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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 1980-10-11, Collections de BAnQ.

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Tant et si bien qu\u2019aux élections de novembre 1977 Suzanne Beauchamp-Niquet, décidément piquée par la politique, demande à ses concitoyens de la confirmer officiellement dans son poste de maire.Elle a raison sans difficulté de son adversaire, homme d'affaires qui n\u2019a pas encore digéré sa défaite aux mains d\u2019une femme.«A çe moment-là, raconte Suzanne Beauchamp-Niquet, je me suis dit que mon élection à la mairie constituait l'aboutissement logique de toul ce que j'avais entrepris depuis les dernières années.» Car cette femme a, de tout temps, oeuvré au sein d'organismes bénévoles; elle s\u2019est impliquée dans tous les milieux, autant économiques que sociaux.À quinze ans, bien que son père, homme d'affaires originaire d'Ottawa qui décide de tenter la grande aventure aù Lac-Saint-Jean, lui ait manifesté son désaccord, elle fait son -entrée dans l\u2019entreprise familiale de distribution d'huile.«J'ai appris à conduire sur un cing-tonnes», lance-t-elle fièrement.Cela se passait en 1948.Avec le temps, et à force de commander des hommes, Suzanne Beauchamp-Niguet devient un rouage essentiel de l\u2019entreprise.au grand plaisir de papa qui, à l\u2019époque, se félicite d\u2019avoir fléchi devant cette enfant entreprenante qui manifeste un sens inné des affaires.En 1960, c\u2019est le mariage.Celui qui, aujourd\u2019hui, est toujours son époux travaillait à l'entreprise familiale.Il y est toujours.«Mon mari est un homme extraordinaire», dira- t-elle plusieurs fois au cours de l\u2019entrevue.Un amant de la nature (il était d\u2019ailleurs à la pêche lors de notre visite) qui adore ses enfants, toujours empressé auprès de sa femme.Implication sociale «J'ai toujours évolué un peu à contre-courant» Une déclarätion qui ne surprend guère venant de cette femme.Lorsqu'elle travaillait pour son père dans les années cin- quantë, et surtout après son mariage, les dames bien-pensantes du - village trouvaient qu\u2019il n\u2019était pas de bon ton qu\u2019une jeune femme évo- 4 - 11 octobre 1980 lue au milieu de tant d'hommes.Ce qui ne dérangeait nullement le futur éputé qui a oeuvré au sein de l\u2019entreprise familiale jusqu\u2019en 1978.A ce moment-là, les choses s'étaient tassées depuis un bon bout de temps.L'implication sociale de Suzanne Beauchamp-Niquet s\u2019est effectuée graduellement.Elle a commencé par des oeuvres charitables puis à caractère culturel.C\u2019est son passage à l\u2019Afeas (Association féminine d\u2019éducation et d\u2019action sociale) qui a formidablement bien préparé, selon sa propre expression, le saut dans la vie publique.: «Sans l\u2019Afeas, je ne serais pas ici», affirme-t-elle, catégorique.C'est - grâce à cet organisme qu\u2019elle à pu se sensibiliser à certains problèmes du milieu.Appelée, dès 1967, à assister régulièrement aux délibérations du conseil municipal de Doibeau, elle est à même de constater certains problèmes.Quelques années plus tard, en 1973, c'est toujours l\u2019Afeas qui est là.Cette fois, il s\u2019agit d\u2019un appui dans le cadre des élections municipales.«Avec l\u2019Afeas, j'ai appris à travailler en groupe; j'ai pu rencontrer toutes sortes de gens qui m'ont enseigné, entre autres, comment me comporter lors d\u2019assemblées délibérantes.» À cette dimension sociale venait s'ajouter, toujours en 1973, la dimension économique.Malgré le scepticisme clairement affiché de certains administrateurs de la caisse d'entraide économique locale, Suzanne Beauchamp-Niquet accède au conseil d\u2019administration de ce groupe financier.Quand, en 1976, elle termine son mandat, c'est avec regret que les mêmes administrateurs la voient s\u2019en aller.