Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2016-09-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" V O L .C V I I N o 2 1 5 L E D E V O I R , L E J E U D I 2 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Les ?rmes d\u2019ingénieurs demandent que Québec soumette les villes à la future Autorité des marchés publics.Page B 1 Actualités \u203a Renaud-Bray met la main sur la réputée librairie-bistro montréalaise Olivieri.Page A 5 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 6 Mots croisés.A 4 Petites annonces .B 4 Sudoku.B 6 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Traité d\u2019extradition Canada-Chine Trudeau s\u2019aventure en terrain miné Page A 5 Éthique Le ministre Laurent Lessard de nouveau sur la sellette Page A 3 Les savants internationaux de l\u2019humour tiendront un sommet à Montréal Page B 10 APPEL À LA LIBÉRATION DE HOMA HOODFAR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des amis, sympathisants et anciens collègues de Homa Hoodfar, cette universitaire montréalaise emprisonnée en Iran, se sont rassemblés à Montréal, mercredi, pour appeler à sa libération.Mme Hoodfar, dont l\u2019état de santé serait précaire, est emprisonnée depuis le 6 juin en vertu d\u2019accusations inventées de toutes pièces, selon ses proches.L\u2019Iran la soupçonne d\u2019avoir collaboré avec un gouvernement hostile et de propagande.Selon sa famille, l\u2019enquête s\u2019était attardée à ses idées féministes et à des questions de sécurité.J E A N N E C O R R I V E A U Q uarante ans après le démantèlement de Corridart, la réplique de l\u2019une des œuvres de cette exposition fait des vagues.La copie de La croix du mont Royal de Pierre Ayot, qui devait être installée aux abords de l\u2019avenue du Parc ces jours-ci, devra changer de lieu, l\u2019administration Coderre ayant jugé que le site choisi n\u2019était pas approprié et que l\u2019œuvre pourrait heurter des sensibilités religieuses.Dans le cadre d\u2019une rétrospective des œu- vres de l\u2019artiste Pierre Ayot (1943-1995) présentée par la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), la réplique de La croix du mont Royal devait être exposée jusqu\u2019en décembre sur la pelouse du côté est de l\u2019avenue du Parc, au nord de l\u2019avenue des Pins.L\u2019œuvre présentant la croix du mont Royal couchée sur son flanc faisait partie de l\u2019exposition Corridart dont l\u2019ex-maire Jean Drapeau avait ordonné le démantèlement pendant la nuit du 13 juillet 1976, à quelques jours des Jeux olympiques de Montréal.Or, l\u2019administration Coderre estime que le site choisi pour exposer l\u2019œuvre, soit devant le mur du couvent des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph, ne convient pas.« Il y a une question de sensibilité religieuse qu\u2019on a vue comme potentielle », a indiqué au Devoir l\u2019atta- Montréal accusée de censure L\u2019administration Coderre refuse le choix d\u2019un site pour exposer une œuvre en croix de peur de heurter des sensibilités religieuses L I S A - M A R I E G E R V A I S L a question de l\u2019accès à l\u2019école gratuite pour les enfants non résidents ou sans statut passe à la trappe.Car contrairement à l\u2019ancien projet de loi 86, le nouveau projet de loi visant à modifier la Loi sur l\u2019instruction publique, qui s\u2019ouvrait mercredi aux consultations par ticulières, n\u2019en fait plus du tout mention.Plusieurs organismes de défense des droits des réfugiés et des sans-papiers se disent excédés par le report sine die de ce dossier, y compris la protectrice du citoyen, qui a démontré plusieurs signes d\u2019impatience.«Encore une fois, plusieurs enfants d\u2019immigrants qui ne sont toujours pas considérés comme des résidents n\u2019ont pas pu prendre part [à la dernière rentrée scolaire].Il s\u2019agit pour ces enfants d\u2019un déni de leur droit fondamental à l\u2019éducation.Cette situation est inacceptable », a-t-elle écrit dans une lettre acheminée mercredi au gouvernement.PROJET DE LOI Québec exclut la gratuité scolaire pour les enfants sans papiers FRANCIS VACHON LE DEVOIR Yan England F R A N Ç O I S L É V E S Q U E à Québec A jouté à la programmation du Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) sur le tard, 1 :54, de Yan England, était très attendu.Il y a bien sûr ces deux prix remportés récemment au Festival du film francophone d\u2019Angoulême, celui du jury étudiant et celui d\u2019interprétation remis à Antoine-Olivier Pilon.Surtout, il y a ce thème qu\u2019aborde 1 :54 sans faux-fuyant: l\u2019intimidation scolaire, enjeu encore et toujours tristement d\u2019actualité.Entretien autour d\u2019un premier long-métrage qui faillit ne pas voir le jour.Film immersif, 1 :54 est relaté exclusivement du point de vue de Tim, un adolescent de 16 ans pris en grippe par l\u2019un de ses pairs, Jeff, qui lui pourrit la vie, constamment, méthodiquement.C\u2019est que Tim a eu le malheur de faire ombrage à Jeff sur la piste, au 800 mètres.À l\u2019école, le meilleur ami de Tim est lui aussi la cible des railleries de Jef f et de ses sbires.Puis, survient l\u2019irréparable\u2026 Le titre 1 : 54, c\u2019est le chrono de Jeff que veut battre Tim, mais aussi un renvoi au récit lui-même, qui devient une course contre la montre.« Ce n\u2019est pas autobiographique, précise Yan England, an- FCVQ L\u2019intimidation filmée de l\u2019intérieur Yan England voulait traiter d\u2019un thème important sans être moralisateur VOIR PAGE A 8 : ENGLAND VOIR PAGE A 8 : CENSURE VOIR PAGE A 8 : ENFANTS L E D E V O I R , L E J E U D I 2 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L a tenue d\u2019élections à date fixe n\u2019est pas une panacée pour Élections Canada.Car l\u2019organisme qui régit le vote au pays a malgré tout été pris de court par un déclenchement électoral précipité, 78 jours avant le jour J.«La tenue de l\u2019élection à date fixe n\u2019a pas offert toute la prévisibilité attendue.[\u2026] La date du déclenchement de l\u2019élection n\u2019étant pas fixée ou circonscrite par une période spécifique, des défis et des retards importants sont survenus dans le déploiement », constate le directeur général des élections, Marc Mayrand, dans son rappor t sur le 42e scrutin rendu public mercredi.Élections Canada avait prévu son plan de match électoral en ver tu d\u2019un déclenchement de la campagne un peu plus de 36 jours avant le jour du scrutin à date fixe le 19 octobre \u2014 soit la période minimale prévue à la Loi électorale \u2014 pour un déploiement le 1er septembre.Or, l\u2019ancien premier ministre Stephen Harper a déclenché l\u2019élection un mois plus tôt, le 2 août, ce qui a donné lieu à la plus longue campagne électorale en 140 ans.Résultat : les directeurs de scrutin ont dû renégocier des baux pour leurs locaux, 107 d\u2019entre eux ont été forcés d\u2019en trouver car rément un nouveau, et il a fallu embaucher du personnel plus tôt pendant plus longtemps.Certains locaux d\u2019Élections Canada, sur tout en région, ne se sont retrouvés opérationnels que le 18 août, soit 15 jours après le déclenchement de l\u2019élection.« Dans son prochain rappor t, Élections Canada formulera des recommandations visant à mieux définir la durée d\u2019une période électorale » , prévient Marc Mayrand.Son prédécesseur, Jean- Pierre Kingsley, avait quant à lui déploré au Devoir l\u2019an dernier que les partis politiques profitent des élections à date fixe pour contourner les plafonds de dépenses électorales en multipliant les publicités avant le déclenchement électoral of ficiel.Justin Tr udeau avait promis, en campagne électorale, d\u2019imposer un plafond également entre les élections.Une proposition qui n\u2019a pas encore été présentée.Quant au défi que peuvent poser des campagnes électorales trop longues comme celle de l\u2019automne dernier, le député néodémocrate Alistair Mac- Gregor a justement déposé un projet de loi privé suggérant d\u2019établir leur durée maximale à 46 jours.Participation record des jeunes Le directeur général des élections est par ailleurs venu confirmer que les jeunes avaient été beaucoup plus nombreux à se prévaloir de leur droit de vote lors du scrutin de l\u2019automne dernier.Le taux de par ticipation global aux dernières élections a augmenté de 7 points de pourcentage, pour atteindre 68,3 %.Chez les jeunes de 18 à 24 ans, 57,1 % des électeurs inscrits ont voté, contre 38,8 % en 2011.Les membres des communautés autochtones ont également voté en bien plus grand nombre : 61,5 % des électeurs vivant dans des réserves ont voté en 2015, contre 47,4 % en 2011.« C\u2019est le plus petit écart observé ces dernières années entre le taux de participation dans les réserves des Premières Nations et le taux de par ticipation national aux élections fédérales », note le rapport du DGE.Cer taines réser ves en régions éloignées s\u2019en sont cependant retrouvées pénalisées.Dans 14 bureaux de vote, répar tis dans neuf circonscriptions, les bulletins de vote ont été insuf fisants.La majorité de ces lieux de vote a été en mesure d\u2019obtenir d\u2019autres bulletins de vote ou d\u2019en photocopier.Dans un seul bureau de vote, à Lake St.Martin au Manitoba, 13 électeurs ont fait demi-tour sans avoir pu voter.Le DGE explique que certaines inscriptions en ligne, avant le jour du vote, ont été compliquées par le fait que le système informatique «ne pouvait pas traiter des types d\u2019adresses atypiques » de ces communautés r urales.Plusieurs électeurs se sont donc inscrits le jour même du scrutin et Élections Canada n\u2019avait pas prévu le bon nombre de bulletins de vote.Marc May- rand promet de remédier à la situation pour la prochaine élection en 2019.Le Devoir L\u2019élection à date fixe pas aussi prévisible que voulu par Élections Canada H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa La création d\u2019un NPD provincial au Québec, qui est dans l\u2019air depuis quelques années déjà, passe en seconde vitesse.Des rencontres d\u2019organisation se tiendront cette fin de semaine pour familiariser les éventuels militants aux lois électorales québécoises.Une première rencontre pour « jeter les assises locales et régionales du NPD Québec» se tiendra samedi à Québec et une seconde dimanche, à Montréal, peut-on lire dans un courriel envoyé aux sympathisants et dont Le Devoir a obtenu copie.Une troisième activité est prévue à la fin novembre.En entrevue, le chef intérimaire du NPDQ, Pierre Ducasse, explique que ces réunions se veulent la suite logique de rassemblements tenus au printemps ayant servi à mesurer l\u2019intérêt des électeurs pour une nouvelle option provinciale.«Les rencontres du printemps portaient plus sur le contexte politique, si le moment [de lancer un nouveau parti] est propice, dit M.Ducasse.Là, on se concentre plus sur des questions organisationnelles.» Comme il n\u2019y a pas encore eu de congrès de fondation du NPDQ, il préfère présenter ces rencontres comme des «assises régionales».«C\u2019est pour voir qui est intéressé et qui est prêt à être des leaders locaux.Mais on a besoin de faire de la formation et de fournir de l\u2019information sur la Loi électorale québécoise: comment ça fonctionne, comment le financement fonctionne, etc.» Le Québec est la seule province à ne pas avoir son chapitre du NPD.Ceux qui militent pour sa création font valoir que les électeurs progressistes fédéralistes sont orphelins.Bien qu\u2019enregistré auprès du Directeur général des élections, le NPDQ n\u2019a pas de bases solides pour l\u2019instant : il compte environ 300 membres et n\u2019a récolté que « quelques milliers de dollars », soit assez pour payer des déplacements et des locations de salles.M.Ducasse insiste pour dire qu\u2019il ne faut pas lire dans ces chiffres la preuve d\u2019un manque d\u2019intérêt.« On n\u2019a pas encore commencé de vraie campagne de recrutement.[\u2026] Ce n\u2019est pas comme si on était un parti actif.La réflexion se poursuit.» Il souligne aussi que le NPDQ est distinct du grand frère fédéral.« Si on crée le parti, ce sera à cause de notre évaluation de la scène politique québécoise.» Aussi, la chute brutale du nombre de membres du NPD fédéral au Québec, rapportée cette semaine par Le Devoir, n\u2019entre pas en ligne de compte, assure Pierre Ducasse.Chose certaine, si le parti est créé, ce sera à temps pour la prochaine élection de 2018.