Traces : revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec, 1 janvier 2000, Janvier
[" PER AE $425 .| Volume 38, N° 1/Janvier-Février 2000 ISSN 0225-9710 BNQ cu Revue de la société des professeurs d'histoire du Québec IRA GES] A ps SCIENCES HUMAINES ET AVENIR a GRSH L'HISTOIRE NATIONALE PAR PROJETS L'UNIVERS SOCIAL ET L'APPRENTISSAGE Menem Gray AVOIR PEUR DU 11 LE lAJST OUEN ] = > MILLÉNAIRE ?=\u201d is ARRAY Lon From & FRSA.+ Bi * A I 11 = 5 iy MIL 7.20 Z = vo af \u2014 HL Hf 5 en es ee LLL) | | | / \u2014 ~~ Fo KA ph 5 fbi | ils in 1 sl ht \u2014 Apc _ a fe pt hey et x Hi TIR oti ii di = so Hi it hi I 4 it hb À | | [en rien ÿ const | umn eo his | did j fin of Bi i PHO.hi 0 ven pi Laren ledése Sc Kr i fe pr seen pe gene ; delen i Fi! \u2014 a, Hi: hi i i i th i: ph HE Ki he ul pe TE TES Fy i ie Ce rt dR RMIT A ma i ; i ÿ = 4 bh puis SH il ai Tfuôressodrap sinspses 51 auem>uD SNSPPINIPUE SAPUSOAE 0 ESS So EGE NP 2440354473 SP SdcsDI rrp Sey] 27 ASPUSUAMOS dnod T hs! \u201cw Sn i fH a ~ Ti ls \u201c4 ve i fie ta, \"Kay Moss Thig leg, Ug Ma Sig | fy Lo ns : PPI) 8 PRA TRACES Le nom de la revue TRACES fait premièrement référence aux fondements de l'Histoire qui se construit à partir des preuves de la présence des humains et de leur société dans le passé.Il rejoint, en second lieu, l'empreinte spécifique laissée par l\u2019enseignement de l'Histoire sur l\u2019individu qui le reçoit.1] évoque, finalement, l\u2019action et l'influence passées et présentes de la SPHQ dans le domaine de l\u2019Histoire et de son enseignement au Québec.La revue TRACES vise à assurer l'information et le développement professionnel des membres de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Elle se veut le reflet du dynamisme de l\u2019enseignement de l\u2019histoire au Québec, un outil de perfectionnement pour tous ceux que l'enseignement de l'histoire intéresse, et le promoteur de l'enseignement des sciences humaines au primaire et de l\u2019histoire aux niveaux secondaire et collégial.Adresse postale de la revue : Comptoir postal Turgeon C.P.98 557 Sainte-Thérèse (Québec) J7E 5R9 Direction de la revue : Jean-Claude Richard : (450) 435-0244 Comité de rédaction : Mario Filion Christian Gilbert Pierre Gingras Rolland Glaude Laurent Lamontagne Jean-Claude Richard Conception graphique : Charlemagne Correction des épreuves : Suzanne Richard Impression : Imprimerie des Éditions Vaudreuil Publicité : Jean-Vianney Simard : (418) 650-6428 Abonnements et distribution : Louise Hallé Dépôt légal : B.N.C.- B.N.Q.\u2014 Envoi de publication \u2014 Date de parution : février 2000 \u2014 Numéro de la convention: 1531212 port de retour garanti \u2014 Parution : 4 numéros / année \u2014 Tarifs : membres de la SPHQ - inclus dans les frais d'adhésion.\u2014 Abonnement annuel : individus : 50 $ institutions : 60 $ retraités : 30% étudiants : 25% Une adhésion à la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (sphq), quelle que soit la date d'entrée dans la société, donne le droit de recevoir la revue TRACES au cours des douze mois suivants.TRACES appartient aux membres de la SPHQ.Le contenu des articles n'engage que leurs auteurs.Les textes peuvent être reproduits avec mention de la source, à moins d'avis contraire.Site web de la SPHQ : http:/ /station05.qc.ca/ Partenaires /SPHQ JANVIER-FEVRIER 2000 Revue de la Société des professeurs d'histoire du Québec.Indexée dans REPERE depuis janvier 1989 Os L'AVENIR DES SCIENCES HUMAINES PdetP16 wo s 10 12 DES PROJETS EN HISTOIRE NATIONALE P10 16 18 21 22 ENCORE LUI P28 27 En couverture Maison des Ursulines, rue des Ursulines Trois-Rivieres Photo: Charlemagne VOLUME 38, N° 1 SOMMAIRE GRAFFITI e EN CETTE DERNIÈRE ANNÉE DU 20e SIÈCLE.LA SPHQ LA PRÉSIDENCE + L'AVENIR DES SCIENCES HUMAINES TEMPS FORTS e LE C.A.DE LA SPHQ POUR 1999-2000 DIVERS e LE VOLUME 37 EN UN COUP D'OEIL e LE GRSH, VOUS CONNAISSEZ ?L'ENSEIGNEMENT MOYENS D'ENSEIGNEMENT e DES PROJETS EN HISTOIRE NATIONALE J'AI VU, LU, ENTENDU e ENSEIGNER L'HISTOIRE AU LYCÉE L\u2019HISTOIRE L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE e L'APPRENTISSAGE DE L'UNI-VERS SOCIAL GRANDS ANNIVERSAIRES e AU FIL DU TEMPS | + LA PEUR DU MILLENAIRE DOSSIER « TROIS-RIVIERES, BERCEAU DE LA MILICE CANADIENNE DIVERS « LE MENETRER, GAGNANT D'UN PRIX OPUS TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FEVRIER 2000 1 (418) 626-8737 + CPIQ : FORMULAIRE D'ADHÉSION N.B.: CE FORMULAIRE DOIT ÊTRE COMPLÉTÉ PAR TOUS ET TOUTES (450) 928-8770 rT TTT TTT TTT TT TS TTT Ts TTT TTT TST TTT TTT TT TTT | IDENTIFICATION (en lettres moulées, s.v.p.) ! NOM:.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.cecrcscscccccasrcarrescerarreraseesrsavenaren annee era rar srna cena sance sacre s eee ere eee ren ecran cea seen ere nec tr EEE EEE I PRÉNOM .\u2026.\u2026.\u2026\u2026crrsrcrérercanrarererrrnerirra enr ennesesnenn era punremenee raser esse era ee see ra seras ce ne cancer ess dede cre rene Eee EAN CARE Pe EEE ec | ou NOM DE L'ORGANISME \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026ee Leccsres ares enéne sara re ense cran cerane en sera nee sa sre rare sas se ene sr snes eme ene cases esse secs desc Sec raceEE À l'attention d© \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026rrcerecreccrrrecrerener creer anarre ere né ana asen enr rene can eenen sacs eee en came ne eme ne eee rene annee ere | ADRESSE | NC errr ee TUE Luce ncececncscrnearenrsnararenserre case ser camenarare rene ca an etant en ta ea raee Shae Sete eben ses eb eR ates eR ne bees ea eee seks etn eateries ! VALLE PSS PROVINCE \u2026.\u2026.u.uurrrcsarssssrsracercecee Code postal \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.TÉLÉPHONE Résidence ( ) eee eerste etre eeeee res COURRIEL res Bureau ( eet etree eee bese aera EE EE \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 : FONCTION NIVEAU | [4d Professeur [J Primaire I [1 Étudiant [3 Secondaire: 2e[} 3el} 4e] Se] | [J Directeur J Collégial I [J Conseiller pédagogique [J Universitaire | Autres : (PrÉCISEZ) \u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.rsrirescereenenteneenmes erarars re areas A errenene te errant rene Een S'il s'agit d'un organisme : J École: [] Primaire [J] Secondaire L]Cégep I [d Commission scolaire [Ld Autre (précisez): \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026ccreerrercereenmenmenenenens cvrerereeseen émet ee seen reste ce sera rente eee ete ee eee ! ! REGION ADMINISTRATIVE (cochez votre région) j J 01 Bas-St-Laurent-Gaspésie L] 07 Outaouais {J 13 Laval | | (2 02 Saguenay-Lac-Saint-Jean [] 08 Abitibi-Témiscamingue [1 14 Lanaudière ! .| (LI 03 Québec {] 09 Côte-Nord {1 15 Laurentides | 1 [J 04 Mauricie [d 10 Nord du Québec (} 16 Montérégie I I J 05Estrie [J 11 Gaspésie-iles-de-la Madeleine [J 17 Centre du Québec 1 J 06 Montréal {1 12 Chaudigre-Appalaches [J 18 Hors Québec I | COTISATION ANNUELLE | 25 $ étudiant(e) 30 $ retraité 50 $ enseignant(e) 60 $ organisme ou institution | | RESERVE A LA SPHQ : DAE eee eee eer eee Code de la fonction \u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026ascereeenes | | | Montant co sncesce encens [J Cheque [J Mandat [J Comptant | | Expédition : carte \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.ucreesesecrececaecaserennrenessenenn ces Reçu (pour fin d'impôt) | | P.S.: Retournez avec votre cotisation à la SPHQ (adresse indiquée plus haut) { ein eee are ÉCOLE A LL SE AE RE ee ce EN CETTE DERNIÈRE ANNÉE DU XXe SIÈCLE OUTE L'AGITATION QUI A MARQUÉ \u2014 ET QUI MARQUE ENCORE I \u2014 LE PASSAGE À L'AN 2000 EST PRINCIPALEMENT DUE AU FAIT QUE, DESOR- MAIS, LE CHIFFRE DE L'ANNÉE COMMENCERA PAR UN 2 AU LIEU D\u2018UN 1.GROS CHANGEMENT! ET QUI PEUT JUSTIFIER QUE L'ON FESTOIE.CE QUI EST PLUS GRAVE, C'EST QU'UN BONNE PARTIE DE NOS CONTEMPORAINS, TROMPÉS PAR LE TAPAGE PUBLICITAIRE ET ENCOURAGÉS PAR LA COMPLICITE CRASSE DES «FAISEURS D'OPINION» HABITUELLEMENT TRÈS PROMPTS À DÉNONCER «L'INCOMPÉTENCE DES ENSEIGNANTS» ,AIENT, EN MÊME TEMPS QUE LE CHANGEMENT DE CHIFFRE, CÉLÉBRÉ LA FIN DU XXe SIÈCLE ET LE DÉBUT DU TROISIÈME MILLÉNAIRE.NOUS SAVONS BIEN, NOUS, QU'IL Y A ERREUR ! On m\u2019objectera peut-être d'histoire du Québec.A qu'il n\u2019y a pas là de quoi fouetter un chat et, dans une certaine mesure, on aura raison.Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019au plan de la rigueur, le siècle ne se terminera que le 31 décembre 2000 et que le prochain millénaire ne s'amorcera qu\u2019au début de l\u2019an 2001.C\u2019est une simple question de mathématique qui, soit dit en passant, n\u2019a rien à voir avec l'invention du zéro comme le prétendent certains.J'ai déjà consacré un article à ce sujet! , je n\u2019y reviendrai donc pas.Je ne pouvais cependant rater l\u2019occasion de remettre les calendriers à la page.Traces soulignera donc le changement d\u2019année, mais célébrera la fin du siècle et le début du millénaire dans un an.Seul, peut-être, mais au bon moment! Ceci ne nous a pas empéchés de vous préparer un numéro de qualité en cette année qui sera possiblement la derniere où nous serons l'instrument de communication de la seule Société des professeurs compter de janvier 2001, si la fusion a lieu, nous nous adresserons, de toute évidence, aux membres d\u2019un organisme regroupant les professeurs de sciences humaines du Québec.Ce qui provoquera quelques modifications.Nous approfondirons cette question au cours des prochains numéros.La section SPHQ de la présente édition est réduite à sa portion congrue.Notre président réfléchit sur l'avenir des sciences humaines, nous publions les photos et les coordonnées des membres du Conseil d'administration élu à l'automne ainsi que la liste des articles parus au cours de l\u2019année 1999.La section L'enseignement vous présente, entre autres, des projets à réaliser avec vos élèves de 4e secondaire.Vous trouverez enfin, dans la section L'histoire, une réflexion sur l'apprentissage de l'univers social.La rubrique Grands anniversaires vous propose «Au fil du temps» qui souligne les événements JEAN-CLAUDE RICHARD DIRECTEUR \u2014 TRACES intéressants s'étant produits au cours des années 25, 50, 75 et 00 depuis 2000 ans, et «La peur du millénaire» qui analyse sommairement le courant de«catastrophisme» annoncé qui semble sévir a la veille des changements de siècles.Vous pourrez enfin prendre connaissance d\u2019un dossier sur les liens qui unissent Trois-Rivières à l\u2019histoire de la milice canadienne.Voilà qui n\u2019est pas mal pour un début d'année! Ouf! j'ai presque écrit «une fin de siècle»! Faut se méfier de l\u2019environnement.Je vous souhaite une bonne année, allez, et une bonne lecture.Et n'oubliez pas de renouveler votre adhésion à la SPHQ, comme on vous le recommande en page 28.5i, si! il faut le faire rapidement.Sinon.vous serez privés de Traces, ce qui n'est sûrement pas ce que vous souhaitez.A la prochaine.1.