Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Le devoir, 2017-11-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Le Musée Stewart présente, pour un cinquième hiver, une trentaine de figurines de père Noël.Il propose par la même occasion une foule d\u2019activités dans l\u2019ambiance féerique de cette exposition devenue sa tradition des Fêtes.MUSÉE STEWART Dans l\u2019ambiance de Noël AMANDA BERTRAND Le Musée Stewart expose les figurines de père Noël issues de la collection de la défunte mécène Liliane Stewart.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 NOVEMBRE 2017 CAHIER SPÉCIAL D MNBAQ Voyage au cœur de la création D 3 MAC Noël au son de Cohen D 5 Noël au musée E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale «C e sont des pieds de chandeliers.C\u2019est la première fois que je le remarque», s\u2019étonne Sylvie Dauphin, conservatrice et chef des collections du Musée Stewart, devant la première vitrine de l\u2019exposition Les pères Noël s\u2019installent au Musée.La création de l\u2019artiste Brian Kidwell met en scène une figurine de père Noël au volant d\u2019une locomotive construite à l\u2019aide d\u2019une multitude de pièces recyclées.Les pieds de chandeliers en question font ici office de cheminée.Ce n\u2019est pourtant pas la première fois que Mme Dauphin voit cet ensemble.Le Musée Stewart monte pour la cinquième fois une exposition autour de la collection de figurines de père Noël constituée par la mécène Liliane Stewart, qui a été présidente de l\u2019établisssement durant plusieurs années après le décès de son époux et fondateur du musée, David Macdonald Stewart.Avant de s\u2019éteindre en 2014, la philanthrope avait amassé 38 de ces figurines entre 1985 et 2006.Dans ce qui est devenu une tradition des Fêtes, l\u2019établissement en met en valeur une trentaine au tournant de la nouvelle année.«Chaque fois, la présentation est différente: on les change de vitrine.Et chaque fois, on voit un détail qu\u2019on n\u2019avait pas vu», ajoute Mme Dauphin en traversant la salle.Avec raison : ces poupées de père Noël en offrent une profusion.Elles sont généralement conçues à l\u2019aide de l\u2019une des deux techniques courantes, soit fabriquer un moule pour ensuite y couler de la porcelaine ou sculpter à même de la pâte Cernit, une pâte polymère fréquemment utilisée en artisanat, avant de cuire l\u2019ouvrage terminé.Avec cette dernière approche, les cernes, les rides et les plis des mains sont minutieusement recréés.« Quand on va les chercher au mois de novembre et qu\u2019on réfléchit à la façon de les déployer dans la salle, c\u2019est touchant, assure Mme Dauphin.Je regarde tous ces personnages et, dans l\u2019expression de leur figure, l\u2019émotion transparaît.Il y en a qui sont pleins de douceur.Je trouve ça apaisant.» La vaste majorité d\u2019entre eux proviennent des États- Unis, où la confection et la collection de ce type de poupées semblent davantage s\u2019inscrire dans les habitudes.Plusieurs fabricants, boutiques, concours et revues spécialisées gravitent autour de ces créations.L\u2019exposition du VOIR PAGE D 4 : NOËL N O Ë L A U M U S É E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 D 2 D ' a p r è s u n e p h o t o g r a p h i e d e C l a u d e G a s s i a n UNE A BRÈCHE CRACK EN IN TOUTE EVERY- CHOSE THING MUSÉE DE L\u2019ORATOIRE SAINT-JOSPEH Variations sur un même thème évangélique A N D R É L A V O I E Collaboration spéciale Au 5e étage de l\u2019oratoire Saint-Joseph, dans cette institution qui accueille chaque année environ 2 millions de visiteurs, c\u2019est Noël tous les jours.Les grincheux des Fêtes passent leur tour, mais beaucoup d\u2019autres s\u2019y bousculent pour admirer une por tion de l\u2019imposante collection de crèches de Noël appartenant à l\u2019institution fondée par André Bessette, mieux connu sous le nom de frère André.Ce qui n\u2019était qu\u2019une modeste chapelle en 1904 sur les pentes du mont Royal s\u2019est transformé en imposante basilique où convergent autant les touristes religieux que les simples curieux\u2026 de toutes les confessions.C\u2019est ce public hétéroclite, venant aussi bien de Chine, des pays musulmans que d\u2019un peu par tout au Québec, qui converge au Musée de l\u2019Oratoire pour prendre part à un singulier voyage intitulé Une crèche, un monde.Quelques- unes des 1000 crèches du Musée témoignent à la fois de la diversité des approches artistiques et des traits culturels de chaque pays.Cette aventure de Noël a débuté à la fin des années 1970 par un concours où l\u2019on invitait les enfants à fabriquer leur propre crèche.À cette époque, le nouveau conservateur du musée, le père André Bergeron, a poussé l\u2019idée, favorisant l\u2019acquisition de crèches de tous les pays.Celle qui lui a succédé à ce poste il y a sept ans, Chantal Turbide, salue cette formidable initiative, devenue une marque distinctive du Musée, et une intéressante source de revenus toute l\u2019année.Pour cette spécialiste de l\u2019art ancien, rien n\u2019est moins étonnant que cette fascination pour cette représentation de la Nativité, moment d\u2019une importance symbolique capitale pour tous les catholiques du monde entier.Or, selon Chantal Turbide, «ça rejoint tout le monde, et il suffit de lire le cahier des commentaires à la sortie de l\u2019exposition pour constater à quel point elle véhicule des thèmes universels».La crèche, c\u2019est bien sûr «une célébration de la famille, et le visiteur n\u2019a pas besoin de longues explications pour le comprendre » et, lorsqu\u2019il y a des évocations de la fuite de Marie, Joseph et l\u2019Enfant Jésus vers l\u2019Égypte, «la question de l\u2019immigration, ou celle des réfugiés, s\u2019impose rapidement».Planète crèche Emblème par excellence de Noël, la crèche peut aussi être une formidable ambassadrice des cultures du monde entier.C\u2019est ce que souligne la dernière version de l\u2019exposition au Musée, plus modeste que les précédentes (100 crèches au lieu de 200) dans le contexte du grand réaménagement de l\u2019Oratoire, au coût de 80 millions de dollars et dont les travaux s\u2019étendront jusqu\u2019en 2021.