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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2017-03-24, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 6 4 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Projet contesté.Une coalition tentera de freiner le projet de Réseau électrique métropolitain en s\u2019adressant à la Cour ce vendredi Page A 3 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 4 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m P A U L I N E G R A V E L L a plus grande banque de cerveaux du Canada, qui est située à l\u2019Institut universitaire en santé mentale Douglas, n\u2019accepte plus tous les dons qui lui ont été consentis par des citoyens désirant léguer leur corps à la science dans le but de faire avancer la recherche scientifique.La Banque de cerveaux Douglas \u2014 Bell Canada privilégie désormais les cerveaux de personnes ayant participé à des projets de recherche portant sur des maladies affectant le cer veau en raison de la plus grande quantité d\u2019informations cliniques associées à ces cerveaux, informations qui facilitent et accélèrent ensuite grandement la recherche.Avec plus de 3500 spécimens, cette banque est la plus impor tante en son INSTITUT DOUGLAS La banque de cerveaux sera plus sélective La recherche, sur l\u2019Alzheimer notamment, profitera des nouvelles façons de faire JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Banque Douglas \u2014 Bell Canada a établi de nouveaux critères pour choisir les cerveaux qu\u2019on veut lui léguer à des fins de recherche.Trumpcare Le président essuie une rebuffade Page B 9 Zeitgeist La vériT avec Louis T, le kale de l\u2019humour Page B 10 LONDRES RÉSISTE AUX SEMEURS DE HAINE ADRIAN DENNIS AGENCE FRANCE-PRESSE Veillée au lendemain de l\u2019attentat.Les Londoniens se sont réunis à Trafalgar Square pour y chercher un peu de réconfort et manifester leur volonté de ne pas se laisser diviser par les semeurs de haine.Page B 9 I S A B E L L E P A R É Le drame qui a coûté la vie à une jeune femme de Mont-Saint-Hilaire, Daphné Boudreault, est la répétition d\u2019un triste scénario.Il y a huit ans, une femme trouvait la mort dans les mêmes circonstances, poignardée elle aussi par un conjoint violent alors qu\u2019elle était escortée par un seul policier, ce qui contrevient aux pratiques policières en matière de violence conjugale.Cela suffit, tonnent les ressources d\u2019hébergement pour femmes violentées, qui réclament du ministre de la Sécurité publique la révision de tous les cas de femmes assassinées depuis cinq ans à la suite de violence conjugale.«On interpelle le ministre de la Sécurité publique pour demander une révision de tous ces cas d\u2019homicide survenus depuis l\u2019implantation du plan d\u2019action gouvernemental 2012-2017 en matière de violence conjugale», a insisté jeudi Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, qui regroupe 42 maisons d\u2019aide et d\u2019hébergement.Dans le cadre de ce plan d\u2019action, le ministère de la Sécurité publique s\u2019était engagé à créer un comité de révision de tous les décès dus à cette forme de violence, qui est à l\u2019origine de plus de 17 000 interventions policières par année au Québec.Mais cinq ans plus tard, le comité n\u2019a toujours pas vu le jour, se désole Mme Langlais.Chronique d\u2019une mort annoncée Mercredi, Daphné Boudreault, âgée de 18 ans, a été assassinée à l\u2019arme blanche par son ex-co- pain Anthony Pratt-Lops dans une résidence de Mont-Saint-Hilaire, plusieurs heures après avoir demandé l\u2019aide de la Régie intermunicipale de police de Richelieu-Saint-Laurent.Tôt en matinée, les policiers avaient répondu à l\u2019appel de la jeune femme, terrorisée par son ex-conjoint, qui l\u2019avait talonnée jusqu\u2019à son lieu de travail.Selon des témoins, les quatre policiers dépêchés sur place ont laissé repartir le jeune homme et donné un numéro de téléphone à la jeune femme en cas de MEUR TRE À MONT-SAINT-HILAIRE La police a-t-elle failli à la tâche ?Des groupes de femmes réclament une enquête sur les drames conjugaux M A R I E V A S T E L H É L È N E B U Z Z E T T I M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondants parlementaires à Ottawa et à Québec L a guerre de mots est bien enclenchée entre Québec et Ottawa, et ce, avant même que le programme d\u2019infrastructures au cœur de leur dispute ne soit lancé.Mais Justin Trudeau estime que les reproches de Philippe Couillard ne sont pas justifiés.Car si Québec déplore qu\u2019Ottawa ne se soit pas engagé, noir sur blanc, à financer ses projets prioritaires, le premier ministre canadien leur rétorque que ce n\u2019est pas de son ressort.Et que le gouvernement québécois aurait été le premier à dénoncer qu\u2019il agisse autrement.L\u2019Assemblée nationale a adopté à la quasi- unanimité, jeudi, une motion exprimant « sa très grande déception» face au peu de place accordé au Québec dans le budget fédéral déposé la veille à Ottawa.Le gouvernement de Philippe Couillard est notamment déçu de ne pas y avoir vu de « message clair sur la répartition de ces sommes [en infrastructures], la part du Québec, et surtout sur l\u2019appui de trois grands projets », a déploré le président du Conseil du trésor, INFRASTRUCTURES Trudeau s\u2019explique mal la réaction de Couillard Le Canada n\u2019a pas à dicter ses priorités au Québec, dit le premier ministre canadien VOIR PAGE A 10 : CERVEAUX VOIR PAGE A 10 : TRUDEAU VOIR PAGE A 10 : POLICE Attentat de Québec L\u2019avocat du présumé assaillant se désiste Page A 2 L E D E V O I R L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 P H I L I P P E O R F A L I L e « lieu de débats et de controverses » qu\u2019est censé être l\u2019Institut d\u2019études canadiennes de l\u2019Université McGill n\u2019aura pas toléré d\u2019être soudainement projeté sous les feux de la rampe.L\u2019organisme universitaire a accepté jeudi la démission de son directeur, le journaliste Andrew Potter, trois jours après la publication dans le magazine Maclean\u2019s d\u2019un texte sur le «malaise» québécois.L\u2019ex-rédacteur en chef de l\u2019Ottawa Citizen avait déjà fait son mea culpa, la veille.Mais cela n\u2019a pas suffi.Citant la «réaction négative qui perdure, au sein de la communauté universitaire et au sein du grand public», M.Potter a rendu son tablier dans une lettre acheminée mercredi soir au conseil d\u2019administration de l\u2019Institut, un peu moins de huit mois après son entrée en poste.Il demeurera toutefois professeur agrégé de l\u2019Université McGill.Les contrecoups ont été tels au sein de la communauté universitaire que M.Potter n\u2019avait d\u2019autre choix que de démissionner, avance le magazine Maclean\u2019s, citant des sources au fait du dossier.Un refus d\u2019obtempérer aurait mené à son renvoi pur et simple.Le principal intéressé a refusé les demandes d\u2019entrevue du Devoir.«Je ne dirai rien d\u2019autre que ce que j\u2019ai déjà déclaré publiquement», a-t-il répondu par courriel.La mission de l\u2019Institut d\u2019études canadiennes de l\u2019Université McGill est de promouvoir «une meilleure compréhension du Canada par l\u2019étude de notre héritage», a souligné dans une lettre à la communauté universitaire Suzanne Fortier, la rectrice de McGill.«Le professeur Potter a reconnu qu\u2019il a failli à cette mission et que sa \u201cdémission était préférable pour conserver la crédibilité de l\u2019Institut\u201d», a-t-elle ajouté, citant M.Potter.Déjà la veille, la réaction de la maison d\u2019enseignement avait été cinglante : dans un message publié sur Twitter, elle avait affirmé n\u2019appuyer «d\u2019aucune façon les propos tenus par Andrew Potter », une prise de position plutôt étonnante de la part d\u2019une université, lieu où la « liberté intellectuelle » est censée être complète, du moins en théorie.Et la liberté intellectuelle?L\u2019énoncé sur la liberté universitaire de McGill prévoit d\u2019ailleurs la liberté de mener des travaux de recherche, d\u2019en communiquer les résultats et de créer des œuvres artistiques «sans être soumis aux contraintes de la rectitude politique ou assujettis à des mesures disciplinaires ou punitives».«Si c\u2019est bel et bien vrai que l\u2019administration de McGill a cédé aux pressions extérieures et obligé le professeur Potter à démissionner, il s\u2019agirait d\u2019un des cas les plus flagrants et sérieux de violation de la liberté intellectuelle des plus récentes années», a estimé le directeur général de l\u2019Association canadienne des professeures et professeurs d\u2019université, David Robinson.L\u2019ACPPU demande à l\u2019administration de McGill de clarifier les circonstances entourant les événements ayant mené à la démission du professeur Potter.INSTITUT D\u2019ÉTUDES CANADIENNES Potter n\u2019aurait pas eu le choix de démissionner A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T Déterminée à vérifier si l\u2019Institut de l\u2019œil des Lau- rentides facture illégalement des frais à ses patients, la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) s\u2019y est présentée jeudi matin pour une inspection surprise.« Nos deux inspectrices ont pour mandat de vérifier si le règlement sur les frais accessoires est respecté », a confirmé la porte-parole de la RAMQ, Caroline Dupont.Pour la RAMQ, c\u2019était une première que de se présenter de manière impromptue dans une clinique pour procéder à une inspection.L\u2019adoption du projet de loi 92, en décembre dernier, lui a conféré ce pouvoir.Depuis l\u2019interdiction formelle des frais accessoires, le 26 janvier, des patients ont dénoncé à nouveau les pratiques de cette clinique ophtalmologique.Ils se sont fait of frir des examens diagnostics non couverts.Pertinence médicale Selon un reportage de Ra- dio-Canada, cer tains examens offerts en amont d\u2019une chir urgie de la cataracte n\u2019étaient pas médicalement requis.Des patients ont aussi confié au Devoir s\u2019être fait proposer des examens pour lesquels ils devaient payer, mais dont i ls ignoraient la pertinence médicale.C\u2019est la troisième fois que l\u2019Institut de l\u2019œil des Lauren- tides fait l\u2019objet d\u2019une enquête de la RAMQ, confirme Caroline Dupont.En 2013, la clinique a été condamnée à rembourser 84 000 dollars en frais accessoires à des patients qui s\u2019étaient plaints de ces frais indus à la RAMQ.Une autre enquête amorcée en 2016 est toujours en cours.Questionné à ce sujet lors d\u2019un point de presse en Gaspé- sie, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a af firmé que, par son geste inédit, la RAMQ envoyait un «message».«Ce matin, ce que vous avez vu, c\u2019est la RAMQ qui exerce ses pouvoirs», a-t-il averti.L\u2019ophtalmologie visée Le secteur de l\u2019ophtalmologie a été sur la sellette pendant de nombreuses années dans le dossier des frais facturés aux patients illégalement.Notamment, les patients ont dénoncé avoir payé des centaines de dollars en gouttes qui ne valaient que quelques dollars.Une demande en act ion collective contre les frais accessoires, qui n\u2019a pas encore été autorisée, vise entre autres plusieurs cl iniques d\u2019ophtalmologie.Depuis l\u2019interdiction des frais accessoires le 26 janvier dernier, la RAMQ a reçu 6 dénonciations et 172 demandes de remboursement pour des soins donnés dans une cli - nique d\u2019ophtalmologie.D\u2019autres cliniques font également l\u2019objet d\u2019une inspection.Le Devoir SANTÉ Inspection surprise de la RAMQ à l\u2019Institut de l\u2019œil des Laurentides Ce matin, ce que vous avez vu, c\u2019est la RAMQ qui exerce ses pouvoir Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux « » I S A B E L L E P O R T E R à Québec L\u2019 avocat Jean Petit, qui représentait l\u2019auteur présumé de la fusillade au Centre culturel islamique de Québec, se retire du dossier, a appris Le Devoir.Alexandre Bisson- nette doit maintenant être défendu par un avocat de l\u2019aide juridique.Joint au téléphone jeudi, Me Petit n\u2019a pas voulu dire pourquoi il se retirait.« Je ne commente jamais les fins de relation des clients », a-t-il dit.I l s ignale par ai l leurs que cela « ne changera rien au dossier ».Alexandre Bissonnette, 27 ans, est accusé de six meurtres et cinq tentatives de meurtre perpétrés le 29 janvier dernier à la grande mosquée, dans le secteur de Sainte-Foy, à Québec.Me Petit avait été mandaté par le père de l\u2019accusé pour prendre en charge le dossier.Il soutient que c\u2019est un avocat de l\u2019aide juridique qui prendra le relais.Le changement doit par ailleurs être autorisé officiellement par un juge lors de la prochaine audience dans cette cause, le 30 mars.Spécialisé en droit criminel et pénal, Jean Petit est un avocat expérimenté qui a l\u2019habitude des causes difficiles.Il a notamment défendu plusieurs accusés dans des causes de pédophilie dans le passé.La dernière comparution dans le dossier remonte au 21 févr ier.M e Pet i t ava i t alors reçu la preuve amassée con t r e son c l i en t e t laissé entendre qu\u2019il pourrait réclamer sa remise en liber té le 30 mars.Il avait en outre sollicité une ordonnance de non-publica- tion sur toute information qui serait divulguée lors de l\u2019enquête sous cautionnement.L\u2019équipe de procureurs aux poursuites criminelles et pénales dans le dossier est constituée de Me Thomas Jacques et Me Michel Fortin.Le 29 janvier, un peu avant 20 h, Alexandre Bissonnette a fait feu sur les gens qui priaient au Centre culturel islamique.Il s\u2019est lui-même dénoncé à la police environ une heure plus tard et a été arrêté près du pont de l\u2019île d\u2019Orléans, à une vingtaine de kilomètres de Québec.Il n\u2019a fallu que très peu de temps pour créer le carnage dans la mosquée de Québec.L\u2019accusé a agi seul et a utilisé une arme automatique ou semi-automatique que les policiers auraient saisie en même temps que des armes de poing dans sa voiture.Selon des témoins de la fusillade, il avait eu le temps de recharger trois fois son arme.Le Devoir ATTENTAT DE QUÉBEC Alexandre Bissonnette change d\u2019avocat JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Spécialisé en droit criminel et pénal, Jean Petit est un avocat expérimenté qui a l\u2019habitude des causes dif ficiles.L I S A - M A R I E G E R V A I S J essica* est une femme trans- genre d\u2019origine mexicaine vivant au Québec depuis presque dix ans et mariée à un Québécois.Pourtant, elle continue d\u2019être un homme et de se prénommer Mar tin* sur ses cartes d\u2019identité, son certificat de mariage et son document attestant sa résidence permanente.Tant qu\u2019elle n\u2019aura pas accès à la citoyenneté, ce qui dans son cas ne se produira pas avant 2018, elle continuera de vivre avec la confusion et le malaise causés par ses identités.«Je suis plutôt jeune et jolie alors je ne me suis pas souvent fait appeler monsieur jusqu\u2019ici, admet celle qui a subi l\u2019opération de changement de sexe.Mais dans les cliniques, les banques\u2026 les gens sont mêlés.Ils ne comprennent pas.» L\u2019article 71 du Code civil stipule en effet qu\u2019il est possible pour une personne dont l\u2019identité de genre ne correspond pas à la mention de sexe de son acte de naissance de changer cette mention et son prénom.Or, sous réser ve de l\u2019ar ti- cle 3084.1, « seule une personne domiciliée au Québec depuis au moins un an et ayant la citoyenneté canadienne peut obtenir de telles modifications ».Le Québec serait la seule province canadienne à exiger cette condition.« Je suis transsexuelle, je suis opérée et je ne peux pas changer ni mon nom ni la mention de genre auprès des autorités du Québec.Mais ce qui est ironique, c\u2019est que ma chirurgie a été payée par la RAMQ », souligne Jessica.Problème non réglé Les réformes successives du Code civil n\u2019ont pas permis de régler le problème.Pas plus que l\u2019adoption en juin dernier du projet de loi 103 visant à lutter contre la transphobie et à améliorer la situation des transgenres.Un an auparavant, en 2015, la Commission des institutions avait émis des recommandations préalables.« On ciblait sur tout la question d\u2019obliger ou non la chirurgie pour procéder à un changement de sexe sur papier.On ne se penchait pas sur la question de la citoyenneté comme telle car elle était déjà dans la loi », explique Flora Pearl Elia- dis, avocate et présidente du comité sur les droits de la personne du Barreau du Québec.« Je pense que cette réflexion n\u2019a pas été faite sur le plan législatif.Il faut maintenant que le législateur s\u2019assoie et qu\u2019une décision soit prise.» Mais les choses ne sont pas si simples, insiste-t-elle.Si le Québec accorde un changement d\u2019identité sexuelle à une personne transgenre venant d\u2019un autre pays, comment celle-ci va-t-elle pouvoir voyager avec un passeport émis par le pays d\u2019origine qui, lui, n\u2019a pas changé ?«Ça peut poser problème», constate Mme Eliadis.Mais quand il s\u2019agit d\u2019un résident permanent, qui vit au Québec et entretient des liens étroits avec son milieu, « il y aurait lieu de réfléchir davantage», admet-elle.