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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2018-10-20, Collections de BAnQ.

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[" 07.11.2018 \u2013 07.04.2019 L \u2019 A p o s t m o d e r n i s t e s et autres mythes cca.qc.ca Cette exposition est rendue possible en partie grâce à la Graham Foundation for Advanced Studies in the Fine Arts.Le CCA tient à remercier de leur appui généreux la Ville de Montréal et le ministère de la Culture et des Communications, le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts de Montréal.De gauche à droite : Aldo Van Eyck, photographie des constructions pueblo, Aldo van Eyck Archive © Aldo Van Eyck.Tois cartes postales pueblos de Vincent Scully © Casa Editrice Giusti di Becocci Fierenze.Boîte à diapositives Kodak, 1969.© Eastman Kodak Inc.Carte postale Giardino di Boboli Pietro Barbino de Charles Moore, 1979, © Casa Editrice Giusti di Becocci Fierenze Centre Canadien d\u2019Architecture Canadian Centre for Architecture 1920, rue Baile, Montréal, QC, Canada L E S S A M E D I 2 0 E T D I M A N C H E 2 1 O C T O B R E 2 0 1 8 CAHIER SPÉCIAL G Expériences multiples Œuvres d\u2019art contemporaines ou classiques, histoire, sciences sociales ou naturelles, expositions traditionnelles ou 3.0 : l\u2019offre muséale de l\u2019automne est encore une fois riche et diversifiée.Visite guidée.D\u2019un musée à l\u2019autre MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 2 Intelligence artificielle, réalité augmentée et réalité virtuelle font maintenant partie du quotidien des différents centres d\u2019art et de culture au Québec.Assis- to n s - n o u s à u n e r é vo l u t i o n muséale?A D I L B O U K I N D Collaboration spéciale V ivre comme les peuples des Premières Nations ; apprendre à tirer à l \u2019arc, à pêcher à la lance, construire des igloos ou même faire du traîneau à chiens dans les forêts du nord du Canada.Ces expériences que peu de personnes peuvent se targuer d\u2019avoir vécues sont désormais possibles, et ce, sans quitter Montréal, grâce aux nouvelles technologies.Les établissements muséaux utilisant ainsi la technologie sont de plus en plus nombreux.Quelle est la place des nouvelles technologies dans le monde des musées?Peut-on parler d\u2019une fin en soi, d\u2019un simple gadget marketing ou alors d\u2019un outil augmentant l\u2019expérience des visiteurs ?Pour Stéphane Chagnon, directeur général de la Société des musées du Québec (SMQ), « c\u2019est une complémentarité avec les approches et pratiques muséales traditionnelles, comme la médiation».La technologie au service de l\u2019expérience Pour M.Chagnon, cette révolution technologique crée un impact plus important en ce qui a trait à l\u2019expérience des visiteurs, par ticulière- ment dans le cadre d\u2019installations de nature scientifique ou historique.« Je trouve que le numérique est pertinent pour des sites archéologiques où ne subsistent que des vestiges au- jourd\u2019hui, comme à Palmyre, qui a été détruite par le groupe État islamique, affirme M.Chagnon.C\u2019est un véhicule fort intéressant, notamment avec la réalité augmentée, qui permet de voir ce qu\u2019un lieu ou un objet était avant.» Le directeur de la SMQ ajoute que la réalité virtuelle permet elle aussi de visiter des lieux auxquels le public n\u2019aurait pas accès facilement, comme l\u2019Antarctique.L\u2019attrait général pour l\u2019immersion et l\u2019interactivité motive également l\u2019intégration de ces technologies.Ainsi, plusieurs musées les utilisent très bien, selon M.Chagnon, qui parle alors des expositions Portes virtuelles au Musée naval de Québec, Génie autochtone au Centre des sciences de Montréal, MLab Crea- form au Musée de la civilisation à Québec ou encore Square à Bibliothèque et Archives nationales du Québec à Montréal.Dans ce dernier cas, le projet de BAnQ se veut un laboratoire de création numérique destiné aux jeunes de 13 à 17 ans.Le projet pousse les jeunes à collaborer, que ce soit en personne dans l\u2019espace physique ou à distance en visit a n t l e s i t e d e l \u2019 e x p o s i t i o n (square.banq.qc.ca).Les ateliers proposés sont variés, allant de la construction d\u2019un échiquier à du dessin artistique.Nouveaux défis Bien évidemment, la technologie amène son lot de défis et d\u2019enjeux.« Les coûts d\u2019implantation sont immenses, et ça prend des budgets im- por tants en plus d\u2019une meilleure connaissance du rôle des technologies», affirme M.Chagnon.À cela s\u2019ajoutent les coûts de formation du personnel, aussi bien pour ceux qui effectuent la maintenance que pour les guides qui doivent apprendre à se servir de nouveaux outils.Selon M.Chagnon, les membres du personnel doivent développer leurs propres connaissances afin de mieux transmettre les contenus des expositions.Le directeur de la SMQ décrit l\u2019implantation des nouvelles technologies comme étant un atout à double tranchant : si une exposition comporte une ou deux installations avec des cafouillages technologiques, les visiteurs se souviendront plus de ceux-ci que du propos de l\u2019exposition.Les musées ont aussi dû créer de nouveaux postes, comme celui de coordonnateur numérique, qui doit s\u2019assurer du bon fonctionnement des dif férents suppor ts liés aux nouvelles technologies.Dans les plus grands musées, c\u2019est donc de spécialistes numériques qu\u2019on a besoin.Quand la technologie et la tradition se rencontrent SAMUEL ZELLER UNSPLASH MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 3 montréal ville Calder Alexander Calder : Un inventeur radical À VOIR DÈS MAINTENANT ! Grand bienfaiteur En collaboration avec Une exposition conçue, organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Montréal en collaboration avec la Calder Foundation.L\u2019exposition a reçu l\u2019appui du ministère du Patrimoine canadien par le biais du Programme d\u2019indemnisation pour les expositions itinérantes au Canada.Le Musée remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec, le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.| Alexander Calder, Performing Seal [Phoque performant], 1950.Museum of Contemporary Art Chicago.Leonard and Ruth Horwich Family Loan.© 2018 Calder Foundation, New York / Artists Rights Society (ARS), New York / SOCAN, Montréal.Photo Nathan Keay, courtesy MCA Chicago « Ses œuvres sont à vivre [\u2026] fascinant ! » \u2014 Evelyne Charuest, ICI Radio-Canada Première, Gravel le matin « [Une] belle exposition qui élèvera le regard de petits et grands.» \u2014 Isabelle Delorme, MauditsFrançais.ca Enfin, le rythme des expositions a aussi changé : dans le cas d\u2019une exposition permanente pour laquelle on projette une durée de vie d\u2019au moins dix ans, il faut s\u2019assurer que la technologie ne tombera pas en désuétude et restera pertinente.La technologie à tout prix ?Cependant, Stéphane Chagnon soutient que le propos et le message d\u2019une exposition doivent être mis en avant et qu\u2019il faut penser à la technologie dans un second temps, pour voir si celle-ci apporterait quelque chose de plus dans l\u2019expérience muséale.C\u2019est dans ce sens qu\u2019abonde Martine Bertier, chef de division de l\u2019animation et des programmes publics du Jardin botanique et d\u2019Espace pour la vie.