«On embarque tranquillement dans une autre étape tout en étant conscient que les échéanciers sont courts.» Le Devoir Un pas de plus vers un NPD québécois M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa J ustin Tr udeau a repris à son compte la coutume de son prédécesseur Stephen Harper, qui s\u2019était créé une petite équipe vidéo pour partager avec les internautes ses activités de premier ministre.M.Trudeau compte lui aussi une équipe de fonctionnaires qui concoctent des capsules mises en ligne sur son site Web officiel.Stephen Harper s\u2019était attiré les reproches de l\u2019opposition \u2014 y compris de l\u2019opposition libérale à l\u2019époque \u2014 en se dotant de sa propre chaîne vidéo.Le site 24/SEPT présentait des montages de ses activités de la semaine rassemblant autant des annonces de son gouvernement \u2014 projets de loi, mesures fiscales \u2014 que des réunions bilatérales avec ses homologues ou la rencontre avec des soldats canadiens partis combattre le groupe armé État islamique en Irak.Le gouvernement Harper n\u2019a jamais révélé le montant de la facture, mais il avait précisé que quatre fonctionnaires s\u2019y affairaient.Si Justin Trudeau s\u2019est débarrassé du site 24/SEPT dès son arrivée au pouvoir en novembre, il n\u2019a pas pour autant renié la pratique.M.Trudeau compte sa propre chaîne You- Tube, alimentée par en moyenne sept fonctionnaires du Bureau du conseil privé, a fait savoir le gouvernement en réponse à une question écrite déposée en Chambre par le conservateur Pierre Poilievre.Leur travail « à la création, à la production, au montage, à la traduction et à la publication des vidéos » s\u2019était chiffré à 27 185 $ en date de la mimai, lorsque M.Poilievre a présenté sa question aux libéraux.Les salaires combinés étaient de 14 321 $, auquel s\u2019ajoutent une facture d\u2019heures supplémentaires de 1864 $, de même qu\u2019une somme de 6255,62 $ « en frais de déplacement et d\u2019hébergement pour le tournage et la production des vidéos », note la réponse écrite du gouver nement.La description de tâche de ces fonctionnaires ne se limite toutefois pas à la préparation de ces vidéos, a-t-on indiqué au gouvernement.Les vidéos YouTube de Justin Trudeau sont regroupées sur le site officiel du premier ministre.Elles présentent des capsules moins léchées que celles de Stephen Harper, dont les vidéos faisaient l\u2019objet d\u2019un montage récapitulant plusieurs événements, accompagnés de musique ainsi que de narrations en anglais et en français.Les capsules de Justin Trudeau présentent en général un plan fixe d\u2019une seule annonce de financement ou d\u2019une conférence de presse.D\u2019autres retransmettent un discours sur la Grande Muraille de Chine, ou devant des groupes d\u2019affaires, un autre prononcé à l\u2019occasion d\u2019une fête païenne ou de la fin du ramadan, ou encore un discours prononcé en marge du défilé de la fierté gaie à Montréal.Il semble que seules deux vidéos, sur les 92 publiées sur la page YouTube du premier ministre, of frent un montage des « grands moments » de la rencontre des premiers ministres fédéral et provinciaux sur le climat à Vancouver en mars dernier.Les vidéos de Stephen Harper s\u2019étaient retrouvées partagées sur tous les sites des ministères fédéraux.Le libéral David McGuinty avait à l\u2019époque dénoncé « de la propagande pure et simple».Le gouvernement Trudeau s\u2019est doté au mois de mai d\u2019une politique contre les publicités partisanes aux frais du gouvernement.Finies les publicités aux couleurs du parti au pouvoir ou affichant son logo.Terminées aussi les publicités mettant en vedette un ministre, député ou sénateur, se targuait le gouvernement.Ces règles s\u2019appliquent aux publicités qui ont coûté plus de 500 000 $ à produire et à dif fuser.La facture des vidéos de Justin Trudeau se chiffre en moyenne à 418 $ par capsule.La plus dispendieuse a coûté 1513$.Le Devoir OTTAWA Une équipe de fonctionnaires pour des vidéos de Trudeau La chaîne YouTube du premier ministre est alimentée par sept personnes en moyenne LE MAIRE DE MONTRÉAL, M.DENIS CODERRE, VOUS INVITE À FAIRE UN DON DE SANG, UN DON DE VIE.VENDREDI 23 SEPTEMBRE 2016 DE 9 H 30 À 19 H 30 Hôtel de ville de Montréal 275, rue Notre-Dame Est Hall d\u2019honneur Entrée rue Gosford Le stationnement aux abords de l\u2019hôtel de ville étant limité, l\u2019usage du transport en commun ou actif est recommandé lors de vos déplacements.Champ-de-Mars Autobus : 14, 129, 715.Stations de BIXI et supports à vélo disponibles.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Certaines réserves en régions éloignées s\u2019en sont cependant retrouvées pénalisées.Dans 14 bureaux de vote, répartis dans neuf circonscriptions, les bulletins de vote ont été insuffisants.125$ : repas, vin, taxes, service et reçu pour fins fiscales Abonnements et achats à la boutique action-nationale.qc.ca au téléphone 514 845-8533 (sans frais : 866 845-8533) Septembre 2016 articles Les états de la langue dossier États généraux sur les commémorations historiques ce numéro 12$ Martine Ouellet au PQ pour de bon Les rumeurs voulant que la candidate à la chefferie du Parti québécois Martine Ouellet abandonne la formation pour se joindre à Option nationale sont non fondées, a-t-elle insisté mercredi, au terme de plusieurs jours de tensions entre certains de ses collègues et elle.Écartée d\u2019une vidéo promotionnelle du PQ, et rappelée à l\u2019ordre par son chef pour certaines déclarations, la députée de Vachon a produit une nouvelle vidéo, où elle professe son attachement à la formation.Elle y affirme aimer le PQ, «parti de René Lévesque, de Jacques Parizeau, de la nation et de la liberté».La veille, son compte Twitter avait publié un message «Je suis Option nationale», message rapidement supprimé, produit d\u2019un piratage selon elle.Le Devoir Nouveau projet de loi pour l\u2019université franco-ontarienne Le NPD de l\u2019Ontario a présenté mercredi un projet de loi visant à créer une première université franco-ontarienne.Le précédent projet de loi, adopté à l\u2019unanimité en 2e lecture en 2015, est mort au feuilleton avec la prorogation de la législature le 9 septembre dernier.«La priorité absolue de la communauté franco-ontarienne est la création de l\u2019Université de l\u2019Ontario français », a déclaré la députée France Géli- nas, auteure du projet de loi.La communauté gère actuellement un réseau de 450 écoles primaires et secondaires, 12 conseils scolaires et 2 collèges francophones.Le projet de loi prévoit notamment la nomination d\u2019un conseil d\u2019administration provisoire.Le Devoir Leur travail s\u2019était chiffré à 27 185$ en date de la mi-mai L E D E V O I R , L E J E U D I 2 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 L\u2019 ancien chef de cabinet de Robert Bourassa, Mario Bertrand, devrait être invité à exposer sa théorie du triangle devant le Conseil des ministres, dont certains membres ne semblent avoir aucune idée de la signification des mots «éthique» et «intégrité».Chaque pointe du triangle correspondait aux priorités de M.Bourassa, toujours d\u2019actualité : défense des intérêts du Québec, développement économique et maintien de la paix sociale.Au centre du triangle, un point rouge symbolisait l\u2019intégrité, qui devait primer tout le reste, sous peine de courir au désastre.Pour faire un exemple, M.Bertrand avait insisté pour mettre à la porte le premier à s\u2019être placé dans une situation s\u2019apparentant à un conflit d\u2019intérêts.Bien que perçu comme un proche de M.Bourassa, le solliciteur général, Gérard Latulippe, avait dû démissionner quand il était apparu qu\u2019il avait maintenu un lien avec son ancien bureau d\u2019avocats.Ce qui se passe présentement au sein du gouvernement Couillard devient franchement inquiétant.Chaque jour apparaît un fait nouveau qui vient renforcer l\u2019entêtant remugle dont l\u2019atmosphère est empuantie depuis des années.Une «odeur de corruption», a lancé le député ca- quiste de Borduas, Simon Jolin-Barrette.?Le cas du ministre des Transports, Laurent Lessard, tient presque de la caricature.Pour une deuxième fois en autant de semaines, on a appris que son ami et employé Yvon Nadeau de même que sa conjointe avaient tiré profit d\u2019une subvention gouvernementale.Cette fois-ci, une somme de 1,1 million a été versée en 2008 à une coopérative, dont M.Na- deau était l\u2019un des administrateurs, pour moderniser le centre de ski du mont Adstock, dans la circonscription du ministre.Cela a permis à un promoteur de construire des chalets, dont le couple Nadeau a obtenu le contrat de gestion.On ne se surprendra pas d\u2019apprendre que, durant toutes ces années, M.Nadeau et sa conjointe ont été des contributeurs réguliers à la caisse libérale.On croit entendre un air connu.Bien entendu, M.Lessard fait mine de ne pas comprendre ce qu\u2019on peut bien lui reprocher.À l\u2019entendre, la subvention devrait être rangée dans la catégorie des bonnes œuvres.Possible, mais les chalets ?Il était pour le moins étonnant d\u2019entendre le premier ministre lui réitérer sa confiance tout en reconnaissant ne pas connaître les faits.Vingt-quatre heures après que l\u2019affaire a été soulevée à l\u2019Assemblée nationale, il avait pourtant eu tout le temps de s\u2019en enquérir.Après tout ce qu\u2019on a encore appris au printemps dernier sur les pratiques du ministère des Transports, de loin le plus gros donneur d\u2019ouvrage au Québec, Amir Khadir ne sera sans doute pas le seul à se demander si M.Lessard a toujours l\u2019autorité morale pour présider à l\u2019assainissement nécessaire.M.Couilllard se dit indifférent aux attaques des partis d\u2019opposition, mais ces accrocs à répétition vont finir par alarmer l\u2019opinion publique.Comment penser à l\u2019avenir et aux bienfaits qui résulteront de la rigueur budgétaire, comme il nous y invite, quand le souvenir des années Charest revient continuellement à l\u2019esprit ?Peu importe la nature des documents que la CAQ accuse l\u2019ancien chef de cabinet adjoint de François Legault, Yan Plante, de lui avoir volés avant d\u2019être embauché par le bureau de M.Couillard et l\u2019utilisation que le gouvernement pourrait en avoir fait, c\u2019est l\u2019acte en lui- même qui pose problème.La rapidité avec laquelle le premier ministre lui a donné l\u2019absolution laisse perplexe.Dans la mise en demeure qu\u2019elle a adressée à la fois à M.Plante et au chef de cabinet du premier ministre, Jean-Louis Dufresne, la CAQ affirme sans détour que « M.Plante s\u2019est approprié des documents de nature confidentielle et hautement stratégique et ce notamment en les acheminant à son adresse de courriel personnelle ».Dans une lettre datée du 9 septembre, M.Plante aurait af firmé que les documents avaient été détruits, mais le gouvernement invoque maintenant des raisons d\u2019ordre légal pour ne pas la rendre publique.De toute manière, les avoir détruits n\u2019excuserait en rien de les avoir subtilisés.Cette histoire rappelle à tous égards celle de cet autre transfuge de la CAQ, Frédéric Schau- taud, accusé des mêmes méfaits, dont M.Couillard avait d\u2019abord approuvé l\u2019embauche, à la stupéfaction générale, avant de se raviser.Le chef de la CAQ, François Legault, affirme que son parti détient des preuves que M.Plante a bien commis les gestes qui lui sont reprochés.Il faudra bien que le premier ministre soit plus explicite sur la nature des « vérifications » que son bureau a faites.Un poisson pourrit toujours par la tête, dit le proverbe chinois.Si M.Couillard ne s\u2019impose pas lui-même des normes éthiques sans faille, comment ses ministres pourraient-ils en voir la nécessité ?mdavid@ledevoir.com La tête du poisson MICHEL DAVID R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L e ministre des Transports du Québec, Laurent Lessard, juge que son ex-conseiller politique au bureau de sa circonscription, Yvon Nadeau, était dans son bon droit quand il assurait la gestion de chalets pour un promoteur privé au mont Adstock pendant qu\u2019il travaillait pour lui.« J\u2019ai engagé quelqu\u2019un qui travaille dans un bureau de comté dans les règles du bureau de comté.Donc, il peut avoir des af faires de gestion, il peut être gestionnaire», a déclaré, mercredi, Laurent Lessard, dans une mêlée de presse.« M.Nadeau a opéré le site [Internet], dans le fond, pour le compte du propriétaire privé.Bâtir le site et [prendre] les réservations, ç\u2019a été ça, son travail.» Visiblement ébranlé, le ministre a confié qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019habitude de défendre son intégrité.« Vous me permettrez par fois de \u2014 oui, peut-être \u2014 être un peu nerveux, surtout dans cette situation, parce que ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019on a à défendre son intégrité et, après 13 ans et demi à l\u2019Assemblée nationale, c\u2019est la première fois», a-t-il souligné.Des faits inconnus Sans connaître les faits, le premier ministre a pris la défense de son ministre.« Vous ne connaissez pas les faits.Je ne les connais pas non plus», a déclaré Philippe Couil- lard, qui faisait référence à une autre affaire, celle de la subvention de 3 millions accordée à une entreprise d\u2019Yvon Nadeau, Pyrobiom Énergies.À la suite d\u2019une demande de l\u2019opposition officielle, le commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie des membres de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Saint- Laurent, mène présentement une enquête à ce sujet.Mercredi matin, Laurent Lessard a rencontré le commissaire dans le cadre de cette enquête.« J\u2019ai entière confiance en M.Lessard », a affirmé le premier ministre, qui a accusé l\u2019opposition péquiste de faire du « salissage » parce qu\u2019« elle réalise que c\u2019est un excellent ministre des Transports ».Dans l\u2019affaire du mont Adstock, Yvon Nadeau a assumé la gestion de cinq chalets construits au pied des pentes par le promoteur Mario Côté après que la Coopérative de solidarité du mont Adstock, qui exploite la station de ski, eut reçu en 2008 une subvention de 1,1 million tirée du programme de soutien aux installations spor tives du ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport.Selon le ministre, la coopérative, qui « appartient à toute la communauté » \u2014 elle compte 700 membres, selon son site Internet \u2014, était « pratiquement en faillite » au moment où, en tant que ministre et député, il a annoncé la subvention.Encore aujourd\u2019hui, elle ne fait pas ses frais, a indiqué mercredi Laurent Lessard à l\u2019Assemblée nationale.L\u2019opposition réagit Lors de la période de questions, la porte-parole du Parti québécois en matière d\u2019éthique, Agnès Maltais, a voulu savoir du ministre à quel moment il avait su qu\u2019Yvon Na- deau et sa conjointe Stéphanie Do- nato, qui faisait également partie de son personnel, se chargeaient de la gestion et de l\u2019entretien des chalets pour le compte du propriétaire et promoteur, Mario Côté.La députée s\u2019est étonnée du fait que Philippe Couillard ait affirmé qu\u2019il ignorait les faits.