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Titre :
Le journal d'agriculture et d'horticulture
Éditeur :
  • Montréal :Cie de pub. "La Patrie",1897-
Contenu spécifique :
samedi 22 octobre 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture illustré
  • Successeur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
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Références

Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1898-10, Collections de BAnQ.

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[" EVA ce a JR VOL.2 No.sas.-E.;:.Jonvasl d'Agriculture et d'Horticalture.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE est l\u2019organe officiel du Conseil d\u2019Agriculture de la Province, de Québec, Il parait deux fois par mois, le 8 et le 22 de chaque mois, et s'occupe spécialement de tout ce qui a rapport à l\u2019agriculture, à l'élevage des animaux, À l\u2019horticulture, etc.Foutes communications destinées À être insérées dans les colounes de la matière À lire de ce journal devront être adressées \u2018\u2018au Directeur du \u201cJournal d'Agriculture et d\u2019 Horticulture, Québec \u2018\u2019 Pour conditions d\u2019 Annonces, etc., s'adresser à LA CIE DE PUB.\u201cLA PATRIE\u201d 77, 79 & 81 Rue St-Jacques, Montreal.Abonnement : 81.00 par année, payable d'avance TABLE DES MATIÈRES.AGRICULTURE GÉNERALE Aux membres des sociétés d\u2019agriculture et des Cercles AGriCOleS \u2014 AVIS .\u2026.csersecresecrosseevrcrenner rame esssa0ss0 169 Colonisation Offres avantageuses aux colons.169 M.Ed.-A.Barnard, » Bpprécié | en France.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.170 Choses et Autres \u2014 Nécessité de former de bons ouvriers pour les laiteries \u2014 Utilité des stations laitières \u2014 Stérilisation du lait \u2014 Acide phosphorique, paille et grain \u2014 Manière de reconnaître les ŒUXS fFAÏS.\u202600ocronsenceniencncecenearersonce cocrovmecencensr0e0s 170 Bibliothèque du cultivateur.ce.«eee aacnssseserm sara nc000 171 Correspondance \u2014 Le ginSeng.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026eeceserecsseccenenes 172 Culture et industrie de la menthe poivrée.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.172 Avantages des champs d\u2019expérience et de démonstra- LION Leusecsoccnsemsent crrcrencennernc este ctenreme sacs em cases ares 0 175 Au retour des Expositions.ces -vrcocsaencee 176 Chronique commerciale\u2014Le premier colon du Canada 179 INDUSTRIE LAITIÈRE Ecole de laiterie de St-Hyacinthe.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.eene .161 A propos des écoles de laiterie.181 Le commissariat d\u2019industrie laitière en Nouvelle Zëland@E.\u2026\u2026rrorares couver cxrassrorenresre cs erreurs avocccanvenss 181 Avertissement à l\u2019industrie dn fromage.182 Union syndicale des producteurs de beurre d\u2019Isigny.183 ANIMAUX DE LA FERME Préparation des AlimentS.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.rencrrcresiseceersararensee 184 APICULTURE Apprentissage de l\u2019apiculteur \u2014 Pillage \u2014 Récolte du miel .ereenseniennsaetisnisnieronrenattteisant isn annetinie 186 ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Oignons à fleurs pour l\u2019hiver\u2014Culture a la maison.187 La culture des vergers.ussssercrsasencnemseneess \u2026 189 SOCIÉTÉS ET CERCLES ÂAVWIB.cocsrsssnonors vanoransesassasersanton ecran ceccessca cac ner0cn200e 191 Echo des cercles agricoles \u2014 Cercle de St Philippe - \u2014 Cercle du Coteau du Lac.sacsssorescecsocarecscscee 102 %4 HORTICULTURE == Fr hl MS Ki 4 ui >.Ci i \\ Jon {snip Hm i \\ IX irae tl AGRICULTURE GENERALE AUX MEMBRES DES SOCIETES D\u2019AGRICULTURE ET DES CERCLES AGRICOLES Avis Important Nous recevons presque tous les jours des plaintes de membres de sociétés d\u2019agriculture et de cercles agricoles qui ne reçoivent pas leur JOURNAL D\u2019 AGRICULTURE.Cependant le service du JoURNAL se fait très régulièrement et le JOURNAL est distribué à tous les abonnés inscrits.S'il y a des lacunes dans la distribution du JOURNAL à tous les membres des sociétés et des cercles, cela ne provient que d\u2019une seule cause : c\u2019est que plusieurs secrétaires n\u2019ont pas envoyé à temps les listes des membres de leur association, ou que ces listes n\u2019étaient pas complètes.Nous prions donc messieurs les cultivateurs de voir à ce que les secrétaires de leur association se mettent en règle au plus tôt.COLONISATION Offres avantageuses aux Colons Mgr Blais, évêque de Rimouski, vient de faire une très heureuse nomination, en chargeant le Rév.A.Gagnon, curé de Port Daniel, dans le comté de Bonaventure, d\u2019être son prêtre colonisateur pour le diocèse.Il y a à Port Daniel un grand nombre de lots du gouvernement à prendre ; la terre en est de première qualité et sans roches.Afin d\u2019encourager les familles canadiennes à s\u2019établir dans cette paroisse, le Rév.A.Gagnon est en mesure de leur fournir du travail une partie de l\u2019hiver en leur 22 OCTOBRE 1898. t70 faisant défricher à chacune d\u2019elles, à prix d\u2019argent.10 à 15 acres de terre.De plus, on permettra à ces familles d\u2019ensemencer à leur profit tout le terrain qu\u2019elles auront défriché pendant l\u2019hiver et on leur laissera en toute propriété toute la récolte de l\u2019été prochain.C\u2019est donc le bon temps d\u2019aller visiter Port Daniel et de profiter des avantages que l\u2019on y offre.On peut obtenir des billets de chemin de fer à prix réduits en s'adressant à Mr.l\u2019abbé Marquis, 23 rue St.Louis, à Québec, ou à la Société de Colonisation, 1546 rue Notre Dame, à Montréal, et obtenir tous autres renseignements en écrivant au curé de Port Daniel.M.ED.A.BARNARD, APPRECIE EN FRANCE Lettre de M.Charles Baltet, de Troyes.M.Chas.Baltet, célèbre horticulteur français, vient de nous adresser la lettre suivante que nous sommes heureux de publier : ; Troirs, 23 Septembre, 1898.Cher Monsieur, Le Journal d\u2019 Agriculture et d\u2019 Horticulture de Québec, dans son No.4 reçu ce matin, rend un hommage pieux à son éminent directeur, Ed.-A.Barnard.Je m'y associe de cœur, car depuis longtemps j'ai su apprécier son noble caractère serviable, affectueux, ses vastes connaissances agricoles et son dévouement absolu aux intérêts canadiens et à \u2018la prospérité de l\u2019agriculture, sa propagande dans toutes les fermes, toutes les paroisses, enfin partout où il y avait une amélioration à apporter, une bonne œuvre à accomplir.Qu\u2019il repose en paix, il l\u2019a bien mérité.CHARLES BALTET.P.S \u2014J\u2019ai communiqué la triste nouvelle à mon ami, M.Henry Sagnier, directeur du Journal d'Agriculture, à Paris.La note nécrologique a paru aussitôt.C.B.Article nécrologique de la Gazette des Campagnes, de France.De son côté, M.S.Crépeaux, Directeur de la Gazette des Campagnes, de Paris, publie la note sympathique suivante : Nécrologie.\u2014Nous apprenons avec le plus vif regret la mort de notre éminent confrère canadien M.A.Barnard, agronome, secrétaire du Conseil LE JOURNAL IAGRICULTURE KT D\u2019HORTICULTURE d\u2019 Agriculture et directeur du Journal d\u2019 Agriculture de Québec.11 y a fort longtemps que nous avions lié de très cordiales relations avec M.Barnard, qui certainement a rendu 4 1\u2019 Agriculture Canadienne les plus grands services.Non-seulement il était un théoricien des plus entendus, mais il se plaisait, ses écrits en font foi, à prendre conseil auprès des praticiens ; de plus il aimait passionnément la France.Nous adressons nos bien sincères condoléances à nos confrères du Journal d\u2019 Agriculture de Québec.CHOSES ET AUTRES Nécessité de former de bons ouvriers pour laiteries.\u2014Utilité des stations laitières.\u2014Nous trouvons dans le Bulletin de l\u2019Agriculture de Bruxelles (Belgique), une étude intéressante de M.Adriaen- sen, conseiller de laiterie, sur l\u2019enseignement de la laiterie en Prusse, dont voici un extrait : L\u2019extension de la fabrication du; fromage en Allemagne doit inciter les cultivateurs belges, qui ont déjà si bien compris l\u2019utilité d\u2019un,travail scientifique du lait pour la fabrication du beurre, à accorder à cette industrie nouvelle toute l\u2019attention qu\u2019elle mérite : d\u2019autant plus que cette fabrication est de nature à augmenter les revenus de l\u2019industrie laitière.Il est à espérer que sous peu il se fondra en Belgique un certain nombre de stations laitières capables de contrôler non seulementile travail des laiteries, mais surtout de déceler les défauts de la fabrication de leurs produits, de vérifier les nouvelles méthodes et les nouveaux appareils, de constituer en un mot une source de renseignements dignes de confiance.Il serait à souhaiter qu\u2019on accorde une plus grande attention à la formation du personnel ouvrier des laiteries en instituant des cours pratiques auprès d\u2019un certain nombre de laiteries coopératives.Il importe que la partie scientifique de cet enseignement soit aussi restreinte que possible : il s\u2019agit avant tout de former de bons ouvriers.Ces cours doivent s\u2019organiser non seulement pour les hommes, mais aussi pour les femmes, pour lesquelles on complèterait l\u2019enseignement .par adjonction d\u2019une école ménagère.Stérilisation du lait.\u2014La science a démontré de la manière la plus évidente, que le lait est une cause très commune de la transmission de la maladie, par le milieu favorable qu\u2019il offre à la propagation des microbes.La science moderne a trouvé les moyens de neutraliser l\u2019effet délétère de ces microbes et les progrès dans cette voie ont été merveilleux depuis les belles découvertes de l\u2019immortel Pasteur.Parmi ces moyens, l\u2019un des plus efficaces, est la chaleur.L'on a remarqué de tenps immémorial que le lait bouilli se conservait plus facilement et plus longtemps ; la raison de la chose est assez facile à donner, c\u2019est que les microbes ne peuvent vivre à une certaine température ; cette température peut varier avec les espèces de microbes, quelques-uns demandent une température plus élevée que d\u2019autres pour périr ; pour détruire certains microbes, il faut pousser la température jusqu\u2019à 140 degrés.L\u2019on est donc certain qu\u2019en faisant bouillir le lait on détruit tous les microbes nuisibles qu\u2019il peut contenir ; mais comme le lait bouilli a un goût particulier que plusieurs n\u2019aiment pas, il faut trouver un autre moyen.L\u2019on a trouvé ce moyen par une suite d\u2019expériences en cherchant les degrés de chaleur qu\u2019il faut donner au lait pour détruire les microbes nuisibles qu\u2019il contient, sans toutefois lui donner ce goût de lait bouilli qu\u2019un si grand nombre n\u2019aiment pas.Ce procédé s\u2019appelle \u2018\u2018 pasteurisation \u2019\u2019 en l\u2019honneur du grand savant français, Pasteur, qui a commencé à l\u2019employer pour conserver les vins et la bière.Au Danemark, l\u2019on emploie presque partout dans les beurreries la pasteurisation ; bien plus, l\u2019on cultive des germes, des ferments spéciaux, qui donnent un goût excellent au beurre.L\u2019acide phosphorique, la paille et le grain.\u2014 Lorsque l\u2019acide phosphorique est rare dans le sol, le grain est d\u2019une qualité inférieure.Cet engrais est absolument nécessaire pour former un grain bien nourri.Une paille forte ct vigoureuse est également essentielle à la production d\u2019un bon grain.La raison en est que le grain tire presque toute sa nourriture de la paille pendant la dernière phase de son développement, la paille à ce moment, cessant d\u2019absorber de la nourriture du sol et se consacrant exclusivement à la formation du grain qui mûrit rapidement.Il s\u2019en suit que si la paille est légère et faible, elle ne peut fournir autant de matière pour le développement du grain que si elle est vigoureuse et robuste.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 171 Maniére de reconnaitre les ceufs frais.\u2014I1 est hien important, avant d\u2019empaqueter les œufs pour les conserver, «le connaître un œuf frais d\u2019un autre qui ne l\u2019est pas tout à fait.La première chose à faire pour cela c\u2019est de les mirer; une espèce de tube en cuir ou en gros papier noir facilite beaucoup cette opération ; vous exposez l\u2019œuf à une forte lumière.Voyez si l'œuf est parfaitement clair : qu\u2019il n\u2019y ait pas seulement la plus petite tache.Le meilleur moven de reconnaître la fraîcheur d\u2019un œuf, c\u2019est d\u2019examiner l\u2019étendue plus ou moins considérable de la chambre d\u2019air placée au gros hout de l\u2019œutf.Plus la chambre d\u2019air est petite, plus l\u2019œuf est frais, Prenez l\u2019œuf et mirez-le; si la chambre d\u2019air est grande, disons un quart de pouce de profondeur, mettez l\u2019œuf de côté ; plus la chambre d\u2019air s\u2019agrandit, moins l\u2019œuf est frais.Si vous faites cuire un œuf frais, le contenu adhérera à l\u2019écaille, il faudra l\u2019enlever avec une cuillère ; si l'œuf n\u2019est pas frais et si vous le faites cuire dur, vous pourrez enlever l\u2019écaille très facilement.11 faut plus de temps pour faire cuire un œuf frais dur qu\u2019un autre qui ne l\u2019est pas.= 00 A 0 BIBLIOTHEQUE DU CULTIVATEUR Catalogue de bulbes à fleurs, plantes, etc., de Wm.Ewing & Co.Montréal.