«En fin, l\u2019an 2000 !», Traces, Vol.35, N° 1 (janvier-février 1997): 34-35.TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FEVRIER 2000 3 LA PRÉSIDENCE L\u2019AVENIR DES SCIENCES HUMAINES GRÉGOIRE GOULET PRÉSIDENT \u2014 SPHQ E VOUS AVAIS MENTIONNÉ QUE JE REVIENDRAIS SUR LES NOUVEAUX PROGRAMMES DANS LA REVUE DE L'ANNÉE 2000.NOUS Y VOILÀ.NOUS AVONS, AU COURS DU MOIS DE JANVIER, TRAVAILLÉ SUR LA PRÉSENCE DES SCIENCES HUMAINES AU PRIMAIRE.NOTRE TÂCHE A ÉTÉ RENDUE PLUS ; FACILE PUISQU'UN SOUS-COMITÉ DE CONSEILLERS PÉDAGOGIQUES EN MONTÉRÉGIE A ÉLABORÉ UN RAPPORT TRÈS DOCUMENTÉ ET PERTINENT SUR CE SUJET.NOUS SOMMES INQUIETS DE L'ABSENCE D'UN ÉVEIL AUX SCIENCES HUMAINES AU PREMIER CYCLE DU PRIMAIRE ET NOUS EN FAISONS PART À LA DIRECTION DE LA FORMATION GÉNÉRALE DES JEUNES.VOICI LA LETTRE QUE NOUS AVONS ADRESSÉE À MONSIEUR FRANÇOIS LEGAULT, MINISTRE DE L'ÉDUCATION: Monsieur François Legault, ministre Cabinet du Ministre Ministère de l'Éducation 1035, de la Chevrotière, 16e étage Québec, (Québec) GIR 5A5 OBJET: Absence d\u2019apprentissage de l'univers social au premier cycle du primaire Monsieur le Ministre, La décision du ministère de l'Éducation de faire commencer l'apprentissage formel du domaine de l'univers social seulement au début du deuxième cycle du primaire inquiète vivement la Société des professeurs d'histoire du Québec.Tel que mentionné dans une lettre qu'elle vous adressait en juin 1999, elle est surprise de la décision d'évacuer les apprentissages essentiels de l'univers social au premier cycle du primaire.4 TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FEVRIER 2000 Lors d\u2019une rencontre que nous avons eue avec la directrice de la Formation générale des Jeunes, Madame Margerait Rioux- Dolan, nous avons soulevé ces interrogations et exprimé nos inquiétudes quant à la prise en charge par les disciplines obligatoires du premier cycle, de l\u2019apprentissage de l'univers social par le biais des tâches intégratrices.D'ailleurs, nous voudrions porter à votre attention quatre éléments qui nous semblent être des points légitimes à considérer: e Le programme proposé au deuxième cycle du primaire s'inscrit dans un cadre hors contexte pour les enfants de cet âge puisqu'ils doivent débuter leur apprentissage avec des connaissances qui sont loin d'eux, comme l'étude de sociétés de l'époque 1500.* Les concepts de temps, d\u2019espace et de société, que les jeunes doivent prendre en considération, ne pourront être pris en charge par les autres disciplines parce que les démarches sont différentes et que la construction des concepts est spécifique à chacune.* La construction des concepts de temps, d'espace et de société qui sera faite dans les matières obligatoires, bien que pertinente, ne pourra répondre de façon adéquate aux apprentissages, capacités, habiletés et compétences de l'univers social exigés par les programmes des deuxième et troisième cycles du primaire et, à fortiori, par ceux du secondaire: - Parce que temps mathématique et temps historique sont deux choses différentes.- Parce qu'espace géométrique et espace géographique ne sont pas synonymes.- Parce que le concept de société, sous ses diverses dimensions, n\u2019est qu\u2019effleuré.La mise en place, dès le début de la scolarité de l\u2019élève, d'activités reliées aux apprentissages essentiels dans le domaine de l\u2019univers social doit être assurée.Elles doivent être bien définies dans le Programme de formation et à la portée de l'enfant du premier cycle (sa famille, son milieu, son école et sa société).Les tâches intégra- trices qui seront suggérées devront faire partie intégrale des apprentissages dans les autres disciplines.Nous Fiche eg dans! Jour pere Dé, TOUS fle (anse Glin gel pls enfant prima Fem; Mess isi ng fie dérel fsa a ds ge bon ¢ omy Probl lig dip La dans, Sous bu, (omy Yong i dim Cou Pre Tai | Pug typ sp, Um dg qe les.gi a Ide od ur 5 k de joes sel » de être ; le net du il.19 1d pi ne et y Nous croyons que c\u2019est une tâche très difficile pour les enseignantes et les enseignants dans le contexte actuel de leur formation ou de leur perfectionnement.Déjà, certains organismes vous ont fait mention d\u2019une telle lacune.Mentionnons le Conseil supérieur de l\u2019Éducation qui recommande un éveil aux sciences humaines plus important chez les enfants au premier cycle du primaire.La Commission permanente des programmes se surprend d\u2019une telle décision parce qu\u2019elle voit une grande difficulté de faire une continuité dans le développemen\u2019 les apprentissages de l'univers social, en débutant en troisième année du primaire l\u2019acquisition d\u2019habiletés reliées à ce domaine.Elle voit aussi les problèmes engendrés par l'appropriation par d\u2019autres disciplines de telles habiletés.L'appréhension est telle, dans certains milieux, qu\u2019un sous-comité des sciences humaines regroupant les commissions scolaires de la Montérégie a produit un avis sur la question.Il a démontré, hors de tout doute, les problèmes d\u2019apprentissage que provoquerait la mise en marche du programme dans sa forme actuelle.Le Groupe des responsables des sciences humaines (GRSH) s\u2019est aussi penché sur la question et appuie sans réserve les avis exprimés par le sous- comité de la Montérégie, formé en majorité de conseillers pédagogiques.La SPHQ recommande donc un programme en bonne et due forme au premier cycle du primaire pour les raisons suivantes: * assurer une réponse adéquate aux pré-requis permettant d'entreprendre les deuxième et troisième cycles du primaire * répondre à l'absence de culture historique ou de conscience sociale souvent reprochée aux jeunes * atteindre une prise en charge des concepts de façon cohérente, linéaire et adaptée aux élèves tout au long de leurs études primaires et secondaires.Nous faisons appel à vous, Monsieur le Ministre, parce que nous croyons que vous serez sensible à l'appel de notre société pour que l\u2019apprentissage de l'univers social, au sein du programme des programmes, soit une réussite pour les sciences humaines.Grégoire Goulet, Président Société des professeurs d'histoire du Québec Rapport de la Montérégie Vous trouverez, sous la rubrique L'histoire qui s'enseigne de la section L'enseignement, le résumé du texte du rapport de la Montérégie comme source de renseignements.Fusion?L'année 2000 est arrivée sans bogue, mais pleine de nouveautés à venir pour la Société.Nous allons, au cours des mois qui viennent, travailler sur la préparation d'un colloque d'orientation qui permettrait aux membres de s'exprimer sur les changements souhaités dans l'élaboration des nouveaux programmes.Ceci ne touche en rien la démarche entreprise au MEQ pour tous les domaines d'apprentissage quant aux compétences et aux habiletés que nos jeunes doivent acquérir et maîtriser.Nous aborderons, d'ici le printemps, la question épineuse de la fusion des trois sociétés de sciences humaines.Un comité de six personnes améliorera le document remis aux congressistes, à l'automne, sur la faisabilité d\u2019un tel regroupement.Une consultation s\u2019ensuivra.Quelle forme prendra-t-elle?La prochaine revue vous révélera la façon dont la société pourra recevoir l\u2019avis de ses membres sur ce dossier.TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 5 DATE À RETENIR COLLOQUE 2000 NOUVEAUX PROGRAMMES La SPHQ est à organiser un colloque dans le but de sensibiliser ses membres aux programmes d'histoire par compétences.Au moment de mettre sous presse, nous pouvons vous indiquer que ce colloque aura lieu: à Montréal le 19 juin 2000 Consultez votre prochain numéro de Traces pour plus de détails au sujet de l'horaire et de I'emplacement exacts. Président Grégoire GOULET 7260, Place Verneuil Charlesbourg (QC) G1H 4G4 Tél.: (rés.): (418) 622-0252 (bur.): (418) 872-9836 #2226 Télécopie : (418) 872-8142 greggoulet@videotron.ca & TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 Vice-président Pierre LAPERRIÈRE 10 583, Péloquin Montréal (QC) H2C 2K4 Tél.: (rés.): (514) 387-3128 (bur): (450) 455-9311 #7313 Télécopie : (450) 455-0074 citrouil@total.net Responsable de dossier Rolland GLAUDE 151, rue St-Christophe St-Denis-sur-Richelieu (@C) JOH TKO Tél.: (rés.): (450) 787-3550 (bur): (514) 931-9481 #254 Télécopie : (514) 931-6118 glaudero@selwyn.ca Responsable de dossier Réal NADEAU 3895, rue de l\u2019Église Ste-Rosalie (QC) JOX 1X0 Tél: (rés.).(450) 799-4928 (bur.): (450) 773-7478 Télécopie : (450) 773-1412 realnadeau@hycgocable.ca gagnonmarjolaine#hotmail.com Secrétaire France PARENT 770,115e avenue Drummondville (QC) J2B 4J1 Tél.: (rés.): (819) 478-8515 (bur): (819) 474-0750 Télécopie : (819) 474-0858 parentfrance@hotmail.com Responsable de dossier Johanne NOISEUX 389, de Ramsay Mont Saint-Hilaire (@C) J3H 2W4 Tél.: (rés.): (450) 464-7189 (bur): (450) 773-7478 Télécopie : (450) 773-1413 jnoiseux@colba.net Responsable de dossier Marjolaine GAGNON 545, rue des Colibris Chicoutimi (QC) G7H 5R1 Tél.: (rés.): (418) 549-0734 (bur.): (418) 543-4440 Télécopie : (418) 543-1716 Trésorier Jacques DÉCARIE 10 805, rue Verville Montréal (QC) H3L 3G1 Tél.: (rés): (514) 334-4768 (bur.): (450) 662-5552 Télécopie : (450) 662-5553 fe391801@er.ugam.ca Responsable de dossier Ghislaine COUTURIER 125, de ia Presqu'île Saint-Nicolas (@C) G7A 2R9 Tél.: (rés): (418) 839-6814 (bur.): (418) 831-9545 Télécopie : (418) 831-8546 Représentante des étudiants Geneviève BOIVIN 2447, rue Jean-Durand #6 Sainte-Foy (QC) G1V 4L2 Tél.: (rés): (418) 654-1930 genboivin@yahoo.fr TON FEMA LE VOLUME 37 EN UN COUP D\u2019OEIL COMITE DE REDACTION TRACES L'ENSEIGNEMENT PERFECTIONNEMENT e Pour un enseignement plus efficace Céline Dion-Desjardins, # 1 PLANIFICATION PÉDAGOGIQUE e Le module 7 en histoire 214 Laurent Lamontagne, # 1 e Athènes et Rome dans l'Antiquité Laurent Lamontagne, # 4 DIDACTIQUE e Les fondements de la didactique de l'histoire Éric Bouchard et Mathieu Fréchette, # 3 MOYENS D'ENSEIGNEMENT e Le roman historique en classe Pierre Gingras, # 2 e Une recherche historique Mélanie Boulianne, # 4 e La musique au service de l'histoire (2) Pierre Gingras, # 4 e Du Moyen Age a la Nou- velle-France Lise Roy, # 4 L\u2019'ÉVALUATION e Convertir et modérer Jean-Claude Richard, # 2 ES SECTIONS ENSEIGNEMENT ET HISTOIRE DE TRACES RECÈLENT DES RÉFLEXIONS ET DES ANALYSES SUR PLUSIEURS SUJETS RELATIFS À L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE.LE LECTEUR TROUVERA CI-APRÈS UNE LISTE DE TOUS LES ARTICLES PARUS SOUS CES DEUX SECTIONS EN 1999, AVEC L'IDENTIFICATION DES AUTEURS, DES RUBRIQUES ET DU NUMÉRO DE L'ÉDITION.!L POURRA AINSI RETROUVER RAPIDEMENT ET FACILEMENT UN TEXTE QU'IL AURA REMARQUÉ.LA RECHERCHE e Didactique de l'histoire et de la géographie Robert Martineau et Suzanne Laurin, # 4 DOCUMENT e Sur la réforme du curriculum Robert Bisaillon, # 2 DOSSIER e Enseigner l\u2019histoire nationale en 1919 Mario Filion, # 1 L'HISTOIRE L'HISTOIRE QUI S'ENSEIGNE « «Monsieur, à quoi ça sert l\u2019histoire?» Pierre Beaudoin, # 1 * Ma conception de