«Est-ce qu\u2019il a un chef de cabinet?Est-ce que M.Dufresne existe?Il ne savait rien sur Rona.Il ne sait rien sur Pyrobiom.Le premier ministre commence à ressembler à Gérald Tremblay », a-t-elle lancé dans une mêlée de presse.De son côté, Amir Khadir, de Québec solidaire, a invité le ministre à présenter sa démission de sa propre initiative.Selon le député de Mercier, Laurent Lessard « n\u2019a plus l\u2019autorité morale » pour réformer le ministère des Transports, « pour s\u2019occuper d\u2019une tâche aussi colossale, aussi importante en matière d\u2019éthique».Au moment d\u2019écrire ces lignes, ni Yvon Nadeau, ni le promoteur Mario Côté, ni le président du conseil d\u2019administration de la coopérative, François Lessard, n\u2019avaient répondu aux appels du Devoir.Le Devoir Le ministre Lessard défend son ex-employé et ami Yvon Nadeau Le premier ministre affirme ignorer les faits et accuse l\u2019opposition de « salissage » CLÉMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Laurent Lessard bénéficie de l\u2019« entière confiance» du premier ministre, selon les propos de ce dernier, mercredi.M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L e premier ministre Philippe Couillard refuse de limoger Yan Plante, même si celui-ci aurait admis dans une lettre datée du 9 septembre avoir subtilisé des documents confidentiels à son ex-employeur, la Coalition avenir Québec.Ex-directeur de cabinet adjoint du chef ca- quiste, M.Plante «est arrivé avec nous sans aucune information», a déclaré le chef du gouvernement à l\u2019entrée du caucus libéral mercredi avant-midi.«M.Plante n\u2019a pas dérobé des documents à la CAQ ?» a par la suite demandé une journaliste.« Bien sûr que non.Il va le répéter lui-même très fortement parce qu\u2019il vient de recevoir une mise en demeure », a ajouté du tac au tac M.Couillard.Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a aussi cherché à tuer dans l\u2019œuf les allégations de « vol » pesant sur M.Plante.«Ni le gouvernement ni le Parti libéral du Québec n\u2019ont eu aucune information venant ou concernant la vie de la CAQ», a-t-il déclaré durant la période des questions.« Ça ne nous intéresse pas, les documents de la CAQ», a- t-il ajouté, faisant rires les autres élus libéraux.Or, un membre de la garde rapprochée de M.Couillard expliquait presque simultanément que M.Plante \u2014 actuellement directeur des enjeux spéciaux et des stratégies au cabinet du premier ministre \u2014 avait indiqué dans une lettre datée du 9 septembre dernier qu\u2019il avait détruit les documents appartenant à la CAQ en sa possession.Dans le Salon bleu, le député caquiste Simon Jolin-Barrette n\u2019a pas hésité mercredi à qualifier l\u2019affaire de «vol ».Le chef de la CAQ, François Legault, s\u2019est abstenu de l\u2019imiter lors d\u2019un impromptu de presse dans les couloirs de l\u2019Hôtel du Parlement mercredi après-midi.« Pour des raisons juridiques, on me dit d\u2019éviter de prononcer le mot [vol], mais disons que ce qui ressemble à une vache et qui a quatre pattes est une vache», a-t-il dit.«Préjudice considérable et irréparable» Quelques heures plus tôt, un huissier avait fait irruption dans l\u2019édifice Honoré- Mercier, où le premier ministre a ses quartiers.À la demande de la CAQ, il a ser vi une mise en demeure à M.Plante, mais également au directeur de cabinet de M.Couillard, Jean- Louis Dufresne.La CAQ redoute de voir l\u2019équipe libérale lui «causer un préjudice considérable et irréparable» en tirant profit de «documents de nature confidentielle et hautement stratégiques » \u2014 l\u2019ordre du jour du caucus présessionnel de la CAQ, des états financiers, ainsi que la stratégie électorale caquiste en vue de l\u2019élection partielle dans la circonscription de Saint-Jérôme notamment \u2014 emportés par son ex-employé.Yan Plante a renoncé à son poste de directeur de cabinet adjoint du chef caquiste le 27 juillet dernier pour embrasser 10 jours plus tard de nouveaux défis au sein de l\u2019équipe de M.Couillard.Selon la CAQ, M.Plante s\u2019est «approprié» une série de documents sensibles, «notamment en les acheminant à son adresse de courriel personnelle » du 5 au 28 juillet dernier, c\u2019est-à-dire avant et après avoir claqué la porte du cabinet du deuxième groupe d\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale.« L\u2019appropriation de ces documents et informations constitue une violation des plus graves de l\u2019obligation de confidentialité et de loyauté de [M.Plante] envers la CAQ, de même qu\u2019un manquement flagrant à la plus élémentaire obligation de bonne foi envers elle », peut-on lire dans la mise en demeure transmise à M.Dufresne mercredi matin.«On a des preuves», a fait remarquer M.Legault.La CAQ enjoint au bras droit de M.Couillard, Jean-Louis Dufresne, de lui préciser la distribution et l\u2019utilisation faites des documents de la CAQ au sein du gouvernement libéral et du PLQ par le biais d\u2019une déclaration sous serment d\u2019ici à vendredi, 17 h.En plus de réclamer le renvoi de M.Plante, le parti politique de François Legault n\u2019écarte pas la possibilité de saisir la Sûreté du Québec du dossier.Il a d\u2019ailleurs rencontré à deux reprises le corps de police à ce sujet, et il compte le faire de nouveau au cours des prochains jours.La ministre Dominique Anglade projetait d\u2019embaucher il n\u2019y a pas plus de deux semaines l\u2019ex-recherchiste de la CAQ Frédéric Schau- taud même s\u2019il avait dérobé des documents à son ancien employeur.Mme Anglade s\u2019était par la suite ravisée, prétextant une « sous-estimation» par M.Schautaud de la gravité des gestes qu\u2019il avait posés.Se décrivant comme « assez flegmatique », M.Couillard avait alors philosophé sur la vie politique.«Ça arrive toujours des événements imprévisibles ou moins contrôlables qu\u2019on pense en politique», avait-il lancé.Le Devoir VOL ALLÉGUÉ Le conseiller Yan Plante gardera son emploi À la demande de la CAQ, un huissier a remis des mises en demeure au bureau du premier ministre Selon la CAQ, M.Plante s\u2019est «approprié» une série de documents sensibles L E D E V O I R , L E J E U D I 2 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.Les documents de cet appel d\u2019offres pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du jeudi 22 septembre 2016 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissionnaires peuvent également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres en visitant le site Internet de la SPJD www.parcjeandrapeau.com 20160941PUB Plantation d\u2019arbres sur l\u2019île Sainte-Hélène et Notre-Dame APPEL D\u2019OFFRES Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION SUR LE PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 2710-90 À TOUTES LES PERSONNES DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE LACHINE ET DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE SAINT-LAURENT DEMEURANT DANS UNE ZONE CONTIGÜE AU TERRITOIRE DE LACHINE, SUSCEPTIBLES D\u2019ÊTRE INTÉRESSÉES PAR LE PROJET DE RÉGLEMENT NUMERO 2710-90 MODIFIANT LE RÉGLEMENT 2710 SUR LE ZONAGE AVIS est, par les présentes, donné par la soussignée : QUE le conseil d\u2019arrondissement, suite à l\u2019adoption, à sa séance ordinaire du 6 septembre 2016, du premier projet de règlement numéro 2710-90 modifiant le Règlement numéro 2710 sur le zonage dans le but d\u2019ajuster les normes de densité dans la zone I-507 et dans la zone I-500 uniquement pour les centres de traitement de matières recyclables, tiendra une assemblée publique de consultation le 3 octobre 2016 à 19 h 00 dans la salle du conseil située au 1800, boulevard Saint- Joseph, en conformité avec les dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1); QU\u2019AU cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou la personne désignée par lui expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet; QUE ce projet de règlement vise les zones I-507 et I-500, tel qu\u2019illustré ci-dessous; QUE l\u2019objet de ce projet de règlement est de supprimer le pourcentage d\u2019occupation du sol minimal et le coefficient d\u2019occupation du sol minimal dans la zone I-507 et de permettre, pour les centres de traitement de matières recyclables à l\u2019intérieur de la zone I-500, un pourcentage d\u2019occupation du sol minimal de 10 % et de n\u2019exiger aucun coefficient d\u2019occupation du sol minimal; QUE ce projet de règlement contient des dispositions propres à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire; QUE ce projet de règlement et le plan sont disponibles pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement au 1800, boulevard Saint-Joseph durant les heures de bureau.Fait à Montréal, arrondissement de Lachine, ce 22 septembre 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Ruest ALIÉNATION DE BIENS AVIS est donné, en vertu de l\u2019article 28 de la Loi sur les cités et villes (RLRQ, chapitre C-19), que la Ville de Montréal a autorisé l\u2019aliénation de biens au cours du mois d\u2019août 2016 : Donation à la Ville de Westmount de différents objets signalétiques qui seront installés dans les limites territoriales de cette dernière, dans le cadre du Projet Escales découvertes, selon les termes et conditions stipulés au projet d\u2019acte.(CG16 0484) Le 22 septembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : nom et dernière adresse connue numéro de dossier Love Cadet Rosy: 3490 Rue Bressani, Montréal, Qc., H1Z 1H3 500-32-153140-167 Daraiche Helene : 11681 Ste-Catherine E., Pointe-aux-Trembles, Qc., H1 B 1T7 500-32-153210-168 Marcotte Mikael: 4, 45e Avenue Est, Blainville, Qc., J7C 1K9 500-32-153213-162 Brambell Cody : 92 des Provences, L'Ile Perrot, Qc., J7V 8L3 500-32-153243-169 Investissement Immobilier Rainmaker Inc.: 225 Rue Chabanel Ouest, Montréal, Qc., 500-32-153272-168 H2N 2C9 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II - INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 19 septembre 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.SECTION III - INFORMATIONS FINALES Montréal, le 20 septembre 2016 Marioara Albastroiu Greffière de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 1er avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 2 242 313 et 2 242 463 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Mercier et les rues de Marseille, Saint- Donat et De Teck, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve (DA166896030 \u2013 15 septembre 2016) - les lots 2 347 738, 2 347 743 et 2 347 806 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par le boulevard Décarie, le chemin de la Côte-Saint-Luc et les avenues Clanranald et Van Horne, dans l\u2019arrondissement de Côte-des- Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce (DA166896031 \u2013 15 septembre 2016) - le lot 4 145 005 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues du Couvent, Saint-Antoine Ouest, du Collège et De Richelieu, dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest (DA162551003 \u2013 15 septembre 2016) - les lots 1 354 984, 1 354 986, 1 354 988, 1 354 990 et 1 354 992 du cadastre du Québec, faisant partie de l\u2019avenue Van Horne, entre les avenues Wiseman et Durocher, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA166896023 \u2013 16 septembre 2016) - les lots 3 794 729, 3 794 736, 3 794 766, 3 794 786, 3 794 921, 3 794 933 et 3 794 941 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Chambord, des Carrières, Boyer et de Bellechasse, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA166896032 \u2013 16 septembre 2016) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d\u2019entente, l\u2019indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l\u2019expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s\u2019appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le premier de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 22 septembre 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans un journal : C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Marie-Claire Beauchamp, en son vivant domiciliée au 10 800 avenue Millen, Apt.434, Montréal, Québec, H2C 0A3 est décédé à Montréal, le 9 mai 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au 1600 Boulevard Henri-Bourassa Ouest, bureau 400, Montréal, Québec, H3M 3E2.Donné ce 20 septembre 2016.Me Geneviève Legault, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans un journal : C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Pierrette Bis- son, en son vivant domiciliée au 505 Boulevard Gouin Ouest, Apt.327, Montréal, Québec, H3L 3T2, est décédé à Montréal, le 7 septembre 2015.