Le devoir, 15 août 2018, Cahier A
[" INDEX Avis légaux.A4 Carrières .B4 Culture .B1 Décès .B6 Économie.B3 Éditorial.A6 Grille TV.B2 Idées.A7 Météo.B7 Monde .B7 Mots croisés .B7 Petites annonces .B6 Sports.B6 Sudoku .B7 CULTURE Festival international de la chanson de Granby : que la fête commence, malgré tout B 1 ACTUALITÉS L\u2019évasion fiscale a aussi un coût environnemental A 8 L\u2019Italie était sous le choc mardi après l\u2019effondrement d\u2019un viaduc autoroutier très fréquenté et connu pour ses problèmes récurrents à Gênes, dans le nord du pays, qui a précipité dans le vide des dizaines de véhicules et leurs occupants, une chute de 45 mètres.La tragédie est survenue en fin de matinée, sous une pluie battante.Le pont dit Morandi, du nom de son concepteur, s\u2019est effondré sur plus de 200 mètres, entraînant une trentaine de voitures et plusieurs poids lourds.En fin de journée, les autorités ont confirmé qu\u2019une trentaine de personnes avaient perdu la vie et qu\u2019il y avait beaucoup de blessés graves.Il s\u2019agit de l\u2019effondrement de pont le plus meurtrier en Europe depuis 2001.VALERY HACHE AGENCE FRANCE-PRESSE Un viaduc s\u2019effondre en Italie TRANSPORT La mobilité est meilleure à Québec qu\u2019à Gatineau ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR KARL RETTINO-PARAZELLI LE DEVOIR Les pièces se mettent en place sur l\u2019échiquier politique à l\u2019approche de la campagne électorale provinciale, et certaines d\u2019entre elles ont changé de teinte de bleu.D\u2019anciens députés, candidats ou conseillers du Parti québécois (PQ) ont fait savoir au cours des dernières semaines qu\u2019ils défendront désormais les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ).Un changement de camp qui s\u2019explique en partie par les récents sondages, mais aussi par un réalignement probable des forces politiques au Québec, plaide un politologue.Les annonces se sont succédé au cours de l\u2019été.En juin, c\u2019était la présentation de Christine Mitton, une ancienne attachée de presse de Jacques Parizeau et de Louise Harel, comme candidate de la CAQ dans Laval-des- Rapides.Presque au même moment, on apprenait dans Le Soleil que Manuel Dionne, l\u2019ancien attaché de presse de Bernard Drainville, se joignait au cabinet du chef François Legault en tant Le système partisan est-il en train de voler en éclats ?L\u2019élection d\u2019octobre redéfinira l\u2019échiquier politique, estime un politologue AFFAIRES CLASSÉES Témoin du passé Visite au centre d\u2019archives du séminaire Saint-Joseph, à Trois-Rivières CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Dans la collection léguée par Montarville Boucher de la Bruère au centre d\u2019archives du séminaire Saint-Joseph, à Trois-Rivières, on trouve des brouillons d\u2019éditoriaux d\u2019Henri Bourassa.Montarville Boucher de la Bruère, qui a travaillé au Devoir au début du siècle dernier, serait allé les récupérer directement dans la corbeille à papier de l\u2019auguste fondateur de votre journal quotidien.Ils dorment désormais en bonne compagnie à Trois-Rivières, aux côtés de documents signés de Louis XIV, de Fran- çois-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier ou de Charles Baudelaire\u2026 Descendant de Pierre Boucher, qui fut gouverneur de Trois-Rivières et fondateur de Boucherville, Montarville Boucher de la Bruère était donc manifestement collectionneur dans l\u2019âme.Alors que l\u2019avenir de dizaines de centres d\u2019archives privés et agréés du Québec est entre les mains de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, qui décidera de leur financement en octobre prochain, Le Devoir est allé voir les trésors qu\u2019abritent certains d\u2019entre eux.Le paraphe de François 1er, roi de France (1515-1547), fait partie de la collection du centre d\u2019archives du séminaire Saint-Joseph.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR VOIR PAGE A 2 : TÉMOIN VOIR PAGE A 5 : ÉLECTION Alors que le projet d\u2019un troisième lien routier fait son chemin à Québec, c\u2019est désormais une personne sur dix qui met plus de 45 minutes à se rendre au travail matin et soir dans la région.Une statistique en augmentation, mais qui demeure éloignée de la réalité de Gati- neau et de Montréal, où cette proportion dépasse souvent les 20 %.Le gouvernement du Québec dévoilait mardi les cinq parcours à l\u2019étude pour un troisième lien entre Québec et Lévis.À moins de dix jours du déclenchement des élections, la ministre déléguée aux Transports, Véro- nyque Tremblay, a dit vouloir « marquer l\u2019imaginaire » des résidents en présentant ainsi les cinq corridors à l\u2019étude, dont quatre sont à l\u2019est des ponts, et un seul à l\u2019ouest.Des cinq corridors, les libéraux ont demandé que deux soient éliminés d\u2019ici la fin de l\u2019année.Rappelons que les libéraux et la Coalition avenir Québec (CAQ) se sont tous deux engagés à construire un troisième lien.Pour le justifier, les libéraux ont notamment fait valoir mardi que le transport par camion était appelé à croître dans la région et que le nombre de véhicules empruntant les ponts avait augmenté entre 2011 et 2017 (de 154 000 à 159 000).Temps de transit sous la moyenne Pourtant, des données issues du dernier recensement révèlent que le temps des déplacements entre la maison et le travail est moins important qu\u2019on pourrait le croire dans la région.Ainsi, à l\u2019heure actuelle, dans les onze circonscriptions touchées par un éventuel troisième lien, entre 8 et 11 % des gens mettent plus de 45 minutes à se rendre au travail.Les résidents de VOIR PAGE A 3 : MOBILITÉ VOL.CIX NO 183/LE MERCREDI 15 AOÛT 2018/1,30 $ + TAXES = 1,50 $ Le temps de transport entre la maison et le travail a augmenté dans la Vieille Capitale, mais il reste en deçà de ceux enregistrés à Montréal et à Gatineau ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE MERCREDI 15 AOÛT 2018 DIALOGUE JEUNESSE DES CHEFS ÉLECTIONS 2018 RT A P f d e h C SÉ I L A E J C E B É U DU Q L A R É B I I L RT A P u f d e h C D R A L L I OU C PPE I L I PH R I EN V A T I L A O C u p f d e h C A G E L N A R F S I O C É B É U I Q u E S OI Ç N A R -F N E IR A ID L O S C E B É QU i t r a u p f d e h C SÉ S A M N O N A M C E ÉB U Q ON I i t r a LT U IS O Ç s p n o i t s e u x q u a n U .le a ion t a n e h e c r t ua s q e l u N t d u t i t s n \u2019I L s d e n u e s j e r d a s p ée s o n r u o t on c n i s u o v z- e nd e r é t n e s é r p e s r i t r a s p e s d f t M) e N I e ( d n o u M a e v u o e 17 août 2018 L .s n 5 a 8 à 3 e 1 t on r ond ép r s l i ù o le b a ée l b m e s s A \u2019 s à l t n o r v e c e r r i o v De Le , E YL M N A RI B t ec Animé par le dir al é ontr M ul.de M , bo 5 5 4 1 ersit v ni \u2019U de l orium des diplôm udit A de 19 S oir v De eur du 110) st (He Oue v sonneu ai villon Ha dia (pa cor on é C és h 1 h à 2 ll) è e d t n e n v E t d û Co e d t i e s r l u t s n a n e t n i a s m e c a l s p e l 5 $ ( t : 2 e l l i u b a c .c q .m n i M N \u2019I e l ) s ée t i m i t l n o s s Ace Mortgage Corp.ts H ê r n P o i t a r o p r o C s A e r i a c é h t o yp e c et 2 ère 1 hypothèque : ème Depuis 1959 errain \u2013 Développement T Logement multifamilial Industriel Commercial nalys A Prêt \u2013 $ 250,000.00 à $ 15,000,000.00 Participation au capital Participation \u2013 Immeuble à revenu Financement intérimaire (Bridge ?nancing) Prêt \u2013 achat (balance de vente) e et réponse rapide Agent protégé hone Télép A Co : ntact (514) 731-8585 : aron Bloom L\u2019histoire locale est aussi bien représentée TÉMOIN SUITE DE LA PAGE A 1 Il a cédé son fonds d\u2019archives au séminaire de Saint-Joseph en 1934.Celui-ci témoigne de la vie de dix générations de Boucher, en particulier de la branche de la Bruère au Québec.On y trouve notamment la dernière lettre signée par Chevalier de Lorimier, qui attendait alors le jour de sa pendaison en prison.Cette lettre est adressée au père de Montarville Boucher de la Bruère, Pierre Claude Boucher, qui était lui- même un patriote.Un manuel de contredanse du XVIIIe siècle y fait l\u2019objet de recherches internationales.Et ces manuscrits ne forment qu\u2019une infime partie de l\u2019immense collection archivistique du séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, qui compte à elle seule 900 fonds d\u2019archives des plus variés.Christian Lalancette, archiviste attitré de ces collections, nous reçoit dans la grande salle des archives, sous le dôme iconique du vénérable collège privé qui forme les Trifluviens depuis des générations.C\u2019est le prêtre Albert Tessier, qu\u2019on désigne comme le pionnier du cinéma québécois, qui avait reçu en 1918 pour mission de réunir les archives documentaires du séminaire, accumulées depuis 1860.Depuis, les archives du séminaire Saint-Joseph ont pris de l\u2019ampleur et du prestige.Quatre des 900 fonds d\u2019archives réunis ici sont reconnus comme étant des « biens historiques » depuis 1979.Et une petite exposition, dans le hall du séminaire, célèbre les 100 ans du fonds d\u2019archives cette année.Parmi les trésors du centre, on trouve le fonds d\u2019Auguste Désilets, avocat de la région vivant au tournant du XXe siècle, collectionneur d\u2019autographes à ses heures.Ce fonds compte 37 documents iconographiques, dont les plus anciens datent du XVIe siècle.Le plus ancien d\u2019entre tous est un paraphe de François Ier qui date d\u2019avant 1547, mais on trouve aussi les signatures manuscrites de Louis XIV, de l\u2019actrice Sarah Bernhardt, d\u2019Albert Einstein, de Frantz Liszt, de George Sand, de Louis Pasteur, d\u2019Alexandre Dumas, de Charles Baudelaire et d\u2019Abraham Lincoln.Le paraphe de ce dernier est d\u2019ailleurs exposé aux côtés d\u2019une photo de John Wilkes Booth, le tueur qui l\u2019a abattu, un soir de printemps de 1865, au théâtre Ford à Washington.Le nom d\u2019Aaron Hart n\u2019est plus inconnu à Trois-Rivières.L\u2019ancêtre, arrivé à Trois-Rivières à la fin du XIXe siècle, est considéré comme le fondateur de la communauté juive du Canada.D\u2019abord vivandier pour l\u2019armée britannique, Hart s\u2019est rapidement investi dans le commerce des fourrures.Il devint aussi rapidement un important créancier de la région.Dans le fonds de la famille Hart qui se trouve au séminaire, on peut notamment lire une liste des débiteurs atti- kameks, qu\u2019on appelait alors «boules», de Hart.« Voici la liste exacte des Indiens boules qui sont endettés », peut-on lire dans ce document manuscrit.Un homme du nom de Sabitanne doit ainsi 16 castors, 2 loutres et 7 martres.Un autre, du nom de Kiché Nabé, doit 25 castors et 2 loutres.Et le fils de Kiche Nabé doit quant à lui 6 castors.L\u2019historien Marcel Trudel a estimé la collection de la famille Hart « à environ 100 000 pièces groupées en 3000 chemises », lit-on dans le dictionnaire biographique du Canada.Christian La- lancette extrait de l\u2019une de ses chemises le contrat par lequel Aaron Hart fait l\u2019acquisition d\u2019une esclave du nom de Phoebe.Selon ce contrat, écrit en anglais et signé par le marchand, cette femme, ainsi que ses possessions incluant ses vêtements, est vendue par un marchand de Montréal du nom de James Finley, pour la somme de 45 livres, le 7 septembre 1779.Aaron se portera acquéreur de sept seigneuries dans la région.Au moment de la mort d\u2019Aaron Hart, « pas une paroisse à moins de 50 milles à la ronde ne peut se vanter de ne pas avoir au moins un de ses habitants en dette envers Hart », lit-on encore dans le dictionnaire biographique.Le fils d\u2019Aaron Hart, Eze- chiel, qui héritera de la seigneurie de Bécancour, sera le premier député de confession juive élu à la chambre de l\u2019Assemblée du Bas-Canada.es centres d\u2019archives regorgent également d\u2019informations liées à l\u2019histoire locale.Le centre d\u2019archives détient notamment tout le fonds de feu le premier ministre du Québec Maurice Duplessis, qui fut d\u2019ailleurs un élève du séminaire.Le séminaire de Saint-Joseph abrite également le musée Pierre-Boucher.Fondé en 1895, on l\u2019a d\u2019abord appelé le musée des Antiquités et des Curiosités, puis le musée du Séminaire, en enfin le musée Pierre-Boucher en 1934.La collection du séminaire Saint- Joseph, à Trois- Rivières, compte pas moins de 900 fonds d\u2019archives, explique Christian Lalancette.