La revue nationale /, 1 septembre 1921, Septembre
[" 3e ANNÉE \u2014 No 9 MONTRÉAL SEPTEMBRE 1921 | : gi ° i Organe de la Société Samnt-Jean-Baptiste de Montréal E PARAISSANT LE 10 DE CHAQUE MOIS 8 À Appel de la terre natale .Albert Ferland 37 i Si nous avons une littérature .-.TUbald Paquin 38 ET Expatriement et colonisation .abbé J-B-L Bourassa 43 pt La vainefoi .Laure Conan 48 4 Quelques anniversaires mémorables * 4 + + .Francis-J Audet 53 fy \u2018\u201c\u2018Mélanges historiques\u201d .Antonin Proulx 55 % Chronigne .KO S7 Bi Re Rédaction et administration : .296, RUE SAINT-LAURENT a Montréal Abonnement annuel: $2.00 fi La livraison (chez les dépositaires): 15 sous.fi Les abonnements à la Revue Nationale commencent invariablement au ler - .P janvier.\u2014Pour tout changemént d\u2019adresse, accompagner la demande de 5 sous A en timbres-poste.RE La Société Saint - Jean - Baptiste de Montréal Fondée en 1534 CONSEIL GENERAL : - Grand auménier : Mgr.TARCHEVEQUE DE MONTREAL.Président général : Victor MORIN, LL.D., notaire, 97, rue Saint-Jacques.ler vice-président général : V.-E.BEAUPRE, I1.C., professeur, 676, rue Saint-André.2e vice-président général : J.-B.LAGACE, M.A., professeur, 836, rue Saint-Hubert.Secrétaire général : Victor DORE, professeur, 214, rue _Perri.Trésorier général : J.-P.-L.BERUBE, Secrétaire du Conseil des Arts et Manufactures, 296, rue Saint-Laurent.DIRECTEURS L'hon; L.-O.DAVID, sénateur, 291, rue Saint-Hubert.Thomas GAUTHIER, courtier, 11, place d\u2019Armes.L\u2019hon.F.-L.BEIQUE, sénateur, 740, ouest, rue Sherbrooke.Guy VANTER, LI.L., avocat, $7, rue Saint-Jacques.° J.-V.DESAULNIERS, courtier \u2018en immeubles, 96, rue Saint- Jacques.Henry-L.AUGER, courtier en immeubles, 384 est, rue Ontario.Léon TREPANIER, publiciste, 1284 rue Saint-Hubert.Chef du Secrétariat : Emile MILLER, bureau No.1, Monument National.\u2018 Corporations filiales de la Société : La Caisse Nationale d\u2019Economie \u2014 la Caisse du Remboursement \u2014 le Monument National \u2014 la Société Nationale de Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.~ La Revue Nationale est éditée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 296; rue St-Laurent, Montréal, et imprimée par L'Imprimerie des Editeurs, Limitée, M.-A.Bertrand, gérant, 133, St-Laurent, Montréal.\\ LA REVUE NATIONALE 33 Banque Provinciale du Canada Capital autorisé: $5,000,000.00 \u2014 Capital versé et surplus $4.400.003.00 \u2014 Actif total : au-delà de 45,000,000.00 SIEGE CENTRAL : 7 et 9, Place d\u2019Armes, - - -Montréal, Canada.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION Président : Sir Hormisdas I.LAPORTE, C.P., ex-maire de Montréal, de la maison Laporte, Martin, Limitée, administrateur du Crédit Foncier franco-canadien.Vice-Présidents : M.W.F.CARSLEY, Tancrède BIENVENU, administrateur de la Lake of the Woods Milling Co.M.G.-M.BOSWORTH, vice-président du Canadian Pacific Ocean Services Limited.L\u2019hon.Némèse GARNEAU, C.L., Québec, président de la Cie de Pulpe de Chicoutimi.M.L.-J.-0.BEAUCHEMIN, de la Librairie Beauchemin Ltée.M.Martial CHEVALIER, Directeur-gérant Crédit Foncier franco- canadien.110 succursales dans les provinces de Québec, Ontario, Nouveau- Brunswick et l\u2019Ile du Prince Edouard.La seule maison CANADIENNE- FRANÇAISE à Montréal faisant le commerce en gros de Chapeaux, Casquettes, Gants, Mitaines, Fourrures, etc.Notre département de fourrures est des plus complets.La fourrure est de première qualité et le style de nos manteaux, étoles, etc, de dernière nouveauté.Nous invitons spécialement les membres de la Saint-Jean-Baptiste à nous faire une visite, et nous garantissons entière satisfaction.Nos prix sont strictement du Gros.Desparois, Garneau & Cie Ltée.465 OUEST RUE ST-PAUL MONTREAL a .KHAN RAA EN RE PC EP URE A 34 LA REVUE NATIONALE resto\u201d Appareil chauffant l\u2019eau INSTANTANEMENT Suppression du réservoir.Suppression des allumettes.Economie de gaz Catalogue de démonstration sur demande.The Presto Mf\u2019g Co, 340, rue Amherst 1 MONTREAL, CANADA, Collège Commercial Elie - x pd ade Sad doles hil Toutes les matiéres commerciales.Télégrarhie et conversation anglaise enseignée le jour et le soir, par des experts.rr 1 CARRE SAINT-LOUIS, MONTREAL TÉL.EST 2539 Encouragez nous Canadiens-Français Tél: Plateau 3366 70, RUE DORCHESTER OUEST, SERVICE RAPIDE N ettoyage par le Vacuum REPARATIONS DE TOUT GENRE Moteurs, Téléphones, Générateurs, Chantepleures, à gaz automatique.TOUT OUVRAGE GARANTI Spécialité: Réparage de fers électrique, poêles et éventailles.Tout ouvrage de machinerie fait avec soin.on Me kk Lt ee a | 4 i | { tii LA REVUE NATIONALE 35 >.LA PATISSERIE PARISIENNE À JOS.RONDEAU, Prop.Médaille d\u2019or, Paris 1899 * > Le plus grand choix de Patisseries Françaises.; Assortiments complet de bonbons fins ! ! Chocolats de qualité superfine ! ! Petits fours, Gâteaux secs, Glaces et.Sorbets ! ! % Table d'hôte fixe et à la carte % LA PAUVRETE DU SANG Est la cause principale de la faiblesse Est un puissant régénérateur du sang $1.25 LA BOUTEILLE EN VENTE PARTOUT ET A LA Pharmacie Modele de GOYER 184 est, rue Sainte-Catherine, MONTREAL- \u2014= == - ; es 3 Encouragez l\u2019industrie nationale LES PRODUITS i L\u2019HISTO-FER GARNIER 1 |I\u2014 mere == J = i Sont toujours les meilleurs BEURRE, CREME DOUCE, CREME GLACEE, Montreal Dairy Co.Ltd.\\ Tel.Est 1618-1361 4H 36 i LA REVUE NATIONALE | École Polytechnique de Montréal a GENIE CIVIL \u2014 ARCHITECTURE INGENIEUR CHIMISTE 8 Ingénieurs spécialistes : MINES \u2014 ELECTRICITE ji ECOLE DE PREPARATION 5 (Une Année Complémentaire) 9 Préparation aux examens d\u2019admission à l\u2019Ecole Polytechnique.i Les finissants des collèges-classiques sont admis sans examens à * l\u2019École de Préparation.i COURS D\u2019ETE 3 Des cours d\u2019été spécialement établis pour les finissants des col- i leges classiques qui désirent entrer directement en lére année se 8 donnent du ler juillet au 15 septembre et préparent les candi- # dats aux examens d\u2019admission de septembre.# 228, rue Saint-Denis.Tél : Est 3477.Montréal a Tél.Est 1584 291, St-Denis, Montreal VIS-A-VIS rs | ; le Théâtre Saint-Denis da | Fleurs naturelles et artificielles a | Spécialités: Tributs Floraux, 4 Funéraires.a : a a Messieurs les auteurs, qui ont dans leurs a cartons des manuscrits, qu'ils désireraient pua blier, peuvent se mettre tout de suite en rela- À tion d'affaires avec l'IMPRIMERIE Des EDI- TEURS, 133 rue Saint-Laurent.Notre société se charge des frais d\u2019édition de tout ouvrage de a quelque valeur pour la communauté. 