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Titre :
Clarté
Éditeur :
  • Montréal :[MM. Caron et St-Pierre],1935-1939
Contenu spécifique :
samedi 3 juillet 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
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Clarté, 1937-07-03, Collections de BAnQ.

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[" It : H I LE CONGRES DE LA LANGUE FRANÇAISE ¦ Page 5 i Troisième année, Numéro 122 Montréal, le 3 Juillet, 1937.PRIX: DEUX SOUS * JOURNAL D\u2019OPINIONS ET P*ACTION POMltAlM Pour le Relèvement social, économique et politique de notre Peuple * LES GREVISTES DE CHEZ CUTHBERT TIENNENT BON, EN RANGS SOLIDES I FACE AUX AVIONS HITLERIENS Demandes de chez Peck\u2019s »'\u2022 y'' ( La grève déclarée chez Cuthbert, depuis mardi dernier, se continue dans les meilleures dispositions d\u2019esprit possible de la part des ouvriers.La ligne de piquetage se maintient dans le calme.Les ouvriers sont tous très enthousiasmés et sont convaincus que d'ici quelques jours le patron, M.Lyon Cohen, se rendra à leurs demandes.A une assemblée tenue par les grévistes, M.Trépanier a adressé la parole et a assuré aux ouvriers de Cuthbert qu'ils avaient le support financier et moral de toutes les organisations internationales de la province dç Québec.* : ;*.m ï -m %, wl 8 ,2 N : i / AU MARCHE ST.JACQUES iV ü- * j \\ * ïSil : ; Le comité d\u2019organisation du Conseil des métiers de Montréal n\u2019épargne rien afin d\u2019assurer le succès de la grande assemblée qui doit avoir lieu, à la salle du marché St-Jacques, le 7 juillet, à 8 heures du soir.Les organisateurs comptent que les ouvriers de cette partie de la ville se feront un devoir d\u2019assister à cette assemblée qui fera connaître l\u2019oeuvre des unions internationales dans la province.f n Sur un total de I 16 ouvriers I 10 sont entrés en grève, et 98% sont sur la ligne de piquetage.L\u2019on sait qu\u2019ils réclament le 20% qui leur a été enlevé en 1929, et, en plus la reconnaissance le leur Union dans l\u2019usine.Tous sont convaincus que des négociations auront lieu dans un bref delai.m JL -m a» *: m Le peuple espagnol se défend, inlassablement, contre l\u2019invasion, toujours plus menaçante, de leur pays par les Fascismes allemand et italien.Ln attendant, le moi al des ou-\tVfOTfttU\ttoire importante pour le Travail or- vriers se maintient très bien, grâ-\t™\tganisé.ce à la bonne \"organisation de DES MARINS Nous saluons avec plaisir la pu~ l'Union et des différents amuse-\t_________ blication par 1 Union des Marins ments qui leur sont fournis, tels A partir du 1er juillet, le nouveau \"Searchlight\", qui conbent\"une1e!^ que musique, chant, dance, etc.contrat entre la Canada Steamship tion en français aussi bien qu'an-Dominion Steel and Coal Lines et l'Union des Marins cana- glaise.Plus de I 00 membres de 1 U- diens (C.S.U.), est entré en vigueur.Les demandes revendiquées par nion des ouvriers du fer de la Ce contrat, qui prévoit des augmen- ]e journal comprennent, entre auctions de salaires allant de $5 a très: la journée de huit heures; $10 par semaine d\u2019après les diffé- salaire convenable; T.S.F.rentes catégories, représente une vic- i 4 NOTE D\u2019HITLER g m % C.I.O., employés à la Dominion (Suite à la page 8) un sur tous les vaisseaux et assurance de la sauvegarde de la vie des marins par moyens précautionnaires réglementaires; l\u2019atelier fermé, et comité de marins sur chaque vaisseau.*: B.ÿV Les Canadiens en Espagne nous Parlent à la Radio ¦M ¦ ' b.W' i Les Sans-Travail (%: A l\u2019occasion de l\u2019anniversaire du Canada, une diffusion spéciale sera donnée à la radio de Madrid par les membres du Bataillon Mackenzie-Papineau.Cette diffusion aura lieu vendredi soir, 2 juillet, à la Station EAR, 31.65 m.(Ondes courtes), à 8 h.p.m.Parmi les orateurs du Bataillon seront M.Bergeron, Canadien-français de Montréal et Bob Kerr, commissaire politique du bataillon et membre du Comité Central du Parti communiste cana- j dien.\t* Assemblée des Sans-Travail de Delorimier Dimanche, le 4 juillet à 2 h.30 p.m.à 2207 Mont-Royal Est 3e Etage ü i ?« r si Orateurs : m : '::;F ® L opinion publique s\u2019inquiète des emarches louches faites par le dernier Ministre, M.King, auprès du bourreau M.CANDIDE ROCHEFORT Membre de l\u2019Assemblée \\ 1, Un programme régulier de diffusion en langue française spécialement destiné aux auditeurs canadiens-français, est déjà en marche.Le programme a lieu tous les mercredi soir, de 8 h.à 8 h.15, à la même station EAR, 31.65m.(Ondes courtes).Les sujets pour les semaines suivantes sont: Mercredi, 7 juillet; \u201cL\u2019Agriculture et la lutte espagnole.\u201d Mercredi, 14 juillet: \u201cLa Situation militaire en Espagne.\u201d législative m Le Prof.E.ROGER Auspices: Les Ouvriers Unis de de Delorimier nazi.I I $ ! : ! Montréal, le 3 Juillet, 1937 2 CLARTE Assassin! La \u201cRepublic Steel\u201d ¦ A V Un officier du C I O.rapporte quc quand une des victimes fut amenée chez l'entrepreneur de pompes funèbres.la violence des coups avaient littéralement écrasé son crâne et projeté au dehors sa cervelle.jettent sur le même homme et le battent; le premier le frappe horizontalement sur la figure, se servant de son bâton comme d'une crosse de baseball; le deuxième frappe au-des-dc la nuque, et le troisième le Révélations du Film supprimé, sur le Massacre déclanché par les Trustards contre le C.I.O.sus fouette dans le dos.Dans la voiture de patrouille Les scènes qui suivent sont toutes aussi poignantes.Atteint dans le dos un homme a toute la moitié de corps complètement paralysé.D agents essayent de le mettre debout, de le faire monter dans la voiture! mais dès qu'ils le lâchent, ses jambes s'effondrent et il s\u2019affaisse, la figure dans la boue, tout juste sous la voiture.Il peut, remuer la tête et I bras, mais ses jambes sont inertes.*11 lève la tête déchire le sol Ces hommes de leurs bras essayent de se protéger la tête, mais ce n'est qu\u2019une question de quelques secondes avant qu ils tombent.Dans \u2022 tel cas, on voit au premier plan dans le film, une fois d'homme tombé, l'agent qui lui donne un coup formidable sur la tête, avant de continuer plus loin.En première ligne, pendant la discussion avec l\u2019agent on voyait une jeune femme, d'à peine cinq pieds et qui ne pèse guère plus de I 00 livres.Sous son bras elle porte un sac et des journaux.Après la première volée des révolvers, cherchant à s'enfuir, elle se trouve arrêté par des hommes tombés en tas.Pendants quelques instants on la perd de vue, plus on la voit tomber, un policier la frappant par derrière avec son baton.Elle se lève, et trébuche sur place.Quelques instants plus tard on la voit de nouveau poussée dans le char de police, le sang coulant en cascade sur sa figure et maculant ses vêtements.L\u2019histoire prise sur le vif, de l\u2019impitoyable assassinat des pique-teurs sans défense, à l\u2019usine de la Republic Steel Company à Chicago, a été filmée par les agents de reportage de la \u201cParamount.