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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2018-10-24, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 241 / LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM INDEX Avis légaux.B4 Culture.B7 Décès.B5 Économie.B3 Éditorial.A6 Grille TV.B7 Idées.A7 Météo .B6 Monde.B1 Mots croisés.B6 Sports.B6 Sudoku .B6 CULTURE Plaidoyer pour un meilleur encadrement des Spotify de ce monde | B 8 MONDE Le meurtre de Khashoggi en Turquie a été planifié, dit Erdogan, qui se garde bien toutefois de nommer le commanditaire HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Les libéraux fédéraux de Justin Trudeau ont trouvé un moyen de calmer la grogne qu\u2019ils sont susceptibles de rencontrer sur leur chemin électoral dans certaines provinces clés dirigées par des gouvernements conservateurs farouchement opposés à la tarification du carbone: des remboursements d\u2019impôt.Ottawa entend rembourser dès le printemps 2019 les citoyens qui se verront imposer la taxe fédérale parce que leur province aura refusé d\u2019agir.Les montants versés, pour une famille moyenne de quatre personnes, atteindront 256 $ au Nouveau-Bruns- wick, 307 $ en Ontario, 340 $ au Manitoba et 609 $ en Saskatchewan.Trois TAXE CARBONE Ottawa épargnera les citoyens L\u2019argent prélevé dans les provinces récalcitrantes sera remis à leurs contribuables de ces quatre provinces sont dirigées par un gouvernement conservateur, et le Nouveau-Brunswick pourrait s\u2019ajouter sous peu puisque les libéraux sont sur le point de perdre le pouvoir dans un contexte minoritaire.Les montants remboursés aux citoyens seront calculés à même leurs déclarations de revenus et inclus dans les remboursements auxquels ils ont droit, ou soustraits des montants dus, selon le cas.Le montant versé au printemps 2019 constituera une avance puisque ce n\u2019est qu\u2019à compter du 1er avril 2019 que la taxe fédérale commencera à s\u2019appliquer.Le chef conservateur fédéral, Andrew Scheer, n\u2019a pas hésité à qualifier la mesure de « combine électorale » qui n\u2019aura d\u2019autre effet que de hausser le prix d\u2019à peu près tout au pays.Ce à quoi le premier ministre Justin Trudeau a répliqué que ce sont les conservateurs qui tentent d\u2019acheter des votes en remettant toujours à plus tard le moment d\u2019entreprendre des actions contre les changements climatiques.« La question à poser aux politiciens conservateurs c\u2019est : « S\u2019ils ne veulent pas agir, qui pensent-ils devrait agir à leur place ?» [\u2026] Les politiciens conservateurs continuent de penser qu\u2019on peut continuer de repousser le problème.L\u2019ONU a été très claire : on a 12 ans.» M.Scheer a promis qu\u2019il abolirait la taxe sur le carbone, ce qui lui a valu d\u2019être traité d\u2019« autruche » par les libéraux à la Chambre des communes.Il entend dévoiler plus tard son propre plan environnemental.Le chef conservateur est en symbiose avec ses partenaires provinciaux qui tentent de créer Fuyant la pauvreté et l\u2019insécurité comme des milliers d\u2019autres de ses compatriotes, cette Hondurienne n\u2019a pas voulu laisser son chien derrière elle.Après une pause à Huitxla, dans le sud du Mexique, ces migrants vont reprendre la route mercredi en espérant trouver asile aux États-Unis.Mais à Washington, le président Donald Trump tentait plutôt de tirer un avantage politique en prévision des élections de mi-mandat.JOHAN ORDONEZ AGENCE FRANCE-PRESSE AMÉLI PINEDA LE DEVOIR Les images sont spectaculaires.Ils sont maintenant près de 7000 migrants d\u2019Amérique centrale, fuyant la misère et les violences des gangs dans leur pays, à tenter d\u2019atteindre la frontière américaine en quête d\u2019une vie meilleure.Spontané, mais à la fois organisé, ce mouvement migratoire a été facilité par la médiatisation et les partages sur les réseaux sociaux, expliquent des experts.Partie de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, le 13 octobre dernier, la « caravane » de migrants qui comptait à ses débuts quelque 1000 Honduriens a vu ses troupes se multiplier au fur et à mesure qu\u2019elle parcourt les kilomètres qui la séparent des États-Unis.Au cours des derniers jours, les images diffusées en boucle montrant de milliers de migrants agglutinés au bord d\u2019un pont qui relie le Guatemala et le Mexique ont marqué les esprits.« L\u2019effet médiatique, l\u2019effet des réseaux sociaux, ça fait en sorte que le regroupement a connu rapidement une expansion », note Guillermo Candiz, chargé de cours au Département de géographie de l\u2019Université Laval et coordonnateur de la Chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales.Le rôle des passeurs, combiné à l\u2019utilisation des réseaux sociaux, constitue un important facteur de cette mobilisation inédite, renchérit Micheline Labelle, professeure émérite au Département de sociologie de l\u2019Université du Québec à Montréal.« Les passeurs et les réseaux sociaux diffusent beaucoup plus d\u2019informations qu\u2019auparavant.On peut se rappeler que c\u2019est entre autres de cette façon que les migrants qui venaient d\u2019Haïti, qui avaient un statut d\u2019illégaux aux États-Unis, ont traversé les frontières canadiennes au cours des deux dernières années, car on retrouvait des informations sur le fait qu\u2019au Canada on trouvait un accueil plus positif », mentionne Mme Labelle.Quant aux motifs de cet exode, ils résident dans la volonté de fuir le climat d\u2019insécurité quotidien qui menace la vie de milliers de migrants dans leur pays d\u2019origine, souligne François Audet, de l\u2019Institut d\u2019études internationales de Montréal.« Ce qui est exceptionnel, c\u2019est que ce ne sont pas des migrants économiques.Ce sont des migrants dont la vie est en danger et, normalement, lorsque c\u2019est pour des raisons de sécurité, on ne peut pas les refouler », souligne M.Audet.D\u2019ailleurs, si les images sont saisissantes, le phénomène n\u2019est pas nouveau pour autant, rappelle Guillermo Candiz.« Lorsqu\u2019on sait que, entre janvier et juillet [de cette année], il y a eu 31 000 migrants honduriens qui ont été arrêtés par les autorités migratoires mexicaines, on réalise que c\u2019est un flux normal », fait-il valoir.« Ce qui est spectaculaire, c\u2019est de voir pour la première fois des gens marcher ensemble dans une migration qui est très dynamique.On voit des gens s\u2019ajouter à la marche parce qu\u2019en quelque sorte ils ont l\u2019impression que ça devient plus sécuritaire.La peur sur le chemin de l\u2019exil La «caravane» de migrants honduriens traverse maintenant le Mexique à destination des États-Unis VOIR PAGE A 2 : CARBONE VOIR PAGE A 4 : EXIL ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2018 fondaction.com PLUS QU\u2019UN REER La valeur et le rendement des actions de Fondaction fluctuent, le passé n\u2019est pas indicatif du futur.Avant d\u2019investir, pour plus d\u2019information notamment sur les frais, veuillez consulter le prospectus à fondaction.com.* Crédits d\u2019impôt sujets à changement.MARCO BÉLAIR-CIRINO CORRESPONDANT PARLEMENTAIRE DAVE NOËL À QUÉBEC LE DEVOIR L\u2019ancien prêtre, pamphlétaire, ministre et professeur Louis O\u2019Neill s\u2019est éteint mardi.L\u2019ex-ministre des Affaires culturelles et des Communications était âgé de 93 ans.L\u2019historien Denis Vaugeois, qui lui a succédé à la tête des deux ministères, se souvient d\u2019un homme politique atypique dont les convictions étaient inaltérables.« Il était peut-être trop sincère, trop intense pour être un homme politique dans la moyenne », souligne- t-il dans un entretien téléphonique avec Le Devoir.« Il reste qu\u2019il a eu un beau parcours politique.C\u2019est un homme qui était très engagé auprès de ses électeurs, un homme très droit, presque rigide d\u2019ailleurs ; vraiment un modèle.» M.Vaugeois admirait la « noblesse naturelle » de M.O\u2019Neil, qui avait l\u2019allure d\u2019un « grand seigneur ».« C\u2019est un homme supérieurement intelligent, très, très courtois », ajoute-t-il.Prêtre, Louis O\u2019Neill s\u2019est fait connaître après la publication, le 7 août 1956, d\u2019une lettre anonyme dans Le Devoir dans laquelle l\u2019abbé Gérard Dion et lui dénoncent les mœurs électorales de l\u2019Union nationale de Maurice Duplessis.« Le déferlement de bêtise et l\u2019immoralité dont le Québec vient d\u2019être témoin ne peuvent laisser indifférent aucun catholique lucide », écrivent les « deux théologiens » préparant la Révolution tranquille.M.O\u2019Neill et M.Dion ont coécrit plusieurs ouvrages à succès, dont les essais de morale politique Le chrétien et DÉCÈS « C\u2019est un homme très droit » L\u2019ex-ministre péquiste Louis O\u2019Neill s\u2019est éteint mardi à l\u2019âge de 93 ans Une « bonne première étape », estime Elizabeth May CARBONE SUITE DE LA PAGE A 1 une coalition anti-taxe sur le carbone.Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a d\u2019ailleurs demandé à Ottawa de suspendre sa taxe le temps qu\u2019il finisse d\u2019en préparer la contestation devant les tribunaux.La chef du Parti vert, Elizabeth May, a pour sa part félicité M.Trudeau.Elle voit dans le mécanisme une « bonne première étape» qui devra être bonifiée avec le temps.Elle approuve le remboursement aux contribuables, qu\u2019elle voit comme une garantie de pérennité du programme puisqu\u2019aucun futur gouvernement n\u2019osera l\u2019annuler de peur de s\u2019aliéner les électeurs.«Oh oui, ça aidera les libéraux à avoir des votes, et cela mettra en lumière toute l\u2019inutilité d\u2019Andrew Scheer et de sa lâche négligence.» Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, estime lui aussi qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une « première étape » positive, mais il déplore que le Canada ne se dote pas d\u2019une cible plus ambitieuse de réduction de ses gaz à effet de serre (GES).Un plan à somme nulle Ottawa avait demandé aux provinces de se doter d\u2019une formule maison pour imposer un prix aux GES.Trois l\u2019ont fait (Colombie-Britannique, Alberta, Québec) et trois sont sur le point de le faire (Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et Île-du-Prince-Édouard).Comme ces provinces gèrent déjà les revenus de leur tarification, leurs citoyens ne recevront pas d\u2019argent d\u2019Ottawa.Aux récalcitrantes, Ottawa impose sa propre recette comprenant deux volets : une redevance sur les combustibles fossiles (4,42 ¢ le litre d\u2019essence, 3,91 ¢ par mètre cube de gaz naturel) et des plafonds d\u2019émission de GES pour les grands émetteurs industriels (cimenterie, mines, producteurs d\u2019engrais, etc.).Au-delà de ces plafonds, les entreprises doivent payer la taxe à Ottawa ou acheter des crédits auprès de concurrentes plus vertes.C\u2019est parce que les plafonds sont fixés à 80 % de la moyenne d\u2019émission de chaque secteur qu\u2019Andrew Scheer et ses troupes répètent en boucle que les grandes entreprises sont épargnées.Les montants imposés par Ottawa équivalent à 20 $ la tonne d\u2019émission de GES en 2019, prix qui atteindra 50 $ en 2022.Tout l\u2019argent perçu est retourné tel que promis dans les provinces.Les 2,3 milliards de dollars qui proviendront en 2019 de la redevance sur les combustibles seront retournés à 90 % aux citoyens par la déclaration de revenus.Les 10 % restants seront destinés à un fonds que pourront utiliser les municipalités, les hôpitaux, les écoles, les petites entreprises, les organismes à but non lucratif et les communautés autochtones pour financer des projets d\u2019efficacité énergétique.Les modalités de ce programme seront dévoilées plus tard, mais Ottawa a déjà décidé que les deux tiers du fonds seront réservés aux petites entreprises.Elizabeth May ne s\u2019insurge pas contre le fait qu\u2019une si petite partie des revenus soit consacrée à des initiatives vertes, car elle pense que ce n\u2019est qu\u2019un « début ».L\u2019argent récolté auprès des grands émetteurs industriels, quant à lui, sera mis à la disposition de ces mêmes grands émetteurs pour financer de nouvelles technologies vertes.Le gouvernement n\u2019a pas encore chiffré les revenus anticipés de ce second volet.Une taxe payante\u2026 Ottawa estime que les citoyens recevront en moyenne un plus gros remboursement que ce qu\u2019ils auront payé en tarification du carbone (un gain net atteignant 473 $ par famille saskatche- wanaise en 2022).La raison est simple : tous recevront le même remboursement indépendamment de ce qu\u2019ils auront déboursé en réalité.Or, une minorité de riches contribuables auront payé beaucoup plus parce qu\u2019ils possèdent plus de véhicules éner- givores, chauffent de plus grandes demeures et utilisent plus souvent l\u2019avion.Les remboursements varieront d\u2019une province à l\u2019autre parce que la consommation de combustibles fossiles diffère.Les Saskatchewanais sont champions en la matière.Par ailleurs, Ottawa estime maintenant que son plan permettra de réduire de 50 à 60 mégatonnes les émissions de GES du Canada d\u2019ici 2022.Sa précédente estimation parlait plutôt de 80 à 90 MT.La différence, ont expliqué les fonctionnaires, vient du retrait de l\u2019Ontario de la Bourse du carbone internationale.C\u2019est donc dire que le mécanisme fédéral est moins contraignant que celui auquel s\u2019astreignait la province de Doug Ford.Le Canada doit ramener ses émissions de GES à 517 MT d\u2019ici 2030.Elles s\u2019élevaient à 704 MT en décembre 2016.les élections (1960) \u2014 vendu à plus de 100 000 exemplaires \u2014 et Le chrétien en démocratie (1961).Il est gagné par la foi indépendantiste en 1969, dans la foulée de l\u2019adoption de la loi 63 sur le libre choix de la langue d\u2019enseignement.M.O\u2019Neill défroque en 1973.La même année, il porte les couleurs du Parti québécois dans Mercier, où il termine deuxième derrière le premier ministre libéral Robert Bourassa.Trois ans plus tard, il fait son entrée à l\u2019Assemblée nationale comme député de Chauveau et au gouvernement Lé- vesque comme ministre des Affaires culturelles et des Communications.Il est cependant dépouillé de ses responsabilités ministérielles en février 1978 et en septembre 1979.« C\u2019est sûr que je n\u2019ai pas aimé ça, mais [\u2026] il ne faut pas transformer ses maux de tête en drame national », a-t- il relaté dans l\u2019émission Mémoires de député, en 2010.M.O\u2019Neill ne brigue pas les suffrages en 1981, évoquant la nécessité de maintenir l\u2019unité d\u2019action du PQ.Il retourne à l\u2019enseignement à l\u2019Université Laval.La session parlementaire s\u2019ouvre au Nouveau-Brunswick FREDERICTON \u2014 Le gouvernement libéral minoritaire du Nouveau- Brunswick a présenté mardi un discours du Trône qu\u2019il espère rassembleur, mais on ignore si cela suffira pour lui permettre de survivre à un vote de confiance à l\u2019Assemblée législative.Les libéraux tentent de demeurer en selle après avoir remporté 21 sièges, soit un de moins que les progres- sistes-conserva-teurs ; les verts et l\u2019Alliance des gens du Nouveau- Brunswick ont remporté chacun trois sièges.La session avait pu commencer mardi matin lorsque les libéraux ont proposé l\u2019un de leurs élus au poste de président de l\u2019Assemblée législative.Les libéraux auront toutefois besoin de 25 voix en Chambre pour faire adopter le discours du Trône, considéré comme un « vote de confiance », qui peut faire tomber un gouvernement.Or, en excluant le président de l\u2019Assemblée, les libéraux disposent de 20 députés.Le vote sur le discours du Trône ne devrait pas avoir lieu avant le vendredi 2 novembre.La Presse canadienne EN BREF Le gouvernement caquiste garde le cap Au gouvernement du Québec, on n\u2019avait que des éloges à faire à Ottawa dans ce dossier.« C\u2019est bien qu\u2019ils respectent le programme qu\u2019on a mis en place depuis 2013 sans nous imposer le leur », a répété la nouvelle ministre de l\u2019Environnement, MarieChantal Chassé, dans sa première sortie publique depuis son entrée au Conseil des ministres.« C\u2019est très respectueux.» Son gouvernement, a-t-elle ajouté, compte conserver le « marché du carbone et le fonds vert », tout en révisant le fonctionnement de ce dernier pour s\u2019assurer qu\u2019il donne des « résultats ».Interrogée sur le fait que les consommateurs québécois risquent de se sentir lésés de ne pas recevoir de compensations, elle a rétorqué que la CAQ s\u2019était déjà engagée à « retourner de l\u2019argent aux familles » en faisant allusion à d\u2019autres dossiers que celui de l\u2019environnement.Quant à savoir si, par exemple, une partie du Fonds vert pourrait être convertie en compensations aux consommateurs qui paient déjà la taxe carbone, la nouvelle ministre ne semblait pas prête à prendre position.« Il faut me laisser le temps d\u2019approfondir ma connaissance des dossiers », a-t-elle dit.Isabelle Porter Louis O\u2019Neill Le déferlement de bêtise et l\u2019immoralité dont le Québec vient d\u2019être témoin ne peuvent laisser indifférent aucun catholique lucide LOUIS O\u2019NEILL » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2018 JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR De crainte de jeter de l\u2019huile sur le feu, le conseil municipal de Montréal a renoncé \u2014 pour l\u2019instant \u2014 à se lancer dans le débat sur les signes religieux.Le conseiller indépendant Marvin Ro- trand a préféré, mardi, retirer sa motion qui abordait ce sujet.M.Rotrand souhaitait que le conseil municipal se prononce en faveur d\u2019une déclaration accordant aux maires et conseillers municipaux montréalais le « droit absolu » de porter des symboles religieux.À l\u2019heure actuelle, rien n\u2019empêche les élus de porter des signes religieux, mais le conseiller de Snowdon voulait envoyer un message d\u2019ouverture aux citoyens qui souhaitent se lancer en politique municipale.La proposition n\u2019a cependant pas eu le succès escompté.Un débat polarisant Le chef d\u2019Ensemble Montréal, qui porte lui-même la kippa, s\u2019est dit en faveur du préambule de la motion, mais selon lui, le contexte ne se prête pas à l\u2019adoption d\u2019une telle déclaration.La Coalition avenir Québec (CAQ), qui a été portée au pouvoir le 1er octobre dernier, a déjà exprimé son intention de légiférer afin d\u2019interdire les signes religieux aux employés de l\u2019État en position d\u2019autorité.« Mais à aucun moment, le gouvernement n\u2019a soulevé la possibilité d\u2019étendre cette restriction aux élus.On entre donc dans un débat qui, a priori, n\u2019en est pas un », a fait valoir Lionel Perez.« On vient ajouter de l\u2019huile sur le feu.» Montréal renonce à se lancer dans le débat sur les signes religieux FABIEN DEGLISE LE DEVOIR SANTÉ Le cannabis n\u2019est pas l\u2019ennemi public numéro 1 L\u2019alcool, le tabac et les opioïdes sont plus dommageables, rappelle l\u2019Agence de la santé publique du Canada La responsable de la santé publique au Canada a fait une mise au point sur les différentes substances psychoactives, soulignant qu\u2019il faut davantage s\u2019inquiéter de la consommation de tabac, d\u2019alcool et d\u2019opioïdes que de celle de cannabis.JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE santé, perte de productivité et justice pénale au pays, pour une facture globale de 30,1 milliards de dollars.En comparaison, le cannabis, qui arrive en quatrième place des substances coûteuses en matière de santé publique, n\u2019a été responsable que de 7 % de ces coûts, dont la moitié est liée à la justice pénale.Cette part devrait toutefois baisser en raison de la légalisation, souligne le document.Pis, l\u2019an dernier, les surdoses d\u2019opioïdes ont entraîné dans la mort 4000 Canadiens, soit 11 par jour en moyenne, résume l\u2019Agence, qui rappelle que la crise sanitaire induite par ce type de substance a fait baisser l\u2019espérance de vie en Colombie-Britannique, la province la plus touchée, de 0,12 année, entre 2014 et 2016.Par ailleurs, l\u2019alcool reste encore la substance psychoactive la plus facile d\u2019accès chez les jeunes élèves canadiens du secondaire.Quelque 70 % disent pouvoir s\u2019en procurer facilement ou très facilement, contre 39 % pour le cannabis, indique le rapport.Tout en cherchant à ramener de la rationalité dans le débat en cours autour de la légalisation du cannabis, l\u2019administratrice en chef de la santé publique du Canada se dit toutefois préoccupée par l\u2019âge moyen des jeunes Canadiens qui commencent à en consommer : 14 ans.« C\u2019est très jeune et très préoccupant en raison des effets du composé psychotrope du cannabis [le THC] sur le développement du cerveau », dit- elle.Mme Tam estime toutefois que le nouveau cadre légal entourant le cannabis au pays devrait permettre de plus facilement prévenir cette consommation par des programmes d\u2019éducation, par une communication facilitée sur ce sujet au sein des familles, ainsi que par l\u2019imposition de règles strictes désormais pour la production, la distribution et la promotion du cannabis.« Il va falloir mettre en place des systèmes de surveillance et d\u2019évaluation de toutes les politiques et de ses effets sur la consommation et la santé, dit Theresa Tam.Nous avons aussi l\u2019occasion de faire des recherches sur les effets négatifs autant que sur les bénéfices liés au cannabis.Et c\u2019est ce que nous allons encourager », dit-elle.Mais surtout, le chef de l\u2019opposition s\u2019est inquiété du message qu\u2019une telle motion était susceptible d\u2019envoyer aux employés de la Ville qui, eux, pourraient être touchés par une loi du gouvernement caquiste.