« On utilise la technologie, mais seulement si c\u2019est pertinent.Le produit principal, c\u2019est le jardin et les collections.» Malgré une relative absence de ces nouvelles technologies, les dif férents établissements dont s\u2019occupe Mme Berthier ont accueilli près de 2,2 millions de visiteurs en 2017.Les chif fres de cette année sont un peu plus modestes, avec 1,4 million de visiteurs, en raison des rénovations au Biodôme.Cette utilisation moindre des nouvelles technologies n\u2019influe pas sur le profil des visiteurs des installations d \u2019Espace pour la v ie , expl ique Mme Berthier, où la moitié des visiteurs ont de 25 à 44 ans.«Nous attirons une clientèle familiale.Pour le Jardin, c\u2019est une clientèle de proximité », précise Mme Bertier.Dans le cas du Jardin botanique, la population qui le fréquente est en général plus âgée, à l\u2019exception de la période du Grand Bal des citrouilles de l\u2019Halloween.Les nouvelles technologies sont, elles, plus présentes au Planétarium.Selon M.Chagnon, les expositions plus traditionnelles ont encore un bel avenir.« Le numérique ne remplacera jamais le rappor t du visiteur avec l\u2019objet authentique », conclut-il.Exemple de design interactif hybride mélangeant objets réels et contenus numériques.Le visiteur doit actionner un harpon physique pour capturer des saumons virtuels.Cette stratégie muséographique rend l\u2019apprentissage beaucoup plus concret.RÉFÉRENCE DESIGN / CENTRE DES SCIENCES DE MONTRÉAL 16 millions Les musées ont toujours la cote.Une enquête de l\u2019Observatoire de la culture et des communications de l\u2019Institut de la statistique du Québec chiffrait à 16 millions le nombre de visiteurs dans les musées au Québec au cours de l\u2019année 2017.Ce nombre est en constante croissance, année après année, selon le directeur de la SMQ. MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 4 M A R I E - H É L È N E A L A R I E Collaboration spéciale L e Musée de la civilisation, à Québec, souf fle ses 30 bougies.« Nous sommes le plus jeune des trois musées d\u2019État, mais 30 ans, c\u2019est l\u2019âge de la maturité si on fait une comparaison avec les êtres humains ; à 30 ans, on est en pleine possession de ses moyens, on se connaît et on est sur notre élan pour les décennies à venir.C\u2019est un peu comme ça que je vois le Musée de la civilisation », affirme son directeur.Le Mu- s é e a c o n n u u n e c r o i s s a n c e constante depuis son ouverture.Vendredi, on fêtait les 30 ans du musée, et les festivités se poursuivront tout le week-end avec des visites des coulisses, un spectacle musical et, dimanche, ce sera la journée familiale avec photos, animation musicale par les Chats de ruelles et l\u2019incontournable gâteau d\u2019anniversaire.«Ce qui a fait la marque du musée depuis 30 ans, et ce, dès le départ, c\u2019est son audace, c\u2019est être à l\u2019avant- garde.Le musée a marqué l\u2019histoire de la muséologie au Québec et même dans le monde, puisqu\u2019il a été le premier à développer une approche thématique interdisciplinaire très pédagogique et, depuis, le modèle a beaucoup été repris, ce qui est extrêmement flatteur pour nous », avance Stéphan La Roche.Mais depuis 30 ans, les choses ont évolué et le directeur affirme que «la marque d\u2019un musée de société, c\u2019est de n\u2019être ni un musée d\u2019histoire, ni un musée d\u2019ethnologie, ni d\u2019anthropologie, d\u2019art ou de science, mais un peu tout ça à la fois !» Le rôle d\u2019un musée de société, c\u2019est de suivre et même d\u2019essayer de devancer les phénomènes de société.La société québécoise a évolué au cours des 30 dernières années et «30 ans sur l\u2019histoire de l\u2019humanité, c\u2019est bien peu de chose, mais à l\u2019échelle de nos perceptions humaines, ces années ont été celles de l\u2019accélération, et notamment à cause du numérique», ajoute-t-il.Mais l\u2019utilisation de la technologie n\u2019est pas une nouveauté pour le Musée de la civilisation.Il y a 30 ans, on parlait de multimédia, « c\u2019était déjà très audacieux et très présent au musée parce que, dès le départ, on le voulait interactif et participatif et on y arrivait grâce à différentes approches très ludiques, explique Stéphan La Roche.Au cours des dix, sinon des cinq dernières années, le numérique a pris toute sa place et fait en sorte que notre muséologie et muséographie évoluent en conséquence pour intégrer toutes ces nouvelles technologies qui permettent de nouvelles approches pour nos visiteurs».Aujourd\u2019hui, le musée peut rejoindre ses visiteurs non seulement au moment où ils sont dans le musée, mais en aval et en amont grâce à des applications mobiles.« Tous ces éléments font en sorte que la visite au Musée de la civilisation est plus englobante qu\u2019avant et qu\u2019on peut s\u2019y préparer avant et la partager par la suite avec ses amis et sa famille.» Plus de 500 000 objets Mais le Musée de la civilisation, c\u2019est aussi des réserves qui regorgent de plus de 500 000 objets : des livres, des œuvres d\u2019art, des artefacts, des archives, etc.« Actuellement, on n\u2019a jamais exposé autant d\u2019objets tirés des réser ves et, pourtant, on n\u2019en présente que 4000 », lance Stéphan La Roche directeur du musée.Et pourquoi y a-t-il autant d\u2019objets ?« À l\u2019heure du numérique, on s\u2019aperçoit que les gens ont besoin d\u2019être confrontés, dans le bon sens du mot, à des objets réels, tangibles qui sont porteurs d\u2019une identité forte parce qu\u2019à l\u2019heure des fake news, les musées sont maintenant des lieux de référence et de crédibilité où la population vient chercher des informations fiables.Elle vient aussi chercher de l\u2019émotion : un visiteur face à un jouet datant d\u2019une autre décennie sera plus fasciné que s\u2019il le voyait en photo sur Internet.» La nouvelle exposition Mon sosie a 2000 ans ouvrira ses portes le 24 octobre et restera fidèle à l\u2019image et à la mission du musée : « C\u2019est une exposition audacieuse, une exposition d\u2019avant-garde pour démontrer que le musée l\u2019est toujours et peut l\u2019être encore longtemps ! » s\u2019exclame Stéphan La Roche.L\u2019exposition allie histoire ancienne, modernité et actualité.Elle présente une collection qui à la base est très classique puisque les pièces sont issues d\u2019une collection de bustes gréco-romains qui ont été prêtés par le Musée d\u2019art et d\u2019histoire de Genève et la Fondation Gandur pour l\u2019Art.