Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1 mars 1899, mercredi 22 mars 1899
[" bn = A & 4 2 ÿ au ANY a Cr EAN AR #AD'HORTICULTURE:S No.-LE.t Journal d'Agriculture et d'Horticulture LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE est l\u2019orgçane officiel du Conseil d\" Agriculture de la Province | de Québec, Il parait deux fois par mois, le 8 et le 22 de chaque mois, et s'occupe spécialement de tout ce qui a rapport à l\u2019agriculture, à l'élevage des animaux, à l\u2019horticalture, etc.foutes communications destinées À être insérées dans les colonnes de la matière à lire de ce journal devront être adressees \u2018\u201cau Directeur du \u201c Journal d\u2019 Agriculture et d\u2019Eorticulture, Québec\u2019 Pour conditions d\u2019Au- nonces, etc., s'adresser à LA OIB DE PUB.\u2018\u201cLA PATRIB\u201d 77, 79 & 81 Rue St-Jacques, Montreal.Abonnement: $1.00 par année, payable d'svance TABLE DES MATIÈRES.AGRICULTURE GÉNÉRALE Coneours du Mérite Agricole pour 1599 \u2014A vis.409 Choses et autres\u2014Semez du trëfle\u2014Bouiilie bordelaise \u2014 Les mangeurs de pain \u2014 Lait écrémé\u2014 Fumier \u2014 Le tabac au Connecticnt\u2014Engrais pour pommes de terre\u2014Scories de déphosphoration\u2014 POTANSG\u2026.\u2026.\u2026oarcsrsasassaresseeres eco cer amsassons au sa0n00s 409 Bibliothèque du cultivateur.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026cccersrccorns 411 Petites NOTES.\u2026\u2026\u2026.uorercsssrascrsnrne sarsnen rs cerates sonsoress 41! Fabrication de la fécule\u2014Féculerie de moyenne GTANQEUR.oscocrorce snenc rss rorensens rater cer aera es 00 412 Ensemencement du tabac en couches- chaudes.415 Boite aux lettres.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.sssrrrrescareccesreneccrrocn0e 416 Chronique commerciale\u2014L\u2019Assuciation agricole \u2014 Les arbres fruitiers \u2014 Les écoles d\u2019arts et métiers.417 INDUSTRIE LAITIÈRE Le nouvel agronome de la Ferme Expérimentale d\u2019OUAWA .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.vecsesse sernsenerasemarm encor sen t0 es secnanc0 419 Renselgnons-NOUS .\u20260\u2026.\u2026.rccesies socssccrusavesres svonccce oo La qualité du tromage canadien .c.cooceevvnieennneen.420 ANIMAUX DE LA FERME Les poulaillers dans le mois de mars\u2014Ne nourrissez pas trop vos poules\u2014Cannetuns\u2014Engraisse- ment des volailles.eees vevvreiriirniiiiiciiiniinin 422 BACON MOU.\u2026.\u2026.\u2026crevrersoscrrser serrereer cananrons comccr anses 423 Médecine vétérinaire \u2014Congulrations\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.424 Quelques rations pour les vaches laitières.425 ARBORICULTURE ET HORTICULTULE Fumure d\u2019un jardin potager \u2014 À tocas\u2014 Greffage\u2026 425 La famure des arbres fruitiers.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.nee.426 Culture florale\u2014Le chrysanthème.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 a.427 ÉCONOMIk DOMESTIQUE Améliorons notre régime alimentaire \u2014 Le Purridge \u2014Biscuit de farine d\u2019avoine.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.scrensaes 42) TRAVAUX ET RAPPORTS Considérations sur l\u2019état actuel de notre agriculture 430 Concours de Mérite Agricole, 1898\u2014Rapport des 431 us Ru Su af} 1S i Let CONCOURS DE MERITE AGRICOLE POUR 1899 Avis Le concours de Mérite Agricole aura lieu, en 1899, dans la cinquième région de la province, comprenant les 7 comtés suivants : Portneuf, Québec, Montmorency, Charlevoix, Chicoutimi, Saguenay et Lac St Jean.Les personnes qui désirent prendre part à ce concours doivent adresser leur entrée au département de I\u2019 Agriculture le ou avant le ler juin, sur des blancs d\u2019inscription qui leur seront remis, sur demande, par ce département.Nulle demande d'entrée transmise après le temps requis ne sera acceptée par le département.Les lauréats qui ont obtenu la médaille d\u2019argent et le diplôme de Très Grand Mérite en 1894, ne doivent pas oublier qu\u2019i's ont droit, cette année, de concourir de nouveau pour faire décider auquel doivent être décernés la médaille d\u2019or et le diplôme de T:ès Grand Mérite Exceptionnel.Ceux qui, à la même époque, n\u2019ont obtenu que le nombre de points suffisant pour avoir droit à la médaille de bronze avec diplôme de Grand Mérite ou au diplôme de Mérite, peuvent également prendre part au concours cette année.CHOSES ET AUTRES Semez du trèfle.\u2014Dans tous les champs que vous allez ensemencer en grains au printemps, semez en même temps du trèfle à raison de 10 lbs.à l\u2019arpent.Vers la fin de juillet, vous moisonnerez la céréale, et à l\u2019automne le trèfle vous fournira une belle masse verte qui sera excellente pour l\u2019enfouiese- ment.22 MARS 1899. 410 La récolte de froment, seigle, orge ou avoine n\u2019aura souffert en aucune.façon de la présence de la légumineuse, et celle-ci enterrée dotera le sol d\u2019un apport abondant d\u2019éléments de fertilité.Nous savons que le trèfle tire son azote de l\u2019air.De plus, ses longues racines végétant dans les couches profondes vont y chercher des aliments minéraux que peu de plantes pot rraient atteindre.Le labour d\u2019automne mélange tous ces principes fertilisants à la terre arable et les récoltes qui suivent peuvent immédiatement les utiliser, car le trètie les a transformés en substances solubles.Nous devons ajouter que ce précieux engrais vert enrichit ssi le sol en humus.On peut estimer que le trèfle ainsi enfoui vers la fin d\u2019octobre ou le commencement de novembre, représente en poids, feuilles, tiges et.racines, environ 5 à 6 tonnes à l\u2019arpent.Or, chaque tonne renferme autant d\u2019azote que deux tonnes de fumier de ferme ordinaire.On voit par là que, si les cultivateurs adoptaient comme règle de semer toujours une dizaine de livres de trèfle à l\u2019arpent avec leur froment, leur seigle, etc , ils arriveraient promptement et à peu de frais à augmenter la fertilité de leurs terres.Si la surface ainsi cultivée est peu considérable, le cultivateur trouvera sans doute avantage à faire pâturer en septembre, avant d\u2019enfouir.Dans ce cas encore, il aura largement bénéficié, car ses vaches auront eu une nourriture substantielle très favorable à la lactation, et il retrouvera dans le fumier la plus grande partie des éléments de fertilité que la plante contenait.Bouillie bordelaise.\u2014L\u2019été dernier, j'ai employé la bouillie bordelaise pour mes patates.Je n\u2019ai pas obtenu des résultats satisfaisants.Pour préparer cette bouillie j'ai employé de la chaux qui n\u2019était pas fraîche, ai-je eu tort ?\u2014D.F.Réponse.\u2014Pour fabriquer cette bouillie, !1 faut prendre de la chaux vive en pierres qu\u2019on fait éteindre, elle ne doit pas être carbonatée.Les mangeurs de pain.-\u2014 D\u2019après les évaluations de M.Davis Wood, le nombre des mangeurs de pain serait actuellement de 510 millions ; il était de 371 millions en 1871.En vingt-cinq ans le nombre des consommateurs aurait donc augmenté \u2018de 149 millions, soit de 37 p.c., tandis que, dans la méme période, la production des quatre principales céréales alimentaires s\u2019est accrue seulement LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE de 7.G p.c., d\u2019après M.Wood.Le monde serait done loin d\u2019être menacé d\u2019une sur production en céréales alimentaires.Le lait écrémé.\u2014Depuis quatre ans, on ne peut vendre du lait écrémé en Belgique qu\u2019à la condition d\u2019en indiquer la nature ; des fraudes s\u2019étant produites, le roi des Belges vient de promulguer un arrêt complétant cette loi.La Gazette des Campagnes, de Paris, se plaint de ce que le lait qui se vend en France est presque toujours écrémé.Dans nos villes, au Canada, le lait qu\u2019on nous vend n\u2019est pas toujours écrémé, mais il l\u2019est.quelquefois.Fumier de ferme.\u2014 Lorsqu\u2019un tas de fumier est terminé, il est avantageux de le recouvrir de terre.Cette précaution n\u2019est pas non plus négligée par les cultivateurs soigneux lorsqu\u2019ils sont obligés de former des tas dans les champs ; il en est même qui les enveloppent complètement de terre.Cette pratique est très rationnelle.La culture du tabac au Connecticut.\u2014Mr.S.D.leach, de Hartford, Connecticut, écrit dans le Country Gentleman un article dans lequel il prétend que les cultivateurs de cet Iétat devront renoncer avant longtemps à la culture du tabac, parce que la culture de cette plante augmente considérablement dans le Sud.Il ajoute que les cultivateurs du Connecticut ne peuvent entrer en concurrence avec ceux du Sud, qui produit à meilleur marché un tabac bien supérieur à celui de la Nouvelle- Angleterre.Engrais pour pommes de terre, \u2014Dans une conférence donnée a Dunblane, Angleterre, le Dr Paterson, 'un des professeurs du \u2018\u2018 Glasgow Technical College,\u201d\u201d a déclaré que, d\u2019après les résultats d\u2019expériences faites dans l\u2019ouest de l\u2019Ecosse, le meilleur engrais pour les pommes de terre était dix tonnes de fumier de ferme, quatre quintaux de superphosphate, un quintal de sulfate d\u2019ammoniaque et un quintal de sulfate de potasse, par acre.Scories de déphosphoration.\u2014J\u2019ai une terre pauvre en chaux et en acide phosphorique, quel engrais dois-je employer ?\u2014N.G.Réponse.\u2014Dans des terres manquant à la foi: de chaux et d\u2019acide phosphorique, l\u2019emploi de LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 411 scories de déphosphoration est tout indiqué.Mais les scories ne peuvent dispenser de l\u2019emploi du fumier qui, lui, est un engrais complet, c\u2019est-à- dire, apportant à la fois tous les éléments nécessaires aux récoltes, tandis que les scories ne font que compléter l\u2019action du fumier ; ces scories peuvent être répandues, puis enfouies par le labour en même temps que le fumier.Potasse.\u2014 a-t-il un moyen facile de déterminer si une terre est suffisamment riche en potasse?\u2014O.M.Réponse\u2014Tl n\u2019y a pas de moyen facile et simple de faire cette détermination.La recherche et le dosage de la potasse constituent une opération très délicate que, seul, un chimiste de profession peut entreprendre avec succès.À défaut d\u2019analyse, on peut avoir recours à l\u2019expérience directe.Parmi les plantes les plus sensibles à l\u2019action de la potasse se trouvent les légumineuses ; si les engrais potassiques restent sans effet sur les prairies artificielles, vous pouvez êtes sûr que vos terres sont riches en cet élément.Il est bon de savoir également qu\u2019en général ce sont les terres argileuses qui contiennent les plus fortes doses de potasse.\u2014 >on BIBLIOTHEQUE DU CULTIVATEUR Catalogue de graines, plantes etc., de Wm Evans, Montreal.\u2014 L\u2019édition francaise de ce catalogue pour 1899 vient de paraitre.C\u2019est une intéressante brochure de 92 pages bien imprimée et contenant de bonnes et nombreuses gravures.Nous conseillons à tous nos lecteurs de se la procurer ; elle est distribuée gratuitement sur demande adressée à Wm Evans, marchand-grainetier, rue McGill, Montréal.Rapport du Commissaire de l\u2019Agricuiture et de l\u2019industrie Laitiere du Canada, 1897.\u2014 Nous venons de recevoir un exemplaire de l\u2019édition française de cet important rapport.C\u2019est un fort volume de plus de 370 pages que nous recommandons à l\u2019attention de tous nos lecteurs.Parmi les sujets très intéressants qui y sont traités avec de grands développements et illustrés de nombreux plans et gravures, citons : Industrie laitiére, laiterie d\u2019hiver, service frigorifique ; expéditions expérimentales de fruits ; œufs et volailles ; production du lard ; bactériologie laitière, etc.Nous y trouvons également le rapport de M.J.C.Chapais, assistant Commissaire de l\u2019Industrie Laitière, qui concerne plus spécialement notre Province.On peut se procurer gratuitement ce livre en écrivant (sans affranchir la lettre) à Mr le Prof.James TV.Robertson, Commissaire de l\u2019\u2019 Agriculture et de l\u2019 Industrie Laitière.Ottawa.Le Naturaliste Canadien, \u2014 Directeur, M.l\u2019abbé V.-A.Huard, Chicoutimi.\u2014Sommaire du No de février 1899 : L\u2019abbé Provancher\u2014Une chasse aux Coléoptères à Boucherville\u2014Au pôle Nord, le projet du Capt Bernier\u2014Congrès de géologie\u2014Station biologique du Canada\u2014Exposition de 1900 PETITES NOTES C'est le moment de réparer les voitures, les harnais, les instruments d\u2019agriculture etc, afin que tout soit prêt pour les travaux du printemps.Peinturons les voitures qui en ont besoin et ne ménageons pas la peinture sur toutes les surfaces de bois ou de métal qui son: exposées aux intempéries de l\u2019air.5k Conditions de succès : Savoir, l\u2019ouvoir, Vouloir; ou, en d\u2019autres termes, association de la science, du capital et du travail : là est l\u2019avenir de l\u2019agriculture.#4 La paresse devient pour celui qui s\u2019y abandonne, un sentiment ou un besoin tellement impérieux qu\u2019elle lui donne une espèce de haine contre celui qui le presse de la surmonter.