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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2017-09-16, Collections de BAnQ.

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[" AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Québec dénonce Ottawa.Le ministre québécois de la Culture, Luc Fortin, insiste : le gouvernement fédéral doit absolument taxer les géants du Web, comme Net?ix.Page C 7 Avis légaux.A 8 Carrières .C 4 Décès.C 6 Mots croisés .D 6 Petites annonces .C 6 Sudoku .D 6 V O L .C V I I I N o 2 1 0 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S Culture Bashir Lazhar, recommencer sa vie Page E 1 Louis-Hébert Des inconnus en campagne Page A 3 Livres Erika Soucy et les femmes de chez elle Page F 1 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Le sémillant septuagénaire est de passage dans la capitale nationale pour présenter le documentaire Becoming Bond, qui revient sur son célèbre refus de signer un contrat l\u2019assurant d\u2019incarner 007 dans six films.FESTIVAL DE CINÉMA DE LA VILLE DE QUÉBEC James Bond, le rebelle George Lazenby, l\u2019homme qui a renoncé à l\u2019agent 007 pour rester libre RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR George Lazenby n\u2019a plus jamais joué au cinéma après avoir refusé de signer un contrat pour incarner James Bond dans six autres films après Au service secret de Sa Majesté.F R A N Ç O I S L É V E S Q U E à Québec S on nom est depuis longtemps entré dans la légende hollywoodienne, mais pas pour les bonnes raisons.Lazenby, George Lazenby, prit en effet jadis ce qui est encore perçu dans le milieu comme l\u2019une des pires décisions professionnelles de l\u2019histoire du cinéma en tournant le dos à un lucratif contrat qui lui aurait valu d\u2019interpréter James Bond dans JACQUES NADEAU LE DEVOIR À l\u2019heure actuelle, le Québec compte un seul producteur autorisé de cannabis médical, Hydropothicaire, dont les serres sont en Outaouais.Les choses pourraient rapidement changer avec la légalisation de la marijuana récréative.I S A B E L L E P O R T E R à Québec A u Québec, les deux tiers des maires ont plus de 55 ans et la proportion des plus de 65 ans a doublé depuis 2005.Les efforts pour attirer des jeunes en politique municipale sont- ils condamnés à l\u2019échec?«De plus en plus, c\u2019est juste des gens à la retraite qui vont être capables de se présenter aux postes de maire», avance le maire de Saint-Siméon, dans la baie des Chaleurs, Jean-Guy Poirier.Âgé de 81 ans, le doyen des maires du Québec quitte la politique cette année après 40 ans passés au pouvoir.Des analyses récentes démontrent que la propor tion des 65 ans et plus est passée de 12,5 % à 26,2 % entre les scrutins de 2005 et 2013.«Autant pour les gens qui se présentent que pour être élus, ça reste majoritairement des hommes, surtout de 55 ans et plus», explique Jérôme Couture, chercheur au Département de science politique de l\u2019Université Laval.«La proportion de conseillers et surtout de maires qui ont 65 ans et plus augmente assez fortement.» LES VILLES EN CAMPAGNE Le conseil municipal, un club de l\u2019âge d\u2019or?Portrait d\u2019un palier de gouvernement qui peine à se renouveler F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L e Québec ne compte qu\u2019un seul producteur autorisé de cannabis médical pour l\u2019instant mais plusieurs projets sont en cours de développement, dont certains sont l\u2019œuvre de sociétés de l\u2019extérieur de la province attirées notamment par les tarifs d\u2019électricité.Alors que le gouvernement québécois tient des consultations sur l\u2019éventuelle légalisation du cannabis à des fins récréatives par Ottawa, les projets se propagent, tant dans l\u2019agglomération montréa- laise qu\u2019ailleurs.À Salaberry-de-Valleyfield, par exemple, un groupe ontarien nommé The Green Organic Dutchman a mis la main sur un terrain de 3,2 millions de pieds carrés (300 000 mètres carrés).La construction devrait débuter à l\u2019automne, a indiqué l\u2019entreprise la semaine dernière.«Les sites de TGOD sont stratégiquement situés en Ontario et au Québec, qui regroupent 21,6 millions de personnes et se trouvent à proximité des grands centres urbains, des aéroports et de la frontière américaine», indique la société dans un document d\u2019information à l\u2019intention des investisseurs.« Les six États américains avoisinants comptent 57 millions de visiteurs potentiels en matière de tourisme de cannabis récréatif.» La compagnie, qui a jusqu\u2019ici récolté plus de 40 millions de dollars de la part d\u2019investisseurs, a déjà mis en place le financement pour des serres dans la région de Hamilton, en Ontario.Mais selon ses dires, le Québec, où elle aimerait un jour produire 100 000 kg de cannabis par année, a ceci de particulier qu\u2019il « of fre un approvisionnement énergétique parmi les moins coûteux au Canada, soit environ 5 cents du kWh, ce qui descend à moins de 4 cents grâce aux incitatifs gouvernementaux ».Aussi, « les autorités locales contribuent à accélérer et à simplifier les autorisations réglementaires ».L\u2019expansion de Canopy Un des gros joueurs de l\u2019industrie canadienne, Canopy Growth, connue pour son partenariat avec le rappeur Snoop Dogg, attend présentement l\u2019autorisation de Santé Canada pour commencer la culture dans un bâtiment de 7000 MARIJUANA Le Québec, terre promise des producteurs Les bas tarifs de l\u2019électricité attirent les promoteurs de l\u2019extérieur, notamment de l\u2019Ontario VOIR PAGE A 10 : MARIJUANA Dossier \u203a La parité hommes-femmes: dans une ou deux générations?Page A 4 Pourquoi s\u2019engager: quatre personnes témoignent.Page A 5 Des luttes à surveiller.Page A 5 VOIR PAGE A 10 : CONSEIL VOIR PAGE A 10 : 007 Lire aussi \u203a S\u2019approvisionner au noir.Trudeau ne va pas assez loin, disent les militants «pro-pot».Page A 7 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 MONTRÉAL FIÈRE DE SES RACINES AUTOCHTONES Montréal ajoute le pin blanc à ses armoiries et à son drapeau pour honorer la contribution des Peuples autochtones.ville.montreal.qc.ca/drapeau GRETTA CHAMBERS, C.C., O.Q.1927 \u2013 2017 L\u2019ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTÉ DE L\u2019UNIVERSITÉ MCGILL pleure le décès de madame Gretta Chambers, chancelière émérite, diplômée, ardente défenseure de l\u2019éducation et des droits de la personne, et pionnière du journalisme.McGilloise dans l\u2019âme, elle a toujours témoigné une amitié indéfectible à son alma mater et à ses étudiants.Première femme chancelière de l\u2019Université McGill, Gretta Chambers y a occupé cette fonction pendant huit ans.En outre, elle a siégé au Conseil des gouverneurs, a occupé le poste de professeure auxiliaire à la Faculté des sciences de l\u2019éducation et a toujours joué un rôle actif dans diverses institutions, notamment auprès de l\u2019Institut d\u2019études canadiennes de l\u2019Université McGill, du Programme de McGill en société civile et rétablissement de la paix au Moyen-Orient et de l\u2019Institut de recherche de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants.Elle nous manquera beaucoup.A M É L I P I N E D A Un itinéraire de plus de 1400 km, des dizaines d\u2019heures de route et trois véhicules différents utilisés : la cavale d\u2019Ugo Fredette, principal suspect dans l\u2019enlèvement de son fils, Louka, et la mort de sa conjointe, s\u2019est finalement terminée vendredi tandis que tout le Québec s\u2019est mobilisé pour retrouver l\u2019enfant.« Le jeune Louka est sain et sauf et son père, Ugo, a été arrêté.C\u2019est une nouvelle heureuse et on souligne la collaboration de tout le monde », a indiqué Martine Asselin, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).Le père de famille de 41 ans et l\u2019enfant de six ans ont été interceptés à Grif fith, en Ontario, après une cavale de près de 24 heures.Jusqu\u2019à la dernière seconde, l \u2019homme aurait tenté de fuir.Les policiers ont dû utiliser un tapis à clous pour immobiliser le véhicule.Une poursuite à pied a même été nécessaire pour attraper le présumé ravisseur.Quelques heures plus tôt, Ugo Fredette avait été aperçu à Na- panee, près de Kingston, à bord d\u2019un véhicule Honda CR-V gris.Mais au moment où le Québec poussait un soupir de soulagement, la SQ a de nouveau demandé l\u2019aide du public, puisqu\u2019Yvon Lacasse, un résident de Lachute à qui appartiendrait le véhicule utilisé par Fradette lors de sa fuite, manque à l\u2019appel.« Il aurait pu être laissé à un endroit.On sait que le suspect a fait beaucoup de route», a indiqué Mme Asselin.Drame conjugal L\u2019alerte Amber a été lancée jeudi soir après que le corps de Véronique Barbe, la mère de Louka, a été retrouvé sans vie dans une résidence du boulevard Antoine-Séguin, à Saint-Eustache.Mm e Barbe était aussi la mère de trois autres enfants nés d\u2019une union précédente.Les premiers éléments révélés par les policiers portent à croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un drame conjugal.Selon le psychiatre Gilles Chamberland, la fuite de l\u2019homme avec son enfant laissait penser que le père aurait voulu épargner son fils.« S\u2019il est par ti avec son enfant, il y a un minimum d\u2019espoir.Ce qu\u2019on voit souvent dans les drames conjugaux, c\u2019est que l\u2019homme voit sa conjointe comme le centre de son univers.Sachant que la mort de celle-ci a été confirmée, l\u2019hypothèse du désir de vengeance qui expliquerait l\u2019enlèvement du garçon s\u2019écar te.On pourrait plutôt penser que l\u2019homme voit son enfant comme la seule chose qui lui reste et donc tente de se sauver avec lui », souligne le Dr Chamberland, qui est aussi directeur des services professionnels de l\u2019Institut Philippe- Pinel, à Montréal.Dans les semaines ayant précédé le drame, les policiers avaient été appelés au domicile du couple pour des problèmes conjugaux.« Ugo, c\u2019est un dépendant affectif et son couple ne fonctionnait pas.Ils se sont laissés au moins cinq fois depuis qu\u2019ils sont ensemble.Je lui avais dit de ne plus insister, mais il s\u2019acharnait sur cette relation», a raconté au Devoir Stephan Parent, un ami du couple.L\u2019ironie, dit-il, c\u2019est qu\u2019Ugo Fredette travaillait de près avec lui sur des documentaires portant sur les crimes non résolus et les disparations, dont celle de Cédrika Provencher.« C\u2019est un gars impulsif.Quand il se sent rejeté, il se met rapidement en mode défensif, mais je ne l\u2019ai jamais vu être violent.Ni avec son fils, ni avec Véro, ni avec les autres enfants à Véro», a mentionné M.Parent.Les signes de détresse semblaient présents, indique Rémi Bilodeau, directeur d\u2019À cœur d\u2019homme, un organisme qui aide les hommes aux prises avec des comportements violents, qui rappelle qu\u2019il ne faut pas «banaliser» le comportement d\u2019un individu lors d\u2019une rupture.«[Ugo Fredette] est dans notre clientèle type.L\u2019entourage a l\u2019impression de ne pas avoir eu de signes avant-coureurs, mais dans les cas de violence conjugale ou d\u2019homicide conjugal, c\u2019est souvent l\u2019incompréhension de la séparation qui motive le geste.En 2017, c\u2019est encore tabou de poser des questions aux hommes, mais il ne faut pas hésiter, les ressources existent, mais sont encore méconnues », souligne M.Bilodeau.Le suspect aura tenu les policiers en haleine pendant près d\u2019une journée complète.Ugo Fredette aurait enlevé son fils à Saint-Eustache.Son véhicule a été retrouvé pendant la nuit à Lachute.L\u2019homme aurait ensuite été aperçu à Rouyn- Noranda, où il aurait passé la nuit de jeudi à vendredi dans un motel.Le fugitif serait ensuite reparti vers Maniwaki, où on rappor tait l \u2019avoir vu seul.En après-midi, les policiers ont indiqué qu\u2019il se trouverait en Ontario.Le premier ministre Philippe Couillard a qualifié l\u2019événement «d\u2019horrible tragédie».«Tout ce qu\u2019on peut faire est en train d\u2019être fait, je peux vous le dire», avait-il assuré quelques heures avant que la SQ retrouve l\u2019enfant.D\u2019autre part, M.Couillard a invité les acteurs de la société à «continu[er] de réfléchir ensemble sur la façon de [\u2026] prévenir le plus possible» de tels drames.«Il faut également réfléchir à ces tragédies familiales \u2014 qui se produisent [\u2026] malheureusement trop souvent \u2014, sur toutes les tensions sociales autour de ça, quand tout le malheur de vivre des gens s\u2019exprime à travers des tragédies épouvantables», a-t- il dit à la presse.Le Devoir ALERTE AMBER Le petit Louka retrouvé sain et sauf Ugo Fredette, principal suspect et père de l\u2019enfant, a été arrêté en Ontario M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec Le gouvernement libéral renonce à mettre en œuvre une disposition d\u2019une loi adoptée à l\u2019unanimité par l\u2019Assemblée nationale il y a 15 ans visant à forcer tous les ministères, organismes et sociétés publiques à utiliser uniquement le français dans toutes leurs communications écrites avec les personnes morales établies au Québec et les autres gouvernements.« Non, on n\u2019appliquera pas cette disposition de la loi [104] pour les mêmes raisons que tous les gouvernements qui nous ont précédés, péquistes ou libéraux, depuis 2002 [\u2026]: il faut se garder légalement une marge de manœuvre», a déclaré le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Luc Fortin, en marge du caucus des élus libéraux vendredi à Val-d\u2019Or.Selon lui, la mise en vigueur de l\u2019article 1 de la loi 104 empêcherait notamment le chef du gouvernement de communiquer avec des dirigeants politiques étrangers dans d\u2019autres langues que le français.