Le devoir, 2 septembre 2017, Cahier D
[" H É L È N E C L É M E N T à Morne-Rouge L es habitués de l\u2019île connaissent l\u2019eau Chanflor, extraite de la source du mont Béni, au pied du morne Lacroix, et mise en bouteille dans le quartier Champflore, au Morne- Rouge.Mais peu sont au fait de l\u2019histoire des Acadiens qui, à l\u2019instar des Allemands et des Alsaciens rescapés de la colonisation de Kourou, en Guyane, y migrèrent à la suite de leur déportation massive par les Britanniques entre 1755 et 1763.Bref instantané de cette tragique histoire.Les Acadiens passent sous domination britannique en 1713.Mais pas question pour cette colonie française de prêter allégeance à la Couronne.Ce serait soutenir la Grande-Bretagne.Qu\u2019ad- viendrait-il en cas de conflit contre la France ?Surviendra alors le Grand Dérangement, période sombre qui se situe dans le contexte de la guerre de la Conquête au Canada et de la guerre de Sept Ans en Europe.Les terres des Acadiens sont brûlées, ceux-ci sont capturés, puis mis au ban sur des bateaux surchargés.Certains parviennent à s\u2019enfuir, d\u2019autres sont déportés à Québec, en Louisiane et dans diverses localités françaises, dont en Martinique, dans les Antilles.Les premières familles débarquent au Carbet en 1756, rejointes jusqu\u2019en 1764 par d\u2019autres groupes.En 1766, on évaluait à quelque 399 le nombre d\u2019Acadiens sur l\u2019île, dont la plupart s\u2019établirent à Champflore, dans l\u2019actuelle Morne-Rouge, érigée en commune en 1889.Et si le soleil, les cocotiers, les plages de sable blanc et les eaux turquoise de la Martinique attirent aujourd\u2019hui des milliers de touristes, la destination était loin d\u2019en être une de rêve pour les exilés acadiens.Accablés par le climat chaud, les ouragans, les maladies tropicales, l\u2019isolement\u2026 la plupart décidèrent de migrer vers d\u2019autres terres.Du passage de cette colonie ne restent donc que quelques traces archéologiques, notamment à Champflore, où l\u2019an dernier a été dressée, en leur mémoire, une stèle.Un parcours pédestre de cinq kilomètres sur leurs traces et sur celles des Alsaciens et des Allemands se dessine actuellement dans la commune et devrait voir le jour d\u2019ici 2018.Une petite Cadie Jadis le quartier dit des « étages de Saint-Pierre », Champflore est situé à l\u2019orée du domaine d\u2019Émeraude, un superbe site d\u2019exploration et de la nature géré par le parc naturel régional de la Martinique (PNMR).C\u2019est sur les terres de ce site de 25 hectares, à une dizaine de kilomètres de Saint-Pierre, qu\u2019a abouti un groupe d\u2019Acadiens en 1765.«C\u2019est en regardant une carte de l\u2019île, datée de 1770, que j\u2019ai découvert que le domaine d\u2019Émeraude occupe une partie de l\u2019ancienne colonie alsacienne, explique le professeur martiniquais Vincent Huyghues-Belrose, historien au PNRM.Et sur cette carte ancienne se trouvait cette surprenante mention : \u201cÉtablissement des Acadiens 1765\u201d.» Poussé par la curiosité, et épaulé par le Partir Le tourisme hors saison?À oublier! Page D 3 Saveurs Comment identi?er les végétaux comestibles?Page D 5 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 E T D I M A N C H E 3 S E P T E M B R E 2 0 1 7 PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT Vue de la montagne Pelée depuis Saint-Pierre.Dif ficile de dire si les déportés acadiens ont été aussi émerveillés à leur arrivée que le sont aujourd'hui les touristes.Misant sur ses attraits «hors des sentiers battus» et la popularité du tourisme d\u2019histoire et de généalogie, le parc naturel régional de la Martinique travaille à l\u2019élaboration d\u2019un circuit guidé intitulé «Sur les traces des Acadiens».L\u2019itinéraire débutera à Saint-Pierre et au Carbet et se terminera à Champflore \u2014 lieu où vécurent des Acadiens entre 1765 et 1774, dans la commune du Morne-Rouge.Les Acadiens de l\u2019île aux fleurs VOIR PAGE D 4 : ACADIENS Le tour du cratère de la montagne Pelée, une randonnée que l\u2019on entame dans la commune de Morne-Rouge, à 1397 mètres d\u2019altitude, réserve des panoramas grandioses.TOURISME MAR TINIQUE Explorer une page d\u2019histoire peu connue de la Caraïbe, sur les contreforts de la montagne Pelée L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 E T D I M A N C H E 3 S E P T E M B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 POUR ANNONCER DANS CETTE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC EVELYNE DE VARENNES AU 514 985-3454 OU edevarennes@ledevoir.com * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles ou plus, petits déjeuners, guides accompagnateurs francophones.beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 Sortez de l'ordinaire ET LAISSEZ-VOUS SURPRENDRE! Consultez notre site Internet ou appelez-nous pour connaître toutes les dates de départ ainsi que nos autres destinations nord-américaines.vous amène ailleurs.AGENCE DE VOYAGES FÊTE DU TRAVAIL ET DE L'ACTION DE GRÂCE Les sièges partent vite! RÉSERVEZ TÔT 1er et 2 septembre 6 et 7 octobre 1er septembre 6 et 7 octobre NEW YORK BOSTON Fête du Travail, départs Action de Grâce, départs à partir de 225 $* à partir de 265 $* n s e o Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com DÉJ A 23 ANS ! P e r m i s d u Q u é b e c Découverte du Patrimoine Culturel du Mexique Départ 22 février au 18 mars 2018 \u2013 25 jrs Villes Coloniales, Guanajuato, Puebla, Jalisco, Michoacán, Oaxaca, Chiapas, Yucatan & Campeche, Quintana Roo & Riviera Maya.Inclus : 62 repas, Hôtels 4*, toutes les entrées et visites inclues.Accompagnée par Mme Stéphanie \u2013 Anne Ruatta.Les Trésors de Jordanie et d\u2019Israël \u2013 18 jrs Départ 12 au 29 mars 2018 Petit Groupe Amman 5 nts, Châteaux des déserts, Jérusalem 2 nts, Bethleem, Jéricho, Jérash, Petra 2 nts, Aqaba 3 nts, Mer Morte 2 nts.Inclus : 4* sup, 38 repas.Toutes les entrées incluses.Les sites majeurs du Japon Impérial \u2013 22 jrs Départ 26 mars au 16 avril Saison des Cerisiers ! Tokyo 5 nts, Nikko, Hakone, Suwa , Matsumoro, Takayama 2 nts, Hida Furukawa, Shirakawago, Kyoto 5 nts, Nara, Koyasan, Himeji, Hiroshima 2 nts, Miyajima, Kurashiki, Osaka 2 nts.Accompagné par notre spécialiste de l\u2019Asie.Les merveilles du Pérou \u2013 19 jrs Départ 9 avril au 27 avril 2018 Petit Groupe Lima 3 nts, Arequipa 2 nts, Puno 2 nts, Cusco 3 nts, Ollantaytambo 2 nts, Machu Picchu 1 nt, Accompagné par notre spécialiste de l\u2019Amérique du sud.L\u2019INDE DES GRANDS EMPIRES \u2013 29 JRS GARANTIS ! (4 PLACES) Départ 2 au 30 novembre 2017.Le voyage le plus complet du Nord au Sud ! Voyage tout en français ! Petit groupe de 16 personnes maximum (4 places).Autres départs : 13 février & 9 mars 2018.LA MAGNIFIQUE ÉGYPTE PHARAONIQUE \u2013 18 JRS GARANTIS ! (2 PLACES) Départ 11 au 28 novemvre 2017.Petit groupe de 16 personnes.Tous les repas, toutes les entrées, visites, hôtels 5*, bateau Lac Nasser Bateau privé sur le Nil pour notre clientèle V.S.B.Guidée par une Égyptologue.Autres départs : 10 février & 6 mars 2018.Super Promotion Saison Voyages 2018 Réservez entre le 25 août et le 10 octobre 2017 et obtenez plus \u2026 Expérience d'immersion interculturelle Dharamsala (Inde), Madagascar, Pérou, Sénégal et Vietnam.Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 195 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca Voyages d\u2019une Vie 2055, rue Peel, suite 525 Montréal (QC) H3A 1V4 Tél.: 514-844-0840 ou 1-866-713-4439 détenteur d\u2019un permis du Québec info@legroupevip.com | www.legroupevip.com Prix en vigueur jusqu\u2019au 15 septembre 2017 TARIF DE LA CROISIÈRE 2 pour 1 comprend : Vol* et Internet illimité plus une prime gratuite au choix : Excursions terrestres Forfait breuvages Crédit à bord *Vol offert au départ de Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver Enchantement Éternel \u2013 18 jrs LIMA-PAPEETE 8 649 $* *par pers.(cabine avec balcon) 16 janvier 2018 NAVIRE MARINA Pure Polynésie \u2013 12 jrs PAPEETE-PAPEETE 7 899 $* *par pers.(cabine avec balcon) 13 février et 7 mars 2018 NAVIRE MARINA DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 2017 2105, ch.Ste-Foy, Québec voyages-lambert.com À MONTRÉAL LIEU : AUBERGE UNIVERSEL - 5000, RUE SHERBROOKE EST ENTRÉE LIBRE PRÉSENTATIONS DE NOS CIRCUITS LE CAUCASE AZERBAÏDJAN, GÉORGIE & ARMÉNIE Du 26 mai au 15 juin 2018 LA FRANCE DU SUD-OUEST Du 28 avril au 15 mai 2018 RUSSIE, CAPITALES IMPÉRIALES & CITÉS PRINCIÈRES ST-PÉTERSBOURG, KAZAN, NIJNI-NOVGOROD, ANNEAU D\u2019OR ET MOSCOU Du 5 au 22 mai 2018 L\u2019EMPIRE AUSTRO-HONGROIS HONGRIE - POLOGNE - RÉPUBLIQUE TCHÈQUE - AUTRICHE Du 26 mai au 14 juin 2018 PÉROU & BOLIVIE DUO MYTHIQUE AU COEUR DE LA CULTURE ANDINE Du 6 au 25 avril 2018 11h00 11h00 12h45 12h45 14h15 TOUS LES DÉTAILS ET VIDÉO DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 29 nov.au 17 décembre 2017 PLACES LIMITÉES, HÂTEZ-VOUS ! Vivez une croisière inoubliable de 12 jours et par la suite, 4 jours mémorables à Moorea en bungalow sur pilotis.POLYNÉSIE et ÎLES COOK à bord du navire Paul Gauguin Petit groupe exclusif accompag né par Louise Drouin 22, de l\u2019Église, Rivière-au-Tonnerre QC G0G 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS : info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca D é t e n t e u r d \u2019 u n p e r m i s d u Q u é b e c P h o t o : F a n n y Q u e s s y Anticosti on t\u2019aime ! INDE DÉPARTS DE GROUPES 2018 Courriel : angie@legroupevip.com Tél.: 514.844.3616 ou 1 877.887.7843 sans frais Adresse : 2055 rue Peel, Suite 525, Montréal (QC).LEGROUPEVIP.COM permis du Québec Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip LES PLUS DU GROUPE VIP : Accompagnateur de Montréal, Petit groupe, maximum 17 personnes, Guide accompagnateur francophone Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines, Tous les repas inclus, Hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* Sud de l\u2019Inde Enchanteur Du 16 janvier au 31 janvier 2018 RÉSERVEZ-TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 3 899$* par personne en occupation double Réservation avant le 30 septembre 2017 *Tarifs paiement par chèque Merveilles de l\u2019Inde du Nord & du Rajasthan Du 30 janvier au 20 février 2018 RÉSERVEZ-TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 4 599$* par personne en occupation double Réservation avant le 30 septembre 2017 *Tarifs paiement par chèque J O R D A N E B E R T R A N D au Temple-sur-Lot I l y a tout juste 90 ans, l\u2019exposition Les nymphéas du peintre Claude Monet était inaugurée à Paris.Son inspiration ?Des nénuphars colorés, conçus dans une pépinière du sud-ouest de la France, qui, un siècle et demi plus tard, en cultive toujours par centaines.Paris, Exposition universelle de 1889 : tous les yeux sont rivés vers une étonnante tour de fer, érigée par un certain Gustave Eiffel.Claude Monet, fou de fleurs, scrute, lui, les bassins du Trocadéro.Des fleurs totalement atypiques attirent son attention : des nénuphars (autre nom des nymphéas) jaunes, roses, rouges\u2026 « On a oublié que jusqu\u2019à la fin du XIXe siècle, les seuls nénuphars indigènes en Europe, les Nymphaea alba, étaient blancs.Ce n\u2019est que par l\u2019hybridation avec des espèces tropicales, réalisée ici pour la première fois, à la pépinière Latour-Marliac, que des nénuphars colorés résistant au climat européen ont fait leur apparition », explique Rober t Sheldon, Franco-Américain de 41 ans, propriétaire de cette pépinière située dans le village du Temple-sur-Lot, dans le département du Lot- et-Garonne.C\u2019est au fondateur des lieux, Joseph Bor y Latour-Marliac (1830-1911), rejeton d\u2019une famille aisée du cru et horticulteur passionné, que l\u2019on doit cette découverte.Après une dizaine d\u2019années de tentatives de croisement entre nénuphars rustiques blancs et nénuphars tropicaux achetés auprès de collectionneurs, il réalise enfin son rêve.« Entre 1870 et 1880, il crée 19 variétés.Elles sont toutes présentées à l\u2019Exposition universelle de 1889, où Latour- Marliac reçoit le premier prix dans sa catégorie », raconte Robert Sheldon.«On suppose que c\u2019est comme cela que Monet a découvert les nénuphars colorés, ajoute-t-il.Il n\u2019a pas encore son jardin d\u2019eau à Giverny [en Normandie].Dès qu\u2019il le construit, il passe commande à Latour-Marliac.Nous disposons dans les archives de la pépinière des factures adressées à Claude Monet.» À l\u2019époque, le peintre est « un des premiers » à posséder un jardin d\u2019eau : « Il avait un paysage exclusif, alors que les gens pensent que les nénuphars colorés ont toujours existé\u2026 » rappelle Robert Sheldon.On connaît la suite : pendant plus de 30 ans, le maître impressionniste y puise son inspiration, jusqu\u2019à sa mor t en 1926.Et donne naissance à la série des célébrissimes « Nymphéas », soit près de 300 tableaux, dont les fa - meux panneaux exposés au musée de l\u2019Orangerie, à Paris, dès 1927.Bagage français « Il y a le pinceau qui a servi à Joseph Bor y Latour- Marliac pour faire ses hybridations, et il y a le pinceau qui a servi à Claude Monet pour reproduire leur nouveauté sur la toile », résume le propriétaire.Qui se souvient que son premier nénuphar, acheté aux États-Unis, avait lui-même pour nom Marlia- cea rosea, par référence à La- tour-Marliac\u2026 « Partout dans le monde, de très nombreux nénuphars por tent des noms français », rappelle-t-il.Rober t Sheldon, qui vient d\u2019obtenir la nationalité française, aimerait d\u2019ailleurs que ses nouveaux compatriotes prennent conscience que ce patrimoine botanique exceptionnel est né chez eux, dans cette pépinière où cer tains bassins datant des années 1870 composent toujours de sublimes tableaux végétaux.Installé en France depuis 15 ans, ce professeur de marketing passionné par les plantes aquatiques depuis l\u2019adolescence a acheté la pépinière il y a dix ans à un couple britannique, qui l\u2019avait acquis auprès des Latour-Mar- liac en 1991.Chaque année, plus de 15 000 visiteurs se promènent sur les deux hectares de ce site qui, avec plus de 300 variétés de nénuphars, détient le titre de « collection nationale » attribué par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS), association de défense du patrimoine végétal.