La tribune, 2 février 2019, Arts magazine
[" laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W1 magazine MUSIQUE FOLIE BLEU JEANS W5 EN CUISINE L\u2019APPÉTISSANT PROJET WEB DE GENEVIÈVE O\u2019GLEMAN W16 et W17 P H O T O J U L I E N F A U G È R E PETER MACLEOD D É S A R M É E T H E U R E U X P H O T O M A U D E C H A U V I N W4 SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W2 PlacART RETAILLE D\u2019ENTREVUE CHANSON DE CIRCONSTANCE GROUNDHOG Buffy Sainte-Marie Many a Mile (1965) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?En anglais, le mot marmotte (dont c\u2019est la journée aujourd\u2019hui) se dit groundhog, ce qui se traduit littéralement par « porc de terre ».Or, le 5 février, nous amorçons la nouvelle année chinoise, laquelle sera celle du.Cochon de terre! À vous de choisir, donc, si vous préférez une chanson de marmotte ou de cochon (il y en a quand même quelques-unes), mais comme 2019 est aussi l\u2019Année internationale des langues autochtones, donnons la voix à une des plus illustres représentantes de la communauté crie, Buffy Sainte-Marie, qui a repris en 1965 cette chanson traditionnelle, s\u2019accompagnant d\u2019un simple arc musical.S\u2019adressant au petit rongeur, la chanteuse lui demande non pas s\u2019il a vu son ombre, mais plutôt pourquoi il a le dos si brun.« Je vis dans la terre depuis vachement longtemps! » lui répond-il.Suivent l\u2019oiseau rouge, le serpent à sonnettes et le rat musqué.Le cochon doit être parti dans le Sud.STEVE BERGERON SHERBROOKE \u2014 C\u2019est déjà connu : Guy Jodoin passera son été 2019 à Drummondville, dans une nouvelle mouture de la pièce Les voisins de Claude Meunier et Louis Saïa.Le comédien et animateur reprendra le rôle de Bernard, celui qui tient sa haie en très haute estime, et qu\u2019il avait déjà joué alors qu\u2019il était encore étudiant en théâtre à Sainte-Thérèse.« J\u2019avais 23 ans et c\u2019était justement Louis Saïa qui était notre metteur en scène à l\u2019école.Quand André Robitaille m\u2019a proposé de reprendre le même rôle, j\u2019ai su que je ne pouvais pas passer à côté : c\u2019est un classique de la dramaturgie québécoise.Pour Bernard, sa vie, c\u2019est sa haie.C\u2019est une pièce sur la culture du vide, qui nous demande entre autres si on investit notre temps à la bonne place.» « Et j\u2019avais envie de rejouer Bernard, que je n\u2019aurai pas besoin de composer autant que lorsque j\u2019étais dans la vingtaine, poursuit-il.Louis Saïa avait beau me donner plein d\u2019indications à l\u2019époque, je ne peux pas dire que je comprenais à 100 pour cent (j\u2019étais en plus très impressionné de travailler avec lui).Maintenant que j\u2019ai l\u2019âge du personnage, j\u2019aurai moins besoin de le forcer.» Guy Jodoin partagera notamment la scène avec Marie- Chantal Perron (qui joue son épouse), Jean-Michel Anctil, Rémi-Pierre Paquin, Pierre- Luc Funk et Brigitte Lafleur.« On ramène aussi l\u2019histoire à l\u2019époque où elle a été créée, dans les années 1980.» STEVE BERGERON Coupée au montage de l\u2019entrevue du 18 janvier 2019.Guy Jodoin \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, RENÉ MARQUIS Pas le choix de dégourdir corps et esprit devant le souffle contagieux de Grupo Corpo, la troupe de danse emblématique du Brésil (22 danseurs), fondée il y a déjà 40 ans, qui passe par Sherbrooke à l\u2019invitation de Danse Danse, après quatre soirs de représentation au Théâtre Maison- neuve de Montréal.Corps ondulatoires, exubérance, flot ininterrompu de mouvements, affirmation d\u2019une identité aborigène et de la diversité qui tisse ce pays qu\u2019est le Brésil seront au rendez-vous dans ce programme double, Bach et Gira.La première pièce, qui a triomphé lors de sa création, visite l\u2019univers baroque du compositeur allemand, alors que la seconde s\u2019inspire de rituels afro-brésiliens \u2014 notamment les rites de la religion umbanda \u2014 sur fond de musique fusion.De quoi faire fondre un peu la neige.Le mardi 5 février au Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke.Entrée : 50 $ (étudiants : 40 $).LUC BOULANGER, LA PRESSE Souffle brésilien \u2014 PHOTO JOSÉ LUIZ PEDERNEIRAS Les membres du collectif d\u2019art urbain Amalgam seront très actifs cette semaine.Dès 21 h ce soir, au bar Le Magog, ce sera la deuxième édition des Débauches d\u2019art.Tels des gladiateurs modernes, quatre équipes d\u2019artistes mettront leur talent en jeu alors qu\u2019elles devront réaliser des œuvres d\u2019art peintes selon des thèmes donnés.C\u2019est l\u2019auditoire qui déterminera qui mérite la victoire.L\u2019ambiance musicale sera assurée par le collectif Club Nuage.Le vendredi 8 février, dans les locaux du Comité Arts et Culture Jacques-Cartier (2050, boul.de Portland), ce sera l\u2019Expo aux Puces, exposition de groupe qui vise à démocratiser l\u2019art par la vente à rabais d\u2019œuvres d\u2019art uniques.Plus de 200 œuvres, réalisées par une cinquantaine d\u2019artistes, seront vendues au prix de 50 $.Les ventes débuteront à 18 h.Pas de réservation.Premier arrivé, premier servi.On choisit, on paie et on accroche au mur le même soir.Paiements par carte de crédit ou argent comptant.STEVE BERGERON Les puces et débauches d\u2019Amalgam \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE EXPO Bestiaire Originaire de Normandin, au Lac-Saint-Jean, Laurie Marois est diplômée en arts plastiques du Cégep de Jonquière et bachelière en enseignement des arts de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).Très populaire dans sa région natale, l\u2019artiste, vivant désormais en Estrie, a vu ses toiles animalières se promener un peu partout au Québec depuis 2016, récoltant 13 prix du public.À la fois réalistes et expressifs, ses sujets de grand format sont cadrés en plan rapprochés, peints monochromes puis contrastés avec une couleur.La spontanéité de l\u2019artiste se libère ensuite, avec une explosion de peinture sur les ombres et lumières, ainsi qu\u2019une éclaboussure en bas de toile comme signature, pour briser le réalisme.Le regard de chaque animal est le reflet du paysage dans lequel il se trouve.Très engagée socialement, notamment auprès des jeunes, Laurie Marois a accompagné un groupe d\u2019une vingtaine d\u2019élèves de l\u2019École secondaire de Bromptonville dans la réalisation de peintures animalières, lesquelles font partie de l\u2019exposition.Du lundi au jeudi, de 8 h à 17 h (de 8 h à 16 h 30 le vendredi), à la galerie L\u2019Exposant X de l\u2019École secondaire de Bromptonville, jusqu\u2019au 30 avril.\u2014 PHOTOS SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W3 ARTS VISUELS KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Nadia Loria Le- gris et Bernard Bourbonnais ne se connaissaient pas, mais tous deux avaient une approche artistique parente.C\u2019est la directrice de la Maison des arts et de la culture de Brompton, Maude Charland-Lal- lier, qui a eu la belle idée de créer une rencontre professionnelle et de jumeler l\u2019univers créatif des deux artistes.« On a réalisé qu\u2019on avait beaucoup de points communs, autant dans notre travail et notre démarche que dans les préoccupations environnementales qui nous habitent tous les deux depuis de nombreuses années », exprime Mme Legris.Éphémérités, l\u2019expo conjointe qu\u2019ils présentent dès dimanche et jusqu\u2019au 31 mars à la Maison des arts et de la culture, a un ancrage écologique important.Dans une originale formule de type plateau double, les œuvres de l\u2019un et de l\u2019autre se complètent et se répondent dans les trois salles d\u2019exposition du rez-de-chaussée.« Notre approche à tous les deux n\u2019est pas culpabilisante », précise M. Bourbonnais, qui travaille la photographie numérique.« Avec mes œuvres, dit-il, je souhaite amener le visiteur à se poser des questions quant aux conséquences de ses actions quotidiennes.Je cherche à faire émerger une autre perception des choses.Les décisions qu\u2019on prend, les gestes qu\u2019on pose ici n\u2019ont pas nécessairement un impact immédiat sur notre environnement, mais ils peuvent modifier celui de nos voisins plus ou moins éloignés comme celui de ceux qui nous suivront.Notre niveau de consommation et notre mode de vie ont un impact. » INSPIRÉ PAR LA GASPÉSIE Intitulée L\u2019intangibilité des apparences, l\u2019exposition qu\u2019il signe rassemble divers clichés grand format répartis dans deux salles distinctes.La première est un espace zen où les couleurs bleutées dominent.On pense tout de suite à un univers marin sur lequel on aurait pointé un zoom, d\u2019autant que le bruit des vagues que souffle un enregistrement invite à la détente, au calme et à la contemplation.« J\u2019ai toujours été fasciné par les négatifs en photographie.J\u2019ai utilisé ceux-ci pour créer les images de cette zone », explique l\u2019artiste qui trouve son inspiration en Gaspésie.« J\u2019ai découvert cette région en 1998, j\u2019en suis tombé amoureux.J\u2019y ai une maison depuis dix ans, d\u2019ailleurs, et c\u2019est une précieuse source d\u2019inspiration.Je crée des univers visuels à partir des photos que je prends là-bas.Je ne recherche pas la photo parfaite, mon approche n\u2019est absolument pas technique.Ce qui m\u2019intéresse, ce sont les fragments que je peux aller chercher dans une image, et ce que je peux en faire ensuite. » Pour L\u2019intangibilité des apparences, il a travaillé à partir d\u2019une base de plus de 400 photos, parmi lesquelles il a fait une sélection.C\u2019est en passant dans la pièce voisine qu\u2019on découvre les images originales aux teintes terreuses.On reconnaît alors la carcasse d\u2019une baleine échouée sur la plage.« Ce ne sont pas nécessairement les mêmes images que j\u2019ai utilisées d\u2019un côté et de l\u2019autre, mais elles font partie de la même série et se font écho. » ILLUSTRER LE PASSAGE DU TEMPS Titulaire d\u2019un diplôme de deuxième cycle en pratiques artistiques actuelles de l\u2019Université de Sherbrooke, Nadia Loria Legris présente, elle, différentes séries dans l\u2019exposition Marques et métamorphoses.Toutes ont en commun d\u2019être réalisées à partir de matières végétales.Une variété de fruits et de légumes ont été photographiés à différents stades de composition et se voisinent sur de larges panneaux.La mosaïque illustre ainsi le passage d\u2019un état à un autre.Elle montre l\u2019effet du temps qui passe.