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Titre :
L'ère nouvelle
Éditeur :
  • Trois-Rivières :W. H. Howen et cie,1852-1865
Contenu spécifique :
mercredi 22 mars 1854
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'ère nouvelle, 1854-03-22, Collections de BAnQ.

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[" Deuxième Année.Cre Mercredi, 22 | Mars 1854.No.16.JOURNAEZ DU DISTRICT DES PUBLIÉ Par une Société en Commandite.\u201c INDUSTRIE et PROGRES.\" uvelle, TROXE - RIVIER DBAS, ET A.L.DESAULNIERS, Répacrecn.W.H.ROW EN; IMPRINEUR.L'Empereur Nicolas.(Ecrit pour le REvusLiCAIN ) Le czar pose, devant le monde, comme le chef de ses confrères couronnés.Il est l\u2019ar- hitre suprême de la paix et de la guerre.Depuis qu\u2019une grande nation porte les chat- nes de !a servitude, tout le continent d\u2019Europe s'incline deva it le représentant le plus complet du despotisme.Tl n\u2019y a plus de lutte officielle et gouvermentale entre deux principes, dont l\u2019un etait cimenté par le sang de trois glorietses révolutions, pendant que l'autre s\u2019élevait sur les cadavres des nationalités égorgés.La liberté n\u2019est plus en face de oppression: la France a cessé d\u2019être l'adversaire redoutée de Ia Russie.Napoléon IIL #'il tire du fourreau le glaive sonlevé d\u2019une main trenblante et indéci se en faveur de la Turquie, ne sera qu\u2019un vassal momentanément révolté contre son suzerain ; car, qu\u2019a-t-il accompli dans la nuit du Q décembre?L'extradition de la France, pieds et poings liés, au régiine consaque, que l'oncle de Sainte Hélène, avait éventuelle- prédit par tonte l\u2019Europe.La France, déponillée de 1'auréole de ln liberté, ressemble à Samson privé de sa che: velure: suns force et sans puissance.Cette annihilation, qui dure depuis doux ans, sert à mettre en relief la gigantesque et menaçante figure du czar.Eu voyant le système russe intrônisé, même à l\u2019aris, quelques publicistes, adulateurs du succès, ont salué du titre de grand homme le type moléle de ce système Cet homme restera grand, à leurs yeux, aussi longtemps que les crimes des rois jes fautes des peuples serviront ses vues, aussi longtemps que son ambition d\u2019asservisse ment universel n\u2019aura pas été renfermée dans des digues infranchiseub'es, Unie esquisse rapide des actes et du caractère de ce prétendu grand homme, esquisse tracée sans hnine, comme sans amour, montrera lu fausseté d\u2019une approciativn soucieuse seulement des résultat et non des moyens et du but.Paul Ier, dont le règue brisé par une mort violente, laissa quatre fils : Alexandre, Constantin, Nicolas et Michel.Elevé par un républicain suisse, rempli de tendance généreuses, désireux de faire on.Hlier la tyraunie de son père, Alexandre se plut à gouverner ses suj-ts avec une douceur toute nouvelle pour eux.II supprima la tor ture, favorisa l\u2019ubolition du servages, propagea l\u2019éducation publique et parut disposé à donner à la Russie une constitution comme celle qu\u2019il octroya à la Pologne.Vainqueur de Napoléon Ier, il ne songea nullement à venger sur la France l'invasion de son propre empire.Il la protégeu contre les Prussiens, les Autri \u2018hiens «t les vieux monarchistes.Sans li, Louis X VITE anrat peut-être gardé In charte dans sa poche: Alexandre en exigea la promulgation.Il s'attira l\u2019estime de Lafuyette, qui le trouvait \u201c poli, aimable et surtout libéral.°° Libéral ! il le fut réellement les quinze premières aunées de son règne, dont la Rus aie se souvient cuinme d\u2019une période de lumière et de progrès.Mulheureusement, le Mysticisme, vers lequel il avait toujours pen ché, prit possession de son bime rêveuse el mélaucolique.Sa piété, devenant de plus en plus vive, sous l\u2019iufluence de Mme d: Krudener, ob-eureit en lui le jugement.Metternich exploita cette décadence intellectuelle an profit des idées rétrogrades.I prit n tdche de convaiucre le monarque liberal da danger pour les trônes d'être brisés avec lus autels, si les peuples étaient encou mgés duns leurs exigences toujours croissantes.L'intelligence d'Alexandre, perfilement faussée, latta quelque temps contre les sug- Restions de son cœur, et fiuit par en triompher.Il crut voir le jacobinisme derrière ces memes constitutions qu\u2019il avait voulu propager partout : il laissa son frère Cons- Rantin, vice roi de Pologue, se jouer des garanties légales accordées à cetle contrée ; il regarda d\u2019un ni triste, mais froid, la Grèce sv débattre contre la Turquie ; il permit à l\u2019Autriche de tuer la liberté napalitaine et pie toutuises il autorisa les Bourbous de Fran- Ce à répandre le plus noble sang espagnol, ofin de restaurer l'exécrable tyrannie de Ferdinand VIL T1 cessa de travailler à l\u2019émancipation des serfs, de créer des écoles d\u2019enseiguement mutuel.de réformer les lois ebusives où barbares.Sur deux puints seulement il désobéit aux conseils de Metter nieh: il contiutta à faire distribuer la Bible en langue vulgaire, et à rester le protecteur zélé de In Maçonnerie Plougé dans in prière, distrait par quelques smours, qu'il savait concilier avec lu déva- hot, à l'exemple de Touis X1V, il no fat empereur que da pom.Sun pouvoir, il le tmasmit au général Arnkichofeff, homme d'u re volonté forte, mais il'eUré et hratal, qui commença à