3e ANNÉE, No 9 MONTRÉAL SEPTEMBRE 1921 LA REVUE NATIONALE Appel de la terre natale ll faut chanter, mon fals, la Terre maternelle.J'attends un chant nouveau de ta muse fidèle, Dans le bleu de mes eaux, belle, je l'ai sourt,; Je sais lon coeur penstf et fier, ton coeur pétri Des vertus de mes blés et du sang des ancêtres, Comme au flanc des coteaux mes sapins et mes hêtres * S\u2019attachent, toi, réveur que je me surs donné, Je te sens à mon sol robuste, enraciné.AN! dis-moi ton amour et, comme Crémazie, Donne-moi, généreux, la fleur de Poésie.Le Rêve est dans tes yeux, leur constante douceur Me dit les visions qui montent de lon coeur.Jette au vent du pays ta parole secrète: Tu me dois tes frertés et tes hymmnes, poète.ALBERT FERLAND Si nous avons une littérature Avons-nous une littérature nationale?La question s\u2019est posée bien des fois.Il y a grande chance qu\u2019elle se pose encore.Elle a fait verser beaucoup d\u2019encre, un peu de fiel.Parce que nous parlons français, du moins avons la prétension de parler et d\u2019éerive en cette langue, s\u2019ensuit- il que notre littérature doit étre mélée dans le grand tout, et que nous ne puissions aspirer à être nous-mêmes, dans le domaine intellectuel ?La littérature devrait être la transcription des états d'âme privés et collectifs, l\u2019extériorisation des idéals, la description fidèle et exacte des lieux, des coutumes et des moeurs.La littérature d\u2019un peuple est son cerveau, ce par quoi il pense, en même temps que son coeur, ce par quoi il ressent, et sa parole, ce par quoi il exprime ses idées et ses sensations.Il n\u2019y a pas deux individus qui pensent de même, qui sentent de même, qui s\u2019expriment de même.I en est des peuples comme des individus.Nous sommes d\u2019origine française c\u2019est vrai, mais nous ne sommes plus français.Sans aller aussi loin que Cartier qui a, je crois, prononcé cette phrase un peu fausse : \u201c Nous.sommes des Anglais qui parlons francais,\u201d nous pouvons dire que nous sommes des Canadiens qui parlons francais.Nos paysages, notre climat, notre maniére de vivre, de sentir, notre manière même de penser, nos moeurs sont distincts. SI NOUS AVONS UNE LITTERATURE 39 Or comme un littérateur,\u2014qu\u2019il soit poète, romancier ou autre,\u2014doit s\u2019attacher à peindre fidèlement ce qu\u2019il voit tous les jours autour de lui, il devra nécessairement, s\u2019il veut être original, et sans l\u2019originalité, il n\u2019y a pas d\u2019oeuvres vraies et sincères, écrire quelque chose de complètement différent de ce qu\u2019ont écrit les écrivains français.Il versera dans un genr à part, et ce genre, cultivé par les siens constituera une littérature nationale, une littérature cana- dienne-française.La question du régionalisme s\u2019est greffée sur celle de la littérature nationale.Comme le Grand Siècle avait eu sa querelle des anciens et des modernes, il y eut la querelle des exotistes et des régionalistes.Le Nigog, le Terroir, l\u2019Action Française la Presse et tutti quanti se firent les hérauts de ceux qui entraient en lice.Ce fut parfois un peu ridicule.Il y eut des don quichotte littéraires qui partirent en guerre contre des moulins à vent, confondirent tout et finirent par se mêler eux-mêmes Adversaire déterminé de la thése d\u2019une littérature canadienne, M.le major Asselin, dans sa préface à l\u2019anthologie malheureusement\u2018 imparfaite des poètes canadiens, compilée par Fournier et lui-même, soutient mordieus que, dans le domaine littéraire, nous sommes quasi nuls et incapables de nous alléger de la tutelle française.Son geste contredit ses dires.Alors, comme le faisait remarquer Valdombre, pourquoi une anthologie de \u201cpoètes canadiens\u201d qui ne sont pas des poètes canadiens.Des écrivains, doués pour la majorité de beaucoup plus de bonne volonté que de talent, s\u2019ingénièrent à composer des pages et des pages, dans lesquelles à la facon d\u2019une gageure, ils ont intercallé tous les mots du cru en usage dans la province, sans se soucier du fait que certains de ces mots en cours dans une région ont un sens différent ou ne s\u2019emploient pas ailleurs.C\u2019est contre eux que Ture, avec l\u2019ardeur d\u2019un musulman partant pour la guerre sainte, fulmina du mieux qu\u2019il put, et passant du particulier au . 40 LA REVUE NATIONALE général, en conclut que les partisans d\u2019une littérature nationale, s\u2019astreignaient à chanter le sirop d\u2019érable, les éplu- chettes de blé-d\u2019Inde, et à conter les hauts faits de la \u201cgrise\u2019 .Son horreur du régionalisme fut communicative.Tout, plutôt que d\u2019adopter ce pseudo cri de guerre: \u201chors du terroir pas de salut\u201d qui n\u2019a jamais été prononcé sérieusement et qui eut cependant une vogue d\u2019ironie.L'un des disciples de Turc, un jeune du rom de Berthelot Brunet, qui a écrit des contes qui sont supposés se passer à Montréal, publia dans la Revue Moderne une profession de foi intitulée: \u201cPourquoi je suis exotiste.\u201d Et après l\u2019avoir lue, tout le monde se le demandait.Le problème n\u2019avait pas encore trouvé sa solution.Avons-nous ou pouvons-nous avoir une littérature nationale ?Nous n\u2019en avons pas à l\u2019heure qu\u2019il est.Peut-être un embryon.Mais nous pouvons en avoir une, et devons tendre nos efforts vers ce but.Pour ce faire, pas n\u2019est besoin de se confiner dans la description de l\u2019heure des vaches, de parler de barouches, de catalognes, de corvées, à l\u2019exception d\u2019autres sujets.Il suffit d\u2019étre soi-méme.Etre soi-même, c\u2019est avoir une personnalité.Il s\u2019agit donc d\u2019être personnel, à condition toutefois d\u2019avoir de \u2018l\u2019étoffe\u201d pour me servir d\u2019un mot du pays.La personnalité se forme chez l\u2019écrivain futur dés l\u2019enfance.C\u2019est à l\u2019âge où l\u2019esprit commence de s\u2019éveiller à la compréhension des choses, que se fait ressentir plus fortement ce que Léopold Desrosiers, dans un article de l\u2019Action Française.appelait \u201cLes grandes pressions.