Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1 mars 1899, mercredi 8 mars 1899
[" AIN LTURE D'HORTICULTURE: NN Bh ho sus te wird ni - port 0 ® - PPS L VOL.2 No.17.ee LE.2 Journal @ Agriculinve et d'Horticulture LE JOURNAL p\u2019 AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE est I\u2019organe officiel du Conseil d'Agriculture de la Province.de Québec, Il parait deux fois par mois, le 8 et le 22 de chaque mois, et s'occupe spécialement de tout ce qui arapport à l\u2019agriculture, À l'élevage des animaux, À l\u2019horticulture, etc.f'outes communications destinées à être insérées dans les colonnes de la matière À lire de ce journal devront être adressées \u2018\u2018 au Directeur du Journal d\u2019Agriculture et d'Horticulture, Québec.\u201d\u201d Pour conditions d\u2019An- aonces, etc., s'adresser à LA CIE DE PUB.\u201cLA PATRIB\"\u201d 77, 79 & 81 Rae St-Jacques, Montreal.Abonnement : $1.00 par année, payable d'avance TABLE DES MATIÈRES.Concours de Mérite Agricole pour 1899\u2014Avis.386 Notes météorologiques pour février.386 Choses et autres\u2014Tabac\u2014Fumure des pommes de terre, des prairies\u2014 Concours de vaches laitiéres\u2014 Rendement d\u2019un rucher\u2014Crème\u2014Nitrate de soude \u2014Engrais potassiques, Elles 387 La culture du lin.\u2026.\u2026.\u2026.0ecsmeenmresansoncosssensacmacnes 388 Bibliothèque du Cultivateur.\u2026\u2026.\u2026ueecseeseneenes 388 Boîte aux lettres.\u2026\u2026ourcsseresevenvessasenacnccamecsensa ces 389 Fabrication de la fécule.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ssesssisccrsroavecosecens 389 Chronique commerciale\u2014Le mouvement agricole en 1898.sonate usssensesencassa0um0n nessserasasasaness pasiseans 393 INDUSTRIE LAITIERE Les syndicats pour 1899.\u2026cosrronsecranescancssencersee 385 Un troupeau de vaches laitières.sense .395 Importations anglaises de produits laitiers en 1898.396 ANIMAUX DE LA FERME \u2019 Effets du soin et influence de l\u2019habitude dans l\u2019élevage des ANIMAUX.0rovsecesonesnee srsnseasossrncanseus 398 Médecine vétérinaire\u2014Consultationg.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.esece 399 ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Le sucre d\u2019érable dans le Vermont\u2014Une bonne chose 400 Les Sore Deane de couche.co covneininiisnnnnininnnnes 401 Le sucre d\u2019érable et la sucrerie\u2014Sirop\u2014Sucre\u2014 Sève aigrie, vinaigre d\u2019érable \u2014 Vente des produits\u2014 PrOfÎitS L\u2026consersoseuseserssnssesstré sean scecau0assecsenms rs 403 SOCIÉTÉS ET CERCLES Echo des cercles agricoles \u2014 St Albert de Warwick (Arthabaska) \u2014 Aubert Harbour (Iles de la Made- eine).srasnesnenseracaverecsoncesa an ess On 0000 PACA 0 400 00a000 405 ECONOMIE DOMESTIQUE Les Écoles mÉNAGÈrES.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026nssssassrccrrrecrens serrer censan ses 406 Hygiène et écoles de cuisine\u2014Oeufs\u2014Chauffage.\u2026\u2026 406 Recettes utiles.beesesusrerrrenernneattrasires beantstasssrens .406 Nourriture des volailles,.ansssssscaces pacsso sens ee 407 CONCOURS DE MERITE AGRICOLE POUR 1899 Avis Le concours de Mérite Agricole aura lieu, en 1899, dans la cinquième région de la province, comprenant les 7 comtés suivants : Portneuf, Québec, Montmorency, Charlevoix, Chicoutimi, Saguenay et Lac St Jean.Les personnes qui désirent prendre part à ee concours doivent adresser leur entrée au département de l\u2019Agriculture le ou avant le 1er juin, sur des blancs d\u2019inscription qui leur seront remis, sur demande, par ce département.Nulle demande d\u2019entrée transmise après le temps requis ne sera acceptée par le département.Les lauréats qui ont obtenu la médaille d\u2019argent et le diplôme de Très Grand Mérite en 1894, ne doivent pas oublier qu\u2019ils ont droit, cette année, de concourir de nouveau pour faire décider auquel doivent être décernés la médaille d\u2019or et le diplôme de Très Grand Mérite Exceptionnel.Ceux qui, à la même époque, n\u2019ont obtenu que le nombre de points suffisant pour avoir droit à la médaille de bronze avec diplôme de Grand Mérite ou au diplé- me de Mérite, peuvent également prendre part au concours cette année.etl NOTES METEOROLOGIQUES DE L'OBSERVATOIRE DE QUEBEC FEVRIER 1898 1899 Température moyenne.18°7 12°09 ¢ maxima .40°5 40°2 \u20ac minima.|[\u201416°4 |\u201416°2 Pluie en pouces.\u2026\u2026\u2026.0.70 0.86 Neige en pouces.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.4420 23.60 Vent : vitesse maxima, 49 milles à l\u2019heure, le 22.8 MARS 1899 CHOSES ET AUTRES Exposition de tabac canadien.\u2014 Le 11 février dernier, le ministre de l\u2019agriculture, l\u2019honorale M.Dechène, s\u2019est rendu à St-Jacques l\u2019Achigan, comté de Montca'm où avait lieu une exposition de tabac canadien.Plus de 1,000 personnes y assistaient.Les spécimens, trés nombreux et trés variés, n\u2019ont pas manqué d\u2019exciter l\u2019admiration des visiteurs et d-s membres du jury, qui étaient MM.Rivard, Gold~tein et Ferguson, tous trois manufacturiers de tabacs canadiens.La variété de tabac la plus admirée a été le \u201c Blue Prior,\u201d qui a obtenu le premier prix.Une adresse a été présentée par le président de la Société d\u2019Agriculture, à l\u2019honorable sir Henri Joly de Lotbinière, dans la grande manufacture de tabac.L\u2019honorable ministre a fait alors un excellent discours pratique au cours duquel il a fait l\u2019histoire de l\u2019industrie du tabac, et rappelé les péripéties par lesquelles elle a passé.Cette exposition ne manquera pas, nous l\u2019espérons, d\u2019avoir d\u2019heureux effets sur la culture du tabac dans la région.Tabac pour le marché.\u2014 Nous publiions, il y a environ un an, un article sur la culture du tabac et spécialement sur le marché.Nous disions que le marché pour les variétés de tabac tels que le Petit Havana (tabac rouge), le Grand Havana, le Connecticut, etc., est un marché très limité, un marché local, purement local, tandis que le Blue Prior, le White Burley et autres variétés très absorbantes, à feuilles poreuses, spongieuses, conviennent parfaitement à Ja fabrication des tabacs pressés (plugs) et se vendent bien, même cette année.Or, nous.avons produit en 1898 environ 12 millions de livres de tabac que l\u2019on ne trouve pas à vendre faute de marché.À qui la faute ?Si l\u2019on avait suivi les conseils du JOURNAL en cultivant les variétés convenables, les manufacturiers auraient été fort heureux de l\u2019acheter à un prix rémunérateur ; mais les manufacturiers disent qu\u2019ils ne veulent pas payer pour instruire les cultivateurs ; donc : Fournissons aux manufacturiers ce qu\u2019ils demandent, et exactement ce qu\u2019ils demandrnt.Une leçon comme celle-là devrait faire ouvrir les yeux à tout le monde et démontrer la nécessité de bien connaître les exigences, les caprices même LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE du marché ; la nécessité de s\u2019instruire en agriculture, la nécessité des conférences, des bons journaux agricoles, etc.Fumure des pommes de terre.\u2014Depuis 1876, on a cultivé des pommes de terre à Rothamsted (Angleterre), avec différents engrais Chaque année cette culture a été faite, sans engrais, avec différents engrais artificiels, et aussi avec le fumier de ferme employé seul et avec des engrais chimiques.La moyenne du rendement par acre depuis vingt ans a été : sans fumier, seulement 1 tonne 114 quintaux ; avec le sulfate d\u2019ammoniaque, 1 tonne 18% quintaux ; avec le nitrate de soude, 2 tonnes 8 quintaux ; avec le superphosphate, 3 tonnes 2} quintaux ; avec des engrais minéraux mélangés, comprenant la potasse, 3 tonnes 63 quintaux.Ainsi, les engrais purement azotés ont donc donné moins que les engrais purement minéraux.Avec les engrais minéraux mélangés et le sulfate d\u2019ammoniaque, la moyenne du rendement a été près de six tonnes, et avec les engrais minéraux mélangés et le nitrate de soude, elle a dépassé six tonnes.Le résultat obtenu avec le nitrate de soude est dû sans doute à ce que son azote est plus soluble et se répand plus rapidement dans le sol.Fumure des prairies.\u2014 C\u2019est une erreur, beaucoup trop répandue, de considérer comme inutile de fumer les prairies.L\u2019alimentation du bétail sera d\u2019autant meilleure et les rendements en foin d\u2019autant plus élevés, que les prés seront mieux entretenus et fumés.On doit tendre à récolter beaucoup de fourrage afin d\u2019élever ou de nourrir beaucoup de bétail et de produire beaucoup de fumier.La garniture de la prairie est d\u2019autant plus abondante que le sol est mieux pourva en éléments minéraux assimilables et notamment en acide phosphorique.Les deux matières fertilisantes par excellence pour les prairies, et notamment pour celles qui sont déjà anciennes, sont les phosphates et les sels de potasse (cendres de bois, kaïnite).Les légumineuses, qui forment la garniture de la prairie, puisent dans l\u2019air l\u2019azote nécessaire à leur nutrition, mais cette assimilation de l\u2019azote gazeux n\u2019a lieu \u2018qu\u2019autant que les plantes rencontrent dans le sol une quantité suffisante de chaux, d\u2019acide phosphorique, de potasse, etc. \u2014 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 387 \u201c L\u2019acide phosphorique transforme la nature d\u2019une prairie, en permettant le développement des légumineuses, trèfle blanc etc., dont les graines enfouies dans le sol ne ge montrent que sous l\u2019influence de la fumure phosphatée.On se trouve particulièrement bien de l\u2019emploi des sels de potasse pour la fumure des prairies humides.On double parfois le rendement en foin et en regain d\u2019une vieille prairie, par l\u2019apport de quantités convenables de phosphate et de potasee.Pour les prairies, c\u2019est à la fumure minérale que les cultivateurs doivent recourir, réservant pour les terres en culture le fumier d\u2019étable presque partout produit en quantité insuffisante pour subvenir aux exigences des champs.En général, les prairies ont besoin d\u2019être aéré-s tous les printemps.A cette époque, on doit les herser'vigoureusement et les rouler.Concours de vaches laitières.\u2014 Nous publions avec plaisir l\u2019extrait suivant d\u2019une lettre de MA.Mousseau, de Berthier (en haut).\u201c J\u2019ai appris avec beaucoup de plaisir que I\u2019Hon.Commissaire de I\u2019 Agriculture avait décidé d\u2019ouvrir cette année un Concours de vaches laitières pour la province de Québec.Je n\u2019ai aucun doute que les sociétés d\u2019agriculture et les cercles agricoles ne s\u2019empressent de répondre à l\u2019appel du gouvernement.Je crois que ces concours auront un bon effet, pour l\u2019amélioration du bétail, et que chacun s\u2019efforcera d\u2019obtenir de ses vaches un fort rendement, c\u2019est-à-dire qu\u2019il faudra en avoir plus de soin que d\u2019habitude pour arriver à un bon résultat.?\u201d Beau rendement d\u2019un rucher.\u2014 M.T.N.Péloquin, apiculteur prativue et agronome, de St Hyacinthe, nous informe qu\u2019avec 72 ruches il a récolté, en un an, 8,000 livres de miel extrait et augmenté son ruch:r de 20 colonies.Il ajoute qu\u2019un rucher bien conduit donne de gros profits et que, grâce aux leçons d\u2019apiculture qu\u2019il donne journellement et gratuitement, l\u2019apiculture fait de rapides progrès dans son district.Il a même l\u2019intention d\u2019abandonner les gros travaux de la ferme pour s\u2019occuper tout spécialement de ses abeilles, Richesse de la crème, \u2014D\u2019après des expériences mentionnées dans la Farmer\u2019s Gazette, cent livres de crème obtenue du lait de vaches Jersey ont donné 52 livres de beurre ; la même quantité de crème obtenue de Shorihorns a donné seulement 47 livres, tandis que la crème obtenue d\u2019Ayrshi- res a donné seulement 43 livres, et celle de Holsteins a donné un peu plus de 30 livres de beurre pour chaque 100 livres de crème.Concours pour l\u2019emploi du nitrate de soude.\u2014 L\u2019an dernier, dan~ I\u2019 Aube, en France, on a établi des champs de démonstration pour l\u2019emploi du nitrate de soud~ Des parcelles ont reçu du fumier de ferme, d\u2019autres une fumure d\u2019engrais chimiques complémentaires.On a employé le superphosphate minéral dans les terres calcaires et les scories de déphosphoration dans les sols pauvres en chaux.Le nitrate de soude a été semé en deux fois, par portions égales, à trois semaines environ d\u2019intervalle.Les récoltes des différentes parcelles ont été séparées et le battage a permis de constater les rendements obtenus.Dans chaque champ, la fumure au fumier et aux engrais chimiques a donné un rendement supérieur à celui donné par le fumier seul.L\u2019excé- dent dû à la fumure complémentaire a dépassé en valeur le coût des engrais chimiques.Les résultats donnés par les champs de démonstration ayant reçu des scories sont supérieurs à ceux donnés par les champs fumés au superphosphate.Ces essais ont été faits avec l\u2019avoine et le blé.Engrais potassiques.\u2014 Ÿ a-t-il des inconvénients à répandre longtemps à l\u2019avance les engrais potassiques ?Réponse.\u2014 Il n\u2019y aucun inconvénient, à moins que le sol ne soit du sable presque pur.La potasse est fortement retenue par le pouvoir absorbant de la terre et ne subit pas de déperditions appréciables.En Allemagne, on enfouit très souvent les sels potasziques avant l\u2019hiver pour la fumure des plantes sarclées du printemps.Ilya même avantage à confier les sels potassiques, chlorure ou kaïnite, au sol, longtemps avant leur utilisation.Platre.scories et fumier.