« Ce que cette motion est en train de dire, c\u2019est que bien que les employés puissent être visés, on pense d\u2019abord aux élus.On pense à protéger nos droits », a-t-il expliqué.« Ce n\u2019est pas le genre de message que j\u2019aimerais envoyer.» Climat malsain La mairesse Valérie Plante a exprimé les mêmes réserves.Le gouvernement Legault n\u2019a toujours pas déposé de projet de loi, a-t- elle rappelé.« Cette motion est prématurée.[\u2026] Ce n\u2019est pas le bon moment.Comme mairesse de Montréal, j\u2019aimerais avoir une approche posée, réfléchie.Parce qu\u2019en ce moment, ce que je trouve vraiment déplorable, c\u2019est que peu importe ce qui se dit, on se retrouve nécessairement dans deux camps : on est un traître à la nation ou on est raciste.Pour moi, c\u2019est malsain.» La mairesse estime qu\u2019elle pourra réellement se prononcer sur le sujet lorsque le gouvernement déposera un projet de loi : « Il ne faut pas contribuer au climat malsain actuel qui se passe au Québec autour de la question du port des signes religieux.» Discussions à venir À l\u2019issue de l\u2019assemblée du conseil municipal, Marvin Rotrand s\u2019est dit très déçu de la tournure des événements.Il a soutenu que Projet Montréal et Ensemble Montréal lui avaient affirmé que leurs élus respectifs voteraient en faveur de sa motion.« Au dernier moment, quelque chose a changé.Selon moi, la motion était écrite de façon très prudente », a-t-il dit.« Montréal est multiethnique.On veut un conseil municipal qui représente mieux les citoyens de Montréal.» M.Rotrand avait obtenu l\u2019appui de plusieurs organisations, dont le Conseil national des musulmans canadiens et la Ligue des Noirs du Québec.Ce n\u2019est peut-être que partie remise, puisque des villes liées auraient l\u2019intention d\u2019adopter des déclarations sur les signes religieux chez les employés municipaux.C\u2019est le cas de Côte-Saint- Luc, qui envisage de se prononcer sous peu, a confirmé au Devoir le maire Mitchell Brownstein.Le conseil d\u2019agglomération de Montréal pourrait être appelé à se pencher sur une telle motion.MARIE-MICHÈLE SIOUI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR Québec solidaire a annoncé mardi que sa chef parlementaire, Manon Massé, devient critique des affaires autochtones, des changements climatiques et de la réforme du mode de scrutin.Le leader parlementaire Gabriel Na- deau-Dubois devient quant à lui porte- parole sur les enjeux d\u2019éthique et d\u2019éducation supérieure.QS a confié à Vincent Marissal les questions liées aux finances et au revenu.Le parti a aussi désigné Sol Za- netti porte-parole sur les questions de santé, de souveraineté et de relations intergouvernementales canadiennes.Catherine Dorion devient quant à elle responsable en matière de culture nationale, d\u2019affaires internationales et de solidarité intergénérationnelle.Ruba Ghazal s\u2019occupe des dossiers liés à l\u2019environnement, à l\u2019économie et aux transports.Le député de Laurier-Dorion, Andrés Fontecilla, s\u2019exprimera surtout sur les enjeux d\u2019immigration, d\u2019intercultura- lisme et de logement.L\u2019élue abiti- bienne Émilise Lessard-Therrien obtient quant à elle les dossiers de l\u2019agriculture, des ressources naturelles et des affaires municipales.Sa collègue de Sherbrooke, Christine Labrie, devient porte-parole pour l\u2019éducation, la famille et la condition féminine.Le cabinet fantôme de Québec solidaire Montréal exigera des barres latérales pour les camions Montréal entend obliger ses fournisseurs à doter leurs camions de barres latérales afin de mieux protéger les cyclistes et les piétons.À compter de 2019, tous les appels d\u2019offres comporteront cette exigence, a indiqué mardi le responsable des services aux citoyens, Jean- François Parenteau.D\u2019ici là, les discussions doivent se poursuivre avec les entreprises de camionnage.« On ne veut pas se retrouver avec aucun camion pour le déneigement », a dit l\u2019élu.L\u2019administration de Valérie Plante croit que les gouvernements fédéral et provincial devront aussi légiférer afin qu\u2019une telle mesure puisse s\u2019appliquer à l\u2019ensemble des camions qui circulent à Montréal.Rappelons que les camions de la Ville sont déjà munis de ces équipements.3 % de la population canadienne âgée de 15 ans et plus déclare une consommation quotidienne \u2014 et donc problématique \u2014 de cannabis, contre 13 % pour le tabac et 20 % pour l\u2019alcool.Après le vent de panique, la mise en perspective : bien avant le cannabis, dont la légalisation est en marche depuis une semaine au pays, c\u2019est la consommation d\u2019alcool, de tabac et d\u2019opioïdes qui menace le plus la santé des Canadiens et le système de santé, indique l\u2019administratrice en chef de la santé publique du Canada dans un rapport dévoilé mardi.La gardienne de la santé publique voit toutefois d\u2019un très bon œil l\u2019arrivée de cette substance dans la sphère légale, et ce, parce qu\u2019elle va permettre de prévenir plus facilement les problèmes de consommation, particulièrement chez les jeunes, selon elle.« Dans les derniers mois, nous avons porté beaucoup d\u2019attention au cannabis en raison du changement important de politique au Canada, a indiqué Theresa Tam dans une entrevue accordée au Devoir.Or, il faudrait plus se méfier de l\u2019alcool et d\u2019autres substances psychoactives, dont le tabac et les opioïdes, pour lesquels il est temps de revoir notre approche.» Dans son Rapport sur l\u2019état de la santé publique au Canada, cuvée 2018, l\u2019Agence de santé publique du Canada souligne en effet qu\u2019à eux trois, alcool, tabac et opioïdes ont été responsables en 2014 de 78,4 % des coûts en soins de Il ne faut pas contribuer au climat malsain actuel qui se passe au Québec autour de la question du port des signes religieux VALÉRIE PLANTE » LEDEVOIR // LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2018 ACTUALITÉS A 4 Recevez et payez vos factures malgré l\u2019interruption des services de Postes Canada.Nous souhaitons vous rappeler que la date d\u2019échéance de votre facture reste la même.Voici la marche à suivre afin d\u2019éviter des frais d\u2019administration : Inscrivez-vous à la Facture Internet, au www.hydroquebec.com/facture.N\u2019envoyez pas votre paiement par la poste.Pour obtenir le solde de votre compte, communiquez avec nous au 1 888 385-7252 (option 2, puis 1, puis 1) ou accédez à votre Espace client.-vous d\u2019avoir en main votre numéro Toute l\u2019information à hydro.quebec/postes Une pause au Mexique EXIL SUITE DE LA PAGE A 1 Certains y voient une occasion de traverser le territoire mexicain, alors que s\u2019ils avaient été seuls, ils n\u2019y seraient peut-être pas parvenus », ajoute M.Candiz.Après dix jours de marche et près de 800 km parcourus, des milliers de migrants se sont accordé une pause mardi après avoir trouvé refuge à Huitxla, dans le sud du Mexique.Arrivés la veille, les migrants, parmi lesquels des femmes et des enfants en bas âge, ont trouvé refuge dans des églises ou ont dormi à même le sol dans un parc de la ville ou sur un terrain de sport.Dans la matinée, des habitants de la localité leur ont offert du café chaud, fourni des couvertures, des couches pour bébés, tentant de soulager les marcheurs exténués.« Ils vont se reposer toute la journée [mardi] et toute la nuit.Ils sont épuisés », a expliqué à l\u2019Agence France- Presse (AFP) Rodrigo Abeja, de Peuples sans frontières, une organisation non gouvernementale qui accompagne la « caravane ».Les 3000 km qui les séparent de la frontière sud des États-Unis ne semblent pas décourager les migrants.Certains parviennent même à avancer un peu plus vite en montant sur des camions, des pick-up ou des motos.Trump tempête Le président Donald Trump s\u2019est saisi de l\u2019avancée du cortège de migrants qui tente d\u2019atteindre la frontière des États-Unis pour replacer au cœur de la campagne des élections cruciales de mi-mandat le sujet brûlant de l\u2019immigration et galvaniser sa base, prenant les démocrates en défaut.« C\u2019est un assaut contre notre pays, un assaut », a martelé le président Trump devant des partisans enthousiastes au Texas, État frontière avec le Mexique, reprenant avec engouement le sujet de l\u2019immigration, qui avait figuré au cœur de sa campagne présidentielle victorieuse en 2016.Dans deux semaines exactement, le 6 novembre, les Américains sont appelés à voter pour renouveler le Congrès, contrôlé par les républicains.Les démocrates ont de bonnes chances de reprendre la Chambre des représentants, mais la voie est plus compliquée pour qu\u2019ils s\u2019emparent du Sénat.Et avec de nombreuses élections extrêmement serrées, tout peut faire basculer l\u2019issue du scrutin.« Pendant que nous parlons, le Parti démocrate encourage des millions d\u2019étrangers illégaux à enfreindre nos lois, violer nos frontières et submerger notre pays », a accusé, sans fondement, le président américain.Il laisse notamment entendre que des clandestins pourraient voter illégalement.Évoquant la menace terroriste, Donald Trump affirme en outre que des personnes originaires du Moyen- Orient se sont glissées dans cette « caravane », ainsi que des membres du gang salvadorien ultraviolent MS-13.Un argument qu\u2019il a encore repris mardi en présence de son vice-président, Mike Pence.Ce dernier a jugé « inconcevable » qu\u2019il n\u2019y ait pas des personnes originaires du Moyen- Orient « dans cette foule ».M.Pence a également affirmé que le président hondurien, Juan Orlando Hernandez, lui avait dit que ce cortège de migrants était « organisé par des groupes de gauche au Honduras, financé par le Venezuela et envoyé vers le nord pour défier notre souveraineté».L\u2019ex-député hondurien Bartolo Fuentes, du parti Liberté et refonda- tion (formation politique de gauche), a expliqué à l\u2019AFP avoir encouragé les migrants à se regrouper : « Je leur ai conseillé sur les réseaux sociaux de partir ensemble, car c\u2019est moins dangereux.» Avec l\u2019Agence France-Presse PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Survivante d\u2019une leucémie, Mai Duong inaugurait hier la fondation Swab The World, qui vise à aider les personnes atteintes d\u2019une maladie du sang à trouver un donneur de cellules souches compatible.En mai 2014, alors que Mai Duong rechutait d\u2019une leucémie myéloïde aiguë, un appel intitulé « Sauvons Mai Duong » avait été lancé en vain à la communauté asiatique afin de trouver un donneur de moelle osseuse compatible qui aurait permis de procéder à une greffe de cellules souches, le traitement le plus susceptible de sauver Mai.Faute d\u2019avoir rencontré un donneur compatible, les médecins s\u2019étaient rabattus sur une greffe de sang de cordon, une solution plus délicate et plus risquée, mais qui n\u2019exigeait pas un niveau de compatibilité aussi élevé, et qui a finalement réussi.Le cas de Mai Duong avait alors mis en évidence la sous-représentation des donneurs de moelle osseuse (ou cellules souches) non caucasiens dans les 57 registres nationaux qui composent le registre international.En fait, 70 % des donneurs inscrits dans ces registres nationaux sont des Caucasiens (des blancs d\u2019origine européenne) alors Survivante du cancer, Mai Duong tient sa promesse qu\u2019ils ne représentent que 11,5 % de la population mondiale.Seulement 15 % des donneurs de ces banques sont d\u2019origine asiatique, 1,3 % sont Arabes, 1,4 % sont Noirs, 0,9 %, Hispaniques.