\u201d La \u201cParamount\u201d a refusé de le montrer au public, craignant la possibilité d\u2019émeutes de la part des spectateurs indignés.Toutefois le film a été montré en séance privée devant le comité de Liberté Civique de LaFolette, et le compterendu suivant du film a été donné par un des membres qui a vu le film plusieurs fois.Maintenant presque tous prennent la fuite.Le seul cas de résistance, est celle d'un homme ayant un baton surmonté d\u2019une bannière et dont il se sert pour se garer de l\u2019attaque.Il ne réussit que pendant quelques instants; puis tombe sous une volée de coups.Les scènes qui suivent sont parmi les plus horribles du film.Quoique le sol soit couvert de morts et de bléssés, et que la masse des manifestants s\u2019enfuient précipitemment par le chemin de gravier et à travers champs, un certain nombre, soit par un courage stupide, soit parce qu\u2019ils ne se rendent pas encore compte de toute cette tuerie autour d'eux, restent sur place, en plein milieu de la police qui charge.On frappe ceux qui sont tombés D une façon efficace et consciencieuse, des groupes d\u2019agents s\u2019approchent des individus isolés et les frappent avec leurs batons.Plus d\u2019une fois, de deux à quatre agents se ff ! r son V un eux , ! ( les comme une tortue ,1 avec ses mains.Le corps d\u2019un homme en chci blanche, sur laquelle une tache ge s'étend visiblement, est traîné le bord de la route.Deux agents se penchent et l'examin -nt attentivement.On devine nettement que cet homme agonise.Un hom en civil s'approche, pendant slant lui prend le pouls, puis s'éloigne.Un autre, en uniforme, qui parait être l'uniforme d\u2019un agent de la compagnie s\u2019arrête un moment, regarde l'homme prostré, puis suit son chemin.mse rou- sii r Les premières scènes montrent les agents de police formant une longue file le long d'un chemin ou trois en gravier qui traverse un terrain vague, puis rejoint la rue à 200 verges de distance et parallèle à la haute barrière qui entoure la fabrique \"Republic.La pdlice occupe 40 à 50 \\ erges de chaque côté du chemin en gravier.Derrière leur ligne, et sur la rue voisine, près de l\u2019usine se trouvent plusieurs voitures de patrouille et de fortes réserves de police supplémentaires.me un in pour if On distingue un cri On entend parler continuellement, mais sans pouvoir distinguer quoique ce soit \u2014 un seul cri s'élève clairement et distinctement Les TRUSTARDS ANGLO-CANADIENS FONT COULER le SANG au TRINIDAD Eparpillé à travers le champ, ayant à leur tête deux hommes portant le drapeau Américain, les manifestants a pprochent lentement formant ,\tparmi tout ce brou-haha: \"Grand Dieu!\" 4 - I longue ligne irrégulière.Beaucoup portent des bannières.Ils sont environ 300 \u2014 à peu près aussi nombreux que la police \u2014 quoique que nous savons qu'environ 2,000 sympathisants de la grève regardaient le defile un peu plus loin.La parade avance, quand ceux en tete arrivent à la hauteur de la police ils se trouvent arrêtés.Les porteurs de dra Maintenant le caméra ne de nouveau à la scène centrale.On voit un corps allongé, dans l'attitude de l'indifférence grotesque de la mort.Au fond, à la partie extrême du champ, où les manifestants débouchèrent au début, une ligne irrégulière d'agents poursuit de près la cohue dans sa fuite.À cette distance il est impossible de savoir si la violence a cessé.Un agent de police, quelque peu échevelé, le manteau ouvert, la mine renfrognée, s'approche d\u2019un autre que est debout tout au devant.Il est fatigué et en sueur.Il dit quelque chose d incompréhensible: puis, d\u2019un large sourire satisfait, il fait le geste de s\u2019essuyer les mains et s éloigne.Le film cesse.(Le \u201cNew York Times\u201d) une Le sang coule au Trinidad, pour les intérêts des millionnaires Canadiens, Américains et Britanniques.C'est le sang des ouvriers noirs, ouvriers du pétrole, journaliers des plantations de sucre et du cacao, durement opprimés et exploités.La Marine Britannique, les fonctionnaires des exploitations de pétrole, des groupements armés de contre maîtres des plantations, de riches marchands et autres représentants de la classe blanche capitaliste tirent dessus.D'après les rapports, les représentants de la Banque Royale du Canada, et de la Banque Canadienne du Commerce font partie des ades armées qui tirent nés.Les Capitalistes Canadiens ont de gros atouts au Trinidad.Ceci se voit par le fait que la Banque Royale y a deux ^succursales; la Banque du Commerce en a une.Les capitalistes canadiens ont une bonne part au profit tiré des vriers de Trinidad qui travaillent sous un soleil torride dans les plantations et dans les exploitations du pétrole et d asphalte à un salaire moyen de moins de cinquante cents par jour.Parce que ces ouvriers osent faire une grève générale pour gagner des augmentations de salaires, il ient menacés par les croiseurs et les mitrailleuses britanniques.D après des dépêches censurées I4 sont déjà tombés sous les balles de l\u2019impérialisme anglo-canadien.nous aine- ¦-1 n ou- \u2019 1\u2019 peaux sont en avant; derrière eux tous les porteurs de bannières; on lit les devises suivants:\tVenez tous \u2014 aidez à ga- gner la Grève\u201d; \u201cLa Republic tre le Peuple\u201d.; ' Entre les deux porteurs de dra-trouve le délégué, porte-parole des maifestants, un homme jeune, musclé, en manches de chemises avec l\u2019enseigne du C.I.O.sur le ruban de son chapeau de feutre.con- C.I.O.