faire peser sur la Russie vu arbitraire de caserne, devenu depuis l'état normal du pays.Alexandre ferma les yeux sur les concussions, les injustices de toutes espèces, et les cruantés de son favorit.Quand on rapporche la dernière partie du règne d\u2019Alexanudre de la première.où s%.tonne que ce soit le même règne, tant il v n de différence entre les deux périodes.Né- anmoius, l'impulsion donnée aux esprit ne s'arrêta point, nuilgré les efforts réactionnaires du gouvernement.Quelques centaines de nobles russes, nourris de la philosophie française du dix-huitième s\u2019iècle, source fo conde de vérités, réso'urent de poursuivre lu tâche de réforme et de progrès qu'\u2019avait abandonnée le monarque.Ils organisèrent d\u2019abord une société app-lée les enfants de la patrie avec le bat déclaré de mettte fin aux prévarications des employés de tout grade, dont la vénalité surpasssait, comme elle surpasse encore, ce qui pent exister de semblu- ble en Espagne on en Chine.- TI restait trop du vieux libéral dans Alexandre pour qu'il contrariit une œuvre de simple amélivra- tion administrative.Ainsi tolérés, les patriotes purent avoir de fréquentes réunions.En diseutant sur les abus du gouvernement civil, ils en découvrirent l'urigine dans le gouvernement politique.Ils arrivèrent à la conclusion qu\u2019il fdlait abattre le despotisme lui-même ; alors, ils rendirent leurs séances tout-à fait secrètes, épurèreut la société de ses membres timides, et se mirent à méditer, dans le mystère, non plus de légères réparations à un édifice vermouli, mais le rcnver- sement de l\u2019édifice entier.Comme la plupart des conspirateurs appartenaient à l\u2019ur- mée, ils vinrent en France aprés Ia batille de Waterloo.La.i's friteruiséreut avec les Carbonari, dout ils adoptèrent lhabile organisation réglementaire.A leur retour en Russie, ils se partagérent en plusieurs sociétés, toutes unies par un lieu fraternel, et ten dant égalem \u2018nt à fonder sur les ruines l\u2019autocratie un gouvernement républicain d\u2019après le modèle des Etats-Unis, moins l\u2019esclavage.Moins l\u2019esslavage ! il faut le dire à la louange du parti révolutionnaire ou libéral en Russie, il à toujours voulu fermement \u2014et aux dépens des sacrifices personnels\u2014l\u2019affranchissement absolu des laboureurs attachés à la g'èbe.Personne dans ce parti, composé surtout de propriétaires territoriaux.n\u2019a parlé d: compensation quelconquz en faveur du maître.L'opinion a ête seules divisée sur l'exécution d\u2019une mesure prise toujours comme point de départ de la trans formation sociale.Les uns ne voulaient accorder aux svrfs que la possession de soi\u2014 c\u2019est-à dire la librté personnelle ; les autres voulaient reudre les puysaus émancipés propriétaires chacua dune parcelle de lu terre, si longtemps arrosé des larmes et du sang des Générations esclaves.Le premier systéme, plus ficile,cut nn comuiencement d\u2019exécution sous Alexandre ; et Nicolas lai-méme Pappliqua plus tard aux domaines de la cou- ronue.Le second système, ruinaut presque tous fes nob'es, mais couforme à la stricte justice, fut préconise, comme il l\u2019est encore, jar ceux qui savent subordonner les intérêts dun petit nombre au droit de toute la nation.Un démonrrate russe proserit, M.Alexandre Herzen, représente netullement cette dernière école, prête à s'écrier avec Barnave: Périssent les colonies plutôt qu\u2019un prineipe.La même idée fut mise en avant par le colonel Pestel, le grand promoteur des sociétés secrètes.Cet homme doué d\u2019un génie supérieur et d\u2019un courage à toute épreuve, méritn de devenir le chef de ses co-associés.Républicain dans l'âme, il fit repousser la forme bé'arde de la monarchie cumtitution- nelle, il prêcha la décentralisation et appela toutes leg nationalités s'aves, individuelle ment libres, à se réaniren une vaste federation.Une suciété, appelée les Slaves Rs.univ, se fonda nu midi de Ia Russie, entre los frontières antrichiennes et turques, Ou y travailla à coordonner dans vne seule pense hrit contrées, sujettes de quatre souverains, differents, savoir: 1.La Russie proprement dite; 2.Lu Pologne russe, autrichienne et prussienne; 3.La Pohême ; 4.Lu Moravie ; 5.La Dulmatie ; 6.La Hongrie ; 7.La Servie; 8 La Trunsylvanie, la Moldavie et la Va- lachie.Devenues républiques, ces contrées se seraient morcellées en autant d'Etats qu'elles l\u2019inraient désiré.On voit ainsi Pestel em- Lrasser, par une large conception, non seulement lee peuples de race slave, innis aussi le peuple magyar et le peuple romain.Pune- quart Parce que ces nationalités, compara- livement mines, se trouvnient encluvécs parti les untionalites purement slaves.D'ailleurs, l\u2019unien fédérale n'imposait à cita- que Etat que le régime déimocrutique et hu laissait, pour tout le reste, sa souveraineté in- ividuelle.TI! n°y avait done ni violence, ni siuijétion, mais fraternité.blique Universelle était faite.La monarchie n'aurait pas duré ure heure en Occi lent, en fiec l'Orient répuhlicanisé.D'annexion en annexion, les Slaves Réunis se \u2014l\"un sans rois, l\u2019autre sans esclaves, auraient transformé Phumanité entière en tue honnête, paisible et henreuse famille ! Dans le domaina de la pensée, Pustel était un homme extraordinaire.Les statuts 01ga- niques qu\u2019il