\u2014(Psse de Salm-Dyck ) #4 On se plaint que les corneilles, dont le retour aux champs annonce le printemps, font de grands dommages aux semailles ; mais il ne faut pas oublier que ces oiseaux font une chasse acharnée aux vers blancs, gris, etc., aux insectes et aux innombrables parasites du règne végétal Les souris mêmes et les mulots ne sont pas épargnés par ces omnivores.Le chaulage ou le marnage des terres devrait se pratiquer dans la plupart de nos terres.La plupart de nos terres demandent des engrais phosphatés, tels que superphosphate de chaux et surtout du phosphate basique Thomas. 412 Ne perdons pas une parcelle de nos cendres de bois, et achetons chez nos voisins toutes les cendres qu\u2019ils voudront bien nous vendre.++ Recueillons avec soin toute la suie de nos cheminées pour nos prochaines cultures de légumes, choux, tabac, et autres plantes délicatee qu\u2019il s\u2019agit de protéger contre les vers gris, limaces, etc.#4 Mettons de l\u2019ordre dans notre ferme, raisonnons chacun de nos travaux, et soyons déterminés, cette année, à apporter au moins une amélioration dans notre système de culture.SOO] I LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE a faciliter le travail autant que possible.Le local est réparti en cinq divisions marquées I, II, III, IV, V.Dans la division I, qui sert en même temps de magasin pour l\u2019arrivée régulière des patates, on trouve le moteur À (toujours en admettant que nous employions le moteur d\u2019une machine à battre à deux chevaux) ; le laveur B, le plan incliné en claire-voie ou en grillage C recevant les patates lavées et les conduixant égouttées à la trémie de la râpe ; la râpe D, le tamis mécanique E et la pompe dont on choisira l\u2019emplacement ; au dessus, en haut, le réservoir à eau pour l\u2019alimentation de I alld emma mma LES INDUSTRIES DE LA FERME La fabrication de la fécule Féculerie de moyenne grandeur Pour fixer les idées, je donne, fig.20, le plan général d\u2019installation d\u2019une féculerie de moyenne grandeur, pouvant travailler jusqu\u2019à environ 200 minots de patates par jour, et dans laquelle on emploie le moteur d\u2019une machine à battre.L\u2019échelle de proportion est de une ligne par pied.On pourra modifier suivant les goûts et les exigences locales.Ce qui est essentiel, c\u2019est d\u2019avoir une place convenable pour chaque service, de manière Fig.20.\u2014Plan général d\u2019une féculerie de moyenne grandeur, l\u2019usine.Cette partie peut n\u2019avoir pas de plafond et n\u2019être planchéiée que partiellement.La division II renferme cinq cuves pour le dépôt et l\u2019épuration de la fécule.Le diamètre.de ces cuves est de 34 pieds, la hauteur.4 pieds, et la contenance environ 240 gallons.La chambre III sert à la préparation des châssis chargés de fécule pour le séchoir ; la IVe est le séchoir au milieu duquel on place un poêle ; elle contient 14 rangées de châssis allant du haut en bas (voir page 345, JoURNAL du 8 février).Enfin, dns la.division V, on apporte la fécule sèche que l\u2019on.écrase et que l\u2019on tamise ou que l\u2019on passe au blutoir si c\u2019est nécessaire.Le blutoir (fig.15, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE page 346, JOURNAL du 8 février), si l\u2019on doit en employer un, est placé dans cette chambre, et il est actionné par le moteur général.Ces trois dernières divisions, et surtout la cinquième, doivent avoir de bons planchers.Toutes, à l\u2019exception de la division I ont un plafond, et le haut pourra servir à l\u2019emmagasinage de la fécule.Si cela devenait nécessaire, on pourrait aussi l\u2019utiliser comme séchoir.xx Pour fabriquer les cuves, on peut employer le pin blanc ou tout autre bois que l\u2019on jugera convenable.Rigoureusement, la quantité de bois de 2 pouces qui entre dans la confection d\u2019une cuve est de 60 pieds, mais on doit tenir compte du déchet ; il faut ensuite pour chacune deux ou trois cercles en fer ayant environ 11 pieds de circonférence.La machine la plus coûteuse est le moteur.Un bon moteur À deux chevaux coûterait $100.Mais ce moteur peut être utilisé à d\u2019autres fins en dehors du temps où il serait employé pour la féculerie.Il y a ensuite les transmissions du mouvement aux appareils, laveur, ripe, tamis, pompe, blutoir, dont le coût peut grandement varier, mais que je porte au minimum à $50.Si Pon pouvait amener l\u2019eau naturellement à l\u2019usine à une hauteur convenable pour alimenter les appareils dont le plus élevé est le laveur, on pourrait se dispenser de la pompe et du réservoir à eau que j\u2019ai placé dans le haut de la chambre des machines.A, proximativement, la quantité d\u2019eau dépensée dans les différents services peut s\u2019établir comme suit, relativement au volume des pommes de terre employées : 10 à 15 pour cent pour le lavage des tubercules, 60 à 70 % pour la râpe et le tamis, et 40 à 50 % pour l\u2019épuration de la fécule, soit en tout de 110 à 135 pour cent.Le minot représentant 8 gallons, il faut de 9 à 11 gallons d\u2019eau par minot de patates ou en moyenne 2000 gallons par jour pour une fabrication de 200 minots, soit un débit de 200 gallons par heure ou environ quatre gallons d\u2019eau par minute.Il est à peine nécessaire de dire que l\u2019eau employée doit être absolument propre.Une eau bourbeuse amènerait dans la fécule des impuretés qu\u2019il serait impossible d\u2019éliminer.HF Comme on peut le voir d\u2019après la disposition du plan général, fig.20, les opérations se suivent 413 naturellement.Les pommes de terre sont amenées dans la place I et fournies au laveur B qui les décharge propres sur la grille C où elles s\u2019égouttent.De 13, elles roulent À la râpe D qui les réduit en pulpe.Cette pulpe descend par Je le conduit N (fig.18) dans le tamis où elle est lavée pour séparer la fécule.La fécule entraînée par l\u2019eau coule par le conduit M vers la chambre II où elle est distribuée À volonté dans les cuves au moyen de nochères.Ici se présente un point à éclaircir : Les cuves ont 4 pieds de hauteur et le bas du tamis devra être deux pieds plus élevé, en sorte que le haut de ce dernier arrivera à 83 pieds, le haut de la rape serait à 10 pieds et le lavoir arriverait ainsi jusqu\u2019à 12 ou 13 pieds, hauteur à laquelle il faudrait élever les pommes de terre à laver.Il y aurait là un grave inconvénient qu\u2019il faudrait bien chercher à tourner.Le moyen le plus simple est d\u2019employer la noria entre le tamis et les cuves pour élever l\u2019eau chargée de fécule, ou mieux d\u2019installer le tamis au dessus du niveau des cuves, le lavoir et la râpe le plus bas possible, et de faire fonctionner la noria entre la râpe et le tamis pour élever la pulpe venant de la première et la déverser dans le second.La moria peut être formée d\u2019une courroie, de deux chaînes ou de deux cables sans fin portant des godets de fer-blanc et embrassant deux rouleaux, l\u2019un en bas et l\u2019autre en haut, celui-ci recevant le mouvement du moteur.En bas, elle plonge dans un puisart qui reçoit, suivant le cas, l\u2019eau chargée de fécule, ou bien la pulpe venant de la râpe.Les godets se chargent en passant et vont se décharger en haut dans la nochère des cuves ou dans la conduite N du tamis.Le tout fonctionne dans une caisse en planches.Ta fig.21 donnera une idée de ce qu\u2019est une noria.Cet appareil élévateur pourrait aussi également bien se placer entre le laveur qu\u2019on installerait près du sol et la râpe pour élever les patates lavées et les amener à la trémie de celle-ci.Dans ce cas, la râpe et le tamis seraient placés à une hauteur suffisante pour que l\u2019eau chargée de fécule coule naturellement dans les cuves.* Je me résume.Laissant à l\u2019appréciation des intéressés le coût du bâtiment et du moteur, ainsi que le prix du beis et de sa mise en œuvre, je porte comme dépense pour les achats spéciaux : Râpe $50 au plus, tamis $10 à $15, 414 cercles pour les cuves (?), toile pour chassis $15, transmissions $25, divers $25, soit au gros mot $150 en tout.Il ne s\u2019agit pas ici d\u2019une industrie à spéculation, je l\u2019ai dit et répété, mais d\u2019une industrie agricole permettant de tirer le meilleur parti possible d\u2019un important produit agricole et de créer une nouvelle source de revenu par le travail.Cont'nuant Fig.21.\u2014Noria (Appareil élévateur,.dans cet ordre d\u2019idée, je vais présenter quelques développements sur une situation que cette industrie essentiellement agricole peut amener avec beaucoup d'avantage.#4 Supposons une association coopérative d\u2019une demi douzaine de cultivateurs ayant chacun 2000 minots de pommes de terre à mettre en œuvre et disposant chacun d\u2019une centaine ou même, à la rigueur, d\u2019une cinquantaine de piastres.Nous aurons six paires de brag pour le travail.Cesera amplement suffisant, et le travail ne sera qu\u2019un jeu pour eux.Tous les colons savent plus ou moins travailler le bois, et avec un peu de bonne volonté et d\u2019ingéniosité, nos associés pourront faire la bâtisse eux-mêmes et les ouvrages en bois, même les cuves.Il n\u2019y aura donc à acheter que la ripe en fonte et les lames, la toile métallique, les transmissions, etc.Comme dans toute organisation il faut toujours une tête dirigeante, l\u2019un des associés sera nommé LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE chef ou directeur, et il aura l\u2019œil à tout, tout en ne craignant pas de mettre la main à l\u2019œuvre quand il le pourra.Deux hommes s\u2019occuperont de la division I du laveur, de la ripe, du tamis, du moteur, etc., et les trois autres, du travail des cuves et du séchoir.Le travail de la 1ère division est assez coulant pour que je ne m\u2019y arrête pas plus longtemps.Passons à la manœuvre des cuves.Les cuves sont numérotées I, II, IIT, IV, V, et elles sont desservies par des nochères munies de tampons pour les emplir à volonté.Les quatre premières sont en rang ; le No V est changé de place suivant le besoin.On emplit d\u2019abord la cuve I avec l\u2019eau chargée de fécule venant du tamis, puis la cuve IT.Tandis que celle-ci s\u2019emplit, la fécule de l\u2019autre s\u2019est déposée, et on fait écouler l\u2019eau qui surnage.Le mieux pour la vidange est d\u2019employer comme siphon un tuyau en caoutchouc de 7 à 8 pieds de longueur ayant un diamètre intérieur de six lignes.Pour amorcer le siphon, on l\u2019emplit d\u2019eau, et, bouchant les deux bouts avec les mains on plonge l\u2019un dans la cuve tout en plaçant l\u2019autre extérieurement à un niveau plus bas que celui du liquide.puis on débouche les deux extrémités en même temps.L\u2019extrémité extérieure est abandonnée librement dans une nochère ou un canal qui se décharge au dehors, tandis que l\u2019on baisse à mesure l\u2019extrémité intérieure de façon que l\u2019ouverture se trouve toujours un peu au-dessous du niveau de l\u2019eau de la cuve.On peut facilement maintenir cette position en attachant le bout du tuyau à un flotteur.On doit arrêter l\u2019écoulemeut dès que Pon approche du dépôt, et surtout ne jamais le continuer si l\u2019on s\u2019aperçoit que l\u2019eau devient laiteuse, ce qui est un signe que l\u2019eau n\u2019est pas entièrement déposée à cette hauteur.Alors, on enlève le siphon, et la cuve II étant pleine, on revient à l\u2019emplissage de la première.et dans la suite on opère le siphonage et le remplissage de la cuve II comme on l\u2019a fait pour I cuve I.Si l\u2019on était débordé, c\u2019est-à-dire, si l\u2019on ne pouvait vider à temps les cuves I et II, soit parce que la fécule ne déposerait pas assez vite, ou pour toute autre cause, on rapprocherait la cuve V et on l\u2019emplirait.D'ailleurs, si le travail du t:umis est bien conduit, si cet appareil est convenablement fourni d\u2019eau, sans dépense inutile, les deux Il fau premières cuves suffiront généralement. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 415 environ 24 heures pour le dépôt d\u2019une cuve à fond, mais on peut commencer à siphoner après une heure et demie ou deux heures, pourvu que l\u2019on évite de laisser couler de l\u2019eau contenant de la fécule.Le soir, vers la fin de la journée, on remet la fécule en suspension dans les cuves en agitant l\u2019eau dans un sens avec des pelles.Lorsqu'on a atteint le fond de la cuve, qu\u2019on ne sent plus de fécule déposée, on donne un on deux coups de pelle en sens inverse du mouvement imprimé d\u2019abord au liquide pour contrarier ce mouvement et l\u2019arrêter, et on abandonne au repos pour la nuit.Voilà la mise en marche pour la première journée.Le second jour, on fait l\u2019emplissage des cuves IIT et IV.En même temps, on s\u2019occupe de l\u2019épuration de la fécule de la veille.On enlève l\u2019eau qui surnage dans les cuves I et II et on continue comme il a été dit au paragraphe 4, Jour- NAL du 8 février, page 344.Si, la veille, on a dû emplir la cuve V parce qu\u2019on était débordé, on répartit le dépôt de celle-ci entre les cuves I et II avant de délayer dans la première eau de lavage.Au second lavage, on passe le mélange au travers d\u2019un tamis fin No 90 (C'est par erreur qu\u2019on lit No 120 à la page 345), faisant passer le contenu de II dans V, et celui de I dans IT.Quand la fécule est bien déposée après ce tamisage, on nettoie encore la surface et on la met en bachot où elle reste à égoutter jusqu\u2019au lendemain matin.Le troisième jour, on remplit les cuves I, II ; on donne un premier lavage à la fécule III, IV et on vide les bachots dans la chambre III.On achève l\u2019épuration des cuves III, IV et on prépare les châssis chargés de fécule pour les placer en étagère dans le séchoir (chambre IV).On met la fécule en bachot et on termine, comme toujours, en remettant en suspension la fécule des cuves pleines.Le séchoir étant rempli, on fait un feu pas trop fort pendant la veillée et, le lendemain de bon matin, si l\u2019on n\u2019a pas entretenu le feu toute la nuit, on le rallume et on le conduit comme il est dit page 346.Le quatrième jour, mêmes opérations.Dans l\u2019après-midi, on débarrasse le séchoir de la fécule sèche que l\u2019on va déverser sur le plancher de la chambre V.On peut se servir pour cela d\u2019une = 3 1e 3 boîte à deux poignées dans laquelle on décharge les châssis dans le séchoir même et que deux hommes peuvent transporter ensuite.Ce n\u2019est que le cinquième jour que l\u2019organisation du travail est au complet, et avec un peu d\u2019ordre et de méthode dans les opérations, tout marche comme sur des roulettes, mais il n\u2019y a plus de temps à perdre inutilement.Le tamis dont on ss sert pour l\u2019épuration est aisé à confectionner.Les cuvesayant 84 pieds de diamètre, on assemble deux planches de quatre pieds et demi de long et 6 pouces de large avec deux traverses du même bois, de 12 pouces de longueur, de manière à former une espèce de boîte de 3 pieds à l\u2019un des bouts.À partir de l\u2019extrémité, le fond de cette boîte est fait, pour un pied, avec une planche qui va un peu en penchant, puis, pour deux pieds, avec de la toile métallique No 90.Cette toile très fine, en cuivre, coûte $1.1) le pied carré.On pose cet appareil de manière que la partie de la boîte à fond de planche s\u2019avance un peu sur la cuve à vider tandis que le tout repose sur les bords de la cuve à emplir.On met sur le bout opposé à la boîte un contrepoids qui empêche l\u2019appareil de basculer.On évite ainsi des pertes lors du transvasement.Le tamis mécanique doit être surveillé avec beaucoup de soin, car de son bon fonctionnement dépend en grande partie la facilité de l\u2019épuration.A la moindre déchirure qui pourrait se produire dans la toile métallique, il faut l\u2019arrêter et le réparer.Je donnerai prochainement quelques détails sur les grandes féculeries.Oct.CUISSET.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 tare ENSEMENCEMENT DU TABAC EN COUCHES- CHAUDES Graines.\u2014Il est important de se procurer la véritable semence tous les ans ; autrement on s\u2019expose à ne semer que des variétés d\u2019hybrides qui elles-mêmes dégénèrent rapidement en qualité, mais non en quantité.On peut se procurer la serence pure chez les grands manufacturiers à Montréal, ou peut-être encore mieux en s'adressant à des Cultivateurs Américains qui font une spécialité de cultiver les tabacs pour la graines seulement.Couches-chaudes.\u2014 Les grands cultivateurs de tabac des comtés de Montcalm et Joliette prépa- 416 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE rent leurs couches-chaudes vers la mi-avril, et voici comment : On étend d\u2019abord un bon lit de paille de 6 pouces d\u2019épaisseur sur le terrain dans un endroit assez élevé et sec pour que l\u2019on puisre circuler à l\u2019aise et proprement autour des couches.Sur ee lit de paille on place le cadre de la couche dont la grandeur ordinaire est de 8 pieds par 4 pieds.Seize pouces (16) de haut pour le devant et 4 pouces plus haut en arrière, disons 20 pouces, ce qui donne une inclinaison suffisante.Fumier.\u2014 Dans ce cadre se met une couche de fumier de cheval, bien frais et très pailleux, bien distribué, d\u2019un pied d\u2019épaisseur, bien égalisé à la surface et légèrement tassé.Planches.\u2014Sur le fumier et avant de mettre la terre, on place un lit de planches d\u2019un demi-pouce d\u2019épaisseur et assez bien jointes, cela pour empêcher la pousse des champignons.Terre.\u2014 Sur ces planches se met ensuite un lit de terre de 4 pouces d'épaisseur.Cette terre doit être assez légère, et pour cela, il sera souvent bon de la bien mélanger de sable et de terre neuve price au pied des bois francs, du bois blanc, (tilleul) par exemple.On comprend que si la terre se durcissait dans la couche sous l\u2019effet des arrosages, il serait difficile d'enlever le plant sans laisser beaucoup du chevelu des racines.Placer ensuite les chassis bien ajustés et avoir le soin de blanchir les vitres à la chaux pour atténuer les rayons trop ardents du soleil.Semis.\u2014Quand la terre de la couche s\u2019est un peu réchauffée on sème.Quantité de graine.\u2014 Dans une couche de 8 par À pieds, une demi-cuillerée à thé de graine suffit.Vu notre climat, il est trés important de semer clair dans les couches afin que le plant y prenne de la force et de la qualité.Pour semer régulièrement Une aussi petite quantité de graine dans un espace aussi grand, il faudra bien mélanger la semence dans une pinte de sable assez fin et parfaitement sec\u2014se servir d\u2019une poivrière ou autre petite passoire y ressemblant, Avant de semer, arrosez la couche avec de l\u2019eau bouillante pour détruire quantité de mauvais germes.La terre arrosée et le sable étant de couleur différentes, il sera facile de voirsi l\u2019on a semé régulièrement partout.Aprés avoir semé, fouler légèrement la terre avec un bout de planche, mais ne pas enterrer la graine.Ensuite, couvrir la terre d\u2019une couverture de laine pour 24 heures, pas plus.Après cela il faut maintenir la température à un degré convenable.\u20140O.E.D.ss 0 te es rer BOITE AUX LETTRES Engraissement des porcs.\u2014 Réponse à lu question posée par E.B., Station Lachevrotière, Co.Portneuf.(Voir No du 22 février dernier, page 865).\u2014Pour apprécier la valeur du système proposé, on n\u2019a qu\u2019à soumettre la moitié du troupeau au traitement mentionné dans le JOURNAL, et l\u2019autre moitié à un traitement plus riche.Par exemple : au lieu de petit lait, donner du bon lait, et en remplacement de la balle de foin, donner de la bonne moulée de pois et d\u2019avoine, ou de sarrasin et d\u2019avoine, ou d\u2019orge et de sarrasin.Je pense que le troupeau soumis au dernier traitement engraissera beaucoup plus rapidement.Dans mon opinion, avec rien on n\u2019a rien.J\u2019espère qu\u2019après l\u2019essai, M.E.E.voudra bien nous faire part des résultats obtenus.\u2014Un abonné de Trois-Rivières.Platre \u2014 Veuillez m\u2019indiquer la manière d\u2019employer le plâtre pour les pommes de terre et le blé.\u2014 G.L., St.Norbert d\u2019Arthabaska.Réponse.\u2014 Le plâtre, qui exerce une action si favorable sur les légumineuses, telles que le trèfle, les pois, la luzerne etc., ne produit aucun effet sur le blé et les patates, à moins que le sol ne soit tellement dépourvu de chaux que tout apport de plâtre puisse contribuer à donner à la terre la chaux qui lui manque ; mais, dans ce cas, il serait préférable d\u2019avoir recours à un généreux chaulage ou au marnage.Culture florale.\u2014Seriez-vous assez aimable de nous donner, dans les prochains Nos de votre estimable JourNaL, la culture des différentes espèces de rosiers en appartement et de pleine terre, taille, culture, etc.Avec le printemps qui nous arrive, nous aimerions aussi à avoir des renseignements sur les plantes de parterre: Chrysanthèmes, Begonias, Géranium en arbre, etc.\u2014M.G., Montréal.Réponse.\u2014Nous donnons dans ce No la culture du chrysanthéme, et, autant que le cadre de notre JOURNAL nous le permettra, nous aborderons successivement 1 étude des diverses plantes indiquées ci-dessus. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Culture du lupin pour engrais vert.\u2014La partie labourable de ma terre est divisée en un assolement de six champs : un de ces champs est réservé à la jachère et sera ensemencé, cette année, en engrais verts.C'est ici la place du lupin ; je voudrais en semer au moins un demi-arpent.Combien faut-il de graines par arpent ?Sème-t-on à la volée ou en rang, comme les carrottes ?Faut-il sarcler comme ces dernières plantes ?Quand faut il le rouler et enterrer pour engrais vert ?Réponse.\u2014 On peut semer la graine de lupin à la volée ou en rangs, On sème environ 80 à 100 lbs.de graine par arpent, à la volée ; en ligne, il n\u2019en faut qu\u2019euviron 60 à 80 lbs, On n\u2019a pas de sarclage 4 faire.On enterre la récolte à la charrue lorsque le lupin achève de fleurir ou a été atteint par la gelée.C\u2019est un engrais vert de premier ordre pour l\u2019amélioration des terres sablonneuses pauvres.Suppression des cornes chez les jeunes veaux.\u2014 Y a-t-il un moyen d\u2019empêcher la croissance des cornes chez les jeunes veaux?Comment faut-il l\u2019employer?X.Réponse.\u2014Au moyen de la potasse caustique.Le veau ne doit pas avoir plus de huit jours.On rase, ou clippe le poil, sur un pouce de diamètre, à l\u2019emplacement de la corne.On applique à cet endroit un bâton de potusse caustique, jusqu\u2019à ce que la partie soumise à ce traitement devienne rouge ; on renouvelle cette application avant que le veau ait quinze jours (quoiqu\u2019une seule application puisse suffire).Pour manipuler ce bâton de potasse caustique sans se brûler les doigts, on l\u2019entoure de feuille de plomb ou d\u2019étain.On conserve la potasse caustique dans une bouteille bien fermée.Ce pro- dnit se vend chez les pharmaciens.Recherche du carbonate de chaux dans le sol.\u2014 C\u2019est avec plaisir que je vois dans le Journal que vous nous dites gratis le pourcentage de chaux qu\u2019il y a dans notre terre, pourvu que nous vous en envoyions des échantillons.Ainsi, comme je désire faire des expériences, ce printemps, avec différents engrais, je vous serais très reconnaissant si vous vouliez bien me dire le contenu en chaux des cinq échantillons de sol (tous différents) que que je vous envoie.\u2014 J.F.P., Ste Philomène, Co.Chateauguay.Réponse.\u2014Ces cinq échantillons de sol très ga- blonneux sont sont complètement dépourvus de carbonate de chaux.Le No 3 en contient une trace.CHRONIQUE COMMERCIALE L'association Agricole\u2014Les arbres fruitiers\u2014Les écoles d\u2019arts et métiers On constate que d\u2019année en année la clasze agricole comprend mieux l\u2019importance de l\u2019association, la nécessité de former un corps.Le progrès, sous ce rapport, n\u2019est peut-être pas aussi rapide qu\u2019il le faudrait, mais tout de même il y a du mieux.On compte, d\u2019après le dernier rapport de l\u2019hon.M.Dechêne, commissaire de l\u2019Agriculture, 510 cercles agricoles, composés de 43,061 membres ; la recette collective dépasse $100,000 par an, dont $54,000 en souscriptions, et $25,000 en allocations du gouvernement.En 1898, $11,070 ont été dépensées en prix de concours, $4,417 en achats d\u2019instruments, $4,803 en achats d\u2019animaux, et $67,000 en achats d\u2019autre nature.Les frais d\u2019administration ne dépassent guère 5 %.Le comté du Lac St-Jean tient la tête pour le nombre des membres, avec un effectif de 1680 inscrits ; le comté de Berthier vient ensuite avec 1413.I] y a, de plue, 68 sociétés d\u2019agriculture comptant 13,293 membres, qui ont souscrit pour leur part près de $20,000 en 1898 et ont reçu $26,000 en allocations du gouvernement.Le budget collectif de ces sociétés s\u2019est élevé à $78,000 ; leur prineipal article de recette et dépense, comme leur principale mirsion, s\u2019applique aux expositions de comtés.On doit & un certain nombre de cercles agricoles des bulletins annuels très intéressants, rendant compte des expérimentations qui leur sont confiées.Il est à souhaiter que cette mode se propage davantage, et qu\u2019un plus grand nombre de cercles fassent rapport de leurs opérations.En général, nos gens n\u2019ont pas assez la plume à la main ; ils ne prennent jamais de note ; c\u2019est un de nos petits défauts nationaux de trop £e fier à sa mémoire, et de ne pas assez se confier au papier.C\u2019est pourtant une excellente habitude que celle du crayon et du cahier de notes ; elle force à la précision dans les constatations et les calculs, et les faits qui nous apparaissent souvent assez confus à l\u2019esprit prennent des formes plus nettes dès qu\u2019on se met en frais de les énoncer par écrit ; ils apparaissent alors sous leurs véritables proportions, ce qui évite beaucoup d\u2019exagérations et de malentendus.On n\u2019a qu\u2019à parcourir les 24 ou 25 bulletins de 418 URNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE cercles agricoles consignés dans le dernier rapport ministériel, pour se convaincre de l\u2019extrême utilité de cette publicité.Si chacun de nos 500 cercles se faisait un devoir de rendre ainsi compte de ses observations de l\u2019année en quelques lignes concises, le mouvement agricole de la