\" se vo- peaux se escou-sur les indigè- II argumente sérieusement avec un des policiers, qui parait être en tete.Ses gestes vigoureux semblent indiquer qu\u2019il insiste pour pouvoir continuer à travers le cordon les agents, mais dans tout ce bruit de paroles et de cris divers, sation est indistincte.Il a une expression sérieuse, mais rien de menaçant m de violent dans son attitude.L'agent de police, qu\u2019on voit de dos, fait avec irritation un geste de refus, et dit quelque chose qu\u2019on ne peut comprendre.! LA BLOUSE Un Conte Ironique L'adjutant Plaire, touché par la limite d\u2019âge, fut mis à la retraite.Il sollicita un emploi civil, et obtint celui de commis aux Archives départementales.L\u2019archiviste, homme âgé, le traita avec bienveillance.Il l'installa dans l\u2019entrée, lui donna des catalogues à récopier, et le chargea de recevoir les visiteurs.Dès qu'il s'en présentait un, l\u2019ad-jutant Plaire s\u2019informait courtoisement, priait de remplir une fiche, allait chercher les documents demandés.Son client servi et installé, il reprenait ses catalogues.Employé modèle, il se fut fait scrupule de perdre une minute de son temps.De même il obéissait rigoureusement à la défense de fumer, bien lui fut un gros sacrifice.Le visiteur parti, il classait sa fiche, reportait les documents à leur place et revenait encore une fois à ses catalogues qu'il n\u2019abandonnait qu'à l\u2019heure régulière de la sortie, jamais une minute plus tôt.Tout allait bien.Mme Plaire reprit goût à l'exis- tence.Elle s était fait de jacquet.L adjutant Plaire devenait M.Plaire, il gagnait la considération de ses concitoyens.Il était propre, il h habillait bien, il était décoré.Dans sa tournure, dans son visage, il y avait quelque chose, on ne savait quoi, d intimidant.1 cia venait peut-être aussi de ce qu ii avait l'air triste, sans le savoir.Une fois, quelqu'un le prit pour l\u2019archiviste lui-même.Il s\u2019excusa, rougit, voulut s'expliquer et s embrouilla.A la réflexion, cette méprise le rendit fier, mais il souhaita qu elle reproduisit plus, par (égard pour lui-même, et pour M.I archiviste, qui aurait pu trouver la plaisanterie déplacée.Il ne dit rien à sa femme, mais il la pria de lui acheter des manchettes de lustrine.Ces manchettes diraient aussi clairement ce qu\u2019il était qu trefois ses galons.Il prit donc des manchettes, et tout continua d allct bien.un mau- vais sang noir en pensant à cette retraite.sa conver- \"Jamais, s était dit Mme Plaire, il ne surmontera l\u2019épreuve.Au bout de six mois, il mourra.\" Or, il engraissait.Mme Plaire, cette anné-là, joyeusement sa prime d assurance sur la vie et alla même jusqu\u2019à prélever paya sur une concession perpétuelle, de quoi s offrir un phonographe.Le soir, après un bon repas, ils faisaient tourner deux ou trois disques en buvant leur camomille.C\u2019était des grands airs d'opéra: Carmen, Faust, Thaïs.Il se couchaient heureux, rêvaient, sans regret, avant de s endormir, à des soirées passées théâtre, dans des grandes villes.Et le lendemain Plaire Coups de fusil Puis subitement, sans aucun avertissement préalable, on entend une formidable décharge de révolveis, et les hommes .\t, au Premier rang du defile sont fauchés par les balles.L appareil enregistre à la volée à peu près une douzaine qui s'affaissent simultanément.Les détonations ininterrompues des révolvers durent peut-être deux ou trois secondes.Au même moment la police charge sur les marcheurs, leurs ques frappant à gauche et à droite.Simultanément, les bomb lacrimogènes volent au-dessus de la masse des manifestatants, éclatent, et les enveloppent de leurs ne se au que ce matin, 1 adjutant se surprenait à sa toilette, air entendu la veille.Souviens-tois du passé Quand sous l\u2019aile des anges .Oui, vraiment, ils étaient heureux.Le dimanche après-midi, ils allaient au cinéma, et le soir au café, jusqu à neuf heures, faire fredonnant un au- matra- e s l'archiviste Au bout d\u2019un an, mourut.Il en vint un autre, un jeu- gaz.une partie (Suite à la page 4) I A « Montréal, le 3 Juillet, 1937.CLARTE 3 pour le Relèvement Social et Politique de notre Peuple Pour la Démocratie et Pour la Paix- JOURNAL P\u2019OPINlQNl IT P ACT: N X POUR LE PARTI OUVRIER ,vT \"AIDE-TOI ET LE CIEL T\u2019AIDERA\u201d vZ- Un Parti Ouvrier puissant dans Québec le besoin de l'heure, déclare un Chef du C I.O.IL FAUDRAIT UNE UNION A LA \u201cCONTINENTAL y t CAN \u201d L\u2019UNITE DES UNIONS NECESSAIRE Les Sans-Travail de Crémazie D\u2019après David Dubinsky, président international de l\u2019union qui compte dans ses rangs 250,000 ouvriers américains et canadiens dans la confection pour dames, toute tentative pour développer l\u2019action politique indépendante des forces du travail, aura tout l\u2019appui de l\u2019Union Internationale des Ouvriers de confection pour dames.Le président Dubinsky, qui fut à Montréal pour l\u2019assemblée du bureau général exécutif de l\u2019union, a appuyé sur la nécessité que la classe ouvrière soit représentée dans le domaine politique.Considérant les événements récents dans la province de Québec, une telle représentation est tout spécialement nécessaire ici.I Un tel groupement politique devrait \u201creprésenter toutes les forces constructives du mouvement ouvrier\u201d a-t-il déclaré.\u201cNotre union a toujours demandé l\u2019action politique indépendante pour les forces du travail \u201d dit monsieur Dubinsky ; Nous avons été un des premiers à organiser ce mouvement.Actuellement nous jouons un rôle important dans le Parti Ouvrier Américain de l\u2019Etat de New York, ei nous espérons avoir un Parti ouvrier national aux Etats-Unis\u201d.\u201cVous trouverez qu\u2019ici comme aux Etats-Unis notre union donnera tout son appui à un tel mouvement.\u201d Pour Battre la Réaction.En parlant des actions anti-ouvrières du gouvernement Duplessis pendant la dernière grève générale des ouvrières de la robe M.Dubin- sky dit, \u201cCes actions montrent clairement la nécessité d\u2019un parti politique ouvrier, qui puisse envoyer ses propres représentants au gouvernement.\u201d La vieux dicton \u201cAide toi, le ciel t'aidera\" reste toujours vrai.C'est pourquoi ayant compris cette éternelle vérité, a-t-on vu les chômeurs de Crémazie, lassés de se faire exploiter, se grouper et former une Association des sans-travail.Vendredi dernier, la grande salle du Temple du Travail regorgeait de chômeurs venus entendre le sympathique ( andide Rochefort, député provincial de Sainte-Marie.Avec l\u2019élan et la fougue qu\u2019on lui connaît, il a pris la défense des chômeurs, victimes du pire régime jamais vu dans notre Province.