« On a réfléchi à la manière de présenter des bustes gréco-romains qui en soi sont intéressants, mais plutôt statiques\u2026 » Il fallait présenter ces objets de façon à créer un intérêt et une résonnance dans la société actuelle, et c\u2019est là que l\u2019idée a surgi de trouver des sosies à ces bustes dans la société actuelle.«On a lancé, il y a un an et demi un site Web et on a fait un appel à tous ; si vous croyez ressembler ou si vous connaissez quelqu\u2019un qui ressemble à César, à Vénus ou à Aphrodite, envoyez votre photo (il y avait un logiciel de reconnaissance faciale sur le site).On a lancé une ligne à l\u2019eau », se rappelle Stéphan La Roche.Les réponses n\u2019ont pas tardé et 108 000 personnes ont répondu à l\u2019appel de partout dans le monde.Il a fallu procéder à une immense sélection pour arriver aux 25 sosies de l\u2019exposition.«C\u2019est impressionnant parce que ce sont des sosies par faits ! » lâche le directeur qui ajoute que « ce qui est fascinant, et une partie de l\u2019exposition traite de cet aspect, c\u2019est que, lorsque des gens se ressemblent, il y a des similitudes dans leur parcours de vie même à 2000 ans de distance.» L\u2019exposition interpelle les visiteurs sur ce monde de l\u2019image dans lequel on vit à l\u2019heure des égoportraits.Quand vient le temps de définir le rôle d\u2019un musée de société au- jourd\u2019hui, Stéphan La Roche se montre déterminé : « Je ne crois pas qu\u2019un musée doive prendre position, mais il doit révéler différentes positions.On est dans la recherche de l\u2019objectivité, mais on essaie de toujours d\u2019offrir le plus de points de vue possible.Il faut laisser parler les gens, les groupes et les thèses en les confrontant, en les mettant côte à côte et en laissant aux visiteurs le choix de se faire leur opinion.» Selon lui, le musée est un révélateur qui doit mettre en avant des sujets et des thèmes d\u2019actualité porteurs d\u2019avenir.«On le fait, et toujours à la recherche de l\u2019objectivité, dit-il.C\u2019est ce que les gens viennent chercher au Musée de la civilisation depuis 30 ans.» Entre histoire ancienne, modernité et actualité Mon sosie a 2000 ans : en droite ligne avec tout ce qui s\u2019est fait au Musée de la civilisation depuis 30 ans « 30 ans sur l\u2019histoire de l\u2019humanité, c\u2019est bien peu de chose, mais à l\u2019échelle de nos perceptions humaines, ces années ont été celles de l\u2019accélération » À gauche, Justin Verret, né à Québec en 2016.À droite, un fragment de statue représentant un enfant rieur qui fait partie de la collection du Musée d\u2019art et d\u2019histoire de Genève, entre 300 et 101 av.J.-C.FRANÇOIS BRUNELLE MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 5 M A R T I N E L E T A R T E Collaboration spéciale D if ficile à saisir, l\u2019identité cultu- r e l l e e s t u n c o n c e p t e n constante évolution.Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a souhaité l\u2019analyser sous dif férents angles en demandant à sept artistes canadiens émergents issus de notre diversité culturelle de produire chacun une œuvre inspirée de pièces des collections des cultures du monde.C\u2019est ce qu\u2019on peut voir dans Connexions.Notre diversité artistique dialogue avec nos collections.L\u2019exposition est présentée au pavillon Jean- Noël Desmarais jusqu\u2019à la fin juin, puis déménagera dans la nouvelle aile des cultures du monde et du vi- vre-ensemble Stéphan Crétier et Sté- phany Mailler y qui ouvrira ses portes l\u2019été prochain.Au mur, une petite jarre à huile par fumée thaïlandaise datant du XVIe siècle, envoyée au Japon où elle a été utilisée comme contenant à thé en poudre.« L\u2019identité n\u2019est jamais figée et on le voit bien avec ce petit objet dont l\u2019usage a été réinventé en changeant de territoire, et cette évolution a inspiré l\u2019ar tiste montréalaise Pavitra Wickramasinghe, née au Sri Lanka», explique Laura Vigo, commissaire principale de l\u2019exposition et conservatrice de l\u2019art asiatique du MBAM.Évoquant le transfert et la transformation qu\u2019entraîne la migration, l\u2019artiste a créé un paysage imaginaire avec des projections d\u2019ombres de différentes sculptures qui évoquent le petit récipient.Disposées sur un plateau tournant, les ombres projetées sur un écran panoramique se transforment continuellement.La plupart des autres artistes se sont inspirés de pièces de la collection liées à leurs origines.Par exemple, l \u2019œuvre de Hua Jin, née en Chine, témoigne avec 12 assiettes de ses préoccupations par rapport à l\u2019effacement de la culture sous l\u2019effet de la mondialisation et de la production de masse.Toujours en Chine, au début du XVIIIe siècle, des vases imitaient le style japonais Imari pour satisfaire la demande occidentale.Ils ont inspiré Karen Tam pour créer des pièces en mousse de polystyrène décorées de paillettes, en référence et en opposition à la production de masse chinoise de marchandises authentiques et fausses.L\u2019exposition nous fait aussi voyager en Afrique avec l\u2019artiste canadien Brendan Fernandes, d\u2019ascendance kenyane et indienne, maintenant installé à Chicago.Il s\u2019est inspiré de masques africains du XIXe et du XXe siècle.Retrouvées dans les musées en raison du passé colonial, ces pièces ont perdu les traces de leur provenance, ce qui soulève des questions par rapport à leur authenticité.Des questionnements qui ne sont pas étrangers à l\u2019artiste lui-même, en raison de son parcours.Avec la réalité virtuelle, il redonne du sens à ces masques en leur faisant reprendre vie sur le corps de danseurs.L\u2019expo présente aussi le triptyque d\u2019Arwa Abouon, une artiste montréa- laise née en Libye qui aborde la question de l\u2019identité plurielle.Grande présence de l\u2019Amérique latine On découvre aussi dans Connexions les sculptures en céramique de Z\u2019otz* Collective \u2014 z\u2019otz signifie « chauve-souris » en maya.Le travail collaboratif et intuitif de ce collectif de Toronto est grandement inspiré de la mythologie aztèque.Leurs œu- vres représentent des êtres hybrides, des objets et des éléments en transition de la flore et de la faune.« La transformation et l\u2019hybridation qu\u2019on voit dans leur travail fait à référence à certaines traditions ancestrales, comme les nahuales chez les Aztèques avec l\u2019esprit animal qui est l\u2019alter ego du chaman », explique Erell Hubert, conservatrice de l\u2019art précolombien au MBAM.Plus près de notre réalité, leur travail fait aussi référence à la migration.