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR FLORENCE SARA G.FERRARIS LE DEVOIR Le vétéran François Ouimet s\u2019est fait écarter de son parti, ce dernier l\u2019ayant invité à « céder sa place pour assurer le renouveau » de la formation politique.Le député défendait pourtant les couleurs du Parti libéral du Québec (PLQ) depuis 1994 dans la circonscription de Marquette, dans l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal.Le PLQ a confirmé au Devoir mardi qu\u2019il avait demandé au député de se retirer.« M.Ouimet a servi pendant de nombreuses années à l\u2019Assemblée nationale pour représenter les citoyennes et les citoyens de Marquette, a indiqué la porte-parole du parti, Catherine Maurice.Compte tenu des circonstances nouvelles, une décision difficile a dû être prise.» Le député affirmait pourtant il y a quelques semaines avoir reçu la garantie du premier ministre, Philippe Couil- lard, qu\u2019il serait candidat aux élections du 1er octobre.Jusqu\u2019à tout récemment, le site Web du PLQ indiquait que l\u2019investiture du futur candidat libéral dans Marquette devait avoir lieu le 15 août.Au moment où ces lignes étaient écrites, la page était toutefois devenue inaccessible.QUÉBEC 2018 Le libéral François Ouimet écarté par son parti Montmorency et Chauveau sont ceux pour qui c\u2019est le plus long (11,3 et 11,7%).À l\u2019inverse, c\u2019est dans Vanier et Tasche- reau qu\u2019on patiente le moins à l\u2019heure de pointe (6,5 et 6,7 %).Or c\u2019est bien en deçà de la moyenne québécoise, qui s\u2019élève à 18 %.On s\u2019en doute : la moyenne est tirée vers le haut par la métropole.Dans la plupart des circonscriptions de Montréal et sa couronne, entre 20 et 25 % des gens mettent 45 minutes à se rendre au boulot matin et soir.Dans La Fontaine, au nord de l\u2019île, on parle même d\u2019une personne sur trois (36,9 %).Ailleurs au Québec, la durée de déplacement est également plus longue à Gatineau, avec 21,9 % des travailleurs qui passent la barre des 45 minutes.Outre la durée de déplacement, Statistique Canada montre aussi à quels endroits les gens partent le plus tôt pour aller travailler ainsi que la proportion de travailleurs qui voyagent en voiture.Ainsi, une personne sur quatre au Québec quitte son foyer avant 7h le matin pour aller travailler.Dans la région de Québec, on dépasse la moyenne dans certains secteurs (Chauveau, La Peltrie, Montmorency), mais on se situe loin en dessous dans d\u2019autres, comme Jean-Ta- lon, avec 11%, et Vanier, avec 12%.Pour ce qui est de la proportion des gens qui conduisent pour aller travailler, huit des onze circonscriptions de la région de la capitale dépassent la moyenne québécoise de 74,6 %.À nouveau, c\u2019est dans Chauveau, Chutes- de-la-Chaudière et La Peltrie que la proportion de conducteurs est la plus forte, avec plus de 85 %.Une statistique toutefois surpassée par celles de Du- buc, Maskinongé, Rousseau et Prévost, où on dépasse la barre des 90 %.Le projet de troisième lien vise notamment à réduire la congestion automobile aux heures de pointe, mais certains de ses partisans plaident aussi qu\u2019il pourrait constituer un formidable outil de développement économique.Réduire la congestion routière Le Bureau de projet du troisième lien Québec-Lévis doit terminer une étude des besoins, suivie d\u2019une étude des solutions qu\u2019il remettra au gouvernement en 2020.Le parti de Philippe Couil- lard prévoit de commencer la construction en 2026.ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE MERCREDI 15 AOÛT 2018 Plus de citoyens de la Vieille Capitale se rendent travailler en voiture qu\u2019en moyenne au Québec MOBILITÉ SUITE DE LA PAGE A 1 GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR La campagne électorale québécoise se déroulera dans un contexte particulier pour l\u2019industrie du sondage : l\u2019organisme qui établissait les règles à respecter pour les firmes a cessé abruptement ses opérations au début du mois.Un vide qui devra vite être comblé, estiment les principaux joueurs.« C\u2019est vraiment l\u2019Association de la recherche et de l\u2019intelligence marketing [ARIM, ou MRIA en anglais] qui établissait les standards dans l\u2019industrie, indique Jean-Marc Léger, président de Léger 360.C\u2019est sûr que sa disparition a un impact.On arrive en élections avec un organisme de contrôle qui n\u2019est plus là.» «Tous les pays développés ont une association de sondeurs, dit pour sa part Claire Durand, sociologue spécialiste des sondages.Ces associations jouent toutes un rôle de régulateur pour s\u2019assurer que n\u2019importe qui ne peut pas se proclamer sondeur.» Elle ajoute que dans une industrie qui vit de grands changements méthodologiques (entre les sondages téléphoniques, menés en ligne ou par appels robotisés, etc.), «les associations de régulation obligent les firmes à beaucoup plus de transparence».L\u2019annonce de la fermeture de l\u2019ARIM s\u2019est faite à la fin juillet, et à la surprise générale de ses membres : ceux-ci ignoraient que l\u2019organisme éprouvait des ennuis financiers importants.« L\u2019association faisait un bon travail sur les standards, la formation et les accréditations », soutient M.Léger.Selon lui, la présence de l\u2019ARIM permettait de vérifier la qualité des questions posées, la traduction de celles-ci, l\u2019échantillonnage, la méthodologie, l\u2019analyse : tout, en gros, pour juger de la valeur d\u2019un sondage.L\u2019ARIM décernait notamment aux firmes une certification « Gold Seal » qui démontrait aux clients et au public le sérieux de l\u2019entreprise impliquée \u2014 il n\u2019était toutefois pas obligatoire d\u2019être membre de l\u2019ARIM pour faire un sondage.C\u2019est aussi auprès de cet organisme que le public pouvait se plaindre au sujet de sondages jugés tendancieux ou non valides.L\u2019ARIM avait d\u2019ailleurs commandé récemment une enquête détaillée au sujet des sondages étonnants de la firme Marketstreet durant les élections municipales de Calgary en 2017: le rapport, jugé « impressionnant » par Claire Durand, faisait quelque 70 pages et soulignait plusieurs failles dans ce cafouillage.Nouvel organisme Les présidents de sept grandes firmes de sondage canadiennes (Léger, Ipsos, Ekos, Environics, Nanos, CRA et CRC) ont réagi à la disparition de l\u2019ARIM en annonçant leur intention de créer rapidement un nouvel organisme de contrôle.« Des mesures immédiates doivent être prises pour soutenir les standards de notre industrie et le processus de certification qui garantit que les sondages menés au Canada » respectent les règles habituelles, avait alors indiqué Don Mills, président de CRA Research Associates.« Ce qui est une mauvaise nouvelle pourrait en devenir une bonne, pense Jean- Marc Léger : nous pourrons établir de nouvelles normes.» L\u2019ARIM regroupait également des chercheurs, qui constatent eux aussi que l\u2019industrie se retrouve aujourd\u2019hui sans « leadership concernant les standards de pratique, l\u2019éthique, les arbitrages ».Ces professionnels se sont regroupés au sein d\u2019un groupe (MRIA Transition Taskforce) en attendant la suite des événements.Les sondeurs perdent leur organisme de régulation Il faudra vite combler le vide, disent les principaux joueurs AMÉLIE DAOUST-BOISVERT LE DEVOIR Casser l\u2019entente pour réduire la rémunération des médecins serait contre- productif, avertit la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).Réagissant aux propos du chef de la Coalition avenir Québec, François Le- gault, qui dit viser une moyenne de 320 000 $ par an par spécialiste, la présidente de la FMSQ a dit ne pas vouloir « sortir la hache de guerre ».Mais si une autre négociation sur l\u2019étalement d\u2019une entente de 2007 devait avoir lieu, tous les autres dossiers d\u2019amélioration de l\u2019accès aux soins pour les patients en pâtiraient, avertit la Dre Diane Francœur.La CAQ estime que les spécialistes québécois gagnent 21,9 % de trop, a précisé le parti dans une réponse écrite, dont 12 % pour le coût de la vie inférieur au Québec et 9,9 % pour un dépassement par rapport aux médecins ontariens.L\u2019impact financier varierait selon les spécialités, mais serait en moyenne de 80 000 $ par an par médecin, estime la CAQ.C\u2019est la FMSQ qui gère la répartition de son enveloppe entre les différentes spécialités.« Quand il y a négo, il ne se passe plus rien, il n\u2019y a plus de collaboration », déplore la Dre Francœur.Selon elle, depuis la signature avec le gouvernement libéral en février dernier, les dossiers avancent rondement, notamment la couverture des régions en matière d\u2019anesthésistes.Depuis deux ans, la rémunération moyenne des médecins spécialistes est stable, comme le démontrent les données du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) compilées par Le Devoir.En moyenne, un médecin spécialiste a gagné 440 953 $ en 2016- 2017, soit environ 2000 $ de moins que l\u2019année précédente.La rémunération brute, avant déduction des frais de cabinet versés par la RAMQ, est de 470 620 $ en moyenne, selon les données publiées lors de la plus récente étude des crédits budgétaires du MSSS.Seuls les médecins gagnant plus de 127 133 $ sont considérés pour ces moyennes, qui ne tiennent pas compte des primes attachées au travail en région éloignée.Financer les CPE François Legault a déclaré qu\u2019il comptait sur une baisse de rémunération des médecins spécialistes pour financer le retour à un tarif unique de 8,05 $ par jour en CPE, advenant son élection.En entrevue avec La Presse, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a dit qu\u2019il souhaitait récupérer un milliard par an.