgien en chef jusqu\u2019à sa mort.Pendant la période difficile de l\u2019organisation et jusqu\u2019à ses ultimes moments, 1l en resta le pilier principal, l\u2019âme dirigeante, l\u2019inspirateur clairvoyant de tous les progrès réalisés et de ceux qui s\u2019y préparent.Dès ses débuts, et parallèlement à sa carrière chirurgicale, Dagneau entra sans effort dans celle de l\u2019enseignement.L\u2019universalité de ses connaissances, la clarté de son esprit méthodique, son culte de la précision, l\u2019intérêt qu\u2019il portait aux Jeunes l\u2019y avaient excellemment préparé.Ils\u2019y adonna avec le même zèle, sur le même plan supérieur, conscient de sa responsabilité et de la lointaine portée de la formation initiale des futurs médecins.Professeur d\u2019Anatomie, il en a instruit d\u2019innombrables étudiants.Tous se rappellent sa manière si personnelle d\u2019habiller les aridités d\u2019une science qu\u2019on dit morte : avec Dagneau, elle s\u2019animait en des aperçus originaux, en des à-côtés inattendus où intervenaient tour à tour la physique, la zoologie, la musique, la philosophie, les lettres, voire même la poésie.Le professeur évoluait à aise dans toutes les branches du savoir humain, démontrant que la médecine intégrale est universelle. 296 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 Son érudition 1llustrait le vieil adage : « Rien de ce qui est humain ne doit m\u2019être étranger.» Professeur de clinique chirurgicale à laquelle le préparait sa formation anatomique, il apportait à ses explorations, à ses exposés, à ses démonstrations cliniques, la discipline d\u2019un esprit rompu aux méthodes fécondes de l\u2019observation positive.Tous se rappellent la logique impeccable de ses déductions, la critique rigoureuse d\u2019un cerveau chirurgical assez sûr de lui-même pour prendre les plus graves responsabilités, assez Instruit pour savoir douter.Sans bouder aucun des progrès techniques ni des procédés modernes d\u2019exploration, 1l était resté à la fois circonspect et éclectique ; ce n\u2019est pas lui qui aurait accepté l\u2019abdication des responsabilités cliniques ou l\u2019endossement sans contrôle de tous les diagnostics de laboratoire.Par une combinaison aussi précieuse que rare, il savait joindre à des facultés d\u2019observation et d\u2019analyse remarquables, un sens aigu de la synthèse et de l\u2019essentiel.Professeur de Déontologie, il l\u2019a été bien avant d\u2019en avoir le titre ; et lorsqu\u2019il exposait les qualités et les vertus du médecin 1déal, ses auditeurs en admiraient le type dans celui qui prêchait encore mieux d\u2019exemple que de parole.Aux heures ingrates, plus d\u2019un jeune lui doit d\u2019avoir évité des sentiers douteux ou de louches compromis.« Que je pactise ! jamais », avait enseigné et pratiqué le professeur.Ses activités chirurgicales et professorales, les soucis d\u2019une vaste clientèle, le dévouement à sa famille, auraient suffi à remplir une vie qu\u2019il voulait faire croire pleine de loisirs.Mais que d\u2019autres activités, connues ou Ignorées, ont sollicité et absorbé ses prétendus loisirs ! On s\u2019étonne de constater comment, sans avoir l\u2019air d\u2019y toucher, 1l a pu y faire entrer tant d\u2019autres préoccupations altruistes.II fut avec Rousseau et Vallée partie du trépied sur lequel s\u2019est appuyée la réorganisation de l\u2019École de Médecine et des hôpitaux universitaires.La campagne de l\u2019Aide à Laval, l\u2019Association des médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord et ses congrès, l\u2019École et l\u2019Association des gardes-malades, la réforme de l\u2019enseignement médical, la présidence du Collège des Médecins, la Ligue Antituberculeuse, le décanat, le Conseil universitaire, etc., etc., et tant de mouvements sociaux ont sollicité et reçu de lui le meilleur de son désintéressement et de ses énergies.Sa manière était Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 297 paradoxale de manifester sa satisfaction d\u2019une œuvre réussie : c\u2019était de se défendre d\u2019y avoir participé.D\u2019aucuns s\u2019y sont laissé prendre ; mais quant il disait avoir été la mouche du coche dans une entreprise heureuse, 1l y avait lieu de se demander s\u2019il n\u2019en avait pas été l\u2019inspirateur et le ressort principal.Les difficultés et même l\u2019échec prévu ne le détournaient pas de commencer ni ne refroidissaient son zèle méthodique et persévérant : « C\u2019est bien plus beau lorsque c\u2019est inutile » aimait-il à citer pour encourager les hésitants.On reste étonné de la variété, de l\u2019ampleur et de la portée de son œuvre.Sa grande modestie, son horreur de toute réclame tapageuse, son désir jaloux de l\u2019incognito, ont pu donner le change un certain temps, ont même été à l\u2019occasion exploités par l\u2019opportunisme.Dagneau fut souvent, \u2014 et 1l s\u2019en vantait, \u2014 un oublié dans les palmarès publics pendant que « d\u2019autres montalent cueillir le baiser de la gloire ».Mais comme la lente poussée du chêne persévérant, son œuvre restera solide et durable alors qu\u2019autour de lui d\u2019autres inflorescences plus brillantes ont rendu d\u2019emblée leur maximum.Chacun a d\u2019abord connu Dagneau sous des dehors d\u2019une déconcertante froideur.I! fallait l\u2019approcher de très près, regarder par-dessus cette muraille de feinte indifférence pour y découvrir les richesses d\u2019un caractère doucement jovial et la vive sensibilité captive d\u2019un flegme à la fois inné et acquis.Car cet homme imperturbable \u2014 imparidum ferient ruinæ \u2014 était un émotif ayant conquis à force de surveillance cette exquise sensibilité dont la maîtrise lui échappait parfois.Et c\u2019est parce qu\u2019il tenait à ne pas étaler ses meilleurs sentiments, \u2014cette forme bien masculine de la pudeur, \u2014 qu\u2019il se hérissait constamment.Sans doute s\u2019inspirait-1I du Cyrano du dernier romantique qu\u2019il savait par cœur et dont 1l vivait intensément les nobles émotions, pour lesquelles seuls les grands cœurs ont de la résonnance ; les autres n\u2019y réagissant que par des sourires amusés ou narquois.Il cherchait ainsi à camouflert ses qualités, se défendant par exemple d\u2019être charitable, alors que durant toute sa vie universitaire, médicale et familiale, il a poussé le dévouement jusqu\u2019à l\u2019altruisme et l\u2019oubli de lui-même jusqu\u2019à l\u2019abnégation. 298 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 « Ab ! que pour ton bonheur je donnerais le mien, Quand même tu devrais n\u2019en savoir jamais rien S\u20191l se pouvait parfois que de loin j\u2019entendisse Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice.» (RosTAND) Ce n\u2019est pas à lui qu\u2019il aurait fallu rappeler que le titre d\u2019universitaire comporte autant de sacrifices que de récompenses, et plus de devoirs que de prérogatives.Sa discrétion était proverbiale ; l\u2019intransigeance de son irréductible probité restera l\u2019idéal de tous ses confrères et élèves.Confident recherché et conseiller judicieux, il a aidé d\u2019un geste, d\u2019un mot, bien des Jeunes à éviter de regrettables erreurs et de malheureux faux-pas.On s\u2019étonnait d\u2019autant moins de l\u2019entendre exprimer avec franchise une opinion même déconcertante qu\u2019on la savait inspirée par un parfait désintéressement et qu\u2019il était lui-même ouvert à toute critique des siennes.Cette franchise et surtout la constance de son comportement professionnel en ont à l\u2019occasion heurté quelques-uns : vilenies et petitesses n\u2019ont pas manqué de souligner sa droiture et sa bonne foi.Da- gneau n\u2019a certes pas été compris par d\u2019aucuns qu\u2019il dépassait de tout son niveau déontologique et de toute sa taille de médecin intègre, non sans défauts, mais sans taches.On ne donne pas impunément un exemple permanent de droiture et de désintéressement sans que certains, se croyant visés, éprouvent le besoin de s\u2019excuser en y cherchant des grains de poussière.Sur les dernières années de sa vie, déjà lourde d\u2019épreuves, la souffrance a mis comme une auréole.Plusieurs peuvent se demander avec inquiétude ce qu\u2019auraient été leur caractère et leurs réactions s\u2019ils avaient eu eux-mêmes à porter, et pendant si longtemps, les lourdes croix de Dagneau.Avec Dagneau disparaît un citoyen modèle, un confrère profondément estimé et admiré en silence, et qu\u2019aux moments de ferveur on se prend à vouloir imiter.L\u2019Hôpital du Saint-Sacrement perd en lui l\u2019éminent chirurgien qui, après avoir prodigué son dévouement et sa science, en prolonge les bienfaits par l\u2019impulsion qu\u2019il a donnée aux Jeunes et par l\u2019exemple laissé à ceux qui recueilleront le flambeau. Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 299 Ses collègues de la Faculté de Médecine ressentent cruellement la disparition d\u2019un grand doyen dont le zèle, la clairvoyance et l\u2019esprit d\u2019initiative ne se sont jamais démentis malgré les grandes souffrances qui ont marqué la période de son décanat.La profession médicale tout entière porte le deuil d\u2019une des grandes figures de la médecine canadienne-française, d\u2019un type professionnel qui lui fera à jamais honneur et sur lequel elle voudrait voir se modeler les générations montantes.L'Université a été à même de prendre la pleine mesure de ce Maître qu\u2019elle est fière d\u2019avoir formé et de proposer comme modèle à son corps professoral.Elle a pu jauger et apprécier en lui ce qu\u2019est la véritable mentalité universitaire, esprit fait de savoir et de distinction, de dévouement à la cause commune, de discipline et de loyauté, de désintéressement réfractaire aux honneurs et aux avantages personnels, fait de franchise aussi quand le pilote d\u2019une faculté veut en améliorer la course et en hâter les progrès.Une telle vie se prolonge par les leçons de haute et d\u2019immuable valeur qui s\u2019en dégagent comme d\u2019un phare.Elle nous propose tour à tour la constance dans le travail, l\u2019esprit de mesure, la fidélité aux principes, la probité médicale, Ie sens intensément professionnel, familial et chrétien, la foi aux valeurs spirituelles, la force sereine et l\u2019indomptable courage en face de l\u2019épreuve.Mais il est un mot qui résume toutes ces leçons, comme il les a résumées pour Dagneau, comme 1l les a inspirées, comme Il les a expliquées.Et ce mot, notre regretté collègue et doyen le propose à ses confrères et amis comme un dernier adieu, comme un testament : le devoir. MÉMOIRES ORIGINAUX MÉNINGO-ENCÉPHALO-MYÉLITE AIGUË OTOGÈNE (Présentation de malade) par S.CARON Chef du service médical à la Clinique Roy-Rousseau et C.-A.PAINCHAUD Biologiste a I\u2019 Hépital Saint-Michel-Archange Thérèse M., fillette de 5 ans, entre à la Clinique Roy-Rousseau, le 11 décembre 1939.Il s\u2019agit, à l\u2019admission, d\u2019une petite impotente dont le facies mexpressif, l\u2019incompréhension totale, l\u2019inattention et la perte de la parole donnent l\u2019apparence d\u2019idiotie.Tout au plus peut-elle, dès qu\u2019on l\u2019approche, faire entendre des sons plaintifs ou des pleurs qui cessent dès qu\u2019elle se retrouve seule.À l\u2019examen : paraplégie flasque avec aréflexie tendineuse.L\u2019impotence est telle que l\u2019enfant s\u2019effondre si on tente de Ia placer debout.Elle ne peut même s\u2019asseoir par atteinte paralytique des muscles du tronc.Les membres supérieurs moins touchés rendent possibles quelques mouvements maladroits ; de ce côté également nous constatons l\u2019aréflexie tendineuse. Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 301 Ces paralysies ne s\u2019accompagnent pas d\u2019atrophie.La froideur et la moiteur des pieds et des mains signent quelques troubles vaso-moteurs.Les pupilles fortement dilatées ne réagissent que faiblement à la lumière.On ne décèle pas.de paralysie oculaire extrinsèque.La déglutition est normale.Ce sont là, en résumé, du côté physique, les seuls signes objectivables.