« [Le premier ministre] le fait toujours en français, mais il y a une traduction de cour toisie.Alors, l\u2019application de la loi ne nous permettrait plus de faire ça.Évidemment, on ne peut pas se permettre ça en relations internationales», a-t-il déclaré durant un impromptu de presse.La sor tie médiatique de M.Fortin a déconcerté le président général de la Société Saint- Jean-Baptiste (SSJB), Maxime Laporte.«C\u2019est de l\u2019humour ou quoi?» a-t-il demandé dans un échange avec Le Devoir.«Ils n\u2019ont qu\u2019à adopter un règlement d\u2019application [\u2026] afin de prévoir les exceptions qui s\u2019imposent», a expliqué l\u2019avocat, tout en précisant qu\u2019il a lui-même fourni un modèle de règlement d\u2019application prévoyant « bien entendu » des « traductions de courtoisie» dans les communications of ficielles du chef du gouvernement québécois.La SSJB a transmis vendredi avant-midi \u2014 avant la déclaration de M.Fortin à la presse \u2014 une lettre de mise en demeure au ministre de la Culture et des Communications, mais également au premier ministre, Philippe Couillard, et à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, dans laquelle il les somme de modifier la Charte de la langue française pour « impose[r] à l\u2019Administration [\u2026] d\u2019utiliser uniquement le français dans toute communication écrite avec les personnes morales établies au Québec, sous réserve d\u2019exceptions », et ce, au plus tard le 1er janvier 2018.Cette « norme hyperstructu- rante enrayer[ait] au moins partiellement le bilinguisme institutionnel », soutient M.Laporte, montrant du doigt des organisations comme Revenu Québec et l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF), qui of frent sur leurs sites Internet respectifs des documents explicatifs à la fois en français et en anglais.Déni de démocratie?La loi 104 octroyait au gouvernement le pouvoir de fixer la date d\u2019entrée en vigueur de la mesure.Au fil des 15 dernières années, aucun des gouvernements, que ce soini le gouvernement Landr y, ni le gouvernement Charest, ni le gouvernement Marois, ni le gouvernement Couillard ne s\u2019en est prévalu.Le Parti québécois et Québec solidaire proposent tous deux de mettre en vigueur l\u2019article 1 de la loi 104 s\u2019ils se voient confier les commandes de l\u2019État québécois le 1er octobre 2018.« C\u2019est important d\u2019af ficher qui nous sommes via l\u2019expression de notre langue of ficielle pour asseoir dans l\u2019esprit des gens que c\u2019est un des piliers fondamentaux de notre identité », a déclaré l\u2019élu péquiste Maka Kotto.« C\u2019est aussi une question de respect de la démocratie.À quoi bon voter des lois si elles restent lettre mor te ?» a demandé quant à lui l\u2019élu solidaire Gabriel Nadeau-Dubois.Le Devoir LANGUE D\u2019ADMINISTRATION Le gouvernement renonce à appliquer une disposition de loi adoptée il y a 15 ans La loi 104 obligeait les ministères et les organismes à communiquer uniquement en français avec les personnes morales établies au Québec et les gouvernements PEDRO RUIZ LE DEVOIR Luc Fortin a avoué vendredi ne pas avoir l\u2019intention d\u2019appliquer la loi afin de donner à son gouvernement une marge de manœuvre.Véronique Barbe, la mère de Louka, a été retrouvée sans vie dans une résidence du boulevard Antoine-Séguin, à Saint- Eustache L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Les candidats des principaux partis qui se disputent la circonscription de Louis-Hébert, orpheline depuis la démission du libéral Sam Hamad, font leurs devoirs en allant à la rencontre des électeurs.Ci-dessus, Geneviève Guilbeault (CAQ), en haut à droite, Normand Beauregard (PQ), et en bas à droite, Guillaume Boivin (QS).En page une, on voit la candidate du PLQ, Ihssane El Ghernati.M A R I E - M I C H È L E S I O U I I S A B E L L E P O R T E R à Québec S cène de haut cynisme dans une boutique pour hommes de la coquette rue du Campanile, dans la Pointe-de-Sainte- Foy, à Québec.«La politique, c\u2019est un mal nécessaire», lance un homme, propulsé dans une conversation sur le sujet par un candidat à l\u2019élection partielle du 2 octobre.«Moi, je suis désabusé», complète un autre.La rue commerçante, comme le stationnement d\u2019une chic épicerie de Cap-Rouge, est devenue un haut lieu de sollicitation, à deux semaines du jour du vote dans Louis-Hébert.La moitié des affiches électorales de cette circonscription de 56 000 résidants ont été arrachées à toute vitesse dans la nuit du 6 au 7 septembre.Les candidats libéral et caquiste ont tous deux plié l\u2019échine, emportés par des allégations de harcèlement psychologique dans une vie antérieure.Les aspirants péquiste et solidaire, Normand Beauregard et Guillaume Boivin, sont bien en selle.Mais la libérale Ihssane El Ghernati et la caquiste Geneviève Guilbault ont moins d\u2019un mois pour se faire connaître, dans une circonscription où les citoyens n\u2019ont pas l\u2019habitude des présentations.Des élus notoires Depuis la fin des années 1960, les résidants de Louis-Héber t ont élu les Jean Lesage, Claude Castonguay, Claude Morin, Réjean Doyon et Paul Bégin.Ils ont été habitués aux candidatures notoires ; aux élus qui portent leurs voix au gouvernement.Et puis, il y a eu «Sam», comme l\u2019appellent ceux qui ont connu le député et ministre Hamad.« Sam, j\u2019ai eu ben de la peine quand il est parti.Il s\u2019occupait de ses dossiers », résume une femme rencontrée près d\u2019un casse-croûte de bord de route \u2014 un lieu qui s\u2019est lui aussi transformé en espace de sollicitation politique, le temps de la période de pointe du midi.Af fichettes en main, Geneviève Guilbault s\u2019approche des tables à pique-nique.Elle mise sur le caractère nouveau, sur le vent de changement que son parti promet d\u2019apporter.En haut du document qu\u2019elle remet, la promesse caquiste de « résoudre les problèmes de circulation» et de « réduire les impôts de 1000 $ par famille ».« On se pose comme l\u2019option crédible, constructive pour les familles.On se doute que ça se jouera pas mal entre les libéraux et la CAQ dans Louis-Hébert », admet l\u2019ex-porte-parole du Bureau du coroner.Le défi, dans cette vaste circonscription, qui a un taux de participation dépassant souvent d\u2019au moins 10% celui de la moyenne québécoise, est paradoxalement de « faire sortir le vote ».« Les gens ne savent plus trop pour qui voter », remarque Geneviève Guilbault.« Il y avait des gens très attachés à Sam Hamad», dit-elle aussi au sujet du libéral, qui a abandonné ses fonctions le 27 avril.Après le passage de la candidate de 34 ans, un homme attablé au-dessus d\u2019une poutine italienne se désole de la «perte de temps» et de la «perte d\u2019argent» que représente selon lui l\u2019élection partielle, qui se tient à un an de l\u2019élection générale.«Et puis, elle est enceinte, alors elle va partir en congé de maternité », dit-il au sujet de Geneviève Guilbault, qui attend son premier enfant pour la période des Fêtes.«Moi, je suis heureuse qu\u2019une jeune femme se lance en politique», souligne plutôt une femme, qui n\u2019habite cependant pas dans la circonscription.Pas de chance pour la candidate.Du cynisme apparent Sur la rue du Campanile, où plusieurs retraités sont sortis profiter du soleil, le candidat péquiste Normand Beauregard et la candidate libérale Ihssane El Ghernati serrent des mains chacun de leur côté.Le premier est plus réservé ; sa présence étant peut-être occultée par celle de la députée vedette du Parti québécois (PQ), Véronique Hivon, qui l\u2019accompagne pour l\u2019après-midi.Quand il doit affronter la lassitude des citoyens, le tandem Beauregard-Hi- von n\u2019hésite pas à faire référence au faux dépar t des libéraux et des ca- quistes dans Louis-Hébert.«Moi, je ne suis pas un politicien de carrière», souligne Normand Beauregard.Pour la partielle, il mise sur sa formation de biologiste, mentionne le nouveau virage vert que sa formation politique dit vouloir prendre.Depuis qu\u2019il s\u2019est lancé dans la course, le projet Énergie Est, contre lequel il a fait campagne, a cependant été suspendu.Dans la circonscription, près de 80 % des résidants utilisent une voiture pour se déplacer.Ils sont aussi moins nombreux qu\u2019ailleurs au Québec à se déplacer à pied ou en bicyclette.À l\u2019ombre de l\u2019autoroute 40, qui traverse Louis-Hébert, les préoccupations environnementales existent-elles ?« Tout à fait », martèle le candidat Beauregard.«Les gens qui utilisent le transport en commun et ceux qui le dénigrent disent la même chose : le service n\u2019est pas suf fisant », ajoute-t-il, en plaidant pour des pistes cyclables « plus sécuritaires » ou un service de transport en commun plus soutenu.Du Sam Hamad, sans Sam Hamad Et puis voilà qu\u2019arrive Ihssane El Ghernati, ex-attachée politique de Sam Hamad, qui ne profite pas du soutien de ce dernier, invisible depuis le début de la course.Elle tient elle aussi des affichettes, mais se passe souvent de présentations.« Je vous reconnais», lancent les uns et les autres.« Salam aleykoum », glisse un homme, fier de son coup.«On avait le papier de M.Tétrault ! » blague un deuxième, en référence au candidat libéral à qui elle succède.Ihs- sane El Ghernati, habile, rit à son tour.« Avec M.Hamad, j\u2019ai travaillé pendant dix ans.Ça fait comme la continuation», explique-t-elle.«Après dix ans, j\u2019ai appris.À un moment donné, tu connais tous les dossiers, tu connais tous les enjeux, tu connais les personnes», poursuit-elle, en répétant presque exactement la même phrase que celle employée par le premier ministre, Philippe Couillard, au moment de soutenir sa candidature.La Marocaine d\u2019origine a eu la piqûre de la politique à Rabat, où elle se souvient d\u2019avoir réveillé son père, très tôt le matin, la journée où elle a pu voter pour la première fois.Pendant son entretien avec Le Devoir, elle est interrompue à quelques reprises par des passants.« Je voterai pour vous ! Vous avez tenu le fort, c\u2019est déjà pas mal», affirme un homme qui passe par là.Ihssane El Ghernati est confiante, refuse de nommer un secteur de Louis-Hébert où les défis s\u2019annoncent plus grands pour elle.La candidate assure aussi qu\u2019elle ne s\u2019offusque pas de la décision du Parti libéral du Québec (PLQ), qui a approché sept candidats avant de se tourner vers elle.«C\u2019est du passé, je ne rentrerai pas dans les détails de comment ça s\u2019est fait.Maintenant c\u2019est moi, et je suis heureuse », ré- pond-elle, visiblement préparée.Juste avant, une dame a confié au Devoir que «son vote » pour le PLQ allait survivre à la crise que le parti a traversée.Un homme, plus exubérant, s\u2019est penché vers l\u2019avant : « Ici, tout le monde va voter pour la CAQ», a-t-il avancé.«Pas ce matin» Mais ça, c\u2019est à condition que les citoyens aillent voter.À trois semaines du scrutin, bien des électeurs semblent surtout dérangés par toute l\u2019agitation autour de la partielle.« Pas ce matin», a lancé une dame à l\u2019équipe de Québec solidaire, qui l\u2019a croisée sur la plage Jacques-Cartier, à Cap-Rouge.Le candidat Guillaume Boivin table sur les déboires des autres partis pour montrer le sérieux du sien.« Il y a eu un petit peu de brouhaha, hein?Il y a des pancartes qui se sont enlevées comme par magie.Nous, on est là depuis le dépar t », lance-t-il à deux spor tives en cuissards.Freinées dans leur élan, elles répondent poliment, sans plus.Les derniers rayons du soleil d\u2019été plombent, et bien des marcheurs ont la tête ailleurs.Avocat dans le domaine social, Guillaume Boivin travaille notamment auprès de prestataires de l\u2019aide sociale.Une cause qui, de son propre aveu, porte peu dans une circonscription bien nantie comme Louis-Hébert, où 40 % des ménages ont des revenus de 100 000 $ et plus.Là où le candidat reçoit une oreille attentive, c\u2019est quand il parle de relier Saint-Augus- tin-de-Desmaures au centre-ville de Québec, par l\u2019ajout d\u2019un Métrobus qui ferait le trajet de 25 kilomètres.Guillaume Boivin a 38 ans, mais il en est déjà à sa troisième campagne.Pas de quoi lui permettre, à lui non plus, d\u2019être reconnu par les citoyens de Louis-Hébert.Par chance, a rappelé candidement l\u2019un des aspirants dans Louis-Hé- bert, les photos des candidats apparaissent désormais sur les bulletins de vote\u2026 Le Devoir LOUIS-HÉBERT D\u2019illustres inconnus en campagne Jean Lesage, Claude Castonguay et Claude Morin ont déjà représenté la circonscription.Un siège que se disputent aujourd\u2019hui des candidats moins réputés.Portrait des candidats dans Louis-Hébert Ihssane El Ghernati, 51 ans, candidate pour le PLQ Né à Rabat (Maroc).Vit à Québec depuis 22 ans.Formation en administration.1.Votre première implication politique?En 2005, comme bénévole au bureau du député conservateur fédéral Luc Harvey.2.Le secteur où vous aurez le plus de difficulté, entre Pointe-de-Sainte-Foy, Cap- Rouge et Saint-Augustin?Mme El Ghernati a refusé de nommer un secteur.3.Le métier que vous retrouverez si vous perdez?Employée \u2014 dans des fonctions à définir \u2014 pour le Parti libéral du Québec.4.Placez ces enjeux en ordre de priorité : le troisième lien, le prolongement de l\u2019autoroute 40, le transport en commun.1.Prolongement de l\u2019autoroute 40, 2.Transport en commun, 3.Troisième lien.5.Qui était la femme de Louis-Hébert ?«Marie Rollet.» ?Normand Beauregard, 54 ans, candidat pour le PQ Né à Granby.Vit à Québec depuis 29 ans.Formation en biologie et sciences de l\u2019environnement.1.Votre première implication politique ?En 1989, comme candidat pour le NPD-Québec dans Louis-Hébert.