L'ère nouvelle, 28 septembre 1853, mercredi 28 septembre 1853
[" A lremière Année.NS Septembre 1853.= om etme re re PUBLIÉ Mercredi, 28 Septembre 1853 \u2014 > Gre Nonp JOURNAL DU DISTRICT DES TROIS \"RIVIERES.Par une Société en Commandite.Litterature.TT Les dalousies Vertes.(Suite.) 111.Son fils, Michel-Ange Poland, était un charmant enfünt: il avait les blonds cheveux et le doux visage de sa mère; mais il tenait de son père quelque chose de plus vivace et de plus gai.A lui s\u2019attachaient toutes les pensées, tout le bonheur de la pauvre Cecile ; elle croyait de son devoir de mère de s'vecuper sans cesse de son fils, et toute cette préoccupation n'eut sur enfant d\u2019nutre effet que de le convaincre de l\u2019importance le sa personne.Cécile, en outre, entruinée peut-être à son insu par le désir de donner cours aux idées qui la tourmemaient, parla trap et trop tôt à son Éls ; parcs qu\u2019il Écou- @ tait avec attention ct plaisir, ella s\u2019imogina Ÿ en être entendue, vubliant qu\u2019il n\u2019y a d\u2019idées .comprises que celles qu\u2019on a pu appliquer.Que sont les paroles en éducation ! principes.| avis.sermous, réprimandes, rien.Ce n\u2019est pas ce que vous dites qui importe à l\u2019enfant, c\u2019est ce qu\u2019il fait ; aussi, si l\u2019on me deman- } dait quelle est en éducation la chose esseu- ticlle ?je répundrais, comme cet orateur un- cien: l\u2019uctiou ; car elle seule donne un résui- tat positif: habitude.Cécile ne voyait aucun inconvénient à ses maternels épanchements; son Michel étiit si doux, si aimable! Grâce à ses cntreticns journeliers avee sa mère, sa raison sembinit plus développée qu\u2019il n\u2019appartenait à son âge ; il annonçait de l\u2019adresse et de l\u2019intelligence ; si, à Punitation de son père, il lui arrivait de prendre un crayon, il croquait, avec une certaine facilité, tout ce qui lui tombait sous les yeux.Le bon Roland se airait alors avec orgueil dans sa géniture et prédisait que son fils se montrait digne du nom il- Instre qu\u2019il avait reçu.Les moyens précoces du jeune Michel le firent bientôt regarder comme un prodige par su famille et ses amis ; à force d'entendre répéter qu\u2019il ferait tout ce qu\u2019il voudrait, il se crut autorisé à ne faire que ce qui l\u2019amusait, c\u2019est-à-dire peu de chose ; il ignorait que le génie lui-même, qui n\u2019est pas \u201c la patieuce, \u201d n\u2019en déplaise à M.de Buffon, mais qui en a besoin, ne peut se passer de travail, et qu\u2019il n\u2019est pour tous les hones, comme pour le grand Newton, qu\u2019une manière d'arriver au but: c\u2019est d\u2019y penser toujours.Aussi, malgré d\u2019hen- reuses dispositions, Michel s\u2019en tint.en peinture, à de spirituels à peu-près, et ce qu'il possédait d\u2019ailleurs en intelligence, en 1né- moire, en justesse d'esprit, n\u2019étant appliqué à rien-d'utile ou de sérieux.demeura ce que sont de beaux cadres vides, qu\u2019on ne sautvuit regarder sans songer à ce qu\u2019ils devruient contenir.Il n\u2019en avait pas inoing une assez haute opinion de lui même et continuait à se dire: * quand je voudrai, \u2019\u2019 sans penser que la volonté est Une puissance qui diminue d'autant plus qu\u2019on en use moins.Il touchait à l\u2019âge d\u2019homme cependant, et sa inère, malgré toute sa faiblesse, ne pouvait se dissimuler qu'il n\u2019était rien encore; il avait tout essayé avec urdeur ct imême avec Un certuin succès, mais il en restait toujours à cet heureux début, malgré les prédictions de son pére, qui continuait à le regarder comme un génie.Bientôt, la maladive imagination de Cécile, à laquelle, mul- gré ses effurts, tout servait d\u2019aliment, comn- mença à se repaître de crainte comme elle s\u2019était nourrie d\u2019esérauce.Elle s\u2019alarma tellement de l\u2019avenir inoccupé qu\u2019elle prévo- Yait pour son fils, que Michel consentit.plutôt par condescendance que par conviction, à remplir tant bien que mal un petit