À ces signes neurologiques s\u2019ajoutent, comme nous l\u2019avons mentionné, des manifestations d\u2019un gros déficit psychique : « apparence d\u2019idiotie ».Voici maintenant un résumé des renseignements obtenus de l\u2019Hôpital où elle fut hospitalisée durant 15 Jours avant son admission 1ci.L'enfant appartient à une famille nombreuse sans tare connue.Elle a souffert de pneumopathie aiguë voici trois ans, de furonculose au cours de l\u2019été 1939, et elle a subi un léger traumatisme cranien, sans commotion cérébrale, en octobre 1939.Le développement physique fut normal, la parole précoce et l\u2019intelligence vive jusqu\u2019au début de la présente affection.Le 24 novembre 1939, elle tombe subitement malade : elle présente des symptômes grippaux accompagnés de grande fatigue, de somnolence et rapidement suivis de vomissements fréquents.Cette maladie la conduit à l\u2019Hôpital deux Jours plus tard, soit le 26 novembre 1939.La somnolence s\u2019accentue, l\u2019inconscience devient totale, les pupilles sont très dilatées, les vomissements fréquents, l\u2019intestin ne fonctionne pas.Cet état persiste durant plusieurs Jours avec une température du début à 103°, qui baisse en lysis pour redevenir normale au bout d\u2019une semaine.Les réflexes tendineux sont abolis ; il existe une légère raideur de la nuque sans raie méningitique.Une ponction lombaire, pratiquée le lendemain de l\u2019entrée, donne Issue à un liquide céphalo-rachidien légèrement trouble, non hypertendu.Il contient de nombreux polynucléaires en nappes confluentes et des cocci à Gram positif qui n\u2019ont pas proliféré en culture.Le taux de l\u2019albumine n\u2019apparaît pas sur les fiches du laboratoire.Le 30 novembre, trois Jours plus tard, on ponctionne de nouveau le rachis.On retire un liquide qui contient du sang, (blessure vasculaire) et un taux d\u2019albumine de 0 gr.25 pour 1,000. 302 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 Dans les urines examinées le 2 décembre, on trouve des pneumocoques (bactériurie simple sans leucocytes).Le 4 décembre, une troisième ponction lombaire fut pratiquée : abondance de pneumocoques ; très peu de leucocytes; albumine normale.À l\u2019examen des oreilles, on trouve du côté gauche : rougeur du tympan avec léger gonflement.L'ouverture faite donne issue à un liquide séro-sanguinolent dont la culture est négative.La radiographie des mastoïdes n\u2019objective aucune anomalie.Voilà pour les renseignements qu\u2019on nous a fournis.Quinze jours après son admission 1ci, l\u2019enfant se montre plus éveullée et a récupéré une certaine force musculaire, cependant que l\u2019absence d\u2019expression verbale et l\u2019aréflexie tendineuse persistent.Nous pratiquons à cette date une ponction lombaire.La tension est normale, l\u2019albumine est de 0 gr.21 pour 1,000, le nombre des éléments de 13.6 par mm/3 (lymphocytes), le Bordet-Wassermann est négatif.Dans le sang de la patiente, dont la température est normale, le nombre des globules blancs est de 16.095 par mm/3 avec inversion de la formule leucocytaire : ainsi on n\u2019a que 409%, de polynucléaires neutrophiles pour 499, de lymphocytes.Le 23 janvier, à deux mois du début de la maladie, les troubles physiques et psychiques ont considérablement régressé.La marche est possible, bien quehésitante, la compréhension, l\u2019attention, l\u2019humeur sont excellentes.À cette époque les troubles du langage et l\u2019apraxie constituent les manifestations les plus évidentes.C\u2019est ainsi que les actes, surtout les actes réfléchis, non habituels, sont lents, hésitants, exécutés, en somme, très maladroitement.Par ailleurs la parole est très difficile, l\u2019enfant fait effort pour parler, mais n\u2019arrive à prononcer, encore qu\u2019imparfaitement, qu\u2019une syllabe, généralement la dernière du mot qu\u2019elle veut dire.(À noter qu\u2019il n\u2019existe aucun trouble organique de l\u2019appareil phonateur.) L'existence d\u2019une otite moyenne aiguë, des séquelles aphasiques et apraxiques, associées à l\u2019hyperleucocytose sanguine, rendant plausible l\u2019hypothèse d\u2019abcès cérébral, nous pratiquons un répérage ventriculaire.En l\u2019occurrence de pareille lésion, cette exploration permettra souvent de constater l\u2019absence d\u2019éclairage ou des anomalies du dessin d\u2019un des ventricules latéraux. Opothérapie Hématique SIROP de DESCHIENS a I'Hémoglobine OXYDASES DU SANG Renferme Ictactes les Substances Minimales du Sang Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et de DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.\u2014\u2014 [J SIROP FAMEL & base de Lactocreosote soluble caîme la toux facilite l'expectoration Echantillons et Littérature à MM.les Docteurs Laboratoire P.Famel, 16-22,rue des Orteaux, Paris-20e ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, - Montréal.* Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 \u2014 11 HYPNOTIQUE AVEC EFFET ANALGÉSIQUE Le Sonéryl associe à, une action hypnotique très sûre et s\u2019exerçant ä faible dose, des effets analgésiques qui le rerrdent efficace contre les insomnies d\u2019origine nerveuse et douloureuse.Chez les malades à estomac rebelle et nauséeux, on peut administrer les suppositoires Sonéryl.Les Comprimés Sonéryl dosés a 0 gr.10 sont présentés en tubes de 20 et en flacons de 100.Les Suppositoires dosés à O gr.20 sont offerts en boîte de 10.\\ apr Laboratoires POULENC FRERES du Canada, Ltée 204, Place Youville - Montréal.12 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 303 Chez notre malade, les images ventriculaires n\u2019ayant présenté aucune particularité justifiant le diagnostic d\u2019abcès, nous avons porté celui de méningo-encéphalo-myélite aiguë, d\u2019origine otitique.Ce diagnostic nous parait, en effet, assez bien caractérisé par l\u2019état toxi-infectieux aigu, l\u2019étendue des troubles neurologiques, l\u2019importance des troubles psychiques et la coexistence d\u2019une otite.Néanmoins l\u2019existence d\u2019une forte réaction méningée avec présence de bactéries dans le liquide céphalo-rachidien, constatée au début de la maladie en même temps que l\u2019infection auriculaire, pourrait justifier peut-être un autre diagnostic, celui de méningite aiguë otogène à processus très diffus.Nous voulons de plus noter que Russell, Brain et Hunter ont publié, en 1929, (Lancet, 2 février) sous le titre de Méningo-encéphalo-myélite de l\u2019enfance les observations de six cas d\u2019une maladie dite nouvelle, groupés en une petite épidémie à l\u2019ouest de Londres.Il s\u2019agissait cliniquement de malades de 3 à 18 ans, qui ont présenté un début aigu fébrile, avec signes méningés et paralysies précoces.Ces paralysies se sont étendues rapidement, hémiplégies, paraplégies, aphasies, etc., sans paralysies oculaires parcellaires, mais seulement abolition des réflexes pupillaires.D\u2019autre part, I\u2019évolution a différé pour les 6 cas, de celle des maladies aiguës déjà connues du système nerveux central.Il y eut guérison rapide pour 5 malades sur les six, avec disparition des troubles d\u2019ordre cérébral et myélitique.Jusqu\u2019ici, notre observation se rapproche de celles décrites par les auteurs précités.La différence est nette cependant en ce qui concerne le liquide céphalo-rachidien, dans lequel, eux n\u2019ont dêcelé aucune modification, tandis qu\u2019il y eut dans notre cas une forte réaction méningée.Nous avons voulu vous présenter cette observation parce qu\u2019elle montre bien : d\u2019une part la difficulté de classification des formes si variées d\u2019encéphalo-myélites de l\u2019enfance qui appartiennent à un groupe extrêmement complexe ; d\u2019autre part le pronostic souvent très favorable puisque la guérison spontanée peut survenir dans un bon nombre de cas : notre observation en est une nouvelle preuve. MALADIE DE PAGET DU SEIN (Deux cas) par E.GAUMOND Chef de clinique à l\u2019Hôtel-Dieu La maladie de Paget du sein constitue véritablement une dermatose pré-cancéreuse ; la maladie se manifeste d\u2019abord à la peau, et, après un temps plus ou moins long, se développe dans la glande mammaire un cancer.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019avait entrevu, dès le début, Sir James Paget, qui, en 1874, décrivait « une maladie du mamelon précédant le cancer de la glande mammaire ; 1l s\u2019agit, disait-il, d\u2019une sorte d\u2019eczéma, suivi, dans les deux ans environ, de l\u2019apparition d\u2019un squirrhe, qui ne part pas de la peau malade, mais siège dans la glande sous-jacente.» Cette phrase de Paget, comme le fait remarquer Civatte, contient déjà tous les termes du problème de pathogénie que pose la juxtaposition de la lésion cutanée et du cancer consécutif.Le problème, pour quelques- uns est résolu, mais par beaucoup d\u2019autres 1l est encore discuté.Cette présentation n\u2019ayant pas pour but la discussion de la pathogénie de la maladie de Paget du sein, 1l ne sera tenu compte que de l\u2019aspect clinique de l\u2019évolution et du traitement de la dermatose chez les deux malades qui font l\u2019objet de ce travail.La maladie de Paget se rencontre rarement avant 40 ans.Elle atteint surtout des femmes et des femmes qui ont allaité. régulateur de la ULATIO CIR 1 n e u e + z Ae Z CET = =z z = ~~ 1 © ~ a oN HC = ~~ \u2014= >.= BD) {cD = < z 2 z CA a TINT LN A Et a = 6\" =) Ls £7 _Z 7 SN A L g lS OF = C0 a VARICES-PHLÉBITES-HÉMORROÏDES Labr'®S L.LAURIN, 86 Boul% de Port-Royal, PARIS, FRANCE Concessionnaires et Fabricants au Canada: ROUC I ER FRERES 350, rue Le Moyne Montréal Littérature et échantillon sur demande. 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11 faut d\u2019abord y penser et ne pas prendre pour un eczéma ce qui est souvent un Paget bien confirmé.Une malade dans la quarantaine qui n\u2019a ni pédiculose, ni gale et qui a une eczématisation d\u2019un seul sein doit être tenue suspecte de Paget.La biopsie lèvera d\u2019ailleurs tous les doutes.Ce qui pourrait être plus grave ce serait de croire à une simple maladie de Paget à ses débuts alors qu\u2019il y a déjà un cancer confirmé des galactophores.Toutefois, si l\u2019on accepte l\u2019opinion de la majorité des dermatologistes qui font enlever aujourd\u2019hui toute glande mammaire atteinte de Paget, même à ses débuts, l\u2019erreur ne prêtera pas à conséquence.L\u2019anatomie pathologique de la maladie de Paget est encore très discutée.Tous les auteurs qui ont étudié cette maladie ont noté la coexistence très fréquente sinon constante de la dermatose et d\u2019un cancer, le plus souvent glandulaire.Il paraît évident qu\u2019il ne peut s\u2019agir d\u2019une pure coincidence ; mais la lésion épidermique est-elle primitive?Est-elle secondaire?Et quelle est la nature du lien qui la relie au cancer sous-jacent ?Paget, Berthin, Lawson, Morris, Duhring et Wile ont admis que la lésion épidermique était primitive et aboutissait à un cancer de la glande elle-même.