« À l\u2019époque, le NPD- Québec avait pris un vote pour la souveraineté », a-t-il précisé.2.Le secteur où vous aurez le plus de difficulté, entre Pointe-de-Sainte-Foy, Cap- Rouge et Saint-Augustin ?Certains « nouveaux développements » de Saint- Augustin.3.Le métier que vous retrouverez si vous perdez?Agent de recherche et de planification socio-économique, dans la fonction publique.4.Placez ces enjeux en ordre de priorité : le troisième lien, le prolongement de l\u2019autoroute 40, le transport en commun.1.Transport en commun, 2.Prolongement de l\u2019autoroute 40, 3.Troisième lien.5.Qui était la femme de Louis-Hébert ?«Marie Rollet.» ?Geneviève Guilbault, 34 ans, candidate pour la CAQ Née à Greenfield Park.Vit à Québec depuis 32 ans.Formation en communication publique.1.Votre première implication politique?En 2006, comme attachée de presse adjointe au bureau du ministre libéral de la Sécurité publique, Jacques Dupuis.2.Le secteur où vous aurez le plus de difficulté, entre Pointe-de-Sainte-Foy, Cap- Rouge et Saint-Augustin ?Pointe-Sainte-Foy.« La clientèle est assez homogène et je sens qu\u2019il y avait un certain attachement pour Sam Hamad.» 3.Le métier que vous retrouverez si vous perdez?Porte-parole au Bureau du coroner.4.Placez ces enjeux en ordre de priorité : le troisième lien, le prolongement de l\u2019autoroute 40, le transport en commun.1.Troisième lien, 2.Transport en commun, 3.Prolongement de l\u2019autoroute 40.5.Qui était la femme de Louis-Hébert ?« Je ne le sais pas.» ?Guillaume Boivin, 38 ans, candidat pour QS Né à Québec, où il vit toujours.Formation en histoire, en science politique et en droit.1.Votre première implication politique?En 1998, au sein d\u2019un des ancêtres de Québec solidaire, le Parti de la démocratie socialiste.Il avait 18 ans.« Je recherchais une alternative au PQ de Lucien Bouchard.» 2.Le secteur où vous aurez le plus de difficulté, entre Pointe-de-Sainte-Foy, Cap- Rouge et Saint-Augustin?Les secteurs où il y a plus de gens âgés et fortunés.3.Le métier que vous retrouverez si vous perdez?Avocat en droit social.4.Placez ces enjeux en ordre de priorité : le troisième lien, le prolongement de l\u2019autoroute 40, le transport en commun.1.Transport en commun.Guillaume Boivin se dit opposé aux deux autres projets.5.Qui était la femme de Louis-Hébert ?«Marie qui donc?» LE DEVOIR «Sam, j\u2019ai eu ben de la peine quand il est parti» Une électrice de Louis-Hébert A 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 LES VILLES EN CAMPAGNE A 4 I S A B E L L E P O R T E R J E A N N E C O R R I V E A U L es statistiques sur le vieillissement des élus cachent une réalité surprenante: au dernier scrutin, les femmes comptaient pour 40% des candidats chez les plus jeunes.Une quasi-parité qui laisse présager des changements notoires dans l\u2019avenir.«La politique municipale est surtout une affaire d\u2019hommes plus âgés, sauf que la tendance va en s\u2019inversant.Le nombre de candidates, surtout des jeunes, a tendance à augmenter depuis 2005», souligne Jérôme Couture, chercheur postdoctoral au Département de science politique de l\u2019Université Laval.«Avec le temps, donc d\u2019ici une ou deux générations, on peut s\u2019attendre à une proportion de candidatures proche de la parité.Si la tendance se poursuit évidemment.» L\u2019atteinte du seuil de 40% chez les jeunes femmes étonne d\u2019autant plus que, dans l\u2019ensemble des groupes d\u2019âge, elles comptent pour seulement 29,9% des élus.Une proportion qui inclut les postes de conseillères puisque seulement 17,7% des maires sont des femmes au Québec.Comment l\u2019expliquer?En partie par la rareté des partis politiques municipaux, note Jérôme Couture.« Les par tis politiques vont s\u2019efforcer de présenter plus de diversité dans leurs candidatures, dit-il.Il faut comprendre que, dans les tranches d\u2019âge plus élevées, les femmes ont été socialisées dans un monde où faire de la politique était moins valorisé pour elles.» Histoire de contrer cela, le gouvernement et les associations municipales ont multiplié les campagnes en vue des élections de cet automne.«J\u2019ai vécu une belle expérience», lance la mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire, dans une capsule vidéo du ministère des Affaires municipales.«Faites- vous confiance, vous êtes les élues de demain.» La campagne de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) montre une dame qui, depuis le comptoir du café où elle travaille, fait campagne pour financer une nouvelle patinoire.« Ça prend des femmes comme vous.» Royaumes masculins «C\u2019est le boy\u2019s club qui se brise», estime la mairesse de Notre-Dame- de-l\u2019Île-Perrot, Danie Deschênes.«S\u2019il y avait plus de femmes au sein des conseils municipaux, la dynamique serait différente.» Depuis que les élections municipales ont lieu simultanément dans toutes les villes du Québec, les chercheurs ont accès à des statistiques beaucoup plus précises sur ces questions.Les données du ministère des Affaires municipales révèlent en outre que, pendant le dernier mandat, 78 conseils municipaux ne comptaient que des hommes au Québec après les élections de 2013.Un seul était exclusivement féminin, à Rivière- Saint-Jean, sur la Côte-Nord.Cette région compte d\u2019ailleurs la plus forte proportion de femmes au municipal, devant Québec et Montréal.Médias sociaux Reste que l\u2019arrivée des médias sociaux dans les campagnes électorales rend l\u2019exercice éprouvant pour de nombreuses femmes, ont confié plusieurs élues.«Les médias sociaux sont dif ficiles.Les gens écrivent des commentaires.C\u2019est comme s\u2019ils pensaient qu\u2019on ne les lit pas.C\u2019est facile, avec les médias sociaux, de vivre une dérape, observe Nadia Minassian, préfète de la MRC du Rocher-Percé.Je crois que les gens oublient qu\u2019il y a un humain derrière le politicien.Les hommes ont peut-être tendance à moins s\u2019en plaindre, mais je suis sûre que ça les affecte tout autant.» Le Devoir La parité hommes-femmes dans une ou deux générations?JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Plusieurs conseils de ville demeurent encore aujourd\u2019hui des cénacles unisexes.L\u2019omniprésence masculine en politique municipale ne date pas d\u2019hier, comme en témoigne cette photo, prise en 2009, qui réunissait Michel Bissonnette, maire de Saint-Léonard, Éric Forest, maire de Rimouski, Robert Coulombe, président de l\u2019Union des municipalités du Québec, Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales, et Gilles Vaillancourt, maire de Laval.Des courses à surveiller LONGUEUIL À Longueuil, trois femmes sont en lice pour succéder à la mairesse Caroline Saint-Hilaire qui a annoncé son retrait de la vie politique en février dernier.Sylvie Parent, qui avait pris la tête de la formation politique de la mairesse, Action Longueuil, af frontera Josée Latendresse, sa rivale défaite lors de la course à la chefferie du parti.L\u2019ex- députée néodémocrate Sadia Groguhé complète le trio pour l\u2019instant tout féminin.MONTRÉAL ET QUÉBEC À Québec, un récent sondage place Régis La- beaume très en avance sur ses adversaires Jean-François Gosselin et Anne Guérette.À Montréal aussi, le maire sortant Denis Coderre ne semble pas, pour l\u2019instant, trop inquiété face à sa rivale de Projet Montréal, Valérie Plante.Des courses sont toutefois à surveiller dont celles de Mercier\u2013Hoche- laga-Maisonneuve, Le Sud- Ouest, Rosemont\u2013La Pe- tite-Patrie, Ahuntsic\u2013Car- tierville et Lachine.SAGUENAY En quittant la politique, le flamboyant maire Jean Tremblay, de Saguenay, avait pris soin de préparer sa relève en créant le Parti des citoyens de Saguenay (PCS), jouant son va-tout sur l\u2019ex-député conservateur Jean-Pierre Blackburn.Or, coup de théâtre, M.Blackburn a claqué la porte cet été, reprochant au maire sortant d\u2019être trop « contrôlant ».Pendant que les deux hommes s\u2019invectivent par médias interposés, l\u2019Équipe du Renouveau démocratique (ERD), dirigée par Josée Néron, doit bien rire.Reste à savoir si les deux autres candidats pourront tirer leur épingle du jeu, soit l\u2019indépendant Arthur Gobeil et le nouveau dauphin du PCS, Dominic Gagnon.TROIS-RIVIÈRES À Trois-Rivières, l\u2019omniprésent maire Yves Lé- vesque s\u2019accroche lui aussi au pouvoir.Mais ce dernier n\u2019a aucune intention de partir.Élu en 2009 et en 2013 avec des majorités qui étaient loin d\u2019être écrasantes, il fera peut- être mieux cette fois-ci.Ou pire.La réponse dépendra de la division du vote.Depuis l\u2019annonce, cet hiver, de la candidature du conseiller Jean- François Aubin, on pressent une lutte à deux.Or l\u2019entrée en scène, cette semaine, du candidat André Bertrand, issu du milieu des affaires, pourrait brouiller les cartes.GATINEAU À Gatineau, le maire sortant, Maxime Pedneaud- Jobin, domine dans les sondages.Mais le jeune maire, minoritaire au conseil municipal, s\u2019est souvent retrouvé sur la défensive, notamment dans le dossier de l\u2019aréna des Olympiques.Quatre candidats se disputent son poste de maire, dont Sylvie Goneau et Denis Tassé, avec qui il a souvent croisé le fer aux séances du conseil municipal.Sans compter l\u2019ancien directeur général de la petite ville de Bowman, Rémi Bergeron, et un haut fonctionnaire d\u2019Ottawa, Clément Bélanger.Isabelle Porter Jeanne Corriveau 57,6 L\u2019âge moyen des candidats à la mairie en 2013 J E A N N E C O R R I V E A U Q uand elle préside le conseil des maires ou qu\u2019elle siège à la Table des préfets de la Gaspésie, Nadia Minassian est toujours la plus jeune du groupe.La préfète de la MRC du Rocher-Percé a beau obser ver un ra jeunissement de la classe polit ique municipale, les changements s\u2019opèrent lentement.« Le fait qu\u2019on me considère comme une jeune en politique à 39 ans, c\u2019est décourageant.Jeune, pour moi, c\u2019est 23, 24 ou même 30 ans », explique-t-elle au bout du fil.Native de Montréal, Mme Minassian s\u2019est installée en Gaspésie il y a 15 ans, dans la région d \u2019or igine de sa mère.Elle y a ouver t un commerce et occupé la présidence de la Chambre de commerce de Ro- cher-Percé.El le a cependant qui t té ce poste lorsque son chemin a croisé la politique.Nadia Minas- sian fait par tie de la dizaine de préfets au Québec qui sont élus par les c i toyens et non chois is par les maires de leur MRC.« Je ne suis pas une politicienne, je suis une représentante des citoyens », tient à préciser M.Minassian.Être préfet est un emploi à temps plein, dit-elle, et il lui faut jongler avec un horaire serré.« J\u2019ai des enfants et un commerce, mais je pense que c\u2019est impor tant de m\u2019impliquer.Je le fais pour mes enfants.« Quand je par ticipe à une réunion le soir et que je ne suis pas avec eux, je le fais pour l\u2019avancement de ma MRC parce que j\u2019espère que mes enfants vont revenir vivre dans la région.» Mais ce type de sacrifice n\u2019est pas exclusif aux élus, tient-elle à rappeler.« C\u2019est comme pour n\u2019impor te quel emploi.Il faut concilier travai l e t famil le .C \u2019es t la réal i té d \u2019au- jourd\u2019hui.» Nadia Minassian reconnaît que la politique municipale, un univers majoritairement masculin, peine à attirer des femmes.« Je crois que la politique a très mauvaise réputation.Ce qu\u2019on voit ces temps-ci, ça n\u2019aide pas.On a besoin des hommes en politique, mais aussi des femmes.Je pense qu\u2019on apporte une nouvelle approche.» Mm e Minassian compte solliciter un second mandat.« Je vais en faire tant que je sens que j\u2019apporte un changement intéressant pour ma communauté.» Le Devoir NADIA MINASSIAN La lente relève municipale J E A N N E C O R R I V E A U S ylvie Tardif avait juré qu\u2019elle ne ferait jamais de politique active, mais lorsque l\u2019occasion s\u2019est présentée en 2003, à la faveur d\u2019une élection partielle, elle a plongé.Malgré les embûches, la politique municipale a séduit cette coordonnatrice communautaire qui s\u2019est fait élire à trois reprises comme conseillère à Trois-Rivières.C\u2019est la difficulté d\u2019obtenir une oreille attentive aux demandes du milieu communautaire qui a amené Sylvie Tardif à tenter sa chance dans l\u2019arène politique, pour être en mesure, dit-elle, de faire bouger les choses de l\u2019intérieur.Élue avec 76 % des voix, elle est entrée à l\u2019hôtel de ville par la gran de por te et ses racines communautaires ont déteint sur sa façon de travailler.« Je voulais faire de la politique com - me de l\u2019organisation communautaire.J\u2019ai réussi.Je travaillais avec les citoyens.C\u2019est ce dont je m\u2019ennuie le plus de la politique municipale », ex- plique-t-elle, écorchant au passage le maire Yves Léves - que, avec qui les relations étaient difficiles.L\u2019aventure politique a pris fin quand elle a brigué le poste de maire de Trois-Rivières.Même si elle a dû s\u2019incliner, elle a tout de même obtenu 31 % des voix, un résultat honorable quand on sait que Denis Coderre est devenu maire de Montréal avec 31,4 % des suffrages, fait-elle remarquer.Choisir la vie politique l\u2019a obligée à composer avec un horaire chargé puisqu\u2019elle a continué d\u2019occuper les fonctions de coordonnatrice à COMSEP, l\u2019organisme d\u2019éducation populaire qu\u2019elle a co- fondé.«Je travaillais 70 heures par semaine.