« Nous avons regroupé les crèches par continent, souligne Chantal Turbide.Chacune des vitrines, qu\u2019elle soit d\u2019Asie, d\u2019Europe ou d\u2019Océanie, of fre des représentations typiques de chaque pays, et des matériaux caractéristiques du lieu où elles sont fabriquées.Par exemple, les crèches africaines évoquent des villages où les personnages portent des boubous, ces vêtements très colorés.Il y en a même une où le bœuf et l\u2019âne ont été remplacés par un zèbre et une girafe !» Répondre à la demande Le phénomène peut paraître étrange à l\u2019heure où les décorations de Noël envahissent les commerces avant l\u2019Halloween: les crèches sont souvent introuvables dans les grands magasins, prétextant une trop faible demande des consommateurs.Cette rareté fait le bonheur de Chantal Turbide.«Nous, on en vend des crèches!» dit-elle avec fierté.À son arrivée au Musée, elle s\u2019étonnait que la popularité de l\u2019exposition ne se manifeste pas sur les étagères de la boutique.« Au début, le directeur était sceptique, mais c\u2019est devenu une de nos meilleures ventes.Un religieux âgé en fabrique plusieurs à la main, et elles se vendent comme des petits pains.» E n t r e l a t r a d i t i o n n e l l e messe de minuit, les concerts d\u2019orgue et ceux des Petits Chanteurs du Mont-Royal, la magie de Noël passe donc aussi par les crèches à l\u2019Oratoire.« De jeunes collègues diplômés en histoire de l\u2019ar t trouvent souvent cette collection étrange, mais lorsqu\u2019ils réalisent la variété, l\u2019originalité et la recherche dans les matériaux, ils sont les premiers à courir pour voir les nouvelles acquisitions », souligne Chan- tal Turbide avec fierté.Elles participent à la ferveur religieuse et à l\u2019évangélisation chrétienne depuis le XIIIe siècle, et l\u2019idée aurait pris forme grâce à un certain François d\u2019Assise.Indissociables de l\u2019esprit de Noël, les crèches constituent une attraction importante, et étonnante, du Musée de l\u2019oratoire Saint-Joseph, à Montréal.PHOTOS MUSÉE DE L\u2019ORATOIRE SAINT-JOSEPH Crèche du Salvador Les Choralies auront lieu tout le mois de décembre à la chapelle Notre-Dame-de-Bon- Secours, dans le Vieux-Montréal.Pour la première fois, le festival s\u2019est associé cette année avec l\u2019Alliance chorale du Québec afin de concocter une programmation qui ratisse large.M A R I LY S E H A M E L I N Collaboration spéciale L a tradition des Choralies, mise en place il y a une quinzaine d\u2019années, demeure toujours aussi accessible.Tous les concerts sont gratuits sauf un, sous la direction musicale de Jean-Pierre Brunet.Il mettra en scène l\u2019Ensemble Da Capo, spécialiste des cantates de Bach, le tout pour à peine 23 $, taxes et frais de service inclus.« Il s\u2019agit de la volonté de la Congrégation de Notre-Dame, à qui appartient la chapelle, que le plus grand nombre ait accès à l\u2019art et la culture, explique Line Richer, responsable des communications de l\u2019endroit.Généralement, tous les billets sont vendus et c\u2019est plein à craquer.» Petit rappel historique, la Congrégation de Notre-Dame a été fondée par sainte Marguerite Bourgeoys, pionnière de la Nouvelle- France.Ainsi, la plus ancienne chapelle de Montréal résonnera une fois de plus cette année au son de magnifiques chants de Noël, les samedis et les dimanches de décembre (du 2 au 23) à raison de deux concer ts par jour en après-midi, à 13 h 30 puis à 15 h.Parmi les concerts gratuits à signaler cette année, on trouve Jazz pop et talons hauts, la chorale Afrika Intshiyetu et l\u2019Ensemble Gaïa, qui s\u2019ajouteront à l\u2019ensemble vocal féminin Modulation, le groupe vocal Diverson, le Chœur de chambre du Québec et le Chœur du Plateau.Une fois sur place pour les concerts d\u2019environ 45 minutes chacun, les spectateurs pourront en profiter pour visiter l\u2019exposition temporaire intitulée Coup de théâtre, j\u2019ai fondé Montréal.Mise en place dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de la fondation de la ville, elle présente des objets d\u2019époque et des iconographies inusitées.Par ailleurs, l\u2019association avec l\u2019Alliance chorale est à ce point fructueuse que la chapelle en est à concocter des projets d\u2019avenir avec l\u2019organisation, comme un festival pour le printemps 2018.