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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-11-17, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 2 6 2 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Le revenu annuel garanti, une fausse bonne idée?L\u2019analyse d\u2019Éric Desrosiers.Page B 6 Avis légaux.A 6 Décès.B 8 Météo.B 9 Mots croisés.B 9 Petites annonces .B 8 Sudoku.B 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U C ertaines des photographies les plus anciennes de la collection nationale du Québec sont désormais disponibles en ligne.Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) vient de rendre disponibles en format numérique 202 photographies exceptionnelles contenues dans le fonds d\u2019archives Paul-Gouin.Ce sont de fragiles images un peu jaunes, tirées à l\u2019albumine.Elles rendent compte notamment du terrible incendie qui détruira en 1866 à Québec les quartiers Saint- Roch, Saint-Sauveur et Saint-Vallier.Dans la nuit du 14 octobre cette année-là, les flammes se propagent et jettent à la rue au BANQ Le Québec d\u2019une autre époque mis en ligne BANQ Vue sur le Vieux Château, à Québec, prise depuis le clocher de Notre-Dame par Jules Benoît, dit Livernois, vers 1864 Itinérance Trente ans d\u2019engagement social Page A 4 Science La métamorphose du musée d\u2019Ottawa Page B 1 Zeitgeist Centenaires malgré eux Page B 10 VALÉRIE PLANTE ASSERMENTÉE JACQUES NADEAU LE DEVOIR La mairesse nouvellement élue de Montréal, Valérie Plante, a prêté serment jeudi en même temps que 102 des 103 élus au cours d\u2019une cérémonie qui s\u2019est tenue au marché Bonsecours.Page A 5 G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L es fonds du Plan d\u2019action sur le livre créé par Québec pour aider le réseau des librairies agréées à travers la province ont beaucoup profité au géant Renaud-Bray, révèlent des données de la SODEC.Une situation inattendue qui « scandalise » les acteurs du milieu des librairies indépendantes.« Est-ce qu\u2019une entreprise à maturité de l\u2019ampleur de Renaud-Bray [RB] a vraiment besoin de l\u2019aide de l\u2019État ?demandait jeudi au Devoir Dominique Lemieux, directeur général de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ).Je ne crois pas.» M.Lemieux est loin d\u2019être le seul à s\u2019étonner des chiffres contenus dans le rapport annuel de gestion 2016-2017 de la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles) \u2014 un sujet qui occupe bien des conversations au Salon du livre de Montréal.C\u2019est que les librairies indépendantes du Québec ont touché l\u2019an dernier quelque 572 000 $ dans le cadre du volet d\u2019aide de la SO- DEC pour les librairies agréées.Ces sommes sont accordées en soutien à la promotion et à l\u2019informatisation des librairies.Les coopératives en milieu scolaire \u2014 qui complètent le réseau des indépendants \u2014 ont touché 237 000 $.Pendant la même période, les 46 succursales agréées du groupe Renaud-Bray et Archam- bault ont reçu près de 760 000 $.Le groupe a aussi obtenu deux subventions pour des « projets collectifs», d\u2019une valeur de 405 000 $.Au total, c\u2019est plus de 1,1 million que Renaud-Bray a reçu de la SODEC.Or, c\u2019est là une augmentation nette pour le groupe Renaud-Bray.Ces dernières années, RB ou Archambault ne s\u2019étaient en ef fet jamais qualifiées pour les subventions à la promotion et à l\u2019informatisation destinées aux librairies.Les rapports annuels de la SODEC montrent Les libraires indépendants se sentent floués Renaud-Bray a largement profité du Plan d\u2019action sur le livre de la SODEC M A R I E - M I C H È L E S I O U I H É L È N E B U Z Z E T T I Q uébec s\u2019est résigné jeudi à déposer son projet de loi encadrant le cannabis, une pièce législative que le gouvernement Couil- lard a voulu tellement restrictive qu\u2019elle risque d\u2019échouer au test des tribunaux si elle demeure dans sa forme actuelle, préviennent des juristes consultés par Le Devoir.Le projet de loi prévoit que l\u2019achat, le transport, l\u2019entreposage et la vente de cannabis seront effectués par la Société québécoise du cannabis (SQC).Cette filiale de la Société des alcools du Québec, qui devra gérer un marché évalué à 500 millions de dollars, ouvrira dans un premier temps 15 succursales chargées de la vente de la substance, à un prix qui se situera entre 7$ et 10$.D\u2019ici deux ou trois ans, 150 succursales de la SQC pourraient ouvrir leurs portes.La pièce législative instaure aussi l\u2019âge légal de consommation de la marijuana à 18 ans et met en place un régime de « tolérance zéro » pour les automobilistes, en plus d\u2019interdire la culture de cannabis à des fins personnelles, sous peine d\u2019amende pouvant atteindre 750 $ pour une première offense.Or le cadre légal du gouvernement fédéral est tout autre: il permet aux citoyens de faire pousser jusqu\u2019à quatre plants de marijuana à domicile.Une province peut-elle contrecarrer l\u2019intention fé- MARIJUANA Québec risque de se heurter aux tribunaux Le projet de loi va à l\u2019encontre de la volonté fédérale en interdisant la production personnelle VOIR PAGE A 10 : LIBRAIRES VOIR PAGE A 10 : QUÉBEC VOIR PAGE A 10 : MARIJUANA Pour en savoir plus : LeDevoir.com/DMagazine Dès demain, découvrez le nouveau complice de vos week-ends. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 C\u2019 est l\u2019attentat qu\u2019on n\u2019a pas voulu voir.Peut-être parce que les scènes étaient insoutenables.Peut- être surtout parce qu\u2019on n\u2019a pas voulu comprendre la gravité de ce qui se jouait alors et des lâchetés qui avaient pu mener là.À l\u2019occasion du procès d\u2019Abdelkader Merah, la France n\u2019a pourtant pas eu le choix de replonger dans l\u2019horreur.Celle des crimes commis à Toulouse en mars 2012 par son frère Mohammed, abattu le 22 mars lors d\u2019un assaut des forces spéciales d\u2019intervention.Abdelka- der avait à répondre d\u2019une accusation de complicité avec son frère, le « tueur au scooter » qui, au nom de l\u2019islam, avait inauguré une nouvelle forme de terrorisme en assassinant sept personnes, dont trois enfants juifs tués devant leur école.Le procès, qui s\u2019est étalé sur cinq semaines, s\u2019est terminé par un verdict mitigé.Abdelkader a beau avoir rencontré son frère juste avant les attentats et l\u2019avoir aidé à voler le scooter qu\u2019il utilisa, il n\u2019a pas été reconnu coupable de complicité, mais de simple association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste.Ce qui lui vaut tout de même vingt ans de prison.Mais peu importe ce jugement controversé qui a d\u2019ailleurs été porté en appel, ce procès souvent à la limite du supportable fut d\u2019abord l\u2019occasion d\u2019une rare mais salutaire plongée aux sources de la violence islamiste.Le 12 octobre, Dovan Mimouni, interne à l\u2019école juive Ozar-Hatora, est venu s\u2019excuser de ne pas avoir pu sauver la petite Myriam, huit ans, qu\u2019il accompagnait à sa classe.«Je ne savais pas faire un massage cardiaque », a-t-il déclaré en larmes.Mais qu\u2019aurait-il pu faire face à un djihadiste qui en 38 secondes avait déjà mitraillé trois autres personnes, dont deux enfants?L\u2019assassin a ensuite pris le temps de traîner la fillette par les cheveux avant de lui tirer une balle dans la tête, racontera un témoin qui observait la scène derrière une fenêtre.«Je ne suis pas né pour voir des choses comme ça», dira-t-il.Le procès nous aura appris que Mohamed Merah était loin d\u2019être un « loup solitaire ».Au contraire, il baignait dans tout un milieu où, de la mosquée à la famille, en passant par le voisinage et la prison, il était légitime d\u2019applaudir lorsque s\u2019ef fondrèrent les tours du World Trade Center.« Mon fils a mis la France à genoux ! » s\u2019est d\u2019ailleurs exclamée sa mère, Zouli- kha Aziri, en apprenant ses crimes.Sur le même ton, Abdelkader parlait du «cadeau» que lui avait fait son frère en mourant au combat.« Je suis fière de mon frère, il a combattu jusqu\u2019au bout », a renchéri sa sœur Souad, huit mois après les attentats.?En cinq semaines de procès, la France a découvert avec stupeur une famille, certes dys- fonctionnelle, mais qui baignait surtout dans une haine viscérale de tout ce qui n\u2019était pas musulman.Seuls Aïcha et son frère Abdelghani semblent avoir échappé à cette haine.La famille considérait d\u2019ailleurs ce dernier comme un « kouf far » (mécréant) parce qu\u2019il avait épousé une Française, Anne, dont le grand- père était juif.L\u2019enfant du couple, Théodore, sera surnommé « le bâtard» parce qu\u2019il ne porte pas un prénom musulman.On se pince en apprenant qu\u2019à Toulouse, capitale mondiale de l\u2019aéronautique, en ce début du XXIe siècle, c\u2019est Abdelkader qui, selon la tradition, décida du remariage de sa mère après son divorce avec son premier mari.Chez les Merah, la haine n\u2019avait pourtant pas de sexe.Ainsi, la sœur aînée, Souad, répétait- elle que, pour se venger des Français, elle était prête à se faire sauter dans le métro avec ses enfants parce que ce sont «des mécréants ».Aïcha, aujourd\u2019hui coif feuse, raconte une lente descente aux enfers après le divorce de ses parents.Cela commence comme souvent par la petite délinquance et les allers-retours entre les foyers et la maison.Puis les oncles maternels, en Algérie, tentent de ramener la famille vers un islam plus intégriste.Ils proposent de déscolariser les filles.Souad se met à porter le niqab.Tout cela se fait graduellement.Anne, pourtant la plus lucide, croyait même que le sala- fisme pourrait remettre son beau-frère dans le droit chemin.« Je pensais que ça l\u2019empêcherait de tomber dans l\u2019alcool, comme Abdelghani, dit- elle.Quand il disait son admiration pour Ben Laden, je pensais que ça allait lui passer, surtout qu\u2019il portait des Nike aux pieds ! » Mais rien ne passe.Au contraire.Chaque jour, on ressasse la même haine des Juifs et des Américains.On évoque les martyrs.Puis viennent les vidéos de décapitations.Même le fils d\u2019Anne est tenté par l\u2019islamisme.Il suit les prêches de « l\u2019émir blanc» de l\u2019Ariège, Olivier Corel, qui l\u2019autorise à traiter sa mère de « mécréante » parce qu\u2019elle n\u2019est pas musulmane.«Ma mère m\u2019a sauvé», dit aujourd\u2019hui celui qui prépare le concours d\u2019une école de commerce.Mais il s\u2019en est fallu de peu.Au-delà de la culpabilité d\u2019Abdelkader, c\u2019est toute une culture de haine et d\u2019antisémitisme que ce procès a mis au jour.Une culture qui s\u2019est construite peu à peu.Le plus « naturellement » du monde, serait-on presque tenté de dire si ce n\u2019était l\u2019horreur qu\u2019elle distille.C\u2019est probablement ce que Hannah Arendt appelait la «banalité du mal».L\u2019affolant procès Merah CHRISTIAN RIOUX à Paris M A R C O F O R T I E R «D étournement marchand », « dérive autoritaire », « perte de pouvoir des professeurs » : la colère gronde dans des universités québécoises, où une partie de bras de fer oppose syndicats et directions d\u2019établissement.La controverse est ainsi repartie de plus belle autour de la refonte projetée de la charte de l\u2019Université de Montréal (UdeM), qui fait l\u2019objet de vives critiques de la part des associations regroupant 78 000 professeurs d\u2019université au Québec et dans le reste du Canada.Une question cruciale se trouve au cœur du débat : qui prend les grandes décisions de l\u2019université ?L\u2019UdeM cherche à réduire l\u2019influence des professeurs et chercheurs dans la gestion de l\u2019établissement au profit d\u2019autres représentants de la communauté universitaire (chargés de cours, personnel de soutien) et de membres externes, issus de l\u2019extérieur du campus.Cette bataille a agité le campus de l\u2019UdeM au cours de l\u2019hiver dernier.Le recteur Guy Breton avait suspendu sa réforme, mais l\u2019initiative a refait surface dans un projet de loi soumis à l\u2019Assemblée nationale cette semaine.L\u2019université compte faire davantage de place aux membres dits « indépendants » (issus de l\u2019extérieur du campus) au conseil d\u2019administration et au comité exécutif de l\u2019établissement.Le projet de nouvelle charte prévoit aussi une réduction des pouvoirs de l\u2019assemblée universitaire, qui regroupe des représentants de toutes les composantes de l\u2019établissement \u2014 professeurs, chargés de cours, étudiants, professionnels de recherche, cadres de l\u2019université, et ainsi de suite.Pour le recteur Guy Breton, la nouvelle charte vise à faire entrer la gouvernance de l\u2019UdeM dans le XXIe siècle en branchant l\u2019établissement sur ses milliers de diplômés qui occupent des postes importants dans le milieu des af faires, de la culture ou dans le secteur communautaire, par exemple.Le principe de collégialité reste en place, mais d\u2019autres voix que celles des professeurs se feront aussi entendre, insiste l\u2019UdeM.La réforme proposée correspond à ce qui se fait dans d\u2019autres universités nord-américaines.«Coup de force» Pour les syndicats de professeurs, la nouvelle char te de l\u2019UdeM représente un « coup de force » qui bafoue le principe de collégialité au cœur de la mission de l\u2019université.Le projet de loi visant à réformer la gouvernance de l\u2019UdeM est un «cheval de Troie» qui risque de se multiplier dans tout le pays, soutient l\u2019Association canadienne des professeures et professeurs d\u2019université (ACPPU) \u2014 qui regroupe 70 000 membres dans 120 universités.Pour l\u2019Association, le projet du recteur Breton remet la gestion de l\u2019UdeM entre les mains de gens d\u2019affaires.Or l\u2019enseignement supérieur n\u2019est pas une marchandise, fait valoir l\u2019ACPPU.La Fédération québécoise des professeures et professeurs d\u2019université (FQPPU), de son côté, af firme que le projet menace la liberté universitaire des professeurs et leurs droits fondamentaux d\u2019association et de représentation.Les professeurs deviendraient de « simples exécutants » avec le projet du recteur de l\u2019UdeM, estime la Fédération.«Gestion participative» Un débat similaire est survenu à l\u2019Université du Québec en Outaouais (UQO).Le Syndicat des professeures et professeurs de l\u2019UQO vient de remporter deux griefs contre la nomination de cadres à des postes réservés à des professeurs syndiqués.