\u201cDuplessis et ses valets ne reculeront que lorsque vous serez assez forts pour leur imposer vos justes revendications\", conclut-il.l.n quittant la tribune, M.Rochefort recueillit plus d applaudissements que notre \u201cAh! démarre\u201d \u2014 pardon Adhémar Raynault \u2014 le loup du cortège de la St-Jcan Baptiste.Victimisation des Employés Parlant de la situation dans laquelle le mouvement syndical se n est bien regrettable de consta-trouve actuellement, le dirigeant de ter comment les ouvriers sont malI union approuva de la maniéré dont le mouvement canadien maintenait l\u2019unité dans ses rangs.11 se réjouit du fait qu\u2019au Canada les divergences sont moins accusées que dans les unions Américaines \u201cJe suis heureux de voir que le Congrès des Métiers et du Travail du Canada et que les organisations centrales du travail sont présentement occupés à organiser les ouvriers inorganisés.Dans tout travail de ce genre les organisations du A.F.of L.peuvent être assurées de tout l\u2019appui de notre union\u201d déclare M.Dubinsky.traités par les patrons dans nos usines de Montréal.Pourtant les ouvriers sont nombreux et ils pourraient s\u2019organiser solidement dans une union, pour obtenir de plus hauts salaires et de meilleures conditions de travail.R -A Voici un fait qui est arrivé la semaine dernière à la Continental Can of Montreal, autrefois la Whittal Can, Pointe St.Charles .Des ouvriers employés dans cette usine depuis 1 5 jusqu\u2019à 22 ans, furent renvoyés et remplacés par des jeunes filles.Ces vieux ouvriers recevaient un salaire de $5.00 par jour, les jeunes filles qui les ont remplacés reçoivent $2.00 par jour.N'est-ce-pas une honte que des ouvriers soient privés du moyen de gagner leur vie, après avoir travaillé tant d\u2019années à la même place et avoir dépensé leurs forces et leur énergie.N\u2019est-ce-pas aussi une honte pour nous, canadiens-français que de nous laisser enlever notre droit au travail ?On nous fait les plus cruelles injustices et c\u2019est à peine si nous protestons, nous ne faisons rien pour améliorer notre sort.if I f \\ I \u201cNous sommes tout particulièrement reconnaissants au Conseil dvs Métiers et du Travail de Montréal pour sa splendide co opération pendant la grève des ouvrières de la confection.\u201cCes faits montrent que la situation ici \u2014 où les groupements d\u2019A.F.of L.travaillent en liaison avec les unions C I O.\u2014 est tout à fait différente de celle des Etats-Unis.Par conséquent je suis heureux de constater que les complications des Etats-Unis n\u2019affecteront pas le Canada et j\u2019espère que l\u2019unité du mouvement syndical se mainiendra et s\u2019amplifiera, ici.\u201d Les - humeurs savent encore re- connu il i, ceux qui luttent avec eux et ceux qui, comme maître Duplessis, et notre maire, soutiennent les trusts, et restent indifférants souffrar aux u es de la masse.Il convient egalement de féliciter monsieur IL V.Ndfos ne divulguerons pas son nom, de crainte qu'en ces temps de représailles, et de mouchardage, il ne subisse des ennuis.Dans de logique et de vigueur, il fit une charge i fond contre ceux qui à Québec et à Montréal sont I hont eux discours plein un Ouvriers de la Continental Can, il est temps que vous vous organisiez.Les ouvriers de toutes les catégories doivent s'organiser tandis qu'il est temps, les compagnies les responsables du fait que tant de chômeurs, irresponsables de la crise, sont biffés de la listé d Il est réconfortant de constater toutes les sympathies qui se manifestent spontanément en faveur des chômeurs.C'est i // PROSPERITE \" DE FAMINE I es secourus.encore plus importantes, supportées par nos gouvernements cherchent par tous les moyens à nous réduire à l\u2019impuissance, cherchent à détourner les ouvriers des unions qui travaillent dans leur intérêt, des unions dont les chefs n\u2019organisent pas dans l'intérêt des compagnies mais bien dans l\u2019intérêt des ouvriers.Le dernier rapport du Bureau de Statistique du Dominion montre ce la reprise des affaires a donné des industries du Cana-ces deux dernières an- centages suivants: Nourriture, 35%; Chauffrage et lumière, 8%; loyer, 1 8>/j%; vêtement, 18^4%; divers, 20%.Se basant sur ce calcul: le coût de la nourriture, loyer, éclairage et chauffage, représente 61.5% du budget de la famille.Le budget total pour une famille pour l'année, y compris les pruneaux et les pommes sèches, serait de $1,350.00.Et dans ce budget il n\u2019y a aucune provision pour des épinards ou oignons, ou de légumes autres que les pommes de terre, les fèves, des pois, du riz, et de l\u2019avoine roulé.un.encouragement Précieux qui incitera les sans-travail à persévérer dans la lutte P'iin auquel ils ont droit.Messieurs Samuel, Dépatie et Na-ueau prirent également la parole L assemblée était sous la présidence de M.Massicotte.Vendredi Prochain, à 3 heures, au Temple du favail soyez tous présents, chô-roeurs.Ç est votre devoir et votre intérêt.pour le que aux ouvriers da, pendant nées.En deux ans le salaire moyen gmenté de I 1.3 pour cent.Pendant ce temps la valeur net du rendement industriel \u2014 c est à dire la valeur ajoutée aux marchandises par le processus de la production \u2014 a augmenté de 30%.Comparez le salaire moyen el de $874 en 1935 avec l\u2019estimation du département de travail le coût de la vie; le coût du nécessaire, du chauffage, de la lumière et du loyer pour une famille de cinq a été estimé à environ $ I 6 par ne, y compris certains petits luxes tels que une livre de pommes sèches et une livre de pruneaux.Pour 5 -semaines cela ferait une somme de Il y a assez longtemps que les ouvriers tolèrent des conditions de misère et se font maltraiter par les patrons, 11 n\u2019y a qu'une chose à faire, pour être en position de revendiquer vos droits, c'est de vous organiser dans l\u2019Association Amalgamée des Ouvriers du Fer, de l'Acier et du Fer-blanc de l'Amérique du Nord, l\u2019Union que tous les ouvriers recherchent, à cause des résultats obtenus aux Etats Unis et au Canada.Jusqu\u2019à maintenant toutes les entreprises organisées par cette union ont été victorieuses.a au Un auditeur.annu- sur LE CENTENAIRE DE LA BATAILLE DE ST.-DENIS Toutefois le budget pour une famille de cinq \u2014 comprenant une livre de jambon par semaine \u2014 était de $1.350, tandis que le salaire moyen dans la production était de semai- S.-Hyacinthe.\u2014 De grandes ^tes auront lieu, à S.Denis-sur-jhchelieu, en août, à l'occasion u centenaire de la bataille qui y Ig1 J*vree par les patriotes, en $874.Les ouvriers de Montréal doivent aussi s\u2019organiser et marcher vers une réelle victoire.Plusieurs familles qui n'avaient seul travailleur ne vivaient qu un même pas sur le budget minimum établi par le département du travail.