Le spectateur, 12 juin 1891, vendredi 12 juin 1891
[" VOL.3 NO.Il HULL, P.Q, VENDREDI, 12 JUIN 1891 Ep \u2014\u2014 UN AN 89 LE SPECTATEUR PAR LA CROIX ET LA CHARRUE.FEULLETON du \u201cSPECTATEUR\u201d No.6.LA TOUR \u2014D{\u2014\u2014 MAUDIT CHRONIQUE BRETONNE 1 (Suite) Conduit par son tils, le vieux Plougomar monta lentement les dégrés au milieu d\u2019un sil>n - ce général.Personne ne les reconnaissait.Tous deux s'\u2019agenouillèrent devant Jean V-\"\"L'émotion du duc était visible, -loiqu\u2019il fit son possible pour la dissimuler.Ses veux ne pouvaient se détacher de la figure du vieillard.\u2014Relevez-vous, dit-il avec bonté aux deux gentilhommes.Quon donne un siège à ce pauvre vieillard.Vous Raoul de Plougomar, écoutez-moi ; Dieu a permis qu\u2019on me révélât votre existence, ec vos malheurs immérivés.J'ai immédiatement ordonné une enquête ; ses résultats ont été en votre faveur.Pour bien me convaincre de la loyauté de votre car- ractére, j'ai chargé sire de Ton- quédec de tenter par tous les moyens possibles la fidèlité de votre suzerin.Vos reponses ont été celles d\u2019un brave et fidèle breton.On m\u2019a dit aussi que vous avez été victime d\u2019une odieuse trahison, le jour de votre combat avec votre accusateur.Une boisson empoi- sonuée vous aurait enlevé touie vos forces.Confiant en la justice de Dieu, j'ai voulu vous mettre à même de reparer votre défaite et de réconquérir votre honneur : vous sentez- vous en état de combattre au- jourd\u2019hui ?\u2014Oui, monseigneur, répondit Raoul, dont la mâle figure resplendit d\u2019une noble fierté.\u2014On va vous donner des armes.Faites votre devoir, et que Dieu soit en aide au plus igne.Ta poitrine haletante, Raoul s'inclina pour remercier le duc et vint s'agenouiller devant son père.Par un mouvement instinctif, le pauvre vieillard posa machinalement sa main osseuse sur la tête découverte de son fils.Dieu seul enteudit la bénédiction que le vieillard n\u2019avait pas prononcé, Une vive émotion réfinait autour d\u2019eux.Quelques vieux capitaines, anciens com ons d'armes de Simon, s\u2019approchèrent de lui, Ils lui prirent les mains et lui parlèrent avec une vive sympathie.Il les re- arda d\u2019un air singulier, mais il ne leur répondit pas.Il ne reconnaissait personne.Il semblait vivement agité et cherchait des yeux son fils, qu'un écuyer du duc venait de conduire dans une tente voisin\u201d, La première personne que Raoul aperçut en y entrant, fut le brave Jobic, qui frottait gonsciencieusement, avec un morceau de peau de daim, les diverses parties d'une magnifique armure.\u2014Comment te trouves-tu ici ?lui demanda Raoul surpris.\u2014Vous saurez tout cela ce soir, monseigneur, répondit le paysan.J\u2019ai juré sur un reliquaire de ne vous rien dire avant qu\u2019on ne m'\u2019ait relevé de mon serment.Que le bon Dieu vous protège, mon digne maître / Tout en parlant, Jobic aidait à Raoul & révétir I'armure qui s'adaptait tellement bien a sa taiile, qu\u2019elle semblait avoir été commandée pour lui.L'\u2019écuyer du duc et les deux hommes d'armes qui l\u2019accompagnaient secondèrent le paysan.Une indicible émotion souleva la poitrine de Raoul lorsqu'il sentit attacher à son Côté une longue et pesante épée.On lui amena un beau coursier, couvert d\u2019une de ces armures en fer comme en portaient alors tous les chevaux de bataille Raoul reconnut avec joie le cheval qu'il avait monté duran la route, et dont il avait pu apprécier les remar- quib'es qualités.D'après le conseil des seigneurs de Malestroit et de Kermoisan, qu: le duc lui avait donnés pour parrains, Raoul fit deux où trois fois le tour de l\u2019enceinte afin de se mettre en selle et de s\u2019habituer à son armure.Il cherchait des veux Marcelle de Boloi, mais il ne l\u2019apperçut pas.Un soupir de «lécouragement souleva sa poivrine.Il éprouva un sentiment pénible, en songeant qu\u2019au milieu de cette foule pas un coeur ne ferait des voeux pour lui.Le baron de Coét- mainguay, au coniraire, avait parmi les spectawurs de nombreux amis qui l\u2019encourageait par leurs cris et leurs gestes.Au moment ou Raoul passait tristement devant la tente ducale, une noble dame, assise au second rang de l\u2019estrade voisine et masquée par deux gen- tilhommes debout devant-elle murmura quelques mots.à l\u2019oreille d\u2019un charmant petit garçon qu\u2019elle tenait sur ses jenoux.L'enfant se laissa bien vite glisser à terre.\u2014Je veux voir aussi, moi s\u2019écria-t-il en tirant de toutes ses forces le pourpoint de l\u2019un des vieux chevaliers.Oncle Yvon, prenez-moi sur vos bras.Lorsque Raoul vint à passer l\u2019enfant lui cria de sa voix argentine ces mots, que sa mère venait sans doute de lui souffler : \u2014 Bonjour, messire Raoul ; que le bon Dieu vous protège et vous rende vainqueur / Le chevalier tressaillit.Il avait reconnu la voix de Loic Du même coup d\u2019ueil il apper- çut l\u2019enfant qui lui envoyait des baisers et Marc:ile, dont la figure bien pale et bien émue lui souriait doucement.Raoul et Marcelle échangèrent un de ce: regards que rien ne saura.t rendre.Au rayonnement des rands yeux bleus de la jeune fomme, le chevalier sentit son cœur se dilater tout à coup et rayonner dans toute ses membres une énergie, une ardeur et une force invincibles.1 ne redrssas fièrement sur sa selle et attaqua dè l\u2019époron son fougueux coursier, qui bondit en avant en faisant résonner 83 massive armure.A ce moment le baron de Coëtmainguay parut dins la lice.Après toute les formalités en usage dans les jugements de Dieu, les deux adversaires furent placé en face l\u2019un de l\u2019autre aux extrémités de l'a- réne.Chacun d\u2019eux reçut une lance.Les trompettes donnèrent le signal.Le choc fut terrible et fit trembler l\u2019enceinte.Dans l\u2019état de surrexcitation où se trouvait Raoul, nul êtr humain n\u2019aurait pu résister à son coup de lance.Le baron de Coët- mainguay fut enlevé de sa selle et lancé à dix pas de son cheval.Mais Plougomar lui-même vida aussi les arçons.Quelque bon cavalier qu\u2019on soit, l\u2019habitude du cheval se perd vite.Le poids insunité de son armure acheva de troubler l\u2019équilibre du jeune chevalier.Il faut dire aussi que le baron de Coût- mainguay était un des\u2019 plus robustes champions de l\u2019époque.Les deux adversaires se r.