\u2014 Conseillez vous de plâtrer les prairies de trèfle ?Doit-on plâtrer souvent ?Peut-on employer les scories en même temps que le fumier pour les pommes de terre ?Réponse.\u2014On recommande fortement le p'âtrage pour favoriser le développement des légumineuses.La durée d\u2019action du plâtre est courte.On peut faire des plâtrages modérés tous les deux ans.On ne peut mélanger les scories au fumier 388 qu\u2019au moment où la charrue l\u2019enterre.Les pommes de terre profiteront de cet engrais ainsi que les récoltes qui suivront.Enfouissement des engrais\"phosphatés.\u2014 À quelle profondeur doit-on enfouir les engrais phosphatés ?Réponse.\u2014 Les opinions sont partagées.Plusieurs agronomes conseillent de les enfouir profondément dans le sol par le labour précédant les semailles, et non pas de les enterrer après labour, par un simple hersage.C\u2019est une erreur de croire que les racines des céréales vivent presqu\u2019excluei- vement dans les régions superficielles du sol ; elles plongent au contraire très profondément.LA CULTURE DU LIN Graine de lin\u2014Industrie\"à alimenter\u2014Tourteau \u2014 Fibre et graine \u2014 Nous recevons de \u2018\u201cThe Dominion Oil Cloth Co,\u201d de Montréal, l\u2019importante commnnication suivante: \u201c Il y a quelques années il se cultivait une quantité considérable de lin dans la province de Québec, mais principalement, croyons-nous, pour la fibre, et comme la demande pour ce produit a considérablement baissé quand le coton 4 bon marché a fait gon apparition, la culture du lin dans cette province n\u2019est plus guére pratiquée.\u2018Toutefois, maintenant que nous allons nous livrer à la fabrication de l\u2019huile de lin, nous sommes d\u2019avis qu\u2019il serait de l\u2019intérêt du cultivateur de s\u2019occuper de cette culture pour la production de la graine ; nous croyons qu\u2019il en faudra plus d\u2019un million de boisseaux par an, pour les besoins du Dominion, dont la moitié sera, selon toutes les probabilités, produite par le Manitoba, bien que la production dans cette province ait dépassé un million de boisseaux en 1895, production qui est depuis ce temps-là réduite à 300,000 ou 400,000 boisseaux environ.\u201cDurant ces quelques dernières années, Ontario a produit environ 100,000 boisseaux par an.Considérant le bas: prix auquel le foin se vend depuis ces dernières années, nous croyons que la graine de lin vendue au prix de 80 cts à $1.20 le boisseau devrait attirer l\u2019attention des cultivateurs ; nous pouvons ajouter que la graine de lin vaut mainte- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE nant environ $1.20 le boisseau en Angleterre et environ $1.15 aux Etats-Unis, DOMINION OIL CLOTH CO., Par JonN BAILLIE, Directeur-gérant.\u201d\u2019 Le lin vient admirablement bien dans la province de Québec, et nous avons toujours insisté sur importance de sa culture tant au point de vue de la fibre qu\u2019à celui de la graine.Malheureusement, pour la fibre il n\u2019existe pas encore de marché local et il faudrait commencer par en créer un.En attendant que l\u2019industrie linière s\u2019établisse dans le pays, sachons profiter de la très bonne occasion qui s\u2019offre à nous pour l\u2019écoulement, à un prix rémunérateur, de toute la graine de lin que nous pourrons produire cette année.En effet,la puissante Compagnie \u2018\u2018Dominion Où Choth'\u2019 va se livrer, dès l\u2019été prochain, à la fabrication de l\u2019huile de lin, à Montréal.Cette grande manufacture de prélarts, toiles cirées, etc., aura besoin de centaines de milliers de minots de graine de lin pour alimenter son industrie, et il serait vraiment pénible de voir cette industrie obligée de s\u2019adresser au Manitoba ou ailleurs pour se procurer la matière première qu\u2019il dépend de nous, cultivateurs, de produire en quantités aussi grandes que nous le voudrons.L'industrie de l\u2019huile de lin est également avantageuse par la proportion considérable de son sous- produit, \u2018\u2018le tourteau de lin,\u201d\u2019 qu\u2019elle met à la portée des cultivateurs pour l\u2019alimentation des animaux de la ferme.Nous publierons prochainement un article sur la culture du lin pour la production de la graine.Disons cependant de suite qu\u2019il résulte d\u2019une enquête faite par le département de I\u2019 Agriculture des Etats-Unis, et que les agronomes semblent unanimes à déclarer, qu\u2019on ne peut cultiver le lin à la fois pour produire une belle fibre textile et en même temps une forte récolte de graine bien mûre.Pour la fibre on sème dru, c\u2019est à dire 14 à 2 minots de graine par arpent, tandis que pour la graine on doit semer clair, c\u2019est à dire de 4 à 6 gallons par arpent, de manière a obtenir des plantes bien branchues.ee BIBLIOTHEQUE DU CULTIVATEUR Catalogues de graines, plantes, etc.\u2014Ces catalogues sont adressés gratuitement.Il suffit, pour se les procurer, d\u2019écrire aux adresses indiquées ci-dessous. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 389 Wm.Ewing & Cie, Montréal P.O.Box 876.\u2014 L'édition française de ce catalogue forme une belle brochure de 64 pages et contient une bonne collection de graines, plantes, engrais, insecticides et instruments d\u2019horticulture, etc.Chaque famille de cultivateurs devrait s\u2019en procurer un exemplaire.Wm.Evans, marchand grainetier, rue McGill, Montréal.\u2014 Nous n\u2019avons encore reçu que l\u2019édition anglaise.C\u2019est un beau et bon catalogue de 90 pages, bien imprimé, rédigé avec soin et contenant de nombreux renseignements utiles sur les diverses cultures.On y trouve également une intéressante collection de graines diverses, plantes, outils de jardinage, pompes de sprayage, etc.Pompe de sprayage \u2018 Excelsior,\u201d\u201d de William Stahl, Quincy, Illinois, U.S.\u2014 Circulaire explicative, prix de I\u2019appareil, etc., envoyés sur demande adressée 3 Wm.Stahl.The May Flower.\u2014Journal mensuel de culture de flaurs et plantes de jardin et d\u2019appartement, publié par la maison John Lewis Childs, de Floral Park, New-York.Prix d\u2019abonnement par an, 25 cents.Ceux de nos lecteurs qui lisent l\u2019anglais trouveront dans cette belle revue tous les renseignements qu\u2019ils désirent avoir en fait de culture de fleurs de jardin, de serre et d\u2019appartement, de fruits, etc.Chaque No mensuel forme une charmante brochure contenant de belles gravures, chromolithographies, etc.Cette revue compte près de 300,000 abonnéa.Pour l\u2019abonnement, envoyer 25 cents à John Lewis Childs, Floral Park, Queens Co, N.Y.U.S.Ginseng Culture, par Salzer.\u2014Prix, 15 cents.\u2014 Voici une petite brochure que nos lecteurs feront bien de se procurer, car ils y trouveront les renseignements nécessaires sur la culture du ginseng, dont nous avons déjà parlé.Adresse : John A.Salzer Seed, La Crosse, Wisconsin, U.S.+.BOITE AUX LETTRES Ginseng.\u2014Ou dois-je m'adresser pour me procurer de la graine de ginseng, et à quel prix la vend- t-on ?Y a-t-il des livres sur la culture du ginseng et où puis-je me les procurer ?\u2014Joseph Fontaine, Ste Agathe, Manitoba.| 0 Réponse.\u2014 Je ne pense pas que vous trouviez sur le marché de la graine de ginseng.On est obligé de la récolter soi-même, à l\u2019automne, dans les forêts ou croît le ginseng.Mais vous pouvez vous procurer de bonnes racines de ginseng, au prix de 40 cents la douzaine, $2.75 le cent, et $13 les 500, à l\u2019adresse suivante : John A.Salzer Seed Co., La Crosse, Wisconsin, U.S.Vous trouverez également, à la même adresse, une brochure sur la culture du ginseng, au prix de 15 cents.Enfin, l\u2019Almanach des cercles agricoles 1899, publié par J.B.Rolland fils, rue St Vincent, Montréal (prix, 5 cents), contient un article assez complet sur cette culture.Canards Pekins.\u2014 J\u2019ai lu dans le Journal que l\u2019on désirait savoir où s\u2019adresser pour avoir des canards pekins.Vous pouvez annoncer que j'en ai, et que j'ai également des canards de Rouen et des canards de chasse.\u2014 Théophile Larivée, Vau- dreuil, P.Q.\u2014\u2014\u2014-\u2014 \u2014r-\u2014 same LES INDUSTRIES DE LA FERME La fabrication de la fécule (Suite.) IV.\u2014 MODIFICATIONS.\u2014 FABRIQUES MOYENNES.La fabrication telle que je l\u2019ai décrite suppose un travail fait entièrement par le cultivateur et sa famille dans une exploitation relativement restreinte, ou même dans une exploitation combinée, par une certaine coopération, le but principal étant d\u2019amener un écoulement plus facile de l\u2019un des principaux produits de la ferme, et de se créer une occupation profitable, sans encourir de grosses dépenses d\u2019installation.Pour compléter ce sujet, je crois qu\u2019il ne sera pas inutile de passer en revue les modifications que l\u2019on peut apporter dans l\u2019in+tallation, pour le cas où l\u2019on voudrait entreprendre la fabrication sur une plus grande échelle en employant la force mécanique et travailler 150 à 200 minots par jour.Dans ce cas, on ve peut pas prétendre que le travail sera réellement plus parfait au point de vue de la quantité et de la qualité du produit, mais il sera certair ement plus rapide et moins pénible, et on économisera la main d\u2019œuvre, qui, si elle est suffisante et avantageusement employée dans le travail en petit, hr Th se ZAR ads AEN SADR.Sn slit ni Fr rrr 390 pourrait manquer ou devenir onéreuse dans le travail en grand.x Fx Le laveur tel que je l\u2019ai indiqué, page 297, JOURNAL du 8 Janvier, avec les modifications permettant le chargement et le déch+srgement continus, conviendra parfaitement, seulement, il faudra augmenter sa longueur à six pieds en soutenant les lattes par le milieu à l\u2019aide d\u2019un cercle extérieur sur lequel elles seront fixées.Il sera placé un peu plus haut que la râpe, vers laquelle les pommes de terre lavées et déchargées automatiquement sur un plan incliné en claire voie, rouleront directement.Cet appareil a toujours une légère pente de la trémie à la décharge pour amener l\u2019entrainement naturel des patates vers la sortie.Il est actionné par le moteur à l\u2019aide d\u2019une courroie et d\u2019une poulie.Son mouvement, qui est très lent, est de 12 à 15 tours par minute.Je ne crois pas qu\u2019il y ait lieu d\u2019indiquer le coût probable de cette machine.Elle est si simple que chacun pourra en faire l\u2019appréciation suivant ses commodités pour la fabriquer ou la faire fabriquer.Pa A la rigueur, on pourrait continuer ici à employer la râpe en bois à garniture de fer-blanc, qui est ce qu\u2019il y a de plus économique, mais elle n\u2019est pas saus inconvénient dans un travail industriel avec application de la force mécanique, et il est Fig.16.\u2014Tambour de râpe en fonte.réellement plus avantageux de ge servir d\u2019une râpe à noyau en fonte avec garniture de lames d\u2019acier \u2018dentées, bien qu\u2019elle exige une dépense relativement considérable.La fig.16 représente le noyau en fonte du tambour de la 1âpe et la fig.17, une lame dentée, grandeur naturelle, mais brisée par le milieu pour diminuer la longueur de la gravure.LE JOURNAL LD\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Le noyau est formé de deux disques pleins en fonte A, B, de deux pieds de diamètre et un pouce d\u2019épaisseur, boulonnés sur l\u2019axe creux C, aussi en fonte, de manière À avoir un écartement intérieur de 7 pouces entre les deux disques.À l\u2019intérieur, près de la circonférence, il y a autour des deux disques deux rainures d\u2019un demi pouce de large et autant de profondeur pour recevoir les extrémités ou tenons B de la lame de râpe (fig.17) ainsi que les tasseaux en fer qui séparent les lames.Fig.17.\u2014Lame de rape.A chaque quart des disques et correspondant aux deux rainures, se trouvent les ouvertures 0,0.Quand on monte la râpe, on enfonce dans ces ouvertures des tasseaux en forme de coins allongés pour resserrer et assujettir le système.L'arbre D, calé dans l\u2019axe creux C, repose sur deux coussinets fixés sur le bâti et porte deux poulies, l\u2019une fixe E, destinée à donner le mouvement à la râpe, et l\u2019autre folle, F.Lorsque la râpe est en mouvement, il peut arriver pour une cause quelconque, qu\u2019il y ait lieu de l\u2019arrêter sans arrêter le moteur.Il suffit alors de faire glisser la courroie de la poulie fixe sur la poulie folle.Cette manœuvre se pratique surtout lorsque, par accident, un corps étranger dur passe à la râpe avec les patates, ce dont on est immédiatement averti par le grincement qui se produit.Alors, il importe d\u2019arrêter au plus vite la râpe, et pour hâter encore l\u2019arrêt, après avoir fait glisser la courroie sur la poulie folle, on produit une pesée sur l\u2019arbre avec une barre de bois formant levier.Lorsqu\u2019on veut garnir la râpe, on passe d\u2019abord un tasseau un peu plus long que les autres dans deux ouvertures correspondantes 0.Contre ce tasseau, on place une lame, les deux tenons prenant dans les rainures, puis un tasseau, une lame, un tasseau, et ainsi de suite.Ces tasseaux sont des espèces de règles en fer d\u2019un demi pouce carré.A mesure que la circonférence se garnit, on fait tourner la râpe sur son arbre.Quand on est revenu au point de départ, il ne reste plus qu\u2019à assujettir solidement le système en enfonçant des LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 391 coins allongés en fer dans les ouvertures 0, 0, entre tasseaux et lames.La râpe est recouverte d\u2019une enveloppe semi- cylindrique qui repose sur le bâti et qui a une échancrure en avant pour livrer passage aux tubercules.Correspondant à cette échancure se trouve la trémie qui reçoit les patates venant directement du laveur par le plan incliné en claire-voie.La partie inférieure de la trémie est formée par un volet suspendu en haut par une charnière et ramené vers la râpe en bas par un ressort, sans que pour cela il puisse jamais toucher les dents de larâpe.Cette partie de l\u2019appareil sert à pousser automatiquement les patates contre les dents de la rape qui les réduisent en pulpe fine.Avec le temps, les dents de la râpe s\u2019usent.Quand on s\u2019aperçoit qu\u2019elles ne mordent plus tout Le tamis ordinaire devra être remplacé par un tamis mécanique.Il en existe de divers modèles.Celui dont je vais donner la description convient très bien pour notre situation.Ce tamis est un cylindre fixe de 6 pieds de longueur sur 24 pieds de diamètre.Il est formé de deux armatures semi-cylindriques à l\u2019intérieur, en bois, qui s\u2019ajustent l\u2019une sur l\u2019autre et se démontent facilement.Ia moitié supérieure A est garnie intérieurement de feuilles de fer blanc ou de zinc, et la moitié inférieure, de to'le métallique.Dans la section B de 34 pieds, la toile métallique est du No.25 ; le reste en C, 24 pieds, reçoit de la toile No.35.Sur la partie supérieure se trouve une auge étroite D dont le fond est percé de trous fins sur toute la longueur et qui sert à distribuer l\u2019eau sur LT F a Fig.18.