À terme, Robert Sheldon a un objectif : « Plutôt que de reprendre l\u2019hybridation nous- mêmes, nous souhaiterions obtenir des variétés, les cultiver et verser des redevances à leurs créateurs», explique-t-il.Avant de rappeler que si Joseph Bor y Latour-Marliac a fait « traverser les frontières à ses nénuphars » dans le monde entier, depuis son petit village, « il n\u2019a jamais touché lui-même de redevances\u2026» Agence France-Presse Les nénuphars, patrimoine botanique français Il y a 90 ans, Claude Monet montrait au monde ses Nymphéas NICOLAS TUCAT AGENCE FRANCE-PRESSE Avant le XXe siècle, les nénuphars étaient blancs.C\u2019est l\u2019hybridation réalisée en France qui a permis de développer d\u2019autres variétés, explique Robert Sheldon, propriétaire de pépinière. D E L P H I N E T H O U V E N O T S I P P A C H A I K U N N U W O N G à Bangkok En Thaïlande, les insectes sont un «plat du pauvre», consommé dans les campagnes.Mais ils commencent à faire leur chemin sur les tables des élites de la capitale, soucieuses de suivre cette tendance mondiale de la gastronomie.«Je viens de manger des noix de Saint-Jacques surmontées de vers de bambou et un filet de poisson avec une sauce aux œufs de fourmi.C\u2019était délicieux», témoigne Ratta Bussakornnun, 27 ans, qui travaille dans le secteur des cosmétiques.Cette Bangkokienne de naissance est arrivée un peu par hasard dans le restaurant Insects in the Backyard (« Des insectes dans l\u2019arrière-cour »), qui vient d\u2019ouvrir à Chang Chui, une friche artistique de Bangkok où se pressent les hipsters de la capitale, entre boutiques de vinyles et de créateurs de mode locaux.Contrairement à de nombreux Bangkokiens des classes aisées, Ratta ne snobe pas les vendeurs ambulants d\u2019insectes, dont les clients habituels sont plutôt, sur les marchés de la ville, les travailleurs venus de régions rurales du pays, notamment du nord et du nord-est, nostalgiques des vers et criquets frits de leur enfance.« La nourriture est bien présentée, cela donne une impression de sophistication », loin des étals d\u2019insectes sur le marché où les insectes grillés sont servis à la pelle, comme des cacahuètes ou des bonbons en vrac, analyse-t-elle.Le chef d\u2019Insects in the Backyard, Thitiwat Tantra- garn, qui a travaillé aux États- Unis, a élaboré son menu en mélangeant recettes locales, comme la sauce aux œufs de fourmi, et influences occidentales, comme les raviolis à la chair de punaise d\u2019eau géante.Fusion « La punaise d\u2019eau géante a un goût de crabe, d\u2019où mon idée de la préparer en raviolis, avec une sauce au safran » , ex- plique-t-il, dans le jardin du restaurant, décoré de plantes carnivores.Avec comme leitmotiv de « créer une harmonie» entre le goût de l\u2019insecte et les autres ingrédients.Paradoxalement, alors que la Thaïlande produit chaque année des tonnes de criquets destinés à être mangés en collations par ses citoyens, la gastronomie thaïlandaise utilise assez peu les insectes, bien moins que le Cambodge voisin.Quand ils ne sont pas mangés tels quels, juste grillés, les insectes apparaissent parfois dans la confection de sauces, comme de la pâte de piment au criquet.Mais l\u2019engouement des chefs en Occident pour les insectes, avec livres de cuisine spécialisés et chefs réputés convertis, n\u2019a pas atteint les cuisines thaïlandaises.« Mon but, c\u2019est de changer l\u2019attitude des clients, de leur montrer que les insectes sont délicieux, et que combinés à d\u2019autres aliments, ce n\u2019est pas dégoûtant », explique Thitiwat, qui peine pour l\u2019heure à remplir sa salle de restaurant.Car si les nutritionnistes s\u2019accordent pour souligner l\u2019intérêt des insectes, certains rêvant d\u2019y voir une source de protéine alter native à la viande qui serait moins nocive pour l\u2019environnement, le principal défi, en Occident comme à Bangkok, est de faire oublier leurs préjugés aux consommateurs.En Thaïlande s\u2019ajoute une dif ficulté supplémentaire : dans ce pays très clivé entre riches et pauvres, ruraux et pauvres, « manger des insectes, cela a une connotation sociale » de « plat du pauvre », expl ique Massimo Rever- beri, Italien produisant des pâtes à base de farine de criquet en Thaïlande, destinées à l\u2019exportation.Pas facile donc pour Insects in the Backyard de trouver son public à Bangkok, même si certains restaurants incorporent déjà des insectes à leur carte, dont les pâtes de Mas- simo Reverberi.Pour Regan Suzuki Pairoj- mahakij, une Canadienne à l \u2019origine de Insects in the Backyard avec des par te- naires thaïlandais, ce n\u2019est pas l\u2019argument nutritionnel ou environnemental qui fera changer les mentalités, mais le fait que des chefs se mettent à « créer de la haute cuisine » à base d\u2019insectes.Ania Bialek, professeure d\u2019anglais de 30 ans habitant à Bangkok, a voulu «tester la version classe» des insectes qu\u2019elle avait déjà goûtés, comme de nombreux touristes, dans le quartier des routards de Bangkok, Khaosarn road, où les vendeurs ambulants d\u2019insectes s\u2019aventurent.Elle se dit particulièrement séduite par le tiramisu aux vers à soie du chef Thitiwat, qui «ajoutent du croquant» à la crème.«Mais je ne cuisinerais pas moi-même des insectes », dit-elle, sceptique quant à leur généralisation dans l\u2019alimentation mondiale.Pour tant, le phénomène émerge, notamment en Europe et aux États-Unis, avec des start-ups commercialisant chips, suppléments alimentaires et même hamburgers aux insectes, comme en Suisse, dans les supermarchés Coop depuis fin août.Agence France-Presse Gastronomie thaïlandaise : apprivoiser peu à peu les insectes Malgré l\u2019engouement mondial, les Bangkokais hésitent à consommer les « plats du pauvre » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 E T D I M A N C H E 3 S E P T E M B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 La flambée des couleurs d\u2019automne à Magog-Orford, Noël à Saint-Pétersbourg, janvier dans une forêt du Michoacán, où il «neige» des papillons monarques, la fête des vendanges à Mendoza en mars, New York à Pâques, la Promenade du philosophe à Kyoto, au temps des cerisiers en fleurs, Cannes pendant son festival\u2026 PARTIR Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES L e maïs d\u2019ici, je le déguste lorsqu\u2019il est à son sommet, fin août, début septembre.Eh bien, c\u2019est pareil pour les destinations : je veux y être lorsqu\u2019elles se présentent sous leur meilleur jour.Pas vous?Difficile d\u2019être contre l\u2019idée de voyager hors saison.Après tout, c\u2019est un bon plan qui ne comporte que des avantages, non?Il y a moins de monde sur les routes, moins de touristes sur les sites, il fait \u2014 peut-être \u2014 encore beau et puis, les tarifs hôteliers sont moins élevés, chose appréciable.Mais en ce qui me concerne, le «bon plan» mérite quelques nuances.