préparera sous le nom de Vérité législateur le plus sage, le plus profoad et le p'us hardi, à en croire des personnes dignes d'apprécier cet ouvrage, dont l'empereur Nicolas tient le manuscrit caché nn fond de son palais.Dans la vie pratique, Pestel fut, suivant le Lesuin, audacieux et prudent.Audacieux ponr propager la conspiration d\u2019an fout de la Russie à l\u2019autre, aiusi que chez les nitions voisines.Prudent pour résister a l\u2019impatieuce de ses amis le pressant, à diffe.rentes reprises de donuer le siguul de lu ré- volation, Qu\u2019attendait il?La certitude du succes.Pour se Passarer, il ne suffisait pus d\u2019avoir obtenus le concours d\u2019un grand nombre de représentants de la hante noblesse.riches et enthousiastes.II ne suffisait pas d'âtre appu- vé par les litérateurs eu renom.tels que Ri- leief et Bestoug dE.T1 ne suffisait pas enfin que la Pologne fût préparée à combattre pour sa liberté et celle de la Russie.Le mouvement, devant qartir de l\u2019armée rnsse, il fallait gagner à la cause révolutionnaire la plepart des régiments, et pricipalement la garde impériale, de cinquante mille hommes.vu gacnison à Saint-Pétersbourg.Uue propagande active nugmentait cha- «ne jour le chiffre JesgBficiers de tout grade aspirate Pvc PHS OBI l'autocratie, Après dix aus d\u2019un travaille incessant tout promettait que l\u2019entreprise, échappée si mer- veillensemeut i la connaissance de la police, atteindrait bientôt la maturité désirable.Alexaudre mourut sur ces entrefaites.I! ne laissait pas d'enfants legitimes.Son successeur apparent était Constantin, vice-roi de Pologne.Ou ignorait l'acte d\u2019abd.cation par lequel la couronne revenait au frére pui- né, Nicolas.Celui-ci même n\u2019en avait eu atleune cuunaissaner et se hâta de faire pré.ter s°rinent, par les atttorités civiles et militaires de la capitale russe, à l'héritier présumé, résident en Pulogie.A prine la céré- inonie \u2018fut elle accomplie, qu\u2019ou trouva dans les papiers de l\u2019empereur défaut la renoncin- tien faite par Constantin, ou il déclure \u201c quil ne se sent ni la voonté, ui la eapuci- té, ni la force nécessaires pour régner.\u201d* Cette renouciation étnit-elle volontaire ou forcée?On disait qu\u2019Alexandre l\u2019avait mise couume condition consentement accordé à son frère de répudier Une princesse de saug royale et d\u2019épotuser une sujette polonaise.S°il en était ainsi, Coustantin, avee son caractère capricieux, fantasque et violent ne renicrait- il pas Une signaivre en quelque sorte arra- chee?Ces questions agitèrent le publie et tinrent en suspens le grand-due Nicolas, jusqu\u2019a l\u2018yrivée d\u2019un courrier de Varsovie, qui apporta la confirmation de l\u2019acte d'ubdica- tion.L'empereur netuel, suivant secs panégyris tes, déploya Une magnanime générosité, en refusant de se prévaloir da ducument qui lui donnait la couronne.Le [ait est que sa réserve n'eut rien de méritoire ; il ue pouvait pas agir différemment.Inconnu soit en bien, soit en mal il n\u2019avait auenn parti groupé autour de sa personne.Les fonctionnaires publics auraient refusé de transférer leur seruvent, sur la simble exhibition d'un papier par eruinte du couronx de Constantin, 8, comme on le supposait, son intention se trouvait changée.Ainsi s'explique la modération et le le désintéressement de Nicolas.l'ambition, d'ailleurs.n'agitait pas encore l'âme de ce prince, âzé de 29 ans et alsorbé tout entier par la passion puérile de jouer aux soldats.La nature l'avait créé capo- ral\u2014et rieu do plus.Passer de continuelles revues, Visiter les casernes, surveiller la toilette et la tenue des troupes, châtier par los arrêts où le bâton; tel était le passe-temps de ses journées.Cotte existence [ui semblait délicieuse» Il n\u2019en rêvait pas d'autre.Si le pouvoir suprême parut désirable à ses veux an moment de lnevepter, c'est qu\u2019il n'y vit qu\u2019une série de brillantes parades.La première de ces parades faillit être la dernière du nouveau sonverain.Les conjurés de Saiut-Pétershbourg crureut en profiter.Offiziers duns les gardes, pour ln plupuet, il leur se:mbln facile d\u2019opérer une une sédition militaire, à la faveur de luquelle ou reuverseriit la dynastie impériale.Il | Si Pestel avait réulisé son projet, la Répu-'se présentait en usurpateur.seraient ¢ nstitués en Etats-Unis d'Europe.révolte.Pnis les denx moudes rapprochés par leurs! institutions, harmonisés par leurs tendances, de St-Pétershu.rrg.convoquée pour acclamer \u2018 Nicolas, se rangzuit sur la grands place d'I- Russe (Ruskaïia Prawda) révèlent à lu fois le\u2019 que l'occasion était trop bonne ponr ne pas! s'agissait seulement de persuader aux divers régiments que Constantin n'avait pas abau- douné le trône à Nicolas, et que ce dernier L'homme de génie, le colonel Pestel, se trouvait malheureusement dans le midi de la Russie ; le temps manquait pour le préveuir.Le colonel prince Troubetzkoy s\u2019offrit à diriger la On l\u2019accepta.Le 14 décembre 1825, toute Ja garnison sance, où s\u2019élèvent le palais impérial et le sénat.Bientôt partent de quelques rangs les cris de Vive la Constitution! Arrive le gou.verneur-général de la ville, comte Milarado- witch; il vent l'agitation toujours croissante parmi les soldats : un coup de pistolet l\u2019éte nd mort aut milieu de sa huraugue.Les conjurés sont mieux ecoutés ; la moitié des tron- pes obéit à leurs ordres, après avoir tué quelques offisiers supérieurs.Trois on quatre régiments defendent l\u2019entrée du palais, où Nicolus reste enfermé, ne sachant quel parti prendre.It est tiré de ses hésitations par un vieux fivori d'Alexandre, le prince Galitzi- ne: * Si vous ne vous montrez pas, sire.