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au 1600 Boulevard Henri-Bou- rassa Ouest, bureau 400, Montréal, Québec, H3M 3E2.Donné ce 20 septembre 2016.Me Geneviève Legault, notaire Avis de dissolution Les administrateurs de la compagnie Mandala Diffusion Inc, compagnie constituée sous la partie 1A de la Loi sur les compagnies du Québec, le 29 septembre 2006, ont demandé, suite à l'assemblée générale extraordinaire tenue le 30 août 2016, la dissolution complète de la compagnie en date de la présente assemblée extraordinaire.La correspondance et tous actes et documents concernant ladite société doivent être adressés et noti?és au siège de la société : 4664 de Lorimier, Montréal, H2H 2B5.Pour avis et mention, Les administrateurs de la compagnie Prenez avis que Yves GAUDREAULT, en son vivant domicilié au 8260 rue Drolet, Montréal, Qc, H2P 2H5, est décédé à Montréal, Qc, le 20 mars 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au 2255 Fernand-Lafon- taine #102, Longueuil, Qc, J4G 2R8.Donné ce 19 septembre 2016 à Longueuil Lise et Stéphane GAUDREAULT, liquidateurs AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné que l'inventaire des biens de Guy Ouellet, en son vivant domicilié à Sorel-Tra- cy et décédé le 30 mai 2016, à Hôtel-Dieu de Sorel, a été fait le 19 septembre 2016 par la liquidatrice successorale conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Marcoux, Gariépy & associés sencrl, sur rendez-vous.Donné ce 20 septembre 2016 Me Nathalie CONSTANTIN, notaire MARCOUX GARIÉPY ET ASSOCIÉS SENCRL 371, rue Seigneuriale Québec (Québec) G1C 3P7 Téléphone : 418-666-0226.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOLIETTE N O : 7 0 5 - 1 7 - 0 0 7 0 6 2 - 1 6 7 COUR SUPÉRIEURE ROBERT CARRIÈRE -et- RENÉE LEMIEUX Demandeurs -et- WALTER BURNS et SUCCESSION WALTER BURNS, à l'attention des ses héritiers -et- L'OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE MONTCLAM Personnes intéressées ASSIGNATION Ordre est donné à Walter BURNS et à Succession Walter BURNS, à l'attention de ses héritiers, que la demande introductive d'instance en acquisition du droit de propriété d'un immeuble par prescription, dont la désignation est : DÉSIGNATION Un terrain vacant situé sur la rue Du Boréal, en la municipalité de Chertsey, Québec, connu et désigné comme le lot numéro CINQ MILLIONS CENT ONZE MILLE TRENTE-TROIS (5 111 033), au cadastre du Québec, circonscription foncière de Montcalm ; Sera présentée à la Cour supérieure du Palais de Justice de Joliette, situé au 200, rue Saint- Marc, Joliette, province de Québec, J6E 8C2, en salle 2.00, le 27 octobre 2016, à 9h00 AM, ou aussitôt que conseil pourra être entendu.Soyez aussi avisé qu'une copie de la demande introductive d'instance en acquisition du droit de propriété d'un immeuble par prescription et de l'avis de la demande a été laissée au greffe à l'attention de Walter BURNS et de Succession Walter BURNS, à l'attention de ses héritiers.Joliette, le 13 septembre 2016 Nancy Champoux, Gref?er I S A B E L L E P O R T E R à Québec La majorité des enfants de trois-quatre ans au Canada passent plus de temps devant les écrans que ce que recommandent les chercheurs.À cet âge, on préconise un maximum d\u2019une heure par jour devant les écrans.Or, ce n\u2019est respecté que dans 22% des cas, selon un nouveau rapport sur la santé de Statistique Canada.« Les résultats de l\u2019analyse montrent qu\u2019il y a du progrès à faire», avancent les chercheurs dans le rapport rendu public mercredi intitulé «Activité physique et comportement sédentaire des enfants canadiens de trois à cinq ans».Les données sont issues de deux vastes enquêtes menées entre 2009 et 2013 et de questionnaires remplis par les parents.Dès lors, il est possible que la proportion des enfants passant plus d\u2019une heure devant l\u2019écran soit encore plus élevée que ce que les résultats suggèrent.« Leurs réponses étaient peut-être entachées de biais associés à la remémoration, à la désirabilité sociale et au fait de ne pas être avec l\u2019enfant toute la journée », observent les chercheurs.De plus, le libellé de la question ne mentionnait que la télévision, les films vidéo et les jeux vidéo, sans mentionner les téléphones intelligents et les tablettes.Les recommandations quant au temps passé devant les écrans proviennent de la Société canadienne de physiologie de l\u2019exercice (SCPE), un organisme de référence regroupant des chercheurs et des professionnels dans le domaine.«Ce sont des experts indépendants qui établissent ces recommandations- là.Nous, ce qu\u2019on regarde, c\u2019est si elles sont suivies par la population», a résumé l\u2019un des chercheurs qui ont réalisé l\u2019étude, Didier Garrigue.Pour les enfants de cinq ans, les critères diffèrent et on recommande un temps d\u2019écoute maximum de deux heures par jour.La proportion d\u2019enfants de cet âge à respecter la norme est beaucoup plus élevée, atteignant 76%.En somme, même si les recommandations diffèrent d\u2019un groupe à l\u2019autre, la moyenne d\u2019écoute est sensiblement la même chez les trois-quatre ans et les plus vieux.«La moyenne observée va être la même, peu importe le groupe d\u2019âge [environ deux heures], alors que les recommandations sont différentes», remarque M.Garrigue.Pas assez d\u2019activité physique À l\u2019inverse, sur le plan de l\u2019activité physique, les données sont plus inquiétantes pour les enfants de cinq ans que pour le groupe des trois-quatre ans.En effet, seulement 30% des petits de cet âge consacrent au moins 60 minutes par jour à des activités physiques d\u2019intensité modérée ou élevée comme le préconisent les chercheurs.Une activité physique est jugée d\u2019intensité modérée quand on transpire un peu et on respire plus fort (le vélo ou le terrain de jeu, par exemple).On parle en outre d\u2019une activité d\u2019intensité élevée lorsqu\u2019il y a essoufflement et une transpiration plus importante (natation, course, etc.).Ces activités permettent de renforcer les muscles et les os.Du côté des trois-quatre ans, plus des trois quarts suivent les recommandations quotidiennes (180 minutes d\u2019activité de quelque intensité que ce soit).À cet âge, on mise particulièrement sur la variété d\u2019activités pour permettre aux petits de développer des habiletés motrices.Les données sur l\u2019activité physique ont été recueillies auprès de 865 enfants qui ont accepté de porter un appareil à la ceinture qui mesurait leurs périodes d\u2019activité physique.Écarts entre garçons et filles à cinq ans On apprend aussi dans l\u2019étude qu\u2019à trois-quatre ans, garçons et filles consacrent en moyenne le même temps aux activités physiques.Par contre, au sein du groupe d\u2019enfants de cinq ans qui ont porté l\u2019appareil, l\u2019écart est importaant entre filles et garçons.Les filles consacrent en moyenne 68 minutes par jour à des activités de modérée à élevée, contre 81 chez les garçons.Ces résultats paraissent au lendemain d\u2019une autre étude montrant que le surplus de poids est en croissance chez les jeunes Québécois.Selon l\u2019Institut national de santé publique, les jeunes pèsent en moyenne 3,6kg de plus qu\u2019il y a 30 ans.Le Devoir Trop de temps devant les écrans pour les jeunes enfants Une vaste majorité des trois-quatre ans dépasse le temps recommandé, rapporte Statistique Canada PASCAL GUYOT AGENCE FRANCE-PRESSE La moyenne d\u2019écoute est sensiblement la même chez les trois- quatre ans et les plus vieux.Esthétique : le Collège des médecins intervient Le Collège des médecins veut mettre un terme aux pratiques qui mettent en danger la santé des clients et patients en matière de médecine esthétique.Le rapport du groupe de travail sur la médecine esthétique du Collège était présenté mercredi à Montréal.On demande notamment que toute personne voulant une injection à des fins esthétiques fasse l\u2019objet d\u2019une évaluation médicale et que ce soit le même médecin qui fasse le premier traitement.Le Collège veut aussi que toute clinique offrant des soins médico-esthé- tiques désigne un directeur médical responsable de la qualité des soins.Le Collège des médecins demande à Santé Canada d\u2019homologuer tout produit injectable comme étant un médicament.Plusieurs autres recommandations visent la formation tant de médecins qui ne sont pas spécialisés en médecine esthétique que d\u2019infirmières et de praticiens et praticiennes en esthétique.Une des recommandations invite le Collège à suivre de près l\u2019utilisation des lasers, qui doivent être réservés à des usages bénins, comme l\u2019épilation, en esthétique.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E J E U D I 2 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U Les Attikameks déplorent une fois de plus l\u2019absence d\u2019une ambulance à proximité pour leurs communautés éloignées.Après le décès par noyade d\u2019une fillette de huit ans, ils réclament d\u2019urgence une rencontre avec le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.L\u2019enfant est morte noyée le 1er septembre à Manawan.Située dans Lanaudière, à trois heures de route environ au nord de Joliette, Manawan est une des trois réserves des Attikameks.«Nous avons droit aux mêmes services que les Québécois ou les Canadiens », ont mar telé en conférence de presse le chef du conseil de bande de Manawan, Jean-Roch Ottawa, puis le grand chef des Attikameks, Constant Awashish, et le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.Pour Jean-Roch Ottawa, voici un exemple patent où les Attika- meks «sont traités comme des citoyens de deuxième classe».Ce n\u2019est pas la première fois, déplore le chef du conseil de bande, qu\u2019une ambulance eut pu être salvatrice en citant divers cas.Cette communauté d\u2019un peu moins de 2500 personnes ne compte que sur un ser vice de « premiers répondants » en cas d\u2019urgence.Un médecin visite la réserve à raison d\u2019une fois par mois.Depuis Manawan, avant d\u2019atteindre la route asphaltée de Saint-Michel-des-Saints, il faut compter 86km d\u2019un chemin de gros graviers hachuré par sept ponts forestiers dont les travées permettent le passage d\u2019un seul véhicule à la fois.En été, quand tout va bien, il faut compter 90 minutes pour qu\u2019une ambulance parvienne jusqu\u2019à la réserve.Pour se rendre ensuite à l\u2019hôpital de Joliette, il faudra trois heures de route, toutes sirènes hurlantes.«Ça me bouleverse de savoir que les enfants dans notre communauté n\u2019ont pas les mêmes services que les Québécois et les Canadiens.Est-ce qu\u2019ils valent moins que les autres ?À mes yeux, ils valent plus que tout au monde\u2026 a témoigné avec émotion le chef Constant Awashish.J\u2019ai besoin de savoir que la sécurité de mes membres équivaut à celle des autres citoyens.» Le chef Ghislain Picard réclame l\u2019intervention de Québec et de son ministre de la Santé, Gaétan Barrette, afin de dénouer cette situation dénoncée de longue date.«Ce qui doit primer, c\u2019est la sécurité et le bien- être des individus.» Le Devoir n\u2019a pas été en mesure d\u2019obtenir les commentaires du ministère de la Santé.Le Devoir SANTÉ Les Attikameks réclament une ambulance Il faut compter 90 minutes pour atteindre la réserve de Manawan, dans Lanaudière, depuis Saint-Michel-des-Saints A L E X A N D R E S H I E L D S A près avoir convenu avec TransCanada d\u2019un calendrier pour l\u2019évaluation québécoise du projet Énergie Est, le gouvernement Couillard laisse maintenant entendre que l\u2019examen pourrait prendre plus de temps que ce qui avait été annoncé au printemps dernier.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué mercredi au Devoir le cabinet du ministre de l\u2019Environnement du Québec.Selon ce qu\u2019avait prévu le ministère de l\u2019Environnement du Québec en avril, les audiences du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) devaient débuter au mois d\u2019octobre, de façon à ce que le calendrier de l\u2019étude permette aux commissaires d\u2019achever leur rappor t pour février 2017.Mercredi, dans le cadre d\u2019un débat à l\u2019Assemblée nationale sur une motion péquiste exigeant le rejet du pipeline Énergie Est, le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles Pierre Arcand a toutefois évoqué « une prolongation des délais » pour l\u2019évaluation du projet.Est-ce que le BAPE pourrait être retardé?«L\u2019échéancier du gouvernement mentionné en avril dernier et entourant l\u2019étude de cet éventuel projet est à titre indicatif seulement.D\u2019aucune manière le Québec n\u2019est lié de façon stricte par cet échéancier», a répondu au Devoir le cabinet de presse du ministre de l\u2019Environnement David Heurtel.« Le Québec applique rigoureusement le processus d\u2019évaluation environnementale prévu dans la Loi sur la qualité de l\u2019environnement.L\u2019analyse complète par le ministère de l\u2019étude d\u2019impact déposée par Énergie Est suit son cours et prendra le temps nécessaire», a aussi réitéré le cabinet de M.Heurtel, dans une réponse transmise par courriel.Il faut rappeler que l\u2019échéancier fixé en avril avait été conçu afin de ne pas ralentir l\u2019évaluation fédérale du projet Énergie Est, évaluation qui est aujourd\u2019hui suspendue en rai - son de la récente récusation des commissaires de l\u2019Office national de l\u2019énergie.Sept conditions Selon ce qu\u2019a réitéré mercredi le ministre Pierre Arcand, le gouvernement souhaite en outre que TransCanada respecte «sept conditions» fixées par Québec dès 2014.Parmi celles-ci, on compte la réalisation d\u2019un «plan d\u2019intervention» en cas de déversement, une consultation des communautés touchées, une démonstration des retombées économiques du projet et une évaluation des émissions de gaz à effet de serre.Or, selon ce qu\u2019a affirmé le ministre Arcand à la sortie du Conseil des ministres, « plusieurs conditions ne sont pas remplies».