Le spectateur, 20 mars 1891, vendredi 20 mars 1891
[" | e © .I, VOL.2 NO.87 E SPECT HULL, P.Q, VENDREDI, 20 MARS I88i ee are ee mr A UN AN 82 TEUR _L N.PAGE, Propriétaire.CHEAP SIDE a.+ossn.0n0 1000011000 1000008 v000 60 100000008 LA GRANDE MAISON D'OTTAWA BARGAINS JARCHANDISES SECHES ET NOUVEAUTES resereieeras etEteseRt sees ss onl cesar ey aucssens EXCESSIVEMENT BON MARCHE ET POUR ARGENT COMPTANT NOLIN& CIE FEULLETON du \u201cSPECTATEUR\u201d No.11.L'ARCHIPEL EN FEU PAR JULES VERNE.VII DENOUEMENT Déjà les deux bricks venaient de larguer leurs grap pins d\u2019abordage, et ils commencèrent à s\u2019éloigner en éventant quelques voiles qu'\u2019aidaient leurs avirons de galère.De tous les pirates, il ne restait plus qu\u2019une vingtaine à bord de la corvette.Leurs embaïca- tions attendaient le long de la Synphanta que Sacratif leur ordonna d\u2019y descendre avec lui.En ce moment, Spékolo et ses hommes reparurent sur le ont.; ef\u201c Embarque / dit Spékolo.\u201c \u2014Embarque / s\u2019écria Sacra- tif d\u2019une voix terrible.Dans quelques minutes, il ne restera plus rien de ce navire maudit ! Ah ! tu ne voulais pas d'une mort infamante, Henry d\u2019AI- baret / Soit ! l'explosion n\u2019é- argnera ni les prisonniers, ni l'équipage, ni les officiers de la Synphanta, | remercie-moi de te donner une telle mort en si bonne compagnie.\u2014Oui, remercie-le, Henry dit Hadjine, remercie-le ! au moins nous mourrons ensen- ble ! \u2014Toi, mourir, Hadjine / répondit Sacratif.Non / tu vivras et tu seras mon esclav.mon esclave /.entends-tu ! \u2014L'infâme ?s\u2019écria Henry d\u2019Albaret.La jeune fille s\u2019était plus étroitement attachée lui.Elle au pouvoir de cet homme.\u2014Saisissez-là ! ordonna Sa- cratif.[Ç \u2014Et embarque ajouta Spe kolo.Il n\u2019est que temps.Deux pirates s'étaient jétés sur Hadjine.Ils l\u2019entrainèrent vers la coupé de la corvette.\u2014Et maintenant s\u2019écria Sa- cratif, que tous périssent avec la Synphania, tous.\u2014Oui /.tous.et ta mère avec eux /.\\ \u2018PAR LA CROIX ET LA CHARRUE.C'était la vieille prisonnière qui venait d\u2019apparaître sur le pont, le visage découvert cette fois.\u2014-Ma mère ! à Lord.s\u2019écria Sacratif.\u2014Ta mère Nicolas Starkos : pondit Andronika et c\u2019est Pit ta main que je vais mo :- rir.-Qu\u2019on l'en raiue !.qu\u2019on l\u2019entraine !hurla Sacratif.Quelques-uns de ses compagnons se précipitèrent sur An- dronika.Mais à ce moment, le pont fut envahi par les survivauts de la Synphanta,.Ils étaient parvenus a briser les panneaux de la cale où on les avait enfermés, et venaient de faire irruption par le gaillard d\u2019avant.\u2014À moi !.à moi !.s\u2019écria Sacratif.Les pirates qui etaient encore sur le pont, entrainé pur Si Ckolo.essayerent de se porter à son secours.Les marins armiés de haches, de piques, et le poignard, en eurent rai- xon jusqu\u2019au dernier.Sacratif se sentit perdu.Mais, lu moins, tous ceux qu'il haïssait allaient périr avec lui / - Saute donc corvecte maudite, s'écria-t-il saute done! \u2014Sauter/.notre Syrphanta jamais (\"était Naris qui apparut, tent une mèche allumée, ar- rach» a l\u2019un des tonnaux de li soute aux poudres, puis bon lissant sur Sacratif, d'un coup de hache il l\u2019étenclit le pont.Andronika poussu un cri.Tout ce qui peut survivre de sentiment maternel dans le coeur d\u2019une mère même après tant de crime avait réagi en elle.Ce coup qui venait de fiapper son fils: elle edt voulu le détourner.Ou la vit alors s\u2019approcher du corps de Nicolas Starkos, s\u2019agenGuiller, comme pour lui donner un dernier pardon dans un dernfer adieu.puis elle tomba à son tour, Heury d\u2019Albaret s\u2019élança à son tour.