«On risque d\u2019être devant une double discrimination en raison de la citoyenneté première et en raison de son statut de transgenre.» QS mène la lutte Québec solidaire, qui a por té nombre de batailles dans le dossier, continue sa lutte pour mettre fin à cette « incohérence».Mardi, la députée Manon Massé a de nouveau interpellé la ministre de la Justice Stéphanie Vallée, en lui demandant par écrit si elle entendait modifier le Code civil du Québec pour permettre aux personnes trans non-ci- toyennes de changer leur mention de sexe et leur prénom, et si oui, dans combien de temps.Car dans certains cas, obtenir la citoyenneté canadienne peut prendre au-delà de sept ans.C\u2019est donc autant d\u2019années à vivre de la discrimination, allègue Gabrielle Bouchard du Centre de lutte contre l\u2019oppression des genres, qui a d\u2019ailleurs déposé une requête en jugement déclaratoire il y a trois ans qui touche notamment la question de la citoyenneté.«En refusant de reconnaître leur identité, on met les personnes dans une situation où elles vont être considérées comme fraudeuses.C\u2019est horrible.» Jessica craint d\u2019avoir des difficultés à se trouver un emploi si son diplôme porte encore son ancien nom masculin.Ou que son mari décède et qu\u2019elle ne puisse pas avoir accès à tout ce qu\u2019il lui revient comme veuve, étant donné que son acte de mariage porte son nom masculin.« J\u2019ai embauché un avocat pour m\u2019aider dans mes démarches et j\u2019admets que je suis chanceuse, dit-elle.Mais d\u2019autres sont discriminés et ne peuvent pas trouver d\u2019emploi et avoir l\u2019argent pour payer les 630 $ que ça coûte pour demander la citoyenneté.C\u2019est un cercle vicieux.» Au cabinet de la ministre Vallée, on se contente de répondre que le gouvernement est « très sensible » à la réalité des personnes trans- genres, mais qu\u2019aucun commentaire ne sera émis en raison de la cause toujours pendante devant les tribunaux.* Prénoms fictifs Le Devoir Le Code civil continue de discriminer les transgenres ISTOCK Évoquant des problèmes d\u2019administration internationale, le Québec ne permet pas aux personnes transgenres qui ne possèdent pas la citoyenneté canadienne de modifier leurs papiers d\u2019identité.Vice : la FPJQ dénonce le jugement La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) joint sa voix à une coalition d\u2019organismes pour dénoncer la décision rendue par la Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario mercredi qui ordonne à un journaliste de Vice Media de remettre à la GRC ses notes liées à des reportages effectués sur un présumé terroriste.«La FPJQ rappelle que les journalistes ne travaillent pas au service des autorités policières, qui jouissent déjà de grands moyens pour réaliser leurs enquêtes criminelles», a dit la FPJQ, s\u2019inquiétant que sans la protection des tribunaux, des sources risquent de ne plus parler aux médias.«C\u2019est le public canadien qui écopera en étant moins informé.» Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 L es Québécois ratent rarement une occasion de critiquer la fascination des Français à l\u2019égard de l\u2019anglais.C\u2019est une bonne chose, même s\u2019il nous arrive parfois de confondre la poutre et la paille.L\u2019initiative de Vincent You devrait donc nous intéresser.D\u2019autant plus que son histoire éclaire les enjeux de la campagne présidentielle en cours.Cet adjoint du maire d\u2019Angoulême est aussi directeur de l\u2019hôpital de Confolens, à 50 kilomètres de là.Alors qu\u2019il était responsable de la construction du nouvel hôpital, quelle ne fut pas la surprise de cet élu républicain de découvrir que pratiquement personne ne parlait français sur le chantier.La plupart des ouvriers étaient ce qu\u2019on appelle des « travailleurs détachés » européens qui, bien que payés par un employeur français à des salaires français, continuent à payer des charges sociales ridicules en Pologne ou en Roumanie.Révolté par cette situation qu\u2019il jugeait inquiétante pour la sécurité du chantier, Vincent You a décidé d\u2019introduire une nouvelle clause dans les contrats des entrepreneurs.Celle-ci les oblige à engager des ouvriers qui comprennent et s\u2019expriment en français sous peine de devoir embaucher un interprète.Vincent You voulait faire d\u2019une pierre deux coups: assurer la sécurité du chantier tout en refusant une directive européenne qui encourage le dumping social.La « clause Molière » était donc née.Vincent You ne se doutait pas qu\u2019elle se répandrait comme une traînée de poudre.En un an à peine, elle a reçu l\u2019aval de la Fédération française du bâtiment, de nombreux offices HLM, de plusieurs villes et de six régions sur treize.Des régions dirigées tant par la droite que par la gauche.« Dans nos régions, 90 % des élus de gauche comme de droite sont d\u2019accord avec ça, nous a-t-il déclaré.Il n\u2019y a qu\u2019à Paris qu\u2019on ne semble pas tout à fait nous comprendre.» En effet, cette clause ne semblait déranger personne jusqu\u2019à ce qu\u2019elle se retrouve au cœur de la campagne présidentielle.Il a suffi que la région Île-de-France la fasse adopter et que la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, la soutienne pour mettre le feu aux poudres.Le ministre socialiste de l\u2019Économie Michel Sapin l\u2019a aussitôt qualifiée de « raciste ».Le candidat d\u2019extrême gauche Jean-Luc Mélen- chon, d\u2019« hypocrite ».Et le candidat socialiste Benoît Hamon, de « xénophobe ».Syndicats et président du patronat dénoncent en chœur une « dérive nationaliste ».Quant au candidat du centre, Emmanuel Macron, il s\u2019est dit totalement opposé à la suppression de la directive sur les travailleurs détachés.Qu\u2019on se le dise, les Québécois qui tentent tant bien que mal d\u2019imposer la francisation des entreprises de plus de 50 employés pourraient bientôt être traités de racistes en France.?Et pourtant, selon un sondage IFOP cette clause est soutenue par 80 % des Français ! Elle est même approuvée par 82 % des sympathisants d\u2019Emmanuel Macron, 67 % des sympathisants socialistes et 57 % des sympathisants du Front de gauche ! Il n\u2019y a pas de meilleur exemple pour illustrer la déconnexion des élites française face aux préoccupations de l\u2019homme de la rue.Comme si ces élites ne savaient pas que ces 286 000 travailleurs détachés représentent une concurrence déloyale dans un pays qui compte 3 millions de chômeurs.Ajoutez-y 300 000 travailleurs illégaux, pour la plupart étrangers, et vous comprendrez pourquoi le Front national est devenu le premier parti de France.Or, il existe des centaines d\u2019exemples de ce type opposant les élites aux classes moyennes précarisées.C\u2019est pourquoi les questions liées à l\u2019identité, à la souveraineté et au libéralisme exacerbé dont l\u2019Union européenne est le symbole sont en train de brouiller complètement les repères traditionnels de cette élection.Elles mettent particulièrement à mal les candidats de gauche dont la seule chance de ne pas disparaître complètement à l\u2019occasion de cette présidentielle consiste à provoquer par tous les moyens un duel avec le FN.C\u2019est la stratégie qu\u2019avait laissé deviner François Hollande dès le 7 octobre 2015 devant le Parlement européen.Une stratégie qu\u2019est en trait de concrétiser son fils spirituel, Emmanuel Macron.Un second tour Le Pen-Macron prendrait alors l\u2019allure d\u2019un véritable af frontement des extrêmes.La candidate de la sortie de l\u2019euro et du rejet radical de l\u2019immigration contre le plus européiste des candidats partisan de l\u2019ouverture des frontières.Celle qui se revendique de la France profonde, même si c\u2019est de manière démagogique, contre celui qui af firme que l\u2019identité française n\u2019existe pas.Celle qui ne cesse de se réclamer du peuple contre un candidat issu de la haute finance soutenu par les porte-étendards de l\u2019intelligentsia de gauche et de droite, Jacques Attali et Alain Minc.Voilà qui faisait dire au géographe Christophe Guilluy que, « si rien n\u2019est fait, Marine Le Pen ou un autre candidat contestant le modèle dominant sous une autre étiquette gagnera en 2022, si ce n\u2019est en 2017.On est à un moment de basculement».Il arrive que l\u2019Histoire boude les compromis et qu\u2019elle préfère les chocs frontaux.Cette présidentielle en prend dangereusement le chemin.Molière président ?CHRISTIAN RIOUX à Paris J E A N N E C O R R I V E A U Q uébec doit mettre un frein au Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec et soumettre le projet à une nouvelle évaluation, estime une coalition d\u2019organismes et de citoyens qui s\u2019adressera à la Cour supérieure vendredi pour tenter de bloquer le projet, a appris Le Devoir.La Coalition Climat Montréal, un regroupement d\u2019organismes qui militent pour la réduction des émissions de gaz à ef fet de serre (GES) de même que cinq citoyens entendent signifier vendredi matin une demande introductive visant à suspendre les travaux du REM et à demander la tenue d\u2019une nouvelle consultation par le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE).Les demandeurs, qui ont notamment reçu l\u2019appui Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), estiment que le projet qui a fait l\u2019objet d\u2019une étude par le BAPE l\u2019automne dernier était incomplet, ce qui a vicié le processus.Ils soulignent d\u2019ailleurs que le BAPE s\u2019était montré très critique.Dans son rapport publié en janvier, l\u2019organisme avait refusé d\u2019émettre un avis favorable, estimant que trop d\u2019informations importantes faisaient défaut.Informations incomplètes Ainsi, le promoteur a omis de fournir des informations complètes sur les impacts du REM en matière de GES, de protection des milieux naturels et de risques de l\u2019étalement urbain, indique la requête.Les citoyens n\u2019ont pas été informés des effets qu\u2019aura le projet sur la tarification du réseau de transport collectif dans la région montréalaise et sur la capacité ou non des autres services de transport, dont l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT), de maintenir et de développer ses services, fait-on valoir.«Quand on touche à des droits fondamentaux comme la protection de l\u2019environnement, quand il y a une consultation, il faut que ce soit une vraie consultation », explique Me Ricardo Hrtschan, l\u2019avocat au dossier.La requête vise le gouvernement du Québec, représenté par le premier ministre, Philippe Couillard, et le ministre du Développement durable et de l\u2019Environnement, David Heurtel, qui ont fait la promotion d\u2019un «projet de train électrique purement privé lourdement subventionné par les fonds publics », souligne-t-on.Projet en évolution La requête fait aussi état de l\u2019avis de recevabilité qu\u2019a formulé le bureau du ministre Heur- tel à l\u2019égard de l\u2019étude d\u2019impact produite par CDPQ Infra, alors que plusieurs autres ministères auraient conclu à l\u2019irrecevabilité de cette étude ou à son caractère incomplet.Le projet compor te non seulement des risques environnementaux importants, mais également des risques financiers, souligne-t- on.Et le projet a continué d\u2019évoluer après l\u2019étude du BAPE, note Me Hrtschan.Plus tôt cette semaine, CDPQ Infra a d\u2019ailleurs annoncé que la fréquence des trains serait augmentée et que le coût du projet dépassait maintenant 6 milliards.Les requérants demandent aussi la nullité de l\u2019entente entre le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt.« On voit qu\u2019il y a eu une renonciation à la souveraineté de l\u2019Assemblée nationale », avance Me Hrtschan.Il rappelle que, dès la publication du rappor t du BAPE, le premier ministre Couillard avait déclaré que le projet irait de l\u2019avant « coûte que coûte » .« On voit que la décision est prise d\u2019avance », dit l\u2019avocat.En 2008, la Cour supérieure avait débouté les groupes écologistes qui tentaient de faire déclarer illégaux les décrets gouvernementaux autorisant le prolongement de l\u2019autoroute 25.Le juge Pierre Béliveau avait estimé que les éléments essentiels avaient été traités, mais, dans le cas du REM, le BAPE a lui-même indiqué que des informations importantes étaient manquantes, fait remarquer Me Ricardo Hrtschan.Le Devoir RÉSEAU ÉLECTRIQUE MÉTROPOLITAIN Le projet de REM contesté devant la Cour Une coalition réclame l\u2019annulation de l\u2019entente entre Québec et la Caisse de dépôt CDPQ Une vue artistique du projet de Réseau électrique métropolitain de la Caisse de dépôt et placement H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L a demi-heure de retard avec laquelle a été déposé le budget fédéral mercredi laisse-t- elle présager ce qui attend la Chambre des communes au cours des prochaines semaines?Une guerre de procédures à propos de la réforme du Parlement s\u2019est engagée à Ottawa, et elle ralentit les travaux.Les journalistes qui étaient enfermés depuis le petit matin mercredi pour décortiquer le second budget du ministre des Finances ne comprenaient pas ce qui se passait : il était 16 heures passées et ils ne pouvaient pas quitter le huis clos parce que Bill Morneau n\u2019avait toujours pas entamé son discours à la Chambre des communes.C\u2019est que l\u2019opposition avait réussi à imposer la tenue d\u2019un vote, exigeant la poursuite des travaux, retardant lesdits travaux ! Et comme ce vote n\u2019était pas prévu, les pages de la Chambre ont commis l\u2019erreur de distribuer trop tôt le document budgétaire, déclenchant un autre débat imprévu.Cet épisode traduit l\u2019ambiance sur la colline du Parlement depuis mardi.Les rappels au règlement et les questions de privilège se multiplient, tout comme les votes superflus, tenus au ralenti.C\u2019est que conservateurs et néodémo- crates s\u2019opposent aux velléités libérales de réforme du Parlement et ont recours à tous les moyens en leur possession pour le faire savoir.Le gouvernement de Justin Trudeau propose notamment d\u2019abolir les demi-séances du vendredi, de réserver une période de questions par semaine pour interroger uniquement le premier ministre et de « programmer » à l\u2019avance le temps de débat consacré à un projet de loi, ce qui réduirait les options d\u2019obstruction de l\u2019opposition.Pour empêcher ces propositions d\u2019être discutées en comité, des députés conservateurs et néodémocrates ont parlé mardi sans relâche jusqu\u2019à 2 heures du matin, et ils se proposaient d\u2019en faire autant la nuit dernière.Le sujet a occupé une partie des échanges de la période de questions hier.«Le premier ministre tente d\u2019apporter en vitesse des changements permanents aux règles de la Chambre des communes.Cela va miner la capacité de l\u2019opposition de lui demander des comptes», a soutenu la chef conservatrice par intérim, Rona Ambrose.Thomas Mulcair, lui, estime que « les mêmes libéraux qui avaient l\u2019habitude de s\u2019en prendre à Stephen Harper pour son recours au bâillon [\u2026] proposent carrément une guillotine pour couper court aux débats ».La leader en Chambre du gouvernement, Bardish Chagger, a invité l\u2019opposition au calme et à autoriser le débat.Mais elle n\u2019a pas calmé le jeu pour autant, refusant encore de s\u2019engager à n\u2019appliquer que les réformes qui obtiendraient un appui unanime.Les partis d\u2019opposition craignent qu\u2019en autorisant le débat ils ne s\u2019aventurent sur une voie sans retour.Les études sur la procédure ont ceci de particulier que, dès qu\u2019elles font l\u2019objet d\u2019un rapport adopté à la Chambre des communes, leur contenu entre en vigueur.Un rapport dissident de l\u2019opposition ne change rien.Les libéraux, qui sont majoritaires autant au comité qu\u2019à la Chambre, auraient beau jeu de produire un rapport reprenant la volonté du gouvernement pour qu\u2019elle devienne réalité.L\u2019opposition refuse notamment que le premier ministre ne se présente qu\u2019à une seule période de questions par semaine.Mme Chagger a assuré que telle n\u2019était pas son intention.«Les libéraux ne recommanderont pas que le premier ministre se présente seulement une fois par semaine», a-t-elle assuré.«Regardons ce qui se fait ailleurs et trouvons une solution faite au Canada où le premier ministre rend plus de comptes, pas moins.» Le Devoir La guerre de procédures se poursuit à Ottawa L\u2019opposition ne veut pas débattre de la modernisation des règles parlementaires ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE La Tour de la Paix au Parlement du Canada Le projet Le REM, dont le coût de construction est maintenant estimé à 6 milliards, doit relier Brossard à Sainte-Anne-de-Bellevue avec des antennes vers l\u2019aéroport Montréal-Tru- deau et vers Deux-Montagnes sur un tracé de 67 kilomètres.La mise en service des premières rames est prévue pour 2020. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE CORRIGÉ Prenez avis que Liliane Laberge, en son vivant domiciliée au 151, rue George à Sorel-Tracy, province de Québec, J3P 1C8 est décédée à Sorel-Tracy, le 13 février 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au bureau de Me Luce Jacob, notaire, au 288, boulevard Fiset à Sorel-Tracy, province de Québec.Donné à Sorel-Tracy, ce 22 mars 2017.Me Luce Jacob, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE CORRIGÉ Prenez avis que Lucien Cossette, en son vivant domicilié au 400, Chemin des Patriotes à Sorel- Tracy, province de Québec, J3P 6K8 est décédé à Sorel-Tracy, le 13 juin 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au bureau de Me Luce Jacob, notaire, au 288, boulevard Fiset à Sorel-Tracy, province de Québec.Donné à Sorel-Tracy, ce 22 mars 2017.Me Luce Jacob, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que suite au décès de André Laviolette le 15 juin 2016, à Montréal, en son vivant domicilié au 6828, rue Garnier à Montréal, province de Québec, H3G 3A4, un inventaire des biens du défunt a été fait par la liquidatrice de la succession, Thérèse Lamartine, et peut être consulté par les intéressés au bureau de Me Ghislaine Théoret, notaire, au 3427 rue Saint-Hu- bert à Montréal, (Qué) H2L 3Z8.Avis public Direction du développement du territoire et des études techniques Division des études technique Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h, aux dates ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie, situé au 5650, rue d\u2019Iberville, 2e étage, Montréal, H2G 2B3 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : RPPV17-02016-OP Descriptif : Travaux de construction de saillies dans les avenues des Érables, Louis-Hébert et 1re et les rues Louis-Hémon, des Écores et Molson dans l\u2019axe de la rue Beaubien Date d\u2019ouverture : Le 10 avril 2017 Dépôt de garantie : 0 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : marie-eve.boudreau@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : RPPV17-02015-OP Descriptif : Construction de saillies sur le réseau des rues locales dans l\u2019arrondissement Rosemont\u2013La Petite-Patrie Date d\u2019ouverture : Le 11 avril 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : marie-eve.boudreau@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les au bureau d\u2019arrondissement de Rose- mont\u2013La Petite-Patrie, situé au 5650, rue d\u2019Iberville, 2e étage, Montréal, H2G 2B3, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 24 mars 2017 Me Danielle Ruest Secrétaire d\u2019arrondissement Division des ressources matérielles Direction des Services administratifs et du greffe Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, à la date ci-dessous, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint- Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint- Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-001 Descriptif : Travaux de réfection du parc Cousineau Date d\u2019ouverture : Mercredi, 19 avril 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : ?N/A.ou Oui, obligatoire : Appel d\u2019offres : 17-010 Descriptif : Travaux de réfection de chaussée, trottoirs et bordures sur diverses rues de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent dans le cadre du programme de réfection du réseau routier local 2017 de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : Mercredi, 12 avril 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : ?N/A.ou Oui, obligatoire : Appel d\u2019offres : 17-015 Descriptif : Travaux de réfection de chaussée, de trottoirs et de bordures sur diverses rues artérielles de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent pour l\u2019année 2017 Date d\u2019ouverture : Mercredi le 12 avril 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du vendredi le 24 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : ?N/A.ou Oui, obligatoire : Appel d\u2019offres : 17-017 Descriptif : Travaux de réfection de chaussée, trottoirs et bordures sur diverses rues locales de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent pour l\u2019année 2017 Date d\u2019ouverture : Mercredi, 12 avril 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 mars 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : ?N/A.ou Oui, obligatoire : Catégorie : Services Professionnels Appel d\u2019offres : 17-011 Descriptif : Services professionnels pour la surveillance des travaux de réfection de chaussée, de trottoirs et de bordures sur diverses rues de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent pour l\u2019année 2017 Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : Le mercredi 12 avril 2017, à 11 h Documents : Disponibles à compter du vendredi 24 mars 2017 sur le SEAO Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du greffe à la Mairie d\u2019arrondissement de Saint- Laurent, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 24 mars 2017 La Secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate.Appel d\u2019offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Permis additionnel 1 Bar sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant sur terrasse sur domaine public 1 Bar 2 Restaurants pour servir dont 1 sur terrasse Permis additionnel 1 Bar dans 1 Restaurant existant Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur domaine public 1 Bar avec exploitation exclusive de mini-bars 7999, Les Galeries D'Anjou, L.G001 Montréal (Québec) H1M 1W9 3119, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 1X9 1900, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M4 2556, rue du Centre Montréal (Québec) H3K 1J8 1999, boul.Henri- Bourassa Est Montréal (Québec) H2B 1S4 12, rue Notre- Dame Est Montréal (Québec) H2Y 1B7 1440, rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V9 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9330-8179 Québec Inc.INDUSTRIA PIZZERIA + BAR - ANJOU 7999, Les Galeries D'Anjou, L.G001 Montréal (Québec) H1M 1W9 Dossier : 2017-119 9345-3009 Québec inc.CAFÉ LÉZARD 3119, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 1X9 Dossier : 1763-051 9167-9134 Québec Inc.BAR GANADARA 1900, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M4 Dossier : 1367-218 9313-7065 Québec Inc.RESTAURANT CARI MELA 2556, rue du Centre Montréal (Québec) H3K 1J8 Dossier : 1294-214 9289-3635 Québec Inc.XYZ BISTRO SPORTIF 1999, boul.Henri- Bourassa Est Montréal (Québec) H2B 1S4 Dossier : 612-176 9326-5163 Québec inc.EGGSPECTATION VIEUX-MONTRÉAL 12, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y 1B7 Dossier : 280-255 Tidan Inc.LE MOUNT STEPHEN 1440, rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V9 Dossier : 7-799 2 Restaurants pour vendre avec autorisation de spectacles sans nudité dont 1 sur terrasse 1 Bar avec autorisation de spectacles sans nudité 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur domaine public Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Bar sur terrasse sur domaine public Addition d'autorisation de spectacles sans nudité dans 1 Bar existant Expo Hospitality Management Ltd.BAR GEORGE 1430, rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V9 Dossier : 4543-229 9314-0408 Québec Inc.MOUTON NOIR TRAITEUR 4675, rue Sainte- Catherine Ouest, 4e Westmount (Québec) H3Z 1S4 Dossier : 4542-908 Carboni Bistrot Inc.CARBONI BISTROT 5149, avenue du Parc Montréal (Québec) H2V 4G3 Dossier : 4321-980 9290-3749 Québec Inc.BISTRO 52 4625, boul.de la Côte-Vertu, # 104 Montréal (Québec) H4S 1C8 Dossier : 3751-666 9347-3247 Québec Inc.BAR ET LOUNGE UNIVERSITÉ DE VILLE-ÉMARD 6375, boul.Monk Montréal (Québec) H4E 3H8 Dossier : 2930-592 Restaurant Aldea- Mtl inc.ALDEA 4403, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2W 1Z8 Dossier : 2258-812 9190-7121 Québec Inc.LES 3 BRASSEURS 105, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1G7 Dossier : 2076-842 1430, rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V9 4675, rue Sainte- Catherine Ouest, 4e Westmount (Québec) H3Z 1S4 5149, avenue du Parc Montréal (Québec) H2V 4G3 4625, boul.de la Côte-Vertu, # 104 Montréal (Québec) H4S 1C8 6375, boul.Monk Montréal (Québec) H4E 3H8 4403, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1Z8 105, rue Saint- Paul Est Montréal (Québec) H2Y 1G7 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande de transfert du permis de producteur artisanal de bière incluant la vente pour consommation sur place dans une pièce et sur une terrasse 9962476 Canada inc.(Pulb et Grill Ye Olde Orchard) A/s : Me Yves Pépin 1400, Saint- Jacques, suite 2 Montréal (Québec) H3C 4J4 Dossier : 55-20- 0585 381, rue Laurier Ouest Montréal (Québec) H2V 2K3 Avis public Direction du développement du territoire et des études techniques Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : RPPV17-01006-OP Descriptif : Reconstruction de trottoirs et de bordures, là où requis, sur différentes rues de l\u2019arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie (RMT 2017-1) L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 28 mars 2017, à 11h, est reportée au 4 avril 2017, à 11h, à l\u2019adresse suivante : Bureau de l'arrondissement Rosemont?La Petite-Patrie 5650, rue d'Iberville, 2e étage, Montréal (Québec) H2G 2B3 Montréal, le 24 mars 2017 Me Danielle Ruest Secrétaire d\u2019arrondissement Avis Public Teranet Services Inc.123 Front Street West, Suite 700 Toronto, ON M5J 2M2 Teranet Services Inc.porte à l\u2019attention du public, qu\u2019à titre d\u2019agent de renseignements personnels, elle recueille et détient des données (Real Estate Data Exchange Public Service).Elle communique à ses clients des rapports au sujet du caractère, de la réputation et de la solvabilité de ces individus.Pour de plus amples renseignements sur la base de données Real Estate Data Exchange Public Service, visitez le site www.redx.ca.En justifiant votre identité, il vous est possible de savoir si nous détenons un dossier sur vous et, le cas échéant, de le consulter en faisant une demande soit par écrit soit sur notre site Web.Des frais raisonnables peuvent être exigés pour la transcription, la reproduction ou la transmission des renseignements qui y sont contenus.Veuillez remplir, en français ou en anglais, le formulaire de demande à la page : http://www.redx.ca/obtain_ report/obtain_form.asp.Ou adresser une demande par courriel à redxservices@teranet.ca.Veuillez présenter par lettre votre demande de consultation ou de rectification à l\u2019adresse postale suivante : Operations Manager Real Estate Data Exchange c/o Teranet Services Inc.123 Front Street West, Suite 700 Toronto, ON M5J 2M2 Téléphone: 416.360.8863 poste 2468 AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Lemaire Jonathan : 1364 Rue William, Montréal, Qc., H3C 1 R5 500-32-155390-166 Faubert Maxime : 3-7431 Chateaubriand, Montréal, Qc., H2R 2L7 500-32-155593-173 Anastasopoulos Nick : 54 Maisonneuve, Dollard-Des-Ormeaux, Qc., H9B 1K4 500-32-700420-179 Gestion Lanoie Inc.: 497 de la Meunerie, Saint-lin-Laurentides, Qc., J5M 3B2 500-32-700502-174 Torchon Loukinson : 6- 8630 Perras, Montréal, Qc., H1E 5M8 500-32-155411-178 Dalphe Simon : 109 du Vison, Gatineau, Qc., J9J 1P5 500-32-700404-173 Anzuluni Christian : 6330 Rue Mazarin, Montréal, Qc., H4E 2X3 500-32-155670-179 9197281 Canada Inc., Flawless Designs : 9399 St-Laurent, Montréal, Qc., H2N 1P6 500-32-155462-171 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 22 mars 2017 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Montréal, le 22 mars 2017 Marioara Albastroiu Greffière de la Cour du Québec Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l'approvisionnement Avis d'appel d'intérêts - Gestion de parcours Avis d\u2019appel d\u2019intérêt :17-00001 Date d'ouverture : 5 avril 2017 Renseignements : Yves Belleville, agent d'approvisionnement : 514 872-5298 Documents : Les documents relatifs à cet avis d\u2019appel d'intérêt sont disponibles depuis le 22 mars 2017 Les personnes et les entreprises intéressées par cet avis d\u2019appel d\u2019intérêt peuvent se procurer les documents en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les réponses doivent être placées dans une enveloppe cachetée et reçues, avant 11 h 30 à la date ci-haut mentionnée au Service de l\u2019approvisionnement de la Ville de Montréal à l'attention de Yves Belleville au 255, boulevard Crémazie Est, 4e étage, bureau 400, Montréal (Québec) H2M 1Z2.Montréal, 24 mars 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public Arrondissement d\u2019Anjou Direction des travaux publics Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 heures, à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou, au 7701, boulevard Louis-H.-La Fontaine, Anjou (Québec) H1K 4B9 (à l\u2019attention de madame Louise Goudreault).Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 2017-06 Descriptif : Aménagement paysager des espaces verts sur les avenues des Closeries et de la Malicorne, dans l'emprise des lignes de transport électrique d'Hydro Québec Date d\u2019ouverture : Le mardi 11 avril 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : louise_goudreault@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 24 mars 2017 sur le SEAO.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 24 mars 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement Louise Goudreault AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l\u2019affaire des faillites de : DATÉ le 24e jour de mars 2017, à Montréal.BLT LAPOINTE & ASSOCIÉS INC.1080, Côte du Beaver Hall, bureau 1810, Montréal (Québec) H2Z 1S8 \u2022 Tél.: 514 395-0570 \u2022 Téléc.: 514 395-0571 \u2022 www.bltlapointe.com GROUPE PROCITÉ COMMUNICATION INC.AVIS est par la présente donné que la faillite de GROUPE PROCITÉ COMMUNICATION INC., ayant son siège social et sa principale place d\u2019affaires au 2821 boul.Le Corbusier, Laval, Québec, H7L 4J5, est surve nue le 9e jour de mars 2017, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29e jour de mars 2017, à 10h00 au Bureau du syndic, 1080 Côte du Beaver Hall, bureau 1810, Montréal, QC.Sylvain Lapointe, CPA, CA, CIRP, SAI GROUPE PROCITÉ INC.AVIS est par la présente donné que la faillite de GROUPE PROCITÉ INC., ayant son siège social et sa principale place d\u2019affaires au 2821, boul.Le Corbusier, Laval, Québec H7L 4J5, est survenue le 8e jour de mars 2017, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29e jour de mars 2017, à 10h30 au Bureau du syndic, 1080 Côte du Beaver Hall, bureau 1810, Montréal, QC.Sylvain Lapointe, CPA, CA, CIRP, SAI MARTINE GRAVEL Résidant au 969, de la Verveine, dans la ville de Laval et le district judiciaire de Laval, province de Québec, H7Y 2G8.AVIS est par la présente donné que MARTINE GRAVEL, a déposé une proposition le 15e jour de février 2017.En date du 8e jour de mars 2017, ladite proposition a été refusée par les créanciers, la débitrice est dès lors, en conformité de l\u2019Article 57 de la Loi sur la faillite et l\u2019insol - vabilité, réputée avoir fait cession de ses biens et la première assemblée des créan ciers a eu lieu le 8e jour de mars 2017.Sylvain Lapointe, CPA, CA, CIRP, SAI CHANTAL GRAVEL Résidant au 21, Ursino, dans la ville de Blainville et le district judiciaire de St-Jérôme, province de Québec, J7B 1V8.AVIS est par la présente donné que CHANTAL GRAVEL, a déposé une proposition le 15e jour de février 2017.En date du 8e jour de mars 2017, ladite proposition a été refusée par les créanciers, la débitrice est dès lors, en conformité de l\u2019Article 57 de la Loi sur la faillite et l\u2019insol - vabilité, réputée avoir fait cession de ses biens et la première assemblée des créan ciers a eu lieu le 8e jour de mars 2017.Sylvain Lapointe, CPA, CA, CIRP, SAI VÉRONIQUE CLOUTIER Résidant au 1370 rue Lajoie, dans la ville et district judiciaire de Longueuil, province de Québec, J4G 2J7.AVIS est par la présente donné que VÉRONIQUE CLOUTIER, a déposé une proposition le 8e jour de février 2017.En date du 28e jour de février 2017, ladite proposition a été refusée par les créanciers, la débitrice est dès lors, en conformité de l\u2019Article 57 b.1) de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité, réputée avoir fait cession de ses biens et l\u2019assemblée des créanciers a eu lieu le 28e jour de février, 2017.Robert Tull, CPA, CA, CIRP, SAI LE ROI DE LA CARROSSERIE INC.ayant son siège social et sa principale place d\u2019affaires au 3171A, Grande Allée, Longueuil, Québec, J4T 2S4.AVIS est par la présente donné que LE ROI DE LA CARROS - SERIE INC., a déposé une Proposition le 28e jour de décembre 2016.En date du 17e jour de mars 2017, ladite proposition a été refusée par les créanciers, la débitrice est dès lors, en conformité de l\u2019Article 57 de la Loi sur la faillite et l\u2019insol - vabilité, réputée avoir fait cession de ses biens et la première assemblée des créanciers a eu lieu le 17e jour de mars 2017.Sylvain Lapointe, CPA, CA, CIRP, SAI AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de Boulangerie-Pâtisserie Nina- beri inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Bou- langerie-Pâtisserie Ninaberi inc., personne morale dûment constituée et ayant son siège social au 2763, rue Ontario Est, Montréal, Québec H2K 1X4 est survenue le 21 mars 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 10 avril 2017, à 15h au bureau du syndic, 4159, rue Bélanger, Montréal, Québec.Fait à Montréal, le 24 mars 2017.