À 320000$, la rémunération moyenne brute des spécialistes serait ramenée environ au niveau de 2008-2009.C\u2019était avant que l\u2019entente sur le rattrapage avec le reste du Canada, négociée en 2007, ait eu un effet notable.Des sommes importantes liées à cette entente doivent encore être versées jusqu\u2019en 2026-2027, un étalement qui a été rendu possible après d\u2019âpres négociations entre Québec et la FMSQ, qui se sont conclues en février dernier.L\u2019entente « régulière » avec la FMSQ se termine en mars 2023.Négocier avant cela, et avant d\u2019avoir en mains l\u2019étude comparative de l\u2019Institut d\u2019information canadien sur la santé (ICIS), serait difficile.La FMSQ confirme que les travaux sont entamés concernant la comparaison entre la rémunération des spécialistes québécois et celle de leurs homologues canadiens.Le tout doit être livré avant la fin de 2019.L\u2019entente de février ne prévoit pas la possibilité d\u2019une majoration à la baisse.Les omnipraticiens, eux, ont gagné en moyenne 252 322 $ en 2016-2017, une somme portée à 307 609 $ annuellement avec les frais de cabinet.Ces moyennes ne tiennent compte que des médecins qui gagnent au moins 95 479 $ par an.Ce sont toujours les radiologistes qui sont les mieux rémunérés, avec une rémunération brute moyenne (incluant des frais de cabinet de près de 140 000 $ par an) de 715 550 $.Seuls les obstétriciens-gynécologues ont encaissé une baisse de leur rémunération moyenne ces dernières années.Cela est attribuable à la suspension du programme public de procréation assistée, confirme la FMSQ.SANTÉ Médecins spécialistes : Francœur sert un avertissement à Legault Casser l\u2019entente serait contre-productif, affirme la présidente de la FMSQ François Legault dit viser une rémunération moyenne de 320 000 $ par an par spécialiste.PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE VERS LES ÉLECTIONS «Ça peut sembler long, mais contrairement à ce que certains vous promettent, cet échéancier est optimiste et réaliste», a déclaré Mme Tremblay en parlantd\u2019un projet «colossal».Or pour la Coalition avenir Québec, ça ne va pas assez vite.« 2026, c\u2019est dans trois élections.C\u2019est vraiment le festival du n\u2019importe quoi », a réagi en fin de journée le député de Lévis, François Paradis.« C\u2019est la démonstration que dans ce dossier-là, il n\u2019y a pas de volonté politique.» Rappelons que la CAQ s\u2019est engagée à commencer la construction de l\u2019ouvrage d\u2019ici quatre ans.Quant au Parti québécois et à Québec solidaire, ils ne voient pas la nécessité d\u2019un tel projet.Québec solidaire y voit un projet « passéiste » et « digne du XIXe siècle », alors que le Parti québécois estime qu\u2019il est prématuré d\u2019appuyer le projet avant que des études aient évalué sa pertinence.En plus du troisième lien, divers projets sont en préparation pour faciliter la circulation, dont l\u2019élargissement des autoroutes Laurentienne et Henri-IV ainsi que le projet de tramway piloté par le maire de Québec, Régis Labeaume.Avec La Presse canadienne On arrive en élections avec un organisme de contrôle qui n\u2019est plus là JEAN-MARC LÉGER » Dans la plupart des circonscriptions de Montréal et sa couronne, entre 20 et 25 % des gens mettent 45 minutes à se rendre au boulot matin et soir LEDEVOIR // LE MERCREDI 15 AOÛT 2018 A 4 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES LA SUITE DES AVIS SE TROUVE EN PAGE B 3 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Par les présentes, avis est donné qu\u2019à la suite du décès de monsieur Yves Trudeau survenu le 18 décembre 2017, en son vivant domicilié au 5429, avenue Durocher, Montréal, arrondissement d\u2019Outremont (Québec), H2V 3X9, un inventaire des biens du défunt a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au cabinet d\u2019avocats Legault Joly Thiffault, s.e.n.c.r.l., au 380, rue Saint-Antoine Ouest, bureau 7100, Montréal (Québec), H2Y 3X7.Donné ce 13 août 2018.Gilles Trudeau, liquidateur de la succession et fiduciaire de la Fiducie testamentaire Huguette Lefebvre, héritière, et Andrée Savard, fiduciaire de la Fiducie testamentaire Huguette Lefeb- vre, héritière CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No: 500-04-062136-131 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) SALIM HADDOUD Demandeur c.JUDY SOLIS Défenderesse AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Salim Haddoud de vous présenter au greffe du Palais de justice de Montréal du district de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, H2Y 1B6 dans les 40 jours afin de recevoir la présente demande de la demanderesse pour fixation de pension alimentaire pour enfants qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis de présentation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.À Montréal, le 9 août 2018 ANDREI, ZMEU Greffier adjoint Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION Projet de résolution CA18 09 0173 adopté en vertu du règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (RCA02 09007) À toutes les personnes susceptibles d\u2019être intéressées par le projet de résolution CA18 09 0173 afin de permettre l\u2019installation de deux enseignes à une hauteur supérieure à 16 mètres sur le bâtiment portant le numéro 1611, boulevard Crémazie Est - Lot 5 989 133 du cadastre du Québec \u2013 Zone 1507 (dossier 1184039009); AVIS est par les présentes donné : QUE le conseil d\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville, à la suite de l\u2019adoption à sa séance ordinaire du 9 avril 2018 d\u2019un premier projet de résolution portant le numéro CA18 09 0090, tiendra une assemblée publique de consultation le lundi 30 avril 2018 à compter de 19 heures, à la salle du conseil d\u2019arrondissement sise au 555, rue Chabanel Ouest, bureau 600, Montréal, en conformité avec les dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1); QUE la résolution projetée vise à accorder, pour l'immeuble portant le numéro 1611, boulevard Crémazie Est et érigé sur le lot 5 989 133 du cadastre du Québec, l'autorisation d'installer deux enseignes à une hauteur supérieure à 16 mètres à la condition énoncée audit projet de résolution, et ce, malgré les articles 448 et 455 (superficie maximale d'affichage), 458 (hauteur maximale d'une enseigne), 466 (localisation d'une enseigne) et 479 (dispositions applicables à une enseigne installée à une hauteur supérieure à 16 mètres) du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (01-274).QUE le premier projet de résolution CA18 09 0090 vise la zone 1483, le tout tel qu\u2019illustré ci-dessous : QU\u2019au cours de cette assemblée publique, la mairesse d\u2019arrondissement (ou un autre membre du conseil d\u2019arrondissement désigné par elle) expliquera le projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet; QUE ce projet de résolution ne contient pas de disposition propre à une résolution susceptible d\u2019approbation référendaire; QUE ce projet de résolution de même que le plan des zones concernées peuvent être consultés au bureau du secrétaire d\u2019arrondissement, situé au 555, rue Chabanel Ouest, bureau 600, Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30.FAIT à Montréal, le 15 août 2018.Me Sylvie Parent Secrétaire d\u2019arrondissement substitut Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION AVIS PUBLIC est par les présentes donné aux personnes intéressées que le conseil d\u2019arrondissement a adopté à sa séance du 23 juillet 2018, le premier projet de « Règlement modifiant le Règlement concernant le zonage (RCA 40) » (RCA 40-27) et à sa séance du 31 juillet 2018, les premiers projets de « Règlement modifiant le Règlement concernant le zonage (RCA 40) » (RCA 40-28) et de « Règlement modifiant le Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) ».Ces projets feront l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le mardi 4 septembre 2018, à 18 h, à la salle réservée aux séances du conseil, située au 7701, boul.Louis-H.-La Fontaine, conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme.Au cours de cette assemblée, le maire d\u2019arrondissement ou un autre membre du conseil désigné par le maire expliquera les projets de règlements ainsi que les conséquences de leurs adoptions et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.L\u2019objet du règlement RCA 40-27 vise à modifier la grille des spécifications de la zone C-303 (avenue de Chaumont), afin de hausser le nombre maximal d\u2019étages à 4, exiger un minimum de 4 étages sur les terrains d\u2019angles et rehausser les coefficients d\u2019occupation du sol afin qu\u2019il soit adapté aux nouvelles dispositions relatives aux hauteurs.Ce projet contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.Il vise la zone C-303, telle qu\u2019illustrée au plan ci-dessous.L\u2019objet du Règlement modifiant le Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) vise à créer un nouveau secteur de densité au Plan d\u2019urbanisme à même le secteur 02-04 existant, autour de l'avenue de Chaumont, afin de fixer à 4 quatre le nombre maximal d\u2019étages autorisé et fixer un taux d\u2019implantation au sol moyen ou élevé pour le secteur.Ce projet n\u2019est pas sujet à approbation référendaire.Voir le croquis ci- dessous.L\u2019objet du règlement RCA 40-28 vise à modifier la définition de « case de stationnement » afin d\u2019apporter des précisions à la notion de véhicule.Ce projet contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.Il vise l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou.Les présents projets de règlements et les illustrations des zones concernées peuvent être consultés à la mairie d\u2019arrondissement située au 7701, boul.Louis-H.-La Fontaine, de 8 h 30 à 16 h 30.Fait à Montréal, arrondissement d\u2019Anjou, le 15 août 2018.Nataliya Horokhovska Secrétaire d\u2019arrondissement substitut Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Avis appel d\u2019intérêt \u2013 Pour des solutions de prise en charge de plateforme applicative sur Ordinateur central Avis d\u2019appel d\u2019intérêt : 18-00007 Date d\u2019ouverture : Le jeudi 30 août 2018 Renseignements : Bernard Boucher, agent d\u2019approvisionnement II : 514 872-5290 Documents : Les documents relatifs à cet avis d\u2019appel d\u2019intérêt seront disponibles à compter du 15 août 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par cet avis d\u2019appel d\u2019intérêt peuvent se procurer les documents en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les réponses doivent être placées dans une enveloppe cachetée et reçues, avant 11 h 30 à la date ci-haut mentionnée au Service de l\u2019approvisionnement de la Ville de Montréal à l\u2019attention de Marc-André Deshaies au 255, boulevard Crémazie Est, 4e étage, bureau 400, Montréal (Québec) H2M 1L5 Fait à Montréal, le 15 août 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019intérêt public Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13h30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 18-17171 Descriptif : A59- entretien ménager pour les bureaux administratifs des travaux publics au 2140, avenue Madison (2e et 3e étage) Date d\u2019ouverture : Le mardi 4 septembre 2018 Dépôt de garantie : 5000$ (cautionnement et/ ou chèque visé) Renseignements : Francesca Raby, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-4907 Visite obligatoire : Oui Appel d\u2019offres : 18-17172 Descriptif : A86-Entretien préventif, appels de service et réparations des portes de garage des édi?ces municipaux Date d\u2019ouverture : Le jeudi 6 septembre 2018 Dépôt de garantie : 2 % (cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Francesca Raby, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-4907 Visite obligatoire :Non Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 18-16385 Descriptif : Programme d\u2019assurance collective employés actifs et retraités pour l\u2019assurance en cas de décès et mutilations accidentels Date d\u2019ouverture : Le jeudi 27 septembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements :Yves Belleville, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5298 Visite obligatoire :Non Appel d\u2019offres :18-17109 Descriptif : Services professionnels pour la réalisation d\u2019études de faisabilité et d\u2019un avant-projet préliminaire (APP) pour la phase 2 de la rue Ste-Catherine Ouest entre les rues Mans?eld et Bishop Date d\u2019ouverture : Le mardi 18 septembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Louise Venne, agent d\u2019approvisionnement : 514 868-5944 Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres :18-17233 Descriptif : Services professionnels conseiller en ergonomie Date d\u2019ouverture : Le mardi 4 septembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Eddy Dutelly, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5359 Visite obligatoire : Non Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 15 août 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 15 août 2018 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat RÉSEAU DE TRANSPORT MÉTROPOLITAIN Le Réseau de transport métropolitain (« exo ») demande des soumissions pour les biens ou services, ou l\u2019exécution des travaux, suivants : Aménagement d\u2019une piste cyclable et travaux connexes à la Gare Mont-Saint-Hilaire Numéro : 1001693 Les documents et conditions de la présente demande sont diffusés par le site internet du système électronique d\u2019appel d\u2019offres, à l\u2019adresse : www.seao.ca Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège de exo, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26e étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, durant les heures d\u2019ouverture de celui-ci, AU PLUS TARD LE 04 SEPTEMBRE 2018 à 14h30, heure légale.