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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2019-12-05, Collections de BAnQ.

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[" LEDEVOIR // LE JEUDI 5 DÉCEMBRE 2019 / CAHIER B MONDE Donald Trump mérite-t-il d\u2019être destitué ?| B 4 SPORTS Nouveaux obstacles pour le baseball à Montréal | B 6 CULTURE Les productions de l\u2019ONF s\u2019illustrent aux Sommets de l\u2019animation de Montréal B 7 ÉCONOMIE MYLÈNE CRÊTE CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR La commission spéciale sur la fuite de données chez Desjardins a accouché d\u2019une souris, selon les partis d\u2019opposition.Le rapport, qui fait huit pages de texte, ne contient aucune recommandation.Il soumet plutôt six observations.Un scénario qui pourrait bientôt se répéter avec la commission sur les pesticides et celle sur l\u2019avenir des médias.« C\u2019est un rapport tarte aux pommes, puis encore, c\u2019est gentil parce que je pense qu\u2019on n\u2019est même plus dans la tarte, on est dans la compote tellement c\u2019est mou, a dénoncé le député solidaire Vincent Marissal.C\u2019est en deçà de mes très, très faibles attentes.» Celui-ci s\u2019est opposé au rapport de la commission, qui a été écrit rapidement, puis déposé à l\u2019Assemblée nationale le 27 novembre, soit moins d\u2019une semaine après la commission spéciale devant faire la lumière sur le vol des renseignements personnels de 4,2 millions de personnes.« On n\u2019a pas fait le tour et le rapport témoigne d\u2019un laisser-aller du gouvernement en matière d\u2019approfondissement des informations à obtenir », a remarqué le député péquiste, Martin Ouellet.Les trois partis d\u2019opposition voulaient que le mandat de la commission s\u2019attarde non seulement sur la fuite de données chez Desjardins, mais également sur la protection des données dans l\u2019ensemble des secteurs publics et privés en raison des fuites chez Capital One et Revenu Québec.Le gouvernement l\u2019a plutôt circonscrite à six intervenants, qui ont été entendus durant une journée.Parmi eux, la haute direction du Mouvement Desjardins et Equifax.Dans les observations du rapport, les parlementaires notent que l\u2019agence de crédit a eu de la difficulté à fournir un service en français aux membres de Desjardins, comme plusieurs médias l\u2019avaient déjà rapporté.« Les parlementaires estiment que cela est inacceptable, toutefois, ils notent qu\u2019Equi- fax s\u2019est engagée à offrir un meilleur service aux francophones », peut-on lire dans les paragraphes consacrés à la deuxième observation du rapport.La commission note également que la « protection de données personnelles est un enjeu complexe et d\u2019une très grande importance », en ajoutant que « son amélioration doit être prioritaire pour le gouvernement du Québec ».« Je me suis opposé en disant que moi, je n\u2019étais pas payé pour faire des observations que tout le monde peut faire », a relaté M.Marissal.«Des recommandations, c\u2019est beaucoup plus liant que juste des observations, et la partie gouvernementale tenait absolument, absolument à y aller avec seulement des observations», a constaté à regret le député libéral Carlos Leitão.« Ça aurait forcé le gouvernement minimalement à prendre acte de ce qui s\u2019est passé et de prendre des actions en fonction des recommandations de tous les parlementaires qui ont assisté », a expliqué M.Ouellet, qui occupe la fonction de leader parlementaire pour le Parti québécois.En plus des 4,2 millions de membres particuliers, 173 000 des 350 000 entreprises membres ont été touchées.VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Il s\u2019agit, selon lui, du nouveau modus operandi des députés caquistes, qui font aussi pression pour que les rapports de la commission sur les pesticides et de celle sur l\u2019avenir des médias soient également exempts de pistes d\u2019action.Les députés caquistes qui ont participé à la commission sur Desjardins voulaient éviter un débat de deux heures à l\u2019Assemblée nationale, ce qui est requis lorsqu\u2019un rapport est déposé avec des recommandations.Or, les élus du gouvernement de la commission sur les pesticides ont offert la même raison aux députés de l\u2019opposition pour expliquer le rapport de celle-ci, comme le rapportait Le Devoir mardi.Le président de la commission parlementaire sur Desjardins, le député ca- quiste Jean-François Simard, n\u2019était pas disponible mercredi soir pour répondre aux questions du Devoir.Le ministre des Finances, Eric Girard, doit déposer un projet de loi jeudi pour encadrer les agences de crédit.Leurs responsabilités seront définies tout comme les services qu\u2019elles doivent offrir et elles seront soumises à une meilleure surveillance.Il s\u2019agit d\u2019une des trois réponses du gouvernement à la question de la protection des données.La ministre de la Justice, Sonia LeBel, travaille également à l\u2019élaboration d\u2019un projet de loi qui imposerait des amendes salées aux entreprises qui échoueraient à protéger les renseignements personnels de leurs clients.Le ministre de la Transformation numérique, Éric Caire, travaille quant à lui à la création d\u2019une identité numérique.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La Banque du Canada semble de moins en moins disposée à baisser ses taux d\u2019intérêt.La banque centrale canadienne a laissé son taux directeur inchangé à 1,75%, mercredi.Ce taux cible du financement à un jour, qu\u2019elle applique aux institutions financières et que ces dernières répercutent par la suite vers les entreprises et les ménages qui font affaire avec elles, n\u2019a pas bougé depuis plus d\u2019un an, alors que, dans plus d\u2019une trentaine de pays, les autorités ont assoupli leurs conditions monétaires pour compenser le ralentissement économique.Se disant confortée, pour le moment, dans ses prévisions économiques d\u2019octobre, la Banque rapporte même, dans son communiqué, «des signes naissants d\u2019une stabilisation de l\u2019économie mondiale », ainsi qu\u2019une « diminution des craintes d\u2019une récession», qu\u2019elle tempère toujours par les risques que font peser «les conflits commerciaux continus et l\u2019incertitude qui en découle».Au Canada, bien que la croissance ait ralenti au troisième trimestre, l\u2019économie peut toujours compter sur les dépenses des ménages « soutenues par la croissance plus forte des salaires » et la vigueur du marché immobilier, note l\u2019institution présidée par le gouverneur Stephen Poloz.En berne depuis des mois à cause de l\u2019incertitude de la situation mondiale, les dépenses d\u2019investissement des entreprises ont, récemment, « affiché une forte croissance inattendue » qui se maintiendra peut-être.La banque centrale se promet aussi de rester attentive à « l\u2019évolution de la politique budgétaire » des gouvernements en cette veille de discours du Trône, jeudi, à Ottawa, où l\u2019on s\u2019attend à ce que le premier projet de loi du gouvernement réélu porte sur des baisses d\u2019impôts pour la classe moyenne.Globalement, on s\u2019attend toujours à un léger raffermissement de la croissance économique les deux prochaines années et à un maintien de l\u2019inflation aux alentours de la cible de 2 %.Optimisme inattendu La totalité des analystes sondés par l\u2019agence de nouvelles Bloomberg avait prédit que la Banque du Canada laisse- Le Canada s\u2019éloigne un peu plus d\u2019éventuelles baisses des taux d\u2019intérêt La banque centrale a laissé son taux directeur inchangé à 1,75 %, mercredi rait son taux directeur inchangé mercredi.Plusieurs se sont toutefois avoués étonnés par son ton relativement optimiste, qui semble, pour le moment, écarter tout assouplissement monétaire à venir.Les analystes n\u2019ont pas été les seuls à être déjoués par la banque centrale, a remarqué l\u2019économiste de la Banque Scotia, Derek Holt.L\u2019éloignement inattendu de la perspective d\u2019une baisse des taux d\u2019intérêt au Canada, mercredi, a suscité un nouvel attrait auprès des investisseurs étrangers, qui s\u2019est notamment traduit par un bond de 0,5 ¢ US du dollar canadien.Au Mouvement Desjardins, on s\u2019est, au contraire, dit conforté dans la lecture qu\u2019on avait déjà de la situation.Le communiqué de mercredi de la Banque du Canada « renforce notre scénario : le statu quo du taux cible des fonds à un jour devrait se prolonger tout au long de 2020 », a écrit son économiste principal, Benoit P.Durocher.« La porte n\u2019est néanmoins pas complètement fermée à la possibilité d\u2019une éventuelle réduction des taux d\u2019intérêt directeurs », a-t- il cependant tout de suite ajouté.La prochaine décision de politique monétaire de la Banque du Canada est prévue le 22 janvier.Elle s\u2019accompagnera d\u2019un portrait d\u2019ensemble de la situation.Le statu quo du taux cible des fonds à un jour devrait se prolonger tout au long de 2020 BENOIT P.DUROCHER » COMMISSION SUR DESJARDINS Le rapport sur les fuites de données ne contient aucune recommandation Des recommandations, c\u2019est beaucoup plus liant que juste des observations CARLOS LEITÃO » LEDEVOIR // LE JEUDI 5 DÉCEMBRE 2019 B 2 ÉCONOMIE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 16 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Gérard APRIL, en son vivant domicilié au 305, boulevard Des Anciens Combattants, à Sainte- Anne-de-Bellevue (Québec) H9X 1Y9, est décédé à Sainte-Anne-de-Bellevue, le 23 janvier 2019.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Geneviève GUY, notaire au 428, rue Notre-Dame, suite 201, Repentigny (Québec), J6A 2T4.Donné ce 3 décembre 2019.Lyne GUILLAUME, liquidatrice.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Germaine SIROIS, en son vivant domiciliée au 19, 19e Rue, appartement 314, Laval (Québec), H7N 0B1, et survenu le 26 juillet 2019, un inventaire des biens de la défunte a été fait par Jocelyne SIROIS et Michel SIROIS, liquidateurs, le 7 novembre 2019, devant Me Stéphane RENAUD, notaire, dont l'étude est située au 24, boulevard de la Concorde Est, Bureau 102, Laval (Québec), H7G 4X2, (450) 629-0314, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, sur rendez-vous, à l'étude de Me Stéphane RENAUD, notaire, sise à l'adresse ci-dessus décrite.Donné à Laval, ce 2 décembre 2019.Me Stéphane RENAUD, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Peter Bedard, domicilié au 20390, Chemin Lakeshore, Baie- D\u2019Urfé (Québec) H9X 1P7, survenu le 7 mai 2019 à Montréal, un inventaire des biens du défunt a été effectué par Wanda Bedard, liquidatrice, et présenté le 14 novembre 2019, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté au 5281, rue Hutchison, Montréal (Québec) H2V 4B4 Donné à Montréal (Québec), ce 2 décembre 2019.NATHALIE VOCELLE, notaire Avis aux participants concernant des modi?cations au Régime de retraite Conformément aux dispositions de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite (Loi RCR), le Comité de retraite du Régime de retraite de l\u2019Université du Québec (RRUQ) vous avise qu\u2019il présentera prochainement à Retraite Québec et à l\u2019Agence du revenu du Canada une demande en vue d\u2019enregistrer des modi?cations au Règlement du RRUQ (ou « Règlement »).Ces modi?cations visent d\u2019une part à préciser la dé?nition de « service », prévue à l\u2019article 2.1.29 du Règlement.Cette précision a pour but d\u2019éviter toute confusion entre une période de congé autorisé par l\u2019employeur et la période d\u2019au plus 24 mois consécutifs suivant le dernier jour où une fonction est exercée par l\u2019employé à l\u2019Université et pour laquelle un traitement lui est versé.En effet, cette limite de 24 mois s\u2019applique seulement dans le cas des mises à pied ou interruptions temporaires de travail ou dans le cas des listes de rappel.La modi?cation à l\u2019article 2.1.29 permet ainsi d\u2019éviter toute interprétation défavorable pour les congés autorisés qui ne sont pas restreints par la limite précitée de 24 mois.Le Règlement du RRUQ est d\u2019autre part modi?