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Titre :
Chroniques
Éditeur :
  • Montréal :[Chroniques],1975-1978
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Chroniques, 1976-04, Collections de BAnQ.

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[" Vi 4 ; + x; ; :, |Nef des sorcières | 89 TNM 2 Spectacle de lisolement des femmes propose l\u2019'homosexualité comme alternative à la domination sexuelle et pose l\u2019homme comme ennemi principal.\u2018 .i ._ [2a ; : t i \u201cHF Du coté des petites filles des femmes éditent Deux contes pour enfants, Rose Bombonne et Après le déluge d\u2019Adéla Turin et Nella Bosnia.La lutte des classes en Chine.it iDe la nécessité de tenir compte au Québec et au Canada des luttes du mouvement ouvrier international.{La chanson en question Le chansonnier, un travailleur culturel exploité.Or LG = CH ey am SPECTER EE ERI = ran: YE hd AS =z Pars cé sommaire hums ts LIGNE OUVERTE TEXTES A L\u2019APPUI La chanson en question par Yves Alix CHRONIQUES Entre le littéraire et le théâtral, des femmes prises au piège par Thérèse Arbic D\u2019une nef à l\u2019autre par Madeleine Gagnon Une veillée au corps par Philippe Haeck Le désir de l\u2019Autre par Réjean Jacques Du côté des petites filles, des femmes éditent par Jocelyne Lefebvre Avertissements pcur télé-consommateurs passifs par André Morf A propos des classes sociales en Chine par Céline Saint-Pierre INFORMATIONS 10 16 30 38 50 56 66 77 87 ligne ouverte Le 16 mars 1976 Chroniques Le Collectif a / s Céline Saint-Pierre C.P.747, Succursale N.Montréal Bonjour camarade(s), J'ai lu avec grand intérêt ton article et celui de L.-M.Vacher portant sur la notion de besoin.Je suis également préoccupé à définir correctement cette notion dans une perspective plus particulière que la vôtre mais non opposée.Pour te situer, je suis co-auteur de «Ecole et luttes de classes au Québec» et nous proposions aux enseignants de s\u2019engager dans une pédagogie de conscienti- sation.Or par manque de temps, nous n\u2019avions pas élaboré sur le sujet et comme l\u2019appareil syndical a éparpillé l\u2019équipe depuis, prétextant les négociations, nous n\u2019avons pu par la suite poursuivre collectivement notre démarche.Cependant j'ai personnellement, à mes rares moments de répit, poursuivi ma réflexion et mes recherches à ce sujet et je me suis heurté dans le développement de la notion de pédagogie de conscientisation à deux aspects principaux, l\u2019un et l\u2019autre étant dialectique- : ment rattachés, \u2018soit à la conception marxiste de l\u2019homme et de son développement, soit à la notion de besoin.J'aimerais bien participer au débat sur la notion de besoin mais j'avoue ne pas avoir beaucoup de disponibilité pour ce faire dans le contexte actuel des négociations.Je me fais cependant obligation de vous référer à Lucien Sève qui a précisé, à mon avis, d\u2019une façon fort intéressante la notion de besoin dans le chapitre 4 de Marxisme et théorie de la personnalité (Editions Sociales).Mi Chy dé à or os Par ailleurs, je trouverais pertinent que Chroniques, à cause des thèmes mêmes qu\u2019il développe, précise sa conception de l\u2019homme (singulier parce que dans son individualité concrète) et de son développement.En ce sens une critique de Marxisme et théorie de la personnalité pourrait en être et le prétexte et le départ.Je suis convaincu, au-delà de mon intérêt personnel et militant, que cela alimentera bien des débats ou des réflexions chez vos lecteurs.Nous sommes toujours aux prises, à un moment ou l\u2019autre, tant au plan théorique qu\u2019au plan de la praxis, avec la conception bourgeoise de l\u2019homme qu\u2019on nous a inculquée.Cette conception idéaliste est enjôleuse pour quiconque n\u2019y prend pas garde et nous fait douter parfois, malgré nous-mêmes, de ce que nous apprend le matérialisme historique et dialectique.Ce doute nait, je crois, d\u2019une connaissance insuffisante de ce qu\u2019est l\u2019homme marxiste.Etre sûr au plan économique c\u2019est une chose, mais c\u2019en est une autre au plan de l\u2019homme- individu concret.J\u2019espère que les camarades du Collectif jugeront d\u2019intérét de lire Lucien Sève et d\u2019y réagir.Je me trompe peut-être à son égard, et si tel était le cas, j'aimerais bien savoir pourquoi et qui consulter alors pour mieux comprendre qui est l\u2019homme marxiste, cet homme nouveau qu\u2019il nous faut réaliser en transformant révolutionnairement le système capitaliste.Je vous salue, camarades, et vous encourage à poursuivre votre travail digne d\u2019intérêt et nécessaire.Guy Brouillette Centrale d\u2019Enseignement du Québec «Pour contribuer à ce que les femmes prennent la parole et non plus l\u2019hystérie.Pour que nous prenions notre part de désir et de révolution».(M.Gagnon, Chroniques vol.1, no 6 / 7, p.47).Voilà le but, dans détours.Mais c\u2019est là aussi le début.Le mien me fait chercher du côté de mes soeurs-amies-amantes, peut être un jour j'espère, un lieu-réflexion où nos paroles, aux prises avec les rouages-de-l'impossible-impensable-les peurs-et l\u2019ardent amour, peuvent trouver écho.Faire suite et dépassement aux mots inquiets de l\u2019adolescence.Pour une féministisation du parler, de la lecture et des textes.Une écriture commune.Une écriture débordant le présent.Est-ce que je sais bien où je commence?Est-ce que je sais ou ça commence?Ici.À côté.Dans moi.Le plaisir de la compréhension (découverte) et le besoin qu\u2019à moi se greffe un nous.Je devrais dire: l\u2019urgence qu\u2019à nous le moi se greffe.Les mots peuvent dire ce qu\u2019ils voient.Je voudrais parler des jours qui se font résonnance et de la rencontre émue des désirs qui circulent.Parler de la semaine.Du lit défait.Et du chemin refait sans cesse.Je gonfle dans votre jus, femmes qui écrivez les subtilités de notre histoire et le projet vivant d\u2019une nouvelle rencontre des sexes.Qu'est-ce que j'apprends moi, de ma lecture de vous?Il n\u2019y a pas de paradis perdu.Il n\u2019y a pas de sexualité perdue.Il y a le présent handicapé / muni du passé.Est-ce l'Histoire qui nous blesse, le sexe des autres noué en misères répandues?Nos corps se rencontrent, s\u2019affrontent.Mais nos différences.Mais nos désirs communs.Mais ta soif et ma faim, se bousculent, s\u2019apprivoisent et se scindent à nouveau.|| n\u2019y a pas de paradis perdu mais un paradis inventé chez des corps atrophiés, démangés par leur sexe en croix contre les parois grises de leur érotique.Sur son trône le monstre sacré se sacre de nous.En quel paradis siége-t-il pour provoquer le suicide en «défendant la vie»?\u2018 En vérité l\u2019amour et la magie font mauvais ménage.Et c\u2019est la femme qui en souffrit le plus: «Elle est immobile.On ne lui demande rien, rien d\u2019autre que la blancheur de ses bras aimables, rien que l\u2019espace à nu de son cou qui vacille.Elle est muette, sans souffle ni regard.On achèterait son sourire.Pensive ou violente elle est image, abstraite et si belle qu\u2019on se méprendra longtemps sur son langage».Changer la vie.Naissance.Authenticité.Se représenter soi-même, en cette Ville Montréal qui m\u2019obséde.Ville Carabine Mitraillée.Mon texte, cent fois je le vire de bord.Et moi-même cent fois je m\u2019arréte, bloquée par la peur que les mots ne résonnent.L\u2019ambivalence: le désir et la peur entremêlés; la jouissance et la douleur côte à côte.Mer de | al de | Part 0; alle Yong Tela kp nr Fergie Mag Semby Quay Meng Nous devons défendre nous-mêmes nos ambigui- tés, nos contradictions, nos déséquilibres.Mais nous devons opter pour la lucidité.Exercer notre habileté à nous écrire-décrire nous-mêmes toujours plus près de la vie.Une écriture commune.Une écriture marquante.