l'histoire Mario Mimeault, # 2 # Le Prix du Gouverneur général Jean-Claude Richard, # 4 GRANDS ANNIVERSAIRES * Au fil du temps Jean-Claude Richard, # 1 * Socrate: un personnage énigmatique Christian Gilbert, # 2 e L'Inquisition Christian Gilbert, # 3 e Vladimir Oulianov Christian Gilbert, # 4 REPÈRES « La guerre Jean-Claude Richard, # 2 e L'Acte de Québec Mario Filion, # 3 J'AI VU, LU, ENTENDU e Sur les Relations des Jésuites Albert Dallard, # 1 e Les Patriotes à l'écran Comité de rédaction, @ 1 Les grandes glaciations Pierre Gingras, # 2 e Si c'est un homme Albert Dallard, # 3 * Le roman de Julie Papineau Suzanne Richard, # 3 « Contes et légendes du Québec André Charette, # 4 * Yukon francophone et double mémoire Jean-Claude Richard, # 4 LA RECHERCHE * Les Loyalistes du Québec Karine Faivre, # 3 DIVERS e Des Québécois à Ottawa Jean-Claude Richard, # 1 TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 LE GRSH VOUS CONNAISSEZ?ROLLAND GLAUDE REPRÉSENTANT DE LA SPHQ AU GRSH el POUR CEUX QUI NE SERAIENT PAS FAMILIERS AVEC LE GRSH (GROUPE DES RESPONSABLES DE SCIENCES HUMAINES) RAPPELONS BRIÈVEMENT SON HIS- I TORIQUE: A LE GRSH A ÉTÉ CRÉÉ EN 1985.IL EST COMPOSÉ D'AU MOINS UN(E) REPRÉSEN- ® TANT(E) POUR CHACUNE DES REGIONS DU QUEBEC.SES OBJECTIFS SONT LES 0 SUIVANTS: 1) REGROUPER LES CONSEILLÈRES ET CONSEILLERS PÉDASOGIQUES ET | RESPONSABLES DE SCIENCES HUMAINES AUX ORDRES PRIMAIRES ET g SECONDAIRES DU QUEBEC; D.2) ÉCHANGER DES RENSEIGNEMENTS, SE CONSULTER, SE RESSOURCER ET AUSSI A ELABORER ET REALISER DES PROJETS COMMUNS; le 3) FAVORISER LA COMMUNICATION ENTRE LES DIVERSES INSTANCES EN EDUCATION ET LE MILIEU SCOLAIRE; \u2019 4) OFFRIR AU MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION DES AVIS EN SCIENCES HUMAINES.m VOICI LE PROGRAMME DES RÉUNIONS QUE LE GRSH SE PROPOSE DE COUVRIR M POUR LE SEMESTRE QUI VIENT: | 11 FEVRIER, IMPLANTATION DE L'OBJECTIF 7.3, ANIMATEUR: M.CLAUDE MIVILLE 7 AVRIL, APPRENTISSAGE COOPÉRATIF ANIMATEUR: M.CHARLES CHOINIÈRE ( le 2 JUIN, SCÉNARIO EN GÉOGRAPHIE, ANIMATEUR: M.JEAN LAVOIE.à TERMINONS EN RAPPELLANT QUE LE GRSH SE RÉUNIT 5 FOIS L'AN ET QUE LA SPHQ Fai ffre à b SIÈGE, À TITRE D'OBSERVATEUR, LORS DE CES REUNIONS.ai une offre a I vous faire J voir page 28 | 0 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 i \u2014\u2014\u2014 - Concours franco-québécois en matiére de culture historique et de maitrise du francais et des technologies de l'information et de la communication POUR UNE TROISIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE, LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION DU QUÉBEC ET LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE, DE LA RECHERCHE ET DE LA TECHNOLOGIE EN FRANCE, EN COLLABORATION AVEC LE MINISTÈRE DES RELATIONS INTERNATIONALES DU QUÉBEC ET LE MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE FRANCE, ORGANISE LE CONCOURS SCOLAIRE \u201cHISTOIRES CROISÉES: HISTOIRES DE VIES FRANCO-QUÉBÉCOISES».LE CONCOURS S\u2019ADRESSE AUX ÉLÈVES DES CLASSES DE 4E ET 5E SECONDAIRE, INSCRITS EN FORMATION GÉNÉRALE DES JEUNES, DANS LES ÉCOLES PUBLIQUES ET PRIVÉES DU QUÉBEC ET AUX ÉLÈVES DE TROISIÈME DES COLLÈGES ET DE SECONDE DES LYCÉES PUBLICS ET PRIVÉS SOUS CONTRAT EN FRANCE.Nature de l\u2019oeuvre à réaliser Les équipes franco-québécoises participantes formées de 3 élèves québécois et de 3 élèves français, encadrées par leurs tuteurs respectifs, doivent produire, sous la forme de pages Web, une histoire croisée racontant une histoire de vie franco-québécoise concernant des personnages réels ou imaginaires.L'oeuvre doit comporter entre 5 500 mots et 8 500 mots.Modalités de participation Les groupes de 3 élèves et leur tuteur peuvent s\u2018inscrire en remplissant, en ligne, la fiche disponible sur le site Internet de la collaboration franco-québécoise en éducation : http://concours2000.educationquebec.qc.ca.Ces groupes doivent se jumeler, en ligne, à un groupe outre-Atlantique.Les équipes recevront confirmation de leur jumelage et devront déposer leur site Web sur le serveur de leur choix au plus tard le 12 mai 2000.Prix à gagner Les équipes (élèves et tuteurs) qui se verront décerner les trois premières places par un jury franco-québécois gagneront un voyage d'une durée de 10 jours en France pour les Québécois et au Québec pour les Français.Les prix comprennent le transport, le logement, les repas, les assurances et des activités éducatives et culturelles.Les autres dépenses sont à la charge des gagnants.Les familles des participants s'engagent à accueillir un coéquipier d'outre-mer durant les trois premiers jours du séjour.Des commanditaires ont offert de récompenser d'autres participants dont les oeuvres auront été sélectionnées par le jury.information Pour plus de détails, consultez le site Internet du concours : htip://concours2000.educationquebec.qc.ca.Las | = _ MES eee TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FEVRIER = Qo oO Oo © JEAN-CLAUDE RICHARD COMITÉ DE RÉDACTION \u2014 TRACES VOUS SOIENT UTILES.Sylvain Christin Finaliste au Prix du Gouverneur général pour l\u2019excellence en enseignement de l\u2019histoire nationale, 1998-1999.N ME DEMANDE SOUVENT D'APPORTER DES EXEMPLES DE TÂCHES INTÉRESSANTES À ASSIGNER À DES ÉLÈVES DU SECONDAIRE DANS LE CADRE DES COURS D'HISTOIRE.JE SUIS ÉVIDEMMENT À L'AFFÜT DE TOUT CE QUI PASSE.ET, COMME J\u2019AI TOUJOURS PARTAGÉ MES TROUVAILLES AVEC TOUS CEUX \u2014 ET TOUTES CELLES! \u2014 QUI TEMOIGNAIENT QUELQUE INTÉRÊT, JE VOUS PROPOSE TROIS PROJETS TIRÉS DES PLANS DE COURS DE MONSIEUR SYLVAIN CHRISTIN, ENSEIGNANT AU COLLÈGE JEAN-EUDES, À MONTRÉAL.CHACUN DE CES PROJETS EST ORIGINAL, DYNAMIQUE ET EMBALLANT.ON COMPRENDRA QUE LEUR CONCEPTEUR AIT ÉTÉ CHOISI COMME FINALISTE DE L'ÉDITION 1998-1999 DU PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL POUR L'EXCELLENCE EN ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE CANADIENNE (VOIR TRACES, VOL.37, #4).JE REMERCIE LA SOCIÉTÉ NATIONALE D'HISTOIRE DU CANADA DE NOUS AVOIR AUTORISÉ À REPRODUIRE CES PROJETS.QU'ILS PROJET #1 Entrevue avec un personnage de la Nouvelle- France Contexte Une machine à voyager dans le temps a récemment été inventée et un tirage au sort parmi les meilleurs historiens a favorisé votre équipe.Vous êtes donc envoyés pour réaliser une entrevue exclusive avec un personnage marquant de la Nouvelle-France.Tâche Comme le temps de ce premier voyage est limité, vous devez produire dix questions que vous adresserez à la personnalité rencontrée.Votre but est évidemment d\u2019accumuler les renseignements sur le personnage de façon à le mieux connaître.À votre retour, il vous faudra remettre les questions et 10 TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 les réponses à l'éditeur du magazine avec lequel vous collaborez.Équipe Elle sera composée de deux personnes.Choix de la personnalité Quarante personnalités apparaissent sur une liste.Le hasard fait toujours bien les choses.Exigences de l'éditeur * Toutes les questions adressées au personnage rencontré devront être du type «ouvertes».e Sur les dix questions posées, trois devront contenir une affirmation à laquelle le personnage rencontré réagira.e Sur les dix questions posées, deux devront établir un lien entre aujourd\u2019hui et l\u2019époque à laquelle a vécu le personnage.* Toutes les questions et les réponses seront traitées a l'informatique.Le travail sera remis à l'éditeur accompagné de trois documents parmi les quatre suivants : 1.Portrait du personnage ; 2.Ligne du temps constituée de cinq dates de l'histoire du Québec et de trois dates importantes dans la vie du personnage ; 3.Une carte géographique ayant rapport avec le personnage ; 4.Une bibliographie.PROJET #2 8 \u2019 La sodddlé canadienne française au DIT siècle Contexte Le Musée de la vallée du Saint-Laurent, musée consacré à la vie sur les rives du St-Laurent au XIXe siècle, ouvrira ses portes au printemps prochain.II a pour objectif de présenter au grand public les nombreux changements et bouleversements qui surviennent au Québec (précédemment appelé: Bas-Canada, Canada-Est) et au Canada (précédemment appelé: Haut-Canada et Bas- Canada, Canada-Uni) au cours du XIXe siècle.fo Mu Gant fish ha \"ha * du Tâche ore ¢ du ser ; bons valeur de réal del legs Ei Cpr lip bol Lu fees à TS à è de Ni les me; os de td | dans gue per- qu al at ott Bas Le Musée de la vallée du Saint-Laurent présentera les trois thèmes suivants : e changements sociaux; * changements politiques; e changements économiques.Tâche Votre équipe oeuvre au sein du service des communications du Musée.Le conservateur vous confie la tâche de réaliser le dépliant-guide de l\u2019un des trois thèmes de l'exposition.Équipe Ce projet sera réalisé en équipe de deux personnes.Évaluation PROJET # 3 Communiqué de presse - publication immédiate Montréal, 15 mars 1999.STOP.Projet # 3 STOP.30 ans au XXv sie- cle.STOP.Contexte.STOP.Agence de presse Canada-Québec.STOP.Choisir trois excellents reporters.STOP.Urgent.STOP.Événements cruciaux à couvrir, STOP.Expédier rapidement reporters endroits suivants.STOP.New York - 1929 - Krach.STOP.Ottawa - 1930- 1945 - Krach - 2e guerre mondiale.STOP.Québec - 1944- 1959 - Duplessis.STOP.Faire parvenir dépêches à Montréal.STOP.Rédacteur en attente.STOP.Rédacteur doit écrire éditorial.STOP.Tâche.STOP.Rédiger trois dépêches.STOP.Communiquer dépêches sous forme télégraphique.STOP.Reportages couvriront faits saillants.STOP.Respecter trois sujets imposés.STOP.Il faudra aussi inclure un éditorial rédigé en un texte continu.Équipe.STOP.Quatre personnes.STOP.Source.STOP.Manuel: Je me souviens.STOP.Pages.372-453.STOP.Exigences à respecter.STOP.1.Total textes écrits ordinateur: 4 STOP.a) 3 dépêches: New York - Ottawa - Québec.STOP.b) Soumettre un éditorial qui offrira au lecteur une syn- thése de ces trois éléments.2.Rédaction textes.STOP.a) 3 dépéches:télégrammes.STOP.Présenter événements essentiels.STOP.50 mots chacune.STOP, b) Un éditorial de 200 mots.3.Chaque dépêche accompagnée par 3 photos - cartes géographiques.STOP.a) Total illustrations: 9 STOP.b) Produire travail noir - blanc.STOP.c) Sources illustrations:photocopies - CD Rom Internet.STOP.d) Légendes obligatoires.STOP.4.Assemblage composantes travail.STOP.a) Maximum 5 pages.STOP.Incluant page présentation CJE.STOP.Référence agenda CJE.STOP.b) Présenter l'éditorial accompagné d'un titre sur une page.c) Introduire dépêches respectant ordre chronologique.STOP.d) 1 dépêche avec 3 illustrations par page.STOP.Avec titre pour dépéche.STOP.Avec légendes pour illustrations.STOP.5.Format papier: 8,5 x 11.STOP.Date de tombée: 15 mai STOP.En classe.Rémunération imposée aux reporters: 10%.STOP.4e étape STOP.URGENT - URGENT - URGENT - URGENT- URGENT Ne refusez pas mon offre ! voir page 28 TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 11 ENSEIGNER L\u2019HISTOIRE AU LYCÉE ÉTIENNE ROULEAU ETUDIANT AU B.E.S.