\u2014Nous venons de recevoir le catalogue d\u2019automne de la maison Ewing ; c\u2019est une jolie brochure de 25 pages, bien illustrée, contenant des renseignements sur la culture des oignons à fleurs à cultiver à la maison et au jardin, et renfermant également une belle collection de plantes les plus ornementales.On peut se procurer gratuitement ce catalogue très intéressant en écrivant à l\u2019adresse suivante : Win Ewing & Co.marchands grainiers, 142 vue McGill, Montréal.Arares et arbrisseaux d\u2019uyrnement cultivés pour leurs fleurs, par Charles Baltet.\u2014 Imprimerie L.Mareteux, 1 rue Cassette, Paris \u2014 M.Charles Baltet, l\u2019éminent horticulteur français, a bien voulu nous envoyer cette petite brochure d\u2019une vingtaine de pages, dans laquelle il donne une description succincte «les principaux arbres et arbustes d'ornement à fleurs cultivés en France, et Y ajoute des renseignements pratiques sur la taille \u2018de ces arbres et arbustes au point de vue de la floraison.Nos remerciements à l\u2019auteur. Rapport des Fermes Expérimentales pour 1897.\u2014 Ottawa 1898 \u2014Nous venons de recevoir ce rapport ; c\u2019est un fort volume de 450 pages, qui contient un grand nombre de belles gravures et traite de sujets intéressant les diverses branches de l\u2019exploitation de la ferme.Nous conseillons vivement à nos lecteurs d\u2019en demander un exemplaire en écrivant à l\u2019adresse suivante : Mr.Wm.Saunders, Directeur des fermes expérimentales, Ottawa.Ne pas affranchir la lettre.CORRESPONDANCE Ginseng.\u2014Dans le JOURNAL D\u2019AGRICULTURE du No du 22 août dernier, on voit, à propos des prix payés pour la racine de ginseng, le nom de J.L.Cilley, exportateur à New-York.Voulez-vous, je vous prie, me donner l\u2019adresse exacte de ce monsieur?\u2014J.B.L., Ste Luce Station.Réponse.\u2014Voici l\u2019adresse demandée : J.L.Ci- ley, exportateur, Gold street, New-York, U.S.Voici de plus un extrait d\u2019une lettre que nous venons de recevoir de ce négociant en ginseng : New-York, 5 octobre 1898.M.le Rédacteur du JOURNAL D\u2019AGRICULTURE, \u201c\u201c Les prix pour les racines de ginseng de l\u2019Est et du Nord, de première qualité, sont actuellement très élevés.Quelques acheteurs ont payé jusqu\u2019à $5.25 par livre pour lots originaux de bonnes racines propres et sèches du Canada.Dans mon opinion, la valeur actuelle est de $4.80 4 $5.00 la livre.\u201d ) .Bien à vous, J.L.Cilley.Ajoutons que M.H.Johnson, négociant, 494, rue St Paul, Montréal, achéte également le ginseng au Canada.> oo CULTURE ET INDUSTRIE .DE LA MENTHE POIVREE.Sol\u2014Plantation \u2014 Culture \u2014 Récolte \u2014 Rendement \u2014 Distillation de la menthe\u2014Emploi des résidus\u2014 Huile de menthe.Nous croyons intéresser nos lecteurs en leur faisant connaître, d\u2019après le Rural New-Yorker, une culture et une industrie qui ont acquis aux Etats-Unis, entre autres dans le Michigan, une assez grande importance ; nous voulons parler de la culture de la menthe poivrée (Peppermint) en vue LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE de l\u2019extraction de l\u2019huile essentielle qu\u2019elle contient, huile de grande valeur qui possède un marché ouvert en Europe et en Amérique.La production de l\u2019huile de menthe ne donne: plus aujourd\u2019hui les revenus énormes obtenus il y a 20 ou 30 ans; nous croyons, cependant, que nos: cultivateurs qui se trouvent dans des conditions favorables pour cette culture pourraient encore en retirer de beaux bénéfices; l\u2019huile de menthe se vend en gros au prix de 80 cents à $1.25 la livre, et les résidus de la distillation constituent un bon fourrage pour les animaux.Rameau fleuri de la Menthe poivrée.Sol \u2014On peut cultiver avec profit la menthe poivrée dans tout bon sol bien ameubli, de fertilité moyenne, pourvu qu\u2019il possède toujours assez d\u2019humidité; mais le meilleur sol pour cette culture est une terre noire, telle qu\u2019un ancien fond de rivière.Dans le Michigan, une grande partie des cultures de menthe occupent des terres marécageuses égouttées qui, il y a vingt ou trente ans, étaient - considérées comme étant sans valeur \u2018aucune.Il faut planter la menthe le plus tôt possible au printemps pour qu\u2019elle arrive à sa plus grande maturité.à la gelée, et la plantation des racines de menthe ne peut guère se faire avant que tout danger de gelée On doit cependant prendre garde ne soit passé.Le sol est généralement labouré à Pautomne.De bonne heure au printemps on herse avec le plus grand soin et on dispose le sol pour la plantation.Les fossés et raies d\u2019égouttement sont nettoyés, et on en fait d\u2019autres là où c\u2019est nécessaire.Champ de menthe, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Industrie et culture de la menthe poivrée 173 avec une charrue 4 double versoir.Les sillons ont 10 à 12 pouces de profondeur.Sur une petite ferme, le cultivateur est naturellement lui- même son propre arracheur, planteur, ete.Dans les grandes exploitations, le travail est fait par groupes ou escouades, le groupe d\u2019arracheurs, le groupe des planteurs, et le groupe de ceux qui transportent la menthe du vieux champ au nouveau.ei A = A me 5, Q Distillerie de menthe, te me or J gs MT 0 de i) On emploie pour la plantation des racines de menthe de deux ans.On ne les arrache pas rangs par rangs, mais on prend celles qui ont poussé entre les rangs ou celles qui sont trop serrées dans les rangs et qui se nuiraient.Pour l\u2019arrachage on se sert d\u2019une fourche à longues dents nombreuses et rapprochées, ou d\u2019une fourche à fumier.Les racines arrachées sont rassemblées et mises en tas.Plantation des racines.\u2014Quelques cultivateurs transplantent immédiatement pour que les racines ne perdent pas de leur vitalité, D'autres les gardent en tas pendant quelques jours, pour les faire produire des jets, croyant qu\u2019elles croîtront, par la suite, avec plus de rapidité.Quoiqu\u2019il en soit, pendant ce temps, on a tracé sur le champ des sillons distants de 28 à 36 pouces ; ce travail se fait avec une charrue ordinaire, ou mieux encore, Bouilloire et partie du condenseur.Transport des canistres d'huile de menthe.Chaque planteur porte, attaché pardessus son épaule gauche, un grand sac ou poche contenant les racines à planter.ll commence son travail à un bout du sillon, un pied de chaque côté, tire avec'la main droite les racines de menthe du sac, et les jette dans le sillon.Alors il fait un pas en avant, et, en même temps, d\u2019un coup de pied, il envoie «ans le sillon la terre meuble qui a été sou- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE levée par ln charrue, afin de couvrir les racines.Prenant dans le sac une autre poignée de racines, il continue son travail de la même manière jusqu\u2019au bout du sillon ; ce travail exige une assez grande dextérité.Au lieu de laisser les racines tomber simplement sur le sol, le planteur leur imprime un mouvement dans l'air qui a pour effet d'étaler les racines mélées et de les allonger de plusieurs pieds.Culture et récolte.\u2014Un printemps pluvieux est très désavantageux au cultivateur de inenthe.car il retarde beauconp les travaux préparatoires À la plantation.Pour un cultivateur qui voudrait entreprendre cette culture, il devrait acheter ses racines chez ceux qui sont déjà engagés dans ce genre d'industrie ; cela lui coûterait probablement 810 à 812 par arpent.C\u2019est surtout pendant la première année de croissance qu\u2019il y a des soins à prendre; une longue sécheresse peut endommager beaucoup les jeunes plantes de menthe.Les sauterelles sont quelquefois à craindre.Mais les mauvaises herbes sont les grands ennemis de la menthe, et en général il sera nécessaire de faire passer Ja herse à trois reprises et le cultivateur huit ou neuf fois, pendant la saison, sur tout le champ de menthe.Si tout va bien, la récolte de la première année produira au\u201dmoins 20 livres d'huile de menthe par arpent.Dans de mauvaises conditions, le rendement descendra à 5 lbs, et même moins, d\u2019huile de menthe par arpent.La première année on coupe la récolte avec la faux.Pendant la seconde année on n\u2019a pas de façon de culture à donner, car l\u2019espace entre les rangs se remplit de plantes de menthe.La croissance n'atteint pas la même hauteur que la première année, et le feuillage n\u2019est pas aussi abondant.L\u2019absence de sarclage favorise mulheureusement la croissance de quelques plantes nuisibles qui diminuent d'autant le rendement de la menthe ; dans ces conditions, celui-ci dépasse rarement 10 lbs.d'huile de menthe, par arpent, pour la deuxième «nnée, La troisième année, même absence de culture ; la menthe remplit tout le terrain, et le rendement en huile descend à sept et même cing livres par arpent.Le peu de soins exigés pendant la seconde et la troisième année permet au cultivateur de s\u2019oceu- per chaque année de ses jeunes plantes de mentlie et lui laisse la liberté de travailler À ses autres cultures.+ Ordinairement, le champ qui a été occupé par la menthe pendant trois ans et fourni ainsi trois récoltes, est employé à d\u2019autres cultures pendant un an au moins.Les cultivateurs de menthe croient qu\u2019une terre qui s\u2019est ainsi reposée pendant un an donnera une plus forte récolte de nouvelle mentlie.La coupe de la récolte commence vers la fin de juillet et continue en août et jusqu\u2019au commencement de septembre.Après l\u2019avoir coupée on laisse la menthe se faner un peu mais non sécher, car si on faisait sécher la menthe, les tiges deviendraient si fragiles et les feuilles qui contiennent l'huile si cassantes que l\u2019on perdrait une partie de la récolte.Le fanage réduit le volume de la menthe et facilite son transport du champ à la distillerie de menthe.Distillation de D huile de menthe.\u2014Une distillerie convenable pour la menthe, y compris le bois et les frais de construction et les appareils nécessaires, coûte environ 8300.Un grand nombre de cultivateurs qui ne cultivent que quelques arpents de menthe ne possèdent pas de distillerie.et font faire la distillation dans le voisinage ; le distillateur leur charge ordinairement 20 cents par livre pour l'huile de menthe produite.La menthe fanée est amenée du champ dans \u201cune voiture et déposée sur le plancher de la distillerie.Ce plancher se trouve généralement à 6 pieds au-dessus du gol et a une grandeur de 15 x 30 pieds.Cette partie de la- distillerie n\u2019a pas de murailles mais est abritée par un toit.Immédiatement contre le plancher se trouve un hangar contenant la plus grande partie de l\u2019appareil de distillation.Il y a une chaudière à vapeur placée sur un foyer en briques .Près de la bouilloire et en-dessous du plancher, on a installé deux grands réservoirs ou cuves dont le dessus est au niveau du plancher.Ils ont 54 pieds de profondeur, et diminuent de largeur en allant vers le fond, de 5 pieds en haut à 44 pieds au fond.Ur couvercle mobile peut se placer sur chaque cuve et s\u2019ajuste si exactement qu\u2019aucune vapeur ne peut s\u2019échapper.La menthe est jetée dans les cuves, et l\u2019on presse la masse végétale verte avec les pieds, afin de pouvoir en entasser le plus possible.On place alors le couvercle.La vapeur est amenée dans la cuve par un tuyau de trois pouces.Extraction de l\u2019huile \u2014La vapeur enlève l\u2019huile essentielle de menthe et se rend ensuite avec elle dans le condenseur ; celui-ci est formé de tuyaux de six pouces de diamètre et de dix pieds de longueur ; à une certaine hauteur au-dessus du condenseur qu LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE on a établi solidement un réservoir à eau rempli d\u2019eau froide, et fournissant l\u2019eau à un petit bassin allongé dont le fond est perforé ; l\u2019eau qui s\u2019écoule par les trous ce ce bassin coule constamment sur les gros tuvaux de condensation.L\u2019huile de menthe et la vapeur d\u2019eau, refroidies et en partie condensées, se rendent alors dans le serpentin.tuyau d\u2019étain de deux et trois pouces de diamètre et de près de 100 pieds de long ; le serpentin est refroidi par de l\u2019eau tombant constamment d\u2019un petit bassin alimenté également par le grand réservoir à eau.L'huile et l\u2019eau qui ont passé par le serpentin sont à peu près froides quand elles s\u2019écoulent dans le récepteur.Le récepteur est un vase en forme d\u2019arrosoir de jardin dont on aurait enlevé la pomme.En entrant dans le récepteur, l\u2019huile et l\u2019eau passent à travers un tamis ou passe à mailles serrées qui retient toutes les saletés qui auraient pu être entraînées dans les tuyaux.La séparation de l\u2019huile de l\u2019eau est la partie la plus simple de l\u2019opération.L\u2019eau étant plus lourde que l\u2019huile gagne le fond du récepteur et s\u2019écoule en dehors par un tube en V, tandis que l\u2019huile plus légère surnage et est enlevée de temps en temps.Pendant qu\u2019une cuve est en distillation, ce qui ne prend pas grand temps, on remplit l\u2019autre de menthe, et l\u2019extraction de l\u2019huile pour celle-ci se fait de la même manière que pour l\u2019autre.Résidu des cuves.\u2014 Avant de remplir une cuve de menthe on a placé sur le fond de la cuve un cercle en fer muni de traverses en croix.Deux tiges fixées à ce grillage s\u2019élèvent jusqu\u2019en haut de la cuve ; après la distillation, on enlève le couvercle, et au moyen d\u2019une grue et d\u2019une corde attachée aux deux tiges, on enlève la masse comprimée de menthe épuisée, et la charge sur une voiture et on la transporte au champ pour la faire sécher : c\u2019est un excellent fourrage que tous les bestiaux mangent avec avidité.Huile de menthe.