« Il est donc extrêmement difficile de trouver un donneur compatible quand on est d\u2019une origine ethnique autre qu\u2019européenne et blanche », souligne Mai Duong.À l\u2019époque, « je m\u2019étais promis que si je survivais, j\u2019allais aider les patients à trouver un donneur compatible en créant une fondation », déclare-t-elle.En rémission depuis quatre ans, Mai a mis sur pied une plateforme de communication dénommée « Swab the World » visant à sensibiliser le public au don de cellules souches, et sur laquelle des patients de partout dans le monde pourront raconter leur histoire.« Nous pourrons diriger les donneurs qui s\u2019inscriront sur notre plate-forme vers le bon registre, soit celui de leur pays.Les histoires des patients pourront être partagées sur les réseaux sociaux, ce qui permettra de rejoindre encore plus de monde.Par cette plate- forme, nous espérons trouver un donneur compatible aux 18 000 patients qui sont actuellement à la recherche d\u2019un donneur compatible de cellules souches à travers le monde », explique Mme Duong. LEDEVOIR // LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2018 ACTUALITÉS A 5 ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR La ministre canadienne de l\u2019Environnement, Catherine McKenna, a décidé d\u2019approuver la construction d\u2019un nouveau port minier sur le Saguenay sans imposer de contraintes sur le transport maritime qui y sera associé.Ce terminal devrait pourtant entraîner une augmentation importante du trafic maritime dans le parc marin du Saguenay\u2013 Saint-Laurent, une aire de conservation mise en place pour protéger l\u2019habitat du béluga.Ce projet portuaire de 260 millions de dollars, un des plus importants des dernières années au Québec, comprend la construction d\u2019un quai de 280 mètres de longueur à Sainte-Rose-du- Nord, sur la rive du Saguenay.C\u2019est là que les vraquiers de 50 000 tonnes qui traverseront le parc marin viendront charger le minerai d\u2019apatite qui doit être exploité dans le cadre du projet Arianne Phosphate.Dans sa « déclaration de décision » publiée en début de soirée lundi, accompagnée d\u2019un rapport d\u2019analyse environnementale de 504 pages, la ministre McKenna conclut d\u2019ailleurs que le passage de ces navires ne devrait pas entraîner « d\u2019effet négatif cumulatif » sur le béluga, une espèce protégée par la loi fédérale sur les espèces en péril.Le document présentant les « conditions » imposées au promoteur, l\u2019Administration portuaire du Saguenay (APS), n\u2019impose donc aucune contrainte précise pour le transport maritime lié au futur port minier.Selon les données présentées par le promoteur, le « scénario maximal » d\u2019utilisation du futur terminal équivaudrait à 140 navires par année en 2030.Un scénario qui signifie une augmentation de 60 % du trafic maritime, par rapport à la situation actuelle.TRANSPORT Un port minier sur le Saguenay Ottawa autorise ce projet de 260 millions de dollars à proximité d\u2019une aire de conservation de l\u2019habitat du béluga JESSICA NADEAU LE DEVOIR À travers le monde, la réussite scolaire d\u2019un enfant se mesure encore trop souvent en fonction de son code postal.Mais le Canada fait partie des pays où les iniquités socio-économiques ont le moins d\u2019impact sur la réussite éducative, note un nouveau rapport de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).Le statut économique d\u2019une famille a « une grande influence » sur la performance des enfants en science, en lecture et en mathématique, constate l\u2019OCDE, qui a analysé les résultats de l\u2019enquête PISA, administrée aux élèves d\u2019une quarantaine de pays du monde en 2015.En sciences, par exemple, on peut observer une variation moyenne de 13 % dans la performance d\u2019un élève, uniquement en fonction de son statut économique.Dans certains pays, comme en France, l\u2019écart grimpe jusqu\u2019à 20 %.Mais au Canada, c\u2019est moins de 9 %, ce qui fait dire à l\u2019OCDE que « les inégalités de performance à l\u2019enfance (10 ans) sont moins grandes que dans les autres pays observés ».Les enfants canadiens issus de milieux défavorisés sont également plus nombreux (13 %) qu\u2019ailleurs à se retrouver dans la liste des élèves les plus performants du pays.Ségrégation scolaire L\u2019OCDE observe que « la ségrégation résidentielle est souvent accompagnée d\u2019une ségrégation scolaire, puisque les enfants d\u2019un milieu moins favorisés sont plus susceptibles de fréquenter une école de moins bonne qualité et d\u2019être entourés de pairs aussi défavorisés qu\u2019eux».Ils sont alors «doublement désavantagés », notent les auteurs du rapport.Au Canada, 45 % des enfants pauvres fréquentent une école classée défavorisée.« Toutefois, lorsque les enfants désavantagés fréquentent des écoles favorisées, ils obtiennent un score de 46 points plus haut \u2014 l\u2019équivalent d\u2019une année et demie d\u2019école \u2014 que ceux qui fréquentent une école défavorisée », précise le document.À l\u2019échelle mondiale, c\u2019est 48 % des enfants démunis qui fréquentent une école défavorisée.Mais l\u2019écart de performance entre les enfants pauvres qui fréquentent une institution privilégiée et ceux qui sont réduits à fréquenter leur école de quartier est beaucoup plus élevé qu\u2019au Canada, avec une moyenne de 78 points (équivalent de trois années scolaires).C\u2019est donc dire que le système canadien est moins inéquitable qu\u2019ailleurs.Éducation postsecondaire Le rapport fait également état du fait que 42 % des adultes âgés de 26 à 65 ans au Canada ont un niveau d\u2019éducation supérieur à celui de leurs parents.Mais ce n\u2019est que le tiers des adultes dont les parents n\u2019ont pas terminé leurs études secondaires qui vont eux-mêmes terminer des études post- secondaires.« Au Canada, les adultes dont les parents ont diplômé d\u2019un établissement postsecondaire ont quatre fois plus de chances de compléter leurs propres études collégiales ou universitaires que ceux dont les parents sont peu scolarisés.» Les auteurs recommandent aux politiciens de favoriser l\u2019accès à des services éducatifs dès le plus jeune âge, surtout pour les familles moins bien nanties, et de réduire la concentration des enfants désavantagés dans certaines écoles.C\u2019est justement en se basant sur ce dernier point que le Conseil supérieur de l\u2019éducation rapportait en 2016 que l\u2019école québécoise était la plus inégalitaire au pays.On indiquait que les élèves défavorisés étaient surreprésentés dans les classes ordinaires des écoles publiques, puisque les meilleurs se retrouvaient dans les écoles à vocation particulière ou dans les écoles privées.L\u2019éducation au Canada plus équitable que dans les autres pays de l\u2019OCDE PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR Entre 2010 et 2015, les Québécois ont dépensé pratiquement autant d\u2019argent par année pour la culture et les médias.Mais une plus grande part de leur budget est maintenant vouée aux supports et aux services de télécommunications, au détriment des dépenses pour les produits culturels dits traditionnels.Bref, la tendance des chiffres récoltés par l\u2019Observatoire de la culture et des communications du Québec et dévoilés mardi montre qu\u2019au fil des six années analysées, l\u2019écart se creuse entre l\u2019argent mis dans les disques, les DVD et autres productions culturelles et celui mis dans les appareils de téléphonie mobile ou les forfaits Internet.De 2010 à 2015, les dépenses moyennes des ménages québécois pour la totalité des services de télécommunication sont passées de 1314 $ à 1698 $, un saut de 384 $.Pendant la même période, les dépenses pour la culture et les médias ont diminué de 342 $, passant de 1395 $ à 1053 $.Dans ces données, « il y a la confirmation du modèle économique des groupes technologiques », estime Jonathan Roberge, spécialiste en culture numérique à l\u2019Institut national de la recherche scientifique (INRS) et titulaire de la Chaire de recherche Canada sur les nouveaux environnements numériques et l\u2019intermédiation culturelle.« On voit une réorganisation très marquée des équipementiers dans la gamme de produits qu\u2019ils offrent », précise M.Roberge.Il donne l\u2019exemple de Google, qui gère YouTube et Google Play, mais qui met beaucoup d\u2019énergie sur ses appareils comme Google Home.« L\u2019opérateur techno, dans les résultats de l\u2019Observatoire, a remporté la bataille contre l\u2019opérateur culturel », ajoute Jonathan Roberge.« Et il y a la confirmation de la défaite des acteurs politiques à travers le ré- ÉTUDE Plus d\u2019argent pour l\u2019Internet et moins pour les artistes Le budget culture et médias des ménages québécois reste stable Pour le président du comité de coordination du parc marin, Émilien Pelletier, cette hausse du trafic est non négligeable.« La question se pose : que se passera- t-il si on augmente le nombre de navires ?Il faut faire preuve de prudence.Nous avons aussi le devoir de suivre de très près ce qui va se passer avec les futurs projets.Pour le parc marin, il est clair qu\u2019il y a des préoccupations liées à l\u2019augmentation du trafic maritime », explique-t-il.Il faut dire que le projet de terminal approuvé par Ottawa n\u2019est pas le seul en développement dans la région.En fait, si on ajoute les autres projets déjà évoqués, dont le terminal de gaz naturel liquéfié Énergie Saguenay, plus de 635 navires pourraient remonter le Saguenay en 2030, soit une hausse de 180 %.