«L\u2019acoustique de la chapelle est incroyable et leur expertise est vaste; il y a vraiment de quoi faire de grandes choses», indique Mme Richer.Marche aux flambeaux Autre nouveauté cette année, la Marche aux flambeaux, qui aura lieu le samedi 9 décembre, vers 17 h, après la deuxième représentation du concer t de l\u2019après-midi.Le trajet mettra en scène une cinquantaine de figurants costumés pour l\u2019occasion et couvrira une bonne part du Vieux-Montréal.Il comprendra une saynète devant le musée Pointe-à-Callière mettant en vedette Jeanne Mance et Paul Chomedey de Maisonneuve, qui raconteront la fondation de Montréal.Puis, la marche se dirigera à nouveau vers la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, où trois autres scènes seront jouées dans le chœur : la Nativité, l\u2019annonce aux bergers et l\u2019arrivée des Mages.« Les costumes ont été offerts par Jean Perron, promoteur de la crèche vivante présentée dans le Vieux-Port de Montréal dans les années 1990, en collaboration avec la Ville, indique la responsable des communications de la chapelle.On est en train de les restaurer.» Enfin, la chapelle accueillera encore une fois cette année la traditionnelle messe de Noël le 24 décembre, à 20 h.MUSÉE MARGUERITE-BOURGEOYS Un festival de chant choral pour les Fêtes Crèche du Bengladesh de Theresa Rebiro (1938) Nous avons regroupé les crèches par continent.Chacune des vitrines, qu\u2019elle soit d\u2019Asie, d\u2019Europe ou d\u2019Océanie, offre des représentations typiques de chaque pays, et des matériaux caractéristiques du lieu où elles sont fabriquées.Chantal Turbide, conservatrice du Musée de l\u2019oratoire Saint-Joseph « » MUSÉE MARGUERITE-BOURGEOYS L\u2019Ensemble Da Capo clôturera les Choralies avec son concert L\u2019esprit incarné. N O Ë L A U M U S É E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 D 3 Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute information sur le contenu, vous pouvez contacter Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahier ou toute autre information au sujet de la publicité, contacter iDmedia@ledevoir.com.Jean-Drapeau EXPOSITION Du 15 novembre 2017 au 7 janvier 2018 Bricolage, jeu de piste, contes, visite du père Noël et plus ! L\u2019exposition haute en couleur D\u2019entrée de jeu accueillera les visiteurs du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) pendant les Fêtes.Ateliers de création, spectacles et cinéma sont aussi au programme.A L I C E M A R I E T T E Collaboration spéciale «La période des Fêtes est un très beau moment pour le MNBAQ, lance Marie-Hé- lène Audet, coordonnatrice à la médiation du musée.Sa situation est absolument fantastique, les plaines d\u2019Abraham enneigées, c\u2019est merveilleux.» La visite promet d\u2019ailleurs d\u2019être riche en découvertes.Tout d\u2019abord, l\u2019exposition D\u2019entrée de jeu, une véritable structure-sculpture, sera présentée dès le 30 novembre prochain.Pensée par l\u2019artiste d\u2019origine argentine José Luis Torres, l\u2019installation prendra place dans la Galerie famille du musée et sera avant tout à hauteur d\u2019enfants.«On veut mettre les tout-petits en contact direct avec la création, avec la démarche d\u2019un artiste professionnel», raconte Mme Audet.« Cela va être un espace dans lequel on se promène, où les enfants peuvent manipuler, toucher », relève la coordonnatrice à la médiation.Habitué au travail in situ, José Luis Torres a d\u2019abord étudié le lieu pour proposer cette exposition.Puis, avec toutes sortes d\u2019objets récupérés, il a confectionné de grandes accumulations.« Des kayaks, des cônes orange de rue, des bacs en plastique, il fait des accumulations d\u2019objets qui vont s\u2019intégrer et s\u2019accrocher à l\u2019architecture », explique Mme Audet.Au sol, des objets fixés sur des plaques roulantes seront à disposition des enfants pour qu\u2019ils puissent les manipuler, les déplacer ou encore les associer.Plus loin, des portes, toujours très colorées, proposent aux jeunes visiteurs de passer d\u2019un endroit à l\u2019autre et de se retrouver sur dif fé- rentes plateformes.«L\u2019artiste s\u2019est inspiré de la cabane de couvertures que l\u2019on faisait quand nous étions petits », raconte Mme Audet.Pour elle, l\u2019ar tiste fait ici une référence directe à l\u2019univers enfantin, dans une proposition mature adaptée.«L\u2019idée de la Galerie famille, c\u2019est vraiment de laisser les enfants découvrir par eux- mêmes », décrit-elle, ajoutant qu\u2019elle souhaite avant tout que les familles s\u2019approprient le lieu.Noël au MNBAQ Du 26 au 30 décembre 2017 et du 1er au 7 janvier 2018, les enfants pourront aussi participer à l\u2019atelier de création À la belle étoile.« L\u2019idée est qu\u2019ils vont utiliser des objets récupérés usuels et simples, comme des pailles ou des pompons, pour faire une accumulation en forme d\u2019étoile, en référence à la période des Fêtes», détaille Mme Audet.Pour lancer sa programmation des Fêtes, le MNBAQ invite le public le dimanche 3 décembre pour une journée de découvertes.Le matin, José Luis Torres sera présent pour rencontrer les visiteurs et, dès 14 h, l\u2019Orchestre symphonique de Québec (OSQ) donnera un concert de Noël gratuit.En prélude, l\u2019OSQ proposera un « zoo musical », moment au cours duquel les musiciens sont disponibles avec leurs instruments pour rencontrer le public et l\u2019inviter à essayer le violon, le hautbois ou encore le trombone.