Ça finit par user.Mais j\u2019adorais ça, être conseillère municipale.C\u2019est juste décevant que ça se soit terminé sur un échec comme candidate à la mairie.» Elle reconnaît que la campagne à la mairie a été éprouvante, « sauvage».Les médias sociaux sont un terrain miné où circulent des abominations sans filtre.« J\u2019ai encore des séquelles de ça.On a dit que je fraudais et que mon organisme fraudait.Ma vie privée y est passée.Ç\u2019a été dur.Je ne suis plus sur Facebook depuis ce temps-là.» Mais elle n\u2019a aucun regret.La politique municipale est en train de changer, mais encore faudra-t-il qu\u2019elle s\u2019adapte aux contraintes des jeunes qui doivent concilier leur tâche d\u2019élu avec leur vie de famille et l\u2019emploi qu\u2019ils doivent souvent conserver.Le Devoir SYLVIE TARDIF Vie politique et action communautaire, même combat J E A N N E C O R R I V E A U D ans l\u2019esprit de Danie Deschênes, il ne fait pas de doute que l\u2019arène municipale est la sphère politique qui présente le plus d\u2019attrait.Mairesse de Notre-Dame-de-l\u2019Île-Perrot depuis 2014, l\u2019entrepreneure s\u2019apprête à se lancer dans une autre campagne électorale.Pourquoi la politique municipale ?«Parce que c\u2019est la vraie vie.On a un contact direct avec les citoyens.J\u2019ai l\u2019impression que ce que je fais est visible.C\u2019est un héritage à la municipalité », explique d\u2019emblée la mairesse.C\u2019est en 2009 que Danie Deschênes a décidé de se por ter candidate pour un poste de conseillère municipale.« Tant qu\u2019à chialer, je me suis dit que je m \u2019 i m p l i q u e r a i s pour aller voir ce qui se passe à la Ville.J\u2019ai eu la piqûre.» La mairesse Marie-Claude Nichols ayant décroché un siège à l\u2019Assemblée nationale en 2014, Danie Deschênes a tenté sa chance à la mairie, pari qu\u2019elle a gagné.Mais le marathon électoral a été rude.« Mon opposant a fait du porte- à-porte et un enfant a entendu une con - versation pas trop positive.Le lendemain matin, cet enfant a dit à mon fils : \u201cTa mère, c\u2019est une cruche.Elle n\u2019est pas gentille\u201d, relate Mme Deschênes.Il faut avoir une couenne dure pour faire une campagne électorale.» La campagne a été à ce point difficile qu\u2019elle a pensé à abandonner en cours de route.« À une semaine de la [fin de la] campagne, j\u2019ai dit à mon conjoint : ou j\u2019écris un communiqué et je fous le bordel ou j\u2019abandonne tout ça.C\u2019était malsain.Alors, j\u2019ai écrit un communiqué.» L\u2019arrivée de recrues en politique a aussi fait entrer dans les hôtels de ville les nouvelles technologies.Pour conjuguer ses responsabilités de mairesse, d\u2019entrepreneure et de maman, Danie Deschênes a fait des technologies ses alliés.« J\u2019ai un horaire chargé, je suis technologique.Je n\u2019ai pas besoin d\u2019être assise au bureau pour qu\u2019on m\u2019appelle, qu\u2019on me texte ou qu\u2019on m\u2019envoie des courriels.Je parle à ma directrice générale tous les matins à 7 h 30.Et c\u2019est aussi ef fi- cace que si j\u2019étais assise à l\u2019hôtel de ville.Et ça me permet d\u2019être davantage sur le terrain », soutient-elle.Mme Deschênes entend solliciter un autre mandat \u2014 « J\u2019aime trop ça», dit-elle \u2014 mais elle s\u2019attend à une campagne plus « sereine» que la précédente.Le Devoir DANIE DESCHÊNES La génération technologique J E A N N E C O R R I V E A U D\u2019 origine haïtienne, Michel Adrien est arrivé à Mont-Laurier en 1969 afin d\u2019occuper un poste de professeur de physique à la polyvalente de cette municipalité des Lauren- tides.Son coup de foudre initial pour la région l\u2019a finalement propulsé sur le siège de maire en 2003.« J\u2019étais là pour dépanner un confrère d\u2019origine haïtienne, se rappelle Michel Adrien, près de 50 ans plus tard.Mais tout de suite, j\u2019ai été attiré par ce milieu à la fois urbain et rural.À Montréal, j\u2019étais un citadin anonyme, mais à Mont-Laurier, j\u2019étais le prof de physique que les gens reconnaissaient.» De f i l en ai - guille, il s\u2019est engagé dans l\u2019action syndicale, avant de devenir président du consei l d\u2019administration du centre hospitalier de Mont-Lau- r ier, puis directeur général de l\u2019établissement.Il a aussi épou sé une Lauriermon- toise.Michel Adrien vante l\u2019accueil et l\u2019ouverture d\u2019esprit des résidants de Mont-Laurier, qui l\u2019ont d\u2019emblée adopté.Un jour, en 1995, alors qu\u2019il s\u2019entretenait avec le maire de Des Ruisseaux \u2014 une municipalité qui devait être fusionnée à Mont-Laurier quelques années plus tard \u2014, celui-ci lui lance : « Écoute, mon grand, ça ne te tenterait pas de devenir conseiller municipal plutôt que de jouer au gérant d\u2019estrade ?relate Michel Adrien.Voilà comment l\u2019invitation a été lancée.» Élu d\u2019abord comme conseiller municipal, Michel Adrien est devenu maire de la nouvelle vil le fusionnée de Mont-Laurier en 2003, recuei l lant plus de 75 % des voix.« Dans ma famille, on a toujours été tournés vers le service public.Mon père a aussi été maire de son village en Haïti, signale-t-il.C\u2019est la manière la plus ef ficace pour faire bouger les choses.» Au passage, il souligne que les conseils municipaux de ses deux derniers mandats comptaient un nombre égal de conseillers et de conseillères.« La parité, ça devrait être une volonté por tée par un cadre légal » , avance-t-il.Après 14 ans au poste de maire, Michel Adrien entend maintenant laisser sa place à d\u2019autres.Il dit laisser plusieurs réalisations en héritage, dont l\u2019hôtel de ville installé dans l\u2019ancienne abbaye des moniales bénédictines, ainsi que la salle de spectacles Espace théâtre de Mont-Laurier.Le Devoir MICHEL ADRIEN De prof de physique à maire INFOGRAPHIE GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Josée Latendresse, candidate du parti Longueuil Citoyen aux élections municipales de novembre prochain MRC DU ROCHER-PERCÉ Nadia Minassian, préfète de la MRC du Rocher-Percé VILLE DE TROIS-RIVIÈRES Sylvie Tardif, conseillère municipale de 2003 à 2013 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Danie Deschênes, maires - se de Notre-Dame-de-l\u2019Île- Perrot depuis 2014 VILLE DE MONT-LAURIER Michel Adrien, maire de Mont-Laurier depuis 2013 1098 Le nombre de municipalités 17,7 % Le pourcentage de candidatures féminines à la mairie en 2013 39,9 % La Côte-Nord est la région où l\u2019on retrouve le plus d\u2019élues I S A B E L L E P O R T E R à Québec La Ville de Québec a rendu publique, vendredi, une analyse démontrant qu\u2019un troisième lien à l\u2019est réduirait peu la congestion sur les ponts existants et risquerait même de l\u2019accroître dans certains secteurs.« L\u2019automobiliste qui prend les ponts à l\u2019ouest ne verra pas un grand changement », a résumé le directeur du service des Transports à la Ville.Souhaitée par le parti d\u2019opposition de Jean-François Gosselin, Québec 21, l\u2019idée d\u2019un troisième lien à l\u2019est n\u2019a jamais enthousiasmé le maire de Québec, Régis Labeaume.Il y a quelques mois, il avait soutenu qu\u2019un pont à l\u2019ouest aurait davantage d\u2019effets positifs.L\u2019évaluation présentée vendredi est basée sur les données du ministère des Transports, de la Ville de Québec et du Réseau de transport de la Capitale (RTC).On y a notamment analysé les débits de circulation et les relevés de trafic.L\u2019analyse montre qu\u2019un troisième lien à l\u2019est affecterait seulement 3000 déplacements matinaux entre Lévis et Québec, sans toutefois fournir de statistiques sur le retour à la maison.«Est-ce que les gouvernements devraient investir des milliards de dollars seulement pour 3000 véhicules?» a lancé le maire.L\u2019étude avance en outre que « la réalisation du troisième lien» va «générer des impacts négatifs sur les réseaux routiers supérieurs et municipaux de la rive nord».Enfin, la Ville suggère au bureau chargé d\u2019étudier le projet de troisième lien d\u2019analyser la possibilité de recourir à des voies directionnelles variables selon les heures de pointe sur le pont Pierre-Laporte.Campagne imminente À une semaine du déclenchement des élections municipales, le maire s\u2019est défendu d\u2019être en campagne.Aux journalistes qui lui demandaient pourquoi il n\u2019avait pas attendu de présenter un document plus complet plus tard, il a rétorqué que c\u2019était le travail du ministère des Transports ou du bureau de projet sur le troisième lien créé par le gouvernement.Son adversaire Anne Gué- rette estime justement que la Ville devrait « laisser le gouvernement faire son travail » .« Quand on aura toutes les informations, on se positionnera sur un troisième lien ou non, à l\u2019est ou à l\u2019ouest », a fait valoir la chef de Démocratie Québec.Mme Guérette trouve en outre que l\u2019idée de modifier le sens des voies sur les ponts en fonction du trafic est prometteuse.Une idée partagée par Jean-François Gosselin, de Québec 21, qui ajoute toutefois que le maire n\u2019a rien inventé.Il lui reproche de plus « d\u2019utiliser des ressources de la Ville pour une annonce préélectorale ».Enfin, sur le fond, il juge l\u2019analyse incomplète.«Ce que j\u2019ai vu aujourd\u2019hui, ça ne change absolument rien.» Lorsqu\u2019on lui demande si le sort de 3000 voitures justifie des investissements de plusieurs milliards, il rétorque que les données « datent de 2011», que l\u2019analyse a été faite pour attaquer son plan et qu\u2019un troisième lien est d\u2019abord un «outil de développement économique régional».Le Devoir Un troisième lien à l\u2019est serait nuisible, selon Labeaume J E A N N E C O R R I V E A U A u lendemain du décès d\u2019une cycliste à l\u2019angle des avenues du Parc et des Pins, Luc Ferrandez s\u2019en est pris avec vir ulence à Denis Co- derre qu\u2019il accuse d\u2019être personnellement intervenu il y a quelques mois pour bloquer un projet de piste cyclable dans ce secteur.Le maire du Plateau-Mont-Royal est même allé jusqu\u2019à comparer M.Co- derre à Kim Jong-un.Luc Ferrandez s\u2019est d\u2019abord déchaîné sur sa page Facebook.La veille, une cycliste de 61 ans avait perdu la vie après avoir été heurtée par un autobus scolaire alors qu\u2019elle roulait sur l\u2019avenue des Pins vers l\u2019ouest.Il a non seulement reproché au maire d\u2019avoir bloqué le projet de piste cyclable sur l\u2019avenue des Pins, mais également d\u2019avoir empêché la réalisation de pistes cyclables sur les r ues Papineau et Rose-de- Lima ainsi que sur les avenues Laurier Ouest et Atwater.« Le bullshitomètre va friser l\u2019explosion», a-t-il écrit.Questionné en point de presse sur la comparaison qu\u2019il faisait entre le maire et le dictateur nord-coréen, Luc Ferran- dez en a rajouté: «C\u2019est trop faible.Au moins Kim Jong-un, il dit ce qu\u2019il fait et il fait ce qu\u2019il dit.Coderre, c\u2019est un manipulateur.Il fait le contraire de ce qu\u2019il dit.» Selon lui, les propos du maire Coderre sur la Vision zéro ne concordent pas avec les gestes qu\u2019il pose: «Je l\u2019accuse de prendre des décisions tous les jours qui mettent les cyclistes en danger et de dire le contraire.» Denis Coderre a nié être intervenu pour bloquer le projet de piste cyclable sur l\u2019avenue des Pins.« Je pense que Luc a perdu les pédales », a-t-il lancé.« Il n\u2019y a pas eu d\u2019intervention, je ne sais pas où il a pris ça.Il faut savoir que, dans ce coin-là, on investit massivement parce qu\u2019on a un travail sur le plan souterrain.Il y a de l\u2019infrastructure souterraine.C\u2019est pour cette raison-là que ça ne se fait pas tout de suite.» Le plan vélo En matinée, l\u2019administration Coderre avait justement présenté son « plan-cadre vélo », qui prévoit des investissements de 150 millions pour les cinq prochaines années.La Ville souhaite accroître la pratique du vélo partout en ville, mais surtout dans les quartiers centraux, dans le but d\u2019hausser de 15 % la part modale des déplacements d\u2019ici 15 ans.Quant au projet de piste cyclable sur l\u2019avenue des Pins, le responsable du dossier vélo à la Ville, Marc-André Gadoury, soutient qu\u2019elle figure toujours dans les plans de la Ville.« Il y a des travaux impor tants d\u2019égouts et d\u2019aqueducs qui s\u2019en viennent dans les prochaines années.On ne va pas construire une piste pour rouvrir la rue dans deux-trois ans et reconstruire la piste», a-t-il expliqué.M.Gadour y n\u2019a pas voulu commenter la sortie intempestive de Luc Ferrandez qui lui a reproché, comme il l\u2019a fait avec la conseillère Elsie Lefebvre, d\u2019avoir rejoint l\u2019équipe de Denis Coderre pour faire avancer sa carrière.«Je ne ferai pas d\u2019enflure verbale et je ne donne pas dans la politique internationale», a dit Marc-André Gadoury.La campagne électorale municipale commence la semaine prochaine.Avec Karl Rettino-Parazelli Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 6 Le Devoir numérique en classe Mobile Tablette Ordinateur Inscrivez-vous dès maintenant au ledevoir.com/classe Profs du Québec, abonnez gratuitement vos étudiants de 4e et 5e secondaire et de niveau collégial au Devoir numérique pour une durée de 15 semaines.Le Devoir GalerieClaude Lafitte Depuis 1975 Marc-Aurèle Fortin «La Vieille Forge», v.1945, aquarelle, 22'' x 28'' Oeuvres de grands maîtres canadiens et européens recherchées.Haute valeur offerte.