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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2016-08-15, Collections de BAnQ.

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[" Chauffeurs de taxi : en quête d\u2019une vie meilleure Page B 3 LE MONDE Arts visuels Faire sortir les dieux du stade de Rio Page B 8 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E L U N D I 1 5 A O Û T 2 0 1 6 A M I N U A B U B A K A R à Kano S T E P H A N I E F I N D L A Y à Lagos B oko Haram a diffusé dimanche une vidéo de jeunes filles présentées comme des lycéennes enlevées par le groupe djihadiste nigé- rian en avril 2014 à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, et réclamé la libération de ses combattants emprisonnés.Le 14 avril 2014, le kidnapping sans précé- dent par Boko Haram de 276 adolescentes dans le lycée public pour filles de Chibok avait provoqué une vague d\u2019indignation au Nigeria et dans le monde entier.Cinquante-sept d\u2019entre elles avaient réussi à s\u2019échapper dans les heures suivant leur enlèvement par le groupe, dont le nom « Boko Ha- ram» signifie « l\u2019éducation occidentale est un péché» en langue haoussa et qui a pour objectif la création d\u2019un État islamique indépendant.Dans cette nouvelle vidéo de 11 minutes postée sur YouTube, un homme au visage masqué par un foulard et un turban lance : « ils devraient savoir que leurs enfants se trouvent encore entre nos mains».En tenue militaire, une arme automatique barrant sa poitrine, il se tient debout au milieu d\u2019un groupe de plusieurs dizaines de jeunes filles.Toutes portent des voiles et des abaya (longue robe ample et flottante).Certaines sont assises par terre et d\u2019autres debout à l\u2019arrière-plan.Mariées ou tuées «Une quarantaine de ces filles ont été mariées conformément à la volonté d\u2019Allah », ajoute-t-il.«D\u2019autres ont été tuées dans des bombardements aériens», poursuit-il.Sur cette vidéo, une jeune fille s\u2019exprimant dans le dialecte local de Chibok, la voix entrecoupée de sanglots, décrit un bombardement aérien de l\u2019armée nigériane.À l\u2019arrière-plan, des filles s\u2019essuient les yeux pendant son récit, l\u2019une d\u2019elles tenant un bébé dans ses bras.L\u2019homme de la vidéo poursuit en exhortant le gouvernement nigérian à libérer des combattants de Boko Haram.« Ils devraient immédiatement libérer nos frères qui sont en détention», ré- clame-t-il.Il menace ensuite, avertissant que si ces prisonniers ne sont pas libérés, le gouvernement ne pourra jamais secourir les jeunes filles de Chibok.L\u2019insurrection sanglante de Boko Haram a fait plus de 20 000 morts au Nigeria depuis 2009.Le groupe a enlevé plusieurs milliers de femmes, d\u2019enfants et de jeunes hommes, enrôlés de force.La diffusion de cette vidéo intervient après celle le 4 août de l\u2019insaisissable leader de Boko Haram Abubakar Shekau, qui avait refait surface au lendemain de l\u2019annonce de son remplacement par l\u2019organisation État islamique par Abou Mosab Al Barnaoui, désigné comme « Wali » (chef).Shekau y niait catégoriquement avoir été remplacé, révélant d\u2019importantes divisions au sein du groupe.NIGERIA Boko Haram diffuse une autre vidéo d\u2019adolescentes de Chibok STRINGER AGENCE FRANCE-PRESSE Obby Ezekwesili, de « Bring Back our Girls », tentait de consoler dimanche Esther Yakubu, la mère d\u2019une des filles vues dans la vidéo de Boko Haram.S anaa \u2014 Dix écoliers ont été tués dans une zone rebelle du Yémen par des frappes de la coalition militaire dirigée par l\u2019Arabie saoudite, qui est régulièrement accusée de commettre des «bavures» contre des civils dans le pays en guerre.Le Fonds des Nations unies pour l\u2019enfance (UNICEF) a exhorté dimanche les belligérants à épargner les civils au Yémen, où les violences ont repris de plus belle en début de semaine après l\u2019échec des négociations de paix entre pouvoir et rebelles.«Nous avons vu 10 enfants morts et 28 blessés, tous âgés de moins de quinze ans et victimes de frappes aériennes sur une école coranique à Hay- dan» (nord), a indiqué à l\u2019AFP une porte-parole de l\u2019ONG humanitaire Médecins sans frontières (MSF), Malak Shaher, en précisant que le bombardement avait eu lieu samedi.Les victimes sont âgées de six à 14 ans, a précisé l\u2019UNICEF.Des images et des vidéos montrant des enfants morts enveloppés dans des couvertures YÉMEN L\u2019UNICEF appelle à épargner les civils après la mort de 10 écoliers L A Y A L A B O U R A H A L à Beyrouth K A R A M A L M A S R I à Alep L e régime syrien et son allié russe ont intensifié leurs frappes sur les zones tenues par les insurgés dans le nord du pays, tuant près de 70 civils en 24 heures, notamment à Alep.Sur le front de la lutte contre les djihadistes du groupe État islamique, les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis, ont annoncé la bataille d\u2019Al-Bab après avoir repris aux djihadistes leur fief stratégique de Minbej, dans le nord du pays.Enjeu majeur de la guerre qui ravage la Syrie depuis plus de cinq ans, la ville d\u2019Alep est divisée en quartiers rebelles à l\u2019est et quartiers prorégime à l\u2019ouest.Les insurgés se sont emparés le 6 août du quartier gouvernemental de Ramoussa (sud- ouest d\u2019Alep) qui leur a permis de briser le siège imposé aux secteurs rebelles de la ville.Les deux camps renforcent leurs effectifs et se préparent pour la bataille qui leur permettrait de s\u2019emparer de la totalité de cette deuxième ville du pays.Les combats se concentrent au sud et au sud- est d\u2019Alep, mais dimanche les rebelles ont annoncé une nouvelle attaque contre le quartier gouvernemental de Zahra, à la périphérie ouest de la métropole.Attentat L\u2019Observatoire syrien des droits de la personne (OSDH) et des militants antirégime ont fait état dans l\u2019après-midi d\u2019un attentat à la voiture piégée dans ce même quartier, sans donner de bilan.L\u2019armée régulière, appuyée par des combattants iraniens, irakiens et du Hezbollah libanais, fait face à l\u2019Armée de la conquête, une alliance entre les rebelles et les djihadistes du Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra qui a renoncé à son rattachement avec al-Qaïda).L\u2019armée de l\u2019air syrienne et l\u2019allié russe ont visé ces dernières 24 heures des secteurs rebelles à Alep et dans la province voisine d\u2019Idleb aux mains de l\u2019Armée de la conquête depuis 2015, a indiqué dimanche l\u2019OSDH, soulignant que « la province d\u2019Idleb est le réservoir humain des combattants de l\u2019Armée de la conquête».Au moins 45 civils ont péri en zone rebelle à Alep et dans sa province, alors que 22 ont été SYRIE 70 civils tués en 24 heures dans le nord rebelle H É C T O R V E L A S C O à La Havane P our son 90e anniversaire, samedi, Fidel Castro est réapparu en public pour la première fois en quatre mois après avoir critiqué par écrit les États-Unis, l\u2019ancien ennemi de la guerre froide avec lequel Cuba est en plein rapprochement.Dans un article intitulé «L\u2019anniversaire» publié vendredi soir dans la presse d\u2019État, le père de la révolution cubaine, retiré du pouvoir depuis 2006 pour raisons de santé et au profit de son frère Raúl, a rappelé les tentatives répétées de Washington pour l\u2019assassiner quand il dirigeait Cuba.« J\u2019ai presque ri face aux plans machiavéliques des présidents américains», a assuré celui qui, d\u2019après les services de renseignement cubains, a été la cible de 634 complots entre 1958, un an avant son arrivée au pouvoir, et 2000.Il a aussi reproché à Barack Obama d\u2019avoir manqué de « hauteur de vue » au cours de sa visite historique en mai à Hiroshima.«Le discours du président américain au Japon était dépourvu d\u2019excuses pour le massacre de centaines de milliers de personnes à Hiroshima, même s\u2019ils [les États-Unis] connaissaient les ef fets de la bombe », a déclaré Fidel Castro, dont l\u2019anniversaire ne donne généralement lieu à aucune cérémonie officielle.Parallèlement, le «Comandante» a rendu un hommage appuyé aux « grandes puissances » que sont la Chine et la Russie, dont le président, Vladimir Poutine, a souhaité «bonne santé, longévité, vitalité et prospérité» à son «cher ami» cubain.Samedi après-midi, Fidel Castro est apparu en public, pour la première fois depuis avril, au côté de son frère Raúl et du président vé- nézuélien Nicolas Maduro, son principal allié en Amérique latine.Vêtu d\u2019une veste de survêtement blanc et d\u2019un pantalon sombre, Fidel Castro a été vu en train de discuter avec M.Maduro lors d\u2019un gala organisé par une compagnie de théâtre pour enfants dans la salle de spectacles Karl Marx à La Havane, selon des images diffusées en direct par la télévision locale.«La rébellion» Depuis des semaines à Cuba, une multitude d\u2019af fiches à son image rendent hommage à l\u2019un des hommes les plus influents et les plus controversés du XXe siècle : à 90 ans, Fidel Castro reste plus présent que jamais sur l\u2019île.À Cuba, « Fidel c\u2019est tout, c\u2019est le sport, la culture\u2026 c\u2019est la rébellion.Le Cubain est rebelle à cause de Fidel », s\u2019enflamme Manuel Bravo, vitrier de 48 ans, face à l\u2019un des nombreux bâtiments de La Havane sur lequel on peut lire le slogan : « Fidel, 90 ans et bien plus».Fidel, c\u2019est l\u2019homme qui a instauré un régime socialiste à parti unique, fortement critiqué sur la scène internationale pour les nombreuses violations des droits de l\u2019homme.Mais c\u2019est aussi celui qui a apporté santé et éducation gratuites à des millions de Cubains, en grande majorité pauvres.Elle est loin, l\u2019image de l\u2019impétueux guérillero entré triomphalement à La Havane en 1959 : au- jourd\u2019hui, c\u2019est un vieil homme à la barbe blanchie, diminué par une sévère crise intestinale il y a quelques années, qui vit retiré FIDEL CASTRO Des critiques et une apparition publique pour ses 90 ans PRENSA MIRAFLORE AGENCE FRANCE-PRESSE Samedi, Fidel Castro a assisté à un gala organisé par une compagnie de théâtre pour enfants, accompagné du président vénézuélien Maduro.VOIR PAGE B 2 : BOKO HARAM VOIR PAGE B 2 : SYRIE VOIR PAGE B 2 : YÉMEN VOIR PAGE B 2 : CUBA L E D E V O I R , L E L U N D I 1 5 A O Û T 2 0 1 6 LE MONDE B 2 M A H M U D T U R K I A H A M Z A T U R K I A à Syrte L es forces du gouvernement libyen d\u2019union nationale (GNA) ont gagné du terrain dimanche à Syrte face aux djihadistes du groupe État islamique (EI) retranchés dans les derniers quar tiers qu\u2019ils contrôlent en bord de mer.Ville natale de l\u2019ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Syrte était tombée aux mains du groupe EI en juin 2015, la communauté internationale s\u2019inquiétant de voir une base de l\u2019organisation extrémiste à quelque 300 kilomètres des côtes européennes.Les forces du GNA basé à Tripoli ont lancé le 12 mai une of fensive pour reprendre ce principal fief du groupe EI situé dans le centre nord de la Libye.Elles y ont pénétré le 9 juin mais ont stagné pendant des semaines à cause des contre-attaques djihadistes.Aidées par des bombardements aériens des États-Unis depuis le 1er août, elles ont enregistré d\u2019importants succès ces derniers jours en chassant les djihadistes de leur QG, au centre-ville, de l\u2019université puis du bâtiment de la radio.Dimanche, les combattants du GNA ont pris le contrôle des immeubles dits des «1 000 unités de logement », a annoncé le centre de presse des forces loyalistes.Cette zone regroupe des immeubles construits avant la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi pour pallier la crise du logement.Elle se trouve surtout en bordure du quartier dit «numéro deux» où les djihadistes se sont repliés, mais vers lequel « les forces du GNA progressent».Reprise du QG La reprise du QG des djiha- distes situé dans le centre Ouagadougou, un imposant bâtiment érigé par Kadhafi pour accueillir sommets et conférences, a dynamisé les forces loyalistes.«Les rangs de l\u2019ennemi se sont dispersés alors nous avons profité pour avancer jusqu\u2019au centre de conférence Ouagadougou et jusqu\u2019au bâtiment de la Banque nationale du Commerce » à proximité, a raconté à l\u2019AFP Mus- tafa al-Faqih, un des commandants des forces progouverne- mentales.