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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-10-14, Collections de BAnQ.

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[" G A R Y L A W R E N C E à l\u2019île de São Miguel E n arrivant au sommet de la caldeira de Sete Cidades, au bout d\u2019un sentier, je sens subitement la force de la gravité opérer sur ma mâchoire : je suis à la fois bouche bée, tout ébaubi et coi d\u2019admiration.Droit devant, un premier lac couronne de ses eaux émeraude le cœur d\u2019un cratère déchu et déçu de ne plus cracher lave et cendres ; tout juste derrière, un second lac joue à cache-cache sous une fine bru - me blanche, comme si un couvercle nuagique s\u2019ajustait à sa forme circulaire ; en arrière- plan, le bleu azuréen de l\u2019Atlantique célèbre de longues épousailles avec l\u2019horizon.C\u2019est ce qu\u2019on appelle être au bon endroit au bon moment !, dis-je, éberlué, à mon guide Ricardo Andrade, natif de l\u2019île de São Miguel.«Oui et non : c\u2019est souvent comme ça ici, de tôt matin », rétorque celui qui côtoie chaque semaine pareille splendeur.Aux Aço res, être au bon endroit au bon moment, ça arrive souvent.Lors - qu\u2019on attaque le joli bitume de São Miguel ou de Terceira, et qu\u2019on n\u2019en finit plus de longer des haies d\u2019hortensias ou les fûts mordorés des cèdres japonais, on peut en conclure que le hasard fait vraiment bien les choses.Il n\u2019en est rien : les routes panoramiques sont ici légion et souvent extraordinaires, les fleurs font du pointillisme par millions et les belvédères spectaculaires ne se comptent plus.Lorsqu\u2019un tsunami de nuages anthracite déferle sur les sommets et laisse le soleil inonder de douceur le littoral, l\u2019ambiance dantesque qui en résulte peut faire croire à un adoubement divin des éléments, mais non : ici, on a souvent droit à quatre saisons et à autant de manifestations théâtrales du temps, en une seule journée.Quant à ce petit village qu\u2019on trouve presque suspect de découvrir si propret, avec son église baroque en pierre volcanique chaulée, ses venelles savamment étriquées, ses labyrinthes de passages piétonniers et ses humeurs nonchalantes, ce n\u2019est pas l\u2019exception qui confirme la règle : c\u2019est la règle en ces terres abruptes à la beauté brute.Petit archipel de neuf îles étalées sur 600 kilomètres, les Açores forment depuis 1976 une région autonome du Portugal, à 1400 kilomètres des côtes du pays d\u2019Henri le Navigateur.Même si les Vikings y ont possiblement fait escale, l\u2019histoire retient que l\u2019archipel figure dans le giron portugais depuis 1432, hormis une parenthèse d\u2019une soixantaine d\u2019années ouverte par les Espagnols (XVIe-XVIIe siècle).Escale obligée sur la route de l\u2019Atlantique, les Açores ont servi pendant longtemps de lieu de transbordement des richesses provenant du Nouveau Monde, qu\u2019on entreposait à An- gra do Heroismo, sur Terceira.Tant l\u2019immense forteresse et ses remparts de cinq kilomètres que la riche vénusté de cette ville le rappellent aujourd\u2019hui.Hormis quelques hideuses constructions érigées en périphérie, l\u2019ensemble d\u2019Angra do Heroismo \u2014 « Angra l\u2019Héroïque», quel nom! \u2014 est rien de moins que splendissime: une architecture coloniale homogène et diversifiée, des ruelles de pavés de basalte qui tournicotent, des passages étroits qui s\u2019insinuent sous des balcons ouvragés, des trottoirs et des rues mosaïqués, un couvent tapissé d\u2019azulejos (São Sebastião), mais aussi des terrasses à la fibre festive plus vivace qu\u2019ailleurs dans l\u2019archipel \u2014 ce qu\u2019on attribue à la présence des militaires de la base états-unienne de Lajes, près de la mignonne Praia do Vittoria, à 20 minutes de là.S.Suraniti L\u2019huile d\u2019olive et la torche olympique signée Michel Dallaire Page D 4 L.Gobeille Une nouvelle collection d\u2019arbres pour illuminer l\u2019automne Page D 5 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 Entre Amérique et Europe, l\u2019archipel des Açores est longtemps demeuré sous le radar médiatique, et c\u2019est bien tant mieux : encore relativement méconnu, il a su préserver sa personnalité unique, ses décors naturels spectaculaires, ses cités et villages aussi pittoresques qu\u2019authentiques.Tour d\u2019horizon en deux îles.TOURISME LES AÇORES Le petit Portugal de haute mer PHOTOS GARY LAWRENCE Un joli portail croulant sous les bougainvilliers sur l\u2019île de São Miguel La plage de sable noir volcanique de Mosteiros.À droite : au cœur du ravissant jardin botanique Terra Nostra, à Furnas, un vaste bassin est réputé pour ses eaux thermales sulfurées et thérapeutiques.VOIR PAGE D 3 : AÇORES 600 C\u2019est le nombre de kilomètres de ce petit archipel de neuf îles formant une région autonome du Portugal depuis 1976, à 1400 kilomètres des côtes du pays d\u2019Henri le Navigateur L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 Il y a deux générations, René Lévesque avait de grandes discussions avec le grand-père de Telly Loukas, copropriétaire du Tasty Food Pizza.