«Mon passage à la caisse d'entraide m'\u2019aura permis d\u2019acquérir une bonne expérience de l\u2019administration, la grande, celle que, malheureusement, je n\u2019ai pu assimiler dans l\u2019entreprise de mon père», déclare Suzanne Beau- champ-Niquet.Et la famille ?Issue elle-même d\u2019une famille de quatre enfants, trois filles et un garçon, le maire-député de Dolbeau avoue accorder moins \u2018d\u2019attention à ses quatre rejetons que ses parents à son endroit et à celui des autres membres de la famille lorsqu'ils avaient le même âge.«J'ai des enfants merveilleux.Ils ont appris très jeunes à se débrouiller comme des grands.Je ne suis pas inquiète quand je les laisse à la maison.Je sais que mon mari est là et, surtout, que mes deux filles et mes deux garçons s'entendent à merveille.C\u2019est là tout le secret de ma recette!» La vie de famille est importante.pour cette femme qui adore enfoncer les portes.Malgré un horaire chargé au maximum (elle ne peut accorder à sa vie familiale que quelques heures par semaine) elle suit pourtant de trés prés les faits et gestes de ses enfants, que ce soit a pro- \u2014_\u2014 11 octobre 1980 - 5 AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage \u2014 éviter d\u2019inhaler.SPRINT Moyenne par cigarette \u2014 Formats King Size & régulier: \u201cgoudron\u201d 7mg, nicotine .7mg.\" ! EFRCACE JL Suzanne Beauchamp-Niquet Louis vient de recevoir son bulletin, et les notes semblent excellentes.Photo de la page 4, Louis, Marie-Christine, Suzanne Beauchamp-Niquet, Stéphane et Isabelle.pos du dernier bulletin du cadet ou des inquiétudes de l\u2019aînée qui vient tout juste de décrocher un emploi et qui se demande si elle sera à la hauteur.«Quand on m'a demandé, quelques semaines avant la tenue du scrutin fédéral de février dernier, de me lancer dans la course jai, bien sûr, pensé à ma famitle.Mais j'ai pris ma décision seule, Je savais que je pourrais relever ce nouveau défi tout en prenant soin de l\u2019éducation de mes enfants.avec un horaire plus serré cependant!» Cela dit dans un grand éclat de rire qui traduit bien {a mentalité de cette femme.Parlons-en de ces fameuses élections fédérales qui ont propulsé Suzanne Beauchamp-Niquet dans la foire aux lions, la vraie, celle ou se font et se défont les carrières politi- .ques des grands comme des petits politiciens.«Le comté que je représente (Roberval) était de fief incontesté du créditiste Charles-Arthur Gauthier, depuis des années.On m\u2019a dit: seule une femme peut venir à bout de ce gars-là; on a tout essayé.tu dois y aller.Le défi était de taille, donc intéressant.Encore une autre fois je me suis dit: pourquoi pas?» Personnage coloré et d\u2019une autre époque, typique de cette région du Lac-Saint-Jean, entrepreneur de pompes funébres, Charles-Arthur Gauthier, C-A pour les intimes, a mordu la poussière, emporté comme ses confrères créditistes par la vague rouge.Le 19 février au matin, Suzanne Beauchamp-Niquet, mère de famille, femme d'affaires, maire de surcroît, se retrouvait député à la Chambre des communes.et recevait un coup de téléphone, dès le lever du jour, d\u2019un malheureux électeur s\u2019enquérant avec inquiétude de son chèque d\u2019assurance-chômage qui n\u2019était pas encore dans la boîte aux lettres.«Sans doute un farceur ou un gars qui a perdu ses élections», avance Suzanne Beauchamp-Niquet, mi-figue, mi-raisin.