| P.S.D'où l\u2019importance de tes textes et livres, Madeleine.| (Je repense au magnifique article paru dans Le Devoir du / 10 Mai 1975).Geneviève Letarte qui sont les communistes?Un peu en retard sur le numéro double 8 / 9 de septembre 1975, j'aimerais commenter l\u2019article de Jean-Marc Piotte «Moscou ou Pékin» paru en pages 116 à 120.Naturellement il serait vain de vouloir commenter chaque affirmation, de souligner chacune de mes divergences, même mineures, avec le texte de JMP d\u2019autant plus que pour le communiste (1) que je suis, ce texte fait montre d\u2019une certaine ouverture d\u2019esprit envers le socialisme réel édifié en URSS.Je m\u2019en tiendrai seulement à ce que je considère l\u2019essentiel bien qu\u2019évidemment il serait fort intéressant de discuter d\u2019autres points de l\u2019article en question.Il va de soi aussi que je le ferai avec franchise sans m\u2019embarrasser d\u2019inutiles formules de politesse.À la fin de l\u2019article de J.-M.P., on peut lire: «Je rêve d\u2019un parti communiste québécois et canadien qui ne serait 8 1- Dans le numero 13 de janvier 76, dans son analyse par ailleurs assez juste du phénomène Choquette, J.-M.P.accole généreusement le qualificatif de communiste à ceux qui s\u2019en réclament comme à ceux qui ne s\u2019en réclament-pas, sans égard Se à ce que chacun est réellement.Si on peut (et encore\u2026), sur i le plan personnel, utiliser de fagon assez globale des termes comme militants, révolutionnaires, marxistes, on doit diffé- f rencier très nettement sur le plan politique, les lignes antagonistes communistes, maoiste, trotskyste.Sinon, me qu semble-t-il, on risque fort d\u2019être seulement à moitié compris.oul Quant à moi, communiste ne peut avoir qu\u2019un seul sens: \u2018 membre du Parti Communiste du Québec. pas que le porte-parole de la ligne de Moscou ou de Pékin, d\u2019un parti communiste qui pourrait se situer sur la scène internationale en se fondant sur les intérêts ; des peuples québécois et canadien et sur la nécessité de la révolution mondiale, bref d\u2019un parti communiste qui 4 serait relativement autonome face a la querelle sino- soviétique».Outre que ce rêve s\u2019inspire ou du moins se ¢ rapproche des thèses révisionnistes sur le «marxisme y national» et ne tient pas compte de l\u2019unité dialectique de | [ I'application des lois générales, objectives, du dévelop- ÿ pement des sociétés aux conditions concrètes d\u2019une | 0 a société donnée, il me semble clair que le parti dont rêve À ÿ J.-M.P.ne serait pas précisément.communiste! Li A) Il serait malheureux qu\u2019après avoir correcte- \u20ac ment analysé certaines causes de l\u2019antisoviétisme et de il l\u2019anticommunisme dans certaines couches sociales du ü Québec, J.-M.P.lui-même tombe involontairement dans | de le même piège.Car quelle imagerie est plus souvent véhi- | de culée, quel mensonge aussi souvent répété, quelle il énormité plus souvent charriée.que celle-ci que les } 0 communistes sont des agents infiltrateurs de Moscou, a que les idées communistes sont importées de l\u2019étranger | (lire: de Moscou), que le Kremlin est un Vatican que les | | communistes suivent aveuglément.Tout cela pour 3 cacher cette vérité fondamentale: c\u2019est la lutte contre : l'exploitation et les absurdités capitalistes qui a fait naître, dans tous les pays capitalistes, des partis communistes formés d\u2019authentiques filles et fils de la classe ouvrière et du peuple, répondant aux attentes et aux espoirs du peuple, élaborant leur programme de i lutte sur la base des besoins immédiats du peuple et des Hig intérêts à long terme de la révolution socialiste.Cela ne |.nie pas, évidemment, le rôle historique de la première | révolution socialiste dans l\u2019histoire et de son influence immense sur la classe ouvrière et les peuples du monde Ul entier.Affirmer, du moins sous-entendre que les | communistes sont des perroquets de la ligne de | Moscou, c\u2019est ou bien se trouver encore sous la domination de l\u2019idéologie bourgeoise ou bien ignorer totalement le processus de prise de décision dans un ng parti communiste.Les décisions sont prises au cours \u201cof d\u2019un processus complexe, comme tout ce qui est humain, au cours duquel chaque membre a la possibilité Oy de s\u2019exprimer sans avoir celle de nuire à l\u2019unité du parti.\u201cmt Les programmes qui sourdent de ce processus (le \u2018y centralisme démocratique en action) ne sont soumis à i C' l'imprimatur d\u2019aucune autorité extérieure, ni le Kremlin %n, es mu 0 0 op EE | ris nal So : prer Ou 4 i i Ii du ni aucune autre, bien que chaque parti communiste soit responsable de ses actes devant le mouvement commu- ET niste international.Toutefois les programmes ainsi a élaborés sont soumis à une «autorité» réelle: la lutte des Bi classes dans chaque pays donné.° Néanmoins, ce qui fonde la spécificité de tout parti ki communiste, ce n\u2019est pas surtout son attachement a des valeurs nationales, c\u2019est l\u2019internationalisme prolétarien.Un parti n\u2019est pas digne de s'appeler communiste s\u2019il place sur le même pied le nationalisme, même bien compris, et l\u2019internationalisme prolétarien.Si les deux sont unis dialectiquement, c\u2019est la conscience des a intérêts de la classe ouvrière internationale qui va, en Pp: définitive, faire la différence entre un parti ouvrier fp opportuniste et un parti communiste: «Les communis- ' tes ne se distinguent des autres partis ouvriers que sur deux points: 1.Dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils mettent en avant et font valoir les intérêts indépendants de la nationalité et communs à tout le prolétariat.2.Dans les différentes phases que traverse la lutte entre prolétaires et bourgeois, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totaiité» (Marx, Engels, Manifeste du Parti communiste, Ed.du Progrès, Moscou, 1973, p.47).Or l\u2019internationalisme prolétarien passe obligatoirement par un soutien ferme et actif au camp socialiste mondial, et en premier lieu à l'URSS.Car si dans un cas la classe ouvrière est toujours en lutte pour arracher le pouvoir à la bourgeoisie et que dans l\u2019autre la classe ouvrière est déjà au pouvoir et a commencé d\u2019édifier le socialisme et #1.le communisme, il s\u2019agit de la même classe ouvrière \"| internationale.fr C\u2019est pourquoi il ne faut pas réver, comme le fait 1 J.-M.P.,d\u2019un parti communiste «autonome» mais d\u2019un ne parti communiste fort, dirigeant les masses tout en 51 apprenant d'elles.de B) Dans le cadre de l\u2019article de J.