«Je pense qu\u2019une majorité de conditions ne sont pas remplies », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.Le Devoir ÉNERGIE EST L\u2019évaluation du Québec pourrait prendre plus de temps que prévu Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com Reste 2 belles cabines ! TOUS LES DÉTAILS ET VIDÉO DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 25 novembre au 14 décembre 2016 Navire 5* de seulement 34 passagers pour 24 membres d\u2019équipage.La beauté des escales de cette croisière ?uviale vous émerveillera ! LE MYANMAR DORÉ AU FIL DU FLEUVE IRRAWADDY Navire nolisé exclusivement pour Voyage Louise Drouin Groupe guidé par M.Dino Ricci o et accompagné par Louise Dr ouin P e r m i s d u Q u é b e c Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 M A R C O F O R T I E R I l y aura des tambours, des trompettes et une haie d\u2019honneur.En accueillant son homologue chinois Li Keqiang pour une visite of ficielle de trois jours, ce jeudi à Ottawa, Justin Trudeau s\u2019aventurera en terrain miné : le premier ministre cherche à négocier un traité d\u2019extradition avec la Chine, critiquée comme un des pires pays du monde en matière de droits de la personne.Le Canada risquerait de violer sa propre Charte des droits et libertés en signant un traité qui encadrerait le renvoi de res- sor tissants chinois dans ce pays qui pratique la peine de mort et l\u2019emprisonnement de dissidents politiques, selon des experts canadiens.D\u2019un autre côté, tout n\u2019est pas noir ou blanc dans le monde complexe de la diplomatie: «Les deux pays considèrent qu\u2019ils auraient à gagner en signant un traité d\u2019extradition », nuance Serge Granger, professeur de politique appliquée à l\u2019Université de Sherbrooke.Même sans traité d\u2019extradition en bonne et due forme, le Canada a renvoyé dans leur pays 1400 ressortissants chinois entre 2009 et 2015, selon le professeur.La plupart de ces Chinois étaient restés au Canada après l\u2019expiration de leur visa.Le gouvernement communiste de l\u2019Empire du Milieu a demandé au Canada de lui renvoyer ces milliers de ressortissants pour les accuser de diverses of fenses allant de la fraude aux délits de droit commun, explique Serge Granger.Le cas le plus célèbre est celui de Lai Changxing, qui était accusé de fraudes monumentales totalisant 8 milliards de dollars en Chine.Même si ces crimes étaient passibles de la peine capitale, Pékin a accepté de le condamner à la prison à perpétuité.L\u2019homme d\u2019affaires avait épuisé tous ses recours judiciaires après une bataille de 12 ans au Canada pour éviter l\u2019extradition en Chine.Refuge pour fraudeurs «La Chine estime que le Canada est devenu une destination privilégiée pour les personnes coupables de crimes économiques», dit Serge Granger.Le régime communiste soutient que le quart des 100 fugitifs chinois les plus recherchés pour des crimes économiques ont trouvé refuge au Canada, selon lui.«Les citoyens chinois mettent énormément de pression sur le Parti communiste chinois pour lutter contre la corruption et contre l\u2019évasion fiscale.C\u2019est ce qui explique en bonne partie la volonté de Pékin d\u2019avoir un traité d\u2019extradition avec le Canada», explique le professeur.Pour le gouvernement Trudeau, un traité d\u2019extradition permettrait d\u2019accélérer l\u2019expulsion de dizaines de Chinois recherchés pour fraude.Ces millionnaires contribuent à l\u2019explosion des prix de l\u2019immobilier à Vancouver en achetant des résidences à gros prix.Les maisons sont tellement chères à Vancouver que des manifestations ont lieu pour protester contre la spéculation immobilière par des étrangers.Les soupçons de blanchiment d\u2019argent qui pèsent sur plusieurs de ces spéculateurs chinois amplifient la grogne.«Répression accrue» Serge Granger estime qu\u2019un traité d\u2019extradition permettrait au Canada d\u2019exiger des preuves solides du gouvernement chinois avant d\u2019extrader un ressortissant de ce pays.La signature des deux États mettrait une pression de transparence supplémentaire sur la justice chinoise, selon lui.«Dans tous les cas où le pays demandeur pratique la peine capitale, y compris les États-Unis, la personne est extradée seulement si le Canada obtient l\u2019assurance qu\u2019elle ne sera pas passible de la peine capitale », précise Andrew Gowing, porte-parole de Justice Canada.Pékin a beau donner l\u2019assurance que les ressortissants extradés par le Canada ne seront pas condamnés à la peine de mort, le régime commet d\u2019autres violations des droits fondamentaux, soulignent des organisations comme Amnistie internationale, Human Rights Watch et le département d\u2019État américain.Le gouvernement chinois a ainsi arrêté des centaines d\u2019avocats de la défense, en juillet 2015.« Les sinologues, juristes ou non, voient un contexte de répression accrue en Chine contre l\u2019ensemble de la société civile, surtout depuis 2012», indique Hélène Piquet, professeure au Département des sciences juridiques de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).« Je ne vois pas comment le Canada pourrait surveiller ce qui arrive à une personne rentrée en Chine, même citoyenne canadienne.[La Chine] argue souvent de la question de l\u2019ingérence de divers pays dans ses affaires internes et elle considère le fonctionnement de son système judiciaire comme relevant de ses affaires internes.En outre, le régime brandit la théorie du complot de l\u2019Occident pour renverser le Parti communiste chinois et use abondamment du nationalisme anti-occidental », ajoute cette spécialiste de la Chine.Le professeur Serge Granger souligne qu\u2019un traité n\u2019entraîne aucune obligation d\u2019extradition pour les pays signataires.Un tel traité indique une « marche à suivre» pour procéder à une extradition, explique-t-il.Le Canada a signé des traités d\u2019extradition ou est partenaire d\u2019extradition avec 81 pays, selon Justice Canada.Il s\u2019agit d\u2019États démocratiques, mais cer tains pratiquent la peine de mort, comme l\u2019Inde ou les États-Unis.Avec Hélène Buzzetti Le Devoir ANALYSE Trudeau s\u2019aventure en terrain miné Pourquoi Ottawa et Pékin cherchent à signer un traité d\u2019extradition Miser sur le dialogue Le Canada n\u2019expulsera jamais un ressortissant étranger susceptible d\u2019être condamné à la peine de mort, a fait valoir mercredi le premier ministre.Il répondait aux critiques d\u2019organisations internationales et des partis de l\u2019opposition à Ottawa, qui dénoncent la négociation d\u2019un traité d\u2019extradition entre le Canada et la Chine.M.Trudeau s\u2019est réjoui de désormais pouvoir soulever clairement les préoccupations du Canada au chapitre des droits de la personne dans ses interactions avec le gouvernement chinois afin de «permettre aux choses d\u2019évoluer de manière positive».Cela n\u2019était pas possible sous l\u2019ancien gouvernement de Stephen Harper, qui entretenait une relation difficile avec la Chine, a-t-il affirmé.La Presse canadienne WANG ZHAO AGENCE FRANCE-PRESSE Justin Trudeau avec Li Keqiang lors d\u2019une visite à Pékin, le 31 août dernier «D\u2019aucune manière le Québec n\u2019est lié de façon stricte par cet échéancier» P H I L I P P E O R F A L I P rès d\u2019un an et demi après s\u2019être offert le Groupe Ar- chambault, le grand patron de Renaud-Bray, Blaise Renaud, vient de mettre la main sur le libraire indépendant Olivieri, a appris Le Devoir.Les deux fondateurs demeureront toutefois à la barre du commerce- bistro du chemin de la Côte- des-Neiges.Fermée de façon temporaire depuis lundi, Olivieri doit rouvrir ses portes le 26 septembre, mais cette fois avec un nouveau propriétaire.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019entreprise fondée il y a 31 ans par Rina Oli- vieri et Yvon Lachance conservera son autonomie et son identité propre.Sur Facebook mercredi, la librairie reconnue pour sa vaste collection d\u2019œuvres étrangères et de matériel éducatif, entre autres, expliquait la fermeture imprévue par le fait que « les temps ont été très difficiles chez Olivieri » dans la dernière année.Entre en scène Blaise Renaud.« Olivieri s\u2019est taillé une place importante dans le marché, au point de devenir un véritable centre de rencontres littéraires.Comme plusieurs librairies indépendantes, cet établissement a su développer une niche qui sert parfaitement une clientèle fidèle, affirme-t-il.Oli- vieri présente un caractère distinct qui convient à une clientèle différente.» La valeur de la transaction, survenue lundi, n\u2019a pas été dévoilée par les parties, qui doivent en faire l\u2019annonce jeudi matin.Il semblerait que le populaire bistro intégré à la librairie doive rester.« Nous sommes aujourd\u2019hui heureux de procéder à une restructuration qui permettra à Olivieri de poursuivre son ambitieux projet et de préserver les emplois de plus de 30 personnes dévouées », a déclaré Rina Olivieri.Il s\u2019agit d\u2019un nouveau bouleversement dans le réseau des libraires indépendants québécois, dont les ventes de livres n\u2019ont cessé de chuter, au profit des grandes chaînes comme Renaud-Bray.Selon l\u2019Observatoire de la culture et des communications du Québec, entre 2009 et 2013, les ventes de livres neufs par les librairies à succursales sont passées de 218 à 232 millions de dollars.En comparaison, celles des librairies indépendantes ont chuté, de 143 millions en 2009 à 113 millions en 2013, soit environ le quart du marché.Le Devoir Renaud- Bray met la main sur Olivieri La librairie-bistro conserve son identité Parler d\u2019un Watergate paraîtra excessif, évidemment.Avec raison.Certains éléments des mises en demeure expédiées par la CAQ mercredi à deux employés du bureau du premier ministre libéral permettent d\u2019esquisser certains parallèles.Philippe Couillard devrait cesser de prendre la chose à la légère.otre titre fera sourire, assurément.L\u2019affaire du Watergate, en 1972, est géante, comme tout ce qui émane de la capitale de l\u2019Empire.N\u2019empêche, il y avait eu, au départ, cambriolage, commandé par l\u2019entourage du président républicain Richard Nixon, dans les bureaux du Parti démocrate.À l\u2019été 2016, à Québec, les bureaux de la CAQ n\u2019ont certes pas été cambriolés.Il reste que, selon des allégations non contredites, Yan Plante, l\u2019ex-numéro trois du cabinet de François Legault, avant de rejoindre le bureau du premier ministre libéral en juillet, se serait transmis, sur son compte courriel personnel et à partir de son compte professionnel, de nombreux documents de la CAQ «de nature hautement stratégique».Selon le député Simon Jolin-Barrette, parmi ceux-ci, on aurait trouvé la stratégie caquiste « pour l\u2019élection complémentaire de Saint-Jérôme », « l\u2019ordre du jour du caucus présessionnel du parti», aussi à Saint-Jérôme.Ce dernier contenait des éléments de la stratégie de la CAQ pour l\u2019actuelle session parlementaire.Des rapports ?nanciers auraient aussi pu être subtilisés électroniquement ! Le 6 septembre, la CAQ mettait en demeure un autre employé vire-capot, Frédéric Schau- taud, pour des gestes identiques.M.Schautaud avait avoué s\u2019être transmis des documents.Parmi ceux-ci il y aurait des analyses stratégiques, dont des analyses de projets de loi, des études commandées à des consultants, des notes internes sur le fonctionnement de l\u2019aile parlementaire caquiste, etc.Malgré ce manque de loyauté évident, le premier ministre avait soutenu, le 7 septembre, que l\u2019ancien recherchiste de la CAQ avait du jugement\u2026 puisqu\u2019il avait choisi de venir travailler dans l\u2019équipe libérale ! Plus tard la même journée, volte-face : le transfuge n\u2019était plus le bienvenu dans les bureaux libéraux.Il aurait manqué de jugement ! Il y a chez MM.Schautaud et Plante un comportement récurrent : l\u2019appropriation sans droit d\u2019informations sensibles d\u2019un parti politique au moment d\u2019aller en rejoindre un autre, qui se trouve au pouvoir.Il ne s\u2019agit certes pas de secrets d\u2019État, de codes nucléaires ou autres, mais à l\u2019échelle de la politique québécoise, ce sont des documents très importants.Que les hauts gradés d\u2019un parti ne discutent que derrière des portes closes.La politique est une guerre menée par d\u2019autres moyens, ne l\u2019oublions pas.?Dans l\u2019af faire du Watergate, il y eut dissimulation, camou- ?age, etc.À Québec, en 2016, dans l\u2019affaire Plante-Schautaud, certaines apparences pointent dans cette direction.En matinée mercredi, l\u2019équipe libérale disait envisager de déposer en Chambre une lettre de Yan Plante à ses nouveaux patrons, datée du 9 septembre, dans laquelle ce responsable des « enjeux stratégiques et des événements spéciaux» soutenait ne plus être en possession des documents et que ceux-ci avaient été détruits.Or, le leader parlementaire Jean-Marc Fournier martelait mercredi matin que Yan Plante n\u2019avait jamais été en possession des documents.Plus tard, le discours de M.Fournier avait changé : M.Plante n\u2019avait pas « transmis » de documents à l\u2019équipe libérale.Puis, le cabinet du premier ministre cessa de parler de la mystérieuse missive du 9 septembre.Qui dit vrai ?N\u2019est-il pas pensable que l\u2019entourage du premier ministre fût au courant, depuis le 9 septembre au moins, que M.Plante avait déjà été en possession de documents sensibles appartenant à la CAQ ?Compte tenu de ce que l\u2019on sait actuellement, il semble dif?