-Maintenant, cette femme dont on ne sait trop où elle s'arrêtera, vit plus souvent dans les avions et les aéroports que chez elle.Les mardis, mercredis et jeudis, la voici à Ottawa.Le vendredi, elle revient à Dolbeau où elle remplit dans son comté les tâches inhérentes à sa fonction de député.Elle ne quitte jamais son petit bureau du boulevard Walberg (la rue Principale de Dol- + heures, Son bon goût prouve le vôtre.beau) avant vingt-deux heures.Le samedi, de neuf heures à treize elle poursuit le travail amorcé la veille.Le samedi après- midi et le dimanche, si elle n\u2019est pas trop accaparée par le téléphone et les sorties officielles, elle reste \u2018à la maison.Le lundi est consacré aux affaires de la municipalité.La vie à Ottawa n\u2019a rien de bien reposant non plus.Les travaux en Chambre débutent à quatorze heures le mardi.pour se terminer à seize heures et reprendre de vingt heures à vingt-deux heures.Le caucus du parti a lieu de neuf heures trente à douze heures trente, le mercredi.Les travaux de la Chambre reprennent de quatorze heures à seize heures, la même journée.Le jeudi, on reprend l\u2019horaire du mardi.A cela s'ajoutent les nombreuses rencontres mondaines ou politiques auxquelles - se.doit d'assister, bien sûr, le maire-député.Sans oublier les délibérations du conseil municipal, tous les lundis soir.Evidemment, en prenant connais- sance de cet horaire de travail il devient presque superflu de parler loisirs.Pourtant, cette femme trouve encore le temps de se -détendre.«Je lis beaucoup, dit-elle.Pas les auteurs à thèse, les philosophes de grande renommée.Je n\u2019ai pas honte de me présenter telle que je suis.J'aime bien certains mensuels et les grands quotidiens, bien sûr.J'aime bien la musique, le genre m'importe peu.Quant à mes sorties, eh bien, je me fais une raison; j'essaie autant que possible de tirer partie des rencontres et des conversations que j'ai lors de déplacements officiels.» Et à linévitable question: êtes- vous féministe?Suzanne Beau- champ-Niquet répond: «Bien sûr que je suis féministe mais je ne suis pas de celles qui font flèche de tout bois.Je dis aux femmes: aidez-vous, le ciel vous aidera!» Le maire-député avoue que quelques journalistes, et surtout des féministes, ont tenté, par certains moyens détournés, de lui faire brandir les armes de l\u2019antisexisme et du féminisme à tout crin.Mais elle demeure prudente: «Je fais mienne, dit-elle, cette réflexion de l\u2019Afeas: les femmes ont-elles vraiment fait tout ce qui était nécessaire pour occuper la place qui leur revient dans la société?Tout est là.Je crois que si certaines femmes méditaient là-dessus, il serait bien plus facile de se comprendre.» Tout est \u2018calme dans l\u2019hôtel de ville de Dolbeau.C\u2019est congé.Nous sommes seuls dans l\u2019immense bureau du maire qui Sert aussi de salle de réception pour de petits groupes d'invités.Suzanne Beauchamp-Ni- quet peste contre un certain laisser- aller.On n'a pas jugé bon, en effet, de faire le ménage après la dernière réception.Nous nous sommes retrouvés au beau milieu de bouteilles vides, de verres sales et de bretzels anémiques pour réaliser l\u2019entrevue.Rien de bien grave au demeurant mais c'est plutôt embarrassant.Quand le chat n\u2019est pas là les souris dansent, c\u2019est bien connu.Mais Suzanne Beauchamp-Niquet, cette féministe qui ne s\u2019en fait pas avec le féminisme, déclare, très sérieuse, \u2018qu\u2019il faut bien que les gens se détendent surtout quand ils l\u2019ont mérité.Et de se laisser sur une note, Ô combien féminine: «Ah! si vous saviez comme je suis heureuse! J'ai réussi à perdre quelques kilos la semaine dernière.Si cela pouvait durer.» 