\u201d Ces grandes pressions, qui nous viennent de la nature par ses mille et une manifestations, il faut les laisser agir, ne pas y être réfractaires.I faut emmagasiner des impressions, des sensations, violentes parfois, les laisser fermenter comme un levain pour que, longtemps comprimées, elles éclatent sous l\u2019action de la souffrance.Ce n\u2019est qu\u2019après avoir souffert qu\u2019on écrit.C\u2019est alors qu\u2019affluent au cerveau des images, des * SI NOUS AVONS UNE LITTERATURE 41 impressions, atténuées par le temps, débarrassées de tout leur bagage inutile.Elles affluent dans toute leur nudité, et, d\u2019immatérielles, deviennent bientôt, de par l\u2019art d\u2019écrire, des choses, des faits qui sont: une belle pièce de poésie, une belle page de roman, de critique, de psychologie ou d\u2019histoire.| Comme nous avons des caractéristiques dans notre vie, cette vie recopiée et vue au travers d\u2019un cerveau et d\u2019un coeur qui a subi les inévitables influences de l\u2019éducation et surtout du milieu ne pourra qu\u2019être imprégnée de couleur locale.Ces pensées, ces sensations extériorsées ne pourront qu\u2019être celles où une race se retrouvera dans les moindres pulsations de son être.Notre pays est différent des autres.Nos moeurs sont différentes.Notre littérature doit être différente.Sans cela, adieu la couleur locale et partant la vérité, partant le beau, qui en est la splendeur.Et l\u2019on peut parfaitement être exotiste, si l\u2019on veut.Leconte de l\u2019Isle, pour avoir parlé de l'Inde, n\u2019en était pas moins un poète français.Mais il connaissait l\u2019Inde, mais il y avait vécu.Qu\u2019un bonhomme m\u2019écrive un chef-d\u2019oeuvre sur Tananarive, je dirai: C\u2019est beau, mais qu\u2019il écrive sur Tananarive, snns y être allé, seulement pour le plaisir d\u2019employer des mots rares qu\u2019il sertit en sonnets, je dirai: C\u2019est livresque, c\u2019est fade, ça pourrait tout aussi bien s\u2019appliquer à Saint-Jean- Port-Joli ou à une autre paroisse.Notre littérature est à l\u2019état embryonnaire.Il y a bien des causes à cela.La première, le manque d\u2019encouragement pécuniaire.Il y a quelques années le public lisant fut porté à acheter les oeuvres de chez nous.On inonda le marché de billets du soir réunis en volume.La presse accueillit ces ouvrages comme des chefs-d\u2019oeuvres.Ce fut un grand tort.Aujourd\u2019hui le public est prévenu et le chef-d\u2019oeuvre en ce genre courrait risque de passer inaperçu Le journalisme canadien, sans être complètement en décadence, ne vaut guère pour l\u2019encouragement aux lettres » 38 19 TR iH A ia HR 42 LA REVUE NATIONALE On n\u2019y publie que des poésies d\u2019auteurs français, de la reproduction de journaux français, des contes et des romans français.Pourquoi ce boycottage presque systématique de nos écrivains, surtout dans les journaux soi-disant littéraires, où l\u2019on n\u2019accorde d\u2019espace qu\u2019à un ou deux préférés ?.Les bonnes volontés me manquent pas ni les talents.Ce qui manque, ce sont les moyens.L\u2019action intellectuelle a fait un pas de l\u2019avant, l\u2019an dernier.Puisse-t-il surgir des imitateurs.Ubald Paquin Expatriement et Colonisation M.l\u2019abbé J.-B.-L.Bourassa, cet infatigable apôtre de la colonisation, ennemi de la désertion du sol par les nôtres, communique à la Revue Nationale les chiffres, notes et réflexions que voici.Extrait du Rapport du commissaire de I'Immigration américaine \u201cImmigrés venant du Canada\u2014 Les tableaux \u2018comparatifs de l\u2019autre part montrent l\u2019augmentation de \u201cnotre population provenant de l\u2019immigration canadienne \u201cpendant les années fiscales finissant le 30 juin 1919 et le \u201c30 juin 1920, ainsi que le mouvement des Etats-Unis vers \u201cle Canada, pour la même période.\u201d \u201cIl faut noter que 19,504 Américains venant du Canada retournaient aux Etats-Unis, et que 124,339 étrangers, comprenant les citoyens canadiens, demandaient à être naturalisés comme citoyens américains.\u201d Veut-on connaître les nom, prénom et âge de chaque individu canadien-francais qui a émigré et qui émigre encore aux Etats-Unis; veut-on savoir d\u2019où viennent tous ces gens et où ils vont, il suffira qu\u2019on me fournisse un secrétaire ou qu\u2019on aille compulser soi-même les registres au bureau de l\u2019Agence d\u2019Immigration, 172, rue Saint-An toine, Montréal.Le recensement qui vient de se terminer, dont nous ne connaîtrons pas les résultats avant plusieurs mois, et qui va régler notre influence à Ottawa, devrait nous faire redoubler d\u2019efforts pour grossir notre chiffre de population, 1918-1919 Du Canada aux États-Unis.Des États-Unis au Canada.américains canadiens étrangers total américains canadiens étrangers total 2189 654 4065 1804 677 \u2018 2719 : 2433 628 4244 2701 508 2 ## 311 3610 septembre 3006 650 4850 1655 862 318 2835 octobre 2631 603 4643 1383 604 207 2194 novembre 2636 845 4044 1193 167 1796 décembre 1654 2255 7610 1518 2226 janvier .114 3622 - 1213 5979 1362 2085 février 3449 1699 6415 1800 2641 1764 7371 4686 6468 2932 10878 5458 7524 2391 8980 3277 5198 2513 9199 3386 4707 district No 16 .5511 Ca 11377 16888 Ce total .\u2026.22441 44110 29524 96075 30223 44003 ATVNOILVN ANAHA VT 1919 juiliet .\u2026.1263 août.1212122000 1228 septembre.\u2026.1328 octobre .\u2026 1176 novembre .\u2026.1231 décembre .12 829 1920 janvier .441 février LL.636 MArs «ooo 715 avril Lo.1073 MAL oe 282 juin.760 district No 16 .7942 Total 1220000000 19504 5840 6213 7049 6448 6290 6601 4199 3978 5478 7856 7594 6118 72994 1919-1920 Du Canada aux Etats-Unis.américains canadiens étrangers 2653 2164 2320 1821 2363 2212 2050 1645 1647 1807 1819 1501 27343 51345 Des États-Unis au Canada.total 143843 Citoyens canadiens et étrangers inclus.américains canadiens étrangers total 3304 4007 3760 2996 2031 1550 1233 1456 1070 4738 3835 3421 36511 693 786 718 740 544 450 306 353 366 374 333 197 164 126 172 465 564 519 507 4160 4450 5149 4852 4069 2772 2149 1665 1951 5170 6324 5353 4720 48624 NOILVSIMOTOI LA INHNHTALVdXA ov 46 LA REVUE NATIONALE qui est tombé en quarante ans de 32 pour cent à 27 pour cent, et qui pourrait au moins se maintenir, si nous rapatrions quelques milliers de familles de Franco-américains non naturalisés, ou désabusés, ou repris du mal du pays, comme cela arrive actuellement chez quantité d\u2019Américains de la première