empbloi qu\u2019elle avait obtenu pour lui, car Michel aimait sa mère tout autant qu\u2019il pouvait aimer, et son naturel indolent et léger était en we.me temps facile et bun § sa soumission tran- qullisa =a mére ; mais & peine elle xe sentit en repos de ce côté qu\u2019une douleur plus rude vint l\u2019assaillie.Roland, à la suite d\u2019une partie qu'il avait faite avec quelques anciens camarades, fut frappé d'une attaque d'apoplexie; on le rapporta chez lui dans cet état, ct, malgré les secours des mé.decins et les suins de sa feinme et de son fils, il ox- pira dans la nuit sans avoir repris sa connaissance.Cécile déploya dans ces tristes circonstances une éuergie qu\u2019on n'aurait pas attendue d'elle, mais qui ne lui manquait jamais quand il s'agissait de lutter contre un malheur positif; elle mit ordre aux afluires ds sun mari, paya les dettes qu\u2019il avait lnis- sécs, réunit pour les placer le plus sûrement possible les débris de su fortune, et s\u2019iniposa un surcrolt de travail et de privation pour ne pas toucher au mince capital qui lui restuit.Mi'hel gagnait de son côté 1,800 francs, mais Ja sumime tout entière passait à ses plai- sire! à sa toilette; il trouvait tout simple d'être logé et nonrri par se mère comm il (cette passiou de plaisie à luguetle tu t'aban- veut la faiblesse dont il avait ête témoin | l\u2019avait toujours êté, et il peurait que ne lui}le s\u2019éteignit ane ment, sans secousse, LVLC point demander d'argent, c'était ne lui pasjun culme religieux, une pienso resignation ; être à charge.Cécile souffrait intéricure- {sn vie nvait été trop pure po - lui causes Ces ment de cette fugon d\u2019agit, mais pour rien ausremords, trop triste ponr éver.or ses regrets.monde efle n\u2019edt dit un mot a son fis 2 ceiDe plus en plus tranquille, elle expira où \u2018sujet, cur ce qui l\u2019afl geuit, c'était précisé-} p'utôt s\u2019endormit, la tête appuyé e sur l\u2019épau- jment que lu chuse ne vint pas de lui-même.{de son fils.(Elle poursuivait toutefuis, avec une triste 1v.persévérance, sos travanx ct ses eécovomies, CL \u201cquand uv événement imprévu changea tout- , 11 serait diffiziie de peindre la douleur du jà-coup su sitdation.Uu oucle de sa mére, jeune homme quand il eut in triste certitude : Vieux garçou, qu'elle avait Loujours cru pait- ;de sa perte 5 il la sentit profondément et s\u2019a- |vre et connaissait à peine, vint à niotrir, lais-| bandounu à ce sentiment, dout il irrit.it en- saut apres lui une somine assez considérable|sore l\u2019amerteme en se reprochant d'avoir dont Cécile, Sa seule purente, devint l\u2019héri-|cnusé Ja mort de sa mère.Le croira-t-on, tière.pourtant?il éprouvait une sorte d\u2019orgueil à Elle n\u2019annongça point à Michel cette bonne |se trouver si malheureux et peut-être si cou- fortnne; elle eraignait qu\u2019il n\u2019y vit qu\u2019un fpable, car la jeunesse est fière de son pre- prètexte da renoncer au travail qu\u2019il n'avait {mier chogrin, comme ui soldat novice, de sa Jamais beaucoup ciné, Mais, quand, aprèsforomière blessure ; c'est une vanité dont on toutes les furmulités terminées, elle s'ussura| guérit trop vite! Roland s\u2019exagéra ses re- que son Lis Jouirait, eu y compreuast soi }mords et sa douleur comme il s\u2019exagérait traiterient, de plus da 15,000 fr.de rentes;|tontes choses; bientôt cette profonde mélan- {na plus besoin de moi, * se dit-Cle, et{colie où il s'obstinait mina sa sauté, Il toin- ently conviction porta dans son âme quelque jba sérieusemeut malade.chose de calme et de triste à In fois.Alurs, Depuis lougtemrs, Cécile n\u2019était servie | il lui sembla que l'heure du reposavait scnné! que par une vieiile femime de ménage ; Ro- pour elle, et comme un ouviier donut la tâche |luud se trouvait deae seni dans cet apparte- est finie, elle luissa retomber sus bras fati-|ment où tout renouvelait sa peine en lui rap- qués.pelautsa mère.Un ancien wi, qui l'était \u201c Anesitôt que