« Avec la volonté de Dieu, nous avancerons vers le reste des secteurs où se trouvent encore l\u2019ennemi», a-t-il ajouté.Aujourd\u2019hui, l\u2019intérieur du complexe est ravagé par les destructions \u2014 impacts de balles, plafonds crevés et vitres brisées.Les forces progouverne- mentales s\u2019af fairent à effacer des slogans à la gloire du groupe EI inscrits sur les murs du centre de conférences et de l\u2019université.Devant l\u2019ex-QG djihadiste, un groupe de soldats loyalistes, faisant le « V » de la victoire, montre aux caméras un panneau sur lequel les djiha- distes avaient écrit : « Nous combattons en Libye mais avons le regard rivé sur Rome», en référence à l\u2019Europe et à la capitale du catholicisme.Samedi, les forces du GNA formées principalement d\u2019ex- rebelles ayant refusé de déposer les armes après la révolte de 2011, ont repris le bâtiment de la radio aux djihadistes, une conquête « impor tante », selon elles.C\u2019est par cette radio que les djihadistes dif fusaient des cours de religion ainsi que des communiqués et des annonces.Plus de 300 combattants progouvernementaux ont péri et plus de 1800 ont été blessés depuis le début de l\u2019offensive pour reprendre Syr te, selon un bilan officiel.Aucun bilan sur le nombre de djihadistes tués n\u2019a été fourni.La Libye, pays aux vastes réserves de pétrole, a été plongée dans le chaos après la chute de Mouammar Kadhafi, des milices rivales se livrant des guerres de pouvoir sans merci.Depuis le 30 mars, un gouvernement d\u2019union soutenu par l\u2019ONU s\u2019est installé à Tripoli.Son autorité est toutefois contestée par des autorités parallèles basées dans l\u2019Est.Agence France-Presse Le groupe EI repoussé dans ses derniers retranchements à Syrte, en Libye MAHMUD TURKIA AGENCE FRANCE-PRESSE Dimanche, les combattants du GNA ont repris le contrôle de plusieurs zones de Syrte.M anille \u2014 Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Manille contre le projet du président Rodrigo Duterte d\u2019enterrer au Cimetière des Héros l\u2019ancien dictateur Ferdinand Marcos.Le transfert de la dépouille de Marcos d\u2019une crypte au domicile familial dans la province d\u2019Ilocos Norte (nord) vers le cimetière situé à Manille est prévu en septembre.« Nous serions la risée de la planète entière», a estimé la sé- natrice Risa Hontiveros, une des quatre parlementaires présentes lors de la manifestation, qui a rassemblé 2 000 personnes sous une pluie battante.Elle a qualifié Marcos d\u2019« ennemi impénitent de nos héros».Élu président en 1965, Marcos (1917-1989) a décrété la loi martiale en 1972.Renversé en 1986, il avait fui avec sa famille aux États-Unis, où il est mort.L\u2019ancien dictateur est accusé d\u2019avoir orchestré des abus des droits de la personne à échelle massive et d\u2019avoir détourné 10 milliards de dollars des caisses de l\u2019État.La famille Marcos a pu rentrer au pays après le décès du patriarche, en ramenant son corps embaumé.Les Marcos ont signé depuis un remarquable come-back politique.La veuve Imelda a ainsi été réélue en mai pour un troisième mandat à la chambre des représentants et sa fille Imee reconduite comme gouver- neure.Son fils Ferdinand Marcos fils a en revanche échoué de peu à obtenir la vice-présidence des Philippines.La famille mène de longue date une campagne pour que Marcos soit enterré en héros, ce que les précédents présidents ont refusé.L\u2019organisat ion T ranspa- r ency Inter nat iona l ava i t classé en 2004 Marcos comme le deuxième dirigeant le plus corrompu de tous les temps.Une petite manifestation a également eu lieu près du domicile à Davao (sud) du président Duterte.Agence France-Presse PHILIPPINES Manifestation contre l\u2019enterrement de Marcos en héros Depuis son allégeance à l\u2019organisation État islamique en mars 2015, Boko Haram se fait appeler Jama\u2019at Ahl al-Sunnah Lil Dawa Wal Jihad (la Province ouest africaine de l\u2019Organisation de l\u2019État Islamique, ISWAP).Mais dimanche, le groupe utilise le nom de Boko Haram au lieu d\u2019ISWAP comme lors de précédentes vidéos, ce qui laisse penser que la faction de Shekau serait derrière cette vidéo.Selon des exper ts, la violence extrême perpétrée par Boko Haram ces deux dernières années \u2014 qui a tué des milliers de personnes dans des mosquées, des marchés et perpétré des kidnappings de femmes et d\u2019enfants \u2014, a rapidement été désapprouvée par des membres du groupe EI, créant des tensions et laissant entendre que Shekau ne faisait pas l\u2019unanimité.Boko Haram a subi de nombreux revers militaires depuis l\u2019arrivée au pouvoir du président nigérian Muhammadu Buhari en mai 2015 et sa force de frappe est beaucoup moins importante qu\u2019il y a deux ans.Au cours de l\u2019année 2015, l\u2019armée a annoncé avoir libéré des centaines de personnes, en majorité des femmes et des enfants, kidnappées par Boko Haram, mais les lycéennes de Chibok ne figuraient pas parmi elles.En mai, Amina Ali, l\u2019une des lycéennes de Chibok, avait été découver te lors d\u2019une patrouille de miliciens d\u2019autodéfense et de l\u2019armée dans la forêt de Sambisa, connue pour être le bastion de Boko Haram et ce retour avait représenté une lueur d\u2019espoir dans le calvaire de ces captives.Dimanche, l\u2019un des porte-parole du mouvement « Bring Back Our Girls » (BBOG) qui milite pour la libération de ces lycéennes, Abubakar Abdul- lahi, a affirmé à l\u2019AFP que l\u2019une des filles avait pu être identifiée.«L\u2019un de nos membres a reconnu une fille.Nous sommes toujours en train de confirmer l\u2019identité de plusieurs autres», a ajouté M.Abdullahi, interrogé dans la capitale Abuja et qui s\u2019est dit «dévasté » après le vi- sionnage de cette vidéo.Ce responsable a critiqué son gouvernement pour avoir échoué à libérer les jeunes captives.« C\u2019est incroyable qu\u2019après 853 jours, nous n\u2019ayons pas été capables de faire des progrès dans cette affaire», a-t-il déploré.Agence France-Presse ont été diffusées sur Facebook par un por te-parole des rebelles chiites Houthis, Mohammed Abdelsalam, qui a dénoncé «un crime haineux».L\u2019agence de presse officielle saoudienne SPA a rappor té que les avions de la coalition avaient frappé «un centre d\u2019entraînement des rebelles » Hou- this dans le nord du pays.Guerre meurtrière Originaires du nord du Yémen, les Houthis se sont soulevés contre le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi en 2014.Alliés à l\u2019ex-chef de l\u2019État Ali Abdallah Saleh, poussé au départ en 2012 après une révolte populaire, ils ont conquis de vastes portions de territoire, dont la capitale Sanaa.En mars 2015, l\u2019Arabie saoudite sunnite voisine, qui accuse les Houthis de liens avec le rival iranien chiite, a pris la tête d\u2019une coalition militaire arabe pour freiner la progression des rebelles en menant notamment des bombardements aériens.Depuis, cette guerre a fait plus de 6 400 morts et 30 000 blessés, dont de nombreux civils, et plongé ce pays très pauvre dans une grave crise humanitaire.Plus de la moitié de la population a un « besoin urgent de nourriture », selon des agences onusiennes.Des pourparlers de paix organisés au Koweït ont été suspendus par l\u2019ONU le 6 août après trois mois et demi de discussions infructueuses.Les violences ont quelques jours plus tard.Mardi, la coalition arabe a mené pour la première fois en trois mois des raids aériens intensifs sur la capitale Sanaa qui ont entraîné la fermeture de l\u2019aéroport.Rebelles et habitants ont affirmé qu\u2019une fabrique alimentaire de chips avait été touchée, faisant 14 morts.« En raison de l\u2019intensification des violences au Yémen, le nombre d\u2019enfants tués ou blessés dans des bombardements aériens ou par l\u2019explosion de mines a augmenté de manière significative», a déploré l\u2019UNICEF.Violations du droit humanitaire L\u2019UNICEF a appelé toutes les parties «à respecter le droit international en ne visant que les combattants ».L\u2019ONU a accusé à plusieurs reprises les parties en conflit de commettre des exactions contre les civils.Le 5 août, un rappor t destiné au Conseil de sécurité déplorait ainsi des «violations du droit humanitaire » commises par la coalition militaire arabe et le gouvernement, ainsi que par les Houthis et leurs alliés.En juin, la coalition arabe avait été inscrite par l\u2019ONU sur une liste noire des gouvernements et entités ne respectant pas les droits des enfants à la suite d\u2019un rapport concluant qu\u2019elle était responsable de la mort de 60 % des 785 enfants tués au Yémen l\u2019an dernier.Très irritée, Riyad, qui dément ces accusations, avait forcé le secrétaire général de l\u2019ONU Ban Ki-moon à revenir sur cette décision en menaçant, selon des diplomates, de réduire les financements saoudiens aux agences de l\u2019ONU.Le royaume a finalement informé M.Ban qu\u2019il acceptait de par tager avec l\u2019ONU les conclusions de ses enquêtes sur d\u2019éventuelles victimes civiles dans les frappes.La coa l i t i on a admis l e 4 août être responsable de « manquements » au droit humanitaire dans deux bombardements en 2015 : l\u2019un contre un complexe résidentiel dans la ville por tuaire de Mokha (65 civils tués selon Human Rights Watch) et l\u2019autre contre un hôpital géré par MSF dans le nord.La coalition accusait des Houthis de s\u2019y cacher.Agence France-Presse dans sa maison de La Havane, où il ne reçoit que de rares visites de personnalités.Lors de sa précédente apparition publique, le 19 avril à la clôture du Congrès du parti communiste cubain, il avait admis, la voix tremblante: «Bientôt j\u2019en aurai fini comme tous les autres.Notre tour viendra à tous».Pas de quoi émouvoir ses plus fer vents opposants, qui n\u2019ont pas oublié les années de répression.« Il restera comme un dictateur », tranche Marta Beatriz Roque, dissidente de 71 ans interrogée par l\u2019AFP.Et, même éloigné du pouvoir, Fidel Castro continue d\u2019exercer « une influence indirecte à travers certaines figures du régime, qui sont mal à l\u2019aise avec les réformes de Raúl », explique à l\u2019AFP Kevin Casas-Za- mora, professeur de sciences politiques à Oxford.Sa seule présence physique sert de « rempart contre les réformes économiques et politiques les plus agressives », es- time-t-il.Mais Fidel n\u2019a pas pu empêcher l\u2019un des changements les plus radicaux sur venus sur l\u2019île : le rapprochement diplomatique historique entamé en 2015 avec les États-Unis.Publiquement, l\u2019ex-dirigeant ne s\u2019est pas opposé à cette réconciliation, mais il est resté ferme dans ses positions : « Nous n\u2019avons pas besoin que l\u2019empire nous fasse cadeau de quoi que ce soit », écrivait-il en mars, une semaine après la visite de Barack Obama.Une attitude qui continue de susciter une certaine admiration dans la région : « Pour la majorité des Latino-Américains, Fidel Castro représente la résistance héroïque à l\u2019hégémonie américaine», note Peter Hakim, du groupe de réflexion Inter-American Dialogue à Washington.Agence France-Presse tués dans la ville et la province d\u2019Idleb dans ces bombardements qui se poursui- v a i e n t d i m a n c h e s e l o n l\u2019OSDH.En outre, neuf civils ont péri dans l\u2019ouest d\u2019Alep par des tirs rebelles.«Les forces du régime et leurs alliés sont actuellement sous pression à Alep après leur grande défaite face à l\u2019Armée de la conquête au sud-ouest de la ville », a indiqué à l\u2019AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l\u2019OSDH.Dimanche soir, les insurgés ont mené une violente attaque contre le secteur de la cimenterie de Cheikh Saïd, adjacent à Ramoussa.Autrefois la plus importante de Syrie, cette cimenterie située au sud-est de Ramoussa est devenue une caserne militaire du régime.« Ils veulent en chasser le régime pour renforcer leurs positions et sécuriser la voie de ravitaillement qu\u2019ils avaient ouvert », selon M.Rahmane.Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit en Syrie s\u2019est complexifié avec l\u2019intervention étrangère et la montée en puissance de djihadistes.La guerre a fait plus de 290 000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes.Dans ce pays morcelé, le groupe État islamique (EI) occupe également de vastes territoires, même s\u2019il a encore perdu du terrain avec la récente chute de leur fief stratégique de Minbej.Les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) y ont chassé vendredi les derniers djihadistes avec le soutien de la coalition internationale an- tidjihadistes dirigée par les États-Unis.Dimanche soir, les FDS ont annoncé « la c r éa t i on du Conseil militaire d\u2019Al-Bab [\u2026] pour libérer ses habitants des mercenaires de Daech (EI), à l\u2019instar du Conseil militaire qui a libéré Minbej ».La ville d\u2019Al- Bab se situe à une cinquantaine de km au sud-ouest de Minbej.La Russie, qui elle aussi combat le groupe EI, a mené dimanche des raids aériens sur la ville de Deir Ezzor (est), détruisant six dépôts d\u2019armes, deux centres de commandement et des véhicules du groupe EI, selon le ministère de la Défense à Moscou, qui a fait état d\u2019un nombre indéterminé de djihadistes tués.Sur le plan humanitaire, une fillette de 10 ans blessée par un sniper à Madaya, ville rebelle assiégée par le régime au sud- ouest de Damas, a été évacuée dimanche vers un hôpital de la capitale après un appel lancé par sa tante depuis Londres.Agence France-Presse SUITE DE LA PAGE B 1 YÉMEN SUITE DE LA PAGE B 1 SYRIE SUITE DE LA PAGE B 1 CUBA SUITE DE LA PAGE B 1 BOKO HARAM L E D E V O I R , L E L U N D I 1 5 A O Û T 2 0 1 6 SUR LA ROUTE B 3 Chauffeurs de taxi : en quête d\u2019une vie meilleure Longue facture La réglementation de l\u2019industrie du taxi, telle qu\u2019on la connaît aujourd\u2019hui, est particulièrement contraignante.Plus qu\u2019une simple taxe perçue à chaque course, les propriétaires et chauffeurs de taxi doivent se plier à toute une série d\u2019exigences, souvent accompagnées de frais fixes.Le permis qui permet à une voiture de rouler comme taxi coûte, à lui seul, en 150 000 et 200 000 $.Les chauffeurs doivent également obtenir un permis de taxi (environ 117 $), renouvelable tous les deux ans.À cela s\u2019ajoute un permis de conduire de classe 4C délivré par la SAAQ (27,25 $ de plus que les permis de conduire ordinaire, renouvelable chaque année), les assurances permettant de transporter des passagers (prix variable), les plaques commerciales (entre 830 $ et 930 $ par année selon le territoire couvert), l\u2019adhésion au service des intermédiaires (prix variable), etc.En plus des nombreux frais d\u2019exploitation, les chauffeurs doivent également suivre une formation \u2014 qu\u2019ils doivent payer \u2014 avant de pouvoir commencer à circuler dans les rues de la ville.Le premier cours dure environ 150 heures, mais doit être suivi tous les deux ans par une mise à jour d\u2019une douzaine d\u2019heures de formation continue.4678 Nombre de voitures ayant le permis nécessaire pour rouler comme taxi à Montréal.Source : Bureau du taxi de Montréal Entre 10 000 et 11 000 Nombre de chauffeurs de taxi ayant les permis nécessaires pour travailler à Montréal.Ce nombre varie d\u2019une année à l\u2019autre.Source : Bureau du taxi de Montréal F L O R E N C E S A R A G .F E R R A R I S Max-Louis Rosalbert voulait être architecte.Arrivé à Montréal à l\u2019âge de 24 ans, il a commencé à faire du taxi alors qu\u2019il étudiait le dessin au Cégep du Vieux-Montréal.Incapable de trouver un emploi malgré ses diplômes, l\u2019Haïtien d\u2019origine n\u2019a finalement jamais cessé de travailler derrière un volant.Plutôt que de réinventer la ville, il l\u2019a donc arpentée, jour et nuit, été comme hiver, de long en large.« Je fais ça depuis presque 40 ans maintenant, laisse-t-il tomber.Je n\u2019ai pas de regret, mais à l\u2019aube de ma vie, ce n\u2019était pas ce que je voulais faire.Je ne suis pas cer tain que j\u2019ai vraiment déjà voulu faire ça.» Les années d\u2019expérience accumulée ne lui ont toutefois pas garanti un meilleur revenu ou des conditions de travail plus facile.Plusieurs décennies après ses premières courses, à l\u2019image de beaucoup d\u2019autres chauffeurs, celui qui est aujourd\u2019hui à la tête du Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal peine à joindre les deux bouts.« Vous imaginez, ça fait une heure qu\u2019on se parle au téléphone et je n\u2019ai pas reçu un appel, lance le vieil homme, découragé.J\u2019ai commencé à midi, il est presque 17 h\u2026 En cinq heures, j\u2019ai à peine fait 30 $.Ma voiture \u2014 avec tous les frais qui viennent avec \u2014 me coûte 60 $ par jour, je suis encore loin du compte.» De crise en crise Les déboires du taxi ne datent toutefois pas d\u2019hier ni d\u2019Uber, bien que l\u2019arrivée du géant californien ait exacerbé cer taines tensions déjà bien présentes au sein de l\u2019industrie.«Le taxi a toujours été un milieu dif ficile, lance sans hésitation Mike Siroki, propriétaire de MS Taxi, une petite compagnie basée rue Sainte-Catherine dans l\u2019est de la ville.Demandez à ma femme, pour voir!» Rencontré dans son garage où il passe près de 60 heures par semaine, le Tchécoslovaque dépeint avec sérieux les importantes mutations qui secouent l \u2019 industr ie depuis quelques années.« Parlez-en avec n\u2019importe quel chauf feur, le taxi n\u2019a jamais été un métier facile, explique-t-il.C\u2019est un job intéressant qui permet de rencontrer beaucoup de monde.Les gars sont libres de leur temps, ils sont indépendants.Mais ce n\u2019est pas facile, loin de là.» Et si l\u2019arrivée d\u2019Uber a cer tes changé la donne, les aléas de l\u2019économie, les soucis de la classe moyenne et le coût de l\u2019essence, ne sont que quelques- uns des facteurs avec lesquels doivent composer les chauffeurs et sur lesquels ils n\u2019ont que peu de contrôle.Même un hiver plus clément ou l\u2019implantation d\u2019un nouveau service de transpor t collectif peuvent avoir un ef fet désastreux sur leurs revenus.Question de quotas Le vrai problème du taxi, croit Max-Louis Rosalber t, c\u2019est qu\u2019il y a trop de chauffeurs.«Les quotas sont trop élevés, la demande ne suit pas, le cadre trop contraignant », lance-t-il.Et bien que la Ville de Montréal ait mis sur pied un programme de rachat des permis dans les années 1980, cela n\u2019a pas été suffisant pour créer un réel équilibre entre l\u2019offre et la demande.Encore aujourd\u2019hui, on compte environ un taxi pour moins de 400 habitants, soit presque deux fois plus qu\u2019à Toronto.Le problème est que trop de chauffeurs ne peuvent se permettre de quitter l\u2019industrie.« Nous sommes nombreux à avoir opté pour ce métier par nécessité, précise le président du Regroupement des propriétaires.Nombreux aussi à n\u2019avoir jamais pu trouver autre chose.» À Montréal, ajoute-t-il, « il y a toute une peuplade de chauffeurs qui n\u2019ont pas choisi le taxi comme métier.J\u2019en connais beaucoup qui auraient fait autre chose, vous savez.» Selon lui, ce sont les circonstances qui, dans de trop nombreux cas, ont poussé ces hommes \u2014 et ces quelques femmes \u2014 vers le taxi.« Ce sont des gens qui avaient d\u2019autres cordes à leur arc, mais la vie a fait en sorte qu\u2019ils n\u2019ont pas eu le choix.Aujourd\u2019hui, des années plus tard après leurs débuts, alors que c\u2019était souvent \u201cen attendant\u201d, ils sont prisonniers du taxi.» Bien connue, l\u2019image du chauf feur de taxi surqualifié pour l\u2019emploi est devenue, avec le temps, un triste cliché que traînent comme un fardeau ceux qui déambulent dans les rues à bord de leur voiture.Mourir de fatigue Entre les factures qui s\u2019accumulent et la pression des mutations technologiques, il est devenu particulièrement dif ficile pour les chauf feurs de suivre le r ythme.« Je ne compte plus les amis que j\u2019ai perdus derrière le volant » , lâche Max-Louis Rosalber t.La voix brisée, le vieil homme raconte cet ami épuisé, retrouvé mort en tête de ligne, attendant que le prochain client monte à bord de son véhicule.Ou encore, cet autre, si stressé, qu\u2019il en a fait une crise cardiaque.« Le taxi est dur pour les ner fs, avance le chauffeur de l o n g u e d a t e , e n l a i s s a n t échapper un soupir.La nouvelle loi nous permettra sans doute de passer à travers la crise Uber, mais est-ce que ça va améliorer nos conditions de vie ?Je ne sais pas.Je ne sais plus.» Le Devoir Endettés, surqualifiés et stressés, les chauffeurs de taxi mont- réalais peinent à garder la tête hors de l\u2019eau.Et l\u2019entrée en vigueur imminente de la Loi sur les services de transports par taxi, adoptée en juin dans le but avoué d\u2019encadré l\u2019insaisissable Uber, ne réglera qu\u2019une petite partie des problèmes de l\u2019industrie.Zoom sur le facteur humain.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Mouloud fait partie des milliers de chauffeurs de taxi qui circulent dans les rues de Montréal.Modèle Téo La vision de l\u2019industrie du taxi qu\u2019a Alexandre Taillefer, l\u2019homme d\u2019affaires qui se cache derrière Taxelco, en fait rêver plus d\u2019un.Salaire garanti de 15 $ de l\u2019heure, horaire décent, avantages sociaux\u2026 Chez Téo \u2014 son service de taxis électriques vert et blanc déployé il y a environ huit mois \u2014, les chauffeurs sont des employés à part entière.Bien tentant pour plusieurs, il demeure toutefois un peu contraignant pour ceux qui ont opté pour le taxi par souci de liberté.« J\u2019ai besoin d\u2019avoir un horaire flexible parce que je m\u2019occupe de ma mère, précise Max- Louis Rosalbert.Elle est centenaire et a beaucoup de rendez-vous à l\u2019hôpital.Qui l\u2019accompagnera si je ne suis pas là ?» En attendant, ils sont tout de même près d\u2019une centaine à avoir troqué cette liberté pour un peu plus de stabilité.Max-Louis Rosalbert B 5 L E D E V O I R , L E L U N D I 1 5 A O Û T 2 0 1 6 LES JEUX OLYMPIQUES DE RIO 2016 B 4 1 ÉTATS-UNIS 26 21 22 69 2 G.-BRETAGNE 15 16 7 38 3 CHINE 15 13 17 45 4 RUSSIE 9 11 10 30 5 ALLEMAGNE 8 5 4 17 6 FRANCE 7 8 7 22 7 ITALIE 7 8 6 21 8 JAPON 7 4 16 27 9 AUSTRALIE 6 7 9 22 10 CORÉE DU SUD 6 3 5 14 15 CANADA 2 2 9 13 TABLEAU DES MÉDAILLES J O N A T H A N A L L A R D «U sain Bolt! Usain Bolt! Usain Bolt!» La foule scandait déjà son nom avant même que la course ne commence.Et le favori de la foule n\u2019a pas déçu.Le scénario prévu s\u2019est finalement réalisé : Usain Bolt a remporté l\u2019or au 100 mètres pour une troisième fois, une performance inégalée dans l\u2019histoire l\u2019épreuve reine de l\u2019athlétisme.Le flamboyant sprinteur a franchi la ligne d\u2019arrivée sur le tartan du stade olympique de Rio avec un temps de 9 secondes 81, devant l\u2019Américain Justin Gatlin (9 s 89) et le Canadien Andre De Grasse (9 s 91).Après un départ serré, le Ja- maïcain, qui aura 30 ans le 21 août, a multiplié les enjambées pour distancer ses rivaux et l\u2019empor ter avec aisance.Comme d\u2019habitude, il a ensuite salué la foule qui l\u2019avait acclamé lors de son arrivée sur la piste et posé pour les photographes.Bolt espère maintenant ajouter deux autres médailles d\u2019or cette semaine, au 200 mètres puis au relais 4 fois 100 mètres, ce qui lui permettrait d\u2019atteindre l\u2019objectif qu\u2019il s\u2019est fixé : un « triple triplé » d\u2019or aux Olympiques.Le flamboyant sprinteur a remporté ses deux premiers trios de médailles d\u2019or en 2008 à Beijing et en 2012 à Londres.Après la course, le champion a fait l\u2019accolade à la relève, Andre De Grasse.Ce dernier peut se féliciter de ses débuts olympiques de bronze.Après s\u2019être facilement qualifié pour la finale avec un temps de 9 secondes 92, tout juste derrière Bolt dans la deuxième partie des demi-finales, le Canadien est venu souffler dans le cou des vétérans Bolt et Gatlin lors de la grande course.