« C\u2019est une augmentation considérable du bruit dans l\u2019habitat essentiel du béluga du Saint-Laurent.C\u2019est un élément perturbateur majeur de plus dans leur environnement », insiste le biologiste Robert Michaud, qui étudie l\u2019espèce dans ce secteur depuis plus de trente ans.Il déplore la décision du gouvernement d\u2019évaluer les projets portuaires « à la pièce », alors que « ce sont les effets cumulatifs de tous ces projets» qui représentent le plus de risques pour cette espèce en voie de disparition.Travaux de recherche L\u2019ironie, ajoute M.Michaud, c\u2019est que Pêches et Océans Canada mène présentement des travaux de recherche pour mieux comprendre les impacts de la pollution sonore sur l\u2019habitat essentiel du béluga, dont le Saguenay fait partie.En vertu de la Loi sur les espèces en péril, Ottawa a l\u2019obligation légale de protéger cet habitat.Le directeur général de l\u2019APS, Carl La- berge, se veut toutefois rassurant.Il souligne notamment qu\u2019il sera possible pour Arianne Phosphate d\u2019utiliser des navires qui se rendent déjà aux installations de Rio Tinto Alcan, et ce, afin de réduire le nombre de passages.Un « protocole d\u2019entente » a même été signé entre les deux entreprises « concernant le partage éventuel de services maritimes ».«Le trafic sur le Saguenay est relativement faible actuellement, quoi qu\u2019on en dise», ajoute M.Laberge.«Mais nous sommes très sensibles à ces questions, parce que les projets que nous avons sur le Saguenay auraient pour conséquence d\u2019augmenter le nombre de navires».Il admet toutefois que les pouvoirs de l\u2019APS se limitent aux infrastructures portuaires.Le terminal proposé par l\u2019Administration portuaire du Saguenay a été évalué uniquement par le gouvernement fédéral, même si le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) avait recommandé en 2015 la tenue d\u2019un examen québécois du projet.Une idée rejetée à l\u2019époque par le gouvernement de Philippe Couillard.gime de la copie privée », qui permettait jadis aux créateurs de toucher une partie de l\u2019argent que mettaient les consommateurs dans les disques ou les cassettes vierges.Selon les données présentées par le promoteur, le « scénario maximal » d\u2019utilisation du futur terminal équivaudrait à 140 navires par année en 2030.Un scénario qui signifie une augmentation de 60 % du trafic maritime, par rapport à la situation actuelle.ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR 30 ans En moyenne, ce sont les moins de 30 ans qui dépensent le plus en culture (3232 $).42 $ Le montant moyen investi en 2015 pour le matériel préenregistré (CD, DVD, etc.).Ce montant était de 98 $ en 2010.41 % La proportion des dépenses culturelles en 2015 destinées aux services d\u2019accès à Internet et de téléphonie cellulaire.5,5% La part des dépenses culturelles dans la consommation totale des ménages en 2015 65 ans À l\u2019inverse, les 65 ans et plus sont les moins dépensiers en culture (1670 $).82 % La proportion de ménages québécois dotés d\u2019un accès à Internet en 2015.Ce ratio était de 73 % en 2010 93 $ Le montant supplémentaire payé pour les services Internet entre 2010 et 2015.De 2010 à 2015, les dépenses moyennes des ménages québécois pour la totalité des services de télécommunication sont passées de 1314 $ à 1698 $.Pendant la même période, les dépenses pour la culture et les médias ont diminué de 342 $, passant de 1395 $ à 1053 $. LEDEVOIR // LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin ien que tardif, ce réveil \u2014 osons espérer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une prise de conscience \u2014 est évidemment le bienvenu.Il était incongru qu\u2019un parti aspirant au pouvoir au Québec fasse l\u2019impasse sur cet enjeu crucial.En matière de réduction des gaz à effet de serre (GES) \u2014 le premier ministre n\u2019a abordé que cette dimension de la question \u2014, François Legault a promis de « poser des gestes » et d\u2019« agir de façon pragmatique », un qualificatif qu\u2019il chérit, afin d\u2019atteindre des résultats.C\u2019est en soi une bonne nouvelle parce que, trop souvent, les stratégies visant la protection de l\u2019environnement et la lutte contre le réchauffement climatique édictent des cibles sans trop se soucier des moyens à prendre pour obtenir des résultats concrets.Ainsi, le Plan d\u2019action 2013-2020 sur les changements climatiques du gouvernement Couillard a fixé l\u2019objectif de réduire de 20%, par rapport à 1990, les émissions de GES d\u2019ici 2020.Or à deux ans de l\u2019échéance, le Québec est en voie de rater sa cible de beaucoup.Le gouvernement Legault doit nous dire ce qu\u2019il entend faire.Il faut saluer l\u2019intention exprimée par le premier ministre de revoir la gestion du Fonds vert, dans lequel transitent quelque 4 milliards et dont une partie des sommes a été dilapidée pour financer des projets qui ont eu peu d\u2019impact.Mais l\u2019enjeu de l\u2019environnement ne s\u2019arrête pas aux changements climatiques, bien qu\u2019ils représentent la menace la plus sourde et, sans doute, la plus difficile à contrer compte tenu de son envergure planétaire.Dans son livre publié en 2013 et intitulé Cap sur un Québec gagnant.Le Projet Saint-Laurent, François Legault s\u2019inquiétait de la qualité de l\u2019eau du fleuve et du fait que les municipalités, dont Montréal, y déversent encore des eaux usées sans traitement et qu\u2019il subisse la pollution en provenance des terres agricoles.Ce sont des chantiers qui nécessiteront des investissements de plusieurs milliards de dollars.François Legault devra aussi nous dire où il loge au regard de la protection de la biodiversité, un enjeu dont l\u2019ampleur ira en grandissant.Cela englobe l\u2019utilisation des pesticides, l\u2019exploitation forestière, la protection des milieux humides, la création d\u2019aires protégées.À cet égard, le Québec ne fait pas figure d\u2019exemple.On n\u2019a qu\u2019à penser à la pouponnière de bélugas à Cacouna, toujours menacée par un projet de port, à l\u2019extermination des caribous forestiers ou au promoteur qui avait obtenu l\u2019autorisation d\u2019assécher l\u2019habitat d\u2019une espèce d\u2019amphibien en péril.À ce jour, la CAQ n\u2019a pas semblé sensible à ce type de préoccupations.En campagne électorale, sa candidate dans Bertrand, Nadine Girault, maintenant élue, a même promis d\u2019ouvrir le parc national du Mont-Tremblant à la motoneige, comme si les motoneigistes, dont l\u2019activité s\u2019avère des plus polluantes et perturbatrices pour la faune, manquaient de sentiers au Québec.François Legault, qui a affirmé sur le tard sa «sincère préoccupation pour les défis environnementaux», ne fait pas preuve de la plus grande cohérence: agrandissements d\u2019autoroutes, troisième lien à Québec, préjugé favorable à l\u2019égard de l\u2019exploitation des hydrocarbures, mais aussi engagement pour l\u2019électrification des transports et pour le développement du transport en commun.Dans son discours d\u2019assermentation, le premier ministre s\u2019est vanté d\u2019avoir «une équipe économique de rêve», qui se déploie non seulement aux Finances et à l\u2019Économie, mais dans chacun des ministères, qu\u2019il a presque tous nommés.Nous croyons qu\u2019il devrait en être de même de l\u2019Environnement, un portefeuille transversal qui touche la presque totalité des activités de l\u2019État et de la société.On ne peut plus concevoir l\u2019aménagement du territoire \u2014 et son corollaire, l\u2019étalement urbain \u2014 sans qu\u2019il soit guidé par la protection de l\u2019environnement, ni l\u2019agriculture, ni la forêt, ni la santé publique, ni le développement économique, en général.Eu égard aux défis que représentent les changements climatiques et les menaces à la biodiversité, la protection de l\u2019environnement doit être au centre de l\u2019action gouvernementale.Et puisqu\u2019il suppose un profond changement dans les habitudes et le mode de vie des citoyens, cet enjeu de société, car c\u2019en est devenu un, doit faire l\u2019objet d\u2019une mobilisation nationale que seul un gouvernement volontaire \u2014 et sincère \u2014 peut lancer.Paul Germain Maire de Prévost La plupart des habitants des villes et des villages périurbains ne veulent pas que leur milieu se développe de la façon et de la manière dont cela s\u2019est produit dans les 50 dernières années.Les nouveaux venus de ces villes ont adopté la banlieue pour une question économique, soit la possibilité d\u2019y trouver des maisons abordables, mais aussi, ils ont choisi un milieu de vie.Paradoxalement, ces mêmes habitants exigent des services de leur ville ; peut-être pas à la même hauteur de ceux de la métropole, mais un minimum qui touche, outre les missions régaliennes des villes, les sports, les loisirs et la culture.Malheureusement, les nouvelles banlieues se sont souvent bâties autour de villages ayant des infrastructures datant d\u2019une autre époque et reliées, parfois, au réseau routier québécois par d\u2019anciens rangs.Les défis logistiques pour ces municipalités sont énormes.Les élus Par ailleurs, les nouveaux maires et conseillers, souvent élus avec une plateforme environnementale, se rendent vite compte qu\u2019ils sont incapables de financer le déficit d\u2019infrastructures de leur municipalité et de fournir des services à leur communauté sans l\u2019apport d\u2019argent frais.Les développements immobiliers sont la seule source potentielle de nouveaux revenus pour leurs villes, tant en ce qui a trait aux droits de mutation qui fournissent un revenu ponctuel salvateur qu\u2019en ce qui concerne la taxe foncière.Le phénomène du développement pour fins fiscales de ces villes ressemble un peu à un chat qui court après sa queue.Il est clair que les nouveaux venus exerceront une pression accrue sur les infrastructures, sur les besoins en service, et cela entraînera une autre recherche de fonds qui ne pourra se faire que par de nouveaux projets domiciliaires, et ainsi de suite.Pendant ce temps, Montréal se vide, se dévitalise.Le grand sevrage Pour empêcher l\u2019étalement urbain, la plupart des MRC périurbaines de la communauté métropolitaine de Montréal se doivent de modifier leur schéma d\u2019aménagement pour qu\u2019il corresponde à l\u2019orientation 10 imposée par le gouvernement du Québec.Cette orientation vise essentiellement à limiter la croissance des banlieues et à favoriser la densité de logements là où des infrastructures d\u2019égouts et d\u2019aqueducs sont présentes.Dans certaines villes périur- propriée sur ces sujets au lieu de dépendre du poids politique démesuré de la métropole sur l\u2019échiquier politique québécois.Problèmes structurels Le fait de financer nos infrastructures et services municipaux à partir de la taxe foncière engendre des problèmes structurels, économiques et environnementaux.Il est temps de penser différemment la fiscalité municipale.L\u2019idée de l\u2019Union des municipalités du Québec voulant que le gouvernement du Québec remette une part des revenus de la taxe de vente est à court terme la seule issue possible.Tant pour les villes périurbaines que pour Montréal.Et si les problèmes d\u2019aménagement du territoire et d\u2019étalement urbain ne passaient pas par la réglementation, mais par un financement adéquat des villes ?Le coût d\u2019un mauvais financement dépasse largement l\u2019impact sur les finances publiques de l\u2019étalement urbain dans un contexte de monocentrisme.Les chefs des quatre principaux partis politiques se sont engagés à verser aux municipalités l\u2019équivalent d\u2019un point de pourcentage de la taxe de vente aux municipalités.Il ne faudrait pas que le nouveau gouvernement procède à un jeu d\u2019écriture comptable où l\u2019on nous donne d\u2019un côté et on réduit notre financement de l\u2019autre.baines, cette orientation viendra freiner de façon draconienne, en milieu de parcours, leur développement et les entrées fiscales.