é dans le but de préciser les dispositions particulières concernant les excédents d\u2019actif du Régime qui sont prévues à la section 24 du Règlement, a?n de s\u2019assurer qu\u2019elles sont identiques aux conditions prévues en application de la Politique de ?nancement du RRUQ pour le versement de l\u2019indexation ponctuelle.Concrètement, la modi?- cation vise à prévoir expressément que l\u2019indexation ponctuelle ne s\u2019applique pas aux rentes provenant de rachats de service de 2005 à 2017 dont le coût a été calculé avec une indexation ?xe à l\u2019augmentation de l\u2019indice des rentes moins 3 %.En?n, le Règlement du RRUQ est modi?é pour mettre à jour, au 31 décembre 2018, les taux d\u2019intérêt applicables (article 2.1.18) de même que la liste des rentes viagères converties des cotisations volontaires (appendice IV).Les modi?cations au Règlement du RRUQ prennent effet aux dates précitées et entreront en vigueur conformément à la Loi RCR.Le texte des modi?cations peut être consulté au bureau du Secrétariat du RRUQ, à l\u2019adresse apparaissant ci-dessous, au service des ressources humaines de l\u2019établissement de votre employeur ou encore par le biais du site Internet du RRUQ au https://www.rruq.ca/le-rruq/documentation/regle- ment/.Une copie des modi?cations et du Règlement du RRUQ peut vous être acheminée sur demande, sans frais, par courrier postal ou par courriel.Vous pouvez également nous joindre par téléphone au 418 654-3850 ou au 1 888 236-3677.En terminant, le Comité de retraite du RRUQ vous rappelle que les ententes de transfert qui avaient été conclues entre le RRUQ et les organismes suivants ont pris ?n ou prendront ?n prochainement, tel que vous en avez été avisés les 5 septembre et 31 octobre 2019 : Fin d\u2019entente au 1er octobre 2019 l\u2019appellation Régime de retraite des employés syndiqués et non syndiqués de la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal et de premier niveau du Réseau de transport de Longueuil la fonction publique, Section locale 3333 bureau du Réseau de transport de Longueuil du Syndicat des employés d\u2019entretien de la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal Fin d\u2019entente au 1er janvier 2020 naires et employés de la Ville de Gatineau Ville de Gatineau la Ville de Gatineau Québec, le 5 décembre 2019 Le Secrétariat du Régime de retraite de l\u2019Université du Québec 2600, boul.Laurier, bureau 600, Québec (Québec) G1V 4W1 AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135,136 et 137 C.P.C.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis donné à SOCIETE CODESPARK INC.de vous présenter au greffe de la COUR DU QUÉBEC du district judiciaire de MONTRÉAL situé au 1 RUE NOTRE- DAME EST, dans les 30 jours a?n de recevoir la DEMANDE INTRODUCTIVE D\u2019INSTANCE, AVIS D\u2019ASSIGNATION ET LISTE DES PIÈCES laissée à votre attention dans la cause numéro 500-22- 258520-199.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 3 DÉCEMBRE 2019 Isabelle Gagné, huissier de justice GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Prompt à dégainer l\u2019arme des tarifs douaniers punitifs, le président américain alimente confusion et incompréhension avec sa stratégie de négociations.Cette logique de guerre commerciale enfonce l\u2019économie mondiale dans une stagnation plutôt asphyxiante alors que les défis qui se précisent sans cesse exigent un dynamisme concerté.Il a été dit que le protectionnisme et la montée du populisme se voulaient une réplique au multilatéralisme fragilisant la souveraineté des États et à une mondialisation produisant son lot d\u2019exclus et d\u2019inégalités.Il en a résulté un vide non comblé et une absence de leadership politique retardant l\u2019action face à d\u2019autres enjeux encore plus structurels et systémiques, liés aux changements climatiques et à une numérisation de l\u2019économie.Avec, à la clé, un oligopole du numérique renforçant son enracinement sous ces tensions géopolitiques.Des tensions qui se généralisent et s\u2019étendent sur plusieurs fronts.Des tensions alimentant la confusion qui a invité des analystes à se demander cette semaine pourquoi les marchés boursiers n\u2019ignorent tout simplement pas cette rhétorique de Washington.Comme si ce jeu de sanctions et de représailles ne se mesurait pas déjà par une croissance économique mondiale s\u2019enlisant dans la stagnation, selon la majorité des économistes, flirtant avec la récession, selon quelques-uns.Donald Trump s\u2019inspire de la forte activité économique aux États-Unis, et de la multiplication des records à Wall Street, pour croire que l\u2019économie américaine est immunisée, que seule la Réserve fédérale a le pied sur le frein avec le maintien des taux d\u2019intérêt à des niveaux jugés élevés soutenant un dollar fort.Il est vrai que l\u2019économie chinoise paie le prix de cette guerre commerciale avec une progression de son PIB ramenée autour de 6%.Mais côté américain, la hausse annuelle de 2,1 % mesurée au troisième trimestre demeure essentiellement une affaire de consommation des ménages, l\u2019investissement des entreprises étant touché par l\u2019incertitude alors que des pans entiers de l\u2019économie \u2014 agriculteurs, manufacturiers, sidérurgistes\u2026 \u2014 subissent les effets collatéraux de ce face-à-face sino-américain.ANALYSE Confusion à la Trump La logique de guerre commerciale enfonce l\u2019économie mondiale dans une stagnation asphyxiante Un influent sénateur républicain de l\u2019Utah rappelait l\u2019an dernier au gouvernement Trump qu\u2019avec son isolationnisme commercial, « vous menacez les emplois américains et vous détruisez les marchés, à la fois étrangers et intérieur, des entreprises américaines, quels que soient leur taille et leur secteur ».De nouvelles menaces Or Washington ne cesse d\u2019en rajouter, la confusion atteignant une intensité extrême cette semaine.Le Brésil et l\u2019Argentine ont subi la menace de voir leurs exportations d\u2019acier et d\u2019aluminium vers les États-Unis subir l\u2019imposition de droits de douane, le président américain les accusant d\u2019avoir dévalué leurs monnaies.Comme si la crise économique que traversent ces pays ne suffisait pas à elle seule à plomber leur devise.Face à la Chine, après avoir multiplié les tweets annonçant un accord imminent dans ce conflit vieux de 18 mois maintenant, l\u2019hôte de la Maison-Blanche a soulevé l\u2019idée cette semaine « d\u2019attendre après l\u2019élection pour l\u2019accord avec la Chine».Encore ces dernières semaines, il se disait convaincu de conclure une entente rapidement avec la Chine, soulevant la possibilité d\u2019un accord de phase I.Dans le dossier de la taxe sur les revenus des multinationales, et malgré un accord avec la France de poursuivre les négociations qui se déroulent présentement au sein de l\u2019OCDE, le gouvernement américain a déclaré considérer taxer à 100 % quelque 2,4 milliards de dollars de produits français en guise de riposte à la taxe française visant, notamment, les grands du numérique américain.Pour étendre la menace à l\u2019Italie, à la Turquie, à l\u2019Autriche, puis réexprimer mercredi son ouverture à une entente multilatérale.Etc.M.Trump n\u2019a pas tout faux et ses reproches ne sont pas toujours dénués de fondement.Mais quant à la façon de faire\u2026 « Je pense que la seule manière de comprendre tout ça est de reconnaître que le président Trump aime les tarifs douaniers.Il pense que ceux-ci sont de loin les armes les plus efficaces.Et il croit que les droits de douane sont dommageables aux concurrents, mais sont favorables à l\u2019économie américaine », a résumé cette semaine Edward Alden, expert en politique commerciale au Council on Foreign Relations.Pendant ce temps\u2026 AGENCE FRANCE-PRESSE À WASHINGTON Washington a réitéré sa volonté de négocier dans le cadre de l\u2019OCDE une législation visant les géants du numérique, selon une lettre du secrétaire américain au Trésor envoyée à l\u2019OCDE, en forme de démenti sur un possible retrait américain.« Les États-Unis soutiennent les discussions à l\u2019OCDE pour s\u2019attaquer aux problèmes d\u2019un système de taxation international », écrit Steven Mnuchin à José Angel Gurría, secrétaire général de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dans ce document daté du 3 décembre dont l\u2019AFP a eu une copie mercredi.Le secrétaire américain dément ainsi les rumeurs selon lesquelles les États-Unis ont fait marche arrière dans ce dossier.« Nous pensons qu\u2019il est très important que ces discussions aboutissent à un accord afin d\u2019éviter la prolifération de mesures unilatérales », ajoute M.Mnu- chin, en référence notamment à la taxe française visant les mastodontes américains, les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon).Conflit avec Paris La taxe française, qui impose les géants du numérique à hauteur de 3 % du chiffre d\u2019affaires réalisé en France, a semé la zizanie entre Paris et Washington.En rétorsion, le gouvernement Trump a menacé lundi d\u2019imposer des droits de douane supplémentaires allant jusqu\u2019à 100 % sur une myriade de produits français, dont le champagne et le roquefort, représentant 2,4 milliards de dollars.Depuis des mois, Paris répète que cette solution a vocation de n\u2019être que temporaire, dans l\u2019attente d\u2019un aboutissement de négociations internatio- Washington négociera une taxe numérique au sein de l\u2019OCDE La Maison-Blanche dément les rumeurs de marche arrière dans ce dossier Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin NICHOLAS KAMM AGENCE FRANCE-PRESSE nales.Mais lundi, le ministre français de l\u2019Économie, Bruno Le Maire, était monté au créneau, critiquant l\u2019attitude de Washington.