\u2014 Aussitôt qu\u2019on retire de l'huile du récepteur, on la verse dans une canistre en fer- blanc fabriquée avec soin, qui contient 20 lbs.On conserve ces canistres jusqu\u2019au moment de la visite annuelle de l\u2019acheteur qui vient les prendre à domicile.L'huile occupe bien peu de volume en comparaison de sa grande valeur, et bien souvent une charge de voiture contient le produit de la récolte de toute une année.La qualité de l\u2019huile se détermine à son odeur, qui est très agréable et fortement aromatique.L'huile de menthe pure est à peu près incolore.Elle est très pénétrante, et les vases qui la contiennent doivent être très bien faits sinon on en perdra.Elle peut même s\u2019écouler d\u2019une canistre qui garde parfaitement l\u2019huile de charbon.Elle est très estimée des cultivateurs de menthe pour la guérison des maux de tête, Un mal de tête disparaît immédiatement «i on se frotte sur le front un peu d\u2019huile de menthe ; on dit qu\u2019elle guérit également les coups de soleil.Une croyance populaire et qui nous paraît bien fondée, c'est que le séjour aux environs d'une distillerie de menthe guérit les maladies nerveuses.I ba ad -\u2014 AVANTAGES DES CHAMPS D\u2019EXPERIENCE ET DE DEMONSTRATION Telles sont aujourd'hui, par suite de lu coneur- rence toujours croissante, les conditions de la vie agricole, que le cultivateur ne peut exploiter =: terre avec profit qu\u2019à la condition de pratiquer les meilleures méthodes de culture et de savoir choisir parmi les semences qu\u2019on lui offre les meilleures variétés et, parmi les engrais chimiques, ceux là seuls qui lui sont,profitahles.La routine des anciens jours, le peu de soins apporté dans l\u2019exécution des travaux, doivent faire place à une culture raisonnée, basée sur des principes scientifiques, qui, seule, de tout temps.mais aujourd'hui plus que jamais, peut être vraiment rémunératrice.Malheureusement, les théories qui surgissent de temps à autre sont sujettes à tant de contradictions, qu\u2019aucune d\u2019elle ne doit être acceptée sans que des expériences soignées en aient démontré la valeur pratique.11 en est de même des diverses variétés de grains, de fourrages, etc., des engrais chimiques tant prônés par les ung, tant déeriés par les autres, qui ne peuvent étre employés en grand qu\u2019après avoir été essavés en petit.Plus que toute autre science, l'agriculture ouvre un vaste champ de recherches, recherches qui, en raison des circonstances multiples qui en font varier les résultats, demandent à être répétées et étendues sur un assez vaste ravon.La nature particulière de chaque terre résultant de sa composition tant physique que chimique, les différences de climat, etc., sont autant de causes qui influent sur le résultat des expériences.Si quel- ques-uncs, telles que le choix comparatif des se- miences au point de vue de la dimension et de la qualité ont partout les mêmes effets, il n\u2019en est 178 pas de même des engrais chimiques ni des différentes méthodes de culture qui, profitables sur certains sols, ne conviennent pas à d\u2019autres.Bien que nos stations expérimentales aient fait et fassent encore, par leurs recherches, un excellent travail dans ce genre, travail dont les bons effets seraient encore accrus par la mise en œuvre des*Champs de Démonstration d\u2019après le plan du professeur \u2018Robertson, qui serviront à divulguer les résultats obtenus et bien établis, il restera cependant encore une lacune à combler : Renseigné par les recherches du champ d'expérience, et se guidant sur l\u2019exemple du champ de démonstration, chaque cultivateur tenant compte de la nature de son sol et des conditions particulières où il est placé, devrait renouveler pour lui-même, sur ses propres champs, ceux des essais qui, par leur succès au champ de démonstration local, lui offriront le plus de garantie de réussite et de profit.Il faut qu\u2019il s'assure lui-même de l\u2019avantage qu\u2019il y a pour lui à suivre tel ou tel mode de culture.à employer telle variété de semence ou à se servir de tels engrais et qu\u2019il puisse si bien se convaincre de leur supériorité qu\u2019il n'hésite pas à rejeter la vieille routine suivie aveuglément jusque là.Par des expériences répétées et conduites avec soin, il acquerra des résultats qu\u2019il ne pourra nier, et les préjugés avec lesquels il accueille trop souvent les bulletins de fermes expérimentales n\u2019auront plus de raison d\u2019être.Les cultivateurs d\u2019Ontario ont depuis longtemps comblé cette lacune.L\u2019Union Co-Expérimentale fondée en 1886 par M.Garitz, composée de 12 membres au début, en compte aujourd\u2019hui plus de 3000 et ne cesse d'exercer une heureuse influence sur l\u2019agriculture dans toute la province.Les rendements des récoltes et le bien-être en général chez les cultivateurs, membres de l\u2019Union.s\u2019en sont accrus d\u2019une façon considérable par suite d\u2019un meilleur choix de semences et de méthodes de culture.Afin d\u2019exposer à nos lecteurs, dans son entier, le but et le fonctionnement de l\u2019Union Co- Expérimentale, nous ne pouvons mieux faire que d\u2019extraire les passages suivants d\u2019un récent rapport : \u2018\u201c Les expériences co-opératives sur l\u2019agriculture sont sous la direction du Département Expérimental du Collège d\u2019Agriculture d\u2019Ontario et de l\u2019Union Expérimentale.Tous les matériaux nécessaires et les instructions détaillées pour conduire les expérienees sont fournis gratuitement aux cultivateurs.Chaque expérimentateur entreprend LE JOURNAL D\u2019'AGKIVULTURE ET D'HORTICULTURE l\u2019ouvrage de son gré'et!choisit, sur une{liste soigneusement préparée, fournie par le directeur, l\u2019expérience particulière qui lui offre le plus d\u2019intérêt.A la fin de la saison, chacun fait son rapport au directeur qui l\u2019examine avec grand soin et prépare un résumé des résultats acquis, avec ses conclusions, pour être soumis à la réunion annuelle de l\u2019Union et pour distribution générale sous forme de bulletins.Le département expérimental du Collège d\u2019Agriculture exécute ses travaux sur une soixantaine d\u2019acres de terre divisés en parcelles de dimensions variées, en moyenne d\u2019une perche carrée chacune.Là sont soumises à des essais multiples la plupart des variétés connues de fourrages, de céréales et de racines.Les variétés qui, après plusieurs années d\u2019essai, sortent à la tête de la liste, sont expédiées aux cultivateurs, membres de l\u2019Union, suivant leur demande, et adoptées si elles se montrent, chez eux, aussi profitables qu\u2019au Collège, ce qui est toujours le cas.En dehors de l\u2019agriculture proprement dite, l\u2019Union Co-Expérimentale exécute des recherches sur les branches qui s\u2019y rapportent, telles que l\u2019Horticulture, la Laiterie, le Bétail, l\u2019Apiculture, la Botanique, l\u2019Entomologie et la Physique du sol.Le détail de ces expériences fera l\u2019objet d\u2019un prochain article.C.M.(A suivre).AU RETOUR DES EXPOSITIONS J\u2019ai fait, au cours de mes visites à diverses expositions, cet automne, de concert avec bon nombre d\u2019autres visiteurs, certaines observations sur ce qui s\u2019est passé dans quelques-unes.Ces observations se rapportent, soit aux compagnies ou comités d\u2019expositions eux-mêmes, soit aux personnes employées comme juges, soit aux exposants.Plusieurs intéressés ont pensé qu\u2019il pourrait être bon de saisir le public agricole de ces quelques observations afin que, si l\u2019on juge qu\u2019elles méritent considération, on puiese en faire son profit dans les prochaines expositions.Pour mettre un peu de clarté dans ce que j'ai à dire, je vais procéder par départements, tels qu\u2019on les trouve organisés dans la plupart des expositions.Département des chevaux.\u2014Je commence par dire, ici, que je ne suis pas du tout expert au point de vue de la connaissance des chevaux, Le LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 177 peu que j\u2019ai à dire à ce sujet est le résultat de conversations que j'ai eues avec des amateurs de ce noble animal.J\u2019ai entendu faire beaucoup d\u2019objections à ce qu\u2019on fasse dater l\u2019âge des chevaux, dans certaines classes, du premier janvier.Par ce fait, dit-on, il n\u2019y a, dans la section des chevaux d\u2019un an, par exemple, que les vieux, ceux qui sont nés de bonne heure, en janvier ou février, qui peuvent concourir avec quelques chances de succès, tout le monde sachant que, pour les poulains d\u2019un an, celui qui a eu deux ans au 5 ou 10 de janvier, et qui, ayant encore un an au ler janvier de l\u2019année courante, à droit de concourir comme poulain d\u2019un an avec celui qui a eu un an au ler juin, a toutes les chances pour lui, se trouvant, en septembre, époque à laquelle presque toutes les expositions ont lieu, avoir ses deux ans depuis près de huit mois.Cela a pour effet, dit-on, d\u2019empêcher bon nombre de jeunes chevaux de venir concourir.Il est évident que le cas cité est un cas extrême, mais, cependant, il se rencontre.Une autre objection est faite pour ce qui concerne l\u2019admission des chevaux mâles impropres à la reproduction (hongres) dans les mêmes sections que les juments, à part les sections des paires de chevaux appareillés.Bien que je ne sois pas expert, j\u2019admets que cette objection me paraît fort logique.Sachant l\u2019effet que produit la castration faite sur un jeune sujet, quant à son développement, et l\u2019immenee différence que présente un cheval châtré un peu vieux avec un cheval de la même race opéré un peu jeune, où une jument, je serais fort pris au dépourvu pour rendre justice à une bonne jument d\u2019une race quelconque venant concourir avec des chevaux châtrés à différents âges, quand il s\u2019agirait surtout des classes de chevaux de trois ans et au-dessus.Département des bêtes à cornes.\u2014Les observations que j'ai à faire dans ce département concernent surtout les races de laiterie.La première porte sur le fait qu\u2019à certaines expositions on classe les taureaux de 3 ans avec ceux de 4 ans et plus.Pour ce qui touche à l\u2019industrie laitière, je suis d\u2019opinion qu\u2019on doit travailler à récompenser surtout les animaux mâles les plus utiles pour la reproduction.Or, pour tous les éléveurs entendus, un taureau de 3 ans a une plus grande valeur qu\u2019un taureau de 4 et surtout de 5 ans.Qu\u2019ar- rive-t-il, cependant, dans des sections classant ceux de 3 ans avec ceux de 4 ans et au-dessus ?On voit un animal de 3 ans, excellent reproducteur, beau de forme, mais venant concourir avee de gros taureaux de 4 ou 5 ans, beaucoup plus développés que lui, et, toutes choses étant égales d\u2019ailleurs, le plus vieux est primé parce qu\u2019il est plus gros, plus gras peut-être vu que, précisément à cause de sa trop forte taille, il a fait peu de service pendant la dernière saison.L'autre, quoiqu\u2019étant en mesure de rendre plus de services, est mis de côté.Je ne veux pas conclure de là qu\u2019on doive mettre de côté les vieux taureaux.Je sais trop combien l\u2019on tient quelquefois, avec raison, à garder un taureau d\u2019excellente généalogie, donnant toujours de beaux écroits, jusqu\u2019à un âge relativement avancé ! Mais, que l\u2019on fasse deux sections distinctes, l\u2019un pour les taureaux de 3 ans, l\u2019autre pour ceux de 4 ans et plus et tout sera bien et juste.