à l\u2019armée etan peuple, la révoite deviendra générale.Pas moyen de fuir de ce paluis: vous y screz égorgé avec toute votre famille, » N'ayaut pas d\u2019autre parti à prendre, Nicolas se présente sur la place, l\u2019épée nue et protégé comme un acte de valeur héroïque cet acte de nécessité, la seule et unique chance de sulut qu\u2019uvait le pouvoir autocratique.La présence du monarque maintint la fidélité vacillante des rég:meuts où le cri de Vi ve Nicolas! se fuisait encore entendre.Malgré cela, l\u2019insurrection aurait pris le des- S1I8, Si ses mouvements avaient eu de l\u2019ensemble; mais elle s\u2019agitait en désordre, car il lui manquait un chef.Le prince Troubetzkuy, colouel des chevaliers gardes, saisi d\u2019une terreur so\"idaine, avait eublié ses engagements: il était absent.Nicolas ne prouonça pas de discours paternel aux insurgés, comme on l\u2019a prétendu.Ti ordonna de les mitrailler à coups de canon.Les insurgés milituires, renfurcés de quelques homines en habit bourgeois, soutinrent héroïquement le feu, et ne ripostérent qu\u2019à coups de fus |.La place d'Isaac fut jouchée de morts.La lutte, commencée à dix heures du matin, se terminait le soir sur les six heures.Nicolas mit sur sa tête une couronne baignée duus le sang.Des tuilliers d\u2019urresta- tions eurent lieu.Les patriotes, jugés sommairement, furent les wus pendus, les autres condamnés aux travaux des mines.On de- gradu au rang de sol ut les simples suspects.Pestel, avec quatre des principaux conspirateurs, subit héruïquement la peine capitale.Nicolas ussista a sou supplice, la figure froide et impassible.Sou regard terue et rouge ne dénotu aucune cormimisération.À ce regard, on aurait pu prophétiser ce que serait le long règue qu\u2019un seul mot résumera duns l\u2019histoire: Dedaiu de la vie des hommics.(A continuer.) AGRICULTURE.ANS AAA ANA [Du Journal d'Agriculture.] FUMIER DE BASSKE-COUR, SON TRAITEMENT KT 60N EMPLOI, Par un Agriculteur Pratique.« Là où il y a du fumier, il y a de l\u2019argent.Le vieil adage cité ci-deasna est sèrement vrai, en tant qu\u2019appliqué à l\u2019agrieulivre.\u201c Le fumier est la sonree de la richesse ** eat encore une maxime familidre, qui est, comme l\u2019antre, vérifiée par l\u2019expérience de tont bon cultivateur: le bon engrais produit de grandes récoltes ; plus d'engrais produira ces récoltes plus abondantes, et en plus grande variété, et ainsi ira l\u2019amélioration indéfiniment.C\u2019est dans la vue d'attirer plus d'attention à la fabrique, à la conservation et à l\u2019emploi du fumier de puille, que je fais mainte.:ant quelques suggestions.Les Basses-Cours.\u2014 Ellen doivent être entonr- rées par les batiments dela ferme, ou, =: elles sant onvestes d'un côté, que ce soit du côté du sud.Les fonds doivent être s>rrés et compactes, de manière a empêcher que l\u2019engrais liquide ne descende ane le sona-anl, et de forme un pon concave.Lea bâtiments doivent tous Avoir des gouttières pour {aire écouler le surplus des pluies, Autrement il se formerait dans la cour des ensères de citernes pour 1les recevoir, Plus! ÿ ana d\u2019abne dans In cour, mieux ce sera, attendu que le fumier fait à couvert (ent tonjonm fe meilleur.TI n\u2019est guère possible de jeonvrir toutes les basses-cours, main ce serait une innovation trés-avaningeuse, si elle était prati- quable, .Façon ou Manufacture de l'Engrais.\u2014 Le dessein et le bat doivent qe de le faire = ques rande quantité que ible, avec tout espèce de fe fut de Ia feras et de le faire bon.A cet etfet, tontea les particules de mativre végéials qui peuveni être amasoées sur In ferme doivent étre EN apportées dans la basse-cour, ponr y être converties en engrais ; rien de brulé, rien de perdu : le chiendent même forme nn fondement précieux pour les accumulations de la basse-cour.Les curures de fossés, les roagnures de haies, les giatiures de chemins, les pailles ou fétus de tont espéve doivent venir dans la basse conr.La récolte de chaque moisson doit être en quelque sorte guidée par ce ve la hasse-cour exige.Une récolte de blé-d\u2019in- fauchée et mise en tas dans son état entier duira beauconp plus engrais que s'il était recueilli, et le chaume laissé peudant un espace de temps indéfini pour sécher et pourrir ; il commeace à perdre de son poids dès qu\u2019il à été coupé.Le faire Bon \u2014 La paille doit être donnée soigneusement et très-régalièrement aux animaux de la basse-couur, et doit être consommée invariablement avec une bonne portion de blé-d\u2019inda, tourteaux de graine de lin, navets ou autres racines, plus il y a d\u2019animaux, et plus ils cousomment de uourriture artifiicielle, mieux c\u2019est pour le fermier.D'autres matières peuvent être ajoutées à la masse pour la grossir, telles que fumier prohibé, matière de cloaques, herbes marines, poissons de différentes espèces, mais particuliérement les crustacés, ou à coquilles: les derniers n\u2019enrichissent pas seulement l\u2019engrais, ils fournissent encore une matière calcaire pour les sols qui en ont besoin.Sa Connervation.