- cile pour le cabinet du premier ministre de garder M.Plante, qui, après tout, a posé les mêmes gestes que M.Schautaud.Or ce dernier fut ?nalement \u2014 après hésitation \u2014 traité comme une brebis galeuse par les libéraux.À l\u2019expiration du délai des mises en demeure, vendredi, la CAQ pourrait bien porter formellement plainte à la Sûreté du Québec pour vol de documents.Jusqu\u2019où irait l\u2019affaire?Dif?cile à dire.Jusqu\u2019à maintenant, en tout cas, lorsqu\u2019il fut questionné au sujet des transfuges friands de documents, le premier ministre a choisi de badiner.Pourtant, ces événements montrent encore \u2014 après les cas Barrette, Proulx, Anglade, Véronique Tremblay, Charles Robert (attaché de presse de l\u2019aile parlementaire libérale), etc.\u2014 qu\u2019il a souvent le ré?exe de piger dans les rangs adéquisto-caquistes pour se relancer.Les libéraux manqueraient-ils de profondeur?L E D E V O I R , L E J E U D I 2 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Toutes et tous unis contre l\u2019adoption forcée du projet de loi 70 ! François Blais, ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, brandit la menace du bâillon pour faire adopter de force le controversé projet de loi 70, visant les personnes qui déposent une première demande d\u2019aide sociale.Rappelons que cette loi permettrait d\u2019imposer des pénalités s\u2019élevant jusqu\u2019à 224 $ sur un chèque mensuel de 623 $ aux personnes qui ne sont pas en mesure de participer aux mesures d\u2019employabilité obligatoires que le gouvernement veut instaurer.En effet, M.Blais souhaite bafouer la démocratie en allant de l\u2019avant avec le programme Objectif emploi, et ce, malgré l\u2019importante opposition provenant de diverses franges de la société.Il semble nier que dans les derniers mois, de nombreux acteurs se sont prononcés publiquement contre le PL-70, dont 300 professeurs universitaires, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, plusieurs partis politiques, ordres professionnels, syndicats, ainsi que plus de 300 organismes communautaires qui travaillent quotidiennement auprès de personnes déjà affligées par la pauvreté et les mesures d\u2019austérité.Bref, il existe un large consensus sur le fait qu\u2019au Québec, personne ne peut survivre avec 399 $ par mois.Le Parti libéral L I B R E O P I N I O N S I M O N L E D U C Professeur au Département de français et de littérature au collège Montmorency L e plus ou moins quinzième ministre de l\u2019Éducation depuis le début du nouveau millénaire, Sébastien Proulx, a annoncé récemment son intention de produire une « politique sur la réussite éducative ».En politicien de son temps, il a aussitôt parlé de « consultation » en orientant d\u2019emblée les discussions qui devront porter sur la création d\u2019un ordre professionnel et la formation continue des professeurs.Je me contenterai ici d\u2019un commentaire sur la deuxième idée.La « formation continue » est un joli syntagme qui donne à penser qu\u2019en tant qu\u2019être précaire et toujours incomplet, le travailleur moderne a besoin d\u2019être épaulé pour se sentir à l\u2019affût des nouvelles tendances.Dans l\u2019univers éducatif, justement, on ne cesse de nous rappeler à quel point tout est en perpétuel changement : les jeunes seraient devenus allergiques à certains types d\u2019enseignements (le magistral, quelle désuétude !), les nouvelles technologies rendues incontournables (et le Tableau blanc intelligent, déjà mort), les profils étudiants (quand on ne parle pas des «clientèles») deviendraient de plus en plus hétéroclites, etc.Il est vrai que la tâche du professeur n\u2019est jamais simple et qu\u2019une aide offerte n\u2019est pas une mauvaise chose en soi.Sauf qu\u2019à regarder l\u2019horaire d\u2019un prof aux niveaux primaire ou secondaire, on constate une chose : ces gens-là n\u2019ont à peu près jamais le temps de prendre du recul par rapport à leur travail.Les journées sont consacrées à l\u2019enseignement ; les soirées à la correction, à la préparation du lendemain ou aux échanges avec les parents.Quant aux journées pédagogiques, elles servent à recevoir de la formation.Mais quelle est la valeur d\u2019une formation quand elle n\u2019émane pas d\u2019une question qui a le temps de mûrir ?Alors que l\u2019on comprend que les élèves ont besoin de journées pour ventiler, sortir de la classe et s\u2019activer à autre chose, les profs, eux, doivent nécessairement conserver le même rythme de production en intégrant de nouvelles stratégies pédagogiques ou en se sensibilisant à telle ou telle réalité nouvelle.Les pauses prohibées Le néolibéralisme n\u2019aime pas les temps libres.La gestion contemporaine du temps vise une rentabilisation de tous les moments.Et les professeurs, ceux-là mêmes qui sont appelés à éveiller les esprits de la jeunesse, n\u2019ont quasiment plus le loisir de se poser des questions.Une enquête menée au sein du corps professoral universitaire dont faisait écho Le Devoir révélait justement la grande détresse psychologique subie dans ce milieu.La chercheuse Chantal Leclerc s\u2019interrogeait ainsi : «Si les professeurs d\u2019université ne peuvent plus se donner le temps de penser, de réfléchir, de fouiller leur sujet en profondeur, qui le fera?» («Recherche: la grande désillusion», 17 et 18 septembre) Le sort des universitaires est certes consternant, mais si à la base la tâche des profs du primaire et du secondaire est pensée de manière à leur éviter toute période de pause propice au questionnement critique, on s\u2019enligne pour que tout aille de travers pendant un bout pour beaucoup de monde.L\u2019enseignement exige nécessairement un temps de réflexion critique sur sa propre pratique, et ce, à tous les niveaux.À la source de la créativité pédagogique Je suis prof au niveau collégial.C\u2019est probablement imprudent de le dire aussi candidement, mais les meilleures idées pour mes cours ne me viennent pas au bureau ou en classe; plutôt, c\u2019est quand je suis loin du travail que tout se met en place, quand j\u2019embarque sur mon vélo ou que je marche vers le métro.Autrement dit, c\u2019est au moment où je ne ressens pas la pression d\u2019aboutir à quelque chose de précis que j\u2019arrive le mieux à cerner ce qui permettrait à mes étudiants de comprendre tel concept, ce qui débloquerait telle lecture ou qui donnerait un sens à leur prochain travail.Il va sans dire que ces brèves illuminations doivent par la suite être organisées par un travail rigoureux qui ne se fait plus en rêvassant, mais tout de même, c\u2019est cette occasion de relâche qui agit comme source essentielle à ma créativité pédagogique.Voilà bien ce qui manque au projet sur la réussite éducative : une confiance en la capacité des professeurs à trouver par eux-mêmes des pistes de solution à leurs problèmes.Allons plus loin: ce qui est mis à mal par cette logique est la confiance que nous attribuons à la réflexion critique.La formation, c\u2019est bien, mais encore faut-il qu\u2019elle soit désirée et qu\u2019elle émane d\u2019un questionnement authentique, chose qu\u2019une surenchère de conférences, de matinées pédagogiques ou d\u2019autres inter ventions de spécialistes de toutes sortes viennent trop souvent confisquer.Malheureusement, la tendance actuelle est plutôt aux stratégies minant l\u2019autonomie professionnelle des enseignants.Qu\u2019elle passe par la formation continue ou par l\u2019« assurance qualité », ce mécanisme à la mode qui exige une reddition de compte plus fastidieuse que productive, l\u2019idée voulant que l\u2019avenir de l\u2019éducation soit celui d\u2019une standardisation toujours plus poussée ne mènera qu\u2019à l\u2019impasse.Éducation : le piège de la formation continue FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente des ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET devrait donc revoir ses projets et tenir compte de cette évidente réalité.Françoise Laforce-Lafontaine Militante salariée au Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec (Rose du nord) Québec, le 20 septembre changement radical des mœurs entre les ordres professionnels et la personne qui porte plainte à l\u2019intérieur de leur système de traitement des plaintes.Une justice qui ne reconnaît pas ce principe fondamental de l\u2019indépendance en matière de défense de droit ne por te-t-elle pas atteinte à la confiance et au droit du public pour une justice pleine et entière ?Et ne se place-t-elle pas elle-même, avec l\u2019Office des professions et le ministère de la Justice, en por te à faux lorsqu\u2019elle déclare que sa mission première est la protection du public ?La fable de La Fontaine Le Loup et l\u2019Agneau dit : « La raison du plus fort est toujours la meilleure ; nous l\u2019allons montrer tout à l\u2019heure.» Micheline Ouellette Québec, le 20 septembre 2016 Merci, Jean-Claude Leclerc ! Jean-Claude Leclerc nous aura gratifiés de réflexions toutes plus éclairantes les unes que les autres.J\u2019ai peine à le voir quitter une chronique que j\u2019ai suivie attentivement.Mes remerciements et meilleurs vœux de succès dans tout ce qu\u2019il entreprendra.Louis Langelier Chargé de cours, responsabilité sociale et environnementale des entreprises, ESG UQAM Le 19 septembre 2016 L\u2019opacité des ordres professionnels La loi du plus fort est une entrave à la justice lorsqu\u2019une personne veut porter plainte contre une personne appartenant à un de ces hauts lieux de pouvoir que sont les ordres professionnels.L\u2019absence d\u2019une représentativité valable du public à tous les niveaux décisionnels dans ces lieux de pouvoir est incompatible avec la mission première de protéger le public.Leurs structures, leurs multiples règlements, leur manque de transparence, leur impartialité, leur mention de confidentialité dans leur correspondance avec une personne qui porte plainte les immunisent de l\u2019intérieur et ne favorise pas la résipiscence à quelque niveau que ce soit de la procédure d\u2019une plainte formulée à l\u2019égard d\u2019un membre appartenant à un ordre professionnel.Dans la somptueuse dialectique des ordres professionnels, il faudrait que ces ordres professionnels donnent la main au courage de l\u2019arbitraire indépendant, ce qui favoriserait la transparence et un TRANSFUGES CAQUISTES CHEZ COUILLARD Watergate sur Grande Allée ?N ANTOINE ROBITAILLE L E D E V O I R , L E J E U D I 2 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (reporter culturel), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Cynthia Floccari (adjointe), Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Caroline Filion, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Osvaldo Casas (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Sébastien Beaupré, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Ginette Rouleau et Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici et Véronique Pagé.S T É P H A N E F O R G E T MBA, président-directeur général intérimaire de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) entente survenue entre Uber et le gouvernement du Québec doit mener au déploiement d\u2019un projet-pilote qui définira une nouvelle formule permettant à tous les chauffeurs d\u2019opérer, et c\u2019est une bonne chose.En s\u2019entendant avec Uber, le gouvernement a fait preuve d\u2019ouverture et reconnaît qu\u2019il existe d\u2019autres modèles d\u2019affaires à explorer dans le respect de nos lois et de nos règles fiscales.Cette entente constitue également une bonne nouvelle pour les consommateurs, car c\u2019est à eux en fin de compte qu\u2019il revient de choisir, en toute connaissance de cause, entre un service de transport de personnes offert par l\u2019industrie traditionnelle du taxi et celui proposé par des entreprises comme Uber.L\u2019un des principaux points de l\u2019entente est l\u2019abolition implicite du plafonnement de l\u2019offre.Pour la première fois, l\u2019offre de services de taxi pourra augmenter au Québec, favorisant ainsi le développement de solutions de rechange à l\u2019auto solo.La formule qui sera développée dans le cadre du projet-pilote obligera l\u2019ensemble des chauffeurs d\u2019Uber à se conformer aux obligations fiscales ; ils percevront les taxes de vente et leurs revenus seront déclarés.Ils seront désormais assurés en responsabilité civile et leurs véhicules seront inspectés.C\u2019est ainsi que de nouveaux chauffeurs occasionnels pourront plus facilement accéder au marché sur la base d\u2019un permis de conduire (classe 4C), assez facile à obtenir, sans devoir obtenir un permis de chauffeur professionnel.Le droit au travail, c\u2019est d\u2019abord le droit de ne pas être empêché de travailler! Enfin, Uber pourra maintenir ce qui, à nos yeux, constitue son innovation la plus fé - conde : la modulation du prix de la course selon la demande.Celle-ci incite plus de chauffeurs à prendre la route quand la demande est forte et à la quitter durant les heures creuses, ce qui leur permet de mieux valoriser leur temps de travail.Obligations dépassées Nous av ions recommandé d \u2019 imposer à Uber des obligations véritablement associées à la santé et à la sécurité des clients, ainsi qu\u2019à la conformité fiscale.Ces éléments se retrouvent dans l\u2019entente.Par contre, nous avions aussi préconisé un allégement des obligations réglementaires imposées à l\u2019industrie traditionnelle.Ici, le travail reste à faire.Par exemple, avec la popularité des applications d\u2019aide à la navigation, un chauffeur n\u2019a plus besoin de connaître la topographie urbaine autant qu\u2019avant.L\u2019évaluation systématique des chauffeurs par les clients, dans le modèle Uber, les incite à offrir un service de qualité, bien plus qu\u2019un mécanisme de plainte au Bureau du taxi ou une obligation de formation continue.Ces obligations associées au permis de chauf feur professionnel nous paraissent dépassées et sont onéreuses pour les chauffeurs.Le nouveau ministre des Transports pourrait saisir cette occasion de les alléger, compte tenu du contexte technologique du XXIe siècle.Depuis le début de cette histoire, le principal enjeu a été la crainte des titulaires de permis de taxi et leurs créanciers d\u2019en voir la valeur s\u2019effondrer.Cette valeur découlait entièrement du plafonnement de l\u2019offre.Avec l\u2019abolition du plafond, la valeur est appelée à diminuer.Par contre, la taxe spéciale de 90 ¢ sur chaque course imposée à Uber semble annuler entièrement l\u2019avantage que présentait l\u2019absence de coût d\u2019acquisition du permis de taxi.Le produit de cette taxe servira à diminuer les coûts de la modernisation de l\u2019industrie traditionnelle.Ainsi, le gouvernement fait payer par les clients d\u2019Uber, actuels et futurs, le maintien de la compétitivité de l\u2019industrie traditionnelle.C\u2019était la chose à faire pour sortir du bourbier créé par la gestion de l\u2019offre.Toutefois, ce choix illustre aussi à quel point l\u2019entente avec Uber tient compte, voire privilégie les intérêts des titulaires de permis par rapport à ceux des clients.