\u2014Tamis mécanique.à fait bien, on la démonte pour retourner les lames, Si les lames sont usées des deux côtés, on les remplace par des neuves.Au reste, la disposition générale de l\u2019appareil ne diffère pas beaucoup de celle que j\u2019ai indiquée pages 320 et suivantes, JOURNAL du 22 Janvier, sinon qu\u2019ici le mouvement est transmis par un moteur au moyen de courroies et de poulies et non par une manivelle et des engrenages.Comme prix approximatif de la râpe, je puis avancer le chiffre de $50 pour le tambour, l\u2019arbre, les poulies et les coussinets, la capote semi-cylindrique, la garniture du volet de la trémie (charnière et ressort).Le mouvement imprimé à la râpe est de 700 à 800 tours à la minute.la pulpe pour la laver.L\u2019ean est fournie par un tuyau à trois décharges, une au milieu et les autres aux deux bouts, et son arrivée est réglée par le robinet R.Le débit du robinet et celui de l\u2019auge doivent être proportionels, c\u2019est-à-dire qu'il faut que le robinet en fournisse assez, mais pas plus, pour que l'auge en distribue constamment sur toute la longueur du tamis.L\u2019extrémité du tambour qui reçoit la pulpe venant de la râpe par le conduit N est garnie d\u2019un rebord intérieur dedeux porces, mais de l\u2019autre côté, le tamis (le demi cylindre inférieur) est fermé, et la partie supérieure est ouverte pour livrer passage à la pulpe épuisée qui est rejetée dehors par suite du mouvement des brosses.Le tambour est traversé par l\u2019arbre mobile E 392 qui reçoit sur toute sa longueur des bras solides armés de brosses L de 12 pouces de largeur.Lorsque l'arbre est en mouvement, actionné par la poulie H, les brosses frottent sans effort sur les parois du tamis ; leur disposition forme sur toute la longueur un pas d\u2019hélice fuyant par rapport au mouvement de l\u2019arbre.Les brosses elles-mêmes sont un peu inclinées par rapport à l\u2019axe, et dans le même sens fuyant.: Cela n\u2019est peut-être pas très aisé à saisir d\u2019abord.Comme c\u2019est la partie essentielle au bon fonctionnement du tamis, et qu\u2019il importe que chacun puisse autant que possible construire ses appareils soi-même, je vais tâcher de me faire comprendre autant que faire se peut.Nous avons 8 brosses d\u2019un pied, dont on peut voir la disposition autour de l\u2019arbre FE, par les points noirs L.La première brosse toute indiquée plonge en bas ; les trois suivantes viennent successivement en arrière de l\u2019arbre ; la cinquième est en haut, puis deux en avant de l\u2019arbre et la huitième est en bas, au bout de la course.L\u2019arbre tournant dans le sens de la flèche indiquée sur la poulie H, de gauche à droite, l\u2019hélice marquant la position du pied des brosses sur l\u2019arbre tourne de droite à gauche.Les brosses étant un peu penchées obliquement dans le même sens par rapport à la parois du tamis, et chacune balayant une petite partie du * cercle que la suivante balaiera après elle, la première ramasse la pulpe arrosée qu\u2019elle trouve sur son passage et la remonte ; mais par la position oblique de la brosse, cette pulpe tend à s\u2019échapper en avant ; la seconde brosse ramasse cette pulpe déjà travaillée et la transmet à la troisième.Parvenu à la dernière brosse, la pulpe est épuisée et est rejetée au dehors, et comme l\u2019arrivés de la pulpe venant de la râpe est continue, la décharge de la pulpe épuisée est également continue.Maintenant, pourquoi deux sorteg de toile métallique en Bet C.Au sortir de la râpe, la pulpe proprement dite, la matière fibreuse est bien déchirée, mais elle est composée de particules assez volumineuses pour ne pouvoir passer au travers de la toile No.25, tandis que les grains de fécule sont entraînés avec l\u2019eau.A mesure que le travail avance, cette pulpe devient de plus en plus fine par le frottement des brosses.Afin de l\u2019empêcher de passer avec la fécule, vers la seconde partie du travail, on emploie de la toile métallique No.35.Le tamis est fixé sur un bâti F.Le fond du bâti forme une auge inclinée vers le coin extrême, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE du côté où l\u2019eau chargée de fécule doit couler dans les cuves d\u2019épuration.Voici quelques détails sur la construction du tamis que je viens de décrire : Nous devons tendre une toile métallique sur une surface de 6 pieds de long et une largeur de 34 pieds (demi circonférence), de manière à former une surface circulaire aussi régulière que possible.Il nous faut établir une espèce de claie sur laquelle nous assujettirons la toile métallique.On peut former 6 demi cercles de support en découpant des demi cercles dans des planches d\u2019un pouce d'épaisseur, 3 pieds de long, 15 à 16 pouces de large avec un rayon de 134 pouces, moitié de 24 pieds, le diamètre du tamis.Ces demi cercles, pour être assemblés seront placés aux distances suivantes À partir du côté de la toile No.25, y compris les épaisseurs, 14, 14, 14, 15, 15 pouces.L'échancrure circulaire de chaque planche sera entaillée de trois en trois pouces pour insérer des tringles assez fortes pour soutenir la toile et lui donner Une surface régulière.La fig.19 donne une idée d\u2019une planche découpée et échancrée.x ee emcee ree cme mca - em.o\u2014 \\ fe Fig.19.\u2014Partie de charpente du tamis.Deux planches de trois pouces de largeur X, X, de l\u2019épaisseur desquelles on tiendra compte dans le tracé du demi-cercle, serviront à assembler par le haut les six planches et à fixer la partie du cylindre garnie de fer-blanc ou de zinc.Cette dernière partie qui n\u2019a pour but que de servir de couvercle à l\u2019autre et de soutenir l\u2019auge D, fig.18, ne demande pas autant de soin pour être cunfectionnée.Pourvu que ses parois ne soient pas heurtés par les brosses, tout est bien.Le mouvement imprimé à l\u2019arbre du tamis est de 40 à 45 tours à la minute.La toile métallique coûte de 18 à 20 centins du pied carré.Le zinc et la toile métallique pour un tamis coûteraient environ $5.Il y a ensuite les tuyaux, le robinet, l\u2019arbre, la poulie et les coussinets.Dans le prochain article, je donnerai le plan d\u2019une féculerie de moyenne grandeur.Oct.CUIssET.dm OFT Mm mh TY eee CO LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE oa geo 393 CHRONIQUE COMMERCIALE Le mouvement agricole de 1898 Le dernier rapport annuel du Commissaire de l\u2019Agriculture traite aussi de l\u2019amélioration des chemins vicinaux, du Mérite agricole, des concours de produits laitiers, des sociétés et cercles agricoles, de l\u2019horticulture fruitière, et des Arts et Métiers.M.J.A.Camirand, l\u2019inspecteur des chemins provinciaux, nous apprend que l\u2019emploi des machines de voierie se propage rapidement.Le ler novembre, il en avait compté 95 en usage dans les divers comtés, et ii y avait 1200 milles de chemins réparés de cette manière.Dans quelques années, pour peu que ce brau mouvement se maintienne, tous les chemins vicinaux de la Province seront faits à la machine.Avec la propagation des concasseurs de pierre qui commencent aussi à devenir en usage, l'adoption d\u2019un système uniforme pour l\u2019empierrement et l\u2019égouttement des routes publiques, la substitution des clôtures en broche aux encombrantes palissades qu\u2019on voit aujourd\u2019- hui, on arrivera vite À faire de nos belles campagnes l\u2019orgueil du Dominion.Le malheur est qu\u2019on a encore trop l\u2019horreur de tout ce qui sent le système.Il faudrait débarrasser le Code municipal des clauses qui laissent aux particuliers l\u2019option de faire leur bout de chemin à leur guise.Au moins, cette vieille routine devrait être abolie dans les paroisses d\u2019une certaine importance.La voie- rie À frais communs revient en fin de compte à bien meilleur marché pour chacun.Il suffit d\u2019en faire l\u2019essai.Partout où l\u2019on prélève une taxe en argent pour cette fin et où l\u2019emploi de ces deniers est sous le contrôle du conseil municipal, on est tellement satisfait que pour rien au monde on ne voudrait retourner à la vieille routine.Le Mérite agricole est une autre institution vraiment admirable.Depuis sa fondation en 1890, il a, dans ces neuf années, fait un bien énorme.Les rapports annuels de ces concours sont de sûrs baromètres du mouvement agricole, et permettent de suivre, d\u2019une année à l\u2019autre, le progrès marqué qui s\u2019opère dans tous les comtés.Les membres du jury constatent, cette année, que la culture se fait d\u2019une manière plus intelligente, qu\u2019il y a tendance à raisonner chaque opération, à se rendre compte du pourquoi et du comment de la diversité des résultats obtenus, qu\u2019enfin on est devenu extrêmement questionneur, qu\u2019on cherche à se renseigner et à s\u2019instruire.Cette soif d\u2019apprendre est d\u2019un bon augure ; c\u2019est le symptôme assuré de de la dernière maladie de dame Routine.La région visitée cette fois comprend les comtés de Pontiac, Ottawa, Argenteuil Nord, Labelle, Terrebonne Nord, L\u2019Assomption, Montcalm, Jo- liette, Berthier, Maskinongé, St Maurice, Trois- Rivières et Champlain.Le jury rapporte que, presque partout, la réforme des chemins est en très bonne voie ; dans un bon nombre de paroisses, les machines sont en usage et ont déjà fait beaucoup d\u2019ouvrage.C\u2019est le deuxième concours dans cette région ; en comparant les notes de 1893 à celles de 1898, les juges ont constaté un progrès de 16 p.c.sur la comptabilité, de 8 p.c.sur le drainage, de 37 p.c.sur l\u2019emploi des engrais verts, de 63 p.c.sur l\u2019emploi des fertilisants chimiques, de 14 p.c.sur le rendement en blé, de 38 p.c.pour les graines fourragères, de 17 p.c.pour le lin, de 20 p.c.pour le fourrage vert, de 52 p.c.pour les vergers.Ces chiffres sont éloquents.Il y a cependant quelques ombres au tableau.La construction des silos a diminué de 16 p.c.dans cette région, tandis qu\u2019elle augmente considérablement dans les Cantons de l\u2019Est et le Sud- Ouest de la Province.La comptabilité laisse aussi à désirer dans les familles de cultivateurs, et un traité court et élémentaire de cette matière, répandu dans nos campagnes, ferait un bien énorme.Les concours de produits laitiers de l\u2019année dernière sont non moins intéressants à étudier.Ce sont, on le sait, des épreuves aussi fortuites que possible auxquelles on soumet les fabricants.À certaines époques de l\u2019année, ceux-ci sont appelés à l\u2019improviste, par groupes de vingt-cinq, à envoyer à bref délai des échantillons de leur fabrication courante.C\u2019est un bon moyen de se rendre compte du mouvement réel de cette industrie.Il y a eu trois de ces concours en 1898, le premier à Québec, le 31 juillet, les deux autres à Montréal, le 17 septembre et le 29 octobre.Il me parait utile de rappeler ici les noms des heureux concurrents, pour raviver l\u2019émulation en vue de la saison prochaine.Concours DU 31 JUILLET Beurre.\u2014 Joseph Beaudet, Buckland, 99 points, $14 en argent, médaille argent et diplôme 1ère classe.Elzéar Fortier, Ste Anne de Beaupré, 93% points, $2 en argent, médaille bronze, diplôme 2e classe. 394 Fromage.\u2014 Louis Bibeau, St Flavien Lotb., 944 points, $4 en argent, médaille bronze 2e classe.Eugène Boucher, St Flavien (Rimouski), 98 points, $4 en argent, médaille bronze 2e classe.CoNcours DU 17 SEPTEMBRE Beurre.\u2014Pierre Caron, St Camille (Wolie), 94 points, $3 en argent, médaille bronze 2e classe.A.Allard, St Paul l\u2019Ermite, 93 points, médaille bronze 2e classe.Fromage.\u2014Jules Fradet, Malbaie, 96 points, $7 en argent, médaille bronze 2e classe.J.Verronneau, Ely (Sheff.), 944 points, $4 en argent, médaille bronze 2e classe.A.Blais, Bic, 94 points, $3 en argent, médaille bronze 2e classe.P.Angers, Jonquières, $1 en argent, médaille bronze Ze classe.CoNcours DU 29 OCTOBRE Beurre.\u2014J.A.Huberdeau, St Chrysostôme (Chat.), 95 points, $5 en argent, médaille bronze 2e classe.Jean Maurice, St Ephrem d\u2019Upton, 94} points, $4 en argent 2e classe.A Salegranque, Ste Thérèse (Terr.), 94 points, $3 en argent, médaille bronze.J.G.Bouchard, Ste Angèle de Monnoir, 94 points, $3 en argent, médaille bronze.J.H.Rocheleau, Mawcook (Sheff.), 934 points, $2 en argent, médaille bronze.Damase Dubuc, Ste Sophie de Levrard, 93% points, $2 en argent, médaille bronze.John Burns, St Benoit (Deux-Mont.), 98 points, $1 en argent, médaille bronze.Marc McDuff, l\u2019Ange-Gardien (Rouville), 93 points, $1 en argent, médaille bronze.Léon Boucher, St Valère de Bulstrode, 93 points, $1 en argent, médaille bronze.Edouard Maurois, Coaticook, 93 points, $1 en argent, médaille bronze.Fromage.