$832.Le département du Travail donne budget de famille les pour- R.B.pour un ¦ : I Montréal, le 3 Juillet, 1937.CLARTE 4 l Echos de la Fête Ctantd Sans doute a-t-il Vendredi soir, les journaux ie-force détails, les vaguement compris que nombre de ses électeurs ne lui sont pas sympathiques, et c\u2019est la raison laquelle il est apparu dans 1 tège, entouré d\u2019une si imposante garde d\u2019honneur.Ainsi encadré par de vigilants policiers, il avait plutôt l\u2019air d\u2019un malfaiteur, né par une meute d\u2019agents d\u2019un premier magistrat de la métropole, répondant au\\ acclamations spontanées d\u2019une foule d\u2019admirateurs.Spectacle à la fois grotesque et décevant.lataient avec splendeurs du défilé de la- St-Jean Baptiste, le \u201cclou\u201d de notre fête nationale, à nous Canadiens- JOURNAL D\u2019OPINION» ET P\u2019ACTION OOmlAljl \u201cClarté Enregistrée\u201d, Montréal.Rédaction et Administration : 254 Est, rue Ste.Catherine, Montréal.Case postale 2, Station N.Publié par pour e cor- I Téléphone: PL.6045 français.Le soir, au parc Lafontaine, deux de nos grands hommes MM.H.L.Auger et Adhémar Raynault, adressèrent la parole à la foule.Ils furent, malgré ce qu\u2019en dit notre bonne presse reçus plutôt froidement.Nos crève-la-faim ont encore présente à la mémoire la promenade, désormais historique, entreprise en pays fasciste par tre maire.Ils jugent \u2014 et avec #\tMnTDC tous les gens à l'esprit sain représentant NOTRE sol, NOS milieu rivières, NOS montagnes etc.ABONNEMENTS: 3 mois, 25c \u2014 6 mois, 50c \u2014 Un an, $1.00.ft U matière de seconde classe.Enregistré comme cer- que {.! MONTREAL.SAMEDI, LE 3 Juillet, 1937., ' L\u2019exemple qui vient des \"Indépendants\" aux Etats-Unis, où les compagnies organisent des massacres et des provocations (voir, sous cc rapport, .i notre article en 2c page), est un avertissement aux travailleurs de chez nous, de se tenir sur leurs gardes, de maintenir la solidarité de leurs rangs et de leurs lignes de piquets jusqu\u2019à la victoire; et un avertissement au public, de voir à ce que les autorités reconnaissent le droit légitime d'organisation des employés de chez Cuthbert! Ces choses assurées, on pourra aller de l\u2019avant vers la V/CTO/RE.Editorial Nous avons pu admirer longue suite de chars, chefs-d\u2019oeuvre en carton-pâte et en stuc, LA GREVE DE CHEZ CUTHBERT une no- La grève d\u2019une centaine d\u2019ouvriers du métal de chez Cuthbert possède une importance qui dépasse les limites de l\u2019entreprise elle-même.Elle est la cause du mouvement du Travail or- aux, \u2014 que sa place était au de nous,\tque\tle premier\tde\tses\tA la place des panneaux-reclame devoirs était\tde\ts\u2019occuper\tdes\tqui.a 1 arriéré de chacun de ces chômeurs avant de se ballader à chars, indiquaient le nom des frajs\ttreprises commerciales qui \u201cgé- | néreusement\u201d en avait fait le don, on aurait pu mettre une ef du Bas OufWü.quw/ Pancarte avec ce seul mot véri-y a cent ans ont gagné pour jdique: VENDU! Vendu, et à nous la responsabilité gouver- qui?La réponse est sur toutes nementale, la liberté démocrati- les lèvres.que, qui nous ont permis de Pourquoi, à la place du char sortir de l\u2019état de colonie semi- allégorique \u201cL\u2019Appel aux Ar-féodale et arriérée, pour devenir mes > ne pas avoir substitué le une NATION.\tchar: \u201cL\u2019Appel à la Justice en- vers les Chômeurs\"?Et .' en- ! nos ! ganise tout entier.Ceci a été reconnu par M.Raoul Trépanier lorsqu'il a accepté la demande des grévistes de se mettre à la tête de leur comité.En leur apportant le concours du Conseil des Métiers et du Travail, qu'il préside.M.Trépanier démontre également le désir qui existe chez les ouvriers des unions internationales au Canada, de ne pas se laisser diviser (au profit des patrons) par la question du C.I.O.L\u2019union qui dirige la grève fait partie du Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, et les tentatives que font les patrons en vue d'éviter de recon- ?pourquoi pas également un char re- M ai s cette même période a vu également la saisie de toutes nos richesses par une cinquantaine de multi-millionnaires-, et 1 93 7 nous appelle à la lutte pour l\u2019affranchissement économique, la lutte contre les trusts, pour le maintien de nos libertés, pour la sécurité économique! Nous les gagnerons par l'organisation.par l'unité du peuple dans /'ACT/ON.' .L\u2019ANNIVERSAIRE DU DOMINION présentant NOS CHOMEURS \u2014 havres, déguenillés \u2014 à la place des élégantes demoiselles en satin vert ou bleu?Le Dominion du Canada vient d'avoir soixante-dix ans.Ces années ont vu l\u2019épanouissement d\u2019une richesse industrielle que les premiers fondateurs du naître l\u2019union est une attaque pays n\u2019auraient jamais rêvé, contre le droit d\u2019organisation Ceci a été possible grâce à la lut-de tous les ouvriers.\tte héroique de nos pères du \u2022 1 Et que dire d'un char consa- cré à NOS TAUDIS?Mais cela, on ne montre pas à nos distingués visiteurs, qu\u2019ils viennent de la Louisiane ou d\u2019ailleurs! r *t ¦v Baptiste, spectateur.§ Un Conte Ironique LA BLOUSE m m m m (Suite de la page 2) ne, qui débutait.L\u2019adjutant Plaire comprit tout de suite que ça n irait pas.Le nouvel archiviste voulait tout réformer, tout réorganiser.Il n était que zèle.L adjutant Plaire devint Plaire tout court.Il fit bientôt les courses en ville.11 cacha son ennui, mais prit de moins en moins de goût à son phonographe, à son cinéma du dimanche et à son jacquet.Pour comble, on lui ôta ses catalogues pour le mettre à un travail de manoeuvre; transporter d\u2019un bout à l\u2019autre d'un immense grenier, de lourdes caisses bourrées de papiers.11 crut s\u2019être donné une hernie et consulta secrètement un médecin, il n\u2019avait rien, il se portait comme le Pont-Neuf, il vivrait encore vingt ans.Cette nouvelle le ragaillardit.L\u2019archiviste était jeune, ambitieux, il demanderait sans doute son changement, et les beaux jours reviendraient.bla.Les manchettes de lustrine ne suffisaient pas: il aurait fallu blouse.Mais .Et voilà précisément toute l'affaire! L\u2019adjutant Plaire ne voulait pas de blouse.L idée même de porter une blouse le mettait hors de lui.A l\u2019idée de porter une blouse, il voyait rouge.Tout, plutôt que de revêtir une blouse.Etait-ce que sous la blouse sa légion d\u2019honneur ne se verrait plus ?Non.La blouse avait quelque chose en soi qui le rendait fou.11 