À notre avis, les représentants de l\u2019industrie du taxi doivent apprécier la valeur de cette nouvelle forme de protection.Il faut aussi se donner la possibilité d\u2019évaluer les avantages et les inconvénients de cette nouvelle proposition.La seule façon d\u2019y arriver est de permettre au projet-pilote de se réaliser.ENTENTE QUÉBEC-UBER Laissons le projet-pilote se réaliser L\u2019 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Manifestation de chauffeurs de taxi contre Uber à Montréal, en septembre 2015 M A R C E L B O I S V E R T MD retraité, membre fondateur de l\u2019ancêtre du Réseau de soins palliatifs du Québec ien d\u2019humain n\u2019est par fa it .I l deva it donc en être ainsi pour la Commis- s ion sur les so ins de f in de v ie (CSFV), comme en témo i - gnent les soupçons quant à son impartialité.Il fallait donc prendre toutes les précautions pour qu\u2019elle puisse remplir son mandat.Le ministre Gaétan Barrette a raison, chacun vient avec ses opinions.Il semble avoir escompté que le nombre suffisamment élevé des membres de la CSFV, d\u2019horizons variés, aurait assuré un juste équilibre dans la marche des discussions.La réalité paraît être différente.Tout un chacun sa it que certaines personnes, pour diverses raisons, « prennent le plancher » plus fac i lement que d\u2019autres et cernent les délibérations dans leur sillage, soit par leur âge, leur expé- r ience ou tout s implement leur personnalité.Il est naïf de penser que chaque voix s\u2019exprimera sans retenue ni timidité, sur tout si le vote se tient à main levée.On apprend que le Barreau a suggéré le nom de Me Pierre Deschamps, avocat et juriste chevronné, avec une longue et louable feuille de route, qui inclut une opposition farouche et maintes fois exprimée contre l\u2019aide médicale à mourir (AMAM).Or, la CSFV ne bénéf icie pas des vues d\u2019un autre membre ayant une longue expérience dans la promot ion de la l iber té du choix menant à l\u2019obtention d\u2019une AMAM, d\u2019autant plus que la présidente de la CSFV, madame Mire i lle Lavoie, a également formulé de nettes réserves quant à l\u2019AMAM.Quel équilibre?Se pose ici la question, de quel équilibre parle-t-on ?La loi fut promulguée au bénéfice des grands malades dont la v ie même \u2014 sans espoir d\u2019amélioration \u2014 est devenue humainement insupportable.Il paraît injuste, en accumulant les délais et les pressions, de pénaliser des victimes en réelle détresse, au nom de victimes hypothétiques dénommées vulnérables, par « crainte d\u2019abus », au dire de madame Lavoie.Il faut noter que les soi-disant abus sont tou jours perçus « de loin » alors que les actes intimés, invar iablement déc idés en équipe, représentaient, quand posés, « la solution la plus humaine », tel que recommandé par Jacques Grand\u2019 Maison, théologien et penseur émérite du Québec (Euthanasie sur demande : pour la solution la plus humaine, Culture et foi, déc.2010, p.3).Il est inconfortable de voir Me Deschamps s\u2019autodécer- ner un certificat d\u2019objectivité, «\u2026 ayant été avocat et juge » et prétendre « pouvoir laisser ses opinions personnelles de côté » (Le Devoir, 20 septembre).Son discours autorise à en douter\u2026 Au long des années, il n\u2019a cessé d\u2019employer le mot « tuer » pour désigner l\u2019AMAM, une position étonnante chez un juriste censé connaître la définition de ce mot, qui exige une victime non consentante, alors que l \u2019AMAM do i t absolument être demandée par le malade.Sc iemment cho is i , ce mot n\u2019est pas innocent.Il s\u2019agit de déprécier l\u2019AMAM aux yeux du public.Il s\u2019agit d\u2019une fausseté, d\u2019une calomnie en fait à l\u2019endroit des médecins qui ont prodigué l\u2019AMAM.Quiconque croit fermement que l\u2019AMAM équivaut à TUER n\u2019a pas sa place au se in de la CSFV, l\u2019incompatibilité étant totale.D\u2019a i l leurs, sa ferme croyance dans son objectivité est sérieusement mise en doute par les br i l - lants travaux qui ont validé la « Terror Management Theor y » (Evi - dence for Terror Management Theor y , A .Rosenblatt et J .Greenberg, Journal of Personality and Social Psychology, vol.57(4), oct.1989) \u2014 menés avec la collaboration de magistrats \u2014 démontrant que l\u2019objectivité de ces magistrats était très significativement af fectée vers une plus grande rigidité, par la seule référence à leur mortalité et à leur fin dernière\u2026 le domaine exclusif de l\u2019activité de la CSFV ! Or l\u2019AMAM, cautionnée par des philosophes et des théologiens renommés non sanctionnés par Rome, n\u2019est ni immorale ni illégale.Elle est même soustraite de ce que Me Des- champs nomme une maxime : «Tu ne tueras pas» (lo\u2019 taharog dans la Bible), qui est en fait, une traduction chrétienne et incomplète, du commandement de la Bible dont le sens précis est : «Tu ne tueras pas, sauf en cas de guerre, d\u2019autodéfense ou de Décret étatique» (lo\u2019 tirtzha).En plus d\u2019être un geste de grande sollicitude, « totalement justifié é thiquement » selon l\u2019éthicien David Roy (Where to Go After Taking a Stand ?, Journal of Pall iat ive Care, 1990), l\u2019AMAM est pleinement légale, de par les lois fé - dérale et prov in- ciale, elle est surtout conforme à la règle d\u2019or, laquelle dicte de se soucier au plus haut point d\u2019un prochain en grande et inexorable détresse.Le temps n\u2019est pas à un surplus de rigidité mais à une véritable compassion envers celles et ceux qu i demandent une AMAM, à moins de suspicion, et plus de collaboration avec les médecins et les équipes de soins de fin de vie.Le cl imat opt imal de la CSFV devrait être aligné sur la pensée du grand théologien Paul Tillich : « The law of love is the ultimate law because i t is the negation of law » (« La loi de l\u2019amour est la loi suprême parce qu\u2019elle est la négation de la loi.») (Morality and Beyond, Westminster John Knox Press, 1963) SOINS DE FIN DE VIE L\u2019objectivité de la Commission remise en question ISTOCK « L\u2019aide médicale à mourir, cautionnée par des philosophes et des théologiens renommés non sanctionnés par Rome, n\u2019est ni immorale ni illégale», écrit l\u2019auteur.R Il est inconfortable de voir Me Pierre Deschamps s\u2019autodécerner un certificat d\u2019objectivité L E D E V O I R , L E J E U D I 2 2 S E P T E M B R E 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S M I C H A E L M A T H E S à Charlotte S É B A S T I E N B L A N C à Washington D es violences ont éclaté pour la deuxième nuit consécutive, mercredi soir, dans la ville américaine de Charlotte, entre les forces de l\u2019ordre et des manifestants qui protestaient contre la mor t d\u2019un homme noir abattu par un policier.Au moment d\u2019écrire ces lignes, on rapportait la mort d\u2019un manifestant, tué par balle lors de violences «entre civils», selon les autorités.Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène contre plusieurs centaines de manifestants qui leur faisaient face dans le centre de cette ville du sud- est des États-Unis.La ville avait été sous tension toute la journée.Les autorités avaient fermé préventivement les commerces dans un quartier de bars et restaurants dans le centre-ville.En fin d\u2019après-midi, une centaine d\u2019étudiants, en majorité noirs, s\u2019étaient allongés au sol pour protester contre les abus policiers, certains entonnant des gospels.Des rassemblements avaient débuté mercredi soir dans le calme.Les manifestants sont convaincus que Keith Lamont Scott, 43 ans, a été victime mardi d\u2019une bavure flagrante.Selon la police, M.Scott a été mortellement blessé par balle alors qu\u2019il refusait de lâcher son arme de poing.Ses proches affirment au contraire qu\u2019il n\u2019avait qu\u2019un livre en main.Sur les lieux du drame se sont rassemblés mercredi des responsables religieux, des militants associatifs et des voisins.L\u2019arme « est un mensonge», assurait à l\u2019AFP Tahes- hia Williams, une résidente du quar tier, dont la fille étudie dans la même école que l\u2019un des enfants de Scott.« Ils ont enlevé le livre et l\u2019ont remplacé par une arme.Cet homme était assis ici tous les jours, à attendre que son fils descende de l\u2019autobus», ajoutait-elle.La mor t de Keith Lamont Scott, dans un contexte de récents faits similaires dans d\u2019autres villes américaines, a poussé des habitants à protester mardi soir à Charlotte.Ils ont brandi des pancartes affichant «Les vies des Noirs comptent » et ont scandé « Pas de justice, pas de paix».Mais la manifestation d \u2019abord pacifique a pris un tour « plus agressif » avec « des agitateurs», qui ont commencé par « endommager des voitures de police et lancer des pierres sur des agents », a rapporté le chef de la police de Charlotte, Kerr Putney.Seize membres des forces de l\u2019ordre ont été blessés, a-t-il indiqué, ainsi qu\u2019un nombre indéterminé de manifestants, selon la presse locale.Brentley Vinson, l\u2019agent lui- même noir qui a abattu la victime, a été suspendu en attendant les résultats d \u2019une enquête administrative.Il faisait par tie d \u2019un groupe de poli - ciers mandatés pour arrêter un suspect.La mairesse de Charlotte, Jennifer Roberts, a appelé les habitants de la ville au calme et a promis « une enquête complète ».Agence France-Presse Nouvelles violences à Charlotte après la mort d\u2019un homme noir ché de presse du maire Co- derre, Marc-André Gosselin.La Ville reproche notamment aux promoteurs du projet d\u2019avoir omis de consulter la Congrégation religieuse.Censure?Au cabinet du maire, on se défend de vouloir censurer l \u2019œuvre ou les ar tistes derrière le projet, mais on avance n\u2019avoir été informé du projet que tout récemment.« On a réalisé que la démarche de sensibilisation auprès des dif fé- rents acteurs n\u2019avait pas été faite.On n\u2019est pas contre l\u2019œu- vre ou contre les artistes, mais on a pris nos responsabilités », a expliqué M.Gosselin.Selon l \u2019administration, la proximité de l\u2019œuvre avec le couvent des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph est problématique.Même 40 ans plus tard, on estime que la croix du mont Royal couchée sur le côté pouvait potentiellement heur ter cer taines personnes dans le contexte du «vivre-ensemble ».Le Bureau d\u2019art public de la Ville de Montréal a pourtant donné son accord au projet, ayant même promis une aide financière de 10 000 $, tout comme le Conseil des arts de Montréal, qui a accordé une subvention de 5000$.Même le ministère de la Culture a donné son autorisation puisque la croix sera installée dans le périmètre du Site patrimonial du mont Royal.Pour sa part, l\u2019arrondissement du Plateau-Mont- Royal a déjà délivré un permis pour la tenue de l\u2019événement.Consultation Les commissaires responsables du dossier, Nicolas Mavri- kakis \u2014 qui est également critique d \u2019ar t au Devoir \u2014 et Marthe Carrier, directrice de la galerie B-312, sont atterrés par la tournure des événements.Lors d \u2019une rencontre d \u2019urgence à l\u2019hôtel de ville vendredi dernier, à quelques jours du début de l\u2019installation de l\u2019œu- vre, les fonctionnaires de la Ville auraient invoqué un problème d\u2019acceptabilité sociale et demandé que les organisations et citoyens susceptibles d\u2019être incommodés par l\u2019œuvre, dont l\u2019Archevêché de Montréal et les Religieuses hospitalières, soient consultés dans le cadre d\u2019une «médiation» « Donc, ça veut dire que ce sont eux qui décident ?C\u2019est l\u2019Archevêché et les religieuses qui vont décider si on a le droit de montrer une œuvre d\u2019ar t public en 2016 à Montréal ?» s\u2019indigne Nicolas Mavrikakis, qui travaille sur le projet depuis deux ans.M.Mavrikakis affirme qu\u2019il n\u2019était pas dans son intention de remettre en question la religion.