\u2014 Morte ?dit-elle.Que Dieu pardonne au fils par pitié pour la mère ! (\u2018opendant quelques-uns des pirates, qui étaient lans les embarcations, avaient pu acos- ter un des bricks.La nouvelle de li mort de Sacratif se ré- penrlit aussitôt.JI fallait le venger, et les canons de la flotille recommencèrent à tonner contre la Syn- phanta.(> futen vain cette fois.Henry d\u2019Albaret avait repris le commandement de la corvette.Ce qui restait de son équipage une centaine d\u2019homme :.\u2014se remit aux pièces de la batterie et aux carronades du pont qui répondirent victorieusement aux bordées des pirates.Bientôt un des bricks.\u2014ee- lui-là même sur lequel Sacratif avait arboré son pavillon noir, fut atteint à la ligne de flottaison, et il coula au milieu des horrihles imprécations de son bord sur \u2014fardi ?garçons, hardi ! cria Henry d\u2019Albaret.- Nous sauvorons notre Synphunta ! Et le combat continua de part et d'autre : mais l\u2019indon1;»- table Sacratif n\u2019était plus là pour entrainerses pirates, et ils n\u2019osèrent risquer la chance d\u2019un nouvel abordage.Il ne resta bientôt que cinq bâtiments de toute cette flot- phunta, pouvaient les couler à distance.Aussi, la brise était \u2018assez forte, ils firent ser- ! virent et prirent la fuite.' \u2014Vive la Grèce ! cria Heu- ry d'Albaret, pendant que les couleurs de la Swyuphanta.montaient à la corne du grand mat, \u2014Vive la France! répondit tout l'équipage, en associant ces deux noms qui avaient été si étroitement unis pondant la guerre de l'In iépendance.Il était alors ciny heure du soir.Malgré tant de fatigues, pas un homme voulut se reposer avant que la corvette n\u2019eut été mise en état de naviguer Oa gnyergua des voiles de re- tille.Les canons de la Syn-; *Trevinrent se fixer assurait la victoire des Grecs | En 1532, le traité de Londres donna t la couronne au prince Othon de Bavière.Le royau- ; me de Grèce état diftinitive- ment fondé.Ce fut vers cette époque qu'Heusy et Hanjine d'Albaret en ce pays avec une modest.situation de fortun, il est vrai : mais que leur tuiiait-il de plus pour être Ireure 1x puisque le bonheur était cn cux-mémes.FIN BE EEE PRÊTS ARGENT sur billets accents, escompte de valeurs come merciales sur signatures solvables, intérêts > , l'an.On 1raite avec la province, Lerire en joignant la réponse franco à P.U.lux.1553, Montréal.LIE change, on jumela les bis-mâts on etablit un mat de fortune! pour remplacer l'artimon, où passa de nouvelles «drises, on! capela de nouvaux haubans, ou | répars le gouve.uail, eu dès le | soir mene.la Syuphanta, ve- prenait sa route vers le nor!- ouest.| Le corps d'Androniler Sear- kos, deposé sous la dunett >, | fut gardé avec le respset que, conmmandait 1> souvenir de son patriotisme.Houry (AL baret voulait rendre à sa terre | natale la dépouille de cette | vatllante fem.| Quant au cadavre de Nico- | lis Starkos, un boulet attaché | it ses pieds, et il disparut sous\u2018 les eaux d> cet Archipel, que le pirate Sacratif avait troublé par tant de crimes / Vingt-quatre heure après | > 7 septembre, vers les six heures du soir, la Syrphanta, avait connaissance de l'ile d'Evine, et elle entrait dans le port apres une année de croisière qui avait rétabli la sécurité dans les mers de la Crècr.La les passagers firent retentir l\u2019air de mille hurrahs.Puis Henry d\u2019Albaret fit ses adieux à ses officiers de son bord, à son équipage, ct il remit au capitaine Todros le commandement de la corvette dont Hadjine faisait don au nouveau gouvernement, Quelques jours apres au milieu d\u2019un grand concours de population, et en présence de l\u2019état major de l\u2019équipage et des prisonniers rapatriés par la Syrphanta.on célebrait le mariage d\u2019Hadjine Elizundo et d\u2019Henry d\u2019Albaret.Le lendemain tous deux partirent