« Le titre est venu rapidement.C\u2019est le fruit d\u2019une démarche créative amorcée il y a plusieurs années.Je m\u2019intéresse au vivant et à notre environnement, je travaille la matière organique qui est délaissée, gaspillée, perdue.J\u2019ai commencé en la transformant et j\u2019ai réalisé qu\u2019il y avait des choses intéressantes qui se passaient lorsque je me posais plutôt en observatrice.J\u2019ai été étonnée de voir la singularité du résultat.Chaque fruit, chaque légume suit sa courbe propre.Pour moi, il y a un parallèle évident à faire avec la nature humaine.Dans notre société, la performance et l\u2019aspect lisse et parfait des choses prennent beaucoup de place, alors que ce qui rend la vie intéressante, c\u2019est justement la richesse de toutes nos marques, de tout ce qu\u2019on porte.Et tous, on est changeants et éphémères, parce qu\u2019on est mortels.Il y a plusieurs niveaux de lecture dans ce que je propose. » Sur le mur voisin, la transformation et les métamorphoses prennent une autre dimension et mettent en lumière la valeur du compost.« J\u2019ai pensé à des natures mortes en bâtissant cette série.J\u2019avais envie de m\u2019intéresser à ce qu\u2019on considère comme des déchets, à ce qui était auparavant jeté, mais qui trouve une seconde vie à travers le compost. » À côté, de petits terrariums en verre suspendus abritent des matières végétales à différents stades de décomposition.L\u2019installation permettra de voir la matière éphémère et vivante changer au fil de l\u2019exposition.JOUER AVEC LES PERCEPTIONS « La perception des choses est très importante dans notre d é m a r c h e à t o u s l e s d e u x , remarque Bernard Bourbonnais.Un état qui peut être répulsif à première vue, par exemple un aliment en décomposition, peut aussi receler de la beauté si on s\u2019attarde aux détails.On voit alors la transformation, le passage d\u2019un état à un autre qui peut alimenter notre réflexion sur des questions autres.La mort, on la voit négativement parce que nos émotions sont en jeu, mais sur le plan de la nature, c\u2019est seulement un état de transformation qui transmet la vie d\u2019une autre façon. » Une zone interactive fait également partie du parcours, tout comme une autre où les deux artistes ont créé ensemble diverses œuvres à partir de matières organiques qu\u2019ils avaient chacun dans leurs cartons.Des ateliers créatifs seront offerts aux écoliers des classes qui visiteront la Maison, de sorte que cette portion de l\u2019exposition prendra du coffre au fil des semaines.ÉPHÉMÉRITÉS À LA MAISON DES ARTS ET DE LA CULTURE DE BROMPTON Art environnemental Vous voulez y aller?Vernissage de l\u2019exposition Éphémérités Dimanche 3 février, 14 h Maison des arts et de la culture de Brompton Entrée gratuite Pour créer ses oeuvres faites à partir de matières organiques végétales, l\u2019artiste Nadia Loria Legris s\u2019inspire du passage du temps.\u2014 PHOTO SPECTRE MEDIA, MICHELLE BOULAY L\u2019artiste Bernard Bourbonnais s\u2019intéresse aux perceptions et à la portée de nos actions.\u2014 PHOTO SPECTRE MEDIA, MICHELLE BOULAY SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W4 ARTS MAGAZINE manière, seul comme un grand.Tout en continuant de donner des spectacles et de participer à une émission quotidienne à la radio montréalaise, il s\u2019est retiré du monde afin de méditer à son aise.Les larmes sont venues, abondantes et, d\u2019une certaine manière, rassurantes.Sentant que le voile de douleur qui l\u2019enveloppait était en voie de se dissiper, Peter MacLeod a persisté.« C\u2019est très court, cinq mois, pour passer d\u2019un état à un autre.Ça fait mal.C\u2019est dur, mais après, tu te retrouves avec des outils i n c royab l e s, ava n c e - t- i l .Tu apprends à te dire la vérité, ce qui va dans le sens inverse de la société actuelle, où on a tendance à se conter des histoires.» Désormais, il accepte de se montrer plus vulnérable, mais aussi plus disponible aux belles choses que la vie apporte.« Avant, je n\u2019étais pas connecté avec mes blondes, alors qu\u2019au- jourd\u2019hui, je suis en couple et quand il y a de bons moments, je les vis mieux, plus intensément.J\u2019accepte aussi le fait qu\u2019il y a de moins belles journées et je suis davantage centré sur le moment présent, ce qui vaut également pour le travail », explique l\u2019humoriste.Publié chez Libre Expression, le livre trouve son origine dans les textes écrits au fil de sa démarche.« J\u2019étais conscient de mon image et justement, ça m\u2019a donné l\u2019occasion de montrer à ceux qui s\u2019identifient à moi qu\u2019on doit se débarrasser de ses armures.Or, depuis que le livre est sorti, des gens me confient qu\u2019eux-mêmes se content des histoires, qu\u2019ils ne se respectent pas.Même au sein du showbizz, on m\u2019a envoyé des messages positifs », se réjouit-il.DANIEL CÔTÉ Le Quotidien SAGUENAY \u2014 Avant la publication de L\u2019homme de ma vie, personne n\u2019aurait imaginé Peter MacLeod récitant des mantras, pleurant à chaudes larmes pendant des heures, affichant un désarroi à mille lieues de l\u2019assurance avec laquelle il s\u2019exprime sur scène.C\u2019est pourtant la réalité telle que la dépeint l\u2019humoriste, avec la complicité du journaliste Samuel Laro- chelle, dans cet ouvrage offert en librairie depuis le 23 janvier.Il décrit une profonde remise en question amorcée il y a trois ans.Une rupture amoureuse et une relation toxique avec une femme qui avait été sa maîtresse ont constitué les éléments déclencheurs de cette démarche.Ajoutez un écrasement aux commandes de son hydravion ainsi qu\u2019un agenda démentiel, et vous obtenez la recette parfaite pour placer un homme sur le fil du rasoir.« Je voulais devenir une meilleure personne et je me suis donné la permission de le faire.En somme, je me suis fait un cadeau », a raconté Peter MacLeod, à la faveur d\u2019une entrevue téléphonique.Il avait frappé un mur, ce qui l\u2019a poussé à remettre en question certains de ses comportements.Celui qui lui est apparu problématique, pour la première fois, était sa tendance à garder les gens à distance, y compris ses conjointes.Dès qu\u2019une femme cherchait à mieux le connaître, même sans malice, l\u2019humoriste se refermait en attendant que la relation atteigne le stade terminal.C\u2019est en cherchant la source de ce schéma qu\u2019il s\u2019est souvenu de l\u2019exemple donné par son père, un homme de peu de mots.Face aux épreuves, sa posture défensive consistait à présenter un visage imperturbable.« Juste avant de mourir, il m\u2019a demandé de rester fort.Encore une fois », est-il écrit dans L\u2019homme de ma vie.Le moment était venu de bouger, et pas juste un peu, affirme aujourd\u2019hui Peter MacLeod.« Si tu vois que ça ne va pas bien et que tu ne veux pas faire d\u2019efforts pour changer, la vie va t\u2019envoyer des claques au visage.À un moment donné, ça va être un coup de pelle.C\u2019est pour ça qu\u2019il est préférable de ne pas attendre comme je l\u2019ai fait.J\u2019avais alors trois options : faire une dépression, ajouter des systèmes de protection ou changer », énonce-t-il.RETIRÉ DU MONDE Cinq mois ont été nécessaires pour inverser le cours de sa vie.Or, l\u2019homme a procédé à sa SAGUENAY \u2014 En quelques occasions, dans le livre L\u2019homme de ma vie, Peter MacLeod évoque sa crainte de «?perdre son humour?» à la suite de la démarche personnelle dans laquelle il s\u2019est engagé il y a trois ans.Après avoir fait le ménage dans sa vie et appris à fonctionner sans ressentir le besoin de porter une armure, il se dit rassuré à ce propos.Si le désir d\u2019écrire un nouveau spectacle se manifeste, l\u2019inspiration sera au rendez-vous.«?Aujourd\u2019hui, je suis convaincu d\u2019avoir gardé mon humour.Je crois même être un meilleur performeur parce que je suis plus con qu\u2019avant, mais aussi plus conscient.En même temps, je suis sûr que dans les numéros qui pourraient naître dans le futur, la personne que j\u2019ai laissé émerger va ressortir, ce dont je suis fier.Après avoir fait tout ce travail, il est impossible que ça ne transparaisse pas?», analyse l\u2019humoriste.Toujours engagé dans la tournée Libre, qui prendra fin en juin, il constate que son rapport avec le public demeure aussi gratifiant qu\u2019avant sa remise en question.L\u2019idée de se planifier la suite des choses lui serait venue spontanément dans le passé, mais Peter MacLeod a appris à modérer ses transports.«?Je ne me projette dans rien en ce qui touche le nouveau spectacle.Tout ce que je sais, c\u2019est que je continuerai à faire de la radio?», fait-il remarquer.Un autre projet, la série télévisée Week-end de bois, sera de retour pour une troisième saison en mars, à l\u2019antenne de Z Télé.Le tournage des épisodes est complété et, encore là, l\u2019humoriste tient à demeurer dans le moment présent.«?Je n\u2019ai pas besoin de le faire pour être heureux, mais il me procure toujours du plaisir?», résume Peter MacLeod.DANIEL CÔTÉ, LE QUOTIDIEN «?PLUS CON, MAIS PLUS CONSCIENT?» Vous voulez y aller?Libre Peter MacLeod Vendredi 22 février, 20 h Salle Maurice-O\u2019Bready Entrée : 52 $ (étudiants : 42 $) SAMUEL LAROCHELLE Peter MacLeod : L\u2019homme de ma vie RÉCIT BIOGRAPHIQUE Libre Expression 200 pages \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, BERNARD BRAULT L\u2019HOMME DE MA VIE PETER MACLEOD, REVU ET CORRIGÉ laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W5 MUSIQUE STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 On pourrait dire que Matt Lafontaine a gagné son pari avec Bleu Jeans Bleu, sa formation aux textes ultra-naïfs, aux ambiances musicales extra- variées et aux excessifs habits de denim : les réactions à la sortie du troisième opus du quatuor, Per- fecto, sont plus que bonnes et le calendrier de spectacles est suffisamment garni pour que le chanteur et guitariste décide de faire le saut à temps plein dans BJB et de quitter l\u2019emploi qu\u2019il avait gardé en parallèle dans une microbrasserie.