« Il est possible qu\u2019il y ait un vide à combler dans la réglementation, mais les droits de gérance de l\u2019Université à titre d\u2019employeur ne lui permettent pas de se substituer au conseil d\u2019administration », écrit l\u2019arbitre Denis Provençal dans une décision du 25 octobre 2017.L\u2019UQO avait désigné des cadres pour remplir ces fonctions, car aucun syndiqué n\u2019avait posé sa candidature.«On se réjouit de la décision.On espère que ça va favoriser l\u2019implication de professeurs », a affirmé Gilles Mailloux, directeur des communications et du recrutement à l\u2019UQO.Programmes «payants» Louise Briand, présidente du Syndicat des professeurs de l\u2019UQO, se réjouit elle aussi de ce qu\u2019elle considère comme un rappel à l\u2019ordre du tribunal d\u2019arbitrage.« L\u2019arbitre a souligné que la réglementation du réseau de l\u2019UQ est établie sur la gestion participative.Les cadres du réseau ont tendance à l\u2019oublier», dit-elle au Devoir.Elle souhaite que le 50e anniversaire du réseau des universités du Québec, en 2018, permette de réaf firmer avec plus de vigueur le principe de cogestion.« Le détournement marchand est doublé d\u2019une dérive autoritaire, dans le réseau de l\u2019UQ comme ailleurs », ajoute Louise Briand, qui est aussi vice-présidente de la Fédération des professionnèles (CSN).La multiplication des cadres et des administrateurs externes à des postes-clés des universités entraîne une logique marchande, selon elle.Ces gestionnaires risquent de donner la priorité aux programmes « payants », calqués sur les besoins des entreprises, par exemple.Louise Briand cite le projet de décentralisation à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) : les budgets seraient décentralisés vers les facultés et écoles les plus lucratives, notamment l\u2019École des sciences de la gestion.Le Devoir Le débat sur la gestion des universités reprend de plus belle Les syndicats dénoncent un « détournement marchand » et un « virage autoritaire » JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le président de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Chagnon, a longuement répondu, jeudi, aux questions que lui adressait le Parti québécois dans la foulée de l\u2019arrestation du député libéral indépendant Guy Ouellette.M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L es « méthodes » employées le 25 octobre dernier par l\u2019Unité permanente anticorrup- tion (UPAC) afin d\u2019épingler le président de la Commission des institutions, Guy Ouellette, ne doivent pas faire mouche, a insisté le président de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Chagnon, jeudi.« Utiliser un stratagème visant à faire sortir un député de l\u2019enceinte parlementaire pour mieux procéder à son arrestation [\u2026] est, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire, assez dérangeant.[\u2026] Est-ce pour éviter de soumettre un mandat de perquisition au président pour analyser s\u2019il était respectueux des règles applicables en la matière?Force est de constater que des doutes subsistent », a-t-il déclaré dans une allocution de trois quarts d\u2019heure prononcée dans le Salon bleu.À ses yeux, les «méthodes » utilisées par l\u2019UPAC avec l\u2019autorisation du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et de la Cour du Québec pour arrêter M.Ouellette et saisir son ordinateur, sa tablette et son portable «dénotent un manque flagrant de considération à l\u2019endroit de l\u2019Assemblée et de ses membres».Érigé en « gardien » de leurs droits et privilèges, M.Chagnon a intimé aux corps de police de dorénavant l\u2019aviser chaque fois qu\u2019ils procèdent à l\u2019arrestation d\u2019un député.L\u2019UPAC a fait mine de ne pas entendre la consigne.Le Service de police de la Ville de Montréal a renvoyé les questions du Devoir au ministère de la Sécurité publique.La Sûreté du Québec a dit «exécuter son mandat dans le respect des lois et des institutions [sans perdre de vue] les privilèges parlementaires».Aviseriez-vous le président de l\u2019Assemblée nationale de l\u2019imminence de l\u2019arrestation d\u2019un élu?«On ne commente pas des cas hypothétiques», a répondu le sergent Claude Denis.L\u2019« intégrité attaquée» de Ouellette Le président de l\u2019Assemblée nationale s\u2019est gardé de sommer, une nouvelle fois, l\u2019UPAC \u2014 et par ricochet le DPCP \u2014 «d\u2019accuser ou de s\u2019excuser» auprès de Guy Ouellette.En revanche, il a souligné que l\u2019ex-policier de la Sûreté du Québec a vu son « intégrité attaquée» à moins d\u2019un an des prochaines élections générales.« Dans un contexte politique où l\u2019image et les perceptions du public sont fondamentales, il est dif ficile d\u2019imaginer qu\u2019un député à l\u2019égard de qui de telles accusations seraient latentes puisse participer au processus démocratique sans en payer le prix politique.Cette situation, vous en conviendrez, serait inéquitable et même profondément injuste », a-t-il soutenu d\u2019un ton grave.M.Chagnon a répété que les élus de l\u2019Assemblée nationale ne jouissent d\u2019aucune immunité contre des poursuites criminelles et pénales.Cela dit, « ils doivent pouvoir compter sur certaines garanties qui leur sont nécessaires dans l\u2019exercice de leurs fonctions».Le président de l\u2019Assemblée nationale s\u2019est dit offusqué d\u2019apprendre le vendredi 3 novembre dernier dans Le Devoir que l\u2019UPAC comptait effectuer l\u2019extraction du contenu de tous les appareils saisis au député Guy Ouellette sans en prendre connaissance.Il a demandé jeudi à ce qu\u2019un représentant de l\u2019Assemblée nationale prenne part à l\u2019«opération [consistant à] séparer les documents couverts par le privilège et ceux qui ne le sont pas».«Seuls ces derniers pourront alors être utilisés par les autorités policières », a-t- il réitéré.Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, qui l\u2019a écouté attentivement, s\u2019est abstenu de tout commentaire.Le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, s\u2019en est pour sa part tenu jeudi à rappeler être en « dialogue légal » avec l\u2019Assemblée nationale, et ce, depuis l\u2019opération controversée du 25 octobre dernier.«Cette collaboration permettra au processus de suivre son cours dans le respect des privilèges parlementaires et de la saine administration de la justice.» Le Devoir Jacques Chagnon pose ses exigences aux policiers Le président de l\u2019Assemblée nationale veut être informé de l\u2019arrestation d\u2019un député Lire aussi \u203a Que l\u2019UPAC s\u2019explique.L\u2019éditorial de Brian Myles.Page A 8 S O P H I E M A N G A D O A vec une nouvelle administration aux commandes de la ville, « l\u2019espoir est permis », estime France Labelle, directrice générale du Refuge des jeunes de Montréal.Nommée membre de l\u2019Ordre du Canada \u2014 plus haute distinction au pays \u2014 ce vendredi, elle revient sur 30 ans de politique en itinérance.Difficile d\u2019apprécier avec justesse le visage mouvant de l\u2019iti- nérance, croit celle qui préside aussi le Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).Visible et localisée à l\u2019époque des punks au centre-ville, elle se fait au- jourd\u2019hui plus diffuse et dissimulée dans Centre-Sud, Hoche- laga-Maisonneuve, Pierrefonds, le Sud-Ouest ou Montréal-Nord.«Si statistiquement les jeunes hébergés ne sont pas forcément plus nombreux, ceux en situation de précarité le sont.Leur mode de survie les conduit à être plus mouvants.Ils sont plus sans domicile fixe que sans abri », estime France Labelle.Et ceux qui demandent refuge changent aussi, à l\u2019instar de la population montréalaise : davantage de jeunes issus de l\u2019immigration (20%, nés ici ou à l\u2019étranger) comptent parmi les quelque 600 hommes de 18 à 25 ans hébergés chaque année par l\u2019organisme.Les substances consommées sur la rue ont également évolué, la présence accrue de drogues de synthèse provoquant davantage de psychoses toxiques.Si les données scientifiques manquent, une constante demeure : « l\u2019écrasante majorité des jeunes accueillis est en grande détresse » , conclut France Labelle.Raison pour laquelle nombre d\u2019organismes critiquèrent ver tement l\u2019exercice de dénombrement mené par la Ville de Montréal en mars 2015, qui avait conclu à la présence de 3016 personnes en situation d\u2019itinérance dans la métropole.«C\u2019est sous-évalué, réaffirme Mme Labelle.Un portrait instantané des hébergements une nuit donnée, c\u2019est un indicateur incomplet, pas un portrait global.» Une conclusion pernicieuse, selon elle, puisqu\u2019elle devrait servir de référence pour déterminer les services à financer.« Ce chif fre, c\u2019est la pointe de l\u2019iceberg, croit-elle.Il ne considère pas les personnes qui ne dorment pas dans les refuges.Ou qui en tout cas n\u2019y dormaient pas ce soir-là.» Le prochain dénombrement (voir encadré) se fera sous la gouverne de Projet Montréal.France Labelle attend avec bienveillance l\u2019arrivée de Valérie Plante.«On a affaire à une équipe progressiste, avec un projet ambitieux en matière de logement social et de profilage social.L\u2019espoir que ces préoccupations se traduisent en actions est permis.» Se gardant de tomber dans le déterminisme, elle relève néanmoins que si « la pauvreté ne mène pas toujours à l\u2019itinérance, l\u2019itinérance est toujours af faire de pauvreté.Il n\u2019y a pas de corrélation absolue, mais quand on regarde en amont, il y a une brisure quelque part, une maille du filet social qui a sauté».Elle voit l\u2019éducation, l\u2019accès à l\u2019emploi \u2014 « avec de vraies mesures incitatives, pas six mois sous la contrainte» \u2014, au logement social et au logement abordable comme autant de priorités.«On ne le dira jamais assez : l\u2019urgence coûte beaucoup plus cher que la prévention.» À regarder 30 ans en arrière, France Labelle conclut que c\u2019est en matière de lutte contre la pauvreté que le bât blesse le plus.Elle espère également un engagement de la part de l\u2019administration Plante.Ça ne change pas une vie, mais\u2026 « Pour son dévouement à la défense des droits des plus démunis ainsi qu\u2019à la lutte contre la pauvreté et l\u2019itinérance», indique le site officiel de la gou- verneure générale du Canada, France Labelle rejoint donc l\u2019Ordre du Canada.« En 30 ans, j\u2019ai por té tous les chapeaux : mère Teresa, emmerdeuse, empêcheuse de tourner en rond\u2026 Je reçois cette médaille comme la reconnaissance d\u2019avoir dérangé.Je n\u2019ai pas travaillé seule, je n\u2019ai rien inventé, nous sommes nombreux à œuvrer en vents contraires.« Je parle avec et pour ceux qui n\u2019ont pas voix au chapitre.Et je n\u2019ai pas fini.Ce qui n\u2019est peut-être pas une bonne nouvelle pour tout le monde !» Collaboratrice Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Cahiers spéciaux À lire demain OSSIER TEMPÊTE DANS LE MARCHÉ DU TRAVAIL LIRE À ET R ARL K S TE TEX DEMAIN I AZELL AR P - NO I T ARÉ P ABELLE IS : , er hang hambar ancée v s a e s sont ap emploi \u2019 s milliers d de ail.De v a der le monde du tr c tion et de l sa ti oma ut a \u2019 s de l e.Qu aîtr par s s à di pelé a oc v s a ins et de s médec ielle s\u2019 ti?c ence ar ellig \u2019int ?e ôtr a-t-il du v en ser \u2019 ssions e of ont leurs pr err ts v ent à êt pr ap CO LE ET LE UR O P OTO H P ABELLE NN A TE NTEX TE TEX U ADEA N S QUE C A J : S LLOU I CA Un sénateur conservateur meurt en Colombie Ottawa \u2014 Le sénateur conservateur Tobias Enverga, premier Canadien d\u2019origine philippine à être nommé à la Chambre haute, est décédé cette semaine en Colombie pendant un voyage officiel.Nommé au Sénat par le premier ministre Stephen Harper en 2012, M.Enverga «a eu une longue et distinguée carrière comme gestionnaire de projets pour la Banque de Montréal», mais «c\u2019est dans sa défense de la communauté philippine qu\u2019il a vraiment laissé sa marque , a noté le chef conservateur, Andrew Sheer.M.Enverga avait créé en 2010 une fondation pour venir en aide à des organismes de bienfaisance au Canada et aux Philippines.La Presse canadienne PEDRO RUIZ LE DEVOIR France Labelle compte sur la nouvelle administration municipale pour faire progresser le logement social et lutter contre le profilage social.MONTRÉAL Plante fait naître l\u2019espoir, se réjouit une chef de file de la lutte contre l\u2019itinérance France Labelle recevra l\u2019Ordre du Canada pour son implication auprès des sans-abri En septembre dernier, la Ville de Montréal annonçait par voie de communiqué la tenue d\u2019un dénombrement en 2018.Une décision qui «coïncide avec [celle] du gouvernement du Québec de participer au dénombrement ponctuel, coordonné par le gouvernement fédéral dans le cadre de sa Stratégie de partenariat de lutte contre l\u2019itiné- rance.Plus d\u2019une soixantaine de localités canadiennes ont démontré leur intérêt à procéder à un dénombrement ponctuel en 2018 et, au Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux vise un dénombrement dans plus d\u2019une dizaine de localités.» Source : Ville de Montréal Dénombrement des itinérants en 2018 Ristournes à Laval : Accurso n\u2019était pas au courant, répète son avocat Laval \u2014 Tony Accurso n\u2019était «pas au courant» d\u2019un système de ristournes sur les contrats de construction qui a eu cours sous l\u2019administration de l\u2019ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt.Il n\u2019y a donc pas participé, a plaidé jeudi son avocat, Me Marc Labelle, qui fait sa plaidoirie au procès pour fraude et corruption de l\u2019entrepreneur.Me Labelle a soutenu que M.Accurso dirigeait de si grandes entreprises qu\u2019il ne pouvait s\u2019occuper lui- même de la gestion quotidienne et de l\u2019octroi des contrats de construction.Vendredi, ce sera au tour du procureur de la poursuite, Me Richard Rou- geau, de faire la sienne.Antonio Accurso fait face à des accusations de fraude, de corruption de fonctionnaires, d\u2019abus de confiance et de complot.La Presse canadienne Cellulaire au volant : des sanctions plus salées Québec \u2014 Le gouvernement du Québec songe à quadrupler les sanctions liées à l\u2019utilisation du téléphone cellulaire au volant dans sa toute prochaine réforme du Code de la sécurité routière.Selon un document obtenu par Cogeco Nouvelles, l\u2019amende s\u2019élèvera à entre 300$ et 400$ selon la gravité de l\u2019infraction.Actuellement, les amendes varient de 80$ à 100$, et quatre points d\u2019inaptitude sont inscrits au dossier de conducteur du contrevenant.Dans le nouveau Code de la sécurité routière, il n\u2019y aurait toutefois pas d\u2019ajout de points d\u2019inaptitude.Si le Québec adoptait de telles sanctions, leur sévérité se rapprocherait de celles constatées en Ontario et en Co- lombie-Britannique.Le ministre des Transports, André Fortin, n\u2019aurait cependant pas l\u2019intention d\u2019imposer des moyens techniques tels les brouilleurs d\u2019ondes pour empêcher l\u2019utilisation du téléphone au volant.La Presse canadienne Alliance mondiale contre les centrales au charbon Ottawa \u2014 Vingt-sept pays, États, provinces et villes se sont engagés à éliminer progressivement les centrales électriques alimentées au charbon et à soutenir la production d\u2019énergie propre grâce à leurs politiques et à des investissements, jeudi, à la Conférence des Nations unies sur le climat, à Bonn en Allemagne.Parmi les membres de l\u2019alliance se trouvent une dizaine de pays européens, comme la France, l\u2019Italie et le Portugal, mais pas l\u2019Allemagne, pays hôte de la COP23.Pour l\u2019instant, l\u2019alliance réunit les économies qui avaient déjà l\u2019intention de se débarrasser de leurs centrales au charbon.Seulement deux États américains issus de la U.S.Climate Alliance, soit ceux de Washington et de l\u2019Oregon, se sont joints à cette campagne.La Presse canadienne J E A N N E C O R R I V E A U V alérie Plante est officiellement devenue la mairesse de Montréal jeudi alors qu\u2019elle prêtait serment en compagnie des autres élus montréalais.Elle compte mettre rapidement le cap sur ses priorités, dont la mobilité.