- levèrent en même temps et tirèrent leurs épées.En refermant son gantelet de fer sur la poignée de la sienne, Rroul se rappela sa première épée brisée sur l\u2019échafaud par les mains du bourreau.Un nuage de sang passa dans ses yeux.IL se jeta sur son adversaire avec une rage inoue qui doublait encore sa force prodigieuse.Bientôt chaque coup Raoul fit jaillir le sang de son enneini.L'épaisse armure du baron volait par morceaux comme les éclats de bois sous la hache du bücheron.Enfin la terrible épée de Raoul, dèjà rou ge de sang, descendit une dernière fois comme la foudre, sur le casque brisé du baron et fendit le crâne du misérable, qui chancela et s\u2019abattit comme un arbre déraciné.Raoul sélança sur lui en levant sa miséricorde, mais déjà les téne- bres de la mort se répandaient sur la figure de Coëtmainguarv.Son dernier s-upir s\u2019exhala avec les flots d\u2019un sang noir et épais.Le chapelain du duc accourut, mais il était trop tard.Il suivit le cadavre que l\u2019on portait hors d: l'enceinte.Les deux parrains de Rauul vinrent le chercher et le condui sirent au duc en le félicitaut sur sa victoire.Deu a peu le nom de Raoul et la triste histoire de sa famille avait circulé de proche en proche parmi les spectateurs.Une acclamation enthousiaste accueillit le jeune chevalier.Les yeux baignés de larmes et la poitrine haletante Marcelle agitait son mouchoir.Loic qu\u2019elle tenait dans ses bras, criait de toute ses forces par esprit d\u2019imitation, en se demenait comme un petit lutin en envoyant des deux mains des baisers au chevalier vainqueur.2 Arrivé sur l'estrade, Raou vint s\u2019igenouiller devant le duc.Un silence profond rè- gnait dans toute l\u2019enceintoe.Jean V, félicita le \u2018 vainqueur D'une voix haute et solennelle il proclama l\u2019inocence des chevaliers de Plougomar et annonça son ietention de leur rendre les titres les honneurs et les biens dont on les avait dépouillés, et de les dédommager de leurs infortunes par des faveurs.(d Suivre.) KV, BRAND REMEDE CONTRE LA DOULEUR GUÉRIT: RHUMATISME NEVRALGIE.SCIATIQUE LUMBAGO, DoutEUR Donsate Tic Doucoureux MAL oE TÊTE.MALoe DENTS MAUX pe GORGE ENROUEMENT.ENGELURES, ENTORSES.FOULURES, CONTUSIONS, BRÛLURES ETC.En vente chez tous les pharmaciens, et marchands généraux, Prix, 50cts, la bouteille.Envoyé per la malle sur Rception du prix.THE CHARLES A, VOGELER CO.Baîtimore, Mé.Dépôt pour le Canada à Toronto, Ont.\u2014 \u201ciE SPECTATEUR\u201d Journal publié les Mardieet Vondredis dans l\u2019in- érût dus populations ouvrières ct agricoles du district d'Ottawa ABONNEMENT HulletOttiwa: Unan,.2000-00 98.00 ot Six MOIS.222000120000 1.00 Moutréal et Québec: Un an.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.00 A hat Six mois.1.00 Tous autres endroits : ANNONCES [ mesure nonpares ] Premicre insertion.10 «te la ligne Insertions eubséquentes.\u2026.§ctalaligne Vue fois par semaine.8 cte la ligne BUREAUX ET ATELIERS NO.164, RUE PRINCIPALE, R In remède de Piso pour le catarrhe est le meilleur, le plus abie à prendre, et le meilleur marché.tn vente chez tous les pharmaciens, où ex pal à actu à tente vires contre paiement de \u201cus.E.T.Haseltine, Warren, Pa.kU.de l'A.Librairie Ste.Anne No.106 Rue Main, et 8 rue Inkerman Articles de Piété Vu la dureté des temps, unv remise de 25 pour 100 sera accordée à toute personne achetant au magasin populaire de Dlle.ELEONORE SEGUIN, 106 rue Principale et 6% rue Inkerman, N.B.\u2014Livres de pidtés, Médailles, Chapelets, Présents de toute sortes, images, et souvenirs de première Communion.BOULANGERIE MECANIQUE.MM.Evanset Nesbitt désirent informer le public de Hull et des environs qu\u2019ils ont fait l'acquisition dela boulangerie et des pétrins mécaniques de M.Edouard Landry, 130 rue Brewery, Hull, et qu\u2019ils continueront a exploiter sur une vaste échelle, cette industrie si bien commencée sous M.Landry.MM.Evans et Nesbitt ont fait subir d'importantes améliorations a la boulangerie et ils seront prêts a l'avenir à répondre avec beaucoup de satis faction à toutes les pratiques qui vou dront bien leur accorder du patronage.M.Landry désire aussi faire savoir au public qu\u2019il considèrera comme une faveur spéciale faite à lui-même toutes ses anciennes pratiques qui voudront bien continuer leur clientèle à MM, Evans et Nesbitt.13-3-91\u20146m ere PT PISOS CURE FOR Le Meilleur Remede pour la toux pd En conte dans tontealoe Phartacies Le CONSUMPTION = Addren I sew York.la grippe ou du choléra.nutile d'en dire \u2018plus long.reconnus.épicier.LE CELEBRE QUERISSEUR répétée toutes les demi heures.doit être mettez le Baume sur ces parties affectées.sentir.la première application.C\u2019est bon signe.Pour les Maux de Tête, Névralgie, avec le Remède.Pour Maux de marchand bien connu de Hull.PROFESSIONNELS.N.TETREAU, Notaire.No, 183 RUE PRINCIPALE, HULL P.T.DESJARDINS, Notaire No 139 RUE PRINCIPALE, HULL Major & Grondin Avocats Na 141, Rue Principale, Hull, P.Q.\u2014\u2014\u2014 L.Z.CHARBONNEAU, HUTSSIER.C.8.Auditeur Agent & Collecteur Ayimer, P.Q.DR.J.BLONDIN, No.198 RUE PRINCIPALE.HULL En face du Bureau de Poste.J.E.BEAUSET, Avocat ONTARIO et QUEBEC Hall, 156 Rue Main.Ottawa 25 Spar & F.X.FILTEAU PHOTOGRAPHE.NO.114 RUE PRINCIPALE, HULL.Bloc en pierre situé prés de la ru: Due) l'atelier le plus ancien de Hull.Photographies de toutes grandeurs.Les groupes une spécialité.Prix modérés.une visite est sollicitée avant d'aller ail- urs, - nau CHANGEMENT M.J.B.DORION Artiste-Photographe d'OTTAWA désire informer le public de Hull, en général, qu'il a repris possession de son atelier au No, 144 rue Principale , Hull, et continuera oomme par lc passé à rem plir avec satisfaction toutes les oom- mandes que l\u2019on voudra bien lui confier PHOTOGRAPHIES de toutes GRANDEURS depuis cartes de visites jusqu'à grandeut naturelle, ment, une spéci lité, ouvrage garanti.Une visite c:- sollicitée.J B.DORION 144 Rue Priveipale, Recommandez l'Arrapaho à vos amis.) HULL P.Q | Encore la Gripps cobts Hiver ot paut-otra Le CHOLERA L'ETE Prochain.Ce terrible fléau, l'influenza ou la grippe, reparait en Europe, en peu de tem sera au milieu de nous.Mais il y à un m» ou Baume des Montagne: Vertes de Goo.avec chaque boutoille.Avec 03 remdd3, il n\u2019y a aucan danger à craindre, seit de jou de l'éviter en se procurant l\u2019Arrape ucker, eb suivre les directions qui sont Ls eff:ts salutaires do I'Arrapaho sont asses bien SAUVAGE, 429 Rue CRAIG, MONTREAL.Arrapaho ou Baume des Montagnes Vertes.Un remède sûr, certain et rapide pour toutos sortes de maux ct douleurs ner vouses et inflamuatoires.TI n'a pas d'égal.I ae los douleurs comme par onchantement.amilles, parce qu'il ost vraimont un médecin dans votre maison.Il proeure soulagement immédiat, ESSAYRZ-LE ?P ue DOS FE.ADULTE \u2014A l'intérieur \u2014Pour le soulagement immédiat des d une demi à une cuillerée à thé dans un demi verre Jd\u2019oau, 54 douleur, 4e l\u2019eau Shaude ou troide, pure ou 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pour les Maux de Dents ou d'Oreilles, trempez de la ouate dans la Remède et mettez-là dans la Dent ou l'Orcille.EF Dépôt principal pour le Comté d Ottawa, ches M, IF, BARRETTE, IMPRIMERIE 7.