cette volonté désespérée,{ vent voir, fut touche de sen isolement, et, avec laquelle elle se cromponnait, pour atnstjmoité force, moité gré, il le décida à se fui- dire la vies Pubandounada vie parut se retirer! re transporter à la maison de santé du dve- d'elle, De ce moment, sa sante commeng 4 teur D.faubon:x Faint-Demis.Là, du déetiner rapitement, Michel, qui prssait los jivoins, 11 ae serait pas exposé à manquer des, matinéèes à son bureau et los sotrées avec sespsoiss nécessaires, Cle chinngement de lien Jeunes camarcles, re remarquait point lesion! pes at avoir sur von nil une heureuse progrès dun! It s'en inquiétait d'Autont inffusnee, Ce fut, cn efi, co qui arriva, et, moin: qu\u2019il avoit toujours vi ca mode fréle fen nse prit de temps, Mickel, quoique fui- et souffrante : ct etieci, par une inconsé-{ble encere, fut en état de quitter sou lit pour quence femitière àaxa nature, s'ailligeait en |desceudre nu Jardin, secret qu\u2019il ne s'anereêt pes de ce mul.quil 2 | On était alers à la fin de l'antonnne, et fa mettist tous ses soins à lui enchor, Lireste, douecur mélrncolique des derniers berux cllen-se plaiquit à personne, et Vic franquit- {jours était en hartennie avez es émotions de « f let botclés, Mais ce n\u2019est plus de TR dont \u2018est cvestion ; Durand prend un visage jovi- jn] et ge frotte les nains, et Michel ézoit re- lv>irla figure énanouie, la franche bafhomic ide son père.Bientôt le maintien du harra- teur devint plus grave, il oppuie la main sur sa poitrine d\u2019un air penétré, il lève les yeux a ciel.viche!l comprend qu\u2019il fuit l\u2019éloge de Celle.L'audis qu'il joirit avee nm dou- lonreux orgueail de la justice rendue à sn mère, il vent que ses yeux se remplissent de larmes qu\u2019il s\u2019elfurce de retenir.En ce moment il rencontre de nouveau le rezard de lime Fabert fixé sur lui; à son affeetueuse expression, il devine aiséræent qu\u2019elle vient d\u2019appreudre la cause de sa maladie.Cette sympathie accordée à sa douleur lui ôte la force de la contenir ; il baisse la tête et se laisse allez aux pleurs, tandis que Durand et {a vieille dame se regardent d\u2019un air pro- dément touché.\u2014 Allons, allons, mon enfant, courage, dit le bruve hunune en s\u2019efforçant de prendre ua ton ferme ; ne vous désulez pas ainsi, cela vous fera du mat, Lt il le contraignit à remonter chez lui.(À continuer.) Porictrs.UNE SOURIS MUSICIENNE.\u2014 Les chroniques des théâtres mentionnent des rats, des araimnés et des souris aftirés par le charme de la musique et gam- bacant près des papitres, anx sons d\u2019un mélosdieux vivion ; mais on n'avait jamais vo ancun de ces quadripé les mélomanes passer do 16le de spectateur à celni d'acteur.L'Amérique, qui a produit bien d\u2019autres merveilles, peut la première se flatter d\u2019avoir donné naissance à une souris émule de Jenny Lind.Uni ses plus riches p'anteurs du comté de Glynn (Georgie) à le bonheur de posséder cette artiste.\u201c\u201c À lu voir, dit-il, on ne trouve en elle rien qui la lement enprocuer sa SANS COUFHMEK QUEMN SON âme; if respirait avse nt triste plaisir meaesin, seas essaver AUCUN rendde.He parti de que'ques fears ardives, épa- Le fit fressni\"\"ir, reste avec moi aujourd\u2019hui.[inité de cotte allée, il apercut une maialde Nous n'avons plus leugtempes à être enseout-\u2018qui, seus doute, uvaif vouct jouir, comme bie?