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Exo ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Avis donné à Montréal, Québec, par : Erin Geldard Directrice exécutive \u2013 Approvisionnement et Gestion immobilière RÉSEAU DE TRANSPORT MÉTROPOLITAIN Le Réseau de transport métropolitain (« exo ») demande des soumissions pour les biens ou services, ou l\u2019exécution des travaux, suivants : Ligne téléphonique et plateforme web de signalement en matière éthique Numéro : 1001699 * Le présent avis remplace l\u2019avis d\u2019appel d\u2019offres publié le 10 août 2018 et portant le même numéro.Les documents et conditions de la présente demande sont diffusés par le site internet du système électronique d\u2019appel d\u2019offres, à l\u2019adresse : www.seao.ca Cet appel d\u2019offres est régi notamment par les articles 99.0.1 à 99.0.8 de la Loi sur les sociétés de transport en commun (RLRQ, c.S-30.01), lesquels prévoient que l\u2019ouverture des soumissions soit suivie de discussions, individuellement avec chacun des soumissionnaires, destinées à préciser le projet sur le plan technique ou ?nancier et à permettre à ceux-ci de soumettre une soumission ?nale a?n de tenir compte du résultat des discussions.Seront seules admises à répondre à une demande de soumissions ?nales, les personnes ayant déposé une soumission en réponse au présent appel d\u2019offres, et ayant pris part aux discussions subséquentes tenues par exo.Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège de exo, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26e étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, durant les heures d\u2019ouverture de celui-ci, AU PLUS TARD LE 04 SEPTEMBRE 2018 à 14h00, heure légale.Exo ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Avis donné à Montréal, Québec, par : Erin Geldard Directrice exécutive \u2013 Approvisionnement et Gestion immobilière Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DIVISION AMÉNAGEMENT DES PARCS \u2013 ACTIFS IMMOBILIERS Travaux de réhabilitation de l\u2019enveloppe verticale du bâtiment /Centre communautaire et bibliothèque interculturels de la Côte-des-Neiges Soumission CDN-NDG-17-AOP-DAI-022 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le 3 octobre 2018, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Dé- carie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.Renseignements : Brigitte Lemay, Gestionnaire immobilier Téléphone : (514) 872-4140 Courriel : bb.lemay@ville.montreal.qc.ca Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 15 août 2018.Des visites des lieux individuelles obligatoires auront lieu les 5, 6, 7 et 10 septembre 2018.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette ?n dans une enveloppe cachetée, clairement identi?ée, et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 15 août 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis de Liquidation de 92906 Canada Inc.Le 27 juin 2018, la Chambre commerciale de la Cour supérieure du Québec a rendu un jugement (le « Jugement ») : (a) ordonnant la liquidation de 92906 Canada Inc.(la « Société »), conformément aux dispositions du Jugement et des dispositions pertinentes de la ; et (b) nommant Richter Groupe Conseil Inc.(le « Liquidateur »), en tant que liquidateur de la Société.Une copie du Jugement est disponible sur le site web de Richter à : www.richter.ca/fr-CA/0-9/92906-Canada-Inc Par le présent avis, toute personne : \u2022 endettée envers la Société, est tenue de rendre des comptes et de payer au Liquidateur tout montant dû à la Société au plus tard le dixième jour suivant la publication du présent avis (la « Date limite ») selon les coordonnées du Liquidateur indiquées ci-dessous, par chèque certifié ou virement bancaire à l\u2019ordre de « Richter Groupe Conseil Inc., en fiducie » ; \u2022 qui possède des biens de la Société, est tenue de remettre ces biens au Liquidateur au plus tard à la Date limite, aux bureaux du Liquidateur, situés à l\u2019adresse indiquée ci-dessous ou à tout autre endroit déterminé par le Liquidateur; et \u2022 qui a une réclamation contre la Société, qu\u2019elle soit liquidée, non liquidée, future ou éventuelle, est tenue d\u2019en transmettre les détails par écrit au Liquidateur au plus tard 2 mois après la première publication du présent avis.Daté à Montréal, en la province de Québec, le 8 août 2018.Richter Groupe Conseil Inc.En sa qualité de Liquidateur de 92906 Canada Inc.Richter Groupe Conseil Inca/s de Shawn Travitsky 1981 McGill College, 11e étage Montréal (Québec) H3A 0G6 T.514.934.3400 / 1.888.805.1793 Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, le 5 septembre 2018, à la mairie de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension, 405, avenue Ogilvy, bureau 100, Montréal.Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : PRR-18-05 Descriptif : Services professionnels en gestion et surveillance de travaux d\u2019infrastructures de génie civil Date d\u2019ouverture : Le 5 septembre 2018 Documents : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- 6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par SÉAO Renseignements : Mme Marie-Josée Goulet, ing.vsmpe.appelsdoffres.infos.ingenierie@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, chaque soumission doit être placée dans les enveloppes appropriées cachetées et porter l\u2019identification indiquées dans les instructions aux soumissionnaires.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la mairie d\u2019arrondissement, 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le 15 août 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Appel d\u2019offres : 201-167 Descriptif :Aménagement de sentiers autour des bassins Chartier L\u2019ouverture des soumissions qui était prévue pour le 16 août 2018 est reportée au 23 août 2018 avant 11 h à la Direction de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard, au rez-de-chaussée de la mairie d\u2019arrondissement, située au 8400, boulevard Lacordaire, Saint-Léonard (Québec) H1R 3B1.Montréal, le 15 août 2018.La Secrétaire d\u2019arrondissement Guylaine Champoux, avocate Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné 6891985 CANADA INC.que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance et une demande introductive d\u2019instance modif iée.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-245873- 180.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 14 août 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres que directeur adjoint des relations médias.Le mois suivant, c\u2019était au tour de Mar- tyne Prévost, une ancienne candidate péquiste, de retourner sa veste pour porter les couleurs de la CAQ.Puis, début août, l\u2019ex-ministre péquiste Jean-François Simard confirmait qu\u2019il fera partie de l\u2019équipe Legault lors de la prochaine campagne électorale, lui qui avait signé en 2011 le manifeste de fondation de la CAQ, sans représenter le parti depuis.Les mouvements d\u2019un parti à un autre ne sont pas exceptionnels, et le PQ n\u2019a pas le monopole des défections.On n\u2019a qu\u2019à penser aux ministres libéraux Gaétan Barrette et Dominique Anglade, deux anciens caquistes, ou à la candidate caquiste Marguerite Blais, une ancienne ministre libérale.Les nombreux départs d\u2019ex-souverai- nistes vers la CAQ, qui mène actuellement dans les sondages, soulève néanmoins d\u2019intéressantes questions au sujet des forces en présence, note le professeur de science politique de l\u2019Université Laval Éric Montigny.« Éclatement » en vue ?Pendant des décennies, la question de l\u2019indépendance a été au cœur des campagnes électorales provinciales, mais ce ne sera pas le cas cette année, puisque le PQ a décidé de reporter le débat à 2022, fait remarquer le chercheur spécialisé dans l\u2019analyse des partis politiques.« Traditionnellement, ce qui tenait le PQ ensemble, c\u2019était le ciment de la souveraineté.Et comme il y a une érosion de ce ciment, il ne faut pas se surprendre de voir des gens qui se questionnent sur leur orientation politique.» M.Montigny croit que l\u2019absence du clivage « oui-non » et la présence de quatre partis politiques pouvant récolter une part considérable du vote feront du scrutin du 1er octobre une élection déterminante, qui pourrait entraîner un « grand éclatement du système partisan québécois ».« Est-ce que nous sommes dans une période de transition ?Est-ce que le multipartisme va durer?Ou est-ce qu\u2019on va revenir à une configuration avec deux partis plus forts ?Ça va se décider le 1er octobre mais, manifestement, il y a un changement.» À son avis, la montée en puissance de la CAQ, vers qui plusieurs candidats affluent désormais, pourrait faire perdre au PQ son statut de parti dominant, ce qui constituerait un changement structurel rarissime.Selon le politologue, il faudrait remonter à la création du PQ en 1968 ou à la fondation de l\u2019Union nationale en 1935 pour trouver des comparables dans l\u2019histoire politique du Québec.Visions opposées Dans l\u2019immédiat, le PQ préfère se concentrer sur ses propositions, sans évacuer complètement la souveraineté de son discours.« On ne tentera pas d\u2019interpréter les raisons qui amènent des gens vers d\u2019autres formations politiques », répond par courriel l\u2019attachée de presse de l\u2019aile parlementaire du PQ, Valérie Chamula Pellerin, lorsqu\u2019invitée à réagir aux départs récents d\u2019anciens péquistes pour la CAQ.«Cela dit, les candidates et les candidats du Parti québécois sont des gens de conviction.Lors de la campagne électorale, nous allons proposer des solutions crédibles aux Québécois.» « Les souverainistes savent que nous nous sommes engagés à mener le Québec à son indépendance en deux mandats, ajoute-t-elle.François Legault, de son côté, a clairement énoncé son intérêt fédéraliste.Il a même dit que le débat sur la question nationale était clos, alors que cette décision appartient démocratiquement à la population du Québec.Les Québécois feront leur choix!» La CAQ, elle, ne voit pas de problème avec le fait d\u2019accueillir des candidats du PQ, souvent qualifié de « vieux parti », alors qu\u2019elle souhaite incarner le changement.