À quelle période fait- on référence exactement ?Parle-t-on des quelques semaines qui suivent la haute saison, soit l\u2019arrière-saison ?Des quelques semaines qui la précèdent?Ou de la période hors saison proprement dite et\u2026 proprement morte et morne?L\u2019arrière-saison et le hors saison urbains, balnéaires et de villégiature évoquent aussi des réalités tout à fait dif fé- rentes.Un hôtel-spa nordique dans Lanaudière fin octobre ?J\u2019arrive, car j\u2019en ai plus pour mon argent, le for fait de séjour étant souvent bien plus généreux qu\u2019en décembre.Et si le temps est pourri, peu importe, car je ne visiterai après tout que des baignoires à remous.Venise tout juste après le carnaval ?J\u2019accours ! Les fêtards sont partis et le ciel est bleu Canaletto.Calvi en septembre ?Oubliez-moi ! En Corse, dès la fête du Travail, la qualité de la lumière n\u2019est déjà plus ce qu\u2019elle était à peine la semaine d\u2019avant, le vent s\u2019est levé, le fond de l\u2019air est frisquet et les transats, empilés en bordure de la plage, me narguent.Et c\u2019est sans compter les rues désertées et les cafés fermés des hameaux de la Ba- lagne.Bonjour l\u2019ambiance, même avec son amoureux\u2026 Comme l\u2019amie Carole, j\u2019aime toutefois Paris en novembre : j\u2019infiltre la vie parisienne sur fond de fébrilité des fêtes de fin d\u2019année et de cafés aux vitrines embuées.La flambée des couleurs d\u2019automne à Magog-Or- ford, Noël à Saint-Pétersbourg, janvier dans une forêt du Mi- choacán, où il «neige» des papillons monarques, la fête des vendanges à Mendoza en mars, New York à Pâques, la Promenade du philosophe à Kyoto, au temps des cerisiers en fleurs, Cannes pendant son festival, Montréal pendant les siens : c\u2019est exaltant ! Ces destinations vibrent alors de vie et d\u2019animation ! On se mêle aux gens du cru en liesse, comme disait l\u2019autre.Voyager au Mexique pendant El Día de los Muertos, qui dure en fait trois jours à compter du 31 octobre, c\u2019est participer à l\u2019une des fiestas les plus vivantes du pays et se familiariser avec une tradition qui remonte aux Aztèques, qui permet de mieux saisir l \u2019âme mexicaine.Mañana, mañana, la muerte ! Séjourner à Mumbai ces jours-ci, pendant la fête de Ganesh, le dieu éléphant, c\u2019est être plongé dans une ferveur religieuse qui vire vite fait au par ty de rue avec ses processions et ses délicieux bhel puri préparés sous nos yeux.Ah, c\u2019est clair, votre chambre d\u2019hôtel vous coûtera plus cher qu\u2019en juin, pendant la mousson, mais au fait, que voulez-vous acheter : un bas tarif ou une expérience de voyage signifiante ?L\u2019envers de l\u2019été L\u2019industrie du tourisme vit mal les flux saisonniers, et pour cause.Ceux-ci ont un impact économique important et engendrent des problèmes de taille.Par exemple, dans des destinations qui ne s\u2019animent qu\u2019en saison, comment maintenir une qualité de service \u2014 le nerf de la guerre du secteur de l\u2019hôtellerie \u2014 dans un contexte d\u2019irrégularité d\u2019emploi ?Depuis quelques années au Québec, le ministère du Tourisme a pour stratégie d\u2019accompagner le développement d\u2019un tourisme hivernal afin de contrer les effets de la saison- nalité.Comme le rappelait Claudine Barry, de la Chaire de tourisme Transat, dans un article diffusé récemment sur le site Réseau veille tourisme, en 2014 (dernières données disponibles), 35 % des visites chez nous ont eu lieu, sans surprise, en juillet, en août et en septembre.L\u2019analyste faisait toutefois remarquer qu\u2019entre 2000 et 2014, « la part des visites concentrées au troisième trimestre a baissé de six points de pourcentage au bénéfice des premier et quatrième trimestres», soit à l\u2019automne et à l\u2019hiver.Bonne nouvelle pour les acteurs du secteur ! En tant que touriste, je n\u2019en continue pas moins de chercher les avantages du tourisme hors saison dans des destinations qui ne créent aucune plus-value pour compenser un temps de canard, ou encore le sentiment tristounet qui vient avec la réalisation que ça-doit-être-tellement-for- midable-en-juillet.Claudine Barr y, elle, a trouvé un bienfait pour la destination en elle-même.Le ralentissement post-haute saison procure, dit-elle, « un moment de récupération pour la communauté et les travailleurs, mais aussi pour la nature et les sites touristiques ».Je suis bien d\u2019accord.Nature et sites ont par fois besoin de vacances, eux aussi.Hors saison ?Pas question ! CAROLYNE PARENT Un temps automnal plus que tonique à l\u2019Espiguette, une plage du Gard, dans le sud de la France, qui est tellement plus invitante en\u2026 juillet ! PHOTOS LILLIAN SUWANRUMPHA AGENCE FRANCE-PRESSE Dans la cuisine d\u2019Insects in the Backyard, le restaurant qu\u2019il a fondé, le chef Thitiwat Tantragarn prépare une de ses spécialités.CAROLYNE PARENT Le restaurant sert aussi des cocktails agrémentés de fourmis. PNRM, l\u2019historien passionné entame des recherches laborieuses pour retrouver la trace de ces Acadiens.Après plus de deux ans de recherches, le parc met au point, entre les murs du domaine d\u2019Émeraude, une petite exposition qui présente au public ce que l\u2019on sait du destin tragique de ces immigrants.Des découver tes qui ont amené Vincent Huyghues-Bel- rose à rencontrer, en 2015, André-Carl Vachon, auteur des ouvrages Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec : 1755-1775 , et Les Acadiens déportés qui acceptèrent l\u2019of fre de Murray.De cette rencontre naît un an plus tard Une petite Cadie en Martinique, écrit par André- Carl Vachon, et préfacé par Vincent Huyghues-Belrose.L\u2019ouvrage bien documenté, dont le lancement a eu lieu en février dernier sur le site même où vécurent quelque 200 Acadiens, retrace l\u2019histoire de leur odyssée jusqu\u2019ici après le traité de Paris.« Je suis moi-même descendant de ces Acadiens qui ont vécu en Martinique avant de migrer au Québec en 1772, explique André-Carl Vachon.J\u2019ai écrit ce livre afin de commémorer cette page de l\u2019histoire de la diaspora acadienne, mais aussi pour rendre hommage à mes ancêtres qui demeuraient à la Prée-Ronde de Port-Royal en Acadie.» Peu de traces Qui peut imaginer en traversant cette commune de quelque 5000 âmes, située dans le nord de la Martinique, à 450m d\u2019altitude \u2014 mieux connu comme point de départ d\u2019une randonnée au sommet de la Pelée \u2014, qu\u2019une centaine d\u2019Acadiens s\u2019installèrent ici, en pleine forêt tropicale humide, pour tenter de refaire leur vie sous le soleil de la Martinique?Un soleil qui joue à la cachette sur ce sol où réside le fameux site, au cœur des massifs de la Pelée et des pitons du Carbet, dans la commune la plus fraîche, la plus haute, la plus arrosée de l\u2019île.Il pleut ici presque cinq fois plus que sur les côtes.Des conditions climatiques qui ont sûrement rendu la vie des premiers habitants dif fi- cile, mais aussi, à une époque moins lointaine, fait le bonheur des gens aisés qui venaient y construire leur résidence secondaire pour profiter de l\u2019air frais de la commune.Du moins jusqu\u2019à l\u2019explosion de la montagne Pelée, le 8 mai 1902, qui a rayé Saint- Pierre et ses 30 000 habitants de la carte.Et qui, trois mois plus tard, lors d\u2019un autre soubresaut de la montagne, a tué 1500 âmes à Morne-Rouge et laissé le village en ruines.Révolte des esclaves, ouragans, tremblements de terre, volcan\u2026 Bien des archives ont été réduites en cendres, rendant le travail de recherche laborieux pour les historiens.Bien des questions Qu\u2019espéraient les administrateurs français en installant ici les Acadiens ?