devint sombre.Sa femme s\u2019inquiéta.Une nuit, qu\u2019ils ne dormaient ni l\u2019un ni l\u2019autre, elle demanda: \u2014 Cheu, qu\u2019est-ce qui te tracas\u2014 Rien, dit-il, vait plus d\u2019appétit.Un rien l'irritait, chose: c\u2019est que son chou filait un Un dimanche, il refusa d\u2019aller au ci- mauvais coton et qu\u2019il se mettait a néma et passa toute l\u2019après-midi ac- boire.Il ne s\u2019enivrait pas, certes, coudé à sa fenêtre, sans dire un mot.mais lui qui n aurait dû boire que du lait, il repiquait au pernod.11 arriva qu'en maniant des caisses, un après-midi, l\u2019adjudant Plaire salit son veston.Non seulement il le salit, mais il le déchira.Posant sa caisse par terre, il contemplait le desastre sans un mot, mais furieux contre lui-même et contre tout, quand l\u2019archiviste survint, vit le malheur et s\u2019exclama : \u2014 Pourquoi diable aussi ne portez-vous pas une blouse I L\u2019adjudant Plaire devint rouge, puis violet.Pendant quelques secondes, il suffoqua.Enfin il retrouva sa voix et s'écria: une Le lendemain, pour la première fois de sa vie, il se permit d\u2019arriver en retard à son travail.Il poussa même la désobéissance, ce jour-là jusqu\u2019à fumer, caché sous les combles.Après avoir fumé une cigarette, il en fuma une autre, toujours en pensant à la même chose: \u2018\u2018Non, non, et non! Pas de blouse.\u201d Il préférait mendier son pain plutôt que .que de s\u2019humilier ainsi.11 fut bientôt certain que l\u2019archiviste ne demanderait pas son changement.En effet, il se maria.Sa femme était une riche bourgeoise de la ville, pourquoi aurait-il voulu partir ?Alors, il désespéra.Il devint plus sombre que jamais, il arriva de plus en plus en retard à son travail, et sans pousser l'audace jusqu\u2019à fumer ouvertement, il gêna plus pour monter sous les h les à chacfue fois qu'il avait d'en griller une.L archiviste s\u2019aperçut que l'adjudant se relâchait, mais il ne dit rien.Son zèle était tombé.Il était tout à sa lune de miel.L\u2019adjudant Plaire lui était devenu sympathique et il était même fier de posséder ployé d'aussi bonne mine.Quant à Mme Plaire, elle avait beau 1 oeil, elle ne pouvait voir qu se ?\u2014 Employé, monsieur, oui .\u2022 Mais larbin, jamais! Et il sortit, laissant l\u2019archiviste muet de stupeur.L adjudant Plaire rentra chez lui, nul ne sut jamais comment.Il se coucha aussitôt, et dans la nuit, il mourut.On n'a jamais bien su de quoi, dit plus tard sa femme, sauf que le travail de bureau n était pas à sa convenance.Mais il ne voulait pas rester à rien faire et c est dom- retraite, et avec un gros sou\u2014 Tu n es plus le même, depuis quelque temps.Tu ne t\u2019entends avec .l\u2019archiviste ?\u2014 Mais si, voyons .Dors.\u2014 Toi, dit-elle, tu me caches quelque chose.\u2014 Vas-tu me foutre la paix, à la pir.pas ne sc com- envie Quelques temps plus tard, comme une annonce même de ces beaux jours, on lui rendit ses catalogues.De nouveau, ils s'installa dans l\u2019entrée, reçut les visiteurs, leur fit remplir leurs fiches, etc.Il se remit à fredonner, le matin.Mais ce bonheur fut éphémère.Pour une seconde fois, en effet, quelqu'un le prit pour l\u2019archiviste lui-même.Il trem- fin ?C\u2019était la première fois, depuis des années, qu'il se montrait si brutal.Mme Plaire en fut plus effrayée qu indignée.Elle se promit d'ouvrir l'oeil et n\u2019insista pas.Elle vit bientôt qu\u2019il maigrissait, que son teint devenait jaune.11 n\u2019a- mage, parce qu avec sa ce que nous avions par ailleurs, nous aurions bien pu nous passer des petits sous qu\u2019il gagnait à son bureau.Oui, pour sûr! une cm- uuvrir une I / b Montréal, le 3 Juillet, 1937.CLARTE 5 CONGRES DE LANGUE FRANÇAISE L'Ecoeurante Ironie du l'ignorance perpétuelle, ont étouffé tout développement d'une culture indépendante de chez émane des sous-bassements du Consulat italien à Montréal! C est une insulte cynique à ( intelligence du peuple canadien-français.vons à peine connue.Cet héritage, riche du travail créateur de dix siècles de vie intellectuelle et artistique, et possédant de rares qualités de clarté, d\u2019harmonie et de franche vitalité?a été consciemment et systématiquement estropié, défiguré, caricaturé par ceux qui, en régime capitaliste, sont nos maîtres.Le peuple, dont on méprise avec légèreté \u2018 \u2018le vulgaire esprit matérialiste\u2019\u2019 parce qu\u2019il a l\u2019effronterie de vouloir la nourriture, l'habillement, l'abri et la sécurité que le régime des trusts lui refuse \u2014 ce peuple désire ardemment posséder la culture.Il en est privé par les mêmes causes qui régissent son affamement et les fabuleux dividendes de la classe des riches.La famine du ventre et la famine de l\u2019esprit existent toutes les deux en fonction du système d\u2019accaparement de tout par une minorité privilégiée.Si notre peuple canadien-français ne connaît pas sa propre langue, n\u2019a jamais connu la littérature française \u2014 est-ce parce que, dans le même pays, il (Suite à la page 8) I*i,r E.ROGER nous: que ce sont ces mêmes gens qui ont le front de venir nous dire que la meilleure façon d arriver à avoir une culture, c est de se joindre à la La tâche qui confrontait les déléguas au Congrès fut urgente et nécessaire.Il s\u2019agissait d\u2019organiser la défense et le plus ample développement de la culture française en ce pays, ce qui re-vjent à dire, rendre possible l\u2019épanouissement d'une véritable culture canadienne-française.On le regrettera peut-être, niais on ne s\u2019étonnera guère de le Congrès s\u2019est lamenta- Nous la voulons, la Culture! Cette culture française, qui devrait constituer une de nos plus précieuses possessions, nous 1 a- campagne \u2019 anti-communiste\" et d'avaler bêtement la propagande fasciste qui REQUISITOIRE ELOQUENT DE L\u2019IGNORANCE OU L\u2019ON NOUS TIENT Québec, 28 \u2014 M.Félix Desrochers, conservateur de la bibliothèque du Parlement fédéral, a traité aujourd\u2019hui, au Congrès de la langue française, de l\u2019insuffisance des bibliothèq ques canadiens françaises.Voici un résumé de son mémoire: représente environ un volume par trois personnes; chacune d\u2019elles renferne en moyenne 470 volumes.Nous posséderions donc en tout 344 bibliothèques publiques et paroissiales avec un contenu de 683,539 volumes.La bibliothèque de Toronto à elle seule abrite 575,536 volumes.L\u2019Ontario dépense chaque année pour ses bibliothèques publiques $1,203,062, le Québec $189,865, bibliothèques