À cela s\u2019ajoute la transformation de l\u2019économie vers le numérique, qui affectera les revenus provenant de la taxation des immeubles commerciaux, sans oublier le vieillissement de la population qui fera migrer les baby- boomers des banlieues vers les villes possédant des services de santé adéquats.Donnez-nous de l\u2019oxygène\u2026 Ces villes risquent fiscalement de manquer d\u2019air.La taxe foncière ne pourra combler les besoins de ces collectivités.Avec des taxes trop chères, des services inadéquats et des routes congestionnées vers Montréal, ces villes vivront un appauvrissement.La dévitalisation aura changé de place.De plus, chaque communauté devrait être en mesure de fournir à ses citoyens des services de proximité, des soins de santé, du travail et des loisirs ; c\u2019est aussi cela, le développement durable.Une vision polycentrique de l\u2019aménagement du territoire est souhaitable et n\u2019est pas incompatible avec le fait qu\u2019on respecte la prédominance de Montréal comme fer de lance économique du Québec.On peut se demander si le mono- centrisme québécois dans l\u2019aménagement du territoire a été véritablement motivé par une réflexion ap- Liberté, fidélité et partage pour guider notre laïcité Je suggère au nouveau ministre Simon Jolin-Barrette d\u2019inscrire dans sa future loi les principes suivants pour éviter toute discrimination et en faciliter l\u2019acceptation : 1.La magistrature, la police, les écoles publiques et privées subventionnées du primaire et du secondaire de même que les CPE sont des institutions laïques, c\u2019est-à-dire étanches à l\u2019égard de tout pouvoir ou influence religieuse.En conséquence, toutes les catégories de personnels qui donnent vie à ces institutions, et en guise de respect, doivent s\u2019abstenir, et sans exception, de porter des signes religieux.2.Aussitôt la loi sanctionnée et mise en vigueur, tous les personnels portant des signes religieux auront six mois pour y renoncer ou jusqu\u2019au jour où le crucifix de l\u2019Assemblée nationale sera retiré officiellement, si cette date devait être postérieure à ce délai.3.L\u2019Assemblée nationale du Québec étant l\u2019institution des institutions, et devant donner l\u2019exemple d\u2019une absolue neutralité et d\u2019une laïcité exemplaire, retirera son crucifix, aussitôt qu\u2019un consensus sera trouvé, pour le remplacer de façon digne et respectueuse par, je suggère, trois valeurs ancestrales, universelles et de dialogue que ce crucifix aura pu nous inspirer comme peuple de foi ou de culture chrétienne, et ce, depuis plus de 400 ans.Ce jour du retrait sera aussi le jour où, dans le but d\u2019afficher une laïcité exemplaire, tant les députés que les personnels administratifs s\u2019abstiendront, par respect pour l\u2019institution laïque par excellence que doit être l\u2019Assemblée nationale, de porter tout signe ou vêtement religieux.En conclusion, je formulerais un souhait : que les trois valeurs retenues pour remplacer notre crucifix soient celles-ci : liberté, fidélité, partage, et ce, comme proposition de départ pour une éventuelle et nécessaire consultation des Québécois et Québécoises à ce sujet.Denis Forcier Shefford, le 18 octobre 2018 Les villes « accros » au développement immobilier Il faut repenser la fiscalité municipale qui favorise l\u2019étalement urbain LIBRE OPINION LETTRES LEGAULT ET L\u2019ENVIRONNEMENT L\u2019heure du réveil B Nouvellement assermenté comme premier ministre du Québec, François Legault a reconnu que la Coalition avenir Québec avait trop peu parlé d\u2019environnement durant la campagne électorale.Il a dit avoir pris acte des commentaires des citoyens.Or pour un gouvernement, réagir à l\u2019opinion publique est une chose, agir avec détermination et cohérence en est une autre.ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu ROBERT DUTRISAC Recrutons des résidents en médecine d\u2019ici et non des Saoudiens Pourquoi les universités canadiennes continuent-elles de recruter des résidents en médecine saoudiens ?N\u2019oublions pas la menace de cette pratique sur notre système de santé.Alors que les hôpitaux essaient désespérément de remplacer plus de 1000 résidents en médecine saoudiens, il est clair que ces postes ne sont pas des ajouts temporaires, mais que les résidents en médecine qui viennent de l\u2019étranger mobilisent d\u2019importantes ressources pour la formation des médecins.Les Canadiens ont exprimé haut et clair leur opinion voulant que nos ressources médicales et que nos formateurs en médecine soient utilisés pour former des médecins québécois et canadiens qui contribueront à notre système de santé dans le futur.Si les Québécois veulent plus de médecins, ils doivent insister auprès des politiciens au gouvernement du Québec pour qu\u2019ils financent plus de postes en résidence en médecine et que ces postes soient ouverts à tous les Canadiens qualifiés.Ceci comprend les Canadiens bilingues qui ont obtenu un diplôme accrédité à l\u2019étranger, sans que ça coûte quoi que ce soit aux contribuables.Espérons que nos écoles de médecine soient progressives et qu\u2019elles voient dans cet événement l\u2019occasion de promouvoir l\u2019éducation et la formation de médecins québécois et canadiens.Rosemary Pawliuk Présidente, Society of Canadian Medical Students Abroad Le 23 octobre 2018 A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2018 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.Le gros bon sens Le gros bon sens est une des marques de commerce de François Legault et, s\u2019il n\u2019en tient qu\u2019à lui, de tout son gouvernement.Jeudi dernier, le PM exhortait ses ministres à « ne pas oublier le gros bon sens ».Seulement, il va falloir plus que du pragmatisme pour mener à bon port le bateau de la laïcité.Le GBS (gros bon sens) demeure drôlement impuissant devant l\u2019absurdité, l\u2019illogisme, voire la véritable poutre dans l\u2019œil qu\u2019est ce crucifix qui, depuis Duplessis, décore le parlement québécois.Alors que le goût du jour est, comme chacun sait, au dépouillement.C\u2019est ce que George Orwell, auteur d\u2019un livre redevenu très populaire, 1984, aurait qualifié de « doublepensée » : « Connaître et ne pas connaître.Retenir simultanément deux opinions qui s\u2019annulent alors qu\u2019on les sait contradictoires, et croire à toutes deux.» À mon avis, beaucoup des malentendus concernant l\u2019affichage religieux découlent du fait que la laïcité est continuellement vue à double escient.Selon qu\u2019on soit pour ou contre le port des signes religieux, elle est perçue de deux façons distinctes.Ceux et celles qui sont contre l\u2019affichage religieux croient que la laïcité impose d\u2019abord et avant tout un devoir de réserve : l\u2019obligation d\u2019être, au nom de la neutralité de l\u2019État, le moins visiblement religieux que possible (sauf, curieusement, quand il s\u2019agit d\u2019un crucifix).Alors que les partisans d\u2019une laïcité « ouverte » mettent l\u2019accent, eux, sur le devoir de protection de la liberté de conscience.Le but de l\u2019exercice n\u2019est pas ici la neutralité comme telle, mais la garantie que chaque citoyen puisse manifester ses convictions, ou son absence de convictions, avec la protection bienveillante de l\u2019État.L\u2019essence même de la démocratie.Or, seul un État neutre, sans parti pris envers toute croyance, peut jouer ce rôle primordial.L\u2019accent n\u2019est pas du tout mis au même endroit qu\u2019on soit détracteurs ou défenseurs des signes religieux.Ce qui exacerbe maintenant cette dualité, c\u2019est qu\u2019au Québec, mais aussi en France, la laïcité a été absorbée par la question d\u2019identité nationale, durcissant encore davantage la position des laïcistes purs et durs.Depuis le début du siècle, le « choc des civilisations » \u2014 vécu ici dans la foulée de l\u2019attaque du World Trade Center et, en France, « dans la visibilité nouvelle des musulmans en Europe » \u2014 fait peur.Là- bas, la peur d\u2019être envahi ; ici, la peur de sombrer dans l\u2019obscurantisme d\u2019antan.Partout, la peur de ne plus être maîtres chez soi.En fait, soyons clairs, au Québec, tout particulièrement, nous avons commencé à parler de laïcité à partir du moment où nous avons eu peur des musulmans.Sans « la querelle du voile », nous ne serions pas à revoir, depuis 10 ans maintenant, le contrat social qui nous lie.Aucune prolifération évangéliste, aucune multiplication de kippas ou même de turbans sikhs ne nous aurait fait grimper autant dans les rideaux.Car, soyons honnêtes, ce n\u2019est pas l\u2019objet religieux comme tel qui nous fait baver \u2014 ce qui explique en partie l\u2019indifférence envers le crucifix \u2014, ce sont plutôt les sombres complots que nous percevons derrière.Nous voyons une femme voilée et ce n\u2019est pas elle, l\u2019individu, qu\u2019on voit, mais plutôt l\u2019homme supposément à ses côtés qui l\u2019oblige à se soumettre et, derrière lui, tel un jeu de dominos, toute une religion, voire « une civilisation », qui conspue la modernité ainsi que le Québec qui a fait de cette modernité tout un combat.On voit rarement la manifestation personnelle d\u2019une « croyance sincère » qui devrait, par définition même de la laïcité, être protégée par le gouvernement.L\u2019affront est collectif, point à la ligne.Et c\u2019est ainsi que l\u2019exigence de la neutralité de l\u2019État, pour laquelle il existe un réel consensus, s\u2019est mise «à glisser vers certains citoyens dans certaines circonstances» (bonjour, les enseignantes), élément pour lequel il n\u2019existe aucun consensus.Il faut s\u2019inquiéter d\u2019une telle dérive.Car en prétendant ici défendre la «séparation de l\u2019Église et de l\u2019État», on piétine l\u2019autre grand principe qui sous-tend la laïcité: «la liberté de manifester ses convictions dans les limites du respect de l\u2019ordre public».Cette liberté-là doit pouvoir se vivre au vu et au su de tous, sinon ce n\u2019est pas une liberté.