\u2014 Cette masse croissante ne doit pas être remuée (à moins que ce ne soit jour- nellergent et partiellement par le troupeau de co- chous, à la recherche de grains épars où des restes de navets rejettés par len bêtes à cornes,) avant Que soit veuu le temps d'en faire usage.Cinq ou six semaines avant qu\u2019il snit employé, il doit être tout retourné systématiquement et mis en couches d\u2019environ «natre pieds de largeur et en petites \u201c fourchées \u201d bien séparées.Toute la surface où le sommet doit être nivellée soigneusement, pour empêcher que ses particules ammoriacales ne s\u2019échappent.Au bout de six semaines environ, la masse unalgamée sera dans le meilleur état possible pour être appliquée au sol ; c\u2019est à dite qu'il sera dans son plus tiche et plus onciueux étai de decompnsition, fonrnissant de l\u2019ammoniae au soi pour avancer sa fermentatation, et une provision tUès-substantielle de nourriture pour la récolte cioia- sante.Il est néanmoins absolument nécessaire, dans plusieurs cas, de charrier des quantilés considérables de fumier de paille, dans les champs éloigné« de bâtiments, durant l\u2019hiver, afia qu\u2019il soit prêt pour la semaille des navets, ete.Il en resulte une grande perte (\u2019engrais, mais pour la rendre aussi petite que posaible, il faut toujours faire passer les tombereaux aur les tas, afin que tout l\u2019engrais y soit déposé, et encore afin qu\u2019ils soient ressés et rendus assez compactes pour prevenir \u201cexhalaison.Afin de fixer l\u2019ammoniac dans ces tas, i! faut toujours les bien saupoudrer de gypse en poudre, tant que le charriage continue.Si l\u2019on ne peut pas se procurer aisément de cette matière, on pourra se servir de suie avec à peu près autant davantage.Aussilôt qu\u2019un tas est fini, il faut l\u2019arrondir en allant de bas en haut, et le couvrir légèrement de terre.Son emploi \u2014 L\u2019emploi du fumier de basse-cour pour la production des récoltes de racines et de lé- gnmes est le plus judicieux et le plus profitable.On trouve comparativement peu d'avantage à l\u2019employer pour produire une récolte saine de blé-d\u2019inde dans la plupart des sols ; mais sur toute espèce de sol, il aide paissamment av progrès des racines et des légumes.Il est trés-efficace comme engrais de surface pour la graine de foin commun et de uéfle, maie il est principalement de valeur, lorsqu\u2019on l'emploie pour produire une récolte de ra- eines.Une bonne récolte de racines est la d\u2019une bonne économie rurale, l\u2019avant-courrier de toute autre récolte ; c\u2019est la subatance d\u2019un Lom système d'agriculture.Une bonne récolte de racines, de betieraves champêtres, de choux-verts, par exemple produit beaucoup de nourriture, et cetle nourriture consommée produit beaucoup de fumier, et la fertilité da sol n\u2019est pas entretenue seulement, mais encore angmentée.On cultive les pommes de terre sur un grand plan, et c'est une récolte lucrative ; mais si elles sont portées hors de la ferme pour être vendues, il en résulte l\u2019épuisement du aol.Si elles sont consommées sur la ferme, le produit est tendu au sol en plus grande partie, par l\u2019engrais, moins le porc ; et comme dans le cas d\u2019autres racines, il ÿ à retour, moins le bœuf et le mouton, et l\u2019acide carbonique émis par lee animaux dans la consommation.Les récolte de légumes sont beauconp améliorées par une couche supeifieielle de fumier d\u2019étable, et étant des plantes pivotantes, elles tirent du sous-sol une grande partie de leur nonrriture, et laissent une portion considérable de l\u2019engrais pour la récolte suivante.J'observerai ici qu\u2019il doit tonjours être appliqué au sol dans l\u2019état le plus riche de demi-décom position anqual il peut être amené, et il doit être enfour à la charrue dés qu\u2019il à été répandu sur le sol.Aux Récoltes de Racines.\u2014 Pour toute récolte de racines, la sol doit être bien pulvérisé et bien préparé, et plus la terre a été rendue meuble, plus il y anra probabilité que la semence germera de bonne heure.La betterave champêlre (mangel wursel) le navet de Saéde, le chon-vert et méme les autres variétés de choux, doivent être semèes en planches éloignéen l\u2019une de l\u2019autre de 24 à 27 pouces.C\u2019est la meilleore manière d'employer le famier de basse-cour : le dépôt de l\u2019engrais et le laboor doivent se faire en même tempa, afin qu\u2019il n\u2019y en ait pas dex aux influences atmosphériques au delà de l\u2019heure, et lu rouleau doit passer ansaitôt sur les planches, Ainai chaque partie de l\u2019engraie eut couverte et il est complètement comprimé dans le terre meuble, précisément a0 niveau de la semence et de même qu\u2019une couche-chance, il produit romptement la végétation.Les plautes ponssent bientôt lavrs racines dans la ligne l\u2019engrais qui est an-dexeons d'elles, et sont d\u2019un coup hors de danger et croissent rapidement.Les varietés du savot commun, les caroîtes, les pommes de terre, etc, sont mises avec plus d\u2019avant sur la terre plate.Qnand on fume pour ces récoltes, on doit avoit grand soin d'enfouir l\u2019engrais aussitét que possible, après qu'il a été placé et étendu eur la terrain, et il doit en ouvre être mis au fond dans les D: sillons, À mesure que ie charrse avence, par des squi suivent le laboureur.Le rouleau y paseer comme sar les planches sans hersage.Pour le foin commun ou le trèfle, l\u2019engraissement peut avoir lieu à toute épeque conveuable ou epportane, durant l'hiver, et l\u2019engrais doit être aussi etendn également.S'il n'est employé que pour la production de récoltes de grains, je dirai seulement que plus tét il sera enfoui dans le wl, mieux ce sers.Quantité.