« Après avoir réclamé une solution internationale à l\u2019OCDE, [Washington] n\u2019est pas sûr d\u2019en vouloir », avait-il affirmé en référence au fait que les États-Unis avaient accepté quelques mois plus tôt une négociation dans le cadre de l\u2019OCDE.Le président français, Emmanuel Macron, et le président américain, Donald Trump, avaient en effet promis d\u2019aplanir leurs différends lors du dernier G7 à Biarritz, en donnant à l\u2019OCDE le mandat de négocier un vaste accord international sur la question épineuse de la fiscalité du numérique.Rumeurs De son côté, le Français Thierry Breton, nouveau commissaire européen au marché unique et au numérique, était allé encore plus loin en laissant entendre que Steven Mnuchin pourrait annoncer le retrait des États-Unis des négociations de l\u2019OCDE.« J\u2019ai cru comprendre que nous allions avoir une réponse sans doute de M.Mnu- chin dans la journée nous indiquant que finalement ça ne tenait pas », avait-il affirmé lundi sur la chaîne française BFM Business, brandissant de son côté la menace d\u2019une taxe appliquée par l\u2019Union européenne aux géants du numérique.Dans sa lettre, Steven Mnuchin semble mettre les points sur les « i ».Et il rappelle la position des États- Unis qui sont opposés « fermement aux taxes sur les services numériques, car elles ont un impact discriminatoire sur les entreprises américaines et sont incompatibles avec l\u2019architecture des règles fiscales internationales en vigueur, qui visent à imposer le revenu net plutôt que les revenus bruts ».Il exhorte enfin tous les pays à suspendre leur initiative de taxe numérique « afin de permettre à l\u2019OCDE de nouer avec succès un accord multilatéral ».Les États-Unis exhortent tous les pays à suspendre leur initiative de taxe numérique « afin de permettre à l\u2019OCDE de nouer avec succès un accord multilatéral » Je pense que la seule manière de comprendre tout ça est de reconnaître que le président Trump aime les tarifs douaniers.Il pense que ceux-ci sont de loin les armes les plus efficaces.EDWARD ALDEN » LEDEVOIR // LE JEUDI 5 DÉCEMBRE 2019 B 3 ÉCONOMIE E N B R E F Bombardier construira son Global à l\u2019aéroport Pearson TORONTO \u2014 Bombardier a annoncé mercredi avoir signé un contrat de location à long terme avec l\u2019Autorité aéro- portuaire du Grand Toronto pour construire son avion d\u2019affaires emblématique à l\u2019aéroport international Pearson de Toronto.L\u2019usine de haute technologie reprendrait l\u2019assemblage final de la ligne de jets d\u2019affaires Global de Bombardier, actuellement réalisé aux installations de Downsview, situées à environ 20 kilomètres du nouveau site.Bombardier a précisé que l\u2019usine d\u2019un million de pieds carrés hébergerait des milliers d\u2019employés.Bombardier a continué d\u2019augmenter la production du Global 7500, et elle devrait effectuer entre 15 et 20 livraisons cette année.En date du 30 septembre, seulement deux de ces appareils avaient été livrés.La Presse canadienne Dollarama hausse son profit Dollarama a affiché un bénéfice du troisième trimestre de 138,6 millions, en hausse d\u2019environ 5 % par rapport à la même période l\u2019an dernier.Le détaillant montréalais a précisé que son bénéfice par action avait atteint 44 ¢ pour le trimestre clos le 3 novembre, contre 132,1 millions, ou 40 ¢ par action, au troisième trimestre de l\u2019an dernier.Les revenus trimestriels ont totalisé 947,6 millions, en hausse de 9,6 % par rapport à ceux de 864,3 millions obtenus un an plus tôt.Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont progressé de 5,3 %.La valeur d\u2019une transaction moyenne chez Dollarama a augmenté de 2,8 % au plus récent trimestre, tandis que le nombre de transactions a grimpé de 2,4 %.La Presse canadienne United Airlines se retourne vers Airbus NEW YORK \u2014 United Airlines a annoncé mardi qu\u2019elle avait commandé 50 avions Airbus A321 XLR pour une valeur d\u2019environ 6,5 milliards de dollars au prix catalogue afin de remplacer sa flotte vieillissante de Boeing 757-200, a précisé le groupe, qui inflige ainsi au constructeur aéronautique américain un camouflet.Boeing, occupé à obtenir la levée d\u2019interdiction de vol frappant le 737 MAX cloué au sol depuis la mi- mars, n\u2019a pas de nouvel avion pour concurrencer Airbus dans le segment de milieu de marché \u2014 entre les moyen et les long-courriers \u2014 occupé par l\u2019A321 XLR.United Airlines, qui avait passé commande de 45 A350-900 en 2017, a aussi précisé qu\u2019il prévoyait désormais de se faire livrer ces long- courriers qu\u2019à partir de 2027 au lieu de 2022 comme indiqué précédemment.Agence France-Presse La valeur d\u2019une transaction moyenne chez Dollarama a augmenté de 2,8 % au plus récent trimestre.PEDRO RUIZ LE DEVOIR FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Les sommes qui entrent dans le Régime de rentes du Québec suffiront à couvrir les sorties d\u2019argent pour chacune des 50 prochaines années, conclut Retraite Québec dans sa nouvelle évaluation actuarielle.Selon le document, produit tous les trois ans, la réserve du régime de base passera de 73 milliards (au 31 décembre 2018) à 199 milliards d\u2019ici 25 ans et à 548 milliards dans un demi-siècle.Quant au régime supplémentaire, mis en place au début de 2019 pour bonifier le taux de remplacement du revenu à la retraite, il atteindra 191 milliards dans 25 ans et 814 milliards dans 50 ans.À l\u2019heure actuelle, le taux de cotisation au régime de base, créé en 1966, est de 10,8 % (payé par l\u2019employé et l\u2019employeur) alors que celui du régime supplémentaire est de 2 %.« Cette évaluation actuarielle montre que le Régime de rentes du Québec se porte bien et que sa situation financière est rassurante.Les bons résultats de cette évaluation actuarielle sont notamment attribuables aux revenus de placements plus élevés que prévu », a écrit le ministère des Finances.Plus de retraités Le vieillissement de la population fait en sorte que le portrait des bénéficiaires du Régime changera de façon considérable.Le groupe comprend 1,9 million de personnes, mais il atteindra la barre des trois millions en 2069.La bonification du régime public qui est entrée en vigueur en janvier 2019 a pour objectif de faire passer le taux de remplacement du revenu de 25 à 33 %, à l\u2019instar de ce que souhaitait le gouvernement fédéral du côté du Régime de pensions du Canada.Les sommes que reçoit le bénéficiaire du Régime de rentes s\u2019ajoutent à l\u2019argent qui provient de la Sécurité de la vieillesse.L\u2019édifice de la retraite repose aussi sur les régimes complémentaires que l\u2019on retrouve dans certaines entreprises ou dans le secteur public, de même que sur l\u2019épargne personnelle, accumulée par exemple dans un régime enregistré d\u2019épargne-retraite (REER) ou dans un compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI).RETRAITE Le Régime de rentes du Québec solide pour 50 ans JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE La Banque Laurentienne a décidé de reporter d\u2019un an, soit à 2022, l\u2019atteinte de certaines cibles de son plan de transformation, en justifiant ce retard par des « négociations syndicales difficiles et coûteuses » cette année.Cela a contraint l\u2019institution financière à maintenir un plus haut niveau de liquidités, à ralentir la croissance des prêts hypothécaires et des particuliers en plus de faire grimper les dépenses, a expliqué mercredi son président et chef de la direction, François Desjardins.« Même si 2019 a été une année où la rentabilité n\u2019a pas été à la hauteur de nos attentes, nous avons mis sur pied un nouvel environnement de travail de cliniques de conseils financiers et nous nous concentrons sur cela », a-t-il expliqué au cours d\u2019une conférence téléphonique avec les analystes financiers.Négociations coûteuses M.Desjardins faisait le point sur les résultats du quatrième trimestre, où la Lauren- tienne a affiché une baisse de ses profits et revenus \u2014 tout comme pour l\u2019exercice.Alors que la septième banque au pays a terminé la conversion de son réseau de La Laurentienne ralentit le pas La Banque reporte à 2022 certaines de ses cibles de croissance en raison de négociations syndicales « difficiles » LA PRESSE CANADIENNE La Banque Nationale a connu une bonne année, lui permettant d\u2019engranger des profits records.La sixième banque en importance au pays a conclu l\u2019exercice en affichant un bénéfice net de 2,3 milliards, ou 6,34 $ par action, en hausse de 4 % par rapport à l\u2019année financière 2018.La Banque a continué de profiter de la bonne teneur de l\u2019économie du Québec, son principal marché.Sans fournir de données précises sur son nombre de clients, la Nationale a dit avoir connu une « très bonne année » en ce qui a trait à l\u2019acquisition nette de clients et croit que cette tendance devrait se maintenir.Interrogé par les analystes quant à savoir si la banque profitait des difficultés qui affligent ses concurrents québécois, le président et chef de la direction, Louis Vachon, a évité la question en estimant que cela était plutôt attribuable à une multitude de facteurs.Le premier vice-président à la direction, entreprises et assurances, Stéphane Achard, qui est un ancien haut dirigeant de Desjardins, est toutefois allé un peu plus loin.« Beaucoup de clients se sont tournés vers nous pour ouvrir un compte dans la foulée de la situation dans laquelle se trouve notre concurrent au Québec en matière d\u2019enjeux de sécurité », a-t-il dit à un analyste.En excluant les éléments non récurrents, la Nationale a engrangé des profits annuels de 2,33 milliards, ou 6,36 $ par action, en hausse de 4 % par rapport à 2018.La Nationale a également relevé de 3 ¢ son dividende trimestriel, qui passera à 71 ¢ par action.Banque Royale Pour sa part, la Banque Royale s\u2019attend à faire face l\u2019an prochain à l\u2019incertitude entourant l\u2019orientation des taux d\u2019intérêt, mais elle croit être bien préparée pour gagner des parts de marché.L\u2019institution publiait, dans la foulée, un bénéfice du quatrième trimestre en légère baisse, un recul qui s\u2019explique en partie par les déclins des divisions des marchés des Profit record à la Nationale, en recul à la Royale Toutes deux prévoient d\u2019accroître leur part de marché capitaux et d\u2019assurance, ainsi que par une augmentation des provisions pour pertes sur créances dans les services bancaires, la gestion de patrimoine et les marchés des capitaux.En outre, le bénéfice net de la division des services aux investisseurs et de trésorerie a diminué de 71 %, soit une baisse de 110 millions, pour s\u2019établir à 45 millions au quatrième trimestre, principalement en raison des indemnités de départ et des coûts associés au repositionnement de l\u2019entreprise.La Banque Royale a affiché un bénéfice de près de 3,21 milliards, ou 2,18 $ par action, pour le trimestre clos le 31 octobre, en baisse par rapport à