pour la France avec Xaris qui ne devait plus les quitter ; mais ils contaient rev.nir en Grèce dès qne les circonstances le permettraient.D'ailleurs déjà ces mers si, longtemps troublées commençaient à redevenir calmes.Les derniers pirates avaient «ispa- ru, ct la Synphanta, sous les, ordres du commandant Todros \u2018 ne trouva jamais trace de ce pavillon noir, englouti avec : Sacratif.Ce n\u2019était plus l\u2019Ar \u2018 chipel en feu : c'était l\u2019Archi pel après les dernières flammes éteintes, réouvert an commerce «le l\u2019extrème orient.effet, grâce à l\u2019héroisme de ses enfants, ne devait plus tarder à prendre place parmi les Etat iibres de l'Europe, Lo 22 mar : le sultan signait la convention des provinces alliées.Le 22 septembre, la hataille de Petra ; vres d\u2019École, Chapelets, Le royaume hellénique, en CryAcoBs IT CONTRE LA DOULEUR QUERIT: RHUMATISME NÉVRALGIE.SCIATIQUE LUMBAGÔ, BOULEUR Dorsaur Tic Doutoureux MAL oe TÊTE MALosc DENTS MAUX pe GORGE ENROUEMENT.ENGELURES.ENTORSES.FOULURES.CoNtuUSIONS, BRÛLURES ETC.En venta chez tons les pharmaciens, et marchands généraux, Prix, cts 1a bouteille.Envoyé har Is malle sur réception du prix.THE CHARLES A, VOGELER CO, Baltimore, Md.Dépôt pour le Canada à Toronto, Ont.0.LAFOND MARCHAND DE; 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et c'est gran | merci à M, Chs.Thibault, si nous pouvons aujourd'hui, parcourir en une demie-heure, la longue carrière si accidentée et si bien remplie qu'a parcourue M.Drapeau dans les 70 années de son existence.Cette brochure est en vente à 20 centins chez M.Lapierre, libraire ruc Main, Hull, et tout le monde devrait s'en procurer une.Robert Go.Watts, M.A.M.D.M, ®,C.8, dels Albion How chew.u Juadrant, Cascobury, N.Loudres, \\ny., dis: \u201cJen: puis w'am a de rudre 1408 Cu à l'a féencité de 4 Huile Bt.Jao b, aus Les «as do rhumatisuw ebr.i; e, s:iaties «à nerralgic.Célebration de la S\u2026 Joseph.MESSE SOLENNELLE PROCESSION IMPORTANTE.Comme \u2026n sy attendait lu fêts St.Joseph a été célébrée pompeusement.Plusieurs délégations d\u2019Ut'awa, d'Ayl- mer et les ditlérertes sociétés de Hull se joignirent a la société St Joseph et formèrent une longue procession de mille personnes au moins, qui détilè- rent avant la 1aesse par les rues Principale, Albert, Alma, Division, luker- tuan, Vic\u2018oria jusqu\u2019a l'églisv.Les délégués d'Aylmer étaient MM.Ant.Moussette prèsident de la société St.Jean-Baptiste, L.G.Dumouchel, Nap.Glandon, Sylvio Mousseau it Jos.Mcussette.Les delégués d'Ottawa étaient MM- J.N.Rattey président de la société St.Jos -ph, Napu.con Champagne, A.Cha telain d : l'Union St.Thomas et plusi eurs autres.Les sociétés St Thomas, et St Jean- Baptist« de Hull faisaient aussi partie wu cortege De nombreux drappeaux tluttaient a bloc sur la plupart des principaux édi- tices de la ville et quelques banderulles mu ticulores agrémentaient le parceurs de la procession en divers®endroits.La patie religieuse de la fête a été très ilsposante et l\u2019on doit à l'urgani sation de cette ceévration l\u2019un des plus beaux sermons qui aient jamais été prononcés dans Hull.Le Rev.Pére Fillatre, I'ami le plus devoué des vuvriers et l'un des plus savants docteurs en théologie du Canada, avait accepté avec une bienveil lance paternelle la tache, toujours vuéreuse de pruuvncer le sermon de _ir- constance ; «t c'est avec les grands talents oratoires qui lui sont déjà connus que le Rev.P.Fillâtre s'est acqui- té des devoirs que lui incourbaient cette charge.Ti hypnotisa pour ainsi dire sun auditoire, et peudaut une heure il le tint suspendu à ses lèvres, le faisant passer des spleudeurs du beau et du vrai aux sublimités de la béatitude éternelle dus saints de celui surtout dont on célébrait hier la fête patronale.Ce fut un regret unaniine quand le Revéreud Père termina sou sermon, car il semblait aux fidèles qu'ils avaient eux-Mmémes gouté un peu de la béatitude que l'orateur venait de leur faire entrevoir.La grand messe a été célébrée olen- neilement.Le Rev.P.