«À comment, en fait, la même personne se transforme au fil de son chemin», ajoute Erell Hubert.Le voyage se termine avec le travail de Maria Ezcurra et Nuria Carton de Grammont, qui ont demandé à 21 Québécois qui ont émigré de 21 pays des Amériques de nous présenter chacun un objet personnel qui a joué un rôle dans leur processus d\u2019immigration.Approche pluraliste Connexions s\u2019inscrit dans le courant lancé au MBAM avec D\u2019Afrique aux Amériques.Picasso en face-à-face, d\u2019hier à aujourd\u2019hui et Nous sommes ici, d\u2019ici.L\u2019ar t contemporain des Noirs canadiens.Ces deux expositions, terminées en septembre, cherchaient à décentrer les regards en allant au-delà du discours classique en histoire de l\u2019art.Connexions poursuit le dialogue entre les cultures et les époques.« Chaque objet a de multiples significations, selon le temps, l\u2019espace et la personne qui le regarde, indique Laura Vigo.L\u2019idée de voir ces objets à travers des regards pluriels permet d\u2019enrichir la collection et de la rendre aussi plus actuelle.» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Des regards pluriels pour réactualiser des œuvres anciennes Inspirée de la petite jarre, l\u2019œuvre Île flottante, de Pavitra Wickramasinghe MBAM Quelques vases de l\u2019œuvre Imitation des insectes de Castiglione, de Karen Tam MBAM MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 6 présente av e c l e s p h o t o g r a p h i e s d e F r a n ç o i s B r u n e l l e Au Musée de la civilisation À Québec / Dès le 24 octobre Avec la collaboration Une exposition inusitée de sculptures antiques et de photographies de François Brunelle qui propose un récit entre histoire et modernité.mcq.org Ces jours-ci, les murs du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), et plus précisément ceux du pavillon Pierre Lassonde, s\u2019illuminent des œuvres de Marcel Barbeau.Pour la première fois, une exposition est consacrée à ce peintre du Refus global, figure notoire de l\u2019art contemporain au Québec.M A R I E - H É L È N E A L A R I E Collaboration spéciale M ais avant que le public puisse admirer ces tableaux, il aura fallu beaucoup de travail à l\u2019équipe d\u2019Eve-Lyne Beaudry, conservatrice de l\u2019art contemporain au MNBAQ et commissaire de l\u2019exposition : « Pour un monument comme Marcel Barbeau, il y a beaucoup de choses à lire et à comprendre avec ses 70 ans de carrière.Cela représente trois ans de recherches ! » explique Annie Gauthier directrice des collections au MNBAQ.Durant sa vie, Marcel Barbeau a réalisé plus de 4000 œuvres, et l\u2019exposition en compte une centaine : « On voulait mettre en avant-plan le thème du mouvement.On a souvent dit de Marcel Barbeau qu\u2019il était toujours dans la création et cherchait continuellement quelque chose de nouveau.La contrepartie, c\u2019est qu\u2019on peut sentir des coupures entre ces différentes périodes », explique Annie Gauthier.Pourtant, elle ajoute que, quand on plonge dans l\u2019œuvre, on constate que le peintre aborde de manière séparée certains éléments.Tout au long de sa vie, il mêlera ces éléments : « Il y a un aller-retour sur le même vocabulaire qui forme à la fin un plus grand langage.» L\u2019exposition est d\u2019une grande cohérence pour la fille de l\u2019artiste, la cinéaste Manon Barbeau, qui, présente durant différentes périodes de la vie de son père, admire aujourd\u2019hui son travail rassemblé en un tout.Reconstituer le soleil Solar Equation, une installation de l\u2019artiste Rafael Lozano-Hemmer, présente une reconstitution du Soleil dans le grand hall du pavillon Pierre Lassonde.La pièce est constituée de DEL suspendues dans l\u2019aire publique, à l\u2019entrée du Musée.«Le Musée possède déjà une de ses pièces, mais on avait envie d\u2019une œuvre plus actuelle, puis est arrivée cette occasion de développer une pièce dans cette version numérique », précise Annie Gauthier.L\u2019artiste avait déjà exposé une œu- vre portant le même titre en Australie en 2010.C\u2019était alors une installation extérieure portant un soleil gonflé à l\u2019hélium animé par des projections montrant les turbulences du Soleil.Cette œuvre portait la même thématique.L\u2019hélium est contrôlé par les États-Unis, s\u2019en procurer est difficile et la somme nécessaire pour acheter le gaz était trop élevée pour le Musée: «Rafael Lozano-Hemmer, en collaboration avec le Musée de Séoul, avait la possibilité de développer cette œuvre dans une nouvelle technologie, qui est celle qui est présentée ici», raconte la directrice.D\u2019abord présentée à Séoul, la pièce est arrivée ici en septembre dernier.Solar Equation veut retracer la réalité du Soleil.Pour y parvenir, le projet s\u2019appuie sur des données captées par l\u2019obser vatoire du Soleil de la NASA.Grâce à une animation, un mouvement créé est perpétuellement renouvelé offrant aux visiteurs Une collection nationale redéployée De l\u2019exposition Marcel Barbeau à la réouverture d\u2019un pavillon, le Musée national des beaux-arts du Québec a une offre automnale diversifiée Vue de l\u2019exposition Marcel Barbeau.En mouvement MNBAQ, IDRA LABRIE MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 7 Histoires et contributions de la communauté juive Exposition jusqu\u2019au 11 novembre Der niè re c han ce ! un aperçu des dif férents types de mouvements représentant les turbulences qui peuvent être observés sur la surface du Soleil, un phénomène naturel découvert récemment par les chercheurs en astronomie.L\u2019œuvre est émouvante et possède la qualité de sensibiliser le public au réchauffement climatique et à notre rapport à l\u2019environnement vivant.« On aura la chance de voir le Soleil ne jamais se coucher jusqu\u2019à la mi-février de l\u2019an prochain», lance Annie Gauthier.Laisser entrer la lumière En 2016, le MNBAQ ouvrait les portes du nouveau pavillon Pierre Lassonde.Aujourd\u2019hui, le public pourra découvrir l\u2019actualisation du pavillon Gérard-Morisset pour la troisième phase du redéploiement des collections.«On revoit complètement le contenu des salles après avoir actualisé son architecture.On réserve des surprises au niveau architectural », explique avec beaucoup de fier té Annie Gauthier.Des ouvertures vers l\u2019extérieur ont été aménagés of frant de nouveaux points de vue sur le parc.Désormais, la lumière naturelle pénètre jusque dans les salles.« On s\u2019est inspirés de la beauté du pavillon Pierre Lassonde, très lumineux, où les visiteurs se sentent bien dans les aires publiques, af- firme-t-elle.On a voulu reproduire ce sentiment pour que la visite puisse se poursuivre dans un prochain pavillon où l\u2019on vit la même expérience.» Pour cette troisième phase du redéploiement des œuvres, ce sont les collections d\u2019ar t ancien et moderne qui s\u2019étendent dorénavant dans cinq salles qui présentent 350 ans de pratique ar tistique au Québec et qui marient les deux collect ions , représentant p lus de 20 000 objets illustrant toute la période.