-M.P., une des: s 8 manifestations de l\u2019«autonomie» dont il rêve serait le fait ref de ne pas prendre position dans ce qu\u2019il appelle le sl} conflit sino-soviétique.Or le conflit sino-soviétique | ; wt ca ES e i 5 le 6 I, of es nf n\u2019est qu\u2019une partie du problème.Bien sûr, il y a des «| différends entre l'Etat soviétique et l\u2019Etat chinois, dus à pi la partie chinoise, mais la question est beaucoup plus wl vaste qu\u2019un conflit entre deux Etats.Ce dont il s\u2019agit en sk] fait, c\u2019est d\u2019une tentative manquée, bien que toujours ns! recommencée, par la direction chinoise de briser l\u2019unité olf des forces anti-impérialistes et du mouvement commu- CE RB niste international, de les faire dévier du marxisme- a léninisme, de leur faire adopter une ligne aventuriste ii antimarxiste en jetant a la poubelle les documents des: 3 conférences de 1961 et 1969.Nous avons affaire a une hp lutte entre le marxisme-léninisme et le maoisme, entre a les partisans de la paix et les jongleurs de la guerre, en entre le mouvement communiste mondial, au premier rang duquel le camp socialiste, et le mouvement maoiste, c\u2019est-à-dire la Chine et l\u2019Albanie.Dans un tel affrontement, on ne demande pas à un révolutionnaire de faire montre d\u2019une relative autonomie mais de déterminer au meilleur de ses connaissances, avec l\u2019aide de ses camarades de combat, de quel bord se situent les meilleures chances du socialisme et de la paix, quel bord a développé créativement le marxis- i me-léninisme, quel bord défend en fait et non en mots i les peuples du monde contre les menées criminelles de la bourgeoisie mondiale, des multinationales, des # monopoles.Puis, loin de s\u2019isoler dans l\u2019autonomie, de E prendre résolument parti.3 Je ne veux pas entrer ici dans les détails des i: nombreuses trahisons maoistes soit des lois générales i du développement socialiste (dans les domaines de A l\u2019économie, de la légalité socialiste, etc.) soit des E normes marxistes-léninistes de politique extérieure.Je di mentionnerai seulement la dernière en lice: le soutien A apporté par la Chine aux côtés de l\u2019impérialisme américain, des \u2018mercenaires portugais et sud-africains, du Zaire de Mobutu (un des assassins de Lumumba), aux bandes du FNLA et de l\u2019UNITA contre le représentant légitime du peuple angolais, le MPLA.Nier cette réalité que le MPLA est le représentant légitime du peuple angolais alors que c'est lui seul qui a mené la lutte contre le colonialisme portugais depuis le début, c\u2019est aussi le nier aux partis frères des nouveaux Etats indépendants de Guinée-Bissau et de Mozambique, c\u2019est nuire au processus de décolonisation dans son ensemble.Tout cela par ailleurs n\u2019étant pas contradictoire avec le soutien apporté depuis plusieurs années par la Chine au renforcement de l\u2019OTAN en Europe capitaliste quand on sait que les colonialistes portugais s\u2019armaient via l'OTAN.Malgré ses déclarations ronflantes du début des années 60 sur son soutien aux pays du Tiers-Monde, la Chine maoiste vient de donner un coup de poignard dans le dos au peuple angolais, à tous les peuples africains en lutte contre le colonialisme et le néo-colonialisme, aux peuples du monde entier.Cage re race EEE pre te HN hid 1H ty HN A \u2014 Em ee nu ey am \u2014 la chanson en question Après la mise en évidence de la chanson comme phénomène économique par les représentants de l\u2019industrie du disque et des spectacles (c.f.«Chantaoût») un mouvement se fait jour actuellement dans le secteur artisanal \u2014 déjà amorcé par la «Relève-Québec» en 1974 \u2014 pour faire apparaître la chanson comme un phénomène d\u2019expression et de création populaire.La réunion du premier mars dernier a permis de jeter les bases d\u2019une «Association des Boîtes de la Relève» qui comprendrait 30 à 50 unités y compris les salles comme le «Patriote» (Montréal et Ste-Agathe), la «Butte à Mathieu» et le «Vieux Clocher» de Magog.Un comité provisoire est chargé d'étudier les modalités d'association ainsi que diverses propositions: demande de subventions pour le fonctionnement des boîtes (entretien, loyer, salaire des responsables), pour un local et une équipe d\u2019animateurs à temps complet, journal de coordination, festival annuel, etc.Sans consultation des milieux intéressés, le Ministère des Affaires Culturelles a établi un programme de subventions (frais de déplacements, cachets) des chansonniers de la Relève (la «réserve» comme iis disent).Ce projet \u2014 qui ne résout pas les problèmes de financement des boîtes \u2014 impose de plus un contrôle du ministère sur leurs activités, par le choix des artistes subventionnés.11 RRR L'alliance au sein de l\u2019Association des boîtes à chansons ainsi que des salles comme le «Patriote» crée : un rapport de force favorable vis-à-vis du ministère, mais 8 risque d\u2019être un obstacle à l\u2019élaboration en commun 8 d\u2019une politique culturelle progressiste.Les propositions du comité seront soumises au 8 «Congrès de la Jeune Chanson Québécoise» (16, 17, 18 A avril).On verra alors se dégager les rapports de force entre les différentes tendances («nationaleuse», contre- \u2014\u2014 \u2014-+4 rE em m2 4 a Bi 4 culture, gauche de la «Revêche».), ainsi qu\u2019entre d 4 l\u2019Association et le ministère.§ # Les responsables de boîtes, les chansonniers et $ toutes les personnes concernées par la pratique de la | chanson sont invités à cette rencontre (pour information, consulter les journaux ou contacter Jean Marcoux In au 845-8765).fd Le texte qui suit est un document de préparation au j di congrès.nm x tk \u2019 _ j'aimerais chanson faite à mon pied, i } c\u2019est de pure commodité wil , tré ; de dire l'enfant du peuple x À x À spé à Ne nécessitant pas d'autre instrument que le fo 1 materiel humain (intellect, cordes vocales, système | i auditif), la chanson de diffusion orale est la forme ing i d\u2019expression la plus démocratique qui soit.Dé i C\u2019est une forme vivante, susceptible de transfor- Ail mations multiples, lieu de luttes idéologiques (ex: Men chansons expurgées par le clergé, ou détournées par les og travailleurs pour populariser leurs luttes).Elle se fom propage cependant assez lentement.Sa reproduction ong sous une forme codifiée (feuille de musique) a représen- w té un premier progrès dans la diffusion.lh Avec l\u2019avènement de la technologie d\u2019enregistre- ng ment et de reproduction, la chanson a trouvé un support ~ materiel \u2014 object manufacturé \u2014, qui lui permet une tony diffusion rapide, mais qui l\u2019inscrit dans une forme figée.don La chanson ainsi matérialisée (disque, cassette) Ski est devenue \u2014 dans l\u2019économie capitaliste \u2014 une où marchandise, c\u2019est-à-dire un objet produit principale- i ment en tant que valeur d\u2019échange, secondairement en is, 12 ê pare ee tant que valeur d\u2019usage (dans la mesure où celle-ci garantit la valeur d\u2019échange).«Sous le familier, découvrez l\u2019insolite Sous le quotidien décelez l\u2019inexpliquable Puisse toute chose dite habituelle vous inquiéter Dans la règle découvrez l\u2019abus.Et partout ou L\u2019abus s\u2019est montré, trouvez le remède.» (Bertold Brecht) Le chansonnier est un travailleur culturel dans un domaine où la sécurité d\u2019emploi n\u2019existe pas.Sa situation de concurrence directe sur le maché ainsi que son statut social d\u2019artisan le prédispose à un comportement individualiste.A la différence des autres travailleurs qui \u2014 à travers les luttes sociales \u2014 mettent à jour un projet de changement collectif de leurs conditions de travail et d'existence, lui n\u2019envisage ce changement que d\u2019une manière individuelle.Il considère sa misère matérielle comme une fatalité, un mal inhérent à la condition d\u2019«artiste» (mythe de la bohème) qui aurait pour contrepartie le prestige conféré à cette profession et l\u2019espoir de s\u2019élever dans l'échelle sociale à la faveur du «succès».