À plusieurs endroits, on offre un prix ou une médaille pour le meilleur mâle de tout âge.Ici, encore, on a fait des remarques qui m\u2019ont semblé justes.Généralement, pour décerner ce prix ou cette médaille de champion, on fait venir dans le rond tous les animaux qui, dans chaque section, ont remporté le premier prix, et puis, assez souvent, c\u2019est le plus vieux et le plus gros taureau qui a remporté le premier prix de sa section qui reçoit le premier la médaille de champion.Rappelant encore, ici, le principe qu\u2019on doit encourager surtout les animaux les plus utiles pour la reproduction, je suis d\u2019avis que, étant donné que tous les mâles de chaque section qui ont eu le premier prix, ont montré qu'ils ont tous les points d\u2019excellence voulue, c\u2019est un taureau de 2, ou au plus de 5 ans, qui doit avoir le prix de champion, parce que, à part de tous les bons points caractéristiques de sa race qu\u2019il présente, il offre encore celui de la perspective de longs services, tandis que, le plus souvent, le vieux taureau qui a eu le prix de champion n\u2019a été gardé que pour figurer à l\u2019exposition, et s\u2019en va, 4 ou 6 mois plus tard, décorer l\u2019étal d\u2019un boucher.La remarque faite, plus haut, à l\u2019égard de l\u2019âge des chevaux, trouve la place, ici, au sujet du bétail à lait.Les règlements de certaines expositions font dater l\u2019âge du bétail du ler septembre de chaque année.Or, il est arrivé ceci, cette année, à un certain endroit.Un veau né le 15 septembre 1897 a été entré vers la fin d\u2019août de cette année-ci comme veau de l\u2019année, vu qu\u2019il était encore veau de l\u2019année pour le ler septembre 1898.Après le premier septembre 1898, c\u2019est-à-dire à 114 mois, il entrait en compétition dans le rond comme veau de l\u2019année avec des veaux des mois 178 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE d\u2019avril, mai et juin, 1898, et l\u2019on voit tout de suite l\u2019inju-tice de cette manière de dater l\u2019âge du bétailexporé.L\u2019an prochain, le même animal, ayant près de deux ans, viendra en compétition avec des veaux d'un an.L'usage général dans la province étant encore de faire vêler les vaches dans la période qui s\u2019étend d\u2019avril à juin, pourquoi ne pas prendre la date du ler mai comme base?On exige pour les vaches laitiéres, dans la plupart des règlements, qu\u2019elles soient pleines ou donnent du lait au moment du concours.Ceci équivaut presqu\u2019à dire que n\u2019importe quelle vache est admise.En effet, en supposant qu\u2019une vache, étant en arrière, c\u2019est-à-dire n\u2019ayant pas vélé dans les derniers huit ou dix mois, ne donne plus de lait, il y a cent à parier contre un qu\u2019elle a été saillie depuis et, alors, si la saillie n\u2019a eu lieu que depuis 2 ou 3 mois, qui viendra prétendre avec certitude qu\u2019elle n\u2019est pas pleine, et qui, d\u2019uu autre côté, pourra assurer qu\u2019elle est pleine?Le grand inconvénient à cela, c\u2019est que l\u2019on court le risque, dans un pareil cas, de donner un prix à une vache taurelière, c\u2019est-à-dire nymphomane et qui, suivant toute probabilité ne vélera plus, tout en étant, cependant, tellement belle et bien marquée comme laitière, que les juges sont exposés à lui donner un prix, bien qu\u2019elle ne vale plus rien comme vache laitière.Il vaudrait beaucoup mieux dire que toute vache exposée devra avoir vélé dans les derniers dix mois et donner encore du lait lors de T exposition.Les éleveurs et amateurs de vaches canadiennes ont constaté avec plaisir, cette année, que, non seulement le bétail canadien a sa place maintenant dans toutes les expositions de notre province, mais qu\u2019il l\u2019a, de plus, dans les autres provinces.En effet, à l\u2019exposition d\u2019Ottawa, Ontario, et à celle de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, des prix ont été \u2018offerts à notre bétail.Il est à déplorer que, en face de cette appréciation faite par des étrangers, des mérites de notre vache canadienne, se dresse l\u2019apathie de beaucoup de nos cultivateurs qui, propriétaires d\u2019animaux enrégistrés de cette race, n\u2019ont pas même assez de souci de leurs intérêts pour faire les légers déboursements nécessaires pour enrégistrer leurs veaux.Le résultat de ceci c\u2019est qu\u2019il nous faut refuser de belles occasions de vendre dans les provinces voisines ou dans les Etats-Unis de pleins chars qui nous sont demandés de ces animaux par des éleveurs épris de leurs qualités.Cela m\u2019est arrivé à moi-même, il y a deux ans et, l\u2019an dernier, j'ai été forcé de faire faire l\u2019enrégistrement de quelques têtes que j'ai achetées.Une autre raison qui empêche ces ventes c\u2019est que nos cultivateurs chétivent trop leur bétail et le gardent trop maigre.Il est malheureux qu\u2019on ne veuille pas ouvrir les yeux à l\u2019évidence et qu\u2019on néglige la belle source de revenus que nous avons dans l\u2019élevage bien fait de notre race de bétail canadien.Une autre classe de bétail a pris place dans notre exposition provinciale, celle des jerseys- canadiens.Cette sous-race, dont le créateur est feu monsieur Barnard, de regrettée mémoire, a des mérites exceptionnels qui lui attirent, avec raison, l\u2019attention de plusieurs éleveurs dans notre province.Seulement, je me permettrai ici, au sujet de cette sous-race, certaines remarques qui, je crois, seront utiles à ceux qui en possèdent des sujets.En croisant les jerseys avec les canadiens on n\u2019a pas eu seulement l\u2019idée de faire un croisement ordinaire, mais on a voulu faire ce qu\u2019on appelle du métissage, c\u2019est-à-dire fixer dans une sous-race les bonnes qualités des jerseys et des canadiens et faire disparaître de cette sous-race les défauts des deux races.Donner aux jerseys ce qui leur manque essentiellement et les rend impossibles à garder pour les cultivateurs ordinaires de notre province, la rusticité des canadiens ; donner aux canadiens de meilleures formes, un peu plus de finesse de constitution à ajouter à la qualité qu\u2019ils ont à un haut degré de donner du lait très longtemps entre deux vêlages, celle d\u2019en donner plus et d\u2019un caractère encore plus riche qu\u2019il ne l\u2019est ordinairement, tel était le but proposé.Or, il arrive aujourd\u2019hui qu\u2019on fait, très souvent, un simple croisement des deux races, pour pouvoir dire qu\u2019elles sont croisées, sans s\u2019occuper des qualités obtenues.C\u2019est ainsi que, cette année, à certaines expositions, on a vu des jerseys-canadiens absolument jerseys d\u2019apparente et ayant } de sang jersey et, à côté, quelquefois dans le même troupeau, d\u2019autres jerseys-canadiens ayant § ou } de sang canadien et étant absolument semblables aux canadiens.Une telle manière de procéder va vite faire disparaître les jerseys-canadiens, parce qu\u2019on aura tôt cessé de trouver dans ces croisés obtenus sans discernement les qualités cherchées et alors on reviendra ou aux jerseys ou aux canadiens pur- sang.Une autre remarque sur le même sujet : Presque tous les exposants de bétail canadien étaient, cette année, exposants de bétail jersey-canadien en même temps.On ne s\u2019est pas gêné de dire, à CY, \"MN, Eh TP om om + oo LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE KET D\u2019HORTICULTURE 179 tout coup, dans ce cas-là, que ces éleveurs avaient du sang jersey même dans leurs canadiens.Qui, d\u2019ailleurs, peut dire qu\u2019il n\u2019y a pas une immense difficulté à vaincre pour conserver purs, l\u2019un à côté de l\u2019autre, même avec la meilleure foi du monde, deux troupeaux ainsi gardés chez le même propriétaire.J\u2019ai essayé la chose moi-même et, au bout de trois ans, j\u2019ai cessé parce que des accidents de croisement sont venus gâter mes deux troupeaux.Il est certain que, ponr cette raison, les détenteurs d\u2019animaux de ces deux classes sont exposés à perdre la confiance des acheteurs.Je crois donc donner un excellent conseil à ceux-là en les engageant à ne garder qu\u2019une seule des deux classes.À certaines expositions, on n\u2019a ouvert qu\u2019une section pour les veaux de l\u2019année mâles ou femelles indistinctement.C'\u2019était une erreur, de l\u2019avis de tous les éleveurs, et je crois qu\u2019elle a été comprise et réparée immédiatement.La même chose a eu lieu pour les prix de troupeaux.On n\u2019avait ouvert qu\u2019une section pour les vieux troupeaux, mais, sur des observations faites, on a aussi ouvert une section aux jeunes troupeaux, ce qui est certainement le meilleur moyen de pousser plus vite à l\u2019amélioration des animaux laitiers.Département des moutons et des cochons.\u2014 Dans les classes ovines et porcines on désirerait voir, où cela manque, une section pour les vieux béliers séparée de celle des béliers de deux ans et une section pour les vieux verrats séparée de celle des verrats d\u2019un an.Bon nombre d\u2019éleveurs sont d\u2019opinion que cela permettrait aux juges de mieux rendre justice aux exposants et aux exposés.Races croisées.\u2014Enfin, une dernière question que j'ai entendue soulever mérite certainement d\u2019être étudiée par les comités d\u2019exposition.On offre encore des prix pour les animaux de races croisées, dans la plupart des expositions.A venir jusqu\u2019à ces dernières années, tout le monde était d\u2019accord à dire que ces prix aux races croisées étaient nécessaires pour amener graduellement les cultivateurs à améliorer leurs animaux abâtardés, surtout à une époque où il était difficile et coûteux de se procurer des reproducteurs de races pures.Mais aujourd\u2019hui, dit-on, qu\u2019on peut se procurer partout et à des prix raisonnables ces reproducteurs, où veut-on en venir en continuant à offrir des prix à des animaux croisés certainement inférieurs à ceux de race pure?Dans ces cas, au lieu de travailler à l\u2019amélioration, ne semble-t-on pas travailler À la détérioration des races pures qui existent aujourd\u2019hui nombreuses et belles dans notre province.Le fait est que le bétail de boucherie dont certains croisements semblent mieux rencontrer les exigences du marché étant excepté, il paraît discutable pour le bétail à lait, les moutons et les cochons, de favoriser maintenant la continuation des croisements qui donnent très souvent de pauvres résultats parce qu\u2019ils sont faits par à peu près.Département d\u2019horticulture.\u2014Quelques mots sur certaines observations faites dans ce département et je termine ces remarques déjà passablement nombreuses et un peu longuement exposées peut- être.Ces quelques mots sont au sujet des prix offerts pour les légumes de table.On semble, en certains quartiers, croire que plus un légume est gros, plus il est bon pour l\u2019usage de la cuisine.Or ceci est contraire à ce que l\u2019on constate pour presque tous les légumes.Ainsi un choux, un navet, une betterave, une carotte, une citrouille de moyenne grosseur et plutôt un peu au-dessous de la moyenne sont toujours meilleurs pour la table que les très gros légumes pour lesquels on paraît avoir une prédilection marquée aux expositions.Au marché, la ménagère choisit toujours de jolis légumes de grosseur moyenne de préférence à ces géants du règne végétal qu\u2019on ne voit qu\u2019aux expositions parce qu\u2019on les y attire par des prix, ou sur les fermes où on les fait manger par les animaux.Qu\u2019on se hâte donc de les bannir des départements d\u2019horticulture des expositions et qu\u2019on les laisse à leur place dans les départements généraux de produits agricoles.Si les remarques que je termine ici sont aussi discutées par les lecteurs du JOURNAL que je les ai entendu discuter sur les terrains des diverses expositions, j\u2019entretiens l\u2019espérance que le fait de les avoir fait lire ici pourra produire quelques bons résultats et amener certaines réformes assurément désirables.J.C.CHAPAIS.CHRONIQUE COMMERCIALE Le premier colon au Canada Arrêtons-nous un instant, chapeau bas, devant l\u2019imposant et impérissable bronze qui vient d\u2019être élevé par la piété des citoyens de Québec à la mémoire du fondateur de leur historique ville.Le dévoilement de la statue de Samuel de Champlain a donné lieu, le 21 septembre dernier, à une 180 fête comme il ne s\u2019en est vu ni ne s\u2019en verra peut- être de longtemps.Les foules ont leur physionomie comme les individus : dans les rassemble- \u201cments de ce jour-là, on a vu jusqu\u2019à cinquante mille personnes réunies, qui se sont fait remarquer par leur attitude solennelle et posée, comme il convient du reste à de braves gens qui ressuscitent en bronze un personnage de près de trois cents ans.L'ordre admirable qui a présidé à ces grandes réjouissances en plein aira même fourni un excellent argument aux anti-prohibitionnistes, car il dénotait un peuple capable de jouir de ses libertés avec tempérance et mesure.La ville de Québec a profité de l\u2019occasion pour faire valoir ses attraits physiques.Le côté intellectuel n\u2019a pas été négligé non plus.En effet, à côté de cette grande statue de formes héroïques qui orne aujourd\u2019hui l\u2019extrémité du promontoire, l\u2019éloquence canadienne a élevé un autre monument, non moins esthétique.Les discours du dévoilement forment une collee- tion qui restera, et plus d\u2019un sera sans doute désormais cité comme modèle à nos jeunes rhétoriciens.Il y avait dans les accents de M.Klecz- kowski, consul de France, de M.le juge Routhier, de sir Wilfrid Laurier, de l\u2019hon.M.Duffy \u2014 je cite ceux-là parce qu\u2019ils ont surtout émerveillé l\u2019auditoire \u2014 des notes élevées qui ne cesseront de flotter autour du bronze immortel de Champlain.Cette fête mémorable s\u2019est terminée par une illumination à laquelle l\u2019électricité prétait ses resplendissantes magies.Quel est l\u2019homme qu\u2019on a ainsi idéalisé?Un conquérant à main armée?Un grand savant?Un brillant homme de lettres?Non.Champlain était un simple navigateur pris de la passion des voyages, un petit officier de l\u2019armée de Henri IV, qui croyait pouvoir servir plus utilement son pays au-delà des mers qu\u2019en suivant les camps et la cour.Son œuvre a été à la fois politique et commerciale.On peut l\u2019appeler le premier colon du Canada.Il a été dans tous les cas le premier explorateur du St-Laurent.En deux mots, ce n\u2019était pas un grand parleur, mais un agisseur, un sérieux et un utilitaire.Ce qui nous reste de sa pensée écrite prouve qu\u2019il n\u2019avait qu\u2019une idée fixe, et qu\u2019il l\u2019a poursuivie avec persistance jusqu\u2019à sa mort : il voulait fonder une colonie française dans le Nouveau- Monde, et rêvait d\u2019en faire la grande route entre l\u2019Europe et le continent asiatique sur lequel on n\u2019avait alors que des données très vagues par les récits de Marco Polo.Les évènements rendent LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE hommage À sa sagacité.Sa statue s\u2019élève à l'en droit même où il établissait sa résidence en 1608, et les hommes de sa race peuplent les deux rives du St-Laurent.En remontant le St-Laurent jusqu'aux grands lacs, il à tracé aux Européens une route commerciale nouvelle, dont il révait de donner le monopole aux négociants de son pays qui l\u2019ont