« On commence à voir apparaître l\u2019art religieux, le début de la pratique ar tistique où les ar tistes copient les grands maîtres français jusqu\u2019aux années 1960 », rappelle la directrice.Un tel déploiement, c\u2019est du jamais vu au MNBAQ.S\u2019ajoutent à ce redéploiement dans le même pavillon, deux autres expositions qui accueillent les visiteurs au rez-de-chaussée.D\u2019où venons-nous ?Que sommes-nous ?Où allons-nous ?est une œuvre de Jean McEwen présentée en vis-à-vis de Mirage blanc, qui comporte 70 œuvres ou l\u2019hiver est magnifié.Ces deux expositions sont signées Maude Lévesque, qui en assure le commissariat.Ces deux expositions touchent les questions identitaires et le fameux « nous » collectif.« Quand on a posé notre regard sur le redéploiement de l\u2019art ancien et moderne, on a eu un malaise», raconte Annie Gauthier.Le MNBAQ a 85 ans cette année et il abrite la collection nationale où « il y a des angles morts.Mais on ne peut pas réécrire l\u2019histoire », ajoute-t-elle.Aujourd\u2019hui, le Musée a choisi de présenter certaines de ses œuvres dans leur état par fois négligé en abordant le sujet des enjeux de pré- ser vation du patrimoine, « et on a voulu montrer l\u2019envers du décor et donner la voix à certains absents », précise la directrice soulignant que ces deux expositions du rez-de- chaussée viennent démontrer que les pratiques du Musée en matière d\u2019acquisitions ont changé et que « notre volonté d\u2019être plus inclusifs au niveau des genres, des générations, de la représentation d\u2019artistes des premières nations se manifeste maintenant dans nos nouvelles priorités d\u2019acquisitions», conclut Annie Gauthier.Vue de l\u2019exposition Marcel Barbeau.En mouvement MNBAQ, IDRA LABRIE MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 8 ADMIREZ PLUS DE 350 OBJETS EMBLÉMATIQUES À POINTE-À-CALLIÈRE Jusqu\u2019au 4 novembre 2018 En collaboration avec Une exposition réalisée par Pointe-à-Callière, cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, en collaboration avec le Museo Egizio de Turin (Italie).S t a t u e d e l a d é e s s e M o u t © M u s e o E g i z i o , T u r i n PLUS DE 300 000 VISITEURS DEPUIS L\u2019OUVERTURE DE L\u2019EXPOSITION ! DERNIÈRE CHANCE ! M A R I E - H É L È N E A L A R I E Collaboration spéciale L es petits musées montréalais regorgent de trésors par fois méconnus du grand public, mais toujours fascinants à découvrir.Petit aperçu de ce qui se cache derrière les murs de ces établissements souvent plus que centenaires.Le Musée Redpath, établi sur le campus de l\u2019Université McGill depuis 1882, est le plus ancien immeuble conçu à des fins muséales au Canada.Les collections d\u2019histoire naturelle y sont exposées dans le plus pur style victorien.On est accueilli par des squelettes de baleines, d\u2019otaries et de tortues de mer.Dans la galerie Dawson règnent les spécimens vedettes : un squelette de gorgosau- rus libratus grandeur nature, le crâne d\u2019un tricératops, un dromaeosaurus alber tensis, cousin du vélociraptor bien connu, ainsi que le crâne d\u2019un tyrannosaure.La galerie des Cultures présente quant à elle des objets provenant du monde entier, dont une importante collection d\u2019artefacts datant de l\u2019Égypte ancienne.Niché dans une superbe église néogothique, le Musée des maîtres et artisans du Québec s\u2019est donné la mission de valoriser l\u2019ingéniosité et la créativité des créateurs et artisans de l\u2019objet fait main.Ses expositions permanentes illustrent la richesse du patrimoine et cherchent à transmettre ces savoirs immatériels.L\u2019exposition Mains de maîtres propose un panorama des outils, meubles, textiles, céramiques et autres objets religieux témoins du quotidien des Canadiens français du XVIIe au XXe siècle.En se baladant dans le Vieux- Montréal, il ne faut pas manquer de pousser les lourdes portes de la belle chapelle Notre-Dame-de-Bon-Se- cours.Son voisin, le Musée Margue- rite-Bourgeoys, présente la vie et l\u2019œuvre d\u2019une femme exceptionnelle, première enseignante de Montréal et fondatrice de la Congrégation de No- tre-Dame.En octobre et novembre, les guides du musée font découvrir aux visiteurs l\u2019histoire du quartier Bonsecours.La visite retrace les bâtiments historiques et les places publiques et souligne l\u2019appor t des hommes et des femmes qui ont contribué à l\u2019histoire de Montréal.La tournée culmine par la découverte du site archéologique de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, où sont préservés des vestiges uniques des XVIIe et XVIIIe siècles.Les amoureux de design vintage seront comblés au Musée des ondes Emile Berliner.Il n\u2019y avait pas de meilleur endroit que l\u2019édifice RCA pour héberger ce musée ayant pour mission de sauvegarder, d\u2019étudier et de diffuser le patrimoine matériel et immatériel associé à l\u2019industrie des ondes sonores.La collection compte plus de 30 000 objets allant des gramophones jusqu\u2019aux téléviseurs.La Biosphère peut se targuer d\u2019être le seul musée de l\u2019environnement en Amérique du Nord.Sujet d\u2019actualité s\u2019il en est, les expositions interactives permettent de mieux Ces musées méconnus Squelette de dinosaure, réalité virtuelle ou expérience scientifique ?À vous de choisir ! Le Musée Redpath, établi sur le campus de l\u2019Université McGill depuis 1882, est le plus ancien immeuble conçu à des fins muséales au Canada.UNIVERSITÉ MCGILL MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 9 comprendre les enjeux environnementaux liés aux changements climatiques et au développement durable.L\u2019exposition Planète Mtl plonge les visiteurs dans une maquette interactive tridimensionnelle et ne leur propose rien de moins que de devenir maire de Montréal pendant quelques instants, histoire de mieux comprendre les défis de la métropole.Pour rendre hommage à cette structure emblématique, Expo 67 remonte 50 ans en arrière pour faire revivre la fameuse Exposition universelle à l\u2019aide d\u2019images, de témoignages et d\u2019objets.Pour rester dans l\u2019esprit 1967, Le Centre d\u2019histoire de Montréal présente l\u2019exposition immersive Explosion 67.Terre des jeunes.Cette expo «comme si vous y étiez» donne aux plus jeunes une occasion de vivre le Montréal de la fin des années 1960.Expo Extra! est un petit plus qui s\u2019adresse aux nostalgiques de l\u2019époque qui seront heureux de prolonger l\u2019expérience émotive et sensorielle.La prison au Pied-du-Courant a été construite entre 1831 et 1840.Plus de 1300 patriotes y furent emprisonnés et même certains exécutés.L\u2019exposition permanente permet de mieux comprendre les enjeux reliés au mouvement patriote du Bas-Canada durant les rébellions de 1837-1838.Situé dans le quar tier Côte-des- Neiges, le Musée de l\u2019Holocauste Montréal retrace l\u2019histoire de la Shoah par les témoignages des survivants.C\u2019est un lieu d\u2019apprentissage, de rencontre et d \u2019espoir.Unique au Canada le Musée présente l\u2019histoire