|| connaît mal le processus réel de sa pratique de création et de représentation («magie de l\u2019art»).Alors que le travail de groupe (linguistes, musicologues, sociologues, psychologues, économistes et autres spécialistes) est de mise dans les secteurs de conditionnement culturel (mass-média, publicité, enseignement.), le chansonnier travaille encore avec les mêmes instruments que son ancêtre médiéval: inspiration poétique, clichés et illusions communes.Et comme l\u2019inspiration tombe du ciel \u2014 gratuitement \u2014 il trouve normal que le travail de création (enquêtes, recherche scientifique, synthèse, travail formel) ne soit pas rémunéré en tant que tel, mais que son produit puisse être exploité comme marchandise.La valeur d\u2019échange d\u2019un produit culturel dépend de critères techniques, subjectifs et idéologiques.Elle est garantie en outre par la notion d\u2019originalité, ce qui amène l\u2019artiste \u2014 au niveau de l\u2019industrie \u2014 à protéger ses chansons comme des secrets industriels.S\u2019il se soucie des données qualitatives et quantitatives du public auquel il s'adresse (cf.marketing), il ignore souvent de quelle couche sociale (pas forcément celle à laquelle il appartient) il véhicule \u2014 en dernière analyse \u2014 les intérêts et l\u2019idéologie.13 + : a Rk BR «Que sont donc ces temps où parler des arbres est presque un crime puisque c\u2019est faire silence sur tant de forfaits!» (B.Brecht) L\u2019art est difficile, mais la CRITIQUE l\u2019est encore plus, car elle demande \u2014 outre des concepts et des méthodes d\u2019analyse scientifique \u2014 des connaissances plus vastes que celles qui ont présidé à la création de l\u2019objet analysé.Les critiques de spectacles \u2014 dénués pour la plupart de formation adéquate \u2014 sont les parents pauvres de la critique.Ils produisent des analyses superficielles et subjectives: l\u2019aspect formel du spectacle est présenté de façon anecdotique.Et lorsqu\u2019ils abordent le contenu, c\u2019est généralement a l\u2019aide de concepts formels (ex: «quétaine», «progressif», «commercial».\u2026.) qui ont précisément pour fonction de masquer l\u2019idéologie inhérente au produit.En matière de critique, il n\u2019existe pas d\u2019objectivité, toute analyse étant relative aux critères idéologiques d\u2019une classe sociale déterminée.La «Chantaoût« \u2014 l\u2019industrie - La «Relève» Le festival de la «Chantaoût» (1975) suscité par l\u2019industrie de la chanson a permis à celle-ci de se rationaliser: par la coordination des différents organismes oeuvrant dans ce secteur, l\u2019inventaire de la matière première de la «Relève» et la promotion publicitaire en vue de l\u2019ouverture sur le marché européen.|| s'agissait également \u2014 au niveau de l'Etat \u2014 d\u2019obtenir la reconnaissance de cette industrie comme secteur à part entière de l\u2019économie ainsi que sa protection face à la concurrence des monopoles étrangers.Quant au secteur artisanal des «Boîtes de la Relève», lieu de formation des chansonniers et de création culturelle, il n\u2019a eu d\u2019égard qu\u2019en tant que producteur (bénévole) des futures «Vedettes», et non pas à titre de service public.Le réseau de la «Relève» en tant que tel n\u2019intéresse pas l\u2019industrie: il ne produit pas de plus-value.Dans le système marchand, il n\u2019est pas rentable, il est même majoritairement déficitaire.IL IMPORTE: - de préserver et de développer ce réseau en exigeant de l\u2019Etat qu\u2019il couvre les dépenses de fonctionnement et en veillant à ce que les boîtes restent sous un contrôle populaire (public, animateurs, artistes); - de sortir de la marginalité et de la catégorie «amateur» pour offrir un autre choix de spectacles que celui proposé par l\u2019industrie (tributaire des «impératifs de rentabilité» et de l\u2019idéologie de classe des producteurs); - d\u2019effectuer un travail d\u2019animation des boîtes qui 14 rr oS Er ss ss fh AF RAS RRS ee BAIT \u2014 permette au public d\u2019étre autre chose qu\u2019un spectateur massif et anonyme ou un spectateur manipulé (ex: débats, expositions, contacts avec le mouvement ouvrier et les organismes populaires, avec le milieu scolaire).- Au niveau des chansonniers.Passer de la concurrence a la solidarité en analysant le statut social ainsi que la pratique de création et de représentation d\u2019un point de vue collectif.Développer la critique \u2014 contre les tendances réactionnaires et sexistes \u2014 contre l\u2019«Art pour l\u2019Art» et l\u2019«Art-reflet de la société».Pour un travail de questionnement et d\u2019exploration du réel.Déchirer les enveloppes idéologiques pour mettre à jour les contradictions sociales.Populariser les formes, les contenus nouveaux et progressistes.«La vie du peuple est toujours une mine de matériaux pour la littérature et l\u2019art, matériaux à l\u2019état naturel, non travaillés, mais qui sont en revanche ce qu\u2019il y a de plus vivant, de plus riche, d\u2019essentiel.Dans ce sens elle fait pâlir nimporte quelle littérature, nimporte quel art, dont elle est d\u2019ailleurs la source unique, inépuisable.La vie reflétée dans les oeuvres littéraires et artistiques peut et doit toutefois être plus relevée, plus intense, plus condensée, plus typique, plus proche de l\u2019idéal et, partant, d\u2019un caractère plus universel que la réalité quotidienne.» (Mao Tsé-toung) Yves Alix 15 a iN i 1 a {3 IN > tH sur le theatre \u2014 entre le littéraire et le théâtral, des femmes prises au piège La Nef des sorcières, spectacle de constat de la condition féminine, décrit l\u2019oppression, l\u2019aliénation et la frustration des femmes à travers plusieurs types féminins: une actrice, une ouvrière, une écrivain, une femme à l\u2019âge de la ménopause, une fille et Marcelle, une lesbienne.Des textes de femmes uniquement, joués par des actrices, qui racontent des siècles de frustrations.Le Théâtre s\u2019emplit de leurs gémissements, de leurs lamentations, de leurs regrets, de leurs solitudes, chaque femme, face à elle-même, enveloppée, distante, isolée dans sa propre solitude.Aucun contact, aucun lien ne s\u2019établissent entre elles, aucune appartenance de classe ne les situe, un spectacle de la femme solitaire et qui renvoie le spectateur à la solitude.Le décor, moderne et stylisé, est froid et impersonnel.Seule une partie infime de la scène, avec sa table de maquillage, son chandelier à trois branches, accessoires de théâtre, rappelle au spectateur la réalité principale du spectacle: la représentation théâtrale et littéraire de la condition féminine.16 Fall lon fr es Mult Que iniy file.i) Mth Moe (neg Mihi 8 5 jé une actrice à la recherche de son moi CITE = x, D | La première image de femme représente une actrice hantée et emprisonnée par les personnages qui l'ont rendue célèbre.Ces personnages ont dressé un écran entre elle et le monde extérieur et conditionnent ses comportements sociaux et personnels.Les rôles multiples qu\u2019elle a incarnés, ces images diversifiées qu'elle a dû projeter d\u2019elle-même, brouillent son individualité propre et la contraignent à un retour sur elle-même et sur son passé.Cette représentation de l\u2019actrice célèbre entretient cependant, dans l'esprit du spectateur une image mythique: la femme méconnue et incomprise.