« C\u2019est un moment féerique, car c\u2019est l\u2019ensemble de l\u2019orchestre, donc près de 70 musiciens, qui sont là pour faire le concert de Noël, explique Mme Audet.C\u2019est une belle journée bien remplie pour lancer toutes nos festivités ! » Une multitude d\u2019activités En outre, pendant toute la période des Fêtes, le public peut encore admirer les œu- vres de l\u2019exposition Mitchell/Riopelle.Un couple dans la démesure.De plus, l\u2019animation littéraire Riopelle racontée aux enfants sera proposée aux 6 ans et plus du 29 au 31 décembre et du 5 au 7 janvier à 10 h 30.Par ailleurs, le Théâtre du Gros mécano sera en résidence au musée.En collaboration avec un festival italien pour enfants, la troupe viendra présenter son travail de création.«L\u2019intérêt est vraiment la rencontre avec les créateurs et la cocréation avec les enfants », décrit Mme Au- det.Les portes sont grandes ouvertes, les enfants peuvent venir discuter avec les artistes.En attendant les vacances de Noël, le MNBAQ proposera une activité spéciale les dimanches.Le 10 décembre, il invite les familles à la projection du premier film d\u2019animation québécois Le village enchanté.Le 17 décembre, la Ligue québécoise d\u2019impro BD (LiQIBD) présentera Improvise-moi une BD spécial Noël.Parents et enfants pourront créer, en compagnie des comédiens, dessinateurs et musiciens de la LiQIBD, une histoire aux allures de contes des Fêtes.Le spectacle de Noël, L\u2019arbre de Noël, aura lieu quant à lui le mercredi 27 décembre.MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC Voyage au cœur de la création PHOTOS MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC Les enfants pourront participer à un atelier de création À la belle étoile en récupérant des objets usuels et simples, comme des pailles ou des pompons, pour faire une accumulation en forme d\u2019étoile, en référence à la période des Fêtes, explique Marie-Hélène Audet, coordonnatrice à la médiation du MNBAQ. N O Ë L A U M U S É E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 D 4 Une crèche, un monde Musée de l\u2019Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal www.saint-joseph.org Exposition Musée Stewart en présente deux réalisées par la Québécoise Carole Landreville, dont un père Noël portant une ceinture fléchée et chaussant des raquettes.Pour ajouter à l\u2019ambiance, un château fabriqué par Rudolph Szalasi, un maître allemand de la conception de mobilier miniature, s\u2019anime chaque demi-heure.Certains personnages y tournoient comme s\u2019ils dansaient une valse.Au-delà de l\u2019exposition consacrée au personnage emblématique des Fêtes, l\u2019établissement propose surtout un écrin féerique où passer une matinée ou un après-midi complet en famille.Jusqu\u2019au 7 janvier, l\u2019entrée est gratuite pour les enfants et coûte 5$ pour un adulte.Elle comprend la collection permanente, mais, surtout, une foule d\u2019activités prévues dans l\u2019espace même de l\u2019exposition temporaire.Les dimanches 26 novembre et 3 décembre, les familles pourront venir rencontrer le père Noël à 10 h 30 et à 13 h 30 pour lui donner leur liste de cadeaux.«Le Musée Stewart est au cœur d\u2019un parc et un peu loin du centre-ville, donc on veut que les expositions deviennent une destination », explique Geneviève Lalonde, conseillère aux communications et à l\u2019expérience visiteur au Musée Stewart.Parmi les autres activités, des ateliers de bricolage aident les enfants à confectionner une guirlande de Noël pouvant être suspendue près de la fenêtre.À 11h et à 13h, la lecture d\u2019un conte des Fêtes se déroule devant le public présent, tandis qu\u2019un espace de lecture, avec des bancs, donne en tout temps aux enfants un accès à plusieurs livres, que leurs parents peuvent aussi utiliser pour leur raconter une histoire.Un écran présente en boucle trois courts métrages d\u2019animation des Fêtes.Tout au long de l\u2019exposition, un jeu de piste, destiné aux enfants entre 3 et 10 ans, les invite à toucher et à reconnaître les matériaux utilisés dans la conception des figurines, comme la pomme de pin, le cuir, le bouleau et les différentes fourrures d\u2019origine animale.«Ça permet de les mettre en contact avec l\u2019artisanat et les matières premières avec lesquelles les artisans ont travaillé», souligne Mme Lalonde.Un autre jeu les convie à dénombrer la présence de symboles dans des photos géantes, affichées le long des murs, illustrant des scènes hivernales d\u2019époque, à Montréal, trouvées dans les archives du Musée McCord.À cela s\u2019ajoute, si la météo se montre favorable, le cadre enchanteur de l\u2019île Sainte-Hé- lène à l\u2019extérieur du musée.«Quand il y a une belle neige à l\u2019extérieur, ça rend la traversée, de la station de métro Jean- Drapeau jusqu\u2019au musée, bucolique, dit Mme La- londe.Les enfants et les parents aiment se promener autour.On se sent enveloppé.Même s\u2019il n\u2019y a pas de piste de ski de fond ou de raquette, on se sent entouré de nature et prêt à célébrer Noël.» SUITE DE LA PAGE D 1 NOËL MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Place à l\u2019histoire et à la photographie! M A R I LY S E H A M E L I N Collaboration spéciale D\u2019 abord, le traditionnel sapin baumier géant fera son retour au musée cette année.L\u2019arbre de Noël naturel de près de 11 mètres de haut et de 7 mètres de diamètre, en provenance des Cantons-de-l\u2019Est, ornera le Grand Hall pendant toute la période des Fêtes.