2 6- 11 octobre 1980 SALE TOUR NOTE DE LA REDACTION: A la suite d\u2019une émission de télévision durant laquelle le caricaturiste Robert LaPalme a révélé que le maire Jean Drapeau avait ourdi le dessein de déménager la tour Eiffel à Montréal pour la durée de l'exposition universelle de 1967, des journalistes ont laissé entendre malicieusement que le maire avait abandonné le projet à cause de son coût trop élevé.Pour bien démontrer que jamais le maire de Montréal ne s\u2019est laissé arrêter par de viles questions de coût mais a toujours eu à coeur la plus grande | intégrité politique, Drapeau a remis à notre rédacteur Guy Fournier la lettre que lui avait jadis envoyée le général Charles de.Gaulle.Le maire l\u2019avait gardée secrète jusqu'ici pour ne pas nuire à la réputation de l\u2019ancien président de la France.Comme tous se rappellent son orgueil démesuré, on ne s\u2019étonnera-pas qu\u2019il parle de lui à la troisième personne ou à la première personne du pluriel.Mon cher Drapeau, Quelle amitié vous faites.à la France et par le fait même à son président de vouloir emprunter la tour Eiffel pour la durée de votre exposition! Avant que nous n\u2019abordions ce projet passionnant, nous voudrions vous mettre en garde contre le grenouillage que .| ne manqueront pas de faire ceux qui s'opposent toujours aux projets historiques.Rappelez-vous qu'au moment de la construction de cette tour que notre ami Guillaume Apollinaire a immortalisée du nom de «bergère» dans l\u2019un de ses plus beaux poèmes, de petits scribouilleurs comme Huysmans, Maupassant, Sully-Prud\u2019homme et Francois Coppée avaient trempé leur plume dans le fiel et abimé l\u2019auteur de la tour des pires injures.Aujourd\u2019hui, la renommée de ces malheureux n\u2019atteint même pas la première plate-forme de notre tour Eiffel.Venons-en maintenant aux choses pratiques, mon cher Drapeau.Nous n\u2019ignorons pas de, ce côté de l'Atlantique qu\u2019en vous prêtant notre tour pour six mois, nous contribuerons de manière singulière à votre prestige politique.La chose nous répugne d'autant moins que nous ne gardons pas de votre prédécesseur, ce certain sénateur Fournier, le meilleur des souvenirs.Au cours d'une danse que madame de Gaulle lui avait accordée par diplomatie et politesse, le petit sénateur avait dans le dos de celle- ci descendu sa main plus bas que nous ne le fîmes jamais nous- mêmes.C\u2019est la raison pour laquelle nous avons toujours refusé d'aller à cette partie de sucre à läquelle il nous avait invités.Vous vous souvenez sûrement de cette gageure qu'avait faite aux Juifs notre prédécesseur Jésus- Christ à savoir qu\u2019il pourrait, si on le détruisait, reconstruire le temple en trois jours.Je voudrais reprendre le pari à mon compte et annoncer à l\u2019Assemblée nationale que nous démonterons la tour Eiffel et que nous la reconstruirons en moins de trois jours dans votre belle ville de Montréal.Au cas où vous ne le sauriez pas, la tour Eiffel comporte 15000 pièces différentes et 2 500000 rivets, ce qui représente un casse- tête autrement plus grand que de rebâtir le temple de Jérusalem.Nous aurions donc besoin de votre assistance.Nous serons évidemment sur les lieux pour diriger ie montage de la tour, mais .nous voudrions que les ouvriers \u201c chargés de manipuler les 15000 piéces et les 2500000 rivets le fassent pour ainsi dire avec des gants blancs et du bout des doigts.Si vous pouvez nous garantir que ces précautions seront prises, notre tour est votre tour, mon cher Drapeau.-Vive la tour, vive de Gaulle, vive la France! Charles-André-Joseph-Marie .e Gaulle Note de notre rédacteur: Le maire Drapeau m\u2019a confié que cette demande bizarre du président de la France lui avait tout _ de suite mis la puce l'oreille.Soucieux de ne pas contribuer à prolonger le gouvernement de cet homme qu'il considérait trop autoritaire, trop hautain et peu enclin à écouter l'opposition, le maire quitta Montréal incognito pour aller surveiller la tour Eiffel.Il fut bien récompensé de sa peine \u2018quand, à la faveur d\u2019une nuit très noire, il aperçut Yvonne de Gaulle elle-même qui, à l\u2019aide d\u2019une pointe Bic, numérotait discrètement chaque pièce et chaque