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4159, rue Bélanger Montréal (Québec) H1T 1A2 Tél: 514-721-3744 Web: www.LibereTesDettes.ca L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 DIRECTEUR DES PUBLICATIONS SPÉCIALES Le Devoir est à la recherche de candidatures pour le poste de directeur des publications spéciales.Il aura à élaborer une stratégie de développement des publications spéciales ainsi qu\u2019à planifier, coordonner et produire ces publications dans la version imprimée du Devoir et sur l\u2019ensemble de ses plateformes numériques.Le directeur des publications spéciales occupe un poste stratégique au sein de l\u2019entreprise, à l\u2019intersection du contenu rédactionnel et des ventes publicitaires.DESCRIPTION DE TÂCHES Sous l\u2019autorité du vice-président aux ventes publicitaires, le directeur des publications spéciales aura pour mandat et responsabilités de : Planifier, développer et produire des projets thématiques, sous forme de cahiers spéciaux et de sections intégrées à l\u2019une ou l\u2019autre des plateformes du Devoir; Développer et produire des contenus promotionnels et de marque pour les clients du Devoir, incluant des contenus de publicité native; Produire des publications et des contenus pour des clients externes du Devoir pouvant être diffusés sur supports imprimés et numériques; Participer au développement d\u2019affaires de l\u2019entreprise : contact avec des clients et développement de nouveaux projets pour les publications spéciales; Planifier, encadrer et coordonner le travail des rédacteurs, photographes, infographes, relecteurs et infographistes assignés à ces publications spéciales; S\u2019assurer du respect des normes journalistiques et graphiques du Devoir; Assurer une coordination avec les différents services du Devoir, tout particulièrement avec la rédaction, la production et les ventes publicitaires.EXIGENCES Baccalauréat dans une discipline pertinente ou connexe en lien avec la description de tâches; Minimum de cinq ans d\u2019expérience en journalisme, communication, édition ou autre domaine pertinent en lien avec la description de tâches; Expérience dans la gestion et l\u2019encadrement d\u2019équipes de collaborateurs; Connaissance des médias traditionnels et numériques; Connaissance approfondie des règles d\u2019écriture journalistique, du travail d\u2019édition et de la mise en page; Aptitudes pour la créativité et la présentation de propositions d\u2019affaires inédites et originales; Une connaissance des techniques et des logiciels de mise en page et de mise en ligne est un atout; Prédisposition pour le travail en équipe et l\u2019encadrement d\u2019équipes de collaborateurs; Esprit d\u2019initiative, dynamisme et autonomie professionnelle; Excellent jugement éditorial.CONDITIONS Il s\u2019agit d\u2019un poste cadre à temps complet, régi par la politique de rémunération du Devoir.Salaire, avantages sociaux et autres conditions d\u2019emploi à discuter.DATE LIMITE Pour postuler, veuillez transmettre votre curriculum vitæ et une lettre d\u2019intention d\u2019une à deux pages à msimard@ledevoir.com avant 17h, le vendredi 21 octobre.À PROPOS DU DEVOIR Fondé en 1910, Le Devoir est un quotidien indépendant de qualité qui a amorcé depuis quelques années un virage numérique.Outre sa version imprimée, Le Devoir mise sur un site Internet, des applications tablette et mobile dans le cadre d\u2019une stratégie pour accroître et diversifier son lectorat.Note : le masculin est utilisé à titre épicène afin de ne pas alourdir le texte.M A R C O F O R T I E R U n groupe de travail recommande la création d\u2019un Conseil des universités doté d\u2019une série de pouvoirs, dont celui de forcer les universités et le ministère de l\u2019Enseignement supérieur à ouvrir leurs livres pour rendre des comptes sur leur efficacité.Ce futur Conseil pourrait «réaliser les études, les analyses et les recherches requises pour analyser périodiquement l\u2019évolution des ressources [\u2026] des établissements universitaires pour la réalisation de leur mission », indique un rapport de 174 pages dévoilé jeudi par Claude Corbo, ex-recteur de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).Cet organisme indépendant deviendrait une véritable «autorité » en enseignement supérieur, a précisé M.Corbo lors d\u2019un point de presse à Québec, jeudi.« Le Conseil des universités disposerait d\u2019un ensemble de pouvoirs, notamment l\u2019adoption de règlements.Un pouvoir important à mon avis devrait être accordé par la loi créant le Conseil : le droit d\u2019aller chercher de l\u2019information dans les universités et même dans le ministère pour qu\u2019on puisse se faire une représentation aussi précise que possible de la réalité dans les universités », a-t-il dit.Le Conseil aurait le mandat de dresser d\u2019ici deux ans un portrait complet des universités québécoises \u2014 notamment leur financement, indique le rapport.La création d\u2019un Conseil des collèges a aussi été recommandée jeudi à la ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David.Elle compte « passer rapidement à l\u2019action à la lumière des recommandations formulées et de ce qui fait consensus, comme je m\u2019y suis engagée».La création de ces deux conseils, chargés notamment d\u2019analyser les établissements d\u2019enseignement postsecondaire et de faire des recommandations à la ministre, fait l\u2019objet d\u2019un consensus.Il s\u2019agit même d\u2019un retour à la case dépar t, puisqu\u2019un Conseil des universités et un Conseil des collèges ont existé entre 1968 et 1993.Ces organismes indépendants serviront non seulement à améliorer la reddition de comptes des établissements, mais aussi à favoriser les « échanges » entre partenaires de l\u2019enseignement supérieur, a précisé Claude Corbo.Est-ce que les conseils auraient pu prévenir les crises étudiantes récentes?lui a-t-on demandé.« Je pense que ça dépend largement des crises, ça dépend de la conjoncture, mais je pense qu\u2019un conseil des universités, par rapport à des événements que nous avons connus dans le passé, aurait pu être un lieu d\u2019échanges moins polarisé, moins conflictuel qu\u2019ailleurs.Ça ne prévient pas des crises, mais ça peut peut-être voir venir de loin ce qui pourrait un jour donner naissance à des crises.» Le Conseil supérieur de l\u2019éducation (CSE) a émis de sérieuses réserves au sujet de la création d\u2019un Conseil des universités, et pour cause : le CSE perdrait le pouvoir de faire des recommandations à propos de l\u2019enseignement universitaire.Un gros morceau, notent en privé des observateurs du milieu universitaire.Claude Corbo af firme que le CSE garderait sa pertinence malgré ce pouvoir amputé.Le Devoir Vers un Conseil des universités doté de réels pouvoirs MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Le Conseil des universités aurait le mandat de dresser d\u2019ici deux ans un portrait complet des universités québécoises \u2014 notamment leur financement, indique le rapport dévoilé par Claude Corbo, ex-recteur de l\u2019Université du Québec à Montréal.J E A N N E C O R R I V E A U P rojet Montréal craint que le projet de loi sur la métropole mène à la disparition de la Commission de la sécurité publique au moment où le Ser vice de police de la Ville de Montréal (SPVM) est plongé dans une crise.Mais l\u2019administration Coderre assure qu\u2019il n\u2019est pas question de l\u2019abolir, mais plutôt de laisser plus d\u2019autonomie aux élus montréalais pour décider de son rôle.Le projet de loi 121 prévoit l\u2019abrogation de trois articles de la Charte de Montréal, éliminant ainsi l\u2019obligation pour la Ville de consulter cette instance sur les questions touchant les orientations du service de police, ses effectifs et les normes d\u2019embauche.Jeudi, devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi, la chef de l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville de Montréal, Valérie Plante, a évoqué la disparition possible de cette commission.«Enlever la Commission de la sécurité publique est un non-sens», a indiqué Mme Plante.« On s\u2019explique très mal, surtout avec ce qu\u2019on vit actuellement, qu\u2019on soit prêt à se débarrasser de ce mécanisme de contrôle.On pense que c\u2019est dangereux et que ça pourrait mener à un dérapage.» Il faudrait au contraire accroître la transparence de cette commission composée d\u2019élus, a-t- elle fait valoir : «On est la seule ville au Canada qui tient ses rencontres à huis clos.» Quatre organismes Le parti d\u2019opposition craint aussi que la loi sur la métropole entraîne l\u2019abolition du Conseil du patrimoine de Montréal.Rappelons que le projet de loi accorde à Montréal le droit de dissoudre quatre organismes, soit le Conseil du patrimoine, le Conseil interculturel de Montréal, le Conseil des Montréa- laises et le Conseil jeunesse de Montréal.L\u2019administration Coderre a récemment confirmé le maintien de trois de ces commissions, mais ne s\u2019est pas prononcée sur l\u2019avenir du Conseil du patrimoine.Au cabinet du maire Coderre, on affirme que l\u2019administration n\u2019a aucune intention d\u2019abolir la Commission de la sécurité publique, même si le conseil municipal ne sera plus tenu d\u2019obtenir son avis pour prendre des décisions.Quant au Conseil du patrimoine, il sera maintenu et pourrait même gagner en importance, soutient Catherine Maurice, directrice des communications au cabinet du maire.«Ça va dans la même optique d\u2019autonomie.Les élus montréalais au conseil municipal sont imputables devant les Montréalais et sont compétents pour établir les paramètres de leurs conseils consultatifs et leurs commissions.» Le Devoir LOI SUR LA MÉTROPOLE Projet Montréal craint l\u2019abolition de la Commission de la sécurité publique Cour d\u2019économie au secondaire : revers pour les profs Une coalition regroupant l\u2019ensemble des enseignants du secteur public, farouchement opposée au nouveau programme d\u2019éducation financière que souhaite faire adopter en toute vitesse le ministre Sébastien Proulx, a essuyé un premier revers devant les tribunaux.Elle s\u2019engage toutefois à poursuivre ses démarches devant les tribunaux pour contester le «caractère illégal » de la réduction du délai de consultation pour la modification du programme.Les trois organisations soutiennent être «ouvertes à trouver la place qui convient à un apprentissage de notions d\u2019éducation financière», mais pas comme le propose M.Proulx.Le Devoir 10 millions pour la petite enfance Le ministre de l\u2019Éducation et de la Famille, Sébastien Proulx, a annoncé jeudi des investissements de 10,2 millions de dollars destinés aux services de garde à l\u2019enfance.La somme, non récurrente, pourra servir à financer divers projets, au choix des ressources qui recevront le financement.« Moi, ce que je souhaite, c\u2019est que, dans l\u2019avenir, cet arrimage-là soit encore plus important et qu\u2019on réussisse finalement à attacher pour de bon les deux réseaux ensemble », a dit le ministre au sujet du réseau de garde et du réseau scolaire.Le « dossier de l\u2019élève », qui suivrait l\u2019enfant dès la petite enfance vers l\u2019école, est quant à lui encore dans la phase de « réflexion », a-t-il déclaré.Le Devoir S aint-Jérôme \u2014 Ber trand Charest, accusé d\u2019avoir agressé sexuellement plusieurs jeunes skieuses sous sa responsabilité il y a une vingtaine d\u2019années, connaîtra son sort le 22 juin.À l\u2019issue de trois semaines de procès devant juge seul, le magistrat Sylvain Lépine, de la Cour du Québec, a demandé jeudi aux avocats de la Couronne et de la défense de lui transmettre par écrit leurs plaidoiries finales d\u2019ici le 15 mai.Bertrand Charest fait face à 57 chefs d\u2019accusation, notamment d\u2019agressions sexuelles, envers 12 plaignantes âgées de 12 à 19 ans au moment des faits allégués, durant les années 1990.L\u2019ex-entraîneur de ski, au- jourd\u2019hui âgé de 51 ans, est aussi accusé d\u2019abus de confiance puisqu\u2019il était alors en situation d\u2019autorité face à ses présumées victimes.Les plaignantes soutiennent que l\u2019accusé les a agressées sexuellement alors qu\u2019il était leur entraîneur avant et pendant son passage au programme de développement de l\u2019équipe féminine de ski au sein de l\u2019organisme national Canada Alpin, de 1996 à 1998.Plusieurs plaignantes ont parlé d\u2019un homme manipulateur et contrôlant.Les audiences au procès, amorcées le 2 mars, se sont achevées mercredi avec le troisième témoin appelé par la défense.La sœur de l\u2019accusé, un de ses anciens adjoints et l\u2019ex- dirigeant d\u2019une association régionale de ski qui l\u2019avait repêché ont tous soutenu qu\u2019ils n\u2019avaient rien vu ou entendu.L\u2019accusé n\u2019a pas témoigné pour sa défense, ce qui est tout à fait son droit.La Presse canadienne AGRESSIONS SEXUELLES L\u2019ex-entraîneur de ski Bertrand Charest connaîtra son sort le 22 juin L\u2019administration Coderre assure qu\u2019il n\u2019est pas question de l\u2019abolir, mais plutôt de laisser plus d\u2019autonomie aux élus pour décider de son rôle Bertrand Charest Recteur à l\u2019Université de Sherbrooke Pierre Cossette deviendra à compter du mois de juin le dixième recteur en titre depuis la fondation de l\u2019Université de Sherbrooke en 1954 par des religieux.Il remplace Luce Samoisette, en poste depuis 2009.Professeur à l\u2019Université de Sherbrooke depuis 1997, Pierre Cossette est diplômé de la Faculté de médecine.Il a été directeur du programme de spécialisation en médecine interne de 1998 à 2004, avant de devenir directeur du Département de médecine du CHUS et de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de 2004 à 2010.Il est doyen de la FMSS depuis septembre 2010.Le Devoir Un Canadien recherché pour terrorisme est arrêté en Turquie Un Canadien d\u2019origine algérienne qui a fait l\u2019objet d\u2019une enquête pour terrorisme de la part de la Gendarmerie royale du Canada a été arrêté en Turquie.Wassim Bougha- dou, qui est qualifié par Ankara de membre influent du groupe État islamique, se trouvait dans un avion à l\u2019aéroport d\u2019Adana, situé à la frontière avec la Syrie, lorsqu\u2019il a été arrêté il y a une douzaine de jours.L\u2019homme de 25 ans cherchait alors à se rendre à Istanbul, voire en Europe, soutiennent des médias turcs, citant des sources gouvernementales.Cette enquête serait indépendante de celle menée par la GRC.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 59.13 0.49 0.84 469 Canadian-Tire CTC.A 151.90 0.17 0.11 112 Cogeco CCA 70.00 0.78 1.13 13 Corus CJR.B 12.82 0.33 2.64 453 Groupe TVA TVA.B 3.60 -0.17 -4.51 233 Jean Coutu PJC.A 20.40 0.00 0.00 63 Loblaw L 72.25 0.84 1.18 542 Magna MG 56.78 -0.18 -0.32 735 Metro MRU 41.28 0.02 0.05 605 Quebecor QBR.B 39.94 0.44 1.11 129 Uni Select UNS 34.23 0.16 0.47 25 Saputo SAP 45.73 0.10 0.22 190 Shaw SJR.B 27.25 0.16 0.59 1197 Dollarama DOL 99.00 0.19 0.19 297 Restaurant Brands QSR 72.76 0.72 1.00 299 Transat A.T.TRZ 5.22 -0.08 -1.51 36 Yellow Media Y 7.54 -0.22 -2.84 48 S&P TSX SPTT15433.61 85.15 0.55 191565 S&P TX20 TX20 653.78 5.55 0.86 69799 S&P TX60 TX60 910.28 5.12 0.57 86551 S&P TX60 Cap.TX6C 1006.59 5.66 0.57 86551 Cons.de base TTCS 529.24 3.32 0.63 2969 Cons.discré.TTCD 184.38 0.94 0.51 6871 Énergie TTEN 196.47 0.87 0.44 36441 Finance TTFS 288.29 2.85 1.00 28469 Aurifère TTGD 211.07 -1.77 -0.83 91677 Santé TTHC 66.92 0.88 1.33 4220 Tech.de l\u2019info TTTK 59.80 0.34 0.57 5815 Industrie TTIN 208.06 2.11 1.02 7725 Matériaux TTMT 246.30 -0.83 -0.34 74838 Immobilier TTRE 295.09 1.05 0.36 7330 Télécoms TTTS 156.68 0.64 0.41 2348 Sev.collect.TTUT 247.32 0.89 0.36 6272 Métaux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 801.36 0.44 0.05 60118 Cameco CCO 14.68 0.22 1.52 1247 Canadian Natural CNQ 42.62 -0.03 -0.07 1622 Hydro One H 24.00 0.29 1.22 1206 Enbridge ENB 54.54 -0.56 -1.02 2067 EnCana ECA 14.22 0.16 1.14 4698 Enerplus ERF 10.08 0.11 1.10 761 Pengrowth Energy PGF 1.45 0.02 1.40 890 Pétrolière Impériale IMO 41.21 -0.19 -0.46 412 Suncor Energy SU 40.86 0.16 0.39 1638 Cenovus Energy CVE 16.79 -0.24 -1.41 1740 TransCanada TRP 61.76 0.26 0.42 1421 Valener VNR 21.61 0.08 0.37 31 Air Canada AC 13.21 0.39 3.04 1137 Bombardier BBD.B 2.01 -0.01 -0.50 2124 CAE CAE 19.75 0.14 0.71 311 Canadien Pacifique CP 194.36 1.61 0.84 218 Chemin de fer CN CNR 96.73 1.11 1.16 1067 SNC-Lavalin SNC 52.44 0.08 0.15 286 Transcontinental TCL.A 24.35 0.36 1.50 275 TransForce TFI 35.00 0.00 0.00 0 B.CIBC CM 117.96 1.91 1.65 1789 B.de Montréal BMO 99.23 0.75 0.76 769 B.Laurentienne LB 58.05 0.73 1.27 52 B.Nationale NA 55.66 -0.28 -0.50 961 B.Royale RY 96.64 1.43 1.50 2337 B.Scotia BNS 77.43 0.53 0.69 1411 B.TD TD 65.39 0.67 1.04 3996 Brookfield Asset BAM.A 47.57 0.00 0.00 1284 Cominar Real CUF.UN 14.40 0.07 0.49 1114 Corp.Fin.Power PWF 36.23 0.34 0.95 566 Fin.Manuvie MFC 23.23 0.46 2.02 7968 Fin.Sun Life SLF 48.36 0.93 1.96 1120 Great-West Lifeco GWO 37.55 0.58 1.57 769 Industrielle All.IAG 56.21 0.03 0.05 122 Power Corporation POW 32.35 0.39 1.22 540 TMX X 66.33 -0.02 -0.03 41 Agrium AGU 127.63 1.40 1.11 323 Barrick Gold ABX 25.84 -0.14 -0.54 3212 Goldcorp G 21.24 -0.05 -0.23 2901 Kinross Gold K 4.58 -0.06 -1.29 5107 Mines Agnico-Eagle AEM 59.15 0.03 0.05 485 Potash POT 22.82 0.12 0.53 1766 Teck Resources TECK.B 28.14 -0.33 -1.16 1743 Fortis FTS 43.53 -0.12 -0.27 773 TransAlta TA 7.43 0.12 1.64 547 BlackBerry BB 9.48 0.10 1.07 699 CGI GIB.A 62.67 0.32 0.51 416 BCE BCE 58.89 0.14 0.24 1211 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 56.75 0.34 0.60 564 Telus T 43.00 0.17 0.40 573 iShares DEX XBB 31.25 0.01 0.03 29 iShares MSCI XEM 29.63 0.00 0.00 6 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 26.85 -0.03 -0.11 262 iShares S&P/TSX XIC 24.56 0.15 0.61 179 iShares S&P TSX 60 XIU 22.85 0.13 0.57 9875 MANULIFE FINANCIAL MFC 23.23 0.46 2.02 7968 ENCANA CORP ECA 14.22 0.16 1.14 4698 DETOUR GOLD CORP DGC 14.97 -0.93 -5.85 4007 TORONTO DOMINION TD 65.39 0.67 1.04 3996 BARRICK GOLD CORP ABX 25.84 -0.14 -0.54 3212 GOLDCORP INC G 21.24 -0.05 -0.23 2901 HORIZONS BETA HGD 8.21 0.10 1.23 2835 FIRST QUANTUM FM 13.87 0.17 1.24 2713 CANYON SERVICES FRC 6.04 0.10 1.68 2549 CANAM GROUP INC CAM 6.12 0.49 8.70 189 MEDICAL FACILITIES DR 19.29 1.48 8.31 169 BIRCHCLIFF ENERGY BIR 7.20 0.54 8.11 1778 HORIZONS BETAPRO HVU 8.77 0.55 6.69 1478 THERATECHNOLOGIES TH 5.63 0.32 6.03 212 SIERRA WIRELESS SW 40.19 2.28 6.01 170 NUVISTA ENERGY LTD NVA 5.73 0.32 5.91 476 THE INTERTAIN ITX 8.99 0.47 5.52 223 SEABRIDGE SEA 17.08 0.80 4.91 161 PAINTED PONY PPY 5.45 0.24 4.61 1218 DETOUR GOLD CORP DGC 14.97 -0.93 -5.85 4007 ENDEAVOUR MINING EDV 23.88 -1.06 -4.25 344 GUYANA GOLDFIELDS GUY 6.77 -0.27 -3.84 952 SILVER WHEATON SLW 27.51 -1.05 -3.68 1620 KIRKLAND LAKE GOLD KL 9.19 -0.34 -3.57 1185 HORIZONS BETAPRO HVI 23.85 -0.84 -3.40 469 FRESHII INC FRII 12.56 -0.44 -3.38 180 HB NYMEX NG BEAR HND 11.20 -0.39 -3.36 1434 AGT FOOD & AGT 31.64 -1.06 -3.24 298 KLONDEX MINES LTD KDX 6.00 -0.18 -2.91 1092 SIERRA WIRELESS SW 40.19 2.28 6.01 170 CANADIAN IMPERIAL CM 117.96 1.91 1.65 1789 METHANEX CORP MX 59.47 1.82 3.16 363 CANADIAN PACIFIC CP 194.36 1.61 0.84 218 MEDICAL FACILITIES DR 19.29 1.48 8.31 169 ROYAL BANK of RY 96.64 1.43 1.50 2337 AGRIUM INC AGU 127.63 1.40 1.11 323 SHOPIFY INC SHOP 90.30 1.39 1.56 203 WESTON GEORGE LTD WN 115.31 1.32 1.16 157 MACDONALD DETWILER MDA 67.01 1.25 1.90 209 AGT FOOD & AGT 31.64 -1.06 -3.24 298 ENDEAVOUR MINING EDV 23.88 -1.06 -4.25 344 SILVER WHEATON SLW 27.51 -1.05 -3.68 1620 DETOUR GOLD CORP DGC 14.97 -0.93 -5.85 4007 HORIZONS BETAPRO HVI 23.85 -0.84 -3.40 469 ONEX CORP ONEX 95.30 -0.59 -0.62 191 ENBRIDGE INC ENB 54.54 -0.56 -1.02 2067 FRESHII INC FRII 12.56 -0.44 -3.38 180 EXTENDICARE REALTY WTE 26.01 -0.40 -1.51 129 WEST FRASER TIMBER WFT 54.61 -0.39 -0.71 187 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 433,61 ?