\" \u2014DU\u2014 \u2018Speotateur 154 RUE PRINCIPALE EH UII, Impressions de Ville Ayant fait Pacquisition d\u2019un matériel complètement neuf, choisi tous les caractères les plus nouveaux, fabriqués dans es grandes fonderies américaines, nous informons le public que nous sommes en mesure de faire promptement et à la satisfaction de chacun tous les travaux d\u2019impression qu'on voudra bien nous con er.Venez visiter notre établis sement et donuez vos com mandes au NO.154 RUB PRINCIPALB, HULL.Demundez-le à votre pharmacien ou GEO.TUCKER / & | Bryson Graham BT CIE.LA VENTE CYCLONIQUE UN GROS SUCCES: BARGAINS BARGAINS LA CONCURRENCE TERRASSÉE \u2014\u2014 MARCHANDISES SACRIFIEES TWEEDS, SERGES, TAPIS, ETOFFES A ROBES, INDIENNE EPICERIES, CHAUSSURES.S, CHEZ Bryson, Graham & Cie, 146, 148, 150, 152 et 154 Rue Sparks, Ottawa.NO \u201cLE SPECTATEUR\u201d * VENDREDI.12 JUIN 1891.Chambre des Communes DISCOURS DE M LAURIER Detans tes enr, de son cloquence «ur la coun.che funcbre de sir J.A.Macdonald Nous donnons aujourd'hui la traduction de la très belle improvisation prononcée par M.W.Laurier, au nom de son parti, au s\"jet de la mort du Premier Ministre.Nos lecteurs pourront xoir «u'aucune voix dans le Parlement, pas plus au Sénat qu\u2019à la Chambre, n\u2019a su j-ter plus gracieusement des fleurs sur la tombe du chef des conservateurs que le chef même «des libéraux et traduire en un langage aussi ému les sentiinents de regrets de tout un peuple.Pour expliquer les débuts de ce diggours, now devons dire que sir Hector Langevin, qui venait de parler quand M.Laurier s\u2019est levé, avait été en pruie à de si violents sentiments de douleur après avoir lu les premières phrases «le son pa- négyrigue, que, succoimbant sous le poids de sa tristesse, il avait été obligé de s'asseoir, sans se sentir la force de reprendre la lecture de son oraison.M.LAURIER \u2014 M.l\u2019Orateur, j'apprécie comme elle le tnérite la proposition que l'honorable membre vient de faire à la Chambre et nous sentons tous combien, dans les tristes circonstances actuelles, sen silence est plus éloquent encore que ne pourrait l'être aucune parole humaine.Je me rends parfaitement vompte de la grandeur de la douleur qui remplit l'âme de tous ceux \"jui étaient les amis ou les partisans «le Sir John A Macdonald en pen- At à la mort du grand chef dont l'existence entière a été identifié avee leur parti, ct sur lequel ila itéunsi grand lustre.Quant à nous, de ce efté-ci de la Chambre, qui étions ses adversaires, qui n'a- Vivns aucune confiance ni sn sa po- litijue, ni en sa manière de gouverner, nous réclamons notre bonne part de leur chagrin ; car la perte qu'ils déplorent aujourd hui est bien eu- et au-delà des sentiments qu'éveillent d'ordineire les lattes de parti.À tous ies points de vue, cetie mort est une perte nationale, puisqu'il n'est plus celui qui, à tant du Canada, celui qui de toutes les manières fut le premier de ses citoyens, le premier de ses hommes d'Etat.ades aux sujet de La sante Les inquiet set A la période de la vie à laquelle sir John A.Macdonald était arrivé, la mort, lorsque\u2019elle se présente, ne peut être inattendue.Il y a quel- ues mois, pendant la mêlée des dernières élections, lorsque le pays apprit qu'en un certain jour.la force physique du vieux Premier n'avait plus été à la hauteur de son courage et que, pendant un certain temps, de grandes fatigues avaient abattu sa robuste constitution, tout le monde, à l'exception peut-être du chef lui-même toujours plein d\u2019entrain, se sentit prie d'anxiété, dans la crainte que l\u2019Ange de la Mort ne l'eût peut-être touché du bout de son aile.Il y a quelques jours.lorsqu\u2019au miheu de débats passionnés, dans cette enceinte même, la nouvelle arriva tout à coup parmi nous que l\u2019état du premier ministre était bien fait pour alxriner, les flots montants de ces discussions crageuses furent aussitôt apaisés et tout un chacun, ami ou adversaire, sentit que cette fois il n\u2019était que trop vrai, et que l\u2019Ange de la Mort avait apparu de vant cette demeure, et venait d\u2019en franchir le seuil.Aussi ne fâmes-nous pas pris par surprise : mais, bien que nous fussions préparés au coup fatal, i! n\u2019en est pas moins difficile pour nous tous de nous persuader qu\u2019il n'est que trop vrai, hélas! que sir John Macdonald n\u2019est plus, qne le fauteuil que nous voyous vide à présent restera à jamais inoccupé.que ce visage devenu si familier dans ce Parlement après une connaissance de quarante années, nous ne le reverrons plus, que cette voix si Lien connue ne se fera plus entendre, pas plus au milieu des débats passionnés que dans un échange de Joyeuses et agréables réparties.Impeossibilite de me pas ressentir cette perte Il est certain que la place que sir John A.Macdonald s'était faite dans ce pays était si grande et si absorbante qu'il est devenu presque impossible que la politique de cette nation puisse se continuer sans lui, que les destins du Canada puissent s\u2019accomplir sans sa participation.Sa perte nous accable.Quant à moi, je le déclare en toute sincérité, sa mort me brise, comme elle brise d'ailleurs tout le parlement, comme si l\u2019une des institutions du pays venait de mous être enlevée.Sir John A.Macdonald appartient à présent a 'Histoire, et l\u2019on peut affirmer, sans crainte de se tromper que la carrière qui vient de finir est une des carrières les plus remarquables du siècle.Ce serait au- jourd\u2019hui se trop}hâter que d'essayer de deviner quel sera le dernier jugement de la postérité sur son compte : mais il y a eu dans sa carrière et dans son existence des traits saillants qui brillent déjà d\u2019un éclat que le temps ne pourra jamais ternir.Ces traits nous paraissent déjà dans cette Chambre tels qu'ils paraiîtront toujours jusqu\u2019à la fia de l\u2019Histoiru.nes dons de gouvernement On peut assurer, je crois, que dans l'art de gouverner les hommes sir John Macdonald était aussi bien doué que ne le fut jamais un homme de n'importe quel pays ou quel Âge.I! avait reçu en partage la plupart des plus nobles qualités auraient jeté plus d'éclat encore que inous.L'art avec lequel il avait assemblé les éléments les plus hétérogènes pour les fondre en un seul parti bien discipliné dont il est resté le maître jusqu\u2019au dernier de ses jours est peut-être imcompa- rable.Le fait d'avoir conservé pendant tant d'années, sans les voir diminuer, non-seulement la confiance mais aussi le zèle, le dévouement le plus ionné et l'affection de son parti ert une preuve qu\u2019en dehors de ces nobles qualités qui font l'homame d'Etat et que nous avons vu briller tous les jours, il pussé- dait de plus ce magnétisme de l'âme, qui est si subtil, si puissant je na