À seulement 21 ans, l\u2019athlète originaire de Markham, en Ontario, fait par tie de cette nouvelle génération de sprinteurs aspirant aux grands honneurs.Avec cette per for- mance, De Grasse devient le premier homme canadien à monter sur un podium aux Jeux de Rio.Justin Gatlin, arrivé deuxième, était pressenti comme l\u2019unique rival en mesure de détrôner le «Lightning Bolt».Hué par la foule, Gatlin, champion à Athènes en 2004 et dont le parcours est entaché d\u2019une suspension de quatre ans (2006 à 2010) pour dopage, était le mouton noir de l\u2019épreuve.Ils étaient d\u2019ailleurs plusieurs à espérer que Bolt, qui n\u2019a jamais été contrôlé positif à un test de dopage à ce jour, l\u2019emporte sur Gatlin.Il pourrait s\u2019agir de la dernière présence tant de Bolt que de Gatlin dans cette épreuve qui fait la part belle aux athlètes plus jeunes.Le Devoir 100 MÈTRES L\u2019éclair frappe encore Usain Bolt est le premier athlète de l\u2019histoire à remporter trois fois l\u2019épreuve reine des JO.Il a devancé l\u2019Américain \u2014 et ex-dopé \u2014 Justin Gatlin (argent) et le Canadien Andre De Grasse (bronze) OLIVIER MORIN AGENCE FRANCE-PRESSE OR BRO NZE ARGE NT A près huit jours de succès répétés de la par t des athlètes féminines, les Canadiennes ont été blanchies dimanche.La plongeuse Jennifer Abel a vécu un dimanche en tous points semblable au précédent alors qu\u2019elle a terminé quatrième au tremplin de 3 mètres individuel.Abel a conclu la compétition avec un score cumulatif de 367,25 comparativement à 372,80 pour l\u2019Italienne Tania Cagnotto.Détentrice du troisième rang après son quatrième de cinq plongeons grâce à un score de 79,90 \u2014 le meilleur parmi les 12 compétitrices inscrites \u2014, la Lavalloise a dû se contenter d\u2019un score de 69 à sa dernière présence sur le tremplin.Ce résultat, combiné au score de 81 de Cagnotto a permis à cette dernière de mettre la main sur la médaille de bronze, laissant Abel au pied du podium pour la deuxième fois en deux sorties à Rio.Pamela Ware a terminé au septième rang avec un score final de 323,15.Fortin éliminée Abel n\u2019a pas été la seule Québécoise à connaître un dimanche décevant.Ce fut aussi le cas de la boxeuse Ariane For tin dont le parcours olympique s\u2019est terminé à sa première présence dans le ring, et de façon controversée.Bel espoir de médailles chez les moins de 75 kg, Fortin s\u2019est inclinée 2-1 aux mains de la Kazakhe Dariga Shakimova.Ce revers a laissé un goût très amer à la bouche de l\u2019athlète de Saint-Nicholas, pour qui il s\u2019agissait des premiers et des derniers Jeux.Les scores des trois juges retenus sur les cinq en fonction ont été de 39-37 en faveur de Fortin (de la part du Marocain Hassan Mourdrikah), 39- 37 en faveur de Shakimova (pour le Grec Evangelos Bou- gioukas), tandis que le juge danois Clause Bedemann a donné deux rounds de chaque côté, pour un 38-38.Un of fi- ciel donnant un combat nul doit dire quelle est la pugiliste qui a été la plus active, porté les meilleurs et le plus grand nombre de coups selon lui.Bedemann a choisi la championne en titre d\u2019Asie.« Je pensais vraiment que je l\u2019avais, sur tout parce que j\u2019avais commencé for t et terminé for t », a avancé la boxeuse de 31 ans, tout en admettant que les rounds deux et trois étaient serrés.La journée de dimanche a aussi signifié la fin des Jeux pour Heather Bansley et Sarah Pavan, éliminées en quar ts de finale du tournoi de volleyball de plage, et des c y c l i s t e s K a t e O\u2019Brien et Monique Sullivan, en vitesse individuelle.En gymnastique, Shallen Olsen a terminé huitième lors de la finale au cheval sautoir, pendant que Michelle Li perdait son deuxième match du tournoi à la ronde de badminton féminin, en trois manches, contre Sindhu Pusaria, de l\u2019Inde.Par ailleurs, la formation féminine de basketball a terminé son tour noi prél imi- naire avec un revers de 73-60 contre l\u2019Espagne.Mardi, en quar ts de finale, les Canadiennes af fronteront la France.Les nouvelles n\u2019ont pas toutes été mauvaises pour les athlètes féminines du Canada.En nage synchronisée, Jacqueline Simo- neau et Karine Thomas ont terminé à la septième place du programme libre préliminaire en nage synchronisée (duo), et sont donc en bonne position pour accéder à la finale.Du côté masculin, Graham DeLaet de Weyburn, en Saskatchewan, a joué une ronde finale de 69 pour se classer 20e avec un total de 280 lors du tournoi de golf olympique.David Hearn, de Brantford, en Ontario, a ramené une carte de 66 et s\u2019est classé à égalité au 30e rang avec un score de 283.La Presse canadienne La plongeuse Jennifer Abel rate le podium\u2026 de peu Le parcours olympique de la boxeuse Ariane Fortin se termine pour sa part dans la controverse S E B A S T I A N S M I T H à Rio de Janeiro R io de Janeiro avait promis une sécurité maximale pendant les JO.Mauricio Lima da Silva, vendeur de rue de 19 ans, n\u2019est nullement rassuré.Dans sa favela, les rafales d\u2019armes automatiques continuent de crépiter et le sang de couler, si loin si près des hymnes et des médailles.Autour des enceintes olympiques, le long des plages des quartiers chics et touristiques de Copacabana et d\u2019Ipanema, militaires et policiers sont omniprésents.Malgré cet impressionnant dispositif de 85 000 militaires et policiers mobilisés, Rio reste Rio.Dans cette bulle olympique, quelques vols à la tire, l\u2019agression d\u2019un ministre portugais à Ipa- nema en pleine rue, le caillassage d\u2019un bus de journalistes et leur médiatisation immédiate, suf fisent à sonner l\u2019alarme et répandre l\u2019angoisse parmi les visiteurs étrangers.À une quinzaine de kilomètres de là, dans les favelas du Complexe de Maré, près de l\u2019aéroport international, des dizaines de milliers d\u2019habitants vivent, comme Mauricio Lima da Silva, un tout autre cauchemar quotidien, sous la domination des gangs de narco-trafi- quants.Les forces de sécurité y sont devenues presque invisibles.Mauricio a quitté la misère de son nord-est natal il y a deux ans pour s\u2019installer à Rio, en quête d\u2019un avenir meilleur.Les Jeux olympiques ne l\u2019intéressent pas.Il a d\u2019autres préoccupations, comme éviter d\u2019être fauché par une balle perdue.« Ici, quand tu sors de chez toi, tu ne sais pas si tu rentreras le soir.Tu as toujours peur.C\u2019est presque une prison», explique-t-il à un journaliste de l\u2019AFP en poussant son chariot.Il observe une règle simple : « Quand la police débarque, je ne sors pas.Je ne travaille pas.Quand la police est là, il y a risque de fusillade.» Mercredi, trois policiers de la Force nationale, envoyés à Rio pour renforcer la sécurité des JO, sont entrés par erreur en voiture dans une favela de Maré.Ils ont été accueillis par des tirs d\u2019armes automatiques.L\u2019un d\u2019eux est mor t, d\u2019une balle en pleine tête, comme une soixantaine de policiers depuis le début de l\u2019année.Et les habitants semblent plus en colère que compréhensifs envers la police.«La police n\u2019a pas de règles.Elle vient pour nous agresser», tranche Jansen, 56 ans, propriétaire d\u2019un petit café proche du lieu de la fusillade.«Ils nous regardent tous comme des suspects, juste parce que nous sommes de la favela.Mais je suis juste un travailleur», poursuit Jansen, qui préfère garder pour lui son nom de famille.À tout prendre, comme beaucoup d\u2019habitants, il préfère les trafiquants: «Eux, au moins, ils ont des règles.Il faut connaître ceux qui sont corrects, il faut les respecter, et alors, la vie n\u2019est pas un problème.» Malgré l\u2019attaque meurtrière suivie le lendemain d\u2019une opération policière, avec de nouveaux coups de feu nourris, le quartier semble depuis abandonné par les autorités.Aucun policier en vue à l\u2019une des entrées de la favela.À une seconde, trois policiers somnolent à bord de leur voiture.À la troisième entrée, une demi-douzaine de militaires se protègent du soleil à l\u2019ombre d\u2019un arbre, sans chercher à contrôler les véhicules qui entrent et qui sortent, et encore moins à patrouiller dans les rues.Évoquant la spectaculaire occupation de Maré par l\u2019armée, en 2014-2015, dans le cadre d\u2019un programme de «pacification» des favelas, l\u2019un des soldats hoche la tête, désabusé : « Les trafiquants sont de retour.» Les « règles » des narcos impliquent, entre autres, justice sommaire et impunité.Mais pour beaucoup ici, c\u2019est un moindre mal.Pas très loin, au Complexo do Alemao, un autre ensemble de favelas, les autorités ont implanté des Unités de police pacificatrices (UPP), sortes de commissariats de proximité, dans le cadre d\u2019une politique de reprise de contrôle des favelas lancée en 2008.Mais de vastes portions de cet énorme entrelacs de baraques misérables en parpaings, de ruelles en terre battue jonchées d\u2019ordures et de ruisseaux d\u2019égouts à ciel ouvert, échappent totalement au contrôle des autorités.Les uniques policiers visibles sont postés au bord d\u2019un petit marché, armes automatiques à la main, doigt sur la détente.« Il n\u2019y a aucune sécurité.Ce n\u2019est que de la façade», commente Marcos Enrique Nascimento, 35 ans.« Les policiers sont envoyés ici au casse- pipe pour mourir pour rien», ajoute, désabusé, ce chauffeur de moto-taxi.« Personne ne vient ici nous demander si quelqu\u2019un de la favela veut aller voir les Jeux olympiques.J\u2019ai un neveu qui aime le foot.Mais il n\u2019a jamais eu la chance d\u2019aller voir un match.Les JO, c\u2019est pour les riches.» Agence France-Presse Rio ville sûre ?Demandez aux habitants de la favela B E N O Î T P E T I T R E B E C C A B R Y A N M ichael Phelps s\u2019est longtemps com- por té en machine à médailles froidement efficace lors des précédents JO, mais il a enfin révélé l\u2019homme qui était en lui à Rio, donnant plus de relief encore à son statut de sportif olympique le plus titré de l\u2019histoire.Le nageur américain de 31 ans a terminé sa carrière avec 28 médailles olympiques, dont 23 du plus beau métal, un record qui pourrait tenir longtemps dans les annales du sport.«Je peux le dire maintenant, je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie», a confié Phelps en quittant Rio avec cinq médailles d\u2019or et une d\u2019argent.« Bien mieux qu\u2019il y a quatre ans », quand il avait pris sa retraite après les Jeux de Londres.Oubliés l\u2019adolescent ultra- motivé d\u2019Athènes, le robot programmé pour gagner de Pékin, où il est entré dans la légende avec ses huit victoires en huit courses, et le nageur froid et frustré de Londres.À Rio, Phelps a montré un visage qu\u2019on ne lui connaissait pas.« Ce qui a changé, c\u2019est que vous me voyez tel que je suis vraiment, ce qui n\u2019était peut- être pas le cas avant », a expliqué l\u2019Américain.Des gestes tendres, comme ce baiser à son fils Boomer (3 mois) après sa victoire sur 200 m papillon, celle qu\u2019il voulait plus que tout.Des sourires et des larmes en pagaille.Et même des signes de faiblesse, de fatigue.Phelps, pour une fois, n\u2019a rien caché.Il a savouré tous les instants, lui qui s\u2019enfermait autrefois dans une bulle, égoïste comme un champion doit le faire pour repousser ses limites.Porte-drapeau de la délégation américaine lors de la cérémonie d\u2019ouver ture, il a servi de capitaine de l\u2019équipe américaine pour la première fois, pour par tager et transmettre.Des notions qui lui étaient presque étrangères jusque-là.« C\u2019était sa première fois comme capitaine, et il a fait du super boulot, à parler et aider les autres pour les mettre dans l\u2019état d\u2019esprit qui a permis à l\u2019équipe de réaliser une performance historique [16 titres olympiques sur 32]», a dit son mentor de toujours Bob Bowman, qui entraînait aussi les Américains à Rio.Le chemin vers l\u2019apothéose n\u2019a pourtant pas été simple.Quand il décide de revenir en 2014, un excès de vitesse alors qu\u2019il conduit sous emprise de l\u2019alcool est à deux doigts de tout gâcher.D\u2019autant que l\u2019incident a un air de déjà- vu : son premier contrôle en état d\u2019ivresse à 19 ans après les Jeux d\u2019Athènes, la photo de lui fumant une pipe à cannabis étalée dans les tabloïds en 2009 après les Jeux de Pékin\u2026 Fin 2014, il décide pourtant de se donner les moyens de sortir de la dépression.