« Les enfants adorent se prendre en photo devant le sapin illuminé et décoré avec des boules géantes », explique Josée-Britanie Mallet, agente principale aux relations publiques et médiatiques du musée.De plus, un atelier gratuit intitulé Artissimo \u2013 Spirales de perles décoratives se tiendra du mardi 26 au dimanche 31 décembre, toujours dans le Grand Hall.Les jeunes pourront admirer les œuvres des autres et en créer eux-mêmes.Autre attraction ludique, l\u2019installation Canadassimo [Dépanneur] du collectif québécois BGL \u2014 bien connu pour son humour \u2014, qui reproduit l\u2019intérieur d\u2019un dépanneur québécois.Cette œuvre immersive ayant été présentée à Venise dans le cadre de la biennale en 2015 a tout ce qu\u2019il faut pour surprendre et amuser les enfants.Ruée vers l\u2019or Mais venons-en aux faits : les petits et grands amateurs d\u2019histoire et de photographie seront bien servis au MBAC durant le temps des Fêtes grâce aux cinq expositions présentées, qui les font voyager dans le temps et l\u2019imaginaire.Parmi ces expositions, une retient particulièrement l\u2019attention : Or et argent.Images et imaginaires de la ruée vers l\u2019or.Organisée par l\u2019Institut canadien de la photographie en partenariat avec Bibliothèque et Archives Canada, elle présente des clichés de la collection Origines de la photographie en provenance de l\u2019organisation Archive of Modern Conflict.L\u2019exposition présente plus de 150 images, en grande partie inédites, qui racontent « les espoirs, les rêves et les illusions de toute une génération de pionniers lors des deux grandes ruées vers l\u2019or de l\u2019Amérique du Nord, explique Josée-Britanie Mallet.D\u2019abord celle qui commence en 1849 en Californie, puis celle qui lui succéda, à partir de 1896, au Klondike, et qui mènera à la fondation du Territoire du Yukon ».On pourrait dire que, côté technologie, les premiers artisans du daguerréotype, puis de la photographie, sont les équivalents des early adopter d\u2019aujourd\u2019hui.« Ils étaient jeunes et audacieux, indique Mme Mallet.Grâce à eux, on a des daguerréotypes de qualité exceptionnelle et des photos extrêmement bien conservées, car ils ont utilisé de l\u2019or plutôt que le procédé argentique, moins durable.» James Wilson Morrice superstar Le MBAC présente aussi une exposition sur James Wilson Morrice.James qui ?Rien de moins qu\u2019un des plus grands peintres modernistes canadiens ! « Né à Montréal, le peintre a vécu en Europe, où il a notamment côtoyé les impressionnistes, indique Mme Mallet.Il a été le premier artiste canadien à jouir d\u2019une reconnaissance enviable sur la scène internationale.» Nul n\u2019étant prophète en son pays, l\u2019œuvre du peintre est méconnue des publics canadiens, qui ne sont généralement pas au fait de la carrière exceptionnelle de James Wilson Morrice à l\u2019étranger.Précurseur, Morrice voulait libérer la peinture de son rôle de véhicule de représentation pour en faire un véhicule de sentiments.Il est un « véritable pionnier d\u2019une couleur libérée et éclatante », selon le directeur général du MBAC, Marc Mayer.L\u2019exposition réunit des œu- vres couvrant la période de 1865 à 1924.Faire peau neuve Autre attraction valant le détour au musée : les nouvelles salles d\u2019art canadien et autochtone rénovées, dont l\u2019inauguration a eu lieu un peu plus tôt cette année.Pour ce faire, le musée a bénéficié des services du Studio Adrien Gar- dère, dont les artisans ont travaillé en étroite collaboration avec l\u2019équipe de designers et de conservateurs du musée.Parmi les transformations apportées, on compte l\u2019élargissement de certaines entrées de salles et le décloisonnement d\u2019autres, pour « of frir une perspective visuelle plus large et un parcours plus intuitif », indique Mme Mallet.« De plus, on a dégagé l\u2019accès à des fenêtres donnant vers l\u2019extérieur du musée, qui étaient auparavant cachées, appliqué un vernis au ton plus neutre sur les planchers et, au contraire, des couleurs éclatantes sur les murs, notamment du jaune et du rouge », ajoute-t-elle.« L\u2019art sur notre territoire se pratique depuis des millénaires, rappelle la relationniste du musée, les nouveaux aménagements du Studio Adrien Gardère permettent de faire dialoguer les œuvres d\u2019artistes canadiens d\u2019origine européenne et autochtone.» La visite promet donc d\u2019être encore plus agréable pour ceux qui n\u2019auraient pas visité l\u2019endroit depuis un moment.Quoi de mieux que de profiter du congé des fêtes de fin d\u2019année pour ouvrir les horizons des jeunes en les familiarisant avec l\u2019univers muséal ?Et comme on n\u2019attire pas les mouches avec du vinaigre, au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), on a justement planifié quelques activités pour les jeunes.PHOTOS MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Soundsuit (2015), Nick Cave Hoktemberjan, Armavir (2000), Ursula Schulz-Dornburg La régate (1902-1907), James Wilson Morrice N O Ë L A U M U S É E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 D 5 Les ch ralies 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Champ-de-Mars Rens.: 514 282-8670, poste 221 marguerite-bourgeoys.com/choralies SAMEDIS ET DIMANCHES, 13 H 30 ET 15 H Contribution volontaire 2 DÉCEMBRE 2017 JAZZ POP ET TALONS HAUTS 3 DÉCEMBRE 2017 MODULATION, ENSEMBLE VOCAL FÉMININ 9 DÉCEMBRE 2017 CHORALE AFRIKA INTSHIYETU 10 DÉCEMBRE 2017 LE CHŒUR DU PLATEAU 16 DÉCEMBRE 2017 ENSEMBLE GAÏA 17 DÉCEMBRE 2017 GROUPE VOCAL DIVERSON 23 DÉCEMBRE 2017 CHŒUR DE CHAMBRE DU QUÉBEC C o n c e r t s d e N o ë l 22 DÉCEMBRE 2017, 20 H ENSEMBLE DA CAPO Billets 23 $ En vente à La Vitrine et à la Chapelle www.lavitrine.com Renseignements : 514 285-4545 C o n c e r t d e c l ô t u r e Présentée par Soutenue généreusement par Exposition conçue par le Musée national des beaux-arts du Québecet organisée en partenariat avec le Musée des beaux-arts de l\u2019Ontario, avec l\u2019appui de la Joan Mitchell Foundation et de la Succession Jean Paul Riopelle.Avec la collaboration de Partenaire des activités UN COUPLE DANS LA DÉMESURE DU 12 OCTOBRE 2017 AU 7 JANVIER 2018 MNBAQ.ORG Photo?: Heidi Meister, photographe, Joan Mitchell et Jean-Paul Riopelle dans le séjour de l\u2019atelier-appartement de la rue Frémicourt, Paris, 1963.