« Nous avons une obligation de résultat», a déclaré d\u2019emblée la mairesse lors d\u2019une cérémonie au marché Bonsecours.Ainsi, 102 élus ont été déclarés officiellement élus.La 103e, Lisa Christensen, de Projet Montréal, n\u2019a pu être assermentée en raison d\u2019un dépouillement judiciaire en cours dans le district de Pointe-aux-Prairies.Dans son allocution, la nouvelle mairesse a énuméré les cinq défis auxquels son administration s\u2019attaquera, soit l\u2019amélioration de la mobilité, une sécurité accrue pour les cyclistes et les piétons, la construction de projets d\u2019habitation pour les familles, la prestation de services publics plus efficaces et un développement économique « inclusif ».La réalisation de certaines des ambitions de la nouvelle mairesse nécessitera un coup de pouce de Québec et d\u2019Ottawa.«Nos partenaires doivent prendre acte du message qui a été envoyé le 5 novembre et être à l\u2019écoute des besoins des Montréa- lais», a souligné Valérie Plante.La mairesse avait également un message pour les Montréa- lais : «Si vous aimez cette ville autant que je l\u2019aime, je vous demande de vous impliquer», a-t- elle dit.Des promesses à tenir Valérie Plante aura for t à faire pour respecter toutes les promesses qu\u2019elle a faites en campagne.Elle a notamment promis de limiter les hausses de taxes à l\u2019inflation, d\u2019ajouter 300 autobus à la flotte de la Société de transport de Montréal (STM), de lancer le projet de ligne rose du métro, d\u2019instaurer la gratuité pour les jeunes et les aînés dans les transports en commun.Elle s\u2019est également engagée à construire 12 000 logements sociaux et à abolir la taxe de Bienvenue pour les familles.À l\u2019issue de la cérémonie, elle a rappelé qu\u2019elle s\u2019attaquerait en priorité à l\u2019enjeu de la mobilité.«Déjà, on a commencé à travailler avec mes interlocuteurs au niveau provincial et fédéral, mais j\u2019espère pouvoir rapidement dire comment ça va se matérialiser.» Les Montréalais commenceront à voir les résultats dans les prochains mois.D\u2019ici là, certaines mesures touchant la transparence, comme le retour du registre des visiteurs de la mairesse, pourront être mises en place promptement.Valérie Plante dévoilera la composition de son comité exécutif de « façon imminente ».«On y est presque», a-t-elle dit.Quant au budget, la nouvelle administration y travaille déjà et s\u2019af faire à réduire le manque à gagner de 358 millions constaté la semaine dernière.«On va livrer ce qu\u2019on a dit : un budget équilibré avec des taxes foncières limitées à l\u2019inflation et qui vont intégrer les priorités des Montréalais », a indiqué le président du comité exécutif, Benoit Dorais.Le budget sera déposé au retour des Fêtes et sera adopté avant la fin janvier, a précisé M.Dorais.Le chef de l\u2019opposition par intérim, Lionel Perez, estime que la nouvelle administration devra faire ses preuves: «Gouverner, c\u2019est assumer, et on va voir avec la présentation du budget s\u2019ils ont fait les bons choix.» La mairesse de LaSalle, Ma- non Barbe, a salué l\u2019arrivée au pouvoir de Valérie Plante.« Je trouve ça très rafraîchissant, a- t-elle expliqué.On partage les mêmes valeurs et la même vision sur les services donnés à la population qui ne passent pas par la centralisation, mais par la décentralisation.» Projet Montréal a fait élire 51 personnes, dont 34 siégeront au conseil municipal.De son côté, Équipe Denis Co- derre formera l\u2019opposition officielle avec 39 élus, dont 25 au conseil municipal.Coalition Montréal n\u2019aura qu\u2019un seul élu, Marvin Rotrand, doyen au conseil municipal.Quant aux partis locaux, à Anjou et à La- Salle, ils comptent 12 élus.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Valérie Plante a prêté serment en compagnie des autres élus montréalais, jeudi après-midi, lors d\u2019une cérémonie au marché Bonsecours.P A T R I C E B E R G E R O N à Québec U ne entente de principe a été conclue in extremis entre le gouvernement Couil- lard et les ingénieurs de l\u2019État jeudi soir.L\u2019Assemblée nationale avait été convoquée pour 19 h 00 afin d\u2019adopter une loi spéciale qui leur imposerait des conditions de travail, mais un accord a finalement été convenu, juste avant l\u2019échéance prévue.L\u2019entente « respecte les paramètres financiers du secteur public », a assuré le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, mais on n\u2019en sai t guère plus sur ses modalités, puisqu\u2019elle doit d\u2019abord être soumise aux 1400 membres de l\u2019Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) avant d\u2019être rendue publique.Cette rencontre de la dernière chance a duré environ quatre heures, au siège du Conseil du trésor à Québec.Dans un point de presse commun, le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, et le président de l\u2019APIGQ, Marc- André Mar tin, ont dit tous les deux être très heureux de ce dénouement.« Il n\u2019y a pas un parlementaire qui ne sera pas heureux de la chose», a dit le ministre, évoquant ainsi les séances de nuit de l\u2019Assemblée nationale qui rebutent les élus.«Vous savez, une loi spéciale, ce n\u2019est jamais une victoire pour un gouvernement, ce n\u2019est jamais un scénario qui nous apparaît gagnant.» L\u2019entente reconnaît des «particularités» du travail des ingénieurs, a fait valoir M.Arcand.«On veut s\u2019assurer qu\u2019il y a un climat positif, on est très sensibles [à ça]», a-t-il poursuivi.Expertise renforcée Le syndicat exigeait à cet égard que le gouvernement renforce son expertise interne en matière de génie et dit avoir obtenu gain de cause.C\u2019est sur ce ter rain d\u2019entente que les parties se sont rapprochées, et ce n\u2019est pas la menace de loi spéciale qui a fait plier l\u2019APIGQ, a assuré M.Martin.Rappelons que le syndicat demandait une augmentation salariale de 19 % sur sept ans, mais que le gouvernement of frait pratiquement moitié moins.Québec a toujours invoqué la capacité de payer des contribuables ainsi que l\u2019équité envers les autres employés de l\u2019État, qui ont obtenu 5,25 % sur cinq ans, en plus de montants forfaitaires.Le président du syndicat a affirmé être convaincu que ses membres voteront en faveur de cet accord « dans une très forte proportion».Cette entente de principe survient trois ans après la fin de la convention collective précédente et une soixantaine de rencontres de négociations.Dans les der nières semaines, le syndicat avait annoncé des moyens de pression qui ont forcé le gouvernement à réagir.Les ingénieurs refusaient de faire des heures supplémentaires.Par conséquent, l\u2019inspection des ouvrages routiers devait se faire de jour plutôt que de nuit, ce qui pouvait provoquer des embouteillages.La Presse canadienne NÉGOCIATIONS Le gouvernement Couillard s\u2019entend avec ses ingénieurs Les cinq défis de Valérie Plante La nouvelle mairesse veut mettre le cap sur la mobilité, la sécurité routière, l\u2019habitation pour les familles, les services publics et l\u2019économie montréalaise I S A B E L L E P O R T E R à Québec L e maire Régis Labeaume a choisi Marie- Josée Savard pour remplacer Julie Le- mieux à la vice-présidence de son comité exécutif .Cette commerçante, qui a déjà été conseillère municipale, hérite des dossiers clés de l\u2019aménagement du territoire, de l\u2019urbanisme et du patrimoine.Propriétaire de deux commerces au détail, Mme Savard fait un retour en politique puisqu\u2019elle avait été conseillère municipale entre 2009 et 2013.Le maire l\u2019a décrite comme une politicienne d\u2019expérience « très aimée de ses collègues» et « très respectée ».Devant les journalistes, la principale intéressée a décrit sa nomination comme une «belle surprise».Invitée à dire quelle direction elle souhaitait donner aux dossiers, elle a réservé ses commentaires pour plus tard, ayant été avisée seulement la veille de sa nomination.Une conseillère de 23 ans à la culture À quelques exceptions près, la composition de l\u2019exécutif reste la même, soit Jonatan Julien aux finances, Patrick Voyer à la sécurité civile et Rémy Normand au Réseau de transport de la capitale, notamment.L\u2019environnement passe toutefois des mains de Steeve Verret à celles de Suzanne Verreault.Conseillère du district de Limoilou, Mme Ver- reault était déjà aux premières loges des dossiers de l\u2019usine de biométhanisation, de l\u2019incinérateur et des problèmes de qualité de l\u2019air en provenance du port.« Ça fait plusieurs années que je traite ces dossiers-là», a-t-elle souligné.M.Labeaume a en outre voulu donner une plus grande place aux jeunes en nommant Alicia Despins, 23 ans, responsable du dossier de la culture.Enfin, les dossiers d\u2019habitation et de développement social que gérait l\u2019ex-conseillère Chantal Gilbert seront repris par une autre nouvelle venue, Émilie Villeneuve.La tuerie du 30 janvier commémorée Le maire Labeaume a aussi fait savoir à cette occasion que la Ville préparait une commémoration de l\u2019attentat à la mosquée qui a fait six morts le 30 janvier dernier.Un événement sous le signe de la « sobriété», a-t-il promis.Cette commémoration sera organisée de concert avec les représentants du Centre culturel islamique, où s\u2019est déroulé le drame.Les instigateurs de la veillée aux chandelles qui s\u2019était tenue au lendemain de la tuerie seront aussi sollicités.Le Devoir QUÉBEC Régis Labeaume dévoile son nouveau comité exécutif Si vous aimez cette ville autant que je l\u2019aime, je vous demande de vous impliquer Valérie Plante, mairesse de Montréal « » Jamais mis les yeux au Salon ?Salon du livre de Montréal Place Bonaventure 15\u201320 nov.2017 9 h - 21 h 9 h - 21 h 9 h - 22 h 9 h - 21 h 9 h - 19 h 9 h - 15 h M 15 J 16 V 17 S 18 D 19 L 20 Admission générale : 8 $ Billetterie et carnet du visiteur en ligne salondulivredemontreal.com @salonlivremtl #salonlivremtl La Ville prépare une commémoration de l\u2019attentat à la mosquée qui a fait six morts le 30 janvier JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, s\u2019est dit heureux d\u2019avoir pu éviter l\u2019imposition d\u2019une loi spéciale aux ingénieurs. AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Lois Jean Thompson est décédée le 26 juillet 2017 à Montréal.Un inventaire de ses actifs et de ses passifs a été dressé conformément à la loi et a été signé par le liquidateur le 10 novembre 2017 par acte sous seing privé devant deux (2) témoins.Cet inventaire peut être consulté par les personnes ayant un intérêt juridique chez BCF s.e.n.c.r.l., au 1100, boulevard René-Lévesque Ouest, 25e étage, Montréal, Québec, H3B 5C9, en contactant Marcella De Piano, notaire (514-397-2682).(Dossier # 34813-5) Donné ce 15 novembre 2017.BCF s.e.n.c.r.l., procureur pour le liquidateur de la succession Lois Jean Thompson AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Jean-Paul Rivest, en son vivant domicilié au 505, rue Notre- Dame, unité 429, Repentigny, Québec, J6A 8K5, survenu le 13 janvier 2016, un inventaire des biens du défunt a été fait par les liquidateurs successoraux devant Me Maryse Piérard, notaire, le 15 novembre 2017, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 380, rue Saint-Antoine Ouest, bureau 7100, Montréal, Québec, H2Y 3X7.Donné ce 15 novembre 2017.Jocelyne Rivest, Jacques Rivest et Diane Rivest, liquidateurs Services institutionnels Service de la gestion et de la transaction immobilière Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5913 Descriptif : CONTRAT DE CONCEPTION, CONSTRUCTION, EXPLOITATION ET ENTRETIEN D\u2019UN CENTRE TRAITEMENT DES MATIÈRES ORGANIQUES PAR COMPOSTAGE \u2013ARR.ST-LAURENT L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 13 décembre 2017, est reportée au, 7 février 2018, à 10h30, au service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 17 novembre 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Changement de catégorie du permis Restaurant pour vendre à permis de Restaurant pour servir 1 Restaurant pour servir Augentation de la capacité du permis de bar au 1er étage 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 5940, Chemin De La Côte- Des-Neiges Montréal (Québec) H3S 1Z5 4315, Rue Ontario Est Montréal (Québec) H1V 1K5 6296, avenue Papineau Montréal (Québec) H2G 2W9 2170, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M7 3390, boul.Crémazie Est Montréal (Québec) H2A 2X8 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9314-1869 Québec Inc.SUSHI PLUS 5940, Chemin De La Côte-Des-Neiges Montréal (Québec) H3S 1Z5 Dossier : 2 022 465 Restaurant Hao Anh Dao Inc.RESTAURANT HAO ANH DAO 4315, Rue Ontario Est Montréal (Québec) H1V 1K5 Dossier : 2 155 604 Le Bar Laribar (s.e.n.c.) LE BAR LARIBAR 6296, avenue Papineau Montréal (Québec) H2G 2W9 Dossier : 2743-367 9316-2964 Québec Inc.FONDUE CHINOISE PANDA 2170, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M7 Dossier : 2749-273 9367-7227 Québec inc.BABYLON PALACE 3390, boul.Crémazie Est Montréal (Québec) H2A 2X8 Dossier : 4595-542 Cession totale de 1 Bar avec autorisation de danse et spectacles sans nudité Augmentation de la capacité du permis de Restaurant pour vendre au 1er étage Addition d'une localisation terrasse au permis de Bar.Addition de deux localisations de terrasse sur domaine public du permis de Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre Distillerie Otis Inc.LA QUINCAILLERIE 980, Rue Rachel Est Montréal (Québec) H2J 2J3 Dossier : 357 327 9308-7377 Québec Inc.RESTAURANT CAFÉDEN 6576, Boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C6 Dossier : 457 572 9095-1716 Quebec Inc DUNDEES 2010, Rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B8 Dossier : 819 334 9362-6174 Québec Inc.KIM GALBI 2100, Rue Saint- Mathieu Montréal (Québec) H3H 2J4 Dossier : 929 802 9361-7678 Québec Inc.MON AMI CORÉEN CUISINE 747, Boul.Décarie Montréal (Québec) H4L 1L3 Dossier : 1 110 568 980, Rue Rachel Est Montréal (Québec) H2J 2J3 6576, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C6 2010, Rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B8 2100, Rue Saint-Mathieu Montréal (Québec) H3H 2J4 747, Boul.Décarie Montréal (Québec) H4L 1L3 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE C.c.Q.art.795 Prenez avis que Claude Maran- da, en son vivant domicilié au 950, boulevard Saint-Joseph, Montréal, Québec, H2J 1K8, est décédé à Saint-Eustache, le 7 décembre 2015.