et la vie des communautés juives avant, pendant et après l\u2019Holocauste.Il invite à réfléchir à la destruction engendrée par les préjugées, le racisme et l\u2019antisémitisme.L\u2019ancien bain public Généreux est devenu l\u2019Écomusée du fier monde.L\u2019exposition permanente L\u2019heure des travailleurs de ce musée citoyen relate l\u2019histoire du quartier, de ses travailleurs et de leurs stratégies quotidiennes pour «joindre les deux bouts».Un musée de la dentisterie ?Pourquoi pas ! C\u2019est ce que propose le Musée Eudore-Dubeau, qui relate l\u2019histoire de la médecine dentaire et de son enseignement au Québec.On y trouve une remarquable collection de livres, d\u2019instruments, de machines, de médicaments et de meubles anciens.On peut également y admirer des modèles d\u2019étude et une collection anthropologique, de même que quelques œuvres d\u2019art.Après la visite, on ne pourra que se féliciter des avancées technologiques en matière d\u2019arrachage de dents ! Pour terminer cette liste malheureusement fragmentaire, le site d\u2019Accès culture (accesculture.com) permet de connaître la programmation de toutes les maisons de la culture qui parsèment l\u2019île de Montréal.Bonne visite ! L\u2019exposition permanente L\u2019heure des travailleurs de l\u2019Écomusée du fier monde relate l\u2019histoire du quartier, de ses travailleurs et de leurs stratégies quotidiennes pour « joindre les deux bouts ».ÉCOMUSÉE DU FIER MONDE MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 10 R A P H A Ë L L E C O R B E I L Collaboration spéciale A lors que l\u2019hôpital de l\u2019Hôtel-Dieu ferme ses portes et cherche une nouvelle vocation, la mission du Musée des Hospitalières, gardien de la mémoire de l\u2019institution et des débuts de Montréal, paraît d\u2019autant plus primordiale.Cet automne, le Musée des Hospitalières promet une riche programmation culturelle où les femmes pionnières du Québec sont à l\u2019honneur.«L\u2019histoire des Hospitalières, c\u2019est notre histoire, notre patrimoine hospitalier.Et ce sont les religieuses qui le conservent », résume Paul Labonne, directeur général du Musée.Le nouveau directeur souhaite faire connaître le rôle central que ces femmes ont eu dans la fondation de Montréal.Cet automne, en plus de l\u2019exposition temporaire et l\u2019exposition permanente, une série de conférences portant sur Jeanne Mance et les soins hospitaliers en Nouvelle-France, un récital d\u2019orgue pour Noël et des visites commentées de la chapelle de l\u2019Hôtel-Dieu sont au programme.Jeanne Mance et les Hospitalières La grande pionnière Jeanne Mance, reconnue enfin comme cofondatrice de Ville-Marie lors du 375e anniversaire, est le point de départ du Musée.La vie de cette jeune femme qui n\u2019a pas froid aux yeux est racontée dans l\u2019exposition temporaire, à l\u2019affiche au Musée depuis 2017 et jusqu\u2019en 2019.Son histoire s\u2019entremêle évidemment à celle de l\u2019Hôtel- Dieu, dont la mémoire est mise en valeur dans l\u2019exposition permanente.Mademoiselle Mance grandit en Champagne, fréquente les Ursulines, devient garde-malade, s\u2019occupe déjà des pestiférés de la grande peste et des blessés de la guerre de Trente Ans.Son projet missionnaire en Nou- velle-France naît lorsqu\u2019elle entend parler de cette contrée lointaine.Quelques personnages puissants vont lui permettre de réaliser son rêve, parmi lesquels sa mécène An- géline Faure de Bullion, dont on peut admirer le portrait au Musée.Cette dernière financera l\u2019Hôtel-Dieu de Ville-Marie jusqu\u2019à sa mort.Ni religieuse ni mariée, c\u2019est donc en femme libre que Jeanne Mance prend le Saint-Laurent en mai 1642.C\u2019est là, au milieu du fort Ville-Ma- rie, qu\u2019elle fonde l\u2019Hôtel-Dieu.Au début un modeste bâtiment de bois, puis une structure de pierre, il devient le cœur de Montréal autour duquel la vie prend forme.Mais les temps sont durs et les Iroquois n\u2019entendent pas céder leur territoire sans mener une rude bataille.Jeanne Mance, qui soigne Français, Anglais et Autochtones, précise M.Labonne, retourne en France quelques années plus tard pour chercher des recr ues.Les trois premières Hospitalières, Judith Moreau de Brésoles, Catherine Macé et Marie Maillet, embarquent dans l\u2019aventure depuis La Rochelle.« Ces religieuses sont des femmes de tête, souligne M.Labonne.Elles viennent prêter main-forte à Jeanne Mance, blessée à la suite d\u2019une chute sur la glace.Elles ont déjà une solide expérience de gestion puisqu\u2019elles ont fondé l\u2019Hôtel-Dieu à Laval en France.» Marie Maillet est aussi la première économe de Montréal.Mme de Brésoles est quant à elle apothicaire : elle travaille en tant que pharmacienne en préparant les remèdes pour les malades.À noter que jusqu\u2019au XIXe siècle, la sœur chargée de la pharmacie avait un rôle important dans l\u2019hôpital, car les médecins se faisaient relativement rares, et la sœur apothicaire devait souvent guérir elle-même les patients.À l\u2019occasion de l\u2019anniversaire de l\u2019ar rivée des trois fondatrices le 20 octobre en 1659, le Musée organise aujourd\u2019hui une conférence avec Mme Françoise Deroy-Pineau, spécialiste des femmes pionnières au Québec, où il sera possible d\u2019en apprendre davantage sur les soins prodigués en Nouvelle-France.Les pionnières du Québec Ce sont les Hospitalières qui, après la mort de Jeanne Mance en 1673, reprennent la mission de l\u2019Hôtel- Dieu, et se mettent au service du développement de Ville-Marie.Ces femmes pionnières étaient-elles les premières féministes du Québec ?L\u2019historienne Micheline Dumont avait déjà émis une hypothèse similaire dans Les religieuses sont-elles féministes ?(Montréal, Bellarmin, 1995) : « la vocation religieuse a pu représenter pour les femmes une possibilité d\u2019exercer des fonctions inédites dans la société civile, et des postes de grande responsabilité, voire une voie d\u2019accès pour réaliser les aspirations des femmes».Le Musée des Hospitalières montre en tout cas le pouvoir considérable que les religieuses avaient en tant que propriétaires et gestionnaires d\u2019hôpitaux, ainsi que dans leur mission au service de la communauté.On y apprend aussi que les religieuses ont largement contribué au développement de la profession d\u2019infirmières.Avec l\u2019évolution des tech- n iques médica les de l a f in du XIXe siècle, on crée des écoles de formation, faisant passer le métier d\u2019infirmière de vocation à profession.En 1901, sœur Marie-Louise Désaul- niers crée l\u2019École des infirmières de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Les étudiantes travaillent et étudient 12 heures par jour, et reçoivent des religieuses une formation professionnelle dans un esprit de compassion suivant la tradition de la communauté.L\u2019École est aussi la première à Montréal à ouvrir ses portes aux aspirants infirmiers masculins en 1963.Lors de cette décennie, l\u2019État laïcise la formation, qui sera désormais enseignée dans les cégeps et les universités.