«À cette époque, le restaurant était du côté est du boulevard, dans Côte-des-Neiges.Du côté ouest, il n\u2019y avait que des champs», explique-t-il.MONTRÉAL POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC EVELYNE DE VARENNES AU 514 985-3454 OU edevarennes@ledevoir.com INDE Tarif promotionnel Courriel : angie@legroupevip.com Tél.: 514.844.3616 ou 1 877.887.7843 sans frais Adresse : 2055 rue Peel, Suite 525, Montréal (QC).LEGROUPEVIP.COM permis du Québec Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip LES PLUS DU GROUPE VIP : Accompagnateur de Montréal, Petit groupe, maximum 17 personnes, Guide accompagnateur francophone Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines, Tous les repas inclus, Hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* Merveilles de l\u2019Inde du Nord & du Rajasthan Du 30 janvier au 20 février 2018 4 549$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 octobre 2017 *Tarif paiement par chèque offre spéciale RESTE 5 PLACES Pour des voyages pas comme les autres Les maîtres mots de cette agence sont : Rapport qualité prix \u2013 Découverte \u2013 Histoire Chez Voyages Symone Brouty c\u2019est des petits groupes DES VOYAGES EXCLUSIFS PRÉPARÉS PAR DES EXPERTS Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com Une agence de Québec qui a fait ses preuves Pré-réservez vos circuits 2018 à nos tarifs 2017 Super promotion Saisons Print.et Aut.2018 DÉJA 23 ANS ! Permis du Québec PRÉSENTATIONS CONFÉRENCES À BROSSARD DÉPART 2018 HÔTEL ALT QUARTIER DIX30, 6500 Boulevard Rome, dimanche 15 octobre 2017 PRÉSENTATIONS CONFÉRENCES À TROIS-RIVIÈRES DÉPART 2018 HÔTEL DES GOUVERNEURS, 975 rue Hart 10h00 Les Splendeurs de l\u2019Italie 22 JRS 11h00 Angleterre Ecosse Irlande 23 JRS 12h30 Patrimoine Culturel du Mexique 25 JRS 14h00 Sites Majeurs du Japon Impérial 22 JRS 15h30 Les Merveilles du Pérou 19 JRS Samedi 28 octobre 2017 10h00 Les Splendeurs de l\u2019Italie 22 JRS 11h00 Angleterre Ecosse Irlande 23 JRS 12h30 Circuit Europe de L\u2019Est, Centrale 24 JRS 13h30 Circuit Portugal et Madère 22 JRS 14h30 Magistrale Russie, villes d\u2019arts 22 JRS 16h00 La Grèce et ses îles 22 JRS Dimanche 29 octobre 2017 10h00 Angleterre Ecosse Irlande 23 JRS 11h30 Trésors de Jordanie 18 JRS 12h30 Grand tour de France 26 JRS 14h00 Circuit Espagne, Portugal 25 JRS 15h30 Les Perles des Balkans 22 JRS Vivez la magie * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).NEW YORK, 3 OU 4 JOURS à partir de 205 $* Départs : 3, 17 et 24 novembre Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles (ou plus), petits déjeuners, guides accompagnateurs francophones.beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 DES COULEURS D\u2019AUTOMNE! vous amène ailleurs.AGENCE DE VOYAGES Nous acceptons American Express, Mastercard, Visa.Paiements en personne : carte de débit et argent comptant.Fêtez le passage au Nouvel An 2018 sur Times Square.Forfaits de 3 ou 4 jours, départs les 29 et 30 décembre 2017.n s e o NE MANQUEZ PAS ÇA! 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Néanmoins, la curiosité des curiosités, c\u2019est le cinéma Dollar, dont les deux grandes salles (et une petite) occupent une bonne partie du Carré Dé- carie depuis 2004.On y projette des films (surtout en anglais) qui sortent en vidéo et en ligne, c\u2019est donc souvent la dernière chance de les voir sur grand écran.L\u2019entrée coûte 2,50 $ (carte de 20 films pour 20 $), le maïs souf flé et les boissons, 1 $ pièce.C\u2019est que le lieu est dans un état de délabrement légendaire, somme toute plutôt sympathique.Le week-end, le Dollar est parfois envahi par des famil - les à l\u2019af fût d\u2019une sortie ciné - ma à prix abordable.Il projette aussi des films d\u2019auteur à l\u2019occasion.La grosse orange L\u2019autre curiosité du secteur est l\u2019ineffable Orange Julep, la célèbre grosse orange kitsch qui trône au-dessus du boulevard Décarie.Vénéré à la fois par les artistes en mal d\u2019icônes du pop art et les amateurs de « chars » en mal de parkings m\u2019as-tu-vu, l\u2019endroit exige peu de présentation.Sauf qu\u2019il faut le voir pour le croire, surtout par une chaude soirée d\u2019été, alors que la ville entière semble s\u2019être donné rendez-vous autour d\u2019un hotdog bien ordinaire et d\u2019une boisson orangée au goût indéterminé.L\u2019autoroute se trouve littéralement à un jet de pierre (on l\u2019entend sans la voir), et au loin on aperçoit l\u2019oratoire Saint-Jo- seph, parfois caché, haut paradoxe, par l\u2019af fiche du club de danseuses Le Sexe d\u2019or.De l\u2019autre côté de l\u2019autoroute, l\u2019hôtel Ruby Foo\u2019s, qui montre clairement ses inspirations asiatiques étonnantes, est un des hôtels indépendants les plus originaux du pays.Bref, on peut passer mille fois en voiture sur le boulevard Décarie et n\u2019y rien voir de spécial.Mais on peut aussi y découvrir à pied un univers unique, à des années-lumière culturelles et à 16 stations de métro du Plateau Mont-Royal.C\u2019est aussi ça, Montréal.Collaborateur Le Devoir BOULEVARD DÉCARIE «Poésie» urbaine tout en contrastes ROBERT MATHESON Au-delà du ballet des voitures, une balade le long du boulevard Décarie relève de l\u2019exploration. Le paradoxe touristique Touristiquement, les Açores témoignent d\u2019un certain paradoxe.D\u2019une part, la qualité de leurs infrastructures prouve qu\u2019elles reçoivent depuis belle lurette des voyageurs et visiteurs étrangers : routes au bitume souvent impeccable \u2014 du moins à São Miguel et à Terceira \u2014, hôtels et auberges fort bien tenus et entretenus (même quand ils accusent un peu d\u2019âge), sites aménagés avec soin\u2026 Mais, d\u2019autre part, il se dégage de ces îles de 250 000 âmes une impression de destination émergente, une aura d\u2019âme intaltérée \u2014 ou presque, hormis ces chaises en plastique rouge Coca-Cola ou ces parasols criards près de la statue de Vasco de Gama, à Angra do Heroismo, pourtant classée sur la Liste du patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Si elles ont généralement été épargnées par le tourisme de masse, c\u2019est notamment parce que les Açores ne comptent que peu de plages dignes de ce nom \u2014 à la fois bénédiction et calamité de tant de lieux du globe.Mais les temps changent, et ce que le touriste d\u2019hier recherchait ne vaut plus nécessairement aujourd\u2019hui.« Nous formons une destination dif férente, nouvelle, sûre, ravissante et peu coûteuse, avec des paysages, des villes et des villages magnifiques\u2026 Tout pour que le tourisme se développe trop vite ! » avance Ricardo Andrade, un brin d\u2019inquiétude dans le sourcil.Déjà, en juillet et en août, trop d\u2019autocars déversent trop de tocards, ici à la chute de Caldeira Velha, où on ne se trempe plus le popotin sans figurer dans l\u2019égoportrait d\u2019un crétin, là aux splendides piscines naturelles de Biscoitos, où des tapons de badauds bedonnants portent ombrage aux Açoriens qui tentent de prendre un bain de soleil.«Un vrai cirque!» relève Rui Campos, proprio de la Taberna da Queirada, un sympathique resto-bar à vins des hauteurs d\u2019Altarès, à Terceira, qui refuse de recevoir ne serait-ce qu\u2019un autocar.Heureusement, ces cas d\u2019espèce demeurent\u2026 d\u2019espèce.Et le souvenir qu\u2019on retient des Açores en est un de cal - me, de sérénité, de perrons d\u2019église où se déroulent des discussions animées, de ran- dos bucoliques en bord de mer, de cratère ou de forêts empreintes de mystère, des seules plantations de thé d\u2019Europe, de bancs de parc où on se la roucoule douce, de paisibles pâturages et d\u2019authenticité généralisée \u2014 celle que transpirent les gentils Aço- riens, toujours prêts à socialiser pour peu qu\u2019on en trouve un qui parle anglais.C\u2019est toujours possible : du million de ceux qui vivent à l\u2019étranger (surtout au Canada et aux États-Unis), plusieurs reviennent, les perspectives d\u2019emploi étant plus alléchan - tes.Mais tandis que les jeunes peuvent se remettre à se projeter dans l\u2019avenir, les vieux rêvent souvent du passé.Les vieux hommes et la mer Dans le village de Capelas, sur São Miguel, trois petits vieillards rabougris, assis dans l\u2019embrasure d\u2019une fenêtre, lorgnent l\u2019autre côté de la rue principale, le regard vide, le dos tourné à la mer pourtant si proche.Qu\u2019est-ce qui pousse ces vénérables villageois à préférer le passage bruyant des voitures et des fardiers aux moutonnements de l\u2019Atlantique, aux dou - ces piqûres des embruns, à l\u2019appel infini de l\u2019horizon?Ont-ils peur d\u2019apercevoir le souffle d\u2019une baleine qu\u2019ils ne peuvent plus chasser comme ils le faisaient au harpon il y a 30 ans, ou de repérer un bateau de pêcheurs sur lequel ils sont trop âgés pour monter?Aux Açores, la mer a beau être omniprésente, il s\u2019en trouve toujours un ou deux pour en nier l\u2019existence ; pire : elle s\u2019absente par fois d\u2019elle- même.En route pour le Lagoa do Empadada, on croirait traverser l\u2019Auvergne.Sur Ter- ceira, les champs séparés par des murets de pierre pourraient se situer en Écosse ou au Pays de Galles.À Furnas, les fumerolles et les sources bouillonnantes où on fait cuire le maïs, la chaleur tellurique des sols où mijotent des marmites remplies de viande, tout cela rapproche davantage de la terre.Quant à Algar do Carvão, où on pénètre dans des nefs naturelles souterraines par la cheminée d\u2019un volcan éteint, on y remonte l\u2019histoire géologique de l\u2019archipel\u2026 en oubliant que c\u2019en est un.