génération.Rapatrions dans les villes ceux qui préfèrent la ville, rapatrions à la campagne, surtout sur les terres neuves, les anciens cultivateurs qui voudraient créer de solides héritages à leurs fils sans payer des sommes folles.Et, de grâce, ne laissons plus émigrer personne! Ce sont les chefs civils qui ont charge de conduire le peuple à la prospérité temporelle; ce sont les gcuverne- ments qui doivent organiser les terres, le travail, la vie des: populations dont ils ont brigué les suffrages et jugé d\u2019assumer la garde; l\u2019Eglise pourrait à la rigeur se désintéresser de ces besognes matérielles pour se restreindre .au strict domaine spirituel.Mais, selon une parole souvent : citée, il semble que l\u2019Eglise, qui a été fendée pour nous 3 conduire au ciel, ait aussi pour mission de procurer le bon- | heur terrestre.C\u2019est surtout ici, en Nouvelle-France, que l\u2019action du prêtre peut et doit se faire sentir dans toutes les organisations de conquête religieuse et nationale.C\u2019est aux prêtres que je me permets de faire appel en terminant, pour systématiser la multiplication de ncs églises; aux curés des vieilles paroisses, pour qu\u2019ils dirigent eux-mêmes la transplantation de leurs surplus ,qui désintéresseraient.d\u2019une manière ou de l\u2019autre; aux jeunes prêtres, pour qu\u2019ils.| se vouent a oeuvre salutaire de créer des paroisses nou- ; velles.Il faut que le plus grand espace possible de la carte du Canada soit catholique; quantité de martyrs ont donné leur sang pour que notre pays soit au vrai Dieu, nour devons continuer leur oeuvre au prix de nos sueurs.et de nos sacrifices, puisque la mort violente n\u2019est plus.nécessaire.Demandons aux vieux diocèses à la foi vive et aux vocations ardentes, Nicolet, Saint-Hyacinthe, Joliette, Québec, qui ont déjà si bien donné, de donner encore et EXPATRIEMENT ET COLONISATION 47 toujours plus d\u2019apôtres aux terres neuves que Dieu réclame pour que les églises surgissent plus vite et plus nombreuses pour qu\u2019un bon bloc catholique soude le Québec au Manitoba.Puisque nous voulons créer vingt paroisses chaque année, c\u2019est vingt prêtres qui devraient chaque année passer au diocèse neuf, pour y attirer et y installer les bonnes familles rurales, tentées d\u2019aller chercher fortune dans l\u2019exil.A cet effet, il faudra encore cultiver des vocations d\u2019enfants pauvres, à l\u2019exemple de la société nationale des Acadiens, qui procure l\u2019instruction secondaire à cinquante jeunes gens doués de talent, dé coeur, et non de fortune; pourquoi nos institutions n\u2019imiteraient-elles pas ce geste au profit de la colonisation et pour mettre un terme à notre déperdition?Il y va de nctre existence nationale.Si nos trois millions de Canadiens-francais ne s\u2019arrangent pour progresser dans la méme proportion que leurs cent vingt millions de voisins toujours accrue d\u2019une immigra- ticn énorme, nous aurons beau faire de grands discours, manipuler les statistiques et accumuler les prédictions nous sommes voués à l\u2019écrasement, à l\u2019anéantissement sans phrase.Que notre foi et notre patriotisme, devenus moins oratoire nous portent donc à montrer à nos campagnards comment établir tous leurs fils sur des terres chez nous, à alimenter nos industries et nos villes de main-d\u2019oeuvre rapatriée des usines américaines, et à réclamer jusqu\u2019à ce que nos gouvernants interdisent l\u2019émigration non justifiée et qu\u2019ils rendent la colonisation la chose la mieux organisée, la plus douce et la plus pratique possible.J.-B.-L.BOURASSA, ptre., Missionnaire-colonisateur. Un (Onte.\u2014 N \u2014_ A N n DIE Sep 2024 à 2 0 EE [HN Da 3 a 7 3 D A [21 BS La pe CU 20 mai 19.Les jours passent et je reste profondément troublée.Malgré moi, je pense sans cesse aux étranges paroles de M.Osborne.Cela tourne à l\u2019obsession.\u2026.J\u2019ai beau faire dans les conversations les plus animées, au théâtre, partout je le vois, je l\u2019entends me dire tout étonné : \u201cLa différence de religion.Cette différence est-elle si grande?.Depuis que je vous connais, depuis que je veux vous avoir pour femme, je vous ai beaucoup observée et il me semble bien que vous êtes catholique comme je suis protestant \u2014 de nom seulement.\u201d Ces mots me poursuivent.J\u2019en ressens comme une flétrissure.Catholique de nom, voilà comment me juge un homme intelligent, très mêlé à ma vie depuis deux ans \u2014 et qui dit m\u2019aimer.Où met-on sa religion si on ne la met pas dans sa vie, si du moins, il est impossible à ceux qui nous observent de l\u2019y reconnaître.Mais y a-t-il un catholicisme de salon?\u2018 24 mai.D\u2019autres peut-être trouveraient M.Osborne bien exagéré, bien injuste.Là dessus il me faudrait l\u2019opinion de ceux qui me connaissent le mieux \u2014 de ceux qui me voient vivre \u2014Mais dans ma famille\u2014si aimable pourtant\u2014 a-t-on le véritable esprit chrétien?D'ailleurs ni à mon père, ni à Ma mère je ne pourrais rien dire sans les blesser.Quant à Lydie et à mon beau-frère, mes remords les fe- \u2018\u2018raient bien rire. LA VAINE FOI 49 31 mai Nous étions tous au jardin quand M.Osborne est survenu.Paulette courut à sa rencontre.Elle lui fit de grandes amitiés et voulut absolument lui montrer le nid de merle qu'elle a découvert.C\u2019était gentl de voir cette petite le conduire.Comme M.Osborne ne se rapprochait point de notre groupe, j'allai a lui.Son visage sombre s\u2019éclaira.Il m'e regarda longuement, gravement et m\u2019appelant pour la première fois par mon nom de baptême.\u2014 Marcelle, mur- mura-t-il je voudrais vous parler librement.Nous prîmes l\u2019allée des pins et avec la tranquille assu- lance des forts, il me déclara qu\u2019il ne pouvait croire à un refus définitif.que je finirais par lui faire le sacrifice d\u2019un préjugé.Dans les religions, il ne voit guère que les traditions, que l\u2019héritage des ancêtres.\u2014 Je suis né protestant, je mourrai protestant, dit-il, mais je suis loin d\u2019être un fanatique.À vrai dire, je ne ercis pas à grand\u2019chose.Je ne suis plus sûr d\u2019être un chrétien.Quand je cherche ma foi d\u2019enfant, je la retrouve comme une morte aimée qu\u2019on retrouverait en poussière.La foi! qui l\u2019a vraiment?Qui est sûr de l\u2019avoir toujours?Je me récriai vivement.Il me recards.Ses yeux clairs m\u2019interrogeaient, semblaient vouloir sonder mc: âme jusqu\u2019au fond.