(1997) \u2014 UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL LE DERNIER LIVRE DE NICOLE LAUTIER!, ENSEIGNER l\u2019HISTOIRE AU LYCÉE, PARU RÉCEMMENT CHEZ ARMAND COLIN/MASSON, S'INSCRIT DANS UNE PÉRIODE DE VIF QUESTIONNEMENT DANS LE MILIEU HISTORIQUE FRANÇAIS SUR LA DISCIPLINE HISTORIQUE, TANT AU PLAN DE LA RECHERCHE l'ENSEIGNEMENT DE l\u2019HISTOIRE AUX DIFFÉRENTS ÉCHELONS DU MILIEU SCOLAIRE.ENSEIGNER L'HISTOIRE AU LYCÉE UNIVERSITAIRE Cette période de remise en question est même évoquée par certains bonzes de l\u2019historiographie française dans les termes d\u2019une crise de la discipline?.Influencée par ce contexte d'incertitude sur la discipline et par le foisonnement intellectuel que cela entraîne, l\u2019auteure dresse un portrait de l'enseignement de l\u2019histoire au lycée et cerne les enjeux intrinsèques à l\u2019enseignement de la discipline aux adolescents en identifiant des pistes de questionnement essentielles au mûrissement de la réflexion chez les enseignants d'histoire, tant sur leur discipline que sur les difficultés typiques de son enseignement comme de son apprentissage.Cette démarche doit ainsi mener à identifier un rigoureux idéal d\u2019enseignement à atteindre, tout en ayant le souci de l'intégrer au réel en rendant compte des différentes contraintes qui sont l'apanage du professeur de lycée: contraintes de l\u2019environnement de la classe; contraintes des programmes et des manuels; «permanence dans les contraintes objectives et subjectives de la chronologie, dans 12 TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 EN HISTOIRE QU'AU NIVEAU DE la complexité de toute recherche de causalité».Pour réussir son pari, Nicole Lautier mise sur le croisement de différentes approches relevant de I'épistémologie de l\u2019histoire, des finalités éducatives, de la gestion du groupe, des attentes institutionnelles et des besoins des élèves.L'auteure concilie ses différentes approches en se basant sur plusieurs recherches menées entre 1993 et 1996 auprès d'enseignants, d\u2019inspecteurs ou autres individus liés à l'enseignement de l\u2019histoire au lycée et sur des sources diversiflées provenant de divers champs d\u2019études (histoire, didactique, philosophie, sociologie.).Dans son ouvrage, I'auteure aborde donc diverses questions, en fonction des approches qu'elle privilégie à tel ou tel moment, dans six parties distinctes et originales selon le découpage suivant: 1) Une histoire explicative, 2) La compréhension de l'histoire, 3) Une culture historique, 4) Penser le temps, 5) De la logique de la communication à la logique de l'apprentissage et 6) Profession: professeur d'histoire.De ce découpage se dégage une idée maîtresse qui anime les propos de l'auteure d\u2019une couverture à l\u2019autre.Cette idée, grandement appuyée sur la réflexion épistémologique de l'histoire d\u2019un grand négligé de la philosophie morale française, Paul Ricoeur*, prône une réutilisation modifiée de la structure narrative comme moyen d'enseignement puisque la structure narrative, le récit, est le moyen naturel de penser le temps pour les profanes de l\u2019histoire.L'insertion des travaux de Paul Ricoeur par Nicole Lautier dans la réflexion didactique historique est lourde de conséquences: en ramenant la forme narrative, l'auteure remet inévitablement en question le type d\u2019enseignement prévalant actuellement au lycée.Ainsi, que l'enseignant privilégie un modèle basé sur une diachronie logique en présentant l'événement entre l'avant et l'après; qu\u2019il préfère une reconstruction rétrospective en présentant d'abord l'après pour en rechercher les éléments explicatifs; que son modèle explicatif soit axé sur la primauté des personnages historiques en faisant ressortir l'importance de leurs actions comme bâtisseurs de l\u2019histoire; ou, finalement, que le modèle de l'enseignant soit davantage d'influence braude- liane [imps mao Jaco ment mes; mode ré qe Lauti wld de rock est in ln causa ls pi Pour Ue Inge pour Nig] Sp Vaux vl folk bie leurs temp Ne g ing uy fue le g tong teu Qe Tay Pb, trois | de i hy ili Ric tiny Ri le a Mme pu ele rel les L'n- Paul Iter ue a ih JG a iy le ie Eu une pre ire fe tr at èh ons bk pr his il jos his pk at i lienne en voulant souligner l'importance de l'analyse macro-économique pour saisir la complexité du développement des structures modernes; bref, peu importe le modèle explicatif sélectionné par l'enseignant, Nicole Lautier s'interroge sur la validité et sur la pertinence de son utilisation comme procédé explicatif, puisqu'il est inévitablement basé sur la primauté du lien de causalité dont elle illustre les pièges et les faiblesses\u201d.Pour appuyer le recours à une structure narrative dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire pour remplacer la causalité, Nicole Lautier discute, en s'appuyant ici sur les travaux de la psychologie développementale, de la difficulté conceptuelle de penser le temps.Elle constate d\u2019ailleurs que les marqueurs temporels des adolescents ne sont pas tellement les années ou les siècles, mais plutôt des moments de ruptures telles les inventions, les guerres ou les révolutions.Dans cette lignée, l\u2019au- teure constate également que la conceptualisation naturelle de l\u2019histoire par les profanes s'effectue selon trois procédés: 1) le jugement de valeurs d\u2019un phénomène historique en ayant recours à l'identification (le Même de Ricoeur) ou à la différenciation (l'Autre, toujours de Ricoeur); 2) le recours à l'analogie et 3) les schèmes d'accueil socialement reconnus de la mémoire collective.Pour réussir à transcender ce niveau de connaissances spontanées et pour transmettre une culture historique raisonnée permettant d'accroître le vocabulaire, les références historiques et l\u2019esprit critique, Nicole Lautier favorise différentes démarches de généralisation: 1) la sémantique des concepts; 2) l'explication des modèles et 3) le raisonnement analogique.Cependant, pour hausser le développement de l'esprit critique, pour «atteindre la bonne distance critique», elle favorise l\u2019utilisation de la structure narrative, car elle permet de rejoindre les adolescents sur leur terrain de connaissances pour, ensuite, les entraîner dans le giron de la connaissance historique.En ce sens, l\u2019école doit assumer le rôle de liant vulgarisateur en insérant le récit profane au récit historique comme élément ludique de la leçon pour éviter que ce ne soit les autres milieux de socialisation \u2014 familles, amis, télévision \u2014 qui en portent la responsabilité.Le recours à la structure narrative favorisée par Nicole Lautier ne veut pas dire que cette dernière encourage le retour à un apprentissage passif, loin de là.Pour l\u2019au- teure, il faut modifier la logique de l'enseignement de sorte que l'enseignant ne soit plus seulement perçu comme un dispensateur de connaissances.Il doit également jouer le rôle d\u2019animateur dans l'apprentissage en proposant divers types d\u2019exercices: exercices de périodi- sation visant à entraîner les jeunes à penser le temps en les habituant à fixer des bornes temporelles plutôt qu\u2019en leur soumettant des chronologies continuellement élaborées à l'avance; des exercices de raisonnement comparatif pendant lesquels les adolescents peuvent structurer leur raisonnement analogique en étant orientés et contrôlés par l'enseignant et, finalement, des exercices de généralisation en proposant des niveaux de lecture et d'écriture appropriés.Ainsi, on dépasserait les actuelles critiques de sources et la pro- blématisation.En somme, l'ouvrage de Nicole Lautier me paraît essentiel à l'élaboration d\u2019une réflexion critique de l\u2019enseignement de l'histoire aux adolescents.Que l\u2019on partage ou non son approche de l'enseignement de l\u2019histoire, son ouvrage ne peut que stimuler le questionnement des structures d\u2019enseignement des enseignants.A ceux et celles qui misent sur la causalité pour transmettre une compréhension de l\u2019his- TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 13 toire à leurs élèves, cette rétlexion leur permettra d'en éviter les pièges en les rendant conscients de pratiques auxquelles ils et elles n'auraient pas suffi-sam- ment réfléchié.Quant aux autres, qui s'interrogent déjà sur leurs procédés d\u2019enseignement, voici un ouvrage proposant des alternatives intéressantes soutenues par une réflexion théorique importante, une érudition notable et une profonde compréhension du milieu des lycées.NOTES 1.Nicole Lautier a enseigné au lycée et au collège en plus d\u2019animer de nombreux stages MAFPEN et de participer à des recherches INRP Actuellement, elle est maître de conférences à l'université de Picardie- Jules-Verne où elle enseigne la psychologie sociale de l'éducation.Elle a publié À la rencontre de l'histoire, Presses universitaires du Septentrion, 1997, contribué à Histoire et sociologie, positions épistémologiques et position didactique, dir.P.ANSART, N.BAIL- LARGEON, éditions Logiques, Montréal, 1996 et à L'histoire en partage, dir.H.MONIOT, M.SERWANSKI, éditions Nathan, 1994.2.Concernant la réflexion sur la discipline historique ou sur la crise de l\u2019histoire, on peut lire Gérard Noiriel, Sur la « crise » de l'histoire, Paris, 14 TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 Belin, 1996; pour des informations complémentaires sur la même question, on peut se référer au numéro spécial de la revue Sciences Humaines: « L'histoire aujourd\u2019hui.Le métier d\u2019historien, les grands courants, les champs de recherche », Sciences Humaines, N° 18, sept./oct.1997 (hors série) et a son excellente bibliographie.3.Nicole Lautier, Enseigner l'histoire au lycée, Paris, Armand Colin/Masson, 1997, p.2-3.4.Pour se référer directement à la réflexion de Paul Ricoeur, consulter les trois tomes parus au milieu des années 1980: Paul Ricoeur, Temps et récit, Paris, Seuil, t.1, 1983, t.IIL, 1985.5.Les pièges de la causalité soulignés par Nicole Lautier sont divers.En voici un exemple: on peut facilement vouloir chercher des coupables plutôt que de s\u2019interroger sur les circonstances pouvant mener à une transformation au sein de la société.6.