«La liberté de s\u2019exprimer dans sa cave, c\u2019est tout simplement l\u2019interdiction de s\u2019exprimer», souligne le sociologue Marc Jacquemain.Avis donc au nouveau gouvernement et à son gros bon sens : commençons par le début.Pour en finir avec la tour de Babel, commençons par définir ce que nous entendons par laïcité.Ce qui manque toujours cruellement à ce débat.Commençons par établir ce que nous voulons vraiment protéger, et pour quelles raisons.Et puis, voyons si ce fameux consensus, qui vous tient tant à cœur, tient également la route.fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter :@fpelletier1 FRANCINE PELLETIER Marco Micone Écrivain On ne naît pas Québécois, on le devient.Naître au Québec ne suffit pas.Une personne née ici, qui vivra toute sa vie ailleurs, n\u2019aura de Québécois que le certificat de naissance.Un immigrant, par contre, arrivé au Québec, à n\u2019importe quel âge, ne pourra éviter un processus d\u2019acculturation dont la durée et l\u2019issue dépendent autant des raisons du départ que de la qualité de l\u2019accueil.C\u2019est en vivant au Québec qu\u2019on devient Québécois.Les immigrants, contrairement à ce que trop de Québécois pensent, ne demandent qu\u2019à s\u2019intégrer à leur nouvelle société.On ne quitte pas son pays d\u2019origine pour vivre dans l\u2019isolement et l\u2019exclusion.Pour les immigrants, s\u2019intégrer ne veut rien dire d\u2019autre que prendre les moyens de bénéficier de ce que la société a à offrir aux plans économique, social et culturel et, en retour, apporter leur contribution dans ces mêmes domaines.Ils ne se font toutefois pas d\u2019illusions, ils savent qu\u2019émigrer est une mer houleuse qu\u2019on traverse à la nage.Les immigrants sont soudainement devenus une menace, alors qu\u2019on a toujours eu besoin d\u2019eux pour des raisons économiques et démographiques.On émigre pour échapper à la fatalité de la naissance et dans l\u2019espoir, souvent déçu, d\u2019améliorer les conditions d\u2019existence, tout comme les 900000 Québécois qui, il y a environ un siècle, s\u2019en allèrent ourdir leur destin dans les filatures états- uniennes.Ni le renversement du devoir d\u2019intégration ni le renoncement à soi des francophones d\u2019héritage canadien-fran- çais \u2014 tant redoutés par les nationalistes conservateurs \u2014 ne font partie du projet des immigrants qui choisissent les Québec, et y restent, dans une proportion de près de 80%.Un idéal à partager Selon une récente enquête d\u2019opinion, plus de la moitié (54%) de la population québécoise estime que les immigrants sont mal intégrés.Pourtant, tous se soumettent à nos lois, pendant que la majorité d\u2019entre eux a un emploi et parle français.Ce n\u2019est pas tenir compte non plus de l\u2019attrait qu\u2019une société pacifique et prospère comme la nôtre exerce sur ces gens venus d\u2019ailleurs et du puissant facteur d\u2019intégration que représentent, pour leurs parents, les enfants qui sont tous scolarisés en français.Ce sondage ne nous apprend rien sur la réalité de l\u2019intégration.Il ne fait que révéler jusqu\u2019à quel point l\u2019immigrant, porteur de différence, est source d\u2019angoisse pour des populations insécurisées.Le plus grand exploit de la droite xénophobe, partout en Occident, a été, depuis au moins deux décennies, de faire passer la vulnérabilité du camp des immigrants à celui des pays d\u2019immigration.Les fausses perceptions concernant l\u2019intégration des immigrants sont dues à un certain sensationnalisme médiatique, se traduisant par la prépondérance accordée aux aspects problématiques de l\u2019immigration.Au fait qu\u2019il n\u2019y a pas suffisamment de pédagogie sur cette question.Et à l\u2019instrumentalisa- tion, aussi délétère que cynique, qu\u2019en font certains politiques.Elles résultent aussi de quelques malentendus.Ainsi, pour beaucoup de souverainistes, un immigrant n\u2019est vraiment intégré que s\u2019il partage leur idéal (ce qui exclut aussi bon nombre de francophones), tandis qu\u2019aux yeux d\u2019une féministe, il est impossible qu\u2019une musulmane voilée puisse être intégrée, sauf si celle-ci, bien sûr, se dévoue corps et âme pour sa progéniture dans un centre de la petite enfance.D\u2019autres voient, dans les quartiers à forte concentration d\u2019immigrants, une autre preuve de non-intégration sans tenir compte du fait que, la plupart du temps, les adultes en sortent pour le travail et les enfants pour l\u2019école.Et tous ces allophones scolarisés en anglais, en toute légalité \u2014 avant et après la loi 101 \u2014 qui utilisent, selon les situations, l\u2019anglais ou le français comme langue de communication, sont-ils mal intégrés eux aussi?Un argument qui a fait la fortune du parti au pouvoir, pendant la dernière campagne électorale, concerne le seuil d\u2019immigration.On a laissé entendre que moins d\u2019immigrants égalent une meilleure intégration.Or, selon Victor Piché, de l\u2019Université de Montréal, qui s\u2019appuie sur des études scientifiques récentes, les difficultés d\u2019intégration économique sont essentiellement dues à l\u2019évolution du marché du travail et à la discrimination et non pas au nombre d\u2019immigrants.En outre, la notion de seuil d\u2019immigration n\u2019a aucun fondement scientifique, comme l\u2019a démontré le sociologue François Héran, du Collège de France.Deux exemples suffisent pour nous en convaincre: l\u2019Allemagne, récemment, et la France, au début des années soixante, ont accueilli près d\u2019un million d\u2019immigrants.Le seuil varie surtout selon le niveau de xénophobie ou d\u2019ouverture.Dans une situation de pénurie de main-d\u2019œuvre, comme celle que nous connaissons au Québec, il serait plus sage d\u2019abaisser le niveau de xénophobie que celui de l\u2019immigration.Une richesse à prendre Il y a deux sortes d\u2019immigrants: ceux qui sont intégrés et ceux qui sont en voie de l\u2019être.Ces derniers ne veulent surtout pas d\u2019une intégration au rabais, eux dont 39% détiennent un diplôme universitaire contre seulement 21% pour les francophones.Il faut sans plus tarder faciliter la reconnaissance de leurs diplômes et compétences en plus d\u2019améliorer les programmes d\u2019enseignement du français pour les immigrants adultes.Il est inadmissible qu\u2019on se prive d\u2019une telle richesse.S\u2019ils ont choisi le Québec, c\u2019est pour sa qualité d\u2019accueil, aussi imparfaite soit-elle, et pour les valeurs qui fondent notre société, sachant que celles-ci sont idéales dans leur conception et relatives dans leur application, condition sine qua non pour un vivre-en- semble respectueux.Dans une société pluraliste comme la nôtre, «la démocratie n\u2019est rien d\u2019autre que l\u2019orchestration de la mésentente», estimait Machiavel.Une question, cependant, taraude ces nouveaux citoyens qui voient autour d\u2019eux une marée de chômeurs, d\u2019assistés sociaux et de petits salariés francophones.Faut-il les considérer comme étant intégrés du seul fait qu\u2019ils parlent français?Ne sont-ils pas des exclus?On ne naît donc pas Québécois, mais on peut naître exclu et donner, parfois, l\u2019exclusion en héritage.On ne naît pas Québécois, mais on le devient Sébastien Ricard Comédien et musicien C\u2019est avec des airs entendus, sourires en coin, que les députés solidaires se sont présentés au Salon rouge, mercredi dernier, pour affirmer solennellement leur loyauté au peuple du Québec et à sa constitution.La bonne blague qu\u2019ils venaient de faire, c\u2019était de jurer vraie allégeance à la reine du Canada, juste avant, dans les chiottes, à l\u2019abri des regards des journalistes et des amis, «[\u2026] pour vous épargner cet exercice archaïque et franchement désagréable», d\u2019expliquer Ma- non Massé ensuite.C\u2019est qu\u2019à Québec solidaire, on fait les choses différemment.Les colonnes du temple en frémissent encore aujourd\u2019hui ! Ce qu\u2019il y a de moins drôle, c\u2019est que la députation solidaire, comme celle de tous les autres partis à l\u2019Assemblée nationale depuis 150 ans, reconduise ce parjure obligé de l\u2019élu qui n\u2019est autre chose qu\u2019un rituel d\u2019humiliation du peuple, devenu au fil du temps une formalité dont on s\u2019acquitte selon notre humeur, de bonne ou de mauvaise grâce, ce qui ne change rien au fond de l\u2019affaire.Depuis 150 ans, depuis l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique, on s\u2019est assuré en haut lieu de faire de ce serment d\u2019allégeance le passage obligé pour siéger, question d\u2019en finir une fois pour toutes avec le patriotisme et les velléités républicaines, avec la démocratie régicide, et de rappeler en sourdine ce qui en coûte à ceux qui voudraient redonner dans cette aventure.C\u2019est ça, un symbole, à ça que ça sert, et la couronne en est un \u2014 je le rappelle pour ceux qui n\u2019en ont que pour le crucifix à l\u2019Assemblée nationale, où la couronne est pourtant partout présente, sur le siège du président, par exemple, sculptée dans l\u2019acajou massif, et au faîte de l\u2019hôtel présidentiel où elle trône, surmontant les armoiries anglaises, le lion, la licorne et la devise «Dieu et mon droit», comme quoi y\u2019a pas que chez les solidaires qu\u2019on croit aux animaux fabuleux! Et ça marche ! « Le secrétaire général [de l\u2019Assemblée nationale] a été clair : \u201cVous ne le faites pas, vous ne siégez pas\u201d», rappela la porte-parole de QS.Ce qui ne l\u2019est pas, clair, c\u2019est comment on peut justifier une pareille soumission.Dans la bouche de Manon Massé, comme dans celle de bien d\u2019autres avant elle, ce rituel est tantôt antidémocratique, tantôt une farce\u2026 s\u2019il faut absolument s\u2019y soumettre pour entrer dans la «maison du peuple», que penser de ce qui s\u2019y déroule ensuite?Et si le cynisme, dont on nous rabat les oreilles et qui serait la cause du désenchantement pour la politique, si le cynisme débutait tout simplement là, dans ce premier reniement de la parole donnée?Et si la confusion et le désintérêt du « monde ordinaire », dont Guy Nantel fait ses choux gras, procédaient d\u2019abord de ce comportement?