Élevé par son omniprésente mère Debbie après le divorce de ses parents, Phelps intègre un établissement spécialisé pour traiter les addictions et reconnecte avec son père.Il est suspendu par sa fédération et rate les Mondiaux-2015.Mais l\u2019essentiel est ailleurs.La renaissance du sentiment familial prend plus de relief encore quand sa fiancée, Nicole Johnson, accouche en mai d\u2019un petit garçon.Cet équilibre nouveau le porte jusqu\u2019à Rio où, en paix avec lui-même, il peut retrouver ses qualités intrinsèques de nageur (2,04 m d\u2019envergure) et «cette capacité psychologique à répondre présent dans les grandes courses, à se dépasser encore plus sous la pression », comme l\u2019explique Bob Bowman.Un athlète comme lui, « il n\u2019y en a même pas un par génération ».« Il y a peut-être une chance toutes les dix générations de voir un Michael Phelps», juge l\u2019entraîneur.De Bowman, son entraîneur de vingt ans, mentor et père de substitution, Phelps dit qu\u2019il lui a fait confiance quand il avait 11 ans et que depuis, «pas une fois il ne [l]\u2019a laissé tomber».Il part après avoir accompli des performances grandioses dans les bassins qui ont inspiré toute une génération de nageurs.«Michael nous a ouvert des portes », raconte son jeune compatriote et spécialiste du dos Ryan Murphy.« Quel que soit le pays pour lequel tu nages aujourd\u2019hui, tu as une dette envers Michael Phelps.» Le désormais ex-nageur pourrait continuer à transmettre, puisqu\u2019il a indiqué qu\u2019il resterait impliqué dans le monde de la natation.Mais pas question de nouveau « come back», cette page-là est tournée.« Il est tellement bien dans sa peau, il a un projet de vie, il n\u2019a plus besoin de ça », assure Bowman.Le « Kid de Baltimore », cet insatiable chercheur d\u2019or obsédé par le fait « d\u2019accomplir des choses que personne n\u2019avait jamais réussies », peut se reposer en paix.Agence France-Presse Le nouveau visage de Michael Phelps Oubliés l\u2019adolescent ultra-motivé d\u2019Athènes, le robot programmé pour gagner de Pékin et le nageur froid et frustré de Londres Pour beaucoup à Rio, les trafiquants sont un moindre mal 400 M: Van Niekerk abat une marque mythique FABRICE COFFRINI AFP Le Sud-Africain Wayde Van Niekerk a battu le record du monde de Michael Johnson (43.18), vieux de 17 ans, en remportant en 43 sec 3/100e l\u2019or du 400 m aux JO, dimanche.Van Niekerk, 24 ans, déjà champion du monde 2015, a devancé les deux derniers champions olympiques, le Grenadin Ki- rani James (43.76), sacré en 2012, et l\u2019Américain LaShawn Merritt (43.85).Placé au couloir 8, en aveugle, Van Niekerk a eu d\u2019autant plus de mérite d\u2019abattre une marque mythique que Johnson avait réalisée le 29 août 1999 en finale des Mondiaux de Séville.Agence France-Presse ANTONIO SCORZA AGENCE FRANCE-PRESSE Michael Phelps a mis fin à sa carrière olympique après avoir récolté 28 médailles olympiques, dont 23 d\u2019or, depuis les Jeux d\u2019Athènes en 2004.Vous me voyez tel que je suis vraiment, ce qui n\u2019était peut-être pas le cas avant \u2013 Michael Phelps « » Quatre nageurs braqués par de faux policiers Ryan Lochte et trois autres nageurs américains ont été braqués à l\u2019aide d\u2019une arme à feu par de faux policiers dimanche à l\u2019aube à Rio de Janeiro, a raconté le nageur à la télévision américaine NBC.De retour d\u2019une fête dans la zone sud huppée de Rio, Ryan Lochte, Gunnar Bentz, Jack Conger et Jimmy Feigen ont vu leur taxi stoppé par de faux policiers.Alors que le nageur ignorait les ordres d\u2019un des braqueurs, qui lui demandait de s\u2019étendre au sol, «le type a sorti son arme, l\u2019a enclenchée, l\u2019a braquée sur mon front et a dit \u201cbaisse-toi\u201d», a relaté le sextuple champion olympique.L\u2019incident avait déclenché une certaine confusion plus tôt dans la journée, le Comité international olympique (CIO) ayant dans un premier temps démenti l\u2019information, assurant avoir consulté l\u2019équipe américaine.Agence France-Presse Des protestataires anti-Temer font irruption Des manifestants brésiliens hostiles au président par intérim, Michel Temer, ont fait irruption dimanche sur le parcours du marathon dames des jeux Olympiques de Rio, sans en perturber l\u2019arrivée, selon des images télévisées.Sur les deux derniers kilomètres de course, quatre à cinq personnes isolées ont franchi à tour de rôle les barrières de sécurité pour courir sur la voie réservée aux athlètes en arborant des pancartes proclamant : « Fora Temer » (« Dehors Temer »).Ils ont immédiatement été repoussés sur les côtés par des motards de la police militaire escortant les athlètes.Agence France-Presse MARTIN BUREAU AGENCE FRANCE-PRESSE Jennifer Abel a dû se contenter d\u2019un score de 69 à sa dernière présence sur le tremplin dimanche.«Je pensais vraiment que je l\u2019avais, surtout parce que j\u2019avais commencé fort et terminé fort» \u2013 Ariane Fortin George Lyon a un successeur! Cent douze ans après le Canadien, c\u2019est le Britannique Justin Rose qui a remporté le titre olympique dimanche à Rio, au terme d\u2019un der nier tour haletant face au Suédois Henrik Sten- son.L\u2019Américain Matt Ku- char, auteur d\u2019une belle remontée, a décroché la médaille de bronze.Premier Anglais à remporter l\u2019US Open en 2013 depuis Tony Jacklin en 1970, Rose est devenu le premier champion olympique depuis 1904.«C\u2019est un rêve qui devient réalité.Terminer avec une médaille était incroyable, avec l\u2019or.c\u2019était impensable», a-t-il déclaré quelques secondes après la cérémonie du podium.Un podium, drôle de boîte pour un golfeur, qu\u2019il a bien savouré, observant minutieusement sa médaille avant de laisser sa tête faire un mouvement de satisfaction pouvant signifier «pas mal finalement».Puis d\u2019entonner l\u2019hymne britannique à pleine voix.du jamais vu dans le monde feutré du golf.Le Canadien Graham DeLaet a pour sa part terminé son tournoi olympique à la 20e place.Tennis Le Britannique Andy Murray a défendu avec succès son titre olympique en battant l\u2019Argentin Juan Martin del Po- tro 7-5, 4-6, 6-2, 7-5 en finale du simple masculin aux JO.Murray est devenu le premier athlète, autant chez les hommes que chez les dames, à remporter deux titres olympiques en simple au tennis, et par le fait même deux titres consécutifs.La deuxième tête de série a remporté 18 parties de suite en simple, un sommet en carrière, et il a mis fin au beau parcours de del Potro, qui avait éliminé le favori Novak Djokovic au premier tour et la troisième tête de série, Rafael Nadal, en demi-finale.Del Po- tro ajoutera une médaille d\u2019argent à sa collection, lui qui avait quitté Londres avec une médaille de bronze autour du cou, il y a quatre ans.Dans un affrontement pour la médaille de bronze, plus tôt en journée, le Japonais Kei Nishikori a défait Nadal en trois manches de 6-2, 6-7 (1), 6-3.Gymnastique ar tistique L\u2019Américaine Simone Biles vise toujours son inédit quintuplé en or aux JO-2016 après son sacre au saut dimanche, jour d\u2019échec pour l\u2019autre star de la gymnastique artistique, le Japonais Kohei Uchimura, seulement 5e au sol.Les deux phénomènes se sont succédé dans la salle, avec l\u2019idée d\u2019un relais en or: ils avaient tous deux remporté les concours généraux par équipes et individuels dans la semaine.Mais dimanche, ils ont af fiché des fortunes diverses.Côté féminin, c\u2019est toujours la même chanson: Biles, Biles, Biles.Elle était la dernière à passer et quand sa note est tombée, un solide 15,966, elle a souri sans effusion de joie, sans l\u2019émotion extrême qui l\u2019avait saisie avec ses amies américaines.Simplement la satisfaction du travail bien fait, à l\u2019issue de deux sauts maîtrisés.Comme toujours.Elle devance largement sur le podium la Russe Maria Paseka, championne du monde en titre, et qui a pâti d\u2019une réception moyenne.La Suissesse Giulia Steingruber prend la médaille de bronze, profitant d\u2019une chute sur les fesses de la spécialiste nord-coréenne Hong Un-jong.Si Biles a étendu son règne, le «roi» Uchimura a en revanche baissé la garde.À la finale du sol, il a échoué à la 5e place, loin derrière Max Whit- lock qui of frait à la Grande- Bretagne sa toute première médaille d\u2019or olympique en gymnastique artistique.Agence France-Presse Les «Brits» triomphent sur les verts et le court Flacons altérés La Russe Darya Klishina a été exclue des JO, car deux des flacons contenant ses prélèvements en vue d\u2019un contrôle antidopage ont été altérés, affirme la chaîne allemande ARD.En outre, un des deux flacons contenait des traces d\u2019ADN de deux personnes, selon le journaliste Hajo Seppelt, citant des sources proches de l\u2019enquête menée par l\u2019avocat Richard McLaren, qui a révélé un dopage d\u2019État en Russie.Agence France-Presse «Ça veut dire beaucoup, ça veut tout dire.Je suis heureux, c\u2019est pour ça que je suis venu.[Sur la rivalité avec Gatlin] Elle me pousse à travailler dur.J\u2019ai travaillé, je me suis dépassé.Le 200 mètres sera la plus belle [médaille].» \u2013 Usain Bolt «.J\u2019ai pensé que j\u2019étais capable de venir et accrocher le podium, je visais la médaille d\u2019argent.Mais je suis quand même content avec le bronze.J\u2019ai encore beaucoup de choses à prouver.J\u2019espère que, pour les prochains Jeux olympiques, je repartirai avec la médaille d\u2019or».\u2013 Andre De Grasse L E D E V O I R , L E L U N D I 1 5 A O Û T 2 0 1 6 É T H I Q U E E T R E L I G I O N S B 6 L E S P E T I T E S A N N O N C E S AVIS DE DÉCÈS Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 RIVE-SUD - PRÈS MÉTRO Vaste condo fenestré 3 côtés, pièces de vie en aire ouverte, 2 CAC, 2 SDB, grands rangements, 2 stats.450-646-2017 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.103 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER PARIS VII - XV Champ-de-Mars Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 1317, ave du Mont-Royal Est VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et 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atrocités ajoutent à l\u2019instabilité de plusieurs pays et aux violations des droits.Va-t-on enfin stopper le trafic des armes?Ottawa vend plutôt des blindés et veut revenir aux «Casques bleus».D\u2019Éthiopie où débutait sa tournée africaine en compagnie du général Roméo Dal- laire et de la juriste Louise Arbour, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a précisé que ces forces ne seraient pas chargées du « maintien de la paix » comme autrefois, mais d\u2019opérations d\u2019« appui à la paix ».Sous ce vocable rassurant, doit-on comprendre, elles conseilleraient les combattants locaux tout en se protégeant elles-mêmes des insurgés.Bref, non pas garder une paix inexistante, mais s\u2019immiscer dans une guerre intestine.On est loin d\u2019une brigade d\u2019obser vateurs comme il en reste une au Sinaï.Dans quelques pays en proie à des conflits internes, les Nations unies soutiennent encore des troupes « prêtées » par des gouvernements étrangers ou voisins.C\u2019est le cas de la République démocratique du Congo (RDC), du Mali ou de la République centrafricaine (RC).Le bilan qu\u2019en donnait récemment au New York Times Anthony Banbur y, un assistant secrétaire général démissionnaire, n\u2019a rien de rassurant.Au Mali tôt en 2013, écrit-il, un contingent de 10 000 soldats et policiers s\u2019est fait dire de ne pas attaquer les « terroristes » installés dans le nord du pays, faute de préparation.Plus de 80% du budget était dépensé en transport et en autoprotection.Déjà 56 de ses membres avaient été tués et d\u2019autres allaient «certainement» subir le même sort.«Les Nations unies au Mali marchent jour après jour un peu plus creux dans leur premier bourbier.» Depuis, l\u2019ONU a rajouté 2500 « peacekeepers», et le bilan des morts a grimpé à 101.Avec 700-800 soldats, un expert attaché au Collège militaire royal du Canada, Walter Dorn, estime que le Canada pourrait y déployer un important contingent : il possède l\u2019expérience voulue, acquise en des endroits comme l\u2019Afghanistan.Mais sans présumer, suggère-t-il, du fait que la mission serait expressément antiterroriste ou anti-insurrec- tionnelle.Le Mali n\u2019est pas mentionné à la liste des pays visités, ni la RC, mais, a-t-on confirmé au Globe and Mail, la Défense et les Af faires globales évaluent les possibilités de se joindre aux forces des Nations unies.Le ministre doit se rendre en RDC, un pays qui faisait partie des troupes que l\u2019Union africaine avait chargées du maintien de la paix en RC.L\u2019ONU ayant pris la relève en 2014, Anthony Banbur y lui reproche d\u2019avoir gardé ces soldats et ceux de la République du Congo, malgré des rapports à leur sujet évoquant de graves violations des droits de la personne.Depuis, écrit-il le 18 mars, ces troupes étaient engagées dans un comportement persistant de viols et d\u2019abus.