À ce propos, les recherches que Nicole Lautier a utilisées pour son ouvrage montrent que, dans bien des cas, les enseignants ne sont pas toujours conscients des procédés qu'ils utilisent, ni des interprétations qu'ils livrent, ni de leurs portées.Ce qui serait explicable de deux manières: les enseignants n\u2019ont pas et ne peuvent pas avoir une connaissance aussi approfondie de chacune des périodes enseignées et ils n\u2019ont pas toujours le temps de s\u2019interroger comme il le faudrait en raison du rythme effréné d'une année scolaire.N\u2019OUBLIEZ PAS ! NOTEZ À VOTRE AGENDA LES DATES DU PROCHAIN CONGRÈS DES SCIENCES HUMAINES À QUÉBEC DU 12 AU 15 OCTOBRE 2000 HÔTEL PLAZA SAINTE-FOY mr ten Des gagnants reçus en grande pompe à l'Hôtel du Parlement minutes de la capitale La COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE DU QUÉBEC invite les élèves de 4\u20ac secondaire à scénariser et à enregistrer une Minute ?sur une audiocassette une Capsule d'une minute sur un personnage historique lié à Québec.En avril 2000, chacune des dix équipes gagnantes remportera une bourse de 400$ et verra son SCÉNArIO réalisé de façon professionnelle, et diffusé à l\u2018échelle nationale.Communiquez avec DSA Jeunes.TÉLÉPHONE : (514) 282-1669 TÉLÉCOPIEUR: (514) 844-1594 COURRIER ÉLECTRONIQUE : dsa@dsajeunes.qc.ca ADRESSE : DSA Jeunes, 4853, rue Henri-Juhen Montréal (Québec) H2T 2E2 Le 28 mai 1999, les 10 équipes gagnantes du concours se sont vues remettre chacune un prix de 400$, à l'Hôtel du Parlement, en compagnie de leurs enseignants et enseignantes.Plus de 200 élèves y avaient participé.Les capsules gagnantes ont été réenregistrées par les élèves dans un studio de Radio Canada et diffusées du 15 juin au 15 août dans les stations radio suivantes: CKAC (Montréal), CHLN (Trois-Rivières), CJRC (Hull et Ottawa), CHRC (Québec), CHLT (Sherbrooke) et CKRS (Chicoutimi).Denis Samson, Ph.D.Responsable du programme Commission de la capitale nationale du Québec À qui le tour cette année ? Des apprentissages essentiels au premier cycle du primaire! SOUS-COMITÉ DES SCIENCES HUMAINES COMMISSIONS SCOLAIRES DE LA MONTÉRÉGIE A RÉDACTION DE TRACES A JUGÉ UTILE DE REPRODUIRE SOUS CETTE RUBRIQUE LA POSITION PRISE PAR LE SOUS-COMITÉ DES SCIENCES HUMAINES DE LA MONTÉRÉGIE À PROPOS DU CONTENU DES NOUVEAUX PROGRAMMES DE PREMIER CYCLE DU PRIMAIRE.CE DOCUMENT ÉTAYE LA LETTRE QUE LE PRÉSIDENT DE LA SPHQ A ADRESSÉE AU MINISTRE DE L'ÉDUCATION, LETTRE QUE VOUS POUVEZ LIRE À LA RUBRIQUE LA PRÉSIDENCE DU PRÉSENT NUMÉRO.Le sous-comité de sciences humaines de la Montérégie recommande la mise en place, dès le début de la scolarité de l'élève, d'activités explicites reliées aux apprentissages essentiels dans le domaine de l'univers social identifiées à la page 164 du Programme de formation, mais redéfinies de la façon suivante: e la construction formelle des concepts de temps historique, d'espace géographique et de société; * une construction des concepts précédents, mais à la portée des élèves de 5 à 8 ans: - espace: depuis l\u2019école (espace vécu) jusqu\u2019à sa région d'appartenance (espace conçu); - temps: de l\u2019histoire de sa vie (temps vécu) jusqu\u2019à la vie de ses arrière-grands- parents, puis la vie au siècle dernier (temps conçu); - société: de la nécessité de vivre en groupe et de manifestations de cette vie en groupe (société vécue) jusqu\u2019à l\u2019organisation politique, économique, sociale et culturelle de sa ville ou de 16 TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 son village et de sa région (société conçue).* la construction de modèles de tâches intégratrices dotées des caractéristiques suivantes: - des activités permettant des apprentissages explicites du domaine de l'univers social, construites sur la base de la première recommandation; - l'intégration habituelle de compétences transversales et du domaine d\u2019expérience de vie; - l'intégration de tâches relevant d\u2019autres domaines disciplinaires, en particulier le français et la mathématique, parce que nécessaires à la réalisation de telles tâches relevant de l'univers social.Cette recommandation fait suite à la décision du ministère de l'Éducation de faire débuter l'apprentissage formel du domaine de l'univers social seulement au début du deuxième cycle du primaire.Le MEQ a justifié sa décision par le désir d\u2019accorder une importance plus grande à l'apprentissage de la langue d'enseignement (et particulièrement de la lecture et de l'écriture) et des mathématiques (extrait de L'École, tout un programme, 1997, p.20).Le ministère croit pouvoir combler l'absence de programme en identifiant des apprentissages essentiels du domaine de l'univers social qui devraient être pris en charge par les disciplines obligatoires du premier cycle à travers diverses tâches intégra- trices.Afin de vérifier dans quelle mesure ces activités pouvaient préparer adéquatement les élèves aux apprentissages obligatoires de l'univers social au deuxième cycle du primaire, le sous- comité a étudié les documents suivants: * les informations obtenues sur le futur programme du deuxième et du troisième cycle; celles-ci révèlent que les apprentissages retenus sont très exigeants pour des élèves qui abordent le deuxième cycle vers l\u2019âge de huit ans - un recul de 500 ans; - l'étude de régions non familières à la leur; - la couverture complète des principaux éléments du concept de société; ® le Programme de formation, en particulier: les apprentissages essentiels du domaine de l'univers social à la page 164, dont on trouvera l\u2019analyse aux pages 9 à 11 du présent avis; * les obliga crdeal alk \"ke gran + bois lee appre demai deux fie los mation over que l' By lites I pa Dans Comité 8 co temps AUtres Meng Tépon Sages a fy om bn ef Pise fii ifr pre la Fig leg {I Ce Pour far rat pr ll me en Ent: Taie | qui hare lige i icy il por paie pr sde jème Qué face Tes pd jème qe ent pig Jeu hut ne * les différentes matières obligatoires du premier cycle analysées aux pages 11 à 14; * le programme des programmes aux pages 14 à 16; * trois exemples de tâches intégratrices bâties pour des apprentissages dans le domaine de l'univers social; deux tirées du Document d'accompagnement distribué lors de la rencontre nationale des 29 et 30 novembre 1999 et une autre que l\u2019on trouvera à l'annexe 3 du présent document.Ces tâches sont analysées entre les pages 16 et 20.Dans son étude, le sous- comité montre que la prise en compte des concepts de temps et d'espace par les autres disciplines est nettement insuffisante pour répondre aux apprentissages exigés au deuxième et au troisième cycle dans le domaine de l'univers social.En effet, le concept d'espace, pris en charge par les autres disciplines, les tâches inté- gratrices de même que les apprentissages essentiels de la page 164 correspondent à l\u2019espace géométrique et non à l\u2019espace géographique.C\u2019est la même constatation pour le concept de temps qui correspond au temps mesuré des physiciens et non au temps historique.Le sous-comité apporte les clarifications nécessaires sur tous ces concepts, sur les processus mis en branle et sur la façon de les construire au premier cycle du primaire: - le temps historique qui met en branle six processus: > le recul, » la chronologie, > l'évocation, » le changement, > l'évolution, » la permanence ou la durée historique; - I'espace géographique met a son tour en branle sept processus: > la forme, > la localisation, > la distance, > la distribution spatiale, > la représentation spatiale, » l'association spatiale » la relation spatiale.De plus, ces concepts ne se construisent que grace au développement simultané du concept de société.Ce dernier concept, également étudié aux pages 4 a 9, génere a son tour toute une série de sous-concepts ou dimensions: - la dimension politique, - la dimension économique, - la dimension sociale, - la dimension culturelle.Or, ce concept de société est totalement ignoré dans les apprentissages essentiels de la page 164 du Programme de formation.Pour le sous-comité, il ne s\u2019agit pas d\u2019un oubli ou d\u2019une négligence de la part des concepteurs du programme.Cette carence provient simplement du fait que les concepts de temps historique, d'espace géographique et de société ne peuvent se construire que par une approche socioconstruc- tiviste spécifique appartenant exclusivement au domaine de l'univers social.C\u2019est pourquoi ils ne peuvent être pris en charge par les autres disciplines qui ont leurs propres démarches et leurs propres concepts à construire.Cet aspect est abordé dans la partie V de l'avis (pages 21 à 23).Face à ce constat, le sous- comité ne remet pas en cause les exigences des programmes au deuxième et au troisième cycle.Il en conclut plutôt que «sans un apprentissage explicite de compétences spécifiques au domaine de l'univers social, portant sur des milieux et des époques à la portée d\u2019enfants de 5 à 8 ans, les apprentissages du deuxième et du troisième cycle seront très difficilement atteignables pour les élèves».(page 22 de l'avis.) Si on comprend bien les enjeux pédagogiques liés à la problématique décrite dans le présent avis, cela devrait permettre d\u2019entrevoir un début d\u2019explication: * aux problémes actuels d'apprentissage de nombreux élèves dans le domaine de l'univers social tout au long de leurs études primaires et secondaires, voire au cours de leurs études collégiales; * a l'absence de culture historique ou de conscience sociale que l\u2019on reproche présentement aux jeunes en général; * au fait que les deux situations précédentes risquent de perdurer s\u2019il n'y a pas, de la part du MEQ, une orientation politique claire visant à remettre en vigueur des apprentissages explicites du domaine de l'univers social au premier cycle du primaire.NOTES 1.Avis présenté aux membres du Comité des services éducatifs Commissions scolaires de la Montérégie Membres du sous-comité des sciences humaines: Huguette Dansereau, C.S.des Grandes-Seigneuries Lise Dubois, C.S.des Grandes-Seigneuries Louis-Charles Fontaine, C.S.des Hautes-Rivières Suzanne Guay, C.S.du Val-des-Cerfs Françoise Loranger, C.S.Marguerite-Bourgeoys invitée Jean Lavoie, C.S.Marie-Victorin Roland Paré C.S.Marie-Victorin Jacques Robitaille, C.S.des Patriotes, président décembre 1999 TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 17 AU FIL DU TEMPS UNE COMPILATION DE JEAN-CLAUDE RICHARD COMITÉ DE RÉDACTION \u2014 TRACES ETTE ANNÉE ENCORE, COMME NOUS L'AVONS FAIT L'AN DERNIER ET IL Y A DEUX ANS, NOUS AVONS DRESSÉ UNE LISTE D'ÉVÉNEMENTS QUI SE SONT PRODUITS AU COURS DU TEMPS.NOUS AVONS SURVOLE LE MILLÉNAIRE QUI S'ACHÈVE PAR TRANCHES DE 25 ANS ET NOUS AVONS EFFECTUÉ UN CHOIX DE MOMENTS QUE NOUS JUGIONS INTÉRESSANTS.LIBRE À NOS LECTEURS DE CRITIQUER NOTRE LISTE.LE BUT VISE TOUT AUTANT À VOUS DIVERTIR QU'A VOUS FOURNIR DES POINTS DE REPÈRES .AMUSEZ-VOUS BIEN.1975: IL Y A 25 ANS + Création du Fonds européen de développement régional (feder) pour soutenir les politiques nationales destinées à corriger les principaux déséquilibres régionaux de la Communauté.* Création du Groupe des 7 (G7) réunissant les sept pays les plus industrialisés du monde (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande- Bretagne, Italie et Japon).Le G7 organise des sommets annuels, essentiellement consacrés aux questions économiques.* Fondation de Microsoft firme américaine spécialisée dans la fabrication de logiciels pour micro-ordinateurs.e Mort de Franco Francisco, général et homme d\u2019État espagnol.* Mort de Jiang Jieshi ou TCHANG KAI-CHEK, généralissime et homme d\u2019Etat chinois.