sais quoi qui échappe à l\u2019a- yse et qui fait gagner le coeur des hommes et sort à le conserver.Sage comme nomee d'Etat, Quant à sos talents d'homme d'Etat, ilsnonts inscrits dans l'histoire du C.uada On peut dire vans exagération que la vie de sir John A.Macdonald, depuis la journée de ses lébuts au Parlement, a été l\u2019histoire mème du Canada, car il a été mêlé à tous les évènements, à tous les faits, à tous les développements qui ont contribué à faire sortir le anada de la position qu'il oscupait \u2014celle de deux petites provinces n'ayant rien de commun entre elles, si ce n\u2019est leur commune allégeance et unies simpleiaent par un lien écrit sur un papier, mais par rien autre chose \u2014pour l\u2019amener à cet état de déve oppement où nous le trouvons à présont.Bien que mes principes politiques m'obligent à dire que dans mon opinion ses actes ne furent pas toujours ceux qui pouvaient favoriser le mieux les intérêts du Canada, bien que m'a consciense m'oblige à rappeler que dans ces derniers temps, il avait attribué À ses adversaires des motifs qu'il n'avait pas bien appréciés, \u2014je suis forcé de le déclarer, \u2014je ne suis que trop heureux d\u2019ensevelir ici ces dittérences d'opinion et de me rappeler seulement les grands services qu\u2019il a rendus à sou pays, de ne me souvenir que de la fertilité extraordinaire de ses ressources, de la hauteur de ses conceptions, principale- meut de sa faculté de regarder au- délà des évènements du jour pour porter ses regards dans l'avenir, ct au-dessus de tout cela, de son pa- trioctique dévouement à la prospérité du Canada, à la gloire du Canada.L'existence d\u2019un homme d'Etat est toujours pénible et très souvent elle est très ingrate.Le plus souvent ses actes ne portent leurs fruits que longtemps aprè : qu\u2019il est descendu dans la tombe.Tel n'a pas été, néanmoins, le sort de Sir John Maclo- nald.Sa carrière a été singulièrement heureuse.Elle n'a été parsemée que de très-rares revers et ils ont été de courte durée.Il aimait le pouvoir,et dans mon opinion, cette passion fut, si je puis m\u2019exprimer ainsi, le point pivotal de son existence.Il aimait le pouvoir et il n\u2019en faisait aucun secret.Bien des fois, nous l'avons entendu en faire l\u2019aveu dans cette enceinte et l\u2019on peut dire que sous ce rapport son ambition a été satisfaite comme jamais peut-êtie ne fut mieux satisfaite ambition d\u2019un homme.Pitt et Macdonaid Selon moi, la carrière de Pitt lui- même peut à peine se comparer sous ce rapport à celle de Sir John Macdonald En effet, bien que le rôle de Pitt l\u2019eût transporté dans une sphère plus élevée, et qu'il eût à résoudre des problèmes plus difficile, que nos problèmes, je doute néanmoins que dans le maniement de son parti, William Pitt ait eu a surmonter des difficultés égales à celles contre lesquelles Sir John À.Macdonald à eu à lutter.I! n\u2019y a pas jusqu\u2019à sa mort où les souhaits de ce ministre n\u2019aient été exaucés.Il y a une vi ine d'années, un des meilleurs amis per- sonaels et politiques de sir John Macdonald me raconta que dans l\u2019intimite de son cercle domestique, il aimait à redire que sa carrière aurait la fin de celle de lord Chat- ham et qu\u2019il serait transporté hors de cutte Chambre pour mourir aussitôt.Nous savons tous, hélag ! combien il avait lu distinctement dans l\u2019avenir ; car nous l'avons tous vu, aux dernières heures de son existence, sa santé brisé, ses forces épuisées, luttant encore sur le parquet de ce parlement, sentant déjà sur son épaule la main de la Mort, emperté enfin chez lui pour aller 7 mourir, et finir ainsi, couvert de son armure de combat.N'était-ce pas là la réalisation de ses rêves ?Le este triste de la Mort Monsieur l\u2019Orateur, la mort est la loi suprême.Bien que nous la voyions tous les jours sous ses formes diverses, bien qu'à chacune de nos sessions, nous l'ayons vue ap- paraitre dans cette Chambre, fauchant à droite et à gauche, sans égard pour l\u2019âge ou pour le rang, néanmoins ce s le sans cesse renouvelé n\u2019amortir en aucune manière la douleur de la blessure que la mort fait à nos cœurs.Ce qu'il a de plus triste dans la mort, c'est le sentiment qu\u2019elle fait naîtro en nous d\u2019une éternelle séparation, \u2014 séparation de tout ce que nous aimions dans la vie ; c\u2019est là ce qui rend la mort si poignante pour l\u2019homme qu\u2019elle frappe, s'il à une grande intelligence, ct s'il est encore en sa pleine maturitc.Muis lorsque la mort est la fin naturelle d\u2019une existence bien remplie, pendant laquelle celui qui vient de disparaître a donné toute la mesure de ses talents et a accompli tout ce qu'on attendait de lui et plus encore, la douleur de la mort n'est plus pour celui qui sen va, mais pour ceux qui l'simaient et qui lui survivent.Sous ce rapport, je suis certain que le peuple canadien accordera une sympathie sans bornes aux amis de Sir John Macdonald, à ses enfants plongés dans la douleur et principalement à la brave et noble femme, sa compagne en cette vie et son meilleur soutien.Ainsi, M.l'Orateur, nous les voyons s'en aller les uns après les autres ceux qui ons travaillé à amener le Canada à l'état de développement dans lequel nous le trouvons.Au- jourd\u2019hui, nous pleurons Ja mort de celui que nous nous accordons à considérer comme le premier Canadien de son temps, de celui qui a rempli la plus grande place dans l\u2019histoire du Canada.Nir A.A.Dorion C\u2019est la semaine dernière seulement qu'a été enseveli à Montréal un autre fils du Canada, sir Anteine Aimé Doriou, qui fut en son temps comme une des forteresses du parti libéral, dont nous nous souviendrons toujours comme d\u2019un homme qui fut une des plus nobles, des plus pures et des plus grandes figures que le Canada ait jamais produites.Sir Antoine Aimé Dorion ne s'était pas montré d'abord favorable à l\u2019idée de la Confédération.Non pas qu\u2019il fût opposé au principe : mais ans sa pensée l'union de ces provinces était alors prématurée.Néanmoins, quand la Confédération fut un fait accompli, il lui consacra le meilleur de son cœur et de son esprit pour en assurer la prospérité Il peut se faire, monsieur, que le peuple canadien voyant s\u2019éclaircir graduellement les rangs de ceux sur lesquels il s\u2019est habitué à compter pour le guider, ne sente se glisser en son eœur la crainte d\u2019un Fanger qui menacerait les institutions du pays.Mais en face de la tombe de celui qui fut, plus que tout autre, le père de la Confédération, je souhaite que notre douleur ne soit pas une douleur stérile : mais quony joigne la résolution la plus ferme de ne voir jamais s'écrouler la jtruc- ture a laquelle libéraux et conservateurs, Brown et Macdonald ont travaillé