\u201d Le jorue bomiae ge retourna brus-1lui, des derniers douceurs de ta saison.Elle quelacnt et jeta sir sa Iière un regerd effa-\u2018était assise dans un fauteuil garni de cous- re; ce regard lui révéla les ravames que la sions; son visage pâle et flétri portait les tra- maladie avait fiits sur ee deux visages etjces, non dune maladie passagère.mais d\u2019une son danger proshiutn dot apparut pour Ia pre- leute et iueurible sonifrance.En la regur- were fois Ceeile Guat, conne de cuufi- dant, Roland s'arrêta, susi d\u2019une violente et me, étendus sur wae chuse longues sus douloureus= emotion; cette fomuie était grands Voux, encore agrandis par ta maigreur! plus âgée, moins belle que Cécile mais son et la souffranes, ballatent du feu de la fiè-jattaude d'abattement resigé lui rappel sa Vie sa respiration Ctail coude ct etaéc.mère avec tant de force, quil echaucela et se-; Roland, desolé, s° preerpta vers ede, saisit rait tombe, si fos deux bras d'en peut hom- SES IRAIES annetiqries eL beûleutes, les pressi the, qui venait trotitrnt cerrière lui, ne se durs les sivunes, ct se livia a uae cilusion de fussent avaness pour le soutenir, teudres \u20ac duudeuretuse qui diate ne moment! \u2014 Voila bien les jeunes gens, dit le petit «- pauvre cœur du auë0 si fale a toachier, homme, tont en fiasunt asseoir Roland sur Ase dase asses tite Lae nade 0 nn siege de Jurding dls ne sont pus plutôt sor- D'ius, queurd su agitation fut cabinée, elle tis du lit qu'on les trouve hors de la maison, reprit: + Du couraz lun peu plus tôt, nn; Vous n'êtes pas encore assez fort pour ka pro- peu plas turd, cette separation devait avoir menade, Cest tue Imprudence que je dénon- Mon, Michel ploncoit tonj trs.et sa mère leert au docteur.cantina, Cu parelcs souvent entreconpées: It, tont, en grommelunt, M.Durand alla par sa fuiblesse 1 est mort la semaine dernière par une trop rapide accumulation de graisse.1 it, au moment de sa mort, 643 livres.| engraissait do dew livres par jour, depuis Quelques semaines avant sa mort, et pesait 565 li- Sres lorsqu'il à commencé à engiaisaer.Congr UN REQUIN.\u2014Dernièrement, cinq jeunes sol:tats en garnison à Corfou, faisaient en bateau une promenade en mer.Tout à coup leur bateau oit un choc violent, comme s\u2019il venait du tou- chor une roche.Un soldat, en se penchant sur l\u2019eau, aperçoit un énorme requin, à qui il lance D - L'Ere Nouvelle.\u202638 Septembre 1853.mr L\u2019ERE NOUVELLE.ANN TROIS-RIVIÈRES, MERCREDI, 28 SF PI.1853.Tenure Seiguncuriale.C\u2019zst morored), le 5ff%octobre prochain que doit avoir lieu en cette vil une assemblée des délégués des différentes parvisues de ce district, pour aviser aux moyens déffectuer l'abolition des droits seigneuriaux et la commutation de la tenure féodale on toute autre temure libre.S°il se trouve encore quelques paroïsses daus le district des Trois-Rivières, qui n\u2019ont pas encore noiamé leurs délégués, nous espérons que dans leur intéiêt elles ep Gâteront de le faite au plus vite, pour af puissent ve rendra avec ceux qui sout déjà mrnés, à l\u2019asssmblée qui va avoir lieu dans quel- Ques jours fpur former le comité da ce district et pour passer des résolutions qui seront transmises au comité central de la convention anti-seignevriale, qui se tient à Montréal.Comme on peut le voir, il n\u2019y a pas de temps à perdre pour les paroisses qui n\u2019ont pas encore nommé leurs délégués, et elles doive:.t le faire avec d'autant plus d\u2019ardeur que tous les censitaires se trouvent directement intéressés dans cette question.Voulez-vous, censitaires, deveuir seuls et uni- G'ies propriétaires des terres que vous avez acquises au prix de votre argent, de votre travail et de vos sueurs?Demandez I\u2019abolition de la tenure seigueuriale.Voulez-vous jouir paisiblement de ce qui vous appartient, faire usage de vos pouvoirs d\u2019eau, ntili- ser vos mitiéraux, employer pour votre propre usage, hénéfice et avantage, les bois de construction fortement une bouteille.Le monstre disparait.La promenade continne.En s\u2019amusant à pêcher, un des soldats, nommé Hanson, tombe à l\u2019eau et il s\u2019efforce de regagner le bateau à la nage.Au moment où ses camarades, qui avaient viré de bord pour aller an devant de lui, allaiont le re- pécher, un d\u2019eux s\u2019écrie qu\u2019il voit un requin A la urscite d\u2019Hanson.no des soldats, nommé Flowers, saisit un énorme coutean, s\u2019élance à la mer, et passant sous le requin, il lui plonge son couteau plusieurs fois dans le ventre.Maia