Province, qui est décidément progressif, apparaîtrait sous son véritable jour, et, comme il y a amélioration marquée, il en résulterait une réclame formidable pour nos fertiles campagnes.La colonisation, l\u2019immigration, y puiseraient à pleines mains ; la presse y trouverait ample matière à propagande, et la valeur de nos fermes y gagnerait certainement, parce que l\u2019offre provoque infailliblement la demande, et que ce sont ces deux éléments combinés qui règlent les prix de toutes choses.Naturellement, cette abondance de matière grossirait le livre bleu, mais on n\u2019aurait qu\u2019à serrer un peu plus le texte, car il y a beaucoup trop de blanc dans nos documents provinciaux, qui pa- raiesent être pour l\u2019imprimeur un simple prétexte pour faire des pages.Les bulletins que j\u2019ai sous les yeux constatent qu\u2019on soigne mieux les détails ; la culture des fourrages verts, le sarclage, le jardinage, l\u2019emploi des fertilisants chimiques, prennent de la vogue.Un cultivateur rapporte que ses sept vaches lui ont rapporté un surplus de 840 dans le mois de septembre, grâce à un régime de gaudriole dans leur eau fraîche et d\u2019étrillage quotidien pendant tout l\u2019été.On a déjà établi, dans plusieurs comtés, notamment Argenteuil, Arthabaska, Berthier, Brome, Beauce, Charlevoix, Chicoutimi, Lévis, L\u2019Islet, Soulanges, Stanstead, St-Maurice, Trois- Rivières, des champs de démonstration d\u2019après les indications du JOURNAL D\u2019AGRICULTURE, et les excellents résultats qu\u2019on a obtenus devront engager toutes les paroisses de la Province à suivre l\u2019exemple.Les cercles organisent aussi en plusieurs endroits des concours laitiers qui font un grand bien à l\u2019industrie fromagère.J'arrive à nn sujet qui m\u2019est particulièrement agréable : je veux parler des arbres.J\u2019ai déjà eu occasion de prêcher dans ces mêmes colonnes le respect, le culte même des arbres, au risque de passer un peu pour païen.Cette fois, ll ne s\u2019agit pas seulement d\u2019une question de parure, mais aussi d\u2019une question de profit.Il se fait, depuis une couple d\u2019années, un mouvement sérieux pour encourager l\u2019horticulture fruitière, ce qui ne sersit après tout que le réveil, la résurrection en quelque sorte, d\u2019un art autrefois très en honneur dans plusieurs districts.Autour de Québec, par exemple, la côte de Beaupré, l\u2019Ile d\u2019Orléans étaient autrefois en vergers; mais d\u2019une génération à l\u2019autre ces cultures sont disparues.Aujourd\u2019hui l\u2019opinion prévalente est que les arbres ne peuvent réussir dans notre climat, parce qu\u2019il est trop froid ; il l'est pourtant moins que dans le temps où nos arbres ployaient sous les pommes, les prunes de Damas et les pruneaux.M.Auguste Dupuis, l\u2019habile pépiniériste du Village des Aul- naies, dans le bas du fleuve, a obtenu de beaux résultats de son entreprise, pourtant téméraire aux yeux des décourageurs.Il rapporte lui-même qu\u2019à Chicoutimi, où le mercure descend parfois jusqu\u2019à 40 degrés Fahrenheit au-dessous de zéro, il à vu un verger de pommiers de Russie, Transparentes et Duchesse d\u2019Oldenbourg, des Wealthy originaires du Wisconsin, des pruniers Lombards très vigoureux et chargés de beaux fruits.Les hommes éclairés ont compris la situation : s\u2019il y a eu des échecs, c\u2019est que les essais ne se sont faits jusqu\u2019ici qu\u2019au hasard, individuellement, sans études sur les espèces convenables à la variété des lieux, des sols et des climats.On achète ce qui se présente ; ce sont des variétés tantôt trop tendres pour la température de nos latitudes, tantôt improductives.Pour obvier à ces inconvénients, le gouvernement provincial, se rendant aux représentations raisonnées qu'on lui a faites, à décidé d\u2019établir dans l\u2019Est de la Province des stations expérimentales où, par l\u2019observation, on espère pouvoir discerner assez vite les espèces qui conviennent le mieux aux conditions locales, On a commencé par la Beauce, Chicou- timi, Compton, Gaspé, l\u2019Islet et Maskinongé.À Compton, les premières expériences se font à la Ferme modèle dont le régisseur est M.J.M.LeMoyne ; à Ste-Anne de Chicoutimi, chez M.George Hudon ; au Bassin de Gaspé, chez M.W.H.Clark ; à St-Léon de Maskinongé, chez M.Hormisdas Paquin ; 4 l\u2019Islet, dans la pépinière de M.Auguste Dupuis, qui s\u2019est généreusement désisté de toute assistance et rémunération, et fera gratuitement rapport sur ses chères études qu\u2019il poursuit déjà depuis trente ans.La station de Beauce ne sera établie qu\u2019au printemps ; on a choisi le collège des Frères Maristes, à St-François, qui soit dit en passant, est déjà en renommée pour l\u2019excellente pratique de son enseignement.Le révérend M.Lambert, curé de St-François, à qui est dû l\u2019établissement de ce collège, a obtenu un délai d\u2019une année afin de pouvoir faire prépa- be EN bet debe LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 419 rer le sol pour recevoir les arbres.Les autres stations ont fait rapport sur leurs opérations de 1898, et ce sont des pages remplies de renseignements précieux qui devraient être distribuées à profusion dans tous les comtés.Le gouvernement fournit les plants à ses frais et alloue en plus une somme de $25 par année au régisseur de l\u2019exploitation.Celui-ci fournit l\u2019emplacement et la main- d\u2019œuvre, et le verger devient sa propriété après un certain temps.Dans ces conditions, les stations fruitières devraient se propager rapidement.Les écoles d\u2019Arts et Métiers, au nombre de sept, à Montréal, Québec, Lévis.Sherbrooke, Sorel, Trois-Rivières et St-Hyacinthe, sont aussi sous le contrôle du Commissaire de l'Agriculture ; mais, comme cette partie n\u2019intéresse que très indirectement les lecteurs du JoURNAL, quelques mots auf- firont pour compléter cette revue.M.S.Sylvestre, secrétaire du Département, qui est en même temps le secrétaire du Conseil des Arts et Manufactures, dit que l\u2019an dernier 821 jeunes gens ont suivi les classes.Le nombre des élèves a été moindre que l\u2019année précédente, mais l\u2019assiduité meilleure.Ces écoles font un bien énorme ; malheureusement, elles ne sont pas encore appréciées comme elles le méritent.Il appartiendrait aux citoyens riches, aux grands patrons de manufactures surtout qui sont intéressés au maintien de ces écoles où se forment des ouvriers éclairés, d\u2019y porter une attention particulière.Leur simple présence aux séanres d\u2019ouverture, la moindre manifestation d\u2019intérêt de leur part, un peu de propagande auprès des chefs de familles de leurs ateliers, à plus forte raison leurs dons aux écoles, auraient l\u2019effet de grossir le nombre des élèves.Ne serait ce pas un grand honneur pour eux de doter leurs quartiers d\u2019écoles de ce genre ?ULric BARTHE.SECTION RÉSERVÉE a La SOCIÉTÉ D'INDUSTRIE LAITIÈRE LE NOUVEL AGRONOME DE LA FERME EXPERIMENTALE D'OTTAWA Nos lecteurs apprendront sans doute avec satisfaction que M.J.H.Grisdale, dont nous sommes heureux de publier le portrait ci-après, vient d\u2019être -appelé au poste d\u2019agronome de la Ferme Expérimentale d\u2019 Ottawa, vacant depuis la nomination du Professeur Robertson, comme Commissaire fédéral de I\u2019 Agriculture.Né dans la paroisse de Ste Marthe, comté de Vaudreuil, M.Grisdale a reçu sa première éducation à l\u2019école française du village de Ste Marthe.Ayant visité à diverses reprises tout le district de Montréal, les cantons de l\u2019est jusqu\u2019à Sherbrooke, et la Province jusqu\u2019à Québec, il est familier avec les différents systèmes d agriculture, pratiqués dans les différentes parties de la Province.Il connaît plusieurs de nos fermes modèles, notamment celle des Pères Trappistes à Oka.Les seize premières années de sa vie s\u2019étant écoulées au milieu des cultivateurs français, il est au fait de leurs difficultés ; depuis qu\u2019il a quitté sa paroisse natale pour terminer ses études, il y est revenu chaque année passer une partie de l\u2019été, voyageant dans les différentes parties de la Province de Québec.A l\u2019âge de 18 ans, il entra à l\u2019Université de Toronto, où il remporta les honneurs de différents cours, notamment ceux du cours de français.Après avoir passé quelque temps dans l\u2019enseignement, il entra au Collège agricole d\u2019Ontario, où il remporta la médaille d\u2019or de son cours.De là il passa au Collège agricole de l\u2019Iowa, pour y gagner ses degrés de bachelier ès-agriculture.C\u2019est durant son séjour à ce dernier collège, qu\u2019il prit part au grand concours intercollégial de \u2018jugement du bétail\u201d à Omaha, dans lequel étaient représentés les principaux.collèges agricoles des Etats-Unis, celui de Guelph et même ceux d\u2019Australie.Trois prix avaient été offerts par la maison Clay, Robinson & Co., des abattoirs de Chicago.Le premier de ces prix ($125.00) fut remporté par M.Gris- dale.En dernier lieu, ses diplômes obtenus, et jusqu\u2019à sa nomination, M.Grisdale a poursuivi ses études au Collège agricole de l\u2019Iowa, sous la 420 direction du Professeur John À.Craig, le pionnier de l\u2019élevage économique du bétail aux Etats-Unis.Le problème de l\u2019alimentation rationnelle de la vache laitière étant un de ceux qui s'imposent avec le plus d\u2019urgence À l\u2019attention de l\u2019industrie laitière, M.Grisdale se propose d\u2019y consacrer immédiatement toute son énergie et toutes ses aptitudes.os all> +o RENSEIGNONS-NOUS Comme les choses apparaissent différemment, quand on veut y porter la lumière ! Une association de cultivateurs ouvre une beurrerie ; chacun est à peu près aussi bien renseigné que son voisin, mais nul d\u2019entre eux n\u2019a jamais fait un effort sérieux pour apprendre ce qu\u2019il devrait connaître de l\u2019industrie laitière.Tous désirent bien faire, afin de réaliser un profit, mais personne ne sait exactement ce qu\u2019il faut faire pour se l\u2019assurer.La saison se passe, et l\u2019on trouve .qu\u2019on n\u2019a pas fait d'argent, et assez naturellement, personne n\u2019est satisfait.Qu\u2019on serait heureux qu\u2019un bon ami survienne, comme M.D.H.Otis dans le cas de la beurrerie de Meriden (Kansas), et dise : \u201c\u2018 Reriseignons-nous, faisons la lumière, étudions cette question comme des hommes d\u2019affaire, d\u2019un bout à l\u2019autre, en commençant par la ferme, Alors quand nous aurons vu la vérité, c\u2019est-à dire quand nous aurons reconnu que nous avons gardé un lot de vaches tout à fait impropres à l\u2019industrie laitière, et très probablement que nous les avons traitées sans une connaissance suffisante des nécessités de la production du lait, nous commencerons à voir où le bât nous blesse.\u201d M.C.C.MacDonald, le Commissaire de l\u2019Industrie laitière de la Province du Manitoba, vient de faire une enquête à peu près sur les mêmes lignes.Il trouve beaucoup de troupeaux qui ne donnent que 90 lbs de beurre, par vache et par année.Il serait grand temps que chaque arrondissement de beurrerie ou de fromagerie du pays tienne une semblable enquête parmi les patrons pour voir quels gont les revenus réels par vache.Les patrons eux-mêmes devraient demander une pareille enquête, y aider de toutes leurs forces et en demander la publication pour leur propre usage.Que le patron À sache ce que chacune des vaches du patron B a fait l\u2019année dernière, et cela l\u2019incitera à savoir comment et pourquoi la chose s\u2019est faite, Chaque patron devrait accueillir une LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE telle enquête, du même cœur qu\u2019un homme perdu dans la nuit reçoit une lanterne allumée.\u2014( Hoard\u2019 8 Dairymam).Le concours de vaches laitières organisé par le Département d\u2019agriculture de Québec sera la lanterne allumée, qui éclairera nos cultivateurs canadiens.LA QUALITE DU FROMAGE CANADIEN Tel est le titre d\u2019un article publié dans un journal d\u2019agriculture d\u2019Ontario, \u2018\u201c Farming \u201d du 7 Mars courant.Il traite une question tellement intéressante pour tous ceux qui s\u2019occupent de l\u2019industrie fromagère que j'ai cru devoir en faire des extraits et les traduire ici pour le bénéfice des lecteurs du JOURNAL D\u2019AGRICULTURE.Dans son numéro du 31 Janvier dernier \u2018\u201c Farming >\u2019 a publié un article, dont le titre se lisait ainsi : \u2018\u201c Le fromage canadien est-il moins recherché sur le marché anglais ?