* Mort de Arnold Toynbee , historien britannique.1950: IL Y A 50 ANS # Début de la Guerre de Corée (juin 1950- juillet 1953).e Création du Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HI.C.R.) organe subsidiaire permanent de l'O.N.U.À but humanitaire et social, il a pour objectif d'assurer la protection des réfugiés.(Prix Nobel de la paix 1954 et 1981.) * Mort de Léon Blum, homme politique frangais.Membre du Parti socialiste, il constitua un gouvernement dit « de Front populaire » (1936- 37) qui réalisa d'importantes réformes sociales.* Mort de WLM.King, homme politique canadien (Berlin, auj.Kitchener, Ontario, 1874 - Kingsmere, près d'Ottawa, 1950).Chef du Parti libéral, Premier ministre de 1921 à 1930 et de 1935 à 1948, il renforça l\u2019autonomie du Canada vis-a- vis de Londres.1925: IL Y A 75 ANS e Création de TASS, agence de presse soviétique.e Naissance de Sun Yat-Sen ou SUN ZHONGSHAN, homme d\u2019État chinois.18 TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FEVRIER 2000 1900: IL Y A 100 ANS * «Guerre» des Boxers: émeute qui menaça les légations européennes de Chine.Elle provoqua une expédition internationale qui en eut raison.Elle était fomentée par les membres d\u2019une société secrète xénophobe chinoise qui, à partir de 1895, anima un mouvement dirigé contre les Européens établis en Chine.e Décès de Friedrich Nietzsche, philosophe allemand.1875: IL Y A 125 ANS e Naissance d\u2019Albert Schweitzer, médecin, théologien protestant et musicologue fran- Çais.Fondation du Parti Social Démocrate Allemand.Mis hors la loi par Hitler (1933), il se reconstitue en 1945.e Décès d'Andrew Johnson, homme d'État américain.Il fut président des États-Unis (1865-1869), après l\u2019assassinat de Lincoln.1850: IL Y A 150 ANS e Décès de sir Robert Peel, homme politique britannique.1825: IL Y A 175 ANS e Décès d\u2019Alexandre Ier, empereur de Russie.Il s\u2019opposa à Napoléon ler.1800: IL Y A 200 ANS ¢ Création de la Banque de France * Bataille de Marengo (14 juin) victoire de Bonaparte sur les Autrichiens.1775: IL Y A 225 ANS e Guerre de l'Indépendance américaine, conflit qui opposa les colonies anglaises de l'Amérique du Nord à la Grande-Bretagne et qui aboutit à leur indépendance et à la fondation des États- Unis.1725: IL Y A 275 ANS + Mort de Pierre Ier le Grand, tsar (1682-1725) et empereur (1721-1725) de Russie.Le tsar Pierre le Grand a transformé la Russie en un empire, qu'il a orienté vers l\u2019Europe.e Décès de Pierre de Rigaud, marquis deVaudreuil, gouverneur du Canada de 1703 à 1725.1700: IL Y A 300 ANS e Mort de Joiliet ou JOLIET (Louis), explorateur français (région de Québec 1645 - Canada 1700).Avec le P.Marquette, il reconnut le cours du Mississippi.+ Boye (Trove 170, École?Canad Notre seige canon 16751 Di \u201cigne bie (aad Dee ss] ina wit 1650: Dé Philo den Pry Nou tig; rg Bg, Tay Puis tn T fing, dH JI ic psd de 1h qu ne als ei he tl * Décès de Marguerite Bourgeois, religieuse française (Troyes 1620 - Montréal 1700).Elle créa la première école à Montréal et fonda au Canada la congrégation de Notre-Dame, destinée à l\u2019enseignement.Elle a été canonisée en 1982.1675: 1L Y A 325 ANS e Décès de Marie-Madeleine de Vignerot, duchesse d'Aiguillon, bienfaitrice des missions du Canada.e Décès de Jacques Marquette, missionnaire jésuite et voyageur français, il découvrit le Mississippi.1650: IL Y A 350 ANS e Décès de René Descartes, philosophe et mathématicien français.1625: IL Y A 375 ANS e Naissance de Jean Talon.Premier intendant de la Nouvelle-France (1665-1668 et 1670-1672), il amorça l\u2019essor du Canada.1525: 1L Y A 475 ANS * Sécularisation de l'Ordre Teutonique, ordre hospitalier puis ordre militaire, fondé en Terre sainte (1198) et recrutant des membres dans l'aristocratie allemande.1500: IL Y A 500 ANS e Naissance de Charles V dit Charles-Quint, empereur (1519-1556), prince des Pays-Bas (1506- germanique 1555), roi d'Espagne (Charles Ier) [1516-1556], roi de Sicile (Charles IV) [1516-1556].e Décès de John Cabote Décès de Bartolomeu Dias navigateur portugais.1475: IL Y A 525 ANS e Naissance de Michel-Ange * Traité de Picquigny (29 août 1475): fin à la guerre de Cent Ans.1450: IL Y A 550 ANS * Naissance de Christophe Colomb 1250: IL Y A 750 ANS e Début du Grand Interrègne, période (1250-1273) durant laquelle le trône du Saint Empire fut vacant.1225: IL Y A 775 ANS # Naissance de Thomas d'Aquin 1100: IL Y A 900 ANS # Décès de Godefroy de Bouillon 1075: IL Y A 925 ANS e Début de la Querelle des Investitures, conflit qui opposa le Saint Empire à la papauté au sujet des nominations aux charges d\u2019évêque et d\u2019abbé.750: IL Y A 1250 ANS Naissance de saint Benoît, réformateur de l\u2019ordre bénédictin.500: IL Y A 1500 ANS e Décès de Romulus Augustule, dernier empereur romain d'Occident 475: IL Y A 1525 ANS e Naissance de sainte Clotilde, reine des Francs.Fille de Chilpéric, roi des Burgondes, et femme de Clovis Ier, elle contribua à la conversion de son mari au catholicisme.200: IL Y A 1800 ANS e L'Almageste, traité composé par Claude Ptolémée, au lle siècle, résume les connaissances astronomiques et mathématiques de l'Antiquité grecque.175: IL Y A 1825 ANS e Décès de Flavius Arianus, historien et philosophe grec.150: IL y A 1850 ANS e Naissance de Clément d'Alexandrie.Père de l\u2019Église grecque et philosophe.125: IL y A 1875 ANS e Mort de Plutarque, écrivain grec.100: IL Y A 1900 ANS e Naissance (?) de Claude Ptolémée, astronome, géographe et mathématicien grec.Héritier de toute la tradition scientifique et philosophique grecque, il reprit, poursuivit et compléta les travaux de ses prédécesseurs.L'une de ses oeuvres, I\" Almageste, renferme tout à la fois l'exposé des connaissances astronomiques et la description des instruments d'observation du ciel des Grecs ainsi qu\u2019un traité complet de trigonométrie plane et sphérique.On y trouve présenté le célèbre système géocentrique du monde qui fit autorité jusqu\u2019à la Renaissance.e Décès de Flavius Joséphe historien juif.e Décès de saint Jean, l\u2019Évangéliste. RR série | LA COMMISSION SCOLAIRE KATIVIK PRÉSENTE : «ENSEIGNER DANS LE GRAND NORD» À la Commission Scolaire Kativik, nous vous offrons une carrière peu traditionnelle.vo Nous vous offrons une tout Vous \u2026 e possédez un brevet ou = autre réalité : faire l'expérience du un permis d'enseigner Tk grand nord.Vous y découvrirez équivalent au baccalauréat sé .- > 7 ?un peuple plein de richesses; et valide au Québec ?: e avez les compétences pour ;( mais surtout.en plus de (nd enseigner plusieurs matieres mili au secteur régulier (primaire ou dere secondaire) ou au secteur Tous?de l'éducation des adultes ?lire, naire Vos atouts \u2026 « lebilinguisme al transmettre, vous apprendrez.En vous donnant la possibilité de partager votre savoir, nous ne vous donnons pas acces a la carrière la plus facile; mais nous vous proposons sûrement une expérience de vie une expérience ou une formation en enseignement du français ou de l'anglais Cong Dents depui langue seconde dut * une expérience en enseignement = dans des classes à niveaux fw multiples Nu, des plus enrichissantes.Au service des communautés du Nunavik, nous regroupons plusieurs établissements répartis Notre offre.dans 14 villages situés le long des côtes de la baie d'Hudson et de la baie d'Ungava.en plus de votre salaire de base, une allocation de relogement, une prime d\u2019éloignement et une subvention de logement dang Stop | fau Une p bs Afin de compléter notre banque de candidatures pour fi l\u2019année scolaire 2000-2001, faites parvenir votre CV, i en mentionnant le secteur pour lequel vous postulez mar} à l\u2019adresse suivante : Tu Concours n° ENS2000A tin Commission Scolaire Kativik bn Service des ressources humaines ; 2055, avenue Oxford ne hi Montréal (Québec) H4A 2X6 lig, h Nous remercions tous les candidats de leur intérêt; cependant, nous ne communiquerons qu'avec fy ceux dont la candidature sera retenue.Prière de ne pas envoyer de télécopie ni de téléphoner.Mi, La commission scolaire Kativik offre des chances d'emploi égales à tous.Commission Scolaire Kativik www.kativik.qc.ca LA PEUR DU MILLÉNAIRE JEAN-CLAUDE RICHARD COMITÉ DE RÉDACTION \u2014 TRACES Ul A EU PEUR DU BOGUE?«PAS MOII», DIREZ-VOUS.EN ETES-VOUS CERTAIN?PAS UNE PETITE TROUILLE?PAS LA MOINDRE PETITE INQUIETUDE?PAS DE PETIT TITILLEMENT À L'APPROCHE DE MINUIT, LE 31 DÉCEMBRE AU SOIR?ALORS LÀ BRAVO! VOUS ÊTES COMME MOI, VOUS ÊTES DES BRAVES.MAIS, VOUS CONNAISSEZ SÛREMENT QUELQU'UN QUE L'ARRIVÉE DE L'AN 2000 TARABUSTAIT: VOUS EN CONNAISSEZ PROBABLEMENT PLUSIEURS.POURTANT, CES PERSONNES PRÉSENTENT TOUTES LES CARACTÉRISTIQUES DE GENS NORMAUX.COMMENT EXPLIQUER LEURS CRAINTES?IL Y AVAIT, BIEN SÛR, LE BATTAGE MÉDIATIQUE ET LES PREVISIONS APOCALYPTIQUES DES «MAGES» DE TOUT POIL.MAIS, N'Y AVAIT-IL PAS ÉGALEMENT LA RÉSURGENCE D'UN VIEUX FOND DE CRAINTE ATAVIQUE?On dit que la fin du premier millénaire a été précédée de «terreurs».Qu\u2019en savons- nous?Une chose est certaine, rien de bien extraordinaire ne semble s\u2019étre passé en l\u2019an mille.La preuve?Consultez la liste des événe- ments intéressants survenus depuis le début de l'ère chrétienne, que vous trouverez ailleurs dans ce numéro de TRACES.Il ne s\u2019est rien passé, disons- nous, mais, le 31 décembre 999, les gens vivaient-ils dans la crainte d\u2019une catastrophe?Il faudrait d\u2019abord apporter une précision de taille: seuls les chrétiens auraient pu s'inquiéter, car seuls les chrétiens étaient concernés par l'an mille.Les autres \u2014 juifs, musulmans et autres chinois \u2014, avaient des calendriers où l\u2019année fatidique était à venir ou, mieux, dépassée depuis belle lurette.Il est d\u2019ailleurs probable que la fameuse «terreur de l\u2019An Mil» soit une invention postérieure a l\u2019«événement».