(irand'tils oth- ciait a l'autel, et lechæar de chant sous la directivu de M.Pierre l\u2019urocher a interpreté la messe Bordelaise avec beaucoup d habileté et un haut taleut artistique.Après la messe, la procession, avec drapeaux en tète, précédés par M.O - tave Boucher, cummissaire-ordonnateur défila par les rues suivantes : Viclo ia, Du Lac, Centrale.Church, Wellington, Brewery, Head, Chaudiere et Princi pa.e jusqu'à la salle.Ici surent lieu de nombreux discours prononcés par le Président M.Ber- thiaume, les RK.PP.Harnois et Fil- lâtre, et MM.Ch.Devlin, député d'Ot vawa, J.N.Rattey, Ch.Moussette, Nap.Champagne, A.Chatelain ec D.C.Simon.M.Berthiaume termina l\u2019as- seinblée par des remerciements adressés 8Jx sociétés amies qui out rehaussé l'éclat de .a fête par leur présence, et par des souhaits de prospérité à toutes les unions catholiques de secours inutuels.ENQUETE DENANDEE M.J, Charlesun.agissant d'apres des ordres reçus du dépfirtemment de l'A griculture et de fa Colonisation, à demandé au secrétaire de la société de colonisation du Lac Témiscamingue la permission d'examiner les livres et la correspondance de la société.Cette dé- mar.ne avait, il y à longtemps, été dé.termiuée par le regretté Mgr Labelle, à la requête d\u2019un grand nombre de membres français de cette société qui ai- imaient à savoir là où allait leur argeut.M.Charleson s'est associé M.A- Filion, agent des terres de la couronne à Grenville, et M.Madore, agent des terres de la couronre à Hull, qui out fait l'examen des affaires de laociété, et ils en feront rapport à l'honorable M.Mercier pour l'information des actionnaires résidant en France, qui se plaignent d'avoir versé dans les fonds de ls société £100,000 a certaines conditions qui, d'aprés sux n'ont pas été remplies.En vertu d'un arrangement conclu entre le Père Gendreau et Onédsime Reclus, géographe français, tout actionnaire français (ainsi que plasieurs mens- bres de la funille Bouaparte) pour un montant de mille france auraient droit a la propriété de 100 acres de terre dont un dixième en culture et une wai.son costruite.La rociété a obtenu $100,000 de sousœripteurs français ; 819,500 da gouverasm nt de Québec et $30,000 du guuvernement de la Puissance; tous ces sousaripteurs demandent ce que l\u2019on a fait de tout cet argent.On dit que cette «faire est 18 tem- pôte dans uu verre d\u2019eau.Mud ads | abowt n hing, EXPLOSION TERRIBLE 4000 livres de dynamite en fou Donmnmages considerables LA VILLE EN EMOL Mercredi soir à cinq heures et demie, Hu.était ébranlé sur ses bases de pierre par un tremblement de torie for- widable.Le chuc fut subit et ne dura qu'un instant, mais les demeures, même les mieux assises, et quelqu'éloign es qu\u2019elles fussent, menavèrent de s'écrou ler et de s\u2019engloutir dans les entrailles de la terre.La population se pricipita en masses atfoléus et terrifies dans la rue, croyant à quelque grande cqamité.En ctlit, les vitres furent brisées, les marchandises étalées dans les magasins furent lancées pêle-mèle par terre, les portes des Inai- sons s'ouvrirent d'elles-miêmes, les toitures métalliques raisonnerent sourdement, plusieurs maisons en cours de coustructio 1 furent déplacées, et au milieu de ce brouhaha géudral, un pocle à pétrole, employé à l'hôtel de M.Jus.Gravel,rue Main, pour préparer des buissons chaudes, tit explosion, commnu- niqua le feu À quelques morceaux de linge et à une chaudière contenant de la bière en ébuiition et causa ainsi Une deuxième frayeur