(3) 306 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 Thin, Jacoboeus, Ribbert, Borst et Schaubacher admettent que l\u2019envahissement de l\u2019épiderme se fait par les canaux galactophores.Masson, Pautrier et leurs élèves ont défendu cette thèse et Simard a essayé avec Masson d\u2019en faire la démonstration expérimentale.Cette seconde théorie, la plus admise aujourd\u2019hui, est bien séduisante mais 1l y a tout de même des cas où le cancer n\u2019est apparu que vingt ans après la lésion cutanée.Pour Massia et Rousset, la maladie de Paget est un cancer né dans les glandes sébacées, cancer qui se propage à la fois à la peau et en profondeur.Darier, enfin, fait naître les cellules de Paget dans des foyers indépendants les uns des autres, cellules qui se dissémineraient par la suite.Civatte qui semble accepter comme la plus vraisemblable cette opinion, conclut avec Darier que le foyer superficiel ne dépendrait pas plus du foyer profond que celui-ci de la lésion cutanée.Tout un territoire se cancériserait, chaque région pour son propre compte, et, il n\u2019y aurait pas de relation de cause à effet entre la lésion cutanée et le cancer glandulaire.Ne désirant pas pousser plus loin la discussion pathogénique, voici la première observation.PREMIÈRE OBSERVATION Mme L.G., âgée de 50 ans, vient consulter, en janvier 1938, à l\u2019Hôtel-Dieu, pour une tumeur du cou étiquetée par le docteur Petit- clerc : Kyste inclus dans la gaine postérieure du sterno-cléido-mastoïdien.La malade ne fait aucune mention de son sein gauche et ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019examen fait dans la salle que l\u2019on s\u2019aperçoit d\u2019une lésion à cet endroit.Demandé en consultation, l\u2019opinion est émise qu\u2019il pourrait bien s\u2019agir d\u2019une maladie de Paget, et une biopsie est conseillée.Le 8 janvier, la tumeur du cou est enlevée et une biopsie du sein gauche est faite.L\u2019examen histo-pathologique ne montre aucun rapport entre la tumeur du cou et la lésion du sein.La tumeur du cou est constituée par un kyste de la taille d\u2019un œuf d\u2019oie, dépourvu de revêtement et entouré d\u2019une mince coque scléreuse contenant quelques amas lymphocytaires.Sur une partie de la bordure on trouve quelques lipophages.En l\u2019absence de toute trace de structure spécifique l\u2019origine ou la nature du kyste est impossible à déterminer. 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Trois points méritent d\u2019être soulignés à la surte de cette observation : 1° La pauvreté des signes subjectifs.La malade n\u2019est pas venue consulter pour sa maladie de Paget du sein, ni même parce qu\u2019elle était ennuyée par ses métastases pulmonaires, mais bien pour un kyste du cou ; 2° Le peu d\u2019importance des foyers épithéliomateux dans le sein malade ; minuscules, dit le rapport histo-pathologique ; 3° L\u2019importance considérable des métastases épithéliomateuses aux deux poumons. Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 309 DEUXIÈME OBSERVATION Mme T.L., âgée de 61 ans, vient consulter le 4 juin 1938, dans le service de dermatologie, pour une lésion du sein gauche.Un diagnostic de maladie de Paget probable est porté.Depuis 4 ans la malade a vu se développer progressivement autour du mamelon du sein droit des lésions croûteuses, suintantes, saignant facilement, prurigineuses et douloureuses.Ce placard eczémateux est de la dimension d\u2019un 50 sous environ, est de forme elliptique et au palper se montre légèrement induré.La palpation du sein lui-même ne décèle aucune tuméfaction et les ganglions de l\u2019aisselle correspondante ne sont pas perceptibles.Le 6 juin, une biopsie est faite et le rapport de l\u2019examen histo- pathologique fait par le docteur Berger indique que le fragment de peau présente l\u2019aspect d\u2019un eczéma sub-aigu.L\u2019épiderme contient un petit nombre d\u2019éléments dyskératosiques sous forme de cellules claires, parfois volumineuses et à noyau bourgeonnant, souvent en mitose, qui correspondent au signalement des cellules de Paget.Aussitôt ce résultat connu, on conseille à la patiente, malgré l\u2019absence évidente cliniquement de tout épithélioma même débutant, l\u2019ablation du sein, ce à quoi la malade consent aisément.Le 13 juin, le sein est enlevé par le docteur G.Auger qui fait en même temps un évidement de l\u2019aisselle.Voici le résultat de l\u2019examen des pièces opératoires par le docteur Berger : la glande mammaire présente une sclérose péri-canaliculaire ; sur un seul endroit on trouve plusieurs canaux galactophores dont l\u2019épithélium bourgeonne d\u2019une façon intense dans la lumière et constitue des plages cellulaires assez larges, parfois creusées de petites lumières.Cet aspect que nous considérons comme pré-cancéreux est encore considéré comme un épithélioma intra-canaliculaire.Les ganglions sont irrités et partiellement atrophiques mais ne contiennent pas d\u2019éléments néoplasiques.Les suites opératoires sont normales et la malade quitte l\u2019hôpital le 28 juin 1938. 310 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 En réponse à une demande de renseignements que nous faisions \u2019 x PI .récemment à Mme T.L., voici comment elle termine sa lettre : « Donc je puis vous assurer que mon opération a été un réel succès et J'espère bien ne Jamais ressentir les douleurs que J\u2019ai endurées pendant plus de quatre ans.» En conclusion : penser à la maladie de Paget, savoir la reconnaître à son début et aussitôt le diagnostic confirmé par un examen histo- pathologique bien fait, conseiller l\u2019ablation de la glande, ce qui est sans doute la meilleure ligne de conduite à suivre.La question, comme le dit Civatte, est « délicate et complexe dans la maladie de Paget du sein si l\u2019examen clinique le plus minutieux ne décèle aucune tumeur de la glande mammaire.Enlever un sein qui paraît intact quand on n\u2019est pas sûr qu\u2019il est atteint de cancer, est une décision difficile à prendre et à faire accepter.Cependant, il ne faut pas oublier que, si l\u2019on ne peut affirmer qu\u2019il y a un cancer latent, on n\u2019est pas certain qu\u2019il n\u2019y en ait pas ; et 1l y en a souvent en pareil cas.» L'observation de la deuxième malade en est un bel exemple.BIBLIOGRAPHIE A.CIVATTE.In Nouvelle Pratique Dermatologique, t.6, p.664. L\u2019ACTION DES SULFAMIDÉS SUR LA TUBERCULOSE EXPÉRIMENTALE DU COBAYE (1) (Note complémentaire) par Maurice GIROUX Chef de laboratoire à l\u2019 Hôpital Laval Dans une note antérieure (1), nous avons rapporté les résultats de l\u2019essaï que nous avons tenté sur l\u2019action des produits sulfamidés, en particulier la sulfapyridine, ou Dagenan, sur la tuberculose expérimentale du cobaye.On sait maintenant que les sulfamidés ont une action inhibitrice tant in vitro, qu\u2019in vivo sur le bacille de Koch.Et nous signalons les travaux récents de Follis (2), de Ballon et Guernon (3) sur l\u2019action bactériostatique du 693 sur la croissance dans les milieux de culture du bacille de la tuberculose.Nous avions conclu précédemment de nos expériences que le Dagenan retardait de façon nette le développement du bacille de Koch chez le cobaye au cours d\u2019une primo-infection.Le but de cette communication est de rapporter la survie prolongée et la mort de notre dernier cobaye (n° 734) en expérience, qui apporte une confirmation à ce que nous avons dit précédemment. 312 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 Ce cobaye D (n° 734, poids : 425 grammes) a été inoculé le 18 Juillet dernier avec 0.1 mgr.d\u2019une souche humaine, virulente de bacille de Koch, puis a été traité Immédiatement après l\u2019inoculation et pendant 5 jours par 500 milligrammes de Dagenan successivement, et reçut Journellement 250 milligrammes du même produit, en deux doses de 125 milligrammes chacune.L\u2019animal, malgré ce traitement intensif, n\u2019a présenté aucun trouble toxique apparent.La mort survint le 15 février dernier, après que le cobaye eut perdu, en 3 Jours, 33 grammes.Rappelons que notre dernier témoin était mort depuis le 10 octobre de tuberculose de Villemin.Cet animal pareillement inoculé, mais traité par le 693, a donc sur- F ° f : vécu de quatre mois aux témoins.L\u2019autopsie nous révèle les faits suivants : 1° Les ganglions ingumnaux et lombaires sont petits, scléreux, durs, de la grosseur d\u2019un petit pois, sans caséification ; le bacille de Koch y est mis en évidence ; 2° La rate, de taille moyenne, rougeâtre, présente de rares granulations, mais aucune caséification ; 3° Le foie est augmenté de volume, a quelques fines granulations, sans caséification ; 4° Par contre, le poumon est ferme, blanchâtre, marbré, et en partie casélfié.Histopathologie : Poumons : Nombreux placards caséeux, lesquels sont infiltrés, envahis par un processus de sclérose.Par place, quelques follicules tuberculeux récents.En plus, foyers de broncho-pneumonie banale à laquelle a succombé probablement le cobaye.Rate : Quelques nodules tuberculeux fibreux.Foie : Quelques nodules tuberculeux fibreux.Testicules : Ceux-ci, évidemment trop petits pour l\u2019âge de notre cobaye, 1.e.environ dix mois (le cobaye pesant 400 grammes au moment de l\u2019inoculation, c\u2019est-à-dire 3 mois) (4), (5), sont prélevés, et Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 313 l\u2019examen histologique nous a montré des tubes séminifères ne comprenant plus qu\u2019un syncytium sertolien et de rares spermatogonies pycnotiques.Cet aspect spécial de destruction de la lignée spermatique semble dû vraisemblablement au produit chimique, et vient en confirmation des exposés de A.Jaubert et Ch.Motz (6), et de Maderna (7), lesquels ont remarqué une action des produits soufrés sur l\u2019activité des spermatozoïdes.D'ailleurs des expériences actuellement en marche permettront de revenir sur ce sujet prochainement.CONCLUSIONS Les lésions tuberculeuses observées chez ce cobaye semblent évoluer vers la sclérose, limitant ainsi l\u2019envahissement et la destruction des organes, comme cela se produit toujours dans la tuberculose expérimentale du cobaye non traité par les sulfamidés.Ce dernier animal de la série en expérience confirme donc grandement, à notre avis, les bons résultats obtenus précédemment.BIBLIOGRAPHIE 1.M.Giroux.L'action des sulfamidés sur la tuberculose expérimentale du cobaye.Laval Médical, (fév.) 1940.2.R.Fouuis, Jr.Sulfanilamide, Acetylsulfanilamide and Sulfa- pyridine.Their effect on B.Tuberculosis hominis in vitro.American Review of Tuberculosis, vol.41, n° 1, 1940, p.117.3.BALLON et GUERNON.J.Thoracic, Surg., 1938, 8, 188.4.J.PARAF.La tuberculose du cobaye.Masson Cie, Edit., 1939.5.Z.Dux et Soszka.Recherches histo-physiologiques sur le cycle sexuel du cobaye.Archives de Biologie, tome 51, fasc.I, 1940.6.A.JAUBERT et Ch.Morz.Sulfamidothérapie.Constatations chimiques et expérimentales.Presse Médicale, n° 72, (13 sept.) 1939, p.1337.7.C.MADERNA.Préparations sulfamidées et spermatogénèse.Re- nascenza Minerva, tome 16, n° 11, (juin) 1939, p.367. UNE ACQUISITION RÉCENTE (le Prosympal ou 883 F) DANS LE TRAITEMENT DES SYNDROMES ANGINEUX par Renaud LEMIEUX Chef du Service de Médecine à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement et Guy DROUIN Assistant à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement Pour satisfaire un malade en état de crise d\u2019angmne de poitrine, le médecin consulté doit d\u2019abord pouvoir calmer le plus rapidement possible la douleur paroxystique, chercher ensuite à en éviter la répétition, et finalement tenter de faire disparaître la cause du syndrome.A part Jes cas ou la spécificité peut être prouvée, les résultats du traitement étiologique médical sont loin d\u2019être remarquables, si bien que celui qui souffre d\u2019angor est considéré chanceux lorsque les réactions de Bordet-Wassermann et de Kahn sont positives dans son sang.Il convient cependant d\u2019ajouter que depuis peu la chirurgie, avec les interventions sur le sympathique et les procédés de revascularisation du myocarde, laisse entrevoir la possibilité de résultats encourageants. ORÉTON HORMONE SEXUELLE MASCULINE DE SCHERING Agent thérapeutique puissant dans la ménopause masculine, l\u2019impuissance résultant de déficience androgène, et pour le soulagement symptômatique du prostatisme.Oréton en ampoules pour injections.Onguent d\u2019Oréton-F en tubes et en « Toplicateurs » pour application locale.312 SCHERING CORPORATION LIMITED, MONTRÉAL Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 \u2014 17 NEUROCRINE FORMULE : Surrénale 14 grain, Substance cérébrale 10 grains, Thymus 3 grains, Teinture Valériane 40 gouttes.INDICATIONS : Neurasthénie, Perte ou sommeil agité cause nerveuse, Surrénalites aiguës ou