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Titre :
La revue nationale /
Éditeur :
  • Montréal :Impr. A. Ménard,1919-1932
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Petit canadien ,
  • Pays laurentien ,
  • Revue acadienne
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La revue nationale /, 1925-01, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014 emt tsa.tr M.Gérard Marchelosse, 249 rus Fullum, KO:.TRFAL.He \u2018 Organe de la Société Saint-Jean-Baptiste de M ontréal y PARAISSANT LE 10 DE CHAQUE MOIS Avis important aux sociétaires .Le chef du secrétariat = 3 Dix années d\u2019activités de notre Société .Victor Morin Les gouverneurs de la Nouvelle-France (suite et fin) _ Henry-L.Auger « Un coeur fidèle» .Albert Lévesque Fête à Saint-Edouard_ .J.G A travers notre vie nationale .A.Gagnon Ce qu\u2019il faut lire.x ® = Chronique de la Société: Soirée patriotique du 27 janvier.\u2014 La Croix du Mont-Royal.Le chef du secrétariat Rédaction et Administration: 296, rue Saint - Laurent MONTREAL Abonnement annuel : 82.00 La livraison (chez les dépositaires) : 15 sous ment au ler janvier.\u2014 Pour tout changement d\u2019adresse, accompagner la demande de 5 sous en timbres-poste.7e ANNEE \u2014 No 1 MONTREAL .JANVIER 1925 5 7 30 Les abonnements à la REVUE NATIONALE commencent invariable- Si ! La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Fondée en 1834 \\ CONSEIL GÉNÉRAL: Grand aumônier: Mgr l'ARCHEVEQUE DE MONTREAL.Président général: J.-V.DESAULNIERS, courtier en immeubles, 90, rue Saint-Jacques.ler vice-président général: Léon TREPANIER, publiciste, 371, rue Sherbrooke est.2e vice-président général: Guy VANIER, LL.L., avocat, 97, Saint-Jacques.Secrétaire général: J.-A.BARITEAU, LL, L, notaire, 347, Maisonneuve.Trésorier général: Aimé PARENT, administrateur, 51 est, rue St-Paul.Directeurs: L\u2019Hon, L.-O.DAVID, sénateur, 325, chemin Sainte-Catherine, Outremont, Thomas GAUTHIER, courtier, 11, place d\u2019Armes.L\u2019hon.F.-L.BEIQUE, sénateur, 540, rue Sherbrooke Ouest.Victor MORIN, LL.D., notaire, 97, rue Saint-Jacques.Henry-L.AUGER, courtier en immeubles, 384, rue Ontario Est.J.-W.CADIEUX, comptable, 530, rue Grosvenor.J.-W.DEZIEL, administrateur, 182, Ave Notre-Dame de Grâces.Chef du Secrétariat: Jean GUERIN, bureau No 1, Monument National, téléphone: Plateau 3768.Corporations filiales de la Société: La Caisse Nationale d\u2019Economie \u2014 la Caisse de Remboursement \u2014 te Monument National \u2014 la Société Nationale de Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.La Direction de la Revue Nationale ne s\u2019engage pas à rendre les manuscrits non insérés.Elle laisse aux auteurs la responsabilité des idées émises dans leurs articles.La REVUE NATIONALE est éditée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 296, rue Saint-Laurent, et imprimée par ARBOUR xT DUPONT, imprimeurs- éditeurs, 249 est, rue Lagauchetière, Tél.: EST 6264.TT .JERE A a = LA REVUE NATIONALE | SAVEUR RICHE ET DELICATE \u2014 4 ib ak: TONER.sain ST ex, I Pr\" rg Xr, 200% Pre Et qui } PEP, IH Xs.Sheer.co = bX a as = ge a : H 5 x h Fi GAR pet, 03 4 yous 4 pE TH ; lue 0! sc t pave?Zu! Rn 3: IN * : Fri x Hl oni?=F = 5 aras\u201d 7 a H So = ty = 5 a marUË = = iH Sin = = = ere = = x + er, a à ES H à pt FE a tray > sp) 5] HE ia PRY rey Hi I: > BI2I8F.Ct he Quatre qualités différentes A | i Produits de Qualité Lait pasteurisé, fit | Creme, Beurre, Oeufs, Re Créme a la Glace 2 8 Ea tyres ow 3 75 tu PER > RÉ 9 LIMITÉE Rt I pt 1% 4 i gE HY RER RENE Rl iH is H i 5 in i 1 ae } ; Lo MEMS LM HH MOC HM HHS EME LA REVUE NATIONALE La Banque Provinciale du Canada Capital autorisé .85,000,000.Capital versé et réserve .$4,500.000.SIEGE SOCIAL: 7 et 9, place d\u2019Armes, MONTREAL, Canada.CONSEIL IVADMINISTRATION Président: Sir Mormisdas LATORTE, C.1P.ex-maire de Montréal.de la maison Laporte, Martin.Limitée.Vice-l\u2019résident du (Crédit loncter franco-canadien.Vice-Président : M, W.-F, CARSLEY : Vice-President : M.Tancrède BIEX- VENU.administrateur de la Lake of the Woods Milling Co.ltd.M.G.-M.RBOSWORTII, vice-président du Canadian Pacific Steamships Ltd.L'hon.Némèse GARNEAU, C.L., Québec, D'résident « Les Prévoyvants ou Canada ».M.Émilien DAOUST.Président de la Librairie Beauchemin Limitée, Commissaire du ort de Montréal, M.S.-J.-B.ROLLAND, Président de la Cie de Papier Rolland, Limitée.350 succursales et sous-agences dans les provinces de Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick et l\u2019Ile du Prince-Edouard.ENCOURAGEZ L\u2019INDUSTRIE NATIONALE À LES PRODUITS sont Toujours les Meilleurs ! BEURRE, CREME DOUCE, CREME GLACÉE Montreal Dairy Co., Limited Tél.: EST 3000* A 1 I { / LA REVUE NATIONALE 3 Ë Tél.: Calumet 0128 Membre de la Section Saint-Edouard È J.-A.ST- AMOUR ; ENTREPRENEUR ELECTRICIEN È Assortiment complet d\u2019accessoires électriques A L\u2019installation du système d\u2019illumination de la Croix du Mont-Royal i est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.A 2173, rue SAINT-DENIS - - - MONTREAL 5 i \u2019 1 LA BANQUE D'HOCHELAGA avec laquelle s\u2019est fusionnée ky LA BANQUE NATIONALE ji: Siége social: Place d\u2019Armes, Montréal Capital versé et réserve .$11,000,000.È Actif total, plus de .$120,000,000.É La grande banque du Canada français F 254 succursales au Canada, dont 217 dans la Province de Québec, et 59 à Montréal § NOTRE PERSONNEL EST A VOS ORDRES : CARON FRERES Inc.