«Mon but, c\u2019était de montrer la croix parce que personne ne l\u2019a vue.Et c\u2019était aussi de l\u2019installer à côté de l\u2019Hôtel-Dieu pour faire réfléchir sur la question du patrimoine religieux et de l\u2019usage qu\u2019on fera de l\u2019Hôtel-Dieu», ex- plique-t-il.Selon lui, la proximité du mont Royal est primordiale.«C\u2019est Corridart 2.On a l\u2019impression de vivre une censure très claire parce que le sujet serait soi- disant sensible, mais ce n\u2019est même pas notre but», ajoute-t-il.Place Émilie-Gamelin Marc-André Gosselin affirme que c\u2019est d\u2019un commun accord que Denis Coderre et le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Fer- randez, ont convenu de déplacer l\u2019œuvre, l\u2019arrondissement du Plateau ayant offert de l\u2019installer dans un de ses parcs.« Ni le maire Ferrandez ni le maire de Montréal ne trouvent que la place originale est une bonne idée», a répété M.Gosselin au Devoir mercredi.Luc Ferrandez dément catégoriquement cette affirmation.«On avait déjà accordé un permis.C\u2019est par crainte de voir le projet ne pas se réaliser qu\u2019on a suggéré de déplacer l\u2019œuvre dans un autre lieu», a-t-il expliqué.Selon lui, il est inconcevable qu\u2019en 2016, la Ville invoque des préoccupations d\u2019ordre religieux pour bloquer le projet.S\u2019il ne parle pas de censure, M.Fer- randez estime que l\u2019administration Coderre fait de l\u2019ingérence.Le maire Denis Coderre propose maintenant que la place Émilie-Gamelin accueille l\u2019œu- vre.«C\u2019est le meilleur endroit pour ça.Ça concorde avec la stratégie d\u2019art public.C\u2019est au cœur du Quartier des spectacles et à côté de la Bibliothèque nationale qui va présenter une exposition sur Pierre Ayot», a expliqué M.Gosselin.Le cabinet du maire Coderre assure que la promesse d\u2019une subvention de 10 000$ sera respectée malgré la controverse.Des réticences Joints par Le Devoir, l\u2019Archevêché de Montréal et les Religieuses hospitalières ont indiqué ne pas avoir été informés du projet.L\u2019Archevêché de Montréal n\u2019entend pas prendre position, mais les Religieuses hospitalières ont exprimé quelques réserves.«Comme Religieuses hospitalières dont la congrégation est liée à la fondation de cette ville, nous serions très mal à l\u2019aise de voir cette œuvre installée près de chez nous, masquant partiellement des immeubles por teurs d\u2019une histoire culturelle et religieuse des origines de Montréal», a expliqué sœur Marie-Thérèse Laliberté, supérieure générale des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph.De leur côté, les Amis de la montagne n\u2019ont pas d\u2019objection à la réalisation du projet au pied de la montagne.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CENSURE GABOR SZILASI SUCCESSION PIERRE AYOT SODRAC La croix du mont Royal, de Pierre Ayot, lors de l\u2019événement Corridart (1976).cien enfant acteur et longtemps animateur vedette à la chaîne jeunesse VRAK-TV.Mais j\u2019ai donné beaucoup de conférences dans les écoles ; je continue.Les jeunes me parlent, ils m\u2019écrivent également.Et moi je voulais absolument être fidèle à ce qui se dégageait de ces témoignages-là, à ce que j\u2019avais entendu et observé.Je voulais que ce soit authentique.» Coup de cœur Le projet ne fut pas facile à monter.Pourtant, Yan England s\u2019était mérité une nomination aux Oscar en 2013 pour son court- métrage Henry.«Le scénario avait été refusé partout lorsque Yan et Diane England, qui copro- duit le film avec moi, me l\u2019ont fait lire, indique Denise Robert, qui a permis au film de décoller.J\u2019ai eu un coup de cœur.Ma propre fille avait 18 ans à l\u2019époque et j\u2019ai trouvé que Yan dépeignait le contexte scolaire avec énormément de justesse.Il s\u2019agit d\u2019un enjeu important, mais pourtant, on m\u2019a déconseillé de m\u2019impliquer.On m\u2019a même dit que l\u2019intimidation, ça n\u2019existait plus, que les écoles étaient équipées pour y faire face dorénavant.Mais pendant le tournage, on a nous-mêmes été témoins de situations d\u2019intimidation! C\u2019est souvent très subtil.Et les jeunes ont l\u2019impression qu\u2019ils ne peuvent pas parler.» T im le dit d\u2019ailleurs en rageant d\u2019impuissance : «Si j\u2019parle, ça va juste être pire!» Afin d\u2019atteindre un degré accru de vraisemblance, Yan England a tourné dans une vraie école secondaire au milieu de vrais élèves.Or, jouer dans un tel contexte ne fut pas une mince affaire pour Antoine-Oli- vier Pilon, qui incarne Tim.« Ça me rend super nerveux quand y\u2019a trop de monde qui me regarde jouer, confie la vedette de Mommy.Lorsque Yan nous a donné rendez-vous à l\u2019école, aux acteurs, c\u2019était chill et on était content de se voir, juste nous.Là la cloche a sonné.Et y\u2019a cette marée d\u2019élèves qui nous est arrivée dessus.Yan nous a alors dit ce qu\u2019il voulait faire.Il m\u2019aurait prévenu avant que je ne sais pas si j\u2019aurais embarqué.Je suis par contre vraiment content de l\u2019avoir fait : ça m\u2019a permis d\u2019augmenter mon niveau de concentration.» En amont, Antoine-Olivier Pilon avait éprouvé d\u2019autres craintes.«J\u2019avoue que j\u2019ai hésité en lisant le scénario.Il y a des scènes\u2026 je savais qu\u2019elles seraient difficiles à jouer pour moi.En même temps, je suis acteur et je ne veux pas avoir peur de prendre des risques.Et l\u2019intimidation, c\u2019est un enjeu dont je trouve qu\u2019il faut parler.On n\u2019en parle pas assez.Enfants, ma sœur et moi on en a subi.On était les p\u2019tits nouveaux.Plus tard, j\u2019ai moi aussi intimidé des gens, mais je ne l\u2019ai réalisé que plus tard.C\u2019était comme pour me venger.J\u2019ai eu la chance de m\u2019excuser.Et puis j\u2019ai participé au vidéoclip que Xavier [Dolan] a tourné pour Indochine\u2026 Je sais pas, ça me touche.» Le volet sportif, cela dit, l\u2019a tout de suite allumé.À l\u2019instar de son partenaire de jeu Lou-Pascal Tremblay, qui interprète Jeff, Antoine-Olivier Pilon s\u2019est entraîné à la course.Lors d\u2019une séquence de compétition, ils courent avec de vrais athlètes de leur âge.«J\u2019ai moi-même fait de la compétition, du 800 mètres, plus jeune, précise Yan England.Là encore, je voulais du réalisme, pour facilité l\u2019immersion du spectateur.» Plus pernicieux que jamais, le phénomène de l\u2019intimidation fleurit à présent hors les murs de l\u2019école où il était autrefois confiné.« Facebook, Twitter, Snapchat : tellement de possibilité», comme le relève Jeff à un moment.«L\u2019intimidation, elle sévit à présent 24 heures par jour, rappelle Yan England en sortant son téléphone intelligent de sa poche.En même temps, c\u2019était important pour moi d\u2019of frir un film qui raconte une histoire.1 :54, c\u2019est un thriller psychologique; j\u2019y crée une tension.Mon but n\u2019était surtout pas d\u2019être moralisateur ou de tourner un film pédagogique.Je veux que les spectateurs vivent des émotions.» Ce faisant, Yan England fait œuvre utile.Avec 1 :54, le cinéaste permet en effet au spectateur \u2014 fut-il parent, professeur, intimidé ou intimidateur \u2014 de voir le monde à travers les yeux de Tim.De voir comment le phénomène de l\u2019intimidation opère et détruit, de l\u2019intérieur.Le Devoir Notre journaliste se trouve à Québec à l\u2019invitation du FCVQ.SUITE DE LA PAGE 1 ENGLAND Les lauréats du FCVQ Grand Prix, longs-métrages Peter and the Farm, de Tony Stone Prix du jury cinéphile (1er long-métrage) À peine j\u2019ouvre les yeux, de Leyla Bouzid Prix du public, longs-métrages Embrasse-moi comme tu m\u2019aimes, d\u2019André Forcier Prix du jury collégial Manoir, de Martin Fournier et Pier-Luc Latulippe Grand Prix de la Compétition nationale, courts-métrages La Voce, de David Uloth Grand Prix de la Compétition internationale, courts-métrages Ex æquo : Zvir, de Miroslav Sikavica et Spoetnik, de Noël Loozen Prix du public courts-métrages La partie, d\u2019Alexandre Isabelle Selon cette dernière, de 300 à 400 enfants seraient dans cette situation, mais le dernier rapport du Protecteur du citoyen sur les enfants en situation d\u2019immigration précaire, publié en 2014, suggère qu\u2019ils pourraient être près d\u2019un millier.La protectrice du citoyen a également insisté sur l\u2019urgence de permettre à tout enfant de 6 à 16 ans de fréquenter gratuitement l\u2019école primaire ou secondaire, sans égard à son statut d\u2019immigration ou à celui de ses parents.Contrairement au projet de loi 86, qui proposait des modifications susceptibles de régler cette question, le projet de loi 105, qui propose toutes sortes de changements notamment en matière de gouvernance, «occulte cette situation contraire aux conventions internationales », a-t-elle déploré.Des organismes s\u2019inquiètent La Table de concer tation des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) dit « perdre patience » devant le repor t de cette question, qu\u2019avait réglée temporairement en 2013 l\u2019ex-ministre péquiste de l\u2019Éducation, Marie Malavoy, en promettant une ébauche de changement législatif.Dans l\u2019intervalle, le pouvoir discrétionnaire du ministre se chargerait de décider au cas par cas.« On nous dit qu\u2019il existe toujours le pouvoir discrétionnaire du ministre, qui a réglé positivement tous les cas qui sont arrivés sur son bureau, mais ça n\u2019a pas de sens de continuer comme ça.Ça prend un amendement législatif », a dit Stephan Reichold, directeur de la TCRI.Le problème ne date pas d\u2019hier, mais il a connu un écho par ticulier dans les médias il y a quelques années.Des commissions scolaires de l\u2019île de Montréal avaient accepté d\u2019inscrire des enfants de parents sans statut, mais en leur envoyant une facture allant de 6000$ à 7000$ selon le niveau.Lors de la dernière rentrée scolaire, ce problème qui demeurait toujours sans solution avait fait sourciller le porte-parole de l\u2019opposition en matière d\u2019éducation, Alexandre Cloutier.Il a dit ne pas comprendre pourquoi le Québec prenait autant de temps à trouver une solution alors qu\u2019à Toronto et Vancouver, les enfants sans statut ont accès à l\u2019école primaire ou secondaire sans payer les frais des élèves étrangers.Raisons économiques et humanitaires Pédopsychiatre ayant fait beaucoup de recherche auprès d\u2019enfants réfugiés ou immigrés, Cécile Rousseau s\u2019étonne que le gouvernement ne se hâte pas davantage pour régler la question, d\u2019autant qu\u2019il y a de bonnes raisons économiques de le faire, croit-elle.Elle cite l\u2019exemple du voisin américain qui, malgré plus de 11 millions de sans-papiers, permet aux enfants de fréquenter l\u2019école sans égard au statut.«On a simplement fait l\u2019exercice comptable et, en dehors de toute considération humanitaire, un enfant qui ne va pas à l\u2019école coûte extrêmement cher à la société, dit cette professeure au Département de psychiatrie de l\u2019Université McGill.En matière d\u2019impôt et de participation à la vie civile, c\u2019est un très mauvais calcul d\u2019avoir des enfants non scolarisés.» Plusieurs rappellent également que sur le plan humanitaire, le Canada, et le Québec, ont des obligations.La Convention internationale des droits de l\u2019enfant a été ratifiée par le Canada en 1991 et le gouvernement du Québec s\u2019y est déclaré lié par décret, rappelle Alain Roy, professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.« Se servir ainsi de l\u2019enfant pour punir les adultes qui ne se sont pas conformés aux règles d\u2019immigration n\u2019est rien de moins qu\u2019inacceptable, a-t-il déclaré ans un texte d\u2019opinion publié sur Droit-inc.Comme symbole d\u2019exclusion sociale, on peut difficilement faire pire.» Problème reconnu Le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, dit avoir toujours la volonté de régler le dossier.S\u2019il n\u2019y a aucune disposition sur le sujet dans le nouveau projet de loi 105, c\u2019est que « le travail devait se poursuivre », a répondu au Devoir son attachée de presse, Marie Deschamps.Il n\u2019allait pas assez loin et le ministre voulait une disposition plus complète.« Lors de consultations au printemps, des groupes interpellés par cette question sont venus dire qu\u2019il y avait lieu de bonifier les dispositions et c\u2019est ce qui est fait actuellement .» Quelques groupes de pression ont été rencontrés, mais aucun échéancier n\u2019est prévu pour l\u2019instant, a-t-elle reconnu.Le Collectif éducation sans frontières, qui milite pour le droit à la scolarisation pour les enfants sans statut, confirme avoir été rencontré par le ministre Proulx tout juste avant l\u2019été.«On nous a expliqué que l\u2019amendement, de la façon dont il était écrit la dernière fois, aurait été inapplicable, a indiqué l\u2019un des porte-parole, Steve Baird.J\u2019espère qu\u2019il y a une réelle volonté d\u2019agir.On n\u2019a aucun signe qui dit qu\u2019un autre projet de loi va être déposé.Et on veut voir quelque chose maintenant.C\u2019est scandaleux de voir que des enfants ne vont pas à l\u2019école.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ENFANTS «Comme symbole d\u2019exclusion sociale, on peut dif ficilement faire pire» "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.