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au bureau de Gendron Carpentier, s.e.n.c.r.l., notaires fiscalistes, situé au 615, boulevard René-Lévesque Ouest, bureau 300, Montréal, Québec, H3B 1P5.Donné ce 15 novembre 2017.Hervé Maranda et Vincent Maranda, liquidateurs AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Katia (alias Marie, Andrey) Bohémier, en son vivant domiciliée au 6349 rue St-Denis, Montréal, Québec, est décédée le 10 juillet 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au 7102 av Christophe-Colomb, Montréal, Québec, H2S 2H5 du 20 novembre 2017 au 30 novembre 2017, en tout temps.Donné ce 15 novembre 2017 Manon Camiré, liquidatrice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession de Pauline LANGEVIN, en son vivant domiciliée au 4895, rue St-Joseph, chambre 304, Laval (Québec) H7C 1H6, décédée le 14 juin 2017, lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude du notaire soussigné au 2183, boul.des Laurentides, suite 215, Laval (Québec) H7K 2J3.Me Ted MALEK, notaire HÉBERT & ASSOCIÉS, NOTAIRES Avis d'inventaire Avis est par les présentes donné, qu'à la suite du décès de Robert Duquette, en son vivant domicilié au 3375, boulevard Gouin Est, appartement 210 Montréal-Nord, Québec, H1H 5M1, survenu le 12 septembre 2017, un inventaire des biens du défunt a été fait par la liquidatrice successorale, Francine Brunet, le 15 novembre 2017, devant Me Sonia BERLATIE, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les personnes ayant un intérêt dans cette succcession, à l'étude de Me Sonia BERLATIE, notaire sise au 10, boulevard Brien, bureau 100, Repentigny (Québec) J6A 4R7.Donné ce 15 novembre 2017.Me Sonia BERLATIE, notaire L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 7 L E M O N D E A 6 S U Y S E L e principal parti d\u2019opposition du Cambodge a été dissous jeudi à quelques mois d\u2019élections cruciales pour le gouvernement de Hun Sen, au pouvoir depuis 32 ans et qui entend s\u2019y maintenir.«Cette décision est garante de paix», s\u2019est félicité le premier ministre Hun Sen, assurant que les élections se dérouleraient comme prévu en juillet 2018, même en l\u2019absence de la principale force d\u2019opposition.Après une journée de délibération, c\u2019est la Cour suprême cambodgienne, contrôlée par le régime, qui a tranché pour la dissolution du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP).Elle a, dans le même temps, interdit plus d\u2019une centaine de membres du parti de vie politique pendant cinq ans, privant ainsi durablement le pays de toute opposition.La tension est, depuis des mois, très forte dans ce pays d\u2019Asie du Sud-Est, et la crise s\u2019est encore approfondie début septembre avec la mise en examen de Kem Sokha, le chef du CNRP, pour « trahison et espionnage», passibles de 30 ans de prison.Le CNRP est accusé par le gouvernement d\u2019être une menace pour la «sécurité intérieure» du pays.Il aurait cherché d\u2019après le pouvoir à préparer une révolution dans le pays, avec l\u2019appui des États-Unis.Le CNRP n\u2019a pas envoyé d\u2019avocats devant la Cour face au ministère de l\u2019Intérieur.« Cela prouve qu\u2019ils reconnaissent les faits », a continué le juge, qui est membre du parti au pouvoir, le Parti du peuple cambodgien (CPP).Hun Sen est un habitué de la rhétorique anti- américaine, accusant depuis des années Washington de soutenir l\u2019opposition au Cambodge.Depuis les élections municipales de juin et la forte percée de l\u2019opposition, Hun Sen a durci le ton et lancé une campagne de répression contre l\u2019opposition.Les défenseurs des droits de l\u2019homme l\u2019accusent de vouloir faire place nette avant la tenue du scrutin.Vague de répression Depuis l\u2019arrestation de Kem Sokha, plus de la moitié des parlementaires du par ti ont fui à l\u2019étranger pour échapper à cette nouvelle vague de répression.Adepte des formules-chocs et des menaces, le premier ministre du Cambodge avait promis la semaine passée « l\u2019enfer» à la vingtaine de députés d\u2019opposition restants dans le pays s\u2019ils ne rejoignaient pas ses rangs avant la dissolution de leur parti le 16 novembre.Seul un député a accepté de jouer les transfuges.«C\u2019est la mort de la démocratie au Cambodge », a déploré Phil Roberston, de Human Rights Watch Asie.«Les élections de 2018 n\u2019auront aucun sens sans le CNRP», a expliqué Mu Sochua, députée de l\u2019opposition en exil.À 65 ans, Hun Sen, homme fort du Cambodge depuis 32 ans, se dépeint comme la seule personne qui peut apporter la stabilité et la prospérité dans un pays toujours marqué par la guerre civile et le génocide perpétré par les Khmers rouges.En 2013, lors des dernières législatives, l\u2019opposition de ce pays de 15 millions d\u2019habitants (dont plus de 5 millions sont membres du parti au pouvoir) avait dénoncé des fraudes.Elle avait réussi à organiser de grandes manifestations anti-Hun Sen après le scrutin.«Le Japon et l\u2019Union européenne devraient immédiatement annoncer qu\u2019ils suspendent toute aide financière et technique pour l\u2019organisation des élections», a déclaré Phil Robertson.Le Cambodge, où trois millions de personnes vivent encore sous le seuil de pauvreté, est devenu ces dernières années l\u2019une des économies les plus dynamiques d\u2019Asie du Sud-Est.Le pays s\u2019est par ailleurs largement rapproché de son puissant voisin chinois.La Banque mondiale estime que le taux de croissance du PIB pourrait atteindre près de 7 % cette année et l\u2019an prochain, grâce aux exportations du secteur textile, qui fournit de grandes marques comme Nike ou Gap.Agence France-Presse Démocratie à l\u2019agonie au Cambodge Le principal parti d\u2019opposition est dissous par la Cour suprême à quelques mois des élections N ations unies \u2014 La Russie a mis jeudi son veto à l\u2019ONU à un projet de résolution rédigé par les États-Unis prolongeant d\u2019un an le mandat des experts internationaux enquêtant sur l\u2019utilisation des armes chimiques en Syrie.Il s\u2019agit du dixième veto russe concernant la Syrie, dont le régime est soutenu par la Russie.«La Russie a tué le mécanisme d\u2019enquête qui avait un soutien général dans ce Conseil, a dénoncé l\u2019ambassadrice américaine, Nikki Haley.Le message est clair: la Russie accepte le recours aux armes chimiques en Syrie.» «La France est consternée par ce résultat dû au veto russe», a abondé son homologue français, François Delattre.« La Russie a échoué à promouvoir la paix en Syrie » en « refusant d\u2019être constructive» sur les textes discutés, a lancé l\u2019ambassadeur britannique, Matthew Rycroft.L\u2019ambassadeur r usse à l\u2019ONU, Vassily Nebenzia, a rejeté toutes ces critiques, dénonçant notamment la «malhonnêteté » du Royaume-Uni, qui a parlé de «trahison».Le mandat du groupe des enquêteurs de l\u2019ONU et de l\u2019OIAC, appelé JIM, s\u2019achevait jeudi à minuit.Selon cer tains diplomates, après le veto russe, des possibilités existent encore pour une prolongation technique de ce mandat le temps que les États-Unis et la Russie se mettent d\u2019accord.Ce cas de figure s\u2019était déjà produit l\u2019an dernier.Derrière cette question de l\u2019avenir du JIM, c\u2019est l\u2019ensemble du régime de non-prolifération établi par les Nations unies pour interdire dans le monde le recours aux armes chimiques qui est en jeu, selon des diplomates.Cela fait plusieurs semaines que le renouvellement du mandat du JIM était au centre d\u2019un bras de fer entre Washington et Moscou, divisés sur le dernier rapport des experts onusiens et de l\u2019Organisation pour l\u2019interdiction des armes chimiques (OIAC).Ils ont conclu fin octobre à l\u2019implication d\u2019un avion bombardier du régime syrien dans une attaque au gaz sarin commise le 4 avril à Khan Cheikhoun, qui a fait plus de 80 morts.Le JIM, créé en 2015 sur une initiative américano-russe, examine des dizaines d\u2019attaques chimiques présumées.En vertu d\u2019un accord russo-américain survenu en 2013, les armes chimiques sont bannies de Syrie.Mais trois sites chimiques existent toutefois toujours dans le pays, selon l\u2019OIAC.En deux ans, le JIM a conclu que les forces syriennes, outre l\u2019af faire de Khan Cheikhoun, avaient été responsables d\u2019attaques au chlore dans trois villages en 2014 et 2015, et que le groupe EI avait utilisé du gaz moutarde en 2015.Agence France-Presse ARMES CHIMIQUES Moscou oppose son veto aux inspections en Syrie ANGELOS TZORTZINIS AGENCE FRANCE-PRESSE Inondations meurtrières en Grèce Mandra \u2014 Un deuil national de trois jours a été décrété jeudi en Grèce après les inondations qui ont fait mercredi 16 morts et plusieurs disparus près d\u2019Athènes, ainsi que des dizaines de blessés.«Ce phénomène extrême a eu une telle répercussion en raison de décennies de problèmes qui se sont accumulés et de carences dans les infrastructures et l\u2019aménagement du territoire», a affirmé le premier ministre Alexis Tsipras.Selon les météorologues, les pluies torrentielles se sont accumulées sur une montagne proche dévastée par des incendies de forêt en 2016, facilitant d\u2019autant l\u2019avancée du torrent de boue enregistré mercredi.Médias et experts relevaient que la catastrophe était prévisible en raison de constructions mal conçues dans le secteur, dont certaines par les autorités municipales elles-mêmes.Agence France-Presse G enève \u2014 Les responsables de trois agences de l\u2019ONU ont af firmé jeudi que « des milliers de victimes innocentes » allaient mourir au Yémen si le blocus imposé par la coalition menée par l\u2019Arabie saoudite se poursuivait dans une guerre qualifiée de « stupide» par Antonio Guterres.À New York, Stéphane Dujar- ric, porte-parole du secrétaire général de l\u2019ONU, a dit que ce dernier était «très déçu» de ne pas voir une levée du blocus réclamée depuis plus d\u2019une semaine par le Conseil de sécurité.« C\u2019est une crise créée par l\u2019homme », a-t-il ajouté, racontant qu\u2019Antonio Guter res avait qualifié le conflit au Yémen de « guerre stupide ».Dans une lettre à l\u2019ambassadeur saoudien à l\u2019ONU, Abdal- lah al-Mouallimi, Antonio Gu- terres réclame à nouveau un accès humanitaire pour les avions de l\u2019ONU à Sanaa et à Aden, et aux ports de Hodeida et de Saleef.Il propose aussi d\u2019envoyer une équipe en Arabie saoudite pour étudier un renforcement des inspections des cargaisons, mais seulement une fois que l\u2019aide humanitaire pourra reprendre.Riyad n\u2019accepte une levée du blocus qu\u2019à condition d\u2019avoir discuté avant d\u2019un renforcement des contrôles, arguant de la nécessité de lutter contre les trafics d\u2019armes à destination des rebelles yéménites.«Des milliers de victimes innocentes, et parmi elles de nombreux enfants, vont mourir» si elles ne peuvent avoir accès à une aide humanitaire, écrivent l\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l\u2019UNICEF et du Programme alimentaire mondial (PAM) dans un communiqué commun reçu à Genève.