À l'époque, en effet, on se situait dans le temps par rapport au début du règne du pape ou du roi.! Il est à peu près certain que personne \u2014 à part, peut-être quelques moines \u2014 ne savait avec précision en quelle année on se trouvait par rapport à la naissance du Christ.Par conséquent, on ignorait que l'an mille approchait.Alors, avoir peur de quoi, au juste?Peur de rien.Ou plutôt peur de la fin du monde, mais présente seulement chez certains groupes tenants du «millénarisme», «un courant persistant sur la fin du monde, avec des montées de fièvre lors de grands désastres, comme la peste de 1348 qui décima le tiers de la population d'Europe et qui donna naissance aux processions de flagellants», écrit Gérald LeBlanc (1998) en citant l'historien André Ségal, de l\u2019université Laval.Peur de la fin du monde, mais pas nécessairement lors de l\u2019arrivée de l\u2019an 1000, même si certains interprétaient que le retour du Christ devait se produire 1000 ans après son premier avènement.Ce qui aurait pu créer quelques complications si on tient compte du fait que la date du début du calendrier actuel de l'ère chrétienne ne correspond pas réellement à la naissance réelle de Jésus et que l\u2019on ne parvient pas à fixer celle-ci avec certitude.J'imagine les discussions: «Quand =\u2014doit-on avoir peur?» La «terreur de I\u2019An Mil» serait donc une fiction.De nos jours, on s'entend sur le numéro de l\u2019année en cours, mais l\u2019on ne sait toujours pas clairement si ce chiffre désigne le temps qui passe ou le temps passé; ce qui provoque la confusion qui règne à propos de la date du début du XXIÉ siècle: 2000 ou 2001?Pour ce qui est de la peur des millénaires, il semble bien que nous, humains, soyons irrémédiablement fascinés par les «chiffres ronds» et que ce n\u2019est pas «demain la veille» que nous adopterons un comportement plus rationnel.Ce qui fera le bonheur et la fortune des marchands d\u2019amulettes.NOTE 1.On retrouve la trace de cette façon de se situer dans le temps dans la formule suivante qui clos l'acceptation du roi de la Démission de la Compagnie de la Nouvelle- France :«Donné à Paris, au mois de mars de l\u2019an de grâce 1663, et de notre règne le vingtième».Cité dans Frégault et Trudel (1963), p.36).BIBLIOGRAPHIE DUBY, Georges (1980).L'An Mil, Paris, Gallimard.FRÉGAULT, Guy et TRUDEL, Marcel (1963).Histoire du Canada par les textes, Montréal, Fides, tome I (1534-1854), 262 p.LeBLANC, Gérald (1998).«Fin de millénaire ne rime pas avec fin du monde», La Presse, 28 mars 1998, B1.FAURE, Michel (1994).«De l'an 1000 à l'an 2000», L'Express, 17 mars 1994, pp.26-41.TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 21 PIERRE CÉCIL SOCIÉTÉ D'HISTOIRE \u2014 APPARTENANCE MAURICIE ES STRUCTURES POLITIQUES, MISES EN PLACE EN NOUVELLE-FRANCE APRÈS 1663, PERMETTENT LA CRÉATION D'UN NOUVEAU POSTE AUPRÈS DES HABITANTS DES SEIGNEURIES, CELUI DE CAPITAINE DE MILICE.CE DERNIER, EN PLUS D'EXÉCUTER LES DIRECTIVES DES AUTORITES RELATIVES AUX CORVEES DE L'INTENDANT ET A L'ENTRETIEN DES CHEMINS, SE VERRA CONFIER LE ROLE DE CONSTITUER UNE MILICE LOCALE DANS CHAQUE PAROISSE, DE L'ENTRAÎNER ET DE LA PRÉPARER À TOUTES ÉVENTUALITÉS.LES ÉVÉNEMENTS JALONNANTS L'HISTOIRE DE LA NOUVELLE-FRANCE, NOUS ONT RAPPELÉ QUE LES MILICIENS ONT JOUÉ UN GRAND RÔLE DANS LA DÉFENSE DE NOTRE TERRITOIRE, SUPPLÉANT AINSI À LA CARENCE DES TROUPES MÉTROPOLITAINES.LA MENACE IROQUOISE trois cents habitants implantés le long du Saint-Laurent.Lorsque les Français, en Une rivalité commerciale 1609, décidérent d\u2019épouser très forte s\u2019installera entre la cause des Algonquins, les Iroquois, alliés des des Montagnais, des Hurons Hollandais, et, les autres et des autres tribus amérin- tribus amérindiennes asso- diennes vivant dans la ciées aux Français.Dans un Vallée du Saint-Laurent, ils contexte aussi explosif, la ignoraient peut-être qu\u2019ils population de la Nouvelle- entraîneraient la Nouvelle- France subira des périodes France dans une série de d'attaques incessantes de la guerres plus meurtrières les part des Cinq-Nations pour unes que les autres.A partir le contrôle du commerce des de 1641 jusqu\u2019à l'intervention fourrures de la Vallée du du régiment de Carignan- Saint-Laurent et des Grands- Saliéres en 1665, la colonie Lacs.Les Hollandais, princi- fut continuellement sous la paux bénéficiaires de la menace iroquoise.traite avec les Iroquois, four- Trois nations européennes, nissaient a leurs alliés les vers les années 1640, mani- armes à feu qui serviront à festaient de l'intérêt pour la détruire leurs rivaux.Dans partie nord de l'Amérique.les années 1641 à 1653, on L'Angleterre, avec près de assistera à la destruction 30 000 immigrants disséminés systématique de la Huronnie sur la côte atlantique, ainsi qu'à des attaques possédait une économie très sournoises dirigées sur diversifiée, La Hollande Ville-Marie et le bourg de avec ses deux postes: la Trois-Rivières.Nouvelle-Amsterdam (New York) et Fort Orange (Albany) À L'ORIGINE DE LA s\u2019intéressait surtout à la MILICE: TROIS-RIVIERES fourrure, tout comme la Nouvelle-France, avec ses La mère-patrie, préoccupée 22 TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 par ses problèmes européens, oubliait les efforts inouïs déployés par sa colonie pour survivre.C\u2019est cette volonté de survivre sur ce territoire qui amena les colons français à s'unir contre l\u2019envahisseur, faute de soldats professionnels habilités à les défendre.Pour retracer les origines de la milice au Canada, il nous faut remonter au gouverneur Montmagny qui arma une barque en 1643 «La Louise», montée de cinq matelots et de quatre soldats avec mission de patrouiller le lac Saint-Pierre.P.Gaumont dit Laroche la commandait.Mais c\u2019est son successeur, Louis d\u2019Ailleboust qui serait l'instigateur du premier corps de milice en 1649 pour se prémunir contre les maraudeurs Iroquois durant la saison de traite des fourrures.Il aurait constitué un effectif de 50 hommes armés pour patrouiller sur le lac Saint-Pierre et le fleuve Saint Laurent jusqu\u2019à Montréal.Le camp volant sera d\u2019une mince utilité.Au bruit des rames de la chaloupe des patrouilleurs, les Iroquois s\u2019enfuient, mais ils reviennent aussitôt après son passage.C\u2019est à Trois-Rivières, au confluent de la rivière Saint- Maurice et du fleuve Saint- Laurent, que sont jetées les bases de la milice canadienne.Le 6 juin 1651, à Trois- Rivier seit Louis comm milice fin LES ESCO PROC dds! MAN \u2014r N Gy Cr {my Mont UR Qu \u2018Om He Bar| Sg és, ous ie (ete Ie int (Ss Rivières, Pierre Boucher reçoit du gouverneur général, Louis D\u2019Ailleboust, une commission de capitaine de milice pour cette ville, portant instruction de DIVISER LES HABITANTS PAR ESCOUADES, de leur PROCURER DES ARMES et de les EXERCER À LEUR MANIEMENT (Revue ce canadienne 1879, p.4).Cet acte est considéré comme le premier établissement officiel de la milice organisée, dont la pensée fut reprise ou développée par le comte de Frontenac, alors que la milice fut officialisée par Louis XIV en avril 1669, sous le gouvernement de Courcelles, prédécesseur de Frontenac.Le gouverneur Dr Ailleboust se rendit compte que seule la défense de Trois-Rivieres pouvait maintenant sauver la colonie.C\u2019est la première tentative sérieuse pour organiser la défense du pays par ses propres habitants.Boucher n\u2019est pas un soldat de carrière, sec avec pont-levis et quelques canons braqués vers le fleuve.TROIS-RIVIÈRES, CIBLE PRÉFÉRÉE DES IROQUOIS Pendant qu\u2019on s\u2019affairait à Trois-Rivières à la protection mais il sait que les habitants ne peuvent compter que sur eux-mêmes.Son premier soin est d'opérer une transformation radicale du bourg.Le fort construit par Laviolette et qui tombait en ruine fut rasé.Il ne restait en fait que quatre bastions de bois entourés d\u2019un fossé du bourg, M.de Lauzon remplaçant de M.D\u2019Ailleboust, arrivait à Québec, le 14 octobre 1651, en compagnie de M.Duplessis-Kerbodot, nommé gouverneur de Trois- Rivières.Les nouvelles reçues de sources diverses portaient sur le point de concentration et d\u2019attaque des Iroquois a Trois-Rivieres.Le sManége militaire en 1905, sur la rue Saint- François-Xavier, et abritant le 12\u20ac Régiment blindé du Canada (milice) et son musée de la guerre.e Char Sherman portant le nom de «Cathy».Type de char dont le régiment était pourvu lors de la 2° Guerre mondiale.* Plaque de bronze rappelant les 115 membres du régiment morts au combat lors du 22 conflit mondial.TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 23 DOSSIER sn hh tly } .Trois-Rivieres.Type du milicien de la Nouvelle-France, 1750- 1760.Noter l'influence amérindienne dans son habillement.Dessin: Jeff.A.Lebo partie de l'hiver et le printemps 1652 dans la région.Le 18 août 1652, le notaire Boujonnier et trois Trifluviens, furent tués par les Iroquois.Kerbodot, furieux, décida de venger ces crimes, malgré les conseils de Pierre Boucher qui jugeait dangereuse une sortie contre les Iroquois.Le 19 août au matin, il mobilisa les soldats 24 TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 de la garnison, auxquels se joignirent quelques habitants et douze sauvages.Ces hommes s\u2019embarquérent dans deux chaloupes et filèrent du côté du lac Saint- Pierre, en longeant le rivage de la Banlieue.Vers 11 heures, à une lieue de la bourgade, les Iroquois se firent voir et aussitôt Kerbodot commanda de débarquer.Les pauvres malheureux, ne connaissant pas la stratégie des sauvages, tombèrent dans un piège et furent massacrés sans pitié.Quatorze du groupe furent tués, dont Kerbodot, et sept amenés prisonniers chez les Agniers.Le monument «LE CALVAIRE» fut élevé pour se souvenir de ce massacre survenu le 19 août 1652.Élevé aux coins de la rue Notre-Dame et du boulevard Mauricien, il fut déplacé en octobre 1956 jusqu\u2019à son site actuel au 7878 rue Notre- Dame, Trois-Rivières-Ouest.II est déclaré «Monument historique le 19 août 1983 par le ministère des Affaires culturelles du Québec».Pierre Boucher qui connaît bien la mentalité des Indiens pour avoir vécu quatre années dans leurs tribus évita de s'attaquer de front aux ennemis Iroquois et poursuivit la mission que lui avait confiée le gouverneur D\u2019Ailleboust en juin 1651: celle d\u2019organiser la défense de Trois-Rivieres avec la contribution de ses habitants.Il mit à profit les deux années suivantes et termina une solide palissade de troncs ne dépassant pas 500 pieds de côté et deux redoutes, aux angles, ainsi que plusieurs bastions.Le tout englobait une trentaine de maisons basses et pauvres dont se composait toute la ville d'alors.Le capitaine divisera le bourg en trois escouades, même quatre, s\u2019il a assez d'hommes disponibles; l'une d'entre elles sera de garde chaque soir dans le petit fortin qui regarde les champs et il devra y avoir sans cesse une sentinelle aux aguets.Pierre Boucher fait exercer les habitants au tir, s'assure que personne ne se défait de ses armes, sans permission spéciale, et ceux qui se rendent au travail doivent se tenir sur leurs gardes en ayant leur fusil chargé à portée de main.Les Iroquois, après leur victoire du 19 août 1652 sur Kerbodot, avaient construit un fort à neuf milles de Trois-Rivières pour y passer l'hiver et y guetter une occasion propice pour surprendre les Trifluviens.Au printemps, ils étaient partout sur le territoire.Seize Trifluviens, affolés par cette insoutenable atmosphère prirent la fuite dès l'ouverture de la navigation.Le Journal des Jésuites rapporte les noms de ce devaie pr Aucun peri coural os march ley ment Kero non jours Bou HOM drmes alta fill trom; fire Sorte Jing de Lemp re Une b so Stir Pen logy fin, Plage ddl dey, Sibie Car ÿ Prs | le Da Bog i se Rui i Que Per ser ces seize déserteurs qui devaient gagner l\u2019Acadie et, par la suite, la France.Aucun n\u2019y parvint, ils périrent tous.Le bruit courait qu\u2019une troupe de 600 sauvages projetait de marcher sur Trois-Rivières.Le 19 août, un an exactement après leur victoire sur Kerbodot, ils surgirent en nombre.Pendant quatre jours et quatre nuits BOUCHER et ses 46 HOMMES furent sous les armes, repoussant toutes les attaques, redoublant les sentinelles, firent jouer de la trompette et du tambour, tirer du canon et du fusil, de sorte que l'ennemi désespéra de pouvoir les surprendre.L\u2019ennemi demanda une trêve qui fut négociée sur une base d'échange de prisonniers dans les 40 jours suivants.Cette victoire de Pierre Boucher sur les Iroquois lui valut la nomination de gouverneur de la place par Lauzon qui lui déclarait: «Ah ! que vous avez eu de bonheur d\u2019avoir si bien conservé votre poste, car si les ennemis eussent pris les Trois-Rivières, tout le pays était perdu».Boucher n\u2019avait que 30 ans, il sera en poste à Trois- Rivières jusqu\u2019en 1667.