aux gens déjà terri- tiés.Cependant, la foule, cherchant toujours la cause de ce graud bouleverse- went, apprit bientôt ue la manafac- ture de dynaiuite de M.Patten, située sur les lates de la cité de Hull, venait de faire expiusion, et tout le monde s'y porta.Les médecins Cooke et Church daus leurs voitures respectives, emportant avec eux drogues, charpie et outils de chirurgie, se rendirent a fond de train sur le theatre du désastre, mais trouve- rent qu heurcusement personne navait eté blessé.Dans l\u2019espace d'une demie-heure, quuique situce à trois milles de la ville, une grande foule était rendue à cette manufacture malechanceuse et un ravage incroyable, une dévastation complete avait ¢té causes par l'explosion.[l n'y aura rien de surpreuant pour personne quand on saura que 4000 li- vies de dynamite prétes a étre expédiées sur les marchés ont sauté.Heureusenieut que nous ayions a enrégistrer aucuue perte de vie, mais il s'en e-t peu faliu que M.Patten lui même y laissät ses os.Pres du lac Christie, en arrière de la ferme ue M.Benedict, M.Patten, fabrique de la dynamite sur une graude échelle.Des machineries sont en place et 1000 livres de nitio-glycérine peuvent étre produites chaque jour.Trois vastes bâtisses étaient érigées sur les lieux, dout l'une servait d'entrepot pour les caisses d\u2019exportation, de manufacture pour les enveloppes huileuses des cartouches, et d'étable pour quatre chevaux.La deuxième de ces bâtisses était la manufacturede dynamiteet la troisième servait de sofîte aux poudres.Ces trois batisses sont au milieu d'un buis, groupées ensemble et entourées ie gros ton- veaux en fer dans lesquels on importe de l'acide muriatique.C'est cette dernière bâtisse que l\u2019explosion se tit.Le feu fut communiqué aux parois de la maison par une étincelle provenant de la pipe d\u2019un fumeur.M.Patten chercha à éteindre les flammes, mais ce fut en vain.Il se sauva alurs, en criant, et le signal ainsi donné, les trois ou quatre employés suivirent leur patron à toutes jambes et on s'arrêta enfin, le coeur déchiré par l\u2019anxiété.Leur attente ne fut pas longue.Une eftroyable détonation se tit entendre, et la bâtisse fut enlevée dans les airs.Elle alia s'abattre en pièces à un mille de cette endroit sur la ferme de M.Benedict, au grand étonnement des garçons qui y travaillaient.Ceci fut l'affaire d\u2019une minute : uno mine ordinaire tout simplement, mais le résultat fut plus désastreux.Un nuage noir compacte, emportant avec lui cle furtes émanations nitriques s'élança dans le ciel et se disperça dans la direction de la ville.Les arbres furent arrachés, tordus et lancés par terre, la neige pour un demie miile à la ronde fut littéralement couverte de feuilles de pin et de sapin, de avie, et d\u2019une poussière grisâtre, les deux autres bâtisses furent arrachés du sol, renversées et brisés en miettes, les buîtes et et les cartouches vides furent éparpillées ça et là.(les machinerie n\u2019ont eu aucun mal) la tcrre, sur un arpent carré, à été travaillée comme avec uue charrue ; des cailloux ont été arrachées eu cassées, et un grand trou de cing pieds de profondeur à peu près a été | creusé dans Ia terre sous la bâtisse.En n, tout à été brisé, arraché, détruit, annéan ; sans compter les nombre.ses pertes qui ont été vocasionuées da i» la ville pur cette explosion, et la te reur gine:ule de la population, des 10 uni *- surtout, | M.Patt 1, erd 83500.environ, car il paraitenss que les compagnies d'assu- Frances ne s'empressent pas beaucoup à prendre des risques sur la dynamite C'est donc une perte sèche pour M Patten.On se rappelle qu\u2019ily a tans, le même M.Patten avait apporté un baril de dynamite de 50 lbs.chez lui et que cette dynamite fit explosion, tuant un enfant et