\u2014 Elle deit dépendie de la fertilité da sol et de lu provision d'engrais qu\u2019il y a sar la terre.Pour produire des récoltes Je premier ordre de betteraves champêtres, naveta de Suède, patates, carottes, et choux, il faudra de 15 à 18 bonnes chargne de voitures & deux chevaux par acre; les récoltes de chont-veris et de naveis communs exigeront de 10 à 15 de ces charges, la graine «de foin commun et de tréfle, de 8 à 10, et les récoltes de blé-d\u2019inde, d- 8 à 12.On ne saurait ne trop garder de laisser le fumier de pailler exposé à l\u2019influeuce du temps, soit en tas, soit étenda daus le champ comme on fait dans lusieurs car:tons.Où lui 10 par 1a soa prix, on ait qu\u2019il n\u2019a plus de valeur que du chaume poarri, et qu\u2019il ne vaut plus la paine d'être étendu sur le champ.Pour une telle manière de traiter lengrais et pour ceux qui le traitent ainsi, nous pouvons prendre l\u2019inverse de notre motto, et dire : \u2018La où il n\u2019v a d\u2019engrais, il n\u2019y a pas d'argent.\u201d\u2014 Murk Lane Exprese.: \u20140Rs L\u2019ERE NOUVELLE.AAS AAAS ARAN AT IAAL LR AS SN TROIS-RIVIERES, MERCREDI, 22 MARS 1854.am Tenure Seigneuriale.Lz gouvernement ne veut pas régler immédiatement la question seigneuriale : 60.Parceque la nouvelle loi de la représentation et celle des prochaines élections établissent que le Puys n\u2019est pus convenablement ou n\u2019est que partiellement représenté ; et qu\u2019il serait injuste de priver tous les nouveaux électeurs de l\u2019uccasion de se prononcer sir une question aussi importante.La nouvelle loi de la représentation\u2019 et celle des franchises électives n'élargissent pas les limites du pays; elles ne font que le subdiviser et élarger le cercle électoral.Si c\u2019était une question nouvelle et qui n'aurait pas comme celle-ci, été discutée ndant bien des années; si en faisant de nouvelles divisions électorales on changeait Jes forces relatives des opinions; si les nouveaux électeurs devaient se prononcer contre le règlement de la question seigneuriale et qu\u2019ils fussent assez nombreux pour faire pencher la balance de leur côté, alors, alors senlemant nous comprendrions le besoin de retarder.Mais l\u2019opinion est universellement furorab'e au règlement immédiat de la question seigneuriale ; elle le veut de toutes ses forces, elle le veut que le gouvernement le veuille oil ne le veuille pas.Le bill des franchises ne fait qu\u2019augmenter le nombre des censitaires ayant voix, et conséquemment donne une raison de plus en favenr du règlement immédiât.Ret «rder c\u2019est vouloir fuire souffrir le censitaire douze mois de p'us sous le prétexte de vouloir le consulter par amour pour sa bourse et pour sa personne.C\u2019est un respect et un amour trop grands pour le censitaire ; il aimerait mieux moins de respect et moins d\u2019amour et plus de soulagement dans ses suuffrauces, plus d\u2019egard pour ses besoins.Nous sommes parfaitement de son avis lorsqu'il promet rétribution à ses mandataires aux prochaines élections; rétribution équitable, c'est-à-dire, confiance et appui à ceux d\u2019entre eux qui auront brisé le ministère trompeur ; répulsion et abandon à deux qui uppuiernnt ce gouvernement dans }\u2019espérance d\u2019une place vu d\u2019une faveur gouvernementale.Les ministres, celu-est évident, veulent éloigner toutes les questions dangérenses r avoir le temps de terminer leurs bril- antes spéculations, et mourir ensuite puis- qu\u2019il faut mourir.Le témoignage de M.Hincks devant In commission de la cour de Chancellerie a établi l\u2019agiotage ministériel, et et le premier ministre sc voyant découvert à fait volte face en soutenant qu\u2019il avait droit d\u2019agioter tout comme un autre.Aussi n\u2019avuns-nous pas été étunné lorsqu'on nous disait il n\u2019y a dougtemps, que son salaire de £800 lui avait permis de faire après coup ua présent de noces de £5000.- TV se serait fait ainsi des spéculations 6- bormes sur les bons des Municipautés du Haut-Cdnada, et par suite de ces spéculations tn ministre es trouvait extrémement riche aujourd\u2019hui.C\u2019est le produit neé d\u2019un salaire de £800.Mais en attendant l\u2019ache- vement de ces fortunes colossales le pays souffre, il se plaint, et on lui répond, attendez le retour de Lord Elgin qui reviendra uand il pluira & Dieu, si le gouvernement! Tnperial ne le pourvoit mienx, mais qui dans Piutervalle regoit régulièrement les deux a -w I doses puur purger le corps politique, et pour apprendre aux hommes publics que la justice est immualle dans son princips etl certaiue dans ses effets.(A coatinuer.) PP Chemin de Fer aux Grandes Piles.À une assemblée du comité nommé pour aviseranx moyens de construire an chemin de fee depuis la ville desTrois-Rivières j isqu'aux Grandes Piles sur le St.