paroissiales incluses.La première dépense donc presque sept fois autant que la deuxième.La circulation des volumes est de 14,140,876 dans l\u2019Ontario, et de 602,900 dans nos 12 bibliothèques, soit vingt-deux fois moins que dans la province voisine.Celle-ci compte 814,329 abonnés et le Québec 29,185, exception faite des bibliothèques paroissiales.La circulation des volumes par tête de population est de 4.1 pour l\u2019Ontario et de 0.4 pour le Québec.Dans l\u2019Ontario la population privée de bibliothèques représente une proportion de 37 per cent, et dans le Québec de 64 pour cent, presque le double ; pourtant la population rurale est presque la même: 39 pour cent dans l\u2019Ontario, 37 pour cent dans le Québec.Pour combler cette lacune, éclairons d\u2019abord l\u2019opinion publi- ée que 'blêmi nt dérobé à ses responsabilités.Non seulement a-t-on refusé d'envisager franchement |a carence de toute culture qui est notre honte nationale; mais les sinistres agents de la propagande mussolinienne ont réussi à utiliser le Congrès comme tremplin, pour étendre davantage leur influence subversive.publi- ues Insuffisance des bibliothèques publiques canadiennes-françaises Ce n est pas la décision d'établir \"office de la langue française et la correction des Le Canada compte 642 bibliothèques publiques.L\u2019Ontario en absorbe 460, soit plus des deux tiers ; le Québec se contente de 26, dont 9 seulement peuvent être considérées canadiennes-françaises,en incluant celle de St-Sulpice.Dans les autres provinces on n\u2019en relève que trois dirigées par des compatriotes.Nous disposerions donc dans tout le Dominion de 12 biblio- que au moyen d\u2019une vigoureuse campagne de presse.Habituons les contribuables à l\u2019idée de consentir aux sacrifices nécessaires à cette fin.Incitons les municipalités à prélever une taxe spéciale affectée à l\u2019érection de ces temples du savoir.Multiplions les succursales dans les grands centres.Fondons des chaires de bibliothéconomie dans nos universités.Construisons des bibliothèques de comté dans les chefs-lieu avec dépôts ou succursales dans les localités avoisinantes.Travaillons à la diffusion des bibliothèques scolaires et donnons les prix accordés par les autorités provinciales aux écoles et non élèves.Utilisons enfin les bibliothèques roulantes qui pénètrent dans les milieux les plus éloignés et mettent les livres à la portée de tous, réalisant ainsi la devise du Grand Larousse : \u201cJe sème à tout vent.un i examen pour enseignes, des affiches et des circulaires' chose louable et utile en elle-même), qui se trouve en tête des résolutions adoptées.Loin de là, les soucis des dirigeants du premiers congrès s e m d'imprégner l'enseiuncment scolaire, de propager partout la doctrine corporatiste (ce sont les deux permiers \"Voeux émis par le Congrès!), et un peu plus loin on trouve \u2014 la lutte contre le blent avoir été \u2014 d'esprit nationaliste til » J V \\ Communisme! thèques publiques vraiment nôtres, soit une proportion de un cinquante-cinquième.Les 460 bibliothèques publiques l\u2019Ontario renferment 3,203,275 volumes, et nos 12 bibliothèques canadiens-françai-ces dernières a- Quellc Ironie Les honnêtes gens (qui d'après les apparences n'ont pas pu s\u2019exprimer beaucoup, lors des sessions) se demanderont avec raison, ce que vient faire la \"lutte contre le communisme\" dans un congrès de langue française?L écoeurante ironie de la situation saute aux yeux, lorsqu\u2019on réfléchit au fait que ce sont précisément nos dirigeants actuels, qui par leur régime fondé sur le capital, le profit et I exploitation, nous ont privé de toute culture, nous ont maintenu dans 391.766.A aux ses, joutons nos 332 bibliothèques paroissiales desservant une population de 869,037 et comptant i 255,516 volumes reliés, 36,257 brochures et 253 abonnements à des revues et journaux, ce qui \u201cLES MONTAGNES ET LES HOMMES \u201d LES LIVRES i 'Tietta'.En langue lapone, cela veut dire \u2018science\u2019.\"Entre les mains de ceux qui travaillent, la science en une seule année crée des villes; en un seul plan quinquennal, elle reconstruit tout taient aux mains de la société humaine tout entière.\" \"Mais il n\u2019en est pas ainsi! \u2018L'argent est à moi le pouvoir est à moi , ainsi parle une marchande dans une vieille pièce de théâtre.\"L'argent est à moi, et la science est à moi', dit le propriétaire d'usine de nos jours.Pour lui la carte de l'anomalie aimantée n\u2019est qu'un atout dans son jeu, l'as pour battre des rois de fer.\" \"Dans notre pays la science travaille pour toute la société, elle aide à transformer la nature.livre bien 1 montre, dans une langue admirable J ai lu ces jours-ci un étonnant, un livre qui ouvre des de simplicité et de poésie comment persp, clives merveilleuses, un livre I dans un monde délivré de 1 anarchie pui fait beaucoup réfléchir et qui de 1 ordre ancien, I homme socialiste maigre ! importance et le sérieux des pourra se consacrer à la domination sujets traités, amuse et captive corn- de la Nature.11 raconte enfin comme le plus beau des romans.\tment dans son pays, la Russie so- Les conflits sociaux, les guerres viétique, les gens reconstruisent se-cruelles de notre temps détournent Ion un seul et unique projet, les I homme actuel de sa tâche assentiel- champs, les forêts, les rivières et le: conquérir la Nature.\tleur propre vie.Des sommes fabuleuses d\u2019énergie Au sujet de la science, auxiliaire sont dépensées dans le monde d\u2019au- de 1 homme dans sa lutte pour as-jourd'luii à la lutte cohtre l\u2019égoisme servissement de la nature, 1 auteur puissants et les entraves de la Propriété privée.L humanité est fragmentée, la science, le travail, la volonté des hommes sont morcelés.La Nation est dépecée en millions de un pays.Tout doit être asservi à la volonté raisonnée de l\u2019homme: le ciel, la pluie et les vents, les montagnes, les fleuves, les mers .Vision d\u2019avenir, certes, mais qui jaillit de la réalité vivante de l'édification socialiste et des plans quinAnticipation étonnante sera quennaux.des temps proches où \"neuve la terre et neuf l'homme sur cette dit: nous \"Dans les pays capitalistes les scientifiques passent a- \"Et, puisqu\u2019il en est ainsi, nous de raison de freiner exigences près des considérations financières.Le triste résultat en est que les industriels freinent consciemment le travail de la science.Le gain avant terre.