« Qu\u2019ils deviennent des défricheurs, des éleveurs et des agriculteurs, raconte André-Carl Vachon.Ce qui était très peu réaliste.Les Acadiens étaient charpentiers, tailleurs d\u2019habits, marchands, armuriers, ferblantiers, forgerons, tailleurs de pierre, navigateurs, négociants\u2026 Ils faisaient partie de la catégorie des petits-blancs, ou petite bourgeoisie.» Ont-ils connu la solitude des mornes caféiers ou le dur travail de la coupe de la canne, le broyage et le murmure du moût dans les cuves de fermentation du rhum ?«Un seul Acadien travaille dans les sucreries : Joseph Martin est raffineur et économe.» Puis un seul est dit « laboureur de son métier », soit Louis Maillet, précise M.Vachon.Ont-ils été témoins de la naissance en 1765 du rhum Saint-James \u2014 le seul rhum agricole vendu en tout temps à la SAQ ?À l\u2019époque, le roi Louis XV, voulant protéger son eau de vie, en interdisait l\u2019exportation vers la France.On a donc cherché au début à l\u2019ex- por ter en Nouvelle-Angle- terre, d\u2019où son nom anglais pour un meilleur marketing.Craignaient-ils le trigonocéphale, ou fer de lance, ce serpent au venin mortel \u2014 ouf, il existe de nos jours un sérum antivenin ! \u2014 qui a tant marqué l\u2019histoire de la colonisation de la Martinique qu\u2019il figure sur le drapeau emblématique de l\u2019île depuis 1766 ?Est-ce que du sang acadien coule dans les veines des Mar tiniquais ?«Seules des recherches généalogiques pourraient y répondre», écrit l\u2019auteur d\u2019Une petite Cadie en Martinique qui, dans son ouvrage, dresse une liste de quelques couples susceptibles d\u2019avoir eu une descendance parmi les Martiniquais.Dans leurs pas Aucune route nationale en Martinique \u2014 sauf celle de la Trace, construite depuis Fort- de-France sur une ancienne piste des Jésuites \u2014 n\u2019évolue dans un maelström végétal aussi superbe que la route du Morne-Rouge au départ de la ville de Saint-Pierre.Escarpée et en lacets, elle gravit les contrefor ts de la montagne Pelée dans une marée de vert, à l\u2019ombre de fougères arborescentes géantes, de bambous qui bruissent au vent, de fromagers imposants aux troncs arc-boutés et de mille plantes : philodendrons géants, barbe à papa, orchidées et autres épiphytes, balisiers, mousse, lianes torsadées\u2026 C\u2019est la route classique, la N2, que l\u2019on emprunte pour passer, via Morne-Rouge, du côté caraïbe au côté atlantique ou pour aller grimper la Pelée à partir de l\u2019Aileron.On peut aussi suivre le chemin juste au-dessus, celui qui monte en serpentin vers la maison du Géreur \u2014 annoncée depuis la N2, une jolie demeure créole datant de 1856, et l\u2019une des seules à avoir été épargnées lors de l\u2019éruption de la montagne Pelée en 1902.Située sur le site d\u2019une ancienne distillerie, au cœur d\u2019une plantation de bananes et de canne, cette vieille bâtisse créole pleine de charme \u2014 que l \u2019on peut louer le temps d\u2019une vacance \u2014 témoigne du mode de vie à Saint-Pier re, vi l le d\u2019ar t et d\u2019histoire, avant le séisme, à l\u2019époque où l\u2019on menait dans le « Petit Paris des Antilles » une vie fastueuse.C\u2019est cette voie rurale, qu\u2019on imagine peu hospitalière au XVIIIe siècle, qu\u2019auraient empruntée les Acadiens en 1765 pour rejoindre, à par tir de Saint-Pierre, cette petite Cadie nommée Champflore.Elle débouche non loin du domaine d\u2019Émeraude, un superbe point de départ pour s\u2019initier à cette page oubliée de l\u2019histoire de la diaspora acadienne.N\u2019oubliez pas de mettre dans votre valise Une petite Cadie en Martinique.Collaboratrice Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 E T D I M A N C H E 3 S E P T E M B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 Qui peut imaginer, en traversant cette commune de quelque 5000 âmes, située dans le nord de la Mar tinique, à 450 m d\u2019alt i tude, qu\u2019une centaine d\u2019Acadiens s\u2019installèrent ici, en pleine forêt tropicale humide, pour tenter de refaire leur vie sous le soleil de la Martinique ?TOURISME SUITE DE LA PAGE D 1 ACADIENS HÉLÈNE CLÉMENT Escarpée et en lacets, la route du Morne-Rouge gravit les contreforts de la montagne Pelée dans une marée de vert.En vrac Depuis juillet 2014, l\u2019agence Les Voyages DiasporAcadie organise des séjours touristiques sur mesure dans la diaspora acadienne.Deux voyages ont été organisés avec succès au printemps dernier sur les traces des Acadiens en Martinique, dont l\u2019un en compagnie d\u2019André-Carl Vachon, qui a lancé son livre Une petit Ca- die en Martinique durant le voyage, de même que pour assister à l\u2019installation d\u2019une stèle en mémoire des Acadiens qui vécurent à Champ- flore, dans l\u2019actuelle commune de Morne-Rouge.Le voyagiste acadien propose à nouveau le voyage thématique «La Martinique des Acadiens», du 9 au 20 mars 2018.La virée d\u2019une dizaine de jours autour de l\u2019île comprend, entre autres, la visite de Saint-Pierre et de Fort-de-France, du Carbet, du Prêcheur, de Morne- Rouge et des Trois-Îlets (lieu de naissance de Joséphine de Beauharnais, née le 23 juin 1763), diasporacadie.com Le goût de la Martinique Le 10e festival Martinique gourmande, organisé par le Comité martiniquais du tourisme (CMT), se tiendra du 14 au 24 septembre prochain à Montréal et Québec.Les amateurs de bonne chère pourront s\u2019adonner à la gourmandise dans une quarantaine de restaurants et de bars participants.Le temps du festival, les chefs et mixologues de ces établissements ont ajouté à leur menu plats et cocktails d\u2019inspiration martiniquaise.Comme l\u2019«Espresso Martinique » à base de rhum agricole Trois-Rivières cuvée de l\u2019Océan, créé par Jean-Christophe Champin, gagnant cette année du concours du meilleur cocktail d\u2019inspiration martini- quaise organisé par le CMT, que l\u2019on pourra déguster au bar le Lab du Quartier des spectacles.Depuis quelques années, la Martinique s\u2019impose comme une destination gourmande.Les chefs se multiplient et proposent des recettes inventives qui mettent à l\u2019honneur le produit des récoltes du terroir.Et on ne s\u2019étonnera guère du caractère métissé de cette cuisine quand on connaît l\u2019histoire de son peuplement : d\u2019abord les Amérindiens, puis les Européens, les Africains, les Indiens, les Chinois\u2026 Les chef martiniquais Guy Ferdinand, du restaurant le Petibonum, situé dans la commune du Carbet, Claire-Marie Dubois, pro- fesseure de cuisine au lycée du François et animatrice d\u2019ateliers culinaires, ainsi que Nathanaël Duc- teil, qui, après avoir occupé le poste de chef de cuisine à l\u2019hôtel Plein Soleil pendant plus de 10 ans, propose des prestations de chef à domicile et des cours de cuisine, seront parmi les invités de cette rencontre annuelle festive : www.mar- tiniquegourmande.ca Renseignements : Comité martiniquais du tourisme à Montréal, www.lamartinique.ca SE LIT MAINTENANT EN TOUTE MOBILITÉ?! Téléchargez gratuitement l\u2019application Le Devoir Mobile dès maintenant sur votre téléphone intelligent. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 E T D I M A N C H E 3 S E P T E M B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 Allons-y, imaginons, rêvons d\u2019une application mobile qui listerait tous les comestibles sauvages du Québec et qui montrerait tout leur potentiel ! Un clic, une fiche descriptive, des photos et des recettes pour s\u2019approprier l\u2019af faire sauvage.Parce qu\u2019il y en a.Beaucoup.Juste à nos pieds.SAVEURS L orsque, f in juin, est sortie l\u2019application mobile gratuite Vild Mad (« nourriture sauvage » en danois) pour les appareils Android et Apple, plusieurs d\u2019entre nous ont soupiré d\u2019envie en imaginant un tel outil pour identifier nos propres comestibles sauvages.Avec Yvan Per- reault du Jardin des noix, nous y avons un peu rêvé dans son coin de Lanaudière\u2026 «Un outil d\u2019identification des comestibles sauvages nordiques avec tous les détails concernant les meilleures parties à cueillir, le meilleur temps et la meilleure façon de les cueillir, pour assurer aussi la pérennité de la ressource, ça nous en prendrait un à nous aussi, au Québec.» Je déambule avec Yvan dans son verger de noix situé à Saint-Ambroise-de- Kildare, admirant ses bosquets en bordure d\u2019eau, ses plants potagers laissés à leur heureux sort.Il fait bleu, l\u2019herbe est détrempée et partout autour de nous, du comestible que je suis incapable de reconnaître, mais qu\u2019Yvan débusque en deux temps trois enjambées.À peine ai-je fini de goûter la verdurette sauvage que le nuciculteur a déposée au creux de ma main qu\u2019il me fait signe de le rejoindre pour en goûter une autre, puis une autre.Je ne sais plus où poser les pieds.J\u2019ai peur d\u2019écraser.Tant de nature comestible au sol! Des années de promenades, de quadrillages et de lectures ont forgé l\u2019œil d\u2019un connaisseur comme Yvan.Pour moi, citadine fraîchement débarquée ce matin du bus à Joliette, il faudrait une application mobile dans l\u2019esprit de celle qu\u2019a sortie le médiatisé chef René Redzepi (du restaurant Noma à Copenhague) et ses équipes dans le cadre des activités de son symposium MAD, réunissant les acteurs de l\u2019industrie culinaire.Un clic, une fiche descriptive, des photos et des recettes pour s\u2019approprier l\u2019affaire sauvage.Il faudrait que l\u2019application rêvée, imaginée, envoie la photo prise à l\u2019endroit où je me trouve à une banque de données qui identifie de suite ce que c\u2019est, ainsi que la partie comestible.Par exemple, ce petit périmètre de sol sauvage.C\u2019est toujours mélangé! Qu\u2019est-ce qu\u2019une ap- pli pourrait dire de ce parterre végétal à un mobinaute ?«Actuellement, cela prend un humain avec une formation », mem rétorque illico Yvan.Et voilà mon guide-animateur-for- mateur-mycologue-spécialiste des produits forestiers non ligneux reparti dans son exploration du sol.De la chicorée ici, du mauvais trèfle là\u2026 Hum, ça, non, pas intéressant à manger, trop amer\u2026 «Je pense que cette application mobile pourrait fonctionner pour les petits fruits sauvages et les champignons.» À condition que ces derniers soient montrés sous différents angles.Avec le sauvage, on n\u2019a pas le droit à l\u2019erreur.Par contre, selon Yvan, cela ne marcherait pas pour des plantes sauvages du type laitue en champs.Ces dernières étant souvent mêlées à d\u2019autres.De plus, un cueilleur bien formé est capable de repérer de loin un gros bosquet dans lequel une plante abonde.Dans ce cas, une telle application ne servirait pas; excepté pour le cueil- leur occasionnel, celui du dimanche.Mais pour identifier cer taines plantes poussant parmi d\u2019autres, pour éviter les confusions (les sosies entre végétaux), pour dire quelle partie est bonne à manger et à quelle période (un calendrier de comestibilité détaillé), ça oui.« Au Québec, nous avons le projet de fermes forestières.Les comestibles sauvages sont finalement peu présents en milieu naturel.En pleine forêt, on trouve des champignons à l\u2019ombre des arbres, ainsi que des plantes printanières et un peu de sève provenant notamment des érables ou des bouleaux.Mais pour le reste, les comestibles sauvages nordiques les plus intéressants [du point de vue gastronomique] proviennent principalement des milieux dits intermédiaires », m\u2019explique Yvan.Après avoir trop domestiqué nos paysages, le projet vise à les réintroduire dans les terrains en friche, en bordure, en lisière; entre champs et forêts.C\u2019est là que ça se passe et que ça se mange! Pour Yvan, qui de formation en cueillette s\u2019invente son métier de fermier forestier, une application d\u2019identification serait pertinente dans ces zones agroforestières en voie de reconstitution.Et puis, souhaite-t- on absolument économiser les contacts humains, tout ce men- torat qui se dispense à travers la province?Depuis quelques années, la filière de cueilleurs s\u2019organise, se professionnalise.On imagine donc, on suppute, et l\u2019on voit déjà venir les défis qu\u2019une appli du type «Québec sauvage 101 » poserait\u2026 Comme parler du conditionnement, c\u2019est-à-dire des étapes de préparation nécessaires pour transformer le comestible en quelque chose de mangeable.Yvan me donne en exemple le cacaoyer, pour lequel cela a pris des années avant qu\u2019on en fasse des tablettes de chocolat! Pas que visuel Il faudrait aussi penser à intégrer les autres sens.Seule la vue ne suf fit pas.Le toucher ou l\u2019odorat impor tent dans un contexte d\u2019identification sensible, incertain.Entre deux champignons ayant la même allure, l\u2019un mangeable, l\u2019autre pas, le cueil- leur doit plus qu\u2019étoffer sa grille d\u2019analyse.