Évaluation gratuite sur rendez-vous pour les oeuvres de Borduas | Ferron | Fortin | Gagnon | Krieghoff Lemieux | Letendre | McEwen | Pellan | Riopelle Suzor-Côté | Groupe des Sept et autres votre spécialiste expert-conseil 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 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aurait participé à l\u2019incendie de la voiture de M.Labidi.Crime haineux Par contre, le l ieutenant Vézina a indiqué qu\u2019« on peut d\u2019ores et déjà spécifier qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un crime à caractère haineux : on ne visait pas spécifiquement M.Labidi [pour son statut dans la communauté musulmane] mais bien un musulman ».Les deux suspects habitent «à proximité de la résidence de M.Labidi ».« Ce n\u2019est pas parce qu\u2019un individu n\u2019est pas l ié à un groupe ou à une idéologie particulière qu\u2019il n\u2019y a pas de crime haineux », a expliqué M.Vézina.Ce sera toutefois à la Couronne de décider si les suspects doivent être aussi accusés de crime haineux, en plus des chefs d\u2019accusation d\u2019incendie criminel.Le lieutenant Vézina a ainsi laissé entendre qu\u2019il pourrait s\u2019agir d\u2019un « facteur aggravant » dans la cause.Le deuxième suspect, une « connaissance » du premier, a été arrêté vendredi matin et serait lié à l\u2019incendie chez M.Labidi.Il était toujours interrogé vendredi et M.Vézina ne pouvait dire s\u2019il pourra comparaître le même jour.L\u2019interrogatoire du premier suspect a permis aux policiers de le relier à quatre autres incendies, allumés sur une période de quatre semaines, cet été, dans des conteneurs à S a i n t e - F o y \u2013 S i l l e r y \u2013 C a p - Rouge : près du petit centre commercial Plaza Laval, derrière un restaurant du boulevard Laurier et « très près » de l\u2019Hôpital Laval.Le deuxième suspect ne serait pas pour l\u2019instant lié à ces incendies de conteneurs, a indiqué le lieutenant Vézina.Hasard peu probable Lorsque la nouvelle de l\u2019incendie de la voiture de M.La- bidi avait été dévoilée, à la fin août, le maire Régis Labeaume avait demandé au Service de police de la Ville de Québec de tout mettre en œuvre pour retrouver rapidement les auteurs de ce crime, que l\u2019on hésitait par ailleurs à qualifier d\u2019«haineux».Le maire Labeaume rappelait tout de même que la voiture de M.Labidi avait été incendiée au lendemain de l\u2019annonce de la transaction qui permettra la création d\u2019un cimetière musulman à Québec.Le maire estimait qu\u2019il serait « fort étonnant » qu\u2019il s\u2019agisse là d\u2019un pur hasard.C\u2019est dans la salle de prières du Centre culturel islamique de Québec qu\u2019avait été commis en janvier dernier l\u2019attentat qui a coûté la vie à six membres de la communauté musulmane.Alexandre Bis- sonnette, âgé de 27 ans, est accusé du meurtre prémédité de six fidèles qui se trouvaient à la grande mosquée le soir du 29 janvier, où il se serait présenté armé.Il est aussi accusé de cinq autres chefs de tentative de meurtre.La Presse canadienne VILLE DE QUÉBEC Incendie visant Mohamed Labidi : deux suspects arrêtés PISTES CYCLABLES Ferrandez compare Coderre à Kim Jung-un Le décès d\u2019une cycliste jeudi a éveillé la colère chez le maire du Plateau JACQUES NADEAU LE DEVOIR Luc Ferrandez a inauguré vendredi les nouveaux aménagements de la rue Prince-Arthur.À une semaine du déclenchement des élections municipales, le maire s\u2019est défendu d\u2019être en campagne A L E X A N D R E S H I E L D S L a ministre canadienne de l\u2019Environnement, Catherine McKenna, refuse de dire si le projet de pipeline Énergie Est est «cohérent» avec le plan climatique du gouvernement Trudeau, mais elle estime que le fédéral est résolument engagé dans la « transition» vers les énergies renouvelables, tout comme le marché.« Il revient au promoteur de défendre son projet et de dire s\u2019il devrait aller de l\u2019avant, mais le projet doit aussi être cohérent avec notre plan climatique.Nous avons été clairs dans le cadre de l\u2019évaluation environnementale », a fait valoir la ministre McKenna au cours d\u2019une entrevue accordée au Devoir vendredi matin.Est-ce que le projet de pipeline Énergie Est, de TransCa- nada, peut être cohérent avec ce plan climatique, donc avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à ef fet de serre du gouvernement fédéral ?« Tous les projets doivent passer par une évaluation environnementale complète », a laissé tomber la ministre responsable du dossier des changements climatiques à Ottawa.« Dans ce cas, l\u2019Of fice national de l\u2019énergie a décidé d\u2019évaluer les émissions de gaz à effet de serre en amont», a-t-elle rappelé, en référence au projet de la pétrolière albertaine, destiné à l\u2019exportation de pétrole des sables bitumineux.C\u2019est d\u2019ailleurs à la suite de cette décision de l\u2019Office que TransCanada a demandé la semaine dernière une suspension de 30 jours de l\u2019évaluation fédérale de son pipeline, le temps d\u2019évaluer les impacts pour ce projet très controversé.Jeudi, la pétrolière a aussi contacté le gouvernement du Québec pour demander une pause dans le processus environnemental provincial.Une transition Au-delà du projet Énergie Est, sur lequel la ministre de l\u2019Environnement a jusqu\u2019ici refusé de se prononcer, Mme McKenna a souligné que le virage vers les énergies qui n\u2019émettent pas de gaz à effet de serre est déjà bien engagé au Canada.« Nous sommes dans une transition, qui ne surviendra pas du jour au lendemain, mais nous voyons que les choses avancent rapidement.Les sources d\u2019énergie renouvelable, comme le solaire et l\u2019éolien, sont de plus en plus compétitives.Donc, je crois qu\u2019il y a d\u2019autres options, et je crois que le marché est véritablement en train de changer », a-t- elle fait valoir.«Le rôle du gouvernement est de contribuer à cette transition, notamment en mettant un prix sur le carbone, mais aussi en favorisant l\u2019innovation », a ajouté Mme McKenna.Le premier ministre Justin Trudeau a lui aussi réaffirmé, vendredi, la nécessité d\u2019agir pour lutter contre les changements climatiques.Son gouvernement en fait une « priorité », a-t-il dit en ouver ture d\u2019une rencontre sur le climat avec une vingtaine de représentants de différents États, à Montréal.Projets approuvés Il n\u2019en demeure pas moins que les libéraux fédéraux ont aussi approuvé, en novembre 2016, deux importants projets de pipeline destinés à favoriser l\u2019expansion de la production des sables bitumineux albertains.Il s\u2019agit du pipeline Trans Mountain, vers la côte ouest, mais aussi du remplacement de la Ligne 3 d\u2019Enbridge en direction des États-Unis.Si on ajoute à cela la capacité du futur pipeline Keystone XL, appuyé par le gouvernement Trudeau, ces trois infrastructures pourraient transporter chaque jour 2,48 millions de barils de brut, soit plus de 905 millions de barils par année.Selon ce qu\u2019a fait valoir vendredi la ministre, dans le cadre d\u2019une discussion sur les enjeux climatiques organisée à l\u2019Université McGill, les pipelines ne sont que le «véhicule» pour mener les ressources jusqu\u2019aux marchés, s\u2019il existe une viabilité économique pour ces projets.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 7 M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement Trudeau a beau vouloir légaliser la marijuana, les consommateurs, eux, continueront de fréquenter le marché illicite.Des militants «pro-pot» ont déploré, joints en poche, que le cannabis ne soit pas déjà décriminalisé et que la légalisation de produits comestibles soit remise plus à tard.Une lacune qui, à leurs avis, assurera la survie de dispensaires illégaux qu\u2019ils comptent bien continuer de fréquenter plutôt que les magasins d\u2019État, qu\u2019ils promettent de boycotter.«La loi sur le cannabis est un mauvais projet de loi », a tranché d\u2019entrée de jeu l\u2019activiste Dana Larsen devant le comité parlementaire qui épluche le projet C-45.«Il est imparfait à plusieurs égards.Il ne décriminalise même pas le joint que j\u2019ai dans ma poche et que je vais fumer après cette rencontre du comité », a lancé ce militant qui avait envoyé un gramme de marijuana par la poste à tous les députés libéraux l\u2019an dernier pour leur rappeler qu\u2019ils avaient promis de la légaliser.Le plan libéral maintenant dévoilé le déçoit.M.Larsen est propriétaire de deux dispensaires à Vancouver, qui vendent notamment des produits comestibles, des huiles et du haschisch.Des produits qui ne sont pas inclus dans le projet de loi du gouvernement Trudeau, qui promet de les réglementer plus tard.«En tant qu\u2019activiste qui veut voir de meilleures lois contre les drogues au Canada, je n\u2019aime pas ça du tout.Mais en tant que propriétaire d\u2019entreprise, c\u2019est super.Cela va permettre à mon entreprise et à d\u2019autres dispensaires de rester en affaires pendant plusieurs, plusieurs années.Ça ne fera rien du tout pour forcer les dispensaires à fermer leurs portes ou pour affecter le marché noir», a prédit M.Larsen.Une inquiétude partagée par le premier ministre québécois, qui appréhende un trou juridique sur les produits dérivés le 1er juillet prochain.Philippe Couillard a sommé vendredi le fédéral de «préciser» les modalités de la possession de «muffins [au cannabis] et ces affaires- là» le plus rapidement possible.Ce ne sera qu\u2019une question de «quelques mois », a promis Joël Lightbound, le secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé.Ottawa veut d\u2019abord faire un peu plus de recherches.«Il vaut mieux y aller de manière prudente, étape par étape, pour éviter que la réglementation ne soit pas à la hauteur quand ces produits-là seront disponibles commercialement», a fait valoir M.Lightbound.La science ne permet en effet pas encore d\u2019établir des méthodes de vérification d\u2019équivalence de la puissance entre brownies ou bonbons au cannabis, a témoigné Ryan Vandrey de l\u2019Université Johns-Hopkins.Mais le Canada ne devrait pas pour autant attendre trop longtemps, selon lui, car autoriser une catégorie de produits et en laisser une autre au marché noir «n\u2019a aucun sens».Au Colorado, les débuts de la légalisation de produits dérivés \u2013 mis sur le marché en même temps que la plante séchée \u2013 ont donné lieu à des sur- doses accidentelles.L\u2019État américain en a depuis resserré la vente \u2013 avec des emballages à l\u2019épreuve des enfants, des campagnes d\u2019information \u2013 et les statistiques ont diminué.« À terme, [les dérivés] devraient être inclus.Mais c\u2019est important de ne pas se tromper, et de prendre le temps», a prévenu Daniel Vigil du dépar tement de la Santé publique du Colorado.Les consommateurs de marijuana estiment en outre que le gouvernement est hypocrite en prétendant légaliser la drogue, puisque la vente et la possession seront toujours fortement restreintes.«Il y a plus d\u2019actes illégaux en vertu de cette loi sur le cannabis que sous la loi actuelle», a dénoncé Marc Emery, le «prince du pot», qui s\u2019est notamment fait arrêter à Montréal l\u2019an dernier dans l\u2019un des six dispensaires ouverts par son épouse, Jodie Emery.Marc Emer y en a aussi contre le monopole d\u2019État qui sera instauré en Ontario et au Nouveau-Brunswick \u2014 et que le Québec semble aussi privilégier.Pas question pour lui de fréquenter ces succursales du gouvernement qui a prohibé le cannabis et qui a persécuté ses consommateurs.« J\u2019encourage tout le monde à boycotter les magasins du gouvernement.Nous tenterons d\u2019empêcher physiquement les gens d\u2019y entrer », a-t-il annoncé.Rendez-vous en cour Le projet de loi C-45 est si restrictif que Marc Emery promet de s\u2019organiser pour se faire arrêter dès le lendemain de la légalisation, afin de contester la nouvelle loi devant les tribunaux.Il estime notamment que l\u2019intention de Québec d\u2019interdire possiblement la culture à domicile sera immédiatement contestée.« Plusieurs vont continuer d\u2019en faire pousser à la maison.Dès que le premier sera accusé, mon avocat le représentera en cour », a promis Marc Emery, aux côtés de son épouse qui avait appor té un joint de marijuana médicale à présenter aux députés.À Québec, les libéraux demeurent divisés quant aux paramètres de production, de distribution et de vente de la marijuana qu\u2019ils souhaiteraient voir proposés.« Sur quelques enjeux, on s\u2019est entendus.Il en reste d\u2019autres à clarifier », a indiqué Philippe Couillard en refusant de dévoiler «à la pièce» les consensus qui ont émergé au cours de son caucus pré- sessionnel à Val-d\u2019Or.À Ottawa, le comité parlementaire entendra mardi prochain les ministres de la Justice, de la Santé et de la Sécurité publique.L\u2019opposition espérait prolonger ensuite l\u2019étude encore seize heures, mais la majorité libérale s\u2019y est opposée.