\u2014 I.L.Moreau, Ste Tite (Champ.), 97 pointe, $9 en argent, médaille argent.Arthur Neveu, St Cyrille de Wendover, 954 points, $6 en argent, médaille bronze.J.B.Pruneau, Laberge (Chat.), 944 points, $4 en argent, médaille bronze.J.Brillon, La Patrie, 94 points, $8 en argent, médaille bronze.A.Boisvert, St Thomas -de Pierreville, 94 points, $3 en argent, médaille bronze.| On remarque que les deux seules médailles d\u2019argent décernées en 1898 ont été gagnées dans le dis- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE trict de Québec.Ces concours ont fait faire de constatations peu agréables, mais qui méritent l\u2019at tention sérieuse de ceux qui tiennent à l'avance ment de notre industrie fromagère : mauvaise qualité du lait, malpropreté des fromageries, absence de chambres de maturation, enéombrement des fabriques trop petites, trop pauvres et mal outillées.Quant au beurre, le rapporteur M.Gabriel Henry regrette que le progrès ne soit pas awsi rapide qu\u2019il devrait l\u2019être.Sur un point cependant, il y a amélioration : c\u2019est l\u2019emballage des beurres et des fromages.Les appels réitérés des exportateurs et de la presse paraissent avoir été sérieusement entendus.Voilà toujours un point de gagné ; espérons un égal succès sur les autres.Que les fabricants sérieux se donnent doncle mot pour ne prendre que du lait de première classe ; que chaque beurrerie ait sa glacière, chaque fromagerie sa chambre de maturation ; que la plus extrême propreté soit de rigueur dans la manipulation des produits, c\u2019est À ce prix seulement que la Province gagnera du terrain sur les marchés étrangers.Je conclurai dans un prochain article cette revue agricole.En attendant, je tiens à consigner un fait qui devrait puissamment stimuler le zèle de nos cultivateurs et engager un plus grand nombre de jeunes gens À se livrer au travail des champs.Le Canada, la Province de Québec en particulier, est un pays avant tout et par dessus tout agricole.Une très faible partie du territoire est en cudture.On compendrait ce retard s\u2019il n\u2019y avait pas de demande pour les produit de la terre.Mais en est- il ainsi?Ecoutez bien ceci.Dans son adresse à l\u2019Association Britannique pour l\u2019avancement des sciences, le président, Sir Wm Crookes, un savant en renom, a révélé des faits qui ont créé une certaine sensation dans le monde entier.Sa thèse est qu\u2019il n\u2019y a déjà plus assez de blé pour l\u2019alimentation de la race humaine, et que bientôt le monde va se trouver en face de la famine, à moins que la chimie ne vienne à gon secours.Le nombre de mangeurs de pain de froment augmente en progression géométrique ; en 1871, il était de 371 millions, en 1881 de 416 millions, en 1891 472,600,000, et à l\u2019heure présente, il a atteint le chiffre de 516,500,000 consommateurs.Le savant docteur calcule que, pour satisfaire cette faim et pour suffire aux ensemencements, il faut 2 milliards 324 millions de minots de blé.Or, l\u2019approvisionnement, après la récolte de 1898, n\u2019était que de 1 milliard 921 millions de minots, soit un déficit de 403 millions de minots, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 895 qui a été atténué par les 300 millions qui restaient de la récolte précédente.D\u2019après Sir William, nous commençons donc l\u2019année avec un déficit de 108 millions de minots.D\u2019un autre côté, la même autorité prétend que la surface arable du globe est toute employée.Cette partie de son argumentation a été, à bon droit, jugé excessive et ultra-pessimiste.C'était faire abstraction du Canada en particulier, pays plus vaste qne les Etats-Unis et qui ne demande que des bras pour quintupler sa production de blé, maintenant évaluée à 30,000,000 minots, ce qui couvrirait déjà le déficit actuel.Dans tous les cas, en voilà assez pour garantir pour plusieurs générations à venir l\u2019enrichissement de tous ceux qui se livreront à l\u2019agriculture.La hausse du blé est certaine, et quand le blé monte, tous les autres produits du gol suivent de près, et, si la province de Québec ne produit pas de blé, elle peut, avec sa superficie de 340,000 milles carrés, fournir au monde entier une multitude d\u2019autres substituts alimentaires.ULric BARTHE.SECTION RESERVEE a ra SOCIÉTÉ D\u2019INDUSTRIE LAITIERE LES SYNDICATS POUR LA SAISON 1899 Malgré les rappels publiés aux Numéros du Journal des 8 et 22 février 1899, le secrétaire de la Société d\u2019Industrie Laitière n\u2019a encore reçu que fort peu de nouvelles des syndicats de 1899.Il insiste sur de promptes réponses.Il s\u2019installe en ce moment, dans un grand nombre de fromageries existantes, des matériels de beurrerie et tout porte à craindre que ces matériels coûteux et délicats ne soient mis entre les mains de fromagers expérimentés.dans l\u2019art de faire le fromage, mais.qui n\u2019entendent rien, ou à peu près, à la conduite des machines de beurrerie, ni à la maturation de la crème, ni à la fabrication du beurre.Il ya là un danger réel non seulement pour la bourse des propriétaires imprudents, mais aussi pour la bonne réputation naissante de notre beurre sur le marché anglais.C\u2019est pourquoi la Société d\u2019industrie laitière, gardienne toujours jalouse des succès de nos produite, voudrait être mise en mesure au plus vite de parer dans la mesure de ses forces et de ses ressources au mal dont elle redoute les conséquences pour \u2019avenir.L2 concurrence est telle sur le marché anglais et nos rivaux sont si prompts à profiter de nos moindres imperfections, que l\u2019on ne peut s\u2019empêcher d\u2019admirer la prudence des Néo-Zélandais, qui ne tolèrent l'exportation d\u2019aucun produit laitier, dont la qualité douteuse serait susceptible de compromettre la bonne réputation des articles de choix, qui font le gros du commerce australien à destination de I\u2019 Angleterre.\u2014 UN TROUPEAU DE VACHES LAITIERES (Suite).Si bons que soient les pâturages, nos vaches se montrent avides d\u2019ensilage en été ; et elles le préfèrent aux fourrages verts fraîchement coupés ; nous le trouvons plus économique et aussi plus convenable.Nous avons chaque mois des vaches qui vélent ; mais nous préférons que le plus grand nombre vêlent à l\u2019automne ou au commencement de l\u2019hiver.Nous élevons tous nos veaux et continuons de réformer pour la boucherie toutes les moins bonnes vaches.Nous pesons séparément une fois par semaine le lait de chaque vache et en tenons un record, ainsi que de la richesse du lait au Babcock.Il vous semblera sans doute intéressant de chercher la raison pour laquelle nos vaches ont donné plus de lait cette année que l\u2019an dernier, la différence entre 10,242 lbs.l\u2019an dernier, et 11,800 lbs.cette année, étant de 1558 lbs.par vache.Jusqu'ici nous n\u2019avions jamais donné à nos vaches une ration régulière de fourrages verts (ou d\u2019ensilage) et de grain tout l\u2019été, mais seulement un peu pour les aider à supporter une sécheresse très grande ; aussi quand les pâturages séchaient durant l\u2019été, les vaches baissaient-elles en lait ; et quand une vache a une fois commencé à baisser en lait durant une saison, vous ne pouvez la ramener à son rendement antérieur durant la même saison, si bien que vous la nourrissiez, et c\u2019est là que nos cultivateurs commettent leur plus grosse erreur.Dans un moment de sécheresse leurs vaches baissent de moitié ou d\u2019un tiers, et c\u2019en est fait du reste de la saison.L\u2019an dernier, nous avons donné à nos vaches une ration supplémentaire tout l\u2019été, que les pâturages fussent en bonne ou en mauvaise condition, et à l\u2019exception du mois de juin, elles ont eu chaque jour une ration d\u2019ensilage (parfois de luzerne) et de grain, à l\u2019étable aux heures de la 396 traite matin et soir; l\u2019ensilage alternant d\u2019un jour à l\u2019autre avec la luzerne.Nous aimons beaucoup la luzerne, dont nous avons 4 acres ; nous en faisons 4 coupes par an, pour nos vaches et nos cochons.C\u2019est l\u2019an dernier que nous avons commencé à en donner à nos 300 porcs.(Chez nous, la luzerne réussit bien ; mais elle ne réussit pas partout).Pour vous donner maintenant une idée du bénéfice qu\u2019il y a à soigner les vaches tout l\u2019été, je vous dirai que nous donnons chaque jour une demi ration, soit 20 lbs.d\u2019ensilage, qui estimé à $2.00 la tonne, vaut 2 cts., et 5 lbs.de son et moulée, qui 4 $12.00 la tonne, 60 cts.le cent, valent 3 cts.; ainsi la ration supplémentaire journalière nous revient à 5 cts., disons : pendant 150 jours pour les mois d\u2019été, En consultant nos registres, vous verrez que nos vaches cet été ont donné en moyenne chacune 1,558 lbs.de lait de plus.Nous estimons notre lait (beurre et lait écrémé) à $1.00 le cent.Un surplus de lait de 15.50 pour 7.50 de ration supplémentaire, donne un bénéfice net de $8.00 de plus par vache cette année sur l\u2019an dernier.E.D.TiLson.\u2014\u2014 \u2014\u2014 LES INPORTATIONS ANGLAISES DE PRODUITS LAITIERS EN 1899 De même qu\u2019en 1895, il y a eu de nouveau en 1898 un léger arrêt dans l\u2019expausion des importations anglaises de produits laitiers.La diminution s\u2019est fait sentir à la fois dans le beurre, la margarine et le fromage, la margarine cherchant à se substituer au beurre peut figurer dans ce classement.L\u2019importation totale de ces trois articles en 1898 a été de 6,448,420 cwt.(cwt.égale 112 1bs.), soit 309,103 cwt.de moins qu\u2019en 1897, tout en étant 240,243 cwt.de plus qu\u2019en 1896.La valeur totalisée de ces trois articles représente la respectable somme de 23,314,592 livres sterling (livre sterling égale $4.86), soit 973,216 livres sterling de moins qu\u2019en 1897, et 571,461 livres sterling de plus qu\u2019en 1896.Cette diminution s\u2019explique ainei; la grande grève des mécaniciens a certainement abaissé le chiffre de la demande au moins durant une partie de l\u2019année, tandis que la douceur de la saison, aussi bien au début qu\u2019à la fin de l\u2019année, a du contribuer aussi à diminuer la consommation, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Toutefois, si nous comparons l\u2019année 1898, avec celle peu lointaine d\u2019ailleurs de 1895, nous trouvons que dans ces trois ans, l\u2019augmentation a été de 548,771 cwt., évaluée à 1,837,062 livres sterling.QUANTITÉS ET VALEURS DU BEURRE, DE LA MARGARINE ET DU FROMAGE IMPORTÉS DANS LE ROYAUME-UNI DURANT LA PÉRIODE 1894-98.Année.Beurre.Margar.|Fromage.| Totaux.Quantités.cwt.cwt.cwt.cwt.1894 2,574,835] 1,109,325| 2,266,145) 5,950,306 1895 2,825,662 940,168! 2,133,819 5,899,649 1896 3,037,718 925,934| 2,244,525) 6,208,177 1897 3,217,802) 936,543] 2,603,17-| 6,757,523 1898 3,-09,093| 899,875 2,339,452] 6,448,420 Valeurs.L.s.L.s.L.s.L.s.1894 13,456,699| 3,044,810| 5,474,940| 21,976,449 1895 14,245,230| 2,557,170! 4,675,130 21,477,530 1896 15,344 364] 2,49%,425| 4,900,342] 22,743,131 1897 15,916,917| 2,485,370| 5,885,521 24,287,808 1898 15,960,671 2,383,774 4,970,247) 23,314,692 LE PRIX DU BEURRE AUGMENTE.Le prix moyen du beurre importé a été légèrement plus élevé en 1898 qu\u2019en 1897, car bien que les Anglais aient reçu 8,709 cwt.de moins, ils ont payé 43,654 livres sterling de plus.C\u2019eet un fait digne de remarque que l\u2019an dernier les importations de beurre ont été supérieures à celles d\u2019il y a seulement 4 ans, de 634,258 cwt.soit de 25% à peu près.C\u2019est un fait non moins remarquable qu\u2019en 1898, les Anglais ont payé aux fabricants de beurre de l\u2019étranger et des colonies plus de 2 millions et demi de livres sterling (exactement 2,503,872 livres sterling) de plus qu\u2019en 1894, et que la note du beurre importé l\u2019an dernier s\u2019est montée à bien près de 16 millions de livres sterling.LA MARGARINE DIMINUE.La margarine, du moins ce qui s\u2019importe sous son vrai nom, diminue progressivement d\u2019année en année.LE PRIX DU FROMAGE EN BAISSE.La baisse dans le prix du fromage ressort bien du fait que les importations de 1898 étant supérieures à celles de 1894 de 73,307 cwt.en poids, leur sont inférieures de 504,693 livres sterling en prix. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE LES FOURNISSEURS DE BEURRE DU MARCHÉ ANGLAIS DE 1895 À 1898.Pays d\u2019origine 1895 1896 1897 1898 Cwt.Cwt.Cwt.Cwt.Danemark.|l 162 7701 228 784|1 334 726| 1 465 030 France.| 454 843| 467 602| 448 12» 416 821 Suéde.310 809| 323 829] 299 214 294 962 Hollande.191 201] 234 469] 278 631 209 324 Australasie.313 398 219 01:| 269 432 228 563 Canada .38 949 88 357 109 402 156 865 Etats-Unis.66 932 141 653| 154 196 66 712 Allemagne.112 338| 107 825| 651 761 41 231 Autres pays.174 42z 2:6 28.27- 312 269 585 Total.2 825 662(3 037 T18(3 217 802 3 209 093 Pourcentage.