en effet possédé longtemps après lui.Quand il essayait de persuader ses compatriotes qu\u2019il avait trouvé un débouché sur la Chine, n\u2019était-il pas encore le précurseur d'un immense projet qui fait aujourd\u2019hui la fortune du Canada?La route du St-Laurent est en effet aujourd\u2019hui reconnue comme le chemin le plus direct pour le trafic intercontinental, et le jour où le Canada a construit le chemin de fer du Pacifique à coups de millions, il a tout simplement réalisé l\u2019idée prophétique que caressait le modeste découvreur de 1608.Seulement, le mérite de celui-ci est autrement grand que celui des hommes du dix-neuvième siècle qui ont trouvé la route toute tracée, et devant l\u2019accomplissement d\u2019œuvres aussi immenses, on reste confondu à la pensée que la première conception en est due à un homme, seul au milieu d\u2019un continent vierge, avec une poignée de hardis compagnons d\u2019aventures qui logeaient à l\u2019aise dans l'étroite enceinte du Fort Saint-Louis.C\u2019est en relisant ces premières pages de notre histoire qu\u2019on comprend mieux de quelle trempe et de quelle force d\u2019âme étaient doués ces hommes de fer, obligés de défendre leur vie ici contre la superstitieuse astuce des races aborigènes, et de se défendre en France contre l\u2019incrédulité de leurs compatriotes qui les traitaient de visionnaires.La glorification un peu tardive de Samuel de Champlain comporte une leçon capitale : c\u2019est que le réel mérite, la vraie gloire, la plus durable dans tous les cas, ne résultent pas exclusivement des actions d\u2019éclat.La vie de Champlain, dont le berceau et le tombeau sont restés inconnus, s\u2019est passée sans coups de théâtre, et en contemplant sa statue je me dis que, si ce simulacre pouvait s\u2019animer, l\u2019antique \u2018\u201clieutenant du Roy dans toute l\u2019étendue du Saint-Laurent\u2019 resterait confondu des honneurs qu\u2019on lui rend ; son premier mouvement serait de se précipiter à bas de son piédestal et de crier à ses admirateurs : \u2018\u201c Que faites-vous là ?Il y a méprise, c\u2019est sûr ; je n\u2019étais de mon vivant qu\u2019un utilitaire, ce que vous appelez au- jourd\u2019hui-un homme pratique ! Toute la leçon est là.De toutes les qualités distinctives de sa race, Champlain a apporté sur ~~, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 181 le sol d\u2019Amérique les moins tapageuses, mais les plus solides : la ténacité et l\u2019esprit de suite dans ses entreprises, la probité, la modération, la frugalité, l\u2019âpreté à l\u2019action, et par-dessus tout le vrai patriotisme, celui qui cherche son champ d\u2019opération hors des sentiers battus et qui sait se plier aux circonstances les plus rigoureuses.Les populations qui habitent les bords du St- Laurent ont hérité de plus d\u2019une de ces nobles vertus, et instinctivement, sans toujours le vouloir peut-être, suivent la voie tracée par les premiers possesseurs du sol.Mais il est encore bien des choses qu\u2019on pourrait faire en le voulant.Les vrais patriotes ne sont pas ceux qui le crient sur les toits ou qui savent l\u2019écrire élégamment, mais ceux qui le manifestent par des œuvres pratiques et durables, et M.Laurier me paraît avoir touché la note juste en terminant son éloge de Champlain par cette belle exhortation : \u2018\u201cEt pour nous, formons une dernière résolution : qu\u2019à l\u2019exemple de Champlain, notre but soit toujours idéal et notre action toujours pratique.\u201d ULRiC BARTHE.SECTION RÉSERVÉE A La SOCIÉTÉ D\u2019INDUSTRIE LAITIERE ECOLE DE LAITERIE DE SAINT-HYACINTHE La réouverture des cours à l\u2019Ecole de laiterie de Saint-Hyacinthe aura lieu le lundi 21 novembre 1898.Nous en publierons le programme dans notre prochain numéro.En attendant, ceux qui auraient l\u2019intention de suivre le cours de novembre feront bien de faire sans retard leur application en s\u2019adressant au Secrétaire de la Société d\u2019industrie laitière à Saint-Hyacinthe.+.<>.A PROPOS DES ECOLES DE LAITERIE Monsieur R.A.Pearson, sous-chef de la division de l\u2019industrie laitière au Ministère de l\u2019Agriculture à Washington, vient d\u2019adresser aux journaux de laiterie américains, une circulaire, dont nous extrayons ce qui su't : Les Ecoles de laiterie ont pour but, autant que la brièveté de leurs cours le permet, d\u2019enseigner aux fabricants la théorie des différentes branches de travail qui se rattachent à l\u2019industrie laitière ; la théorie, autant que faire se peut, est niise en pratique à la baratte, au bassin à fromage, et aux autres appareils.Les Ecoles visent à mettre les élèves, qui ont travaillé au moins quelque temps dans les fabriques, en état de prendre charge eux- mêmes d\u2019une fabrique et d\u2019y faire le meilleur produit possible.Elles essaient aussi d\u2019enseigner à ceux qui n\u2019ont eu que peu ou point d'apprentissage ce que leurs pères n\u2019ont appris qu\u2019au prix de beaucoup de temps.Elles tendent à améliorer la qualité de nos produits laitiers et à en réduire le prix-coûtant par l\u2019enseignement des principes nouveaux plus avancés et des méthodes reconnues pour donner les meilleurs résultats.Il n\u2019y a aucune raison pour que notre pays ne produise pas d\u2019aussi bon beurre et d'aussi bon fromage que le reste du monde ; (et pourtant notre beurre ne se vend point encore le prix du beurre danois, et les cheddars anglais et écossais se vendent encore sensiblement plus cher que lé nôtre).Nos concurrents ont compris qu\u2019il était de leur intérêt de connaître à fond tous les détails de leur travail ; c\u2019est pourquoi, ils ont depuis longtemps un système soigneusement organisé d\u2019enseignement pour l\u2019industrie laitière.Les Ecoles de laiterie reçoivent sans aucune préparation spéciale tous ceux qui sont déjà versés dans l\u2019art de faire le beurre et le fromage ou qui se proposent d\u2019en faire leur occupation.Les programmes en sont arrangés de telle façon que tout fabricant intelligent peut retirer un grand profit des quelques semaines consacrées à l\u2019étude des bonnes méthodes de laiterie, sous la conduite d\u2019instructeurs compétents.Il ne faut pas croire que dans ces quelques semaines ou quelques mois, on pourra se rendre maître de tous les secrets de l\u2019industrie laitière ; mais on peut, même dans cette courte période, acquérir beaucoup d\u2019idées utiles, de méthodes et de principes progressifs.Comme la saison active de l\u2019industrie laitière commence généralement au printemps pour se terminer à l\u2019automne, l'hiver a paru le temps le plus favorable au fonctionnement des écoles de laiterie ; de cette manière, ceux qui sont engagés dans les fabriques peuvent terminer leur saison de travail, suivre les cours de l\u2019école, et être prêts à réouvrir leur fabrique au printemps suivant.\u2014 0 de LE COMMISSARIAT D'INDUSTRIE LAITIERE EN NOUVELLE-ZELANDE Au moment où nous écrivons ces lignes, Monsieur J.A.Ruddick, cx-surintendant de l\u2019Ecole de laiterie de Kingston, Ont., s'embarque pour aller prendre possession du nouveau poste de 182 *\u2018 commissaire de l\u2019industrie laitière de la Nouvelle- Zélande\u2019\u2019 que vient de créer le Gouvernement de Wellington.Pour arracher M.Ruddick à l\u2019Ecole de Kingston, nos concurrents australiens ont dû y mettre le prix! Tant mieux pour M.Ruddick, tant pis pour nous! Il nous plait de rappeler à nos lecteurs que M.Ruddick, alors qu\u2019il avait charge de l\u2019Allan Grove Combination, fut pendant deux ans directeur de la Société d\u2019industrie laitière Mr.J.A.RUDDICK, Commissaire d'industrie laitière en Nouvelle-Zélande de la province de Québec.M.Ruddick voudra bien accepter, avec nos sincères félicitations pour sa promotion, les vœux que nous formons pour son succès là-bas, ainsi que nos remerciements pour la promesse qu\u2019il nous a faite \u2018\u2018dene pas oublier de nous transmettre toutes les informations qui pourront être utiles à l\u2019industrie laitière canadienne.\u2019 \u2014\u2014 AVERTISSEMENT A L'INDUSTRIE FROMAGERE La parole est d\u2019argent, et le silence est d\u2019or, dit le proverbe, mais nous sommes très fortement convaincus, ajoute le Furmers\u2019 Advocate, qu\u2019il est temps aujourd\u2019hui d\u2019adresser quelques paroles bien senties à l\u2019industrie fromagère au Canada.Nous sommes à un tournant de chemin.Il est vrai que de 28 millions de dollars de fromage que l\u2019Angleterre a importé, en 1897, nous lui en avons fourni plus de 16 millions, soit 4 millions de plus LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE que tous nos autres concurrents, mais la Hollande, I\u2019 Australie, la Nouvelle-Zélande, la France et les Etats-Unis ne s\u2019endorment pas sur leurs bassins à fromage, et les fromagers de la Grande-Bretagne eux-mêmes sont très éveillés.Nous croyons mettre le doigt sur la plaie en disant que les Cheddars et les Cheshires anglais et écossais représentent beaucoup plus que la quantité totale de fromage exporté du Canada, et qu\u2019ils se vendent À des prix de 10 à 18 shillings plus élevés par quintal soit de 24 à 4 cts de plus par livre que le fromage canadien.On voit par là que nous sommes loin d\u2019obtenir les meilleurs prix que certainement nous devrions atteindre.Le fromager canadien, sans aucun doute, connait à fond son métier, aussi bien que son rival anglais, mais fait-il de son mieux?Nous le croyons, d\u2019une manière générale, corame nous croyons que, si le producteur de lait et le fabricant de fromage ont chacun leurs responsabilités, la différence de qualité est surtout due au fait que le fromage canadien est mûri et porté sur le marché à une température trop élevée pour développer cet arôme frais et doux et cette riche texture, pour lesquels le consommateur anglais paie les plus hauts prix.De plus le marché anglais devient plus exigeant, et le fromage ferme et sec, qui répondait à la demande il y a quelques années, est aujourd\u2019hui complètement déclassé.La chambre de maturation du bon vieux temps, où régnaient toutes sortes de températures, pouvait alors être suffisante ; mais, avec la sorte différente de fromage exigée aujourd\u2019hui par le marché, elle a complètement fait son temps.Nous avons ici des extrêmes de chaleur et de froid, auxquels les fromages d\u2019Angleterre et d\u2019E- cosse ne sont pas soumis.À la dernière exposition industrielle de Toronto, les juges ont déclaré que les exhibits de fromage ne montraient même pas dans leur ensemble la qualité améliorée qu\u2019on était en droit d\u2019en attendre raisonnablement.Dans ces dernières années, plusieurs collaborateurs du Farmers\u2019 Advocate ont pris note de l\u2019état des chambres de fabrication et de maturation, de l\u2019aménagement intérieur et extérieur des fabriques, dans différentes parties du pays, et il nous faut avouer que beaucoup d\u2019entre elles sont entièrement démodées et de nature à discréditer l\u2019industrie laitière.Nous n\u2019hésitons nullement à dire aux propriétaires de ces fabriques et aux fabricants intéressés que cette question s\u2019impose, et qu\u2019avant de commencer les opérations d\u2019une nouvelle saison, il est urgent qu\u2019ils voient à améliorer l\u2019état de choses actuel, EB OO, = eo mm om + oa ae Ie) Il est de toute nécessité que la température soit contrôlée et tenue à un point beaucoup plus bas durant l\u2019été.De plus, il faut aviser à de meilleurs moyens de transport.Dans les deux dernières saisons, sous la direction du Commissaire fédéral de l\u2019Industrie laitière et de l\u2019Agriculture, le Professeur Robertson, on a inauguré un système de chambres froides pour les beurreries, qui a été encouragé par un petit octroi du Gouvernement.Mais on l\u2019a déjà dit, et nous le répétons, les fromageries méritent autant d\u2019attention que les beurreries.Il pourrait être plus agréable pour nous de nous en tenir aux louanges et de vanter ce qu\u2019on a fait dans le passé, mais ce n\u2019est pas ainsi que nous avons conquis notre présente situation, et nous ne pourrons la maintenir qu\u2019à la condition que tous ceux qu\u2019intéressent l\u2019industrie laitière et le commerce des produits laitiers, fassent un pas en avant.Les cultivateurs ne se contenteront pas longtemps des bas prix réalisés par le lait durant la présente saison.mt a.WP GRA mm UNION SYNDICALE DES PRODUCTEURS DE BEURRE D\u2019ISIGNY Cette union, dont nous avons déja parlé dans le No.du 8 Septembre, vient de se constituer pour répondre à une nécessité de la situation.On a beaucoup parlé de la crise fromagère, la crise beur- rière n\u2019est pas moins aigüe ni moins inquiétante.Ce sont surtout les régions marchant à la tête de l\u2019industrie beurrière qui sont les plus éprouvées.Le prix des beurres d\u2019Isigny, de qualité moyenne, qui était de 40 cts la livre, est tombé à 25 cts, c\u2019est- à-dire, a baissé d\u2019un bon tiers.Pour un herbage de vingt vaches laitières, cette baisse de prix se traduit par une diminution de plus de $640.00 de son revenu brut annuel.Les causes de cette crise sont nombreuses : d\u2019abord une plus grande production de beurre en France; la fondation de laiteries coopératives ; la fabrication et la vente des graisses à bas prix ; les intermédiaires qui dénaturent et falsifient la marchandise.On a vendu sur le marché des quantités de beurre avec la marque \u2018\u2018Isigny,\u2019\u2019 qui n\u2019étaient