« On dirait qu\u2019il s\u2019est passé quelque chose avec Bleu Jeans Bleu depuis un mois.Notre lancement la semaine dernière au Ministère à Montréal était complet depuis longtemps, ce qui est très agréable, car tu n\u2019as pas le souci d\u2019essayer de remplir la salle, tu peux te concentrer sur la prestation.La réception de l\u2019album est vraiment cool et de nouveaux médias se sont ouverts à nous.On dirait qu\u2019ils ont compris ce qu\u2019on fait, que ce n\u2019est pas une joke.On est pris plus au sérieux », résume le Victoriavillois d\u2019origine.Quant à la décision de quitter le milieu des services et de la restauration, où il gagnait sa vie depuis plus de quinze ans, elle n\u2019a pas été facile, avoue Matt Lafontaine, même s\u2019il avait déjà considérablement réduit ses heures.« Je mijotais ça depuis un certain temps, mais comme le groupe est beaucoup sur la route et qu\u2019il y a des spectacles à profusion, je vais finalement faire mes deux derniers quarts de travail la semaine prochaine, même si c\u2019était un endroit fort agréable.» FRITES ET CAFÉ Plusieurs des pièces de Perfecto sont d\u2019ailleurs nées au cours de la tournée du précédent album Franchement wow, qui a duré plus de deux ans.« On en a déjà rodé certaines sur scène.L\u2019autre moitié des chansons a été réalisée l\u2019été dernier dans un blitz final », précise celui qui n\u2019a pas eu de difficulté à retrouver son personnage de Roger Bon- temps un peu simplet, qui roule ses r et nous raconte des anecdotes hilarantes, par leur banalité extrême ou leur tendance absurde.Cette fois-ci, la voix de Claude Cobra (c\u2019est le nom de scène de Matt, chacun des quatre musiciens s\u2019étant rebaptisé d\u2019après une marque de jean) nous raconte l\u2019histoire d\u2019un gars qui s\u2019inscrit à un cours de danse en ligne, mais s\u2019aperçoit qu\u2019il a choisi le soir de l\u2019âge d\u2019or.Cobra nous confie plus tard son amour du café corsé, sa gourmandise pour les frites, puis nous vante les vertus de s\u2019enquérir de la température auprès des passants, depuis sa fenêtre (Coton ouaté).Et après s\u2019être mis dans la peau d\u2019un mec qui emmène sa dulcinée à une soirée romantique au Valentine sur le premier album (J\u2019te gâte all dressed), ce roi du kitsch adopte le point de vue d\u2019une adolescente qui souhaite inviter le garçon de ses rêves à un clair de lune.de quilles au sous-sol de l\u2019église de Chesterville.« Le fil conducteur de Bleu Jeans Bleu, ce qui fait qu\u2019on reconnaît le groupe, c\u2019est ce genre de texte là, qui frôle l\u2019absurde et qui fait rigoler.En même temps, c\u2019est cet ancrage qui, musicalement, nous donne le droit d\u2019aller un peu partout.On peut s\u2019en permettre beaucoup.Et je pense que ça paraît dans le dernier album.» QUATUOR PARASUKOV Folk, pop, samba, disco, funk et rock se côtoient en effet sans complexes sur Perfecto, avec une forte tendance, remarque-t-on, pour les styles fin 1970 début 1980.La ressemblance avec certaines chansons est parfois telle (par exemple Le king de la danse en ligne avec Another One Bites the Dust de Queen, ou l\u2019amorce de J\u2019ai mangé trop de patates frites avec celui de L\u2019incendie à Rio de Sacha Distel) qu\u2019on pourrait se demander si ce ne sont carrément pas des pastiches.« D\u2019habitude, j\u2019écris les chansons à partir d\u2019un titre que j\u2019ai envie de chanter.J\u2019ai mangé trop de patates frites, c\u2019est une phrase que j\u2019ai dite un jour.Ensuite, je pense à un style auquel on n\u2019a jamais touché et je réunis des albums du même genre.Par exemple, pour Café corsé, on a écouté du Barry White pour trouver une sorte de soft disco.On dégage les particularités et après, on y va à fond dans les arrangements, sans recopier.Alors quand on me dit que ça fait penser à d\u2019autres chansons, je le reçois comme si on avait réussi à mettre le doigt sur un style bien défini.En même temps, ces chansons-là ont été tellement entendues qu\u2019elles habitent l\u2019inconscient de pas mal tout le monde, nous compris.» Bleu Jeans Bleu s\u2019est aussi offert un quatuor à cordes (surnommé le quatuor Parasukov\u2026) pour la première et la dernière chanson, question de s\u2019approcher des atmosphères disco et motown très 1970.En prime, sur la finale d\u2019Achetez donc nos records, les tympans auront droit un falsetto démentiel de l\u2019alter ego de Matt, qui semble avoir tenté de casser un verre tellement il gueule jusqu\u2019au bout de son souffle.« C\u2019est une débarque vocale volontaire.On a enregistré ça en une seule prise.La magie a opéré.même si ce n\u2019est pas particulièrement magique.Les gars étaient pliés en deux de l\u2019autre côté de la vitre.On a imaginé Claude Cobra essayer de suivre la toune à mesure qu\u2019elle grossit.Ça finit par devenir trop grandiose pour lui, il n\u2019est plus capable, mais il continue.C\u2019est à la fois super intense mais plein de vulnérabilité.J\u2019avoue que j\u2019étais un peu étourdi après.En même temps, c\u2019est un clash superbe, parce que les cordes sont tellement belles derrière.» Matt reconnaît qu\u2019il ne pourra peut-être pas reproduire fidèlement cette improvisation dans tous les spectacles de BJB.« Dans un deuxième show d\u2019affilée, je perds une partie de ma voix de tête, mais en bas du suraigu.J\u2019ai donc encore un peu de jeu, mais probablement pas comme sur l\u2019album.Je ne m\u2019attends pas à reproduire ce passage chaque fois, sinon je vais me blesser.» BLEU JEANS BLEU La musique par le denim Matt Lafontaine du groupe Bleu Jeans Bleu.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, MAXIME PICARD Vous voulez y aller?Bleu Jeans Bleu Jeudi 14 février, 20 h Petite Salle du Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke Entrée : 20 $ DISCOGRAPHIE 2013 Haute couture 2016 Franchement wow 2019 Perfecto BLEU JEANS BLEU Perfecto POP FRANCO Chalet Musique SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W6 LIVRES RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Vincent Morin se montre mystérieux à propos du livre qu\u2019il vient de publier, Le fils de l\u2019horloger, chez les Éditions Vérone à Paris, en France.« Le fils de l\u2019horloger, c\u2019est peut- être moi?L\u2019horloger, le maître du temps\u2026 Qui suis-je?» demande-t- il en début d\u2019entrevue.La littérature et le théâtre figurent depuis longtemps dans les centres d\u2019intérêt de Vincent Morin.Cet enseignant du primaire a déjà animé et décoré sa classe selon le monde fantastique de Harry Potter.Il a même déjà reçu le Mérite estrien de La Tribune en 2007 pour son originalité et sa créativité dans l\u2019enseignement.Mais son roman n\u2019est pas un livre de magie, comme on pourrait s\u2019y attendre.Le fils de l\u2019horloger se présente en dix chapitres, constituant chacun un tableau comme autant de tranches de vie d\u2019Émilie Borde- leau, l\u2019enseignante que le public a connue sous la plume d\u2019Arlette Cousture, dans Les filles de Caleb.L\u2019univers d\u2019Émilie Bordeleau a beaucoup influencé Vincent Morin, qui enseigne à l\u2019école Notre-Dame- de-Fatima, à Lac-Mégantic.Il a effectué beaucoup de recherches sur le Québec du XIXe siècle et sur les héroïnes de la littérature québécoise qui ont vraiment existé (Émilie Bordeleau était la grand- mère d\u2019Arlette Cousture, et sa mère, Blanche Pronovost, a fait également partie de la trilogie).Vincent Morin est sorti fasciné et subjugué de cette lecture, mais surtout inspiré pour Le fils de l\u2019horloger, l\u2019histoire d\u2019un élève d\u2019Émilie Bordeleau, plutôt mystérieux et secret.S\u2019IMPRÉGNER DE SAINTE-THÈCLE Dès la première page du premier chapitre, le lecteur peut percevoir l\u2019ouverture de tout un monde pour Émilie Bordeleau, qui n\u2019a que 16 ans lorsqu\u2019elle devient, en 1896, la nouvelle enseignante de la paroisse de Sainte-Thècle, en Mauricie.« Sainte-Thècle est vraiment une belle paroisse.J\u2019y suis allé pour m\u2019imprégner de l\u2019endroit.Je suis habité par cette histoire, par la vie de misère d\u2019Émilie, en ces temps lointains au Québec, qui étaient la réalité.J\u2019ai voulu en connaître davantage, dépasser la fiction.J\u2019ai même retrouvé d\u2019anciens élèves de Mme Bordeleau pour connaître les premiers pas d\u2019Émilie, pour comprendre le système éducatif et le programme de l\u2019époque », décrit Vincent Morin.« Le titre, Le fils de l\u2019horloger, apporte une consonance avec le temps, bien sûr.Mais anciennement, l\u2019horloger n\u2019était pas statique dans sa boutique, il vivait l\u2019itinérance, il allait de maison en maison à cause des horloges grand- père, nombreuses en ce temps-là et difficiles à déplacer.» « L\u2019histoire est vue par les yeux de Milie (le surnom d\u2019Émilie).Tout y est nouveau pour elle.Elle apprivoise une nouvelle situation, de nouveaux élèves, elle rencontre un des fils de l\u2019horloger\u2026 Quel impact aura-t-il sur sa vie?» questionne Vincent Morin.Le lecteur découvrira une œuvre historique.« J\u2019ai consulté des actes de baptêmes, de mariages, de sépultures.Ce sont les bases, les racines, qui m\u2019ont permis de divaguer.Je m\u2019amuse avec ce livre de fiction.Mais l\u2019important, ce sont les émotions, les sentiments, la gamme des choses qui font l\u2019être humain.» ÉLAN D\u2019INVENTION « C\u2019est très intuit i f comme démarche.J\u2019aborde aussi mon roman comme un legs, un élan d\u2019invention, que j\u2019offre aux générations présentes et à venir.C\u2019était quoi, les coutumes et les liens sociaux de l\u2019époque, lorsque la question du devoir était importante pour le domaine de l\u2019enseignement, avec le don de soi, le dévouement, le nouveau, la vocation, la passion?Le mot important, c\u2019est l\u2019émerveillement.» Il ne s\u2019agit pas d\u2019un roman-fleuve, la trame se déroulant dans un temps assez court.À la fin du livre, Vincent Morin a inclus un index de familles de son livre qui ont vraiment existé, en Mauricie et d\u2019autres ailleurs au Québec, sur une période d\u2019environ 125 ans.