| P.C.P.C.P.C.P.C.Danemark.41.2 40.4 41.5 45.6 France.16.1 15.4 13.9 13.0 Suéde.11.0 10.7 9.3 9.2 Hollande.6.8 7.8.7 8.4 Auatralasie.11.1 7.2 8.4 7.1 Canada .1.4 2.9 3.4 4.9 Etat Unis.2.3 4.7 4.8 2.1 Allemagne.4.0 3.5 1.6 1.3 Autres pays.9.1 7.5 8.4 8.4 Total.100.0 100.0 100.0 100.0 Dars la seconde partie du tableau qui précède, nous avons établi le pourcentage fourni par chacun des différents pays exportateurs, de manière à indiquer quelle direction prend ce commerce.LE BEURRE DANOIS GAGNE TOUJOURS DU TERRAIN.D\u2019année en année les exportations danoises augmentent, et si le pourcentage par rapport aux importations totales a paru faiblir de 1895 à 1897, il est remonté en 1898 à un chiffre supérieur à ce qu\u2019il était en 1894.Encore deux années d\u2019avg- mentation semblable et le Danemark pourra se vanter de fournir à l'Angleterre plus de la moitié du beurre qu\u2019elle importe Quand on songe à cela, on se demande avec effroi ce que deviendraient les cultivateurs Danois si le marché anglais leur fermait soudain ses portes ?BRILLANT RECORD DU CANADA.Au point de vue comparatif, le plus - brillant \u2018record de ce tableau est celui du Canada.En 1894, le Canada fourni:sait à l\u2019Angleterre moins d\u2019un pour cent (0.8) de ses importations de beurre ; d\u2019année en année, il y a progrès, au point que les Etats-Unis sont déjà dépassés.En 4 ans, les exportations de beurre canadien ont quadruplé.LES IMPORTATIONS DE FROMAGE.\u2014CANADA VS.LES ETATS.Le tableau ci-après, construit sur le même plan que le précédent, montre l\u2019origine des importations anglaises de fromage.Là, les progrès du Canada sont encore plus frappants, car, si l\u2019an dernier, où toutes les importations étaient en baisse, le Canada a subi une légère diminution sur la quantité totale, il n\u2019en a pas moins gagné 2.6 points dans sa position relative sur le marché.C\u2019est la première fois en 1898 que le Canada envoie à l'Angleterre les 3 cinquièmes de ses importations de fromage.Sans remonter plus loin qu\u2019en 1894, le Canada fournissait à l'Angleterre moitié (4) et les Etats Unis un tiers (4) de ses importations de fromage, les Etats Unis fournissant beaucoup plus de la moitié de ce que fournissait le Canada.Il a suffi de 4 ans pour changer tout cela ; aujourd\u2019hui le Canada envoie à l\u2019Angleterre 3 fois plus de fromage que les Etats-Unis.En 1898, 95 pour cent du fromage importé en Angleterre sont venus de trois pays seulement, Canada, Etats-Unis et Hollande.Pour chaque tonne fournie par les Etats-Unis, le Canada en a envoyé trois et pour chaque tonne reçue de Hollande, I\u2019 Angleterre en a regu cinq du Canada.LES FOURNISSEURS DE FROMAGE DU MARCHE ANGLAIS.Pays.1895 1896 1897 1898 cwt.ewt.cwt.cwt., Canada .1,150,018) 1,234,297( 1,526,664 1,432,181 Etats-Unis.500,419 581,187] 631,616 485,995 Hollande .© 305,920) 292.988) 297,604 292,925 Australasie .92,759 55,149 68,615 44,608 France \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.| 56,393 45,676 36,358 33,086 Autres pays.: 28,310 35,228 42,321 50,657 Total.2,133,819] 2,244,525| 2,603,178 2,339,452 Pays.P.C.P.C.P.C.P.C.| Canada .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.53.9 | 55.0 58.6 61.2 Etats-Unis.23.4 259 24.3 20.8 hollande .14.3 130 114 12.5 Australasie .44 2.5 2.7 1.9 France \u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.2.7 2.0 14 14 Autres pays.1.3 1.6 1.6 2.2 Totale.100.0 100.0 | 100.0 100.0 Times.\u2014s === \u2014 ali.= Aa ; a en LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE ANIMAUX DE LA FERME EFFETS DU SOIN ET INFLUENCE DE L\u2019HABITUDE DANS L\u2019ELEVAGE DES ANIMAUX Les quelques notes que j\u2019ai écrites, l'automne dernier, dans les colonnes du JOURNAL D'AGRICULTURE, intitulées : Au retour des expositions, m'ont amené indirectement À écrire une petite série d\u2019articles sur l\u2019élevage que je crois devoir terminer aujourd\u2019hui, en en écrivant un sur les effets du soin et l\u2019influence de l\u2019habitude dans l\u2019élevage des animaux, Effets du soin chez les veaux.\u2014Le soin dont il est question ne comprend pas la nourriture, dont j\u2019ai parlé dans mon dernier article.Il ne s\u2019agit ici que de la manière dont les jeunes animaux sont tenus sous le rapport du climat, de l\u2019hygiène, de la propreté, etc.Du moment qu\u2019un veau est né, et séparé de sa mère, il doit être tenu à une température normale d\u2019environ 60° Fah.afin qu\u2019il ne souffre pas du froid, surtout au printemps.Lorsqu\u2019il grandit, il ne faut pas le laisser dans un enclos humide, où il serait exposé dans les nuits fraîches, à prendre des rhumatismes en se couchant sur le sol, et à recevoir les averses froides que l\u2019on a souvent en mai.Plus tard, il faut lui éviter les coups de soleil.Pour cela, s\u2019il est dans un enclos, on doit lui donner un abri ouvert où il puisse se mettre à l\u2019ombre.Le mieux est de tenir les jeunes veaux sous une remise ouverte, où on leur apporte leur nourriture.Il faut aussi les protéger contre les attaques de la mouche des cornes avec autant de soin que l\u2019on prend pour les vaches.L\u2019automne, arrivé, il faut les soustraire à l\u2019influence des journées et surtout des nuits froides.Pendant l\u2019hiver, leur donner une bonne étable, à la température mentionnée plus haut, bien aérée.La coutume de jeter les jeunes veaux dehors l\u2019hiver, le matin, pour ne les faire rentrer que le soir, presque tous les jours, à part les grandes tempêtes, est mauvaise.Il est vrai qu\u2019il est bon de faire prendre de l\u2019exercice aux jeunes animaux, mais on ne doit le faire que lorsque des journées sont belles, sans vent froid, et sont ensoleillées.Il faut éviter de tomber dans l\u2019erreur qui fait qu\u2019on ne croit pas devoir nettoyer, brosser les jeunes veaux l\u2019hiver, souvent de les laisser devenir crottés jusqu\u2019aux oreilles.Tout ceci est contraire aux règles d\u2019un bon élevage.Si l\u2019on néglige les soins indiqués plus haut, Iles veaux auront beau être de bonne race et être le résultat d\u2019une sélection judicieuse, ils ne feront jamais de beaux animaux.Ils passeront leur temps à réparer le mal résultant de leur mauvais élevage, seront entravés dans leur croissance, consacreront leur nourriture à se préserver du froid auquel ils seront constamment exposés, à se faire une bonne couverture d\u2019un poil épais.Leurs organes lactifères, si ce sont des animaux laitiers, ne se développeront pas d\u2019une manière normale, et ils ne donneront jamais satisfaction a leur propriétaire.Effets du soin chez les poulains.\u2014 Quant aux .jeunes poulains, ils requièrent aussi de l'attention et du soin, si l\u2019on veut en faire de bons chevaux.Si l\u2019on fait travailler la mère pendant l\u2019allaitement, et que l\u2019on fasse suivre le poulain dans les voyages qu\u2019elle fait, il faut éviter de leur faire faire de trop longs trajets, surtout dans les fortes journées de chaleur, ce qui est très nuisible à la santé du poulain.Si, comme la chose se pratique aussi, on met la mère au pâturage, dans un champ souvent éloigné des habitations, ou qu\u2019on ne la fait pas travailler, il faut éviter de la laisser dehors dans les temps humides et froids, car le jeune poulain prend aussi des rhumatismes en se couchant sur la terre froide.Une fois que le poulain est sevré, il faut, l\u2019hiver, lui donner une bonne écurie, ne pas le laisser passer l\u2019hiver dehors, exposé à tous les temps, comme c\u2019est malheureusement la coutume dans bien des endroits.Un poulain exposé à ce traitement et souvent mal nourri, gans jamais recevoir de grain, se développe mal, se fait une mauvaise charpente, n\u2019atteint jamais la taille d\u2019un cheval bien traité, devient pansu, et ne fera jamais qu\u2019un de ces tristes spécimens trop nombreux, qui déshonorent la race chevaline.Effets du soin chez les agneaux.\u2014Si l\u2019on veut avoir de beaux agneaux, il faut d\u2019abord que les brebis soient bien élevées et bien traitées.Puis les agneaux arrivés, il faut éviter de les laisser errer avec leurs mères dans les champs, par les temps de giboulées et de bourrasques, au mois d\u2019avril, comme la chose se pratique presque généralement dans notre province.Dans I'été, il faut tâcher de se débarrasser de l\u2019idée que n\u2019importe quel terrain où l\u2019herbe brille par son absence, est toujours bon pour les moutons.Autrement, les mères n\u2019ayant pas d\u2019herbe n\u2019ont pas de lait, et les petits restent petits, chétifs, et ne feront jamais de bons animaux pour la reproduction.Un traite- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ment de ce genre pendant deux ans, avec un régime à la paille seulement pendant l\u2019hiver, suffit pour abâtardir complètement n\u2019importe quelle belle race de moutons.Effet du soin sur les petits cochons.\u2014 Pour ce qui est des petits cochons, à part la bonne alimentation, le principal soin qu\u2019il faut en prendre, c\u2019est de leur éviter les courants d\u2019air froid, s'ils arrivent en hiver et au printemps, de bannir toute humidité de leur loge et surtout de les tenir dans une grande propreté.On ne voit que trop de ces pauvres petits animaux couverts d\u2019une couche épaisse de crasse prise dans la litière chargée de fumier et d\u2019urine, sur laquelle ils se vautrent.Dans une telle condition, leur croissance reçoit un grave échec, ils n\u2019ont pas d\u2019appétit, et ne font jamais des animaux profitables, ni pour la reproduction, ni pour I\u2019engraissement.Bonne nourriture, bonne température, loge sèche et propre, voilà donc ce qu\u2019il faut aux petits cochons pour qu\u2019ils donnent du proût.Influence de l\u2019habitude dans l\u2019élevage des animaux.\u2014L\u2019influence de l\u2019habitude dont il est question ici est l\u2019effet qu\u2019exercent sur les animaux d\u2019un pays, d\u2019une région, le climat de ce pays ou région, sa conformation géologique, la composition chimique de son sol.Quelques exemples feront mieux comprendre cette influence.La vache canadienne est d\u2019origine bretonne.Si l\u2019on va aujourd\u2019hui en Bretagne, on retrouve encore la vache bretonne.Elle est très petite, c\u2019est un de ses traits caractéristiques.Maintenant, regardons la vache canadienne telle qu\u2019on la trouve ici, dans divers districts.Les types de cette race, que l\u2019on rencontre dans la région qui s\u2019étend de Matane à Gaspé, sont très petits, même plus petits que ceux de la vache des landes de Bretagne.Si l\u2019on va dans la région montagneuse du comté de Charle- voix, on retrouve là des types de vaches canadiennes, plus gros que les derniers mentionnés, et à peu près de la taille des vaches bretonnes.D\u2019un autre côté, si l\u2019on visite les comtés de Montmagny, L\u2019Islet, Kamouraska, Témiscouata, on trouve là des types beaucoup plus gros que ceux des autres régions mentionnées et que la vache bretonne elle-même dont ils descendent.Cela vient de ce que, depuis de longues années, ces animaux, dans ces trois régions, se sont trouvés influencés par des circonstances différentes de lieu, de climat, d\u2019alimentation.Le froid humide du golfe et le pâturage moins abondant a jusqu\u2019à un certain \u2018point atrophié la taille des animaux de la première région.Le caractère montagneux et la rareté autrefois des pâturages riches de la seconde, ont fait que les animaux ont gardé à peu près la taille de la vache br-tonne des landes, tandis que dans la troisième région, le climat étant moins rigoureux, le pays plus plat, et l\u2019alimentation meilleure, les animaux se sont mieux développés et ont acquis une plus forte taille.Qu\u2019on prenne des animaux de ces trois régions, qu\u2019on les tienne dans la meilleure des trois, et dans trois générations l\u2019on verra déjà une grande amélioration dans les animaux des deux types les moins favorisés autrefois.Dans un autre ordre des choses, on voit chez les chevaux la même influence de l'habitude s\u2019exercer.Les poneys des îles Shetland, ne doivent l\u2019exiguité de leur taille qu\u2019au climat rude sous lequel ils vivent, et à la nourriture grossière qu\u2019ils mangent.Chez le cochon, quella est l\u2019origine du grand cochon trotteur, à dos en Jame de rasoir, à grandes pattes longues, qui était le type de la race porcine commune de notre province, autrefois ?Rien autre chose que le fait bien connu, que nos anciens cochons passaient une par'ie de leur vie en pacage et le plus souvent, hiver comme été, le long des chemins.Il est vrai que cette influence de l\u2019habitude ne s\u2019exerce, dans la plupart des cas, qu\u2019à la longue sur la conformation et la constitution de nos animaux.Mais, elle n\u2019en est pas moins pour cela, un facteur avec lequel il faut compter dans l\u2019élevage, de même qu\u2019avec celui des effets du soin, si nous voulons éloigner tous les obstacles, qui pourraient nous empêcher d\u2019atteindre le but que nous poursuivons en faisant de l\u2019élevage.J.C.CHAPAIS.* MEDECINE VETERINAIRE Consultations Verrue.\u2014 Quel remède employer pour faire disparaître une verrue de la grosseur d\u2019un œuf à peu près que ma jument a sur la patte, depuis un an environ ?\u2014A.A., St Eloi, Co.Témiscouata.Réponse.\u2014 Si possible, attachez la verrue bien serrée à ça base avec un fil de soie, le plus près de la peau possible.Après que la verrue sera tombée, cautérisez avec de l\u2019acide nitrique, 2 ou 3 fois, à une journée d\u2019intervalle.Ostéomalacie.\u2014Dans le No du 22 juillet dernier du JOURNAL D\u2019AGRICULTURE, on conseille l\u2019emploi 400 du phosphate de chaux précipité, comme remède pour l\u2019ostéomalacie chez les vaches.Le même remède serait-il bon à employer pour la maladie du lécher qui est, je crois, de même nature ?S'il en est ainsi, veuillez indiquer la dose à donner, pour combien de temps et l\u2019adresse d\u2019une maison où je pourrais me procurer cet article.Si le phosphate de chaux ne peut être employé pour la maladie du lécher, que me consei'lez-vous d\u2019employer pour cette maladie ?\u2014Un abonné de West Brouhgton.Réponse.