« En 69 ans d\u2019existence, l\u2019École aura dispensé une formation à près de 3000 infirmières et 24 infirmiers que l\u2019on retrouve aujourd\u2019hui dans plusieurs pays, où ils contribuent au rayonnement de l\u2019Hôtel-Dieu.Les diplômés maintiennent cependant un lien d\u2019appartenance grâce à l\u2019Association Jeanne-Mance fondée en 1917 », peut-on lire au deuxième étage de l\u2019exposition.Les religieuses ont été administratrices de l\u2019hôpital de l\u2019Hôtel-Dieu jusqu\u2019en 1973.Avec le transfert des derniers patients vers le nouveau CHUM, il ne reste plus grand-chose de leur hôpital.Si la présence des Hospitalières se fait moins forte au- jourd\u2019hui, leur héritage demeure considérable autant pour le développement des soins que pour l\u2019histoire de Montréal et du Québec.Les femmes pionnières du Québec à l\u2019honneur Carte postale de l\u2019entrée de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal avec, en avant-plan, la sculpture de Jeanne Mance du sculpteur Louis-Philippe Hébert, vers 1910 COLLECTION PAUL LABONNE « L\u2019histoire des Hospitalières, c\u2019est notre histoire, notre patrimoine hospitalier » MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 11 Au cœur du centre-ville de Montréal et sur l\u2019île Sainte-Hélène se trouvent deux musées qui racontent l\u2019histoire des Montréalais et de ses diverses communautés par des expositions, des conférences et des ateliers.Ces musées, plus que jamais, poursuivent leur mission et comptent même en offrir plus aux citoyens au cours des prochaines années.S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale D evoir quitter son pays pour cause de guerre ou menace à sa sécurité et tenter ensuite de refaire sa vie ailleurs, un tel sujet est d\u2019actualité.Le Musée McCord a voulu mettre en avant cette réalité en montant l\u2019exposition participative Ombres sans frontières, qui s\u2019ouvrira le 21 novembre.Le visiteur, muni d\u2019une lampe de poche, pourra découvrir des ombres chinoises réalisées lors d\u2019ateliers dans des camps de réfugiés en Grèce et en Turquie.Lors de cette exposition, le visiteur sera convié à s\u2019exprimer sur la notion de chez soi en réalisant sa propre création.«Nous souhaitons ainsi permettre aux nouveaux arrivants et au public de s\u2019exprimer sur le sujet par le biais de l\u2019art, affirme Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction des musées McCord et Stewart.L\u2019exposition s\u2019enrichira donc au gré des visites.» Une exposition sur la communauté juive Shalom.Histoires et contributions de la communauté juive est une autre exposition, en cours celle-là, qui a obtenu beaucoup de succès, selon Mme Sauvage.Se terminant le 11 novembre, elle s\u2019inscrit dans la mission du musée « d\u2019être le musée de tous les Montréalais », affirme-t- elle en précisant que l\u2019établissement a déjà tenu dans le passé des exposit ions semblables sur les communautés irlandaise, écossaise et chinoise.Cette exposition comprend cinq zones abordant chacune un thème dif férent.La première, appelée Exode, aborde les différentes vagues d\u2019immigration juive survenues dans le courant du XXe siècle ainsi que l\u2019antisémitisme vécu par cette communauté.Une autre zone, Souvenirs, rassemble divers objets appartenant ou ayant appartenu à des immigrants juifs.Vivre ensemble est un espace consacré à l\u2019apport des Juifs à la collectivité montréalaise.On y verra notamment comment les architectes juifs ont façonné le paysage urbain et comment ils ont contribué à la préservation du patrimoine.En créant l\u2019Hôpital juif, la communauté a aussi contribué à favoriser l\u2019accès universel aux soins de santé.Des conférences sur l\u2019urbanité Cet automne, le Musée McCord poursuit aussi, pour la huitième année, sa série de conférences intitulée « Échanges urbains ».La première, qui aura lieu le 24 octobre, portera sur l\u2019avenir des espaces ver ts, publics et des parcs.Le 30 janvier 2019, une autre conférence portera sur les sites industriels montréalais.Doit-on les convertir ou les abandonner ?Le 13 mars, une conférence traitera de la vétusté des écoles montréalaises.« Ces conférences sont gratuites, mais il faut réserver pour y assister, car elles sont très populaires », affirme Mme Sauvage.Le musée accueille aussi quelques conférences dans le cadre de la série « Les belles soirées », en partenariat avec l\u2019Université de Montréal.Ainsi, le 7 novembre, une conférence traitera des juifs séfarades, originaires du Maroc et vivant au Québec.Elle sera donnée par Yolande Cohen, pro- fesseure d\u2019histoire à l\u2019UQAM.Ces conférences sont proposées au coût de 27 $ (18 $ pour les membres du musée).D\u2019autres belles soirées sont aussi au programme.La mode au cœur du musée Autre activité importante au musée, la mode.Il y a un an, le Musée McCord a intégré la collection du Musée de la mode et son équipe.« Nous avons toujours présenté des expositions et des conférences sur la mode, mais depuis la fusion avec ce musée, nous le faisons encore plus », af firme Mm e Sauvage, qui ajoute que le musée possède la plus importante collection de mode canadienne au pays.Ainsi, le musée présente une exposition permanente sur l\u2019importance du vêtement chez les Premières Nations, les Inuits et les Métis.Des expositions temporaires devraient aussi être programmées prochainement.Les activités au Musée Stewart Du côté du Musée Stewart, en plus de l\u2019exposition permanente traitant de l \u2019histoire de Montréal (selon Mme Sauvage, les musées McCord et Stewart possèdent plus d\u2019un million et demi d\u2019objets pour documenter l\u2019histoire de la ville), cet établissement présente jusqu\u2019au 24 mars 2019 l\u2019exposition Paris en vitrine.Elle permet d\u2019explorer les vitrines les plus en vogue dans le Paris du XVIIIe siècle.À ce musée, on a aussi pensé aux enfants.Lors du week-end de l\u2019Halloween, les 27 et 28 octobre, une activité famil iale a été programmée au Musée Stewar t dans le cadre de l\u2019exposition Histoire et mémoires.Plusieurs autres activi- t é s é d u c a t i v e s e t r é c r é a t i v e s s\u2019adressant aux jeunes sont organisées aux deux musées.Pour en connaître plus, il faut visiter leur site respectif.Il est intéressant de mentionner qu\u2019il est possible de visiter les musées gratuitement le premier dimanche de chaque mois et le mercredi soir (sauf pour les expositions vedettes, pour lesquelles il faut débourser 9,50 $).Le musée est gratuit aussi en tout temps pour les membres.Vers un musée plus grand Enfin, s\u2019il y a un dossier qui tient à cœur Mme Sauvage, c\u2019est bien le déménagement du musée, un projet évalué à environ 150 millions de dollars.Ce projet vise à relocaliser les collections des musées McCord et Stewart en un seul endroit.