« Pour moi, la fin s\u2019est imposé dès le début de l\u2019écriture, je savais exactement où je m\u2019en allais! » conclut-il, un pétillement bien visible ans les yeux.Déjà paru en France, le bouquin de près de 300 pages arrivera dans les librairies québécoises vers la mi-février.LE FILS DE L\u2019HORLOGER, DE VINCENT MORIN PLUS LOIN DANS L\u2019UNIVERS D\u2019ÉMILIE BORDELEAU Vincent Morin vient de publier le roman Le fils de l\u2019horloger pour investiguer davantage l\u2019univers d\u2019une enseignante du passé qu\u2019il admire, Émilie Bordeleau, bien connue du public québécois.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, RONALD MARTEL 5373914 5338452 DANSE 2018-19 819 820-1000 Centreculturel.ca MARDI 5 FÉVRIER I 20 H ANIMATION AVANT SPECTACLE AVEC SYLVAIN DODIER DÈS 19 H 15 & ÉVÉNEMENT APRÈS-SPECTACLE GRUPO CORPO Bach + Gira BRÉSIL 2 2 D A N S E U R S S U R S C È N E laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 ARTS MAGAZINE W7 SHERBROOKE \u2014Le chanteur et trompettiste sherbrookois Jipé Dalpé vient de lancer le premier extrait d\u2019un nouvel album à paraître en avril.L\u2019attentat est une chanson pop-rock dont la musique a été signée par Ariane Moffatt (également coréalisatrice avec Jean- François Lemieux), sur un texte de l\u2019auteur-compositeur-interprète, qui y fait un pied de nez à la grisaille ambiante et au climat social hostile, préférant offrir une charge d\u2019espoir devant la peur et l\u2019amertume.Le dernier opus de Jipé, le microal- bum L\u2019homme allumette, date de 2015.Ses précédents albums La tête en bois et Les préliminaires remontent respectivement à 2012 et 2008.STEVE BERGERON Un premier extrait pour Jipé Dalpé SHERBROOKE \u2014 C\u2019est dimanche à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal que seront remis les 22es Prix Opus, récompensant la musique de concert, et pour lesquels l\u2019Estrie et les Bois- Francs ont quatre nominations cette année.Orford Musique ainsi que la pianiste drummondvilloise Anne-Marie Dubois ont en effet été sélectionnés dans la catégorie Concert de l\u2019année \u2014 Régions.Orford Musique s\u2019est distingué grâce au concert donné le 3 août 2018 par le violoniste Andrew Wan et le pianiste Charles Richard-Hamelin, dans un programme consacré aux sonates de Beethoven.Le même concert a aussi été retenu dans la catégorie Concert de l\u2019année \u2014 Musiques classique, romantique, postromantique, impressionniste.Anne-Marie Dubois est pour sa part en nomination pour le concert Beethoven 32 \u2014 Bloc D, présenté le 17 février 2018 à So- rel-Tracy et réunissant neuf pianistes dans un concert consacré à l\u2019intégrale des sonates pour piano de Beethoven, interprétées de 9 h à minuit, par blocs de trois heures.Le Nouveau Quatuor Orford s\u2019est aussi faufilé dans la catégorie Album de l\u2019année \u2014 Musiques moderne, contemporaine pour son album Par quatre chemins, paru l\u2019an dernier sur étiquette Atma.STEVE BERGERON Quatre nominations régionales aux Prix Opus COIN TÉLÉ Les groupes formés par les Alcooliques Anonymes visent à aider les individus à briser leur dépendance à l\u2019alcool.Selon les statistiques, au bout d\u2019un an, la thérapie aura été efficace pour seulement 27 pour cent des participants.Ceux et celles qui restent doivent se trouver d\u2019autres moyens.À Objectif : sobriété, le lundi 4 février, 20 h, à Télé-Québec, un ex-alcoolique, Mike Pond, part en mission pour découvrir un traitement contre la dépendance qui lui évitera de rechuter à nouveau.On constate notamment des résultats très significatifs avec le Gabapentin, originellement destiné aux épileptiques.DANIÈLE L.GAUTHIER, LA PRESSE CANADIENNE \u2014 PHOTO TÉLÉ-QUÉBEC 5369669 5374461 819 820-1000 9 FÉVRIER 21 FÉVRIER KATHERINE LEVAC 7 FÉVRIER YVES P.PELLETIER 8 FÉVRIER ALAIN CHOQUETTE 20 FÉVRIER MARIE DENISE PELLETIER CHANTE LÉVEILLÉE 22 FÉVRIER PETER MACLEOD 27 FÉVRIER 2FRÈRES CA SOIRÉE CHOCO-FLAMBEAUX Plaisirs, rires et raquette entre amis suivis d\u2019un délicieux dessert desChocolats Vanden Eynden .| sepaq.com/montorford 819 843-9855, poste 0 LA QUÊTE DE FRODOR La magie d\u2019une randonnée à raquettes aux ?ambeaux rendra cette expérience hors du commun et vous plongera dans un monde mystérieux! Feu de camp et chocolat chaud vous attendent.| Gratuit/enfant (accompagné d\u2019un adulte) 15 FÉVRIER ET 8 MARS 2 FÉVRIER ET 2 MARS Taxes en sus.Tarif d\u2019accès au parc en sus pour les adultes.Réservation requise.50% de rabais sur la location 2019 P h o t o : M a t h i e u D u p u i s PARC NATIONAL DU MONT-ORFORD SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W8 MUSIQUE CATHERINE MORASSE Le Droit OTTAWA \u2014 En lançant Le retour de Jacobus en 2017, Jacques Alphonse Doucet annonçait la résurrection de l\u2019alter ego qu\u2019il avait créé à ses débuts.Tuxedo sur le dos et white collar au cou, l\u2019alias du Néo-Écossais réaffirme son identité rap et entame son règne dans Caviar, le deuxième album de sa trilogie, paru le 1er février.Le coup d\u2019État était planifié : en prenant une pause de Radio Radio, Jacobus amorcerait une conquête solo en trois actes \u2014 le retour, le règne et le déclin.En montant sur le trône, le monarque autoproclamé a fait le ménage de sa cour.Pour la première partie de son triptyque, l\u2019auteur et interprète s\u2019était allié avec Arthur Comeau, qui signait les rythmes de Radio Radio sous le nom d\u2019Alexandre Bilodeau jusqu\u2019en 2014.Les deux avaient CAVIAR Le règne de Jacobus 5365767 5369381 vendredi so D É F I t\u2019ES PAS skis 3 ir GAME ! SAra Dufour samedi ROCKCOUNTRY FESTIF scene LA Des shows l ive tous les jours Admission gratuite le vendredi si tu apportes ton 3 skis et ton habit vintage Plus de1 000 $ en prix à gagner DJ TIZI et ANIMATION TOUTE LA SOIRÉE Vendredi ROCKFOLK FESTIF pour ta marmaille z on e f am i l i a l e \u2022 Zone d\u2019animation familiale \u2022 Essai de pelles mÉcaniques \u2022 Piste de mini-VTT Canam \u2022 Glissade géante \u2022 Et plus encore\u2026 grandeur nature! Réservez dès maintenant ! CAPPADOCE TURQUIE La sur un tapis de SALLE MAURICE-O\u2019BREADY samedi 2 février 16 h et 19 h 30 stationnement gratuit 819 820.1000 les grands explorateurs .com Présenté par laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W9 MUSIQUE commencé à faire de la musique ensemble et avaient inventé l\u2019avatar de Jacques lorsqu\u2019ils étaient adolescents.« Il avait 15 ans, moi j\u2019en avais 16.Aux origines de mon aventure musicale, il y a Alexandre, détaille Doucet.Tout le processus musical [du premier album], je voulais le faire avec lui, mais ça restait très Radio Radio, moins une personne ou deux.» Pour le deuxième acte, « c\u2019était important de changer un peu de son, rien que pour que les fans comprennent que ce n\u2019est pas la même chose ».Cette sonorité renouvelée, dansante et plus rap sans pourtant déstabiliser ses apôtres, serait comme les œufs que le dandy déguste straight from le ventre d\u2019un saumon sur sa nouvelle pochette.« Le caviar, tu aimes ou tu n\u2019aimes pas ça, pour le goût, la saveur ou pour ce que ça représente : les super riches, le gaspillage et l\u2019arrêt de la croissance des espèces.C\u2019est un peu comme mon style musical et même mon personnage : si tu aimes ça, cool, et si tu n\u2019aimes pas ça, je respecte ça, mais ce n\u2019est pas le problème du caviar! » Deux nouveaux collaborateurs, DJ Unpier et Kenan Belzer \u2014 des Ontariens \u2014, cosignent les rythmes de Caviar.Pierre Kwen- ders et Michel Bénac, le chanteur du Groupe Swing, se sont aussi greffés au projet (dans Faire la fête et La neige, respectivement).S\u2019EMMERDER L\u2019HIVER ET DÉTESTER LA PLAGE En jeux de mots et de sonorités, le dauphin pince-sans-rire inscrit sur sa proclamation royale être mordu des films de James Bond (Mr. Bond), s\u2019emmerder ferme l\u2019hiver chez lui à Hawkesbury (Stimulant) et détester royalement la plage (F la plage).« Chez nous, en Nouvel le- Écosse, il y a une super belle plage de sable, la Plage de Mavil- lette.Mais l\u2019eau est toujours frette.Puis le sable, ça se glisse partout, dans chaque petite crevasse que tu as », justifie l\u2019Acadien qui a grandi en allant à la chasse aux coques avec son père.« Il faisait toujours cinq ou six degrés quand on y allait parce que c\u2019était plus facile d\u2019en trouver.Je n\u2019étais pas capable de les dessabler.Je ne comprends toujours pas comment ! Aujourd\u2019hui, j\u2019adore manger des coques, mais je déteste les gratter, honnêtement.Je respecte mon père énormément de pouvoir le faire, mais f.la plage, man! » Sa carte de visite indique également que, lorsqu\u2019il ne s\u2019approvisionne pas à son (récemment défunt) magasin général (One Stop Shop), l\u2019empereur se procure ses nouveaux habits dans les garde-robes de sa parenté (Fur Coat HandmeDown).« Peu importe sa situation financière, ça sauve des sous quand des enfants se donnent des hand-me-downs.Mais moi, en grandissant, je n\u2019avais que des cousines.alors tous mes vêtements, au niveau des jeans et des t-shirts, c\u2019était tout à des filles ! » « Le deuxième degré est important sur cette chanson-là » , comme dans tout l\u2019opus de celui qui emploie l\u2019humour dans chacune de ses compositions.« Il n\u2019y a rien de trop sérieux ni lourd, c\u2019est vraiment un album passe- partout pour l\u2019année.Ça ne fait pas trop printemps, ni été, ni hiver.C\u2019était ça, le but.» Une dégringolade « légendaire » du souverain est prévue pour 2022.Jacobus « mettra tout sur la table » pour le troisième épisode de sa trilogie, qui pourrait aussi être le dernier disque de sa carrière.« C\u2019est encore plus difficile maintenant, parce que le climat a tellement changé dans l\u2019industrie de la musique.Les disques ne vendent plus, les spectacles sont tellement difficiles à vendre et ce sont les social media qui règnent.Il faut trouver une façon de se réinventer », souffle le trentenaire.« À 40 ans, ce sera peut-être le temps de faire autre chose.