\u201d, dans lequel on étudait les causes de la dépression des prix de notre fromage sur le marché anglais pendant la dernière saison.Considérant l\u2019étude des causes de cette dépression, comme l\u2019une des plus importantes qui s\u2019impose à l\u2019attention de ceux qui s'occupent d\u2019industrie laitière dans la Puissance, il s\u2019est adressé aux principaux experts de l\u2019industrie laitière et exportateurs de fromage du pays, pour avoir leurs vues sur cette question, et leur faire indiquer les causes de ce mouvement de défaveur, s\u2019il existe, ainsi que les moyens d\u2019y remédier.Voici un résumé de quelques unes des réponses reçues et publiées dans le ¢ Farming \u201d\u2019 du 7 Mars courant : Monsieur D.Derbyshire, de Brockville, président de l\u2019 Association d\u2019industrie laitière de l\u2019Est d\u2019Ontario répond comme suit : Je crois qu\u2019on a dit beaucoup de choses contre le fromage canadien dans le but d\u2019effrayer les gens et de leur faire accepter l\u2019idée qu\u2019il nous faut avoir de meilleures chambres de maturation, de meilleures fabriques, de meilleurs fabricants et que nous devons tout améliorer.Mais je suis parfaitement certain que notre fromage de l\u2019année dernière était meilleur que jamais, seulement il y a eu en Angleterre, l\u2019an dernier, une petite quantité de fromage fait d\u2019une meilleurre qualité qu\u2019auparavant, et c\u2019est ce qui a fait remarquer une légère différence de qualité entre celui-là et le nôtre.De plue, l\u2019année dernière, en Juillet et en Août, quelques uns de nos fromages ont chauffé en route.© Il nous faut remédier à LE JOURNAL D\u2019AGRIOULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 421 cela pour la prochair e saison, et soyez sûrs que le fabricant canadien va s\u2019éveiller, mettre sa fabrique en meilleur état, apporter plus de soin dans la fabrication de ses produits, et nous mettre certainement en position de marcher à la tête de tous nos compétiteurs en 1899.Voici la réponse de M.Harold Eagle, président de l\u2019Association d\u2019Industrie laitière de l\u2019Ouest d\u2019Ontario:\u2014Je trouve que le fromage étant actuellement en (février) coté 10 centins à Montréal, le producteur ordinaire canadien ne me paraît perdre autant qu\u2019il l\u2019a fait dans les premiers mois de la saison, l\u2019an dernier, alors que le fromage ne se vendait qu\u2019environ 7 centins.Je crois qu\u2019il y a eu deux causes de production de mauvais fromage l\u2019année dernière : d\u2019abord il y a le fait que, pendant les premiers trois mois de la saison, le prix du fromage était si bas que les patrons n\u2019en retiraient aucun profit, et conséquemment ne prenaient pas autant de soin de leur lait, que lorsque le prix du fromage leur donne de bons profits.Je sais que le fabricant doit refuser, (et généralement refuse) ?tout mauvais lait; mais malgré cela il arrive que, si le fromage se vend à bas prix, la qualité du lait, après que le fabricant en a refusé plus qu\u2019il ne l\u2019aurait fait dans des circonstances ordinaires, ge trouve encore au-dessous de la moyenne.Une autre cause de la mauvaise qualité du fromage, pendant la dernière saison, a été le fait que, dans plusieurs districts, la température a été trop chaude et trop sèche.Je ne crois pas que nos fabricants de fromage aient perdu de leur habileté, mais je sais que dans l\u2019Ouest d\u2019Ontario, ils ont eu À travailler plus fort et plus longtemps que d\u2019ordinaire, à cause du temps défavorable dans plusieurs districts.Je ne crois pas qu\u2019on se soit, comme on l\u2019a dit, endormi sur les lauriers de nos succès antérieurs.Je pense que ceux qui s\u2019occupent d'industrie laitière au Canada ont toujours fait tout leur possible pour satisfaire leurs clients de la Grande Bretagne et se msintenir sur le marché anglais.Il n\u2019y a pas de doute que, actuellement, il nous faut avant tout de meilleures chambres de maturation pour que notre fromage puisse mûrir à une plus basse température.Déjà dans plus d\u2019une fabrique on a installé des drains À air froid, et dans beaucoup d\u2019autres, on se propose de contrôler la température au moyen de glace.Réponse du professeur Dean, du Collège agricole de Guelph, Ontario :\u2014La principale cause apparente de la moins bonne qualité du fromage canadien en 1898 est le fait qu\u2019on a produit en 1897 plus de fromage qu\u2019on n\u2019a pu en consommer aux prix payés pour une si grande quantité produite.Eu égard À cette quantité, les prix ont été phénoménaux en 1897.Ce vieux fromage n\u2019était pas encore tout dépensé, lorsqu\u2019est arrivé celui de 1898, qui s\u2019est trouvé encombrer le marché pendant toute la saison.Le bas prix ont rendu le patron moins soigneux de son lait, parce que ça ne payait pas.Les fabricants étaient obligés de travailler de mauvais lait, et, d\u2019un autre côté, les acheteurs étaient plus difficiles sur la qualité du fromage.Les fabricants avaient le désavantage de mauvaises chambres de maturation, dans lesquelles le fromage chauffait et perdait de sa saveur, défaut auquel le marché ne faisait pas attention autrefois.Dans certains cas, la responsabilité imposée aux fabricants était si grande et le salaire qu\u2019on leur offrait, si faible, que plusieurs ont abandonné la partie et laissé la fabrication aux mains de fabricants moins expérimentés.Les moyens de faire prendre le ler rang à notre fromage sont les suivants : lo.Faire en sorte que le producteur de lait trouve du profit à nourrir ses vaches, À les soigner de la meilleure manière possible, et faire donner aux cultivateurs, sur leurs fermes, des renseignements quant aux moyens à prendre pour arriver à cela ; 20.Ne fabriquer de fromage que pendant 6 mois de l\u2019année, afin de pouvoir obtenir de plus forts prix pour le lait et le fromage, et ne produire ce dernier que de la meilleure qualité.3o.Ne fabriquer de fromage que dans de bonnes fabriques, pourvues surtout de bonnes chambres de maturation, vu qne la maturation est le point le plus important qui s\u2019impose à l\u2019attention du fabricant ; 40.N\u2019employer que de bons fabricants, bien payés, pour les engager à #\u2019occuper longtemps d\u2019industrie laitière.Ce serait une calamité pour l\u2019industrie laitière canadienne si nous laissions tomber la fabrication dans les mains de gens sans expérience ; 50.Faire inspecter le fromage, avant la vente, afin que les acheteurs sachent ce qu\u2019ils achètent et que les coupages disparaissent ; 60.Exizer des vendeurs une connaissance exacte de la qualité du fromage, pour qu\u2019ils puissent protéger la réputation des bons fabricants ; 70.Ne lairser sortir de la chambre de maturation que du fromage bien mûr, l\u2019expédier ensuite dans de bons chars et de bons navires.J.C, CHAPAIS. ANIMAUX DE LA FERME Le poulailler dans le mois de Mars.\u2014Les personnes qui veulent avoir des pondeuses précoces l\u2019hiver prochain, doivent faire couver des œufs vers la fin de mars.Ne laissez pas la couveuse avec les pondeuses ; donnez-lui un appartement séparé où elle ne sera pas dérangée et où elle aura de l\u2019eau et une boîte remplie de poussière ou de cendres de charbon.S\u2019il fait froid, ne donnez pas à la couveuse plus de neuf œufs.Aérez le poulailler tous les jours.Passez au pétrole les perchoirs, le dessus et le dessous.Donnez aux pondeuses de la verdure tous les jours ainsi que du gravier et des écailles d\u2019huitres concassées.Le matin l\u2019eau donnée aux poules devrait être tiède.Ne nourrissez pas trop vos poules.\u2014Le mois de mars est peut-être le plus difficile à passer pour les poules.Elles ont plus de tendances à s\u2019arracher les plumes et à manger leurs œufs ; ces œufs sont souvent à coque mince et exceptionnellement fragile ; enfin, de nombreuses maladies apparaissent qui entrainent souvent la mort des volailles par apoplexie ou par inflammation des intestins.Sans doute, la longne reclusion d\u2019hiver, l\u2019air toujours plus ou moins vicié du poulailler et le manque d\u2019espace pour prendre suffisamment d\u2019exercice, peuvent contribuer à ces accidents.Mais ils proviennent surtout, dans la plupart des cas, d\u2019une alimentation trop copieuse qui produit un engraissement excessif.Deux repas sont suffisants, un le matin et l\u2019autre l\u2019après-midi, et encore faut-il que le repas du matin ne soit pas trop abondant pour que les poules restent disposées à prendre de l'exercice.Après un déjeûner léger, elles fouillent avec ardeur leur litière de paille hachée, sable, etc., pour y chercher les graines qu\u2019on a eu soin de leur jeter et elles prennent ainsi un exercice qui leur est indispensable.Au contraire, les poules trop nourries s\u2019alourdissent, deviennent paresseuses et se plaisent dans un état d\u2019inactivité et de somnolence préjudiciable à leur santé.Non seulement nous attribuons à l\u2019excès de nourriture les maladies et les divers accidents dont nous venons de parler, mais nous croyons encore qu\u2019il entrave plus que toutes autres la ponte d\u2019hiver.G.B.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Alimentation des canetons.\u2014La nourriture du poussin de canard se compose de farine d\u2019orge ou de maïs délayée avec de l\u2019eau ou du petit-lait ; cette pâtée doit être d\u2019une bonne consistance, si elle est trop gluante ils ne peuvent l\u2019avaler facilement et la rejettent avec dégoût.Les vers de terre constituent une bonne nourriture.La verdure hachée d\u2019abord, puis seulement coupée dans la suite, leur est indispensable.À l\u2019âge d\u2019un mois et demi, on peut commencer à leur donner de l\u2019avoine et du sarrasin.Les pâtées de son, pommes de terre, déchets de sang, sang desséché, pain mouillé, etc., constituent une bonne nourriture dès l\u2019âge d\u2019un mois.Il faut laisser à leur portée un baquet rempli d\u2019eau, qu\u2019il faut remplir plusieurs fois dans la journée, car ils ont vite fait de l\u2019épuiser, ayant l\u2019habitude après chaque bouchée de pâtée ou de grains d\u2019aller avaler une gorgée d\u2019eau.A l\u2019âge de trois\u2018 mois, le canard bien nourri fournit un rôti magnifique et délicieux.Engraissement des volailles\u2014Quels aliments dois- je employer pour l\u2019engraissement des volailles dans l\u2019épinette?\u2014A.N.Réponse.\u2014Pour l\u2019engraissement des volailles dans l\u2019épinette, il faut leur distribuer, dans leur augette, pendant les quatre ou cinq premiers jours, trois fois par jour, une pâtée de pommes de terre cuites, puis de la pâtée de farine de sarrasin, d\u2019orge, de maïs, de froment mélangée et délayée avec du petit-lait ou du lait écrémé.Après une dizaine de jour de ce régime, on remplace, en proportion de plus en plus élevée, les farines d\u2019orge d\u2019abord puis de sarrasin, par de la farine d\u2019avoine, qu\u2019on délaie avec du lait pur.Toutes ces pâtées doivent être assez consistantes, sans pourtant être dures.A partir du quatorzième ou quinzième jour, on ajoute un peu d\u2019avoine en grains à cette pâtée, et l\u2019un des trois repas de pâtée est remplacé par de l\u2019avoine également en grains.Vers le vingtième jour de ce régime, le poulet est suffisamment gras pour le commerce et bon à vendre.Mais quelques-uns sont déjà à point vers le douzième ou le quinzième jour, tandis que d\u2019autres ne le seront qu\u2019après vingt-cinq ou trente jours.AQU LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 423 BACON Trou La question de la production du bacon pour le marché anglais a été dernièrement agitée dans notre province.Comme chacun le sait, ce nouveau champ est ouvert à notre industrie en raison de la supériorité de nos produits à ceux des Etats- Unis ou du Danemark.Les Danois, par l\u2019usage exclusif de b'é d\u2019Inde pour l\u2019engraissement de leurs porcs, ont diminué leur réputation et leur commerce en produisant une sorte de bacon mou.Or ce bacon mou ne répond pus aux goûts britanniques, et ne remporte qu\u2019un prix fort inférieur sur le marché.Là est donc une excellente occasion, et il ne tient qu\u2019à nous d\u2019en profiter.Les cultivateurs d\u2019Ontario ont pris les devants dans cette voie, et secondés, encouragés par leurs cercles agricoles, ont fait dernièrement de grands efforts pour supplanter leurs concurrents et conquérir les marchés anglais.Mais les mêmes causes qui ont entravé les succès du cultivateur Danois menacent déjà d'arrêter les progrès de cette industrie naissante.Déjà les maisons de salaisons canadiennes se plaignent de bacon mou.L\u2019une d\u2019elle, et la plus importante, déclare que 20 à 40% des morceaux de bacon reçus durant les mois de Mai, Juin et une partie de Juillet étaient mous ! Ceci signifie que, durant l\u2019année qui vient de s\u2019écouler, une forte quantité de bacon canadien inférieur à été exporté, et bien que ce bacon se soit vendu sur ses mérites, il a néanmoins été vendu comme produit canadien, et comme tel, a fait tort à notre réputation.De plus, le prix inférieur qu\u2019il a commandé force nos maisons d\u2019exportation à diminuer leurs prix d\u2019achat en conséquence.Cette question, on le sait, est d\u2019importance vitale, et il est de toute nécessité que le cultivateur, désireux de se livrer à cette industrie, étudie préalablement les moyens de produire du bacon ferme, qui puisse se ranger comme article de 1ère classe sur le marché anglais.Le bacon mou n\u2019est pas nécessairement du bacon gras.Un morceau de bacon peut être parfait sous tous autres rapports et cependant être mou.Cette mollesse peut être remarquée avant la salaison mais le plus souvent elle se développe durant cette période.Des morceaux fermes en apparences avant d\u2019être mis dans le