«Ensemble, nous lançons un nouvel appel urgent à la coalition à permettre l\u2019entrée de fournitures de premier secours au Yémen en réponse à ce qui est aujourd\u2019hui la pire crise humanitaire dans le monde», écrivent Tedros Adhanom Ghebreyesus (OMS), Anthony Lake (UNICEF) et David Beasley (PAM), ajoutant : «Les fournitures, qui comprennent des médicaments, des vaccins et de la nourriture, sont essentielles pour contrer la maladie et la famine.» Les trois agences déplorent « les conséquences humanitaires du blocus» : 120 cas de diphtérie ont notamment été diagnostiqués, occasionnant «14 décès \u2014 principalement des enfants au cours des dernières semaines», alors que des vaccins et des médicaments sont bloqués aux frontières du Yémen.Agence France-Presse YÉMEN « Des milliers de victimes innocentes » possibles à cause d\u2019une « guerre stupide » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 7 LE MONDE A 7 Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com S P É C I A L I T É BOUCHERIE CHARCUTERIE 3653, BOUL.ST-LAURENT, MTL Boucherie-Slovenia · info@boucherieslovenia.com T 514.842.3558 · F 514.842.3629 Les fêtes arrivent à grand pas ! Préparation de commandes spéciales! Agneaux de Québec Volailles nourries au grain Gamme de viandes fraîches Épicerie fine Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com Une agence de Québec qui a fait ses preuves DÉJA 23 ANS ! Permis du Québec Présentations Conférences POUR NOS PROCHAINS DÉPARTS MONTRÉAL, Hôtel Ruby Foo\u2019s, 7655 Boulevard Decarie DIMANCHE 26 NOVEMBRE 2017 MADAME MARIE-PIERRE RUATTA sera de retour du voyage groupe Égypte 2017.Elle vous invite à sa conférence ÉGYPTE DÉPART 2018.Visualiser son circuit, croisière et démystifier vos craintes d\u2019aller en Égypte.Elle présentera aussi l\u2019Inde des Grands Empires qui est aussi l\u2019une de ses spécialités.RÉSERVATIONS OBLIGATOIRES POUR LES PRÉSENTATIONS ÉGYPTE ET l\u2019INDE DES GRANDS EMPIRES 1-800-650-0424 RÉSERVEZ ! RÉSERVEZ ! Chez Voyages Symone Brouty ce sont des petits groupes.Des voyages exclusifs préparés par des experts.Qualité de services avec des petits groupes.TOUTES les entrées et visites incluses dans tous nos circuits, SANS EXCEPTION Super Promotion Départs Hiver - Printemps \u2013Automne Valide jusqu\u2019au 30 novembre 2017 Washington réautorise l\u2019importation d\u2019ivoire Washington \u2014 Le gouvernement Trump faisait face jeudi à une avalanche de critiques de la part des associations de défense des animaux pour avoir réauto- risé les chasseurs américains à importer des trophées d\u2019éléphants tués au Zimbabwe.La décision a d\u2019autant plus choqué que les arguments sur lesquels s\u2019appuie ce changement de politique sont jugés fallacieux.Les autorités américaines ont in- frimé une précédente interdiction, imposée sous Obama.Selon l\u2019organisation Great Elephant Census, le nombre de pachydermes a chuté de 30% entre 2007 et 2014 en Afrique (6% au Zimbabwe.Le gouvernement américain exploite avec cette décision un aspect de la loi sur les espèces en danger qui stipule que l\u2019importation de tels trophées peut être légale si preuve est apportée que la chasse bénéficie à la conservation plus large des espèces.Agence France-Presse Le Qatar fixe un salaire minimum pour les travailleurs immigrés Doha \u2014 Le Qatar a fixé à 750 riyals par mois (250$CAN) le salaire minimum pour les travailleurs immigrés, une réforme introduite récemment par le pays hôte de la Coupe du monde 2022 de football.Le salaire minimum fait partie d\u2019un ensemble de réformes de la loi du travail annoncées le mois dernier par Doha, qui était sous le feu des critiques au sujet des conditions de quelque 2 millions de travailleurs migrants, employés notamment sur les chantiers du Mondial-2022.Agence France-Presse Harcèlement : un sénateur démocrate s\u2019excuse Washington \u2014 Le sénateur démocrate américain Al Franken a été forcé de s\u2019excuser jeudi auprès d\u2019une animatrice de radio qui l\u2019accusait de l\u2019avoir embrassée de force et de l\u2019avoir touchée sans son contentement en 2006.Al Franken, élu du Minnesota depuis 2009 et ancien humoriste, a vite publié un communiqué dans lequel il s\u2019excuse auprès de Leeann Tweeden, animatrice et ancien mannequin, qui l\u2019accusait de comportement inapproprié lors d\u2019une tournée en Afghanistan visant à divertir les soldats déployés.Mitch McConnell, le chef de chambre des républicains au Sénat, a demandé à ce que le comité d\u2019éthique de la Chambre haute examine l\u2019affaire.Le chef de file des démocrates a fait de même.Agence France-Presse R E A G A N M A S H A V A V E F A N U E L J O N G W E à Harare L e président Rober t Mugabe a catégoriquement refusé jeudi de renoncer au pouvoir sans par tage qu\u2019il exerce depuis trente-sept ans à la tête du Zimbabwe, au cours de discussions avec l\u2019armée qui a pris le contrôle de la capitale Harare.Placé en résidence surveillée dans la nuit de mardi à mercredi, le chef de l\u2019État, 93 ans, a rencontré pour la première fois jeudi après-midi le chef de l\u2019armée, le général Constantino Chiwenga, au siège de la présidence à Harare, a rappor té à l\u2019AFP une source proche des militaires.« Ils se sont rencontrés au- jourd\u2019hui.Il a refusé de démissionner, je pense qu\u2019il essaie de gagner du temps », a déclaré cette source sous couvert de l\u2019anonymat.Deux ministres sud-africains dépêchés par le président Jacob Zuma ont également participé à la réunion, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Pretoria, qui n\u2019a donné aucun détail sur la teneur de leurs discussions.Des images diffusées après la rencontre ont montré le président Mugabe dans une veste bleu marine et un pantalon gris aux côtés du général Chiwenga, tout sourire dans son treillis.L\u2019armée est inter venue quelques jours après l\u2019éviction la semaine dernière du vice- président Emmerson Mnan- gagwa, qui s\u2019était longuement opposé à la première dame Grace Mugabe pour la succession du président.Vétéran de la lutte pour l\u2019indépendance et proche des militaires, M.Mnangagwa, 75 ans, faisait figure jusque-là de dauphin potentiel de M.Mugabe.Des soldats et des blindés sont déployés depuis mercredi matin autour de plusieurs points stratégiques de la capitale.Un por te-parole des militaires, le général Sibusiyo Moyo, a expliqué que l\u2019opération avait pour seules cibles les « criminels » qui entourent M.Mugabe, en clair les partisans de son épouse.Ce coup de force de l\u2019armée, l\u2019un des piliers du régime, fait vaciller le règne du plus vieux dirigeant en exercice de la planète.M.Mugabe avait annoncé son intention de briguer, malgré son âge et sa santé de plus en plus fragile, un nouveau mandat lors de l\u2019élection présidentielle prévue en 2018.Le MDC réclame une transition démocratique Jeudi, plusieurs voix de l\u2019opposition sont sorties de leur silence pour exiger à leur tour son dépar t et une transition vers des élections libres.« Dans l\u2019intérêt du peuple zimbabwéen, Rober t Mugabe doit démissionner », a déclaré Morgan Tsvangirai, le chef du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), le principal parti de l\u2019opposition.« Il ne fait aucun doute qu\u2019il nous faut un accord de transition qui doit traiter de la reprise économique et de la réforme électorale», a renchéri l\u2019ex-vice-pré- sidente Joice Mujuru, écartée en 2014 sur ordre, elle aussi, de Grace Mugabe.Emblème de la fronde qui a secoué le pays en 2016, le pasteur Evan Mawarire s\u2019est dit prêt à discuter avec l\u2019armée.«En tant que citoyens, nous ne pouvons rester les bras croisés, a-t-il plaidé sur Facebook, nous devons participer.» Selon les analystes, les militaires sont déterminés à sortir rapidement de la crise.«Ils veulent que Mugabe signe sa démission au plus vite », a commenté à l\u2019AFP Knox Chi- tiyo, du centre de réflexion britannique Chatham House.«Ensuite, ils veulent un président de transition, qui serait probablement Mnangagwa.» Zuma «très préoccupé» La communauté internationale continue à suivre de près la situation au Zimbabwe, inquiète de l\u2019intervention de l\u2019armée.«Nous n\u2019accepterons jamais le coup d\u2019État militaire», a averti jeudi le chef de l\u2019État guinéen Alpha Condé, président en exercice de l\u2019Union africaine (UA).«Nous exigeons le respect de la Constitution, le retour à l\u2019ordre constitutionnel», a-t-il ajouté.Fidèle soutien de M.Mugabe, le président sud-africain, Jacob Zuma, s\u2019est dit dès mercredi «très préoccupé» par la situation.À l\u2019issue d\u2019une réunion en urgence au Botswana jeudi, la Communauté de développement d\u2019Afrique australe (SADC) qu\u2019il préside a appelé les protagonistes de la crise «à régler les défis politiques par des moyens pacifiques » en respectant la Constitution du Zimbabwe.L\u2019organisation régionale a annoncé la tenue d\u2019un « sommet extraordinaire urgent » à une date à préciser.À Harare, l\u2019intervention des militaires a été accueillie avec flegme par les habitants, qui ont continué jeudi à travailler ou à vaquer à leurs occupations comme si de rien n\u2019était.Cer tains se sont réjouis d\u2019entrevoir le départ du président.« Nous espérons que le Zimbabwe sera meilleur une fois sor ti de l\u2019ère Mugabe, a confié à l\u2019AFP Tafadzwa Ma- sango, un chômeur de 35 ans.Notre situation économique se dégrade de jour en jour, il n\u2019y a plus d\u2019emploi, plus de travail.» Le Zimbabwe est plongé depuis le début des années 2000 dans une crise économique et financière catastrophique qui nourrit la colère de la population contre le régime.Agence France-Presse ZIMBABWE Mugabe refuse de démissionner JEKESAI NJIKIZANA AGENCE FRANCE-PRESSE Robert Mugabe et son épouse Grace, à un événement pour soutenir Mme Mugabe comme prochaine vice-présidente du parti, le 8 novembre.V A L É R I E L E R O U X à Riyad L e premier ministre libanais démissionnaire, Saad Ha- riri, sera samedi en France, a annoncé jeudi l\u2019Élysée, après un démenti de Riyad sur une restriction de ses mouvements en Arabie saoudite.Cette annonce a coïncidé avec une visite à Riyad du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, qui a rencontré M.Hariri, 47 ans, un protégé de l\u2019Arabie saoudite.La démission-surprise le 4 novembre depuis Riyad de M.Hariri, qui a notamment accusé l\u2019Iran et son allié libanais, le Hezbollah, de « mainmise » sur le Liban, a fait craindre une escalade des tensions entre l\u2019Arabie saoudite sunnite et l\u2019Iran chiite, les deux puissances régionales rivales.La France, qui entretient des liens très étroits avec le Liban, s\u2019est récemment démenée pour trouver une issue à la crise.Plus tôt jeudi, l\u2019Élysée avait indiqué que M.Hariri «devrait arriver en France dans les prochains jours », à l\u2019invitation d\u2019Emmanuel Macron.Depuis l\u2019annonce de la démission de M.Hariri, qui avait dit aussi craindre pour sa vie, informations et rumeurs ont circulé sur une interdiction au premier ministre libanais de quitter le royaume saoudien après avoir été «contraint» à la démission.Et mercredi, le président libanais, Michel Aoun, n\u2019a pas hésité à af firmer qu\u2019il le jugeait «en captivité » à Riyad.Réfutant ces accusations, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a affirmé jeudi que M.Hariri était libre de quitter l\u2019Arabie saoudite «quand il veut».Il a en outre renouvelé les accusations contre le mouvement chiite Hezbollah, rival de M.Hariri mais avec lequel ce dernier avait formé un gouvernement il y a un an.La démission de M.Hariri a été perçue comme un nouveau bras de fer entre l\u2019Arabie saoudite et l\u2019Iran, qui s\u2019af frontent déjà sur plusieurs dossiers régionaux, notamment les guerres au Yémen et en Syrie.Le voyage attendu de Saad Hariri en France est une porte de sortie pour lui, mais il pourrait sonner le glas de sa carrière politique, selon des experts.Pour Amal Saad, professeur de sciences politiques à l\u2019Université libanaise, le voyage de M.Hariri signifie soit l\u2019exil et la fin de sa carrière politique, soit un retour au Liban et des négociations avec le Hezbollah.«Soit il devra démissionner de toute la vie politique», soit «Paris est juste une escale, et il reviendra à Beyrouth négocier un deal avec le Hezbollah».Agence France-Presse HARIRI EN FRANCE Escale ou exil ?ZIMBABWE BROADCASTING CORPORATION AGENCE FRANCE-PRESSE Robert Mugabe (deuxième à droite) aux côtés du général Constantino Chiwenga (à droite) et d\u2019envoyés sud-africains, jeudi es hélicoptères, quelques avions de transport et une force d\u2019intervention rapide de 200 militaires, assaisonnés d\u2019une promesse très « justinienne» de consacrer 21 millions à l\u2019accroissement du rôle des femmes\u2026 La contribution canadienne annoncée mercredi par le premier ministre Trudeau aux missions des Casques bleus se résume à du saupoudrage, loin de l\u2019engagement de l\u2019année dernière de mettre à la disposition de l\u2019ONU un budget de 450 millions et jusqu\u2019à 600 soldats et 150 policiers; et plus loin encore du serment fait en 2015 en campagne électorale de rétablir au sein des opérations internationales de maintien de la paix la grandeur qui faisait la ?erté du Canada au temps de Lester B.Pearson.À l\u2019heure actuelle, un peu plus de 100 000 soldats et policiers, provenant pour une large part de pays pauvres comme le Bangladesh, le Pakistan ou l\u2019Ouganda, participent aux 15 missions de paix qui sont en cours dans le monde.De ce nombre, la contribution canadienne n\u2019était, en tout et pour tout, que de 68 personnes en septembre, son plus bas niveau en 25 ans \u2014 et moins encore que ce qui était consenti sous le précé- dent gouvernement de Stephen Harper, qui ne faisait pas secret, lui, de son allergie à l\u2019Organisation des Nations unies.Entendu que la contribution canadienne est anormalement mince.L\u2019annonce faite par M.Trudeau souffrait, qui plus est, d\u2019une carence évidente de précision.Où iront ces nouveaux moyens?Ottawa recevra les demandes de l\u2019ONU et avisera dans les six à neuf mois suivants.Le premier ministre fait là preuve d\u2019une singulière insensibilité à l\u2019urgence d\u2019agir que commandent les situations de con?it.Voudrait-il mettre ?n à la participation canadienne aux missions des Casques bleus qu\u2019il ne s\u2019y prendrait pas autrement.Pour autant, le monde n\u2019est plus celui de M.Pearson et M.Trudeau a raison de dire que « la nature des conflits a changé» et « les besoins des opérations de paix aussi».Mais encore?Les missions de paix se sont complexi?ées et sont devenues plus dangereuses, se rapprochant souvent d\u2019opérations contre- insurrectionnelles.Il ne s\u2019agit plus seulement de maintenir la paix, mais d\u2019avoir aussi parfois à l\u2019imposer, au nom du devoir de protéger les civils, à des belligérants qui ne consentent pas toujours à leur présence.Du reste, les Casques bleus ne sont pas une ?n en soi.