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir MARIJUANA Les consommateurs n\u2019intégreront pas le marché légal Déçus de l\u2019omission des produits dérivés dans la loi, les militants « pro-pot » continueront de s\u2019approvisionner au noir JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre Catherine McKenna était à Montréal, vendredi, pour prendre part à une rencontre sur le climat, à laquelle une vingtaine de représentants de dif férents États étaient aussi présents.McKenna refuse de dire si Énergie Est est « cohérent » avec le plan climatique canadien A L E X A N D R E S H I E L D S C\u2019 est un coup dur pour le Plan Nord du gouvernement Couillard.Le projet Mine Arnaud, qui devait symboliser la relance du développement minier, vient d\u2019être reporté indéfiniment, en raison du retrait du seul partenaire financier de l\u2019État québécois dans ce projet de près de 800 millions de dollars.La firme Yara International s\u2019était engagée à investir dans le projet d\u2019exploitation d\u2019apatite de cette mine à ciel ouvert qui divise la population de Sept-Îles depuis déjà plusieurs années.L\u2019entreprise comptait aussi acheter une partie de la production annuelle de 1,3 million de tonnes, dans le but de produire du phosphate, puis de l\u2019engrais.Mais depuis l\u2019annonce du feu vert au projet, au printemps 2015, Investissement Québec, qui détenait 62 % de Mine Arnaud, est à la recherche de par tenaires financiers pour construire la mine, l\u2019exploiter et acheter la production de concentré d\u2019apatite.Démarches vaines Toutes les démarches entreprises, y compris sur la scène internationale, se sont avérées vaines.Pourtant, encore en avril dernier, Investissement Québec affirmait au Devoir que le projet progressait, mais aussi que des «discussions» étaient en cours avec de possibles partenaires.Ces discussions n\u2019ont visiblement pas été fructueuses.Il faut dire que le gouvernement cherche notamment un exploitant pour cette imposante mine à ciel ouvert, qui aurait une longueur de 3700 mètres et une largeur de 800 mètres.Si elle voyait le jour, cette mine à ciel ouvert serait la plus importante à être exploitée en milieu habité au Québec.Investissement Québec recherche aussi un acheteur pour au moins la moitié de la production annuelle, soit plus de 650 000 tonnes de concentré d\u2019apatite.Le marché ne joue toutefois pas en faveur de cette nouvelle mine.Selon les prévisions de prix du phosphate publiées en janvier par la Banque mondiale, le prix de la tonne devrait osciller entre 110 $ et 104 $ d\u2019ici 2030.Or, selon Mine Arnaud, le seuil de rentabilité du projet se situerait à 120 $.Le milieu des affaires de la Côte-Nord tente néanmoins depuis plus de deux ans de mettre son poids dans la balance en vue du démarrage du projet, dans une région où la vitalité économique est très dépendante du secteur minier.Le Syndicat des Métallos et la FTQ ont d\u2019ailleurs dit vendredi qu\u2019ils accueillaient «avec une déception certaine» la décision de Yara International.« [Le projet] Mine Arnaud est crucial pour la région.Nous allons poursuivre tous les efforts nécessaires à sa réalisation.Ce projet doit se concrétiser », a pour sa part fait valoir vendredi le président-directeur général d\u2019Investissement Québec, Pierre Gabriel Côté.Mine Arnaud ne fait pas pour autant l\u2019unanimité, puisque plusieurs citoyens redoutent les impacts environnementaux du projet.Le rapport produit par le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) était d\u2019ailleurs très critique.Et depuis le feu vert donné par Québec en mars 2015, le gouvernement n\u2019a jamais répondu aux demandes de la Ville, qui souhaite que Québec vienne répondre aux questions des citoyens.Le Devoir PLAN NORD Le projet Mine Arnaud est reporté indéfiniment Au Colorado, les débuts de la légalisation de produits dérivés \u2013 mis sur le marché en même temps que la plante séchée \u2013 ont donné lieu à des surdoses accidentelles L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A 8 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par la présente donné que, à la suite du décès de Claire Cloutier, domiciliée au 419, Rue Principale, Saint-Basi- le-le-Grand (Québec) J3N 1K4, survenu le 19 mars 2017, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Jean-François Hébert, le 13 septembre 2017, devant Me André Dufresne, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me André Dufresne, notaire, au 655, Promenade du Centropolis, Bureau 210, Laval, Québec, H7T 0A3 Donné ce 14 septembre 2017 Me André DUFRESNE, notaire GAGNON DORAIS LAPRISE NOTAIRES INC.Notaires et conseillers juridiques AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE ( C.c.Q., art.795) Prenez avis que Jean-Jacques Pichette, en son vivant domicilié au 366, rue de la Montagne, appartement 917, à Montréal, province de Québec, H3C 0L7, est décédé à Montréal, le 26 décembre 2016.Un inventaire des biens du défunt a été dressé par le liquidateur de sa succession, Jacques Pichette, le 13 septembre 2017, devant Me Katya Laprise, notaire, 1005, boulevard du Séminaire Nord, bureau 100, Saint-Jean- sur-Richelieu, province de Québec, J3A 1R7, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude dudit notaire, sise à l\u2019adresse ci-avant mentionnée (pour prendre rendez-vous : 450-346-4455 poste 232).Donné à Saint-Jean-sur-Riche- lieu, ce 14 septembre 2017.Me Katya Laprise, notaire PRENEZ AVIS QUE Me Steve Collins, notaire à Montréal, est en possession d'une partie du greffe et des dossiers (minute numéro 1, datée du 12 juin 2013, à la minute 695, datée du 12 mai 2017) de Me Lisa Erin Susser, notaire à Montréal, à titre de cessionnaire, avec la permission du Comité exécutif de la Chambre des notaires du Québec, tel qu'il appert d'une résolution adoptée lors de la séance tenue le 18 août 2017.Collins, Notaires 1200, McGill College, bureau 1680 Montréal, Québec H3B 4G7 Téléphone: 514-392-0122 Heures d'ouverture : du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 00.DEMANDES DE DÉROGATION MINEURE Les personnes intéressées sont priées de noter qu\u2019elles pourront être entendues par les membres du conseil d\u2019arrondissement qui statueront, en vertu du Règlement sur les dérogations mineures (CA-24-008), sur des demandes approuvant : pour le bâtiment projeté sur le lot 3 361 068 du cadastre du Québec, actuellement au 2201, 2211, 2221, 2231 et 2241, rue Lespérance, des dérogations permettant un mode d\u2019implantation jumelé et l\u2019aménagement d\u2019aires de stationnement de 5 unités et plus, et ce, malgré les dispositions des articles 56 et 631 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) (dossier 1174869009); pour le bâtiment occupant les lots 1 852 951, 1 852 947, 1 852 949, 1 854 006, 2 295 356, 2 295 357, 2 296 272, 2 296 274, 2 925 337, 2 925 338, 2 925 339 et 2 925 340 du cadastre du Québec, actuellement au 1188, rue Saint-Antoine, une dérogation permettant la construction d\u2019un bâtiment d\u2019une hauteur variant de 9 à 10,5 mètres, dans un secteur où la hauteur minimale autorisée est de 11 mètres, et ce, en dérogation à l\u2019article 10 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) (dossier 1177303013); La séance du conseil d\u2019arrondissement au cours de laquelle seront étudiées ces demandes aura lieu le mercredi 4 octobre, à 19 h, à la salle du conseil, 800, boulevard De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée.Toute personne qui désire obtenir des renseignements relativement à ces demandes peut communiquer avec la Direction de l\u2019aménagement urbain et des services aux entreprises au 514 872-9545 et en mentionnant les numéros de dossier indiqués précédemment.Montréal, le 16 septembre 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC DEMANDE D\u2019AUTORISATION D\u2019EXERCER UN USAGE CONDITIONNEL Les personnes intéressées sont priées de noter qu\u2019elles pourront être entendues par les membres du conseil d\u2019arrondissement qui statueront sur une demande d\u2019autorisation d\u2019exercer au rez-de-chaussée du bâtiment situé au 1315, boulevard De Maisonneuve Est, l\u2019usage « bâtiment abritant de 1 à 8 de logements », et ce, conformément à la procédure des usages conditionnels et au paragraphe 8° de l\u2019article 136 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) [dossier 1174869008]; La séance du conseil d\u2019arrondissement au cours de laquelle sera étudiée cette demande aura lieu le mercredi 4 octobre 2017, à 19 h, à la salle du conseil, 800, boulevard De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée.Toute personne qui désire obtenir des renseignements relativement à cette demande d\u2019autorisation peut communiquer avec la Direction de l\u2019aménagement urbain et des services aux entreprises au 514 872-9545 et en mentionnant le numéro de dossier indiqué précédemment.Montréal, le 16 septembre 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Projet : FOURNITURE ET INSTALLATION D\u2019UN SYSTÈME DE CAMÉRAS Dossier : P17-027 Ouverture : 06 OCTOBRE 2017 à 11h00 Documents disponibles exclusivement sur le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) www.seao.ca ou au 1-866-669-7326 à partir du VENDREDI 15 SEPTEMBRE 2017.Un cautionnement de soumission de CINQ POURCENT (5%) du montant total de la soumission avant taxe(s) est requis pour soumissionner.Dépôt des soumissions : RTL, Service des achats, 1150, boul.Marie-Victorin, Longueuil, J4G 2M4.Information : 450-442-8600, poste 8603.Le RTL ne s\u2019engage à accepter ni la plus favorable, ni aucune des soumissions.Donné à Longueuil, ce 15 septembre 2017 Me Carole Cousineau Secrétaire corporative rtl-longueuil.qc.ca Calendrier des séances ordinaires du conseil d\u2019arrondissement pour l\u2019année 2017 Toutes les personnes intéressées sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement, lors de sa séance du 12 septembre 2014, a modifié le calendrier de ses séances pour l\u2019année 2017 en remplaçant l\u2019endroit où se tiendra cette séance, soit à la salle du conseil situé au 800, boul.De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée.Les séances ordinaires à venir seront tenues à 19 h aux dates et endroits suivants : Mercredi 4 octobre salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée Mercredi 22 novembre salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée Mardi 12 décembre salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée Montréal, le 16 septembre 2017 Me Domenico Zambito Secrétaire d\u2019arrondissement Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION 1.Les personnes intéressées sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement de Ville-Marie, à sa séance du 12 septembre 2017, a adopté, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (CA-24-011), le premier projet de résolution autorisant l'implantation d'un complexe immobilier sur le site composé des lots 1 179 716, 1 179 717, 1 179 718, 1 179 719 et 1 288 617, situés du côté sud de la rue Saint-Jacques, à l'est de la rue Gauvin et modifiant la résolution CA12 240587 afin d\u2019agrandir le site pour y ajouter les lots 1 179 718 et 1 179 719 et remplacer les plans d'occupation et de construction qui y sont annexés.Ce complexe immobilier comprendra un basilaire de 3 à 6 étages, surmonté d'une tour de 38 étages \u2013 pp 363 (dossier 1170867005).Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), ce projet fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 27 septembre 2017, à compter de 18 h, à la salle du conseil d\u2019arrondissement située au rez-de-chaussée du 800, boulevard De Maisonneuve Est.3.Au cours de cette assemblée, le maire d\u2019arrondissement ou tout autre membre désigné du conseil d\u2019arrondissement expliquera le projet ainsi que les conséquences de son adoption, et le public pourra le commenter.4.Ce projet ne contient pas une disposition susceptible d\u2019approbation référendaire.5.Une copie de ce projet peut être consultée aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 16 septembre 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM Second projet de résolution adopté le 12 septembre 2017 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 23 août 2017, le conseil d\u2019arrondissement a adopté le 12 septembre 2017, le second projet de résolution CA17 240491.Ce second projet de résolution contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées afin que la résolution qui les contient soit soumise à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2).2.OBJET DU SECOND PROJET En vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (CA-24-011), le second projet de résolution CA17 240491 autorisant la démolition du bâtiment situé aux 1560-1582, rue Sainte-Catherine Est, ainsi que la construction et l\u2019occupation d\u2019un édifice sur le terrain compris entre les rues Sainte- Catherine, De Champlain, Gareau et Alexandre-DeSève, et ce, en dérogation notamment aux articles 9, 10, 43, 134, 391, 582 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) ainsi qu\u2019au Règlement autorisant certains travaux de modification ainsi que l\u2019occupation, à des fins commerciales, des bâtiments situés aux 1550 à 1592, rue Sainte-Catherine Est et aux 1309 à 1319, rue Alexandre-DeSève (95-220) et au Règlement modifiant le règlement autorisant certains travaux de modification ainsi que l\u2019occupation, à des fins commerciales, des bâtiments situés aux 1550 à 1592, rue Sainte-Catherine Est et aux 1309 à 1319, rue Alexandre-DeSève (99-160) relatifs, entre autres, à la hauteur maximale autorisée, à la densité maximale autorisée, à la localisation d\u2019un café-terrasse en bordure d\u2019un secteur résidentiel, aux usages prescrits et au nombre d\u2019unités de chargement exigé \u2013 pp 360 (dossier 1160867002).3.DISPOSITIONS SOUMISES À UNE APPROBATION RÉFÉRENDAIRE Une demande relative à une disposition ayant pour objet d\u2019autoriser une dérogation aux normes énumérées ci-dessous peut provenir de la zone visée et des zones contiguës : - hauteur maximale en étage et en mètre autorisée (art.9 et 10 règl.01-282); - densité maximale autorisée (art.43 règl.01-282); - usages prescrits (art.134 règl.01-282); - localisation d\u2019un café-terrasse en bordure d\u2019un secteur résidentiel (art.391 règl.01-282); - nombre d\u2019unités de chargement exigé (art.594 règl.01-282); 4.TERRITOIRE VISÉ Le territoire visé est constitué de la zone visée 0053 et des zones contiguës 0059, 0106, 0476, 0061, 0325, 0047, 0306, 0070, 0495, 0101, 0407 et 0158; il peut être représenté comme suit : 5.CONDITIONS DE VALIDITÉ D\u2019UNE DEMANDE Pour être valide, une demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou, si leur nombre dans la zone n\u2019excède pas 21, par au moins la majorité d\u2019entre elles; - être reçue avant 16 h 30, le 25 septembre 2017, à l\u2019adresse suivante : Demandes de participation à un référendum a/s de Me Domenico Zambito, Secrétaire d\u2019arrondissement Ville de Montréal, arrondissement de Ville-Marie 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage Montréal (Québec) H2L 4L8 6.PERSONNE INTÉRESSÉE Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter en vertu de la loi et qui remplit les conditions suivantes le 12 septembre 2017 : - être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle; et - être domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande valide et, être depuis au moins six (6) mois, au Québec; ou - être, depuis au moins douze (12) mois, propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise au sens de la Loi sur la fiscalité municipale (RLRQ c F-2.1), dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Condition d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 12 septembre 2017, est majeure et de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle, et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.Les personnes morales, les copropriétaires et cooccupants doivent produire leur résolution ou leur procuration en même temps que la demande.Elle prend effet lors de sa réception et demeure valide tant qu\u2019elle n\u2019est pas remplacée.