déjà le requin avait atteint le pauvre Hanson, dont il avait, d\u2019un coup de dent, coupé la jambe près du genou.Flowers nage vers son camaiade, qu\u2019il prend sui son dos, et il parvint a le rapporter dans le bateau, où l\u2019on étanche le ranz, on regagne la terre, et à l\u2019hopital on donna des soins au blessé, qui survivra.En revenant à terre, les soldats ont capturé le re- ain blessé, et ils l\u2019ont remorqué à terre.Il pesau dé livres ; lorsqu'on l\u2019a ouvert, on a trouvé dans son gosier la jambe du pauvre Hanson, dont l\u2019os était entièrement broyé.On a exposé lu corps du 1equin dans l\u2019asile des matelois à Corfo1.Lus Mauabre LMAGINAIRES.\u2014Dans son spirituel feuilteton de l\u2019Union médicale, M.Amédée Latou raconte les anecdotes suivantes : 6 Dans le mois de janvier dernier, M.Orfila voit entier dans son cabinet un nabab indien, venu de Golconde ou de Lahore tout exprès paur le faire pratiquer une opération des plus singulières.Ce nabab était un pauvre hypocondriaque, qui s'était imaginé qu\u2019à côté de son nez normal il en avait poussé un antre qui le géuait beaucoup, Il avait donc entrepris le voyage de l\u2019Inde à Paris pour que Orfila, dont la réputation était arrivée juaqu\u2019à lui, voulût bien le débarrasser de son nez sopplômen- taire.Vous comprenez qu\u2019à un malade de ce genre et venu de si loin, il eût été cruel Je répondre : Mon brave Indien, vous avez la berlue, vous ne posséiez que le nez que Dieu vous a donné, et il est, ma foi! bien fait.Et de vrai, ajoutait M.Oc- fila, jo n\u2019ai jamais vu de nez d\u2019uu plus beau galbe.Mais an medecin charitable et philosophe, l\u2019illustre tobicologiste fit semblant de se prêter aux iclées fausses de l\u2019Indien, examina rous toutes ses faces ce prétendu nez parasite, et, avec sang-fioid et assurance, il lui dit: Je vous débarassorai de cela, revenez demain.\u201c Le lendemain, M.Orfila, s\u2019étant procuré nn nez aux pavillons de «lissection, endort notre Indien au moyen du chloroforme, lui applique, pendant son sommeil, un bandage approprié, et simule adroitement tous les incidents d\u2019une opération compliquée.A son 1éveil, grande joie de l'indien, à qui Popérateur monire et met entre les mains ce nez, cause de tant de ehagrin, et ont sa main habile vient de le détarrasser.Les choses allèrent bien pendant quelques jours ; mais, hélas! une nouvelle inquiétude survient chez notre opéré.\u2014 Monsieur, lui dit-il, je crois que le nez repousse.En vain M.Orfila chervhe t-il à lui persaader le contraire, en vain M.Velpean, consulté, tronve-t- il l\u2019opération bien faite et la cure rachicale: le pauvre nabab ne fut pas convaineu, et il partit en di- eant: Je revindrai l\u2019anné prochaive pour ine faire opérer de nouveau.\u201cM.Velpeau le sait bien, on ne les gnérit pas tous, ces inforturés na-O:nanes, iné.ne par lea res- eources les plus ingénieuses.Cet habile chirur gien voulut tenter de guérir une panvre fe:ame qui croyait avoir ane conleuvre dans le ventre.Ou se procure une couleuvte véritable : uue petite incision est faits à l\u2019abdomen ; la coulenvre est dextre- ment jetée dans le bassiu et Iriomphalement montrée à l\u2019opérée.Celle-ci regarde, examine le sci- peut avec grande attention, et s\u2019écrie: \u201c C\u2019est ane femelle! elle a fait des petite!\u201d Tout le mondu n\u2019est pus ausai heureux que Boherhave, je crois, qui uérit radicalement un monsieur qui chassait sans cesse une mouche constamment perchée sur son nez.\u201cJe lu tiens, enfin! \u201d s\u2019écria Buherhave, en faisant le geste «l\u2019attrapeur de mouches, et cu lui montrant un dipière placé davance: dans le creux de sa main ; où comme ce médecin dont parle Montaigne, qui guérit aussi une femme qui peusait avoir avalé une épingle qui s\u2019était arié- tée, disuit-elle, au gosier, où elle causait de vives douleurs, Le raôdlecin fait vomir la femme, jette adroitement une épingle turlue dans le vase, et la malade, croyant l'avoir rendue se sentit soudain déchargée de sa douleur.