(Ban Ki-moon a aussi ordonné une enquête visant d\u2019autres Casques bleus.) Ottawa n\u2019a pas encore le rapport de la visite africaine.Mais déjà les critiques fusent, non seulement de l\u2019opposition parlementaire, mais d\u2019experts en maintien de la paix.Les uns trouvent anachronique l\u2019idée d\u2019une telle force, car il n\u2019y a guère plus de paix à maintenir.D\u2019autres soulignent que les conflits étant intérieurs, l\u2019on ne saurait y déployer d\u2019observateurs neutres ou pacifiques.Enfin, Ottawa devrait se préoccuper, dit-on, non pas d\u2019un siège au Conseil de sécurité, mais des intérêts du pays.En s\u2019alignant ser vilement sur d\u2019autres puissances, le gouvernement conservateur avait fait perdre au pays toute crédibilité quant aux bons of fices que le Canada pouvait rendre dans les conflits.En Afrique, préférant l\u2019aide aux compagnies minières plutôt que l\u2019aide aux populations délaissées ou exploitées, Stephen Harper aura même heurté la fibre humanitaire des citoyens.Mais Justin Trudeau aura fort à faire pour rétablir l\u2019image internationale du pays.Des Casques bleus nouvel âge invités par quelque régime oppresseur, incompétent ou corrompu, voilà qui ne haussera pas la réputation du Canada auprès des gens qui en sont les victimes.Les Canadiens eux- mêmes ne seront pas heureux d\u2019apprendre que leurs soldats sont pris en otages, blessés ou tués.Ils seront furieux si, comme on peut s\u2019y attendre, des terroristes de là-bas portent leurs représailles au Canada.Et quelle Chambre de commerce y verrait des conditions propices aux exportations\u2026 Pourtant, les gouvernements qui veulent sauver des vies et changer le sort des damnés de la terre ne manquent pas de solution.Ainsi, plutôt qu\u2019une guerre préventive au risque de causer encore plus de misère aux populations civiles, ou même qu\u2019une intervention humanitaire plus ou moins risquée ou trompeuse, le Canada pourrait s\u2019employer à créer une force internationale apte à traduire en justice les fauteurs de crises ou de violation des droits de la personne.De même, depuis les Panama Papers, la liste s\u2019allonge des pillards, fraudeurs et autres mafieux.On pourrait enfin faire un crime punissable non plus d\u2019amende mais de déchéance toutes ces firmes de professionnels et ces banques qui servent de complices ou de receleurs aux prédateurs politiques et commerciaux.Privés des moyens « honnêtes » de spolier les peuples, bien des tyrans perdraient peut-être, sinon le goût du pouvoir, au moins la tentation de déposséder autrui.Enfin, ainsi que le suggère l\u2019ancien commandant des Casques bleus à Sarajevo, le major-général à la retraite Lewis MacKenzie, s\u2019il reste encore des fonds à Ottawa, le Canada pourrait en faire bénéficier ces agences des Nations unies qui ont démontré qu\u2019elles savaient sauver des vies et alléger le sort des gens à travers le monde.Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l\u2019Université de Montréal.Casques bleus nouvel âge Quand les libéraux préfèrent l\u2019image à la réalité REBECCA BLACKWELL ASSOCIATED PRESS Depuis 2013, l\u2019ONU a rajouté 2500 casques bleus au Mali, et le bilan des morts a grimpé à 101.JEAN-CLAUDE LECLERC K E N A B E T A N C U R S H A H Z A D A B D U L à Washington L es enquêteurs cherchaient dimanche à établir le mobile d\u2019un homme en fuite qui a abattu la veille, en plein jour, un imam et son adjoint de balles dans la tête à New York, un crime dénoncé par la communauté musulmane comme islamophobe.La police de New York a diffusé dimanche matin un portrait-robot du tireur présumé, qui avait été vu en train de fuir la scène du crime, dans le district du Queens, avec une arme à la main.L\u2019homme est croqué avec u n e b a r b e s u r d e s j o u e s creuses, de fines lunettes et de courts cheveux bruns.«Rien n\u2019indique dans l\u2019enquête préliminaire qu\u2019ils aient été ci- blés en raison de leur foi», avait expliqué samedi à la presse Henry Sautner, un inspecteur new-yorkais, insistant sur le fait que les motivations du tireur ne sont pas connues à ce stade.Mais de nombreux manifestants et représentants de la communauté musulmane ont immédiatement fustigé un acte pour eux clairement anti- musulman, et un climat isla- mophobe alimenté notamment par les diatribes du candidat républicain à la Maison- Blanche, Donald Trump.Samedi peu avant 14 h, heure locale, Maulama Akonjee, 55 ans, et son assistant Thara Uddin, 64 ans, vêtus de tenues traditionnelles permettant de les identifier comme musulmans, sortent de la mosquée Al- Furqan Jame Masjid dans le quartier d\u2019Ozone Park, où vit une importante communauté musulmane, principalement originaire du Bangladesh.Ils marchent quelques mètres avant qu\u2019un homme ne s\u2019approche d\u2019eux par derrière, selon la police qui s\u2019appuie sur des témoins oculaires ainsi que des images de vidéosur veil- lance, avant de leur tirer dans la tête et de prendre la fuite.Les deux religieux sont transportés à l\u2019hôpital Jamaica, où le décès de l\u2019imam Akonjee a été constaté et où Thara Uddin a succombé à ses blessures.Si les autorités assurent ne privilégier aucune piste, Sarah Sayeed, du bureau du maire de New York, a de son côté affirmé que la police examinait ce double meurtre «sous tous les angles».L\u2019imam Maulama Akonjee portait sur lui 1000 dollars au moment du meurtre, qui n\u2019ont pas été dérobés, souligne le New York Times qui cite la police.Crime islamophobe?Crime islamophobe ou règlement de comptes?Pour la communauté musulmane américaine, la réponse ne fait aucun doute.«C\u2019est un crime motivé par la haine, de quelque manière qu\u2019on le considère», a lancé Ko- bir Chowdhury, qui dirige la mosquée Masjid Al-Aman à Brooklyn, proche du lieu du double meurtre.Lui en est sûr: «C\u2019est de la haine envers les musulmans, ce sont des islamo- phobes qui causent ce genre de problèmes.» « Quand on garde le silence, on permet à ces crimes de continuer », a pour sa part déploré Afaf Nasher, directrice de la principale association américaine de défense des musulmans CAIR (Council on Ame- rican-Islamic Relations) pour la région de New York.Plusieurs centaines de personnes, majoritairement de confession musulmane, se sont rassemblées samedi soir près de la scène du crime pour dénoncer les homicides, criant « nous voulons que justice soit faite » et brandissant des photos de l\u2019imam.Quelques heures plus tard, selon le New York Times, un autre groupe constitué de riverains, responsables religieux et fidèles musulmans s\u2019est réuni devant une mosquée, où il a notamment partagé ses inquiétudes face à un climat de plus en plus hostile aux États-Unis.En moyenne sur les dernières années, l\u2019Amérique connaît 12,6 crimes islamophobes par mois, avait mis en évidence en décembre dernier une étude de l\u2019université d\u2019État de Californie, qui se fondait sur une analyse des statistiques du FBI.Agence France-Presse NEW YORK Enquête après les meurtres d\u2019un imam et de son assistant «O n a trop subi, ça suffit » : une foule d\u2019habitants d\u2019origine chinoise s\u2019est rassemblée dimanche devant la ma i r ie d \u2019Auber v i l l i e rs (Seine-Saint-Denis, en France), en mémoire d\u2019un Chinois décédé après une agression et pour protester contre la violence dont ils se disent la cible.«La violence empire d\u2019année en année », a af firmé Seneque, 22 ans.« Là, c\u2019était M.Zhang, mais ça aurait pu être moi», a ajouté cet étudiant en statistiques qui vit à Aubervilliers.Les manifestants \u2014 4000 selon les organisateurs \u2014 sont venus déposer fleurs et bougies devant l\u2019hôtel de ville en hommage à Zhang Chaolin, 49 ans, père de deux enfants, mort vendredi après cinq jours de coma.Cet homme, couturier de profession selon sa famille, avait été agressé le 7 août par trois personnes, alors qu\u2019il marchait en compagnie d\u2019un ami, lui aussi d\u2019origine chinoise, dans une rue d\u2019Aubervilliers.Cette vi l le du nord-est de Paris compte une importante communauté issue de ce pays, active dans le secteur du textile.Un «crime raciste abject» «Il a reçu un coup de pied au sternum et est tombé lourdement.Sa tête a sans doute heurté le trottoir, ce qui lui a occasionné un traumatisme crânien», avait expliqué une source proche du dossier.Selon elle, les agresseurs «voulaient voler la sacoche de l\u2019autre homme».Une enquête, confiée à la sûreté territoriale de Seine-Saint- Denis, a été ouverte pour homicide involontaire.Une autopsie doit être pratiquée.«Cette barbarie criminelle ne peut pas rester impunie», a tweeté la présidente du Front national Marine Le Pen, au lendemain de la mor t de Zhang Chaolin.La maire PCF d\u2019Aubervilliers, Me- riem Derkaoui, a dénoncé un crime au «mobile crapuleux» et au «ciblage raciste ».Stéphane Troussel, le président PS du Conseil dépar temental de la Seine-Saint-Denis, a fustigé un «crime raciste abject».Une pétition pour dénoncer les « agress ions ant i -as ia - tiques » a été lancée sur le site Change.org.Elle avait recueilli près de 8000 signatures dimanche après-midi.Les signataires demandent aux élus « des propositions et des initiatives fortes ».À l\u2019initiative de la municipalité, une centaine de personnes s\u2019étaient réunies jeudi soir devant la mairie d\u2019Aubervilliers, ville de 80 000 habitants où vivent entre 3 000 et 4 000 habitants d\u2019origine chinoise selon Ling Lenzi, conseillère municipale Les Républicains.Avec l\u2019Agence France-Presse Libération RACISME EN FRANCE Une foule de citoyens d\u2019origine chinoise se rassemble contre la violence L E D E V O I R , L E L U N D I 1 5 A O Û T 2 0 1 6 C U L T U R E B 7 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit SRC Le Téléjournal Jeux olympiques d'été de Rio 2016 (D) Le Téléjournal Olympiques d'été - Volleyball de Plage (D) Fête de l'Acadie TVA TVA nouvelles Sucré Salé Ma maison bien-aimée Anthony Kavanagh Partie 2 de 2 Accès Illimité TVA nouvelles 22h35 Sucré 23h05 MISSION: LOS ANGELES (2011) TQ Les Argonautes Génial! / Katherine Levac Cuisine futée, Les grands documentaires UN HOMME D'EXCEPTION (2001) avec Jennifer Connelly, Russell Crowe.23h25 SOS sages-femmes V Atomes Souper parfait Les détestables Ça va brasser! CSI: Miami Le mentaliste L'arbitre Atomes Un gars le soir Appelez RDI Le Téléjournal RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le Téléjournal Le National 24/60 Grands rep.TV5 17h50 Champi.Journal FR Signé Chanel Secrets d'histoire / Danton: Aux armes citoyens! Village empoisonné TV5 le journal 23h40 Belges.0h10 Chérif D Rat rods de Vegas Déroute Déroute Face à la nature: Le grand test Étrange météo Héros purs et durs Enchères Enchères Vac.infernales VIE Idées grandeur Meubles On efface et on recommence Propriétaire et prospère / Jamie Mariage à l'aveugle Mini-maisons Marché conclu! À louer Maison, argent Destination MX Taxi payant Taxi payant Séduction Séduction Millionnaire$ à tout prix Souper parfait Souper parfait Dolly Parton Dolly Parton Johnny Cash Johnny Cash Scandales VRAK.TV Les menteuses Jane l'Immaculée Enfants Roy Enfants Roy TWILIGHT LOVE (2010) avec Maria Valverde, Alvaro Cervantes, Mario Casas.Arrange-toi ça Hors d'ondes RDS Olympiques Sports 30 LMB Baseball / Royals de Kansas City c.Tigers de Détroit (D) Olympiques d'été - Volleyball (H) Brésil c.France Sports 30 Tennis HISTORIA Shotgun Ménard Détectives des mers Hangar 1: dossier OVNI La malédiction d'Oak Island Nos ancêtres les extraterrestres Nos ancêtres les extraterrestres Musées ARTV Le temps d'une paix Visite libre Fête de l'Acadie / Radio Radio , Caroline Savoie.Lumière sur./ Viola Léger Fleming, James Bond La mode des années 90 Comme magie EXPLORA Yellowstone Poissons monstres Monsieur H.Jeu science Stan Lee et les super-humains Homo sapiens Champions de tous les temps Terres de glace SÉRIES+ NCIS: Los Angeles