À quoi ser t-il en ef fet de les déployer si, en amont, la communauté internationale ne pratique pas mieux la « diplomatie préventive » ou si, comme ce fut le cas au Darfour, les membres du Conseil de sécurité n\u2019arrivent pas à se concerter sur l\u2019imposition de sanctions contre Khartoum ?Le gouvernement Trudeau a eu deux ans pour y penser.Dommage que sa ré?exion ne soit pas plus aboutie.La directive du président de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Chagnon, interpelle directement l\u2019Unité permanente anticor- ruption (UPAC).Des réponses sont exigées.oilà maintenant trois semaines que les policiers de l\u2019UPAC ont procédé à l\u2019arrestation du député libéral Guy Ouellette, nous faisant découvrir au passage de nouvelles variantes dans la sémantique policière, un langage dans lequel un piège n\u2019est pas un appât.Trois semaines sans qu\u2019aucune accusation soit por tée contre le député de Chomedey.L\u2019ar restation en cours d\u2019enquête est peu connue du public, mais elle fait partie des techniques légitimes à la disposition des policiers.Dans le cas de Guy Ouellette, il y a lieu de douter de son utilité.Comme l\u2019a si bien demandé le président de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Chagnon, où était l\u2019urgence ?Le député Ouellette n\u2019est guère convaincant dans ses explications sur les liens compromettants entre l\u2019UPAC et l\u2019Autorité des marchés ?nanciers (AMF), mais là n\u2019est pas la question.L\u2019UPAC a-t-elle enfreint les privilèges parlementaires de M.Ouellette en l\u2019attirant hors de l\u2019Assemblée nationale sous un faux motif, en l\u2019arrêtant et en saisissant son matériel sans la moindre considération pour ses fonctions?La réponse formulée mercredi par Jacques Chagnon porte à croire que oui.L\u2019UPAC s\u2019est compor tée d\u2019une manière telle que nous sommes en droit de nous demander si elle se croit au-dessus des lois.Au lendemain de l\u2019arrestation de M.Ouellette, le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, fanfaronnait dans les médias, se disant « foncièrement convaincu» qu\u2019il y aurait des accusations dans ce dossier.La possibilité qu\u2019il ait enfreint le privilège parlementaire, un principe reconnu par la Loi sur l\u2019Assemblée nationale et con?rmé par forte jurisprudence en la matière, ne lui a même pas ef?euré l\u2019esprit.Depuis le début de l\u2019affaire Ouellette, les relations entre l\u2019Assemblée nationale et l\u2019UPAC ne s\u2019améliorent pas du tout.Le président, Jacques Chagnon, en est encore à demander la collaboration de l\u2019UPAC a?n de trouver «une nécessaire voie» qui permettra aux enquêteurs d\u2019accéder au contenu du téléphone portable et de l\u2019ordinateur de Guy Ouellette sans porter atteinte au droit à la con?dentialité de ses dossiers de député.L\u2019UPAC n\u2019exprime pas la sensibilité tant espérée par le président de l\u2019Assemblée nationale dans sa gestion du dossier.Les députés ne sont pas au-dessus des lois, un principe que rappelle M.Chagnon.Ils ne béné?cient d\u2019aucune immunité de poursuite pénale ou criminelle.Dans la longue tradition du parlementarisme britannique, ils ont acquis une autonomie reconnue par la Cour suprême.Il s\u2019agit d\u2019une protection contre toute ingérence externe qui est nécessaire pour que l\u2019Assemblée nationale et ses députés puissent exercer leurs fonctions en toute indépendance.Le respect de cette autonomie est donc au cœur de la démocratie parlementaire.Le fait d\u2019induire un député en erreur pour l\u2019attirer hors de l\u2019enceinte, de l\u2019arrêter, de saisir son matériel et de perturber les travaux sans même prévenir le président de l\u2019institution porte atteinte à cette indépendance et au principe de la séparation des pouvoirs.Guy Ouellette n\u2019est pas à l\u2019abri d\u2019une enquête ou d\u2019accusations, mais tout est dans la manière, compte tenu de son statut de député Or, l\u2019UPAC a prouvé dans cette histoire qu\u2019elle n\u2019avait pas de manières.Quand la police s\u2019invite aux portes de l\u2019Assemblée nationale, elle doit faire preuve d\u2019une plus grande prudence.Ses pouvoirs ne sont pas absolus, et ils n\u2019excèdent certainement pas ceux des parlementaires.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Comment arriver avec 628 $ par mois ?Comment, avec plus ou moins 628 $ par mois, une personne a-t -el le les moyens de travailler ?Je veux dire un emploi décent autre qu\u2019en vendant des beignes ou des burgers dans des conditions médiocres ! ?Est-ce possible dans le réel, sur le plancher des vaches, de se sortir de la pauvreté quand une personne ne peut ni manger, ni se transporter, ni s\u2019habiller ?Décemment ?Suffisamment ?Ça prend plus qu\u2019un minimum pour être physiquement capable de travailler et de vivre.J\u2019aimerais que ces comités d\u2019experts nous expliquent comment eux, ils s\u2019intégreraient avec 628 $ par mois.Répondez s\u2019il vous plaît, et cessez cette hypocrisie d\u2019aider les pauvres en les laissant dans le fond du baril.Essayez donc pour voir.Est- ce qu\u2019on n\u2019a jamais aidé les pauvres pour vrai ?Ça fait 35 ans qu\u2019il y a de l\u2019itinérance intergénérationnelle à Montréal.Com- L I B R E O P I N I O N J E A N - P I E R R E P R O U L X Journaliste et professeur retraité Des élections scolaires sont prévues dans moins d\u2019un an.Le 4 novembre 2018 précisément.Mais d\u2019ici là, la mise sur pied d\u2019une commission d\u2019étude s\u2019impose pour aller au fond des choses.Il faut sortir la démocratie électorale scolaire de l\u2019état pitoyable dans lequel elle s\u2019est progressivement enlisée, au point d\u2019avoir perdu tout sens.Si l\u2019on se désole du faible taux de par ticipation aux récentes élections municipales \u2014 42 % à Montréal \u2014, celui que l\u2019on observe aux élections scolaires est insignifiant : moins de 5 % en 2014 ! On se rappellera que, fin 2015, l\u2019ex-mi- nistre de l\u2019Éducation François Blais avait proposé un projet de loi qui remettait en cause le régime actuel de l\u2019élection au suffrage universel.Il proposait plutôt une élection des commissaires par les groupes sociaux intéressés par l\u2019éducation : parents, professionnels de l\u2019éducation, milieu socio-économique, etc.Mais le projet de loi fut retiré en mai 2016 faute de consensus et sous la menace des milieux anglophones.Ils y voyaient une atteinte à leurs droits constitutionnels.Nous sommes donc revenus depuis au statu quo.Néanmoins, en mai dernier, le premier ministre Couillard a dit envisager de reporter les élections scolaires, mais il n\u2019a pas dit quand.À son avis, elles seraient trop rapprochées de l\u2019élection générale, prévue, elle, le 1er octobre 2018.L\u2019argument n\u2019est pas sans valeur.La recherche a montré que la « fatigue électorale » fait baisser le taux de participation à l\u2019élection qui en suit une autre.Déjà, l\u2019élection de 2014 devait avoir lieu en 2011.On l\u2019a reportée de trois ans.Les commissaires ont donc siégé pendant sept ans ! Mais l\u2019opinion publique ne s\u2019en est pas émue le moins du monde.Que faire?La Fédération des commissions scolaires prône le maintien du scrutin en novembre 2018.Elle compte sur la mise en place du vote par Internet pour favoriser une meilleure par ticipation.C\u2019est une heureuse suggestion.Pour s\u2019éclairer, on pourra consulter les rapports des expériences déjà menées au Canada et publiés par Élections Canada.Mais la suggestion n\u2019a suscité aucun écho, du moins public.S\u2019il faut donner suite à cette suggestion, il faut sans tarder préparer l\u2019éventuelle mise en place du nouveau mode de scrutin.Il est peut-être déjà trop tard.Depuis plusieurs années déjà, on a aussi suggéré de tenir les élections municipales et scolaires en même temps, comme cela se fait déjà depuis au moins 20 ans en Ontario.Au Québec, les commissions scolaires ont mis du temps à appuyer cette façon de faire.Elles se sont finalement ralliées à l\u2019idée pour se heurtées ensuite à l\u2019opposition des municipalités.Celles-ci n\u2019ont pas encore réussi à faire consensus.Et le gouvernement n\u2019a pas tranché, sauf en faveur du statu quo.De son côté, la Direction générale des élections a déjà analysé la proposition il y a un bon moment déjà.Sur les plans technique et administratif, la chose est possible, mais pas simple.Aussi, on a raté la dernière élection municipale.Et s\u2019il fallait attendre encore quatre ans pour mettre en œuvre une élection conjointe, les commissaires actuels verraient leur mandat s\u2019étirer encore une fois sur sept ans.Ce ne serait pas scandaleux, mais peu souhaitable sur le plan démocratique.À la vérité, il manque à l\u2019évidence une réflexion approfondie sur l\u2019état général de la démocratie électorale scolaire.Il manque surtout en amont une réflexion sur la nature du gouvernement scolaire.Immobilisme À ce jour, la tradition a servi de justification à l\u2019immobilisme.La démocratie scolaire, formellement restaurée en 1973 par l\u2019instauration du suffrage universel, est pour ainsi dire chose acquise.Pourtant, à partir de 1990, le gouvernement scolaire s\u2019est profondément modifié, au point de n\u2019être plus un gouvernement de proximité.Il est devenu carrément régional et donc très éloigné des électeurs.La donne a foncièrement changé.Il importe donc de sortir de l\u2019impasse actuelle qui mène à une «dé-légitimation» déjà avancée, sur le plan politique, du gouvernement local scolaire.Déjà, on le sait, la Coalition avenir Québec propose même d\u2019abolir les commissions scolaires.Aussi, il faut aller plus loin dans la réflexion que les débats sur les techniques de votation.La création rapide d\u2019une commission d\u2019étude s\u2019impose pour examiner tous les aspects d\u2019une démocratie scolaire que l\u2019on veut voir se renouveler et sortir enfin du marasme dans lequel elle s\u2019agite, bien que dans l\u2019indif férence générale.Deux ans devraient suffire pour savoir à quoi s\u2019en tenir.Reporter les élections scolaires en 2019 ne serait pas un drame.Si l\u2019on conclut évidemment qu\u2019il convient de les maintenir.La démocratie scolaire s\u2019enlise, il faut réagir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ment se fait-il que le problème ne soit pas réglé en 2017 ?Réponse : parce qu\u2019on ne veut pas le régler vraiment, on l\u2019accepte comme une fatalité.On préfère financer les riches.Personne n\u2019est responsable.Isabelle Beauregard Le 16 novembre 2017 la main à celui qui tient le sort des Philippins sous sa férule, sans aborder le « vrai problème », à savoir les actes démoniaques du monarque absolu de Manille.« Il y a toute une série de problèmes que je pourrais soulever avec lui si nous en avons l\u2019occasion, a déclaré M.Trudeau.Il y a toujours des préoccupations en matière de droits de la personne à aborder avec un large éventail de dirigeants.» Un argumentaire pour le moins évasif qui dénote un manque de leadership patent de la part du premier ministre d\u2019un pays qui se targue d\u2019être un défenseur inconditionnel des droits et libertés de la personne.Un laxisme éhonté à la face même du monde.M.Trudeau, quand l\u2019« occasion » ne se présente pas, sachez que vous avez le devoir de la susciter, à défaut de quoi, vous vous exposez à de vives contestations non seulement de la part de la presse internationale, mais aussi de ceux qui vous ont porté au pouvoir.Henri Marineau Québec, le 14 novembre 2017 AFFAIRE OUELLETTE Que l\u2019UPAC s\u2019explique CASQUES BLEUS Réflexion inaboutie V D GUY TAILLEFER BRIAN MYLES Sous le couvert de la diplomatie Des exécutions extrajudiciaires qui ont fait des milliers de morts, une police qui ressemble à un gang criminel, des populations pauvres qui sont clairement visées, des pratiques de torture à large échelle, des discours toxiques du président Rodrigo Duterte, tel est le sombre tableau auquel sont confrontés les Philippins sous le joug de Duterte.De son côté, notre premier ministre Justin Trudeau, sous le couvert de la sacro-sainte diplomatie, se complaît à serrer L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).O n me dira décalée, mais je crois encore que les enseignantes sont l\u2019épine dorsale de l\u2019école.Notez que le féminin sera employé ici pour alléger le texte.Après tout, l\u2019histoire de l\u2019enseignement au Québec est celle d\u2019une transmission entre femmes, des Ursulines à nos jours.C\u2019est aussi une histoire d\u2019invisibilité.Qui se souvient d\u2019une Laure Gaudreault, luttant dès les années 1930 pour la reconnaissance du travail des institutrices qui, au fond des campagnes, font vivre l\u2019école avec rien ?Et qui aujourd\u2019hui hausse le ton pour défendre le travail des enseignantes?Je parlais mardi à mon amie Maude qui, cet automne, à vingt-six ans et avec un bac en poche, est retournée sur les bancs de l\u2019université, en enseignement primaire.À voir le sor t qu\u2019on réser ve à l \u2019école, lu i a i - je demandé, où puises-tu la force ?Question candide, sans doute.Réponse sincère.Elle aime les enfants.Petite, elle n\u2019aimait pas l\u2019école, mais elle y a croisé des enseignantes qui, à force d\u2019écoute et de sensibilité, l\u2019ont aidée à avancer.Un désir de transmettre, de rendre la pareille.Même en ayant vu sa mère, enseignante aussi, si souvent découragée par la catastrophe quotidienne dans sa classe.« Peut- être que je suis folle », m \u2019a-t-elle dit.Il faut certes être un peu fou pour assumer la responsabilité immense de transmettre le savoir à ceux qui arrivent dans le monde.Mais c\u2019est une folie drôlement importante.La philosophe Simone Weil envisageait l\u2019éducation comme une condition essentielle de l\u2019enracinement de l\u2019individu dans sa collectivité.En ce sens, l\u2019ense ignement doit d\u2019abord être vu comme un geste intensément humain, qui repose sur le lien tissé entre le maître et l\u2019élève.Mais que reste-t-il de ce lien dans une classe surpeuplée et mal équipée, où les dif ficultés des élèves excèdent la capacité des enseignantes ?La semaine dernière, on lançait le projet Lab-École, qui propose de réinventer l\u2019école québécoise grâce aux idées de Pierre Thibault, R icardo et P ier re Lavo ie .M ieux construire, bien manger, bouger plus : personne n\u2019est contre la ver tu.Pour tant, nombreux sont les professionnels de l\u2019enseignement, les parents et les citoyens à s\u2019être braqués devant l\u2019initiative.J\u2019ai moi-même rédigé une humble publication Facebook critiquant, un peu durement j\u2019avoue, le Lab-École.Contre toute attente, j\u2019ai reçu une avalanche de messages, de commentaires et de témoignages de gens encore plus agacés que moi par le projet.J\u2019ai lu attentivement.Je pense qu\u2019il faut prendre cette frustration au sérieux.J\u2019en comprends que ce ne sont pas les idées des têtes d\u2019affiche du Lab-École qui accrochent.C\u2019est le silence du ministre planté à leurs cô tés devant les maux qu i minent l\u2019école publique québécoise.Si ce gouvernement a tant à cœur l\u2019éducation, pourquoi n\u2019a- t-il pas réagi lorsqu\u2019on faisait des chaînes huma ines autour des écoles publ iques, en 2015 ?Et pourquoi n\u2019écoute-t-il pas les cris du cœur des artisans de l\u2019éducation, alors qu\u2019il ne s\u2019écoule pas une semaine sans qu\u2019on en lise dans les journaux ?Encore lundi, dans ces pages, on déplorait « l \u2019 indigence intellectuelle » du document d\u2019orientation des audiences sur la création d\u2019un « institut national d\u2019excellence en éducation», un organisme qui sera chargé de mettre en avant les résultats dits probants des recherches en éducation.On en comprend