« La CAQ existe depuis six ans et demi.La plupart des gens qui y militent ont donc déjà milité dans un autre parti, que ce soit l\u2019ADQ, le PQ, le PLQ ou encore un parti au fédéral », fait valoir le porte-parole Ewan Sauves, en soulignant que la CAQ est une « véritable coalition ».« Les Québécois ne veulent plus parler de souveraineté, poursuit-il.Ils veulent une équipe qui travaille ensemble pour faire plus et faire mieux pour le Québec d\u2019abord, mais à l\u2019intérieur du Canada.Après 15 années de gouvernement libéral, les électeurs constatent que seule la CAQ répond à leurs vraies préoccupations.» Selon le professeur Montigny, la CAQ est effectivement une coalition, dont le défi sera de faire preuve de cohésion, malgré la diversité des candidats présents autour de la table.« Si des gens se joignent au parti en ne partageant pas les fondements de cette coalition, il peut y avoir des problèmes », note-t-il.LEDEVOIR // LE MERCREDI 15 AOÛT 2018 ACTUALITÉS A 5 Le PQ pourrait perdre son statut de parti dominant ÉLECTIONS SUITE DE LA PAGE A 1 AMÉLI PINEDA LE DEVOIR Bernard Trépanier, celui qui était surnommé « Monsieur 3 % » et qui était devenu une figure importante de la commission Charbonneau, est décédé mardi matin.L\u2019homme de 79 ans, qui était atteint d\u2019un cancer du poumon, a rendu l\u2019âme entouré de ses proches, a confirmé son avocat et ami, Me Daniel Rock.L\u2019état de santé de l\u2019ancien collecteur de fonds d\u2019Union Montréal avait amené le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à déposer en juin dernier un arrêt des procédures pour qu\u2019il n\u2019ait pas à subir deux procès.« Il a vécu ses dernières années de vie du mieux qu\u2019il le pouvait dans les circonstances.Il n\u2019est pas mort malheureux, mais c\u2019est certain qu\u2019il avait un peu d\u2019amertume de voir que beaucoup de gens qu\u2019il avait aidés ne lui adressaient même plus la parole », a confié Me Rock.Rappelons que M.Trépanier avait été arrêté en mai 2012 par l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) en même temps que l\u2019ancien numéro 2 de la Ville de Montréal, Frank Zam- pino, et l\u2019entrepreneur Paolo Catania relativement au dossier du Faubourg Contrecœur.Ses six coaccusés ont été acquittés en mai dernier par le juge Yvan Poulin.Dans son jugement, le juge Poulin avait d\u2019ailleurs consacré deux pages au rôle de Bernard Trépanier dans le scandale du Faubourg Contrecœur et avait laissé entendre que la cause de l\u2019ancien grand argentier d\u2019Union Montréal aurait connu le même dénouement.« En définitive, le rôle que veut prêter le ministère public à Bernard Tré- panier dans le développement du site Contrecœur n\u2019a pas été prouvé », avait écrit le juge dans sa décision étoffée de 88 pages.M.Trépanier avait aussi été arrêté en septembre 2017.Il était cette fois accusé d\u2019avoir participé à un système de partage de contrats à la Ville de Montréal, entre 2001 et 2009, tout comme cinq autres individus, dont Frank Zampino.Rien à ajouter Depuis son passage devant la commission Charbonneau en mars 2013, M.Trépanier avait déjà dit tout ce qu\u2019il avait à déclarer sur la question, selon Me Rock.« Il n\u2019avait rien à ajouter.Il avait dit ce qu\u2019il avait à dire », a souligné son avocat.Rappelons que M.Trépanier avait avoué qu\u2019il retournait l\u2019ascenseur aux firmes qui avaient donné un coup de main à Union Montréal.« J\u2019essayais de donner de l\u2019ouvrage à ceux qui avaient contribué au parti, avait-il expliqué devant la juge France Charbonneau.J\u2019essayais de répartir ça égal.» En matière de collusion, il estimait que c\u2019était sans doute le seul reproche qu\u2019on pouvait lui adresser.Son témoignage avait aussi été marqué par une déclaration colorée au sujet de son amitié avec Frank Zampino, qui était aussi maire de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard.«Un chum, c\u2019est un chum», avait-il lâché lorsque questionné pour savoir s\u2019il avait été rémunéré pour l\u2019aide offerte à M.Zampino.« Je n\u2019ai jamais rien demandé à M.Zampino à Saint-Léonard.» Bernard Trépanier, surnommé « Monsieur 3 % », est décédé HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Les débats au congrès bisannuel du Parti conservateur (PC), la semaine prochaine à Halifax, risquent d\u2019être passionnés.Les militants reviendront à la charge pour inscrire dans le programme de la formation leur opposition à l\u2019avortement.Ils proposeront de s\u2019opposer à un élargissement de l\u2019aide médicale à mourir, s\u2019attaqueront aux pronoms inventés pour désigner les personnes transgenres et remettront en question certains acquis syndicaux.Soixante-seize résolutions seront débattues au congrès lors de séances ouvertes aux médias \u2014 une première pour les conservateurs.Deux d\u2019entre elles proposent de biffer du programme du parti l\u2019engagement de ne pas présenter de loi sur l\u2019avortement et de remplacer ce passage par la reconnaissance que « la protection de la vie d\u2019un enfant à naître est un objectif législatif tout à fait valable ».Une troisième résolution propose que l\u2019avortement soit « explicitement exclu » de l\u2019aide internationale du Canada.En 2010, le gouvernement de Stephen Harper, hôte du Sommet du G8, avait créé la controverse en décidant que son initiative phare sur la santé maternelle exclurait les interruptions volontaires de grossesse.Des militants de la Saskatchewan demanderont que le PC s\u2019oppose à l\u2019élargissement de l\u2019aide médicale à mourir aux mineurs, aux personnes atteintes d\u2019une maladie mentale et aux personnes ayant signifié leur désir de mourir mais devenues inaptes par la suite.Ce débat reviendra à l\u2019ordre du jour sous peu, car ces trois cas de figure avaient été écartés de la loi adoptée en 2016.Le gouvernement a commandé des consultations sur le sujet dont les résultats doivent être publiés en décembre.Pronoms transgenres Les conservateurs semblent par ailleurs bien mal tolérer la montée d\u2019une certaine gauche militante voulant « dé- genrer » la langue ou interdire les discours contraires aux siens.Une des résolutions qui seront débattues à Halifax clame que « toute forme de discours forcé est une violation de la Charte des droits et libertés ».Une autre résolution propose d\u2019abroger la loi ayant ajouté « l\u2019identité ou OTTAWA Avortement, liberté d\u2019expression et bilinguisme au menu conservateur l\u2019expression de genre » aux motifs interdits de discrimination.Les militants ontariens à l\u2019origine de cette résolution estiment que cette mesure législative, adoptée l\u2019an dernier, « oblige les Canadiens à utiliser les pronoms [inventés] iel et ille ».Ces mêmes militants proposent de retirer les subventions fédérales aux universités qui ne défendraient pas la liberté d\u2019expression sur leur campus.Des militants de la Nouvelle-Écosse proposent d\u2019inscrire dans le programme conservateur que les juges nommés à la Cour suprême « doivent parler, lire et écrire couramment le français et l\u2019anglais ».Si la résolution était adoptée, elle constituerait un revirement majeur pour le PC, qui s\u2019est toujours opposé au bilinguisme obligatoire des juges au nom de la préséance devant être accordée à la compétence.M.Harper avait d\u2019ailleurs nommé deux juges unilingues, Marshall Roth- stein et Michael Moldaver.Enfin, des militants de Lac-Saint- Louis semblent s\u2019inspirer des débats faisant rage aux États-Unis en proposant que les syndiqués aient le droit de ne pas payer la part de leurs cotisations syndicales qui n\u2019est pas « directement utilisée pour la négociation collective ou les avantages des travailleurs ».Bernard Trépanier avait été arrêté en mai 2012 par l\u2019UPAC relativement au dossier du Faubourg Contrecœur.JACQUES NADEAU LE DEVOIR « Un chum, c\u2019est un chum », avait-il lâché lorsque questionné à la commission Charbon- neau pour savoir s\u2019il avait été rémunéré pour l\u2019aide offerte à Frank Zampino Une résolution propose que l\u2019avortement soit « explicitement exclu » de l\u2019aide internationale du Canada LEDEVOIR // LE MERCREDI 15 AOÛT 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin l n\u2019autorisa pas la construction du parc d\u2019éoliennes Apuiat sur la Côte-Nord, mais se dit prêt à relancer la construction de grands barrages.Il s\u2019engage à rétablir le tarif uniforme dans les garderies subventionnées, mais l\u2019une de ses candidates vedettes privilégie pourtant la formule des garderies privées.Il promet d\u2019améliorer les systèmes de santé et d\u2019éducation, mais fait une priorité de la lutte contre «le gaspillage» en réduisant la taille de la fonction publique; il entend récupérer un milliard dans la rémunération des spécialistes, mais jure de s\u2019attaquer au temps d\u2019attente aux urgences et en salle d\u2019opération.Il réduira de 20 % le nombre de nouveaux arrivants et leur imposera un test des valeurs et un test linguistique, mais tous ces nouveaux immigrants seront beaucoup mieux intégrés, c\u2019est sûr.Il accueille dans ses rangs des candidats libertariens, mais il adhère à des principes de gauche, comme l\u2019interdiction des disparités de traitement dans les conventions collectives.Il respectera l\u2019Accord de Paris et améliorera le transport en commun, mais il appuie à peu près tous les projets autoroutiers, y compris la construction d\u2019un troisième lien pour Québec.Qui est-ce?En créant la Coalition avenir Québec (CAQ) sur les restants de l\u2019ADQ, en 2011, François Legault disait s\u2019engager pour dix ans.Dix ans pour devenir premier ministre.À quelques semaines des élections, les sondages lui accordent une avance sur ses adversaires, ce qui justifie qu\u2019on lui porte plus d\u2019attention.En fin de semaine dernière, le président de la campagne libérale, Alexandre Taillefer, affirmait que l\u2019élection de M.Legault menacerait la paix sociale.« Fin des commissions scolaires », « coupes massives dans la fonction publique», «privatisation de plusieurs services publics», «affrontements entre syndicats et gouvernement», François Legault est «l\u2019éléphant dans un magasin de porcelaine», de résumer M.Taillefer.Vraiment?Le problème, c\u2019est que nous n\u2019en savons rien.Alors, que le vrai François Legault se lève! Est-il toujours ce politicien plutôt à gauche qui fut ministre dans un gouvernement social-démocrate, ou celui qui a promis de soumettre les enseignants à une évaluation de compétence en échange d\u2019une bonification salariale?Celui qui veut relancer la construction des grands barrages malgré les surplus d\u2019électricité ou celui qui veut favoriser le développement régional en élargissant le mandat d\u2019Investissement Québec?Comment cet ancien indépendantiste se comportera-t-il devant Ottawa, lui qui rejette toute allusion à la souveraineté, mais qui sait bien que le Québec n\u2019a jamais rien obtenu du fédéral sans y mettre la pression?Dans des publicités d\u2019avant-campagne financées par un mouvement syndical, on présente François Legault et Philippe Couillard comme étant les deux faces d\u2019une même figure.Pour le moment, difficile de prétendre le contraire.Mais les libéraux sont au pouvoir depuis si longtemps et leur bilan est si contesté que l\u2019ambivalence idéologique de François Legault permet aux électeurs indécis de retenir leur souffle et leur choix définitif jusqu\u2019au jour du vote.Entre-temps, il y aura campagne électorale.Trente-neuf longues journées pendant lesquelles tout peut arriver.On se rappellera qu\u2019en septembre 2002, l\u2019ADQ de Mario Dumont était perçue comme la solution de remplacement au gouvernement du Parti québécois par 40% des électeurs sondés.Sept mois plus tard, les libéraux de Jean Charest prenaient le pouvoir.En 2007, alors que les sondages reléguaient l\u2019ADQ au troisième rang, elle devenait l\u2019opposition officielle avec 40 députés devant un gouvernement libéral minoritaire.En février 2014, trois mois avant les élections, Pauline Marois et le PQ récoltaient 40% dans les sondages contre 34% pour Philippe Couillard, qui a pourtant réussi à faire élire un gouvernement majoritaire.Le dernier sondage Léger-Le Devoir, réalisé à la mi-juin, plaçait la CAQ en zone majoritaire à 37% contre 28% pour le PLQ et 19% pour le PQ.