| NOUVEL EDIFICE CARON, E Coin des rues BLEURY & CONCORD, k Fabricants d\u2019Emblèmes de Sociétés et d\u2019Insignes de tous genres.k TMA NA LA REVUE NATIONALE Qualité 36 ANS D\u2019EXISTENCE Service LA REVUE NATIONALE imprimée dans nos ateliers, est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.Nous imprimons tout : Cartes d\u2019affaires, entêtes de lettres, programmes, livres, revues, brochures, etc, etc, à des prix très modérés.Tél.: EST 6264 ARBOUR & DUPONT IMPRIMEURS - EDITEURS 249 est, rue Lagauchetière, Montréal Près de la rue Saint-Denis Le Café \u201cPRIMUS\u201d (Fers-blancs 15, 1 et 2 lbs.) est un mélange des meilleurs cafés, grillés à point, qui donne cet arôme que rien n\u2019égale, cette saveur que rien ne remplace.ESSAYEZ-LE.L.Chaput, Fils & Cie, Limitée DISTRIBUTEURS MONTRÉAL gel sec got diff ol bles qu wre men leur tel It i vel don te des las Bap te la Da / / AVIS IMPORTANT AUX SOCIETAIRES J AVIS IMPORTANT AUX SOCIETAIRES Brillant succes du recrutement Il nous fait plaisir d\u2019apprendre à nos sociétaires que l\u2019année 1924 fut celle qui compta le plus fort effectif de membres pour l\u2019ensemble de nos sections depuis 1914, année de l\u2019organisation de nos sections, si nous faisons exception cependant pour l\u2019année 1920 qui dépassa sa rivale par une différence minime d\u2019environ 500 membres.Il faut constater avec fierté qu\u2019il y a eu un réveil général et une poussée de patriotisme des plus louables chez nos membres.Aussi nous félicitons chaleureusement tous ceux qui ont contribué à ce magnifique succès.Quelques rares sections devraient cependant figurer avec plus d'honneur dans nos rangs, au point de vue de leur effectif, mais espérons qu\u2019elles suivront cette année le mouvement général que nous voudrions voir s\u2019accentuer encore davantage.Afin de conserver à nos sections toute l\u2019ardeur et l\u2019efficacité que sait leur imprimer un fort effectif\u2014l\u2019année 1924 par ses initiatives importantes telles que la Croix du mont Royal et la procession historique en est une preuve éclatante,\u2014et afin de faciliter le recrutement, nous prions tous nos membres de détacher la formule imprimée ci-dessous et de la faire parvenir avec un dollar pour leur cotisation, au trésorier de leur section, dont ils trouveront l\u2019adresse sur la liste publiée à la page suivante.Chaque membre vraiment convaincu pouvant et devant se faire recruteur, pourra se servir de la même formule pour faire inscrire quelques-uns de ses amis et transmettre leurs cotisations en même temps.L\u2019année 1925 doit établir un record: que chacun se le dise.LE CHEF DU SECRETARTAT.SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL M.le Trésorier, Veuillez trouver ci-joint un\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.de.\u2026\u2026 dol- ; (billet ou chèque) lars, pour acquitter ma cotisation de membre de la Société Saint-Jean- Baptiste de Montréal, dans votre section ainsi que celles de Messieurs: (Noms) (Adresse) ce qui nous donnera droit au service de la REVUE NATIONALE durant l\u2019année 1925 et aux privilèges des membres en règle de la Société. i RB: 2 Hi I hn, Hil 6 LA REVUE NATIONALE GREW N= 11 13 17 19 21 22 24 25 26 31 32 34 35 36 39 40 42 44 46 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 AI \u201cHier TRÉSORIERS DES SECTIONS Sections Duvernay ; Imm.-Conception Montcalm Notre-Dame Etienne-Parent Dollard Saint-Edouard Champlain St-Jean-Baptiste Iberviile Lafontaine Longueuil Dorion .Olier .Papineau .N.-D.de Grâces Verdun .Saint-Nicolas .Saint-Jacques .Verchères Louis-Hébert .Sault-au-Récollet Père Marquette St-Ls-de-France N.-D.du P._Secours De Salaberry Saint-Rémi .Alexandria Saint-Stanislas Chambly-Canton Saint-Charles .L.-O.David N.-D.de la Paix Ste-Marg.-Marie Saint-Henri .Saint-Joseph Noms J.-L.Blanchar«l -F.Gadbois .I.Jasmin Louis Bissonnet .Théo, Ratelle .Conrad Giguêre .Agnus Mongeau Bernard Larose L.Brunette J.-N.Laperle J.Leprohon Léo Jodoin D.-M.Cormier P.-P.Le Cointe L.Duranceau .D, Chevrier A.Desmarais .R.Trudel .A.Hochu .A.-P.Bouvier .P.Langlois .J.-B.Charbonneau S.Leduc I.Laurin .D.Trépanier D.Verdon J.-0.Lacasse FE, Rouleau A.Mareil .J-A, Demaine J.-B.-A.Cusson Jos.Bélisle F.Philippe .FE.Sénécal L.Desrosiers .E.Léger A 3 IH Hu Adresses 762a, Berri, 819, Marie-Anne Est.182b, Beaudry.228, Notre-Dame Est.3043, Henri-Julien.113, de Laroche, 2477, Saint-Denis, 91, Iberville, 1000, Hotel-de-ville 81, Coursol, 154, de Laroche 160, Longueuil, Longueuil, P.Q.1246, Berri.165, Mentana.384, Dorion.150, Northcliffe.117, Chemin Lasalle 6334, Saint-Charles, Ahuntsie, P.Q.227, Gauthier.Verchères, P.Q.826, Ontario Ist 1214, Boul, Gouin Ist.115, Joliette.140, Pare Lafontaine.325, Boul.Monk.2756, Rouen.Saint-Rémi, P.Q.Alexandria, Ont.264a, Fabre, Chambly-Canton, P.Q.217, Saint-Charles.Roxton-Falls, P.Q.3938, Mullarky.199, Montée St-Michel.1835, Notre-Dame Ouest 140, Saint-Martin.RIRE ARTS RH EE PRE I EI FEI RU ti tH BRR AOR ORO RBH \\ = er a ot i i en mm.mt ee ie tm.9 jit ve ANNEE \u2014 No 1 MONTREAL JANVIER 1925 er rer ri 3 LA REVUE NATIONALE i i Spree fer pS GGG Grn ] ele ii SOUHAITS La REVUE NATIONALE est heureuse de présenter a tous ses lecteurs, à ses annonceurs et à tous nos compatriotes, ses meilleurs vœux de bonne et heureuse année.LA DIRECTION DIX ANNÉES D'ACTIVITÉS DE NOTRE SOCIÉTÉ | En priant le Conseil général, au mois de novembre dernier, d\u2019agréer sa démission comme président général, M.le Commandeur Victor Morin présenta dans sa lettre un intéressant résumé des principales activités accomplies par notre Société durant les dix dernières années.Il nous fait plaisir de reproduire ici ce passage de sa lettre et la conclusion que M.Morin à su en tirer, en souhaitant que la direction de notre Société accentue encore la portée des actes accomplis jusqu\u2019ici.Voici le texte de cet extrait : 1915 Elu à la présidence le 13 janvier 1915, j\u2019étais appelé à diriger le 11 mars suivant le premier congrès général tenu sous le nouveau système d\u2019organisation en sections.Un secrétariat permanent fut aussitôt ouvert au Monument National pour donner une impulsion plus suivie aux oeu- TRICO em cht Ly ES oe î A i a A bi k à 8 LA REVUE NATIONALE vres de notre Société, et M.Arthur Saint-Pierre fut appelé à en prendre charge.Les initiatives suivantes furent mises à exécution au cours de cette année: Création d\u2019une bibliothèque d\u2019étude et renseignements, Organisation et classification des Archives, Transformation du bulletin de la Caisse d\u2019Economie en revue littéraire et organe officiel de la Société et de ses filiales, Création d\u2019un concours littéraire ouvert aux écrivains canadiens-français pour la publication d\u2019une nouvelle intitulée « La Croix du Chemin », Participation à la lutte en faveur du francais dans les écoles d\u2019Ontario, Fondation de l\u2019oeuvre de diffusion du livre français parmi nos compatriotes dépourvus de cette lecture, Ouverture d\u2019un « Livre d\u2019Or » à la glorification de ceux qui ont rendu des services