Ça se peut que je fasse d\u2019autres albums dans d\u2019autres styles ou que je travaille dans le domaine artistique, mais derrière les estrades.On va voir .Pour l\u2019instant, celui-là, la mise, ce sera le tout pour le tout.» RADIO RADIO DE RETOUR Lorsque Jacques Alphonse Doucet a démarré sa carrière solo, rien n\u2019avait encore été décidé quant à un éventuel deuil ou non de Radio Radio.Bonne nouvelle : Doucet et son complice Gabriel Malenfant \u2014 qui a ouvert un café pendant l\u2019entracte \u2014 feront paraître un nouvel album d\u2019ici deux ans.Le duo est déjà retourné en studio pour en enregistrer les premières maquettes.« Ça va être plus mature », promet Doucet, en ajoutant que les chansons à venir feront surtout le bonheur des fidèles de longue date.« Ça fait quand même 10 ans, Radio Radio.Disons que ça va plaire surtout au fan qui a trente-quelques ans au lieu d\u2019aller chercher un jeune qui a 18 ans.» \u2014 PHOTO SYLVAIN GRANIER 5365767 5373135 74375 9 février HOMMAGE À BOBWALSH Avec, entre autres, Guy Bélanger, Breen Leboeuf, Martin Goyette et Sylvie Desgroseillers 16 février QW4RTZ PRÉSENTE 28 février PATRICK GROULX « Ingrid St-Pierre a une manière instinctive, douce et sensible de composer et de chanter » - Ici Musique 8 mars INGRID ST-PIERRE À VENIR VIEUXCLOCHER.COM Pierre-Luc Pomerleau Vendredi 8 mars 2019 Pierre Hébert Vendredi 15 février 2019 Jean-Claude Gélinas Samedi 2 et vendredi 22 février 2019 Les Respectables Samedi 16 février 2019 M.Chandler Samedi 9 mars 2019 Mario Jean Vendredi et samedi, 1er et 2 mars 2019 Dominic Paquet .15 et 16 mars 2019 Mélanie Ghanimé .22 mars 2019 Jordan Officer .23 mars 2019 Mehdi Bousaidan .29 mars 2019 Ce soir SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W10 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?1/2 POP FRANCO Perfecto BLEU JEANS BLEU CHALET MUSIQUE NEUVE MUSIQUE ?1/2 POP ANGLO DNA BACKSTREET BOYS RCA ?1/2 POP FRANCO Maison ouverte SIMON KEARNEY SPHÈRE MUSIQUE ?1/2 JEUNESSE Le garçon invisible TRUDY LUDWIG ET PATRICE BARTON D\u2019EUX 32 PAGES Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 À jamais, Ginette Reno 2 Inscape, Alexandra Stréliski 3 12 jours, Jordane 4 Après, Fred Pellerin 5 Effet miroir, Zaz 6 Elle et moi, Marie-Mai 7 Pianoscope, Alexandra Stréliski 8 Beaucoup de plaisir, Les Trois Accords 9 Dysphorie, Roxane Bruneau 10 Hier encore, Charles Aznavour \u203a NON FRANCOPHONE 1 A Star Is Born (b.o.f.), Lady Gaga et Bradley Cooper 2 Rendez-vous avec., Artistes variés 3 Assume Form, James Blake 4 Bohemian Rhapsody, Queen 5 Love, Michael Bublé 6 Muchdance 2019 / Danseplus 2019, Artistes variés 7 Weezer (Teal Album), Weezer 8 Origins, Imagine Dragons 9 Icon, Queen 10 Windows in the Sky, Alex Henry Foster Jordane \u2014 PHOTO ELIAS DJEMIL Caviar, Jacobus Histoire naturelle, Jonathan Personne Pourchasser l\u2019aube, Caroline Savoie Nous resterons, Sann Enrico Macias, Enrico Macias & Al Orchestra Les 50 plus belles chansons, Dalida Forever Dalida, Dalida Surreal Memories, Prieur&Landry Soliloquy, Lou Doillon Serious Hits Live (réédition), Phil Collins Toast to Our Differences, Rudimental Encore, The Specials A Good Friend Is Nice, Jack & Jack Inner Monologue pt 1 (microalbum), Julia Michaels Almost Free, Fidlar What Chaos Is Imaginary, Girlpool Gallipolli, Beirut Feral Roots, Rival Sons Resist, Within Temptation Lotus, Soen The Academy, John River Clear (microalbum), Summer Walker Watercolors, Pat Metheny Bang! Bang!, Marco Calliari Vida, Luis Fonsi Ancient Land, Celtic Woman Polar (Music from the Netflix Film), Deadmau5 Music to Draw To : Io, Kid Koala John Zorn : musique de chambre, Quatuor Molinari Händel : dixit dominus; Bach & Schütz : motets, Ottawa Bach Choir et Daniel Taylor Lou Doillon \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, MARTIN TREMBLAY TENDRE, TOUCHANT ET PERTINENT Arthur est l\u2019enfant qu\u2019on ne voit pas : dans la classe, dans la cour d\u2019école, à la cafétéria.Il est celui qu\u2019on ne choisit pas dans l\u2019équipe de ballon, qui n\u2019est pas invité aux fêtes d\u2019anniversaires, qui souffre en silence.Dès les premières pages, on mesure son immense solitude.Qu\u2019on soit un lecteur adulte ou enfant, on a envie de le prendre dans ses bras, de lui dire que ça ira.Le vent tourne lorsqu\u2019un nouvel élève arrive.L\u2019amitié qui naît entre lui et Arthur change la dynamique avec les autres enfants.Soudain, Arthur existe.Et pas seulement dans les magnifiques dessins qu\u2019il trace sur papier : autour, les copains lui font de plus en plus de place, il prend aussi de la densité et des couleurs au fil des pages, très finement illustrées.À la fois tendre, touchant et pertinent, le livre aborde un thème délicat (l\u2019exclusion).Sans prêchi-prêcha mais avec sensibilité, il montre aux jeunes lecteurs le chemin pour tendre la main à l\u2019autre.Pour agir avec cœur et empathie, surtout.KARINE TREMBLAY PETITE FOLIE ORDINAIRE Un peu court, ce nouveau Bleu Jeans Bleu, mais mieux défini, tant musicalement que textuellement.On sait désormais qu\u2019on aura droit, sur une truculente voix, à des histoires tantôt inintéressantes chantées par un mec qui pense qu\u2019elles ne le sont pas (Café corsé, Parfum de grill, Coton ouaté), tantôt à des récits d\u2019un ridicule assumé.En fait, c\u2019est souvent l\u2019absence d\u2019humour qui fait rire chez BJB.Et comme les refrains entrent durablement dans la tête (J\u2019ai mangé trop de patates frites, Phrases fromagées) et que les univers musicaux en partie pastichés ont un fort pouvoir d\u2019évocation, difficile de ne pas sauter à pieds joints dans cette folie pas dangereuse.Chapeau aux arrangements de cordes de la première et de la dernière plage et à l\u2019hystérique finale d\u2019Achetez donc nos records, avec Matt Lafontaine qui s\u2019époumone comme jamais dans un falsetto à la Earth, Wind and Fire, r qui roulent en prime.Si vous ne croulez pas là.STEVE BERGERON JOUVENCE ET SIROP Les Backstreet Boys (BSB) ont vite pris l\u2019habitude de battre le fer pendant qu\u2019il est chaud, comme en témoigne l\u2019enfilade d\u2019albums qu\u2019ils ont lancés presque chaque année à partir de 1996, quand les choses se sont mises à fonctionner pour eux.Plus discrets au chapitre de la musique neuve depuis 2013, les cinq boys désormais presque tous quadragénaires ont fait bon usage de la nostalgie ces derniers temps : axés sur leurs vieux succès, une résidence de spectacles a fait courir les foules à Las Vegas, tout comme leur visite sur les Plaines en 2017.Avec un pouvoir d\u2019attraction renouvelé, le groupe a vite annoncé une tournée mondiale et une nouvelle collection de chansons.Dans sa production léchée, DNA offre une cure de jouvence à la recette éprouvée des BSB : des harmonies vocales, une pop mélodique qui emprunte à ses heures au RnB (principalement sur This Is the Way It Was, ici) et un propos souvent romantico-mielleux.Quelques titres sortent du lot sur DNA : l\u2019efficace extrait Chances, la cuivrée Passionate au bon petit groove et cette Breathe livrée a cappella.Mais l\u2019ensemble, bien trempé dans le sirop, garde un côté geignard.Comme en 1996, on adopte ou pas.GENEVIÈVE BOUCHARD, LE SOLEIL INTERDIT AU SÉRIEUX Quatre ans après La vie en mauve, Simon Kearney remet ça avec un second album, le très festif et « pop\u2019n\u2019roll » Maison ouverte, débordant d\u2019autodérision et d\u2019ironie.À l\u2019instar des Trois Accords, le jeune auteur-compositeur-interprète de Québec ne se prend pas trop au sérieux, pour notre plus grand plaisir.Le chanteur dans la jeune vingtaine a le chic pour pondre des mélodies accrocheuses qui séduisent dès la première écoute.On pense à la chanson « peine d\u2019amour » Câline, avec ses arrangements hypnotisants, ou à Mes pants (où il cherche des pantalons qu\u2019il ne semble pas porter souvent\u2026).Il donne aussi dans l\u2019introspection devant son avenir et l\u2019insécurité de son métier dans Mon chien est mort.En finale, la chanson éponyme Maison ouverte célèbre le penchant du jeune artiste pour l\u2019amitié et les fêtes qui accueillent tout un chacun sans discrimination : « J\u2019veux pas savoir ce que vous avez faite / Ma maison est ouverte.» NORMAND PROVENCHER, LE SOLEIL laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W11 LIVRES MARIE-ÈVE LAMBERT La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 L\u2019hypnose a fasciné Éric Normandin bien avant qu\u2019il ne devienne le grand Messmer sur les planches du Québec et de l\u2019Europe.Dans son autobiographie Comment l\u2019hypnose a changé ma vie, qui sort en librairie la semaine prochaine, il nous raconte son parcours pour le moins singulier et invite le lecteur à découvrir cette science dans laquelle il baigne depuis maintenant 47 ans.L\u2019idée d\u2019écrire son histoire est née « de discussions autour d\u2019une table », fait savoir le fascinateur.« En tournée, je raconte toujours plein d\u2019anecdotes à mon équipe, et ils sont plusieurs à me répéter depuis longtemps que je pourrais en faire un livre.En même temps, je me suis dit que ça pourrait aider quelques personnes à comprendre le pouvoir de l\u2019hypnose et l\u2019importance de suivre les signes que nous envoient l\u2019univers et notre petite voix intérieure.» Depuis toujours, ce cadet d\u2019une famille de cinq enfants croit en la science de l\u2019hypnose.Et il aime à penser que sa voie, bien que singulière, était prédestinée.« Je sais que le frère André a longtemps vécu à Saint-Césaire, dans la maison qui serait plus tard celle de mes parents [.].Je ne pus m\u2019empêcher de penser que l\u2019esprit bienveillant du saint homme avait peut-être protégé la maison et veillé sur ses habitants, quand il ne leur avait pas transmis une partie de ses dons.» écrit-il d\u2019ailleurs dans le premier chapitre traitant de son enfance.GRIMOIRE DE GRAND-PÈRE C\u2019est toutefois le grimoire de son grand-père Lucien, acquis dans le but de se protéger d\u2019un certain Monsieur Lalancette qui avait le pouvoir de faire bouger des choses, qui sera l\u2019élément déclencheur d\u2019une passion dévorante.