« En ce moment, par manque d\u2019espaces, nous ne pouvons présenter que 1 % de nos collections dans nos salles, alors que la norme reconnue interna- tionalement est de 5 à 6 % », déplore Mme Sauvage, qui ajoute qu\u2019il n\u2019y a plus de place non plus dans la réserve, ce qui réduit la possibilité de faire des acquisitions ou d\u2019accepter des dons.Lors de la précédente administration Coderre, le site Eugène Lapierre, situé au nord-ouest de la Place des Arts, avait été of fer t.La mairesse Plante veut cependant en faire un parc.D\u2019autres sites sont présentement évalués et Mme Sauvage mentionne qu\u2019une annonce devrait bientôt être faite à ce sujet.MUSÉES MCCORD ET STEWART Au cœur des réalités montréalaises David Bier, Réfugiés séfarades arrivant à l'aéroport Dorval (aujourd\u2019hui PET), 1974 MUSÉE MCCORD Situé dans le Vieux-Montréal, le musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire Pointe-à-Callière permet d\u2019en apprendre beaucoup sur les origines de Montréal, grâce aux expositions permanentes, mais aussi sur d\u2019autres civilisations et phénomènes de société, grâce à des expositions temporaires, auxquelles s\u2019ajoutent de nombreuses activités éducatives destinées aux jeunes.Brève visite.S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale D epuis le printemps 2017, un parcours sur plancher de verre dans le pavillon Québecor, le septième du musée, permet de se promener au-dessus des vestiges du for t Ville-Marie, datant du XVIIe siècle.Cette exposition, appelée Ici a été fondée Montréal, est le résultat de fouilles archéologiques menées de 2002 à 2015.Le musée Pointe-à-Callière of fre toutefois beaucoup plus aux visiteurs.À travers ses expositions permanentes, on peut en apprendre sur les bâtisseurs de Montréal et sur la grande paix de 1701.Deux autres expositions permettent aux visiteurs de déambuler dans le premier égout collecteur en Amérique du Nord, érigé entre 1832 et 1838, et dans les vestiges du premier cimetière de Ville-Marie, datant de 1643.D\u2019autre part, l\u2019exposition Pirates ou corsaires ?, destinée aux enfants et aux familles, fait revivre l\u2019univers de Pierre Le Moyne d\u2019Iberville, un capitaine de navire qui a dû affronter l\u2019ennemi dans le golfe du Saint- Laurent, dans le contexte de la guer re franco-britannique au XVIIIe siècle.Reines d\u2019Égypte En cours jusqu\u2019au 4 novembre, l\u2019exposition Reines d\u2019Égypte, réalisée en collaboration avec le Museo Egizio de Turin (Italie), permet de contempler plus de 350 objets de l\u2019Égypte ancienne, parmi lesquels on trouve des statues monumentales, des fresques, des sarcophages et des bijoux ayant appartenu notamment aux reines Néfertari et Néfertiti.À noter qu\u2019il sera possible de visiter l\u2019exposition à un tarif réduit (8 $ pour les adultes au lieu de 22 $, réductions offertes aussi aux enfants et aux familles) lors de la Soirée des bibliothèques publiques, le 24 octobre, de 17 h30 à 21 h.Dans le cadre de cette exposition, une série de six conférences a été organisée avec le musée de Turin.La dernière, intitulée L\u2019idée de l\u2019Égypte et la renaissance italienne, se tiendra le 30 octobre, à 11 h.Allô Montréal L\u2019exposition Allô Montréal, réalisée en collaboration avec Bell, saura intéresser les passionnés de télécommunications et les curieux.Elle présente l\u2019histoire de la téléphonie de ses débuts, en 1874, jusqu\u2019aujourd\u2019hui à l\u2019aide des collections de Bell, composées de 250 objets, films d\u2019archives, documents et photographies.Elle se termine le 6 janvier prochain.Hommage à La petite vie Sur une note plus légère, il sera possible, à partir du 5 décembre, de visiter une exposition temporaire pour souligner le 25e anniversaire de la série humoristique La petite vie.Les visiteurs pourront ainsi se promener dans les décors de l\u2019émission et en regarder des extraits, des bloopers et des entrevues.Dans le cadre d\u2019une entrevue réalisée pour une publication du musée, l\u2019auteur de la célèbre série, Claude Meunier, affirmait que si c\u2019était à refaire, il ne changerait rien.«Tout est là», disait-il.Des activités pour les jeunes Pointe-à-Callière possède un imposant programme scolaire qui attire plus de 100 000 jeunes par année.« Ce programme est associé aux expositions permanentes et temporaires qui se tiennent au musée », mentionne Annick Deblois, responsable de l\u2019action culturelle au musée.Par exemple, une visite interactive est offerte aux jeunes du 3e cycle du primaire et du 1er et du 2e cycle du secondaire dans le cadre de l\u2019exposition Reines d\u2019Égypte.Les activités à venir susceptibles de beaucoup intéresser les jeunes concernent l\u2019Halloween et Noël.Ainsi, pour le temps de l\u2019Halloween, le musée a créé l\u2019activité Drôle de fantômes.« Il s\u2019agit d\u2019une animation théâtrale, destinée aux enfants âgés de 4 à 10 ans, où les jeunes seront plongés dans l\u2019univers des drôles de fantômes du musée, dit Mme Deblois.Grâce à une histoire originale imaginée par l\u2019auteur Simon Boulerice, les enfants découvriront le musée d\u2019une façon ludique et interactive.» L\u2019activité aura lieu les 27 et 28 octobre, de 11h30 à 15h.Pour le temps des Fêtes, les jeunes pourront découvrir qui est le vrai père Noël.« Une animation théâtrale mènera les jeunes aux origines du père Noël, poursuit Mme Deblois.Dans un parcours, parallèle aux expositions, les jeunes pourront visiter quatre stations où sera relatée une tradition se rapportant au père Noël.Il y aura la tradition russe, Babouchka, le père Lenoir, Melchior et notre père Noël traditionnel en habit rouge.» Cette activité sera offerte aux familles les 15, 16, 22 et 23 décembre, ainsi que du 24 au 31 de ce même mois.Toujours durant le temps des Fêtes, du 2 au 6 janvier, les familles pourront participer à des activités créatives inspirées de l\u2019exposition La petite vie.« Ils pourront réaliser des sérigraphies, par exemple, en imitant la tapisserie kitsch présente dans l\u2019émission», dit Mme Deblois.MUSÉES \u2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OCTOBRE 2018 G 12 11 octobre 2018 - 6 janvier 2019 ZACHARIE VINCENT, ZACHARIE VINCENT ET SON FILS CYPRIEN (DÉTAIL), 1852-1853.HUILE SUR TOILE, 48,5 X 41,2 CM.CRÉDIT PHOTO : MNBAQ, PATRICK ALTMAN MARCEL BARBEAU, SANS TITRE, 1961.ACRYLIQUE SUR TOILE, 195 X 130 CM.COLLECTION PARTICULIÈRE, MISSISAUGA.© SUCCESSION MARCEL BARBEAU.PHOTO : MNBAQ, IDRA LABRIE DÈS LE 15 NOVEMBRE 350 ANS DE PRATIQUES ARTISTIQUES AU QUÉBEC MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE Apprendre l\u2019histoire de Montréal et plus Il y a beaucoup à apprendre au musée Pointe-à-Callière.JACQUES NADEAU LE DEVOIR "]
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