sel sont souvent flasques après en être sortis.La valeur d\u2019un morceau est calculée d\u2019après son degré de fermeté : s\u2019il est absolument mou, sa valeur est À peu près nulle.Quelles sont les causes qui produisent cette mo- lesse?Un grand nombre ont été citées, et parmi les principales, le blé d\u2019In:le, le trèfle et le manque d\u2019exercice, Cependant, sur ces dernières encore, les opinions sont loin d\u2019être arrêtées.Afin d\u2019obtenir des données précises, des essais sur l\u2019engraissement des porcs destinés à la production du bacon ont été conduits durant la saison dernière au Collège d'Agriculture d\u2019Ontario.Ces essais embrassèrent les différentes méthodes d\u2019élevage et d\u2019engraissement depuis le sevrage jusqu\u2019au nioment où l\u2019animal est prêt à vendre.Les porcs furent ensuite expédiés à une maison d\u2019exportation, tués, et chaque groupe fut salé séparément.Après la salaison, chaque morceau de bacon fut examiné par des experts afin qu\u2019aucune erreur ne soit pos- gible quant à sa fermeté ou à sa mollesse.Bien que les investigations n\u2019aient pas été très complètes, cependant des résultats intéressants ont été acquis.Afin que nos cultivateurs puissent aussi en profiter, nous citons ici les plus importants de ces résultats.1.Bien que le blé d\u2019Inde ait été généralement blamé comme cause principale de la production du bacon mou, cependant, employé pour finir des porcs qui avaient joui de beaucoup d\u2019exercice, avant d\u2019avoir atteint un poids de 100 livres, il n\u2019a pas eu de mauvais effets.2.Dans le cas de porcs qui n\u2019avaient joui d\u2019aucun exercice, mais qui avaient reçu une ration de lait écrémé et de grains avant d\u2019atteindre leurs 100 livres, le blé d\u2019Inde n\u2019a pas eu non plus de mauvais effets.La navette employée en place de blé d'Inde avec une ration de grains a aussi produit de bons résultats.3.Un troisième groupe de porcs confinés à la porcherie, sans exercice, soumis au son de blé durant la première période et engraissés sur une ration de pois, d\u2019orge et de son (sans lait écrémé ni petit-lait) produisirent du bacon décidément mou.4.Un quatrième groupe nourri et engraissé de la même manière que le précédent, mais ayant libre accès à l\u2019extérieur donne du bacon plus ferme que le groupe renfermé.Les conclusions tirées de ces résultats sont les suivantes : Le petit-lait et le lait écrémé paraissent avoir une plus grande influence sur la production de ferme bacon que l\u2019exercice ; et les mauvais effets du manque d'exercice peuvent être surmontés par le mélange judicieux de lait écrémé ou de petit- lait à la ration de grain.Une proportion de 2 à 424 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 3 livres de lait pour une livre de grains donne des résultats satisfaisants.Les pores qui font une croissance rapide donnent du bacon plus ferme que ceux qui, pour quelque cause, sont arrétés dans leur développement.Il est un fait à noter dans ces expériences, encourageant pour ceux de nos cultivateurs qui sont déjà engagés dans l\u2019Industrie Laitière : c\u2019est l\u2019avantage d\u2019une ration continuelle de petit-lait ou de lait écrémé, qvi, en dépit du manque d\u2019exercice, produisit du bacon de 1ère qualité.Le blé d\u2019Inde n\u2019a pas causé de mauvais effets ; cependant il n\u2019y a pas à douter que si ces porcs avaient été nourris au grain dans la première période de leur croissance, les ré-ultats auraient été différents.Des essais conduitsen Danemark ont établi, d\u2019une manière concluante, le fait que le blé d\u2019Inde donné aux jeunes animaux produit du bacon mou.Forts de l\u2019expérience de ceux qui nous ont devancés, il ne reste plus maintenant qu\u2019à nous mettre à l\u2019œuvre et acquérir notre part des avantages que ce nouveau débouché offre à notre pays.C.M.\u2014\u2014 \u2014-\u2014-\u2014\u2014-\u2014\u2014p MEDECINE VETERINAIRE Consultations Lymphangite.\u2014J\u2019ai une jeune jument que j'ai payée bien cher à cause de son trot ; par suite d\u2019un surmenage trop rapide et trop fréquent, j'ai cru, il y a deux ans, lui avoir engorgé le pied gauche de derrière.Elle a eu la jambe très enflée, mais ne boitait pas.Le printemps dernier, elle a eu encore la même chose, mais cela s\u2019est encore passé au bout de deux mois au moyen de différents remèdes.Cette année, je crois que ça va encore revenir, car elle a comme de petites crevasses au même pied.Veuillez me dire quelle est cette maladie et quel remède je dois employer pour la guérir ?\u2014A.G,.St-Roch l\u2019Achigan.Réponse.\u2014 Votre jument souffre de lymphangite.Cette maladie est très grave par le fait qu\u2019il y a récidive.Comme traitement l\u2019hygiène et l\u2019exercice journaliers ; à l\u2019intérieur, un purgatif d\u2019aloës suivi de diurétique tel que le nitrate de potasse, 1 dragme 2 fois par jour pendant une semaine.Diarrhée.\u2014 Voudriez-vous me dire quel remède on pourrait donner à un poulain de deux ans qui a souvent le corps relâché ; on ne peut lui donner d\u2019avoine sans le déranger ; il devient également malade quand on l\u2019envoie dehors.Il est très vigoureux et fringant.Je ferai remarquer qu\u2019à l\u2019époque du sevrage nous lui avons fait manger beaucoup de lentilles vertes et que cela l\u2019a rafrai- chi et relâché une partie de l\u2019hiver ; quand on lui donnait du blé chaud, cela arrêtait la diarrhée ; l\u2019été il est devenu bien, et il est retombé malade en janvier et cela empire depuis ce temps ; il a l\u2019urine noire ; on ne connait pas d\u2019autre remède que de lui donner du blé chauffé.Quel traitement lui faire suivre ?\u2014T.J., Ste-Flavie.Réponse.\u2014La diarrhée dont souffre votre poulain est probablement due à la dentition.Le faire examiner, si possible, par un vétérinaire et voir s\u2019il n\u2019existe pas d\u2019irrégularité des dents l\u2019empêchant de faire une bonne mastication.Comme traitement, je vous conseille de lui donner 2 onces de sulfate de soude, une fois par jour, pendant huit jours, dans son eau à boire.Nourrissez le avec du grain moulu.Bronchite.\u2014lo.Que faire pour un cheval qui est sujet à tousser quand il transpire ou qu\u2019il a bu de l\u2019eau ?20.J\u2019ai un cheval maigre qui est bien dur à engraisser.Je le purge assez souvent et il n\u2019engraisse pas.Comment le traiter ?\u2014P.D.Réponse\u2014lo.Le cheval souffre d\u2019une bronchite.Donnez-lui une cuillerée à soupe de la prescription suivante : Liq.Arsénicale, 1 lb; extrait fluide Belladone, 2 onces.Mélangez.20.11 me faudrait plus d\u2019informations pour répondre à votre question.Hématurie.\u2014J\u2019ai une paire de bœufs de travail qui ont sept ans ; ils n\u2019ont pas travaillé pendant l\u2019hiver ; il y à une quinzaine de jours, en sortant mon bois de chauffage, il y en a un qui a commencé à uriner le sang épais.Je lui ai fait prendre des herbes amères ; cela m\u2019a paru lui faire du bien ; je lui en ai fait prendre une bouteille neuf jours de suite.Il ne mange pas avec appétit.Quel traitement dois-je lui faire suivre ?\u2014M.R., Warwick.Réponse.\u2014 Votre bœuf souffre d\u2019hématurie.Cette maladie est grave.Traitement : Une cuillerée à thé de teinture de fer, 2 fois par jour pendant 15 jours ; donnez à manger 2 fois par jour du son échaudé dans lequel vous ajouterez 2 poignées de farine de graine de lin.O2 Re 00 B 00 2 + = In [2 No.1 Carottes .12 livres Menue paille (balle), pall d\u2019avoine et foin 10 * Tourteau de coton 2 = Avoine moulue .2\u201c Son de blé 2 + Foin, de bonne qualité 7\" No.2 Choux, feuilles intérieures 12 livres Menue paille, comme ci-dessus 10 * Tourteau de lin .2\u201c Avoine moulue ou broyée 2 Son oe.2 Bon foin de prairie to No.3 Betteraves fourragères .14 livres Menue paille .10 \u201c Tourteau de coton .3 + Farine de mais 3 © Foin, bon 7 + Ces rations sont pour des vaches pesant environ 350 livres.Pour des vaches donnant beaucoup de lait on peut augmenter les quantités ci-dessus mentionnées, à l\u2019exception des tourteaux.La valeur d\u2019une vache laitière dépend de son aptitude à s\u2019assimiler une grande quantité d\u2019aliments et à produire le gras qui forme le beurre.Ce qui convient à une vache peut ne pas convenir à une autre ; un changement de nourriture est souvent nécessaire, mais tous les changements doivent être faits graduellement.Toutes les racines devraient être coupées en tranches et mélangées à de la menue paille.Ce mélange devrait fermenter vingt-quatre heures.On doit y ajouter du sel.En changeant les rations, il ne faut pas diminuer la quantité de protéine dont l\u2019animal a besoin pour ne pas dépérir.Une alimentation riche en protéine ou substances azotées est le sûr moyen d\u2019obtenir des animaux prézoces, grands, forts et productifs, pourvu que les autres principes ne manquent pas.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE QUELQUES RATIONS POUR VACHES LAITIERES ARBORICULTURE ET HORTICULTURE £ Fumure d\u2019un jardin potager.\u2014S\u2019agit-il de transformer en jardin un terrain jusqu\u2019ici en culture ordinaire ou en friche, la première opération doit consister dans un défonçage profond à la bêche.On doit en même temps mêler à la terre une forte dose de scories de déphosphoration.La potasse fait généralement moins défaut dans le sol que l\u2019acide phosphorique, mais les plantes potagères en sont très avides, et il est bon, dans la création d\u2019un jardin potager, d\u2019en introduire dans le sol, au moment du défonçage, une certaine quantité.C\u2019est l'azote qui est le moins important au moment de la création du jardin, et c\u2019est pour cette raison qu\u2019on peut toujours, après la plantation des arbres fruitiers et la levée ou la reprise des plantes potagères, recourir avec guc- cès à l\u2019emploi du nitrate de soude en couverture ou du sulfate d\u2019ammoniaque, au moment du labour.La chaux dans les jardins.\u2014J\u2019ai un jardin qui a été bien engraissé avec du fumier de ferme depuis plusieurs années.Les rendements que j'y obtiens ne sont pas satisfaisants et l\u2019on me dit que cela est dû au fait que le sol est acide.Que dois- je faire pour y obtenir de meilleures récoltes.\u2014N.A.Réponse.\u2014On a raison de vous dire que le sol est acide.Il faut Je chauler pour faire disparaître l\u2019acidité.Un grand nombre de jardins ont besoin de chaux pour la même raison.Vous pourrez y répandre vingt minots de chaux par arpent, après l\u2019avoir éteinte d\u2019après la méthode suivie par les maçons.Cuitivons des atocas (canneberges).\u2014 Dans les terrains convenables, la culture de ce fruit si sain et si recherché peut être très lucrative.M.Henry Shaw, d\u2019Annapolis Valley, Nouvelle Ecos:e, a expérimenté cette cuiture sur un terrain marécageux jusque-là resté inculte.Durant l\u2019autoïnne, ce marécage fut drainé, défriché à peu de frais.Ce terrain une fois labouré fut recouvert d\u2019une couche de sable.La quatrième année, le terrain sablé a donné une très belle récolte, tandis que le terrain non sablé ne rapporta rien.M.Shaw a recueilli 108 barils d\u2019atocas par acre ; chaque baril a été vendu $7.34 sur le marché de LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE En sol non Fumé.Montréa!.En allouant $1 34 pour les frais de cueillette, de mise en barils et de transport à la station, il reste $6 par baril, soit $648 de revenu net pour chaque acre.Or, d\u2019après M.Henry Shaw, cette culture serait encore lucrative si le baril d\u2019atocas ne se vendait que $3.Greffage.\u2014Pour le greffage entre pommiers, on réussit toujours en greffant un bois dur sur un bois dur, un bois tendre sur un bois tendre, jamais en greffant un bois dur sur un bois tendre et rarement en greffant un bois tendre sur un bois dur.L\u2019inobservation de cette règle explique, parait- il, la plupart des insuccès dont on ne se rendait pas compte jusqu\u2019à présent.\u2014-_\u2014 LA FUMURE DES ARBRES FRUITIERS De la fumure qu\u2019on donne aux arbres fruitiers, au moment de leur plantation, dépendent, dans une très large limite, leur développement, l\u2019abon- C\u2019est dance et la oualité du fruit qu\u2019ils portent.Racine d'un arbre En sol Fuiné (=corie= et kainite).une grave erreur de croire que les arbres fruitier- peuvent se passer de fumure dans leur jeune âge ou qu\u2019il suffit de placer au fond de la fosse qui les reçoit quelques livres de fumier.Les racines sont l'organe qui alimente le végétal en principes minéraux indispensables à leur croissance : leur libre expansion dans le sol, soit latéralement, si elles sont traçantes, soit en profondeur si elles sont pivotantes, comme les racines du poirier, par exemple, et la nature chimique du milieu dans lequel elles doivent vivre, sont les conditions essenticlles qu\u2019on ne doit jamais perdre de vue dans.la plantation des arbres fruitiers.La gravure que nous donnons ici représente.d\u2019après la photographie, l\u2019enracinement de deux poiriers du même âge, plantés en même temps dans le même sol et qui, malgré cela, diffèrent essentiellement dans leur développement.La racine de gauche a poussé dans un sol de très médiocre qualité qui n\u2019a reçu aucune fumure; cèlle de droite appartenait à un arbre planté dans la même terre, à laquelle on avait donné au moment de la plantation, une abondante provision LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE 427 d\u2019aliments minéraux phosphatés et potassiques : scories de déphosphoration et kaïnite.Il est aisé de se rendre compte que les deux poiriers, placés dans des conditions si différentes d\u2019alimentation, fourniront des rendements en fruits très inégaux.