À la Quinta do Mar- telo, sur Tercei ra, on ne voit pas plus la mer et on ne s\u2019en soucie guère quand arrive sur la table le succulent mijoté de bœuf bio de la maison.Dans cette sor te de « village açorien d\u2019antan», Gilberto Vieira, l\u2019héritier d\u2019un domaine familial vieux de 200 ans, a recréé tous les aspects de la vie rurale açorien ne.On peut y dormir à la dure dans de petites habitations de pierre sèche, ou en tout con - for t dans des chambres modernes, après avoir enfilé un vin de pays rustique et suçoté des olives qui ne poussent que dans cette île, aux Açores.Mais tôt ou tard, même en s\u2019enfouissant la tête dans le sable volcanique, on ne peut nier longtemps l\u2019existence de la mer dans l\u2019archipel açorien.C\u2019est elle qui crée le doux climat océanique tempéré (on tombe rarement sous les 10 degrés l\u2019hiver, et on monte jusqu\u2019à 30 l\u2019été), elle qui a raboté les incroyables falaises des îles, elle qui amène tous ces marins transatlantiques à Horta, sur Faial, point d\u2019ancrage recherché entre l\u2019Ancien et le Nouveau Monde.Du haut du Serra Santa Barbara, point culminant de Ter- ceira, la mer surgit aussi de toutes parts quand le brouillard se dissipe.On aperçoit alors plusieurs des îles de l\u2019archipel : Corvo, Flores, Graciosa et São Jorge, et surtout Pico, dont le fabuleux cône noir émerge au-dessus des nuages, du haut de ses 2351 mètres.Même si les liserés sablonneux se font rares, on ne se gêne pas pour y accéder dès que possible pour profiter des vagues et des eaux revigo- rantes de la mer.À Mosteiros, un village d\u2019u - ne grande joliesse, la plage est par ticulièrement invitante, sur tout au couchant, quand les surfeurs évoluent sur fond de monolithes de pierre noire, devant des sables qui le sont tout autant.Et le ciel À Ferreira, le décor apocalyptique d\u2019un champ de lave durcie et déchiquetée ser t d\u2019écrin à un bassin naturel où s\u2019entremêlent les eaux froides de l\u2019Atlantique à celles, bouillantes, qui émergent du cœur brûlant de la terre, et qui fait le régal des baigneurs.Mais entre la terre et la mer, le ciel compte aussi pour beaucoup aux Açores.Les Açoriens ont beau railler le clergé quand il le mérite, ils n\u2019en demeurent pas moins pieux et pratiquants.Les prétendues apparitions de la Vierge sont nombreuses et les fêtes religieuses, d\u2019une grande fer veur, sur tout au printemps, lors des célébrations du Saint-Esprit, comme le rappellent les impérios colorés (de petites chapelles votives) qui trônent en chaque ville, en chaque village.Aux abords du bucolique Lagoa das Furnas, un autre éblouissant lac de cratère, un mari éploré a lui aussi décidé de s\u2019en remettre au ciel un jour de grand désespoir.Pour s \u2019att irer les bonnes grâces divines, il a ainsi commandé l\u2019érection d\u2019une petite église, espérant que le cancer qui taraudait son épouse l\u2019épargnerait.En vain : la dame mourut\u2026 et fut inhumée dans l\u2019église, aujourd\u2019hui fermée et abandonnée, couverte d\u2019ef flores- cences et grugée par les froids crachins d\u2019hiver.Comme pour rappeler qu\u2019aux Açores, on ne peut renoncer à la terre qui tremble et à la mer qui rassemble, car ce sont elles, et elles seules, qui règnent en maîtres absolus.Collaborateur Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 Si elles ont généralement été épargnées par le tourisme de masse, c\u2019est notamment parce que les Açores ne comptent que peu de plages dignes de ce nom \u2014 à la fois bénédiction et calamité de tant de lieux du globe.Mais les temps changent, et ce que le touriste d\u2019hier recherchait ne vaut plus nécessairement aujourd\u2019hui.TOURISME Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES SUITE DE LA PAGE D 1 AÇORES PHOTOS GARY LAWRENCE Partout dans l\u2019île de São Miguel, comme ici, dans le sud-est vers Povoação, le littoral est spectaculaire et les points de vue panorami - ques, innombrables.En vrac Transport.SATA relie Montréal à Ponta Delgada une fois par semaine en quatre heures et demie, sans escale, de juin à septembre.Le reste de l\u2019année, il faut transiter par Toronto (cinq heures et demie, sans escale).azoresairlines.pt Meilleures saisons.De mai à septembre, mais juillet et août sont très fréquentés, alors qu\u2019octobre, voire la première semaine de novembre, peuvent être très agréables.Hébergement.Judicieusement situé au sommet d\u2019une falaise dominant la mer, à 15 minutes de Ponta Delgada, le Caloura Resort (4 étoiles) forme un excellent pied-à-terre pour explorer São Miguel.Vastes chambres avec balcon, service souriant et attentionné, bon resto.calourahotel.com En ville, le tout nouveau Azor Hotel domine la mer et la marina, à 15 minutes à pied du ravissant centre historique.Superbe design, lits ultraconfortables, bons plats au resto et splendide bar-terrasse avec piscine sur le toit.azorhotel.com À Angra Do Heroismo, la pousada São Sebastião loge dans une ancienne forteresse en bord de mer et aux abords du centre historique.Service parfois poussif mais jolies chambres modernes et très bon resto.pousadas.pt/pt/hotel/pousada-angra Bonnes tables.