+85,15 +0,6% New York S&P 500 2345,96 ?-2,49 -0,1% NASDAQ 5817,69 ?-3,95 -0,1% DOW JONES 20 656,58 ?-4,72 -0,0% PÉTROLE 47,70 -0,34 $US -0,7% ?OR 1247,20 -2,50 $US -0,2% ?DOLLAR CANADIEN 74,90 -0,14 $US -0,2% ?1$US = 1,3351 69,45 -0,06 EURO 1 EURO = 1,4398 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2478,47 +14,41 +0,58 IQ120 2501,06 +17,08 +0,69 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine S O N I A W O L F à Paris L\u2019 interdiction par Washington et Londres d\u2019embarquer en cabine tablettes et ordinateurs sur certains vols risque de peser sur la rentabilité des transporteurs visés et notamment les lucratives classes affaires des compagnies du Golfe, estiment des experts interrogés par l\u2019AFP.Washington a décidé d\u2019interdire tous les appareils électroniques plus gros qu\u2019un téléphone portable en cabine pour les vols directs entre les États-Unis et sept pays arabes ainsi que la Turquie.La Grande-Bretagne a pris la même décision pour cinq pays du Proche-Orient et du Maghreb, et la Turquie.« Il est inhabituel d\u2019avoir une mesure de sûreté qui est sélective géographiquement », souligne à l\u2019AFP Bertrand Mouly-Aigrot, associé au cabinet Archery Strategy Consulting.Et l\u2019«un des ef fets induits probables est que certains voyageurs se tournent vers d\u2019autres compagnies » pour se rendre aux États- Unis.Mais « si menace il y a, elle pourrait se reporter sur d\u2019autres vols avec correspondance », estime-t-il.Au-delà du risque de perdre des passagers et d\u2019une satisfaction client entamée, les compagnies visées vont devoir supporter des coûts plus élevés de traitement des bagages, selon les experts.Grogne attendue Une cinquantaine de vols quotidiens de neuf compagnies aériennes sont affectés par la décision américaine (Royal Jordanian, EgyptAir, Turkish Airlines, Saudi Airlines, Kuwait Airways, Royal Air Maroc, Qatar Airways, Emirates et Etihad Airways).La décision britannique concerne 14 compagnies : British Airways, EasyJet, Jet2.com, Monarch, Thomas Cook, Thomson, Turkish Airlines, Pegasus Airways, Atlas-Global Airlines, Middle East Airlines, Egyptair, Royal Jordanian, Tunis Air et Saudia.Les lignes qui desservent Washington depuis les pays du Golfe transportent beaucoup d\u2019hommes d\u2019affaires qui ne voyagent souvent qu\u2019avec un bagage cabine et utilisent le temps de vol pour faire avancer leurs dossiers.Et « le remplissage de la classe af faires fait la rentabilité d\u2019un vol long-courrier » , souligne M.Mouly-Aigrot.Le temps d\u2019attente supplémentaire du bagage mis en soute, cumulé à la frustration de ne pas pouvoir travailler à bord, dans des avions souvent connectés au wifi, risque de provoquer la grogne de ces passagers à haute valeur ajoutée.«Pouvoir travailler à bord de l\u2019avion avec son ordinateur est aujourd\u2019hui considéré comme un standard.Il y a un risque important de perte de passagers », abonde auprès de l\u2019AFP Didier Bre- chemier, expert en transport aérien au cabinet de conseil Roland-Berger.Sans compter un éventuel manque à gagner pour les commerces des aéroports \u2014 les temps d\u2019attente inévitablement allongés lors de l\u2019enregistrement des bagages laissant moins d\u2019espace au shopping \u2014 et les compensations à verser pour les équipements électroniques perdus, cassés ou volés après leur passage en soute, souligne pour sa part Ben Vogel de l\u2019IHS Jane\u2019s Airport Review.Sûreté variable Le placement en soute des ordinateurs portables, tablettes, consoles de jeux, liseuses, lecteurs de DVD, appareils photo, etc., motivé par un risque d\u2019attentat, doit en théorie permettre de passer au crible ces objets soupçonnés de pouvoir abriter des explosifs avec des équipements de pointe.Mais, souligne M.Vogel, le niveau de « sûreté est variable selon les aéroports » cités dans le plan américain.«L\u2019aéroport d\u2019Abou Dhabi par exemple est un hub moderne avec des équipements [d\u2019une technologie] avancée » de détection des explosifs.D\u2019un autre côté, les aéroports égyptiens ont été dans le viseur pour leurs failles sur le plan de la sûreté après le crash en octobre 2015 d\u2019un avion russe en provenance de Charm el-Cheikh qui avait fait 215 morts et revendiqué par le groupe EI comme un attentat, ajoute-t-il.En tout état de cause, ces mesures « provoquent de la confusion et beaucoup de compagnies pourraient se montrer irritées si elles n\u2019étaient pas clarifiées », explique à l\u2019AFP Saj Ahmad, analyste du centre de recherche StrategicAero, basé à Londres.« Dans une cer taine mesure, cette décision est un peu mal conçue car elle ne fait rien pour des endroits comme la France qui ont beaucoup souf fert ces dernières années du terrorisme.» « Si on considère que ce sont les portables qui sont en cause et que, dans tous les aéroports du monde, les équipements ne permettent pas de les détecter, ça signifie qu\u2019il y a un risque mondial », renchérit M.Brechemier.« On voit bien qu\u2019on est au milieu d\u2019une joute politique sur les droits de trafic, les enjeux liés au pétrole, des enjeux politiques qui dépassent largement le problème du portable dans le transport aérien », ajoute cet expert.Agence France-Presse TRANSPORT AÉRIEN Ordinateurs interdits : les habitués de la classe affaires risquent de souffrir Morneau n\u2019exclut pas d\u2019éventuels changements à l\u2019imposition des gains en capital Ottawa n\u2019a pas profité de son budget fédéral présenté mercredi pour modifier la façon dont les gains en capital sont imposés, mais le ministre des Finances, Bill Morneau, n\u2019exclut CHRIS ISON ASSOCIATED PRESS Les mesures d\u2019interdiction d\u2019ordinateurs portables en cabine risquent de semer la confusion.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L a réforme de la fiscalité agricole était nécessaire, mais le gouvernement Couil- lard n\u2019est pas par venu à la mettre en œuvre parce qu\u2019elle faisait trop de perdants et qu\u2019il a échoué sur le plan de la communication, conclut le rapport du fiscaliste Luc Godbout commandé par Québec.Selon M.Godbout, le Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) est «complexe et lourd à gérer», ce qui justifie des changements.Le gouvernement a tenté de le simplifier en instaurant notamment un taux de remboursement unique de 78%, mais face à la contestation de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), il a définitivement abandonné sa réforme au début du mois de février.« Le principal enseignement de l\u2019échec de la réforme annoncée en 2016 concerne l\u2019impact sur les bénéficiaires du programme, écrit l \u2019auteur de l\u2019étude.Dans une réforme de cette nature, pour en faciliter l\u2019acceptation, on doit limiter les effets négatifs.» Or, 83 % des entreprises agricoles déjà admissibles au programme auraient été désavantagées par la réforme et un peu moins de la moitié d\u2019entre elles auraient subi une perte de plus de 200 $, tranche le rapport, dont le but était de mettre fin à la guerre de chiffres que se sont livrée le gouvernement et l\u2019UPA.Défi non relevé Cela dit, le tiers des entreprises déjà admissibles auraient vu leur aide diminuer ou augmenter de moins de 0,1 % de leur revenu brut, précise-t-on.Intitulée La réforme abandonnée, un dossier non réglé, l\u2019étude de Luc Godbout souligne que la réforme a été mal présentée.«Le défi de communication était majeur, en raison de la complexité du programme et de la diversité des évaluations possibles.De toute évidence, l\u2019abandon de la réforme confirme que ce défi n\u2019a pas été relevé de façon satisfaisante», note-t-on.Le rapport laisse par ailleurs entendre que le dossier n\u2019est pas clos, en rappelant que la question de la fiscalité agricole a donné lieu à une dizaine de rappor ts, d\u2019études et de groupes de travail depuis le début des années 1990.Il propose plusieurs pistes de solution qui tiennent compte de deux enjeux sous- jacents au débat qui a animé les derniers mois : l\u2019augmentation de la valeur des terres agricoles et l\u2019autonomie fiscale des municipalités.Le Devoir FISCALITÉ AGRICOLE Une réforme mal ciblée et mal présentée Le fiscaliste Luc Godbout remet un rapport dévastateur pas complètement l\u2019idée d\u2019y apporter d\u2019éventuels changements.Lorsque questionné sur les modifications possibles à l\u2019imposition des profits tirés de la vente personnelle d\u2019actif, le ministre Morneau s\u2019est laissé une marge de manœuvre.En vertu des règles actuelles, la moitié des gains en capital des investisseurs sont compris dans le calcul de l\u2019impôt sur leur revenu.Les spéculations évoquaient une hausse de ce taux, qui le verrait passer à 66 % ou 75 %.La Presse canadienne 83% des entreprises agricoles déjà admissibles au programme auraient été désavantagées par la réforme P ékin \u2014 La Banque asiatique d\u2019investissement dans les infrastr uctures (BAII), lancée par Pékin, a annoncé jeudi avoir approuvé l\u2019adhésion de 13 nouveaux membres, dont le Canada \u2014 une prise de choix après le refus obstiné des États-Unis d\u2019y prendre part.Cette nouvelle banque de développement, née en 2015 d\u2019une initiative chinoise, a approuvé l\u2019intégration, entre autres, de Hong Kong (un territoire chinois doté d\u2019une large autonomie), de trois États européens (Belgique, Irlande, Hongrie), du Venezuela et du Pérou, et du Canada.Ils rejoindront of ficiellement la BAII après avoir réalisé leur premier dépôt de capital et finalisé les procédures internes propres à chaque pays, a indiqué l\u2019institution, qui comptera alors 70 membres.Ottawa avait dévoilé sa candidature en grande pompe en août 2016 lors d\u2019une rencontre entre le président chinois Xi Jinping et le premier ministre canadien Justin Trudeau, soucieux de relancer les relations sino-canadiennes.Bienvenu Cet appui canadien est bienvenu pour la Chine, en butte à la défiance des États-Unis et du Japon.Ces deux derniers refusent de s\u2019associer à la BAII, s\u2019inquiétant de possibles critères de gouvernance au rabais, et surtout du risque que Pékin l\u2019utilise pour favoriser ses entreprises et ser vir ses propres intérêts géopolitiques.A contrario, le Canada avait estimé pour sa part être en mesure d\u2019aider la banque sur le plan de sa gouvernance.« Si nous devenons le premier pays d\u2019Amérique du Nord à rejoindre la BAII, je suis sûr que nous apporterons des positions constructives et équilibrées », avait assuré l\u2019an dernier le ministre des Finances Bill Morneau.La BAII, dont les statuts fondateurs ont été signés en juin 2015, vise à financer des projets d\u2019infrastructures en Asie, pour lesquels les capitaux font gravement défaut.Mais sur 57 membres fondateurs, une vingtaine étaient occidentaux, dont la France, l\u2019Allemagne et le Royaume-Uni.Bien que Pékin s\u2019en défende farouchement, la nouvelle institution constitue de facto un contrepoids à la Banque mondiale et à la Banque asiatique de développement, respectivement contrôlées par\u2026 les États-Unis et le Japon.Et le projet de la BAII s\u2019est nourri du mécontentement des pays émergents, qui se jugent insuffisamment représentés dans les institutions financières multilatérales.La Chine cherche déjà activement à renforcer son influence diplomatique à travers l\u2019Asie, à coups d\u2019investissements massifs dans le cadre de « nouvelles routes de la Soie » et a mis sur pied une banque de développement propre aux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 J U L I E N A R S E N A U L T L es dirigeants des sept principales banques canadiennes et du Mouvement Desjardins ont vu leur rémunération totale s\u2019établir à près de 67,4 millions en 2016, dans le cadre d\u2019une année au cours de laquelle la hausse des profits a été au rendez-vous pour la quasi-totalité des institutions financières.Ces données figurent dans les documents financiers déposés auprès des autorités réglementaires par les institutions financières au cours des dernières semaines et consultés par La Presse canadienne.Ce montant est en progression d\u2019environ 2,7% par rapport à l\u2019exercice pré- cédent.La rémunération totale combine plusieurs éléments, comme le salaire de base, les attributions à base d\u2019actions et d\u2019options, les diverses primes ainsi que les contributions aux régimes de retraite.McKay de la RBC en tête C\u2019est le président et chef de la direction de la Banque Royale, David McKay, qui a affiché le salaire total le plus élevé, à 12,25 millions l\u2019an dernier.Les grands patrons de la Banque Nationale, Louis Va- chon, et de la Banque Lauren- tienne, François Desjardins, arrivent respectivement sixième et septième.À l\u2019exception de la Banque Nationale, toutes les autres institutions financières ont vu leurs profits nets progresser au cours du dernier exercice, ce qui explique en grande partie pourquoi la rémunération totale de leurs dirigeants a progressé.Au Mouvement d\u2019éducation et de défense des actionnaires (Médac), on se penche davantage sur l\u2019écart entre la rémunération totale du dirigeant qui touche le salaire le plus élevé par rapport à la moyenne des employés.L\u2019organisme souligne que c\u2019est à la Banque Sco- tia que l\u2019écar t a été le plus élevé, affirmant que son chef de la direction, Brian Porter, touchait une rémunération totale 146 fois plus élevée que le salaire moyen des employés de l\u2019institution.Toutes les autres banques ont été en mesure de maintenir ce ratio sous la barre de 100, a observé le Médac.«Dans le secteur bancaire, le ratio a souvent été supérieur à 100, ce que l\u2019on jugeait déplorable, explique le coordonnateur du Médac, Willie Gagnon.Quand le ratio était dans une fourchette entre 50 et 60, nous étions plus gentils avec [les banques].» M.Gagnon a souligné que la Banque Lauren- tienne se «comportait mieux», puisque son grand patron, François Desjardins, a touché 34 fois le salaire moyen d\u2019un employé.« Entre 30 et 40, ce n\u2019est vraiment pas mal», a commenté M.Gagnon.La Presse canadienne RÉMUNÉRATION 67,4 millions pour les patrons des banques G É R A R D B É R U B É M algré des règles d\u2019accès à la propriété plus strictes, rien n\u2019y fait.Le marché immobilier garde la forme au Québec.Les craintes des intervenants en réaction au resserrement des règles d\u2019accès ne se vérifient pas.La bonne tenue du marché immobilier résidentiel dans un contexte réglementaire pourtant austère n\u2019est pas étrangère à une conjoncture particulièrement favorable pour les ménages, conclut Hélène Bé- gin.L\u2019économiste principale au Mouvement Desjardins retient que l\u2019économie du Québec a inscrit l\u2019an dernier sa plus forte croissance de l\u2019emploi à temps plein depuis 2007.« La progression des revenus a aussi été alimentée par les allégements fiscaux tels que la bonification de la prestation universelle pour la garde d\u2019enfants, les baisses d\u2019impôt au niveau fédéral et l\u2019élimination complète de la contribution santé du gouvernement du Québec dès 2017.» Finalement, « les revenus après impôts et inflation des ménages ont connu la plus forte hausse depuis la dernière récession».Le marché de la revente se porte bien, avec des transactions en hausse de 5,5 % l\u2019an dernier et des prix en progression de 3 %.La hausse des prix devrait légèrement s\u2019accélérer cette année (+3,5 %), alors que celle du rythme de croissance de l\u2019activité devrait être légèrement moindre (+2,3 %).Bond de la construction Hélène Bégin souligne entre parenthèses que, contrairement à l\u2019ascension démesurée des ventes et des prix à Vancouver et à Toronto, freinée en Colombie-Britannique par une taxe de 15 % sur les achats effectués par des étrangers (l\u2019Ontario songe à une telle taxe), «à Montréal, la progression des ventes et des prix immobiliers demeure modérée et les investisseurs étrangers sont peu présents ».Revenant à la construction neuve au Québec, le bond de 10 % des mises en chantier de maisons individuelles l\u2019an dernier a surpris.Il faisait suite à cinq années de déclin.