celui de 3,25 milliards, ou 2,20 $ par action, pour le même trimestre l\u2019an dernier.Le total des provisions pour pertes sur créances de la Royale s\u2019est établi à 499 millions, contre 353 millions un an plus tôt.succursales vers les services-conseils, elle a conclu un nouveau contrat de travail, en mars dernier, avec quelque 1200 syndiqués dont la convention collective était échue depuis plus d\u2019un an.Cette négociation, qui s\u2019était amorcée en 2016, a été acrimonieuse.Il y a notamment eu deux tentatives de désyndicalisation de la part d\u2019un groupe d\u2019employés qui ont échoué.Le syndicat avait aussi déposé des plaintes au Conseil canadien des relations industrielles pour des pratiques jugées déloyales afin de dénoncer l\u2019attitude de la banque.Ainsi, la Laurentienne \u2014 la seule banque syndiquée au pays \u2014 a décidé de se donner jusqu\u2019à 2022 pour afficher une croissance annuelle de son résultat ajusté par action oscillant entre 5 et 10%.Les cibles concernant le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires ajusté, le ratio d\u2019efficacité ajusté et le levier d\u2019exploitation ajusté ont également été reportées.Au quatrième trimestre, terminé le 31 octobre, la Laurentienne a affiché un bénéfice net de 41,3 millions, ou 90¢ par action, en baisse de 19% par rapport à la même période l\u2019an dernier.Abstraction faite des éléments non récurrents, la Laurentienne a engrangé un bénéfice ajusté de 1,05 $ par action, par rapport à 1,22 $ au cours du quatrième trimestre il y a un an.Pour l\u2019exercice, l\u2019institution a généré un bénéfice net de 172,7 millions, ou 3,77 $ par action, en baisse de 23 % par rapport à 2018.En dépit de ces résultats, M.Desjardins a suggéré que la tendance devrait s\u2019inverser à compter de l\u2019an prochain puisque la «partie difficile» du plan de transformation mis de l\u2019avant en 2016 « touche à sa fin ».« Nous prévoyons que, sur le plan financier, l\u2019exercice 2020 sera supérieur à [celui en cours], particulièrement à compter du deuxième semestre », a expliqué aux analystes le grand patron de la Laurentienne.En 2019, les prêts aux clients commerciaux ont totalisé presque 13 milliards, en hausse de 8 %, mais un déclin de 7 % a été observé du côté des prêts octroyés aux particuliers, qui ont atteint 20,7 milliards.Les dépôts effectués par les clients ont totalisé 22,5 milliards, en baisse de 8 %.La Banque Laurentienne a affiché une baisse de ses profits et de ses revenus au quatrième trimestre.VALERIAN MAZATAUD LE DEVOIR 41,3 millions C\u2019est le bénéfice net affiché par la Laurentienne au quatrième trimestre, en baisse de 19 % par rapport à la même période l\u2019an dernier.La Nationale dit avoir connu une « très bonne année » en ce qui a trait à l\u2019acquisition nette de clients LEDEVOIR // LE JEUDI 5 DÉCEMBRE 2019 B 4 MONDE ABDELHAFID DAAMACHEDZA À ALGER AGENCE FRANCE-PRESSE Sans précédent, le procès pour corruption de deux anciens premiers ministres algériens, jugés aux côtés d\u2019autres ex-hauts dirigeants politiques et de grands patrons du secteur automobile, s\u2019est rouvert mercredi à Alger, en l\u2019absence des avocats, qui ont décidé de le boycotter.Ce procès, très attendu, devant le tribunal de Sidi M\u2019hamed, dans le centre d\u2019Alger, avait été ajourné lundi, dès son ouverture.« Les conditions dans ce lieu ne permettent pas aux avocats d\u2019accomplir leurs missions et donc je vous informe que la défense a décidé de boycotter le procès », a expliqué mercredi Me Mohamed Madjdoub au juge, au nom des avocats de la défense qui avait dénoncé lundi un climat de « règlement de comptes ».Le juge a alors demandé à ces derniers de quitter les lieux et décidé de poursuivre le procès.La petite salle d\u2019audience était bondée : avocats, témoins, journalistes et membres des services de sécurité\u2026 Ce procès est le premier consécutif aux vastes enquêtes sur des faits présumés de corruption, déclenchées après la démission, en avril, du président Ab- delaziz Bouteflika, poussé au départ par un mouvement (l\u2019Hirak) populaire de contestation du régime inédit, après 20 ans à la tête de l\u2019État.Les accusés sont poursuivis pour diverses malversations et favoritisme dans la jeune industrie automobile algérienne, mise sur pied à partir de 2014, par l\u2019entremise de partenariats entre marques étrangères et grands groupes algériens, souvent propriétés d\u2019hommes d\u2019affaires liés à l\u2019entourage de M.Bouteflika.Malgré un cahier des charges loin d\u2019être respecté par les industriels, le secteur a bénéficié d\u2019aides publiques et d\u2019importants avantages fiscaux, sans jamais atteindre son double objectif : réduire la facture des importations et le prix des véhicules sur le marché local.Dans le box figuraient deux proches et anciens premiers ministres de M.Bou- teflika, incarcérés depuis juin : Ahmed Ouyahia, quatre fois chef du gouvernement entre 1995 et 2019, dont trois fois durant la présidence d\u2019Abdelaziz Boute- flika, et Abdelmalek Sellal, qui dirigea le gouvernement de 2014 à 2017.Ce dernier a semblé fatigué, en veste bleu marine et chandail noir.M.Ouyahia, habillé d\u2019un blouson bleu marine, est lui apparu en bonne forme et à l\u2019aise devant l\u2019auditoire.Une première depuis 1962 C\u2019est la première fois depuis l\u2019indépendance, en 1962, que sont jugés d\u2019anciens chefs de gouvernement.Appelé le premier à la barre, Ahmed Ouyahia est accusé de «dilapidation des deniers publics, abus de fonction, octroi d\u2019indus avantages à autrui, conflit d\u2019intérêts, corruption, blanchiment d\u2019argent et fausses déclarations ».Il lui est notamment reproché d\u2019avoir favorisé dans le secteur automobile certains industriels ne remplissant pas le cahier des charges, au détriment de concurrents.« Il n\u2019y a pas eu de dilapidation [d\u2019argent public] et le choix [\u2026] était basé sur ce qu\u2019il y avait sur le marché.Ces industriels étaient déjà présents et on a préféré les garder », s\u2019est défendu l\u2019ex- premier ministre.De son côté, Abdelmalek Sellal a rejeté « en bloc » toutes les accusations portées contre lui, affirmant qu\u2019il n\u2019avait « aucune autorité » sur ses ministres, mais assurait un simple rôle de « coordination ».En outre, d\u2019autres charges portent sur le financement « occulte » de campagnes électorales de M.Bouteflika.Interrogé à ce sujet, Abdelghani Zaa- lane, resté neuf jours son directeur de campagne en 2019, a révélé que cinq hommes d\u2019affaires avaient apporté des contributions.« Le montant global a atteint 750 millions de dinars » (8,2 millions de dollars canadiens), a-t-il précisé, bien au-delà du plafond légal des dépenses de campagne fixé pour chaque candidat.Le procès reprendra jeudi.ALGÉRIE Premier procès pour corruption d\u2019ex-dirigeants et patrons AGENCE FRANCE-PRESSE À SÉOUL Les médias nord-coréens ont de nouveau diffusé mercredi d\u2019énigmatiques photos de Kim Jong-un montant un cheval blanc dans la neige sur une montagne sacrée de la péninsule, une mise en scène éminemment symbolique, selon les experts, qui rivalisent de conjectures sur sa signification.Certains spécialistes du régime reclus affirment que les visites du dirigeant nord-coréen sur le mont Paektu \u2014 berceau légendaire du peuple coréen \u2014 augurent parfois une annonce politique majeure.Kim avait déjà été photographié en octobre montant un cheval blanc sur ce volcan endormi à la frontière avec la Chine.La diffusion de ces nouveaux clichés intervient alors que les négociations sur le nucléaire avec les États-Unis sont dans l\u2019impasse.Pyongyang a donné à Washington jusqu\u2019à la fin de l\u2019année pour faire des concessions.Kim Jong-un a été notamment photographié en tête d\u2019un groupe de cavaliers dans une forêt enneigée près du mont Paektu.On reconnaît dans ce groupe son épouse, Ri Sol-ju, selon des photos diffusées par l\u2019agence officielle KCNA.La symbolique de cette montagne réside dans le fait qu\u2019elle serait le lieu de naissance légendaire du roi Tangun, petit-fils du Ciel et fondateur du premier royaume coréen.Mais c\u2019est aussi là que la propagande nord-coréenne situe la naissance du père de Kim Jong-un, Kim Jong-il, fils CORÉE DU NORD Kim Jong-un réapparaît sur un cheval dans la neige La diffusion de ces photos officielles augure souvent une annonce politique Trois des quatre professeurs de droit (vus de dos) reçus mercredi par la commission judiciaire de la Chambre des représentants jugent que la p DREW ANGERER POOL PHOTO VIA ASSOCIATED PRESS CHARLOTTE PLANTIVE ÉLODIE CUZIN À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE Trois professeurs de droit ont jugé mercredi que la procédure de destitution contre Donald Trump était justifiée et même nécessaire pour protéger la démocratie américaine, s\u2019attirant les foudres des élus républicains qui les ont accusés de partialité lors d\u2019une au- dition-fleuve au Congrès.Ces experts, invités par la majorité démocrate de la Chambre des représentants, ont été contredits par un confrère, convié lui par les républicains, qui a jugé les preuves « insuffisantes » pour mettre le président en accusation (impeachment).Donald Trump est dans la tourmente parce qu\u2019il a demandé à l\u2019Ukraine d\u2019enquêter sur Joe Biden, l\u2019un de ses adversaires potentiels lors de la présidentielle de 2020.Les démocrates sont convaincus qu\u2019il a abusé de son pouvoir à des fins personnelles, notamment en retenant une aide militaire destinée à cet allié en conflit avec la Russie.Le président républicain nie avoir exercé des pressions sur Kiev et a encore dénoncé mercredi une « blague » démocrate, jugeant honteuse la tenue d\u2019une audition alors qu\u2019il se trouve à Londres pour un sommet de l\u2019OTAN.Après deux mois d\u2019enquête marqués par l\u2019audition de 17 témoins, les parlementaires ont entamé en son absence le débat juridique pour déterminer si sa conduite correspondait à l\u2019un des motifs de destitution mentionnés dans la Constitution : « trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs ».Sans hésiter, trois professeurs d\u2019universités prestigieuses ont répondu par l\u2019affirmative.« Si l\u2019on ne peut pas mettre en accusation un président qui utilise son pouvoir à des fins personnelles, nous ne vivons plus dans une démocratie, nous vivons dans une monarchie ou une dictature », a notamment estimé Noah Feldman, professeur de droit à Harvard.