© Heidi Meister Œuvre représentée : Jean-Paul Riopelle, Pleine Saison, 1954, huile sur toile, 129 x 160 cm.Collection particulière © Succession Jean Paul Riopelle / SODRAC (2017) Les visites du temps des Fêtes au Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MAC) se feront au rythme des célèbres chansons de Leonard Cohen.Pour le plus grand bonheur des petits et des grands.MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Noël au son de Cohen A L I C E M A R I E T T E Collaboration spéciale I\u2019 m Your Man et Hallelujah vont se substituer aux chants traditionnels du temps des Fêtes au MAC.Son exposition d\u2019envergure Leonard Cohen.Une brèche en toute chose sera sans nul doute la vedette du musée cette année.« Dans cette exposition sur Leonard Cohen, ce ne sont pas des œuvres que l\u2019on ne fait que regarder, mais que l\u2019on vit aussi, lance d\u2019entrée de jeu Roxane Dumas-Noël, responsable des relations publiques du musée.Les visiteurs ne sont pas passifs.» L\u2019exposition propose un parcours mariant musiques, récits, documents historiques, performances et immersions dans lequel il est possible de se perdre quelques heures\u2026 Mme Dumas-Noël estime que même les plus jeunes seront séduits par cette installation multidisciplinaire.Ils se prendront au jeu et fredonneront quelques notes du célèbre morceau Hallelujah dans l\u2019installation de Daily tous les jours et pourront aussi profiter d\u2019une expérience en réalité vir tuelle.« Cette exposition, ce n\u2019est peut-être pas la vision classique d\u2019un musée », note la porte-parole.Les visiteurs pourront découvrir les œuvres inédites de la multitude d\u2019artistes locaux et internationaux qui se sont inspirés de l\u2019univers et de l\u2019œuvre de Leonard Cohen.En tout, le MAC présente 20 œuvres de 40 artistes, provenant de 10 pays différents.En outre, pendant le temps des Fêtes, des visites interactives de l\u2019exposition avec un médiateur seront of fertes les 24 et 31 décembre à 13 h30 en anglais et à 15 h en français.«Le médiateur s\u2019adapte toujours au groupe qu\u2019il a devant lui, précise Mme Dumas-Noël.La visite peut donc être différente s\u2019il y a des enfants ou des adolescents par exemple.» Exprimer sa créativité Pour une visite en famille, le MAC proposera son tandem des Fêtes, les 27 et 28 décembre, puis les 3 et 4 janvier 2018 (à 13 h30 et 14 h30).L\u2019activité débute par une visite interactive de l\u2019exposition de 30 minutes.À l\u2019issue de la visite, les participants sont invités à participer à l\u2019atelier de création «Un visage et des mots».Petits et grands pourront y réaliser leurs autoportraits, s\u2019inspirant de ceux de Leonard Cohen.Ils pourront ainsi expérimenter la diversité des approches plastiques de l\u2019artiste et s\u2019inspirer de ses lignes, de ses formes et de ses couleurs.Les dessins pourront aussi être accompagnés de quelques mots poétiques, toujours à la façon de l\u2019artiste.«C\u2019est une très belle activité à faire en famille », commente la porte-parole.Les Moments créatifs, un programme d\u2019activités favorisant l\u2019expression artistique, seront aussi proposés les 28 et 29 novembre et les 5, 6, 12, 13 décembre, ainsi qu\u2019au moment de la nocturne du MAC, le 1er décembre prochain.Ces mêmes activités seront également proposées dans le cadre des Dimanches famille du MAC, le 26 novembre, les 3, 10, 17 décembre et le 7 janvier, à 13 h 30 ou 14 h 30.Mme Dumas-Noël rappelle que ces ateliers s\u2019adressent autant aux enfants (à partir de quatre ans) qu\u2019aux adolescents et aux adultes, peu importe qu\u2019ils soient familiarisés avec l\u2019art contemporain ou non.Il n\u2019est par ailleurs pas nécessaire de réserver.Expositions de la collection Dès le 15 décembre, deux autres expositions composées d\u2019œuvres issues de la collection du Musée ouvriront leurs portes.«Ce sont des expositions qui sont en interaction avec celle de Leonard Cohen», décrit Mme Dumas-Noël.La première, Le regard écoute, rassemble des œuvres «audibles au regard».Après le son ambiant d\u2019Une brèche en toute chose, le MAC invite les visiteurs à une expérience plutôt silencieuse.