«La rareté relative de propriétés à vendre sur le marché existant a incité plusieurs acheteurs à se tourner vers le neuf », souligne Hélène Bégin.Aussi, le déséquilibre dans le segment des copropriétés dans les centres urbains s\u2019est résorbé.« La chute des mises en chantier d\u2019appartements en copropriété depuis 2015 a permis d\u2019atténuer la situation de surplus qui prévalait depuis quelques années.» La situation d\u2019offre excédentaire persiste, mais l\u2019inventaire fléchit, notamment à Montréal et à Québec.Les mises en chantier de nouvelles unités pourraient reprendre et croître de 3,2 % en 2017, après des reculs de 18 % en 2016 et de 26 % en 2015.La situation se corse cependant dans le locatif conventionnel, l\u2019essor des mises en chantier amorcé en 2015 se dirigeant vers un plateau.« Les nouveaux projets ont plus de mal à trouver des locataires.» Hélène Bégin a noté que le taux d\u2019inoccupation se situe loin de son taux d\u2019équilibre de 3 %, touchant 6 % dans au moins quatre grands centres urbains, «ce qui peut être associé à un phénomène de surcons- truction ».Dans le grand Québec, 4,9 % des appartements se cherchent un locataire, et ils sont 3,9 % dans le grand Montréal.Les mises en chantier dans le locatif conventionnel devraient donc se replier de 3,3 % en 2017, après une augmentation de 14,5 % en 2016 et de 48 % en 2015.« Globalement, le niveau des mises en chantier devrait donc atteindre 40 000 cette année, comparativement à 38 935 nouveaux logements en 2016», conclut l\u2019économiste de Desjardins.Le Devoir HABITATION Le marché immobilier québécois garde la forme JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le marché de la revente se porte bien, avec des transactions en hausse de 5,5%.Le Canada et la Belgique rejoignent la banque de développement créée par Pékin Banque Nationale Louis Vachon a vu son salaire total s\u2019établir à 8,1 millions en 2016, en hausse de 23 %.Cette hausse tient toutefois compte d\u2019un ajustement à la baisse de 1,27 million sur la valeur de son régime de retraite effectué en 2015.Abstraction faite de cet élément, la rémunération directe \u2014 qui exclut le régime de retraite \u2014 du grand patron de la Banque Nationale a été de 7,57 millions.Quant à son salaire de base, il est demeuré à 1,12 million.Banque Laurentienne À sa première année à la barre de l\u2019institution, François Desjardins a obtenu une rémunération totale de 2,99 millions.Son salaire de base a été de 549 910$, en hausse de 47%.En comparaison, M.Desjardins avait touché 3,1 millions en rémunération totale en 2015, lorsqu\u2019il était vice-président à la direction de la Banque Laurentienne et aux commandes de la filiale B2B de services aux courtiers et conseillers financiers.Mouvement Desjardins Aux commandes de la coopérative depuis environ un an, Guy Cormier a touché un salaire total de 2,07 millions.Sa rémunération de base s\u2019est établie à 774 768$.La valeur de son régime incitatif annuel a été de 672 266$ et celle de son régime de retraite était à 626 343$.L\u2019an dernier, la rémunération globale de Monique Leroux, qui terminait son mandat à la présidence de Desjardins, avait été de 3,9 millions.Cette somme tenait compte d\u2019un salaire de base de 1,27 million.Banque Royale David McKay a touché un salaire total de 12,25 millions en 2016, par rapport à 11,66 millions l\u2019année précédente.La rémunération de base du président et chef de la direction de la plus grande banque canadienne est passée de 1,3 à 1,46 million d\u2019une année à l\u2019autre.Banque Scotia Brian Porter a reçu une rémunération globale totalisant 11,76 millions au cours du dernier exercice, en progression de 7,9% comparativement à 2015.Comme cela a été le cas pour les trois dernières années, son salaire de base est resté à 1 million.Banque TD La rémunération totale du président et chef de la direction, Bharat Masrani, a été de 10,34 millions l\u2019an dernier, année au cours de laquelle son salaire de base est demeuré stable, à 1 million.En 2015, son salaire global avait été un peu plus élevé, à 10,7 millions.Banque de Montréal William Downe a vu sa rémunération globale progresser de 4,6 %, à 10,64 millions, en 2016.Son salaire de base s\u2019est établi à 1,98 million, en croissance de 5,6 %.Sa prime annuelle au rendement, ses attributions fondées sur des actions ainsi que sur des options ont également grimpé.Banque CIBC Le président et chef de la direction Victor Dodig a reçu un salaire global de 9,1 millions en 2016, ce qui constitue une augmentation de 7,6%.Cette augmentation s\u2019explique essentiellement par la valeur des attributions à la base d\u2019actions ainsi que de ses options.À l\u2019instar de certains de ses collègues, son salaire de base est demeuré à 1 million.La rémunération des banquiers ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et le président chinois, Xi Jinping acile pour le groupe armé État islamique (EI) de revendiquer la paternité de l\u2019attentat terroriste commis mercredi à Londres au 4x4 et au couteau de cuisine.Mais c\u2019est un attentat qui, à nouveau, vient témoigner non pas de la puissance organisationnelle du groupe EI, mais surtout du pouvoir dif fus de séduction idéologique dont il dispose, par la magie noire des réseaux sociaux, auprès d\u2019une poignée de gens \u2014 affreusement bruyants par le mal qu\u2019ils sont capables de faire, mais minoritaires quand même.Khalid Masood, l\u2019auteur de l\u2019attentat perpétré aux portes du plus vieux parlement du monde, colle manifestement au portrait type du terroriste dont le groupe État islamique a colonisé l\u2019esprit.L\u2019homme de 52 ans, a indiqué la première ministre Theresa May, était un « extrémiste connu » des services de renseignement, mais considéré comme un « personnage périphérique».Quant à son modus operandi rudimentaire, il correspond tout à fait aux tactiques encouragées par le propagandiste du groupe EI, Abou Mohammed al-Adnani, tué en août 2016, s\u2019agissant pour les «soldats du califat» de faire du dégât dans les pays de la coalition par tous les moyens à leur disposition.Dans l\u2019idéologie djihadiste, l\u2019appel à l\u2019action violente individuelle est du reste un accessoire utilisé depuis au moins 30 ans.Khalid Masood vient d\u2019en devenir le plus récent martyr.Dans l\u2019état actuel des choses, il est malheureusement entendu que cette terreur en maraude procède d\u2019une dynamique terroriste dif?cile à prévenir.Elle risque sans doute de trouver encore à passer entre les mailles du ?let, de temps à autre, d\u2019autant que le groupe armé État islamique est en train d\u2019être évincé de ses deux principaux ?efs, Mossoul et Raqa, en Irak et en Syrie.Qui voudrait pour autant d\u2019un monde où l\u2019appareil de sécurité serait tel que ses citoyens seraient complètement à l\u2019abri d\u2019attaques semblables ?s\u2019est demandé The Guardian en éditorial\u2026 Encore heureux, souligne à juste titre le quotidien, que le Royaume-Uni, où le groupe EI ne dispose pas de réseaux aussi bien développés qu\u2019en France ou en Belgique, se soit doté de lois sur le contrôle des armes qui, combinées à l\u2019absence d\u2019un marché noir signi?catif, auront permis d\u2019éviter que des drames de plus grande ampleur ne se produisent.«Nous n\u2019avons pas peur», a clamé Mme May au Parlement, jeudi, en af?rmant que la démocratie allait «toujours triompher».Ce n\u2019est pas si vrai : le groupe État islamique sait faire peur.Il place nos sociétés sur le qui-vive.Quant à la démocratie, il faudra qu\u2019à défaut de «triompher», elle ?nisse par faire des progrès partout, en antidote essentiel à l\u2019arme terroriste, y compris au Proche-Orient.La vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, vient de publier un rapport sévère sur la gestion contractuelle du ministère des Transports.Dans cet autre rapport critique, c\u2019est moins son laxisme qui est dénoncé que la multiplication des contrôles qui déresponsabilise ses fonctionnaires.n 2009, le véri?cateur général Renaud La- chance avait fait état de la négligence du ministère des Transports dans la gestion de nombreux contrats.Deux ans plus tôt, c\u2019était le rapport Johnson sur l\u2019effondrement du viaduc de la Concorde qui avait écorché le MTQ.En 2015, c\u2019était au tour de la commission Char- bonneau de voir dans la perte d\u2019expertise au ministère un terreau fertile pour la collusion.Ce sont des dossiers, colligés par l\u2019enquêteuse Annie Trudel, et la lettre du ministre des Transports Robert Poëti, dégommé depuis, qui ont forcé en mai dernier le gouvernement Couillard, alors en pleine tourmente, à demander à la VG de faire toute la lumière sur d\u2019autres allégations de mauvaise gestion.Dans le premier rapport de son « audit particulier », Guylaine Leclerc constate que la haute direction du ministère, assaillie par tous ces rapports qui décriaient sa gestion, a réagi en ajoutant contrôle par-dessus contrôle.Dans son langage de comptable qui abuse des euphémismes, Guylaine Leclerc note que le ministère, en procédant à de nombreux ajustements, a cherché avant tout à se conformer aveuglément aux règles sans égard aux résultats.La VG a indiqué que ces nombreux contrôles et étapes déresponsabili- sent les fonctionnaires.La prolifération des contrôles a servi à assurer leurs arrières.C\u2019est particulièrement le cas de la haute direction du ministère \u2014 sous-ministre, sous-mi- nistres adjoints, directeurs \u2014, qui a délégué à des sous-?fres ses responsabilités.Cette haute direction n\u2019a pas rempli son rôle adéquatement en n\u2019orientant pas le ministère vers une gestion contractuelle «optimale», relève la VG.Comme tout rapport du VG, ce dernier opus donne la parole à l\u2019administration.Pour se justi?er, le ministère invoque «une démarche de transformation organisationnelle», amorcée en décembre dernier, qui n\u2019a pas encore produit tous les résultats escomptés.L\u2019ex-sous-ministre limogée, Dominique Savoie, a livré une liste, qui ne se voulait pas exhaustive, de treize mesures, autant d\u2019initiatives qui atteindront leur plein rendement lorsqu\u2019elles seront «bien rodées», a-t-elle soutenu.Bref, le ministère a répondu aux diverses recommandations qui lui ont été faites, mais la transformation encore non achevée qu\u2019elles supposent explique que la gestion du ministère n\u2019est pas optimale.C\u2019est le serpent qui se mord la queue.On peut y voir un système basé sur l\u2019absence d\u2019imputabilité, dont la gestion pitoyable de la dernière tempête de neige ne serait que l\u2019éclatante et honteuse manifestation.Il faut dire que, entre l\u2019inquiétant laxisme et les signes de collusion que constatait Renaud Lachance en 2009 et la gestion non optimale dont se plaint Guylaine Leclerc, il y a une marge qui témoigne d\u2019une certaine amélioration au sein de cet important dispensateur de contrats gouvernementaux.Toutefois, d\u2019aucuns qui connaissent bien les rouages du ministère signalent sa culture bien particulière.Par exemple, les travaux et projets dont se charge le ministère sont présentés au politique non pas par région administrative, mais par circonscription, ce qui apparaît comme un reliquat de l\u2019époque duplessiste.Les directions régionales en mènent large dans l\u2019octroi des contrats.Encore aujourd\u2019hui, le ministère des Transports doit rester sous haute surveillance.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Une erreur de jugement Nous sommes sidérés comme la plupart des Québécois par l\u2019exercice décousu de Quebec bashing qui vient de paraître dans le magazine Maclean\u2019s, d\u2019autant plus que l\u2019auteur, Andrew Potter, occupe un poste au sein de notre université.Quel dommage que M.Potter n\u2019ait pas choisi de consulter ses collègues avant de publier un article si mal fondé et si confus.L\u2019université McGill possède une longue tradition de recherche sur le Québec.Nous sommes nombreux à nous consacrer à la recherche et la réflexion sur la société québécoise, son histoire, sa littérature, ses traditions politiques et ar tistiques.C\u2019est cette recherche, patiente et sérieuse, que nous transmettons à nos étudiantes et étudiants dans nos cours.Citons quelques exemples : Céline Le Bourdais, sociologue reconnue pour ses recherches sur la famille, le mariage et la population ; Éric Bélanger, politicologue L I B R E O P I N I O N D E N I S M O N I È R E I l faut parfois rappeler quelques principes démocratiques pour éviter que le débat ne dérape dans les ornières de la démagogie et de la partisanerie.Depuis l\u2019élection du nouveau chef du Parti québécois, les militants de ce parti se répandent dans l\u2019espace public en répétant leur mantra: «Faut battre les libéraux!» Ils invitent les autres partis à renoncer à leurs projets et à leur vision de l\u2019avenir du Québec pour voter pour le seul parti qui, à leur avis, peut prendre le pouvoir.Ils semblent avoir la nostalgie du bon vieux temps et vouloir revenir au bipartisme qui assurait l\u2019alternance au pouvoir des bleus et des rouges.En vertu de cette logique, il faut mettre tous ses œufs dans le même panier et faire confiance à un seul parti qui, dans le passé, a fait de la tergiversation et de la confusion des esprits sa marque de commerce.Avoir des idées et les exprimer n\u2019est pas important à leurs yeux.Il faut renoncer à être authentique, à dire ce que l\u2019on pense, il faut taire ses critiques et devenir hypocrite en votant pour un parti dont on ne partage pas la vision de l\u2019avenir.Comment les électeurs pourront- ils par la suite demander des comptes aux nouveaux dirigeants puisqu\u2019ils auront eux- mêmes abdiqué devant l\u2019exigence de la rigueur et de la cohérence?La politique est affaire de principe avant d\u2019être affaire de tactique électorale.Les partis existent pour permettre aux électeurs d\u2019exprimer leurs convictions quant à l\u2019avenir de leur société, et les élections servent à établir quelles sont les orientations politiques qui détermineront les politiques publiques.Dans une société moderne comme le Québec, il est normal et sain qu\u2019il y ait une diversité d\u2019opinions qui se manifestent par la diversité des partis et par une pluralité d\u2019offres politiques.Plus les citoyens peuvent s\u2019identifier à des partis qui représentent leurs idées, plus ils seront motivés à participer au débat public.À l\u2019inverse, s\u2019ils ne peuvent s\u2019exprimer et se reconnaître dans les organisations qui prétendent les représenter, ils deviendront cyniques et désintéressés de la vie politique.C\u2019est cette logique que privilégient les péquistes qui estiment que prendre le pouvoir est plus important que de faire la promotion de leurs idées.Contradiction dans le raisonnement Toutefois, ils ne semblent pas conscients de la contradiction qu\u2019implique leur raisonnement.Si battre les libéraux est l\u2019enjeu essentiel de la joute électorale et qu\u2019il faut renoncer à ses convictions pour y arriver, dès lors, quelle sera leur position si un autre parti est mieux placé que le PQ pour battre les libéraux?Comme l\u2019électorat est très versatile, rien ne garantit que le PQ constituera la solution de rechange aux libéraux dans six mois.Ces mêmes militants seront-ils conséquents et accepte- ront-ils d\u2019abandonner leur parti et de voter pour la CAQ ?Pourquoi ce qu\u2019ils demandent aux autres ne s\u2019appliquerait-il pas à eux?Si, comme ils le prêchent aux autres, les principes ne comptent pas en politique et qu\u2019il faut les abandonner en fonction des conjonctures électorales, ils seront alors pris au piège de leur propre logique et devront se rallier à un parti qui ne correspond pas à leur idéologie.On serait étonné qu\u2019ils suivent cette voie.Ils n\u2019en sont pas à un reniement près.Battre les libéraux est un objectif légitime pour tous les partis d\u2019opposition.Ce n\u2019est pas une nouveauté dans l\u2019histoire politique du Québec, et ce sera encore à l\u2019ordre du jour dans les prochaines années.Mais encore faut-il préciser pourquoi on veut déloger ce parti du pouvoir.Et c\u2019est dans les réponses que les divergences se manifestent.Pour les indépendantistes, il s\u2019agit de défaire un parti qui est voué à la défense du fédéralisme canadien et qui utilise son pouvoir provincial pour accroître la dépendance du Québec.La critique des effets négatifs du fédéralisme doit être au centre de l\u2019argumentation, car les libéraux ne sont que des exécuteurs téléguidés par les intérêts du Canada.C\u2019est en fonction de cette logique que les critiques du gouvernement sortant doivent se construire.Battre les libéraux: d\u2019accord, mais pour faire élire non seulement des députés péquistes qui ont une conception provincia- liste de la gouverne, mais aussi des députés indépendantistes et progressistes qui utiliseront leur parole pour montrer comment la mauvaise gestion libérale est tributaire de la conception étriquée et subordonnée de la nation québécoise et comment l\u2019indépendance permet de réaliser les aspirations sociales et nationales des Québécois.Il faut battre les libéraux parce qu\u2019ils nous enferment dans le Canada.S\u2019allier au diable pour battre les libéraux ?