rivet de la tour Eiffel.Le maire abandonna donc son projet.importa pour votre voiture un complément lorsque le niveau baisse et changez-le périodiquement \u2014au minimum tous les deux ans.Et plus souvent, dans des conditions d'utilisation sévère.Le choix d\u2019un antigel/réfrigérant Dow est le plus important fabricant canadien d'antigel/réfrigérant.En fait, notre antigel/réfrigérant est utilisé dans plus de 60% de fous les véhicules neufs fabriqués au Canada.La majorité des antigels/réfrigérants E vendus sur le marché répondent aux 4 normes élevées de la plupart des voitures modernes.Ils offrent donc une bonne inhibition contre la rouille, protégeant les composants essentiels du moteur et empêchant le gel et I'ébullition.Par consequent, la plupart des marques vendues au détail ou dans les stations-service - sont tout aussi bonnes que les marques nationales.Cela en vaut la peine Si vous ¢ avez des questions au sujet de Lacroissance astronomique des prix nous oblige plus que jamais à réduire la consommation de carburant et à éviter les réparations coûteuses au moteur.Après plus de 25 ans de fabrication de l'antigel/ réfrigérant, Dow Chemical of Canada, Limited, réalise exactement l'importance de l'antigel par rapport à ces objectifs, Si vous désirez que le moteur de votre voiture tourne à un rendement optimal, il est essentiel de l'entretenir convenablement et d'utiliser de l'antigel/réfrigérant.Ses effets Lantigel/réfrigérant empêche le gel et le surchauffage du moteur.Et plus important, il réduit la corrosion, y compris la formation de rouille dans le moteur ainsi que le \u201cpiquage\u201d qui donne lieu à l'apparition de trous dans les composants essentiels du moteur tels que la pompe à eau, le radiateur et la culasse.En résumé, l'antigel/réirigérant : peut augmenter les performan- ai 15.=! ay » od % ven, 3% = 5 ob Ë 7, 4 nhale £5 of < 4 Le 7, NA $ = = 3 T.x sa AY EE 35, sé a 3 & (i = SE > : A xx, ie i 7 oe À a A sn 2 5.= 3 Rr.= & 58 Ay 3 Lg $e A = \u201cos £ = oh eee = = ; i sx 2 = > us RRA Ps ne i i fe & Iw > ek oY ca 3 Ep = Pa Ee = 5 2 + 2 = Tas = 3 x 3 or = Bx = F x 3 \u20ac FA Ys ; \"3 + A Se : ie > ea Es = 25.4 Lit 7 = % ru &.5 td ki + Ym ray CHU = ri Es, Ea Ra SE orev pra Shit A \u201cie 2 > x #2 cer enon is a 25 28% = oe 5 > a Æ aX ra we» is x à # i is + nat.Os EXER A > pe po] A 4 Joa od = a ras ngs oe > 5 2 + fay or ME) \u201cEH =: = è = ST ae ay SE ys.= RE F 4 2 pa a 2 SN qe E hy = = 2 I.È se % A 54 & dE Red i 3 5 TE an, se * 2e a i 7 ¥ § hae = ES = EY i + re Le a el a & 5 ¥ 2 \u2018 2 of i = AEST = 8 Eu \u20ac Tr 7 2x 7 5 or JA N æ se ie ne ne = 3 ë, hs ETS ee A 3 5 ve Be a der 3 £ 4 I £1 Éc 5 ce = = 2 ou TEA LS Lc JR = ro TS ss = Lo ne 2 = oF we imposé le mélange 6634: 66% de coton et 34% de nylon.» Le produit a fait ses preuves et l\u2019idée, boule de neige, puisqu'elle à donné naissance à une grande famille de produits: l'équipe identifiée au mot Kanuk s'est mise à inventer tentes, sacs de couchage, havresacs et autres produits de plein air de conception tout a fait nouvelle.A tel point que les produits Kanuk intéresseraient déja les Français, l'Ouest canadien et même le Japon.«Mais, d'ajouter Louis Grenier, il ne faut pas aller trop vite.Nous ne sommes pas du tout intéressés à produire 50 000 anoraks par année! Il y a une mesure à trouver pour assurer la qualité, et on l'a trouvée, je crois.» Une philosophie à la mesure du Small is beautiful véhi.:ilée par les groupes de pensée écoiugiste des dernières années et de laquelle Louis Grenier ne semble pas déroger, même si le garage à trois places a cédé sa place à un immeuble à trois étages.«C\u2019est peut-être pourquoi on s\u2019obstine a faire un produit de fous!s, ajoute-t-il.Un produit de fous?