chroniques, Névroses, Épilepsie, Hystérie, Hyperexcitabilité psychique, Fatigues, Surménage, Épuisement de l\u2019énergie et tous autres troubles nerveux.CONDITIONNEMENT : Les comprimés NEUROCRINE sonl présentés en flacons de 50 et 100 comprimés, enrobés de sucre gris.SÉDACRINE FORMULE : No 28\u2014 Phenylethylmalonylurée 0.01 Substance Cérébrale 0.15 No 29 \u2014 Phenylethylmalonylurée 0.05 Substance Cérébrale 0.30 No 30 \u2014 Phenylethylmalonulyrée 0.10 Substance Cérébrale 0.30 INDICATIONS : Insomnies, Agitations nocturnes, Tics nerveux, Éclampsies, Épilepsies, Convulsions.CONDITIONNEMENT : Les comprimés SÉDACRINE sont présentés dans les empaquelages suivants : No 28 en bouteilles de 100 comprimés No 29 LES \u201ci 50 \u201c No 30 * * 30 Préparés par : CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée PHARMACIEN EN GROS 30 est, rue Saint-Paul, \u2018: MONTRÉAL.18 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 315 Quant au traitement de la crise elle-même, il n\u2019a guère progressé depuis de nombreuses années, et encore aujourd\u2019hui, l\u2019ingestion de dragées de trinitrine caféinée, l\u2019inhalation de nitrite d\u2019amyle et l\u2019injection de morphine sont les prescriptions qui viennent naturellement et successivement à l\u2019esprit du thérapeute.Au cours des dernières années, sont apparues sur le marché pharmaceutique plusieurs préparations dont les distributeurs vantent les propriétés vaso-dilatatrices et antispasmodiques ; elles seraient capables d\u2019améliorer le sort des angineux en éloignant leurs accès ; mais, elles n\u2019ont fourni que des succès isolés et généralement peu durables.Dans cette catégorie de médicaments, 1l faut faire une place à part au Prosympal (ou 883 F) qui est de date récente, du moins pour nous de l\u2019Amérique, et dont l\u2019efficacité est supérieure à celle de tous ses prédécesseurs.En effet, non seulement 1l distance les crises douloureuses, mais 1l parvient même à les supprimer.Chimiquement, le Prosympal est un diéthyl-aminométhyl-benzo- dioxan ; 1l appartient au groupe des benzodioxans qui ont été préparés par Messieurs Fourneau et Bovet et se sont placés, en physiologie, au premier rang des sympatholytiques.Ses effets en thérapeutique humaine ont surtout été recherchés dans les services des Professeurs À.Clerc et G.Guillain par Jean Sterne et Marcel Monnier ; un des élèves de Monsieur Clerc, J.-P.Lenoir, y a consacré sa thèse en 1939.Physiologiquement, le 883F est un vaso-dilatateur, un analgésique et un hypnotique.Chacune de ces propriétés a suggéré quelques utilisations : ainsi on a cherché à se rendre compte de son action vasodilatatrice dans la maladie de Raynaud, la sclérodermie, les artérites et l\u2019hypertension artérielle ; on a éprouvé son pouvoir analgésique dans l\u2019angine de poitrine, les causalgies, les douleurs thalamiques et les rhumatismes ; et on s\u2019est adressé à sa propriété hypnotique pour traiter quelques cas d\u2019insomnie.Mais c\u2019est dans l\u2019angine de poitrine qu\u2019il a donné les plus beaux succès thérapeutiques.Le médicament doit être administré suivant certaines règles que Jean Sterne a bien précisées.II est présenté sous la forme de comprimés dosés à 0.01 gm.et en ampoules de 2 c.c.d\u2019une solution à 2.5% (soit 0.05 gm.de produit actif par ampoule) ; pour l\u2019introduction, il est pré- 316 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 férable de se servir de la voie buccale, la voie sous-cutanée, rarement nécessaire, pourra être utilisée en cas de troubles digestifs consécutifs à l\u2019ingestion des comprimés ; la voie intra-veineuse est inutile et dangereuse.La dose n\u2019est pas fixe, elle doit varier suivant trois périodes : une première où est déterminée la susceptibilité du malade, une seconde durant laquelle est maintenue la dose maxima et une troisième où se fait la recherche de la dose minima suffisante pour maintenir l\u2019équilibre du malade.Sterne est d\u2019avis qu\u2019il faut débuter avec une dose forte et atteindre rapidement la dose maxima ; 1l conseille de donner 0.05 gm.(soit 5 comprimés) le premier jour, 0.10 gm.le deuxième jour et augmenter de manière à atteindre la dose maxima dès le troisième ou le quatrième Jour ; cette dose maxima, qui ne doit jamais dépasser 0.30 gm., est généralement de 0.15 gm.ou 0.20 gm.(soit 15 à 20 comprimés) ; elle doit être maintenue durant un mois en moyenne, après quoi elle est diminuée lentement, par chute de 0.01 à 0.02 gm.par jour, jusqu\u2019à ce que soit trouvée la dose minima nécessaire à la persistance des bons effets ; cette dose minima peut être maintenue pendant des mois, de façon continue ou intermittente, car 1l n\u2019y a pas d\u2019accoutumance.Chaque dose ne doit pas être supérieure à 0.05 gm.(soit 5 comprimés), ni inférieure à 0.02 gm.Ces chiffres valent aussi pour les doses des injections sous-cutanées.L\u2019organisme humain tolère très bien le 883 F, les réactions possibles sont généralement bénignes.Peu de temps après l\u2019ingestion des comprimés peut survenir une sensation de congestion céphalique et de battement des vaisseaux qui disparaît en quelques instants ; après quelques Jours de traitement, le malade peut se plaindre de brûlements d\u2019estomac et d\u2019un certain degré d\u2019anorexie ; pour prévenir ces troubles, 1l suffit de faire ingérer les comprimés au milieu des repas avec de la solution de Bourget.Les accidents tardifs, consécutifs à une administration prolongée, sont également bénins et consistent dans de la tendance à la bronchite et rarement dans des douleurs osseuses avec chute de la calcémie, pour la prévention desquelles 1l est sage de prescrire de temps en temps du calcium et de la vitamine D.Il faut signaler aussi que de la lassitude et de la somnolence sont fréquemment observées au cours des premiers Jours du traitement. UR | PROLINE GOUTTE, RHUMATISME, SCIATIQUE : 7%, NY 5 a Ce; > N eS oa 2 18 x AS Re ER ty} re TRY 5 Tone fp (A 3 SWAT Se 4 pet 3 2 a .A le m0 NS XY $ AS 15 Jon + * $ a #3 $ À 29) a ye % & TEL, DE # vv SR ay Mpg =, Pt \u201c : be pid UROPR 4 Dra as AZINE & Liming L'Acipy UR; Our À ipérazine ou x » orme Colloid, Exam Gout te, vien \u20ac lithine uUmez ete Vos Uitlergy | \u2019 Têmine ue : foi *ciatique, $ d.au Wiis lon SEX vèrre i theo g, \"her (er age en demi.5 3 He \u2018 § i Dr Paris, 8 BA 2027 à FE PART IN 7 Np) », £4 Meo, Celia c, Id 4 Montréns, Cara d 3 8 a, PSS eu CON DU S 0 E ® i COLL DA LIMIN A URIQUE UROPRAZINE GRANULE EFFERVESCENT O PIPÉRAZINE HEXAMETHYLENETETRAMINE SOUFRE COLLOIDAL FORMIATE DE LITHINE O INDICATIONS : RHUMATISME GOUTTE SCIATIQUE LABORATOIRES SPARTOL 34, rue Godot de Mauroy - PARIS, France Représentants exclusifs pour le Canada et les Etats-Unis: HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue McGill College - MONTREAL 20 \u2014 LavallMédical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 = No 7 Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 317 Dans la Presse Médicale du 22 octobre 1938, Messieurs Clerc et Sterne ont publié les résultats qu\u2019ils ont obtenus au cours des deux années précédentes dans le traitement de 32 cas d\u2019angine de poitrine, dont la moitié ont été suivis pendant 9, 12 et même 24 mois ; dans 10 cas, 1l s\u2019agissait d\u2019angor pur, dans 4 cas, d\u2019aortite syphilitique, dans 4 cas, d\u2019hypertension artérielle avec fléchissement ventriculaire gauche, et dans 14 cas, d\u2019angor avec anomalie électro-cardiographique permanente.Ce sont les angors purs, c\u2019est-à-dire les syndromes où les accès angineux étaient le phénomène dominant en l\u2019absence de toute manifestation clinique, radiologique, ou électro-cardiographique de défaillance cardiaque, aortite ou de coronarite, qui ont le mieux répondu au traitement par le Prosympal : sur 10 cas, 7 ont été considérablement améliorés.Les résultats ont également été excellents dans les 4 cas d\u2019aortites ; ils ont été moins bons dans les 4 cas d\u2019hypertension artérielle avec fléchissement ventriculaire gauche, et c\u2019est dans les cas d\u2019angor avec anomalie électro-cardiographique permanente que les échecs furent les plus nombreux : 6 sur 14.En analysant les effets du traitement, les auteurs font remarquer que le résultat essentiel consiste dans l\u2019atténuation ou la suppression des crises douloureuses et de l\u2019angoisse, succès qui survient brusquement dès les premiers jours où la dose maxima suffisante est atteinte.Ils n\u2019ont observé aucun effet, bon ou mauvais, sur l\u2019insuffisance cardiaque et sur la pression artérielle, sauf dans un cas où les paroxysmes hyper- tensifs ont cessé.Le traitement est aussi sans influence sur les anomalies électro-cardiographiques.Parmi les observations de Messieurs Clerc et Sterne, 1l en est une qui est tellement intéressante que nous nous permettons de vous la résumer.Elle concerne une femme de 60 ans, que l\u2019un de nous a eu occasion de connaître dans le service du Professeur Clerc, et qui souffrait de crises angineuses depuis 3 ans lorsqu'elle a été pour ainsi dire guérie par le Prosympal.Les crises étaient presque quotidiennes, Jamais espacées de plus de deux Jours, et entre les accès existaient des malaises plus atténués ; chaque crise était précédée d\u2019un paroxysme hypertensif et d\u2019une vaso-dilatation considérable de toute la moitié supérieure du corps ; elle durait une quinzaine de minutes.Il n\u2019existait, ni pendant la crise, (4) 318 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 ni hors de la crise, aucun signe d\u2019atteinte du cœur ou de l\u2019aorte, clinique, radiologique ou électro-cardiographique.Le diagnostic porté fut celui d\u2019angor pur spasmodique.Cette malade a été soumise à plusieurs traitements qui se sont tous montrés inefficaces : trinitrine, nitrite d\u2019amyle, morphine, 1ode, acides aminés intra-dermiques et sous-cutanés, acétyl- choline, bismuth, cyanure de mercure, benzoate de benzyle, ouabaine, digitale, alcool octylique, sédatifs nervins, belladone, extraits musculaires, yoimbine, quinine, anesthésie du ganglion étoilé, anesthésie du sympathique lombaire, radiothérapie du thorax et de la région surrénale, ondes courtes et diathermie thoraciques, stellectomie gauche, ramisection du côté droit selon la technique de Daniéopolu.À la suite de tous ces échecs, le 14 septembre, elle commence à prendre du 933 F (pipéridino- méthyl-benzodioxan) ; dès le troisième Jour elle en ingère 0.20 gm.et aucune modification se produit.Le 21 septembre le 933 F est remplacé par le 883 F ou Prosympal, à la même dose de 20 comprimés de 0.01 gm.et le même Jour les crises disparaissent.Le 30 septembre, le médicament est supprimé et le 2 octobre les crises reparaissent ; le traitement est repris et les crises disparaissent de nouveau, pour ne se répéter qu\u2019à intervalle de 15 jours ; au bout de 6 mois, elles sont complètement disparues, Elle peut se contenter de prendre 5 comprimés lorsqu\u2019elle ressent le malaise prémonitoire qui se traduit extérieurement par la vasodilatation.Au moment de la publication Ie résultat datait d\u2019un an.Vers la fin de novembre dernier, nous avons été informés que les Laboratoires Poulenc du Canada Limitée avaient reçu du Prosympal et qu\u2019ils étaient prêts à nous en fournir; nous leur sommes reconnaissants d\u2019avoir mis gracieusement à notre disposition la quantité nécessaire au traitement des deux cas que nous vous rapportons ce soir.Le premier concerne un homme âgé de 61 ans (Monsieur À.B., Dossier 9446 D) dont les antécédents collatéraux et personnels ne nous révèlent rien d\u2019intéressant, si ce n\u2019est qu\u2019il a eu la typhoïde à 2 ans et qu\u2019il s\u2019est livré à des abus éthyliques jusqu\u2019à 1l y a 6 ans.Il y a 10 ans, il a présenté une première crise de douleurs précordiales sous forme de sensation de constriction avec irradiation dans le membre supérieur gauche ; le médecin appelé a diagnostiqué une crise d\u2019angine de poitrine et a prescrit avec succès le traitement habituel.Quatre ans plus tard, Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 319 est survenue une seconde crise, analogue à la première ; le même diagnostic a été porté et le même traitement appliqué.Dans l\u2019intervalle des crises, il a dû limiter ses efforts physiques, mais a tout de même pu vaquer à son occupation d\u2019épicier, sans ressentir aucun malaise.Ilya deux ans, sont apparus des signes d\u2019insuffisance ventriculaire gauche : palpitations et dyspnée à l\u2019effort ; quelques mois plus tard, à ces symptômes légers, sont venues s\u2019ajouter des sensations douloureuses précordiales s\u2019irradiant dans le membre supérieur gauche et s\u2019installant dès qu\u2019il dépassait une certaine limite dans ses efforts physiques ; depuis ce temps il s\u2019est vu forcé d\u2019abandonner son travail.Le 9 décembre dernier, il est admis dans le service de médecine.A examen, on se trouve en présence d\u2019un homme de constitution délicate, porteur d\u2019une cataracte traumatique gauche.