«C\u2019est remettre la vie des gens entre les mains d\u2019un outil techno.En fait, il faudrait mettre au point une machine incertaine\u2026 Ce qui impliquerait une intelligence artificielle! L\u2019ap- pli mobile devrait être capable de dire : \u201cIl pourrait également s\u2019agir de ceci\u201d et d\u2019ouvrir la discussion », réfléchit tout haut Yvan, entre deux piétinements de chiendent (du bon compost pour le sol !).Et puis, qu\u2019est-ce qui est vraiment bon, et quand?Certains comestibles sauvages nordiques ne sont intéressants dans l\u2019assiette que lorsqu\u2019ils sont associés à d\u2019autres ingrédients, et ce, à un stade précis de leur développement.Malgré tous ces paramètres à prendre en compte, allons-y, imaginons, rêvons d\u2019une application mobile qui listerait tous les comestibles sauvages du Québec et qui montrerait tout leur potentiel ! Parce qu\u2019il y en a.Beaucoup.Juste à nos pieds.Démystifier notre garde-manger Apprendre à lire, à compter, à connaître la nature comestible.Et pourquoi pas rêver un peu ?SOPHIE SURANITI Yvan Perreault, propriétaire du Jardin des noix situé à Saint-Ambroise-de-Kildare dans Lanaudière Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou devarennes@ledevoir.com SAVEURS DU TERROIR Chouette automne à la ferme ! Septembre \u2022 Cueillette de courges \u2022 Ails de la ferme \u2022 Promenade dans les sentiers avec votre chien Octobre \u2022 Cueillette des citrouilles et activités Samedi et dimanche de 10 h à 16 h www.fermeethier.com LE MARAÎCHER ANDRÉ CÔTÉ LES JARDINS D'ABBOTSFORD D.C.Temps de fermentation De 3 jours à 3 semaines Équipement Une balance, des bols, deux bocaux en verre de 1 litre (4 tasses), un barboteur (facultatif) Ingrédients 1 kg (2,2 lb) de concombres à cornichons croustillants 1,5 litre (6 tasses) d\u2019eau froide et 750 ml (3 tasses) de glaçons 1 litre (4 tasses) de saumure sucrée à 5 % 40 g (8 c.à café) de sel 1 c.à soupe de sucre 1 litre (4 tasses) d\u2019eau à la température ambiante 2 jeunes feuilles de vigne fraîches, congelées ou lacto- fermentées (facultatif) 2 gousses d\u2019ail entières 1 bouquet d\u2019aneth frais 1 c.à café de poivre noir entier 1 c.à café de carvi 1 c.à café de cumin Préparation Bien nettoyer les concombres et les laisser tremper dans l\u2019eau froide avec les glaçons de 4 à 8 heures.Cette étape va les garder croquants jusqu\u2019après la fermentation.Préparer la saumure en dissolvant le sel et le sucre dans l\u2019eau.Entasser les cornichons, entiers ou tranchés (selon vos habitudes familiales), dans les bocaux.Répartir les feuilles de vigne, si désiré, les gousses d\u2019ail, les tiges d\u2019aneth, le poivre, le carvi et le cumin entre les deux bocaux.Recouvrir de saumure sucrée à 5%.Fermer les bocaux et placer un barboteur.Sinon, fermer complètement le couvercle, mais faire sortir la pression une fois par jour les trois premiers jours (dévisser légèrement la bague d\u2019ajustement pendant quelques secondes, puis refermer hermétiquement).Laisser fermenter à une température de 18 à 25 °C (de 64 à 77 °F) pendant trois jours pour des «concombres nouveaux», sept jours pour des cornichons «semi-acides» et trois semaines pour des cornichons classiques.Manger les cornichons avec les mains (jamais à la fourchette) avant le repas.Conserver au réfrigérateur pendant six mois ou mettre en conserve.Faire d\u2019abord bouillir les bocaux pendant 15 minutes.Vous pourrez ainsi conserver les concombres pendant deux ans à la température ambiante (vous pourriez faire ça pour à peu près toutes les recettes en bocaux, mais ce serait un peu vexant pour ces millions de belles bactéries\u2026 Avec les cornichons, on se le permet puisque la tradition le veut ainsi).Pickles fameux PAR DAVID CÔTÉ Le chef a mis au point des jus à base de fruits et de légumes rejetés par l\u2019industrie pour lutter contre le gaspillage alimentaire (jusloop.ca).Il est également l\u2019auteur avec Sébastien Bureau de Révolution fermentation (Éditions de l\u2019Homme).SOPHIE SURANITI C\u2019est en plongeant dans la lecture du Répertoire des arbres et arbustes ornementaux que les frères Yvan et Alain Perreault décident de créer un verger d\u2019arbres à noix, une culture unique au Québec.En 2006, Yvan qui faisait déjà la cueillette de fruits sauvages et de champignons, découvre ce livre.Les noix comestibles y sont à peine mentionnées.Cela lui donne des idées.Les noyers cendrés aiment le sol argileux ; une caractéristique de la terre paternelle rachetée par le cadet Alain.« Tentons une rangée de noyers cendrés ! » propose Yvan à son frère.D\u2019autant plus que sa délicieuse noix n\u2019est pas disponible sur le marché.Les premiers arbres sont plantés en 2007.Depuis, le verger a pris de l\u2019ampleur.Noyers, caryers, pacaniers, noisetiers\u2026 Comme les noix tombent des arbres au même moment, la ferme des Perreault s\u2019agrandit actuellement pour accueillir en 2018 des salles équipées de machines post-récolte : ébrouer (extraire le brou, ou l\u2019enveloppe des noix), laver, sécher et casser les noix.aujardindesnoix.com Un verger qui produit, et bientôt, une usine à noix Fauxmagère du dimanche On trouvera sans doute un jour une autre appellation pour désigner ces substituts fromagers sans produits laitiers ! Le terme ne me dérange pas outre mesure et essayer d\u2019en faire à la maison m\u2019amuse ! Dans une petite boîte cartonnée (c\u2019est l\u2019organisme de réinsertion Main- Forte Montréal qui emballe), Pascale Richard et Max Valencia, le duo derrière cette gamme de kits bien conçus, on trouve les ingrédients (excepté les noix, graines ou lait de soja), les ustensiles (thermomètre, moule, étamine) et les recettes pour confectionner trois fromages véganes de style cheddar, mozzarella fondue et ricotta.J\u2019en ai testé deux sur trois.Ne comparez pas avec les « vrais » fromages.Il s\u2019agit ici de pâtes végétales formées, éloignées en matière de goût des originaux.On joue le jeu du végane ou pas ! Un conseil : relevez-les d\u2019herbes fraîches ou d\u2019épices.La trousse (39,50 $) permet de faire jusque 8 kg de fauxmage.u-main.ca L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 E T D I M A N C H E 3 S E P T E M B R E 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 S ans constituer encore une immense vague (même si on le souhaite) à Montréal, ces dernières années les toits verdissent et sont de plus en plus productifs.Pour cette chronique, je vous en fais découvrir trois, de dimensions et de vocations bien différentes.Le premier est cultivé par des citoyens, Philippe Char tier et Pascale Félizat.Le second est une vitrine d\u2019expérimentation et de promotion des techniques en agriculture urbaine : le Palais des congrès.Quant au troisième, il s\u2019agit du plus grand potager bio installé sur un toit de supermarché au pays : l\u2019IGA de la famille Du- chemin à Saint-Laurent.Pionniers du potager maison Pascale Félizat et Philippe Char tier sont parmi les précurseurs de la culture de légumes sur toit à Montréal.Depuis 2009, ils produisent dans des bacs de type biotop tomates, piments et tomatillos en assez grande quantité pour être autosuffisants en conserve.Ces bacs rectangulaires en plastique solide contiennent peu de terre, mais ont une réser ve d\u2019eau.Ils ont l\u2019avantage d\u2019avoir été conçus pour être installés en réseau.Ce dernier, connecté à une minuterie et à un système de fertirrigation, rend le jardin autonome.Cet été, le couple est même parti trois semaines sans s\u2019inquiéter.Toutefois, ce système est dispendieux : chaque bac coûte 50 $ et, comme la quantité de terre est petite, une régie serrée de la fertilisation est essentielle.Le sol est amendé en mycorhize, en compost, en poudre de crabe et en fumier de poule chaque année.Pour la fertilisation, Félizat et Chartier utilisent actuellement des engrais de synthèses avec des suppléments d\u2019algues liquides, pour une question de coût.Mais l\u2019année prochaine, ils aimeraient passer au thé de compost.Aucun pesticide n\u2019est nécessaire.Afin de diminuer le désherbage, un paillis commercial ou de fabrication maison est étendu.