À Furnas : Terra Nostra Garden Hotel, dont l\u2019excellent resto Art Déco de 1934 a été récemment rénové.S\u2019y attabler donne ensuite accès au ravissant jardin botanique attenant.terranostragardenhotel.com À Ribeira Quente : Ponta do Garajau, mignon petit resto où sont mitonnés poissons et fruits de mer, dans un joli village de pêcheurs.restaurantepontadogarajau.com À Angra : Tasca das Tias, pour de bons poissons et fruits de mer servis dans une ambiance allègre et vivante, au cœur de la vieille ville.Rua de São João 113, 9700-191 Angra.Location de voiture.Letsrent.pt ne dispose pas de comptoir à l\u2019aéroport de Ponta Delgada, ce qui lui permet d\u2019offrir des tarifs abordables : 28 euros par jour contre 38 pour un modèle ultracompact chez les concurrents.Il suffit de réserver et de les contacter en débarquant de l\u2019avion : sept minutes plus tard, le véhicule est livré.Activités.Azores Adventure Island Company, pour des sorties en rando ou en vélo (électrique ou pas), du canyoning\u2026 azoresadventureislands.com Guides.Le Petit Futé publie un carnet de voyage sur les Açores en miniformat de poche, très sommaire et exempt d\u2019hôtels et de restos.Chez Gallimard, le guide Portugal, Madère et Açores compte une petite section sur l\u2019archipel, alors que les fervents de randonnée doivent se procurer le guide Rother Açores, avec 77 itinéraires décrits dans les moindres détails (rother.de, disponible à la librairie Ulysse).Renseignements.visitazores.com Notre journaliste était l\u2019invité de SATA et de Visit Azores.Des maisons bien colorées à Mosteiros, dans l\u2019ouest de l\u2019île de Sao Miguel.Aux abords du Lagoa das Furnas, une petite église a jadis été érigée par un mari éploré pour tenter de sauver son épouse mourante.L\u2019église São Sebastiao, à Ponta Delgada, plus grande ville des Açores.«Nous formons une destination différente, sûre, ravissante et peu coûteuse, avec des paysages, des villes et des villages magnifiques.Tout pour que le tourisme se développe trop vite !» «S\u2019 il n\u2019y a pas de surprise, il n\u2019y a pas de séduction.Et s\u2019il n\u2019y a pas de séduction, il n\u2019y a pas de vente.Faire comme les autres n\u2019est pas compliqué, c\u2019est faire autrement qui l\u2019est ! » répète en entrevue le designer industriel Michel Dallaire, dont la fin d\u2019année s\u2019annonce très tapis rouge avec la sortie, ces jours- ci, d\u2019un livre retraçant sa carrière, suivie d\u2019une exposition en décembre.Surprendre.Comme avec ces histoires de création plutôt culinaires\u2026 On comprend pourquoi les Grecs et tous les autres pays méditerranéens avaient été enthousiastes lorsque la torche olympique créée par Michel Dallaire pour les Jeux olympiques de Montréal, en 1976, leur fut dévoilée (le maire Jean Drapeau l\u2019étant beaucoup moins, lui qui s\u2019attendait à quelque chose de convenu) : le designer québécois y avait mis de l \u2019huile d\u2019olive comme combustible ! D\u2019accord, cette huile de compétition ne sera jamais servie dans une salade, car deux hydrocarbures (heptane et ni- tropropane) ont été ajoutés pour la rendre beaucoup plus volatile, mais l\u2019histoire est tout de même partie de la cuisine.Sur la table de travail du designer, des torches provenant d\u2019un peu partout et une indigestion d\u2019esquisses.Aucun frisson créatif, rien qui allume notre designer.Quoique.En observant, dans un documentaire, ces athlètes courir à Munich, le concepteur remarque que la flamme allemande fonctionnant au butane est invisible le jour, sa couleur bleutée se confondant avec celle du ciel.«J\u2019ai alors décidé que la flamme de ma future torche serait photogénique.Voir la flamme ! Pour moi, c\u2019était ça, le symbole.La torche étant l\u2019outil pour la transporter.» Une photo de la Grèce antique, où une dame tient une branche avec un tortis de feuilles trempé dans de la paraf fine, inspire Michel Dallaire.Qui repense alors à ses gros - ses quenouilles arrachées sur le bord des routes et auxquelles il mettait le feu, plus jeune, avec ses amis.Sa torche en aluminium usiné aura donc cette forme droite et compacte, tels ces gros joncs, avec une série de trous façon fourneau (pour éviter que la flamme atteigne les cheveux des porteurs).Quant à la couleur orangée de la flamme, visible à l\u2019écran même en plein jour, elle lui vient d\u2019un souvenir qui remonte à la surface, période préadoles- cente.«J\u2019avais mis des frites mouillées dans un bain d\u2019huile d\u2019olive chaude.Ça avait explosé! Une belle grosse boule de feu ! » Et la flamme fut torche.Le yogourt et la cacahuète Pour cet objet, «c\u2019é - tait d\u2019abord une question de préhension, car des enfants se saisissent de ces pots avec leurs petites mains et les personnes âgées qui font de l\u2019arthrite ont aussi une prise particulière».Ainsi, plutôt que le gros pot conique, circulaire dont on ne peut pas faire le tour avec la main, Michel Dal- laire souhaitait une prise plus agréable et bidirectionnelle.D\u2019où son idée de créer une base de pot en forme de cacahuète avec un couvercle oblong.Outre la prise en main facilitée, lorsqu\u2019on place tous ces contenants peanut sur les tablettes, ils font face aux consommateurs avec une image bien alignée, contrairement aux pots circulaires qu\u2019il faut faire pivoter légèrement, l\u2019un après l\u2019autre.Autant d\u2019attributs qui rendent design un objet de consommation courante.Le pot de yogourt signé Michel Dallaire fut-il un succès immédiat ?Oui ! Car le public y a trouvé un réel plaisir visuel et tactile, une surprise de forme.