À presque quatre mois des élections, rien n\u2019était joué, mais M.Legault a été omniprésent cet été, contrairement à Jean-François Lisée et Manon Massé.Cette élection est celle de la dernière chance, pour lui.Quant au premier ministre et à ses ministres, ils n\u2019ont pas raté une occasion de publiciser des dizaines d\u2019engagements financiers à long terme qui ne pourront certainement pas tous se concrétiser advenant l\u2019élection d\u2019une autre formation.Après tout, il faudra bien sabrer quelque part pour réaliser la tonne d\u2019autres engagements supplémentaires qui seront pris par les partis d\u2019ici le 1er octobre.Surtout si l\u2019objectif est de réduire les impôts, comme François Legault s\u2019y est engagé.Patrick Moreau Rédacteur en chef de la revue Argument et auteur de l\u2019essai Ces mots qui pensent à notre place (Liber, 2017) Dans Le Devoir du 13 août dernier, Étienne Beaulieu prétend attaquer le point de vue que j\u2019exprimais dans un texte paru dans ces mêmes pages le 30 juillet et intitulé « Oui à la liberté de l\u2019artiste, non aux tentatives de censure ».Le problème est qu\u2019il se prête pour ce faire à une éloquente défense de la littérature « engagée »\u2026 sur laquelle je tomberai sans peine d\u2019accord avec lui.Premier précepte : pour qu\u2019un véritable débat ait lieu, encore faut-il ne pas prêter à celui qu\u2019on a choisi comme adversaire des idées qui ne sont pas les siennes.Ou caricaturer celles-ci.C\u2019est malheureusement trop souvent le cas.Dans ce texte, j\u2019affirmais que «les idéologues n\u2019aiment pas l\u2019art ».Cette affirmation me paraît plutôt incontestable.L\u2019histoire est là pour nous le prouver : les idéologues ne désirent rien tant qu\u2019assujettir l\u2019art, et surtout la littérature, à leur idéologie.Les exemples abondent.Le plus classique : le « réalisme socialiste » imposé aux écrivains dans l\u2019ex-bloc communiste.On pourrait citer aussi l\u2019art nazi ou la révolution culturelle maoïste.Cette phrase ne veut évidemment pas dire que l\u2019œuvre d\u2019art doit être totalement gratuite, apolitique et ne contenir aucune idée.La plupart des grandes œuvres littéraires, de Sophocle à Victor Hugo, de Gustave Flaubert à Gaston Miron, soulèvent bien entendu des enjeux politiques ou philosophiques.C\u2019est ce qui fait en grande partie leur intérêt.Ce malentendu qui me semble être au cœur de la réplique d\u2019Étienne Beaulieu part des mots «idéologues» ou «idéologie» et de la façon qu\u2019on a de les définir.La faute m\u2019en incombe peut-être partiellement: j\u2019ai cru que cette notion d\u2019idéologie était entrée dans le vocabulaire politico-sociologique commun et ne nécessitait pas d\u2019être définie avant usage.Pour réparer cette erreur, j\u2019en donnerai donc la définition suivante, que j\u2019emprunte à Karl Jas- pers : « Une idéologie est un complexe d\u2019idées ou de représentations qui passe aux yeux du sujet pour une interprétation du monde ou de sa propre situation, qui lui représente la vérité absolue, mais sous la forme d\u2019une illusion par quoi il se justifie, se dissimule, se dérobe d\u2019une façon ou d\u2019une autre, mais pour son avantage immédiat.» On peut constater que cela n\u2019a rien à voir avec le fait de défendre ou non des idées, des idéaux, des théories.Ni Miron, ni Flaubert, ni Hugo, ni Sophocle ne sont à mes yeux des idéologues.Ce serait leur faire insulte.Par contre, je me permettrai d\u2019insister dans cette définition sur les mots « vérité absolue », qui expliquent que l\u2019idéologue est fréquemment en proie à des tentations censoriales.Détenteur d\u2019une vérité incontestable, il n\u2019admet pas qu\u2019on puisse être en désaccord avec lui.Deuxième précepte pour qu\u2019il y ait véritablement débat : s\u2019interroger et, si possible, s\u2019entendre sur le sens des mots qu\u2019on emploie.Mais aussi, troisième précepte : s\u2019abstenir de débattre avec des gens qui sont persuadés d\u2019être les seuls détenteurs d\u2019une « vérité absolue », quelle qu\u2019elle soit.Ça ne sert tout bonnement à rien.Il y a un dernier point cependant sur lequel je tombe d\u2019accord avec Étienne Beaulieu, et c\u2019est quand il affirme que « ce qu\u2019on appelle idéologie n\u2019est souvent qu\u2019une manière de désigner une cause à laquelle on refuse son adhésion, ce qui ne la rend aucunement illégitime.» Ce mot « idéologie » est bien entendu un terme polémique.Karl Jaspers concluait d\u2019ailleurs par ces mots la définition qu\u2019il en donnait : « Voir qu\u2019une pensée est idéologique équivaut à dévoiler l\u2019erreur, à démasquer le mal, la désigner comme idéologie, c\u2019est lui reprocher d\u2019être mensongère et malhonnête, on ne saurait donc l\u2019attaquer plus violemment.» Si je m\u2019insurgeais, dans un texte précédent, contre le fait qu\u2019une nouvelle de David Dorais fasse l\u2019objet d\u2019attaques parce qu\u2019elle évoquait une scène de viol, c\u2019est bien parce que je considérais ces attaques comme motivées par l\u2019idéologie, c\u2019est-à-dire par une « interprétation du monde » qui me paraissait erronée et illusoire puisque dans le monde ainsi interprété l\u2019expression artistique se verrait soumise au droit de veto de militantes féministes, puis certainement, peu après, d\u2019autres censeurs.Entre parenthèses, cela ne fait pas de moi, ainsi que l\u2019affirme Étienne Beaulieu, un homme qui ne serait pas « féministe ».Le monde dans lequel nous vivons n\u2019est pas irrémédiablement séparé entre « féministes » et « antiféministes ».Personnellement, je me définirais volontiers comme « féministe » si cela signifie que je suis depuis toujours partisan de l\u2019égalité entre les femmes et les hommes.Mais cela ne veut pas dire que j\u2019adhère les yeux fermés aux concepts de « culture du viol » ou de « patriarcat », qui me paraissent relever justement d\u2019un discours idéologique plus que du féminisme tel que défini précédemment.Dernier précepte : pour qu\u2019un débat puisse avoir lieu, il faut que l\u2019espace où se produit la parole publique ne constitue pas un champ de bataille où des ennemis identifiés chacun à un camp s\u2019excommunient mutuellement, mais une agora où l\u2019on énonce et juge des idées et des arguments.Si le ridicule tuait\u2026 Henri Jeanson a déjà affirmé : « En France, le ridicule ne tue pas.On en vit.» Quand je regarde la scène politique canadienne, québécoise et montréalaise, je dois dire que j\u2019hésite entre le rire un peu jaune et le désenchantement total.Je me dis aussi que si le ridicule tuait, les cadavres seraient nombreux, réels ou symboliques.Au Québec, ça fait plus d\u2019un an que la campagne électorale bat son plein.Et ne voilà-t-il pas que le premier ministre Couillard nous annonce que la campagne électorale va durer une semaine de plus, tout en maintenant la date prévue pour les élections ! Les libéraux espèrent que Legault et les caquistes vont trébucher.Qui plus est, on nous promet une campagne respectueuse et civilisée.Ça fait pourtant plus d\u2019un an que les insultes et accusations cassent les oreilles et l\u2019intelligence des citoyens.Le concept de désenchantement est un concept sociologique essentiel.Le sociologue Max Weber a été l\u2019un des premiers à en faire un des fondements de ses analyses sociales et culturelles.Depuis très longtemps, je me demande si les politiciens et les dirigeants perçoivent bien le désenchantement actuel.On préfère parler de cynisme, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une petite tare individuelle, éphémère, momentanée.Au Canada, le premier ministre Justin Trudeau s\u2019est fait élire en exploitant un discours politiquement et idéologiquement correct, parfois un peu gnangnan.Avec un angélisme déconcertant, il nous a annoncé que les Autochtones seraient plus respectés, que les femmes verraient leur sort s\u2019améliorer, que la planète serait protégée contre les menaçants changements climatiques et que la classe moyenne connaîtrait une prospérité renversante.Où, donc, sont les résultats ?À Montréal, de nombreuses personnes, dont je suis, ont voté pour Projet Montréal et Valérie Plante, en espérant des lendemains plus progressistes, cela étant dit même si nous savons que le mot « progressisme » n\u2019a plus une signification très claire.Dans mon cercle, assez vaste, d\u2019amis et connaissances, madame Plante est déjà considérée comme étant très « désenchan- tante ».Il va peut-être falloir qu\u2019on lui laisse encore une petite chance, comme à toutes les coureuses ou à tous les coureurs\u2026 Si je reparle un peu de la scène provinciale, je pense que si jamais la CAQ était élue, la situation rappellerait un peu la situation française, avec l\u2019irruption de Macron et d\u2019un tout nouveau parti, appelé « La République en marche » (LREM).Comme en France, les deux vieux partis seraient éventuellement plus ou moins tassés, de manière provisoire ou plus durable.Quant à l\u2019autre parti, Québec solidaire, il est victime de certaines ambiguïtés, particulièrement en ce qui concerne la question islamiste et un angélisme parfois déconcertant.Je pense, malgré mes commentaires désabusés, que certains « représentants du peuple » sont dévoués et travaillent souvent très fort.Mais cela ne m\u2019empêche pas de penser que « les élites » ne semblent pas bien percevoir le désenchantement populaire et un certain sentiment d\u2019urgence (je pense, notamment, aux changements climatiques).Je termine en disant qu\u2019en cette période historique, assez particulière, il faudrait que le ridicule ne l\u2019emporte pas et que les politiciens soient davantage « connectés »\u2026 Jean-Serge Baribeau, sociologue Montréal, le 13 août 2018 L\u2019art peut défendre des idées sans être à la solde d\u2019idéologies LIBRE OPINION LETTRES POLITIQUE Que François Legault se lève ! I ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu JEAN-ROBERT SANSFAÇON A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE MERCREDI 15 AOÛT 2018 Directeur de l\u2019information par intérim Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.Pâté chinois À la veille de plonger tête première dans la 42e élection générale du Québec, il n\u2019y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.Si l\u2019on se compare avec nos voisins américains, où chaque semaine apporte son lot d\u2019outrecuidances présidentielles, d\u2019espions russes, de prostituées et/ou de néonazis, c\u2019est le calme plat.La Meute a beau agiter