\u201d Réicocrrs ax raance.\u2014La Patrie donna les ren- soignements suivants sur l\u2019état des récoltes en France : .«i résulte des communications failes 4 un grand nombre de conseils gbuéraux par les préfets, que tous les renseignements s\u2019accordent pour établir que les craintes sont aujourd'hui dissipées sur! l'état des récoltes, qui, sous le rapport de la quantité, seront celles d\u2019une année moyenne, et que la que le seigneur les seigneurs a implanté dans votre sol?Demandez l\u2019abolition de la tenure seigneuriale.Voulez-vous pouvoir améliorer vos terres, les défricher, les rendre fertiles, en augmenter la valeur pour pouvoir ensuite en obtenir un plus haut prix, sans être obligés d\u2019en payer une partie au seigneur sous forme de lola et ventes?Deman.lez l\u2019abolition de la tenure seignetrialu.Voulez-vous avec le froment receuilli avec beau conp de soin dans votre domaine pouvoir mange: le pain qui vous nourrit sans être obligés de courir au moulin banal] où souvent on se plait À vous faire attendre où à gater vos pro-luits sans vous donner la liberté d\u2019aller où vous seriez bien reçus et bien servis ?Deunauilez l\u2019abolition de la tenure seigneuriale.Voulez-vous vous débarrasser d'un systéme injuste et vexatoire, qui retarde grandement l\u2019avancement «lu pays, le développement de ses ressources ut le progrès de l\u2019agricuture, qui vous fait souffrir toutes les servitudes que les seigneurs ont pris la liberté de se réserver, qui leur permet de commettre les plus grandes exactions, qui les laisse jouir en paix d\u2019an grand nombres de droits exhorbitants qui vous rend les esclaves de leur cupidité ; Voulez-vous en un mot étre vraiment libres dans la possession de vous biens ?et la liberté Inira sur vous quaud, à force de courage et de persévérance, vous vous serez affranchis de toutes ces servitudes.Cathédrate des Trois-Rivières.L\u2019oN sait qu'une aomme assez considérable a été généreusement souscrile il y a quelques temps par les citoyens des Tyois-Rivières pour la bâtisse d\u2019une église cathédrale.L'activité et l\u2019ardeur qui se manifestaient alors de toute part, l\u2019empressement et le zèle que chacun mettait pour contribuer à la construction de cet édifice, dont tout le monde conuaissait le pressant besoin, nous faisaient présumer que le site en serait bientôt choisi et que l\u2019oavrage serait commencé sans délai.Cependant depuis quelques temps l'affaire de la cathédrale parait dormir d\u2019un assez profond sommeil, et si quelques uns en parlont encore assez souvent ce n\u2019est que pour eu demander des nouvelles.Dopuis qnelques temps plusieurs se sont adressés À nous croyant sans doute que notre position nous mettait en état de pouvoir de leur en dire quelque chose.On parle depuis longtemps de différents en-lroits où chacnn suppose qu\u2019elle sera ou quelle devrait être bâtie, mais nous croyons qu'il n\u2019y a encore rien de décidé.Plusieurs parlent d\u2019avoir une assemblée afin de connaître les «iésirs de la mujorité des citoyens à ce sujet et pour adopter des résolutions qui seront ensuite souinises à ceux qui sont chargés «le choisir l'endroit où elle doit être bâtie.Ce moyen serait sans doute très-propre à nousser l'affaire un peu en avant ou an moins de nous faire convaître les rai- sous pour les quelles elle ost demourée depuis quelques temps stationnaire.Ordination.Samedi dernier, dans la chapella da Sar naire de Nicolet, Myr.Plivéque des Tiois-Riviéres a donué la tonsure à MM.Honvré Dellemare et George Talbot.Le même jour, Sa Grandeur à conféré l\u2019ordre sa- oré de Sous-diacouat à MM.Arthur Hubert Lassi- se-aye et Chs.Zéphirin Garceau et le Diaconat à 24.Télesphore Tonpin.Et Inadi dernier an même lieu M.Arthar E.qualité dus blés sera excallente.\u201d\u201d a La
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