La Reine / Pour l'amour d'Henri NCIS: Nouvelle-Orléans Les enquêtes du NCIS NCIS: Los Angeles Séquelles / C'est à ton tour! NCIS: L.A.ZTÉLÉ Les pires chauffards canadiens Les stupéfiants / Star Wars II Baiser fatal / Le vagabond Menacés L'entrepôt 13 Urgences à Vegas Grimm C.SAVOIR 21e Siècle Archi branchés Chanson/Biblio Carte de visite Face à Face La bibliothèque de.soirées des Grands Cogito Rencontre Génération Y ÉVASION Structures insolites Destination Monstre / Ogopogo Traqueur de mystères Les Rois de l'illusion Yarsagumbu, l'or de l'Himalaya Hotel impossible / Ritz Inn Arnaque TFO LeRanch Le grand galop SonAltesse Subito texto Flip TFO 24.7 LES ÉTATS NORDIQUES (2005) CinéTFO/Le trio Flip TFO 24.7 Carte de visite Cinépop 17h35 LA PLANÈTE BLANCHE RECOMPTAGE (2008) avec Denis Leary, Kevin Spacey.JACK PARADISE (2003) Roy Dupuis.22h40 DON JUAN DEMARCO (1995) Cinéma SÉcran 16h45 LES APPARENCES 19h20 PARTY GIRL (2014) Angélique Litzenburger.MONDE JURASSIQUE (2015) Chris Pratt.23h05 LA PURGE: ANARCHIE (2014) Planète Dimanche à la ferme The War Les petites mains Des trains.autres / Philippines La science au sommet Enquêtes R.I.P.Recherches MATV Libre-service Montréalité Billboard Profil d'athlète Le guide de l'auto Cours toujours À vos cas Libre-service Montréalité Marteau Claudia reçoit.Libre-service CBC CBCNews /18h05 Rio 2016 Summer Olympics - Athletics, Beach Volleyball (W) Quarter-final (D) The National /23h05 Rio 2016 CTV CTV News Montreal eTalk Presents: The Big Bang Motive / Index Case Mistresses / The Root of All Evil Game of Thrones CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Crazy Ex-Girlfriend The Night Shift / Unexpected Hawaii Five-0 / La Po'ino Global News 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition Bachelor in Paradise Mistresses / The Root of All Evil News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight Mom 2 Broke Girls Mom Odd Couple Scorpion / Djibouti Call Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NBC5 @ 6 NBC News Jeopardy! Olympic Zone Rio 2016 Summer Olympics (D) 0h05 News PBS (33) PBS NewsHour This Old House Ask-Old House Antiques Roadshow American Experience / Jimmy Carter Business Charlie Rose PBS (57) News America Business PBS NewsHour Antiques Roadshow American Experience / Jimmy Carter World News Charlie Rose UNIS Pense vite! Fous animaux Goût du pays Hooké Couleurs locales Ma caravane au Canada D'un rire à l'autre Vu intérieur Pense vite! Twin Peaks HBO Ebola: The Doctor's Story 18h55 DEBUG (2013) Tenika Davis.LastWeek You Me Her You Me Her The Night Of Ballers Vice Principals Outcast AddikTV Les enquêtes de Murdoch Les pouvoirs de Toby Les passages de l'espoir Les américains / Écho L'instant fatal Continuum / La dernière heure Le trône de fer TVA Sports Le TVA sports Ultimate Rush LMB Baseball / Blue Jays de Toronto c.Yankees de New York (D) Le TVA sports Icônes sport Le TVA sports Ultimate Frisbee 08/15 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Nos choix ce soir UN STYLE INTEMPOREL En 2005, Loïc Prigent a posé sa caméra dans les ateliers de la rue Cambon afin de livrer une incursion privilégiée dans l\u2019univers de la haute couture.Dirigée d\u2019une main de fer par Karl La- gerfeld, la maison Chanel vit au rythme effréné de neuf collections par année.Signé Chanel, TV5, 19 h FIERTÉ ACADIENNE Nathalie Geddry et Ryan Doucette animent le spectacle de la fête nationale des Acadiens auquel participent notamment Radio Radio, Caroline Savoie et la troupe de danse La Baie en joie.Fête de l\u2019Acadie, ICI Artv, 19h30 DE L\u2019AUDACE\u2026 Gérard Depardieu et Klaus Maria Brandauer lui ont prêté ses traits, mais qui était vraiment Georges-Jacques Danton?Dans cet épisode intitulé Danton, aux armes citoyens !, Stéphane Bern démystifie cette incontournable figure de la Révolution française.Secrets d\u2019histoire, TV5, 20 h Manon Dumais Décès de la romancière féministe Françoise Mallet-Joris Paris \u2014 Romancière franco- belge populaire et exigeante, Françoise Mallet-Joris, au- teure notamment du Rempart des béguines, est morte à l\u2019âge de 86 ans, laissant derrière elle une œuvre féministe et engagée où elle a peint son époque avec réalisme et subtilité.Jurée du prix Femina de 1969 à 1971, la romancière avait ensuite siégé de 1971 à 2011 à l\u2019Académie Goncourt, qui décerne chaque année le célèbre prix littéraire.Née à Anvers le 6 juillet 1930, fille de la première femme avocate de Belgique, Suzanne Lilar, et d\u2019un ancien ministre belge de la Justice, Albert Lilar, Françoise publie ses premiers textes (Les poèmes du dimanche) à Bruxelles à tout juste 15 ans.Mais c\u2019est en 1951 qu\u2019elle fait une entrée fracassante dans le monde des lettres en publiant chez Julliard Le rempart des béguines, sous son nom de plume : Mallet-Joris.Agence France-Presse Netflix a dévoilé vendredi la série la plus coûteuse de son histoire.Une évocation des origines du hip-hop new-yor- kais, conçue dans la douleur par le réalisateur de Moulin Rouge.C L É L I A C O H E N P our piloter son nouveau et onéreux joujou, le géant du streaming Netflix aurait peut- être dû penser à quelqu\u2019un d\u2019autre que Baz Luhrmann.Contrairement à son habitude, la plateforme n\u2019a proposé, à partir de vendredi à ses abonnés, qu\u2019une moitié de saison (six épisodes), tant la production a pris de retard depuis deux ans et demi.La suite n\u2019adviendra pas avant plusieurs semaines.Le budget initial a explosé, deux showrun- ners sont par tis en cours de route, dont l\u2019ancien créateur de The Shield, Shawn Ryan, qui n\u2019a pourtant pas la réputation d\u2019une petite chose fragile.On devine que le réalisateur de Moulin Rouge et Gatsby le magnifique, qui est à l\u2019origine de l\u2019idée d\u2019une série sur les racines du hip-hop mais ne se voyait au départ que comme un « parrain » un peu en surplomb de cette chose aux méthodes de fabrication inédites pour lui qu\u2019est une série télé, a fini par se faire rattraper par ses réflexes mégalos et control freak qui font sa réputation depuis qu\u2019il a fait pleurer Nicole Kidman de froid sur le tournage d\u2019Australia.Incendies Après avoir essoré deux capitaines, il a fini par prendre lui-même les commandes et s\u2019entourer de ses collaborateurs habituels, comme Catherine Martin, sa femme et sa directrice artistique.Il a même fait déménager tout le monde de Los Angeles à New York en cours de développement parce qu\u2019il estimait qu\u2019il fallait être au plus près de la source et de la vibe originelle de l\u2019histoire qu\u2019il voulait raconter.Dans les locaux du Queens où l\u2019équipe travaille, il a fait édifier une salle spécialement dévolue aux répétitions de gestes tout bêtes mais cruciaux pour les jeunes acteurs de la série : c\u2019est là que les comédiens ont appris à manipuler les vinyles, à mixer, à scratcher, à breaker sans fausse note et avec le bon style, celui de la fin des seventies.The Get Down commence en effet au plus chaud de l\u2019été 1977, alors que New York est en piteux état, et le Bronx littéralement en feu \u2014 de nombreux incendies provoqués par la chaleur et la vétusté des habitats ponctuent les premiers épisodes, jusqu\u2019à la fameuse panne de courant qui priva toute la ville d\u2019électricité pendant quarante-huit heures.On l\u2019aura compris, The Get Down cherche à capter quelque chose qui brûle à ce moment-là.Ça brûle qui ?De jeunes garçons et filles, en bande ou en solitaire, la plupart auréolés de coupes afros, chaussés de Puma et de hautes chaussettes rayées, qui cherchent le rai de lumière dans leur environnement bouché.L\u2019un est un poète qui ne s\u2019assume pas toujours, l\u2019autre rêve de badigeonner les murs de la ville de mots stylisés\u2026 Ils ne savent pas encore qu\u2019une culture entière n\u2019attend que d\u2019éclore, et qu\u2019ils vont contribuer à la façonner.La quasi-totalité de la distribution de The Get Down, la série la plus chère jamais commanditée par Netflix, est constituée d\u2019une bande de jeunes inconnus noirs ou latinos.Un pari osé et réjouissant qu\u2019il va s\u2019agir de tenir.Archives L\u2019exercice aurait pu être périlleux mais, au vu des premiers épisodes montrés à la presse, il porte éminemment la patte de Baz Luhrmann : bande-son all stars (Nas, Miguel, Grandmaster Flash, Nile Rodgers\u2026), grandiloquence et sincérité, avec une pointe de bordel qui n\u2019est pas pour nous déplaire.C\u2019est qu\u2019il faut se frayer un chemin entre les nombreux personnages, les courants musicaux (la soul, le funk, le disco et la bande-son omniprésente), et le mash up des images.Des archives ponctuent les épisodes et se mêlent aux vi - sions recréées qui frôlent parfois la car te postale : il n\u2019en faudrait pas beaucoup plus pour qu\u2019on se croie dans le clip Can\u2019t Hold Us Down de Christina Aguilera.Mais de belles idées, il y en a.Le traditionnel « previously on\u2026 » de la série télé résumant les épisodes précédents est ici rappé.Les gigantesques graffitis colorés défilent sur les trains qui fendent le Bronx en vrombissant à longueur de journée, et délivrent des messages tels que : « Where there is ruin there is hope for a treasure » (« Là où se trouvent des ruines, il y a l\u2019espoir qu\u2019y gise un trésor »).Et c\u2019est vrai que cer tains coins du South Bronx montrés dans la série ressemblent à un site après bombardement.Ce lyrisme va permettre l\u2019émerveillement au milieu des décombres.Nos petits gars assistent à un set donné par Grandmaster Flash dans une boîte underground.Là, tout se soulève pour eux \u2014 et pour nous aussi, tant la scène est euphorisante.Ils vont vouloir tout savoir de lui.Il va leur apprendre le peu qu\u2019il sait, dans des séquences qui rejouent frontale- ment un enseignement légendaire tel qu\u2019ils l\u2019ont tous rêvé dans les films de Bruce Lee, bruitages à l\u2019appui : bruits de sabre et coups de gong à chaque geste du Grandmaster devant ses deux platines.Par ailleurs, ils fantasment sur Shaolin Fantastic, un petit malfrat magnifique qui glisse en sneakers sur les rochers et enjambe les buildings comme un super-héros.C\u2019est cette dimension fantasmatique totalement décomplexée qui donne tout son souf fle à The Get Down .La légende urbaine peut se transformer en culture mondiale.Libération The Get Down, le hip-hop remixé par Baz Luhrmann F A B I E N N E D A R G E U n spectre chromatique hante l\u2019œuvre de Rainer Werner Fassbinder.Depuis son premier film, L\u2019amour est plus froid que la mort (1969), jusqu\u2019au dernier, Querelle (1982), en passant par ce monument qu\u2019est la série télévisée Berlin Alexanderplatz.Le brun, dans toutes ses nuances et ses déclinaisons, du plus chaud au plus froid, du plus élégant au plus sale, nappe l\u2019univers du cinéaste, ou l\u2019envahit par multiples petites touches insistantes.Qu\u2019il s\u2019agisse des robes d\u2019Ingrid Ca- ven, des chemises ou des chapeaux de Fassbinder lui- même, des décors et des lumières de nombre de ses films\u2026 et même des Cuba libre qui servent de carburant à l\u2019équipe de cinéma de Prenez garde à la sainte putain (1971).La couleur brune, ce pourrait être la métaphore de toute cette entreprise titanesque qu\u2019a menée l \u2019ogre Fassbinder pour mettre sens dessus dessous tous les tabous, les non-dits de son pays, l \u2019Allemagne, et, avec elle, d\u2019une société occidentale reposant sur les rapports de domination entre classes, races, sexes et générations.La chemise des SA Le brun est une couleur mal- aimée, et cela, d\u2019emblée, nous dit quelque chose de Fassbinder.«Le marron?On le déteste, non?», écrit l\u2019historien Michel Pastoureau, dans le (cour t) chapitre qu\u2019il consacre à cette teinte dans son Petit Livre des couleurs (avec Dominique Si- monnet, Points, 2005).