\u2014 Dans cette maladie, on peut donner le phosphate de chaux à la dose de 25 à 40 grammes au bœuf et de 5 à 10 grammes au veau.En médecine vétérinaire, on donne le plus souvent la poudre d\u2019os.Il faut la mélanger aux aliments pour permettre au suc gastrique d'exercer son action dissolvante.Tuberculose.\u2014J\u2019ai une jeune vache de trois ans qui est en bon état, et cependant elle est malade ; elle tousse beaucoup et, lorsqu\u2019elle est couchée, on l'entend gémir, et elle a la respiration beaucoup plus forte.Cependant elle mange bien.Voulez- vous me dire quelle est cette maladie et quel traitement lui faire suivre pour la guérir ?Voici au surplus quelques autres détails sur cette maladie : Ma vache a une toux sèche ; il ne vient rien par les naseaux ; elle tousse plus fort, lorsqu\u2019elle a bien bu ou bien mangé.Elle a toussé depuis qu\u2019elle est à l\u2019étable.Il y a dans la même étable 8 vaches et 8 veaux ; l\u2019étable a 20 x 30 pieds.\u2014M.H., West Broughton.Réponse.\u2014 Je crois que votre vache souffre de tuberculose ; je vous conseille de faire application au département de l\u2019Agriculture, à Ottawa, afin de lui faire subir l\u2019épreuve de la tuberculine.Pousse \u2014 Y aurait-il quelque remède pour guérir un cheval qui a ce qu\u2019on appelle le souffle.J'ai une jument de huit ans qui est prise de cette maladie.Elle ne fait que commencer à souffler, mais il y a plus d\u2019un an qu\u2019elle tousse.\u2014Un abonné de St Anselme.Réponse.\u2014 La pousse (souffle) est une maladie incurable ; mais vous pouvez soulager votre cheval en lui faisant suivre le traitement suivant : Acide arsénieux, 10 grains 2 fois par jour pendant 10 jours ; suspendre ensuite le traitement pendant 5 jours, et continuer de la sorte pendant 5 ou 6 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE semaines.Donnez ce remède dans du son échaudé ; donnez beaucoup d'avoine à manger à votre cheval et très peu de foin.Joun D.Ducuène, M.V.ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Le sucre d\u2019érable dans le Vermont.\u2014La convention annuelle de l'Association des Sucriers du Vermont a été tenue à St Johnsbury, Vt, le 5 janvier 1899.Cette association représente un grand nombre de sucriers de l\u2019Etat du Vermont qui produit plus de sirop et de sucre d\u2019érable qu\u2019aucun autre Etat de l\u2019Union.Des prix sont offerts pour le meilleur sucre et sirop d\u2019érable exhibés à l\u2019assemblée annuelle.Cette année, ils furent accordés à dvs pratiques de l\u2019évaporateur Champion, comme suit : Sucre en seaux ler, A.A.Leland, Johnson, Vt ; 2e, M.Shat- tuck, Eden, Vt ; 3e, C.H.Chase, East Fletcher, Vt ; 4e, G.W.Humphrey, East Brookfield, Vt.Sucre en pains ler, H.W.Shattuck, Eden, Vt ; 2e, M.C.Chase, East Fletcher, Vt ; 8e, Mrs.Zina Chase, East Fletcher, Vt; 4e, F.H.Leland, Johnson, Vt, Sirop ler, H.B.Chase, East Fletcher, Vt ; 2e, A.A.Leland, Johnson, Vt ; 3e, H.W.Walker, Woodstock, Vt.Sucre granulé ler, Helen Barkley, East Craftesbury, Vt.Rafle : ler, D.Carlton, Woodbury, Vt ; 2e, W.W.Chase, East Fletcher, Vt.Les fabriquants en Canada de l\u2019évaporateur Champion sont The G.H.Grimm Mfg.Co., Montréal, Qué.Ils sont fiers du succès de leurs clients du Vermont qui ont gagné tant de prix.Une bonne chose.\u2014Un arbre ou deux, plantés à l\u2019est d\u2019une maison, à une vingtaine de pieds de cette dernière, seraient une bonne chose dans la province de Québec, où les vents de nord-est sont souvent accompagnés de pluies, en été aussi bien qu\u2019au printemps, et en automne, ce qui détériore LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 401 très vite la peinture ou le blanchissage à la chaux.De plus, de ce côté, les ouvertures d\u2019une maison sont rarement assez étanches pour que la pluie n\u2019y entre pas quelque peu quand elle est poussée par le vent.Or, un arbre qui ne coûte rien que le temps de le planter, serait là une économie de quelques piastres pour l\u2019entretien d\u2019une maison et en même temps un embellissement.Maintenant, quel arbre planter?n'importe lequel ; un arbre à feuilles toujours vertes, arrêtera certainement mieux le vent en hiver.Cependant tout autre arbre sera un assez bon protecteur pour qu\u2019il vaille la peine de le planter et d\u2019en avoir soin dans ses premières années.Un érable, un frêne, le premier si beau, si utile, le second si fort, si vigoureux ; après le saule, je crois que le bois le plus facile À faire reprendre, est le frêne, et il a l\u2019avantage, sur bien d\u2019autres arbres, de n\u2019épuiser la terre que dans un rayon bien restreint ; ses racines qui s\u2019enfoncent profondement puisent sa nourriture à plusieurs pieds dans le sol et permettent de cultiver près de sa souche.\u2014R.B.D.\u2014_\u2014 LES CHAMPIGNONS DE COUCHE Par leur composition chimique, les champignons offrent à l\u2019homme un aliment à la fois agréable et très nutritif qui peut presque être mis au rang des substances animales grâce à l\u2019abondance des principes azotés qu\u2019ils renferment.Malheureusement, on sait qu\u2019à côté de ces principes nourrissants il se trouve, chez la plupart des espèces, une substance très vénéneuse, \u2018\u2018 l\u2019amanitine ou fongine,\u201d dont la natura est encore mal déterminée, à laquelle sont dûs les empoisonnements.Quelques champignons sont dépourvus de ce principe vénéneux ; mais il existe souvent dans des espèces qui s\u2019en distinguent à peine.On peut cependant faire une exception en faveur des morilles, des clavaires et des hydnes, qui sont bien caractérisés et qu\u2019on devrait se borner à récolter lorsqu\u2019on ne connait pas parfaitement les autres espèces.Le champignon de couche ou Agaric comestible, d\u2019une jolie forme, d\u2019une consistance ferme, d\u2019un goût et d\u2019une odeur agréables, présente sur toutes les autres espèces comestibles le grand mérite d\u2019être cultivable.C\u2019est la seul qui donne une production régulière par des procédés faciles à mettre en œu- vre, qui permettent d\u2019en livrer des quantités considérables à la consommation sans qu\u2019 y ait jamais à redouter le moindre accident.Le principe nuisible des champignons étant soluble dans le vinaigre et dans l\u2019eau salée, nous recommandons, lorsqu\u2019on a quelque doute sur le degré de comestibilité de champignons qu\u2019on veut employer, de les saupoudrer de sel, puis, au bout d\u2019une demi-heure, de les presser fortement entre les mains pour en extraire le suc qui s\u2019en dégage.F.Gérard a même démontre par des expériences, que les champignons vénéneux peuvent être rendus inoffensifs en les coupant par petits morceaux, puis en les plongeant dans un liquide formé d\u2019une pinte d\u2019eau par livre de champignons, dans lequel on ajoute, par pinte, trois ou quatre cuillerées de sel de cuisine, en les lavant à plusieurs eaux après uri séjour de deux heures dans ce liquide, enfin, en les mettant dans de l\u2019eau froide qu\u2019on fait bouillir pendant une demi-heure.Le champignon de couche.\u2014( Agaricus campestris) croît epoutanément dans les prairies où les chevaux pâturent et aussi sur les vieilles couches et sur les tas de fumier.Ils se développent eur des filaments blanchâtres (mycelivm) qui ont l\u2019apparence de moisissures qui s\u2019entremélent et forment, avec le fumier, une sorte de feutrage que l\u2019on détache par plaques lorsqu\u2019on veut le propager.Ce \u201cmycelium \u201d\u2019, ou \u201c Blanc de champignon,\u2019 peut être considéré comme la tige et les rameaux de la plante dont le champignon proprement dit constitue l\u2019appareil de fructification.Champignons.Vers\u2018la fin de l\u2019été et fn automne, le champignon peut être cultivé en plein air ; pendant les autres saisons, on n\u2019en obtient de produits certains que dans les caves et les celliers où la température LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE est à peu près constante, ne dépassant pas 86° F., et ne s\u2019abaissant pas au-dessous de 50° F.Que la culture se fasse à l\u2019air libre ou en cave, la préparation du fumier destiné à la construction des meules ou couches est de la plus haute importance et nécessite des soins qu\u2019il importe de bien connaître.Préparation de la meule ou couche de champi- gnong.\u2014Il faut choisir de préférence du fumier de cheval bien saturé d\u2019urine et renfermant une bonne proportion de crottin, assoupli par le piétinement des animaux.Lorsqu\u2019on en a une quantité suffisante, on le met en tas dans un endroit inaccessible à la volaille et on le laisse fermenter pendant environ un mois.Au bout de ce temps, on le remue à la fourche et on le remet en tas, en extrayant soigneusement la grande paille et les corpsétrangers, puis on laisse fermenter de nouveau pendant une dizaine de jours et on le remanie une seconde fois en l\u2019arrosant s\u2019il est trop sec.Huit à dix jours après, le fumier a perdu son excès de chaleur, il est à demi décomposé, brun, gras au toucher, souple, ni trop humide ni trop sec ; en un mot, bon à être employé à la confection des meules ou couches à champignons.Les meules doivent être établies sur un sol ferme, très propre, exempt d\u2019humidité.On les forme Meule de champignons.en tassant le fumier de manière à obtenir un dos d\u2019âne de 2 pieds de hauteur, ayant à peu près la même largeur à la base.La longueur est naturellement proportionnée à l\u2019emplacement dont on dispose.On peut ainsi établir parallèlement plusieurs meules, les unes à côté des autres, en ménageant un passage de 20 pouces entre elles.Après avoir bien tassé le fumier pour qu\u2019il n\u2019y ait pas à redouter de tassement ultérieur, on bat la meule avec le dos d\u2019une pelle pour que la surface en soit aussi unie que possible.Environ une semaine après l\u2019établissement de la meule, on introduit dedans un thermomètre-pour s\u2019assurer du degré de chaleur qu\u2019elle dégage.Si la température en était trop élevée, on attendrait encore quelques jours jusqu'à ce qu\u2019elle ne dépasse pas 65° F.C\u2019est alors le moment d\u2019introduire dans meule le blanc de champignon, qu\u2019on casse en galettes larges de trois doigts et longues de 3 à 4 pouces, en les enfonçant dans des trous espacés de 1 pied: c\u2019est ce qu'on appelle \u2018\u2018larder\u2019\u2019 la meule.Lorsque la meule est établie en plein air, on la couvre après cette opération, d\u2019une couche de paille ou de litière longue, bien sèche, épaisse d\u2019environ 4 pouces.Ce lit de paille ou \u2018\u201c chamise \u201d est inutile lorsque la culture se fait dans une cave, à l\u2019obscurité et à l\u2019abri des intempéries.Au bont de quinze jours, on visite les meules dont la surface doit être revétue de filaments blancs entre- méêlés au fumier.Dans le cas où ces filaments ne se seraient pas développés, c\u2019est que le blanc employé était de mauvaise qualité et il faut le remplacer sans plus attendre.Les meules devenues entièrement blanches, doivent être \u201c\u2018 gobetées,\u201d c\u2019est-à-dire recouvertes, sur toute leur surface, d\u2019une couche d\u2019un bon pouce de terre légère, bien tamisée, à peine humide, mais d\u2019une manière suffisante cependant pour qu\u2019elle puisse adhérer aux parois des meules sur lesquelles on la fixe en frappant légèrement avec le dos d\u2019une pelle.Il est naturellement nécessaire d'enlever la chemise de paill pour faire cette opération lorsque la culture se fait en plein air, et de la remettre lorsque le travail est achevé.Un mois après, on peut commencer la cueillette des champignons en ayant eoin de combler avec du terreau les trous formés par l\u2019arrachage.Bien entendu la chemise de paille doit-être enlevée avant la récolte et remise aussitôt après, lorsque les meules sont à l\u2019air libre.La récolte des champignons a lieu tous les deux jours et peut durer pendant deux ou trois mois sur les mêmes meules qu'il suffit d\u2019arroser légèrement de temps en temps, lorsqu\u2019elles semblent se dérsécher trop.Les meules établies dans les caves produisent en toutes saisons et pendant un temps plus long que celles qui sont à l'air libre ; mais, par contre, les champignons récoltés dans le premier cas sont inférieurs en qualité à ceux qui sont produits dans le second.Lorsque les meules commencent à produire, il est nécessaire de prélever la provision de blanc, nécessaire pour les cultures futures.Ce blanc, placé dans un endroit sec, peut se conserver plusieurs années.Conservation \u2014Les champignons ne constituent pas seulement une nourriture à part, mais ils sont devenus indispensables à la préparation d\u2019un grand nombre de mets, en toute saison, de sorte que les produits ne suffisent guère à la demande.Il est extrêmement facile de les conserver d\u2019une année à l\u2019autre ; pour cela, il suffit de les dessécher d\u2019une manière absolue et voici comment : Les champignons aux deux tiers de leur développement normal, sont recueillis par un temps sec, pelés et nettoyés comme à l\u2019ordinaire, coupés par moitiés ou par quarts s\u2019ils sont trop gros, puis jetés dans l\u2019eau bien bouillante, dont ils sont retirés aprés dix minutes.Ensuite on les fait bien égou- ter et on achève leur dessication en les passant à deux reprises dans un four à demi-refroidi.Il suffit de les tenir dans un lieu bien sec.G.DE WAMPE.LE SUCRE D'ERABLE ET LA SUCRERIE Sirop d\u2019Erable (Suite).