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET et auteur, entre autres ouvrages, du Comportement électoral des Québécois ; Erin Hurley, dont les travaux sur l\u2019histoire du théâtre au Québec lui ont mérité plusieurs prix ; Michel Biron, grand spécialiste de la littérature québécoise.En ce qui concerne notre propre domaine de recherche, l\u2019histoire, McGill s\u2019est distingué depuis l\u2019époque de la regrettée Louise Dechêne comme un centre majeur de l\u2019histoire du Québec.Maintenant, nous sommes une demi-douzaine de professeurs consacrant une part importante de leur recherche à l\u2019histoire du Québec et de la Nouvelle-France, ainsi qu\u2019une bonne douzaine de doctorants.Malgré l\u2019erreur de jugement de l\u2019un de nos collègues, l\u2019Université McGill a à cœur l\u2019étude de la réalité québécoise, une réalité complexe qui exige des recherches attentionnées et sérieuses.Catherine Desbarats et Allan Greer, Département d\u2019histoire et d\u2019études classiques de l\u2019Université McGill Le 22 mars 2017 De l\u2019éthique des avocats Faisant suite à la lettre de M.Luc Ber- thold à propos d\u2019avocats sans scrupule opérant autour des suites de la tragédie de Lac-Mégantic, je porte à l\u2019attention des lecteurs le Code de déontologie des avocats, lequel régit à son ar ticle 28, al.2, la conduite à adopter par ces derniers face aux personnes vulnérables : «[\u2026] L\u2019avocat obtient le consentement du client au sujet du mandat, en portant une attention et un soin particulier s\u2019il s\u2019agit d\u2019une personne vulnérable notamment en raison [\u2026] de son état psychologique.» L\u2019autorité pouvant sanctionner une éventuelle contravention à cette obligation est le Barreau du Québec, dont le mandat est de protéger le public.Il reste à savoir qui s\u2019en plaindra et, à défaut, si le Barreau se saisira d\u2019of fice d\u2019un tel comportement répréhensible.François Dupin, avocat, Ad.E Montréal, le 21 mars 2017 L\u2019absence d\u2019imputabilité érigée en système LONDRES Terreur en maraude E F GUY TAILLEFER ROBERT DUTRISAC Battre les libéraux est un objectif légitime pour tous les partis d\u2019opposition.Mais encore faut-il préciser pourquoi on veut déloger ce parti du pouvoir. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information 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vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).I l aimait mordre les fesses de ses jeunes skieuses sur les pentes de ski, selon une témoin.L\u2019ancien entraîneur de l\u2019équipe de développement féminine d\u2019Alpine Canada Alpin (ACA), Bertrand Charest, le faisait « pour rire ».Lundi dernier, sa sœur a af firmé qu\u2019il était habituel pour les entraîneurs de « frotter les fesses et les jambes » des skieuses avant une descente pour les réchauf fer.Doit-on comprendre que de telles pratiques, considérées comme inacceptables dans tout autre milieu, étaient la norme dans la culture sportive de haut niveau ?Bernard Charest subit actuellement son procès relativement à cinquante-sept chefs d\u2019agression sexuelle alors qu\u2019il était en position d\u2019autorité.Il a décidé de ne pas témoigner à son procès et le juge doit encore décider s\u2019il est coupable ou non.Douze femmes, dont cer taines étaient mineures au moment des actes allégués, ont décrit en détail les scènes d\u2019humiliation auxquelles leur entraîneur les soumettait, ses chantages émotifs, les contacts sexuels et l\u2019avortement de l\u2019une d\u2019entre elles.Dans la foulée de ce procès, bien des choses paraissent toujours incompréhensibles.Selon une enquête menée par La Presse, au moins deux entraîneurs de l\u2019équipe nationale de ski auraient averti la direction d\u2019ACA, lors du processus d\u2019embauche, des agissements problématiques de Bertrand Charest à l\u2019endroit de jeunes athlètes.Un autre employé en poste au moment de son entrée en fonction le qualifiait de «personne dangereuse ».Ces avertissements auraient dû être pris au sérieux par ACA.Sa célébrité et sa réputation de générateur de médailles et de retombées économiques semblent l\u2019avoir emporté sur toute autre considération.Le directeur des programmes d\u2019ACA de l\u2019époque a expliqué devant les tribunaux avoir dû lui dire de par tir et de ne plus avoir de contacts avec les skieuses lors d\u2019une compétition en France en 1998, plusieurs années après son embauche, et que l\u2019organisme lui a ensuite conseillé d\u2019aller en thérapie.Comme la plupart des entraîneurs dans les organisations sportives, Bertrand Charest détenait un triple pouvoir d\u2019autorité sur ses jeunes skieuses : comme coach, comme adulte travaillant avec des enfants et comme homme côtoyant des filles mineures.Éthiquement, la fonction d\u2019entraîneur devrait toujours être encadrée pour éviter les abus de pouvoir.Cependant, trop peu de fédérations sportives vérifient systématiquement les antécédents judiciaires des entraîneurs.Depuis deux ans seulement, Sports-Québec a instauré un système de vérification.Une telle procédure minimale devrait être obligatoire dès qu\u2019un adulte est en contact répété avec des mineurs.Mais la majorité des organisations sportives ne l\u2019appliquent pas.Plusieurs d\u2019entre elles n\u2019ont ni code d\u2019éthique ni politique contre le harcèlement.Par exemple, comment se fait-il que des entraîneurs voyagent seuls à l\u2019autre bout du monde avec des mineures ?De tels manquements laissent nos jeunes athlètes à la merci de prédateurs auréolés de leur statut de champion.Ces dangers existent bel et bien.Selon une étude de l\u2019Université Laval parue en 2016, 8,8 % des athlètes de 14 à 17 ans ont subi des agressions sexuelles dans un contexte sportif.De tous les sévices sexuels subis par des jeunes de cet âge, 5,3 % sont commis par un entraîneur sportif.La majorité des victimes sont des femmes et cela sur v ient alors qu\u2019elles sont mineures.Quels sont les mécanismes mis en place par les organisations spor tives pour assurer leur sécurité ?Aux Pays-Bas, par exemple, des fédérations sportives ont à la fois adopté des codes d\u2019éthique et mis en place une ligne téléphonique pour venir en aide aux jeunes athlètes qui en ressentent le besoin.Au Québec, quelque 500 000 jeunes sportifs, dont plusieurs mineurs, sont en contact avec 60 000 entraîneurs à l\u2019heure actuelle.Indépendamment de l\u2019issue du procès de Ber trand Charest, le milieu du sport doit se livrer à un sérieux examen de conscience.En outre, l\u2019enjeu des agressions sexuelles dans le milieu sportif est encore trop peu documenté.L\u2019on doit mener davantage de recherches sur le sujet pour changer sa culture et ses pratiques.Inutile de dire que la pratique d\u2019un sport par des jeunes devrait toujours et uniquement être associée à leur développement positif.Mais l\u2019af faire Bertrand Charest nous rappelle que ce monde peut être pour eux potentiellement destructeur.Les agissements déplacés ne sont pas le fait de simples pommes pourries.La cont inu ité de ces scandales est la consé - quence d\u2019un laxisme réglementaire et d\u2019une omertà dans les milieux sportifs.Tant et aussi longtemps que les organisations privilégieront la recherche de leur propre prestige avant le bien-être de leurs athlètes, des jeunes continueront à se fa ire « frotter les fesses et les jambes » sur une pente de ski, dans un gymnase ou dans une chambre d\u2019hôtel.Omertà sportive CATHY WONG A N N E D W A R D S Coordonnatrice du programme de sciences humaines et professeure d\u2019économie au cégep Édouard-Montpetit* Lettre envoyée à la ministre Hélène David e ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur (MEES) travaille à la révision du programme de sciences humaines au collégial.Ce programme est le plus fréquenté du réseau collégial.À titre d\u2019exemple, au cégep Édouard Montpetit, nous accueillons plus de 2000 étudiants en sciences humaines, ce qui représente environ 30 % de notre population étudiante totale.La Direction de l\u2019enseignement collégial public et privé (DECPP) a été mandatée pour mener ce projet à bien.Elle a commandé une étude dont les résultats ont été présentés l\u2019automne dernier dans un document intitulé Le profil attendu par les universités de la part des diplômés du programme d\u2019études préuniversi- taires sciences humaines.Cette étude présente les résultats d\u2019un sondage réalisé auprès des départements de sciences humaines, sociales et d\u2019administration des universités québécoises.Rédigé avec l\u2019objectif «d\u2019établir le profil attendu par les universités de la part des diplômés du programme» (p.4), ce document servira notamment au comité qui sera chargé d\u2019examiner le programme actuel afin de faire des recommandations pour le réviser.Madame la Ministre, nous désirons vous faire part de certaines de nos réserves par rapport à ce document.Mis à part le mépris apparent que cette étude semble démontrer à l\u2019égard de notre travail, nous sommes d\u2019avis qu\u2019elle n\u2019est pas recevable et que la DECPP ne devrait pas en tenir compte dans la présente révision.Une méthodologie insuffisante Nous constatons que le taux de réponse à ce sondage est plutôt faible (34,47 %), ce qui est à notre avis plutôt inquiétant.Il l\u2019est particulièrement pour les trois universités anglophones, où au total cinq répondants ont participé au sondage, ce qui représente un taux de réponse de 8,77 %.De plus, on ignore qui sont les répondants à ce sondage : professeurs, administrateurs, directeurs de département, secrétaires administratifs ?Quelle crédibilité ont les résultats lorsque la participation est sur une base volontaire ?Est-ce que les personnes répondant à ce sondage connaissaient bien le programme de sciences humaines?Étaient-elles au courant des différents profils entre les cégeps ?Hélas, nous n\u2019en avons aucune idée et seul l\u2019auteur semble détenir ces informations pourtant essentielles à l\u2019interprétation des résultats.En plénière lors d\u2019une présentation le 4 novembre 2016 à Saint-Augustin-de-Desmaures devant les coordonnateurs de sciences humaines de la province, celui-ci a explicitement refusé de fournir ces informations en se réfugiant derrière la notion de confidentialité.[\u2026] Le manque de valorisation de la formation en sciences humaines Un autre problème important de l\u2019étude est qu\u2019elle considère comme homogène une population étudiante hétérogène.Pour entrer à l\u2019université en sciences humaines, il n\u2019est pas obligatoire de détenir un DEC en sciences humaines.Étonnamment, 92,86 % des répondants à ce sondage affirment que la personne détentrice d\u2019un DEC d\u2019un autre programme est en mesure de réussir ses études dans un programme universitaire en sciences humaines ou sociales.De plus, seulement 54,93 % des répondants estiment que le DEC en sciences humaines est celui qui prépare le mieux à l\u2019université.Or, une partie des étudiants admis n\u2019aura jamais bénéficié de cette formation, faute d\u2019avoir obtenu un diplôme collégial en sciences humaines ! C\u2019est un problème fondamental.Il aurait fallu à tout le moins que les répondants puissent faire la distinction entre les étudiants qui ont suivi cette formation et les autres.C\u2019est une faute méthodologique de taille.Des attentes imprécises, voire utopiques Un profil d\u2019étudiant est donc attendu, mais qu\u2019en est-il réellement ?Plusieurs éléments du rapport montrent du doigt un problème qui n\u2019a pas de lien direct avec la formation offerte en sciences humaines au cégep.La maîtrise de la langue et de la numératie sont nommées comme les problématiques principales chez les étudiants universitaires.Pourtant, ils ont bien réussi leurs examens de fin de secondaire.Des lacunes sont donc observées, mais est-il réaliste de pointer le réseau collégial comment étant le seul responsable de cette situation ?D\u2019autre part, des savoirs-être tels l\u2019ouverture, la curiosité, l\u2019esprit d\u2019entraide, le respect, l\u2019éthique, l\u2019engagement et la rigueur sont nommés comme étant essentiels à la formation des étudiants en sciences humaines.Nous sommes d\u2019accord, ils sont importants et nous contribuons déjà à leur développement, notamment dans le cours porteur de l\u2019épreuve synthèse en sciences humaines.Mais est-ce la seule responsabilité des cégeps?[\u2026] Une réelle mise en valeur Les problèmes soulevés dans le document sont importants.Nous demandons à la DECPP de le considérer comme nul et de ne pas s\u2019appuyer sur ses résultats dans la présente révision du programme des sciences humaines.Les professeurs de sciences humaines au cé- gep sont bien outillés pour connaître les besoins des étudiants.La plupart d\u2019entre nous détiennent une maîtrise ou un doctorat.Plusieurs font de la recherche.Nous reconnaissons qu\u2019une solide formation en méthodologie est importante pour entreprendre des études universitaires.Mais cette méthodologie doit être particulièrement exemplaire lorsqu\u2019on cherche à réviser un programme d\u2019études à l\u2019échelle provinciale.Il aurait été souhaitable et fondamental que la DECPP nous consulte en amont de ce chantier si important.[\u2026] * Lettre signée par 35 professeurs du cégep Édouard-Montpetit, dont on trouvera la liste sur nos plateformes numériques.ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL La révision du programme de sciences humaines ne doit pas être prise à la légère J O A N B O T E L L A Doyen de la Faculté de sciences politiques et sociales de l\u2019Université autonome de Barcelone n 2016, 400 000 touristes canadiens ont séjourné en Espagne [\u2026] Peut- on croire que ces 400 000 Canadiens aient décidé de visiter une dictature ?Un pays avec une Constitution illégale ?Où les principes démocratiques sont bafoués?Où il n\u2019y a pas une culture démocratique ?Du moins, c\u2019est ce que le professeur Daniel Turp et le chef de l\u2019opposition Jean-François Lisée semblent penser, à en juger par les propos qu\u2019ils ont récemment tenus pendant une visite en Catalogne à l\u2019invitation du gouvernement régional.Et puisque cette opinion peut être partagée par d\u2019autres observateurs québécois, il m\u2019a semblé opportun d\u2019évoquer un certain nombre de faits.Tout d\u2019abord: la Catalogne n\u2019est pas une nation opprimée.La Constitution espagnole de 1978 a été adoptée en Catalogne avec une participation plus importante et avec un nombre de votes favorables au «Oui» plus important que dans le reste du pays.Le Parlement de Catalogne possède sa propre assemblée législative et son propre gouvernement, la langue catalane est la seule langue véhiculaire dans les écoles, le gouvernement catalan détient le pouvoir de réglementer les médias publics et il est le seul responsable des universités, des services de police, des hôpitaux, de la régulation du commerce\u2026 Une question de constitution Certes, le gouvernement régional élu en 2015 envisage la tenue d\u2019un référendum au sujet d\u2019une éventuelle séparation de la Catalogne de l\u2019Espagne, en prenant appui sur les précédents de l\u2019Écosse ou, de manière plus lointaine, du Québec.Mais il y existe sur ce point une différence majeure: la Constitution espagnole établit qu\u2019un référendum ne peut avoir lieu qu\u2019avec l\u2019accord du gouvernement central.Si cet accord n\u2019est pas donné (ce qui est le cas actuellement), le référendum est impossible: pour le gouvernement régional, cela signifie qu\u2019il n\u2019a qu\u2019à présenter à nouveau sa demande de manière plus convaincante, ou encore, qu\u2019il doit attendre qu\u2019un changement politique se produise au niveau national.Cette situation n\u2019est pas sans pré- cédent : en Écosse, il a fallu attendre près 50 ans avant qu\u2019une majorité suffisante favorable à la tenue d\u2019un référendum se constitue et qu\u2019un accord avec Londres puisse être signé.Que la Constitution espagnole rejette l\u2019hypothèse d\u2019une sécession unilatérale n\u2019est pas exceptionnel : les cours constitutionnelles de l\u2019Italie et l\u2019Allemagne viennent de rappeler cette interdiction à propos, respectivement, de la Véné- tie et de la Bavière ; ce que fait également la Constitution française, de manière implicite, en son article 89.Si ces pays, indiscutablement démocratiques, ne reconnaissent pas la possibilité d\u2019une consultation sur la possibilité d\u2019une sécession, c\u2019est pour la simple raison que le droit international ne reconnaît aucun droit général de faire sécession, et que chaque pays reste entièrement libre de ne pas autoriser son propre démembrement.Quoi qu\u2019en pense le professeur Turp, la célèbre résolution de la Cour internationale de justice dans l\u2019Avis consultatif relatif au Kosovo ne dit pas ce qu\u2019il lui fait dire.La Cour internationale de justice n\u2019a jamais dit, comme il le prétend, que tous les peuples, et pas seulement les peuples opprimés ou colonisés, peuvent réclamer le droit de devenir des États souverains et indépendants.La Cour a même pris soin d\u2019éviter de se prononcer sur l\u2019existence d\u2019un quelconque droit général de faire sécession.Elle a en effet précisé qu\u2019elle «n\u2019était pas tenue, par la question qui lui était posée, de prendre parti sur le point de savoir si le droit international conférait au Kosovo un droit positif de déclarer unilatéralement son indépendance, ni, a fortiori, sur le point de savoir si le droit international confère en général à des entités situées à l\u2019intérieur d\u2019un État existant le droit de s\u2019en séparer unilatéralement.» Cette affirmation est on ne peut plus claire.La Cour internationale de justice n\u2019a jamais reconnu un droit général, pour les communautés politiques qui s\u2019au- toqualifient de «peuples», de décider unilatéralement de leur sort.En tout cas, le professeur Turp et M.Lisée visitent assez régulièrement la Catalogne, comme un grand nombre de Canadiens.Ils peuvent donc se porter garants de la qualité de la vie démocratique en Catalogne, du caractère aimable de ses gens et de la qualité de sa cuisine et de son football.