« D\u2019autant plus qu\u2019un pot de 650g, c\u2019est lourd! Mais parfois, le poids ajoute au plaisir.» Plaisir à regarder, à toucher, à sentir (la senteur du matériau)\u2026 «Je suis à la recherche du plaisir de tous les sens, tout le temps!» Parmi les centaines de créations signées Michel Dallaire, certaines relèvent de l\u2019alimentaire.Il y eut le pot de yogourt pour Aliments Ultima (marque Iögo) en 2005, toujours sur les tablettes, et surtout des objets culinaires, comme un ensemble de quatre pièces pour le barbecue (1986), le caquelon à fondue Abénakis (1990) et la vaisselle pour la classe af faires d\u2019Air Canada (2003).Mais, comme le précise «mon - sieur Vélo» (une étiquette professionnelle qui lui colle au veston à la suite de sa création Bixi) du haut de ses 75 ans, il n\u2019a jamais eu d\u2019approche stratégique.«En fait, j\u2019ai répondu au hasard des commandes.D\u2019où la grande diversité dans ma production.Des produits de consommation, des objets scientifiques, des moyens de transport\u2026 À un moment donné, on fait œuvre dans un domaine, on réussit, et tout à coup on est sollicité pour ce même domaine.C\u2019est cyclique.» Un prochain cycle Dallaire en alimentaire, ce serait bien, non?Note.Une causerie avec le designer aura lieu le samedi 4 novembre à 14h, autour de son livre Michel Dallaire, de l\u2019idée à l\u2019objet, à la librairie Monet, 2752, rue de Salaberry à Montréal.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 En observant, dans un documentaire, des athlètes courir à Munich, le concepteur remarque que la flamme allemande fonctionnant au butane est invisible le jour, sa couleur bleutée se confondant avec celle du ciel.« J\u2019ai alors décidé que la flamme de ma future torche serait photogénique.» SAVEURS MONTÉRÉGIE Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou devarennes@ledevoir.com SAVEURS DU TERROIR LE MARAÎCHER ANDRÉ CÔTÉ LES JARDINS D'ABBOTSFORD D.C.MARIE VERMETTE inc.Fleurs, plantes et objets choisis 801, av.Laurier Est, Montréal Livraison 1 877 272-2226 514 272-2225 www.marievermette.com 25 ANS L\u2019huile d\u2019olive et la torche olympique signée Michel Dallaire Une histoire colorée de frites ! Poursuivre avec l\u2019huile d\u2019olive Un coup de cœur pour ces deux produits issus de la culture biologique: l\u2019huile de la Maison Esporão distribuée par MC Olives (mcolives.ca) et celle de La Belle Excuse embouteillée à Lanaudière (labelleexcuse.com).La première nous vient de la région d\u2019Alentejo, au Portugal.Deux variétés entrent dans sa composition: les olives Ar- bequina et Cobrançosa.Cela donne une huile moyennement fruitée (surtout amande fraîche, je trouve) avec une amertume et un piquant persistant en bouche.La deuxième est originaire de la Grèce, dans un domaine de la région de Trifi- lia-Méssinia, au sud du Pé- loponnèse, qui appartient aux propriétaires gréco-qué- bécois.Agorelio est faite avec des olives vertes Koro- neïki cueillies en octobre avant maturité (les récoltes se faisant habituellement en novembre).Beaucoup plus fruitée, plus douce, elle goûte vraiment l\u2019artichaut ! La bouteille est vendue dans un coffret en bois.Pour ces deux huiles d\u2019olive extravierges biologiques (dont on retrace aisément le parcours des oliveraies jusqu\u2019à nous), vu le prix du filet (surtout celui de La Belle Excuse, qui est à 34,95$ les 500ml), le mieux est de les utiliser à cru sur des pâtes, des crudités, en finition sur un risotto crémeux, une viande ou un poisson simplement grillés.Plus cher, mais on en met moins.Gel yuzu PAR KIM LALLOUZ, CHEF DU MONSIEUR RESTO-BAR Pour environ 200ml Voici la recette d\u2019une garniture fancy très facile à faire ! C\u2019est une de mes préférées que j\u2019utilise sur une assiette en déco, pour un tartare de poisson, une salade toute simple, pour une assiette de fruits de mer, sur mes huîtres crues\u2026 C\u2019est très polyvalent.Réveillez l\u2019artiste culinaire en vous ! Coupez des concombres, mettez un peu de sel et de poivre et ce gel yuzu pour une collation, par exemple.Ingrédients 100 ml de jus yuzu 100 ml d\u2019eau 4 g d\u2019agar-agar 100 g de sucre Préparation Mettre à ébullition l\u2019eau, le sucre et le jus yuzu, ajouter l\u2019agar-agar et laisser cuire pendant une minute sur feu moyen.Laisser refroidir dans le frigo pendant 5 à 6 heures pour que ça devienne un gel.Couper en dés et mettre le tout dans un robot culinaire, et mélanger jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019un gel lisse.Mettre dans une pipette en plastique et garder au froid.Se conserve facilement pendant une semaine.MONSIEUR RESTO-BAR 1102, rue de Bleury Montréal ?514 861-0000 restobarmonsieur.com SOPHIE SURANITI Michel Dallaire et quelques-unes de ses créations : un ensemble pour le barbecue, le caquelon à fondue Abénakis et la fameuse torche olympique de 1976.MONSIEUR RESTO-BAR PHOTOS FRANÇOIS BRUNELLE ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 LE COIN VERT D 5 L\u2019 automne est la saison trop souvent négligée au jardin, et pourtant, c\u2019est un feu d\u2019artifice avant la