À vous de juger.Kanuk est synonyme de sacs de couchage pour camping d'hiver qui permettent de coucher directement dans la neige; par des froids pouvant atteindre moins 40°C.Finie l\u2019époque des sacs de couchage en duvet «traité», c\u2019est-à-dire qui a perdu toutes ses propriétés naturelles et qui prend alors des heures et des heures à sécher, après avoir été mouillé par la pluie! Notre succès a été rendu possible grâce au polarguard, produit qui possède une résistance quasi à toute épreuve et surtout à l\u2019humidité.Kanuk est également synoriyme du sac à dos Diabolique ou Belzé- buth, constitué d\u2019une armature qui diminue l'effort par une meilleure redistribution de la charge sur le corps et fait d\u2019un produit au nom intrigant, paraballe, dont la résistance est incroyable.Que diriez-vous ensuite d\u2019une jolie tente jaune de six livres et demie, aux contours aérodynamiques, avec un portique ou abside qui permet un meilleur rangement du matériel de camping et qui peut même servir de mini-cuisinette si le mauvais temps se met de la partie! Et puis que dire du parka «grand ours», de la «doudoune», celle-là même que les guides de Chamonix, en France, ont adoptée! Sans oublier leurs innovations exclusives dont celle de la fermeture éclair latérale out les anoraks, utilisée depuis par eurs concurrents! j'arrête ici, on pourrait m\u2019accuser de faire de la publicité, ce qui est loin d\u2019être mon propos.Je veux seulement souligner les efforts d\u2019imagination du groupe de personnes qui s\u2019est greffé autour de Louis Grenier et autour du harfang des neiges, cette chouette devenue le symbole de Kanuk.\u2019 Aujourd\u2019hui, Kanuk est le fruit de la rencontre des idées de plusieurs mordus du plein air.Bien que Mme Lacasse, fin de quarantaine bien - portante, couturière émérite, ne fit pas de camping avant son association avec Louis Grenier.Depuis, les choses ont bien changé.Ce qui a contribué à faire de Kanuk une petite entreprise où travaillent 25 em- a dessiné les plans du famieux sac de couchage nordique.Et il s\u2019y connaît, puisqu'il a été membre de la célèbre Expédition Québec 80 qui, du 27 décembre 1979 au 7 mai dernier, a parcouru la distance de 2 000 km qui sépare le lac Supérieur, au nord de Montréal, de Fort Chimo.Loin, loin.Le tout, en ski de randonnée.Véritable test physiologique, cette expédition à permis à André Laper- rière ainsi qu\u2019à ses trois compagnons, Louis Craig, Claude Duguay\u2019 et Robert Picher, de mettre à rude ployées (Louis Grenier a trouvé très peu d'hommes qui ont laissé tomber les fameux stéréotypes masculins) pendant que six ou sept personnes travaillent chez elles à fabriquer des tentes ou autres produits.Leur moyenne d'âge?Louis Grenier regarde autour de lui, hésite, puis: «Bien.je pense que Cest a peu prés comme moi.27 ans.» Presque toutes et tous sont des mordus du plein air.André Laper- rière, par exemple.Ce n\u2019est pas un «vrai» employé, même si c\u2019est lui qui épreuve une partie de l\u2019équipement Kanuk qui a survécu pendant que d\u2019autres marques flanchaient.Sans oublier d\u2019autres célèbres expéditions.Celles du mont Logan en 1979; la première -québécoise en Amérique du Sud, celle du mont Al- pamayos; et l'expédition Sur la piste de Jos Hébert qui, de février à avril 1980, a parcouru le sol enneigé de la Basse-Côte-Nord, de Havre-Saint- Pierre à Blanc-Sablon, toujours en ski de randonnée.Ailleurs dans le monde, Kanuk est également présent: dans l\u2019île Ellesmere, près du Groenland.Il y a même Un\u2019 magasin général à Pang- nirtung, près de Frobisher Bay, qui vend des parkas Kanuk aux .Inuit.Ce qui, bien sûr, n\u2019a pas été sans chatouiller agréablement la fierté de Louis Grenier.