«Pourtant, le son est très présent, mais il est seulement suggéré», explique la porte-parole.Les photos de l\u2019artiste Pascal Grandmaison montrent par exemple des peaux de tambour dont l\u2019usure est visible.Pour la conception de la deuxième exposition, C\u2019est ainsi qu\u2019entre la lumière, le MAC s\u2019est inspiré de la phrase de Leonard Cohen : « Il y a une brèche en toute chose.C\u2019est ainsi qu\u2019entre la lumière.» Elle présente les œuvres d\u2019une quinzaine d\u2019artistes québécois et canadiens, majoritairement des peintres, qui se sont donc interrogés sur le rôle de la lumière dans leur travail et leur démarche artistique.Pour finir, Mme Dumas-Noël tient à rappeler que les familles sont toujours les bienvenues au MAC et que le temps des Fêtes est un moment idéal pour venir découvrir les expositions et collections.OLD IDEAS LLC Un an après son décès, Leonard Cohen fait l\u2019objet d\u2019une exposition au Musée d\u2019art contemporain de Montréal.Le 26 novembre 1917, la Ligue nationale de hockey (LNH) voit le jour à Montréal.La décision de fonder ce circuit est prise par des propriétaires d\u2019équipes alors réunis à l\u2019hôtel Windsor.Cent ans plus tard, jour pour jour, le musée Pointe-à-Callière inaugurera entre ses murs une exposition consacrée à la passion soulevée par le sport national d\u2019un océan à l\u2019autre, mais plus particulièrement dans la métropole québécoise.MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE Montréal, ville de hockey E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale L e Musée canadien de l\u2019histoire passe la rondelle au musée Pointe-à-Callière.Ce dernier accueillera, du 25 novembre au 11 mars prochain, une exposition sur le hockey conçue par l\u2019établissement de Gatineau, où elle a tenu l\u2019affiche du 10 mars au 9 octobre dernier dans la foulée du 125e anniversaire de la Coupe Stanley.L\u2019essentiel des objets présentés fera le voyage à Montréal, dont le chandail que r evê ta i t Pau l Henderson lorsqu\u2019il a marqué le but victorieux contre l\u2019URSS lors de la Série du siècle de 1972.Une fois de plus, l\u2019exposition racontera les histoires de joueurs de la LNH, de hockey féminin, de hockey-luge et de hockey amateur, en plus de souligner l\u2019influence de ce sport dans la culture du pays.Néanmoins, Pointe-à-Callière y apportera une couleur montréalaise, tirant sur le bleu-blanc-rouge.« On n \u2019 a pas touché au contenu transmis à travers l\u2019exposition présentée à Gati- neau.On a réorchestré leurs thématiques, puis on a surtout ajouté une zone à propos de Montréal », explique Brigitte Lacroix, chargée de projet pour l\u2019exposition Passion : hockey au musée Pointe-à-Cal- lière.Notre volonté était de rendre hommage à cette ville, qui est une ville de hockey.» La métropole québécoise a joué un rôle central dans le développement de ce sport.La première partie de hockey réglementée, codifiée et publici- sée s\u2019est déroulée le 3 mars 1875 au Victoria Skating Rink, situé entre les rues Stanley et Drummond.La Ligue nationale de hockey (LNH) a vu le jour à l\u2019hôtel Windsor, le 26 novembre 1917, lors d\u2019une réunion de propriétaires de clubs.Quant à la coupe Stanley, récompense ultime, elle a été remportée de nombr euses fo is par des équipes montréalaises, dont le Montreal Amateur Athletic Association, les Victorias, les Shamrocks, les Wanderers et les Maroons, sans parler des Canadiens, le club le plus souvent gravé sur le trophée avec ses 24 championnats.Le musée Pointe-à-Callière rappellera les lieux où se joue le sport en ville, de l\u2019amphithéâtre à la ruelle, en passant par la patinoire municipale.Pour garnir les nouvelles sections, il a lancé un appel aux collectionneurs d\u2019ici, après lequel il a reçu près d\u2019une centaine de propositions.Parmi les contributeurs importants, l\u2019ancien joueur des Canadiens Vincent Damphousse a prêté au musée de nombreux objets relatifs à la dernière conquête de la coupe Stanley par l\u2019équipe en 1993.Stéphane Lebeau a fourni la carte de motivation que lui avait remise l\u2019entraîneur Jacques Demers lors de cette même série éliminatoire.Une vitrine sera entièrement consacrée à l\u2019incontournable Maurice Richard.On y trouvera notamment le manuscrit que celui-ci avait lu à la radio pour calmer les partisans après sa suspension en 1955 et l\u2019émeute qu\u2019elle avait engendrée au Forum.Afin de recréer une ambiance survoltée, le musée a enregistré l\u2019organiste Diane Bibaud, un soir de rencontre au Centre Bell, afin d\u2019en faire la trame sonore de ce nouvel espace.« Ce qu\u2019on veut faire vivre au visiteur, c\u2019est [\u2026] la frénésie d\u2019un soir de match », explique Mme Lacroix.Outre les volets abordant Montréal et les grandes rivalités des Canadiens, une mosaïque sera créée à partir de 1200 car tes de hockey de joueurs qui ont arboré le CH depuis les années 1950.Dans le volet culturel, elle affichera une toile de Serge Lemoyne et projettera sur écran géant des extraits de films et de séries télévisées qui ont mis en scène le hockey.Pour le reste, l\u2019établissement montréalais reprendra en grande partie la scénographie élaborée à Gatineau, qui recréait une entrée dans un amphithéâtre.Un décor de vestiaire dévoilera l\u2019évolution de l\u2019équipement et les joueurs derrière ces changements, dont Jacques Plante, le créateur du masque de gardien.De grands exploits de l\u2019équipe canadienne lors de championnats internationaux seront remémorés sur une fausse patinoire, autour de laquelle sera honoré le rôle des entraîneurs, soigneurs, arbitres, journalistes et descripteurs.Dans l\u2019espace sur les médias, il sera possible de commenter soi-même une partie à la manière d\u2019un karaoké, pour ensuite écouter la véritable description télédiffusée au moment de l\u2019événement.