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.7.ABSENCE DE DEMANDE Ce second projet de résolution contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.Les dispositions qui n\u2019auront pas fait l\u2019objet d\u2019une demande valide pourront être incluses dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.8.CONSULTATION DES DOCUMENTS PERTINENTS Le second projet de résolution peut être consultés, de 8 h 30 à 16 h 30, aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 12 septembre 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC ORDONNANCES À sa séance du 12 septembre 2017, le conseil d\u2019arrondissement a adopté les ordonnances suivantes : - B-3, o.545, P-1, o.498, o.P-12.2, o.107, CA-24-085, o.102 et o.01-282, o.190 relatives à la tenue des festivals et des événements culturels sur le domaine public (saison 2017, 6e partie C); - B-3, o.546, P-1, o.499, CA-24-085, o.103 et o.01-282, o.191 relatives à la tenue d\u2019événements sur le domaine public (Saison 2017, 6e partie, B - B-3, o.547, P-1, o.500, C-4.1, o.196 et P-12-2, o.108 relatives à la tenue d\u2019événements sur le domaine public (saison 2017, 7e partie, A); - 15-039, o.9 modifiant l\u2019annexe B du Règlement régissant la cuisine de rue (15-039) afin de relocaliser l\u2019emplacement du site Quartier de la Santé CRCHUM; - 5984, o.128 exemptant le propriétaire du bâtiment situé au 1353, rue Ontario Est, de l\u2019obligation de fournir 2 unités de stationnement; - 5984, o.129 exemptant le propriétaire du bâtiment situé au 1405, rue D\u2019Iberville, de l\u2019obligation de fournir 3 unités de stationnement; - 5984, o.130 exemptant les propriétaires du bâtiment situé aux 2020-2028, rue Saint-Christophe, de l\u2019obligation de fournir 2 unités de stationnement; et ce, en vertu des règlements concernant le bruit (R.R.V.M., c.B-3), la paix et l\u2019ordre sur le domaine public (R.R.V.M., c.P-1), la propreté et la protection du domaine public et du mobilier urbain (R.R.V.M.c.P-12.2), le civisme, le respect et la propreté (CA-24-085), l\u2019urbanisme (R.R.V.M., 01-282, article 560), la circulation et le stationnement (R.R.V.M., chapitre C-4.1), la cuisine de rue (15-039) et les exemptions en matière d\u2019unités de stationnement (5984).Ces ordonnances entrent en vigueur à la date de la présente publication; ils peuvent être consultés aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri- UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 16 septembre 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC AVIS DE DIVIDENDE Le 8 août 2017, le conseil d\u2019administration de Technologies Interactives Mediagrif Inc.a déclaré un dividende en espèces de 0,10 $ par action, payable le 16 octobre 2017 aux actionnaires inscrits le 2 octobre 2017.Hélène Hallak Secrétaire corporative Technologies Interactives Mediagrif Inc.Biens et services \u2013 Entente cadre matériel TI-STI Numéro de l\u2019appel d\u2019offres : 1001509 Les documents et conditions de l\u2019appel d\u2019offres sont disponibles exclusivement via le site du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres : www.seao.ca, à partir du jeudi 14 septembre 2017.Dépôt des soumissions : Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège du Réseau de transport métropolitain, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, AU PLUS TARD LE MERCREDI 4 OCTOBRE 2017 À 14H30.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Le Réseau ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Mounir Batty Directeur exécutif \u2013 Approvisionnement et gestion immobilière Appel d\u2019offres public AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution. I S A B E L L E P A R É «Q uand on est mal, ça empêche pas d\u2019être heureux.Je pense que rien ne peut empêcher d\u2019être heureux», clame du haut de ses cinq ans le petit Imad, intubé, le souffle court, en attente du rein qui pourrait lui sauver la vie.Ce regard frontal, sans fard, c\u2019est celui qui transpire dans Et les mistrals gagnants, où la caméra se fait complice de cinq enfants et de leurs familles, plongés depuis la naissance dans le tourbillon des visites médicales, des chimiothérapies et des armées de docteurs en sarrau.Cinq marmots que la réalisatrice a suivis pas à pas pour mieux comprendre la sagesse immanente de petits bonzes en sursis.Il y a d\u2019abord Camille, six ans, qui foule les terrains de soccer malgré le neuroblastome qui lui grignote l\u2019intérieur depuis l\u2019enfance; Ambre, 10 ans, princesse éthérée, atteinte d\u2019hypertension pulmonaire, qui choisira d\u2019aller rejoindre d\u2019autres fées éphémères; puis Charles et Tug- dual, fragiles papillons blessés, et enfin Imad, en attente du rein qui le guérira.C\u2019est en 2006 qu\u2019Anne-Dauphine Julliand a vécu son premier rendez-vous forcé avec la mort et l\u2019enfance.La jeune mère voit sa vie basculer quand sa première fille, âgée de deux ans, reçoit un diagnostic de leucodystrophie métachroma- tique, une affection incurable qui emportera la petite à l\u2019âge de trois ans.Pour s\u2019en sortir, elle écrira Deux petits pas dans le sable, une ode à la résilience des enfants face à la maladie.Touchée par le propos humaniste de ce livre, la productrice de films Denise Robert propose alors à Julliand de tourner un documentaire sur la réalité des enfants malades et intéresse un producteur français à son projet.La mère de trois enfants choisira une approche minima- liste, sans scénario ni narration, laissant aux enfants atteints de maladies parfois incurables l\u2019entière liberté des moments où l\u2019objectif allait se poser dans leur vie.En France, plus de 240 000 spectateurs se sont pressés pour voir ce film, désarmant de simplicité et de vérité.Ni crève-cœur ni larmoyant, le documentaire navigue sans morale racoleuse dans ces eaux parfois sombres, parfois limpides.En mars dernier, Julliand perdait sa deuxième fille, cette fois à l\u2019âge de 10 ans, atteinte de la même affection que l\u2019aînée.La greffe réalisée à la naissance n\u2019aura pas réussi à la sauver.«Affronter la maladie très grave de mes deux enfants aujourd\u2019hui décédées m\u2019a poussée à repenser ma façon d\u2019avancer dans la vie.J\u2019ai voulu raconter comment les enfants arrivent à af fronter tellement mieux cette réalité que nous », explique la réalisatrice.Cette mort que l\u2019on ne veut pas voir, que l\u2019on ne veut pas nommer, que l\u2019on travestit en faux espoirs par crainte d\u2019ef frayer les enfants, les tout-petits, eux, en parlent librement, affirme la réalisatrice.« Quand je serai mort, je ne serai plus malade », laisse tomber le petit Camille, désarmant de sagesse.« Les enfants ne sont pas dans la pensée positive et ne se racontent pas d\u2019histoires.Ils nous apprennent qu\u2019il vaut mieux ajouter de la vie aux jours que des jours à la vie», tranche Julliand.Malgré leur aplomb, leur maturité devant leur avenir incertain, ces enfants ne sont pas de petits adultes, insiste la réalisatrice.« Ils sont bouillonnants de vie, rigolent, s\u2019éclatent à bicyclette et réussissent à trouver le bonheur dans chaque moment.C\u2019est une faculté innée que nous perdons, nous, les adultes », dit-elle.En dépit d\u2019images très dures, comme celle du petit Charles, petit ange momifié par les bandages qui recouvrent la surface de son corps, on voit en effet plus de rires que de larmes dans ce chapelet d\u2019images qui font l\u2019effet d\u2019une gifle.Se laisser mourir L\u2019auteure s\u2019attaque au détour à un tabou ultime, celui du refus de soins par un enfant.Ce moment où laisser vivre peut aussi vouloir dire laisser mourir.C\u2019est la fin qu\u2019a choisie Ambre, cette belle fée Clochette qui porte sur son dos la pompe qui remplace ses poumons de pacotille.Quand son souffle déclarera forfait, elle souhaite rester avec sa famille jusqu\u2019au bout, plutôt que de subir une greffe qui prolongerait sa vie étiolée de quelques années\u2026 entre les quatre murs d\u2019un hôpital.«S\u2019il y a quelque chose qui ne va pas, c\u2019est pas grave.C\u2019est la vie\u2026» tranche la fillette.Dans un monde où tout se calcule en volume et en quantité, ces Mistrals gagnants nous rappellent que le bonheur ne se calcule pas qu\u2019à l\u2019aune de la durée, mais plutôt de l\u2019intensité.«On ne peut pas promettre à son enfant qu\u2019il vivra longtemps, insiste Julliand, c\u2019est faux ! Mais on peut lui promettre d\u2019être heureux chaque jour.» Le Devoir ET LES MISTRALS GAGNANTS Documentaire d\u2019Anne-Dauphine Julliand, France, 2016, 79 minutes.En salle à compter du 22 septembre Dans Et les mistrals gagnants, Anne-Dauphine Julliand pose un délicat regard sur la maladie et la mort de jeunes enfants, un sujet périlleux où il aurait été facile de sombrer dans le piège du pathos.En ressort plutôt un film sobre et lumineux sur le bonheur égrené au quotidien, sur l\u2019extrême lucidité de petits philosophes en culottes courtes.DOCUMENTAIRE Des petits philosophes qui se préparent à mourir Et les mistrals gagnants, réflexion lumineuse sur la dure réalité des enfants malades L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 9 INSCRIPTION PRIORITAIRE SYMPHONIAPOP.COM L\u2019ÎLE, AVEC STYLE.SOURCE MK2 MILE-END Drapé dans son armure de bandages, Charles (à gauche) continue de rigoler, de faire du vélo et de jouer à cache-cache avec la vie.Camille, atteint d\u2019un cancer, joue au soccer et fait fi des limites que la maladie pose sur son chemin.« Quand je serai, mort, je serai plus malade », dit-il. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S au moins six films après le triomphe au box-office d\u2019Au service secret de Sa Majesté.C\u2019était en 1969.Depuis, l\u2019étiquette d\u2019hurluberlu dénué de jugement a collé à la peau de Lazenby.Documentaire truculent s\u2019il en est, Becoming Bond, présenté samedi au FCVQ, voit le principal intéressé donner sa version des faits, entre autres passages d\u2019une vie assez extraordinaire.Il en ressort surtout que Lazenby, qu\u2019on redécouvre, est un conteur hors pair.Entretien.Las de parler de cette histoire, de 007 et de tout ça ?« Non, non », lâche George Lazenby, qui en impose encore à 78 ans.« Josh [Greenbaum, le réalisateur] est un des meilleurs amis de mon fils ; il a déjà habité chez moi pendant trois mois.Il était très curieux et me posait tout un tas de questions sur la saga entourant James Bond, mais aussi sur ma vie.Par la suite, il m\u2019est souvent revenu en insistant pour dire qu\u2019il fallait tourner ça en film.J\u2019ai accepté parce que je ne suis pas amer par rapport au passé.Il y a longtemps que tout ce qui compte pour moi, ce sont mes enfants.Quant au reste, je continue de faire ce que j\u2019ai envie de faire.J\u2019ai toujours été un rebelle.» Un larikin Un esprit libre, aussi.En Australie, on qualifie les gens comme lui de « larikin», c\u2019est-à-dire une personne qui se fiche des règles et des conventions ; quelqu\u2019un qui en « fait à sa tête ».On ne saurait mieux décrire George Lazenby.«Dès l\u2019âge de trois ans, on n\u2019a cessé de me dire que j\u2019allais mourir avant d\u2019atteindre 12 ans.Je n\u2019avais que la moitié d\u2019un rein qui fonctionnait.Ça marque.Alors, très tôt, je me suis dit qu\u2019il fallait que je profite de la vie au maximum, que je fonce.» Ce qu\u2019il fit.Né en 1939 dans la petite ville australienne de Goulburn, George Lazenby grandit dans une famille pauvre.Ses parents n\u2019avaient pas de voiture, mais un de ses oncles, si.Un jour, le petit George décide « d\u2019emprunter » la bagnole.L\u2019épisode, et une foule d\u2019autres, est reconstitué dans Becoming Bond, une docufiction dotée d\u2019un budget modeste, mais qui déploie des trésors de débrouillardise et d\u2019imagination pour recréer, tantôt la campagne australienne des années 1950, tantôt le « Swinging London » des années 1960, avec escale à Paris.Ainsi, de gamin souffreteux, George Lazenby devint cancre à l\u2019école, puis mécanicien, puis vendeur de voitures d\u2019occasion.Cela, afin de séduire les femmes qui, faut-il s\u2019en étonner, défilèrent comme s\u2019il répétait déjà le rôle de James Bond.Repéré par un photographe, Lazenby devint mannequin et partit vivre en Europe.Dans l\u2019intervalle : un grand amour malheureux.Si drôle, si triste Tout du long, Becoming Bond évoque le passé avec ludisme et irrévérence, tandis que Lazenby, tantôt face à la caméra, tantôt en voix hors champ, se raconte sans s\u2019arrêter, sinon pour répondre à une question, ce qui le relance dans un flot de réminiscences toutes plus incroyables les unes que les autres.Tout est-il vrai?