«En fait, constate Louis Grenier, i} n'y a pas un produit fabriqué ici dont nous ne soyons fiers et satisfaits.Car notre marché, c\u2019est d\u2019abord nous.» À preuve, les grandeurs ou pointures des produits, marquées de un a six: le numéro deux, c\u2019est Lyne, la directrice de production; lui, c\u2019est le numéro cing.Quant à la qualité, le groupe Ka- nuk a démontré sa rentablité et sa fiabilité dans le monde restreint du plein air.«On n\u2019aime pas voir revenir un produit à cause d\u2019un vice de fabrication», dit Louis Grenier.La qualité, poursuit-il, repose grandement sur le fait que les employées (és) sont payées(és) à l'heure en plus d\u2019un boni pour la qualité, alors que partout ailleurs dans le domaine du textile, c\u2019est le salaire à la pièce qui prédomine.De pius, Louis Grenier n\u2019est pas entiché de cette mode de changer les produits tous les ans.Ainsi, c\u2019est le même bleu depuis cing ans et il y a bien un rouge, mais uniquement pour une question de sécurité.«On ne change pas pour changer, mais seulement si on trouve de meilleures techniques de fabrication, une meilleure façon d\u2019améliorer notre produit.Il y a une mesure à trouver pour faire des choses intéressantes et je pense qu\u2019on l\u2019a trouvée.» Alors, chez Kanuk, tranquillement pas vite, on passe ses jours au développement d\u2019un produit utile, au test de l'expédition et à des améliorations.Ainsi, de confirmer Louis Grenier, «on redécouvre le plein air tout en dépassant la phase scout du camping.Même des gens sérieux qui portent la cravate pendant la semaine et qui roulent en grosse voiture retournent jouer dans la nature la fin de semaine».Le récent engouement pour le ski de randonnée en est certes un bon exemple.Il est maintenant loisible de faire des descentes de canot sans passer pour un détraqué.Et que dire de l'escalade, de la randonnée pédestre, du cyclotourisme! Mais le meilleur exemple d\u2019application de cette nouvelle philosophie est peut-être Louis Grenier lui- même, l\u2019homme aux bottines de feutre: «Faut pas être géné d\u2019en porter\u2026 C\u2019est ce qu\u2019il.y a de plus chaud - pour les pieds, l\u2019hiver.» I! faut également Je voir enfiler ce truc de sa conception, une espèce d\u2019habit de motoneige qui sert également de parka et de sac de couchage.Décidément, faut le faire! Le message de Louis Grenier et de Kanuk?Prendre conscience des beautés, des joies, des grandeurs et des bonheurs qui sommeillent dans nos hivers, si rudes soient-ils, et dans nos étés de nature débordante.[9 12- 11 octobre 1980 A mé a r= © tm, LE CIVISME AU CONCERT Les chaînes acoustiques les plus fidèles ne remplaceront j jamais, à mon avis, la présence réelle de la salle de concert.Et même si notre compatriote Glenn Gould a désormais choisi de nous livrer son art à travers le filtre du studio .d'enregistrement, sous prétexte, entre autres, qu\u2019il existe très peu de sièges où convergent toutes conditions idéales d\u2019audition, je préfère l\u2019apport des bonnes vibrations émises par un auditoire complice, à la pureté du disque qui peut friser la stérilité.(Quel lasphéme!) Cela dit, je conviens qu\u2019il y a un nombre de conditions nécessaire pour que le concert soit une expérience réjouissante et non une épreuve exécrable.Ces conditions relèvent ou de la salle, ou du comportement du public.Qui dit salle de concert dit architecture pensée en fonction de l\u2019acoustique, de la visibilité, de l\u2019aération, des mouvements de foule, du silence, d\u2019une certaine esthétique, etc.Chez nous comme ailleurs, on retrouve dans ce domaine le meilleur et le pire et, le plus souvent, l\u2019entre-deux où, dit- on, résiderait la vertu.