éminents à la patrie canadienne, Installation de la Caisse Nationale d\u2019Economie, dont le capital venait d\u2019atteindre $1,000,000., dans un bureau spacieux au rez-de-chaussée du Monument National, Hospitalité à la mission française chargée de développer les relations commerciales entre la France et le Canada, Célébration de la fête nationale par une messe en plein air sur le versant du Mont-Royal et par l\u2019érection d\u2019un monument destiné à rappeler la célébration de la première messe au Canada le 24 juin 1615, sur le bord de la rivière des Prairies.1916 Campagne pour l\u2019adoption de formules officielles bilingues dans les divers départements de l\u2019administration du pays.pays.Octroi d\u2019un diplôme d\u2019honneur aux enfants des écoles d\u2019Ontario pour le maintien de la langue française, Frappe d\u2019une médaille offerte en concours aux collèges classiques de langue française pour la préparation d\u2019une thèse sur l\u2019histoire du Canada, Publication d\u2019un volume à 5,000 exemplaires contenant un choix de nouvelles sur « La Croix du Chemin », Institution d\u2019un second concours littéraire ayant pour titre « La Corvée », DIN ANNEES D'ACTIVITES DE NOTRE SOCIETE Adoption d\u2019un drapeau officiel aux armes de la société, Fondation des soirées récréatives pour le délassement du peuple au Monument National, Congrès d\u2019action française avec nos frères franco-améri- cains, Réception au gouverneur-général du Canada, Fondation de la Société Nationale de Fiducie, destinée à prendre charge de l\u2019administration financière de la Société ainsi qu\u2019à offrir les mêmes avantages au public.1917 M.Emile Miller remplit au secrétariat la vacance créée par le départ de M.Saint-Pierre.: Création d\u2019un Comité de Colonisation, Participation à l\u2019apothéose du « miracle acadien » et à l\u2019acquisition du site historique de « Grandpré », Collaboration avec la Société Historique de Montréal dans la préparation des fêtes du 275e anniversaire de fondation de cette ville, Consécration de la mémoire de Marguerite Bourgeoys, fondatrice de l\u2019éducation des filles au Canada, par l\u2019inauguration d\u2019un parc public orné d\u2019une tablette commémorative à son nom, Appui financier aux écoles françaises du Keewatin, d\u2019Ontario et d\u2019Acadie, Publication en volume d\u2019un troisième concours littéraire sous le titre de « Fleurs de lys », Publication et distribution des brochures de propagande « Vers les terres-neuves » et « Appel aux patriotes », Réceptions aux missions françaises du capitaine Duthoit et de M.Francois Veuillot, Présentation d\u2019une médaille d'honneur à M.le Sénateur Landry, président de l\u2019Association d\u2019Education d\u2019Ontario en reconnaissance des services rendus à la langue française dans cette province.1918 Organisation d\u2019une campagne de lutte contre la mortalité infantile au moyen de conférences et de représentations cinématographiques en plein air dans les quartiers populeux, 10 LA REVUE NATIONALE Fêtes patriotiques, offertes aux enfants des écoles et des i couvents à l\u2019occasion de l\u2019anniversaire de fondation de Mont- | réal, au Monument National, | Premiére publication de « Contes historiques » en images ; coloriées dans le but de graver dans la mémoire des enfants les a beaux faits de l\u2019histoire du Canada, | Fondation de la « Revue Nationale » qui devient l\u2019organe officiel de la société, fusionnant le « Petit Canadien », le « Pays Laurentien » et la « Revue Acadienne ».Participation aux oeuvres de secours en faveur des mutilés de la guerre par la fondation de la « Guignolée du soldat » des « Jardins de Guerre » et de « l\u2019Exposition du jouet », Acquisition du terrain de sépulture contenant le monument érigé à la mémoire de Duvernay, fondateur de la Société, et des anciens présidents, au cimetière de la Côte des Neiges.Ouverture des opérations de la Société Nationale de Fidu- cie, Conférence avec les représentants des diverses sociétés canadiennes-francaises en vue d\u2019une coopération nationale, Réception du régiment francais des « Chasseurs Alpins » à l\u2019occasion de la célébration nationale du 24 juin au Mont- Royal.cm IN {Hi Hi HH ne co A Se EE EE te COTE ET Serger) 1919 mm Publication d\u2019un quatriéme volume de nouvelles canadien- les « Au pays de l\u2019érable » et d\u2019une seconde série de « Contes historiques » pour les enfants.: Séances récréatives et instructives offertes aux enfants pour leur enseigner les beautés de l\u2019histoire canadienne, Première distribution de rentes viagères de la Caisse Nationale d\u2019Economie, Création d\u2019une classe nouvelle de rentes dite de « Deuxième période », Approbation des délégués à un projet d\u2019aliénation du Monument National en vue de le remplacer par un édifice répondant mieux aux besoins actuels de notre société, Autorisation donnée à la transformation de la « Revue Nationale » en un Magazine illustré des familles canadiennes françaises, on EE EE are ais ss ES Lape GEES DIX ANNEES D\u2019ACTIVITES DE NOTRE SOCIETE 11 Cérémonies publiques à l\u2019occasion des deuils nationaux causés par la mort de Sir Wilfrid Laurier et du sénateur Philippe Landry.1920 Collaboration avec la Société Historique de Montréal à l\u2019évocation des coutumes canadiennes-françaises et à l\u2019exhibition d\u2019objets d\u2019art domestique dans les soirées de « folklore », au Monument National, Fondation de I\u2019 « Oiseau Bleu y, revuette destinée aux enfants, sous la direction de M.Arthur Saint-Pierre chargé en même temps de la publication de la Revue Nationale.Recherche et découverte de la sépulture de Louis Hémon auteur du roman canadien « Maria Chapdelaine » mort inconnu dans un accident de chemin de fer ; érection d\u2019une pierre tumulaire au cimetière de Chapleau où il repose.Organisation financière des fonds nécessaires à la fondation d\u2019une paroisse canadienne-française à Toronto, sous le vocable de Sainte-Jeanne d\u2019Arc.Inscription des candidatures de Mgr Adélard Langevin, archevêque de Saint-Boniface, et du Sénateur Philippe Landry, président de l\u2019Association d\u2019Education d\u2019Ontario, au Livre d\u2019Or de la Société Saint-Jean-Baptiste, à raison