\u2014 Il y a quelques années, reprit-il, après un léger silence, je pense bien que j'aurais parlé à peu près commr vous le faites.On s\u2019abuse tant; l\u2019illusion tient une place si large dans nos sentiments, dans notre vie.Mais je vous le demande où sont les vrais croyants?Qui médite l\u2019E- vangile, qui le comprend, qui s\u2019en pénètre?.Dans notre monde, est-ce qu\u2019il n\u2019y a pas un recul vers le paganisme?.Tout ce qu\u2019il dit a de l\u2019accent.Il est énergique, il est sincère.Ce qu\u2019il me raconta de lui-même me surprit et m\u2019émut.Que nous ignorons l\u2019âÂme des autres.Mais peut-on comprendre les souffrances qu\u2019on n\u2019a jamais éprouvées?Les angoises du doute me sont absolument incon- ie ps 50 LA REVUE NATIONALE nues et je ne suis pas sans avoir remarqué que les vérités mal dites font un effet fâcheux.Je n\u2019osais donc parler.\u2014 A quoi sert de scruter les problèmes insolubles ?poursuivit-il.Le meilleur de la vie, c\u2019est de travailler c\u2019est d\u2019aimer.Si vous vouliez être ma femme, je vous serais un mari loyal et dévoué.Nous nous entendrion- parfaitement, j\u2019en ai l\u2019intime, l\u2019absolue conviction.Ce qui vous reste de votre éducation religieuse s\u2019en irait bientôt.tout naturellement.\u2014 Voilà ce que vous espérez, fis-je indignée, et vous dites m\u2019aimer.\u2014 Je vous aime, je vous aimerai toujours, jamais je ne pourrai m\u2019en empêcher, dit-il humblement.\u2014TJ1 paraît que l\u2019amour passe tôt ou tard.et jamais très tard, lui répondis-je.Il ne répliqua rien, mais me regarda a avec une expression si triste que j'en fus touchée et je lui dis : \u2014 Soyez-en sûr, une catholique et un protestant ne peuvent s\u2019épouser sans préparer leur malheur.Puis, je vous l\u2019ai dit, l\u2019Eglise catholique tolère à peine les mariages mixtes.elle ne les bénit point.Ç \u2014Qu\u2019est-ce que cela vous ferait?.Que vous importerait cette bénédiction si vous m\u2019aimiez.L\u2019amour chasse tous les autres sentiments.Soyez franche, la différence de religion n\u2019est qu\u2019un prétexte.Vous refusez d\u2019être ma femme parce que vous n\u2019avez pour moi que de la répulsion.\u2014Vous savez ce que vous êtes, vous savez ce que vous valez, lui répliquai-je.Je n\u2019ai pas à répondre là-dessus.Mais dites-moi, monsieur, ce qui vous fait croire que je ne suis catholique que de nom.Je voudrais le savoir.Il éluda d\u2019abord la question.J\u2019insistai et s\u2019arrétant au milieu de l\u2019allée, il me dit avec calme.\u2014 Mademoiselle, si vous et moi nous ne croyions qu\u2019à la vie présente qu\u2019y aurait-il à changer dans notre manière de voir, de juger, de sentir et de vivre? LA VAINE FOI 51 Je restai devant lui silencieuse et confuse.Une lumière inexorable m\u2019envahissait, me forcait à voir la contradiction absolue entre ma foi et ma vie de luxe, de plai- surs, d\u2019égoïsme et d\u2019orgueuil.Il se pencha et murmura \u2014Vous ai-je fait de la peine ?- \u2014Vous m'avez fait un grand bien, vous m\u2019avez éclairée, lui dis-je- Merci d\u2019avoir été sincère.Merci de n\u2019avoir pas craint de me dire la vérité.Mais je ne pus retenir quelques larmes.\u2014Pardon, pardon, dit-il, je regrette mes paroles.Comment ai-je pu vous parler ainsi?Se peut-il que je vous fasse pleurer.\u2014Ne regrettez rien.Encore une fois, vous m\u2019avez éclairée.Je suis catholique, j'ai la grâce de la vérité intégrale et vous, Benedict Osborne, si prévenu en ma faveur vous me jugez moins chrétienne que vos protestantes.Vous me classez presque parmi les incroyants.\u2014Vous savez, dit-il, qu\u2019il n\u2019y avait rien de blessant dans mes paroles.Vous êtes vraiment la femme que je souhaite.Je lui fis signe de ne pas insister et trop troublée, trop émue, pour me contenir, je lui dis: \u2014Oui, je vis dans l\u2019oubli de Dieu, dans l\u2019insouciance des choses éternelles.J\u2019ai la passion du bien-être, du plaisir; oui, j'ai le goût effréné du luxe, la fureur de briller, toutes les idolâtries de la beauté, de la jeunesse, du succès.L\u2019adulation m\u2019enivre, mais sous tout cela la fol vit.Ah! bien inerte, bien endormie.Mais vous l\u2019avez réveillée.Nous reprîmes en silence nos allées et venues.'Etait- il ému?Je le crois et que la crainte de le laisser voir l\u2019empéchait de parler.Au-dessus de nos têtes, les pins étendaient leurs branches.Les arômes du jeune feuillage nous arrivaient avec des bruits d\u2019ailes.\u2014Les oiseaux font leurs nids, observa- t-il\u2014et bien bas, il ajouta: Ah, un foyer, une petite maison close où l'on mee Lee abd 52 LA REVUE NATIONALE serait attendu, où l\u2019on trouverait la paix, l\u2019intimité, où l\u2019on reviendrait toujours comme à un refuge.4 juin.Je dors très peu.L\u2019entretien de l\u2019autre jour semble avoir chassé le sommeil.Comment un protestant, un in- croyant\u2014pour parler exactement\u2014a-t-il pu produire une impression religieuse si forte?N\u2019y a-t-il pas là une touche secrète venue d\u2019ailleurs.Je l\u2019ai rencontré plusieurs fois et sans embarras.Il doit m\u2019avoir trouvée bien impulsive.Mais le souvenir de mes aveux m\u2019est plutot apaisant, consolant.Dans ce cri de la conscience, je vois un commencement de réparation.La grande masse des catholiques renie chaque jour la foi dans ses actes, je le sais parfaitement.Mais cela ne m\u2019excuse pas.On est toujours responsable de l\u2019impression qu\u2019on produit.8 juin.De l\u2019_émotion à la volonté, il y a loin.On ne change pas du jour au lendemain ses habitudes, ses goûts, ses inclinations.Je suis bien trop imbibée de l\u2019esprit du monde pour aller facilement aux austères exigences de la vie chrétienne, mais il me semble que je ne pourrai plus être la frivole créature que j\u2019étais.C\u2019est une chose grande que de comprendre qu\u2019on a une âme immortelle.Je l\u2019éprouve, et je songe souvent à ces régions éternelles où je dois vivre à jamais.Je n\u2019ai personne avec qui parler de ces graves sujets.Une conversation là-dessus avec M.Osborne me tenterait s\u2019il n\u2019était rongé par le doute.