À la région pré-cordiale, on constate que la pointe du cœur est abaissée, à l\u2019auscultation, on entend un bruit de galop gauche, un souffle systolique apexien, doux et transmis à l\u2019aisselle, et un premier bruit assourdi.Le pouls est régulier, à 75 par minute ; les artères sont souples.La pression artérielle est de 150.70.Le foie n\u2019est pas augmenté de volume, les poumons sonnent, vibrent et respirent normalement, il n\u2019existe pas d\u2019œdème aux membres inférieurs.Les urines sont normales et l\u2019azotémie est de 0.50 p.1,000.L\u2019orthodiagramme indique une augmentation de volume du ventricule gauche, l\u2019aorte est de largeur normale (3.5 cm.) ; les réactions de Wasserman et de Kahn sont négatives dans le sang.Le tracé électro-cardiographique n\u2019est pas normal : le voltage est diminué de DI et DIII, il y a épaississement des branches de l\u2019onde R dont la base est élargie, et l\u2019onde T est inversée dans les 3 premières dérivations ; il n\u2019y a pas de signe d\u2019infarctus du myocarde en DIV (pointe du cœur-jambe gauche).Le malade a commencé à prendre du Prosympal le 19 décembre ; la dose initiale quotidienne a été de 4 comprimés, cette dose a été augmentée graduellement jusqu\u2019à 20 comprimés et maintenue pendant un mois.Le repos complet au lit n\u2019a été prescrit que durant les premiers Jours ; depuis, le malade se lève et marche ; il ne lui est arrivé que cinq ou six fois de ressentir la douleur qu\u2019il éprouvait chaque jour, et même plusieurs fois par jour avant l\u2019administration du Prosympal, qui n\u2019a provoqué aucun phénomène d\u2019intolérance.Il y a 10 jours, nous avons tenté 320 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 de diminuer la dose quotidienne à 15 comprimés ; le même jour, simplement pour avoir parlé un peu longtemps, le malade a vu survenir une crise ; nous avons ajouté les 5 comprimés retranchés, et il n\u2019a pas eu de crise depuis.Il y a 3 Jours, nous avons pris un second tracé électro-cardiographique qui a révélé les mêmes anomalies que le premier.Dans ce premier cas, le Prosympal a éloigné les crises, sans réussir à les supprimer, après deux mois de traitement ; 1l n\u2019est pas à prévoir qu\u2019il produise davantage.Ce résultat incomplet n\u2019est pas surprenant, vu que nous avions affaire à un syndrome angineux traduisant une insuffisance ventriculaire gauche avec anomalie électro-cardiographique.Le Prosympal s\u2019est montré plus efficace dans notre second cas, celui d\u2019une femme âgée de 58 ans (Mme.J.R., Dossier 9295 D).Dans ses antécédents héréditaires et gynécologiques, on ne relève rien d\u2019intéressant.Ses antécédents personnels sont plus chargés : à 16 ans elle a eu la typhoïde, à 26 ans elle a subi une hystérectomie totale, à 35 ans elle s\u2019est fracturé la dixième côte gauche, à 40 ans elle a fait une poussée de rhumatisme articulaire aigu au niveau des genoux, et à 45 ans elle a été atteinte d\u2019une affection broncho-pulmonaire aiguë.Depuis + ans, elle est sujette à de l\u2019oppression qui l\u2019oblige à ralentir le pas et à éviter les escaliers.Il y a 2 ans, sont apparues les crises douloureuses : elles consistaient dans une sensation de serrement siégeant à la partie supérieure de la région rétro-sternale et s\u2019irradiant dans le membre supérieur gauche ; elles étaient de courte durée et de faible intensité ; peu fréquentes, elles ne survenaient qu\u2019à tous les deux mois environ.Depuis un an, elles sont devenues plus fréquentes, se répétant deux à trois fois par semaine.Au cours des derniers mois, elle a présenté, en plus des petites crises signalées, trois crises de grande intensité que le nitrite d\u2019amyle et des injections de morphine ont eu peine à calmer.C\u2019est à la suite d\u2019une semblable crise, le 30 novembre dernier, qu\u2019elle accepte de suivre le conseil de son médecin, et de se faire admettre dans le service de médecine.Notre malade est grasse, ses pommettes sont rouges ; à l\u2019examen de son cœur on note que la pointe est abaissée, on entend au foyer aortique un léger souffle systolique et un clangor du deuxième bruit, à la pointe on n\u2019entend pas de bruit de souffle et il n\u2019y a pas de bruit de galop.Le POUR L\u2019ENFANT : REDOXON Vitamine C cristallisée ; préparée par \u2018\u2018ROCHE\u201d AUGMENTE LA RÉSISTANCE AUX MALADIES INFECTIEUSES 3 Bb | + Comprimés + Ampoules + Substance SIROP \u201cROCHE\u201d au Thiocol 7 = N ÉLÉMENT ESSENTIEL \\ 42 £0) DE LA THERAPEUTIQUE SX, \u201c99 DES VOIES NT \u2014 = RESPIRATOIRES \\ vo mn + Les enfants l\u2019aiment _ CARRE 7 Ils ont FN raison + \\ AY Flacon de 175 c.c.\u2014_ ) À = A * v, À HOFFMANN - LA ROCHE Limitée, Montréal.Pr Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 = No 7 - \u2014 21 22 \u2014 Appareils de Laboratoire Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d'appareils en usage dans les laboratoires d\u2019hôpitaux.La marchandise que nous offrons en vente est garantie contre toute défectuosité et les prix en sont des plus modiques.+ MICROSCOPES + MICROTOMES + LAMES + LAMELLES + BALLONS + BÉCHERS ¢ VERRERIE GRADUEE, Etc.Etc.Fisher Scientific Co., Limited | 904-910 rue Saint-Jacques, MONTREAL, Qué.Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL ; 321 pouls tendu, régulier, bat à 83 par minute ; l\u2019artère radiale est légèrement indurée.La pression artérielle est de 225.125 ; son médecin nous apprend qu\u2019elle voisine habituellement 200 depuis 3 ou 4 ans.Le foie n\u2019est pas hypertrophié, il n\u2019existe pas de râles congestifs aux bases pulmonaires ; 1l n\u2019y a pas d\u2019cedéme aux membres inférieurs.Les urines sont normales et l\u2019azotémie est de 0.40 p.1,000.À l\u2019orthodiagramme, on note une augmentation des diamètres GG\u2019 et DG\u2019 traduisant une augmentation de volume du ventricule gauche ; l\u2019aorte est d\u2019opacité normale, mais elle est élargie, son diamètre transversal étant de 5 cm.À part des signes de prédominance ventriculaire gauche, l\u2019électrocardiogramme ne révèle rien d\u2019anormal.Le Bordet-Wassermann est négatif.Nous portons le diagnostic de crises angineuses par aortite chez une hypertendue et nous instituons un traitement par le Prosympal.Il est commencé le 8 décembre (1939) par la dose quotidienne initiale de 4 comprimés de 0.01 gm.; au bout d\u2019une semaine, on atteint la dose de 20 comprimés.Dès les premiers jours on note une amélioration : les crises se répètent presque quotidiennement, mais leur intensité est diminuée ; on doit tout de même donner de la trinitrine au moment des accès, mais il est à remarquer qu\u2019elle calme la douleur plus rapidement.A partir du 12 décembre, les crises se calment sans ingestion de trinitrine et la suppression des crises existe depuis le 25 décembre.En dehors des crises, la malade conservait une sensibilité subjective à la région pré-aortique ; elle est disparue depuis le 30 décembre.Vers le milieu de Janvier, nous avons pu diminuer la dose quotidienne à 15 comprimés sans voir réapparaître les crises ; nous avons voulu pousser un peu plus loin et diminuer à 10 comprimés par jour, mais est survenue une petite crise qui nous a forcé à remonter à 15.Il y a quelques jours, nous avons manqué de médicament et comme elle est craintive nous lui donnons des pilules de placebo ; elle n\u2019a pas encore fait de crise.Il sera certainement préférable de continuer l\u2019administration du médicament dès que nous en recevrons ; mais 1l est à prévoir que nous pourrons maintenant continuer à diminuer la dose.Si le Prosympal exerce une influence favorable en éloignant, et parfois même en supprimant les accès angineux, il ne semble pas avoir d\u2019action contre la crise elle-même ; il demeure un traitement sympto- 322 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 matique, capable de fournir des résultats si importants qu\u2019ils voisinent la guérison.Son mode d\u2019action n\u2019est pas bien connu et à son sujet, ceux qui l\u2019ont le plus utilisé n\u2019en sont encore qu\u2019à des hypothèses.Il semble que les propriétés analgésiques et hypnotiques dont il est doué soient insuffisantes pour expliquer les succès qu\u2019on lui doit.Appartenant au groupe des benzodioxans qui physiologiquement se sont placés au premier rang des sympatholytiques, on a pensé qu\u2019il agissait surtout en paralysant le système végétatif ; mais on a remarqué que le 933 F, un piperidino-méthyl-dioxan, qui produit cliniquement les signes de paralysie du sympathique, est inactif contre l\u2019angor ; de plus, un autre corps chimique voisin du 883 F est actuellement à l\u2019étude, il est dépourvu de toute action sur le sympathique et à date il paraît encore plus actif que le Prosympal contre les syndromes angineux.Messieurs Clerc et Sterne terminent leur article du mois d\u2019octobre 1938 en disant que certaines expériences permettent de risquer l\u2019hypothèse d\u2019une influence favorable sur la contraction du myocarde ou sur la circulation coronaire.BIBLIOGRAPHIE M.AUDIER.Considérations sur le traitement de l\u2019angine de poitrine par le 883 F.Arch.des Mal.du cœur et des vaisseaux, nov.1938, p.1123.A.CLERC et J.STERNE.Crises angineuses à répétition avec hypertension paroxystique et troubles vaso-moteurs.Bull.Soc.Méd.Hôp.Paris, 1937, tome I, p.562.J.STERNE.Une nouvelle famille de paralysants du sympathique : les benzodioxans.La Médecine, n° 4, mars 1937.J.STERNE.Sur quelques utilités thérapeutiques des benzodioxans.Annales de Médecine, n° 4, oct.1937.A.CLErc, J.STERNE et J.P.Lenoir.Traitement des syndromes angineux par le 883 F.(Deux ans de pratique personnelle).La Presse Médicale, n° 85, 22 oct.1938, p.1553. LA BRONCHO-ASPIRATION DE LAIT CHEZ CERTAINS VOMISSEURS par Donat LAPOINTE Chef de service à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul En pathologie infantile, au chapitre des maladies de l\u2019appareil respiratoire, presque tous les auteurs signalent brièvement la possibilité de broncho-pneumonies ou d\u2019abcès pulmonaires survenant à la suite de la pénétration de substances alimentaires dans les bronches.Ces éventualités ont été souvent vérifiées en clinique, mais en outre de ces pneumo- pathies graves, nous croyons que l\u2019aspiration de lait dans les bronches peut, assez souvent, donner naissance à des manifestations respiratoires très différentes.C\u2019est dans l\u2019intention de dissocier ce syndrome particulier que nous vous rapportons les trois observations suivantes.PREMIÈRE OBSERVATION Coleman est né le 29 juin 1938, au huitième mois d\u2019une grossesse normale.Le poids de naissance n\u2019est que de quatre livres et demie.Tout ce que nous connaissons des antécédents c\u2019est que le Bordet-Wasser- mann de la mère est négatif.Jusqu\u2019à l\u2019âge de deux mois et demi ce nourrisson s\u2019est bien porté.