À aucun moment, cette représentation ne rend compte de la conception théâtrale sous-jacente à cette image mythique qui exige de l\u2019actrice l\u2019identification totale 17 hol 8 HN rl bn \"A 8 +8 +.Bilt HA \u2018Hig iH ih ; i.; au personnage, son abandon à la pensée de l\u2019auteur et aux exigences des metteurs en scène et qui exclut toute participation active et critique de la part de l\u2019actrice.Elle n\u2019explique pas davantage les liens entre la dépersonnalisation de l\u2019actrice et les exigences actuelles du métier: la poursuite aveugle d\u2019une réussite sociale personnelle, soumise aux lois de la compétition, ne coïncide pas toujours avec les désirs d\u2019approfondissement, de connaissance de soi et de libération individuelle que poursuit l\u2019actrice-personnage.Un fossé sépare l\u2019accomplissement d\u2019une tâche sociale collective et le plaisir personnel, c\u2019est-à-dire la satisfaction qui devrait l\u2019accompagner.Seule une redéfinition de la fonction d\u2019acteur à l\u2019intérieur d\u2019une nouvelle structure sociale pourrait le combler.Actuellement, le comédien est victime d\u2019une mythologie qui le fige dans une fonction devenue aliénante.Situer le problème de l\u2019acteur au niveau d\u2019une dichotomie entre sa vie publique et sa vie personnelle ce n\u2019est que constater les effets d\u2019ordre psychologique qu\u2019entrainent les conditions actuelles de son travail.|! est à se demander si au fond de son «moi» intime l\u2019actrice trouvera, pour elle et ses camarades-actrices, dans ce cul-de-sac, les solutions favorisant l\u2019exercice libre et dynamique de son métier?x Drapée dans un voile de dignité, la deuxième image de femme que nous propose le spectacle est âgée de 55 ans.Elle célèbre, ce soir-là, son anniversaire.Un long monologue nous fait revivre la jeunesse et la période active de cette grande \u201cdame\u201d vieillissante figée dans son désespoir.Le texte poétique nous entraîne dans un univers nostalgique, d\u2019un manque à être, qui tente de dépeindre la \u201cfemme éternelle\u201d.Debout, les mains jointes, elle projette l\u2019image de la femme-mère, sage et digne, qui a dû supporter courageusement, sans jamais en dévier, son rôle de femme soumise et forte.Incarné dans une grande bourgeoise, par un texte poétique et une conception théâtrale qui relève de la tragédie grecque, le thème de la ménopause nous révèle la cruauté de cette mise au rancart de toute femme vieillissante.18 so me pce er arr) ès ey = ma, TEE a acces wp co er 19 {7 Oo Ge QU 74 6 OX VO \u2018a, pen OQ WY 2e 2A AD J AOS DO Ve TREES S 2 S HE IV J XZ 8 aN.OAK a y gs LA) KO LIN = RR ra & BN N >, 2 es.LRN 2 AI RE S S Q y bo 5 7 Sl S N RN A > ps I IS à OS ESS DR > SN S S00 NG 2 os 2 D CDS iY RS : AS a at SN A Dy I pr RELI oe \u2014\u2014 \u2014 5 \u2014 = Ta wT D .\u2014\u2014 3 AD 230\u201d By \u2014 - \u201c a CL Css ma _\u2014 > = .À = \u2014_\u2014 x ès 4 Res RE a J) - x vx à re ae = EC) x TS 0 AR 7e EY > XR OO IPS Pan.has 3 eos v5 a ) ce Ces Se Cx Ve wR SE ES) 4 X55, Le CAR oO (> % XA QO NV = LL a A/S 0 275 = RS 0 ROR Q TAR) > cL ow RS se Ô 0 SOL, > OS A VW.AOL 2X & NS 00) 5% A Q = > os 4 0 x3 \"7e N 3S KS ES RD ce S Do 0 % 2 SX 2% SEX A 7 > IR ds oe y CR g « ve OSE COON xR % % O A 5D OCR AL a 2X $5 9 LO (x a KL XR 2) QO) (dd - > OR EPA ce OR XS oF ce A A 0) LARS 50 9 SPE 3 ESS = \u2014\u2014 le Pa as cs \u2014 = ds a> as es on 15.ng Xe = = ns | él als (né à ale a me Cependant, (c\u2019est sans doute attribuable à la pudeur que le thème a suscité chez les auteurs du spectacle), le texte camoufle le rejet par la société de toute femme ayant dépassé sa période de productivité.La dignité du texte et du jeu de l'actrice, endossée par la dignité du personnage, rend acceptable ce rejet social.Les cris de désespoir et de révolte que cette injustice commande sont étouffés par la dignité, seule attitude jugée acceptable.C\u2019est sans doute parce qu\u2019ils gênent l\u2019ordre social que les désirs de la femme vieillissante sont refoulés derrière cet écran de respectabilité.Par son parti-pris textuel et théâtral, par l\u2019incarnation du thème dans un personnage «respectable» socialement, le spectacle endosse et reconduit les préjugés ainsi que la solitude de la femme vieillissante.Les causes sociales ne sont jamais indiquées.Rien ne permet d'identifier les rapports de force.Le spectateur ne peut donc entrevoir des moyens de lutte pour modifier cette situation.L'homme, posé comme l\u2019ennemi principal hors de tout contexte, ne peut être vaincu que par un rapport de force que la femme se doit de gagner par la ruse.Une légende à la fin du monologue à propos d\u2019un roi puissant, qui assiégeait une ville, situe le spectateur dans le rapport de force proposé par le texte.Les femmes de la ville, devant la gravité de la situation, allèrent toutes ensembles trouver l\u2019ennemi et par la ruse elles obtinrent de quitter la ville emportant, chacune sur son dos, un trésor, ce trésor s\u2019avérant être un homme.Le texte se termine par ces mots: \u201cLes temps sont venus».A nous de conclure, désormais l\u2019on devra compter avec la force des femmes.Mais dans quelle perspective?Pour s'affronter à l\u2019homme ou pour s\u2019unir à lui afin de combattre nos ennemis communs?Encore faudrait-il s'entendre sur l'identification de l\u2019ennemi commun.Dans cette légende, les femmes en viennent à conclure un pacte avec l'ennemi, le roi puissant et, par la ruse, à sauver les hommes de la ville.Elles ont ainsi prouvé que désormais l\u2019on devra compter avec elles.Mais en s\u2019unissant aux hommes, peut-être auraient-elles réussi à libérer la ville assiégée par cet autre ennemi, le roi?20 2 fom bia Galt $5 Nous bu, dans tlie We iy ne (el, Ur ter al - \"a / Le 2 [a pl hd es ASE ER PE) IE \u2019 .ZN co \u2014\u2014 \u2014\u2014 pues H N rn ova Sh EA PAE) ur EX A 0.0.0 2) Le texte suivant nous parle de l\u2019ouvrière, de son exploitation comme ouvrière, de son aliénation comme femme.La mise en situation du personnage comme travailleuse dans une manufacture, nous fait revivre cette double oppression.L\u2019ouvrière nous raconte sa vie, ses espoirs et ses désillusions comme amoureuse.Elle nous parle de sa situation d\u2019exploitée, doublement humiliée par les patrons.Ses rapports avec les ouvrières dans l'usine, rapports de compétition, suscitent chez elle un désir de respectabilité qu\u2019elle ne peut réaliser qu'au prix d'efforts constants.Ses loisirs sont sacrifiés au temps supplémentaire qu\u2019elle doit faire pour s\u2019acheter un terrain et s'habiller convenablement afin de projeter d'elle-même une image florissante.21 \u2019 \"88 \"M \u2018i IN In He) A ETE Le personnage est simple, le texte tient compte des intérêts prioritairement économiste de l\u2019ouvrière qui na pas encore atteint un niveau de conscience collective.Ses intérêts immédiats: devenir propriétaire, impressionner ses compagnes et s\u2019en sortir.Cependant, cette description détaillée, si juste soit-elle, ne permet aucune ouverture réelle sur les conditions de vie et les moyens d\u2019en sortir des ouvrières, malgré certaines allusions à la solidarité.Se pose ici l\u2019approche naturaliste au théâtre, c\u2019est-à-dire la description pure et simple de l\u2019exploitation.