des services éminents rendus à la race canadienne-française.1921 Démarches auprès du gouvernement fédéral pour assurer l\u2019impartialité des statistiques du recensement relativement aux Canadiens-Français.Démarches auprès du gouvernement provincial aux fins de faire inscrire la fête de Saint-Jean-Baptiste au nombre des jours fériés de la province de Québec, Publication d\u2019un recueil de chants patriotiques à l\u2019usage des réunions canadiennes-francaises, Participation aux fêtes du souvenir historique acadien et aux manifestations des syndicats d\u2019Ouvriers Catholiques et Nationaux, Encouragement à la fondation de caisses populaires et étude d\u2019un projet de prêts mutuels et gratuits au bénéfice des petites bourses, | 12 LA REVUE NATIONALE Groupement des sections de la Société Saint-Jean-Baptiste A en comités régionaux, 4 Réceptions officielles au maréchal Fayolle et aux mem- E : bres de sa mission, au chanoine Coubé et à l\u2019abbé Thellier de 5 | Poncheville.1922 | i Revendication des droits de la langue francaise aupres of des pouvoirs publics, Participation au congrès Eucharistique universel à Rome et démonstrations nationales aux monuments de Montcalm et A de Crémazie, en France, | Publication d\u2019une quatrième série de Contes Historiques 3 et d\u2019une deuxième édition du volume « La Croix du Chemin » i qui atteint 10,000 exemplaires, i Mort tragique de notre chef du secrétariat, Emile Miller, a et son remplacement par M.Jean Guérin, a Réceptions officielles aux consuls de France et de Belgi- a que.1923 Organisation d\u2019une souscription publique au profit de a l\u2019Hôpital des Incurables, Développement de la Caisse Nationale d\u2019Economie qui atteint un effectif de 120,000 membres et un capital de $3,200,000.00.Appui donné a la formation d\u2019une Société Canadienne 2 d\u2019Opérette avec siège social au Monument National, Addition à notre bibliothèque d\u2019un envoi important de volumes offerts par le gouvernement français, i Organisation d\u2019une compagnie destinée à recueillir les fonds nécessaires à la construction de la Croix du Mont-Royal, ig A a i n i Hl 5 nu w 3 i he at.i] 8 HH Hl AN H H i 1924 : Installation des oeuvres financières de la société au centre 3 des affaires, sur la rue Saint-Jacques, Adoption officielle d\u2019une prière à saint Jean-Baptiste, à Ë l\u2019usage des assemblées de la Société, i Frappe d\u2019une médaille d'honneur destinée à reconnaître les services rendus à la patrie canadienne-française, Fondation d\u2019un corps de guides historiques destiné à faire RU URPRPL PR RE NE RAC RE TI CIRE CT GA RGREE DIX ANNEES D\u2019ACTIVITES DE NOTRE SOCIETE 13 connaitre notre pays sous son véritable jour, avec son carac- tere, ses traditions, sa langue et ses institutions catholiques, Célébration grandiose de la fête nationale des Canadiens- français pendant trois jours, comprenant : a) Feux de le Saint-Jean et concert en plein air, b) Congrès des délégués des divers groupes nationaux, c) Présentation de la médaille bene merenti à M.le sénateur David, ancien président général, et 4 Mme Gérin-Lajoie, présidente de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d) Féte populaire des traditions canadiennes-francaises, e) Messe pontificale à la cathédrale, f) Parade historique rappelant «ce que l\u2019Amérique doit à la race française », ig) Bénédiction de la pierre angulaire d\u2019une croix monumentale au sommet du mont Royal rappelant la fondation et le développement chrétien du Canada français, h) Banquet de clôture et discours patriotiques.GENERALITES Cette énumération ne signale que les initiatives auxquelles nous avons apporté une attention particulière d\u2019une année à l\u2019autre.Pour se rendre compte des activités courantes, il faut se rappeler en outre: lo La célébration annuelle de la fête patronale, soit sous la direction du conseil général, soit dans les sections ; 20 L'aide pécuniaire apportée constamment aux oeuvres méritoires du dehors, telles que: Les oeuvres féminines de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste; celles du Fonds Patriotique, de la Croix Rouge et des autres assistances de guerre; celles de l\u2019Association d\u2019Education d\u2019Ontario, et la cause du français dans les diverses provinces; celle de l\u2019Université de Montréal; celles de l\u2019Union Nationale Française et des autres sociétés de bienfaisance du même genre; 3o Les relations et l\u2019action concertée avec les divers groupes français du Canada et des Etats-Unis; la tenue des congrès annuels et spéciaux; les conférences avec nos présidents de sections; les assemblées de comités de nos diverses filiales ; 4o Les fondations de sections dans notre province et au dehors; l\u2019établissement de bureaux locaux de la Caisse Nationale d\u2019Economie; HH hii i 14 LA REVUE NATIONALE 5o Les cours publics gratuits et les conférences du Monument National qui sont suivis chaque année par plus de mille élèves; i 60 La diffusion du francais par la fondation de bibliothe- ques et de dépôts de livres dans les centres dépourvus de cette littérature, et dont le total a atteint, pendant ces dix années, 100,000 volumes et 300,000 revues.; 70 La distribution de rentes viagères de la Caisse Nationale d\u2019Economie au chiffre de $866,000.tandis que son capi- ' tal inaliénable dépasse $3,500,000.et que la Société de Fiducie administre au-dela de $7,000,000.de valeurs.