ÉTATS-UNIS Trump mérite-t-il d\u2019être destitué ?Trois juristes sur quatre, questionnés par la commission judiciaire de la Chambre des représentants, ont répondu par l\u2019affirmative Ce procès est le premier consécutif aux vastes enquêtes sur des faits présumés de corruption, déclenchées après la démission, en avril, du président Abdelaziz Bouteflika, poussé au départ par un mouvement populaire de contestation du régime inédit, après 20 ans à la tête de l\u2019État L\u2019agence officielle nord-coréenne KCNA a diffusé, mercredi, des photos de Kim Jong-un à cheval dans la neige avec son épouse, Ri Sol-ju, et sa garde rapprochée.KOREA NEWS SERVICE VIA ASSOCIATED PRESS B 5 MONDE LEDEVOIR // LE JEUDI 5 DÉCEMBRE 2019 30 ANS PLUS TARD, SE SOUVENIR POUR ELLES.Le Comité Mémoire invite la population à la cérémonie de commémoration de la tragédie de Polytechnique au chalet du Mont-Royal, le 6 décembre 2019 dès 16 h 45.À 17 h 10, 14 faisceaux lumineux s\u2019élèveront dans le ciel de Montréal pour rendre hommage aux 14 femmes victimes de ce féminicide.Pour plus d\u2019information, visitez la page Facebook de l\u2019événement au www.facebook.com/6decembre1989/ JÉRÔME RIVET À WATFORD AGENCE FRANCE-PRESSE DIPLOMATIE Les alliés de l\u2019OTAN étalent leurs dissensions Le 70e anniversaire de l\u2019Alliance est plombé par les désaccords stratégiques et les relations difficiles avec les États-Unis et successeur du fondateur du régime, Kim Il-sung, dans un camp secret de la guérilla que son père commandait contre l\u2019occupant japonais.Une thèse largement contestée par les historiens, qui considèrent que Kim Jong-il est né dans le village sibérien de Vyatskoye le 16 février 1941, un an avant la date avancée par Pyongyang.Quoi qu\u2019il en soit, Kim Jong-un s\u2019est rendu sur plusieurs lieux historiques, selon KCNA, qui ajoute que le dirigeant a laissé « une trace sacrée sur les sites de batailles révolutionnaires » dans « la neige vierge à hauteur de genou ».L\u2019agence a aussi diffusé de nouvelles images du leader en manteau marron à col de fourrure au sommet du mont Paektu, où il était déjà allé en octobre.Propagande Certains experts voient ces clichés, en un lieu historiquement très chargé, comme une façon de réaffirmer le leadership et la légitimité de M.Kim.Il s\u2019y rend une à deux fois par an, et ces visites annoncent parfois un virage politique.Il y était allé en novembre 2013, avant la purge qui avait entraîné la chute de son puissant oncle Jang Song-thaek.Il avait gravi la montagne en décembre 2017, peu avant le début de la détente sur la péninsule qui a débouché sur son sommet historique avec le président américain, Donald Trump, en juin 2018 à Singapour.Mardi, les médias officiels ont rapporté l\u2019inauguration du projet de la ville nouvelle de Samjiyon, chantier que Pyongyang présente comme l\u2019illustration de la résilience nord-coréenne face aux sanctions internationales.Et ces chevauchées de M.Kim interviennent alors que l\u2019ultimatum nord-coréen sur le nucléaire est sur le point d\u2019expirer.Les négociations sur le nucléaire sont au point mort depuis le fiasco du deuxième sommet Trump-Kim, en février à Hanoi.Cadeau de Noël Il y a quelques jours, KCNA publiait les propos du ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Thae- song, affirmant que « le cadeau de Noël que les États-Unis recevront dépendra entièrement de la décision des États-Unis ».Mercredi, l\u2019agence a annoncé que le comité central du Parti des travailleurs de Corée se réunirait d\u2019ici la fin du mois « pour discuter des sujets cruciaux liés aux nécessités du développement de la révolution coréenne et aux changements intervenus en Corée et à l\u2019étranger ».Kim Jong-un prononcera le 1er janvier son discours très attendu du Nouvel An.Sur certains clichés, M.Kim est vêtu d\u2019un imperméable de cuir noir similaire à celui qu\u2019il portait récemment lors de l\u2019inauguration du chantier de Samjiyon.Transfuge du Nord, le chercheur Ahn Chan-il affirme que les choix vestimentaires de M.Kim pourraient refléter un durcissement de sa position diplomatique.« Le cuir symbolise la résistance à toute épreuve au Nord », a-t- il dit à l\u2019AFP.La référence à la résistance de son grand-père contre les Japonais est un message aux Nord-Coréens, pour leur dire que « son descendant Kim Jong- un est capable de faire la même chose, cette fois contre les États-Unis », croit M.Ahn.« Un scénario possible est que Pyongyang se range complètement derrière Pékin.» « Si le Congrès ne le destitue pas, la procédure de destitution aura perdu tout son sens, tout comme les garanties constitutionnelles destinées à empêcher l\u2019installation d\u2019un roi sur le sol américain», a renchéri Michael Gerhardt, de l\u2019Université de Caroline du Nord.Pamela Karlan, de l\u2019Université Stanford, a elle accusé Donald Trump d\u2019avoir commis « un abus de pouvoir particulièrement grave » en demandant à un pays étranger de l\u2019aider à gagner l\u2019élection.Elle a souligné que la Constitution américaine ne donnait pas au chef de l\u2019exécutif le pouvoir absolu d\u2019un roi.« Donald Trump peut appeler son fils Barron, mais ne peut pas en faire un baron », a-t-elle plaisanté en référence au dernier fils du président.Un enfant « doit être tenu à l\u2019écart de la politique», a réagi sur Twitter la mère de celui-ci, Melania Trump.« Pamela Karlan, vous devriez avoir honte de vos courbettes politiques, évidemment partisanes », a-t-elle encore asséné.Faire référence au fils du président « vous donne l\u2019air méchante », lui a également dit l\u2019élu républicain Matt Gaetz en l\u2019interrogeant sur ses dons aux campagnes de plusieurs candidats démocrates.Un peu plus tard, son confrère Tom McClintock a tenté de faire dire aux témoins pour qui ils avaient voté en 2016.Voix dissonante dans ce panel d\u2019experts, Jonathan Turley, de l\u2019Université George-Washington, a déploré le manque de « preuves directes » contre le président et la « précipitation » des démocrates.Dans ce débat, « il y a tellement plus de rage que de raison », a-t-il dit.Échanges virulents De fait, chaque camp s\u2019est montré virulent mercredi.Donald Trump était « prêt à mettre en péril » la sécurité des États-Unis, a accusé l\u2019élu démocrate Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire de la Chambre.« Ce n\u2019est pas une procédure en destitution, c\u2019est un passage en force », a rétorqué le parlementaire républicain Doug Collins.L\u2019enquête est « injuste », « les faits sont du côté du président », a renchéri Jim Jordan.La commission judiciaire envisage quatre chefs d\u2019accusation contre le président : abus de pouvoir, corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice.Si elle les retient, ils seront soumis à un vote en séance plénière à la chambre basse du Congrès, peut-être avant Noël.Compte tenu de la majorité démocrate dans cette enceinte, Donald Trump devrait entrer dans les livres d\u2019histoire comme le troisième président américain mis en accusation.procédure de destitution contre Donald Trump est justifiée.Entre des dissensions exposées au grand jour et un Trump vexé par un Trudeau « hypocrite », le 70e anniversaire de l\u2019OTAN mercredi a ressemblé à un rendez-vous manqué malgré la volonté de cohésion de ses membres face aux défis émergeant trois décennies après la fin de la guerre froide.Défis posés par le terrorisme, la Chine et la Russie, intervention turque en Syrie lancée sans concertation avec les alliés, insistance américaine à faire payer davantage les autres alliés: les sujets difficiles ne manquaient pas pour la réunion organisée sur un golf de luxe à Watford, dans la banlieue de Londres.Au final, c\u2019est une vidéo dans laquelle le premier ministre canadien Justin Trudeau semble se moquer avec Emmanuel Macron de Donald Trump lors de la réception donnée mardi soir à Buckingham Palace qui a déclenché l\u2019ire américaine.Trudeau « hypocrite » « Il est hypocrite », a lâché le milliardaire républicain, qui avait déjà eu des échanges difficiles avec M.Trudeau après le G7 de 2018.Contrarié, il a annulé sa conférence de presse finale, mais il a tenté de faire bonne figure.Il s\u2019est ainsi dit très content de sa saillie.« C\u2019était drôle quand j\u2019ai dit que ce type était hypocrite », a-t-il lancé.Et il a lâché une pique contre Emmanuel Macron, dont le jugement sur l\u2019OTAN en état de « mort cérébrale » a fâché tout le monde à l\u2019OTAN.Le président Macron « s\u2019est beaucoup rétracté au cours de notre tête à tête » mardi à Londres, a-t-il assuré à l\u2019issue de son entretien avec l\u2019Italien Giuseppe Conte.Donald Trump avait ouvert les hostilités dès sa première intervention mardi en qualifiant de « très insultants » les propos d\u2019Emmanuel Macron.Arrivant à Watford mardi matin, le président français a répété qu\u2019il les « assum[ait] totalement ».« Ils ont permis de soulever un débat qui était indispensable », a-t-il affirmé.L\u2019Organisation née en 1949 fait face à des défis considérables 30 ans après la chute du mur de Berlin.Dans sa déclaration finale adoptée mercredi, l\u2019Alliance reconnaît pour la première fois « l\u2019influence croissante et les politiques internationales de la Chine comme des occasions et des défis auxquels nous devons répondre ensemble en tant qu\u2019Alliance ».Elle dénonce par ailleurs les actions agressives de la Russie et avertit qu\u2019elle restera « une alliance nucléaire aussi longtemps qu\u2019il y aura des armes nucléaires ».Angela Merkel a jugé la réunion « très constructive » malgré les dissensions : « Nous avons convenu aujourd\u2019hui que le terrorisme est le principal ennemi.» Le sujet du terrorisme a été un des points difficiles du sommet.Sa définition a opposé durement Emmanuel Macron et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui demandait à l\u2019Alliance de considérer comme des terroristes les combattants kurdes alliés à la coalition internationale constituée pour combattre le groupe État islamique en Syrie.Emmanuel Macron a affirmé ne « pas voir de consensus possible » avec la Turquie sur la définition du terrorisme.« Il est clair que nous ne sommes pas d\u2019accord pour classer comme groupe terroriste les forces des Unités de protection du peuple (YPG).Nous combattons le PKK et tous ceux qui mènent des activités terroristes contre la Turquie, mais nous ne faisons pas ce raccourci ou cette agrégation que la Turquie souhaite entre ces différents groupes politiques et ou militaires.Il y a un désaccord et il n\u2019est pas levé », a expliqué le président français au cours de sa conférence de presse.Toutefois, les deux dirigeants ont approuvé la déclaration finale.Le texte condamne le terrorisme « sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations » et le considère comme « une menace persistante pour nous tous », a expliqué le secrétaire général de l\u2019OTAN, Jens Stoltenberg.Le président Erdogan a également levé son opposition à l\u2019adoption des nouveaux plans de défense pour les États baltes et la Pologne.Mission de réflexion Jens Stoltenberg a reconnu que des désaccords se sont exprimés au cours du sommet.« Cela serait très étrange autrement, a-t-il souligné.Mais nous avons toujours réussi à les surmonter et à nous unir autour de notre objectif clé qui est de nous défendre les uns les autres », a-t-il assuré.