« Dès l\u2019instant où j\u2019ai mis la main dessus, il ne s\u2019est plus agi d\u2019un simple livre.Il est devenu mon grimoire [.].Le résultat fut bien au-delà de mes attentes, un peu comme une révélation dont on n\u2019a pas conscience ou qu\u2019on ne s\u2019avoue pas.J\u2019ai découvert un monde de possibilités, un univers dont j\u2019ignorais jusqu\u2019alors l\u2019existence : celui de l\u2019hypnose et de la puissance de l\u2019esprit », décrit-il.On apprend ensuite que Messmer possède encore ce grimoire, qu\u2019il garde sous clef dans un coffre-fort, qu\u2019il a d\u2019abord hypnotisé le chien du voisin avant de tenter sa chance sur un copain de classe, qu\u2019il a commencé sa carrière d\u2019hypnotiseur en cabinet à Saint-Liboire, en Monté- régie, en même temps qu\u2019il menait de front une carrière de graphiste, et qu\u2019il s\u2019est tourné vers le divertissement dans le but de faire connaître son art.« J\u2019étais un peu tanné de recevoir en thérapie des gens qui ne venaient qu\u2019en dernier recours, qui n\u2019y croyaient pas vraiment, admet-il.Je me suis mis en tête de faire connaître davantage l\u2019hypnose en atteignant le plus de gens possible.» DE LA THÉRAPIE AU DIVERTISSEMENT Par un concours de circonstances, c\u2019est sur scène qu\u2019il y est parvenu, et bien qu\u2019un certain scepticisme demeure, celui qui se considère comme « la locomotive de l\u2019hypnose » se réjouit de voir une acceptation grandissante de cette science auprès des professionnels et du grand public depuis plus d\u2019une décennie.« J\u2019ai assisté à toutes les phases d\u2019évolution, témoigne-t-il.Au début, personne n\u2019y croyait, les gens percevaient l\u2019hypnose davantage comme de la magie ou un truc arrangé.Puis, on a cru à l\u2019hypnose thérapeutique, mais pas à celle de spectacle.Puis, les deux ont été acceptées, mais on disait qu\u2019il fallait faire attention, que ça pouvait être dangereux, qu\u2019on pouvait même devenir fou \u2014 ce qui bien sûr n\u2019est pas vrai.Maintenant, ça passe beaucoup mieux.» À travers trois spectacles ainsi qu\u2019autant d\u2019émissions de télévision, Messmer a hypnotisé au-delà de 160 000 personnes en carrière, estime-t-il, et repoussé sans cesse les limites de l\u2019hypnose.La suite logique des choses, au terme de son actuelle tournée Hypersenso- riel, « dans quatre ou cinq ans », sera sans doute de ralentir la cadence de ses spectacles pour se dévouer, encore et toujours mais d\u2019une manière différente, à faire découvrir l\u2019hypnose et la puissance de l\u2019esprit.« J\u2019envisage sérieusement de monter un séminaire sur la force de l\u2019esprit, pour que les gens continuent de découvrir ses pouvoirs incroyables sur nos vies, sur la guérison, etc.» L\u2019hypnotiseur collabore d\u2019ailleurs actuellement avec le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) à une étude sur l\u2019hypnose qui cherche à comprendre, entre autres, « pourquoi l\u2019hypnose fonctionne, et pourquoi c\u2019est plus difficile avec un sujet qu\u2019un autre ».MESSMER Sur les traces de l\u2019hypnose À travers trois spectacles ainsi qu\u2019autant d\u2019émissions de télévision, Messmer a hypnotisé au-delà de 160 000 personnes en carrière, estime-t-il, et repoussé sans cesse les limites de l\u2019hypnose.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE MESSMER Comment l\u2019hypnose a changé ma vie BIOGRAPHIE Michel Lafon 237 pages 5371972 Maillots, lingerie féMinine, vêteMents et accessoires de voyages pour feMMes et hoMMes 830, 13e Avenue Nord, Sherbrooke 819 575-1199 www.alohabikini.ca 15$ de rabais en magasin sur tout achat de 75$ et plus avant taxes à prix régulier (Sur présentation de ce coupon.Ne peut être jumelé à aucune autre promotion.Valide jusqu'au 28 février 2019.) \u2022 conseillères spécialisées en ajustement \u2022 grandeurs 4 à 26 ans, aux bonnets a à g \u2022 Maillots, robes soleil et accessoires de plage \u2022 pour vous Messieurs, maillots, bermudas, chemises, sandales, etc.grandeur de 30 à 44 aux bonnets a à i de grandes marques telles que : prima donna, Marie-Jo, chantelle, triumph, freya, fantasie et plusieurs autres.Lingerie féminine déjà 10 ans Vivez l'expérience Aloha Bikini Le plus grand choix en Estrie chèques- cadeaux disponibles! SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W12 MUSIQUE POURCHASSER L\u2019AUBE L\u2019album-thérapie de Caroline Savoie MARIE-ÈVE LAMBERT La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 Le deuxième album de Caroline Savoie, dévoilé vendredi, a, de son propre aveu, été sa thérapie, alors qu\u2019elle vivait une période difficile minée par la dépression et l\u2019anxiété.Pourchasser l\u2019aube est à ce point collé à ses états d\u2019âme du moment que l\u2019Acadienne a songé à ne jamais endisquer les chansons qui y figurent, admet-elle.Elle s\u2019est finalement ravisée en pensant à tous ces gens qu\u2019elles pourraient possiblement aider.« Si ça peut réconforter ne serait-ce qu\u2019une personne qui vit la même chose, ce sera toujours ça de pris.» À travers les 11 titres qui composent son deuxième opus, la gagnante du Festival de la chanson de Granby en 2015 a également voulu rejoindre tous les proches de ces gens qui souffrent.« J\u2019ai voulu imager un maximum ce mal-être pour les aider à comprendre ce qui est difficile à comprendre tant qu\u2019on ne l\u2019a pas vécu.» Ainsi, la deuxième piste, Mille et un, a été composée alors qu\u2019elle se trouvait en pleine crise d\u2019anxiété.« Ça m\u2019a tellement défoulée que, chaque fois que je sentais venir une autre crise, je prenais ma guitare et commençais à la chanter pour me calmer », raconte-t-elle.150 mg a suivi sa longue hésitation à accepter de prendre des médicaments pour s\u2019en sortir.« Je suis restée une heure dans mon auto dans le stationnement de la pharmacie tellement je ne voulais pas aller les chercher.» Le monstre se veut une réponse aux interrogations de sa mère, une tentative de mettre des mots sur ses maux afin de rendre le tout plus accessible de l\u2019extérieur.Si l\u2019ensemble peut sembler lourd à première vue, il n\u2019en est rien, assure l\u2019auteure-compositrice- interprète de 24 ans.« Oui, on nage dans les eaux troubles de la tristesse, de la mélancolie, voire de la détresse.Ces chansons-là ont quand même fait partie de ma thérapie.Mais je me suis assurée de mettre une lueur d\u2019espoir dans chaque chanson.Même durant mes jours les plus sombres, j\u2019étais toujours à la recherche de la lumière.C\u2019est un peu à ça que mon titre fait aussi référence.» UN «?180 DEGRÉS?» SONORE On remarquera un changement de son sur Pourchasser l\u2019aube.« Un 180 degrés », n\u2019hésite pas à dire Caroline Savoie.Contrairement à son album éponyme, qui avait été enregistré à New York quelques semaines après le FICG, celui-ci s\u2019est fait à Montréal, sous la réalisation du grand Philippe Brault.La jeune femme a d\u2019ailleurs connu ce dernier à Granby, et elle a eu « un immense coup de foudre musical et humain pour lui ».« C\u2019est un réalisateur ouvert d\u2019esprit, rassurant, à l\u2019écoute et qui comprend exactement ce qu\u2019on veut.Il m\u2019a aidée à concrétiser mon son.Je voulais quelque chose entre du Feist, du Karkwa et du Marie- Pierre Arthur, et c\u2019est ce qu\u2019il est allé chercher.» Caroline Savoie va beaucoup mieux depuis le début de l\u2019été dernier.Même si ça lui fait « toujours un peu peur de reparler de cette période sombre », elle considère avoir le recul nécessaire pour se replonger dans sa grisaille folk le temps d\u2019une tournée.« Je suis aujourd\u2019hui capable de me détacher de tout ça.J\u2019ai fini par accepter cette mauvaise passe, qui était temporaire.Je chante à propos de quelque chose qui m\u2019est arrivé.Ça ne me définit pas en tant que personne.» Caroline Savoie présentait vendredi son deuxième album, Pourchasser l\u2019aube, composé alors qu\u2019elle traversait une période sombre minée par la dépression et l\u2019anxiété.\u2014 PHOTO FOURNIE 5369130 LUNDI AU JEUDI 21H SUR V AUSSI SUR NOOVO.CA L\u2019OPEN MIC DE.PIER-LUC FUNK LES HUMORISTES INVITÉS Sam Breton Julien Corriveau Didier Lambert Charles Pellerin Jean-François Provençal Arnaud Soly CETTE SEMAINE laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W13 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 En entrevue, Maxime Giroux a été clair (sans jeu de mots) : La grande noirceur est une œuvre cinématographique destinée à bousculer le spectateur plutôt que lui offrir une histoire convenue avec toutes les clés de lecture.Et le réalisateur le fait de façon intelligente, proposant un récit captivant (bien qu\u2019étrange) et une formidable allégorie sur le Québec actuel.Giroux (Félix et Meira, 2015) a placé au cœur de cette œuvre magnifique et intrigante un Québécois errant.Il s\u2019agit de Philippe (Martin Dubreuil).On sait peu de choses de ce déserteur ni quelle guerre il fuit.Sauf qu\u2019il s\u2019ennuie de sa mère (au propre comme au figuré).Réfugié dans l\u2019Ouest américain où il participe à des concours d\u2019imitation de Charlot pour gagner un peu d\u2019argent, il cherche à rejoindre Detroit pour trouver refuge chez son oncle (notez qu\u2019il fait le chemin inverse de l\u2019affranchissement typique en Amérique, le fameux Go west, young man).Dans cette quête illusoire et solitaire, cet homme de bonne volonté et craintif est sans cesse confronté à des personnages excentriques.Et violents.Des étrangers qui profitent de sa naïveté et de son incompréhension de monde qui l\u2019entoure (pour Giroux, Philippe représente la place du Québec dans le monde).En clair, c\u2019est l\u2019envers du rêve américain, un endroit où des gens sans scrupules, fiers représentants du capitalisme sauvage, font de la traite de personnes, en réduisent d\u2019autres à l\u2019esclavage, un monde qui a perdu ses repères sous l\u2019emprise d\u2019un pouvoir occulte\u2026 Dès le départ, Philippe est battu et volé.Il rencontre ensuite Hector Batignole, un agent d\u2019artistes (Reda Kateb, suave) qui sympathise pour mieux le trahir.Puis une jeune femme cruelle (Sarah Gadon) et un tyran (Romain Duris).Tous des personnages qui semblent sortis de nulle part\u2026 DU DÉSERT À LA NEIGE Oui, La grande noirceur est une LA GRANDE NOIRCEUR Lumineux! Philippe (Martin Dubreuil) rencontre dans son périple Hector Batignole, un agent d\u2019artistes (Reda Kateb, suave) qui sympathise pour mieux le trahir.