ensemble, et de travailler à ce que le Canada, tout privé qu'il soit des services de ses plus grands hommes, ne périsse pas, qu\u2019il vive toujours.Je voterai donc pour la motion.Le Barreau du Distriet d'Ottawa A une réunian spéciale du Barrea u du district d'Ottawa, tenue au palais de justice en la cité de Huil le 9 juin courant, étaient présents le Bâtonnier Alfred Rochon M.P.et MM.J.R.Flemming, syndic, J.A.Champagne, Thos.J.Olivier.L.N.Champagne, C.J.Brooke, J.Grondin, A.MacM a- hon, G.C.Wright, C.B.Major, T.P.Forran, Henry Aylen, W.R.Kenny, M.J.McDougall et A.X.Talbot.Les résolutions suivantes ont été adoptées unanimement.Proposé par J.R.Flemming, secondé par A.MacMahon.J.A.Champagne et J.Grondin que ce barreau comprenant les circonstances douloureuses dans lesquelles se trouve le pays par la rte de l\u2019un deses hommes les plus istingués et qui, comme tel a brillé au premier rang, désire s\u2019associer au deuil national et rendre hommage aux brillantes qualités du coeur et de esprit du très Honnorable Sir John Alexander Macdonald.Comme l\u2019un des membres les plus imminents du barreau de la Province d\u2019Ontario Sir John sut toujours apprécier les hautes qualités de nos jurisconsultes de la province de Québec et leur rendre justice, Qu'il nous soit'donc permis de regretter celui qui fut toujours un admirv- teur du légiste conme auesi son plus grand ami.Tous les membres de ce barreau prient Lady Macdonald d'accepter l\u2019expression de leurs vives sympathies.Proposé par T.P.Forran, secondé par C.J.Brooke et J.M.McDougall que les membres de ce barreau assistent en corps eux funérailles avec cos- va ropose par Henry Aylen es G.CO.Wright seeondé par C.B Major et W.R.Kenny que copies de ces utions soient transmises à = Macdonald.A X.Tarsor, Hull, 9 Juin 1891.CONSEIL-DE-VILLE DE HULL CON DOLEANCES A l'assemblée du conseil de ville de Hull, tenue à l'hotel de ville, lundi, le 8 courant, les résolutions suivantes ont été adoptées à l'unanimité.1.Proposé par l'échovin J.Wright secondé par l'échevin Barotte : Qu'\u2019à l\u2019occasion de la mort du Très- Honorable Sir John A.Macdonald, ce conseil croit devoir offrir ses plus sincères et sympathiques condoléances à Lady Macdonald et à sa famille, dans leur grande affliction, partagée par la population entière de ce vaste Dominion, sans distinction de partis politiques, de races ou de croyances ; Que sa grande science administrative et les éminentes qualités qui le distinguaient comme homme d'Etat.en avaient faits l'orgueil et la gloire du Canada, et feront chérir sa mémoire par tous ses habitants, et plus particu- lidrement par les citoyens de la ville de Hull qui ont dans maintes circonstances surtout recueilli les bienfaisants effets de ses sentiments philantropi- ques envers ceux qui savaient les invoquer en temps opportuns.J.O.LAFERRIERE E.B.Epvy Sec.-Trésorier.Maire.\u2014\u2014 CONSEIL DE COMTE, L'assemblée trimestrielle du conseil municipal du comté d'Ottawa, a eu lieu hier après-midi à l\u2019hôtel-de-ville de Hull, sous la présidence de son Honneur le Préfet C.B.Major.Le Secrétaire, M.P.T.Desjardins fit l'appel des ntaires présents : Avant de procéder à l\u2019ordre du jour, le préfet en faisant allusion à la mort de Sir John A.Macdonald dit que, quoique, plusiesrsmembresdu conseilfussent apposés a la politique de son gouvernement, il n\u2019en était pas moins reconnu que l'homme d\u2019Etat qui venait de disparaître était un homme de grand talent et sa mort est un deuil national, et que r respect pour la mort de cet homme distingué, le conseil devrait s'ajouruer à 64 hrs, du soir pour permettre aux membres d'assister en corps aux cérémonies funéraires.Sur motion proposée par Murtagh et secondée par P.Moore, le conseil s\u2019ajourna, à 64 du soir.CONDOLEANCES Proposé par le conseiller L.P.Sylvain, secondé par la conseiller J.Pru- d'homme, aue c\u2019est avec un sentiment de chagrin très ressenti que la Puissance du Canada a appris que l\u2019hon.Sir John A.Macdonali, premier mi nistre du Canada n'est plus.Et mous eroyons que, mettant de côté ious les différens politiques, mais comme titre d'hommage à l\u2019Éminent homme d\u2019État qui à consacré toute sa vie à l\u2019agrandissement du Canada, ce comté dont nous sommes les représentants, désire inserré dans ses anales l'appréciation bien sentie de ce qu\u2019a fait I'hon J.A.Macdonald pour les intérêts de la puissance en général et de ce comté en particulier.Et de plus, que les sympathies des conseillers de ce conseil de cemté soit respectueusement offerte à la digne compagne des ses jouissances et de ses triomphes et que coinme témoignage de la part que ce conseil prend à la perte qu\u2019elle vient de ressentir, qu'un vote de condoléance soit transmis à Lady Macdonald, la veuve inconsolable du grand homme d\u2019État dont nous dé- plerons tous la perte, l\u2019assurant que dans son deuil irréparable, elle a teutes les sympathies du comté d\u2019Ottawa.Mort de Sir Andrew Stuart Il meurt subitement a Quebec d'un epan- el Ré de sang au corveau Sir Andrew Stuart, juge en chef de la cour supérieure, est mort subitement à Québec mardi soir à 6.30 d\u2019un épanchement de sang au cerveau.Il était Agé de 79 ans, et s'était fait récemment catholique.Sir Andrew Stuart est né à Québec, le 16 juin 1812.Experience Personnelle Edouard Hanlan, le champion des rameurs dit ; ¢ J'ai toujours trouvé l\u2019huile St Jacob tn remède cfficace contre les doulurs musculaires dans les membres.Les résultats sont des plus satisfaisants, et il me fait plaisir d'en recommander l'usage, en me basant sur mon expérience personnelle.On demande.Le numéro 85 du Syertateyr en date du 17 mers 1891.Toute personne faisant parvenir une ou plusieur copies de ce numéro à notre bureau, nous rendre un grand service, ADMINISTRATION.Consell-de-Ville Lundi soir, il y aurs assemblée du EF Allez chez Joseph Coté Ottawa pour vos chapeaux, 114 Rue Rideau.EF Demandez à votre Pharmacien les Gouttes Hamburg pour le sang, du Dr August Koenig.Joute do Baile Le club de base ball de Hull, ira à Buckingham, mardi prochains@r- Demandez le célèbre cigare de l'union le \u201cR\u201d\u2019\u201d\u2019 manufacturé à Ottawa par des ouvriers de l'union.EF Corsets pour dames, grosses et petites, grandes et courtes, chez Ackroyd rue Sparks, Ottawa.Conseil de Comie Nous publierons dans notre prochain numéro les minutes officielles de la ses sion du conseil municipal du comté, tenue à l\u2019hotel de ville, mercredi.EF Epingles et peignes de fantaisie, frisettes en cheveux, boucles et tresses chez Ackroyd rue Sparks, Ottawa.Loterie C\u2019est dimanche prochain, qu'aura lieu le tirage de la loterie.Les recettes seront employées à payer 'orgue pour la chapelle de l\u2019église en construction.