ÉPILOGUE Quelques années plus tard, Pierre Boucher fut chargé d\u2019intercéder pour le Canada auprès du roi de France.C'était au lendemain de la sanglante bataille du Long- Sault où Dollard et ses compagnons trouvèrent la mort.Boucher partit de Québec le 22 octobre 1661.Reçu personnellement par Louis XIV, Boucher sera le premier habitant de la Nouvelle- France à être anobli.Il reviendra avec près de 160 colons et une centaine de soldats; ce qui était insuffisant à la défense de la Nouvelle-France.Il faudra attendre l\u2019année 1665 pour la venue du régiment de Carignan-Salières composé de 24 compagnies totalisant 1 200 hommes pour forcer les Iroquois a une paix durable.Pierre Boucher aura contribué pour une large part a la résurrection de la colonie mal en point, en organisant le premier groupe de miliciens au Canada assigné a la défense de Trois-Rivieres, protégeant Québec, et, ainsi, sauvant la colonie malmenée par les Iroquois.Cette milice disparaitra et renaitra, à Trois-Rivières, selon les besoins, au cours de l\u2019histoire.BIBLIOGRAPHIE CÔTÉ, Jean, Pierre Boucher, grand serviteur de la Nouvelle- France, Éd.Québécor, 1995, 95 p.Découpures de journaux, archives du Séminaire, Trois- Rivières.DOUVILLE, Raymond et CASANOVA, ].-D., La vie quotidienne en Nouvelle- France.le Canada de Champlain à Montcalm, Montréal, Éd.Hachette, 1964, 268 p.DOUVILLE, Raymond, Visages du vieux Trois-Rivières, Trois- Rivières «L histoire régionale», no 18, 1955.FLEURY, Jean, Les 25 ans de la ville de Trois-Rivières-Ouest, 1988, Brochure historique, pp.5 à 8.GRONDIN, Michel, Lcol, Histoire militaire de Trois- Rivières.(Des débuts de la colonie jusqu'en 1939), Archives du 12e Régiment blindé du Canada, 1989, 22 pages.HÉROUX, LAHAISE, VALLERAND, La Nouvelle- France, Centre de psychologie et de pédagogie, Montréal, 1967, 248 p.Journal, La Gazette, no 2, 29 février 1996, «La milice a Trois-Rivières».LANDRY, Armour, Bribes de l\u2019histoire, Trois-Rivières, Éd.du Bien public, Pages trifluvi- ennes, série À, no 1, 1932, 72p.Military Collection et Historian, Journal of the Company of Military TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 25 Historians, Washington, D.C.Vol.XXXVI, no 1, Spring 1984.Revue canadienne, 1879, p.4.SULTE, Benjamin, Histoire la milice canadienne-française, 1760-1897, Montréal, Desbarats et cie 1897, 147 p.TRUDEL, Marcel, Le régime militaire dans le gouvernement des Trois-Rivières, 1760-1764, Trois-Rivières, Éd.du Bien public, Coll.L'histoire régionale, no 8, 1952, 230 p.CHRONOLOGIE DE LEVO- LUTION DE LA MILICE À TROIS-RIVIÈRES APRÈS 1760.P26 \u2014> \u2014> \u2014> N\u2019oubliez pas. \u2026ÔTrois-Rivières\u2026 _ CHRONOLOGIE DE _ L'ÉVOLUTION DE LA MILICE À TROIS-RIVIÈRES APRÈS 1760 En pratique, le corps milicien de la Nouvelle-France cesse d'exister avec la conquête anglaise en 1760.La milice sera réactivée au gré des besoins des différents Gouvernements.1763: Régime anglais et début du Gouvernement civil.Les 528 habitants de Trois-Rivières doivent remettre leurs 212 armes dans le presbytère de l\u2019église anglicane (autrefois des Récollets) et prêter le serment d\u2019allégeance à la couronne britannique.Dix fusils de chasse seulement, gardés par le capitaine de milice, leur furent octroyés.1763-1766: Soulèvement des tribus indiennes des Grands Lacs avec Pontiac.Levée de 60 volontaires à Trois-Rivières.Rigaudville les commandera.1777: Rétablissement du service obligatoire pour les 16 à 60 ans, suite à l\u2019intervention américaine de 1776 à Trois-Rivières.(Bataille de la commune de Trois-Rivières).1812-1814: Guerre canado- américaine.Deux bataillons de volontaires sont levés à Trois-Rivières; un pour le bourg avec pour capitaine Zacharie Macoulay et un pour les Forges Saint-Maurice, commandé par le capitaine Jean-Baptiste Landry.Le 29 mai 1813, John Maido, des Trois- Rivières, fut blessé au cou à Sackett's Harbour, Haut- Canada.Le 11 septembre 1814, Gabriel Turcot, des Trois-Rivières, fut tué à la bataille de Plattsburg.1814-1854: après les confits, on ne gardait qu'une force sur papier et,une fois I\u2019an, on faisait l\u2019appel nominal.1855: Le Canada-Uni promulgua une nouvelle loi de la Milice recréant une milice sédentaire permanente.Le capitaine Craig Hart commanda la Tre compagnie volontaire de carabiniers de Trois- Rivières composée de 63 miliciens.1865: Durant la guerre de Sécession qui ravageait les Etats-Unis, le 2e bataillon du régiment de Saint- Maurice fit route vers Niagara pour contrer une éventuelle attaque des Féniens, à Philippsburg et Frelishburg, prés de Rouse\u2019s Point.Ils reviendront sans avoir combattu.1870: Les volontaires de la compagnie no 1 de Trois- Rivières se rendirent à la rivière Rouge lors du soulèvement des Métis de Louis Riel.26 TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FÉVRIER 2000 1871: 24 mars, les 4 compagnies rurales de Trois- Rivières, Louiseville, Berthier, Saint-Gabriel-de- Brandon sont regroupées sous le nom de «Three- Rivers Provisional Battalion of Infantry» (Naissance de l\u2019unité de milice actuelle).1880: 4 juin, nouveau vocable: «86th Three-Rivers Battalion of Infantry».1900: 8 mai, «86th Three- Rivers Regiment» 1899-1902: Un grand nombre de Trifluviens firent partie du contigent canadien envoyé en Afrique du sud pour combattre les Boers.1905: Le régiment emménagea dans le manège militaire actuel sur la rue Saint-François-Xavier.1914-1918: Le régiment contribua à la mobilisation du 178e Bataillon canadien- français d'outre-mer et il fournit des combattants aux 22e et 24e bataillons des forces expéditionnaires canadiennes.Il perpétue le 178e bataillon et peut inscrire l'honneur de bataille «Amiens» au centre de son guidon.1936: Réorganisation de la Milice.L'unité de Trois- Rivières devint un régiment blindé: «The Three Rivers Regiment Tank».1941: 19 juin, le régiment s\u2018embarqua pour l'Angleterre.1943: 10 juillet, le régiment participa au débarquement en Sicile.1943: 26 août l\u2018unité prit le nom de «12th Canadian Armoured Regiment» (The Three Rivers Regiment) en abrégé: 12th CAR.1943-1945: Compagnes d'Italie et Nord-ouest de l\u2019Europe (Hollande).En plus de se mériter 23 honneurs de batailles, le régiment revendiqua l\u2018honneur d'être la seule unité canadienne à avoir combattu aux côtés de toutes les armées alliées sur les fronts d'Europe, dont la période record de 5 mois et 19 jours consécutifs sans avoir été relevée.1968: Le gouvernement annonça la formation du «12e Régiment blindé du Canada».Il comprend maintenant une unité de milice à Trois-Rivières (mai- son-mère) et une unité régulière à Valcartier.1968-1999: Missions de paix avec les troupes de l'O.N.U., partout où le Canada enverra des militaires.Les miliciens de Trois-Rivières fournissent près du 1/4 des effectifs du 12e Régiment blindé de Valcartier lorsqu'il part en mission de paix.Pop del4 Mis cn (he OX LE MENETRIER, GAGNANT D\u2019UN PRIX OPUS Lise Roy ATELIER DU CONTE EN MUSIQUE ET EN IMAGES J ATELIER DU CONTE EN MUSIQUE ET EN IMAGES EST FIER D'ANNONCER QU'IL EST GAGNANT D'UN PRIX OPUS POUR SA PRODUCTION LE MÉNÉTRIER, AVEC PHILIPPE GÉLINAS, DANS LA CATEGORIE PRODUCTION DE L'ANNÉE - JEUNE PUBLIC.LES PRIX OPUS SONT DÉCERNÉS PAR LE CONSEIL QUÉBÉCOIS DE LA MUSIQUE.LA TROISIÈME EDITION DU GALA DES PRIX OPUS A EU LIEU LE DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1999, À 16 HEURES, À L'USINE C, 1345 RUE LALONDE, MONTRÉAL.Philippe Gélinas, fondateur de l'Atelier du conte en musique et en images Le Ménétrier est un concert- démonstration de musique du Moyen Âge et de la Renaissance, interprété en solo par Philippe Gélinas.Au Moyen Âge, le ménétrier se promenait de village en village, jouant de ses instruments de musique pour faire chanter et danser les gens.En costume d'époque, Philippe Gélinas, personnifiant le ménétrier, raconte la vie des musiciens de cette période, joue et explique une vingtaine d\u2019instruments, tels que le saqueboute, la vielle à roue, les flûtes, la harpe, le luth, la cornemuse, etc.C\u2019est en novembre 1989 que Philippe Gélinas, interprète spécialisé en musique ancienne, a fondé l'Atelier du conte en musique et en images dont il assume la direction artistique.Depuis, la troupe a donné près de 1 500 représentations dans tout le Québec.L'Atelier du conte en musique et en images offre des concerts aux élèves de tous les niveaux scolaires ainsi qu\u2019au public en général, les initiant ainsi à la musique, aux instruments, à l\u2019histoire et au conte du XIIe au XVIIIe siècle.La démarche artistique que poursuit Philippe Gélinas contribue à développer des activités à la fois éducative dans leur contenu et artistique dans leur présentation.Soulignons que le conte musical du Moyen Âge avec marionnettes, intitulé Le Petit Homme aux cheveux roux, interprété par Lise Dyke, marionnettiste, et Philippe Gélinas, musicien, a également été finaliste à l'édition des PRIX OPUS 1998, dans la même catégorie.Pour plus de détails, communiquez avec Lise Roy au (514) 421-4577.TRACES, Vol.38,N° 1 / JANVIER-FEVRIER 2000 27 La SPHQ a besoin de vous! AVEZ-VOUS RENOUVELÉ VOTRE ABONNEMENT POUR L\u2019ANNÉE 1999 ?Sinon, je vous suggère d\u2019utiliser au plus tot le formulaire d\u2019adhésion -.Que vous trouverez à la page 2 de | ce numéro de TRACES La campagne de recrutement se tiendra en février, mars et avril 2000.Ne vous exposez pas a devoir vivre de regrets: ADHEREZ ! Le bilan des effectifs sera publié dans une prochaine parution.CETTE OFFRE NE SE REFUSE PAS! Mon ami, Pierre Cécil, attend de vos nouvelles.28 TRACES, Vol.38, N° 1 / JANVIER-FEVRIER 2000 ia i.Eo id Ln Lo iim ion tea a =.+ » es oa: 5 sie ca sorts Po = Een = FE in I is Der e qe canard ea ses i = IE = ir 2 5 CR es z Ja ee ACTES os paie VERS a SN ik TAR 55 pi ey - ns Tl oe >= 2-0 ce, = = es, a =e oe SEE ie = pm sm ee PA te Es oe HE = ss Lyc es SN = cs 2 Bs prt RE 23 es as AYER 2 32 2 3 23 x3 EE = oy Sh Sr = Ss Gs ee = = E * = a ey re \u20ac ne BR Ni a ; ci 23 = ps I i A.F F Bl Fil 3 1 flit i HELE Ni vi A Dépôt légal Bibliothèque \"i 2275, rue Holt Montréal Qc.i H2G3H1 fo 4 st WE fi } { pi nny i in nh 06 pu 48 Fi POSTES \u2014 PUBLICATIONS NUMÉRO DE CONVENTION : 1531212 ES IRR RE > ER Lo "]
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