-Maurice, duement convoquée par P.B.Dumuulin, Ecuier, M.P.P., Président du dit comité, et tenne à l\u2019Hutel-de-Ville, landi le 20 courant, à sept heures et demie P.M.étaient présents :\u2014 P.B.Dumonlin, Ecuier, Président.A.Polette, Ecuier, M.P.P.; J.E.Turcotte, Ecuier, M.P.P.; J.G.Ogden, Ecui- er; P.Deveau, Ecuier; E.M.Hart, Ecui- er; A.L.Desauluiers, Ecuiers D.G.La- Barre, Ecuier; W.A.R.Gilmour, Ecuier ; Jus.Giroux, Ecuier ; F.Bellefeuille, Ecuier, et C.Hughes, Ecuier, Le Président ayant pris le fuuteuil.A près une discussion assez lougne sur les moyens les plus propres à assurer la cunfec- tion du chemin en coutemplation et après avoir pris communication d\u2019un plan figuratif de la rivière St.-Maurice et de ses environs depuis la viile jusqu\u2019au delà des Grandes Piles, mis devant le comité par M.Hughes, les résolutions suivantes furent pronosées et unanimement adoptées 1?Propuse par A.Polette, Ecuier, M.P.P., secondé par J.E.Turcotte, Ecuier, M.Résolu.Que le Président soit prié de correspondre avec le gouvernement puur s\u2019assurer ri la compagnie projetée du chemin de fer des Trois-Rivières aux Grandes Piles, dans laquelle lu ville des Trois-Rivières devra prendre une responsabilité, pourrait oh- tenir un octroi d'argent à même les r-venus du St.-Maurice, payable aunuellement pendant un certain vombre d\u2019anuées, ou quelle autre aide le guuvernement serait disposé à offrir pour la confection de ce chemin.27 Proposé par J.G.Ogden, Ecui r, se condé par P.Devean, Ecuier.Bésulu.Que la prochaine assemblée du comité aura lieu à l\u2019Hutel-de-Ville, mercredi, le 29 mars courant, à sept heures P.M.(Signé) P.B.Duxouuin, Président.A.L.DESAULNIERS, Secrétuire.Institut des Artisans.Tous les procédés de l'Institut se feront en français et en anglais.Art.XVIII.Règl.Celui qui à l\u2019habitade de penser avant d'écrire au lieu d'écrire avant de penser aura, sans doute, été surpris de l\u2019article \u2018\u201c membres anglais ?\u2019 en ré- ponre au notre de la semuine précédente.Dans notre article nous demandions comme chose raisonnable et juste, que l\u2019impartialité régnat dans une suciélé composée de membres d\u2019origine au- glaise et française.À l\u2019appui de nos prétentions, nous disions, et nous le répélons encore: Cette sociéilé a été fondée ew égard à cette condition ; elle est protégée\u2014et méme sans cela, elle n\u2019existerait peut-être pas\u2014par notre gouvernement qui a coup sûr, n\u2019a pas plus d\u2019entiailles pour MM.les Anglais que pour MM.les Canudiens.Qui duno de ceux-là à le droit de dire à ces derniers, où un de ceux-ci réciproquement :\u2014\u2018\u201c nous ne vous donnerons pas ce que nous sommes tenus de vous donner, et nous employerons l\u2019argent que le gouvernement nous fournit aunuellement À notre profit seulement, parceque notre nombre l\u2019em- poite en majorité sur le vôtre.\u201d Un tel raisonne- meut est admirable d\u2019injustice, de naïveté smnou aussi, d\u2019innocence.Voila pourtant ca qu\u2019a dit et écrit \u201c* membres anglais.> Un membre de l\u2019une ou l\u2019autre origine à qui on dirait cela, ne serait-il pas en droit de répon ire: \u201c\u201c Tant que les règlements qui ont été faits de consentement commun, seroui ceux do l\u2019Institut, tant que l\u2019Institut sera sous la protection du gouvernement, tant qu\u2019il y aura une voix pour demander juslice égale, en ver- ta \u2018le ces conditions et raisons, vous n\u2019avez pas le droit de cdire:\u2014nom.Si par l'abus du nombre, vous voulez vous accaparer de tous les avantages, alors, if vous faudia refaire les réglements, remettre l\u2019allouance que le gnuvernement accorde pour tous, et exister par vous-même :\u2014alors senlement pa5| vous serez les maîtres, Vous pourez dire, oui, ou non, selon votre bon plaisir, mais d'ici à ce tems, nuus sommes maîtres comme vous.> Voilà sans soute ce que les règles «le l\u2019équité, de la raison, de la justice et du simple bon seus autorisent à dire.« Membres Anglais \u201d a donc commis une injustice que nous démontrons clairement, et que nous voulons faire «disparaître.Avant de venir de l\u2019avant avec une bravade, Pécrivain aurait dû plutôt s\u2019avrêter aux raisons plausibles que nous avions données à l\u2019appui de nos piétensions, et les réfuter s\u2019il en était capable.Cepenlant nous ne voulons pas faire l\u2019injure à nos amis d'autre origine, Je considérer celui qui nous à réponiu, comme l\u2019interprête de leurs sentiments à noire égard.C\u2019est mêtne, de sa part, une petite indiscrétion inconvenanie, de paraître à derni-au- torisé à répoulre comme al l\u2019a fait, lorsqu'il n\u2019en tiers de £7000 sterling; attendex l\u2019élection générale que nous: vous donnerons le plus tard possible : attendez le bill des franchises que nous pouvions compléter l\u2019anuée der-; Mière, mais complété nous eut donné un pré- dexte de muins; afteudex le conseil législa- Ai£ électif auquel le Cxar de Ruusie mct des olstucles par occupation des principantés Dunubiennes; uttendex la fin des spéeulati- uns de chemins de far, de mines d\u2019or, de carrières d'ardoises, de terrains; attendes en nn mot que nous ayons fait nos fortunes pour pruvuir ensuite nous rire de vous, car c\u2019est pour cela que vous nous aves fuit ministres.Lo peuple esl