À la fin de la coulée nous versons de l\u2019eau dans Pévaporateur, qui chasse le nectar devant elle comme l\u2019huile chasse l\u2019eau.A la fin de chaque coulée, surtout quand la saison commence à s\u2019avancer, il est bon de mettre de l\u2019eau chaude dans notre collecteur-filtre et de bien rincer les seaux et le réservoir d\u2019approvisionnement.Souvent on renverse les seaux en même temps, quoique cela ne nous paraisse pas nécessaire.Je sais bien que cela prend beaucoup de temps de rincer et échauder les seaux, mais cela nous aide à faire un sirop qu\u2019on demande à n\u2019importe quel prix, une fois que sa qualité est connue, et cette proprete particulière est plus profitable que tous les autres soins de la fabrication du sucre.À la fin de la saison, les vaisseaux à sève doivent être ramassés, rincés et serrés dans la cabane à sucre.Il faut que les seaux soient secs; on ne doit pas les mettre l\u2019un dans l\u2019autre ; on les pose renversés sur le bord de deux autres.Cela les empêche de se rouiller.Une fois qu\u2019ils sont rentrés dans la cabane tout est prêt pour l\u2019année suivante, surtout si le hangar est plein de bon bois.Quelques sucriers préfèrent boucher les trous avec une cheville en enlevant les gouttières ; d\u2019autres laissent les gouttières dans les arbres jusqu\u2019à ce que la sève cesse de couler.On agit LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ainsi pour empêcher la sève de nuire à l\u2019arbre, parce qu\u2019il paraît qu\u2019elle empoisonne le tissu ligneux si on la laisse passer dans la couche à cambium.Ce n\u2019est pas l\u2019écoulement de sève qui nuit à l\u2019arbre, mais c\u2019est la blessure faite en le perçant, et aussi l\u2019imbibition de l\u2019écorce intérieure et du bois de sève extérieur, par la sève aigrie à la fin de la saison.Le Dr Cutting recommande l\u2019épandage, en automne, de cendres de bois au pied des arbres.Il dit que cela augmente l\u2019écoulement de la sève la saison suivante.Si on est soigneux dans les détails donnés ci- haut, on fera le meilleur sirop, non seulement dès la première coulée, mais À chaque coulée, jusqu\u2019à ce que les bourgeons commencent à gonfler ; à ce moment il se fait dans l\u2019arbre (je le suppose du moins) certains changements chimiques qui rendent la sève impropre à la fabrication du sucre ou du sirop.Fabrication du Sucre Suivant la coutume ordinaire, on prend le sirop quand il est prêt à mettre en canistres ou, encore mieux, un peu mains concentré pour qu\u2019il se filtre plus aisément ; on le laisse refroidir, pour pouvoir en enlever complètement le sable ; alors on le clarifie avec des œufs ou du lait, et le jour suivant on le fait bouillir jusqu\u2019à ce que le sirop soit réduit en sucre.Comme nous l\u2019avons vu, cette méthode lente laisse échapper l\u2019arame, tandis que si on prend les soins que j'ai recommandés, on peut procéder beaucoup plus aisément.Pour moi, je préfère prendre le sirop comme il est, prêt pour le marché, encore chaud de son évaporation, le couler dans le bassin à sucre et le réduire de suite en sucre.Quelques sucriers expérimentés du Vermont recommandent de laisser tout le sable (malate de chaux) dans le sucr«.Mais, quand on se souvient qu\u2019on a pu enlever dix livres de sable du sirop de cent livres de sucre, on trouvera, je crois, bien préférable de couler le sirop à travers un filtre de flanelle et, alors, de le laisser reposer jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit partiellement refroidi, comme nous l\u2019avons déjà expliqué, puis on le fait bouillir.Il faut surveiller avec soin l\u2019ébullition du sirop, autrement le sucre brûlera.Le sirop épais se meut difficilement et est exposé à brûler.Vers la fin de l\u2019évaporation, il est important de ralentir le feu.Le girop épais se gonfle facilement et souvent déborde.On l\u2019en empêche quelquefois en le brassant, mais ce moyen n\u2019est pas à recommander.Il vaut mieux se servir d\u2019un vaisseau 404 profond et de garder un feu doux, pour qu\u2019il ne soit pas nécessaire de prendre aucuns moyens pour l'empêcher de déborder.S\u2019il faut faire quelque chose, je préfère y ajouter un peu de crème douce.Quand la liquide commence À bouder, c\u2019est-à- dire, à bouillir avec de larges bulles qui éclatent avec une sorte de légère explosion, c\u2019est alors le temps de l\u2019enlever.Nous pouvons aussi savoir quand la réduction est complète, en laissant couler le liquide d\u2019une cuillère et en observant les fils fins comme des cheveux qui se forment.On sait aussi que la température d\u2019ébullition varie avec le degré de concentration du sirop.Ainsi, un bon sirop bout & 220° F.4 peu prés, le sucre de baril à 230° F., le sucre en pains à 245° F., et le sucre \u2018\u201cgranulé\u2019\u2019 4 252° F.D'après cela, nous comprendrons qu\u2019il faut faire bouillir la liquide plus longtemps si nous désirons le sucre en pains ou le sucre granulé.Après l\u2019avoir retiré du feu, nous pouvons le rendre plus blanc en le brassant pendant qu\u2019il se refroidit.Ce mouvement en hâte la cristallisation.Le sucre de baril peut être mis en barils de suite, ou aussitôt qu\u2019il commence à se granuler, et si on le laisse égoutter, on aura un beau sucre, dur et sec.Quand on veut envoyer au marché le sucre en tinettes ou en seaux, ces vases doivent être très propres.Les seaux de fer- blanc avec couvercles sont à recommander.Le sucre en pains est coulé dans des moules et se trouve alors prêt pour la vente.La fabrication du sucre granulé prend plus de temps ; il faut l\u2019évaporer plus longtemps et le brasser jusqu\u2019à ce qu\u2019il durcisse ; il est alors très blanc et beau.Séve aigrie\u2014Vinaigre d\u2019érable Si la sève s\u2019est aigrie ou, dans le cas où n\u2019ayant pas mis de couvercles sur les sgeaux, la sève a pris un mauvais goût ou une mauvaise teinte, on ne peut pas en faire de sirop ni de sucre.Mais on peut la transformer en vinaigre.Pour faire le vinaigre d\u2019érable on évapore cinq barils de sève, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient réduits à un baril, et on abandonne ce liquide mis en baril dans une chambre sèche.Ce vinaigre est très bon.T- bom Vente/des\u201dproduits de la sucrerie Savoir vendre est une\u201cscience toute spéciale, Un grand nombre d\u2019excellents producteurs ne la possèdent malheureusement pas.Les règles qui concernent les autres articles du commerce trouvent également ici leur application.Nous avons au Michigan des cultivateurs de fruits qui gagnent une piastre de plus par minot que d\u2019autres, et de LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE plus les pratiques recherchent leurs fruits.Le secret consiste en ces mots: N\u2019apportez au marche que les meilleurs produits.Produisez un article si délicieux, qu\u2019une fois connu, on veut l'avoir toujours, sans égard au prix.Le goût délicat de notre sirop d\u2019érable nous permet d\u2019observer cette règle.Ainsi nous gardons la sève d\u2019érable si propre que rien ne peut en gâter ni le goût ni la couleur.La couleur est aussi pâle que celle du miel, et l\u2019arome est d\u2019une délicatesse indescriptible.Nous concentrons notre sève en sirop si rapidement qu\u2019aucune de ses qualités n\u2019en est altérée, et qu\u2019il ne se colore pas sous l\u2019influence de air.Nous le réduisons à 13 livres au gallon ; cela concentre l\u2019arome et donne un goût excellent qu\u2019on ne trouve pas dans le sirop plus léger.Nous évitons de le concentrer davantage, sinon il se cristallisera dans les canistres, et mécontentera les pratiques.Nous nous assurons que nos ca- nistres sont parfaitement propres ; dans le cas de vieilles canistres, on doit, au préalable, les laiseer longtemps dans l\u2019eau bouillante, et ne pas épargner le savon.Nous prenons toutes les précautions nécessaires pour que les canistres soient imperméables à l\u2019air et nous les gardons ainsi jusqu\u2019à ce que nous ayons besoin du sirop.Sur la canistre, nous collons une étiquette contenant au-dessus de la gravure de notre sucrerie, en grandes lettres, notre nom et notre adresse.Sur l\u2019étiquette nous affirmons que le sirop est frais, qu\u2019il provient directement de notre sucrerie (sa perfection en est la preuve) ; qu\u2019on l\u2019a mis chaud dans les canistres, et que si on veut encore l\u2019embouteiller, il faut le chauffer jusqu\u2019au point d\u2019ébullition et puis le mettre de suite en bouteille, car il a le degré voulu de concentration.Il faut faire remarquer son poids, qui est de 13 livres au gallon, et qu\u2019à cette consistance il ne se cristallisera pas.Il est bon de dire que tout sirop à plus ou moins de \u2018\u2018 malate de chaux,\u201d et que le dépôt grisâtre n\u2019a pas d\u2019inconvénient.Je trouve avantageux pour moi de demander à quelques hommee riches de nos villes de me permettre de leur envoyer un ou deux gallons de sirop pour qu\u2019ils en fassent l\u2019essai.Cela m\u2019assure leur pratiquer pou l\u2019avenir, et chaque année leurs amis m\u2019écrivent pour en avoir et la demande continue à augmenter.Ainsi, je n\u2019ai aucune difficulté pour vendre mon sirop, la seule diffieulté étant de fournir aux demandes.Nous livrons notre sirop pour $1.25 net.C\u2019est- à-dire que nous ne chargeons rien pour le trans- z=e ir le sl la @ ~~ @® = & oo aD wm © \u2014 port, mais nous chargeons le prix de la canistre.Je guis persuadé que si je prenais encore plus de précautions pour obtenir un article parfait, je pourrais hausser le prix à $1.50 et encore la demande sera trop grande pour ma production.La seule chose qui m\u2019ait embarrassé dernièrement, était que je ne pouvais fournir à tous mes clients et que je ne pouvais pas non plus m\u2019en procurer de mes voisins, dont la propreté et la promptitude, étaient, à ma connaissance, égales à celles exercées dans ma propre sucrerie.Ils n\u2019avaient pas assez de sirop pour la demande.Profits de la Sucrerie Jai déjà parlé de l\u2019importance de la sucrerie comme étant la partie la plus lucrative de la ferme.Voyons un peu si ce n\u2019est pas vrai.Ma sucrerie de six cents arbres occupe à peu près vingt arpents ; à $40.00 par arpent, cela fait $800.00.Ma cabane m\u2019a coûté $150.00 ; l\u2019évaporateur et le fourneau, $150.00; les seaux, $120.00 ; les gouttiéres, $20.00 ; le réservoir collecteur, $10.00 ; le réservoir d\u2019approvisionnement, $10.00; le traineau, $10.00; les couvercles, $12.00 ; et les divers accessoires, $5.00.Le capital, alors, montera i environ $1,300.L\u2019intérét, à dix pour cent sur cette somme serait de $130.00.Ajoutez à cela $10.00 pour l\u2019usure de l\u2019outillage et les frais d\u2019entretien, et enfin $35 00 pour la main d\u2019ceuvre et le bois, ce qui suffit amplement, vu que les travaux sur la ferme ne pressent pas les premiers jours du printemps, et nous avons un total de $180.00 par an.M.Chamberlain évalue le produit moyen de chaque érable à 50 cents ; je le mets à 40 cents (c\u2019est un estimé modéré) ; ceci nous donne $240.00 pour nos 600 érables ; c\u2019est $60.00 de plus que les 10% du capital versé, le tout sans aucun risque.Où trouverez- vous, je vous le demande, une industrie de la ferme qui vous rapporte autant?Mes animaux qui sont des meilleures races et des mieux conditionnés, ne me donnent pas plus de profit.Non seulement la gucrerie est une source de profits réels et sérieux, mais elle promet de continuer à donner des revenus, et même de devenir de plus en plus profitable chaque année.La concurrence peuvent fermer nos marchés étrangers pour le blé, et rendre l\u2019avenir de cette culture plus incertain qu\u2019à présent.L\u2019Ouest gi fertile et si riche peut inonder notre marché de ses viandes et faire de notre commerce d\u2019animaux une affaire peu ayante ; le prix du mouton et de la laine peuvent LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 405 encore baisser à cause la rude concurrence de la Californie et de l\u2019Australie, mais l\u2019industrie du sucre d\u2019érable est si limitée par la condition même des choses, ses produits sont tellement supérieurs à toutes les autres denrées, que nous ne craignons aucune concurrence dangereuse, aucun antagonisme ruineux.Nous avons le monopole de cette industrie ; nous pouvons toujours le conserver.Il y a toujours de la place pour un bon article sur le marché, et notre sucre d\u2019érable occupe le pre- mierrang.Tout ce que nous avons à faire, c\u2019est de prendre tous les moyens pour fabriquer un sirop et un sucre d\u2019érable de toute première qualité, et nous pouvons être sûrs d\u2019avoir un marché toujours prêt à nous donner les meilleurs prix.\u2014Ærtrait de Maple sugar and the sugar bush, de A.J.Cook.SOCIETES ET CERCLES ECHO DES CERCLES AGRICOLES Cercle agricole de St Albert de Warwick, (Cod\u2019Arthabaska).\u2014 Champ de démonstration : effet des engrais chimiques sur le ble.\u2014 Un arpent de terre forte divisée en deux parcelles.La lére parcelle a été engraissée avec 100 lbs de superphosphate de chaux et 75 lbs de sulfate d\u2019ammoniaque, puis ensemencée avec 45 lbs de blé blanc de Russie.La récolte, le 15 août 1898, a produit 750 lbs de grain.Le blé sur pied avait de 50 à 52 pouces de hauteur, était trés fort et pas sujet a verser ; les épis avaient de 3 à 84 pouces.La parcelle sans engrais avait été également ensemencée avec 45 lbs de blé blanc de Russie.Récolte, 365 lbs de grain.Les tiges avaient de 44 à 48 pouces de hauteur, les épis, 2 à 3 pouces de longueur.La paille n\u2019était pas d\u2019aussi bonne qualité et, à côté de la paille de la parcelle engraissée, on aurait dit qu\u2019elle avait souffert du mauvais temps, tant il y avait de différence.AIMÉ LALIBERTÉ.Cercle agricole de la municipalité Aubert Harbour, Iles de la Madeleine.