que « l\u2019excellence » désigne ici la soumission de l\u2019école aux impératifs de la « gestion axée sur les résultats ».Une obsession comptable qui présage la poursuite du démantèlement de l\u2019école par la régulation managériale de la pédagogie.Ce fantasme de l\u2019élévation par la quantification nous fait perdre de vue la mission fondamentale de l\u2019école, en la réduisant à une machine à instruire, déconnectée de sa vocation sociale.C\u2019est au fond la suite logique du sous-finance- ment de l\u2019éducation : af faiblir l\u2019institution au possible, pour ensuite mieux la rompre à la petite gestion sans esprit.Devant l\u2019entreprise de déconstruction programmée qui vise l\u2019école publique québécoise, les trois millions de dollars du Lab-École ne feront rien de plus qu\u2019esthétiser un naufrage.La beauté rend sans doute plus heureux, mais ce n\u2019est pas une voie de salut si elle sert de caution morale à une destruction plus large.Par-dessus tout, l\u2019école est aujourd\u2019hui une institution qui résiste.Elle résiste grâce aux ef- for ts de celles et ceux qui font l\u2019impossible pour accomplir chaque jour, dans les classes, le miracle de la transmission de la connaissance.Nos écoles sont souvent laides et défectueuses, c\u2019est vrai.Mais elles sont belles des forces dont elles recèlent.Voilà le nerf de la reconstruction de l\u2019école : une force humble et constante, qui toutefois s\u2019exerce, envers et contre tous, à l\u2019ombre des projecteurs.Reconstruire l\u2019école AURÉLIE LANCTÔT Y V E S L .D U H A I M E Ex-ministre des Finances et ex-président et membre honoraire de la Fondation René Lévesque ené Lévesque est devenu, au fil des ans, le plus grand de tous les premiers ministres du Québec.Pour vous en convaincre, prenez le temps de parcourir les Chroniques politiques de René Lévesque, publiées par la maison Hurtubise, à l\u2019initiative de la Fondation René Lé- vesque, mais réalisées surtout grâce au bénévolat de deux excellents historiens, Éric Bédard et Xavier Gélinas.En effet, comme des bénédictins, nos amis Bédard et Gélinas ont fait l\u2019inventaire de tout ce que René Lévesque a pu écrire, surtout durant les années 1966-1976, au quotidien, principalement dans Le Journal de Montréal.Deux tomes de ces chroniques ont déjà paru, deux autres restent à venir.Vous y découvrirez qui était René Lévesque, un des grands journalistes reconnus à son époque, mais surtout un homme politique très populaire, et un pilier de « l\u2019équipe du tonnerre » du premier ministre Jean Lesage, par la nationalisation des compagnies privées d\u2019électricité.C\u2019est à Shawinigan, que s\u2019ouvre la campagne électorale de 1962, au cœur de la ville créée de toutes pièces par la Shawinigan Water and Power Company.L\u2019aréna était plein à craquer, de 5000 à 6000 personnes l\u2019avaient investi.J\u2019y étais.À l\u2019époque, je faisais mes études en droit à Montréal, mais je ne voulais à aucun prix, rater cette assemblée ; de grands orateurs, Jean Lesage d\u2019abord, puis Georges-Émile Lapalme, René Hamel, vice-premier ministre et député de Saint- Maurice, Paul Gérin-Lajoie et le clou de la soirée, René Lévesque, ministre des Ressources naturelles.Ce fut tout un lancement de campagne, consacrant René Lévesque comme une star.Déjà pour moi comme pour beaucoup d\u2019autres de ma génération, René Lévesque est l\u2019homme politique que nous admirons le plus.Nous l\u2019avions connu par son émission Point de mire lorsque nous étions au collège, et souvent le lendemain, nous en discutions entre nous.Souveraineté Le « Maîtres chez nous » de l\u2019Équipe du tonnerre et le succès de la nationalisation transformant Hydro-Québec en la première compagnie publique de production, de transport et de distribution d\u2019électricité en Amérique du Nord, furent très probablement les deux événements marquants dans la décision de René Lévesque, alors député libéral de Laurier, de proposer et de faire adopter par l\u2019assemblée de sa circonscription une résolution portant le titre «Le pays qu\u2019il faut faire », en association économique avec le Canada.Rejetée sans être débattue au congrès libéral de 1967, cette résolution résume en peu de mots tout l\u2019engagement de René Lévesque dans la suite des choses.Vous retrouverez le récit de ces événements dans les Chroniques, dont j\u2019ai parlé tantôt : son départ du Parti libéral, Option Québec, la proposition de souveraineté-associa- tion, la création du Parti québécois en 1968, un travail de presque vingt ans, sans interruption, à travers les victoires et les défaites, René Lé- vesque, avec une constance et une ardeur soutenues, n\u2019a jamais dévié de son engagement.Quant à moi, qui l\u2019ai accompagné pendant plus de quinze ans, à travers quatre élections générales, un référendum et quatre ministères dans son gouvernement, je l\u2019ai côtoyé si souvent, très bien connu, aimé, admiré dans les bons coups comme dans les moments plus difficiles.Avec lui, je pouvais parler librement, discuter, argumenter, même jusqu\u2019à provoquer des tensions créatrices.Il était devenu comme un grand frère.Il était un modèle de parfaite intégrité, profondément démocrate, un homme au franc-parler, brillant d\u2019intelligence et doté d\u2019une mémoire éléphantesque.Pierre Vadeboncœur, dans ses Carnets secrets récemment publiés, dit de René Lévesque qu\u2019il était «un génie» (je serais bien curieux de savoir comment il réagirait à cette af firmation).Enfin bref, c\u2019était un homme d\u2019exception, ayant ce talent naturel de démêler et de vulgariser les dossiers les plus compliqués, pour aller spontanément à l\u2019essentiel, en laissant tomber l\u2019accessoire.Héritage René Lévesque avait situé son engagement et son action politiques dans la durée, tentant de maîtriser, sans toujours réussir, le temps et son calendrier.Son engagement a fait de lui un visionnaire.Ainsi, vingt ans après la nationalisation des compagnies privées d\u2019électricité et après une restructuration de son capital, Hydro-Québec pourra déclarer ses premiers dividendes.Depuis près de 35 ans, au moins 40 milliards de dollars (sinon plus) ont été versés au gouvernement du Québec.C\u2019est tout un héritage, dû en grande partie à René Lévesque! Que serait Hydro-Québec aujourd\u2019hui sans la nationalisation?En terminant, laissez-moi vous raconter une anecdote que je trouve savoureuse puisqu\u2019elle illustre très bien ce côté intuitif et visionnaire de René Lévesque.Nous sommes en mai 1985, et René Lévesque effectue son dernier voyage officiel en France.Dans l\u2019avion, nous sommes assis côte à côte et bavardons jusqu\u2019au moment où il quitte son siège, après avoir pris dans son bagage à main un chandail portant un immense logo : «Le Cirque du Soleil », puis il me dit en le déployant et en le montrant à son entourage : «Vous verrez, ce sera un très grand succès.» Peu nombreux étaient ceux et celles qui y croyaient, mais René Lévesque, oui, et c\u2019est avec une première subvention de son propre ministère (le Conseil exécutif) que le Cirque du Soleil put réaliser le décollage et la réussite à travers la planète de cette extraordinaire aventure qui se poursuit encore aujourd\u2019hui.Après dix années à la présidence de la Fondation René Lévesque, je crois pouvoir affirmer que nous avons fait beaucoup avec peu de moyens : quatre colloques, publications des chroniques politiques, bourses d\u2019études et site Internet.La Fondation se doit de prolonger dans le temps la mémoire de René Lévesque, qui, très certainement, peut constituer une source d\u2019inspiration, sinon un modèle pour ceux et celles qui nous gouvernent aujourd\u2019hui, et pour les jeunes générations qui demain gouverneront.TRENTIÈME ANNIVERSAIRE DU DÉCÈS DE RENÉ LÉVESQUE Un homme d\u2019exception C H R I S T I A N D A G E N A I S Professeur agrégé, Université de Montréal F R É D É R I C G U A Y Professeur titulaire, Faculté des sciences de l\u2019éducation, Université Laval M I C H E L J A N O S Z Directeur, École de psychoéducation, Université de Montréal N O R M A N D L E S S A R D Directeur général, Commission scolaire Beauce-Etchemin A L A I N P O I R I E R Vice-président, Valorisation scientifique et communication, Institut national de santé publique du Québec J E A N - M A R I E V A N D E R M A R E N Professeur titulaire retraité, Département d\u2019administration et fondement de l\u2019éducation, Université de Montréal es acteurs de l\u2019éducation naviguent sur une mer de savoirs et de points de vue souvent contradictoires.Il est difficile de s\u2019y retrouver.Si l\u2019on veut que l\u2019école réponde mieux aux besoins de ses élèves, il faudra se donner les moyens de tirer le meilleur des connaissances disponibles, d\u2019où qu\u2019elles viennent.C\u2019est pourquoi le projet d\u2019un Institut national d\u2019excellence en éducation (INEE), depuis sa formulation en 2014, s\u2019attire de plus en plus d\u2019appuis.Cet institut aura pour mission d\u2019agir en toute indépendance afin d\u2019offrir aux acteurs et aux décideurs scolaires des synthèses et des avis qui rendent compte de l\u2019état des connaissances sur les défis identifiés par la recherche et par le milieu éducatif.Contrairement à ce qu\u2019on entend parfois, et contrairement à ce qui se produit souvent en ce moment, ces avis tireront parti de la diversité des paradigmes, des approches et des sources de connaissances en éducation.Ils préciseront les apports comme les limites des savoirs disponibles, favoriseront une décision plus éclairée et favoriseront le transfert des connaissances en concertation avec les acteurs existants.Le monde de la santé, confronté à des défis analogues, s\u2019est doté d\u2019organismes qui assument cette mission, comme l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et l\u2019Institut national d\u2019excellence en santé et services sociaux (INESSS).On s\u2019en félicite aujourd\u2019hui.Sans transposer le modèle à l\u2019identique, le milieu de l\u2019éducation gagnera à s\u2019enrichir d\u2019un organisme qui répond au besoin d\u2019un usage plus réfléchi et nuancé des connaissances.Des réseaux thématiques permanents, soutenus par le personnel de l\u2019INEE, réuniront des scientifiques externes représentant les divers courants épistémologiques et méthodologiques, de même que des praticiens, des gestionnaires et des décideurs, consolidant les liens entre la recherche et le milieu éducatif.À l\u2019heure actuelle, il est ardu pour les différents acteurs d\u2019accéder aux connaissances pertinentes pour la réussite éducative, notamment parce qu\u2019elles ne sont pas recensées, analysées et répertoriées de façon systématique et thématique en un lieu unique.Qui plus est, différentes autorités du système éducatif fournissent parfois des messages contradictoires.Enfin, les connaissances scientifiques étant disponibles majoritairement en langue anglaise, certains acteurs francophones y ont difficilement accès.Par conséquent, plusieurs connaissances demeurent peu ou pas accessibles, ce qui ne favorise pas leur mobilisation.L\u2019INEE contribuera à développer en éducation une culture de recherche, favorisant le développement des compétences et la mise à jour des pratiques.Une culture vigoureuse de la recherche en éducation bonifiera la réponse aux besoins des élèves et des différents acteurs.L\u2019INEE se coordonnera avec les universités et les associations professionnelles, pour faire s\u2019épanouir cette culture dans la formation initiale et continue.Accessible à toutes les régions du Québec, l\u2019INEE réunira et catalysera les forces vives œuvrant pour la réussite éducative.La création de cet institut représentera un investissement stratégique, relevant d\u2019une décision socialement et économiquement responsable, dans un contexte de société du savoir devant permettre à chaque citoyen de développer son plein potentiel, afin de pouvoir en retour contribuer pleinement à la société.La liste complète des signataires est publiée sur nos plateformes numériques.INSTITUT NATIONAL D\u2019EXCELLENCE EN ÉDUCATION Offrir la meilleure éducation possible, une obligation collective R HYDRO-QUÉBEC Depuis près de 35 ans, au moins 40 milliards de dollars ont été versés au gouvernement du Québec par Hydro-Québec, un héritage dû en grande partie à René Lévesque.L L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S dérale en établissant la limite à zéro plant et en interdisant de facto ce que le fédéral autorise?Deux spécialistes en droit affirment que non.Préséance de la loi fédérale Le doyen de la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal Jean-François Gaudreault-Des- biens et le constitutionnaliste de la même université Stéphane Beaulac sont catégoriques.Lorsqu\u2019il existe un conflit entre une loi fédérale et une loi provinciale, la règle fermement établie par la jurisprudence est que la loi fédérale a préséance.Comme les tribunaux détestent procéder à une telle hiérarchisation des lois, ils tentent souvent de réconcilier les deux textes en justifiant leur différence par un champ d\u2019application distinct.Mais M.Beaulac estime qu\u2019il serait difficile de faire une telle contorsion ici.« Si c\u2019est clairement zéro [plant] pour le provincial et quatre [plants] pour le fédéral, vraisemblablement, on se trouvera dans une situation où, même si on déteste ça à mourir, on devra conclure qu\u2019il y a conflit normatif réel et que la préséance du droit fédéral s\u2019applique.[\u2026] Ou je suis coupable d\u2019une infraction, ou non.Ça ne peut pas être les deux», a-t-il expliqué.Le professeur Gaudreault-Desbiens a ajouté que l\u2019intention du fédéral devait aussi être prise en compte.«Un argument sérieux invoqué pourrait être qu\u2019il y a frustration de l\u2019intention du fédéral [\u2026] de vraiment accorder un droit plutôt que de simplement tolérer une pratique.Ça risque d\u2019être plaidé et ce n\u2019est pas frivole.» En septembre dernier, lorsque l\u2019intention de Québec d\u2019interdire complètement la culture à domicile avait filtré, une source bien placée à Ottawa avait indiqué au Devoir que cela risquait fort d\u2019être invalidé par les tribunaux.Mais publiquement, personne au sein du gouvernement de Justin Trudeau ne veut condamner l\u2019intention de Québec.C\u2019est le cas de Bill Blair, responsable du dossier de la marijuana au sein du gouvernement fédéral.