que des mélanges de toutes sortes de beurre ; c\u2019est pourquoi l\u2019acheteur n\u2019a plus voulu y mettre le prix.C\u2019est ce qui a donné l\u2019idée de la création d\u2019une association qui a pour but notamment : De conserver aux beurres d\u2019Isigny leur grande renommée, en signalant et en poursuivant au besoin LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HOKTICULTURE 183 toute fabrication et manouvre déloyale, de nature à y porter atteinte ; D\u2019assurer aux agriculteurs de l\u2019arrondissement de Bayeux, pour leurs beurres, la propriété et l\u2019usage exclusif de la désignation beurre d\u2019Isigny et de la marque commerciale : De faciliter la vente loyale des beurres d\u2019Isigny soit en France, soit à l\u2019étranger.De rechercher la meilleure marque de fabrication.Le siège de cette association est à Isigny, elle est dirigée par une société de cing membres.Ne peuvent en faire partie les marchands de beurre en gros et en détail.Ne se plaint-on pas depuis longtemps déjà dans la Province de Québec, que notre fromage Cheddar vaut mieux que sa réputation et n\u2019obtient pas sur le marché les quotations qu\u2019il mérite?A quand la création d\u2019une ligue des fromagers de Québec, ayant pour but de faire rendre justice à leur article, ou de prendre les moyens de faire connaître en Angleterre sa qualité et sa valeur?La Société d'Industrie laitière n\u2019a-t-elle pas à sa Convention de Nicolet, émis le vœu suivant : \u2018Vu le fait que les meilleurs fromages anglais valent encore actuellement de 18 à 23 / stg.de plus par 112 lbs que nos meilleurs fromages canadiens et que les meilleurs beurres danois valent de 14 à 18/stg.de plus que nos meilleurs beurres canadiens ; \u201cVu le fait que les produits laitiers de la Province de Québec ne sont pas appréciés sur le marché anglais autant qu\u2019ils méritent de l\u2019être ; \u2018La Société d\u2019Industrie laitière de la Province de Québec réunie en séance régulière générale, à Nicolet, prie respectueusement l\u2019Honorab'e S.A.Fisher, Ministre de l\u2019Agriculture à Ottawa, et l\u2019Honorable F.M.Déchène, Commissaire de l\u2019Agriculture à Québec, de bien vouloir adopter conjointement les mesures nécessaires pour que les meilleurs produits de la Province soient examinés soigneusement par le haut commerce d\u2019 Angleterre et que les autorités britanniques en ces matières soient priées de nous faire connaître leur valeur réelle, comparées aux meilleures espèces du genre sur le marché anglais, et de nous indiquer les moyens de les améliorer autant que nos circonstances le permettent.\u2019 \u2018 \u2014 LA FERME ANIMAUX DE PREPARATION DES ALIMENTS Au début de l\u2019hiver, il convient de rappeler aux praticiens quelques détails relatifs à la préparation des aliments pour les animaux domestiques.Si ceux-ci peuvent se passer des raffinements culinaires, une certaine préparation, une cuisine rudimentaire peut leur être utile en diverses circonstances.Le professeur Brummer, de Iéna, donne d\u2019excellents conseils À ce point de vue dans les Mittei- lumgen de la Société d\u2019économie rurale du royaume de Saxe.Il traite le sujet en 22 questions et réponses dont voici les principales : 1.Que vise-t-on en général dans la préparation des aliments pour les animaux domestiques ?Par la préparation des aliments en vise : a, à les rendre plus appétissants, à les faiie prendre plus facilement par les animaux ; b, à les débarrasser des substances nuisibles ; c, à permettre leur mélange avec d\u2019autres aliments ; d, à assurer une conservation plus longue, par exemple en les séchant.2.De quoi doit-on tenir principalement compte dans l\u2019emploi des aliments préparés ?Presque toutes les méthodes de préparation ont pour résultat d\u2019affaiblir l\u2019appareil digestif des animaux et, de plus, entraînent de grands frais.C\u2019est pourquoi les animaux destinés à la reproduction me recevront pas des aliments préparés.8.Pourquoi divise-t-on les aliments bruts ?Il y a lieu de diviser les aliments quand on désire : a, rendre plus facile la mastication de pailles dures ; b, obtenir un mélange plus parfait de ces aliments bruts avec les aliments concentrés ; c, les faire fermenter, cuire à l\u2019eau ou à la vapeur ; d, éviter que les aliments se perdent, piétinés par les animaux ; e, forcer les animaux à prendre une plus grande quantité de paille, etc.Si l\u2019on ne se propose aucun de ces buts, mieux vaut donner la paille, le foin, etc., en entier.4.Quelle doit être lu longueur des hachures pour les chevaux ?La paille d\u2019avoine et le foin doivent être hachés LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE de # à 1 pouce ; la paille de fèveroles, de + à 4 pouce ; des hachures plus courtes sont ingérées trop rapidement, tandis que les longueurs indiquées donnent lieu à une bonne mastication et insalivation.5.Quand les pailles doivent-elles être hachées pour les bêtes bovines ?On doit hacher les pailles : a, quand on en désire une plus grande utilisation ; b, quand elles sont de mauvaise qualité et qu\u2019on veut les améliorer par la cuisson et la fermentation ; ce, quand les pailles sont trop dures ; d, quand on veut les mélanger aux aliments concentrés ; pour ce cas, les hachures doivent avoir environ 1 pouce.Les aliments seront donnés en entier : a, quand on n\u2019a aucun de ces buts en vue; b, quand ils renferment beaucoup de mauvaises herbes pour permettre alors aux animaux de trier leur nourriture.6.Pourquoi divise-t-on les aliments verts ?Pour pouvoir les mélanger avec des aliments plus volumineux lorsque a, les premiers ont une relation nutritive trop étroite ; (nourriture trop riche) b, lorsqu\u2019on veut éviter la météorisation ; c, lorsqu\u2019on veut améliorer une nourriture trop humide, gelée ou endommagée ; d, lorsqu\u2019on veut éviter un passage trop brusque du régime vert au régime sec.; Les aliments verts doivent être employés aussitôt qu\u2019ils sont coupés.Les hachures doivent avoir environ 2 pouces de longueur.7.La division des racines est-elle toujours nécessaire ?On peut chercher par là : a, À permettre aux animaux de prendre plus facilement leur nourriture ; à, ou bien à rendre possible le mélange avec la paille, etc.; c, à éviter que les racines s\u2019arrêtent dans l\u2019œsophage.La division est presque superflue pour les navets qui sont tendres, mais elle est nécessaire pour les ratabagas (choux de Siam).On doit immédiatement donner aux animaux les racines coupées.Au point de vue de la conservation, la réduction en pulpe fine est à déconseiller.8.L\u2019aplatissement, le concassage, ou la mouture des graines rendent-ils leur digestion plus facile ?\u2018\u201c Non,\u2019 mais ils les rendent plutôt moins appétissants et moins digestibles.Lorsque les animaux eu hd AP a LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ont un bon appareil digestif, ¢\u2019est un travail inutile.Ce n\u2019est que lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019animaux vieux ou destinés à l\u2019abattage que l\u2019on peut avoir recours à ces procédés.9.Quand peut-on avoir recours à l\u2019aplatissage de l\u2019avoine pour les chevaux?Quand peut-on leur donner des aliments concassés ou en farine ?Au point de vue de la digestion, le concassage de l\u2019avoine vaut généralement moins que son mélange avec de la paille hachée.On ne peut le conseiller «a, que lorsque la denture des chevaux laisse à désirer ; par exemple, chez les poulains qui gagnent leurs dents définitives, chez les vieux chevaux ; b, pour les animaux qui mangent trop gloutonnement.L\u2019aplatissage de l\u2019avoine lui fait perdre ses qualités excitantes, à tel point qu'on pourrait la remplacer en ce cas par des tourteaux ou des aliments moins cher.Les grains concasses ou réduits en farine sont encore plus à déconseiller : ils engraissent trop les chevaux.Ounjne peut donner ces farines qu\u2019aux vieux chevaux, et encore en mélanges humiectés.10.Le concassage, etc, des qruins est-il nécessaire pour les ruminants ?\u201cOui.\u201d\u2019 Car chez les ruminants les grains ne sont digérés ni dans la bouche ni dans l'estomac.+ 11.Vaut-il mieux cuire les aliments à l\u2019eau ou à lu vapeur ?La cuisson à la vapeur est préférable parce qu\u2019elle incorpore moins d\u2019eau aux aliments, parce qu\u2019on ne risque pas de perdre des matières nutritives dans les eaux de decoction, parce qu\u2019à la vapeur on tue plus sûrement par une plus haute température les germes nuisibles qui peuvent se trouver dans les aliments.12.Augmente-t-on par lu cuisson lu digestibilité, la valeur des aliments ?La cuisson n\u2019augmente pas la digestibilité des aliments, elle est plutôt nuisible pour les albunii- noïdes, puisqu\u2019elle les coagule.Mais, d\u2019une façon générale, la cuisson rend la digestion plus rapide.Elle est surtout a conseiller pour les pommes de terre,auxquelles elle enlève les propriétés laxatives.APICULTURE APPRENTISSAGE DE L\u2019APICULTEUR CE QU\u2019IL FAUT FAIRE QUAND UN COMMENCEMENT DE PILLAGE SE PRODUIT.\u2014 Quand le pillage commence à se produire, par suite d\u2019une négligence du débutant, voici ce qu\u2019on doit faire avec les ruches à cadres : On place l\u2019enfumoir devant la porte d'entrée de la ruche qui commence à être pillée (fig.134), ce qui empêche les abeilles Fig.134.\u2014Disposition de l\u2019enfumoir devant une ruche à cadres lorsqu\u2019il y a un commencement de pillaged'entrer dans la ruche.Les pillardes sortent peu à peu sans pouvoir rentrer ; une demi-heure après on, retire l\u2019enfumoir et on rétrécit la porte pour le passage d\u2019une seule abeille On peut ensuite asperger extérieurement la ruche, avec un peu de pétrole, sauf l\u2019entrée.Ces précautions suffisent généralement pour arrêter un commencement de pillage.{ OUTILLAGE NÉCESSAIRE POUR LA RÉCOLTE DU MIEL DANS LES RUCHES À CADRES.\u2014 Nous avons vu de quoi se compose l\u2019extracteur qui est l\u2019instrument principal pour récolter le miel des cadres sans détruire les bâtisses (1.) Fig.135.\u2014Couteau à désoperculer, à un seul manche.Mais une difficulté se présente ; nous savons que le miel à son état de concentration définitive, c\u2019est-à-dire dans l\u2019état où il pourra se conserver sans fermenter, se trouve dans les cellules oper- (1) On n\u2019oubliera \u2018 pastde mettre d\u2019avance de l'huile dans les diverses parties de l\u2019extracteur sujettes à frottement, . 186 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE culées par les abeilles ; on doit done récolter de préférence les rayons dont toutes les cellules sont operculées, ou à la rigueur, ceux qui ont au moins les deux tiers des cellules operculées, Il est par Fig.136.\u2014 Couteau à désoperculer, à deux m' nches.conséqnent nécessaire d'enlever ces opercules avant de mettre les cadres dans l'extracteur.Dans ce but, on se sert d\u2019un chevalet pour poser le cadre qu\u2019on va désoperculer et d'un couteau spécial pour enlever les opercules.Le chevalet à désoperculer est un assemblage de pièces de bois convenablement disposées pour recevoir le cadre sous l\u2019inclinaison la plus commode (voyez fig.137.) En haut du chevalet, se trouvent deux clous à crochet, dans lesquels on peut placer les deux bouts de la traverse supérieure du cadre.Le cadre plein de miel, fixé ainsi parle haut, repose sur le chevalet et c\u2019est dans cette position qu\u2019on le désoperculera.Fig.137.\u2014Apiculteur désoperculant un rayon qui est suspendu à deux crochets.Arrivé en bas du rayon, 1l nettoie le couteau, et le remplace par un autre qui chauffe sur le fourneau.Le meilleur couteau à désoperculer est un couteau à deux manche (fig.186) dont la lame est un peu courbe et tranchante par le bas; grâce à cette disposition, la masse des opercules détachés est enlevée sans venir se recoller sur les parties coupées (1).Au-dessous, un peu en avant et entre les deux montants du chevalet, se place un récipient (fig.137) (par exemple unc bassine en fer-blanc) re- (1) On peut se servir aussi d\u2019un couteau à un seul manehe (fig.135,) mais l\u2019opération egt plus longue.couvert d\u2019un tamis sur lequel tombera la masse des opercules et le miel qu\u2019elle entraine avec elle.A côté du chevalet, se trouve un fourneau quel- congne sur lequel on chauffera légèrement la lame du couteau à désoperculer, afin de faciliter l\u2019opération (fig.137.) Le miel que l'on retirera par le robinet qui est en bas de l'extracteur contiendra toujours plus ou moins de débris de cire; il sera nécessaire de l\u2019épurer.Un épurateur à miel est (Fig 13S\u2014Boite à miel; tout simplement un vase c, couvercle, beaucoup plus haut que large, percé à la base d\u2019un trou qui peut se fermer par un houchon ou un robinet.Il faut enfin être muni de vases pour mettre le miel de la récolte.Les meilleurs et les plus légers, sont des boites en fer-blane à fermeture hermétique telle que celle représentée par la figure 138.On trouve également dans le commerce d\u2019excellentes jarres en verre de toutes dimensions.EXTRACTION DU MIEL.