\" n avons pas les inventions, de cacher les découvertes.Chez nous, la science crée seulement des laboratoires, mais des usines et des villes en- Oriadine.\u201cLes Montagnes et les Hommes\u201d \u2014 Huit récits sur la formation de la nature \u2014 par M.lline \u2014 Traduit du russe par Eisa Triolet \u2014 1 volu-12 francs,\u2014 aux Editions Sociales Internationales.Adresser toute correspondance concernant cette rubrique ft (notre collaborateur Oriadine au bureau de \u201cClarté.\u201d morceaux et chaque mor-ccau a son maître*.Dans le travail es hommes, il n\u2019y a ni but, ni plan non elle l'hu- tout! La science, et avec inanité pour laquelle la science existe, en pâtissent.\u2019 \"Les appareils et les inventions donner tières.commun.\" Dans ce nouveau livre, lline, le célèbre auteur soviétique de V\"Epopée du travail moderne\" et de \"Noir SUr blanc , traite en plusieurs récits piodigieusement instructifs de la tiimsfurination de la Nature.Il \"La où la science soviétique a décidé qu\u2019il devait y avoir des villes, des villes ont poussé.\" m les plus récents eussent pu aux hommes un grand pouvoir la nature, les sauver de bien des fléaux, si les armes de la science e- station scientifique des montagnes \"C'est avec raison qu à Kirovsk.dans les Khibines, on a appelé la sur .nous / y CLARTE Montréal, le 3 Juillet, 1937.7 \u201cLE CANADA EN ESPAGNE\u201d à i \u2014 Un Concours \u2014 Le modèle représentera la colonie d'enfants qui doit être struite, équipée et maintenue les enfants sans demeure par le peuple canadien.Tous les garçons et filles au dessous de 16 ans peuvent y participer ,et peuvent y travailler soit individuellement ou en groupes.Les modèles pourront être faits de n\u2019importe quel matériel, ils peuvent aussi être, dessinés, peints, ou taillés de linoleum.Des photographies des modèles ou les modèles eux-mêmes doivent être envoyés à \u201cAlways Ready\u201d, Chambre 11, 18 Grenville, Toronto, Ont, avant le 25 août.Nous demandons à tous les parents de faire part à leurs enfants de ce concours et de les encourager à y participer.\u201cSplendide idée,\u201d dit le docteur Bethune, losqu\u2019on lui apprit que les garçons et les filles du Canada construisaient les modèles de maisons pour démontrer le besoin des enfants sans foyers en Espagne.Le but de ce travail est de recueillir $500.00 qui sera la con-ribution des enfants canadiens à leurs cousins espagnols.Pour encourager cette généreuse entreprise, le docteur Béthune a proposé un concours national entre garçons et filles pour la construction modèle de maisons et offre les prix suivants: Premier prix: $10.00.Second prix: $5.00.Troisième prix: $3.00.Voici les règlements du concours : Le concours sera appelé \u201cLe Canada en Espagne.\u201d ifttmim painommui con- pouv UNE MERE ECRIT > Voici une lettre que nous avons Y J reçue il y a quelque temps déjà c/ y d\u2019une mère de famille, mais ique, yV faute d\u2019espace, nous n\u2019avons pu publier avant: frappée, lui enlevant son époux, on lui retranche tout moyen de subsistance aujourd\u2019hui.Si ce n'est pas là un exemple! de cruauté 'inouie je vous demande ce que c\u2019est .Lors de l\u2019hécatombe du Laurier Palace, on c\u2019est ému, et avec raison, de la perte de 78 petits enfants; des mesures énergiques furent prises pour prévenir une semblable catastrophe.Mais les temps ont changé.On jette des milliers d enfants sans protection sur le pavé aujourd'hui, avec le même souci que l'on mettrait à chasser des chiens encombrants.Du moins ces animaux trouveraient de la protection auprès d\u2019une société qui se chargerait de les faire passer de vie à trépas, afin qu'ils ne souffrent pas, mais les petits malheureux n\u2019ont personne vers qui tendre les bras.Pendant que M.le maire se promène aux dépens de la ville, au pays de ces encêtres, des milliers de petites mains se tendent suppliantes, pour réclamer leur part de vie, et on le leur refuse, Et ensuite, on déplore le manque de moralité et les tendances au communisme de notre population.A qui la faute ?Le cadenas peut fermer une porte mais non la bouche de ceux qui ont faim.¦ÿ il s Messieurs, M accordez-vous l\u2019hospitalité de votre journal pour commenter un rapport de la Commission Brien, principalement en ce qui un certain M.Lajoie, lequel a l immense avantage de n être pas chômeur, puisqu'il est à l'emploi de la dite Commission.Or, ce M.Lajoie vient de faire le plus beau geste de sa carrière, il vient d annoncer que dorénavant le secours sera retranché aux veuves ayant des enfants en bas de seize ans.Je ne connais pas ce monsieur Lajoie.Mais s\u2019il est marié, il donne une bien piètre idée de ses sentiments familiaux.Après la grande guerre, quand nos vétérans nous sont revenus les gouvernements se sont apitoyés sur leur sort, ils avaient laissé leur santé,, et même dans certains cas, leurs membres dans les tranchées.On a vu à leur bien-être, et c'était bien ce qu\u2019ils méritaient.La mère de famille qui, elle aussi, a ruiné sa santé, sacrifié sa liberté pour la survivance de! la race, parce que le malheur l\u2019a J rue V trait à | ! ANTONIO GRAMSCI.prison-tombeau du Turi di Bari.ou toute possibilité de soins sérieux fait défaut, a eu plusieurs hémoptysies et des évanouissements de plusieurs jours, avec des fièvres continuelles.Le professeur fasciste à l\u2019hôpital de Rome, Umberto Arcangeli, qui le visita en mai 1933, reconnaît dan rapport qu\u2019 il ne pourra survivre longtemps dans de telles conditions, et que son transfert s\u2019impose dans ^ un hôpital civil ou dans une clinique, à moins qu\u2019il ne soit possible de lui accorder la liberté conditionnelle.\u201d Cette liberté, on la lui offrit au ! prix d\u2019une demande de grâce.\u2014 un reniement, \u2014 qu\u2019il écarta nement comme \u201cune forme de suicide.\u201d Et nous ne la demand e pas pour lui.Celui qui loyalement | combattit toute sa vie pour sa foi n\u2019a pas de grâce à demander.Donc, il mourra.Et le communisme italien aura aussi son grand martyr, dont l\u2019ombre et la flamme | héroïque le guideront dans ses futurs | combats.Est-ce là ce qu'a voulu Mussolini f On nous a conté que ré ,\t,\t.\t,\t,\tcomment, au Forum Romain, il est catholiques fervents pour la plupart, ! a\u201e.entendre du Corneille.S ms échappés aux bombes et aux obus doute - , Citation de Napoléon, des soldats a scapulaire de Franco, Majs .était Cinna qui Napoléon se puis contraints a l exil non seule- fai
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