(Extrait d'une étude de L.Grandeau, Jounal d'Agrieulture Pratique, de Paris.) CULTURE FLORALE Le Chrysanthème (Chrysanthemum indicum).Le Chrysanthème vivace (de la famille des Composées, et originaire de la Chine et du Japon) est devenu entre les mains des horticulteurs une vraie plante de collection ; ils en ont tiré des variétés par centaines, toutes à différences nettement définies et toutes extrêmement remarquables.C\u2019est la plante à la mode, et on en admire des variétés nouvelles dans toutes les expositions horticoles des deux mondes.Chrysanthèmes de Chine et du Japon.Le Chrysantlhième nous a été apporté de la Chine depuis un grand nombre d\u2019années, mais ce n\u2019est que dans ces derniers temps que la culture s\u2019en est véritablement emparée et en a fait une plante de très grand mérite.Il forme une touffe bien fournie dont les tiges s\u2019élèvent à environ 32 à 35 pouces de hauteur.A l\u2019état de nature, les fleurs sont petites ; mais à l\u2019heure actuelle, elles se sont améliorées et ont pris des proportions énormes en variant leur couleurs.Elles sont blanches, jaunes, rouges ou violacées, ou réunissent plusieurs teintes par des couleurs différentes qui se sont fusionnces les unes dans les autres.Aucune de nos plantes ornementales ne réclame moins d\u2019attention qu\u2019elle ; elle vient partout et fleurit très abondamment à l\u2019autorane.Seulement, si l\u2019on veut en obtenir des résultats magnifiques, il va de soi qu\u2019il faudra lui donner quelques soins particuliers.Culture et Soins.-\u2014-On les cultive souvent en pleine terre, mais on les soumet aussi à la culture en pot, surtout l\u2019orsqu\u2019on veut en avoir les fleurs en appartement ou que les plantes sont destinées à figurer dans les expositions.\u2014Prévenons cependant les personnes qui ne possèdent pas de jardin bien aéré qu\u2019il leur sera difficile d\u2019obtenir les plus beaux résultats.Le Chrysanthème veut vivre dans un air souvent renouvelé et à la vive lumière.Quand la floraison sera passée, enlevez au rez du pot toutes les tiges qui ont fleuri et sorter les plantes des appartements qu\u2019elles ont ornés.Il y fait trop chaud ; de jeunes jets se développeraient prématurément, s\u2019allongeraient outre mesure en l\u2019absense d\u2019une clarté suffisante et ne pourraient plus vous servir.Mettez les pots dans un local assez froid, mais cependant où ils soient préservés de gelées fortes.À la fin de Mara, rentrez un pot de chaque variété que vous possédez sur l\u2019appui d'une fenêtre.De nombreux bourgeons ne tarderont pas à naître et à vous mettre à même de bouturer.Les jeunes plantes sont seules susceptibles de donner de grandes fleurs, c'est pourquoi il faut renouveler vos plantes par la vo\u2018e du bouturage.Quand les bourgeons auront développé 5 ou 6 feuilles, coupez les plus forts sous un nœud et supprimez les deux feuilles les plus inférieures.Plantez ces boutures ainsi préparées dans une petite caisse remplie d\u2019un terreau léger ; bassinez, recouvrez d\u2019une feuille de verre et portez sur l\u2019appui d\u2019une fenêtre dans un appartement bien chauffé.Trois ou quatre semaines après, elles auront développé des racines et pourront être mises séparément en pot.Il arrive bien souvent que les drageons sont enracinés dans l\u2019ancienne terre ; détachez-les, empotez-les et vous ne devrez pas passer par le bouturage pour entrer en possession de jeunes plantes.\u2014Servez-vous de pots de 34 pouces et d\u2019un terreau léger, mais substantiel ; en même temps, supprimez le sommet pour ne laisser à la plante que 4 ou 5 feuilles.Ce pincement vous assurera une première génération de branches.\u2014 Quand les racines tapisseront les paroi A dE 428 THE JOURNAL UF AGRICULTURE AND HORTICULTURE \u2018des pots, rempotez dans des vases un peu plus grands et en usant d\u2019une terre un peu plus forte -comme la terre de jardin avec terreau de fumier par parties égales.Pincez de nouveau à 3 ou 4 feuilles.Enfin, fin mai ou commencement de juin, enterrez les pots dans la partie la plus ensoleillée du jardin.Fin juin, rempotez-les dans des pots de 7 à 8 pouces et pincez encore.(Après le 15 juillet, il ne faut plus pincer, parce que la floraison serait trop retardée).Faites usage du mélange suivant : deux parties de terre de jardin, une de terreau de fumier et un peu de plâtras de démolition ; ajoutez au tout une couple de poignées de sang desséché et une poignée de superphosphate ; enterrez les plantes jusqu\u2019au point \u2018d\u2019insertion des premières branches, arrosez copieu- \u2018sement et enterrez de nouveau en plein jardin à 2 Pieds les unes des autres.Pendant tout l\u2019été, arrosez suivant les besoins et, de 15 jours en 15 jonrs, délayez dans l\u2019eau d\u2019arrosage un peu defbouse de vache ou mieux de l\u2019engrais de la fosse ou quelques déchets du poulailler ; supprimez aussi toutes les pousses faibles et celles qui surgissent du sol.En septembre, les tiges commencent à se rami- filer au sommet tout en formant leurs premiers boutons.Supprimez-les tous, sauf celui qui termine les 3 ramifications les plus proches du sommet.Vous pourriez même, si vous préférez la grandeur des fleurs à leur nombre, ne laissez que le bouton le plus fort et le mieux venu.Pour avancer l\u2019épanouissement, rentrez, dès la fin de septembre ou les premiers jours d\u2019 octobre, tous les pots dans une véranda, un appartement bien éclairé ou une petite serre ; là, sollicitées par une température assez élevée, les plantes ne tarderont guère à épanouir leurs fleurs.Un petit puceron brun s\u2019attaque quelque fois aux Chrysanthèmes et en recouvre l\u2019extrémité de chaque tige.Bassinez avec une infusion de côtes de tabac, l\u2019insecte n\u2019y résistera pas.Si vous désiriez des touffes très volumineuses, vous pourriez rempoter les plantes que vous avez hivernées dans des pots de grandes dimensions et les traiter comme celles qui proviennent de boutures.Vous vous assurerez ainsi un grand nombre de tiges et de fleurs, mais ce que vous gagnerez en quantité, vous le perdrez en qualité.Semis.\u2014Tout d\u2019abord, nous dirons que si l\u2019on veut récolter des semences de bonne venue on devra prendre quelques précautions, car les plantes fleuriseant très tardivement, on est exposé à les voir pourrir avant qu\u2019elles aient pris tous leur développement ; en outre, les pétales étant très nombreux sur un même capitule peuvent, en se décomposant, amener la pourriture des ovaires nouvellement fécondés.Il faudra donc pour mener la fructification à bonne fin, soit avancer la floraison, soit mettre les plantes à l\u2019abri d\u2019une trop grande humidité.Chrysanthèmes annuels.On sèmera en mars, sur une couche chaude ou une bonne couche tiède chargée de 8 pouces (20 centimètres) de terreau ; les semenres seront peu recouvertes, mais on les affermira par un bon ballage.Lorsque les plantes auront développé 2 ou 3 petites feuilleg, on les repiquera sur une nouvelle couche à 4 pouces de distance les unes des autres ; aussitôt qu\u2019elles se gèneront, on les mettra à 8 ou 12 pouces d\u2019intervalle : ce second repiquage permet, lors de la plantation à demeure.de les lever avec motte et de ne pas arrêter la végétation.Fin mai ou commencement de juin, on les mettra en pleine terre ou en pot dans un sol très substantiel et à une exposition bien ensoleillée.En les traitant de cette façon, on pourra espérer.si la saison est favorable, une première floraison la méme année ; autrement, on devrait attendre la seconde.Ce n\u2019est, dans tous les cas, qu\u2019après la deuxième année qu\u2019on sera édifié sur la valeur des nouvelles variétés obtenues.Nous finirons en disant que l\u2019essentiel, et ceci s'applique à toute culture en pot, est de bien drainer les pots et de les remplir d\u2019une terre très substantielle.Comme engrais, les engrais liquides, de la poudre d\u2019os, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 429 ou tout autre matiére renfermant des phosphates de chaux ; enfin, ne jamais laisser manquer d\u2019eau sans cependant pousser les arrosements à l\u2019excès.G.pE WAMPE.ECONOMIE DOMESTIQUE AMELIORONS NOTRE REGIME ALIMENTAIRE Le Porridge M.le Directeur.\u2014Un ami m\u2019ayant passé le No.6 de votre intéressante publication, 22 septembre dernier, j\u2019y ai trouvé, à la page 142, un article malheureusement bien trop court pour être complet, intitulé \u2018Valeur nutritive de l\u2019avoine pour l\u2019homme.\u2019\u201d Il m\u2019a intéressé en me remettant à la mémoire le regret souvent exprimé par des élèves irlandais d\u2019une maison d\u2019éducation où nous étions, de ce que l\u2019on ne leur fournissait pas ce qu\u2019ils appelaient le Porridge, comme on le faisait ailleurs, mets qui, selon eux.n\u2019avait pas son équivalant pour la santé et le bien-être.Or, ce fameux porridge n\u2019est autre chose que le gruau, préparé d\u2019une certaine manière, très facile de digestion et certainement l\u2019un des meilleurs aliments, surtout pour le repas du soir.L'article en question n\u2019indiquant ancune préparation culinaire de farine d\u2019avoine, j'ai cru rendre service en le complétant au meilleur de ma connaissance, peu étendue, il est vrai, dans cette branche de l\u2019industrie domestique.J\u2019ai donc consulté une personne qui est censée bien connaître le sujet, et voici la réponse qui m\u2019a été faite : \u2018Les Irlandais font le Porridge en jetant de la farine d\u2019avoine sèche, en grande quantité, dans l\u2019eau bouillante, le brassant continuellement; mais il est préférable de délayer la farine d\u2019avoine avant de la jeter dans l\u2019eau bouillante.Mettez aussi du sel et laisser bruillir longtemps.Pour les Poudings, il euffit d\u2019ajouter a cette recette du sucre, du beurre et des œufs, de même que pour les poudings au riz.\u201d Vous voyez, M.le Directeur, que cette direction n\u2019est pas absolument complète.On y dit : \u2018\u2018Laissez bouillir longtemps\u2019\u2019; c\u2019est laconique et peu satisfaisant.Or, je me rappelle avoir souvent entendu dire, par des ménagères très compétentes, que la farine d\u2019avoine doit être bien cuite, ou plutôt très bien cuite, » ans quoi elle est indigeste, et que c\u2019est pour cette raison que les Canadiens-fran- çais en font peu usage.Ils ne connaissent, en général, que le gruau, et ne le font pas cuire assez ; il faut au moins trois-quarts d\u2019heure de forte cuisson pour obtenir un aliment facile à digérer Il reste un autre point qui n\u2019est pas suffisamment clair, c\u2019est la densité que doit avoir le porridge ; cependant la note ci-dessus le laisse entendre en disant : Pour les poudings, il sufjit d\u2019ajouter, etc.; donc, le porridge devra être de la consistance d\u2019un ponding.En effet, mes bons camarades irlandais disaient qu\u2019ils arrosaient les tranches de porridge avec du lait, et qu\u2019un peu de sucre ne gâtait rien.Voilà, je crois, ce que nos bonnes cuisinières canadiennes feraient bien d\u2019essayer.Nous mangeons trop de viande, c\u2019est absolument certain, surtout le soir ; tous les médecins paraissent d\u2019accord sur ce point.Aussi que de gens souffrent de la maladie du foie! Un changement sous ce rap- vort est grandement à désirer, et je crois fermement que l\u2019usage de porridge pour le repas du soir serait salutaire à la plupart de ces malades, On pourrait encore faire usage de la farine d\u2019avoine sous d\u2019autres formes, telles qu\u2019enseignées par \u2018La Cuisinière Canadienne,\u201d p.133 ; voici : Biscuits de farine d\u2019Avoine.\u2014Prenez une pinte de lait sûr ou caillé, une cuillerée de sel, de la farine d\u2019avoine bien cassée, avec laquelle vous ferez une pâte un peu épaisse, une petite cuillerée de perlasse (ou de soda à pâte) que vous dissoudrez avec une cuillerée de farine ordinaire ; beurrez une lèchefrite, et faites cuire pendant une heure ; après quoi vous couperez cette galette par morceaux.Ces biscuits ne se font que pour le souper.L\u2019on peut y ajouter, ei l\u2019on veut, un peu de mélasse, une cuillerée de crème et quelques épices.Autre recette.\u2014Prenez une pinte de lait, trois œufs, une petite cuillerée de perlasse (ou de soda à pâte), une tasse de farine ordinaire et de la farine d\u2019avoine ; faites-en une pâte aussi épaisse que pour des crêpes, et faites cuire aussi vite que possible dans une léchefrite bien beurrée.Ils se mangent chauds avec lait ou beurre.