À ce niveau, l\u2019ensemble du spectacle nivelle les rapports sociaux d\u2019exploitation par son parti-pris d\u2019énumération et de cloisonnement de toutes les situations possibles reliées à l\u2019aliénation de la femme.On se surprend à réfléchir, comme spectateur, aux rapports qui auraient pu s\u2019établir entre la grande bourgeoise de 55 ans et la femme ouvrière de 40 ans.En quels termes leurs oppressions: communes auraient-elles pu se définir?A l\u2019âge de la ménopause l\u2019ouvrière aura-t-elle le loisir de se pencher nostalgiquement sur son passé ou les impératifs de survie éteindront-ils chez elle toute velléité d\u2019apitoiement sur son sort?Dans ce corps à corps avec la société, l\u2019homme peut-il être posé, pour l\u2019ouvrière, comme l\u2019ennemi principal?Quelles sont ses priorités de lutte?Jamais, à aucun moment de la soirée, le spectacle ne situe la question féminine dans cette perspective.Si à vingt ans une jeune fille a voulu \u2018profiter de la vie, être aimée, être belle et désirable, séduire tous les hommes, comme une droguée à qui il en a fallu toujours plus, elle se retrouvera fatalement chez elle, un samedi soir, seule avec son tricot.Sa frénésie d\u2019amour et de séduction l'aura entrainée dans une vie \u201cdite facile\u201d et elle deviendra, ironie du sort, femme vieillissante, seule et méprisée de tous.On lui accolera des noms comme \u201cfemme facile\u201d ou \u201cprostituée\u201d selon qu\u2019elle en aura fait un métier ou non.Ces étiquettes elle les doit à l\u2019incapacité où elle s\u2019est trouvée de se \u2018\u2018caser\u201d à vingt ans malgré les efforts qu\u2019elle a déployés pour rendre agréable la vie de ses nombreux amants.Aucun d\u2019entre eux ne semble avoir été touché par toutes ses astuces | 22 és pour évincer les autres femmes et se tailler une place enviable dans la course aux maris.Ce texte jette un regard ironique sur le comportement des femmes prises dans l\u2019engrenage des rapports de séduction et qui échouent dans leur poursuite du bonheur.Le personnage, sans avoir l\u2019air de s\u2019apitoyer sur son sort, réfléchit sur son passé sans prendre conscience de sa condition marginale.La réalité angoissante du texte, présenté avec humour, se limite à la compréhension que possède le personnage de sa situation.La comédienne découvre même son corps nu 23 RR = CE 1 0 de femme mûre abandonnant au public le soin de juger de ses perspectives d\u2019avenir.L\u2019importance que l\u2019amour a pris dans sa vie, la débandade sexuelle reliée au désir de séduction que caricature le texte, pose le problème de la femme dans la perspective sociale reliant son épanouissement à l'institution du mariage.Si, à vingt ans, une jeune fille perd le sens de ses intérêts à long terme, c\u2019est-à-dire trouver un mari qui lui assure un statut de respectabilité, elle risque la solitude et les étiquettes humiliantes.Malgré les moments de détente provoqués par le ton humoristique du texte, le spectateur entrevoit mal comment il pourrait en être autrement.Le texte nous présente une fille prête à tout pour se faire payer de petites compensations: le restaurant, le cinéma, les fins de semaine dans le nord, à Cape Cod ou à Atlantic City etc.Cette attitude, aux yeux de la morale collective actuelle, comporte des risques que le personnage se doit d\u2019assumer.Même l\u2019ironie du texte ne réussit pas complètement à écarter le jugement moral réprobateur relié au \u201clibertinage\u201d surtout quand il s\u2019agit d\u2019une femme.Puisque la société assigne encore aux femmes le rôle de mère et d\u2019épouse fidèle, la réputation de celles qui s\u2019en éloignent est forcément ternie.Ce texte s'inscrit à l\u2019intérieur de la problématique familiale traditionnelle par son parti pris de description et de constat fidèle d\u2019un aspect de la vie des femmes.Le texte se termine d\u2019ailleurs sur une note ambiguë: \u201cLa fille de 16 ans qui est encore chez ses parents\u2026 qui a bien hâte, d\u2019avoir un appartement.pis un gars dans sa vie.a toutes ces femmes-la, a toutes ces filles-1a, j'pense a soir.en parlant des gars.j'pense a elles pour la première fois.\u201d Est-ce l\u2019éternel recommencement qu\u2019elle annonce ou l\u2019espoir d\u2019une solidarité nouvelle entre les femmes?marcelle | et marcelle Il, la lesbienne Marcelle | désire les femmes.Elle aime Lise et les autres comme on aime un homme ou des hommes, de cet amour passif, qui attend, qui s\u2019impatiente, qui s\u2019expaspère et se lamente.Elle aime dans son incapacité d\u2019amour, à force de hair, de se hair.A bout de résistance, elle s\u2019abandonne pour se ressaisir aussitôt.Elle aime dans la jalousie, dans la possession, dans la 24 désir Im $e dé domi Nue fom, Mais | Même destruction.Elle aime désespérément, de cet amour impossible, romantique, irréel.Elle aime l\u2019Amour.Elle se déchire et déchire les autres, elle domine et veut être dominée.Thèmes vieux comme le monde sous un visage nouveau.L'homme et la femme, remplacés par deux femmes, dans la haine de l\u2019homme, le rejet de l\u2019homme mais une relation vécue dans la même méfiance, le même esprit compétitif.Qui vaincra l\u2019autre?25 is Dans la deuxième partie du texte, Marcelle Il | d découvre enfin son vrai visage.Elle révèle sa haine des $ femmes en remontant à l\u2019image de sa mère \u201cservante sa aplatie, humiliée dans ce monde d\u2019hommes où les des B femmes ne sont rien que des lavettes décoratives, des Sf 3 éponges compréhensives et douloureuses, des pleureu- I a ses au coeur sensible.\u201d Elle refuse de s'identifier aux fe) vi femmes.Elle se sent rejetée, exclue.\u201cle monde tourne q 3 sans elle et contre elle et la conduit à la haine de son ind propre sexe, a la haine d\u2019elle-méme.\u201d Mais un jour \u201cune 0d femme posa sa tête sur son épaule et sa main glisse le | long de son sein\u201d et le corps de Marcelle \u201cest ravi, en charmé.Deux choses semblables serrées l\u2019une contre ÿs j l\u2019autre, une espèce d\u2019égalité très rassurante.\u201d Enfin, elle coll 3 se sent \u201ctotalement libre de poursuivre son désir, sans nal 4 jeu social de la séduction\u201d.Pour elle, \u201cchaque fois rol À qu\u2019une femme couche avec une autre femme, c'est une à merveilleuse gifle qu\u2019on lance à la tête de notre monde seu À pourri.Un magnifique acte de subversion\u201d.Elle crie: sud f \u201cOn n\u2019a pas besoin de vous autres, vous entendez?pi % Regardez-nous jouir toutes seules, l\u2019une de l\u2019autre.\u201d ser Æ \u201cChaque fois qu\u2019une femme couche avec une autre mel i femme, elle affirme l\u2019amour de son propre sexe, donc bou 3 d\u2019elle-méme.Miette par miette, elle reconquiert I'amour que propre qu\u2019on lui a volé.