À suivre CONAN Laure Quelques anniversaires mémorables - Le dix février est une des dates les plus remarquables dans l\u2019histoire politique du Canada.C\u2019est le 10 février de l\u2019an 1763 que fut signé le traité de Paris, par lequel la France cédait définitivement à son heureuse rivale, la Grande-Bretagne, le Canada et toutes ses dépendances c\u2019est-à-dire ce qui lui restait de l\u2019Acadie, l\u2019Ile Saint-Jean (Prince-Fdouard), les immenses territoires de l\u2019Ouest, la vallée de l\u2019Ohio et la Louisiane; soit plus des trois quarts du continent nord-américain que son imprévoyante politique n\u2019avait su conserver.Le dix février 1838, la constitution du Bas-Canada était suspendue, et un statut impérial créait un Conseil Spécial chargé du gouvernement de la province jusqu\u2019à nouvel ordre.Le dix février 1841, l\u2019assentiment royal était donné à un nouveau statut, le Bas et le Haut-Canada étaient réunis en une seule province, et la ville de Kingston, située dans le Haut-Canada, était choisie comme capitale de la nouvelle province.- Dans l\u2019histoire de l\u2019Eglise catholique du Canada le 8 juin tient une place digne de mention.Le 8 juin 1760 mourait à Montréal, Mgr de Pontbriand, né en 1709, le dernier évêque de Québec sous la domination francaise.L'Eglise devait rester sans premier pasteur durant six ans.Le 8 juin 1852 Mgr Jean-Charles Prince (1804-1860) devenait le premier évéque titulaire de Saint-Hyacinthe.aA, LA REVUE NATIONALE Le même jour, Mer Thomas Cooke (1792-1870) fut nommé premier évêque des Trois-Rivières.A pareille date, l\u2019année suivante, Mgr Joseph-Norbert Provencher, l\u2019apôtre du Nord Ouest, évêque de Saint-Boni- face, décédait, et Mgr Alexandre-Antonin Taché lui succédait.En 1875, Mgr Paul Durieu.(1830-1899) fut nominé évêque titulaire de Marcopolis et auxiliaire de Mgr d\u2019Her- bomez, évêque de Vancouver.En 1885, Mgr Ignace Bourget, (1799-1885) ancien évêque de Montréal, et archevêque titulaire de Martianopo- lis, mourait au Sault-au-Récollet, âgé de 86 ans.A la même date, l\u2019année suivante, son successeur à l\u2019évêché de Montréal, Mgr Edouard-Charles Fabre (1827-1896), devenait archevêque métropolitain de la nouvelle province ecclésiastique de Montréal.Le même jour, pareil honneur était réservé à Mgr Joseph-Thomas Duhamel, (1841-1909) évêque d\u2019Ottawa, qui était lui aussi élevé à la dignité d\u2019archevêque métropolitain de la province ecclésiastique d\u2019Ottawa, nouvellement constituée.Enfin, en 1886, la veille de cet anniversaire mémorable dans les fastes ecclésiastiques de la province de Québec, Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau (1820-1898), l\u2019éminent archevêque du plus ancien évêché de l\u2019Amérique Septentrionale, était élevé à la dignité de prince de l\u2019Eglise.C\u2019est le premier cardinal canadien.Francis-J.Audet LA REVUE NATIONALE 55 \u2018Mélanges historiques Mes historiens sont graves.Les amis se mettent en jabot de dentelle pour écrire; d\u2019autres montent tout de suite, des leur entrée en matiere, sur le Pinde et.pindarisent.Le résultat est que nous n\u2019avons de notre histoire que l'aspect général, les grandes lignes, les faits les plus saillants à la façon de l\u2019histoire, aujourd\u2019hui bien caduque, des batailles, des dates et des faits.Du grain de sable ou de la dimension du nez de Cléopâtre, \u2014des milliers des petits faits qui engendrent, moulent, font la grande histoire \u2014nous ne savions jusqu\u2019à la venue de chroniqueurs tels que Franklin, Lenotre, Cabanès, Gcllier, Ménard, Sauvageot et autres, que fort peu de choses.Et cela pour l\u2019histoire de France seulement.Ici, au Canada, nous ne trouvions pour nous renseigner sur les dessins de l\u2019histoire que d\u2019occasionnelles études sur tel ou tel sujet obscur, plus ou moins important, et presque toujours il fallait aller les déterrer dans les rapports annuels de la Société Royale, de .respectabilité, que personne ne touche guére,\u2014comme pour les Cantiques sacrés de Lefranc et Pompignan.M.Benjamin Sulte est, avec deux ou trois chercheurs moins connus, le plus fécond de nos historiens qui se soit occupé de ces dessins d'histoire, comme il est bien le seul dont le style soit aussi prime-sautier, aussi alerte, réjouissant parfois, \u2014qu\u2019il le veuille ou non,\u2014savoureux souvent et toujours d\u2019un naturel parfait.Il a tous les dons du chroniqueur, il se passionne facilement pcur une date, un fait, une biographie, et, comme il a lu tous les livres et cueilli une foule de notes sur tous les noms, petits et grands de l\u2019histoire, il prend un plaisir évident à en éclaircir les points restés obseurs ou incompris.Il y met même scuvent autre chose: de la colère, par exemple, de l\u2019irraci- bilité.Un auteur disait récemment que M.Sulte n\u2019avait pas l\u2019esprit critique.Je me demande si l\u2019histoire n\u2019a jamais fait autre chose que de la critique.Pour moi, et toute 56 LA REVUE NATIONALE proportion gardée il me fait souvent penser à Michelet, avec ses élans, ses passions de colère et de rancune.De ses articles écrits en marge de notre histoire et parus un peu partout depuis qu\u2019il écrit,\u2014et ce n\u2019est pas d\u2019hier,\u2014M.Sulte, par les soins de son dévoué compilateur, M.Gérard Malchelosse, vient de nous donner une nouvelle série, la septième de la collection y compris les Forges Saint-Mau- rice; une étude de premier intérêt et profondément fouillée.Ce septième volume présente encore plus d\u2019intérêt, que les précédents.On a beau, comme M.Benjamin Sulte, tout savoir en fait d\u2019histoire canadienne, et se sentir capable de tout dire, il y a des choses qui sont de peu d\u2019intérêt, ces choses-là.ne méritent pas qu\u2019on les expose en une, deux, quatre pages- Une note, une date, un nom suffisent.Le reste est littéraire.Mais il n\u2019en est pas généralement de même pour les Mélanges historiques.Avec le même brio, le même dédain absolu de la belle phrase de l\u2019art, M.Sulte nous donne des causeries du plus captivant intérêt.C\u2019est comme des jets de lumière qu\u2019il promène, projecteur vivant, dans les forêts de l\u2019histoire, et nous suivons ce chemin de lumière avec autant de plaisir que nous suivrions celui que nous tracaient les historiens et les chroniqueurs français.Parmi les études de ce nouveau volume, je signalerai celles qui sont intitulées I'\u201cEpisode de l\u2019Ile de Sable,\u201d un sujet tragique s\u2019il en fut et jusqu\u2019ici plus cu moins