« Évidemment, lance George Lazenby.Je ne pourrais pas m\u2019en souvenir si ce n\u2019était pas vrai ! » Soit.En l\u2019occurrence, on se laisse por ter jusqu\u2019à ce fameux jour où, à l\u2019insistance d\u2019une agente londonienne (savoureuse Jane Seymour, alias Solitaire dans Live and Let Die), George La- zenby fit irruption dans le bureau du directeur de casting du producteur Harry Saltzman.Quelques mensonges et beaucoup d\u2019impertinence plus tard, il décrocha le rôle le plus convoité du moment, celui de James Bond, avec lequel Sean Connery disait alors en avoir terminé (Connery fut, soit dit en passant, l\u2019un des rares à défendre la décision ultérieure de Lazenby).L\u2019ensemble est anecdotique de par sa nature même, certes, mais quelles anecdotes ! « J\u2019aime l\u2019approche de Josh.Il y va avec humour.Mais justement, c\u2019est si drôle que ça en devient triste.Ou est-ce le contraire?» s\u2019interroge George Lazenby.Dans le discours et à l\u2019image, on voit un jeune homme enivré par une célébrité soudaine, et qui en use et en abuse.Franc, La- zenby ne craint pas de se montrer sous un mauvais jour.Le verbe coloré, il ne parle pas la langue de bois des vedettes trop policées.Outre les recréations venant prêter corps au souvenir, le film recourt à quantité de documents d\u2019archives, dont plusieurs extraits d\u2019entrevues accordées par George Lazenby lors de la sortie du sixième James Bond.Barbu, le cheveu long, il fit damner les producteurs du film qui le sommèrent de couper tout cela ou de s \u2019abstenir de par ticiper à la promotion.Conscient d\u2019avoir l\u2019avantage, l\u2019acteur ne céda pas.Or, ce qui frappe le plus dans ces entrevues par nature superficielles, c\u2019est le sérieux de Lazenby, et surtout la tristesse dans son regard.Comme s\u2019il voulait être acteur, mais sans la gloire, tout compte fait.« Il y a de ça, admet-il.Les gens voulaient côtoyer James Bond, pas George Lazenby ».Dur constat.Fidèle à ses principes Ravi des recettes faramineuses d\u2019Au service secret de Sa Majesté, le studio MGM, de son côté, fut toutefois catastrophé de constater que la production n\u2019avait pas fait signer de contrat à sa «découverte ».Et voilà qu\u2019on présenta à l\u2019acteur néophyte un épais document accompagné d\u2019une valise contenant un million de dollars.« J\u2019ai refusé de signer.Par la suite, personne n\u2019a voulu m\u2019engager, et lorsqu\u2019on m\u2019of frait un rôle, la production prétendait que j\u2019étais sous contrat.Pendant un temps, j\u2019ai vécu chez ma mère, de nouveau pauvre.» Puis, après maintes tribulations, Lazenby refit fortune dans l\u2019immobilier.On repense au parcours de cet homme qui ne devait même pas atteindre 12 ans et on se dit que non seulement il aura su tout faire, mais qu\u2019il aura par surcroît vécu plusieurs vies.Le spectre du regret vient-il néanmoins le tourmenter parfois?« Non.J\u2019aurais pu jouer 007 dans six autres films, mais à quel prix?On appelait ces contrats des \u201ccontrats d\u2019esclave\u201d.On y prenait le contrôle du comédien, à qui on dictait quoi faire, quoi porter, etc.Je ne pouvais pas me plier à ça.Tout simplement.» Tout simplement, oui.L\u2019une des « pires décisions professionnelles de l\u2019histoire du cinéma », donc, parce que George Lazenby est resté, jusqu\u2019au fond de son âme, un larikin.Le Devoir François Lévesque est à Québec à l\u2019invitation du FCVQ.SUITE DE LA PAGE 1 007 pieds carrés (sur deux étages) qu\u2019elle a acheté près de Drummondville en 2016.L\u2019installation appartenait à Vert Médical, qui avait fait une demande de licence, et a été complètement rénové.«L\u2019électricité est tellement moins chère ici qu\u2019ailleurs.C\u2019est un avantage dans le coût des produits vendus », a dit Adam Greenblatt, chef des marques de l\u2019entreprise au Québec.En principe, il en résultera une vingtaine d\u2019emplois.Canopy, qui compte déjà plus de 600 employés au Canada, «est toujours en train d\u2019évaluer d\u2019autres occasions», a dit M.Greenblatt.La compagnie détient d\u2019ailleurs une option d\u2019achat sur un terrain de 90 acres (365 000 mètres carrés) à Saint-Lu- cien.«Ce n\u2019est pas notre dernier site», a-t-il ajouté.«Au Québec, c\u2019est seulement notre premier.» Sur les 58 producteurs autorisés à l\u2019échelle canadienne, un seul possède un siège social au Québec, comparativement à 32 en Ontario et 14 en Colombie-Britannique.Situé à Masson-Angers, un arrondissement de Gatineau traversé par la rivière du Lièvre, Hydropothicaire a obtenu sa licence en 2015 et a pris de l\u2019expansion rapidement pour répondre à la demande du marché médical.Long processus Or un autre pourrait bientôt suivre.À Lebel- sur-Quévillon, l\u2019entreprise de Keven Boisvert, Écuries SiCi Stan, se trouve présentement à la dernière étape des vérifications de Santé Canada pour l\u2019émission d\u2019une licence.Le travail de terrassement vient d\u2019ailleurs de commencer sur le terrain où il va construire la serre.Le processus peut être long, prévient-il.« Il peut y avoir des annonces, mais la question qu\u2019il faut toujours se poser, c\u2019est \u201coù en sont-ils rendus dans le processus?\u201d Ont-ils des appuis politiques, le zonage, est-ce que le conseil appuie?» Plusieurs autres projets ont été mis en branle au cours des derniers mois : la conversion d\u2019un bâtiment pharmaceutique de Pointe-Claire, où la production pourrait commencer d\u2019ici la fin de 2017.Ce projet du groupe alber tain Aurora, qui s \u2019af faire aussi à construire un site de 800 000 pieds carrés à l\u2019aéroport d\u2019Edmonton, est «presque terminé», a-t-il indiqué dans un récent communiqué.La construction d\u2019un site de production à Laval par la société MYM Nutraceuticals, qui mise aussi sur un projet de 15 serres à Weedon, en Estrie.Ce dernier, qui a l\u2019appui du maire de Weedon et de la MRC, comprend également la construction d\u2019un « bâtiment multifonctionnel » regroupant un centre d\u2019interprétation, un hôtel, une école, un restaurant et un centre de recherche sur le chanvre industriel.la construction d\u2019un site de production de 60 000 pieds carrés à Louiseville, en Mauricie où l\u2019identité du promoteur n\u2019a pas encore été dévoilée.L\u2019apparente multiplication des projets n\u2019est pas étrangère au changement qui surviendra en 2018, dit la directrice générale de l\u2019Association Cannabis Canada, Colette Rivet.«Pour avoir la capacité nécessaire en vue de la légalisation, les gens investissent dans les installations.Aussi, d\u2019autres pays veulent le cannabis canadien, car il est de bonne qualité et très réglementé.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE A 1 MARIJUANA Dans les petites villes, cela s\u2019explique entre autres par la faible rémunération des élus, avance l\u2019ancien maire des Méchins, Jean-Sébas- tien Barriault, 37 ans.«Moi, par exemple, pour gérer un budget de 3 millions de dollars, je gagnais 6000$ par année.» Pour payer ses factures, il comptait sur un deuxième emploi, à la Municipalité régionale de comté (MRC) voisine.Or le contrat a pris fin.Faute d\u2019un revenu décent, il a fini par déménager à Montréal.« Si j\u2019avais eu la chance d\u2019avoir un meilleur salaire, c\u2019est sûr que je serais demeuré là.J\u2019aimais vraiment beaucoup défendre les intérêts de mon milieu.» Ce problème ne touche pas les grandes villes comme Montréal et Québec, dont les maires gagnent plus de 150 000 $ par année.Mais sur les quelque 1100 municipalités recensées au Québec, pas moins de 700 comptent moins de 2000 habitants.« Il n\u2019y a pas eu beaucoup d\u2019assemblées générales du Congrès où cet enjeu-là n\u2019a pas été abordé», explique le président sortant de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Richard Lehoux, 61 ans.Lui-même a pu demeurer longtemps en poste à la mairie de Saint-El- zéar parce que son frère et son épouse prenaient soin de la ferme familiale, en Beauce.La loi permet aux municipalités d\u2019augmenter les salaires des élus, mais beaucoup hésitent à le faire.« C\u2019est dif ficile à défendre parce que les taxes sont déjà très élevées, témoigne Jean-Sé- bastien Barriault.Les gens ne comprennent pas toujours et je les comprends aussi.Il y a des limites à payer.» Le projet de loi no 122, adopté avant l\u2019été, devrait par contre leur faciliter la tâche, explique-t- on à l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ).Mais d\u2019autres facteurs contribuent à désintéresser les jeunes de la politique municipale.Mères et pères à la mairie La fonction requier t de plus en plus de temps, note Jérôme Couture, qui a déjà été conseiller municipal dans une autre vie.« C\u2019est plus demandant que par le passé et on sait que, la plupart du temps, ce n\u2019est pas un emploi à temps plein », dit-il.Les multiples réunions qui se déroulent souvent le soir n\u2019ont pas la cote chez les jeunes parents, confirme le maire de Saint-Siméon.« La vie familiale devient très dif ficile.Il y a de jeunes femmes qui ont quitté mon conseil municipal à cause de ça » , dit Jean-Guy Poirier.En 2015, l\u2019UMQ avait proposé au gouvernement de tenir compte de la fonction d\u2019élu dans le Régime québécois d\u2019assurance parentale.On suggérait aussi de modifier la Loi sur les élections pour limiter l\u2019impact d\u2019une absence aux séances du conseil en cas de naissance ou d\u2019adoption.Le reste des recommandations portait toutefois sur l\u2019éducation des jeunes et la sensibilisation.Comme quoi, c\u2019est aussi une question de mentalité.«Les jeunes aujourd\u2019hui, ils sont beaucoup moins accrochés à la politique provinciale, fédérale et municipale, note le maire sortant de Saint-Simon.Ils ont d\u2019autres choses à faire.Ce sont des sportifs, ils ont beaucoup d\u2019autres activités.Ils ont d\u2019autres choses plus valorisantes à faire et je ne les blâme pas.» Reste à savoir si ce manque de diversité a un impact sur le taux de participation.On n\u2019en a pas la preuve, précise Jérôme Couture.«Les gens aiment voter pour les gens qui leur ressemblent.» 40 ans sans opposants On sait aussi que les gens votent davantage lorsque plusieurs candidats s\u2019affrontent.Mais le désintérêt pour la chose publique au niveau municipal se traduit par un manque de compétition : en 2013, 47 % des maires ont été élus sans opposition ; chez les conseillers, le taux d\u2019élus par acclamation était de 56 %.Ainsi, le maire de Saint-Simon n\u2019a pas eu à défendre son poste\u2026 depuis 1977.Mais si on lui demande si cela n\u2019aurait pas été plus sain qu\u2019il y ait plus de compétition, il rétorque que les campagnes électorales « ne sont jamais faciles dans les petites municipalités ».« Quand t\u2019as une population de 2000 et moins, tout le monde se connaît.Les gens sont tous parents, voisins.» Les campagnes électorales, ajoute-t-il, créent «des divisions», des «déchirures qui font mal».Mandats limités?Le phénomène des mandats à répétition ne touche pas que les petits villages.On n\u2019a qu\u2019à penser à Saguenay, où le maire Jean Tremblay a cumulé cinq mandats, ou encore au cas du maire de Laval, Gilles Vaillancourt, qui en a fait six.D\u2019ailleurs, quand les scandales de collusion ont éclaté, il y a quelques années, cette forme de monopole sur la direction de certaines villes avait été montrée du doigt pour expliquer certains abus.Pauline Marois, alors chef de l\u2019opposition, avait suggéré en 2010 de limiter à trois le nombre de mandats des maires, une proposition qui avait été rejetée de façon quasi unanime dans le monde municipal.Le chercheur Jérôme Couture estime pour sa part que cela pourrait avoir des effets pervers.«En faisant ça, on annule un peu l\u2019effet des élections.Les élus sont censés être réactifs aux préférences de la population dans l\u2019objectif d\u2019être réélus, dit-il.Il faudrait plutôt focaliser sur la compétitivité des élections.Surtout se concentrer sur la création de partis politiques dans les grandes villes.» À défaut d\u2019une solution magique, le monde municipal multiplie dès lors les campagnes pour encourager les jeunes à se présenter et\u2026 briser l\u2019image de « mononcle » qui lui colle à la peau.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CONSEIL Découvrez la chaleureuse et intime chapelle Notre-Dame-de-la-Résurrection.Messes de funérailles Messes commémoratives mensuelles Musiciens professionnels Liturgie de la Parole à la mémoire du défunt Renseignez-vous sur nos services et les célébrations 514 735-1361 cimetierenotredamedesneiges.ca Bien plus qu\u2019un cimetière MGM La première image promotionnelle de George Lazenby en 007 Les jeunes aujourd\u2019hui, ils sont beaucoup moins accrochés à la politique provinciale, fédérale et municipale Jean-Guy Poirier, maire de Saint-Simon « » C\u2019est plus demandant que par le passé et on sait que la plupart du temps, c\u2019est n\u2019est pas un emploi à temps plein Jérôme Couture, politologue « » "]
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