\u201cLe Spectateur\u201d Est en vente au No, 68 rue Inker man et chez M.Thos.Fortin, épicier (King's Road.) s@\" Demaudez le célèbre Cigare « R\u201d de l\u2019Union, à 3 cts., manufacturé à Ottawa, par des ouvriers de l\u2019Union.Reau Poulain La jument Austin appartenant à M.J.H.Kerr, a eu ces jours dernisrs un poulain provenant du fameux cheval Siybert Wilkes.11 a retusé la jolie somme de $300, FF Grande réduction sur les capots et manteaux imperméable chez Joseph Côté, 114 Rue Rideau Ottawa.EF Patrons sur papier pour dames et enfants, dans le journal de Modes de Butherick, chez Ackroyd rue Sparks Ottawa.Concert Le concert \u201c Par les amaleurs de Hull \u201d sous la direction de M.Durocher avec accompagnement de la \u201cFan- fave de Hull\u201d aura lieu mardi prochain à la \u201c Kermesse \u201d Park Major.Ouverture 8 P, M.Admission 25 cts.N.B.Hâtez-vous d\u2019ach er vos billets, car vous manqueriez le tirage des coussins.L'Union Musicale donne un grand concert lundi prochain à la Kermness= à Ottawa.C\u2019est cette société qui ouvre la Kermesse et non la Bande de la Cité, comme cela avait été annoncé par erreur par quelques journaux.Cette dernière société donnera son concert le lendemain.La même semaine L'Union Musicale donne un concert en plein air à Hull sur la place de l\u2019Hôtel-de Ville.EF Bargains chez Joseph Cité, Ottawa, pour les chapeaux de fue- tre, paille, casquettes, etc, 114, Rue- Rideau.Perdu M.Narcisse Brault, boucher, a perdu ces jours derniers, deux truies et un jeune cochon.Toutes personne qui en aura pris connaissance est pride de l\u2019avertir.EF Les personnes qui désirent échanger leur vieux poëles pour des poëles neufs eu trouveront un assortiment de plus de cinquante patrons différents au asin de E.d\u2019Orsonnens, rue Principale, à Hull.Pique-Nique L'Union Musicale, assistée de plusieurs autres Bandes, fera un grand Pique-Nique le ler juillet sur le terrain de M.Marston 4 Hull dans le but de pouvoir s'acheter des Costumes.Ce sera une véritable partie de plaisir en famille car il ne sera pas vendu une goutte de boisson sur le terrain.La société elle-même tiendra les tables et c\u2019est à la seule condition qu\u2019il n\u2019y ait de boisson d'aucune sorte que le Pique- Nique a été décidé.Plus de $200 seront distribués en prix.Les prix consistant en bouteilles de brandy et de vin ne zeront remis aux gagnants qu\u2019à la fin du Pique-Nique, \u2014mememen Societe de Colonisation du Lac Temiscamingue Les membres de cette Société sont priés d'assister à une assemblée générale qui sura lies lundi le 15 courant à 8 heures p.m.à l\u2019Institut Canadien- Français rue Sussex, Ottawa, dans le but de disposer de certain lots de terre.Par ordre, L.J.DION, Seo-Trés. Ts GRANDE FETE A THURSO [ly a un petit groups de familles canadiennes, & Thurso, qui ont toujours venu bien haut le dr (peau de l'honnsur national.Nos frères et compatriutes, font des merveilles, en cet endroit, sans s\u2019eu vautor, et sans qu'on parle beaucoup d\u2019eux.Ils sont en minorité, au milieu d'une population étrangère, ct par les temps que nous traversons, le bonheur ou le malheur d\u2019être canadiens français, est de nature à attirer des désagréments, et à créer certaines difticultés.Ca pendant les Canadiens de Thurso, tiannent a tous les droits qu'ils possédeut, et on peut bien dire qu\u2019ils sunt partisans des droits égaux.Mais leur Equal-righ- tisme, à eux, est bien inoflensif, il consiste a marcher son chemin sans nuire à personne.\u201d \u201cIl fait bon de voir nos frères et compatriotes, se tenir si haut, c'est-a- dire au véritable niveau \u2018 : la race ca nadienne : 11 fait bon de voir tout un groupe de canadiens, rétléter si bien les nobles qualités, qui distinguent leur race.Les Canadiens de Thurso, ont en tre- pris de célébrer notre Féte Nationale, le vingt-quatre de cA mois, et ils font en ce moment tous les préparatifs né- cessaives pour la fêter avec grande pompe.Ce sera tout un évènement à Thurso.Nos compatriotes de Thurso, méritent vraiment des éloges, et ils peuvent être assurés, qu\u2019ils seront aidés et encouragés par tous les canadiens de Hull, d'Ottawa, des paroisses environnantes, et de presque tout le Comté d'Ottawa.\u201d LES FUNÉRAILLES D'ÉTAT C\u2019est mercredi après-midi que les funérailles du regretté Sir J.A.Macdonald ont eu lieu.L\u2019espanade du Parlement était envahie par une foule compacte, malgré la chaleur torride qui régnait ; toutes les fenêtres des bâtisses et des maisons avoisinantes régor- geaient de monde : les troupes et les dépviations, massées d\u2019un côté et de l\u2019autre, les sons plaintifs des bandes des Gardes de la Lyre Caaadienne et du 43ème bataillon, le tout offrait un spectacle imposa.it.Le cortège quitta la tour centrale, et se dirigea vers l\u2019est dans l'ordre suivant : Escouade de la police du Dominion.Escouade de Dragons de la Garde, vommandée par un officier, à cheval huit de front.Le clergé ofliciant.Les entrepreneurs des pompes funèbres.Les porteurs du pocle, l2ou 13, dans 3 ou 4 voitures de deuil.Six porteurs.Les fleurs.Le corbillard ; à l'entour \u2018es porteurs du poële : Les Honorables Sir John Thompson Sir Hector Langevin, Sir Adolphe Caron, Gi.E, Forster, John Carling, C.H.Tupper, Edgar Dewd ney, John Haggart, Mackensie Bowell, John Costigan,\u2018 J.J.C.Abbott et Frank Smith.Lord Stanley en tête du cortège officiel, accompagné de sa maison m°i- taire, Major Colville, Capt.Walsh, Lord Kilcoursie, Col.MacPherson et Col.Dawson.Le Major Général Herbert, accompagné du capitaine Streatfield A.D.C.Les lieutenants gouve curs: Sir Alex.Campbell ; Hon.M.Augers : Hon.M.Daly ; Sir Léonard Tilley.Les autorités ecclésiastiques protestantes et catholiques.L'Orateur du Sénat, Hon.A.La- coste, suivi par le Chef-de Justice Sir William Johnstone Ritchie et par tous les juges-en-chefs des différentes cours de justice et d\u2019équitté.Les conseillers privés.Les Membres du Sénat.L'Orateur de la Chambre des Cum- munes, l\u2019Honorable Peer White, précédé par le sergent d\u2019arnes MacDonald portant la masse.Les juges puinés des cours de loi et d\u2019équitté, les membres de la Chambre des Communes, les membres des conseils exécutifs des provinces : l'Orateur ot les membres du conseil législatif : l\u2019Orateur et les membres de l'assemblée législative.La bande de la Lyre Canadienne.Les consuls des puissances étrangères.Les députés Ministres, les membres du service civil.Les membr2s des sociétés légales.Les directeurs du Grand-Tronc et du C.P.R, Le maire Birkett et le Conseil de- Ville d\u2019Ottawa ; les bureaux des écoles Publiques et Séparées.L'association conservatrice libérale : le club Macdonald, l'association conservatrice des ouvriers ; le maire et la corporation de Kingston.Ensuite venaient : la société juive de dienfaisance la société St-Vincent de Paul, celle de St-Joseph ; l\u2019Union St-Themas : l'Union St-Pierre.Le barreau du comté de Carleton, en robes, composé de 65 membres : ensuite 250 hommes de l\u2019imprimerie du guuvernemer \u2026 Le unire MacShane et les échevins de Montreal 1200 de la manufacture Eddy, etc.Les rues à travers lesquelles passa le cortège funèbre, avai.nt toutes leurs maisons recouvertes d\u2019insignes de deuil, \"es disparaissaient sous des tentures noires.Une foule immense, recueillie stationnait sur le parcours du convoi.