blancheur de l\u2019hiver, une dernière explosion de couleurs.Alors, comment en profiter?C\u2019est simple, en sélectionnant des arbres qui prennent des coloris.Pour vous inspirer, voici une nouvelle collection de petits érables aux teintes éclatantes et un mélèze tortueux qui vire au doré.La collection Jack Frost est une lignée récente d\u2019érables de petit à moyen format qui a été développée par la pépinière Iseli, en Oregon.Vingt ans et plus d\u2019hybridation entre l\u2019Acer pseudosieboldianum, un érable coréen, pour sa rusticité, et l\u2019Acer palmatum, un érable japonais, pour la beauté de son feuillage et ses branches, ont permis de créer des arbres magnifiques et rustiques en zone 4.Distributeur de cette collection au Québec, Jean-Pierre De- voyault, du Jardin de Jean- Pierre, explique qu\u2019il a vendu de ces cultivars un peu partout ici.Et que même en zone 3 ils passent bien l\u2019hiver.L\u2019histoire ne dit pas, toutefois, s\u2019ils étaient protégés des grands vents.M.Devoyault recommande trois cultivars aux noms évocateurs: North Wind, Arctic Jade et Ice Dragon.Le premier est la vedette de cette collection.Lors des évaluations, il a survécu à des températures de -35°C dans les champs du Midwest américain.Un bon test.Ses feuilles palmées sont orange au printemps, tournent au vert l\u2019été, puis prennent des teintes lumineuses d\u2019orange et de rouge à l\u2019automne.Un plus: durant l\u2019été, ses samares roses contrastent agréablement avec son feuillage vert.Il atteint 4,5 à 6 mètres de haut sur 3 à 5 mètres de large.Quant à l\u2019Arctic Jade, il se dif férencie du Nor th Wind par deux caractéristiques : son feuillage ressemble davantage à une feuille de cannabis et, au printemps, il est vert plutôt qu\u2019orange.Enfin, l\u2019Ice Dragon a le feuillage le plus découpé; on dit «lacinié» pour le décrire.Malgré sa délicatesse, il tolérerait bien la chaleur et le soleil.À l\u2019éclosion des bourgeons, il a des teintes orange-rouge, mais il devient rapidement vert à maturité.L\u2019automne, il forme un léger nuage de jaunes, d\u2019orangés et de rouges.L\u2019hiver, ses branches sinueuses ajoutent un attrait visuel au jardin.Ce cultivar plus trapu ne fait que 2,4 mètres de haut sur 3 mètres de large.Les trois se cultivent dans un sol légèrement acide qui se draine bien, au soleil ou à la mi- ombre.Ces cultivars sont disponibles dans certaines jardine- ries et au Jardin de Jean-Pierre.Vous avez un coup de cœur pour l\u2019Ice Dragon?Il faudra être patient car, en 2017, il n\u2019y en avait que sept dans tout le Canada.Il sera of fer t en plus grande quantité seulement à partir de 2019.Un mélèze grandeur cour Le mélèze indigène, le Larix laricina, est un arbre sublime à l\u2019automne, mais comme il atteint 25 mètres de haut, ce n\u2019est pas un choix judicieux en milieu urbain.C\u2019est pourquoi, si vous êtes comme moi amateur de cet arbre, je vous conseille le mélèze du Japon « Diane », ou Larix kaempferi « Diana ».Ce petit arbre magnifique n\u2019atteint pas plus de 5 mètres de haut sur 1,5 mètre de large.Son port, comme le L.laricina, est érigé et pyramidal, mais il est irrégulier.Cet aspect lui vient de ses branches tortueuses qui lui donnent une allure un peu dégingandée, décontractée et amusante.Les aiguilles des mélèzes sont douces et il est difficile de résister à la tentation de les caresser.Au printemps et l\u2019été, elles sont d\u2019un vert bleuté.L\u2019automne, elles deviennent jaunes, puis d\u2019un orangé fabuleux.Elles rayonnent! Seul conifère caduc, le mélèze perd ses aiguilles à l\u2019automne.L\u2019avantage dans ce cas-ci ?On met en valeur les branches originales de ce cul- tivar pendant tout l \u2019hiver.Côté culture, ce mélèze aime un endroit au soleil ou à la mi- ombre, un sol d\u2019acide à neutre, modérément humide, mais sur tout jamais sec.Résistant au froid, il se cultive jusqu\u2019en zone 3a.Une nouvelle collection d\u2019arbres pour illuminer l\u2019automne Des érables et un mélèze dans votre cour JARDIN DE JEAN-PIERRE Le mélèze du Japon «Diane», ou Larix kaempferi «Diana», est un petit arbre magnifique qui n\u2019atteint pas plus de 5 mètres de haut sur 1,5 mètre de large.Ses branches tortueuses lui donnent une allure un peu dégingandée, décontractée et amusante.LISE GOBEILLE LISE SERVANT Le North Wind est la vedette de la collection Jack Frost, une lignée récente d\u2019érables de petit à moyen format.OrchidFête Les orchidées vous intéressent ?Vous aimeriez mettre la main sur des plantes extraordinaires ou rares?Savoir comment les cultiver ?Ce week-end a lieu au cégep du Vieux Montréal l\u2019OrchidFête, une exposition où on peut contempler des centaines d\u2019orchidées de diverses régions du monde, s\u2019en procurer et se renseigner.L\u2019occasion est rare, car seulement deux fois par année des vendeurs, venant d\u2019aussi loin que de Taïwan et de l\u2019Équateur, passent par Montréal nous proposer leurs orchidées.Cette exposition est organisée par l\u2019Eastern Canadian Orchid Society (ECOS), un organisme à but non lucratif.Le samedi 14 octobre