* * * > ce eter = pee ir cote a re En un mot, je crois que notre société nationale mérite un i témoignage d\u2019activité dans les oeuvres qu\u2019elle a entreprises et d\u2019efficacité dans les résultats obtenus.Il ne faut pas oublier cependant qu\u2019il nous reste encore | beaucoup à accomplir.Les besoins de notre race sont nombreux dans tous les domaines ; nous devons nous intéresser à la fois aux questions nationales, sociales et économiques du peuple canadien-français, et non seulement conserver nos positions mais en acquérir d\u2019autres, si nous voulons lutter avec avantage contre les éléments adverses qui nous entourent.Pour conduire cette lutte avec succès, il faut de l\u2019énergie, du jugement, de la bonne volonté, Tl faut aussi du renonce- Î ment et la ferme détermination de fournir sa tâche sans autre satisfaction que celle du devoir accompli.Dans ces conditions, le nombre de ceux qui sont disposés à sacrifier le temps nécessaire à la solution des questions d\u2019intérêt public est d\u2019autant plus restreint que, chez nous, presque tout est à conquérir, sinon à créer, et que, les fortunes étant rares, il faut travailler le jour à gagner le pain quotidien, et prélever sur les heures de repos le temps nécessaire aux oeuvres sociales.Nous ne manquons heureusement pas de ces hommes de | | ce Frog i valeur et d\u2019action au conseil général, ni au dehors ; aussi, n\u2019ai- ë je aucun doute que ceux qui seront appelés à la direction de notre société continueront et accentueront encore la portée des i actes accomplis jusqu\u2019ici.Le président général, (Signé) Victor MORIN. LES GOUVERNEURS DE LA NOUVELLE-FRANCE 15 LES GOUVERNEURS DE LA NOUVELLE FRANCE Résumé historique de leur administration \u2014_\u2014\u2014 (suite) SEIZIEME GOUVERNEUR (par interim.) ROLLAND MICHEL CARON DE LA GALISSONNIERE (de 1747 à 1749) Ce gouverneur fut nommé par interim pour administrer le pays durant la captivité de la Jonquière ; il réorganisa la milice et la porta à 1,200 hommes; il fixa les limites aux Alleghaneys.En 1748, le traité d\u2019Aix-la-Chapelle restitua à la France ce qu\u2019elle avait perdu durant la guerre; Louisbourg, Cap Breton, ete., En 1749, la cour de France réclama les services de M.de la Galissonnière pour discuter les limites de l\u2019Acadie avec les commissaires anglais, ce qui l\u2019obligea de laisser l\u2019administration du pays, bien que sa présence fut d\u2019un grand secours.M.de la Galissonnière possédait de brillantes qualités.DIX-SEPTIEME GOUVERNEUR | PIERRE TAFFANEL, MARQUIS DE LA JONCQUIERE (de 1749 a 1752) Ayant été mis en liberté par le traité d\u2019Aix-la-Chapelle, il vint prendre possession de sa charge de gouverneur du Canada.Jusque-là les gouverneurs n\u2019avaient pu être accusés de | concussion, mais la corruption commenca à se montrer.En 1752, le gouverneur s\u2019était fait beaucoun d\u2019ennemis en attirant dans la colonie plusieurs de ses parents auxquels il procura des emplois lucratifs.On l\u2019accusa de s\u2019être emparé du com- 16 LA REVUE NATIONALE merce des pays de l\u2019Ouest.Les reproches qu\u2019il reçut de la \u2018Cour lui furent si sensibles qu\u2019il demanda son rappel.I] mourut peu après à Québec.Les souffrances de l\u2019âÂme avaient agi sur le corps.Alors le baron de Longueuil administra le pays par interim.DIX-HUITIEME GOUVERNEUR MARQUIS DUQUESNE DE MENNEVILLE (de 1752 à 1755) En 1753, la fondation de l\u2019Hôpital Général de Montréal, par Madame d\u2019Youville ; les Anglais réclament la vallée de l\u2019Ohio; Washington est chargé d\u2019en chasser les Français.Dans le même temps les Français construisent le fort Duquesne sur la Monongahéla.En 1754, Washington veut occuper le territoire contesté.Junonville va pour le sommer de se retirer.Il est assassiné par le détachement anglais.De Vinier avec 500 hommes venge la mort de son frère et prend le fort Nécessité.La même année prise du Lys et de l\u2019Alcide, par les Anglais.Ils résolurent aussi d\u2019attaquer le Canada par quatre endroits à la fois.lo Braddock marche à la tête de troupes régulières (2,200 hommes), contre le fort Necéessité, mais il est mortellement blessé et treize cents de ses soldats sont tués ou noyés dans la Monongahéla.Son artillerie, ses provisions, son bagage et ses plans d\u2019Instruction tombent entre les mains des Francais qui ne perdent que quarante hommes, y compris le commandant, M.de Beaujeu.\u2014 20 Johnson avec 5000 hommes marche contre le fort Saint-Frédéric, contenant trois cents hommes.Dieskan avec 1,500 hommes va à la rencontre et défie 800 Anglais voulant enlever le fort Lydius; ses troupes fatiguées furent battues.Pertes des Français, 800 hommes.\u2014 3o Shirley se dirige vers le fort Niagara.Il se rend à Shoua- gan (Oswego), et y attend des provisions pendant deux mois.La saison étant trop avancée, il remet l\u2019attaque à l\u2019été suivant.\u2014\u2014 4o Moncton avec 3,000 hommes s\u2019attaque à l\u2019Acadie.Sa conduite indigne en Acadie laisse une tache indélébile à sa mémoire.Les Acadiens sont punis de leur attachement à la France et de leur fidélité à la religion.Départ de Duquesne de Menneville. LES GOUVERNEURS DE LA NOUVELLE-FRANCE 17 DIX-NEUVIEME GOUVERNEUR PIERRE RIGAUD, MARQUIS DE VAUDREUIL-CAVAGNAL (de 1755 à 1760) Premier gouverneur Canadien français et dernier gouverneur de la Nouvelle-France.C\u2019est sous son administration que se signalèrent les faits les plus héroïques de la Nouvelle-France pour sa conservation.Qu\u2019on en juge par les faits suivants: En 1755, De Léry s\u2019empare du fort Bull et le fort Carillon est construit.En 1756, le marquis de Montcalm arrive en qualité de commandeur en chef des troupes; il est accompagné du chevalier de Lévis, de Bou- vainville et de Bourlanaque.ler fait d\u2019arme: Montcalm s\u2019empare des forts Ontario et Oswego, et fait 1,600 prisonniers; 9e fait d\u2019arme: En 1757, il s'empare du fort William Henry et fait 2,300 prisonniers ; alors le Canada reçoit un renfort de 1,500 hommes.En 1758, Montcalm n\u2019avait que 6,000 hommes a opposer aux 80,000 Anglais, et Bagot est trouvé concussionnaire au premier degré.Les Français perdent alors Louisbourg, Cap- Breton, l\u2019Ile du Prince Edouard, les forts Frontenac et Du- quesne.Louisbourg, sous les ordres de Drucourt, qui n\u2019avait que 6,500 hommes contre 12,000 est rendu a Amherst et a Boscawen.Le fort Frontenac qui n\u2019avait que 70 hommes contre 3,000 est rendu au colonel Bradstreet; le fort Duquesne est assiégé par Forbes et Washington, mais De Lignens l\u2019incendie plutôt que de le rendre.A Carillon, Montcalm avec 3,600 hommes seulement, défait le général Abercrombry avec ses 20,000 hommes, et la perte des Français n\u2019est que de 377, alors que la perte des anglais est de 5,000 hommes.Campagne de 1759\u2014 la dernière sous la domination française.\u2014 Trois corps d\u2019armée sont organisés pour attaquer le Canada par trois points différents.