« Les désaccords attireront toujours plus l\u2019attention que lorsque nous sommes d\u2019accord », a-t-il conclu.Jens Stoltenberg s\u2019est vu confier une mission de réflexion sur les missions de l\u2019OTAN à l\u2019issue de la réunion et il devra rendre son rapport pour le prochain sommet en 2021.Une petite victoire contre les Français qui préconisaient de confier cette réflexion à « un groupe de personnalités politiques indépendantes ».Les désaccords attireront toujours plus l\u2019attention que lorsque nous sommes d\u2019accord JENS STOLTENBERG » B 6 SPORTS LEDEVOIR // LE JEUDI 5 DÉCEMBRE 2019 MOTS CROISÉS SUDOKU FRÉDÉRIC DAIGLE LA PRESSE CANADIENNE Le maire de Saint Petersburg vient de mettre des bâtons dans les roues du projet de villes sœurs de l\u2019homme d\u2019affaires montréalais Stephen Bronfman.Par voie de communiqué mercredi, Rick Kriseman a annoncé qu\u2019il refusait aux Rays de Tampa Bay la possibilité de négocier avec tout autre marché pour disputer une partie de leurs matchs locaux ailleurs qu\u2019au Tropicana Field avant la fin du bail les liant.Ce bail est valide jusqu\u2019à la fin de la saison 2027.Le maire a déclaré que « les deux parties ont convenu que la meilleure approche dans ce dossier était de respecter l\u2019entente actuelle ».« Afin de respecter la présente entente, si l\u2019organisation des Rays désire pousser plus loin son concept d\u2019équipe partagée avec Montréal, elle devra le faire en ayant en tête la saison 2028, ou plus tard », a précisé le maire.Stuart Sternberg, le principal actionnaire des Rays, n\u2019est pas tout à fait d\u2019accord avec lui.«Bien que nous soyons généralement d\u2019accord avec le résumé que fait le maire Kriseman de nos conversations des derniers mois, nous souhaitons clarifier deux points, a indiqué Stern- berg par communiqué.Premièrement, nous ne sommes pas d\u2019accord sur le fait que ce soit la meilleure voie à suivre.Deuxièmement, nous avons demandé d\u2019explorer le concept d\u2019équipe partagée entre Saint Petersburg et Montréal, ainsi qu\u2019entre Tampa et Montréal.» « Nous admettons que nous devons examiner nos options pour l\u2019après- 2027 et tout ce que ça implique, mais nous croyons fermement que le concept de villes sœurs doit être sérieusement considéré.» Après avoir gardé le silence pendant une bonne partie de la journée, Bronf- man, le fer-de-lance du Groupe de Montréal, a réagi en début de soirée et n\u2019a pas semblé découragé par les événe- ments.« Nous demeurons résolument engagés à l\u2019égard du concept des villes sœurs avec les Rays de Tampa Bay et de sa réalisation dans les meilleurs délais.Notre groupe continue d\u2019avoir un vif intérêt pour le concept innovant proposé.Nous ne ferons aucun autre commentaire pour le moment.» Le Baseball majeur, qui avait pourtant donné son aval à l\u2019exploration de ce projet en juin dernier, n\u2019a pas l\u2019intention de commenter non plus.Par ailleurs, Kriseman a précisé que les Rays ont refusé son offre de renouveler la lettre d\u2019entente qui leur avait permis de rechercher un nouveau domicile permanent dans la région de la baie de Tampa, incluant le comté de Hillsborough et le secteur métropolitain de Tampa.« Je continue de croire que l\u2019organisation des Rays réalisera que la région de la baie de Tampa, plus précisément [Saint Petersburg], demeure le meilleur endroit pour jouer 81 jours par année et pour connaître du succès sur une longue période », a poursuivi Kriseman.Sur Twitter, le maire en a rajouté.« Ma porte est toujours ouverte si les Rays veulent discuter d\u2019un nouveau stade à St.Pete.Mais nous ne sommes pas une ville pour une équipe à temps partiel.Nous ne sommes pas une région pour une équipe à temps partiel.Nous sommes un marché des ligues majeures.» Le 25 juin dernier, Sternberg a présenté le projet de saison partagée avec Montréal, précisant qu\u2019il ne voyait plus ses Rays disputer 81 rencontres à Saint Petersburg.Le lendemain, on apprenait dans une conférence de presse tenue à Montréal que l\u2019idée venait de Bronfman.« Je veux être clair : il ne s\u2019agit pas d\u2019une sortie [de Saint Petersburg], De nouveaux obstacles à un retour du baseball à Montréal Le projet de villes sœurs proposé par Stephen Bronfman trouve une opposition en Floride avait précisé Sternberg à l\u2019époque.Cette idée ne m\u2019a jamais traversé l\u2019esprit.Ce n\u2019est pas le premier pas vers une délocalisation vers Montréal.J\u2019ai rejeté cette idée il y a plusieurs années et je continue à le faire aujourd\u2019hui.Il ne s\u2019agit pas non plus d\u2019une stratégie de négociation.Il s\u2019agit de trouver une façon pour les Rays de connaître du succès dans la région de Tampa Bay.Il s\u2019agit pour Tampa Bay de garder son équipe et pour Montréal d\u2019en obtenir une également.» « Il s\u2019agit d\u2019une association permanente.D\u2019un engagement pour plusieurs générations envers les deux communautés.[\u2026] Aujourd\u2019hui s\u2019amorcent des discussions, une exploration et une collaboration.» Le 1er novembre, le Bureau du maire de Saint Petersburg a confirmé avoir reçu une demande officielle de la part des Rays pour explorer d\u2019autres marchés.Un peu plus d\u2019un mois plus tard, cette avenue est donc à oublier pour au moins les neuf prochaines saisons.En juin, Pierre Boivin, président et chef de la direction de Claridge, la firme d\u2019investissements de la famille Bronfman, avait déclaré que le Groupe de Montréal de Bronfman devrait attendre que les Rays obtiennent la permission de la ville de Saint Petersburg avant d\u2019aller de l\u2019avant.Le maire Kriseman de Saint Petersburg estime que le Tropicana Field profitera du développement du quartier dans lequel il s'inscrit et qu'il demeure un lieu idéal pour accueillir les Rays à temps plein.JULIO AGUILAR GETTY IMAGES VIA AGENCE FRANCE-PRESSE Le Canadien rappelle le défenseur Otto Leskinen Quelques heures après avoir cédé le défenseur Gustav Olofsson au Rocket de Laval, mercredi, le Canadien de Montréal a annoncé le rappel d\u2019un autre défenseur, Otto Leskinen.Âgé de 22 ans, Leski- nen, un Finlandais, a amassé un but, 12 points et 39 minutes de punition en 24 rencontres avec la troupe de Joël Bouchard.Il est le meilleur pointeur parmi les défenseurs du Rocket, et mène également l\u2019équipe avec un total de 11 mentions d\u2019aide.Le Canadien s\u2019est entendu sur les modalités d\u2019un contrat de deux ans avec Leskinen en mai dernier après qu\u2019il eut joué avec KalPa Kuopio dans la Ligue d\u2019élite finlandaise, en 2018-2019.Joueur autonome jamais repêché, Leskinen ne possède aucune expérience dans la LNH.Olofsson est retourné à Laval au lendemain d\u2019une victoire de 4-2 face aux Islanders de New York qui a permis au Tricolore de mettre un terme à une séquence de huit défaites.La Presse canadienne Le CIO précise le déroulement d\u2019épreuves d\u2019athlétisme à Tokyo LAUSANNE \u2014 Les dates et les détails des itinéraires qui ont été retenus pour les marathons et les épreuves de marche athlétique qui se dérouleront à Sapporo, dans le cadre des Jeux olympiques de Tokyo de 2020, ont été dévoilés par les organisateurs mercredi.Le Comité international olympique (CIO) et le comité organisateur ont indiqué que les marathons masculin et féminin se dérouleront deux journées de suite, les 8 et 9 août, à l\u2019occasion du dernier week-end des JO de 2020.Les deux courses se mettront en branle à 7 h \u2014 un peu plus tard que l\u2019heure initialement prévue pour le départ à Tokyo, où le marathon féminin devait avoir lieu le 2 août.Les cinq épreuves \u2014 c\u2019est-à-dire les deux marathons et les trois autres de marche athlétique \u2014 s\u2019étaleront sur quatre jours, afin de permettre aux entraîneurs et aux dirigeants des équipes d\u2019appuyer leurs athlètes à Sapporo.Le CIO a annoncé en octobre sa décision de déplacer ces épreuves, à cause de la chaleur écrasante qui enveloppe Tokyo pendant l\u2019été.Associated Press EN BREF B 7 CULTURE ÀLATÉLÉ CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy District 31 Infoman 100 génies / L'espace Enquête Le Téléjournal Sports express /23h05 On va se le dire TVA TVA nouvelles Le Tricheur Refuge animal Oeufs d'or UN HOMME DE FAMILLE (2016) avec Gerard Butler, Alison Brie.TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 LE SEIGNEUR DES AN.TQ Passe-Partout Cochon dingue Génial! Mc$ween De garde 24/7 / Familles Dans les médias House of Cards (v.f.) di Stasio / Noël Génial! V Souper parfait Occupation D Avec mon ex Rire et délire Les jeux fous d'Ellen L'Open Mic Occupation D Chicago Police Souper parfait NVL Moment V ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Mordus de politique Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Jeunesse arabe, yallah! / Liban Victimes: leur vie a basculé Urgences Chérif / Cherif, fais-moi peur Journal/ C à dire Journal Afrique Parole D 17h00 30 ÉNH Déroute Les dossiers de la NASA Les pires prisons du monde Paranormal sur le vif Camp Papillon, un été de rêve La double vie Éboueurs VIE Mini-maisons sur mesure Les 7 petits Johnston La famille Groulx Une garderie Un safari Premier flip Design V.I.P.Big Love (v.f.) Cinéma MAX Dr House / Les jeux sont faits Le mentaliste Chicago Med Choses Choses Marvel: S.H.I.E.L.D.Bones / Elle est lui Chicago Med VRAK Rencontrée Code F/G Mom (v.f.) Jérémie Les Foster / Portes et secrets Légendes Urbaines / Crimes Les Kennedy: Après Camelot Jérémie Code F/G Hors d'ondes RDS 18h15 Hockey 360° (D) LNH Hockey / Avalanche du Colorado c.Canadiens de Montréal (D) L'antichambre (D) Sports 30 Canadiens express / Col./Mtl.L'antichambre HISTORIA Compagnons d'armes De l'acier et du feu / La navaja FantomWorks Transmission À fond Hors route: défi extrême Hors route: défi extrême Belles ordures ICI ARTV 17h30 Grantche Grantchester Moi et l'autre Pour l'amour du country / Cajun Les filles de Caleb Les filles de Caleb POUR L'AMOUR DE DIEU (2011) EXPLORA Animal Fight Club (v.f.) Punda le zèbre Nature en équilibre / Fundy Pharmachien Pharmachien Mexique sauvage Mexique sauvage / Yucatan Mexique SÉRIES+ NCIS: Nouvelle-Orléans Élémentaire / Le test de Dante Madame la Secrétaire d'État Le fardeau de la preuve Bull (v.f.) / Son idole Solitaire / Le type de la piscine Queen of South Z Remorquage Dans l'net Ridicule Malades Galas ComédiHa! 2017 Talk show Comédie Tosh.0 P.Lemieux Dexter / Les coupes de la colère South Park sav-media 17h30 Savoir L'ère robots Inventer le ciel 19h50 Art Maîtres 20h50 Histoire Après/ Après Génie/ Mat Chi.Kebec/ Art Encore plus Anxiété: poison d'un société Archi branchés ÉVASION Croisières de rêve / Diadema Benoit à la plage Hôtel Inspector / À l'ancienne Josh Gates, traqueur de yéti Vivre sous zéro Le Voyageur assoiffé Monstres d'eau TFO Les sapiens Flip Top!