\u2014J.B.Pa = 430 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE TRAVAUX ET RAPPORTS QUELQUES CONSIDERATIONS D'ORDRE ECONO- NIQUE SUR L\u2019ETAT ACTUEL DE NOTRE AGRICULTURE.Il y a longtemps déjà que les agronomes qui dirigent le mouvement agricole dans cette Province, conseillent aux cultivateurs d'abandonner la culture des grains et des foins destinés à être ven- dusen nature.Il a été mille fois prouvé que la vente en nature de ces produits agricoles amenait tôt ou tard, et quelquefois à brève échéance, l\u2019épuisement du sol, ce qui n\u2019arriverait pas si ces récoltes était consommées par le bétail, sur la ferme.Certains produits agricoles peuvent bien être vendus avec avantage par nos cultivateurs, mais en réalité, ils sont rares ; et chaque fois que nous livrons au commerce quelques produits bruts de nos champs, tels que grain et foin, nous vendons une partie des éléments constituants du sol, de ces éléments fertilisants qui sont si nécessaires et si essentiels pour le parfait développement des plantes futures.Plusieurs terres qui ont produit une succession presqu\u2019ininterrompue de récoltes de grains et de foin, manquent aujourd\u2019hui de ces éléments fertilisants, et en sont arrivées à un état voisin de la stérilité.Au contraire, en faisant consommer ces récoltes sur la ferme, le bétail ne s\u2019en assimilant la substance que dans la proportion de 15 pour 100, le reste, c\u2019est-à-dire 85 pour 100, est rendue à la terre sous forme de fumier.Ces considérations s'imposent aujourd\u2019hui plus impérieusement que jamais, par le fait que le commerce des grains et du foin en particulier est tombé dans le marasme le plus complet et qu\u2019un grand nombre de cultivateurs, pour ainsi dire la majorité, faisant reposer leurs espérances encore dans la culture et la vente de ces produits agricoles, vont regretter amèrement de ne pas avoir écouté les sages avis répétés maintes fois dans le JOURNAL D\u2019AGRICULTURE, et d\u2019avoir méconnu les excellents conseils émis par les financiers les plus compétents de cette Province qui n\u2019ont cessé d\u2019avertir les cultivateurs d\u2019avoir à abandonner au plus tot un systéme de culture suranné et d\u2019entrer résolument dans la voie du progrès, par l\u2019intermédiaire de l\u2019industrie laitière pratiquée avec intelligence.Le mal toutefois n\u2019est pas irréparable ; et c\u2019est sous l\u2019empire de cette idée que j'ai entrepris ce modeste travail d\u2019économie agricole.LA SITUATION ACTUELLE Notre agriculture, depuis quelques années, traverse une période critique et ce n\u2019est pas sans raison que l\u2019on entend dire de toute part que les temps sont durs.L\u2019argent se fait de plus en plus rare et la gêne menace le grand nombre.Cependant le fait de constater le mal est encore peu de chose au point de vue de sa guérison, il importe beaucoup plus d\u2019en chercher les causes et d\u2019en étudier les remèdes.Si nous examinons de près quels sont les éléments qui concourent à la crise agricole actuelle, nous les trouvons lo dans la diminution dans le rendement de nos terres et 20 dans l\u2019avilissement des prix de mos produits agricoles.Les causes du mal trouvées, pouvons-nous y porter remède?D'un coté, oui, de l\u2019autre, je ne le crois pas.Car je crois le premier élément plus susceptible d\u2019amélioration que le second.Que les prix de nos produits agrcoles se relèvent, c\u2019est possible, mais fort peu probable avec la concurrence imniense qui se fait sur tous les grands marchés du monde, concurrence fortement facilitée par les moyens de transport et de communication fournis par le XIXème siècle.J'ajouterai, même que de ce côté, la crige peut encore s\u2019aggraver si nous ne surveillons pas attentivement la qualité de nos produits d\u2019exportation.La crise agricole a eu un effet désastreux sur notre état financier, tant il est vrai que, dans notre pays, plus qu\u2019ailleurs peut-être, notre agriculture est la principale ressource de notre richesse nationale, ce qui faisait dire, uñ jour, à un de nos banquiers: l\u2019agriculture est le baromètre de motre situation financière.En effet, quand l\u2019agriculture est malheureuse, le commerce et l\u2019industrie sont en souffrance ; au contraire, quand l\u2019agriculture est heureuse, le commerce et l\u2019industrie prospèrent.I! serait désirable que nos cultivateurs se pénétrassent bien de cette grande vérité, afin d\u2019être en position de mieux apprécier les efforts énergiques qu\u2019apportent nos gouvernants à leur faire connai- tre et accepter les saines pratiques de l\u2019art agricole.En face de ces quelques considérations, quelle ligne de conduite devons-nous adopter ?I] semble établi qu\u2019une hausse subite et durable des prix de nos produits agricoles est impossible.Tant que cette concurrence entre vendeurs sera la mé- me en face des mêmes acheteurs, on ne peut sagement espérer voir hausser les prix ; bien qu'en :éalité il soit difficile quelquefois de prévoir et d\u2019expliquer les fluctuations des grands marchés univer- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 431 sels.D\u2019ailleurs, le passé de plusieurs \u2018années n\u2019est-il pas là pour nous montrer ce qu\u2019a produit l\u2019augmentation de la production en face d\u2019une consommation À peu près stationnaire ?Encore est-il de la plus grande importance pour nous de constater, au sujet de notre industrie laitière, la diminution de la consommation du fromage et l\u2019augmentation de la viande fumée (bacon) en Angleterre, notre marché naturel (l\u2019on pourrait dire notre marché unique, depuis l\u2019adoption du dernier tarif américain).LA PLANCHE DE SALUT C'est un fait bien établi que nos terres, en général, ne produisent plus ce qu\u2019elles produisaient autrefois ; et la raison en est bien simple : tous les cultivateurs avouent que nos terres sont fatiguées.On a oublié que la vie végétale a autant besoin d\u2019aliments que la vie animale ; et l\u2019on n\u2019a cessé d\u2019enlever au sol des engrais que nous n\u2019avons jamais songé à lui restituer.De ce côté, le remède est tout indiqué par la nature du mal.Puisque le cultivateur a dissipé follement les richesses naturelles mises en réserve dans son sol par la Providence, puisqu\u2019il a été imprévoyant, qu\u2019il soit prudent à l'avenir.Il doit rechercher les moyens de conserver au sol la fertilité qui lui reste, et même de l\u2019augmenter.Ce but sera atteint s\u2019il sait coordonner ses récoltes de manière à nettoyer sa terre et à lui rendre, sous forme d\u2019engrais, des substances que la nature avait déjà fournies.Voilà donc, tout trouvé, le remède destiné à faire disparaître un des éléments de la crise agricole : la diminution dans le rendement de nos terres ; et ce remède, c\u2019est la fertilisation du sol par une culture plus raisonnée et mieux appropriée.Dr L.O.BouUrNIVAr.(A continuer) > .\u2014\u2014\u2014 -\u2014 CONCOURS DE MERITE AGRICOLE 1898 Rapport des Juges No.6.M.J.B.A RricHarD Nous sommes allés chez M.J.B.A.Richard, de Joliette, le 25 juillet.Cette ferme comprend 90 arpents de terre en culture.Le sol est un très pauvre sable que M.Richard a rendu d\u2019une fertilité étonnante par un double moyen : D\u2019abord, par l\u2019égouttement parfait au moyen d\u2019un drainage superficiel, mais rigoureux.Belle leçon pour ceux qui croient que les terres sablonneuses n\u2019ont pas besoin d\u2019être réchauffées.Ensuite, en apportant tout l'engrais nécessaire.De cette terre si pauvre est sortie : cette année encore une moisson comparable à toutes celles que nous avons vues sur les fonds de terrains les plus riches.On y voit d\u2019abord 85 arpents, oui vous lisez bien, trente-cinq arpents de beau tabac, 23 arpents de fèves, + arpent de choux de Siam, + arpent de patates, 1 arpent de blé-d\u2019Inde, 24 arpents d\u2019orge, et 16 arpents de belle avoine de 5 à 6 pieds de hauteur, etc., etc.Plus de 28 arpents de belles prairies et du trèfle, du trèfle en abondance.M.Richard enfouit tous les ans une pièce de trèfle comme engrais vert pour enrichir le sol en azote.Le système de culture est parfait et on n\u2019y voit point de mauvaises herbes.Très peu de bétail ; M.Richard charroie le fumier de la ville de Joliette et enploie une bonne quantité d'engrais roinéraux.Cette ferme est une véritable école d\u2019agriculture que beaucoup de cultivateurs de la région et d\u2019ailleurs devraient visiter.M.Richard est un spécialiste de tres grand mérite.REMARQUES Les agriculteurs dont nous venons de lire les rapports ont vaillamment concouru pour la médaille d\u2019or cette année, 198.Nous les avons jugés avec beaucoup de rigueur.Ce sont tous des gens bien avantageusement connus du public, des hommes que l\u2019on peut consulter en toute sûreté au besoin.Nous offrons à tous nos plus sincères félicitations et nous désirons qu\u2019ils se lancent de nouveau dans la lutte en 1905.POUR LA MÉDAILLE D'ARGENT Presque tous les concurrents qui ont obtenu une médaille «l\u2019argent cette année sont des nouveaux, c\u2019est-à-dire des gens dont ie mérite est digne de l'attention du public.No.7.M.CuarLes River Le 29 juillet, nous avions l\u2019avantage de visiter la ferme de M.Charles Rivet, de Joliette, de la contenance de 150 arpents.Le système de culture est régulier et de 9 ans. 432 On y voit une quinzaine d\u2019arpents de culture sarclée, et 1 tête de bétail par 3 arpents de terre.Deux silos sont d\u2019une grande économie pour l\u2019hivernement du bétail pour lequel nous accordons 13.75.M.Rivet a semé 30 arpents de navets dans le grain, blé, orge, avoine, etc.Quand nous sommes parsés là, ces navets étaient déjà de toute beauté et ils ont dû continuer à grossir après que le grain a été enlevé.Cette récolte si abondante est singulièrement remarquable.La moisson en général était, comme on dit, à pleine terre.Nous ne sommes pas trop surpris d\u2019un pareil succès, quand nous voyons tout le soin donné à l\u2019égouttement du sol et au labour profond et parfait.M.Rivet est un remueur qui rend le sol aussi actif qu\u2019il l\u2019est lui-même.Il nous rappelle assez ce que disait le père Champagne, de St-Eustache, d\u2019agricole mémoire : \u2018\u201c Que la terre a besoin d\u2019être tourmentée pour produire beaucoup.\u201d M.Rivet laboure souvent à 12 pouces de profondeur.C\u2019est un homme qui prêche d\u2019exemple et de conseil.C\u2019est un cultivateur instruit qui a ses manières à lui, mais qui n\u2019en est pas moins un véritable modèle.Nous accordons volontiers 93.90 points, un diplôme de très grand mérite et la médaille d\u2019argent.Voir le tableau pour les points.No 8.M.Hormispas MAYRAND La ferme de M.Hormisdas Mayrand, de St.Léon, comté de Maskinongé est une des plus belles que nous ayons vis tées.Il n\u2019y a pas à s\u2019y tromper.L\u2019apparence d\u2019ordre et de propreté des bâtisses et de leurs alentours vous disent d\u2019arrêter là, c\u2019est bien la résidence du concurrent que vous allez voir.Vous trouvez le même ordre sur toute la propriété qui a 145 arpents de superficie dont 135 labourables, 5 en pâturages permanents et 5 en forêts.Plus un beau jardin.Le système de culture est bon vu le grand soin que M.Mayrand prend du fumier et de son augmentation, et le nombre considérable d\u2019animanx sur la ferme.On y voit l\u2019élevage du porc sur une large échelle.Une vingtaine de têtes de race améliorée LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE étaient tant dans la porcherie que dans le trèfle en abondance.M.Mayrand en tient souvent le double.L\u2019enlèvement de plusieurs milliers de voyages de pierre, le grand soin des cours d\u2019eau et fossés, le bon labour, etc., sont des améliorations des plus importantes.La production du sol abondante partout.M.Mayrand est d'abord allé aux Etats-Unis faire des économies, puis est venu racheter le bien paternel et l\u2019a conservé au prix de grands sacrifices.Mais c\u2019est un calculateur.Il est très intelligent, poli et rangé.Il nous a été très agreable d\u2019apprécier ses mérites.Nous accordons 91.25 points et la médaille d\u2019argent.SYNDICAT DES CULTIVATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC Bureau : 23, rue St-Louis, Québec.Président : Sa Grandeur Mgr L.N.Bégin.Secrétaire : Ferdinand Audet, N.P.Trésorier : P.G.Lafrance, caissier de la Banque Nationale.Administrateur général : Révérend J.Marquis, ptre.Cultivateurs, cercles agricoles et sociétés d\u2019agriculture, envoyez nous sans retard vos commandes pour les graines de semence de toutes sortes dont vous aurez besoin le printemps prochain.Ces graines ne seront achetées que sur échantillons et après en avoir fait faire un examen sérieux.Veuillez nous transmettre en même temps vos commandes pour les animaux reproducteurs enregistrés, les engrais chimiques, les instruments aratoires que vous désirez acheter.Nous prions tous ceux qui ont des animaux enregistrés à vendre de bien vouloir les indiquer au syndicat.Le syndicat règle toutes les difficultés qui peuvent se présenter entre ses membres et leur communique tous les renseignements dont ils ont besoin."]
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