(J'aimerais bien qu\u2019on m'explique, un jour, pourquoi la vertu aurait élu domicile dansla bonne norme moyenne qui me semble si loin de la perfection.Mais ça, c\u2019est une autre histoire.) Donc, les salles étant ce qu\u2019elles sont, la qualité de l\u2019audition peut être maximisée ou, au contraire, complètement saccagée par le comportement du public.J'ai relevé en dix points ces petits riens (qui n\u2019ont rien à voir avec les Petits Riens de Mozart) qui grugent les nerfs de l'oreille musicale, c\u2019est-à-dire ultrasensible.* Les toussotements, communicatifs comme les applaudissements et dont Charles Dutoit nous disait un jour, en conférence de presse; qu'ils ont parfois la violence d'un coup de cymbale, surtout pendant un pianissimo, répercutés qu'ils sont par cette caisse de résonance qu'est la salle.Donc, en cas de grippe, garder la chambre! (l\u2019ajouterais cependant, à la décharge des tousseurs, que certains sont allergiques.aux courants d\u2019air d\u2019un système de climatisation pas toujours bien réglé.J'ai connu ça, un soir de juin dernier où lvo Pogorelic.jouait divinement l'Ondine (Gaspard de la Nuit) de Ravel, lors du concert Gala du Concours international de piano de Montréal.Je m'excuse rétroactivement auprès -de ceux que j'ai sûrement incommodés.* Les chuchotements.© Les bruits de sacs à main, aux boutons si peu discrets.* Les tintements de bracelets qui rappellent le triangle, mais coïncident rarement avec l'entrée de cet instrument dans la trame orchestrale.* Les tics, dont le plus agaçant est peut-être celui qui consiste à - «jouer» avec son ticket, le faisant .passer de l\u2019ongle à la pulpe et de la pulpe à l'ongle\u2026 souvent pendant tout un mouvement de symphonie! - Brrrre! * Le bibi m\u2019as-tu-vu qui devient un bobo pour les malheureux qui \u2018sont assis derrière.* Le programme qu'on feuillette pendant le concert, au lieu d'arriver un peu plus tôt pour prendre connaissance des notes explicatives.On apprendrait alors que tel concerto a trois mouvements, telle suite en a cing, etc., ce qui éviterait l'inconvénient suivant.* Les applaudissements entre les mouvements d\u2019une oeuvre, qui rompent le souffle et des auditeurs et des musiciens.* Les retards, * L'erreur dans l\u2019identification de son siège et la mauvaise grâce à se rendre à l'évidence.Lors d\u2019une entrevue qu'il m\u2019accordait récemment (Perspectives, 13 septembre), Charles Dutoit soulignait que «le public ne se rend pas du tout compte de la part importante qu'il a dans la réussite d\u2019un concert».Thérèse Dumesnil * DESSINS PAR ALVEN RACICOT | : On déci 11 octobre 1980 -13 De finances en pleine forme, c'est tout aussi important qu\u2019une bonne condition physique.C'est la sécurité, la tranquillité d'esprit, la fierté d\u2019être propriétaire \u2018et la satisfaction de savoirque Ÿ ~ votre famille peut compter sur vous.e de mettre de l\u2019ordre dans ses affaires pour bien des raisons: un simple w , \u2018malaise, où un problème financier aigu qui démontre un manque évident de protection; - un changement de situation de famille, par \u201cexemple le mariage, la naissance d\u2019un enfant, l'achat d\u2019une maison, ou encore un change- Comment avoirdes | freon en financière.pleine forme 7 \u2019 ment dem Joi,: et l\u2019on doit soudain faire face à de nouvelles responsabilités.Notre brochure gratuite sur la planifs- câtion financière vous aide à faire le premier pas et à réorganiser vos affaires, Elle vous explique aussi comment fixer des objectifs et garder le contrôle de votre situation La Sun Life s'intéresse autant à votre santé qu'à celle de vos finances.La protection desobligations hypothécaires, de l'entreprise, du revenu familial et du patrimoine, l'éducation des enfants, la retraite, l\u2019étalement du revenu, l\u2019ajourtiement de l'impôt, l'assurance des salariés, voilà autant de sujets quivous préoccupent.Venez nous voir! 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