\u2014Si le débutant a récolté au moins deux cadres, il pourra s\u2019exercer à en retirer le miel au moyen de l\u2019extracteur.Cet instrument est placé dans unc chambre qui est à l'abri des abeilles, et où l\u2019on a apporté les cadres de miel retirés des ruches.Nous prenons l\u2019un de ces cadres, et nous le plaçons sur le chevalet qui a été préparé à cet effet, nous chauffons le couteau à désoperculer jusqu\u2019à ce qu\u2019on ne puisse plus le touclier avec les doigts.Fu laine de ce couteau est un peu moins longue que l\u2019intérieur des cadres, afin que son maniement soit plus facile.Lorsque le couteau est à la température voulue, nous nous en servons pour enlever de haut en bas toute la partie des bâtisses qui dépasse les montants du cadre.La masse des opercules avec le miel vient tomber sur le tamis qui est au-dessous du chevalet.Nous raclons avec une cuiller la lame du couteau que nous plaçons sur le fourneau pour le faire chauffer de nouveau.Si les bätisses sont çà et là creusées ou un peu irrégulières, nous achevons, avec la pointe d\u2019un couteau ordinaire, de désoperculer les quelques cellules «qui n\u2019ont pas été atteintes.Nous retournons ensuite le cadre sur le chevalet, et nous opérons de même pour l\u2019autre côté.Comme nous pouvons avoir des rayons suns cire gaufrée qui viennent d\u2019être construits sur amorces et sont fragiles, il sera prudent alors de placer sur chaque face des rayons un grillage À mailles d\u2019environ 2 pouces ; les deux grillages d\u2019un rayon ne sont pas attachés au cadre, mais sont simplement réunis par-dessus au moyen de deux ficelles.Le cadre étant ainsi disposé, nous le plaçons derrière la grille de l\u2019extracteur (fig.139).Nous faisons de même pour l\u2019autre cadre de miel et nous avons soin que les deux cadres choisis et placés sur deux côtés opposés de l\u2019extracteur aient à peu près le même poids.Cette dernière précaution a pour but d\u2019empêcher la trépidation de l\u2019instrument pendant la marche.Les choses étant ainsi préparées, nous faisons tourner lu manivelle de l\u2019extracteur, en allant d\u2019abord assez doucement afin de ne pas briser les rayons ; le miel projeté par la force centrifuge vient Fig.139.\u2014Apiculteur plaçant dans l\u2019extiacteur un rayon désoperculé protégé par un grillages'appliquer sur les parois de l\u2019extracteur, d'où il coule jusqu\u2019au fond.Nous entendons un bruit de pluie ; quelques instants après que ce lruit à cessé, nous retournons les cadres, pour extraire le miel du côté opposé.Cette fois nous pouvons tourner un peu plus vite et assez longtemps pour extraire complètement le miel de ces faces.Enfin nous retournons encore une fois chaque cadre et nous faisons manwuvrer rapidement l\u2019appareil, afin d\u2019achever l\u2019extraction du miel des premières faces, Nous retirons alors les rayons dont on a extrait le miel, et nous les plaçons dans la boîte à cadres, afin de les mettre dans une ruche le soir d\u2019un des jours suivants, pour les faire nettover par les abeilles.Bien entendu, si l\u2019on a un nombre de rayons LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE tulipes.187 suffisant à récolter, on en met quatre à la fois dans l\u2019extracteur.Au rioyen du robinet de l'extracteur, nous recueillons le miel ct nous le versons dans l\u2019épurateur en y joignant celui qui est dans la bassine placée au-dessous du chevalet.Quant à la masse d\u2019opercules enduits de miel qui est restée sur le tamis, après l'avoir remuée avec la cuiller pour en faire écouler le miel à travers le tamis, on la jettera dans un baquet, et s\u2019il y en a une quantité suffisante, on l\u2019utilisera conime nous le verrons plus tard.Quand les pellicules de cire seront montées à la surface du miel qui est dans l\u2019épurateur, ce qui demandera un certain temps, on pourra soutirer le miel et le mettre dans les vases où il doit être conservé.Comme le miel absorbe facilement l'humidité, les pots ou jarres qui le contiennent, s\u2019ils ne sont pas fermés hermétiquement, doivent être placés dans un endroit sec et aéré.ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Oignons à fleurs pour l\u2019hiver.\u2014Pour avoir des fleurs pendant l\u2019hiver, il n\u2019y a pas de meilleures plantes que les oignons à fleurs.Ils sont d\u2019une culture très facile et sont absolument certains de donner leurs fleurs.Les géraniums, les roses, etc, pour l\u2019une ou l\u2019autre cause peuvent manquer, les bulbes jamais.l\u2019endant les jours sombres et froids de l\u2019hiver, il n\u2019y a rien de plus réjouissant que quelques potées de jacinthes, tulipes, crocus, narcisses, montrant leurs vives couleurs ou exhalant leurs délicieux parfunis dont on peut jouir pendant plusieurs semaines.\\joutons à cette série bien connue quelques nouveaux bulbes que l\u2019on cultive aujourd\u2019hui ex presséinent comme fleurs de maison, et dont les charmes réjouissent les plus indifférents ; nous nous con- tentegons de citer les Freesias, Ixias, Triteleia, Seillas, etc.Cette année, surtout, grâce à la concurrence entre les horticulteurs, le prix des bulbes à fieurs est relativement bas.Il y en a pour toutes les bourses.C\u2019est ainsi que pour la somme de $1.00, nous venons de nous procurer à Montréal, une collection de plus de GO oignons à fleurs, comprenant 10 jacinthes, 1 lis des Bermudes, 6 jacinthes romaines, 6 narcisses, 6 freesias, 25 crocus et 12 En voilà des fleurs pour l\u2019hiver. 188 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Culture des oignons a fleurs a la maison.\u2014Cette groupes dans des pots suffisamment grands, mais culture est trés facile.On plante en pots les sans exagération ; en groupes, on en obtient de oignons à fleurs en septembre, octobre ou novem- très beaux effets.On plante les oignons de manière bre, on les arrose un peu puis on les place dans une qu\u2019ils soient complètement recouverts, mais que cave ou autre chambre fraiche et obscure pour leur leur pointe soit à fleur de terre ; ne les enfoncez pas de force dans le sol, car cela durcirait la terre sous eux.Donnez un bon arrosement, puis mettez les pots en cave, dans l\u2019obscurité, pour favoriser la croissance ces racines.Arrosez de temps en temps, quand le sol devient trop sec.Les oignons doivent rester en cave au moins 5 ou 6 semaines, pour que les racines soient aussi vigoureuses que possible avant que l\u2019on ne les rentre dans la maison pour la floraison.Il faudrait cependant les rentrer plus tôt si la partie aérienne se mettait à croître avec vigueur.Floraison des bulbes à fleurs.\u2014Au rortir de la cave, les pots d\u2019oignons à fleurs sont placés près d\u2019une fenêtre bien éclairée et ensoleillée.Donnez des arrosages fréquents et autant d\u2019air frais que Freesias.faire pousser leurs racines, et on les y laisse cinq ou six semaines ou davantage si on le désire ; quand les racines se seront bien développées et que les feuilles commenceront à paraître, on peut alors rentrer les pots successivement ou tous à la fois dans un appartement éclairé et modérément chaud.Nous conseillons de planter les bulbes le plus tôt possible si l\u2019on veut en avoir des fleurs pour les fêtes de Noël ou du jour de l\u2019an.Voici, d\u2019ailleurs, pour ceux de nos lecteurs \u2018qui voudraient plus de renseignements sur cette culture, quelques détails supplémentaires.Sol pour oignons à fleurs cultivés à la maison.\u2014 Toute bonne terre de jardin légère et riche peut suffire ; mais, si l\u2019on veut obtenir une riche floraison, nous conseillons d\u2019employer un compost formé de parties égales de sable, bonne terre de jardin et fumier de vache bien pourri ; ou bien le mélange suivant : bonne terre sablonneuse addi- Jacinthes Romaines.tionnée de terreau de feuilles.N\u2019employer aucun fumier frais, car il pourrait possible.Evitez la poussière.Une fois en fleurs, amener la pourriture des bulbes ou provoquerait Celles-ci durent d'autant plus longtemps que la une croissance exagérée du feuillage.température est plus froide.Plantation des oignons à fleurs pour ia maison.\u2014 Soins des bulbes après la floraison.\u2014Après la flo- On plante les oignons à ileurs séparément ou en raison on laisse les plantes en pots, à la même T n LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 189 place si on le peut, pendant quelques semaines, pour permettre aux bulbes d\u2019atteindre leur maturité, puis on les met en cave ou dans un endroit sec et obscur jusqu\u2019à l\u2019automne suivant.On les Jacinthes.plantera alors, non plus en pots, mais au jardin, afin de les y faire reprendre vigueur pendant un an, avant de recommencer leur culture forcée à la maison.LA CULTURE DES VERGERS (Conférence de M.Joseph Blanchard, (I Abbottsford.) J'ai à parler d\u2019un sujet qui est d\u2019une importance vitale pour la culture convenable d\u2019un verger.Je ne connais certainement pas tout ce qui peut être connu sur l\u2019horticulture ; cependant, j\u2019essayerai de traiter mon sujet à un point de vue pratique et avec autant de précision que possible.Mon expérience dans la culture des vergers s\u2019étend sur une période de plus de trente ans.I.Préparation du sol pour un verger.\u2014Je commence par égoutter le terrain pour empêcher l\u2019eau de rester dedans et encore moins sur le sol.Quand le terrain est bien égoutté, je lui donne la culture préliminaire pendant deux ou trois ans ; après avoir labouré la dernière année, j\u2019y mets une bonne couche de fumier, cent voyages à l\u2019acre.Puis je plante les rangées de pommiers en quinconces, les plantant 70 à l\u2019acre.Je conseille à tous ceux qui ont assez de terrain à leur disposition pour établir un verger, de planter cinquante pommiers à l\u2019acre, c\u2019est-à-dire, avec un espace de trente-six pieds entre les rangées.Ainsi je suis sûr d\u2019une bonne récolte de foin et de pommes chaque année.Je creuse des trous d\u2019un pied et demi de profondeur avec deux pieds d\u2019ouverture.Je mêle du bon terreau avec du fumier d\u2019écurie bien décomposé ; je mêle bien cela dans le sol et alors je plante mes arbres de manière À avoir une épaisseur de six pouces de sol au-dessus des plus hautes racines.Puis je foule fortement la terre, Dans les endroits exposés au vent, je plante un bon appui qui protège le jeune arbre contre le vent en été et contre la neige en hiver.Je continue de cultiver et d\u2019engraisser le terrain au pied des arbres, chaque année.Je ne laisse pas pousser de rejetons au pied des arbres, je les arrache aussitôt qu\u2019ils apparaissent.Au fumier que je mets au pied des arbres, j'ai ajouté des cendres et de la, chaux et le résultat a été satisfaisant, surtout quant à la couleur des pommes.La proportion des cendres était de quatre livres par arbre, et pour la chaux, une livre ; le tout bien entendu au-dessus des racines.II.Emondage des pommiers.\u2014Je taille les pommiers de manière à leur donner une forme pyramidale autant que possible.Par ce moyen, je puis.cultiver beaucoup plus près de l\u2019arhre, car je n\u2019ai pas de branche plus basse qu\u2019à trois ou quatre.pieds du sol.J\u2019émonde au printemps, au mois de mai ; puis durant l\u2019été, j'ébourgeonne.Je ne taille jamais en hiver.Quand j'ai à couper une grosse branche, je la coupe aussi près de l\u2019arbre.que possible, et cela fait cicatriser lu blessure en une couple d\u2019années.Je ls couvre d\u2019une couche.de shellac.J\u2019ai aussi employé la cire à greffer, qui est très bonne pour empêcher l\u2019air de péné- tre.Au mois d\u2019août et de septembre, de chaque.année, j\u2019examine soigneusement le pied de mes pommiers, pour empêcher le ravage des vers perforateurs, qui sont très nuisibles aux jeunes arbres.La première année, le perforateur prend de la force, et la seconde année, il se fraye un chemin et pénètre dans les racines, puis lorsque l\u2019arbre est petit, il en fait le tour, coupant toutes les 190 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE racines.J'ai quelquefois trouvé, le matin, un arbre, planté depuis deux ou trois ans, renversé et ne tenant que par une racine.Un propriétaire de vergers ne devrait jamais négliger de combattre ce ver destructeur.III.Les chenilles, un ennemi destructeur.