À ce moment, le quinze septembre, nous sommes demandé pour voir cet enfant qui vomit depuis quelques Jours, 324 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 parce qu\u2019il est devenu dyspnéique depuis la veille.Nous nous trouvons en effet en présence d\u2019un enfant particulièrement dyspnéiaue dont la température est normale.Mais nous sommes aussi frappé par l\u2019importance du tirage et par son facies anxieux.Quelaues jours plus tard, en plus des symptômes déjà signalés, nous notons qu\u2019il est devenu légèrement cyanotique.L'\u2019infirmière nous signale que des crises de cyanose d\u2019une durée de dix à quinze minutes sont survenues depuis vingt-quatre heures.Les mêmes accès se répètent deux à trois fois les Jours suivants et apparaissent même quand l\u2019enfant dort.Tous ces symptômes impressionnants persistent jusqu\u2019au 26 septembre.À compter de cette date l\u2019enfant s\u2019améliore graduellement et il est parfaitement redevenu normal à la fin d\u2019octobre.Actuellement c\u2019est un enfant de 20 mois Jouissant d\u2019une parfaite santé.Une radiographie prise au début des accidents respiratoires nous a révélé une opacité relative au niveau des lobes supérieurs de chaque côté.DEUXIÈME OBSERVATION x Blandine est née à terme, d\u2019une mère inconnue, le 11 juin 1939.Son poids initial est de six livres et huit onces.L\u2019enfant se développe normalement jusqu\u2019à l\u2019âge de deux mois soit jusqu\u2019au quinze août.À ce moment on nous l\u2019amène à la consultation pour de la dyspnée et des régurgitations.C\u2019est une enfant apyrétique qui présente des symptômes fonctionnels respiratoires très accusés tels que de la dyspnée, du tirage et de la cyanose qui, parfois, s\u2019accentue en crises d\u2019une durée de 3 à 5 minutes.L'examen de l\u2019appareil respiratoire de même que l\u2019examen somatique général est négatif.Dans les Jours qui suivent, à part quelques râles bulleux que nous entendons au tiers supérieur du poumon droit, l\u2019enfant demeure toujours dans le même état.Au début de septembre, les accès de cyanose deviennent moins nombreux et disparaissent complètement à la fin du même mois en même temps que tous les autres symptômes.Cette enfant n\u2019a Jamais présenté d\u2019autres troubles respiratoires depuis et elle se porte maintenant très bien. CADMINE PHOSPHORE, ence J Le Toni ue Nutritif q CADMINÉ pour Convalescents Ftanulé friable chocole!t et Enfants dans la TONIQUE au _ Croissance CONVALESCENCE Te ay toubies de 3 @ possède un potentiel vitaminique À et D quatre fois plus élevé que l'huile de foie (tree so NN de morue de bonne qualité ; renferme du phosphore et du calcium ; granulé, friable, chocolaté ; = assimilation sans l'intolérance que provo- - quent souvent les concentrés d'huile de mme poissons.La CADMINE est présentée sous forme Formule par cuillérée a thé: granulée en boites de 8 onces (225 gram- , > Provitamine A .10,000 ui.mes) à couvercle vissé, hermétique, ou en .pastilles (30 pastilles par bouteille).Cha- VitamineD .1,700 u.i.que pastille contient l\u2019équivalent d\u2019une Phospho-gluconate de cal.3 gram.cuillerée à thé de Cadmine granulée.Saccharose et chocolat .2 gram.Le LABORATOIRE du BISMOL (La Compagnie Pharmaceutique DesBergers ) MONTRÉAL \u2014 @ \u2014\u2014 REPRÉSENTANTS : _ Pourles É.-U.: Geo.J.Wallau Inc, New-York Cuba : VDA.de Jardy y Hno, Havane Afrique-Sud: Wm.J.Fowlie, Johannesburg Chine: Jardine Matteson & Co.Ltd., Hong-Kong Jamaïque : R.A.McKenzie & Co.,Kingston Indes: G.Loucatos & Co., Bombay et Calcutta ~N Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 Le \u2014 23°\" \\QUE EN LENC E cé «+ NS $ #5 $ WW DIGES* ¢ Se DEFICIENCES GASTRIQUES \\ AAA RN Mz IME OSGASTRIC - ROUGIER FRERES, 350, rue LeMoyne, MONTREAL 24 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1940 Vol.5 No 7 Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 325 2e obs.\u2014 Opacités relatives dans les deux lobes supérieurs droits.Une radiographie, prise le 24 août, nous permet de constater la présence d\u2019un voile dans les deux tiers supérieurs des deux poumons.TROISIÈME OBSERVATION Geneviève est née le 3 octobre 1939, au huitième mois d\u2019une grossesse normale.Le poids de naissance est de cinq livres.Les antécédents sont inconnus.Le Bordet-Wassermann de la mère est négatif.Pendant le premier mois nous notons un très léger coryza qui disparaît rapidement.L\u2019enfant régurgite assez souvent.Le 4 décembre, soit environ deux mois après sa naissance, on nous présente cette enfant pour des accès de cyanose qui sont survenus la 326 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 nuit précécente.Nous notons de la cyanose, de la dyspnée très intense, du tirage profond et une petite toux sèche, brève, peu fréquente.La température, cependant, est normale.L\u2019hémithorax droit est affaissé et du même côté nous trouvons de.la submatité ainsi qu\u2019une diminution des bruits respiratoires.= oa ; > - sa : WF oF # 3e obs.\u2014 Pneumothorax partiel a droite.Opacité relative dans les trois lobes droits.A gauche, atélectasie a la région moyenne.N Jusqu\u2019au 18 décembre, sauf une légère augmentation de la matité, nous retrouvons toujours les mêmes symptômes.Les accès de cyanose, au nombre de 3 à 4 par jour et d\u2019une durée de dix à vingt minutes, surviennent sur un fond qui demeure toujours cyanotique dans l\u2019intervalle des accès.Le 18 décembre l\u2019enfant meurt au cours d\u2019une crise de cyanose extrêmement violente. Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 327 Le 8 décembre, 5 jours après le début des premiers symptômes respiratoires, nous demandons une radiographie, pensant qu\u2019il pouvait s\u2019agir d\u2019une broncho-aspiration de lactosérum ou de caillots de lait ou, peut-être, d\u2019un pneumothorax, avec, toutefois, beaucoup de réserves pour le diagnostic de pneumothorax en raison des signes physiques qui cadraient peu avec cette possibilité.Nous avons obtenu, à droite, l\u2019image d\u2019un pneumothorax partiel avec, en plus, une opacité relative dans les trois lobes.A gauche, à la région moyenne, Il y a une zone nettement voilée qui donne l\u2019impression d\u2019atélectasie.À l\u2019autopsie, les deux poumons paraissent remplir complètement la cage thoracique.Tous les organes paraissent macroscopiquement normaux.Nous aurions désiré un examen microscopique qui n\u2019a pas pu être réalisé.En résumé, ces trois nourrissons vomisseurs, dont deux sont nés prématurés et l\u2019autre à terme, ont présenté brusquement, vers le mème âge, des symptômes fonctionnels respiratoires très marqués.Par contre les signes physiques sont demeurés beaucoup plus discrets.Leur état général de même que la température n\u2019ont pas été modifiés pendant tout ce temps.L\u2019observation de Geneviève est particulièrement intéressante.Chez cette enfant, il est logique de penser que le pneumothorax partiel s\u2019est produit à la suite de l\u2019éclatement d\u2019une vésicule d\u2019emphysème, développée à cause de la dyspnée.S1 nous n\u2019avons pu constater le pneumothorax de visu à l\u2019autopsie, c\u2019est qu\u2019il avait eu le temps de se résorber.L\u2019absence de la température, la conservation d\u2019un état général satisfaisant et la pauvreté des signes physiques nous incitent à penser que la dyspnée, la cyanose et le tirage d\u2019une part sont l\u2019expression d\u2019un ou de plusieurs réflexes déclenchés par la présence de substances alimentaires acides dans les bronches.D\u2019autre part, les signes radiologiques correspondent à de l\u2019até- lectasie causée par des obstructions plus ou moins importantes de la lumière de certaines bronches.Mais en regardant de près les radiographies, il ne nous paraît pas possible que la suppression plus ou moins complète de la ventilation pulmonaire dans des zones relativement 328 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 peu étendues du parenchyme pulmonaire soit suffisante pour expliquer des troubles respiratoires aussi accentués.Au cours des broncho-pneumonies des nourrissons, nous constatons souvent des foyers de condensation beaucoup plus étendus qui ne s\u2019accompagnent jamais de symptômes fonctionnels aussi prononcés.Les aliments liquides ou semi-liquides provenant de l\u2019estomac étant parfois très acides peuvent fort bien se comporter dans les bronches comme des substances chimiques irritantes pour déclencher plusieurs réflexes de l\u2019ordre de ceux que nous avons notés dans nos observations.Il y aurait donc à l\u2019origine de ces troubles deux facteurs principaux : 1° un facteur mécanique ; 2° un facteur chimique.Comme nous allons le voir les circonstances qui permettent la pénétration des matières alimentaires dans les bronches ne manquent pas au cours des premiers mois de la vie.Les prématurés, les débiles et même les nourrissons à terme sont des êtres parfaitement passifs, Ils ne peuvent naturellement pas s\u2019aider eux- mêmes et prendre les moyens nécessaires pour se débarrasser des caillots de lait qui peuvent encombrer le rhino-pharynx au moment de la toux, des vomissements et des régurgitations.De plus la toux est loin d\u2019être aussi puissante que chez l\u2019adulte pour permettre un rejet complet, hors de la trachée, du lait qui pénètre dans l\u2019arbre bronchique à chaque Inspiration.Comme on peut le constater par nos deux premières observations, les manifestations cliniques qui suivent la broncho-aspiration, pour être parfois impressionnantes, ne se terminent pas toujours par une complication grave et par la mort.Après une à quatre semaines d\u2019alerte, dans plusieurs cas, tout rentre dans l\u2019ordre.La gravité et la durée des symptômes observés dépendent sans doute de la quantité et du degré d\u2019acidité des matières qui ont inondé l\u2019arbre bronchique.L\u2019âge, l\u2019état de faiblesse plus ou moins grand des sujets, la surveillance plus ou moins parfaite des nourrissons, doivent aussi influencer et la gravité du pronostic et l\u2019incidence de ces accidents nécessairement plus fréquents chez les débiles et les prématurés des grandes crèches encombrées.En présence de tous ces faits ne serait-1l pas logique de penser que les accidents ou les incidents respiratoires nombreux qui sont traités Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 329 par la radiothérapie du thymus pourraient parfois relever de cette étiologie.Les manifestations attribuées au thymus surviennent de bonne heure, au cours des premières semaines ou des premiers mois et elles ont été souvent précédées par une histoire de régurgitation ou de vomissements ou de dysphagie.Lorsque l\u2019on commence les séances d\u2019irradiation du thymus, l\u2019on prévient toujours les parents qu\u2019il ne faut guère compter sur une modification des symptômes avant 6 jours et sur une guérison avant un mois.Nous avons noté dans nos deux premières observations à peu près les mêmes intervalles de temps.Les deux enfants sont demeurés dans le même état pendant 8 à 10 jours, puis ils sont parfaitement normaux après un MOIS., Dans certains cas, pendant que la radiothérapie agit sur le thymus, il se peut que les substances alimentaires se résorbent graduellement dans les bronches, 1l se peut aussi que l\u2019irritation des muqueuses bronchiques par l\u2019acide chlorydrique mélangé aux substances alimentaires diminue progressivement et finisse par ne plus provoquer aucun réflexe.C\u2019est probablement à ce même moment que triomphe la radiothérapie du thymus.Quoiqu\u2019il en soit, en vue de prévenir l\u2019envahissement des bronches au cours des vomissements, nous avons adopté une technique qui consiste à coucher les nourrissons en position déclive, la tête légèrement plus basse que les pieds.Lorsque l\u2019on a des raisons sérieuses de penser qu\u2019il s\u2019agit de la pénétration de lait dans les bronches 1l faudrait évidemment tenter de faire l\u2019aspiration au moyen d\u2019un bronchoscope spécial que nous ne possédons pas.De l\u2019étude de ces observations découle un enseignement rigoureux.Tout nourrisson vomisseur dysphagique qui tousse en buvant devrait être l\u2019objet d\u2019une surveillance très étroite.Ce syndrome qui peut paraître obscur de prime abord, même pour le pédiâtre, nous paraît assez intéressant pour susciter d\u2019autres recherches.Nous nous proposons de recueillir, à l\u2019avenir, toutes les nouvelles obs>rva- tions, afin de mettre en évidence, si possible, des faits nouveaux en présentant des pièces anatomo-pathologiques et en communiguant les résultats des examens microscopiques de l\u2019appareil respiratoire.