[\u2026] CATALOGNE Chaque pays reste libre de ne pas autoriser son propre démembrement E L Il aurait été souhaitable et fondamental que la DECPP nous consulte en amont de ce chantier si important ILLUSTRATION TIFFET L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 4 M A R S 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S genre au Canada et la seule qui offre aux chercheurs des échantillons cérébraux provenant d\u2019individus ayant souffert d\u2019une maladie psychiatrique ou neurologique.Jusqu\u2019à récemment, la banque recueillait tous les cerveaux qui lui étaient légués par des citoyens ayant manifesté leur désir de donner leur cerveau après leur mort.Grâce à ce programme de don universel, «on se retrouvait avec cinq à six cerveaux par semaine et nous n\u2019avions pas la main-d\u2019œu- vre nécessaire pour les préparer adéquatement», fait remarquer le directeur de la banque, Na- guib Mechawar.Pour cette raison, la banque a choisi de concentrer ses ef forts sur les cerveaux de personnes ayant aussi participé à des projets de recherche ou à des études cliniques.« Cela nous permet d\u2019obtenir des cerveaux qui sont encore mieux caractérisés que ceux de personnes ne participant à aucune étude et sur lesquels on détient moins d\u2019informations», affirme M.Mechawar.Deux maladies Ainsi, la banque recueille les cerveaux des personnes ayant participé au Consortium pour l\u2019identification précoce de la maladie d\u2019Alzheimer (CIMA-Q), une étude longitudinale menée par plus de 90 chercheurs et cliniciens québécois qui a pour objectif d\u2019évaluer les effets du vieillissement sur le cerveau et de trouver les facteurs qui contribuent à la maladie d\u2019Alzheimer.Le CIMA-Q recrute continuellement des personnes de 65 ans et plus qui acceptent de subir périodiquement des tests psychologiques, des prises de sang, voire des scanogra- phies pendant le reste de leur vie.« Toutes ces informations cliniques sont très précieuses pour comprendre le vieillissement et le développement de la maladie d\u2019Alzheimer.Le cerveau post-mor- tem de ces personnes va décupler notre compréhension», souligne Naguib Mechawar.Depuis deux ans, la banque de cerveaux entretient également une collaboration avec la clinique qui se spécialise dans le suivi et le traitement d\u2019individus atteints de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi connue sous le nom de maladie de Lou-Gehrig, du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).« En plus des patients qui sont suivis ou qui participent au projet de recherche, on reçoit également le consentement de membres de leur famille qui ne sont pas atteints de la maladie et qui constituent des sujets témoins pour nos études », indique le chercheur qui s\u2019intéresse aux troubles de l\u2019humeur à l\u2019Institut universitaire en santé mentale Douglas.La Banque de cerveaux Douglas \u2014 Bell Canada a par ailleurs maintenu son entente avec le bureau du coroner, ce qui lui permet de recueillir les cerveaux de personnes souffrant de maladies psychiatriques ou neurologiques et de personnes saines qui sont décédées accidentellement.Ces différents partenariats comblent amplement les besoins en cerveaux de la banque qui reçoit de deux à trois cerveaux par semaine.C\u2019est la raison pour laquelle les responsables ont décidé d\u2019abandonner le programme de don universel et qu\u2019ils ont informé par lettre les personnes ayant signifié leur intention de donner leur cerveau à la banque que leur legs ne sera pas honoré.«Notre décision a été motivée par le désir de maximiser la qualité de la recherche pouvant être effectuée avec nos échantillons cérébraux.En s\u2019assurant que chaque don de cerveau soit dorénavant accompagné d\u2019un grand nombre de données scientifiques et cliniques ante-mor- tem, les questions de recherche pouvant être abordées post-mor tem s\u2019élargissent considérablement», explique M.Mechawar.Ce dernier n\u2019attribue pas cette décision à une réduction du financement de la banque.Ces dernières années, celle-ci a bénéficié d\u2019une importante subvention de Bell Canada qui «a notamment permis d\u2019agrandir et de moderniser les infrastructures de la banque».«Le cœur de notre budget provient du Fonds de recherche du Québec \u2014 Santé (FRQS), qui a permis à la banque de se développer et de survivre pendant des décennies.Mais rien ne nous permet de dire que le financement de la plate-forme et de son personnel est assuré pour de bon.On a toujours réussi à trouver le financement nécessaire, mais comme pour les projets de recherche, le financement des plateformes de recherche est un défi perpétuel.Nous travaillons présentement à essayer de sécuriser le financement pour 2018 et les années subséquentes », a-t-il précisé.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CERVEAUX Le cerveau post-mortem de ces personnes va décupler notre compréhension [de la maladie d\u2019Alzheimer] Naguib Mechawar « » problème.Dès 8 heures, Pratt-Lops avait diffusé sur les réseaux sociaux deux vidéos contenant des propos injurieux et menaçants envers la jeune femme.C\u2019est vers 12 h30, en retournant chercher ses effets personnels au logement de son ex-ami, accompagnée d \u2019une seule policière, que Daphné a été surprise et poignardée par Anthony Pratt-Lops, 22 ans.Ce dernier a été formellement accusé de meurtre prémédité jeudi après-midi au Palais de justice de Saint-Hya- cinthe, où il devra comparaître à nouveau le 19 avril prochain.Des ratés sur toute la ligne Pour les organismes d\u2019aide aux femmes violentées, cette affaire, « c\u2019est la chronique d\u2019une mort annoncée».«C\u2019est aberrant ! Il y a des protocoles très stricts pour la récupération des ef fets personnels, il doit toujours y avoir deux policiers.Un pour surveiller le conjoint, et l\u2019autre, la victime», se désespérait jeudi Manon Monastesse, directrice provinciale de la Fédération des maisons d\u2019hébergement pour femmes (FMHF).Les corps policiers disposent d\u2019outils pour évaluer la dangerosité d\u2019un contexte de violence conjugale.Dans ce cas-ci, tous les indices d\u2019une situation explosive semblent avoir été ignorés, déplore-t-elle.Non seulement y avait-il déjà eu une plainte il y a un an par la victime, mais il y avait des signes clairs de harcèlement (l\u2019inculpé avait trafiqué le compte Facebook de la victime et volé son cellulaire) et de violences verbales de la part d\u2019un individu en état de crise (vidéos diffusées).La jeune femme aurait dû être dirigée sans délai vers une ressource pour femmes, affirme Mme Monastesse.« C\u2019était un drapeau rouge ! Pour moi, ça sent la bavure du début à la fin», s\u2019est indignée la directrice du FMHF, qui a rappelé le scénario tragique de la mort de Carmen Jobin, 66 ans, survenue dans les mêmes circonstances en 2009, à Saint-Jean-de-Matha.Laissée quelques minutes sans supervision avec son conjoint par le seul policier venu l\u2019escorter, elle a été poignardée à mort par son conjoint.Ce raté a valu à l\u2019agent une suspension de sept jours.Une formation déficiente?Soulagée que le ministre Martin Coiteux ait confié au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) le mandat de faire la lumière sur ce qu\u2019elle dit être un dérapage, Sylvie Langlais croit qu\u2019il faut aller plus loin.Malgré les règles de pratiques policières et les outils existants, la formation des policiers reste déficiente.Sur un an passé à l\u2019École de police de Nicolet, les futurs agents ne reçoivent que six heures de formation sur l\u2019intervention dans un contexte de violence conjugale.«Des guides existent, mais sont-ils appliqués ?Il y a des lacunes, sur tout dans la formation continue.À Montréal, à Québec et à Longueuil, le SPVM a adopté un outil d\u2019appréciation du risque d\u2019homicide conjugal, dont on voit les effets, mais ailleurs\u2026», soulève Mme Langlais.Pour Myriam Dubé, coauteure de cet outil d\u2019aide aux policiers créé par le Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et sur la violence faites aux femmes (CRI- VIFF), ces pratiques sont loin d\u2019être adoptées par tous les corps policiers.D\u2019ailleurs, elle ne jette pas le blâme sur les seuls policiers, mais estime que c\u2019est tout le système qui fait défaut.«Comment espérer que les policiers soient formés s\u2019il n\u2019y a pas de fonds investis pour cela par la Sécurité publique?Ces facteurs dépassent le seul comportement des policiers.Le problème est structurel.Il me semble qu\u2019il y a assez de violence conjugale au Québec pour justifier qu\u2019on y mette les budgets adéquats », plaide la chercheuse et professeure à l\u2019École de travail social de l\u2019UQAM.À Québec Après avoir mandaté cinq enquêteurs du BEI pour faire la lumière sur cette af faire « d\u2019une tristesse infinie », le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a déclaré jeudi qu\u2019« il était toujours important que les signaux soient pris très au sérieux».La Sûreté du Québec a quant à elle été chargée de mener l\u2019enquête sur ce meurtre.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 POLICE Pierre Moreau.La motion péquiste \u2014 appuyée par tous les députés à l\u2019exception des deux solidaires, qui se sont abstenus \u2014 citait notamment les projets de réseau électrique métropolitain (REM), le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal et le service rapide par bus à Québec (SRB).« Au contraire, l\u2019argent est là pour investir dans les projets de transport collectif », a répliqué le premier ministre Trudeau, de passage à Toronto.«Mais si j\u2019avais dit exactement comment ça va se faire, ils auraient dit : \u201cOh mon Dieu, non, non, non, ce n\u2019est pas à vous de décider ça.C\u2019est à nous de le faire !\u201d Alors, je comprends le jeu qui se joue.Mais nous, on est très, très fiers d\u2019être là pour investir comme partenaire dans les grands projets qui sont prioritaires pour le Québec», a-t-il insisté, arguant qu\u2019il a lui-même parlé de ces trois projets «plusieurs fois ».Trop tôt pour soumissionner Les budgets fédéraux ne confirment jamais le financement de projets précis, mais dévoilent plutôt des investissements généraux en infrastructures ou d\u2019autres domaines.En outre, dans ce cas-ci, le programme à même lequel les projets seraient financés commence à peine.Québec n\u2019a donc pas encore pu soumettre ses demandes, explique-t-on en coulisses, en notant que c\u2019est tout à fait normal.« Ottawa est en attente.C\u2019est illusoire de penser qu\u2019on va annoncer du financement pour le projet le plus important des dernières décennies sans avoir les documents », a-t-on indiqué dans les coulisses fédérales, au sujet du prolongement de la ligne bleue du métro montréalais.Les projets prioritaires de Québec s\u2019inscriraient dans la deuxième phase du programme d\u2019infrastructures, qui prendra son envol plus tard cette année afin de financer de nouvelles infrastructures.Le budget de l\u2019an dernier prévoyait un premier versement de 1,7 milliard en 2017-2018 et la mise à jour économique de l\u2019automne est venue ajouter 300 millions, pour un total d\u2019environ 2 milliards cette année.Couillard s\u2019impatiente Le premier ministre québécois ne s\u2019offusque pas de l\u2019absence de montant prévu précisément pour ces trois projets.Mais sa « grande déception» vient du fait que les libéraux fédéraux se soient abstenus de promettre l\u2019appui financier du gouvernement fédéral.« Ce que je veux entendre, c\u2019est le principe du soutien des trois projets », a argué Philippe Couillard.La réplique de M.Trudeau à ses critiques de la veille n\u2019a visiblement pas dissipé ses craintes, bien au contraire.« Ce que j\u2019ai un peu entendu ce matin \u2014 peut-être que j\u2019ai mal compris \u2014, c\u2019est : \u201cLes trois projets sont bien, mais il faut que le Québec en choisisse un.\u201d Non, non, non.On veut les trois projets », a déclaré le premier ministre québécois.Ottawa suggère au contraire, en coulisses, qu\u2019en faisant financer le REM par la future Banque de l\u2019infrastructure, cela dégagerait le reste des fonds du fédéral pour d\u2019autres projets québécois.Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, compte fournir un «cadre financier très, très explicite pour le REM », dans son budget mardi prochain, comprenant un «montant de nature générale, mais [qui] donne un ordre de grandeur» de la participation financière attendue du fédéral.Car « les échéanciers approchent», notait M.Couillard.Les représentants fédéraux étaient étonnés des sor ties du gouvernement Couillard.En voyant les demandes budgétaires de Québec, qui réclamait des sous pour ses trois projets d\u2019infrastructures en début de semaine, Ottawa aurait appelé pour les avertir de ne pas s\u2019inquiéter du fait qu\u2019il n\u2019y aurait pas de projets précis énumérés dans le budget fédéral.Philippe Couillard semble cependant déterminé à mener sa bataille.« L\u2019histoire n\u2019est pas terminée », a-t-il averti en invitant les élus québécois à Ottawa à faire écho aux « priorités du Québec» dans leur caucus.Le chef péquiste, Jean-François Lisée, estime de son côté que le budget témoigne de « l\u2019injustice systémique fédérale envers le Québec».« Les projets ne sont pas nommés spécifiquement dans le budget, a consenti la ministre du Développement international, Marie-Claude Bi- beau, à Ottawa.C\u2019est normal.Ils ne sont pas nommés pour les autres provinces non plus.» Déficit et autres critiques Aux Communes, les néodémocrates ont critiqué le peu d \u2019investissements dans la lutte contre les changements climatiques et le retrait du crédit d\u2019impôt pour les usagers du transport en commun.« Ce crédit était complexe, il n\u2019y avait pas énormément de gens qui en profitaient», a fait valoir M.Trudeau en ajoutant que l\u2019argent serait «mieux dépensé» en investissant pour construire de nouvelles infrastructures de transports en commun.Les conservateurs ont à nouveau déploré que le retour à l\u2019équilibre budgétaire ne soit plus daté.M.Trudeau a réitéré que son gouvernement continuerait de réduire le ratio de la dette par rapport au PIB.Quant aux choix politiques de son second budget, «le monde et le milieu du travail changent», a-t-il martelé.«Et ce budget vise à s\u2019assurer que les Canadiens peuvent prospérer au sein de ces nouvelles économies qui s\u2019en viennent.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TRUDEAU CHRIS YOUNG LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est allé dans la région de Toronto, jeudi, afin d\u2019y défendre le deuxième budget de son gouvernement.Il a réagi aux propos de son vis-à-vis québécois, Philippe Couillard (ci-dessous), qui disait sa déception devant le silence d\u2019Ottawa sur les projets du Québec en matière de transport en commun.Ottawa \u2014 Le service de co- voiturage Uber accuse Ottawa de taxer « l\u2019innovation» en élargissant à ses voitures la TPS déjà imposée aux taxis.«À une époque où les Canadiens passent beaucoup trop de temps dans les bouchons de circulation \u2014 et que les gens devraient être encouragés à laisser leur voiture à la maison, prendre le transport en commun, et faire du covoiturage \u2014 nous devrions encourager des politiques qui rendent le transport durable plus abordable, et non plus dispendieux», a fait valoir Ian Black, gestionnaire d\u2019Uber Canada, au lendemain du dépôt du budget fédéral qui annonçait que l\u2019entreprise serait assujettie comme les taxis à la taxe sur les produits et services.Tendant la main aux chauffeurs de taxis afin qu\u2019ils fassent front commun contre le fédéral dans ce dossier, Ian Black appelle Ottawa à reculer pour offrir plutôt aux Uber et aux taxis la même exemption de TPS à laquelle ont droit les propriétaires de petites entreprises enregistrant des revenus annuels de moins de 30 000 $.TPS : Uber veut s\u2019allier aux taxis contre Ottawa La violence conjugale en chiffres 18 746 infractions liées à la violence conjugale rapportées par les corps de police au Québec 78,5% des victimes sont des femmes (14 716 femmes victimes comparativement à 4030 hommes) 11 homicides commis, tous contre des femmes 30 victimes de tentative de meurtre, dont 80 % étaient des femmes 21,5% des victimes sont âgées de 18 à24 ans et 30,4 %, de 30 à 39 ans 80,5% des auteurs présumés étaient de sexe masculin 47,1% des auteurs présumés étaient les conjoints ou conjointes des victimes, 33,9 % étaient des ex-conjoints ou ex-conjointes et 19 % étaient des amis ou amies intimes Ministère de la Sécurité publique, Statistiques 2014 CLÉMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE "]
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