-Wolfe avec 50 vaisseaux et\u2018 80,000 hommes doit attaquer Québec.Prideau avec les troupes provinciales, se charge de couper les communications avec la Louisiane.Ambherst devait traverser le lac Champlain avec 12,000 hommes et descendre le Saint-Laurent pour s\u2019unir à Wolfe.Lorsque l\u2019armée anglaise apparut devant Québec, 18 LA REVUE NATIONALE l\u2019armée française était retranchée dans le camp de Beauport.Elle comptait 12,000 hommes, Wolfe débarque ses troupes sur l'Ile d\u2019Orléans.Il envoie un détachement sur les hauteurs de Lévis pour bombarder la ville, puis attaque l\u2019aile gauche de Montcalm, mais il est défait complètement.Les Anglais sont plus heureux du côté des lacs.L\u2019armée du général Amherst oblige Bourlamaque à faire sauter les forts Saint-Frédéric et Carillon.Il se retranche dans l\u2019Ile aux noix.À l\u2019approche de Prideau, les garnisons de Détroit, etc., se replient sur Niagara, et Prideau est tué en assiégeant Niagara qui, à la fin, se rend à Johnson.Wolfe, de son côté, débarque à l\u2019Anse du Foulon et gravit les plaines d\u2019Abraham ; Montcalm accourt et trouve les anglais .rangés en bataille.Attaque énergique de part et d\u2019autre.Wolfe et Montcalm sont blessés, l\u2019armée francaise est en déroute.Wolfe meurt et Montcalm expire le lendemain.L\u2019armée française prend alors le chemin de la rivière Jacques- sartier.Lévis arrivant à Jacques-Cartier, veut retourner à Québec, mais il apprend que M.de Ramezay a capitulé.Il avait été stipulé que la garnison serait embarquée pour la France et que les habitants conserveraient leurs biens et leur religion.L\u2019armée anglaise hiverna dans la ville de Québec et l\u2019armée française retourna à Jacques-Cartier pour y prendre ses quartiers d\u2019hiver.Les militaires se dispersèrent pour faire leur récolte.Lévis à la tête de 609 hommes marchent sur Québec pour s\u2019en emparer; il rencontre près de Sainte-Foye, près de Québec, Murray avec une armée semblable.L\u2019action s\u2019engage : bravoure et ardeur des deux côtés.Les Francais sont victo- \u2018ieux.Pendant cinq jours les Francais bombardent Québec sans succes; deux vaisseaux anglais arrivent et Lévis est obligé de lever le siège.Alors Lévis se retire à Montréal, où Vaudreuil s\u2019était retiré depuis la prise de Québec.Le 8 septembre (1759), les Anglais se présentent devant Montréal avec trois armées de plus de 20,000 hommes.M.de Vaudreuil n\u2019avait que 3,500 hommes à leur opposer.Vaudreuil assemble alors un conseil de guerre.On fut d\u2019avis d\u2019obtenir une capitulation aussi avantageuse que possible.Amherst accorda presque tout ce qu\u2019on demandait, mais il refusa les hen- 22. NEURS DE LA NOUVELLE-FRANCE 19 LES GOUVER neurs de la guerre.Lévis, indigné, voulut combattre jusqu\u2019à la mort avec ses 2,000 hommes.Il ne se rendit qu\u2019à un ordre formel de Vaudreuil.Il brisa son épée et fit brûler ses drapeaux.Par la capitulation de Montréal, il fut stipulé: 10 Que les Canadiens garderaient le libre exercice de.leur religion, de leur loi et de leur propriété; 20 Que toutes les places occupées par les Francais seraient livrées aux troupes anglaises; 30 Que les troupes francaises seraient transportées en France et ne serviraient plus pendant la guerre; 4o Le gouverneur, l\u2019intendant, etc, seraient transportés en France aux frais de \"Angleterre; 5o Le drapeau français, après avoir flotté pendant deux siècles et demi sur le sol de la Nouvelle-France, en disparaissait pour faire place à celui de Sa Majesté britannique.Les rois de France qui se sont succédés durant ces administrations sont Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV.Tels sont les principaux événements de notre histoire que la cavalcade de la section Saint-Jacques représenta dans la procession de la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin dernier.Si, par ce résumé historique, j\u2019ai pu intéresser quelques lecteurs, je serai largement récompensé de mon travail.Henry-L.AUGER, Président de la Section Saint-Jacques.Encouragez NOS annonceurs Te, Career LA REVUE NATIONALE \u201cUN CŒUR FIDÈLE \u201d La fidélité n\u2019est pas toujours synonyme de la simplicité.Mais dans le premier roman de Blanche Lamontagne-Beaure- gard, les deux termes se confondent.Le lecteur, à feuilleter le petit volume, a l\u2019impression de pénétrer dans une chapelle de femmes cloîtrées.Tout est calme sobre, simple, presque naïf.Cà et là des tableaux savoureux par leur ingénieuse inspiration, des images où se dérobe à peine l\u2019âÂme lyrique du poète, deux ou trois scènes qui font battre le coeur plus fort, et la porte de sortie vous invite déjà.« Plus simple que le paysan des concessions », voilà l\u2019expression qui peut qualifier tout le roman.Si.est-ce bien un roman ou le récit naturel d\u2019une série d\u2019historiettes vécues, de descriptions régionalistes, à la facon de « Chez nos gens » et des « Rapaillages » ?L\u2019action convient à une idylle ; l\u2019intrigue offre trop peu de complications; le thème ne se greffe à aucune thèse, à nul fond historique; l\u2019analyse de l\u2019âÂme humaine est trop superficielle ; le récit ne rompt pas l\u2019ordre chronologique ; bref le critique un peu sévère hésitera à nommer, « Un coeur fidèle » : roman canadien.Ouvrons le volume: pas de préface.Consultons la table des matières: trois chapitres ainsi nommés: «première partie, deuxième partie, troisième partie.» F'euilletons rapidement.Trois dessins, assez mystérieux, frappent l\u2019oeil.Puis lisons.L\u2019auteur nous fait connaître d\u2019abord, la famille de François Beaulieu et leur «ancienne maison grise, vieille de plus d\u2019un demi siècle », construite sur les bords de la rivière Beaugirard.On apprendra, plus loin, que cette rivière est située sur la rive sud du Saint-Laurent, aux alentours de Cacouna ou de l\u2019Isle-Verte, puisque les Beaulieu peuvent distinguer «l\u2019embouchure du Saguenay et les hautes crètes de Tadousac.» «UN CŒUR FIDELE » 21 François Beaulieu a deux fils, dont l\u2019un Jean est âgé de dix-huit ans.