démolissant la maison M.Patten est en train de former une société avec des gens de Buckingham pour établir a ce dernier endroit avec un capital de $30,000, une manufacture Je poudre.Nous avons appris plus tard que c'est le choc de l\u2019explosion qui, ayant ébranlé le comptoir de la buvette de M.Gruvelle, fit tomber un poêle à pétrole et provoqua cette deuxiéme explosion, Le choc a été ressenti à Ottawa, à la Gatineau & Aylmer, a Thurso a Carpe, c'est-à dire à 30 milles à la ronde Toujours est-il que des vitres ont été brisées par la violence de l'explosion à trois milles du lieu de l\u2019accident.Une telle explosion n'a pas été vne depuis bien longtemps.Pre Grande Réception à Masson Retour du Rev.M.Mangin.Les paroissiens de Masson, P Q.ont dignement célébré le retour de France de leur vénéré pasteur, le Rev.M.Mangin.300 personnes reçurent le Rev.Monsieur a la gare bier soir, et défilèrent ensuite en procession dans l'ordre suivant, jusqu\u2019au presbytère : 3U porte-flambeaux, marchant deux adeux; le drapeau tricolore et les membres de la ligue du Sacré-Cœur, présidée par M.J.Goulet ; le drapeau de la société St Jean-Baptiste suivi des membres eux mêmes, guidés par leur digne pré- sideut M.G.À.Dugal : les paroissiens au nombre d'à peu près 200 ; la voiture portant le Rev.M.Mangin, et les chanoines Michel et Philippe : le comité d'organisation et les RR.Messieurs Legendre et Constantineau.Celui-ci remplaçait M.Mangin en son absence, Toute la paroisse était en fête: les fenêtres éta eut profusément illuwinées, chez les catholiques comme chez les protestants, Ce qui est une marque évidente du respect qui entoure le Rév.Curé de Masson.À l'église, l'afluence était immense ; des cantiques d\u2019actious de grâces ont été clantés, sous la direction de Mlle.Mangin, -œur du cuié, «t deux aclresses, l'une en anglais et l\u2019auvre en frauçais ont été présentées au pasteur, avec un beau portrait au crayon de grandeur na.urelle.Ce don est du à la générosité des paroissiens de Masson, et tous avaient sia juie peinte au front, hier soir.quand la présen ation a eu lieu.Le Marché Américain.D'après les courtiers, Henr Ciews & Co, 13 et 15 rue Broad, New-York, les marchés Américains ne sont guère plus florissants qu\u2019ils ne l\u2019étaient la semaine dernière ; au contraire, le commerce semble devenir de plus en plus médiocre.Cependant, certains symptômes ragsurangs viennent de poindre à l'horizon et le dernier rapport du gouvernement sur la récolte des grains l'an dernier, et des quantités encore dispu- nibles, parait être le bienfaiteur de la situation présente ; de même aussi en est-il du fait que certaines valeurs américaines ont obtenu de bons placements à Londres, et que In banque d'Angleterre, après avoir payé ses 15.000.000 à la banque de France et 33.000.000 à la Russie, possède encure de forts montants en réserve.Il en est de même également du fait que la maison Baring et Frères de Londres à récupéré toute son ancienne vigueur et que ses dettes sont payées.Tous ces faits font prévoir un bon avenir pour les affaires commerciales.Les pertes totales sur le marché monétaire américain la semaine dernière ont été de 81.000.000.CORRESPONDANCE PAPINEATVILLE, 16 mars 1891, Au journal Le Spectateur, Il avait été convenu entre les frères St Julien et M.Télesphore Mackay, de trotter leurs ohevaux rerpoctifs, sur une isto d\u2019un mille, le 14 mars courant.Mais, malgré leurs promesses, les messieurs St.Julien n'apparurent pas au jour conventionnel.Pour quelle raison ?Ç et de que tout lo monde se demande.Pcur- tant M.Mackay était là avec son cheval; et un grand nombre de ones de MontcBeilo, St, André Avelim, R ; où, Hartwell ct Thürso attendirentlongtewp
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