\u2014l\u2019our empêcher mes pommiers d\u2019être envahis par les chenilles, qui font leur apparition au printemps, j\u2019examine soigneusement chaque arbre et je fais disparaître tous les anneaux que je puis trouver.Ils sont déposés sur le nouveau bois de l\u2019année, et il est très facile de les distinguer.Il y à aussi la chenille turque, qui apparait au mois de juillet ; elles sont très grosses et elles se tiennent sur les feuilles en rangs serrés, les unes contre les autres.Il y a également la chenille à tente qui fait son apparition au mois d\u2019août.Elle est facilement trouvée et détruite.Elle n\u2019attaque que le dessous de Ja feuille.Un bon cultivateur de vergers ne devrait jamais laisser subsister aucun de ces ennemis destructeurs du pommier.Il devrait leur faire une guerre sans relâche.IV.Sprayage des arbres fruitiers \u2014Un proprie- taire de vergers qui désire avoir une bonne récolte de fruits doit arroser ses arbres s\u2019il veut réussir.J ai essayé de sprayer pendant quelques années, et j\u2019al remarqué une très grande différence dans la production et la qualité du fruit, et aussi dans la quantité de belles pommes.J\u2019arrose au printemps avec du sulfate de cuivre avant que les bourgeons s\u2019ouvrent, employant pour cela une livre pour quinze gallons d\u2019eau.Après que les bourgeons sont ouverts mais avant que les fleurs le soient, j\u2019arrose avec de la Bouillie Bordelaise, à savoir, une livre de sulfate de cuivre ou vitriol bleu, et une livre de chaux vive dans quinze gallons d\u2019eau ; À cela, j'ajoute une once de vert de Paris.Par ce moyen, je détruis toutes les petites chenilles qui attaquent les bourgeons les plus tendres, et je préserve les boutons de fleurs contre les chenilles qui les attaquent particulièrement ; ainsi j'obtiens de plus abondantes récoltes.Puis alors, j\u2019arrose une seconde fois immédiatement après la chûte des fleurs ; et la troisième fois quinze jours après la seconde, et ainsi de suite jusqu\u2019à la cinquième fois.De cette manière, je préserve mes pommiers des chenilles en premier lieu, et ensuite les pommes elles-mêmes contre les vers et les taches.De cette façon mes pommiers ont de très belles feuilles et une écorce très unie ct très nette.En un mot, mes arbres sont dans une très belle condition de santé.Il n\u2019y a pas une tache même sur les feuilles.J\u2019en conclus donc que le sprayage est l\u2019arme le plus efficace contre les ennemis des arbres fruitiers, les pruniers, les cerisiers et les poiriers, et aussi les vignes, les gadelliers et les framboisiers, bien qu\u2019ici il doive être appliqué d\u2019une manière quelque peu différente.V.La récolte des pommes.Les pommes, de même que tous les autres fruits, doivent être cueillies avec le plus grand soin.Lorsqu\u2019elles sont mûres, elles doivent être cueillies très soigneusement à la main, de imanière à ne pas briser le bourgeon.Pour cela, il faut que la pomme soit tournée sur un côté, et non pas arrachée, afin de ne pas briser le bourgeon à fruit pour l\u2019année suivante.J\u2019ai vu moi-même des personnes briser tous les bourgeons fruitiers de leurs pommiers en secouant les arbres lorsqu\u2019elles faisaient la cueillette des pommes, et l\u2019année suivante ces arbres ne portèrent pas de fruits.L'expérience m\u2019a prouvé que lorsque les pommes sont cueillies soigneuse- nient nous avons chaque année une bonne récolte sur les mêmes arbres.Je puis dire que le seul échec dans la récolte a été avec les Tetofskys, une pomme d\u2019été très hâtive, très difficile à cultiver de manière à avoir une récolte chaque année du même arbre.J\u2019ai réussi à faire produire chaque année à ces arbres en les fumant et les arrosant tous les deux jours, avec de l\u2019eau de vaisselle de la cuisine.Maintenant, comme je l\u2019ai dit, la cueillette des pommes demande un grand soin : elles doivent être cueillies à la main, placées aussi à la main dans un panier, et charroyées à la place où l\u2019on met les fruits dans un véhicule d\u2019un voiturage facile pour empêcher qu\u2019elles ne soient meurtries ou brisées.L\u2019an dernier, j'ai cueilli des pommes d\u2019automne avec le plus grand soin, les ai apportées à ma réserve et les y ai placées à la main.J'ai gardé quelques-unes de ces pommes pour la consommation domestique et nous en avons mangé le 14 d\u2019août dernier qui avaient conservé toute leur saveur.J\u2019en conclus que toutes les pommes qui ne sont pas sujettes à la fermentation, telles que les Yellow Transparents, Astra- chans et Duchesses, si elles sont cucillies avec les précautions convenables, pourraient être gardées pendant une grande partie de l\u2019hiver et nous pourrions avoir de meilleur prix pour nos pommes d\u2019automne.I.Je résume :\u2014La préparation du sol pour un verger doit être faite avec le plus grand soin ; on doit y mettre du fumier ; les arbres doivent être plantés aussi loin que possible les uns des autres, de manière à permettre la libre circulation de Pair.à\u201dmoins de trente-six pieds de tout côté.I.Le sol au pied des arbres doit être cultivé avec soin ; on ne doit pas y laisser cruitre de rejetons ; l\u2019écorce au pied doit être grattée lorsqu\u2019elle devient rugueuse, parce qu'elle sert d\u2019abri à des milliers d\u2019insectes.III.Les arbres doivent être tuillés avce svin et avec méthode, aucune branche parasite ne devant être laissée sur les arbres, les bourgeons mal placés doivent être enlevés ; lorsqu\u2019il nous faut couper une grosse branche on doit le faire avec soin, aussi près de l\u2019arbre que possible ; la blessure doit être aplanie avec un instrument très tranchant et couverte d\u2019une couche de cire à greffer ou de shellac.espèce de résine dissoute dans de l\u2019alcool.La cire à greffer se compose de trois parties de résine, trois parties de cire d\u2019abeilles et deux parties de suif.Lorsqu\u2019un pommier ou un poirier est attaqué par la nielle, la branche affectée doit être coupée 4 huit ou dix pouces au-dessous de la partie attaquée, et brûlée dans le poèle.IV.Le sprayage.\u2014Ne manquez ou ne négligez pas de sprayer vos arbres si vous voulez avoir une bonne récolte et garder vos arbres en parfait état, parce que nous ne pouvons attendre un bon rendement d\u2019un arbre malade ou d\u2019un arbre couvert de branches inutiles ; vous ne pouvez attendre une bonne journée de travail d\u2019un homme malade, et c\u2019est la même chose pour le pommier ou tout autre arbre fruitier.Nous ne devons pas oublier de sprayer nos vergers, car de cela dépend tout le succès.V.Tout propriétaire de verger doit voir à ce que le fruit soit cueilli comme il faut.Les arbres ne doivent pas être secoués pour avoir leur fruit qui doit être transporté à la réserve.Le fruit ne doit jamais être transporté dans une boîte ou un baril ; il ne doit pas non plus être transporté dans des véhicules non pourvus de bons ressorts flexibles.On doit le transporter aussi soigneusement que les œufs, sinon plus ; dans la réserve, on ne doit le placer que dans de petites boîtes ou paniers de manière à ce que l\u2019on puisse les examiner tous les mois pour en rejeter tous ceux qui sont gatés.Si tout cela est fait, au lieu de vendre nos pommes à des prix réduits nous en aurons des prix rémunérateurs sur nos marchés d\u2019hiver.Je termine ce court essai sur la culture des vergers en général en demandant à l\u2019honorable prési- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE Je recommanderais de ne pas les planter 191 dent et aux directeurs de la Société Pomologique de la Province de Québec, vu le prix très réduit des pommes dans notre section de l\u2019est, de prendre les mesures nécessaires pour avoir un agent canadien en Angleterre, et dans quelque autre port européen, pour surveiller nos expéditions de pommes et d\u2019autres fruits de la province de Québec, et pour en effectuer la vente en notre nom, nous en faisant toucher le produit au moyen de traites ou autrement, de manière à ouvrir pour nous un marché rémunérateur.Si les choses continuent comme elles sont parties, nous aurons avant longtemps.dans la partie est de la Province, de 150,000 à 200,000 barils de pommes à expédier.Nous devrions aussi avoir un expéditeur à Montréal, auquel nous enverrions nos pommes avec l\u2019assurance d\u2019une rapide expédition, qui recevrait le produit de nos ventes effectuées par l\u2019agent européen, et ensuite nous remettrait les résultats nets des expéditions qu\u2019on lui aurait faites selon les arrangements faits par la Société.SOUIÉTÉS ET CERCLES SOCIETES D\u2019AGRICULTURE ET CERCLES AGRICOLES Avis Messieurs les secrétaires des sociétés d\u2019agriculture et des cercles agricoles qui n\u2019ont pas encore transmis au département de l\u2019Agriculture, à Québec, tous les documients relatifs à leur association sont instamment priés de se mettre en règle au plus tôt.(Voir circulaire \u2018\u2018 Instructions aux Sec.des cercles agricoles\u2019).Le Président et les Directeurs qui ont à cœur le bon fonctionnement de l\u2019association agricole dont ils ont la direction, devraient veiller à ce que leur secrétaire se conforme à cet avis, alin de ne pas s\u2019exposer à perdre l\u2019allocation du gouvernement.\u2014 er WE > o_o PUBLICATION DE RAPPORTS DES SOCIETES ET CERCLES Avis Grace au nouveau format du Journal et à sa publication bi-mernsuelle, nous pourrons désormais y reproduire les rapports les plus intéressants (essais, expériences, résultats de concours, etc.) que nous transmettront les sociétés d'agriculture et les cercles agricoles. 192 Que l\u2019on veuille bien remarquer toutefois que nous ne pourrons publier les simples listes des concurrents et des prix des concours qui ne seraient pas accompagnées de renseignements utiles ou de remarques d\u2019un intérêt général.> \u2014\u2014\u2014\u2014 ECHO DES CERCLES AGRICOLES Cercle de St Philippe (Argenteuil) Champs de démonstration \u2014 Culture du blé sur terre chaulée Rapport de M.Théodule Leblanc.\u2014J\u2019ai ensemencé un arpent de terre avec 100 livres de blé bien nettoyé.Le terrain était divisé en deux parcelles dont l\u2019une avait reçu de la chaux.La parcelle chaulée m\u2019a donné 660 lbs de grain, l\u2019autre parcelle, non chaulée, 520 lbs.\u2014THÉODULE LEBLANC.Rapport de 1.J.Alex.St Onge.\u2014Un arpent de terrain dont la moitié a été chaulée.J\u2019aisemésur tout le terrain 90 lbs de blé.J\u2019ai récolté 510 lbs de grain sur la parcelle chaulée, tandis que sur la parcelle non chaulée je n\u2019ai eu que 390 lbs.Je suis satisfait de mon expérience et ferai plusieurs autres essais à l\u2019avenir \u2014J.ALEX.ST OÔNGE.Rapport de M.Olivier Clément.\u2014Après avoir battu mon blé, j'ai constaté que le demi arpent chaulé avec 10 minots de chaux m\u2019a donné 11 minots de grain, tandis que le demi arpent non chaule n\u2019a produit que 8 minots.\u2014OLIVIER CLEMENT.Cercle du Coteau du Lac (Soulanges) Champs de démonstration \u2014 Culture des légumineuses \u201cavec engrais potassiques et phosphatés Rapport de M.Joseph Pharand.\u2014Nature du sol, terre légère.Le 10 mai 1898, épandage de 200 lbs d\u2019engrais \u2018\u201c Victor \u201d\u2019 suivi d\u2019un bon hersage et roulage.Culture précédente, patates avec fumier.La différence entre la parcelle traitée avec l\u2019engrais chimique et la parcelle témoin a été à peu près pulle.Sur l\u2019ensemble le rendement du trèfle et surtout des lentilles a été très bon.Notes de la Rédaction : D\u2019après le programme officiel, le champ d\u2019expérience (culture des légumineuses) devait être établi pour démontrer l\u2019effet des engrais potassiques et phosphatés sur la croissance des légumineuses.Il eût donc fallu employer comme engrais du superphosphate de chaux simple et du chlorure de potassium ou, à défaut de ce dernier, des cendres de bois.Au lieu de cela, on a employé l\u2019engrais Victor, c\u2019est-à-dire un engrais gomplet, dispendieux, contenant de l\u2019azote, lequel LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE est, sinon nuisible, tout à fait inutile dans la culture des légumineuses.Rapport de M.Albert Dauth.\u2014Le champ d\u2019expérience, terre argileuse, était de un arpent.J'ai étendu sur un demi arpent 200 lbs d\u2019engrais \u2018\u201cRoyal.\u201d\u201d Je n\u2019ai pas pu me procurer du muriate de potasse (chlorure de potassium).J\u2019ai mélangé l\u2019engrais avec son poids de terre sèche et de chaux ; l\u2019épandage a été suivi d\u2019un bon hersage, puis j'ai semé le dit arpent moitié en trèfle Vermont, moitié en lentilles.J\u2019ai ensuite hersé de nouveau, puis roulé, à la date du 5 mai.Culture précédente, avoine et lentilles.La différence entre la parcelle traitée à l\u2019engrais chimique et la parcelle témoin était d\u2019environ un tiers en faveur de la première.Notes de la Rédaction.\u2014Ici, nous constatons la même erreur que dans le premier cas.A défaut de chlorure de potassium, on aurait dû employer des cendres de bois, et il eut fallu en outre se procurer du superphosphate de chaux simple.L\u2019engrais Royal employé est très couteux et contient un engrais azoté tout à fait inutile pour les légumineuses ; mais cet engrais azoté qui est ordinairement du sulfate d\u2019ammoniaque a été détruit (et c\u2019est ici une nouvelle erreur à constater) par le mélange avec la chaux.Ne jamais employer de chaux avec des engrais qui contiennent des sels d\u2019ammoniaque.Dans le cas actuel, l\u2019engrais azoté ayant été détruit, le trèfle et les lentilles ont prospéré en présence de la chaux, de la potasse et de l\u2019acide phosphorique qui sont bien les engrais minéraux qui leur conviennent, mais qui auraient pu leur être donnés sous une forme beaucoup plus économique.Nous engageons vivement les cultivateurs à ne pas se laisser induire en erreur par certains marchands d\u2019engrais chimiques qui leur vendent des engrais différents de ceux qu\u2019ils dgmandent.Ainsi, par exemple, quand on veut acheter du superphosphate de chaux simple, il ne faut pas se laisser imposer des engrais complets tels que Victor, Royal, etc., dont l\u2019emploi est tout autre et produit des résultats absolument différents.Pour éviter une erreur trop commune dans la dénomination des engrais, remarquons en passant que l\u2019on ne doit pas dire phosphate Victor, phosphate Royal, mais bien \u2018\u2018engrais Victor,\u201d\u2019 \u2018\u201c engrais Royal,\u201d etc., car ces engrais, pris dans l\u2019ensemble et quoique contenant du superphosphate de chaux, ne sont pas plus des phosphates que des nitrates ou des sulfates ; ce sont des mélanges d\u2019engrais isolés.Nous croyons devoir faire ces remarques dans l\u2019intérêt des cultivateurs zélés qui, à l\u2019exemple de MM.Pharand et Dauth, veulent arriver, par l\u2019emploi rationnel des engrais chimiques, à augmenter la production du sol d\u2019une manière économique.rt beh ped Het "]
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