« C\u2019était un beau jeune homme, trapu, de corpulence un peu lourde; mais ses yeux très doux souriaient toujours, encadrés d\u2019un visage rose, à l\u2019expression enfantine.Sa voix était légère, ses gestes délicats, et sa conception des choses dénotait une âme exceptionnellement belle et noble comme on en rencontre parfois chez les paysans.» Jean « était à l\u2019âge des pensées ardentes, des rêves indéfinis, des bras ouverts dans l\u2019ombre de la nuit, à l\u2019âge où l\u2019âme, heureuse et torturée, se sent prise du divin mal d\u2019aimer.Et ses pensées s\u2019en allaient vers une fille brune aux grands yeux noirs: Marie Dumont, la fille de leur voisin, Gros Jean Du- mont.» Il la connaissait depuis l\u2019âge tendre.Ils « marchèrent » à l\u2019école et au catéchisme ensemble.Ensemble, ils cueillirent des fraises, franchirent le domaine de la «Maison condamnée» du troisième rang, jouèrent à la balle, au couteau et s\u2019amusèrent souvent à jaser sur le bord du perron quand il commençait à faire « brun ».Cependant, Marie passa trois années au Couvent de Ca- couna.Malgré sa piété angélique, son affection pour les bonnes religieuses, les sermons de M.le Curé, elle reprit le chemin du foyer familial.Là, elle revit son Jean d\u2019autrefois et les deux sentirent leur amour grandir dans le silence.Et les doux rêves d\u2019avenir se multipliaient dans leurs jeunes cerveaux.Mais, soudain surgissent des importuns personnages.Une cousine de Jean, Mlle Rose-Alma Labrie, arrive des Etats pour passer l\u2019été chez l\u2019oncle Beaulieu.Cette étrangère qui accapare les tendresses du beau cousin n\u2019est pas sans intriguer Marie Dumont.Aussi, quand sur ces entrefaites, Marie connut Eusèbe Landry, un veuf sans enfants, et « en moyen », elle était mal préparée à subir l\u2019influence indue de ses parents et les regards ardents de son amoureux veuf, qui savait faire miroiter habilement sous ses yeux, l\u2019aisance et l\u2019avenir opulent qu\u2019il saurait procurer à sa jeune épouse. rététri da MMA EEM RE (ooh rp TRA Ts To LA REVUE NATIONALE Presqu\u2019inconsciemment Marie, aux aveux indiscrets de sa mère, ajoute « un faible oui qui fut l\u2019engagement formel, l\u2019irrévocable promesse.» Trois semaines après, le mariage avait lieu.« Ce fut pour Jean Beaulieu un coup mortel.Quelque chose s\u2019était brisé en lui, Il ne pleura pas, mais un morne désespoir s\u2019empara de son âme.» Il décida de partir, avec des amis, pour le Massachusetts, I] ne se sentait pas capable de supporter «la vision de Marie passant au bras de Eusèbe Landry ».Une année de mariage s\u2019était écoulée dans le bien-être et la paix, lorsqu\u2019un soir Eusèbe Landry victime d\u2019une tempête de neige fondante, entra à la maison souffrant de frissons inquiétants._ Au bout d\u2019une semaine, il était mort.Marie demeura un jour entier dans l\u2019inconscience, paralysée par la douleur.Puis les années s\u2019écoulèrent et Marie restait sans époux et sans joie.Mais, voici que dans l\u2019automne de la cinquième année, un jeune homme, entre chez elle.C\u2019était Jean Beaulieu, le compagnon de sa jeunesse.Assis devant elle, au foyer même du défunt Landry, Jean raconte ses souffrances, son séjour à Lowell et à Amos, et lui confesse sa fidélité constante.Toujours, «il avait l\u2019idée ailleurs ».Et quand il eut fini le récit de ses aventures pénibles, il se leva en disant: « Je m\u2019en vas.Si je repars pour les Etats, on se reverra plus.» C\u2019était l\u2019adieu et la prière, le cri de détresse de sa pauvre âme endolorie.Marie Dumont songeait en silence.Elle écoutait «la nuit aux mille voix ».Mais quand Jean désespéré répéta « Comme ca, Marie, on se reverra plus.», celle-ci, « émue à pleurer, s\u2019approchant de lui si près que ses cheveux effleurèrent la moustache blonde, lui dit comme dans un souffle: « Non, pars pas Jean, on se mariera après la dernière récolte.» Et c\u2019est la fin. «UN CUR FIDELE» 23 Le lecteur peut en juger lui-méme.Dans tout le roman, il n\u2019y a que deux scènes touchantes: celle du départ de Jean pour les Etats et celle de l\u2019entrevue sur laquelle le volume se ferme.L\u2019auteur s\u2019est efforcé là, à pénétrer les profondeurs du coeur humain, Ce sont deux situations où la vie circule un peu.Le reste, malheureusement se perd dans une série de détails descriptifs, de digressions, d\u2019anecdotes, originaux.agréables en eux-mêmes, mais qui contribuent pour beaucoup à paralyser l\u2019action.De plus nous aimerions des personnages plus dégagés.Marie Dumont est une petite muette qui se dissimule trop.Pourquoi n\u2019est-elle pas plus communicative, plus expressive, plus rebelle même, devant les ardeurs d\u2019Eusèbe Landry, l\u2019intervention de sa mère et le retour de Jean?N\u2019y aurait-il pas eu lieu aussi d\u2019indiquer les méfaits de l\u2019influence indue des parents sur les velléités matrimoniales de leurs enfants et de convertir ce récit en roman à thèse ?Et puis, ce Jean Beaulieu, n\u2019est-il pas trop effacé, trop inconnu?Et sa fidélité ne serait-elle pas plus méritoire, plus héroïque, si, durant son séjour aux Etats, des Américaines élégantes et habiles s\u2019étaient trouvées sur son passage?Nous aurions certes, mieux apprécié, cette âme robuste et simple, à la voir aux prises avec des assauts multipliés, et vie- torieuse au milieu des rudes crises morales, plutôt que physiques.Enfin des dialogues plus nombreux et mieux soutenus auraient avantageusement remplacé, il nous semble, des descriptions trop chargées et uniformes, exemple: le récit du mariage d\u2019Eusèbe Landry, (qui couvre bien trente pages, dans un roman de deux cents pages, à peine) l\u2019histoire superflue de la « Noune » et quelques autres moins importunes.Signalons encore quelques erreurs typographiques qui agacent le lecteur et indiquent un souci trop peu exigeant chez le correcteur. aka adadada tidal vial ad abd id ai ak aL AAS 24 LA REVUE NATIONALE Il reste que l\u2019inspiration de l\u2019auteur est excellente ; que sa phrase est alerte, riche, habilement émaillée, ça et là, d\u2019expressions du terroir, que l\u2019âme du poète idéalise la vie du paysan et que les images drues, en reflètent la savoureuse simplicité.L\u2019auteur sait regarder et voir jusqu\u2019aux détails microscopiques.Mais elle sent peut-être trop superficiellement.Il lui manque l\u2019analyse psychologique, et l\u2019expérience de la vie mouvementée des amoureux.Car, même dans «nos campagnes reculées, les Jean Beaulieu et les Marie Dumont aussi ingénus se font de plus en plus rares, de nos jours, surtout une Marie qui peut se piquer d\u2019être « instruite ».Tout de même, « un coeur fidèle », est une tranche de notre vie rurale, qui servira de baume aux coeurs désoeuvrés de nos grandes citadines, et de réconfort aux amoureux désespérés de la métropole.Il apporte, au poète de « Par nos champs et nos Rives » de la « Vieille Maison » et des « Trois Lyres », un nouveau succès que le travail, les conseils et l\u2019expérience du métier parviendront à faire briller dans la galerie de nos romanciers.Albert LEVESQUE.FETE A SAINT-EDOUARD.