\u201d bou 3 Révélations troublantes faites d\u2019exclusion de la À domination mâle.L\u2019antagonisme des sexes ne peut se op y terminer qu\u2019avec la libération sexuelle de la femme qui Ihe i reprendra possession de son corps dans une relation de teh tendresse sans désirs de domination.dés ui Cette perspective réduit cependant la libération gy if sexuelle collective des femmes comme celle des |g A hommes à un accomodement personnel face a |g, fi l\u2019angoisse que provoquent les rapports hétérosexuels 3 actuels, rapports de domination, de compétition, de À même que les rapports homosexuels qui reproduisent ceux du couple homme-femme.49 La proclamation de Marcelle, sur la subversion par ei les rapports sexuels entre femmes, fascine puisqu\u2019elle ébranle, dans une certaine mesure, les tabous sexuels Ce de notre société.eg Mais la remise en question du rapport de mg domination homme-femme ne saurait engendrer un acte du de subversion collective par le rejet pur et simple de | l\u2019hétérosexualité, comme le prétendent les féministes radicales, par exemple.Cette attitude extrémiste fait abstraction de la réalité concrète des rapports sexuels 26 dominants.Par ailleurs, en isolant la question de la libération sexuelle de la femme de son contexte historique, hors des mouvements de libération collective des femmes, le spectacle la ramène dans une perspective individualiste.Il ne permet pas au spectateur de comprendre les rapports de domination, homosexuels aussi bien qu\u2019hétérosexuels, autrement que comme des problèmes individuels nécessitant une libération individuelle ce qui nous resitue dans le courant de la contre-culture.L\u2019acte de subversion qu\u2019accomplirait toute femme en faisant l'amour avec une autre femme ne peut systématiquement deboucher sur un acte de subversion collective dans la mesure ou il refuse d\u2019analyser la nature et les causes réelles des rapports de domination, reliées à la structure familiale et a la propriété privée.(1) Par ailleurs, poser la question de la libération sexuelle comme prioritaire, c\u2019est nier les inégalités sociales des femmes.Pour les ouvrières la lutte prioritaire demeurera, tant que leur classe sociale ne sera pas au pouvoir, une lutte pour l\u2019obtention de meilleures conditions de travail et un salaire convenable pour assurer leur survie.Ignorer cet aspect de la question c\u2019est réserver la libération de la femme à la bourgeoisie et petite bourgeoisie.Il ne s\u2019agit pas de nier l\u2019importance de la double oppression des femmes et de la lutte à mener pour la libération sexuelle et pour une meilleure répartition des tâches domestiques.Mais la question de la libération des femmes doit être située dans une perspective globale de libération collective tout en tenant compte des luttes prioritaires de la majorité des femmes que l\u2019on retrouve dans les couches populaires.l'écrivain Ce long monologue de la femme écrivain termine le spectacle.Assise sur un triangle, la comédienne parle, parle, parle.Mais le texte ne nous atteint guère.Il est question de chaleur, de maternité, d\u2019écriture dans un style littéraire et abstrait qui convient davantage à la 1- Lire F.Engels: L\u2019Origine de la famille, de la propriété privée et de l\u2019Etat.27 1 NS, y gi ) © 4 A AREY LN = ha TAN RR RR INR A TEER littérature qu\u2019au théâtre.J'ai le texte en main, je vous en cite des passages: \u201cUne femme appuie savamment sur son crayon.Mais elle n\u2019écrit pas de poème d'amour.Elle dessine des ventres plats.Des vulves totales.Elle change l\u2019ordre des mots.Elle détonne par en dedans, le crayon mou.(\u2026) je ne veux rien remettre à demain.Cette nuit, je me rencontre.Je fais les comptes.Je veux faire fondre tous les fonds de teint.Où et comment suis-je en train de me déplacer?Par rapport à moi.Par rapport aux autres.Je choisis la nuit pour parler au grand jour.entre le fictif et le réel.A quelle fiction me donner quand de toute manière celle-ci me précède toujours?Je suis une proie de fiction.etc.\u201d Elle termine: \u201cCarousel.Je tourne en rond dans mon trou de femme.J'apprends, j'apprends.Je parle\u201d Pendant la représentation, j'avais l'impression de regarder un enfant jouer dans son carré de sable, chacun de ses gestes avait pour lui une importance qui 28 mé ma of sur le ge jon je dre ain aux nite dt une ns 1 gout m\u2019échappait.Je le regardais, j'entendais son murmure mais je ne me sentais nullement concernée.conclusion La représentation de la Nef des sorcières soulève les questions suivantes: \u201cQuelle fin se proposait la représentation?\u201d Cette fin vue à travers quels intérêts?Dans quelle mesure le spectacle a-t-il servi les intérêts des spectatrices?Nous avons assisté à des performances d\u2019actrices, que le public applaudissait plus ou moins chaleureusement selon l\u2019habileté de chacune à faire passer un texte, nous avons entendu des textes poétiques et littéraires plus ou moins accessibles, mais où en étions-nous acteurs, auteurs et spectateurs sur la question de la libération de la femme, après la représentation?Malgré certains passages intéressants La Nef Des Sorcières, dans l\u2019ensemble, perpétue l\u2019image de l\u2019isolement des femmes, propose l'homosexualité comme alternative à la domination sexuelle mâle et pose l\u2019homme comme ennemi principal.Cependant, lors de la première, le mot de la fin fut de remercier le directeur du Théâtre du Nouveau Monde de son aide, de sa collaboration, grâce auxquelles le spectacle fut rendu possible.Cette convention des soirs de première ne fut même pas remise en question et indique la confusion idéologique des organisatrices du spectacle.Merci, monsieur le directeur, de leur avoir permis de s'exprimer! Thérèse Arbic 29 paroles de femmes d\u2019une nef à l'autre Je ne suis, voyez-vous, ni de parole économique ou politique, ces deux champs bien sûr me déterminent, me traversent, et les luttes de classes qui s\u2019y mènent sont miennes tout à fait, jusqu\u2019à vouloir / inscrire mes paroles \u2014 corps et désirs et luttes de femmes \u2014en eux: au travers, au-dessus, en dessous, jusqu\u2019à les éclater pour qu\u2019ils me parlent, eux aussi, autrement.Je suis de paroles poétiques.Née dans le blanc, dans les marges, de l'écriture de l\u2019autre, la mienne jamais ne sera plus blancheur \u2014 absence, ou manque, ou différance \u2014 mais ROUGE: rouge des autres champs qui circulent et de mon propre champ (l\u2019oppression spécifique des femmes) et de nos propres chants (de victoires prolétariennes) et de mon propre sang.((«Le poète qui n\u2019apprend rien aux autres écrivains n\u2019apprend rien à personne» (Walter Benjamin) ni aux leaders, ni aux avant-gardes, ni à l\u2019armée de ses frères et soeurs en lutte, ni à lui (elle)-même.Le poète, c\u2019est d\u2019abord aux autres poètes qu\u2019il(elle) apprend.