« Toutes les lois entourant la production et la consommation de la marijuana pourraient se retrouver devant les tribunaux.Il serait donc inapproprié pour moi de conjecturer sur l\u2019issue de telles démarches», a-t-il indiqué en entretien téléphonique.Québec s\u2019est montré plus confiant.« Nous sommes d\u2019avis que nous avons déposé un projet de loi en cohérence avec notre compétence juridictionnelle », a attesté l\u2019attachée de presse de Lucie Charlebois.Quand on lui a demandé si, en décriminalisant la culture de quatre plants ou moins, Ottawa a créé un droit à la production personnelle que Québec s\u2019apprête à frustrer, M.Blair a répondu que c\u2019était précisément l\u2019intention.« La recommandation du groupe de travail et notre loi autorisent les Canadiens à cultiver pour leur utilisation personnelle jusqu\u2019à quatre plants dans leur maison, dans le respect des règlements mis en place par les autorités locales », a-t-il dit.À contrecœur La ministre Charlebois, qui a réclamé des délais à Ottawa à plus d\u2019une reprise, a fait savoir dès le début de son point de presse qu\u2019elle s\u2019était résignée à s\u2019intéresser au dossier de la légalisation de la marijuana.« Je veux vous dire, d\u2019entrée de jeu \u2014 et je tiens à le souligner \u2014 que nous, tous mes collègues, l\u2019ensemble de la députation, on préférerait que les drogues n\u2019existent pas», a-t-elle lancé.Mais « le gouvernement fédéral a décidé de légaliser [le cannabis] au plus tard le 1er juillet », a-t-elle dit plus tard, en évoquant le devoir d\u2019agir en raison des fonctions qu\u2019elle occupe au sein du gouvernement.Elle a néanmoins affirmé qu\u2019elle voyait dans son projet de loi « une opportunité d\u2019aider nos jeunes » et a répété que celui-ci se voulait « évolutif », afin de refléter le «changement de société important que nous effectuons».Elle a évoqué cette même capacité d\u2019adaptation pour justifier l\u2019approche de la tolérance zéro pour les automobilistes, en dépit d\u2019avis d\u2019experts qui ont déclaré que cette approche serait inapplicable.« Il y a des chercheurs, en ce moment, qui travaillent fort pour avoir l\u2019appareil adéquat [pour détecter la marijuana dans la salive]», a souligné la ministre.«C\u2019est tolérance zéro parce que l\u2019ef fet de la consommation du cannabis peut être vastement dif férent sur dif férents usagers », a ajouté son collègue ministre des Transports, André Fortin.En vertu du projet de loi, un automobiliste dont la salive révélerait la présence de cannabis verrait son permis de conduire révoqué sur-le-champ, pour une période de 90 jours.Or la science n\u2019a établi aucun lien entre le niveau d\u2019intoxication au cannabis et la présence de la substance dans la salive.Ailleurs que sur les routes, dans l\u2019espace public, les règles encadrant la consommation de marijuana seront semblables à celles concernant le tabagisme.Il sera ainsi interdit de fumer du cannabis à moins de neuf mètres de la plupart des établissements.La possession de cannabis sera par ailleurs interdite dans les centres de la petite enfance, les prisons et les établissements d\u2019enseignement préscolaire, primaire et secondaire.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MARIJUANA moins 15 000 personnes.Il y a plusieurs grands brûlés.Et des morts.Plus de 2 500 maisons sont détruites.Ne reste plus pour le photographe qu\u2019un paysage de ruines où des cheminées de pierres restées debout semblent implorer le ciel.Les photos de cette catastrophe sont l\u2019œuvre de William Leggo.Ce nom nous est à peu près inconnu aujourd\u2019hui.Il est pourtant majeur.Né à Québec en 1839, William Leggo est d\u2019une grande importance dans l\u2019histoire de l\u2019imprimerie et des médias.Photographe d\u2019abord, il invente un procédé mécanique qui permet de reproduire des images à un coût relativement bas.Cet inventeur va s\u2019allier à un puissant homme d\u2019affaires, l\u2019imprimeur George-Édouard Desbarats.L\u2019inventeur Leggo La leggotypie est un procédé à l\u2019époque révolutionnaire.Grâce à cette méthode, on peut imprimer sur une même presse du texte et des images beaucoup plus facilement.C\u2019est une révolution dans les communications.Elle va conduire ce photographe jusqu\u2019à la tête de projets de journaux à Québec, à Montréal et à New York.Le procédé de William Leggo sera appliqué notamment au Canadian Illustrated News et à son pendant en langue française, L\u2019Opinion publique.Ces hebdomadaires populaires, uniques en leur genre, constituent encore une véritable bibliothèque à eux seuls pour qui souhaite consulter des images de cette période.Des artistes Les quelque deux cents photographies mises en ligne par BAnQ ne sont pas toutes de William Leggo.On trouve aussi des œuvres du photographe paysagiste Alexander Henderson ainsi que de Jules Livernois, lequel assumera, sous son patronyme, la direction d\u2019un des plus célèbres studios de photographie au Canada.Certains photographes sont anonymes.Par ses choix, le collectionneur de cet ensemble de photos montre des signes évidents d\u2019un très fort intérêt pour le vieux Québec.Faut-il le rappeler, le vieux Québec devint très tôt un espace privilégié pour une certaine idéalisation du passé.Les photographies contenues dans le précieux album numérisé par BAnQ représentent les grands monuments de cet espace symbolique : la terrasse Dufferin, la chute Montmorency, le port de Québec, les marchés Champlain, le parc de l\u2019Artillerie, la rue Saint-Jean.L\u2019armée britannique Ces images permettent aussi de voir, en rangs serrés, les troupes de l\u2019armée britannique à leur dépar t de la ville de Québec le 11 novembre 1871 .En garnison depuis la conquête de 1759 par le général Wolfe, les officiers et les soldats du 60e régiment, de la Royal Artillery et des Royal Engineers s\u2019embarquent sur le navire Orontes, quai Saint-André, après avoir défilé pour la dernière fois dans les rues de la ville.La qualité de ces images, le sens de la composition dont elles font preuve, leur maîtrise technique ainsi que les scènes qu\u2019elles croquent en font des objets culturels de grand intérêt.Les archivistes de BAnQ croient que ces images ont été collectionnées par Paul Gouin.« Malheureusement, il nous est impossible de confirmer la véracité de cette information.Le mystère demeure donc entier», observe BAnQ.Véritable météore politique des années 1930, Paul Gouin avait quitté avec fracas le Parti libéral pour former l\u2019Action libérale nationale (ALN).Fils de l\u2019ancien premier ministre Lomer Gouin, avocat, nationaliste, il séduit une partie de l\u2019électorat assommée par la crise économique.Son alliance avec les conservateurs de Maurice Duplessis tournera mal.Du- plessis finit par avaler littéralement l\u2019ALN.Paul Gouin tentera en vain un retour en politique, puis passera le reste de sa vie à s\u2019occuper d\u2019ar t et de patrimoine.Collectionneur, marchand, il vendra aussi du matériel d\u2019artiste, puis s\u2019occupera de diverses instances gouvernementales liées à la culture et au patrimoine, dont la Commission des monuments historiques.Il est de toutes les manifestations culturelles de l\u2019après-guerre.Proche de l\u2019ethnologue Luc Lacourcière, il sillonne souvent le Québec en quête de trésors, tout en servant de guide à des visiteurs prestigieux.SUITE DE LA PAGE 1 QUÉBEC DU NOUVEAU Votre Devoir change! Vous remarquerez certainement plusieurs modi?cations à votre édition du vendredi.La raison?Nous lancerons ce samedi le D Magazine et y avons fait migrer certaines rubriques.Restez à l\u2019affût demain pour découvrir le nouveau complice de vos week-ends.que les deux chaînes touchaient chaque année moins de 10 000 $ en soutien, toujours pour le transport de livres pour les succursales éloignées.Rien de plus.« Il y a toujours eu des demandes, mais Re- naud-Bray n\u2019a jamais reçu [avant l\u2019an dernier] d\u2019autres subventions que celle pour le transport », confirme la porte-parole de l\u2019entreprise, Denise Courteau.Celle-ci a autrement renvoyé nos questions vers la SODEC.« Nous ne commentons jamais une controverse sur la place publique.» La SODEC révisera Que s\u2019est-il donc passé pour que Renaud- Bray obtienne subitement des sommes qui lui échappaient auparavant ?Dans une réponse écrite transmise jeudi soir au Devoir, la SODEC constate que «pour l\u2019instant, les paramètres des programmes ne permettent pas de limiter l\u2019accès aux subventions selon le type de librairies agréées, leur taille ou leur appartenance à un grand groupe commercial».La société promet des changements dans son programme d\u2019ici un an pour tenir compte des « réalités des divers points de vente », notamment.Mais on n\u2019explique pas précisément ce qui a changé entre 2015-2016 et 2016-2017 dans le traitement des demandes de Renaud- Bray.En coulisses, plusieurs intervenants évoquent un lobbyisme important de la part de la chaîne de librairies.La SODEC se contente de noter qu\u2019«Archam- bault et Renaud-Bray ont bénéficié d\u2019un soutien seulement la deuxième année» du plan d\u2019action.Étalées sur deux ans, les subventions reçues par la chaîne représentent le quart de l\u2019enveloppe pour les librairies, tempère-t-on.C\u2019est d\u2019ailleurs le message que la SODEC a transmis aux intervenants du milieu lors d\u2019une rencontre tenue dans les derniers jours.Le plan d\u2019action de Québec prévoyait 5,7 millions sur deux ans pour « optimiser la per for- mance des librairies agréées».L\u2019agrément est un statut accordé par le ministère de la Culture à des librairies qui peuvent ainsi vendre des livres aux acheteurs institutionnels (bibliothèques, écoles, ministères\u2026).C\u2019est la porte d\u2019entrée aux subventions.Le coup de pouce de Québec a fait passer le budget de l \u2019aide aux librairies agréées de 911 000 $ en 2014-2015 à 1,2 million l\u2019année suivante et à 1,5 million l\u2019an dernier \u2014 toujours pour les volets promotion ou informatisation.Détriment Mais peu importe les détails : les libraires indépendants estiment que l\u2019arrivée fracassante de Renaud-Bray sur le marché des subventions s\u2019est faite au détriment de leur propre réseau, qui compte quelque 140 librairies.« Quand on fait la comparaison entre 2015- 2016 et 2016-2017, malgré l\u2019augmentation des sommes investies, on remarque que les librairies indépendantes ont perdu près de 300 000 $ pour la promotion et que les coopératives ont perdu 140 000 $ pour l\u2019informatisation », dit Katherine Fafard, directrice générale de l\u2019Association des libraires du Québec (ALQ).« Dans le passé, poursuit Mme Fafard, l\u2019aide aux librairies agréées a toujours été comprise comme étant une aide aux indépendants, parce que le budget était petit.Quand le Plan d\u2019action sur le livre a été annoncé par Québec, on a applaudi à la bonification du programme d\u2019aide aux librairies agréées.On pensait que c\u2019était une bonne nouvelle, jusqu\u2019à ce qu\u2019on voit les données 2016-2017.» «Il y a vraiment un aspect scandaleux dans ce qu\u2019on voit aujourd\u2019hui, dit Dominique Lemieux.Le plan d\u2019action de Québec devait soutenir la bi- bliodiversité.Ce n\u2019est pas ce qui a été fait.» La situation est aussi qualifiée d\u2019 «aberrante» par l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).Le cabinet de la ministre de la Culture, Marie Montpetit, n\u2019a pas souhaité commenter le dossier jeudi.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LIBRAIRES PEDRO RUIZ LE DEVOIR Renaud-Bray a obtenu de la SODEC des subventions totalisant 1,1 million en 2016-2017.Le nombre de commerces prévus par Québec \u2014 15 au départ ; 150 d\u2019ici deux ou trois ans \u2014 est bien en deçà de ce que prévoient les quatre autres provinces ayant dévoilé leur plan.Ainsi, en Ontario, on prévoit 40 points de vente dès le 1er juillet prochain, le double six mois plus tard et jusqu\u2019à 150 à terme.L\u2019Ontario a pourtant une superficie 35 % inférieure à celle du Québec.Le Nouveau- Brunswick, une province beaucoup plus petite et moins populeuse que le Québec, prévoit 20 points de vente dès l\u2019an prochain.Au Manitoba et en Alberta, on adopte une approche dite «hybride», à mi-chemin entre le modèle étatique total retenu par les provinces de l\u2019Est et le libre marché.Dans les deux cas, la marijuana sera achetée en bloc par la société des alcools de la province, qui la revendra ensuite aux détaillants du secteur privé.Ni l\u2019Alberta ni le Manitoba ne fixent de plafond quant au nombre de détaillants privés.Trois des quatre provinces autoriseront la culture de quatre plants à domicile.Le Manitoba n\u2019a pas tranché encore.Même chose pour les mineurs : l\u2019Ontario, le Nouveau-Brunswick et l\u2019Alberta ne se sont pas dotés de règles plus strictes, tandis que le Manitoba évalue encore ses options.Hélène Buzzetti Ce qui se passe ailleurs au Canada Ce qu\u2019en pensent les partis d\u2019opposition Les inquiétudes du Parti québécois Le député péquiste Sylvain Pagé a dit espérer que «100% des profits » de la vente de marijuana iront à la prévention et à la sensibilisation, et a demandé que cela soit écrit dans la loi.Il s\u2019est dit inquiet du partage de la taxe d\u2019accise, de la possibilité qu\u2019un producteur hors Québec puisse vendre à un consommateur québécois et de la faible fiabilité des systèmes de détection du THC dans la salive.Trop permissif, dit la Coalition avenir Québec « Il s\u2019agit d\u2019un projet de loi qui est, somme toute, permissif et, dans une certaine mesure, assez timide.On aurait voulu plus de la part du gouvernement libéral », a déclaré le député caquiste Simon Jolin-Barrette.Il aurait souhaité un projet de loi plus « restrictif », notamment sur le nombre de succursales de la SQC ainsi que sur la possession et sur les lieux de consommation de la marijuana.Québec solidaire se dit ravi « Le projet de loi qui a été déposé par la ministre Lucie Charlebois concernant le cannabis comble \u2014 une fois n\u2019est pas coutume \u2014 à peu près toutes les attentes de Québec solidaire », s\u2019est félicité le député solidaire Amir Khadir.Il a applaudi à l\u2019approche du gouvernement, « qui assure la protection du public », mais a rappelé qu\u2019à son avis, l\u2019interprétation des tests salivaires devrait se faire en complément de tests de sobriété normalisés.Marie-Michèle Sioui "]
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