\u2014 La section Saint-Edouard s\u2019intéresse à tous les citoyens de sa paroisse, Et les enfants ne sont pas oubliés.Ils ont particulièrement une large place dans le coeur des membres de cette section.Pour preuve, rappelons la belle fête qu\u2019elle a organisée le dimanche, 28 décembre dernier, à l\u2019école Morin, sous la présidence de M.le cha- noîne L.-A.Jasmin, curé de la paroisse.Environ cinq cents enfants de la paroisse se rendirent à cette fête où un colossal arbre de Noel leur réservait des cadeaux et des bonbons à profusion.On fit le tirage de trois gâteaux entre les familles représentées à cette fête par le plus grand nombre d\u2019enfants.Le programme comportait aussi musique et chants patriotiques par les enfants.Des discours furent prononcés par MM.le chanoine L-A.Jasmin, curé, E.-J, Brassard, président de la section, À.Denis, député, et J.-M.Dubreuil, échevin.Bref, la fête remporta un très beau succès, Bravo pour Saint-Edouard, et nous souhaitons que d\u2019autres sections imitent cette initiative à l\u2019avenir, car elle est tout-à-fait propre à développer l\u2019esprit paroissial et à faire connaître notre Société et nos sections dont le recrutement deviendra ainsi plus facile.J.G. A TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 25 À TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE Le Financial Post, de Toronto, note qu\u2019il y a dix ans, il y avait 420 millions de capital américain engagés au Canada.Il y a maintenant trois milliards de capital américain engagés au Canada.Il y a dix ans, il y avait deux milliards de capital anglais au Canada.Le montant n\u2019a pas augmenté depuis.Les Américains possèdent un tiers de nos industries, de nos ressources minières, de nos forêts, de nos pouvoirs hydrauliques.Tout le monde s\u2019accordera à proclamer qu\u2019un tel asservissement de notre pays à l\u2019étranger est déplorable; nos politiciens emboucheront la trompette patriotique pour le déclarer.Mais personne ne songe que si l\u2019_étranger possède nos ressources, c\u2019est que nos gouvernements les lui a vendues pour la puérile gloriole de sentir sonner quelques écus dans leurs coffres.D\u2019où s\u2019impose la palissade suivante : Si le gouvernement n\u2019avait pas vendu ses ressources il les aurait encore.Les conceptions économiques et patriotiques de nos gouvernants s\u2019appelleraient ailleurs que chez nous, de la trahison.Nous les voyons sous prétexte de grandeur de la patrie canadienne développer nos ressources, mettre en production nos forêts et nos mines, non pour nous mais seulement pour le profit de I\u2019étranger.Que penseraient les Français d\u2019un gouvernement qui sous prétexte de développer l\u2019Algérie, vendrait les ressources principales d\u2019Algérie à des capitalistes allemands pour un prix dérisoire?Que penseraient les Fran- cais si pour le beau motif de faire le pays algérien prospère, le gouvernement allait y introduire plus d\u2019Allemands qu\u2019il n\u2019y a de Français.Et c\u2019est pourtant ce que nous faisons chez nous.Nous avons vendu nos principales ressources, pour un crouton de pain, à des capitalistes étrangers qui, après les avoir ruinées pour un siècle ou plus s\u2019en iront après en avoir retiré tous les profits.L\u2019immigration affaiblit nécessairement notre influence à nous Canadiens français, puisque notre proportion numérique décroit dans la mesure où l\u2019immigration augmente.C\u2019est là un fait pourtant très clair et très net.L\u2019immigration s\u2019empare de ressources dont il faudra priver nos enfants parce qu\u2019elles auront été prises.L\u2019immigration rend la situation des 26 LA REVUE NATIONALE nôtres déjà peu brillante, souvent désespérée.Nous avons vu le gouvernement refuser aux Canadiens-français, les vrais fils de la patrie les avantages qu\u2019il offrait aux émigrants.UN GESTE SENSE.M.P.Séguin, député du comté de I\u2019Assomption a demandé au gouvernement fédéral d\u2019exiger le bilinguisme de ses employés civils.M.Séguin offre la solution la plus claire et la plus logique de problèmes délicats.C\u2019est en même temps rendre complètement officiel, le caractère bilinguiste de notre pays.CIVILISATION RAFFINEE.Les journaux ont rapporté que la foule, a Nashville, E.-U.a lynché un négrillon de 13 ans, à la suite d\u2019une querelle insignifiante que l\u2019enfant avait eue avec un blanc.Les bons et sensibles journalistes qui, il y a quelques mois, fulminaient contre la justice canadienne qui avait sévi contre un meurtrier avec une rigide impartialité, auront là une belle occasion de prêcher leurs services humanitaires.La justice canadienne sait mettre à mort les meurtriers, mais Dieu merci, on ne voit pas non plus chez nous la foule se régaler au supplice d\u2019enfants innocents.SINGAPOUR.Comme il était à prévoir le nouveau gouvernement anglais va essayer de reprendre le projet de base navale.Il trouve des contradicteurs et, détail bien touchant, ces messieurs ne consentent à temporiser qu\u2019à la condition de faire payer aux Colonies les frais de la dite base navale.ILS VONT D'AVANT.Un correspondant du Globe, de Toronto se lamente que le Nord de l\u2019Ontario est envahi par les Canadiens-Français.Le brave homme y voit de sinistres dangers.Le journal répond avec un bon sens qu\u2019on ne rencontre pas souvent « De toutes façons, dit-il, cela sera presque aussi bien de voir des Cana- diens-francais de bonne race prendre racine dans la riche région du Nord-Ontario que traverse le Transcontinental national.Les Canadiens-francais ont des instincts et du sang
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