À cette seule condition, apprendra-t-il(elle aux autres: leaders, avant-gardes, armée de ses soeurs et frères en lutte.Mais tous ces autres me parlent et leur efficacité, comme la mienne, dépend d\u2019abord qu\u2019ils s'adressent, et apprennent, et transforment leurs mêmes: un politique qui n\u2019apprend rien aux autres politiques n\u2019apprend rien à personne; un(e) ouvrier(ère) qui n\u2019apprend rien aux autres ouvriers(ères) n\u2019apprend rien à personne.Et ainsi de suite pour nous tous(toutes) concernés(es) par les 30 lé ains aux sl cst elle fers.te.cite f, que jen au 4nd [ les apprentissages, c\u2019est-à-dire par les révolutions spécifiques.)) Ces divers-apprentissages garantis (et les preuves ne seront toujours que de l\u2019ordre de la pratique, de l\u2019efficacité d\u2019actions, des victoires remportées, des échecs compris), le plus merveilleux c\u2019est que nous pouvons nous parler d\u2019un champ à l\u2019autre, d\u2019un chant à l\u2019autre, d\u2019un SANG.Le plus merveilleux c\u2019est que le poète, initie cette transférance de champ.Qu\u2019il la détermine.Qu\u2019il l\u2019ordonne.Qu'il l\u2019éclate en tous sens et dans toutes les complexités de savoir et d\u2019action que le choc des rapports posés entre tous les modes de discours que ces champs supportent PERMET.Puisque le langage (désirs,paroles, écritures) qui fonde tout discours est le matériau même sur lequel il(elle) travaille.(Parfois d\u2019un champ à l\u2019autre, les chocs sont agression.L\u2019un ou l\u2019autre, l\u2019une ou l\u2019autre, se voit alors renvoyer dans les blancs.Interdit(tes) de paroles.Comme si parfois certains répétaient, enfonçaient le long silence qui si longtemps nous plaça (nous Femmes à travers tous modes de production; nous de mode de production esclavagiste-raciste; nous de mode de production capitaliste, ouvriers exploités, ouvrières surexploitées; nous de tous les modes de production sexistes) dans les marges de l\u2019histoire.Comme en cette Journée Internationale des femmes organisée le 6 mars par une coalition des groupes marxistes-léninistes, où des femmes tentaient de soulever les questions concernant leur oppression spécifique et que de partout, comme en échos orchestrés, raisonnaient les propos économiques et politiques sur les luttes de la classe ouvrière.Jusqu'à nier que l\u2019idéologie phallocrate / patriarcale peut affecter tout aussi profondément le bourgeois, les leaders, les avant-gardes,les ouvriers en lutte.Aussi profondément mais de façon différente.L\u2019un possède pouvoirs économiques et politiques pour les y assurer; les autres utilisant la phallocratie patriarcale comme entraves ou résistances aux changements révolutionnaires.Ces résistances étant essentiellement pour tous: possessions, contrôles, assujettissements des corps, des désirs, des puissances, des paroles de toutes les femmes.Sous des formes diverses que nous ne pouvons plus cesser de parler.Plus faciles à déceler et plus faciles à combattre politiquement, ce sont les plus visibles, les plus marquées concrètement: meurtres, viols, boucheries des avortements clandes- 31 ph 32 ¥ tins, répression médicale.Ces formes affectant davan- 4 a tage les femmes prolétaires elles sont tout de méme, ui 3 aussi, exercées par des hommes de cette classe.Moins ; 2 visibles, mais non moins essentielles à percer sont bien \u2018 B d\u2019autres formes qui se jouent dans des sexualités et des ac à institutions moins bruyantes, insidieusement, par à dé 4 coups subtils et parfois savants: Exclusion des femmes Fr d\u2019une sexualité libre de partage.Exclusion de la i 2 discursivité.) ¢ i (Ne 1 fi 3 des | J se Int tionale |; À ourneée Infernationdaie |: À ont hi: lon il du i Di 1 , i leur \u20ac Me i tent à pas i\" or M dE i Das i OUVRIERES, TRAVAILLEUSES, MENAGERES, Wi i Luttons contre les solutions bourgeoises 5 I a la crise! A tn À 5 * Ouvrières, travailleuses, ménagères, depuis 1910, ATELIERS (2h.p.m.) fr: Hi la Journée Internationale des femmes est une Il y aura des ateliers sur Les femmes dans les luttes IT occasion importante pour renforcer la lutte des ouvriéres et dans les luttes du peuple, des ateliers qui i ouvrières et des femmes du peuple contre le sur Les femmes dans les pays socialistes et dans le \\ 4 À pouvoir bourgeois et la répression dans le monde.Tiers-Monde.i ] tion 0 Ouvriers, travailleurs, cette journée c'est aussi Dans ces ateliers on présentera entre autres, les Hi pour nous une occasion de renforcer la lutte films Shanghai au jour le jour, Le Sel de la Terre, un lit I commune des hommes et des femmes du peuple et vidéo sur les femmes de Thetford.[HA de la classe ouvrière contre les solutions fom 4 bourgeoises à la crise du capitalisme et d'appuyer SOIREE CULTURELLE (8h.p.m.) Hi les revendications particuliéres des femmes.i ; Dre HH Luttons contre les solutions bourgeoises à la crise.Au cours de cette soirée, on entendra les chants du He Luttons pour le socialisme, seule voie de libération groupe Chante Camarade!, des discours de parc des femmes, femmes en luite, on verra un pièce du Théâtre d'la v Soyons nombreux a la féte du 6 mars! Shop.* Garderie Gratuite 350 est Boucher Cette soirée se terminera par une partie récréative : | (1 rue au nord de Laurier Danse, Biere.d i coin St-Denis) Pour renseignements supplémentaires: Duis *Samedi le 6 mars 1976 *Entrée gratuite i ; Bs *LIEV: Ecole Emile Nelligan 4750 Henri Julien des (COIN VILLENEUVE) (SORTIE MÉTRO LAURIER) fem ~~ Ike (Mais pourquoi alors, en cette journée dédiée à la lutte des femmes, pourquoi ces silences sur la lutte spécifique des femmes?Pourquoi ce silence encore sur le long silence des femmes?pourquoi ce silence imposé à celle(s) isolée(s) qui tentèrent d\u2019y sortir des marges et d'éclater, en ce jour dédié aux débats, chaque lutte (chaque pratique, chaque théorie) par l\u2019autre?D\u2019éclater, par la circulation des paroles solidaires, l\u2019étanchéité de ces champs, jusqu\u2019à relier dans chaque théorie, chaque pratique, tous les rapports économiques, politiques, idéologiques de la lutte des femmes et de la lutte des classes.Mais pour relier, encore faut-il connaître la spécificité de chacune des contradictions inhérentes à ces luttes.Et jusqu\u2019ici les femmes, dans leurs luttes, ont très peu parlé les leurs.Peut-être faudra-t-il attendre longtemps encore pour que d\u2019un champ à l\u2019autre, d\u2019un chant à l\u2019autre, nous nous parlions concrètement?D\u2019un sang à l\u2019autre)?Je ne suis, voyez-vous, ni de parole économique, ou politique, ni de parole d'homme, mais traversée par leurs idéologies, par leurs luttes; mais plus profondément encore, d\u2019autres paroles, d\u2019autres luttes m\u2019habitent: «Cette fois, la poche s\u2019est rompue, la tête est passée, la femme rouge a crié.Il faut maintenant qu\u2019elle apprenne à se dire, à se signifier» (Claire Lejeune, «L'Ecriture et l\u2019Irréférence» (1).Tous les silences ne sont pas mortels.La levée de certains apporte aux paroles qui suivent des sens insoupçonnés jusque là dans ce qui précédait.Paroles de l'IRREFERENCE.De ce qui ne se réfère plus à rien de connu (défini, décrit, conceptualisé) dans les discours de l\u2019autre.Paroles qui des deux côtés effraient.De celui qui profère à celui qui reçoit.Mais ce qui résiste pour l\u2019homme dans de multiples manifestations de violence \u2014 y compris chez celui qui s\u2019allie aux luttes des classes opprimées \u2014 insiste aussi pour la femme \u2014 y compris chez elle qui relie à ces luttes ses paroles nouvelles.Pour lui violence aux corps et aux paroles.Pour elle peur ce corps et de paroles.((«
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