la patte de temps à autre, c\u2019est de la bière tablette en comparaison de la fermentation de Unite the Right qui, depuis Charlottesville, fait trembler l\u2019Amérique.La manifestation à Washington en fin de semaine a été, c\u2019est vrai, immensément plus timide qu\u2019il y a un an.Mais il ne faudrait pas se fier uniquement aux apparences.Si une partie importante de l\u2019extrême droite s\u2019est réfugiée, à la suite du spectacle horrifiant de l\u2019année dernière, dans l\u2019anonymat du Web, « le mouvement qui a tué Heather Heyer ne fait que commencer », écrit l\u2019auteur de Everything You Love Will Burn, Vegas Tenold.Selon ce journaliste, le but de « l\u2019alt-right » n\u2019est pas d\u2019abord de prendre la rue, mais plutôt, encouragé par le président lui-même, de « réintroduire des idées politiques qui depuis longtemps ont été reléguées à la marge ».Tenold donne comme exemples plusieurs candidats républicains aux élections de mi-mandat qui distillent une idéologie ouvertement raciste, sans parler de l\u2019animatrice de Fox News Laura Ingraham, qui déplorait en ondes récemment que l\u2019immigration ait transformé, en mal, « l\u2019Amérique que nous aimons ».Il y aurait donc une pente savonneuse entre les su- prémacistes blancs de Charlottesville et une (petite) partie de l\u2019establishment politique et médiatique qui aurait été impensable il y a encore un an.Et la Belle Province ?Là où l\u2019autodérision est maintenant une arme politique et où la querelle de l\u2019heure repose sur un malentendu entre deux factions de gauche, la militante et l\u2019artistique ?On peut aimer ou non ce qui s\u2019est passé autour des spectacles SL?V et Kanata, mais on est ici à des années- lumière de Charlottesville\u2026 On est loin également de l\u2019autoritarisme et de la grossièreté d\u2019un Donald Trump ou, encore, des vagues populistes d\u2019extrême droite qui plombent bon nombre de pays européens.Nous avons notre propre nationalisme frileux, bien sûr.Je ne cherche aucunement à minimiser le courant identitaire qui, ici aussi, voudrait revenir à des temps plus simples, plus conformistes et plus uniformes.Au Québec, nous vivons comme ailleurs une conjoncture politique de plus en plus à droite.Ici aussi une gauche de plus en plus délavée (le PQ, pour ne pas le nommer) a ouvert la voie aux politiques néoli- bérales, aux premiers ministres « de l\u2019Économie », sans beaucoup d\u2019égard pour l\u2019environnement, la culture ou la misère humaine.Cela dit, François Legault n\u2019est pas et ne sera jamais Donald Trump.Ou Marine Le Pen, ou encore Viktor Orbán, le leader hongrois qui est passé de la gauche à la droite, lui aussi.Les libéraux ont beau vouloir en faire un épouvantail, le caquiste en chef ne fait tout simplement pas peur.Sa personnalité de « bon gars », mais aussi son passé social-démocrate, lui confère une aura inodore et inoffensive.Ce qui fait peur \u2014 ou, du moins, ce qui personnellement m\u2019interloque \u2014 c\u2019est l\u2019espèce de pâté chinois que forment actuellement nos partis politiques.À preuve, les Marguerite Blais, Vincent Caron et Svetlana Solomykina, anciennement du PLQ, gonflant aujourd\u2019hui les rangs de la CAQ et, surtout, tous ces anciens péquistes, et pas les moindres : l\u2019ex- député de Montmorency Jean-François Simard, l\u2019ex-atta- chée de presse de Jacques Parizeau et de Louise Harel Christine Mitton, l\u2019ex-bras droit de Bernard Drainville Manuel Dionne, « l\u2019indépendantiste de toujours » Stéphane Gobeil, et j\u2019en passe.Outre l\u2019opportunisme criant de vouloir sauter dans un train en marche, n\u2019y a-t-il donc pas de lignes de parti qui tiennent ?Bon, d\u2019accord, c\u2019est blanc bonnet ou bonnet blanc entre le PLQ et la CAQ, mais tous ces péquistes ?Faut-il y voir un autre signe de la déconfiture profonde du PQ ?Ou plutôt une dépolitisation générale de la collectivité ?Car si, comme nous le disent des sondages, des votes se promènent même entre la CAQ et Québec solidaire, c\u2019est qu\u2019on est nombreux à ne plus savoir à quel saint se vouer, ni même ce que les saints représentent.À 46 jours du prochain rendez-vous avec l\u2019Histoire, conso- lons-nous donc à l\u2019idée de ne pas être aux prises avec les guerres culturelles intestines de nos voisins.Mais déplorons, du même chef, cette grisaille politique où une chatte ne retrouverait pas ses petits.fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter :@fpelletier1 FRANCINE PELLETIER Mathieu Jacques et Émile Grenier Robillard Les auteurs sont respectivement avocat et historien Le 15 août est la fête nationale des Acadiens.Personne ne peut remettre en doute l\u2019importante vitalité de ce peuple qui, malgré les blessures de l\u2019histoire et la déportation, continue envers et contre tous de vivre en français et de célébrer sa différence.La vivacité de la culture acadienne se manifeste également à travers ces artistes que nous avons la chance de découvrir au Québec.Toutefois, nous pouvons nous questionner sur l\u2019unité politique des Acadiens.Comme observateurs externes, il nous est toujours apparu navrant qu\u2019il n\u2019y ait pas politiquement une institution forte qui puisse représenter les Acadiens, particulièrement ceux de la péninsule acadienne.Serait-il possible pour les Acadiens de la péninsule de s\u2019unifier pour former une seule ville ou entité administrative pour l\u2019ensemble des habitants?L\u2019idée n\u2019est pas nouvelle et fut soulevée par le passé; néanmoins, il semble que le projet ne se soit jamais articulé concrètement.Cette ville francophone serait la quatrième en importance au Nouveau- Brunswick avec 50 000 habitants et deviendrait, dans les faits, la ville à majorité francophone hors Québec la plus importante en Amérique du Nord.Ultimement, il n\u2019y a aucun obstacle administratif en droit canadien qui rend ce projet impossible.La question épineuse est politique.En fait, il n\u2019est jamais évident de convaincre des villes de se saborder afin de créer une entité plus grande.Dans le cas de la péninsule acadienne, chaque ville a son caractère particulier et son histoire.Notre expérience malheureuse avec les fusions au Québec prouve que la volonté fusionniste, pour être durable, doit venir de la base.Ce sont les habitants de la péninsule qui doivent vouloir ce projet et solliciter leurs élus locaux à cet effet.Espérer passivement une action des autorités provinciales ne mène qu\u2019à un cul-de-sac.Les gouvernements agissent la majorité du temps en réaction à la volonté populaire.Fusionner par la force est encore plus désastreux comme processus.Il suffit de se souvenir de tout le cafouillage ayant entouré les défu- sions au Québec et son coût politique et économique.En décembre 2013, la ville de Traca- die-Sheila et ses 18 districts de services locaux ont fusionné afin de devenir la plus grande ville de la péninsule et, en mai 2014, des élections ont eu lieu dans la nouvelle ville unifiée.Il s\u2019agit là d\u2019un premier pas, qui montre qu\u2019il semble y avoir un potentiel d\u2019unification.Ce processus, toutefois, fut difficile et requerra une grande volonté politique.Dans tous les cas, il faut faire face au confort du statu quo.Si les Acadiens parvenaient à créer dans la péninsule acadienne une grande ville, qui pourrait d\u2019ailleurs posséder un certain nombre d\u2019arrondissements étant donné qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un grand territoire avec des besoins divers, cela enverrait un signal extrêmement fort.Le fait qu\u2019une personne pourrait parler pour les 50 000 Acadiens de la péninsule serait un puissant outil d\u2019affirmation politique et culturel.Ça permettrait certainement aux Acadiens d\u2019avoir un pouvoir d\u2019influence plus grand au sein du Nouveau-Brunswick et du Canada.On n\u2019a qu\u2019à penser à Québec.Le poids politique du maire de Québec a décuplé après la création de la nouvelle ville de Québec fusionnée en 2002.On peut d\u2019ailleurs se demander si la ville de Québec serait autant un succès si ses assises institutionnelles n\u2019avaient pas été ainsi renforcées par la fusion.Un tel projet de fusion appartient aux Acadiens mais, comme Québécois, nous croyons qu\u2019il serait bénéfique non seulement pour les Acadiens eux- mêmes, mais pour la vitalité du français en Amérique.Il permettrait aux Acadiens de récupérer, du moins en partie, un poids politique que le Grand Dérangement de 1755 leur a injustement retiré.Une péninsule, une ville ! La fusion pour redonner un poids politique aux francophones du Nouveau-Brunswick Pierre Moreau Ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, ministre responsable du Plan Nord et ministre responsable de la région Gaspésie\u2013Îles-de-la-Madeleine Dernièrement, des articles de presse rapportaient que «le gouvernement ouvrait la porte aux forages pétroliers et gaziers dans les cours d\u2019eau du Québec».Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que leurs auteurs ont fait l\u2019économie de certains faits à propos du nouvel encadrement des activités pétrolières et gazières dans les milieux hydriques.Un encadrement, je le signale, qui était pratiquement inexistant jusqu\u2019à maintenant.Pour que les Québécois puissent disposer de toute l\u2019information pertinente à ce sujet, permettez-moi d\u2019apporter certaines précisions, indispensables à l\u2019interprétation des projets de règlements qui balisent cet encadrement.D\u2019abord, un bref retour en arrière.En 2016, le gouvernement a déposé sa Politique énergétique 2030, qui comportait une nouvelle approche en matière d\u2019énergies fossiles.À la suite de consultations particulières et d\u2019une étude détaillée en commission parlementaire, la Loi concernant la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030 et modifiant diverses dispositions législatives a été adoptée et sanctionnée en décembre de la même année.Elle repose sur les principes d\u2019acceptabilité sociale, de sécurité des personnes et des biens, de protection de l\u2019environnement et d\u2019obligation de solvabilité.Pour mémoire, l\u2019automne dernier, les règlements qui en sont issus ont fait l\u2019objet de consultations pendant 80 jours: en plus des 45 jours habituels, j\u2019ai demandé une prolongation de 35 jours pour tenir compte de la tenue des élections municipales et de l\u2019arrivée de nouveaux élus locaux, et pour permettre à tous de s\u2019exprimer sur cet important enjeu.Plus de 1000 commentaires (mémoires, résolutions, avis ministériels, lettres, courriels), reçus de citoyens, d\u2019élus municipaux, de titulaires de droits, de juridictions, de chercheurs, d\u2019organismes divers et des Premières Nations, ont été rigoureusement analysés.Le 6 juin dernier, j\u2019ai présenté des mesures réglementaires sans précédent pour encadrer, de façon exemplaire, l\u2019exploration et l\u2019exploitation des hydrocarbures au Québec.Ces mesures disent ceci: la fracturation hydraulique dans le schiste est désormais interdite, ce qui exclut toute activité de ce genre dans la vallée du Saint-Laurent; et cette interdiction s\u2019applique aussi en milieu hydrique.Toutes les distances séparatrices ont été revues: elles sont maintenant parmi les plus sévères au monde.Ainsi, il y a interdiction de fracturer à moins d\u2019un kilomètre de toute surface, interdiction de fracturer dans un puits dont l\u2019ouverture est située en milieu hydrique, interdiction de mener des