(7) RECHERCHES SUR LA FIBROMATOSE EXPÉRIMENTALE par René SIMARD Chef de clinique à l\u2019Hôpatal de la Miséricorde Sous la direction de M.René Moricard, à qui nous devons l\u2019idée et les moyens de réaliser ce travail, nous avons poursuivi, à l\u2019Hôpital Broca, l\u2019étude de la fibromatose expérimentale du cobaye femelle, à laquelle de nombreux travaux ont été consacrés récemment par Lipschütz et Vargas, Moricard et Cauchoix, mais dont Lacassagne et Nelson furent les principaux initiateurs.PLAN EXPERIMENTAL Voici le plan expérimental que nous avons suivi : Nos expériences ont porté sur 36 femelles de cobayes non-castrées, réparties en 5 groupes soumis chacun à des traitements différents.a) Benzoate d\u2019 estradiol a doses continues : Dans un premier lot d\u2019expériences, nous nous sommes proposé d\u2019obtenir chez un groupe de cobayes, des fibromes par injection continue de benzoate d\u2019cestradiol (sous forme de Benzo-gyncestryl Roussel) a la dose de 1 milligramme par semaine, prolongée pendant plusieurs mois, et atteignant une dose totale de 18 à 20 milligrammes.b) Benzoate d\u2019 estradiol a doses discontinues : Mais nous avons pensé qu\u2019il serait très Important d\u2019étudier les effets provoqués par une même dose de folliculine donnée, cette fois, de façon Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 331 discontinue, et de voir si, dans ces conditions, il y aurait encore apparition de fibromes.Les cobayes d\u2019un second groupe reçurent donc des séries d\u2019injections de 2 milligrammes de benzoate d\u2019cestradiol par semaine, durant 3 semaines ; et ces séries d\u2019injections furent entrecoupées d\u2019un intervalle de repos de 3 semaines également.Nous obtenions donc ainsi une même dose totale de dihydro-folli- culine que dans le groupe précédent, bien que l\u2019administration en soit 1c1 discontinue.c) Benzoate d\u2019æstradiol et vitamines : Le 3° et le 4° groupe d\u2019animaux reçurent des vitamines en plus du benzoate d\u2019œstradiol.En effet, en nous basant sur les recherches faites sur le déterminisme des scléroses expérimentales, il nous a paru extrêmement intéressant d\u2019associer aux actions hormonales des actions vitaminiques, en particulier celles de la vitamine « À » et de la vitamine « C ».On sait que ces deux actions vitaminiques peuvent entraîner des réactions sclérogènes importantes comme l\u2019ont montré Chevallier et Mazoué.Dans ce but, à des animaux recevant 1 milligramme de benzoate d\u2019œstra- diol par semaine, nous avons administré chaque semaine, par voie intra- péritonéale, 3 milligrammes (5,000 unités internationales) de vitamine «À », tandis que d\u2019autres animaux, soumis à ce même traitement folliculinique, recevaient par la même voie, 100 milligrammes (2,000 unités internationales) de vitamine « C».d) Diethylstylbæstrol : Enfin, parallèlement à l\u2019activité du benzoate d\u2019cestradiol nous avons abordé, chez le 5¢ groupe d\u2019animaux, l\u2019étude d\u2019un nouveau produit cestrogéne synthétique : le diethylstylbeestrol, dont on commence a entendre beaucoup parler, et qui, s\u2019il est un corps chimiquement bien différent de la folliculine, a néanmoins comme elle une action œstrogène très nette.Nous avons fait chaque semaine à un groupe de cobayes des in- Jections de 0 mgr.25 de diethylstylbœstrol en solution huileuse, par voie sous-cutanée. 332 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX Voyons rapidement quels furent les résultats obtenus dans ces diverses expériences : a) Benzoate d\u2019 estradiol à doses continues : Huit cobayes ont été traités uniquement par le benzoate d\u2019œstradiol de façon continue et ont reçu une dose totale variant de 2 à 20 mgrs pour une durée de traitement allant de 2 semaines à 5 mois.Nous avons observé à l\u2019utérus une hypertrophie musculaire et une sclérose du chorion importante, mais l\u2019hyperplasie muqueuse fut relativement peu considérable.Nous avons aussi obtenu quelques petits fibromes utérins, sous-séreux, et diverses formations fibreuses au péritoine pariétal chez les animaux traités durant un temps suffisant.Il est bon de noter que ces fibromes utérins expérimentaux sont formés, au point du vue histologique, de fibroblastes et de tissu collagène sans adjonction de fibres musculaires, alors que chez la femme ce que l\u2019on appelle abusivement un fibrome est bien souvent un myome.b) Benzoate d\u2019 estradiol a doses discontinues : Contrairement à notre attente, les 6 cobayes soumis à une administration discontinue de benzoate d\u2019œstradiol durant 514 mois à 6 mois (dose totale de 23 mgrs ou plus) nous ont présenté des résultats analogues aux précédents mais plus accentués, notamment en ce qui concerne les lésions extra-utérines, ce qui peut s\u2019expliquer par le fait que ces animaux ont tous eu un traitement plus prolongé que les précédents.Ces résultats sont tout à fait comparables à ceux obtenus par un traitement continu réalisé antérieurement par Moricard et Cauchoix.c) Benzoate d\u2019æstradiol et vitamine « À » : Sept animaux ont reçu, en plus d\u2019un traitement folliculinique, des injections intra-péritonéales de vitamine « A ».De ce nombre, quatre étaient malheureusement morts après un traitement dont la durée n\u2019excédait pas un mois.Chez ces cobayes nous avons fréquemment constaté la présence de lésions pleuro-pulmonaires sans qu\u2019il nous soit permis de les attribuer au traitement suivi.Plusieurs bêtes aussi, montraient une vaso-dilatation intense de leurs vaisseaux utérins.Chez celles qui Pour résoudre le problème thérapeutique du soulagement symptomatique des infections génito-urinaires les plus communes CYSTITE - PROSTATITE + PYÉLO-NÉPHRITE + URETHRITE Fad] A Mprque de commerce déposé {Mono-hydrochlorure de phenylazo- i alpha-alpha-diamino-pyridine) Dans la littérature médicale on a souvent mentionné l'efficacité du PYRIDIUM pour soulager et améliorer les mictions douloureuses, difficiles et fréquentes, de même que le ténesme vésical et les sensations d'\u2019irritation périnéale.Les effets thérapeutiques du PYRIDIUM ne sont pas modifiés par le pH urinaire et son administration ne nécessite aucun régime spécial ni aucun contrôle de laboratoire pour sa toxicité.Il s\u2019administre facilement sous forme de | Une décade de service 0; dans les infections comprimés.2.LS I : génito-urinaires Littérature sur demande L ] d MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTRÉAL Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 \u2014 27 NEUROPHYL B TONIQUE NERVIN, SÉDATIF, ANTINEVRITIQUE Facteur d\u2019équilibre fonctionnel du système nerveux sympathique + FORMULE Vitamine B1.1212111 10010 LL LL LL 500 unités intern.Aubépine, Passiflore, Valériane.45 grs.2.9 Méthylarsinate de Sodium.1/16 grs.0.004 Glycérophosphate de Calcium.8 grs.0.518 Glycérophosphate de Sodium.16 grs.1.03 Glycérophosphate de Manganése.1 gr.0.065 Glycérophosphate de Quinine.JA gr.0.033 Diastases protéolytiques.q.s.q.s.Véhicule non alcoolique.ad 1 once 30 gr.+ DOSE Une à deux cuillerées à thé, trois ou quatre fois par jour.LABORATOIRE NADEAU Limitée 28 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 333 reçurent un traitement suffisamment prolongé (24 mgrs de Benzoate d\u2019œstradiol et 48 mgrs de vitamine « À » on retrouve les lésions fibreuses génitales et extra-génitales habituelles.d) Benzoate d\u2019 estradiol et vitamine « C» : C\u2019est chez les 6 cobayes soumis durant 4 mois à des injections régulières de benzoate d\u2019œstradiol et d\u2019acide ascorbique que nous avons trouvé les lésions fibreuses les plus accentuées et les plus typiques, particulièrement en ce qui concerne les lésions extra-génitales.De grosses tumeurs fibreuses, se mesurant au centimètre, se sont développées sur la paroi abdominale, le mésentère, Ie diaphragme et même la rate.e) Drethylstylbæstrol : L\u2019étude des résultats obtenus chez 9 cobayes traités durant 2 à 415 mois par le diethylstylbœstrol (dose totale de 415 mgrs) montre qu\u2019un tel traitement est suivi des phénomènes suivants : 1° Une hypertrophie utérine très variable atteignant parfois des proportions imposantes (poids utérin de 8 grms 64) supérieures à celles qu\u2019on obtient par l\u2019administration de doses 4 fois plus grandes de benzoate d\u2019œstradiol durant le même temps ou un temps plus long.Il semble cependant que l\u2019hypertrophie du col utérin soit relativement moins importante que celle produite par l\u2019hormone folliculaire.2° Une prolifération du tissu fibreux beaucoup moins marquée que celle que déclenche la folliculine mais qui se décèle, néanmoins, dans la fréquente sclérose du chorion utérin, et dans la formation occasionnelle de tractus fibreux sur le péritoine pariétal.Il y a bien aussi une apparition habituelle à la surface de l\u2019utérus de petites surélévations sous- péritonéales, en formes de papilles.Mais s1 elles sont macroscopique- ment du même type que celles produites par l\u2019administration de benzoate d\u2019œstradiol, elles en diffèrent histologiquement étant fibro-musculaires et centrées par un axe vasculaire.3° Une hyperplasie kystique de la muqueuse utérine, inconstante, mais pouvant prendre des proportions monstrueuses dépassant largement ce que le benzoate d\u2019œstradiol peut provoquer en ce sens.Dans ce cas la couche musculaire de la paroi utérine diminue fortement d\u2019épaisseur.Par contre, il arrive que l\u2019hypertrophie musculaire soit forte, à la manière 334 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 de la réaction produite par la folliculine, et l\u2019hyperplasie muqueuse est alors faible.Les choses se passent donc comme s\u2019il existait une sorte d\u2019équilibre entre le développement du muscle et de la muqueuse, comme si un fort développement d\u2019une de ces couches inhibait le développement de l\u2019autre.La cause de ce phénomène tient-elle à l\u2019état hormonal de l\u2019animal au moment où 1l est frappé par les hautes doses du produit œstrogène administré?Doit-on rapprocher ces réponses si différentes à une même substance des phénomènes si différents aussi qui se produisent à la muqueuse utérine suivant l\u2019ordre dans lequel on fait agir successivement la folliculine et la progestérone?La chose est plausible.Il est actuellement impossible de conclure sur ces mécanismes, mais cependant deux points restent acquis : 1° Le diethylstylbeestrol peut produire des effets hyperplasiques nettement différents de ceux produits par la folliculine ; 2° Il existe un équilibre relatif entre le développement de la muqueuse et du muscle qui semble lié à des facteurs à localisation utérine.Dans toutes ces différentes expériences, l\u2019hypophyse, l\u2019ovaire et la glande mammaire ont répondu de façon analogue.L\u2019hypophyse montre fréquemment des cellules picnotiques assez abondantes, mais jamais d\u2019adénomes.La glande mammaire a subi une hyperplasie très nette, s\u2019accompagnant souvent d\u2019une action sécrétoire.A l'ovaire, les corps jaunes sont rares, mais on trouve cependant de nombreux follicules en développement.Le saignement utérin signalé par Lispchütz s\u2019est retrouvé chez 5 animaux ayant reçu de fortes doses de benzoate d\u2019œstra- diol de façon continue ou discontinue.Mais malgré les fortes doses de substance œstrogène administrées, il n\u2019y a pas eu d\u2019œstrus avec kératinisation vaginale continue, ce dont il ne faut pas s\u2019étonner chez le cobaye. Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 335 CONCLUSIONS De ces expériences nous avons pu tirer quelques conclusions intéressantes : L'ensemble des résultats confirme qu\u2019il est possible de provoquer des fibromes chez le cobaye femelle, par l\u2019administration prolongée et continue de benzoate d\u2019œstradiol.La production des fibromes s\u2019opère en dépit de la discontinuité dans les injections de doses massives de benzoate d\u2019œstradiol.C\u2019est là, croyons-nous, un point assez important à mettre en valeur, car elle montre que même en ménageant des intervalles de repos dans l\u2019administration de la folliculine, on n\u2019est pas par là à l\u2019abri de tout accident contrairement à ce que l\u2019on avait cru jusqu\u2019icl.Aux doses utilisées, l\u2019adjonction de vitamine « À » au traitement folliculinique ne semble pas modifier sensiblement la production des néoformations fibreuses, tandis que l\u2019adjonction de vitamine «C» semble accentuer cette néoformation et favoriser son extension à toute la cavité abdominale.Enfin le diethylstylbœstrol a une action sclérogène beaucoup moins importante que le benzoate d\u2019cestradiol, mais il peut provoquer une hypertrophie de l\u2019utérus et une hyperplasie de la muqueuse utérine beaucoup plus marquée que celle produite par cette hormone naturelle.BIBLIOGRAPHIE LACASSAGNE.C.R.Soc.de Biol., 1935, tome 120, page 685.NEeLsoN.Anatomical Record, 1937, tome 69, page 99.Dopps, Lawson et NoBLE.Lancet, (18 juin) 1938.LipscHUTz et IcLEsIAs.C.R.Soc.de Biol, 1938, tome 129, pages 519 et 524.MoricARrD et CaucCHOIX.C.R.Soc.de Biol., 1938, tome 129, page 556.LipscHUTz et Vargas.C.R.Soc.de Biol., 1938, tome 129, page 810.LipscHUTz et Varcas.C.R.Soc.de Brol., 1939, tome 131, page 27.LipscHÜTz, MURILLO, VARGAS et Korer.C.R.Soc.de Biol, 1939, tome 131, page 208.CaucHoix.\"Thèse Paris, 1939.LipscHUTZz et Varcas.Lancet, (10 juin) 1939, page 1313. L'ACTUALITÉ LE RESPECT DU BLESSÉ ET LA GUERRE ACTUELLE Il y a trois quarts de siècle au moment où la guerre civile éclata aux États-Unis, une centaine de dames de la meilleure Société de New-York adressèrent à leurs concitoyennes un manifeste pour obtenir que les blessés des deux camps fussent protégés contre les armes et fussent soignés dans les mémes ambulances, dans les mêmes hôpitaux.Partout ou souffrait un blessé, partout ou coulait le sang d\u2019un combattant, se faisait sentir une activité bienfaisante et tutélaire.Ainsi naquit une institution sans précédent dans l\u2019histoire de l\u2019humanité : le blessé, le malade devinrent des êtres sacrés pour tous.Cette conduite éminemment chrétienne ne tarda pas à donner ses fruits et, après la guerre fratricide, Nordistes et Sudistes purent plus facilement oublier les luttes et s\u2019unir dans une tâche commune pour fonder la puissante démocratie des États-Unis.Quelques années plus tard, sous l\u2019heureuse initiative de Dunant, eut lieu la convention de Genève et se fonda dans le monde entier, l\u2019œuvre magnifique de [a Croix-Rouge qui, depuis, a rendu tant et de si éminents services dans le même esprit de charité.(1) La Presse Médicale, nos 49-50, p.555, (29 mai \u2014 1er juin) 1940. Ve ee ee ee ee ee ee eee eee ee ee eee ee eee eee eee eee eee ee wll ® TOUS LES La Levure N.B.est un produit | MEDECINS naturel SAVENT 9.La Levure N.B.est la source la plus riche de la vitamine B CECI La Levure N.B.reste pure \u2014 se AU SUJET DE garde mieux \u2014 parce qu\u2019elle est LA LEVURE sèche N.B.! 4, La Levure N.B.est facile à prendre Pour la sante, recommandez la LEVURE N.B.La Brasserie Dawes Black Horse, Montréal OO a a EE www wwe eee RRR SLT core DAGENAN SULFAPYRIDINE * PNEUMOCOQUES * GONOCOQUES * MENINGOCOQUES | Les Laboratoires Poulenc Frères ont été les premiers à offrir sur le marché canadien la Sulfapyridine sous le nom déposé de (DAGENAN) Pour votre protection et celle de vos patients, exigez donc toujours le produit d\u2019origine portant la marque « DAGENAN ».Les comprimés Dagenan dosés à O gr.50 sont fabriqués au Canada uniquement par les.| | Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltée b 204, Place Youville - Montréal.\u2014 her Laval Médical, Québec, septembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 7 \u2014 29 dE \u2014\u2014 pre me ER EE = VAGICAPS 47 Capsules Vaginales pour la leucorrhée Chaque Vagicap 47 contient 10 grs de sulfanilamide dans une base douce.Ils sont efficaces dans 80% des cas de leucorrhée d\u2019origine bactérienne.Les Vagicaps 47 sont les agents thérapeutiques tout indiqués dans les cas de Trichomonas Vaginitis.A PRIX MODERES \u2014 GRANDEMENT EFFECTIFS © PRESCRIVEZ VAGICAPS 47 FRANK W.HORNER LIMITED MONTRÉAL - CANADA ATS SO Echantillons fournis aux médecins enrégistrés seulement.30 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1940 - Vol.5 \u2014 No 7 Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 337 Trois quarts de siècle sont passés, et déjà ce progrès humain qui paraissait définitif, cette institution que le monde civilisé a saluée avec tant de faveur et de ferveur, est en voie de disparition.Ce massacre des blessés, qui fut une des hontes de l\u2019antiquité païenne, se renouvelle sous nos yeux en Europe, avec une cruauté accrue.L\u2019insigne de la Croix-Rouge n\u2019est plus considéré, par le belligérant allemand, comme un signe tutélaire, mais comme une cible pour les bombes et les mitrailles.Eux-mèêmes, les médecins et les nobles femmes, accourus des pays neutres pour porter secours indistinctement aux blessés des deux camps, s\u2019affairant, anxieux, autour des lits où l\u2019espoir commence à germer au cœur du blessé, voient des monstres ailés survoler et massacrer les formations sanitaires au milieu des cris déchirants de pauvres êtres à nouveaux frappés.Il appartient au corps médical de tous les pays d\u2019élever une protestation indignée contre les atrocités commises.Il faut que la voix médicale s\u2019élève dans la tourmente.Que cette protestation soit sans outrances, sans lamentations inutiles, qu\u2019elle soit quelque chose de saint qui pénêtrera profondément dans les cœurs, y restera pour toujours et éveillera enfin la conscience des peuples ; qu\u2019au milieu des souffrances, des larmes, des anxiétés, des tourments, des indicibles terreurs, elle soit la voix de l\u2019amour fraternel, la voix de l\u2019amour à qui appartient l\u2019ultime triomphe.LE COMITÉ DE « LA PRESSE MÉDICALE » ANALYSES MM.R.LERICHE et A.JUNG.Dix thymectomies pour troubles de croissance, maladies osseuses et articulaires, pour sclérodermie.Mém.de l\u2019Académie de Chirurgie, 65 ; 8 : 329, 1939 Malgré que les résultats signalés par les auteurs n\u2019aient rien de précis, vu l'insuffisance du recul du temps, il semble qu\u2019ils aient rendu service à une catégorie spéciale de malades que tous avaient abandonnés.Pour la première fois, le 17 juillet 1936, en voulant enlever des para- thyroïdes qu\u2019ils ne retrouvailent point, ils durent se résoudre à enlever de l\u2019espace rétro-sternal une masse en forme de L qu\u2019ils reconnurent pour un lobe thymique.L\u2019histologie non seulement devait les confirmer, mais elle révéla la présence, dans l'intimité même du thymus, d\u2019une parathyroide.Ils expliquent embryologiquement cette continuité tissulaire sans la considérer comme une anomalie et s\u2019en inspirent pour toute parathyroïdectomie future.Ils citent trois observations où l\u2019intervention fut pratiquée au début de l\u2019adolescence pour arrêt de développement avec lésion osseuse.L\u2019amélioration fut très nette et même l\u2019apparence des sujets changeait.Dans six autres cas, 1l s\u2019agissait de polyarthrite ankylosante pour trois, et de polyarthrite déformante pour les trois autres.Si le résultat ne fut pas de corriger les déformations résultant de lésions constituées, les signes fonctionnels et subjectifs s\u2019amendèrent grandement à la vive reconnaissance des malades.Dans un cas de sclérodermie, même résultat.C\u2019est peut-être une voie nouvelle qu\u2019il faudra explorer.Marcel LANGLOIS. Québec, septembre 1940 LAVAL MÉDICAL 339 BABONNEIX.L\u2019emploi des vitamines C chez le nourrisson.Gaz.des Hôp., n° 26, (ler avril) 1939.Cet article revise brièvement les acquisitions anciennes et récentes sur les vitamines C.Après avoir indiqué la teneur des différents aliments en vitamines C, l\u2019auteur cite quelques travaux récents (Randoin, Lecoq, Szent-Gyorgy) qui permettraient d\u2019attribuer à la vitamine C certaines fonctions, certaines activités inconnues autrefois.La vitamine C (acide ascorbique) : 1° Jouerait un rôle capital dans les phénomènes d\u2019oxydo-réduction ; 2° Interviendrait dans le métabolisme des glucides ; 3° Stimulerait la croissance pondérale ; 4° Protégerait l\u2019organisme contre certaines infections et intoxications.Cette vitamine résorbée par la paroi de l\u2019intestin grêle est surtout emmagasinée dans la cortico-surrénale.Certains facteurs pathologiques (infections digestives surtout) troublent et diminuent considérablement la résorption.Les indications de la vitamine C augmentent nécessairement en fonction des qualités nouvelles qu\u2019on lui découvre.En outre d\u2019être toujours la médication idéale du scorbut, l\u2019acide ascorbique rendrait des services au cours du traitement de la diphtérie, car il y a déplétion des cortico-surrénales au cours de cette maladie.Les pouvoirs d\u2019oxydo-réduction la rendrait très utile dans le traitement des broncho-pneumonies avec asphyxie Importante.Enfin dans l\u2019hypothrepsie, dans la maladie cælraque où 1l y a une gêne considérable de la résorption des vitamines, l\u2019acide ascorbique devrait être administré à haute dose.Bien que les opinions soient encore très partagées quant aux besoins quotidiens de l\u2019organisme en vitamine C tant chez le nourrisson que chez l\u2019adulte, Babonneix estime que 20 à 40 milligrammes d\u2019acide ascorbique sont des doses suffisantes pour prévenir les états de carence chez le nourrisson.Quoiqu\u2019il en soit, les nombreuses recherches qui se poursuivent actuellement devraient bientôt éclairer d\u2019une façon beaucoup plus .précise les notions actuelles.D.LAPOINTE. 340 LAVAL MÉDICAL Québec, septembre 1940 BABONNEIX.La vitamine D chez le nourrison.Gaz.des Hôp., n° 28, (8 avril) 1939, L'auteur fait une brève revue des connaissances actuelles sur la vitamine D.Après avoir examiné les principaux aliments au point de vue de leur teneur en vitamine D, nous trouvons un exposé de la transformation de la pro-vitamine ergostérol en vitamine D.Lorsque les stérols cutanés ont été transformés en vitamine D, sous l\u2019influence des rayons solaires, cette vitamine serait emmagasinée dans le foie et dans le tissu réticulo-endothélial.La vitamine D régularise le métabolisme phospho-calcique ; son emploi donnerait aussi des résultats intéressants dans le traitement de l\u2019acrodynie.La technique de l\u2019héliothérapie et de l\u2019actinothérapie doit être bien connue.Les médecins doivent être mis en garde contre l\u2019erreur et les dangers des doses trop fortes de vitamine D.Des doses de 600 U.I.sont préconisées comme étant suffisantes pour prévenir le rachitisme à condition qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019infections concomitantes ; dans ces cas il faut doubler et même tripler les doses.Chez un sujet qui absorbe de fortes doses de Vitamine D, on pourrait éviter la possibilité des accidents d\u2019hypervitaminose en suspendant, de temps en temps, l\u2019administration de la vitamine.D.LAPOINTE. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 "]
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