À l\u2019église St-Alban, le cu.pe fut reçu parle Rév.J.J.Bogert et Ven.Archdeacon Lunder sous le po.tail, le chœur se tenant à l'intérieur.L'église était richement décorée en deuil, et le cercueil fut placé sous un cavafalque.Le service religieux fini, le cortège funèbre se remit en marche et les distin gués porteurs du poele montère en voiture.Le convoi s\u2019avauça par les rues Daly, Cumberland, Rideau, Wellington, Queen-Ouest jusqu'au dépôt au milieu d\u2019une foule immense.Arrivé- là, impossible de se frayer un chemin, tant la foule était compacte, malgré la pluie qui tombait à torrents.Le train qui a transporté les restes, de la Capitale à Kingston, attendait : toutes ses voitures, sa locomotive étaient drapées de noir.Six chars le composait ; parmi eux était le magnifique \u2018\u201c Métapédia \u201d réservé aux minis tres et an clergé.Le cercueil fut placé doucement dans le char funéraire en présence de toutes les troupes formées eu batuille,le Major-Général Herbert en tête et aux sons tristes de la Bande des Gardes, Le maire Birkitt et tout le Conseil de ville étaient découverts, et ne quitterent la gare que lorsque le train se fut mis en mouvement.Les décorations funèbre du train avaient été faites sous la direction de l'ex-Maire Erratt et étaient grandioses.Dans le le premier char furent placés, le maire et le conseil-de-ville de Kingston : dans le second les représentants de la presse : dans le troissième, le Maire et la corporation de Toronto , dans le quatrième, les ministres : dans le cinquième encore des ministres : dans le sixième le corps, dans le sep- tieme MM.Hugh MacDonald, Archdeacon Lunder, Fred White : Geo, Sparks, Rév- J, J.Bogert Prof.Williamson, lieut.Col.MuoPherson et Archdea_on Jones Tout le long de la route, la foule stationnait, la tête découverte au pas- soge du train funèbre.Le convoi s'arrêta à Carleton Place, Smith\u2019s Falls.Perth et Sharbot Lake où la foule jeta un dernier regard sur le cerceuil en- tourré à profusion de fleurs.A Perth, une bande rendit la marche funébre de Saul.A Smith's Falls une dégutation présenta une magnifique ancre, faite toute de roses, et de ne n'oubliez pas.À Kingston, le train fut reçue au milieu d'une in mense foule, qui occupait entiérement le square en face de l'Hôtel de Ville.Tou: l\u2019édifice disparai-sait sous des tentures de deuil, au mil \u2018eu se trouvait un portra t de Sir John MacDonald, avec ces Mots en dessous : \u201c Le Canada pleure son plus grand homme d\u2019I- tat \u201d Le cercueil fut porté par huit homines de police, ayant à leur tête, le chef Horsey :l'artillerie de la bat- terrie \u2018\u201c A\u201d faisait la haie de chaque côté, Dans l\u2019intérieur le l\u2019hôrel de ville, les restes mortels furent placés sous un magnitique catafalque, au-mi- lieu de Ja salle du conseil richeme.t décorée en grand deuil.Une garde d\u2019hon:iour du cullège Militaire Royale \u2019adets fut placée à l\u2019entour et à ors les concitoyens du défunt Premier Ministre qui avait vécu parmi eux, défilèrent pour la dernière fois devant celui qui fut la gloire du Dominion.Un de mes excellents confrères m'\u2019écrivait tout dernièrement d'Ottawa et me demandait de faire une chronique sur le divorce.\u2014C'est le moment, me disait-il, il y a un grand nombre de pétitions qui arrivenu au guuvernement ! Pardon, mon cher ami ! mais parler divorce implique une connaissance approfondie du mariage et j'avoue que, sur cette très imporiante question, je n'en sais pas le premier niot.Si, cependant, je me hasarde à en parler.pour vous être agréable, on aura peut-être le droit d'agir avec moi comme mon excellent ami, ie célèbre explorateur Soleillet avec un de ses interrupteurs.Voici le fait : Un jour, il donnait une conférence sur le Cannibanisme et l\u2019Anthropophagie qui existent encore dans l'Afrique Centrale.Dans un moment d'extrême nécessité, il avoua qu'il avait mangé de la chair humaine et méme.qu'il n'avait pas trouvé cela crop mauvais.\u2014Quelle horreur ! s'écria un audi teur, de las chair hamaine : \u2014Sans doute, de la chair humaine, reprit l'explorateur.En avez-vous mangé, vous $ -\u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014 \u2014 Moi \u2018 jamais ?\u2014Eh bien, ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas ! Certainement, Noleillet avait raison, mais que deviendraient les chroniqueurs, mon Diou ! s\u2019ilsne parlaient que de ce qu\u2019ils connaissent bien.Oh, la là: Et puis j'ai une façon toute pcrson- nelle d'envisager les questions dont je vais parler.Vous allez voir cela ?La chose la moins étudiée, et cependant la plus utile à connaître et à approfondir, celle dont les conséquences sont les plus graves et les plus durables, c\u2019est le mariage.L'antiquité avait pour le mariage un respect si profond que les grands écri- Vains n\u2019y touchaient que pour 8xalter sa grandeur : chez eux, l'esprit ne raillait pas le cueur, la pl\u2026isanterie n\u2019attaquait pas le sentimen.! * * Le mariage a été\u201d toujours l'arche sainte des iustitutions suciales ! Plus qu * jamais il est aujourd\u2019hui la base de nos sociétés, et son infrangibilité fait, du même coup, la force des familles et des nations.Le mariage commande le principe de la puissance, de la proprie é : il est avec elle, la base de la société humaine.Je dis plus le mariage est le lien le plus solide de la suciété et la base de la nationalité.C\u2019est le premier faisceau des plus graades agrégations humaines c\u2019est le principe de leur force ; de la solidité du mariage dépend.la solidivé de la nation.L'éternité du lien du mariage est la condition de sa force : elle ne permet plus I'exemen, car on est lié pour tou- Jours.Ce tonjours coupe court à toute mauvaise pensée, à tout mauvais instinct, à tout indigne regret ! Si j'avais à donner des conseils aux personnes qui se marient, je leur dirais de s'étudier à découvrir, avant tout, les qualités.Chacun accordanuv ainsi à l\u2019autre les mérites qu'il a, il y a rivalité dans le bien, bienveillance réciproque, accord parfait.Les défauts se sachent, c'est deja beaucoup car, en se cachant, ils se reconnais-sent, sat- sé.auent et tinissent par disparaitre.L'intimité est évidemment la condition obligée du mariage : autant elle est attrayante et entrainante lorsqu'il y a sympathie, autant elle est chagrinante lorsqne les mêmes sentimencs ne protègent pas l\u2019union conjugale.