/ Top! Amélie Boum, canon Les jumelles UNE PETITE ZONE DE TURBULENCES (2009) Cinéma Tombe/ ONFR+ UNE SAISON EN FRANCE Cinépop 17h25 UN MARI SUR INTE.18h55 PLAN DE VOL (2005) Jodie Foster.20h35 LA CABINE (2002) Colin Farrell.21h55 LE JOUR D'APRÈS (2004) Jake Gyllenhaal.Cinéma SÉcran 17h30 LA MULE (2018) Clint Eastwood.LA COURSE DES TUQUES (2018) 1991 (2018) Sandrine Bisson.22h40 LE BOMBARDEMENT (2018) Ye Liu.Cinéma Planète Quintet incestueux Champs de bataille Nature, l'empreinte de la guerre Arts backstage Namibie Blue World Mission grands requins blancs MATV Parler d'argent Mise à jour CityLife LeZarts Medley Danser?Nous sommes la ville Parler d'argent Mise à jour CityLife LeZarts Innovation CBC CBCNews JFL: Gags Coronation St.Coronation St.WINDOW WONDERLAND (2013) Chyler Leigh.CBC News: The National CBCNews Reflections Coronation St.CTV CTV News Montreal eTalk Presents: The Big Bang Young Sheldon The Big Bang David Foster: Off the Record CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight Neighborhood The Unicorn Superstore Carol's 2nd Act Evil / Exorcism Part 2 Global News 23h35 The Late Show ABC News News Local 22 News Inside Edition A Charlie Brown Christmas SAME TIME, NEXT CHRISTMAS (2019) Lea Michele.News 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at 6:00 p.m.Evening News Ent.Tonight Young Sheldon The Unicorn Mom Carol's 2nd Act Evil / Exorcism Part 2 News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Saturday Night Live Christmas Making It / Wreathy Street News 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Made Here Country Music AgingBackwards3 Amanpour and Company Business PBS (57) News Business PBS NewsHour Great Performances / An Intimate Evening With David Foster Five Day Rapid Reset With Dr.Kellyann Amanpour UNIS Cochon dingue Hôpital vétérinaire Louis la faune Eau fraîche Oiseaux Hooké Goût du pays Bouffe en cavale Peaky Blinders Radio enfer HBO1 Very Ralph 19h55 Curb 20h25 Curb Watchmen Watchmen Game of Thrones Thrones AddikTV SORTIE DE SECOURS (2016) Mort en service Killing Eve / Intense fatigue Amis et assassins The Walking Dead (v.f.) / Est Salvation TVA Sports 17h00 JiC LNH Hockey / Blackhawks de Chicago c.Bruins de Boston (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports Hockey / Chicago vs Boston 12/05 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix ce soir Le plastique, c\u2019est fantastique ?Cette édition « hors série » d\u2019Infoman est toute consacrée à cette matière « miracle » devenue ennemie\u2026 On pourra admirer une ville construite en bouteilles de plastique par un retraité québécois et découvrir l\u2019histoire de l\u2019attache à pain, rien de moins ! Infoman, Radio-Canada, 19h30 Enquête de diètes La plateforme en ligne de Québecor poursuit sa série de documentaires produits par son bureau d\u2019enquête en s\u2019intéressant à l\u2019industrie toujours très lucrative de l\u2019amaigrissement et de la perte de poids, qui attire son lot d\u2019entrepreneurs pas nécessairement experts en la matière\u2026 DÉTOX: Infiltration chez les imposteurs de la gestion de poids, Club Illico Amélie Gaudreau LEDEVOIR // LE JEUDI 5 DÉCEMBRE 2019 En haut: Physique de la tristesse montre la virtuosité de Theodore Ushev avec la peinture à la cire et son amour pour le clair-obscur.En bas: Le cortège présente une esthétique épurée, où le rose côtoie le noir et le blanc pour ajouter un aspect humain.ONF ALEXIS RIOPEL LE DEVOIR Lagacé et Masbourian ne réinventent pas la radio.À se fier aux sondages PPM menés auprès des auditeurs de la région de Montréal du 26 août au 24 novembre par la firme Numeris, ces deux canons apparus ou réapparus sur les ondes cet automne conservent approximativement les mêmes parts d\u2019écoute que leur prédécesseur.Débarqué dans la case de fin d\u2019après- midi au 98,5 FM \u2014 que Paul Houde a occupée pendant 12 ans \u2014, Patrick La- gacé a vu les parts d\u2019écoute de l\u2019émission du retour à la maison légèrement fléchir, passant de 17,4 % à l\u2019automne 2018 à 16,6 % cette année.L\u2019émission continue néanmoins à trôner au sommet du créneau.Le matin en semaine, Patrick Mas- bourian fait à peine mieux qu\u2019Alain Gravel, que Radio-Canada a éjecté de son siège le printemps dernier.Tout un matin gagne ainsi 0,4 point de pourcentage par rapport à l\u2019automne 2018, pour occuper 16,1 % de l\u2019écoute.Son auditoire moyen lors d\u2019une minute donnée est constitué de 44 300 personnes.Puisqu\u2019il faut se lever, défendue par Paul Arcand au 98,5 FM, continue à dominer le créneau matinal avec 26,6% des parts \u2014 accusant toutefois une chute de 3,6 points par rapport à l\u2019automne dernier.Ce sont plusieurs postes, dont Rouge, CKOI et Rythme, qui récoltent les fruits du fléchissement du meneur.En après-midi, Rouge est arrivée à se glisser de la quatrième à la seconde place dans le cœur des auditeurs grâce à Véronique et les Fantastiques.Mme Cloutier détient ce micro depuis l\u2019automne 2018.Annie Desrochers, de la chaîne publique, maintient essentiellement ses parts à 10,9 %.Les matins de fin de semaine, les vétérans de Radio-Canada caracolent en tête des sondages d\u2019écoute.Avec Samedi et rien d\u2019autre, Joël Le Bigot a d\u2019ailleurs solidifié sa première position en passant de 20,2% des parts à 26,3% en un an.Le dimanche, Franco Nuovo garde le maillot jaune et laisse ses concurrents derrière: son émission est passée de 23,7% à 27,9% des parts d\u2019écoute.On doit toutefois considérer ces bonnes performances comme des rebonds.Entre les automnes 2017 et 2018, Le Bigot et Nuovo avaient respectivement perdu 3,8 et 7,7 points de pourcentage.Globalement, cet automne, le 98,5 FM conserve le premier rang (avec 19,5 % des parts d\u2019écoute), Rythme prend la deuxième position (avec 13,9 %) et ICI Radio-Canada Première loge en troisième place (avec 12,9%).PARTS D\u2019ÉCOUTE Aucun effet marqué pour Lagacé et Masbourian La firme Numeris révèle ses statistiques automnales sur la radio NATALIA WYSOCKA LE DEVOIR CINÉMA Cortège de tristesse Des productions de l\u2019ONF s\u2019illustrent aux Sommets du cinéma d\u2019animation ces choses ennuyeuses lumineuses?«C\u2019était plutôt une décision instinctive», répond-il.Comme cette pensée, lancée au détour par le héros qui se déplace pour échapper à son mal-être: «Finalement, le seul endroit où je suis vraiment chez moi, c\u2019est dans l\u2019avion.Entre deux pays, entre ciel et terre.Et bien que je me sente seul dans un siège trop étroit, couloir ou fenêtre, ça n\u2019a aucune importance.» Soldat du souvenir Il aura fallu huit ans à Theodore Ushev pour terminer cette œuvre gigantesque dans laquelle il a mis les histoires de ses amis, des éléments du roman de son autre copain, Guéorgui Gospodinov.Et des souvenirs qui lui sont propres.Parmi eux : le service militaire, autrefois obligatoire en Bulgarie.Et qu\u2019il a tenté de fuir à tout prix.« J\u2019ai essayé de dire que j\u2019étais psychologiquement instable, que j\u2019étais un artiste pacifiste.Que je ne pouvais pas tenir une arme.Mais ça n\u2019a pas marché.» Dans Physique de la tristesse, les soldats marchent quant à eux en rangs serrés.Le général hurle des ordres.Comme dans les cauchemars du réalisateur, pendant les 30 années qui ont suivi son service.Magie du cinéma : « Une fois que j\u2019ai achevé mon film, les mauvais rêves ont cessé.» Et sur le sujet des rêves, il vous arrête tout de suite.Les Oscar, il n\u2019y pense pas.Il ne pense pas, du moins, qu\u2019il sera sélectionné une nouvelle fois après qu\u2019il l\u2019a été pour Vaysha l\u2019aveugle, en 2017.Bien sûr qu\u2019il serait content.Mais quand on a l\u2019amour du public, les prix, c\u2019est un peu comme couloir ou fenêtre.Ça n\u2019a pas d\u2019importance.Autre production d\u2019importance de l\u2019ONF projetée aux Sommets: Le cortège.Signé par l\u2019illustrateur Pascal Blanchet et l\u2019animateur Rodolphe St-Gelais, ce bijou est narré par l\u2019actriceMarie-Thérèse Fortin.«Mon amour, j\u2019avais besoin de toi.Tu me faisais sentir vivante», entend-on son personnage murmurer.«Et quand on finit un film comme ça, on se sent vivant?» demande-t-on aux créateurs du Cortège.On s\u2019attend à une réponse philosophique profonde.On en reçoit une nettement plus honnête: «Après toutes ces années?On se sent écœurés!» répond Pascal en s\u2019esclaffant.C\u2019est qu\u2019ils auront mis quatre ans pour réaliser ces dix minutes magnifiques.Mais le résultat en valait la peine.Et le bonheur, aussi, de l\u2019avoir présenté notamment au festival d\u2019Annecy devant 12 000 personnes.Toute cette foule dans ce grand espace\u2026 À l\u2019inverse, dans Le cortège, les intérieurs sont vides.Quelques âmes en peine errent dans une maison gigantesque.Ce sont les proches de la narratrice défunte, venus se recueillir après sa disparition.Dans le silence, le malaise est rendu d\u2019autant plus troublant par le bruit sporadique de tasses qui s\u2019entrechoquent sur des soucoupes.Pour offrir un choc visuel encore plus profond, les cinéastes ont choisi d\u2019ajouter du rose au noir et blanc qui colorent ces scènes.« Pour sa valeur purement esthétique, confie Rodolphe St-Gelais.Et pour ajouter un aspect humain.Le rose marque l\u2019intimité.» Porté par la musique de Pierre Lapointe et de Philippe Brault, l\u2019ensemble évoque un film noir d\u2019époque.Mais\u2026 quelle époque?Les comparses n\u2019ont pas voulu le dater.« Nous voulions préserver une distance graphique, soulignent- ils.C\u2019est un mélange entre les années 1920, 1940, 1950 et 1980.» Un intemporel éternel ?ne valise avec une étiquette YUL apparaît.Devant le tableau des départs de l\u2019aéroport, le personnage panique.Les destinations se mélangent, les noms de villes s\u2019effacent pour ne laisser place qu\u2019à un mot multiplié : « HOME, HOME, HOME».Mais c\u2019est où, la maison?Dans Physique de la tristesse, son court le plus long, Theodore Ushev tente de répondre à la question.Ce faisant, son héros voyage de la Bulgarie à Montréal, de l\u2019époque des dinosaures à celle de Facebook, pour assister ensuite à la fin du monde (nous arguerons que ces deux derniers éléments sont peut-être liés).Sur la bande-son, le cinéaste montréalais d\u2019origine bulgare fait entendre du Liszt, du Schubert, du Mendelssohn et la voix viscérale de Spencer Krug qui chante Yesterday\u2019s Fire.Le feu crépite, la flamme vacille, les ombres enveloppent le héros pendant que le film effectue un retour dans l\u2019enfance, vers le premier baiser.En utilisant la peinture à la cire et en s\u2019inspirant de George de La Tour et de Rembrandt, Theodore Ushev met en avant son amour pour le clair-obscur.Pour la lumière, qui symbolise l\u2019espoir.Celle qui, sur un visage, « génère plus d\u2019émotions que lorsque les gens parlent ».Le succès de cette production de l\u2019ONF est lui aussi parlant.Dimanche, la version française, narrée avec justesse par Xavier Dolan, sera projetée en clôture des Sommets du cinéma d\u2019animation.La semaine dernière, cette histoire d\u2019exil, portant la voix de gens marginalisés et les souvenirs d\u2019immigrants d\u2019Europe de l\u2019Est, a été projetée à Sofia, en Bulgarie, dans une salle où se tenaient autrefois les congrès du Parti communiste.Symbole fort s\u2019il en est un.Il y avait 3750 places.Elles étaient toutes occupées.Occupé, Theodore Ushev l\u2019est également.Partout où il présente son film, il gagne des prix.Il énumère: à Toronto, à Bilboa, à Vancouver.