«De nos onze couleurs et demi-couleurs, c\u2019est la moins aimée, bien qu\u2019elle foisonne dans la nature, les sols, les végétaux, poursuit M.Pastoureau.Elle évoque la saleté, la pauvreté, la brutalité et, depuis que les SA en ont fait leur uniforme, dès 1925, la violence.Le mot \u201cbrun\u201d, que l\u2019on utilise moins, vient d\u2019ailleurs du germanique braun, la couleur de l\u2019ours.Le mot \u201cmarron\u201d lui, est apparu au XVIIIe siècle, il était bien sûr dérivé de la châtaigne.C\u2019est un brun plus chaud, un peu rouge.Cette demi-couleur a peu d\u2019aspects positifs, à moins de prendre l\u2019humilité et la pauvreté comme des vertus, ce que font certains ordres monastiques.» L\u2019anthropologue des couleurs l\u2019omet, par délicatesse sans doute, mais le brun est aussi la couleur des excréments, et donc celle qui est l iée aux obser vat ions de Freud sur le stade anal et son lien avec la per version sadique.Adopter le br un, c\u2019est d\u2019abord faire sienne la couleur de l\u2019ennemi, la por ter sur la peau, la renvoyer comme un motif lancinant, pour ne pas dire comme un crachat, à la face du monde.Cette ligne chromatique, c\u2019est d\u2019abord et avant tout la chemise brune des SA, et tout le rapport de Fassbinder, né en 1945, à l\u2019histoire de son pays et, singulièrement, au nazisme.Cette relation court dans l\u2019ensemble de son œuvre, qui embrasse l\u2019histoire de l\u2019Allemagne sur plus d\u2019un siècle, au point que Fassbinder appellera Maria Braun l\u2019héroïne, jouée par Hanna Schygulla, de son film le plus célèbre et le plus grand public (Le mariage de Maria Braun, 1979).Mais ce motif historique se tresse avec d\u2019autres, plus existentiels, dans deux œuvres du cinéaste qui se déroulent au moment de la montée du nazisme.Berlin Alexanderplatz bien sûr, série en quatorze épisodes réalisés par Fassbinder en 1980, littéralement baignée dans les bruns des tavernes berlinoises, mais aussi dans celui de la forêt et de la terre où la jeune Mieze sera étranglée et enterrée.Le travail réalisé par Fassbinder avec son chef opérateur, Xaver Schwar- zenberger, est maîtrisé de bout en bout : même les images d\u2019archives qui ouvrent la série se teintent de sépia, qui donne au noir et blanc des variations de brun.Et dans Despair, déjà, film charnière dans l\u2019œuvre du cinéaste allemand, réalisé en 1978, Fassbinder fait un usage magistral des br uns, qui, comme souvent chez lui, sont joués en contraste avec des bleus gris glacés.Hermann Hermann, le héros incarné par Dirk Bogarde, qui peu à peu perd le sens de sa vie et la raison, dirige une fabrique de\u2026 chocolat.Ce qui donne lieu à un plan furtif mais saisissant : Fassbinder y montre des figurines en chocolat, jetées en vrac, qui évoquent inévitablement les charniers de la Seconde Guerre mondiale.Le brun, avec ses multiples significations, semble s\u2019être lié de manière consubstantielle à Fassbinder dès 1969, quand il a joué dans Baal , d\u2019après Brecht, réalisé par Volker Schlöndorff.Baal, le jouisseur qui vomit la société, l\u2019homme- bête appelé par la terre et la forêt, c\u2019est le dieu Pan, le diable parmi les hommes, et il semble avoir accouché Fassbinder de lui-même.Retournement spirituel Dès lors, le marron s\u2019insinue dans toutes ses œuvres (sauf celles en noir et blanc, évidemment), comme s\u2019il symbolisait la tache que représente aux yeux de l\u2019homme blanc occidental \u2014 celui qui jouit du « droit du plus for t », pour reprendre le titre d\u2019un autre de ses films \u2014 les Noirs ou les basanés, les juifs, les homosexuels, les femmes et les pauvres.Le brun est le filtre qui renvoie en miroir à la société sa violence et sa saleté foncières.Qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019homosexualité, avec Querelle, d\u2019après Genet, et ses phallus en carton- pâte marron dressés sur les rempar ts d\u2019une Brest de chromo.De l\u2019immigration et du racisme, comme dans Tous les autres s\u2019appellent Ali (1974).Ou de la condition des femmes, dans nombre de ses films, à l\u2019image des Larmes amères de Petra von Kant (1972) : c\u2019est comme si Fassbinder avait décidé d\u2019endosser cette tache, pour la purger, pour tenter d\u2019opérer une forme de retournement spirituel.Dans Prenez garde à la sainte putain, dans lequel il incarne, en une étrange mise en abyme, l\u2019alter ego du cinéaste qui, lui, est joué par son alter ego Lou Castel, c\u2019est un costume blanc qu\u2019il porte sur la chemise brune.Le Monde Le brun de Fassbinder, couleur de l\u2019ennemi Le cinéaste allemand a décliné dans toutes ses nuances cette teinte mal-aimée RALPH GATTI AGENCE FRANCE-PRESSE Le producteur Barbet Schroeder aux côtés du réalisateur Rainer Werner Fassbinder avec son chapeau brun à Cannes en mai 1979.Le film bulgare Godless, Léopard d\u2019or du festival de Locarno Genève \u2014 Le film Godless, de la réalisatrice bulgare Ralitza Petrova, a remporté samedi le Léopard d\u2019or du Festival du film de Locarno (Suisse), sa plus haute distinction.Le film raconte l\u2019histoire de Gana, jeune femme qui s\u2019occupe de personnes âgées atteintes de démence et réalise un trafic avec leurs cartes d\u2019identité.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E L U N D I 1 5 A O Û T 2 0 1 6 CULTURE B 8 Enseignants et enseignantes, jusqu\u2019au 15 septembre, abonnez gratuitement vos étudiants au Devoir numérique pour une durée de 15 semaines du site Web ledevoir.com/classe Le Devoir numérique en classe Ordinateur VIRÉE CLASSIQUE Mozart : Ouverture de La flûte enchantée.Concerto pour piano n° 9, « Jeune homme».Beethoven : Symphonie n° 9.Nelson Freire (piano), Sarah Wegener (soprano), Michèle Lo- sier (mezzo), Michael Schade (ténor), Alexander Tsymbalyuk (basse), Chœur et Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano.Maison symphonique de Montréal, samedi 13 août 2016.C H R I S T O P H E H U S S L a Virée classique de l\u2019OSM, du moins le cœur de la manifestation à la Place des Arts, s\u2019est déroulée vendredi et samedi devant une « assistance de près de 30 000 personnes » selon les organisateurs, avec «des ventes records de billets », ce qui va de pair puisque l\u2019an passé 25 000 personnes s\u2019étaient déplacées.Plus que les chif fres bruts, c\u2019est vraiment l\u2019objectif premier qui est rempli par la Virée.L\u2019événement attire les familles \u2014 et donc les enfants, aussi \u2014 à la Place des Arts et au concert, ainsi qu\u2019un autre public, en plus des habitués heureux de se plonger dans un bain de musique.Il n\u2019était pas rare de croiser dans les couloirs trois générations d\u2019une même famille réunies pour venir entendre de la musique.Parfois, les meilleures idées n\u2019atteignent pas leur objectif premier, mais, de ce point de vue, la Virée classique, fait mouche.L\u2019édition 2016 avait aussi associé, en un volet gratuit, davantage de jeunes musiciens amateurs, des activités repliées à l\u2019intérieur dans la cour centrale du Complexe Desjardins en raison de la pluie.La phase suivante, si l\u2019OSM ne peut plus suf fire à la demande, serait d\u2019augmenter le nombre de concerts en associant à la manifestation un orchestre aguerri de jeunes (Francophonie, Académie Orford ou Jeunes du Canada, par exemple) et d\u2019occuper le Théâtre Maisonneuve.Freire, un pianiste exceptionnel La Virée 2016 aura été illuminée artistiquement par la présence du grand pianiste brésilien Nelson Freire, que l\u2019on entend trop peu à Montréal.Comme vendredi, dans la sonate de Brahms, le petit plus est venu à partir du 2e mouvement.Ce qui y est exceptionnel, chez Nelson Freire, outre la matière des attaques, c\u2019est la respiration musicale, la très légère accentuation des notes qui forment le sommet des phrases et en incarnent tout le drama- tisme.L\u2019égalité de touche dans la vivacité du 3e mouvement tenait également de la magie.À ce niveau, dans Mozart, les magiciens se comptent probablement sur les doigts d\u2019une main: Zacharias, Uchida, Blackshaw, Barenboïm, Freire.L\u2019OSM et Kent Nagano ont ciselé un accompagnement digne de leur partenaire.La 9e Symphonie de Beethoven était intéressante à entendre, puisque celle de l\u2019ouverture de la Maison symphonique de Montréal, en 2011, témoignait avant tout de la «sur-réverbération» de la salle et de l\u2019étendue du chantier acoustique à accomplir.La baisse substantielle des plafonds amovibles (canopée) a beaucoup fait pour canaliser et équilibrer les sons et leur résonance.L\u2019expérience musicale fut donc plus gratifiante samedi, grâce aussi à un chœur en grande forme, très à l\u2019aise, même dans les passages les plus tendus.Superbe quatuor de solistes, approche logique, transparente et fluide.Rien à redire : l\u2019occasion était belle et le public en a eu largement pour son argent ! Le Devoir MUSIQUE CLASSIQUE Le classique en famille MARCELO TASSO AGENCE FRANCE-PRESSE Une des trois installations de JR à Rio représente une nageuse de papillon.C L A I R E D E O L I V E I R A N E T O à Rio de Janeiro A près avoir éclipsé la Pyramide du Louvre à Paris, le street-artist français JR fait jaillir à Rio les athlètes hors des stades olympiques, tels des géants saisis dans l\u2019action, sur d\u2019immenses photos noir et blanc visibles par tous.« Je voulais vraiment travailler sur un projet autour du sport », a-t-il expliqué à l\u2019AFP.Ces installations spectaculaires accrochées à d\u2019immenses échafaudages célèbrent la rencontre des dieux de l\u2019Olympe avec l\u2019iconique Rio de Janeiro qu\u2019il connaît bien.Trois de ces créations sont pour le moment appar ues, comme à l\u2019improviste.JR, qui ne révèle pas sa nouvelle technique, assure que d\u2019autres surgiront\u2026 La première, près du Parc et du Village olympiques, représente un nageur sur le point de plonger dans l\u2019océan au bord d\u2019une jetée.La deuxième, perchée sur le toit d\u2019un immeuble de 20 étages dans le quartier de Fla- mengo, saisit le sauteur en hauteur soudanais Mohamed Younes Drisse arque-bouté sur le dos en plein envol, comme sur le point de franchir le sommet du bâtiment.La troisième représente une nageuse de papillon sur la plage de Botafogo, au pied du Pain de sucre.Les JO, un rêve « L\u2019idée, c\u2019est d\u2019évoquer ces spor tifs qui s\u2019entraînent par tout dans le monde avec le rêve d\u2019aller aux Jeux olympiques, qui échouent parfois à deux doigts, comme Mohamed, le Soudanais qui s\u2019est blessé juste avant de venir à Rio\u2026 Et d\u2019autres que j\u2019ai rencontrés qui se sont battus un moment pour y arriver sans succès, et qui, ensuite, ont gardé ça comme un rêve », explique JR.À Rio, JR ne travaille pas q u \u2019 e n X X L a u t o u r d e s athlètes de haut niveau.Il propose aussi aux anonymes de monter à bord de son camion photomaton.N\u2019importe qui peut s\u2019y faire prendre en photo sur un fond graphique stylisé, et en sortir avec un grand poster de lui- m ê m e e n n o i r e t blanc, conçu pour être collé sur un mur de la ville plutôt que sur celui du salon.« C\u2019était vraiment un moment idéal avec ces gens du monde en- t i er » , d i t JR , qu i a collé une mosaïque de ces af fiches sur le boulevard olympique et près du stade Maracana.Ce n\u2019est pas la première fois que JR s\u2019empare de l\u2019espace de Rio.En 2008, il avait revêtu les façades des maisons de la favela du Morro da Providen- cia d\u2019immenses photos noir et blanc de visages et regards d\u2019une trentaine de femmes.Des alpinistes brésiliens l\u2019avaient aidé à coller ses portraits à flanc de colline.Ce projet rendait hommage aux femmes qui jouent un rôle central dans la vie de ces communautés pauvres où elles sont souvent les principales victimes de la violence.À l\u2019époque, JR ne révélait ni son identité ni son visage.Il se définissait comme un « ar ti- viste », un mot-valise fusionnant «artiste » et «activiste ».« Pour moi, c\u2019est génial de pouvoir revenir ici en ce moment, de travailler dans la ville sur des œuvres que je n\u2019ai jamais réalisées avant dans le monde, et en même temps de continuer sur le même projet à Morro da Providencia», confie encore JR.«On est juste en bas de la favela, et faire ce projet, avoir plein de gens de la communauté qui viennent et qui par ticipent\u2026 Pour moi, c\u2019est un peu tous les univers qui se mélangent.» Agence France-Presse L\u2019artiste français JR fait sortir les dieux du stade à Rio de Janeiro FRANK PERRY AGENCE FRANCE-PRESSE Le pianiste brésilien Nelson Freire aura donné une touche particulière à la Virée 2016."]
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