activités à l\u2019intérieur d\u2019un périmètre d\u2019urbanisation.Nous avons aussi pris une autre décision: les eaux navigables québécoises, c\u2019est-à-dire les lacs Témiscamingue, des Deux-Montagnes, Memphrémagog et Saint-Jean, les rivières des Outaouais, des Prairies et des Mille Îles, la Richelieu, la Saint-Maurice, le fjord du Saguenay, le canal de Beauharnois et celui de La- chine, enfin, toute l\u2019étendue du fleuve Saint-Laurent, sont interdites de forage.Je précise, en outre, que le Règle - ment sur le prélèvement des eaux et leur protection consacre un chapitre entier aux hydrocarbures, dont un règlement prévoit, pour les milieux sensibles, l\u2019interdiction d\u2019aménager un site de forage ou de réaliser un sondage stratigraphique dans une plaine inondable dont la récurrence de débordement est de 20 ans, dans une plaine inondable d\u2019un lac ou d\u2019un cours d\u2019eau identifiée sans que soient distinguées les récurrences de débordement de 20 ans et de 100 ans, ou, encore, l\u2019obligation de réaliser des études hydrogéologiques dans un rayon de deux kilomètres d\u2019un site et d\u2019une zone d\u2019un kilomètre autour de ces derniers.Et le nouveau Règlement relatif à l\u2019évaluation et l\u2019examen des impacts sur l\u2019environnement assujettit tout forage pétrolier ou gazier dans des milieux humides et hydriques à la Procédure d\u2019évaluation et d\u2019examen des impacts sur l\u2019environnement.Pour faire bonne mesure, si un promoteur parvenait à satisfaire à toutes ces conditions, il devrait se soumettre à des consultations du BAPE avant toute décision gouvernementale.Enfin, il y a une évidence qui n\u2019échappera pas aux experts: ce n\u2019est pas tout le territoire québécois qui est propice à l\u2019exploration d\u2019hydrocarbures.Affirmer que la quasi-totalité des lacs et des rivières du Québec sont ouverts aux projets d\u2019exploration pétrolière et gazière, c\u2019est méconnaître la composition géologique du territoire québécois et ignorer que ce sont les bassins sédimentaires du sud du Québec qui sont, potentiellement, les plus propices à la découverte d\u2019hydrocarbures; or, ceux-ci sont presque entièrement interdits de forage.Résumons.La fracturation dans le schiste et en milieu hydrique au Québec, c\u2019est non! Nos lacs et nos rivières ne sont pas ouverts aux pétrolières.Les projets de règlements que j\u2019ai présentés en juin ont fait l\u2019objet d\u2019une prépublication d\u2019une durée de 45 jours, qui a pris fin le 3 août dernier.Si, à l\u2019examen des commentaires recueillis, leur interprétation laissait un doute quant à leur rigueur, ils seront modifiés avant leur édic- tion, ce qui ne saurait tarder.Notre gouvernement a écouté les Québécois, tous les Québécois, et les Premières Nations, et poursuit un seul objectif: instaurer le meilleur cadre réglementaire possible, avec le plus large consensus possible.Réponse du journaliste Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi sur les hydrocarbures, le gouvernement Couillard a élaboré un projet de règlement sur les « activités d\u2019exploration, de production et de stockage d\u2019hydrocarbures en milieu hydrique ».Un tel milieu peut être défini comme un cours d\u2019eau, soit un lac ou une rivière, par exemple.Ce projet de règlement de plus d\u2019une centaine de pages précise d\u2019ailleurs de façon très détaillée les règles pour la réalisation, directement dans les cours d\u2019eau, de levés géophysiques, de différents types de forage, ou encore d\u2019« essais d\u2019extraction d\u2019hydrocarbures ».Toute personne intéressée peut d\u2019ailleurs lire le projet de règlement publié dans la Gazette officielle du 20 juin 2018.Preuve qu\u2019il est bien question ici d\u2019ouvrir la porte aux forages dans les lacs et les rivières du Québec, le gouvernement a dressé une liste de 13 cours d\u2019eau où ces opérations ne seront pas permises, dans le cadre de la deuxième mouture du projet de règlement sur les milieux hydriques, publiée en juin.Le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles (MERN) a aussi confirmé au Devoir que l\u2019exploration pétrolière et gazière pourrait être autorisée dans les cours d\u2019eau.Pour cela, une entreprise devra «soumettre son projet de forage à la Procédure d\u2019évaluation et d\u2019examen des impacts sur l\u2019environnement et respecter l\u2019ensemble des conditions d\u2019exercices établies au Règlement sur les activités en milieu hydrique », a précisé le ministère.Alexandre Shields Nos lacs et nos rivières ne sont pas ouverts aux pétrolières Si, comme nous le disent des sondages, des votes se promènent même entre la CAQ et Québec solidaire, c\u2019est qu\u2019on est nombreux à ne plus savoir à quel saint se vouer Le ministre Pierre Moreau FRANCIS VACHON LA PRESSE CANADIENNE LEDEVOIR // LE MERCREDI 15 AOÛT 2018 ACTUALITÉS A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com L ENVIRONNEMENT Le coût méconnu de l\u2019évasion fiscale L\u2019argent des paradis fiscaux sert en partie à financer la pêche illégale et la déforestation e paradis des uns peut engendrer l\u2019enfer des autres.La majorité des entreprises impliquées dans la déforestation au Brésil et dans la surpêche dans le reste du monde utilise des pavillons de complaisance et des flux financiers opaques liés aux paradis fiscaux.Une étude mise en ligne lundi par Nature Ecology And Evolution montre que 70 % des navires impliqués dans la pêche illégale ou non réglementée sont enregistrés dans des paradis fiscaux.Ces vaisseaux ne représentent pourtant que 4,4 % de la flotte mondiale.L\u2019enquête montre aussi qu\u2019entre 2000 et 2011, 68 % des capitaux étrangers investis dans neuf grandes compagnies de production de soya et de viande bovine dans des zones coupées à blanc de la forêt amazonienne du Brésil ont transité par un ou plusieurs territoires à la fiscalité quasi inexistante et opaque.Au total, sur les quelque 45 milliards en capitaux étrangers transférés là, environ 20 milliards l\u2019ont été par cette mécanique réputée pour encourager l\u2019évasion fiscale.«L\u2019objectif de cet article est de regarder les paradis fiscaux avec un nouvel œil, en regardant leurs liens possibles avec l\u2019environnement», résume Alice Dauriach, une des six cosignataires de l\u2019enquête diffusée lundi.L\u2019assistante de recherche travaille au sein du groupe sur la dynamique de l\u2019économie et l\u2019environnement (Global Economic Dynamics and the Biosphere, ou GEDB) rattaché à l\u2019Académie royale des sciences de Suède.Elle a été jointe en Europe par Le Devoir.Secrets des îles Les paradis fiscaux abritent et font circuler des capitaux internationaux non réglementés d\u2019une économie mondiale souterraine.Il en existe des dizaines allant des îles tropicales aux plus petits États européens.L\u2019Agence du revenu du Canada les définit comme des zones sans impôts (ou presque), assurant le secret bancaire et fiscal à leurs clients.Ces généreuses mesures opaques servent surtout à soustraire des revenus à l\u2019impôt ou à blanchir de l\u2019argent.Des enquêtes journalistiques ou universitaires lèvent parfois le voile sur certaines réalités de cette économie parallèle.Les mégafuites de données des Panama Papers et des Paradise Papers ont récemment servi à établir certains liens entre le financement opaque et certains dommages environnementaux, par exemple pour rapprocher l\u2019évasion fiscale liée aux îles Vierges britanniques et la production de l\u2019huile de palme en Indonésie, une activité menant là aussi à la déforestation.L\u2019enquête suédoise utilise plutôt des données publiques, notamment en provenance de la banque centrale du Brésil.Voici d\u2019autres révélations de cette étude pionnière : Pêcheries Environ le tiers de la pêche commerciale à grande échelle est considérée comme de la surexploitation par l\u2019ONU.Cette exploitation totaliserait entre 11 et 26 millions de tonnes de captures annuelles illégales ou non déclarées.Cette surpêche menace la biodi- versité et la sécurité alimentaire de plusieurs régions du globe.Les pavillons de complaisance des navires pratiquant cette activité dévastatrice sont surtout fournis par le Belize et le Panama.Des inscriptions proviennent aussi du Costa Rica, du Liberia, des Bahamas et d\u2019une douzaine d\u2019autres États.Foresteries L\u2019enquête documente la provenance des capitaux de neuf compagnies travaillant dans le secteur du soja et du bœuf dans la forêt amazo- nienne du Brésil.Ces deux secteurs d\u2019activités fermières contribuent à la déforestation.En fouillant dans les données de la banque centrale du Brésil, les chercheurs ont retracé environ 35 milliards de capitaux étrangers transférés entre octobre 2000 et août 2011.De ce total, 24 milliards ont transité par un paradis fiscal, en fait 68 % du lot.Une des compagnies étudiées a reçu 90 % de son financement des îles Caïman.Par comparaison, les estimations laissent croire qu\u2019à peine 17 % des autres investissements étrangers au Brésil transitent par cette économie souterraine.Que faire ?L\u2019explication précise et éprouvée du recours à ce stratagème financier reste difficile à valider.Par sa nature même, la mécanique financière paradisiaque demeure secrète et opaque.« Nous avons plus d\u2019idées concernant la pêche, poursuit Mme Dauriach.Des études ont montré que les paradis fiscaux peuvent servir à rendre plus opaque l\u2019identité des propriétaires de certains navires.» De même, l\u2019hypothèse évidente de l\u2019évasion fiscale comme objectif de ces activités de pêche et de production agricole devra être documentée de manière précise et indubitable.Cette stratégie pour réduire les impôts dus est par contre bien documentée dans d\u2019autres secteurs.Le groupe GEDB souhaite que des recherches élargissent l\u2019enquête aux activités minières, par exemple, ou au commerce illégal des espèces menacées de disparition.Le besoin de constituer des banques de données fiables saute aux yeux.« Plus il y a de données, plus il y a de transparence, plus on peut faire de recherches, résume la spécialiste.Cette STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR La surpêche, réalisée dans certains cas par des chalutiers battant pavillon de paradis fiscaux, menace la biodiversité et la sécurité alimentaire de plusieurs régions du globe.ANDREAS SOLARO AGENCE FRANCE-PRESSE transparence pourrait venir par exemple en forçant les entreprises multinationales à faire des déclarations d\u2019activités financières pour chaque pays où elles sont actives au lieu de présenter des sommes globales.» Reste à considérer comment lutter contre ces pratiques.Les États sont interpellés par les chercheurs pour prendre en compte la question environnementale dans leur lutte contre l\u2019évasion fiscale.« Dans le débat international actuel sur les paradis fiscaux, il faut aussi penser à la dimension environnementale, dit Alice Dauriach.Nous proposons donc qu\u2019une organisation internationale, liée à l\u2019ONU par exemple, puisse conduire des enquêtes plus larges sur le rôle des paradis fiscaux dans la dégradation de l\u2019environnement.» 70 % des navires impliqués dans la pêche illégale ou non réglementée sont enregistrés dans des paradis fiscaux.68 % des capitaux étrangers impliqués dans la déforestation au Brésil ont transité par un ou plusieurs territoires à la fiscalité quasi inexistante et opaque."]
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