«On s\u2019adresse à tous.C\u2019est une exposition familiale», insiste la chargée de projet.Durant la première semaine du mois de janvier, l\u2019établissement muséal ciblera particulièrement cette clientèle : elle organisera tous les jours des ateliers de création de masque, de macaron, de logo, de carte, de figurine ou de biscuits de hockey, compris avec le billet d\u2019entrée.Elle, qui raconte avoir eu la piqûre pour ce sport en écoutant les matchs avec son père lorsqu\u2019elle était jeune, espère que les visiteurs viendront accompagnés de leurs enfants, de leurs parents ou de leurs grands-parents.La tradition continue, comme le clamait le slogan de la défunte Soirée du hockey.COLLECTION LAURENT TÉTRAULT Yvon Lambert, Yvan Cournoyer et Guy Lafleur lèvent bien haut l\u2019objet de leur quête : la coupe Stanley, le 25 mai 1978. N O Ë L A U M U S É E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 8 E T D I M A N C H E 1 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 D 6 MUSÉE MCCORD Il était une fois une immersion au pays des contes C A T H E R I N E G I R O U A R D Collaboration spéciale La fée Carabosse est fu - rieuse.«Le roi Dagobert a oublié de l\u2019inviter au bal qu\u2019il organise pour son anniversaire», raconte Geneviève Larouche, chargée de projet de l\u2019exposition Tohu-bohu au pays des contes.Elle lance alors un mauvais sort et mélange les objets et les éléments des histoires.» La désormais traditionnelle exposition de jouets du Musée McCord, de retour juste à temps pour Noël pour une 8e année, met cette année en scène cinq contes de fées de façon ludique et immersive.À travers les univers du Petit Chaperon rouge, de Hansel et Gretel, de Jacques et le haricot magique, de La Petite Sirène et de Cendrillon, les visiteurs devront conjurer le sort de la méchante fée Carabosse en retrouvant les 10 objets égarés.Pour les 3 ans\u2026 à 98 ans «On dit que l\u2019exposition est pour les 3 à 9 ans, mais c\u2019est plus pour les 3 à 98 ans!», dit en riant Guislaine Lemay, conservatrice, Ethnologie et archéologie, et conservatrice par intérim, Arts décoratifs, qui a conçu et élaboré le scénario de l\u2019exposition avec la chargée de projet Geneviève Larouche.L\u2019exposi- t ion fera naî tre de beaux échanges entre les parents, les grands-parents et les enfants.» Les deux créatrices de l\u2019exposition ont hâte de voir les enfants s\u2019émer veiller en découvrant les décors inspirés des contes européens, à l\u2019aspect scandinave, dans lesquels ils pourront physiquement entrer \u2014 la maison de la sorcière de Hansel et Gretel a été construite à leur échelle, ainsi que le carrosse de Cendrillon, par exemple.« Ils devront mettre à profit leur sens de l\u2019observation pour trouver les objets perdus », explique Mme Larouche.Pour récompenser leurs ef- for ts, la visite se terminera dans la bibliothèque enchantée, où ils pourront plonger dans l\u2019univers de plusieurs autres contes d\u2019ici et d\u2019ailleurs.« Nous avons dû choisir cinq contes, mais nous voulions montrer aux enfants qu\u2019il y en a plusieurs autres à découvrir, ils pourront continuer à s\u2019amuser un bon moment dans la bibliothèque enchantée », continue la chargée de projet.«On offre aussi des stations d\u2019activités dif férentes à l\u2019intérieur du parcours en lien avec les thématiques», ajoute Guis- laine Lemay.La conservatrice parle alors d\u2019un jeu de quilles- animaux, d\u2019un odorama à la maison de la sorcière, où les enfants devront associer la bonne odeur à la bonne fleur, d\u2019un jeu de mémoire utilisant des coquillages dans l\u2019univers d\u2019Ariel, d\u2019un costumier ou encore de grands blocs en mousse dans la salle de bal de Cendrillon avec lesquels les enfants pourront construire leur propre château.« Il y a de quoi s\u2019amuser un bon moment!», affirme la chargée de projet, qui parle aussi de l\u2019heure du conte et de nombreuses activités spéciales qui s\u2019ajoutent à l\u2019exposition, offertes les fins de semaine, pendant la période des Fêtes et la relâche scolaire.150 objets décoratifs intégrés Les plus grands pourront quant à eux en apprendre sur l\u2019histoire des contes et des grands auteurs, comme Grimm, Perrault et Andersen, dans des textes placés ici et là à travers l\u2019exposition, ainsi que sur plusieurs artistes d\u2019arts décoratifs.« Environ 150 jouets et objets d\u2019arts décoratifs de la collection du musée ont été intégrés dans l \u2019 expos i t ion » , f a i t va lo i r l a conservatrice.Des oiseaux de l\u2019artisan Yvan Coté colorent par exemple la forêt enchantée du Petit Chaperon rouge, alors qu\u2019une ancienne horloge d\u2019une église de Griffintown décore la salle de bal de Cendrillon.« Les expositions de jouets marchent toujours très bien, elles viennent combler certaines lacunes en ville par rapport à l\u2019of fre d\u2019activités familiales, conclut Guislaine Lemay.C\u2019est aussi un bon moyen pour nous de commencer à former des gens qui continueront à nous visiter.On veut leur montrer que les musées ne sont pas juste des zones poussiéreuses où on place des objets.» Rien ne va plus au pays des contes: le Petit Chaperon rouge a perdu son panier, Cendrillon a perdu son prince et son soulier de verre, la Petite Sirène ne trouve plus son ami le poisson\u2026 Dès le 19 novembre, petits et grands pourront les aider à tout retrouver, au Musée McCord, dans la nouvelle exposition de jouets Tohu-bohu au pays des contes.PHOTOS MUSÉE MCCORD Poupée King Little (1939) Poupée Prince charmant (1952-1953) Poupée Cendrillon (1952-1953) MUSÉE MCCORD Cheval de carrousel (1900-1950) "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.