bien surpris de trouver en effet, après les einq années de luttes pour la conquête du guuverneiment constitutionnel, ve c'est là le proluit de ses grande sacri- 3 mais le remôde, tardifil est vrai, est est rien ;\u2014comume lui seul peut-être pense coinme il éerit, ça pourrait nnire 4 sa bravaile.Mais abordons cet aigument du petit nombre.Doit-on après tout, s'étonner que le nombre des membres d'origine anglaise soit plus grand que le nôtre, lorsqu'ils retirent, comme tel, les avantages doubles des nôtres ; et, que c\u2019est À présent un fait, Que le nombre de ces MM, que leur position et leur éducation metteat en état cle proliter des avantages d\u2019une chambre de lecture et d\u2019une bibliothèque, est, dans notre pelite ville, plus grand que celui des canadiens-français ninsi considérés, Voilà donc des raisons bien p'uuaibles qui rendent moins péremptoire la biavade de notre adversaire.De plus, au besoin, nous pourrions citer les noms de canadiens de la classe des mécaniques surtout Qui nous ont dit ne pas vouloir sonscrire & cells chambre de lecture, parceque les jonrnaux et les livres qui auraient pu leur êtra utiles étaient écrits dans une langue incanpréhensible poureux.Nous le répétons, moins «l\u2019éguisme serait mieux et grua- sitait le nombre des membres Canadiens.ais dans ses wing, et il en fera usage à larges une autre raison encore, v'ust que les membros de ?» \"L\u2019Ere Nouvelle.+0 eue nna @ Murs cet Tustitut ne sont pas tels pour faire de la polémique à propus d'origines, mais bien, pour s\u2019instruire.Or nul ne nierk, que bon nombre de_membres anglais seraient Liés heureux d\u2019avuir des livres et dos périodiques en la langue française, pour leur instruction propre.On w'instruit et on s'amuse antant avec les auteurs français qu\u2019avec les auteurs anglais.Que * Mem Anglais * dise par exemple, s°i! le peut, que la connaissance de la langue française, que l\u2019on n'acquiert pas dans les livres anglais, \u2018n'est pas parfois d\u2019un intérêt vital! Oh, saus doute, que le ciel cana-lien serait plus sombre, que les jours seraient moins heureux pour lui, si jamais il n\u2019avast pu faire sun profit des livies français, et si chaque jour il n\u2019en reliræit encore des avantages réels! Pourquoi done refuser aux autres ce dont on a tant profité soi-même ?\u2014 Ainsi ce que je ru- clame comme du à une origine, sera donc anssi, bien avantageux pour l\u2019autre.Mais % Meirbres Auglais \u201d\u2019 n\u2019a pas toujours ditce qu\u2019il à écrit (il sait cetle vérité par lui-même sans doute) car il nous est souvenanze qu\u2019on a demandé à plus d\u2019uu membre canudien de faire un catalogue de livres français pour l\u2019lustitui, et qu\u2019en se montrant aussi zélé, on à ajouté :\u2014 si vous n\u2019en fuites un, jvous ne rous plaindrez pas d\u2019avoir été oublié, et une fois le cutalogue fait et présenté, contenant les ouvrages les plus connus et les plus utiles, on nous a dit qu\u2019on n\u2019avait pu se les procurer chez les libiarteus à Montiéal, taut en disant que le nombre de volumes était Lop grand, comme si un avait été obligé ce les acheter tous au lieu de choisir les meilleurs d\u2019entre ls nombre, ceux particnliereiment sur lesquels on avait attiré l\u2019attention du comité ! Et sans doute aussi, qu'on n\u2019a pas pu tronver le moyen de s'abonner Aux journaux français mentionnas dans un Pustecriptum! Mais aussi, lo nombre des membres canatiens était alors le mé ne qu\u2019il Pest aujourd\u2019hoi, pourqnoi done avoir fait des demaiches pour leur rendre justice, et ne la leur avuir rendue, en donnant de faux prétextes coinme palliatifs! C\u2019est que sans doute dans celle affaire il y a eu quelque part de l\u2019injustice et de la mauvaise foi.ourquoi aussi, lo pratexta du petit nombre de Canadiens est-il Une raison peremptoire aujourd'hut pour notre adversaire, tandis qu\u2019alors il n\u2019en à pas miè-Ne été question ?Pourquoi aussi a-t-0n insinué pius lard, .ue :e catologue en question, contenait des volames de droit civil ?taudis qu\u2019en étant nous-mé.ue l\u2019auteur, nons som nes positif à lire qu\u2019il n'en contenait pas un! \u2014 Encore ane fois il y à mauvaise foi insigne quelque part.Nous sornmes cependant foin d\u2019en tenir responsu- bles nos amis d'autre origine :\u2014 Nous savons ise Uugner lexception.L'auteur de ¢ Membres Anglais ?s\u2019est raudu conpable de bien des contra fictions data les prétextes avant de plaider par une injustice.Lai seul à nos yeux en est responsable, el nous espérons en avoir la preuve biemôt par la manière dont on va agir envers nous.Notte motif en écrivant Ces lignes a été de faire obtenir justice à qui de droit, comme aussi de prouver qne si on reproche aux Canadiens-frangais de l\u2019apatbie pour ce qui leur est le plus précieux, c\u2019est-à-dire, l\u2019instruction, il y a neanmoina des exceptions à l\u2019accusation, qui, Certes, ne devaient pas être délégués en raison du nombre.Ou a dit et répété souvent: Canadiens-français, reconnuissez-vous, ne faites toujours qu'un, ca lorsque la population qui grandit près de vous, qui vous coucluie pour ainsi dite, Pempaitera sur vous par Je nombre, commeggléjà elle l\u2019empoite par d\u2019autres avantages gb Je Vous
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