de 11h à 17h et le dimanche 15 octobre de 9h à 17h.Admission: 10$.Pour un coupon rabais de 2$: ecosorchids.ca/orchidfete Créations-sur-le-champ/Land art Présenté par la Ville de Mont-Saint-Hilaire sous la direction artistique de Mme Jérémie Boudreault, l\u2019événement Créations-sur-le- champ revient pour une 11e année.Pour l\u2019occasion, 11 artistes ont été invités à créer des œuvres en plein air, au pied du mont Saint-Hilaire.Inspirés par le lieu et avec la nature comme matière première, les artistes doivent élaborer leurs œuvres avec audace.Les résultats sont toujours étonnants.Le processus créatif se déroule du 11 au 15 octobre au verger Le Pavillon de la pomme, mais l\u2019exposition reste ouverte jusqu\u2019aux premières neiges.Le public est invité à voter pour son œuvre coup de cœur jusqu\u2019au 23 octobre.Une belle sortie gratuite.Le Pavillon de la pomme, 1130, boulevard Sir-Wilfrid-Laurier, à Mont-Saint-Hilaire.La douceur des températures cet automne a retardé d\u2019une dizaine de jours au moins la coloration du feuillage.Mais, inéluctablement, le froid se pointera, les feuilles prendront leurs couleurs et tomberont et tomberont encore.Que faire de toutes ces feuilles?Les utiliser, car c\u2019est de la matière organique! D\u2019abord, celles qui tombent dans les platebandes, on n\u2019y touche pas pour imiter ainsi le cycle naturel des forêts.Les feuilles protégeront nos plantes du froid et leur décomposition apportera de la matière organique qui nourrira les micro-organismes du sol.Il faut seulement s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y en a pas trop épais, pour ne pas étouffer les plantes en dessous.Sur la pelouse, c\u2019est une autre histoire, car les graminées utilisées dans la composition des gazons ne supportent pas d\u2019être couvertes de feuilles.Ces plantes provenant des Prairies ne sont pas adaptées à ce phénomène.On doit donc tondre les feuilles régulièrement pour qu\u2019elles se décomposent rapidement.Le surplus peut être déchiqueté à l\u2019aide d\u2019une tondeuse munie d\u2019un sac pour récupérer les feuilles et utiliser le tout comme paillis ou l\u2019ajouter au compost.On peut aussi empiler simplement les feuilles dans un coin du jardin, puis aérer et arroser le tas afin de stimuler les micro-organismes pour en faire du compost.Une autre option est de s\u2019en servir pour pailler le potager, évitant ainsi le lessivage des minéraux et le développement d\u2019indésirables.Pour éviter ce phénomène, un sol ne devrait jamais être laissé à nu l\u2019hiver.Une couche de feuilles d\u2019une quinzaine de centimètres fera l\u2019affaire.Au printemps, une partie des feuilles se seront décomposées, le sol s\u2019en trouvera enrichi et sa structure améliorée.Toutefois, il faudra retirer ce qu\u2019il reste pour faciliter le réchauffement du sol.De façon générale, quelques précautions sont à prendre.On évite l\u2019utilisation des feuilles attaquées par des maladies, les feuilles de noyer qui contiennent des tanins et on composte les feuilles de chêne à part, car elles se dégradent très lentement.Au jardin cette semaine L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 D 6 MORDU DE JEUX MOTS FLÉCHÉS LE JUNIOR GRILLE BLANCHE SUDOKU MOTS CROISÉS DU SAMEDI MOTS CROISÉS Horizontalement Verticalement I II III IV V VI VII VIII IX X Solution du n° 370 Horizontalement I.Croisiériste.II.Rembarre.Arn.III.Egoïnes.Bloc.IV.Psi.Epieur.V.Tel.Ta.Réa.VI.Inadaptées.VII.Votait.Cs.Es.VIII.Iue.Registre.IX.Té.Dérisoire.X.Désénervés.Verticalement 1.Créativité.2.Reg.Enoue.3.Omoplate.4.Ibis.Da.Dé.5.Sanitaires.6.Ire.Aptère.7.Erse.Gin.8.Ré.Précise.9.Bi.Essor.10.Salers.Tiv.11.Troue.Erre.12.Encrassées.Philippe Dupuis 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 MOTS CROISÉS PROBLÈME N° 371 1.Passage à une vitesse supérieure.2.Humaine mais il ne faut pas en abuser.Dieu du Nord.3.Evite de choquer les plus sensibles.4.Sur la portée.Se font voir quand la mer se retire.5.Alimente le Saint-Laurent.Pour les amateurs de toiles d\u2019ailleurs.6.Servira un jour.Se servir.7.Sur la Saale.Super nana.8.Cordon de commande.9.Entre Thaïlande et Vietnam.Pour saisir rapidement.10.Cartes sur table.Démonstratif.11.Se fait tirer chaque année.Paresseux.Homme des carrières.12.Les fêtes lui seront fatales.I.Pas de soucis pour lui il s\u2019en sortira.II.Met dans la bonne direction.Titre légal.III.Broutait autour de Cro Magnon.Beaucoup de bruit souvent pour rien.IV.Bien familier.Sous couche.V.Accumulation de révolutions.Bâtit la pensée Chinoise.VI.Grande accumulation de révolutions.Grand et excellent repas.VII.Ne fera pas un grand repas.VIII.Gros fumeur.Très chère à Paul et à Georges.Roule en piste.IX.Va faire beaucoup de mal.Prépara l\u2019impression.X.Excitent toujours les chasseurs.L\u2019île d\u2019Honolulu.Philippe Dupuis est également l\u2019auteur des mots-croisés du Monde Vous aimez cette page ?Écrivez-nous pour nous faire part de vos commentaires : redaction@ledevoir.com.GRILLE BLANCHE MOTS FLÉCHÉS LE JUNIOR SOLUTIONS DE LA SEMAINE DERNIÈRE "]
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