bien connu, mais que l\u2019auteur semble élucider parfaitement ; le \u201cMartyrologe, 1640-1655,\u201d des pages poignantes en leur aspect de chronologie séche et dure; \"histoire du sucre d\u2019érable\u201d est la plus complète et la plus intéressante étude qu\u2019on ait faite de ce délicieux produit national; la \u201cFamille et la rivière Gatineau\u201d est presqu\u2019un mystère dévoilé à la plupart des habitants de la pittoresque région qui porte ce nom; et enfin \u201cPierre Ducalvet\u201d,un article des dernières déccuvertes, paraissant définitif.En somme ce livre intéressant nous manquerait s\u2019il n\u2019existait pas.ANTONIN PROULX. Notre Concours de Romans.Le concours de romans institué par la Société Saint- Jean Baptiste de Montréal, en mai 1920, a recueilli neuf manuscrits, ce qui est un nombre relativement considérable.Pour se conformer aux conditions de ce concours, un jury de cing, désigné conjointement par la Faculté des lettres de l\u2019Université et par le Conseil général de la Société a été constitué.Il se compose de M.l\u2019abbé Elie-J.Auclair, secrétaire de la rédaction à la Revue canadienne et membre de la Société Royale; de Mlle Marie-Claire Daveluy, romancière, membre de la Société historique de Montréal; de M.Germain Beaulieu, critique litéraire et dramaturge; de M.Hector Garneau, bibliothécaire et conférencier, ainsi que de M.Gustave Comte, critique d\u2019art, attaché à la rédaction de la Patrie.Le jury s\u2019est déjà mis à l\u2019oeuvre et fait diligence.Vu l\u2019ampleur de la tâche, il est probable, cependant, que les conclusions du jury ne seront pas connues avant la fin de ce mois.POUR LE DROIT.La presse, ca presse, a dit le spirituel Pierre l\u2019Ermite.Pour nous, Canadiens français la presse est une arme particulièrement précieuse, indispensable même dans la lutte qu\u2019il nous faut livrer pour la revendication de nos droits et la défense des intérêts supérieurs de notre nationalité.L'occasion, une occasion qu\u2019il ne faut pas mépriser, s\u2019offre d\u2019encourager une œuvre de défense nationale.11 s\u2019agit de l'Ontario francais, La Société Saint-Jean Baptiste a ouvert une souscription pour porter d\u2019urgence du secours au Droit d'Ottawa, qui n\u2019a pu maintenir sa publication, en 32 0Ù| LA REVUE NATIONALE 58 ces derniées années, que par des prodiges d\u2019activité, de dévouement et d\u2019économie de la part de ses directeurs.La Société a sollicité le concours financier de ceux d\u2019entre nos compatriotes qui peuvent donner Jl\u2019indispensable coup d\u2019épaule.Jusqu\u2019à présent, elle accuse réception de dons appréciables, au premier rang desquels se placent Mgr l\u2019archevêque de S.-Boniface, les religieuses des SS.NN.de Jésus et Marie, avec une souscription de $200; Mgr l\u2019évêque des Trois-Rivières, le monastère de Sainte-Anne de Beaupré, M.J.-E.Fontaine, de Hull, avec une souscription de $109.Que ceux \u2018qui ont les moyens d\u2019aider au maintien de l\u2019infatigable et vigilant défenseur, d\u2019une cause qu\u2019il faut gagner ne craignent pas de relire la circulaire de M.le président général, reproduite dans notre livraison précédente, et qu\u2019ils nous fassent parvenir leur chèque.NOTRE CONCOURS D\u2019ADHESIONS.N\u2019oublions pas que, dans une très large mesure, c\u2019est _le nombre qui fait la force.Il nous faut enrôler de nouveaux membres dans notre Société, si nous voulons que sa voix fasse autorité, chaque fois qu\u2019elle doit être entendue, pour la réussite des causes essentielles à notre avenir national.Quel est le sociétaire qui ne peut, s\u2019il le veut, faire signer une demande d\u2019admission dans notre Société, d\u2019ici la fin du concours d\u2019adhésions?Pourquoi les sections qui \u201d ne se sont pas encore employées à faire du recrutement n\u2019entreraient-elles pas immédiatement en lice?Il y a une oeuvre considérable à accomplir d\u2019ici au 31 décembre.Il y a aussi un trophée\u2014une oeuvre d\u2019art\u2014de promis à la section qui aura fait admettre le plus grand nombre de nouveaux membres.Votre section va-t-elle organiser une série de veillées avec conférenciers?A-t-elle institué un comité de propagande?Quand veut-elle recevoir la visite des directeurs ?Déjà, certaines sections travaillent avec ardeur au recrute- CHRONIQUE 59 ment de nouveaux membres.Ferez-vous d\u2019aussi généreux efforts pour conserver les anciens?Vous faut-il des renseignements sur leur compte?Le secrétariat peut vous aider en cela.PROPAGANDE Ceux qui président aux destinées de nos sections se sont parfois avisés à demander à leurs membres de recruter au moins un nouveau sociétaire durant l\u2019année.Mais, pouvons-nous le constater, il n\u2019y a qu\u2019un nombre restreint de sociétaires qui prennent cette invitation au sérieux.Ils se disent que s\u2019ils ne contribuent à recueillir des adhésions à la Société, elle n\u2019en sera aucunement moins forte et que son prestige n\u2019y gagnera rien.Faut-il dire que c\u2019est une profonde erreur?Partout, il y a des compatrictes qui sont disposés à faire partie de notre Société.Mais ils ne sont pas suffisamment renseignés sur ses oeuvres, non plus que sur la vie de nos sections.Rendez à vos amis le service de les éclairer, en leur faisant lire \u2019Appel au patriote, un tract que le secrétariat général expédiera sur réception d\u2019une enveloppe affranchie.TROIS QUESTIONS et UNE REPONSE En septembre, nos sections reprennent leurs séances mensuelles.\u2014Assistez-vous régulièrement aux assemblées de votre section ?.\u2014Faites-vous votre part afin qu\u2019elles offrent tout l\u2019intérêt voulu?