+ ++ Dans les bons menages quelques soins que prenne la femme de cacher ses contrard.és, ses craintes ou ses souffrance le mari les devines et les calmes par la douceur et l\u2019indulgence.Il sait ce qui plait 4 sa femme et prévient ses goûts et ses désirs, les con- + sations qui lui conviennent et il les p \u2018o \u2018oque ou s\u2019y prête.Tl s'arrange pour qu\u2019elle ne soit jamais seule, la consulte pour tout ce qui concerne le ménage vinsi que porr les choses les plus séri- .1ses ; l\u2019encourage par des éloges, lui explique avec complaisance ce qu\u2019elle ne compren«l pas, répond avec empressement à toutes ses questions, excite sa curiosité au lieu de la réprimer, son désir d'apprendre en l\u2019accueillant et et l\u2019encourageant.L'honune ét la femme sont faits pour marcher ensemble et se prêter un mutuel appui : à l\u2019homme la force et le courage qui protègent à la femme la patience qui atténue, la douceur qui console et concilie.Chacun apporte dans l'association, sinon des qualivés précieuses, au moins des qualités indispensable à la vice et au bonheur.w*.Des esprits trop confiants en cux- mémes et prévenus par des faits déplorables et scandaleux, rares toutefois en notre pays, ont voulu s'attaquer à Din- dissolubilité du inariage et demandent, au Canada même, que ie divorce soit autorisé, comme s'ils ignoraient tous les vices et les dangers que cette institution a révélés.La famille n\u2019est-clle pas la petite nation dans la grande, la base et la clef de voûte de toutes les nations Dissoudre la faille avec un scandale public qui sème l'idéedu mal.c\u2019est frapper tout ce qu'il v a de plus sacré eu de plus respectable : c'est diviser ce qui doit rester uni dans l'intérêt des enfants autant que du pore et de la mère.C\u2019est, on peut le dire, une calamité publique par le\u2018 mauvais exemple qu'elle propage.Il suffit de voir, dans les vieux pays et dans les Etats-Unis, ces débris isolés, sans lien entre eux, sans protection efficace et se perdant dans leur faiblesse ou leur immoralité, pour comprendre toute la profondeur et l'horreur de cet abime qu'on appelie le di vorce | Consultez les personnes divorcées et leurs enfants, et vous rentrerez bien vite dans cette idée morale et religieuse que le mariage doit être respecté et que la séparation de corps n\u2019est qu\u2019une déplorable transsaction avec le principe souverain et sacré de l\u2019indisso- luhilité du mariage.\u2018 Au point de vue religieux, le divorce est un crime ; au point de vue humanitaire ce n\u2019est qu\u2019une commutation de peine dans le sens de l\u2019aggravation ?NOUVELLES D'AYLMER C4 \u2014 N.1 .lo capt.Goulet eat venu passer une journée à Aylmer.he Joute de Baile Le cluh de base ball d\u2019Aylmer a défait le club de Buckingham, mardi dernier.Acchdent Mardi dernier, M.A.Moussette geuverueur de la prison d\u2019Aylmer a été victime d'un accident qui pourrait avoir des conséquences fatales.En retournant d'Ottawa à Aylmer son cheval eut peur d\u2019un chat qui traversait le chemin d\u2019Aylmer près de la résidence de M.J.M.Coutlée, tit un saut et alla se jeter dans le fossé.Le choc fut si violent que M.et Madame Moussette furent jetés en basde la vuiture, causant des blessures internes à M.Moussette.Ce dernier rest: plusieurs heures sans connaissance.On le transporta chez lui et reçu les soins de M.le Dr Woods.Madame Moussette en a été quitte par une légère contusion au genou droit.Election des Officiers Le X juin àeu lieu l'Élection des vtticics dela \u201cSociété St Jenn-Bap- tiste de Bienfaisance d\u2019Avimer P-Q.\u201d Coapelain.Rev.I.P.Beauchamp Président.Gi.L.Dumouchel ler Vice-Président.N'ap.Glandon 2e + 9 Lennncete Ovide Cormier Sec.-Archiviste.L.Z.Charbonneau Assist, Nec \u201cLae.Edouard Dorion Sec.-Correspondant.Alexandre Trottier Assist.-Sec.Charles Moussette Trésorier.Télesphore Maloin Percepteur.Pierre Didier Asst.\u2018Le nneveenseccre00s Jean Chartier Comumissaire-Orduouna- LEU.vn renee Sylvain Mousseau Asst, © \u201c Napoléon Mathé Mddeein.Dr Jd.J.BE.Woods Directeurs\u2014 Moise Régimbal Alfred, Chateauvert, Louis Viau, Joseph Gra- veline, Sévère Su Jules et Léon Loyer.Nouvelles de la Pointe à Gatineau La veuve St Jacques à reçu 101 de la société St Jean-Baptiste, huit jours apres la mort de son mari.M.William Smith, marchand général fait subir des réparations considérables à son magasin.M.Chs.Taché, a acheté la propriété de M.J.Polson.Ce dernier est allé résider à Kast-Templeton.M.Trefflé Omier à acheté la maison de M.E.Lafortune.Ce dernier n quitté le village pour aller s'établir avec sa famille aux Etats-Unis.Le feu cause des dominages considérable dans les bois pres de Templeton, Plusieurs bstiaux piqués par les mouches noires sont morls quelques Jours après.Le conseil municipal a prélevé une taxe de ; de cent dans la piastre pour défrayer les dépenses de l'année courante.E.Latureau, a été victime d'un sérieux accident vendredi dernier, en tombant en bas \u2018le son cheval il recut plusieurs blessures graves.Plusieurs employés civils vont installés pour l\u2019été sur les hords de la rivière Gatincau L\u2019on se prépare activement à chomer la féte St Jean-Baptiste.CHICAGO Les étrangers quan viendroat assister à l'IE ir le prix d'entrée seulement.Visitez la Kermesse et vous y passerez d'agréables moments ! N'oubliez pas le tirage d\u2019une MONTRE D'OR, {0 0 is 1 .les soirs, anquel donne droit le prix d'entrée : eis.Tæ nom de l'heureux gagnant sera publié chaque jour.CO \u2018BL SERA L\u2019HEUREUX PREMIER?REVUB HEBDOMADAIRE Les Marches 1s Hull ot d'Ottawa | Nos lecteurs trouveront une foule le renseignements exacts en suivant notre rapport des marchés que nous faisons dans le bus de donner les meilleures notions.Les prix que nous donnons ont été cueillis aux meilleures sources par notre rapporteur spécial et nousles donnons avec p'aisir aux lecteurs, principalement à ceux de la campagne, qui pour ront s'y fler en toute sécurité.Ces prix sont ceux que l'on demandait cette se maine au marché d'Ottawa.MARCHE DE DETAIL FOIN Foin No 1 la tonne.8 9 00 10 00 Foin No 2 \u201c 8 00 à 09 00 Foin pressé \u201c 10 00 a 10 00 Paille \u201c > 00 à 10 00 PEAUX Peaux vertes No 1.,.3 00 à 4 CO 6 No 2.O 00 à 4 00 \u201c « No3.0 00 à 3 00 Suif fundu la livre .00a 10 VIANDES Bœuf par 100 lbs.4 0047 00 Beeuf, par livre.0024009 Mouton par hvre.0074010 Ve- LPO .005a0 06 Qu.
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