À par t pour les quelques nouveautés achetées à la Fête des semences et au Rendez-vous horticole, ils sont également autosuf fisants en graines, car chaque automne ils sélectionnent les plus beaux fruits et en conservent les semences.En conséquence, ils sont en train de développer des plantes parfaitement adaptées à leur microclimat.Les bacs sont installés selon les normes exigées par les assurances sur un toit récemment refait en membrane d\u2019élastomère.Pour tous les deux, le plaisir, avant tout, est d\u2019expérimenter et de cultiver des variétés que l\u2019on ne trouve pas au supermarché d\u2019à côté, comme la tomate andine cornue, les okras ou le papalo, aussi appelé coriandre boli- vienne.Inspirant.Un laboratoire au-dessus du Palais des congrès Le 24 août dernier, le Palais des congrès inaugurait la quatrième phase du Laboratoire d\u2019agriculture urbaine (AU/LAB) sur son toit, les vignes urbaines, avec pour partenaire Véronique Lemieux, fondatrice de Vignes en ville.Premier vignoble en ville sur un toit au Canada, il servira à faire de la recherche et à faire connaître la viticulture du Québec.Déjà cet été, AU/LAB a organisé des dégustations et des ateliers.L\u2019installation comprend 80 plants présentant quatre cépages : Frontenac blanc, Frontenac noir, Marquette et Petite perle.Les plants sont actuellement cultivés en sacs, mais des bacs adaptés devront être développés.Une innovation dans le substrat : au lieu d\u2019utiliser du sable pour favoriser le drainage, du verre broyé recyclé a été employé.On expéri - mente également en n\u2019utilisant aucun système d\u2019arrosage automatisé.La première récolte aura lieu dans quatre ans.Comme la surface est petite, elle ne sera pas assez abondante pour que le Palais ait sa propre cuvée, mais elle pour ra contribuer à celle d\u2019autres vignobles, souligne Véronique Lemieux.Les trois autres phases comprennent Culti-VER T, avec cinq parcelles de toits végétali- sés extensifs et un potager en bac, les abeilles pollinisatrices et VERTical, de la culture verticale sur échafaud.Le Palais, en soutenant les projets du Laboratoire, contribue à réduire les îlots de chaleur, permet à des congressistes et à la Maison du père de profiter de la récolte, contribue au développement urbain durable de Montréal et souhaite influencer d\u2019autres propriétaires à verdir leurs toits.D\u2019ailleurs, les responsables de la Caisse populaire et ceux du projet immobilier Humanité, des voisins, ont contacté le Palais pour savoir qui s\u2019occupait de leur toit.C\u2019est un début ! Puis, finalement, grâce à l\u2019innovation en développement durable que représente le Laboratoire d\u2019agriculture urbaine, le Palais a remporté, le 4 juillet 2017, le prestigieux AIPC Innovation Award, à l\u2019occasion de la conférence annuelle de l\u2019Association internationale des palais de congrès (AIPC).Un bel exemple qui démontre comment l\u2019agriculture urbaine permet de se démarquer.Du toit aux étals Une autre excellente nouvelle ! Cet été, le supermarché IGA extra Famille Duche- min, dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, a inauguré un immense potager bio sur son toit.Triplement unique, cet IGA est le tout premier marchand d\u2019alimentation au Canada à vendre des légumes bios poussant sur son toit.Il est aussi le tout premier magasin à récupérer l\u2019eau pour le système d\u2019irrigation à partir de son système de déshu- midification.Puis, avec ses 2323 m2, ce potager biologique est le plus grand sur un toit de supermarché au Canada.Le défi le plus important de ce projet sera de réussir la culture d\u2019une trentaine de plantes potagères, dont cer taines sont exigeantes, dans seulement 15 cm de ter re, et ce, en production biologique.Ils ont d\u2019ailleurs engagé un agronome pour les aider.Afin de favoriser la polli- nisation, huit ruches d\u2019abeilles ont été implantées par l\u2019entreprise Alvéole, ce qui permettra la vente de près de 600 pots de miel.Ce projet novateur a été réalisé par La Ligne verte.lgobeille@ledevoir.com Les toits de Montréal sont de plus en plus productifs Vignes, tomates, piments et tutti quanti s\u2019enracinent dans les hauteurs de la ville Au jardin cette semaine Septembre est le mois idéal pour préparer une platebande: il fait beau et frais et c\u2019est parfait pour nous et pour les plantes! Depuis quelques années, j\u2019ai adopté la technique du jardinier paresseux, tellement moins éreintante.Au lieu d\u2019enlever le gazon et de retourner la terre, un travail pénible pour le dos, on étale simplement une couche de 7 à 10 feuilles de journal sur la zone que l\u2019on souhaite aménager.On choisit Le Devoir de préférence, car on sait que ses encres ne sont pas toxiques.En mouillant les journaux, ils resteront en place plus facilement.Ensuite, on couvre le tout d\u2019une couche de 20cm de bonne terre exempte d\u2019indésirables, et le tour est joué.Il ne reste plus qu\u2019à planter, à mettre un paillis et à arroser.Dans la bibliothèque TERRARIUMS Mathilde Lelièvre Édition Solar 2017, 96 pages Envie de créer votre propre terrarium ?Ce livre propose 21 modèles originaux de terrariums à réaliser.Les mini- paysages présentés sont magnifiques ; néanmoins, libre à vous de laisser aller votre imagination, tout en respectant les règles de cet art.Car il est important de regrouper des plantes qui ont les mêmes besoins et de choisir le terrarium approprié.Les explications du genre « pas à pas » sont détaillées et faciles à suivre.Quant aux plantes et aux récipients recommandés, la plupart se retrouvent en magasin assez facilement.Mathilde Le- lièvre est designer végétale et fondatrice de Succulente Design végétal.PALAIS DES CONGRÈS Le Palais des congrès a inauguré en août la quatrièmephase du Laboratoire d\u2019agriculture urbaine sur son toit, les vignes urbaines.LISE GOBEILLE Melons, amaranthes et capucines chez Philippe et Pascale LISE GOBEILLE Les tomatillos du jardin de Pascale Félizat et de Philippe Chartier LISE GOBEILLE Philippe Chartier dans son potager sur le toit.LISE GOBEILLE Un arbre pour mon quartier Jusqu\u2019au 27 septembre, les résidants de Montréal peuvent profiter de prix fantastiques pour l\u2019achat d\u2019un arbre grâce à la campagne d\u2019automne Un arbre pour mon quartier : 25 $ pour un arbre ordinaire et 35 $ pour un arbre fruitier, et le choix est intéressant.On réserve son arbre à unarbrepour- monquartier.org "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.