Élu par le peuple, il faut d\u2019abord lui tourner le dos pour ensuite lui déclarer solennellement sa loyauté, à lui et à sa constitution (laquelle, au fait ?) : une chatte y perdrait ses petits! Défier les rites et règlements iniques exige du courage, mais quand même pas davantage que celui demandé à Rosa Park, par exemple.Et pourtant, le geste est de même nature parce que la soumission est toujours abjecte, fondée sur des critères de races, de langues, de religions\u2026 Je crois que le racisme est au fondement de ce système parlementaire, qu\u2019il est, ici, proprement systémique.Pas besoin de commission d\u2019enquête pour le révéler: arrêtons de jurer fidélité à la reine et voyons voir ce qui va se produire.Je le dis pour que vraiment nous arrivions à ce qui commence, au lieu de sans cesse revenir pour revenir.Soumission et parjure Arrêtons de jurer fidélité à la reine et voyons voir ce qui va se produire Si les immigrants ont choisi le Québec, c\u2019est pour sa qualité d\u2019accueil, si imparfaite soit-elle.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Nous voyons une femme voilée et ce n\u2019est pas elle, l\u2019individu, qu\u2019on voit, mais plutôt l\u2019homme supposément à ses côtés qui l\u2019oblige à se soumettre et, derrière lui, tel un jeu de dominos, toute une religion, voire « une civilisation », qui conspue la modernité ainsi que le Québec qui a fait de cette modernité tout un combat. LEDEVOIR // LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2018 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.Qui sont les 68 recrues de l\u2019Assemblée nationale ?Comment vivent-elles leurs premiers pas en politique ?Premier portrait d\u2019une série de huit sur quelques-uns des nouveaux visages du Parlement.ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR PREMIERS PAS AU PARLEMENT À la CAQ pour défendre l\u2019environnement uand on demande à la députée d\u2019Argen- teuil ce qui l\u2019a poussée à se lancer en politique, elle répond que c\u2019est à cause\u2026 des monts Chic-Chocs, à des centaines de kilomètres de sa circonscription.« C\u2019est un site qui est sur la liste des aires protégées potentielles.Et on a laissé des coupes à blanc se faire », explique Agnès Grondin.Les journaux venaient de dévoiler l\u2019existence de coupes à blanc dans le massif quand la Coalition avenir Québec (CAQ) lui a proposé de porter ses couleurs dans la région des Laurentides.« Là, je me suis dit : il faut trouver une façon de concilier foresterie, tourisme, écologie », dit-elle.Quand on lui fait remarquer que c\u2019est un peu loin des Laurentides où elle habite, elle rétorque que « ça peut arriver n\u2019importe où ».Sa décision de faire le saut s\u2019est prise « à la dernière minute », convient-elle.À l\u2019origine, la CAQ avait choisi la notaire Sarah Lacasse Dwyer pour se mesurer au député sortant Yves Saint-Denis, qui avait été exclu du caucus libéral après avoir été visé par une plainte d\u2019agression sexuelle.Or, le 20 juillet, Mme Lacasse-Dwyer annonçait qu\u2019elle se retirait de la course pour des raisons personnelles.« C\u2019est sûr qu\u2019ils cherchaient une femme.Donc, ça s\u2019est fait comme ça.À peine trois semaines avant le déclenchement des élections », précise la députée, qui était alors consultante en environnement pour la MRC Argenteuil.Auparavant, elle avait dirigé pendant dix ans le Conseil régional de l\u2019environnement des Laurentides, ce qui fait d\u2019elle, et de loin, la plus ferrée des élus de la CAQ dans ce domaine où le parti n\u2019est pourtant pas réputé fort.Pourquoi alors avoir choisi ce parti ?« À la CAQ, ce qui m\u2019a attirée énormément, c\u2019est l\u2019envie de changer les choses.Rapidement », répond-elle.«J\u2019ai 51 ans, je n\u2019ai plus le temps d\u2019attendre 40 ans avant que les choses changent.L\u2019autre élément, ce sont toutes les valeurs d\u2019humanité.Tout ce qui est éducation, aînés, petite enfance\u2026 Pour moi, ça va être évident que, d\u2019ici quatreans, on va avoir la même vision au niveau de l\u2019environnement.Parce que c\u2019est une question de valeurs.» L\u2019idéologie « mise de côté » La nouvelle députée d\u2019Argenteuil n\u2019a assurément pas un discours militant.« Ce n\u2019est pas noir ou blanc dans la vie en matière d\u2019environnement », si- gnale-t-elle.On décèle même chez la députée d\u2019Argenteuil une sorte d\u2019agacement devant la lutte contre les changements climatiques, « un sujet à la mode », selon elle.« Les moyens qui sont proposés sont très urbains.On ne parle pas de la contribution des régions.Du transport en commun dans mes municipalités rurales, ça ne passera jamais.Les priorités en région sont très différentes.Il faut parler d\u2019eau, de biodiversité.Pour moi, le véritable enjeu, c\u2019est de protéger les grandes forêts intérieures ; ce n\u2019est pas de verdir les quartiers.» Son travail auprès des élus l\u2019a amenée « à mettre de l\u2019eau dans son vin », ex- plique-t-elle.« J\u2019ai constaté que je dois mettre de côté mes idéologies parce que je ne peux pas être en TGV et attendre que les choses changent à quatre kilomètres de ceux qui prennent les décisions.Il faut que je les accompagne par la main.Parce qu\u2019il faut changer de paradigme, changer de pratique.» La cause des régions lui tient visiblement à cœur.Comme d\u2019autres élus de l\u2019extérieur des grands centres, cette mère de deux jeunes adultes est préoccupée par l\u2019exode des jeunes.« Un de mes défis, c\u2019est que les gens reviennent fièrement dans leur communauté », dit-elle, en précisant qu\u2019elle espère que son fils aujourd\u2019hui à l\u2019université retournera ensuite dans les Laurentides.En cinq points Âge: 51 ans Circonscription: Argenteuil Ville natale: Lachute Profession: conseillère en environnement Dossiers clés: l\u2019environnement, la défense des régions Q Agnès Grondin, nouvelle députée d\u2019Argenteuil, a dirigé pendant dix ans le Conseil régional de l\u2019environnement des Laurentides.ALICE CHICHE LE DEVOIR NICOLE WINFIELD AU VATICAN ASSOCIATED PRESS Alors que le Vatican fait face au scandale croissant des agressions sexuelles commises par le clergé et à la diminution du nombre de prêtres dans le monde, il jette les bases d\u2019un débat officiel sur un sujet qui a longtemps été tabou : ouvrir la prêtrise aux hommes mariés dans des régions du monde où les religieux sont rares.Le pape François a convoqué l\u2019année prochaine une réunion des évêques sud-américains sur le sort de l\u2019Église en Amazonie, un vaste territoire desservi par trop peu de prêtres.Au cours de ce synode, la question de l\u2019ordination d\u2019hommes mariés d\u2019une vertu éprouvée \u2014 appelée « viri probati » \u2014 devrait figurer à l\u2019ordre du jour.Cette semaine, un documentaire de deux heures diffusé par la télévision italienne contribuera probablement à la conversation.Le choix : prêtres et amour présente plus d\u2019une dizaine d\u2019hommes provenant de quatre pays européens qui vivent clandestinement avec des femmes, qui ont créé leurs propres communautés ecclésiales non autorisées où des prêtres mariés président la messe ou qui ont quitté le sacerdoce catholique pour se marier.Le documentaire, qui sera diffusé mercredi sur Discovery Italia et qui a été présenté en primeur à l\u2019Associated Press, montre que nombre de ces hommes seraient heureux de retourner au sacerdoce et d\u2019offrir leurs services pastoraux.Leur sort a trouvé une oreille attentive chez François, qui a depuis longtemps exprimé sa volonté de considérer les « viri probati » pour répondre aux besoins pastoraux en Amazonie.Il a également exprimé sa sympathie pour les prêtres qui ont fait le choix difficile de partir.Vocatio, une association italienne de ces «prêtres mariés», a écrit à François plus tôt ce mois-ci pour l\u2019assurer de sa solidarité pendant qu\u2019il fait face aux retombées mondiales du scandale des agressions sexuelles et pour offrir à nouveau leurs services au sein du sacerdoce.«Nous voudrions que vous preniez en considération \u2014 sans préjugés ni prétentions \u2014 la pertinence de nous permettre une présence active dans l\u2019activité diocésaine, compte tenu de notre expérience et de notre compétence dans les sacrements que nous avons vécus : ministère et mariage», a écrit le groupe.Le chef de Vocatio, l\u2019ancien prêtre Rosario Mocciaro, qui s\u2019est marié civilement en 1977, estime qu\u2019environ 5000 hommes ont quitté la prêtrise RELIGION Le pape François ouvre le débat sur le mariage des prêtres Ce sujet tabou dans l\u2019Église catholique sera discuté à l\u2019occasion d\u2019un synode en 2019 seulement en Italie, et qu\u2019un tiers d\u2019entre eux souhaiteraient retourner à un ministère marié si cela était autorisé.Il a dit espérer des progrès sous François et quelques évêques italiens bien disposés, affirmant qu\u2019ils apportaient « un air et une atmosphère nouveaux » à un problème de longue date.Le sacerdoce célibataire est une tradition de l\u2019Église catholique de rite latin depuis le XIe siècle ; aucune doctrine ne l\u2019exige et de nombreuses églises catholiques à rite oriental permettent aux hommes mariés d\u2019être ordonnés.De plus, l\u2019Église catholique permet au clergé anglican marié qui se convertit de rester dans le ministère sacerdotal.François a longtemps déclaré qu\u2019il appréciait la discipline du célibat, mais que cela peut changer étant donné qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une discipline et non d\u2019une doctrine.Le premier pape latino-américain de l\u2019histoire a été particulièrement attentif à l\u2019argument en faveur des viri pro- bati en Amazonie, où les fidèles, pour la plupart indigènes, peuvent passer des mois sans voir un prêtre et où des églises protestantes et évangéliques chassent les âmes catholiques.L\u2019ouverture du sacerdoce aux hommes mariés, même dans des endroits restreints et localisés, poserait la question de l\u2019aide financière aux familles des prêtres \u2014 une dépense longtemps citée comme raison principale de l\u2019imposition du célibat au XIe siècle : l\u2019Église ne voulait pas que les actifs du prêtre aillent à ses héritiers.Le pape François a rencontré le réalisateur Martin Scorsese et son épouse, Helen Morris, dans le cadre d\u2019un événement placé sous le thème « La sagesse du temps », mardi à Rome.ALBERTO PIZZOLI AGENCE FRANCE-PRESSE J\u2019ai 51 ans, je n\u2019ai plus le temps d\u2019attendre 40 ans avant que les choses changent AGNÈS GRONDIN » "]
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