« Je reçois plein d\u2019amour du public.Mais je sens une certaine retenue de la part du milieu de l\u2019animation.Peut-être trouve-t-il que c\u2019est trop triste?» Reste que le cinéaste aurait beau essayer, les comédies légères, ce ne sera jamais son truc.La recherche du bonheur permanent, comme il l\u2019appelle, il la fuit.Comme son protagoniste fuit l\u2019immobilisme.« Il n\u2019y a rien de plus déprimant que d\u2019être heureux tout le temps, c\u2019est un des messages cachés du film.» Dans les recoins de ce film se cachent aussi des clins d\u2019œil au déménagement.Des boîtes.Du scotch tape.Des mentions au crayon-feutre.Cuisine.Salon.Chambre.Cette esthétique d\u2019ordinaire si déprimante.L\u2019artiste avait-il le désir de rendre U Les Sommets du cinéma d\u2019animation Du 3 au 8 décembre 2019 à la Cinémathèque québécoise.Le cortège Vendredi à 19h et samedi à 13h30 Une leçon de cinéma avec Theodore Ushev Jeudi à 9h30 Physique de la tristesse Dimanche à 19h, en clôture B 8 CULTURE LEDEVOIR // LE JEUDI 5 DÉCEMBRE 2019 Par-delà l\u2019affaire Jérémy Gabriel L es avis sont partagés devant la récente décision du tribunal d\u2019appel de condamner l\u2019humoriste Mike Ward à verser une compensation à Jérémy Gabriel pour des propos tenus dans un de ses spectacles.Le garçon, atteint du syndrome de Treacher Collins, y avait été raillé entre 2010 et 2013 sur son physique, ce qui lui avait fait vivre un calvaire à l\u2019école comme partout.Encore dernièrement, sur sa page Facebook, dans le sillage du jugement de la Cour d\u2019appel du Québec, il recevait son lot de messages injurieux en se faisant inviter par des esprits malveillants « à se pitcher en bas du pont » et autres gracieusetés déversées sur son faciès aux malformations congénitales : « Cest quand ta date de déces ?» (sic) « Crisse de trout cul.» (re-sic) Ce jeune homme est fait fort, accordons-lui ça en chœur.Les débats en cours devraient permettre, au mieux, de confronter des points de vue sans forcément se lancer des noms d\u2019oiseaux et des tweets disgracieux par la tête.Entre le combat pour la liberté d\u2019expression et celui pour le respect d\u2019un enfant ayant un handicap, chaque camp affûte ses arguments.Les droits des uns s\u2019opposent à ceux des autres et tout le monde navigue en des zones floues, surtout en nos jours de grandes mutations des esprits.L\u2019humour est-il une terre sacrée imperméable à l\u2019évolution des sociétés ?La question a le mérite de se poser au détour.Jérémy Gabriel se dit ouvert à la critique et encourage ses adversaires à prendre la parole, mais il s\u2019était estimé violé dans sa dignité par des propos discriminatoires et il tient son bout.Mike Ward, de son côté, considère qu\u2019un juge n\u2019a pas à fixer les limites de l\u2019humour, sous peine de conduire toute la profession à l\u2019autocensure.Reste que, jusqu\u2019ici, deux tribunaux ont bel et bien condamné Ward à verser des compensations à Gabriel, s\u2019y sentant autorisés.La Charte des droits et libertés a force de loi autant que la liberté d\u2019expression.Les plateaux de la balance de la justice oscillent au gré des cas.La Cour suprême, vers laquelle se tourne Mike Ward, devrait trancher un jour, au malheur des uns et au bonheur des autres.Mais nul n\u2019en sortira vraiment vainqueur, car on perdra collectivement d\u2019un côté pour gagner dans un autre champ.La bataille des esprits Rappelons que l\u2019humoriste Jean-Marc Parent avait parodié en spectacle des handicapés moteurs sans en cibler un en particulier, à l\u2019encontre de Mike Ward avec Jérémy Gabriel, riant avec eux, pour ainsi dire, avec une forme de respect.Tout est dans la manière.D\u2019ailleurs, il n\u2019y a pas eu de procès Parent.Et si, en franchissant une ligne rouge, c\u2019était Mike Ward qui avait mis ses confrères dans l\u2019eau chaude plutôt que Jérémy Gabriel ?On ne peut pas tout dire et tout faire, même sous le masque du clown.Question de bon sens.Ainsi va la vie dans l\u2019espace commun.Par-delà la position d\u2019un camp ou de l\u2019autre, et quel que soit le verdict à venir de cette Cour suprême \u2014 dont on peut craindre à raison qu\u2019elle ne crée jurisprudence en encadrant le métier d\u2019humoriste \u2014, des enjeux sociaux dépassent les décisions de justice pour interpeller tout un chacun, entre ses replis d\u2019intolérance et ses aspirations à l\u2019ouverture.La vraie bataille se joue au niveau des esprits.Après tout, Ward s\u2019était permis de rire du handicap du « petit Jérémy » parce qu\u2019il y avait un public pour trouver ces piques sinistres bien amusantes, sans y regarder de plus près.Mais si, près de dix ans plus tard, cette affaire, en éclairant les consciences, avait aidé plusieurs personnes à saisir que ces gags n\u2019étaient pas vraiment drôles, réflexion faite ?Si elle envoyait le précieux message aux dilatateurs de rates qu\u2019il y a besoin d\u2019élever le niveau de l\u2019humour par-delà les attaques personnelles infamantes ?Ce serait toujours ça de pris pour assainir l\u2019air qu\u2019on respire.L\u2019humour est en évolution constante, quoi qu\u2019on en dise.Les caricatures sur les juifs cupides aux nez crochus qui foisonnaient dans les journaux européens jusqu\u2019à la fin de la dernière guerre mondiale n\u2019ont plus cours.Les blagues sur les bamboulas et les bougnoules, devant lesquelles se tordaient les publics des anciennes colonies et des contrées au passé esclavagiste, ne sont pas tolérées comme jadis.Se moquer des Autochtones n\u2019a guère la cote désormais sur nos terres, à l\u2019heure où les abus dont ils ont été victimes se font jour.Les gais sont moins raillés qu\u2019autrefois après avoir fait valoir leurs droits sur la place publique.Si certains continuent à trouver désopilantes les attaques sur le physique et la sexualité des femmes ayant des tribunes d\u2019opinion, celles-ci dérangent davantage à mesure que les journalistes et les députées révèlent les commentaires sexistes dont elles sont l\u2019objet à pleins médias sociaux.Des voiles se soulèvent.On évolue.Eh oui ! ODILE TREMBLAY La critique du spectacle de danse Frontera de la chorégraphe Dana Gingras au Théâtre Maisonneuve, par notre journaliste Enora Rivière, sur toutes les plateformes numériques du Devoir.PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR Peut-être l\u2019apprendrez-vous ici en premier.Radio-Canada a décidé de ne plus utiliser la mention « exclusif » lors de la publication d\u2019une nouvelle obtenue avant la compétition.Le diffuseur public juge « abusif » l\u2019usage de ce mot dans le paysage médiatique québécois et s\u2019inquiète du risque de banalisation qu\u2019il peut causer.Dans une note interne obtenue par Le Devoir, la première directrice, Nouvelles, de Radio-Canada, Ginette Viens, explique à ses troupes que, sauf « dans de rares cas d\u2019entrevues, avec des invités de prestige exceptionnellement accessibles », le diffuseur n\u2019utilisera plus l\u2019étiquette «exclusif» sur l\u2019ensemble de ses plateformes.La direction de l\u2019information précise que « le fait d\u2019obtenir une info avant les autres est vivement apprécié », mais elle préconisera maintenant des mentions telles que « Radio-Canada a appris que\u2026 » ou « Selon les informations obtenues par Radio-Canada ».Ces formulations « situent le public et demeurent très efficaces », souligne Mme Viens.Les journalistes pourront par ailleurs se servir de l\u2019appellation « enquête » lorsque celle-ci « sera le fruit d\u2019un travail journalistique en profondeur, mené de longue haleine et mettant en lumière un fait ou une situation d\u2019intérêt public basés sur plusieurs sources et qu\u2019aucun autre média ne pourrait rapporter sans citer Radio-Canada ».L\u2019étiquette « primeur », quant à elle, était déjà bannie du vocabulaire radio-canadien.Jointe par Le Devoir, Mme Viens cite comme exemples des grands médias qui n\u2019utilisent jamais la mention « exclusif », dont la BBC, le New York Times, le Washington Post et Le Monde.L\u2019apposition de la mention « exclusif », en amont de textes d\u2019information ou à l\u2019intérieur de ceux-ci, est un outil abondamment utilisé pour attirer l\u2019attention du public dans un monde médiatique où la compétition pour l\u2019attention est très forte.«Depuis quelques années, nous assistons à un usage abusif du mot \u201cexclusif \u201d dans le paysage médiatique québécois de la part de certains médias », note Ginette Viens.MÉDIAS Radio-Canada abandonne l\u2019étiquette « exclusif » La direction de l\u2019information du diffuseur public juge « abusif » l\u2019usage de ce mot et s\u2019inquiète de sa possible banalisation Cette dernière estime qu\u2019il faut utiliser cet outil « avec parcimonie », car « il y a un grand risque de banalisation, surtout avec la multiplication des plateformes ».Pour illustrer sa décision, la première rédactrice en chef de Radio-Canada raconte qu\u2019il se produit parfois des « collisions d\u2019exclusifs », c\u2019est-à-dire que plusieurs médias publient la même « exclusivité » le même jour.Elle observe aussi que, parfois, les informations dites inédites « émanent de documents publics et à la portée de tous » ou « peuvent être vérifiées rapidement par n\u2019importe quel média ».Radio-Canada se dit consciente que les sources qui informent les journalistes « s\u2019attendent » à ce que l\u2019étiquette « exclusif » soit utilisée, mais Ginette Viens estime que, « plus que tout, une bonne histoire va trouver son chemin », surtout si elle est bien répertoriée et bien « jouée » sur les plate- formes du média.Avec cette décision interne, Mme Viens ne veut toutefois pas «donner de leçon à personne ou porter de jugement à l\u2019extérieur de ce qu\u2019on fait comme travail ici».Dans les cas où le diffuseur public est le premier à traiter d\u2019une nouvelle, son secteur de l\u2019information préconisera maintenant des mentions telles que « Radio-Canada a appris que\u2026 » ou « Selon les informations obtenues par Radio-Canada.» VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Par-delà la position d\u2019un camp ou de l\u2019autre, et quel que soit le verdict à venir de cette Cour suprême \u2014 dont on peut craindre à raison qu\u2019elle ne crée jurisprudence en encadrant le métier d\u2019humoriste \u2014, des enjeux sociaux dépassent les décisions de justice pour interpeller tout un chacun, entre ses replis d\u2019intolérance et ses aspirations à l\u2019ouverture "]
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