\u2014 Rapport de l'assemblée du cercle tenu à Amherst (Iles de la Madeleine), le 14 décembre 1898.\u2014 L'assemblée n\u2019était pas très nombreuse, à cause du mauvais état des routes, mais suffisante pour discuter et décider les questions les plus importantes.Il y eut élection des directeurs, et rédaction du programme d\u2019opérations pour 1899.Parmi les sujets discutés par 406 l\u2019assemblée, on étudia les moyens à prendre pour engager la population à s\u2019intéresser davantage aux choses de l\u2019agriculture.Ce n\u2019est pes une tâche aisée de rompre avec les vieilles habitudes invétérées de la routine.En effet, jusqu\u2019à présent, nos gens n'ont guére été formés aux travaux du sol, et le peu de culture qu\u2019on entreprend se fait encore d\u2019une manière primitive.Mais je pense qu\u2019avec quelques efforts on en décidera un grand nombre à s\u2019occuper davantage des produits du sol et à améliorer leurs méthodes.Nous avons organi-é, pour cette année, des concours de labour, de récoltes sur pied, et de soin du bétail.W.J.SULLIVAN, Secrétaire du cercle agricole.ÉCONOMIE DOMESTIQUE LES ECOLES MENAGERES Nous extrayons les lignes suivantes d\u2019un article du journal Le Manitoba, publié sous ce titre, dans son numéro du 18 janvier dernier : \u201c\u2018 Les Dames Ursulines du Lac Saint-Jean ont une école-ménagère qui fait l\u2019admiration de tous les visiteurs.Ces dames, d\u2019une culture intellectuelle si élevée, apprennent aux filles des cultivateurs à filer, à tisser, à faire le beurre le plus propre et le meilleur que j'aie jamais goûté.\u201c Nous avons vu là quatre demoiselles qui travaillaient au métier et six qui filaient.D\u2019autres trayaient les vaches, d\u2019autres faisaient le beurre.\u2018Une petite fille de sept ans nous amusa beaucoup en nous montrant les bas qu\u2019elle avait tricotés pour son usage et la petite serviette qu\u2019elle avait tissée \u2018\u2018 pour son petit frère Arthur qui répandait toujours du lait sur sa chemise.\u201d\u2019 \u2018\u2018 Quelques-unes étaient à faire des bretelles, d\u2019autres raccomodaient, etc., etc.Tous ces ouvrages se faisaient en même temps ; c\u2019était un spectacle à réjouir les hommes et les anges.\u2019\u2019 VIATOR.Mgr Langevin se propose d\u2019établir incessamment de semblables écoles dans son diocèse.eee Hygiène et écoles de cuisine.\u2014 Les progrès de l\u2019hygiène ne peuvent vraiment s\u2019accomplir que par la femme.Si nous laissons de côté l'hygiène publique, dont les pouvoirs publics ont la mission de s\u2019occuper, l\u2019hygiène privée est réellement entre LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE les mains de la femme.C\u2019est elle qui est chargée des soins de l\u2019alimentation, de la propreté du logis, de l\u2019aération, de mille petits riens qui vous entourent du matin au soir, et qui constituent pour la santé de toute la famille des conditions favorables ou défavorables.Comme l'alimentation bien choisie est la première condition de la santé, la cuisine devrait entrer pour une g'ande part dans l\u2019éducation des jeunes filles.Dans leurs pensionnats elles devraient être initiées au choix et à la préparation des aliments.Cette réforme serait très profitable à l\u2019hygiène.Oeufs.\u2014Parmi les produits alimentaires d\u2019origine animale, il faut placer les œufs au premier rang sous le rapport de leur puissance nutritive.On peut consommer tous les ceufs d\u2019oiseaux, de dinde, d\u2019oie, de canard, de pigeon, de pintade, de paon, de faisan, etc.La poule est notre principal fournisseur.Les grains de l\u2019orge passent pour donner aux œufs le goût le plus délicat.Les œufs constituent une nourriture délicate, restaurante, de facile digestion.Les œufs durs sont une provision de voyage ou de promenade des plus précieuses.La coquille des œufs est perméable et, lorsqu\u2019on les fait cuire dans une eau malpropre, ils en prennent l\u2019odeur et la saveur.Toute la substance des œufs passe dans le sang ; ils ne lairsent aucun résidu dans l\u2019intestin, et, par conséquent, ils ne conviennent pas toujours aux gens dont le ventre est paresseux.En revanche, ils sont excellents dans les cas de dérangements d\u2019entrailles.Chaufiage.\u2014Perte de chaleur.\u2014Dans un grand nombre de maisons, les tuyaux des poêles sont trop courts.Il en résulte une grande perte de chaleur et un gaspillage assez considérable de combustible.\u2014 - om RECETTES UTILES.Rouille et poteaux en fer.\u2014 Que dois-je faire pour protéger de la rouille des poteaux de clôture en fer 7\u2014J.H.Réponse.\u2014Mettre avec un pinceau une couche de goudron chaud ; prenez du goudron d\u2019usine à gaz et faites le préalablement chauffer jusqu\u2019à l\u2019ébullition dans une marmite en fer ou en fonte LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 407 posée sur un fourneau et non sur un foyer découvert (afin qu\u2019il ne prenne pas feu), le goudron bouillant devient aussi fluide qu\u2019une peinture à ~ Thuile.Un coricide facile.\u2014 Voici une recette fort en usage chez les pédicures américains et facile à reali-er.Il suffit d\u2019émietter du pain très finement dans le quart d\u2019une tasse de fort vinaigre.Au bout d\u2019une demi-heure, le mélange a pris la consistance d\u2019un cataplasme qu\u2019on applique sur le cor avant de se mettre au lit ; le lendemain matin, la douleur a disparu, et il n\u2019y a plus qu\u2019à enlever le cor, qui se détache aisément.S\u2019il datait de loin, on répéterait la même opération plusieurs fois.rar NOURRITURE DES VOLAILLES SPECIALEMENT EN CC QUI CONCEKNE LES SUBSTANCES MINERALES DONT ELLES ONT BESOIN Il n\u2019y a pas que l\u2019homme à qui les substances minérales soient nécessaires ; les animaux en ont besoin tout autant.Les plus importantes de ces matières ont la chaux et l\u2019acide phosphorique.Les magnifiques résultats obtenus par une alimentation riche en ces matières est vraiement incroyable.Veut-on des exemples de la grande influence qu\u2019a le phosphate de chaux sur la constitution de tous les organes ?On les trouve chez les animaux qui paissent sur les sols calcaires et granitiques des terrains volcaniques, en Italie, en Islande, etc.C\u2019est là, qu\u2019on peut admirer des individus, des sujets, à ossature tellement forte, tellement puissante, qu\u2019il leur pousse une excroissance d\u2019os sous la mâchoire en forme de bosse ; tandis que ceux qui n\u2019ont pas ces sels de chaux indispensables, en quantité raisonnable, sont portés a avoir sous la gorge des glandes molles, signes certains d\u2019un état scrofuleux.qui a une nourriture contenant tous ces sels, ne sera, à sa naissance, nullement débile, rachitique, scrofuleux.La vigueur des jeunes chevreaux qui leur permet de suivre leur mère quelques heures à peine après leur naissance, et le fait que les fractures des membres des chèvres se guérissent seules, sans traitement aucun, au bout de quelques semaines, ne sont dûs qu\u2019à la quantité considérable de phorphate de chaux que ces dernières absorbent avec la grande variété d\u2019herbes qu\u2019elles vont paître sur les terrains secs, riches en calcaire et en phosphate de chaux.Il en est de même, et à plus forte raison, pour les volailles dont l\u2019organisation exige plus impérieusement toutes ces matières minérales, et dont les produits qu\u2019elles sont destinées à fournir (les ceufr) demandent plus de ces substances que le produit de n\u2019importe quel autre animal.Or, pour en arriver là, il faut connaître quels sont les aliments qui contiennent le plus de ces substances minérales.Voici quelques données importantes fournies par la chimie agricole sur la valeur relative des divers fourrages ; ils doivent se placer dans l\u2019ordre suivant : tourteaux de graines oléagineuses, principalement ceux de coton et de lin purs, non falsifiés ; le bon son de blé ; les foins de légumineuses et de céréales vertes ; mil ; les foins de prairies naturelles, renfermant beaucoup de jar- geau (vesce indigène); pailles de légumineuses ; pailles de céréales.La valeur de ces aliments étant connue, il faut pouvoir les fournir aux volailles sous une furme parfaitement assimilable, afin qu\u2019elles puissent donner en retour de beaux bénéfices.On y parviendra en leur donnant un mélange des fourrages ci-dessus hachés ou moulus.\u2014J.B.P.\u2014e.SYNDICAT DES CULTIVATEURS DE LA PROVINCE Dt QUEBEC Bureau : 23, rue St-Louis, Québec.Président : Sa Grandeur Mgr L.N.Bégin.Secrétaire : Ferdinand Audet, N.P.Trésorier : P.G.Lafrance, caissier de la Banque Nationale.Administrateur général : Révérend J.Marquis, tre.P Cultivateurs, cercles agricoles et sociétés d\u2019agriculture, envoyez nous sans retard vos commandes pour les graines de semence de toutes sortes dont vous aurez besoin le printemps prochain.Ces graines ne seront achetées que sur échantillons et après en avoir fait faire un examen sérieux.Veuillez nous transmettre en même temps vos commandes pour les animaux reproducteurs enregistrés, les engrais chimiques, les instruments aratoires que vous désirez acheter.Nous prions tous ceux qui ont des animaux enregistrés à vendre de bien vouloir les indiquer au syndicat.Le syndicat règle toutes les difficultés qui peuvent se présenter entre çes membres et leur communique tous les renseignements dont ils ont besoin. Herse a Disques avec supports a boules Egale la meilleare Les ressorts à pression, roulés, sur celle à bêche et celle à disques, excellent en mérite et en pouvoir tout ce LA Seule HERSE à BECHE Elle a des Boules d'Appui Le meilleur outil sur terre A core creme pour pulvériser un terrain LE, I dur.S\u2019est faite une bonne ALL ally Lora renommée dans la province PISCINE UTTER BY de Québec pour 1898, ui peut être employé à leur LLY LE vss jJY.Maintenant pour 1899.place.id Autres effets que nous manufacturons : Barattes 909 ¢ Daisy,\u201d Laveuses, Concasseurs, Broyeuses, Ma- The Wortm an & VY ard M i g Co.chines & égrainer le blé-d\u2019Inde, Eoraseurs, Four- ei TI NEIL ches pour le foin, et slings, traits pour voiture et ( pom es.Nous vendons aussi les voitures Miluer LONDON, ONT.LiMiTED) alker, et les charrues Percival.Branche de l\u2019Est : 60 rue McGill, Montreal, Que.On demande un homme énergique dams votre loca- ill , 1 li uits, illeure li Fortilisatours do Ia Nichols Chemical (0, SAFecIo™ [stm seras mrerine ie à \u2019 QUE.nous pouvons vous satisfaire.Gros Profits, Ecrivez nous pour renseignements.Les Marques RELIANCE, ROYAL, CANADIAN, CA- i 3 PLETON et VICTOR conviennent a toutes recoites, Imperial Company, Galt, Ont.specialement pour le Tabac et les recoltes racineuses.A Yendre.Si Grand Xorshire amélioré en février, mars ou avril.Chaque sac garanti être au poids légal.10,000 personnes employent la BENJAMIN VINET.Rang Double, BEAUMARNOIS, Que Marque \u201c Victor.\u201d Voulez-vous?Cela vous paiera si vous faites ainsi.\u2014 : R.J.LATIMER, 146 Rue McGill, MONTREAL.L'énorme production des Machines McCormick défie l'appréciation humaine.Si les Machines que nous fabriquons sortaient toutes de la porte de nos usines, avec la plus grande production du monde, le spectateur verrait durant toute la journée de travail une Machine McCormick arriver au grand galop toutes les 40 secondes.Pendant la dernière saison de 1898 les cultivateurs ont acheté 189,760 Machines McCormick.Cette énorme demande continuelle des cultivateurs aura pour résultat la fabrication et la vente, par nous, d\u2019un nombre plus considérable de Machines en une saison à la fin du siècle.Quelle est la cause de cette demande inouie?Quelle est la raison de la popularité constante des Machines McCormick?Pourquoi sommes nous forcés de faire fonctionner nos usines nuit et jour pour produire une machine toutes les 40 secondes ?C\u2019est simple.La réponse est facile.C\u2019est que nous construisons les meilleures.Environ soixante-dix saisons de succès se sont écoulées depuis que Cyrus H.McCormick a inventé la Fau- ; cheuse (1831).Durant ce temps la McCormick a été la mieux construite.Les McCormick de 1899 sont les meilleures.La Moissonneuse-Lieuse à droite McCormick, 1a nouvelle Faucheuse 4,43 et gg 5 p.de faux; la grande Faucheuse 4, 6,7 p.de faux; § la Faucheuse à 1 cheval, 34 et 4 p.de faux ; Fold- ;\u2018 \u2018 ing Daisy ; Moissonneuse de Maïs ; L\u2019éplucheuse ; A \\ = de Mais, et la Hache-Fourrage, le Râteau à main et à décharge- : ) ment automatique, 8, 10 et 12 p., sont les meilleurs.Ce sont les Horn \u2018 cH cation Mackie Crs 8 Machines McCormick fin de siècle ; construites avec un génie 4\" N7 = / y inventif et son modèle surpasse toutes les autres machines.TILA COUVERTURE EN MIC-A .Servez-vous de la | Servez-vous de la Grains de Semence.COUVERTURE CEE PEINTURE oe de is .MIC A .\u2018 a - MIC A - pour Cercles Agricoles, Mis en sacs de 100 ibs., adressé tel que oi-haut I Zits ASTHMA es D - APL Pour vos bâtisses.RNIN PALAU\" NM Pourréparerlestoits.Graines de Mil, Graines de Trè- | 024 NA.I Oe fl LesC rtures en ., Mois dur le RAA Lau \u2018+ cpu) Bardeau et en fle, Lentilles, etc, Blé d\u2019Inde Dp ed A it Fer-blanc .À l'épreuve du Feu PRE MER font double durée par à Silos, Blé, Orge, Pois, etc.ot de l'eau.CE ur: se son usage.Engrais chimiques.SUPPLANTE RAPIDEMENT LE BARDEAU \u2014 .Vendu ul d i a is 1 1 ; d coma Togs eh bos mari se oe ve is hie ion seston snot, J.B.RENAUD & Cie, ee BE © Importe qu.126 ot 140 Rue St-Paul, QUEBEC.Hamilton Mica Roofing Co., Office, 101 Rebecca St., Hamilton, Ont.| \u20ac | pense CH bpd bed pet = "]
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