\u2014Désirez-vous vous renseigner sur ce qui se fait ailleurs et que vous pourriez imiter avec profit?Venez en parler au Chef du secrétariat.NOS ANNONCEURS.Nos lecteurs ne manqueront pas d\u2019observer l\u2019abondance relative des annonces que contient la présente livraison.LE \u20ac0 LA REVUE NATIONALE Pourvu que cette encourageante moisson se prolonge, la Société devra donner un plus grand nombre de pages a son organe.Plusieurs de nos annonceurs ont eu la bonne inspiration de faire savoir qu\u2019ils -sont membres de notre Société.D\u2019autres suivront leur exemple.Ce précieux appui de nos annonceurs s\u2019explique par le fait que si la Revue Nationale s\u2019est transformée, elle a, par contre, augmenté considérablement le nombre de ses abonnés.Actuellement, tout membre de la Société Saint- Jean-Baptiste de Montréal reçoit la revue.En retour de cet appui si digne de considération, nos lecteurs ont un devoir: celui de favoriser les annonceurs de la revue en les encourageant de préférence à tout autre.Ainsi, chaque fois que nous avons une emplette à faire, une commande à donner, une entreprise à organiser, consultons la dernière livraison de la Revue Nationale.RECRUTEMENT Le recrutement est indispensable et d\u2019essentielle importance au succès d\u2019une société comme la nôtre.Nous devons non seulement nous efforcer de garder comme membres actifs tous ceux qui ont déjà sollicité et obtenu leur adhésion à la Société, mais nous devons encore travailler à en enrégimenter de nouveaux.Un concours, institué le printemps dernier et dont la sanction est un enviable trophée d\u2019une grande valeur artistique, vient stimuler au travail et assigner un but aux efforts de nos sections.On peut déjà se demander à laquelle de nos quarante sections reviendra l\u2019honneur d\u2019avoir accru le prestige et la puissance de notre Société?A laquelle devra être décernée en séance solennelle la récompense du vainqueur?Avec un peu de travail organisé, toute section peuc doubler son effectif, d\u2019ici à la fin de l\u2019année.Du coup, nous aurons atteint un chiffre imposant.TI suffit de le vouloir.Qui le veut?Qui veut travailler?Qui va organiser son comité de propagande?A qui la palme du vainqueur ? 61 LA REVUE NATIONALE Tel.Main 3055 \u201cMAISON DES ALLIES\u201d ERNEST GAGNON, Prop.Manufacturier de membres artificiels, instruments d\u2019orthopédie moderne, bandages herniaires, béquilles, charses d\u2019invalides, etc.361-363 rue St-Jacques Montreal 49e année d\u2019existence \u201cAu Royaume des Tapis\u201d Spécialiste et importateur Tapis, Linoleums, Rideaux, Draperies, Stores et accessoires.# FILIATRAULT = 429, Boul.St-Laurent, Montreal.Est 635 J.À.GRENIER CHAPELIER 187 Ste- Catherine E.- MONTREAL CHAPFAUX DUR ET MOUS Chapeaux de haute quallte, couleurs assorties, dans les derniers styles de New York.E.W.CARON Marchand de PROVISIONS : FARINE ET GRAIN DE L'OUEST Tous les boulangers français sont bienvenus chez nous ?137-139-141.rue des Commissaires Est.- MONTREAL au LA REVUE NATIONALE Banque d\u2019Hochelaga Fondée en 1874 Capital autorisé $10,000,000 \u2018apital et réserve cs 8,000,000 Total de l\u2019actif 75,700,000 Siége social : MONTREAL CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION : M.J.-A.VAILLANCOURT, président.L\u2019hon.F.-L.BEIQUE, vice-président.A.TURCOTTE, l\u2019hon., J.-M.WILSON, E.-H.LEMAY, A.-A.LAROCQUE, A.-W.BONNER : BEAUDRY-LEMAN, gérant-général.succursales et 159 sous-agences au Canada.44 succursales dans la cité et le district de Montréal.INTERET ALLOUE AU PLUS HAUT TAUX COURANT SUR TOUS LES DEPOTS D\u2019EPARGNE DE $1.00 ET PLUS 175 Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal PREPARANT AUX SITUATIONS SUPERIEURES DU COMMERCE, DE L\u2019INDUSTRIE ET DE LA FINANCE Bibliocthéque économique, Musée commercial et industriel Délivre des diplômes de \u201cLicenciés en sciences commerciales\u201d de \u2018\u201c\u2018Licencié en sciences comptables\u201d et de \u201cDocteur en sciences commerciales\u201d.Le diplôme de \u201cLicencié en sciences comptables\u201d donne droit à l\u2019admission dans \u2018\u201cL\u2019institut des comptables et auditeurs de la province de Québec\u201d et dans \u201cL\u2019Association des Comptables de Montréal\u201d (Chartered accountants).Des BOURSES DU GOUVERNEMENT sont accordées aux élèves méritants.Cours spéciaux, le soir : Comptabilité théorique et pratique, opérations de banque, correspondance commerciale anglaise et frençaise, arithmétique commerciale, algèbre, économie politique, droit civil, droit commercial, langues étrangères (espagnol, italien, allemand) etc.Pour tous renseignements, prospectus, inscriptions, etc, s\u2019adresser AU DIRECTEUR DES ETUDES 399, AVENUE VIGER MONTREAL LA REVUE NATIONALE 63 TOUJOURS EN AVANT ! [\u2014\u2014\u20141 noir ou vert naturel ( en paquets seulement ) Café moulu ou en grains \u201cPRIMUS\u201d Fers-blancs 1et?2 Ibs Poudre à pâte, crème de tartre.Gelées en poudre \u201cPRIMUS\u201d La marque \u201cPRIMUS\u201d est une Garantie de Qualité et de Pureté.L.CHAPUT FILS & CIE Limitée ÉPICIERS EN GROS, IMPORTATEURS ET FABRICANTS.MONTREAL 64 ; LA REVUE NATIONALE TEI.EST 3161 O.CHAMPAGNE FERBLANTIER, COUVREUR, POSEUR D'APPAREILS A GAZ ET À EAU CHAUDE 308, Avenue \u2018de l\u2019Hotel-de-Ville (Près de la rue Demontigny) MONTREAL TEL.ST LOUIS 3481 EUCLIDE BASTIEN ENTREPRENEUR PEINTRE 1362, SAINT-ANDRÉ, MONTRÉAL Tél: St-Louis 7488.ZOTIQUE PILON Membre de la Société Saint-Jean-Baptiste CHAUSSURES DE CHOIX 430, rue Rachel Est, MONTREAL EXAMEN DE LA VUE Tel Est 989 LUNETTES ET LORGNONS \u2019 ALPHORNSE-L.PHANEUF Op'icien-Optométriste 385, rue Saint-Denis Près de la rue Ontario Gunn, Langlois & Cie, Limitée MARCHANDS DE PROVISIONS Oeufs, Beurre, Fromage, Volailles, Viandes fumées, Saindoux, Ete.BUREAU: 105, RUE SAINT-PAUL EST Tél.Main 8600, 1, 2, 3, 4, 5344 MONTREAL MONTREAL Tel.Bell §st 5417 Heures de Bureau : de midi a 8 Hrs.P- M, DOCTEUR J.-M.-A.VALOIS Spécialité: Maladies Vénériennes 40, Rue St-Denis, MONTREAL ie il (LEE NX E | l'ÉCONOMIE à l\u2019atelier comme à la maison.À L\u2019ATELIER, il épargne pouf son patron.Pour lui, pas de perte de temps, pas de gaspillage; pour un dciiar de salaire, il produit un dollar et vingt-cinq.E TRAVAILLEUR consciencieux pratique I comprend que \u201csi l\u2019ouvrier est intéressé à \\ grossir sa part de profit \u2014 il ne l\u2019est pas ~ moins \u2014 il l\u2019est même davantage et d\u2019abord à ce que l\u2019on en fasse\u201d (Kergal).À LA MAISON, il exclut toute dépense inutile et met de côté une partie de son salaire pour l\u2019ajouter à son compte d\u2019ÉPARGNE.-.Ils sont nombreux dans notre province ces hommes de devoir.;( En ce jour de la Fête du Travail, nous leur offrons le témoignage de notre profonde admiration, LA BANQUE D'EPARGNE de la Cité et du District de Montréal - la grande banque des travailleurs + Bureau Principal et , Seize Succursales on A.P.LESPERANCE, à Montréal.\u2018 CU s ) 5 Gérant Général.~ Day, 20 a iE) |_\u2014\u2014 =.AS ; 8 a arts >
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