\u2014 PHOTO FUNFILM LA GRANDE NOIRCEUR DRAME ?1/2 Réalisé par Maxime Giroux Avec Martin Dubreuil, Reda Kateb et Sarah Gadon œuvre déconcertante.Giroux joue avec la temporalité \u2014 Philippe se couche dans le désert aride, épuisé, et se réveille sous la neige\u2026 Il explore aussi la forme et le fond.Lorsque Philippe croise Hector pour la première fois, ce dernier le propulse dans une magnifique chorégraphie sur l\u2019air d\u2019Everybody Hurts de REM.Un moment magique\u2026 Son drame balance entre la « réalité » et l\u2019onirisme, à la David Lynch.Il partage d\u2019ailleurs une certaine violence avec le réalisateur de Mul- holland Drive (2001) et Blue Velvet (1986), mais Giroux ne s\u2019y complait pas.Plus proche de nous, il évoque Robert Morin dans la liberté de ton.Ne vous fiez pas au titre.La grande noirceur se veut, malgré tout, un film lumineux.Les images de Sara Mishara, sa collaboratrice de toujours, sont gorgées de lumière.La directrice photo a effectué un magnifique travail.Et comment passer sous silence le jeu physique et incarné de Dubreuil, l\u2019un des meilleurs acteurs québécois actuels toutes catégories confondues.Il a une présence forte et ce rare talent de faire passer tout une gamme d\u2019émotions par un seul regard ou un geste à peine esquissé.Au risque de me répéter, Maxime Giroux est un réalisateur doué et original, qui a un véritable œil cinématographique.Il le prouve encore une fois.Oui, ce film n\u2019est pas le plus accessible qui soit.Mais il est le fruit d\u2019un artiste talentueux.5373774 5374405 DANIEL AUTEUIL SANDRINE KIBERLAIN GÉRARD DEPARDIEU ADRIANA UGARTE UN FILM DE DANIEL AUTEUIL ADAPTÉ DE \"L\u2019ENVERS DU DÉCOR\" DE FLORIAN ZELLER SCÉNARIO ADAPTATION DIALOGUES DEFLORIAN ZELLER MAINTENANT AU CINÉMA SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W14 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 La distribution d\u2019Amoureux de ma femme était suffisamment alléchante (Auteuil, Kiberlain, Depardieu) pour espérer mieux que ce vaudeville stéréotypé et manqué.Quel gaspillage de talent\u2026 Daniel Auteuil, également réalisateur, se glisse dans la peau de Daniel, un éditeur parisien qui tombe sur Patrick (Gérard Depardieu).Depuis leur dernière rencontre, son ami de longue date s\u2019est séparé de sa femme, la meilleure amie d\u2019Isabelle (Sandrine Kiberlain), l\u2019épouse de Daniel depuis une vingtaine d\u2019années.Patrick tient absolument à leur présenter Emma (Adriana Ugarte, actrice espagnole vue chez Almo- dóvar), sa séduisante (et très jeune) nouvelle compagne.Alors que le quatuor est réuni pour un dîner, Daniel va tellement tomber sous le charme de l\u2019Espagnole qu\u2019il va s\u2019imaginer quantité de scénarios où il séduit la belle étrangère\u2026 On aurait pu espérer, au mieux, qu\u2019Amoureux de ma femme se moque des clichés sur le retour d\u2019âge, mais, malheureusement, tout est à prendre au premier degré, jusqu\u2019à la jalousie exacerbée d\u2019Isabelle pour cette potentielle rivale.Les personnages, unidimensionnels et à la personnalité peu développée, sont des bourgeois bien pensants dont les petits désordres amoureux, qui traduisent la vacuité de leur vie, ne nous intéressent guère.Difficile de croire que L\u2019envers du décor, la pièce de Florian Zeller adaptée pour ce film, ait été créée\u2026 en 2016! Il y a des relents de misogynie et de sexisme dans cette façon d\u2019envisager Emma comme une femme-objet uniquement bonne à susciter le désir.Même Isabelle croit que son envie d\u2019être une actrice est un paravent qui masque sa véritable activité : prostituée, croit-elle, puis strip-teaseuse ensuite\u2026 ACTEUR IMMENSE, RÉALISATEUR MALADROIT Avec un texte inconsistant à se mettre sous la dent, les acteurs se débrouillent comme ils peuvent.Encore heureux que nul d\u2019entre eux ne surjoue\u2026 L\u2019expérience sert au moins à ça.À ce propos, on sait tous à quel point Daniel Auteuil est un immense acteur, au registre large, autant à l\u2019aise dans le drame que dans la comédie.Il devrait s\u2019en tenir au jeu et laisser la réalisation tranquille.Sa mise en scène est maladroite et totalement dépourvue d\u2019imagination\u2026 Le seul intérêt d\u2019Amoureux de ma femme, outre quelques scènes rigolotes, réside dans son illustration des fantasmes de Daniel, souvent perdu dans les pensées.Le spectateur est ainsi témoin des scènes qu\u2019il imagine.Par glissement, on ne sait parfois si c\u2019est bien l\u2019action qui se déroule ou celle que le quinquagénaire imagine.C\u2019est amusant.Et ça sert parfois à « sortir » du huis clos du repas \u2014 avec des scènes tournées à Ibiza et à Venise.Mais c\u2019est nettement insuffisant pour que le film soit d\u2019un quelconque intérêt.AMOUREUX DE MA FEMME Un vaudeville stéréotypé Une des rares qualités d\u2019Amoureux de ma femme est de ne plus trop savoir, par moments, si on se trouve dans la réalité ou dans l\u2019imagination de Daniel (Daniel Auteuil), submergé par un coup de foudre pour Emma (Adriana Ugarte), la nouvelle (et jeune) flamme de son ami Patrick (Gérard Depardieu).\u2014 PHOTO LES FILMS OPALE AMOUREUX DE MA FEMME COMÉDIE SENTIMENTALE ?Réalisé par Daniel Auteuil Avec Daniel Auteuil, Sandrine Kiberlain et Gérard Depardieu 5369177 5373777 5370838 ROBERT JOSÉE JEAN-MICHEL LARISSA DIANE RÉMI JOCELYNE NORMAND HUBERT RACHEL NAYLOR DESCHÊNES ANCTIL CORRIVEAU LAVALLÉE GOULET ZUCCO CARRIÈRE PROULX GRATON UN FILM DE DENIS CÔTÉ À GAGNER UN LAISSEZ-PASSER DOUBLE AU CINÉMA DÈS LE 15 FÉVRIER Pour participer : maison4tiers.com/concours 15 gagnantsmériteront un laissez-passer double pour voir le film.Les gagnants seront avisés par courriel.Une seule participation par personne par adresse.Règlements disponibles sur demande.Tirage le 6 février 2019.Valeur totale des prix : 300$.RepertoireDesVillesDisparues LE SAMEDI 16 MARS 2019 DE 10 H À 20 H AIDONS-LES À REMONTER LA PENTE defiski.com Inscrivez-vous au volet participatiF ou corporatif laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W15 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Forcé d\u2019abandonner un projet de long métrage après Félix et Meira (2015), faute de financement, Maxime Giroux a plutôt tourné La grande noirceur avec trois fois rien, beaucoup de passion et en réalisant un rêve commun avec son ami Martin Dubreuil, en lui confiant le rôle principal.Résultat : «?La plus belle expérience cinématographique de ma vie, parce qu\u2019on a eu toute la liberté du monde.?» En résulte une œuvre magnifique et intrigante qui met en scène Philippe, un déserteur québécois (Dubreuil) qui erre dans l\u2019Ouest américain, en pleine quête illusoire où il est sans cesse confronté à des personnages excentriques.Un film imparfait, dit le cinéaste, mais dont il est particulièrement fier.Entrevue avec un artiste libre, lucide et revendicateur.Q Qu\u2019est-ce qui fait qu\u2019un cinéaste passe d\u2019un film intimiste dans le Mile-End de Montréal à un road-movie d\u2019époque dans l\u2019Ouest américain?R J\u2019avais envie de quelque chose de vraiment différent.J\u2019ai eu énormément de plaisir à faire Félix et Meira, mais d\u2019un point de vue cinématographique, ce n\u2019était pas assez.J\u2019avais le goût de jouer avec le cinéma un peu plus, créer un film un peu moins consen- suel en allant vers le malaise, qui allait heurter le spectateur plutôt que le conforter dans ses bons sentiments.Q Au point de choisir un récit qui est ouvert à toutes les interprétations?R Même dans Félix et Meira, il y avait une interprétation plutôt libre à la fin.Moi, c\u2019est quelque chose que j\u2019aime au cinéma et aussi une réaction à un cinéma de storytelling où on donne assez facilement toutes les clés.J\u2019avais envie, au contraire, que le spectateur puisse faire le film qu\u2019il voulait.Ça reste un film pas si complexe que ça, sauf sur le plan narratif, même si je n\u2019invente rien.Q Pour gagner un peu d\u2019argent, Philippe participe à des concours d\u2019imitateurs de Charlot, le personnage de Charlie Chaplin.Que représente cet archétype du vagabond naïf qui fout le trouble avec ses bonnes intentions?R Encore une fois, il y a plein d\u2019interprétations possibles.C\u2019est une personne qui nous semble un peu naïve, un peu comme le Québec par rapport au fonctionnement du monde sur le plan politique et économique.C\u2019est aussi une illustration du fait que le capitalisme américain s\u2019est bien servi d\u2019Hollywood et de sa popularité.Chaplin en était un porte-étendard alors qu\u2019il ne le voulait pas, il se battait plutôt contre les inégalités et les injustices.Je trouvais ça intéressant de jouer avec ce personnage en haut de la pyramide qui a été complètement utilisé.On est tous des petits Charlots dans ce monde, évoluant avec un sourire naïf en sachant très bien qu\u2019on est impuissant face à ce pouvoir invisible.La seule façon de s\u2019en sortir est de jouer le jeu et c\u2019est ce que Philippe va faire en entrant dans cette dynamique de violence.On le fait tous, moi le premier.Après tout, je tourne des publicités comme réalisateur\u2026 Q Cette galerie de personnages excentriques, d\u2019utiliser des ellipses, le montage et tout, ça fait beaucoup penser à David Lynch.R T\u2019es pas le premier à le dire.Même si je ne suis pas un grand admirateur de Lynch.On s\u2019était dit qu\u2019on allait faire ce qu\u2019on avait vraiment envie de faire, de ne pas répondre à aucune règle.Quand tu te donnes cette liberté, tu arrives à réaliser des choses plus buzzées comme Lynch peut en faire.Les seules références cinématographiques très claires dans le film étaient plutôt des images que j\u2019avais retrouvées dans des Hitchcock, entre autres.Il n\u2019y avait rien de délibéré.Mais Sara Mishara [la directrice photo] et moi avons ces influences tellement ancrées qu\u2019on n\u2019a pas besoin de s\u2019en parler.On n\u2019avait pas à répondre à aucun code.Au contraire, on voulait les détruire ou les déjouer.C\u2019est ce que le cinéma peut offrir.Avec Internet, on a accès à tout.Le cinéma, auparavant, c\u2019était une façon de voyager, une occasion de découvertes, d\u2019apprendre sur le monde.Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a plus rien qui nous surprend.Tout ce qui nous reste, c\u2019est de faire quelque chose un petit peu à côté de la plaque.C\u2019était aussi ça mon désir.Et de me faire plaisir.Ce que j\u2019aime des cinéastes comme Lynch, et même Lars von Trier, c\u2019est qu\u2019ils nous déstabilisent.C\u2019est de moins en moins fréquent.Loin de moi l\u2019idée de penser que j\u2019ai autant de talent, mais je pense que les artistes ont le devoir de rappeler aux gens que l\u2019art, ça peut être plein de choses.Que ce n\u2019est pas seulement être touchant! L\u2019art peut être violent, déstabilisant, dérangeant.C\u2019est correct de détester une œuvre d\u2019art.Mais ça te dit quelque chose, qui te repousse.Le système économique de l\u2019art a fait en sorte que l\u2019art est devenu très aseptisé, conforme.Parce qu\u2019on doit vendre.Les artistes sont de plus en plus à la recherche d\u2019amour \u2014 de like, comme on dit.Il faut se battre contre ça.\u2014 PHOTO LA PRESSE, BERNARD BRAULT MAXIME GIROUX TOUTE LA LIBERTÉ DU MONDE 5371028 VOUS OFFRENT LA CHANCE D\u2019ASSISTER À LA PREMIÈRE DU FILM AU CINÉMA DÈS AUJOURD\u2019HUI Le concours se termine le 26 février 2017 à 23h59.Les 5 gagnants recevront leur prix par la poste.Valeur totale des prix : 230 $.Règlements du concours disponibles sur concoursLesFilmsSeville.com.LE LUNDI 11 FÉVRIER À 18H30 AU CINÉMA GALAXY SHERBROOKE AU CINÉMA DÈS LE 15 FÉVRIER Le concours se termine le 3 février 2019 à 23h59.Les 10 gagnants recevront leur laissez-passer quadruple par courriel.Valeur totale des prix : 400 $.Règlement du concours disponible sur concoursLesFilmsSeville.com.Asterix-LeFilm.ca Pour participer, visitez concoursLesFilmsSeville.com Indice : Magique SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W16 SHERBROOKE \u2014 Geneviève O\u2019Gleman a sorti son nouveau projet du four cette semaine.Savourer, le magazine web qu\u2019elle a lancé, a mitonné longtemps.Des mois, au bas mot.La populaire nutritionniste a pris le temps qu\u2019il fallait pour lui donner densité et saveur.« Avec le site, je propose un univers très personnel.Savourer, déguster, prendre son temps autour de la table, ça me suit depuis des années. » Réglons tout de suite la question et n\u2019en parlons plus : lorsque la fin de son association avec Alexandra Diaz a été annoncée, l\u2019automne dernier, la machine à rumeurs s\u2019est emballée.Avant comme maintenant, Geneviève évite de les commenter ou d\u2019en rajouter.« J\u2019ai adoré faire Cuisine futée.J\u2019en garde un super bon souvenir.Je suis fière du projet, fière de ce qu\u2019on a accompli.Et je suis tellement reconnaissante pour toute la communauté qui a suivi Cuisine futée, que ce soit à la télé, sur le web ou dans les livres. » L\u2019aventure futée aura quand même roulé bon train avec ses six saisons de rendez-vous hebdomadaires à Télé-Québec et ses quatre livres de recettes vendus à plus de 600 000 exemplaires.Le succès était au rendez-vous, le public aussi.« Ça a été un terrain de jeu formidable, une belle aventure, mais c\u2019était aussi un concept très précis.Faire manger les enfants, aider les parents, c\u2019était pas mal ça l\u2019idée.Avec ma fille qui grandissait, j\u2019avais envie d\u2019aller m\u2019amuser dans un autre carré de sable, de me renouveler.Je souhaitais aussi aider ceux qui ne se sentaient pas directement concernés.On était très présentes sur les réseaux sociaux et au fil des ans, j\u2019ai constaté qu\u2019il y avait plein de gens qui s\u2019intéressaient à l\u2019alimentation mais qu\u2019on rejoignait moins avec notre projet ciblé.Et j\u2019avais plein d\u2019idées qui ne trouvaient pas leur place dans la formule de Cuisine futée. » Ce sont ces idées qu\u2019elle décline dans son appétissant magazine virtuel de service et d\u2019inspiration.Joliment découpé en sections (cuisiner, découvrir, apprendre et boutique en ligne), bien garni en contenu varié, il se veut un outil complet, qui va bien au-delà du simple répertoire de recettes.Il sera aussi accompagné d\u2019une infolettre hebdomadaire.« Savourer, c\u2019est prendre son temps autour de la table, c\u2019est la proposition d\u2019une cuisine à la fois simple, délicieuse et santé.Souvent, les gens mettent beaucoup d\u2019efforts d a n s l a c u i - sine et après, c \u2019e s t m a n g é e n v i t e s s e .Moi, j \u2019aimerais inverser l \u2019é q u a t i o n .Qu\u2019on passe m o i n s d e temps en cuisine et davantage de temps ensemble, autour de la table, à partager le repas.J\u2019ai vraiment retravaillé ma façon de produire et de créer des recettes pour simplifier la préparation, pour permettre aux gens de gagner du temps précieux.Ça, je trouve que c\u2019est payant pour la qualité de vie. » DU BON, DU TEMPS, DES HORIZONS NEUFS L e p l a i s i r d a n s l\u2019assiette et autour de la table est l\u2019élément clé qui lie tout le contenu, celui qui motive la créative conceptrice de recettes.« Tou t e st t rè s collé à mon quotidien.Je propose un univers vraiment personnel, qui me représente jusqu\u2019au bout des doigts.Les gens ont beaucoup connu Geneviève O\u2019Gleman la nutritionniste, là, j\u2019avais envie de montrer d\u2019autres facettes de moi.La voyageuse, la gourmande, la curieuse, la passionnée.C\u2019est tout ça qui nourrit le magazine web. » Inspirée par les horizons neufs, Geneviève a réservé une section voyages sous l\u2019onglet « découvrir » de son site.« Mes voyages ont toujours une composante gourmande importante.Je visite les marchés en premier, je rencontre des gens, j\u2019essaie la bouffe de la région, je vais souvent suivre des cours de cuisine sur place.Les voyages, ça fait partie de mon bagage personnel et professionnel.Je rapporte nouvelles notions et découvertes au Québec en adaptant le tout à nos façons de faire et aux produits disponibles ici.Je n\u2019avais pas beaucoup exploité cette dimension-là dans ma vie professionnelle.Il y avait bien quelques références dans mes premiers livres, mais c\u2019était assez discret.Là, j\u2019avais envie de le partager de façon plus importante.Au cours des der- n i è r e s a n n é e s, j\u2019ai fait plusieurs séjours à l\u2019étranger.J\u2019ai pris des notes, des photos, j\u2019avais un carnet de bonnes adresses bien rempli. » C\u2019était le moment de mettre tout ça en lumière.De pimenter l\u2019assiette avec un peu d\u2019exotisme.« Les traditions culinaires d\u2019ailleurs, c\u2019est de l\u2019inspiration précieuse.Ça ne veut pas dire qu\u2019on va aller visiter ce pays-là, mais ça nous permet de découvrir une nouvelle façon de manger, une autre Geneviève O\u2019Gleman \u2014 PHOTOS MAUDE CHAUVIN KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine pour faire le plein d\u2019idées laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W17 EN CUISINE manière de voir l\u2019alimentation et la cuisine.C\u2019est très nourrissant, en plus de briser la monotonie du quotidien.Cette façon d\u2019élargir nos horizons, pour moi, c\u2019est essentiel », dit celle qui a foulé plusieurs continents et visité de nombreuses villes.De tous les endroits qu\u2019elle a vus, c\u2019est l\u2019Afrique qui l\u2019a le plus déstabilisée.« J\u2019y suis allée à quatre reprises et c\u2019était chaque fois très riche.Le Sénégal, c\u2019est probablement l\u2019expérience la plus complète que j\u2019ai vécue.J\u2019étais dans une famille, avec la mienne.On vivait comme eux, on mangeait comme eux.Je me souviens qu\u2019au marché, on tassait les mouches sur les viandes.On n\u2019est pas habitués à ça, disons, ça aiguise le lâcher-prise! Et ça remet les choses en perspective.On a mangé la même chose que tout le monde pendant notre séjour, personne n\u2019a été malade.Je raconte aussi ce genre d\u2019 histoires dans le mag. » Des h i s t o i r e s r a m e n é e s d \u2019a i l l e u r s , d\u2019autres récoltées plus près.« Manger, ce n\u2019est pas juste se nourrir.C\u2019est aussi prendre le temps de connaître les aliments.J\u2019accorde beaucoup de place au côté local, responsable, durable.Je vais rencontrer des producteurs, des gens qui ont des choses à dire sur l\u2019alimentation.Lorsqu\u2019on sait d\u2019où viennent les aliments, on prend conscience qu\u2019il y a des artisans qui ont travaillé fort pour qu\u2019on ait quelque chose dans l\u2019assiette.On respecte encore plus ce qu\u2019on mange parce qu\u2019on sait d\u2019où ça vient.Tout ça est lié. » D a n s c e t t e envie de raconter les uns et les autres, on sent la formation de journaliste que possède aussi la passionnée de bouffe.« J\u2019ai les deux chapeaux.J\u2019ai toujours pratiqué le journalisme par l\u2019alimentation.Communiquer sur la nutrition, aider les gens à s\u2019y retrouver de façon simple, ça fait partie de mon ADN.J\u2019ai écrit plusieurs livres de cuisine, j\u2019adore ça, mais une fois que c\u2019est parti sous presse, c\u2019est figé.Même chose pour la télé, une fois que c\u2019est enregistré, il n\u2019y a pas de retour en arrière.Le magazine web, je découvre ce que c\u2019est et trouve ça formidable.C\u2019est plein de possibilités.On peut faire des recoupements, on peut diriger les gens vers des infos pertinentes à même le site », dit celle qui ne ferme pas la porte à un éventuel retour sur d\u2019autres médias.« Mais pour l\u2019instant, je me consacre vraiment à cette nouvelle vitrine web, je la savoure. » Ça vous intéresse : https : // savourer.ca SHERBROOKE \u2014 On en a beaucoup parlé, déjà, mais le nouveau guide alimentaire canadien continue d\u2019alimenter la conversation.« Santé Canada a fait un gros travail de fond, c\u2019est un beau guide, basé sur des études indépendantes de qualité.Je suis contente de voir qu\u2019on a délaissé les portions pour parler de proportions, c\u2019est un message que je porte depuis des années, de ne pas calculer.J\u2019aime aussi la place qu\u2019on accorde aux comportements alimentaires.Ce n\u2019est pas seulement ce qu\u2019on met dans l\u2019assiette qui compte, c\u2019est aussi comment on le mange.Ça colle tout à fait à mon nouveau projet.On dit même dans le nouveau guide l\u2019importance de savourer, on insiste sur l\u2019importance de cuisiner plus souvent.Ça fait depuis le début de ma carrière que je porte ce message, mais je suis contente que ça soit reflété par les politiques du pays.Tout le monde va travailler dans le même sens.L\u2019important, c\u2019est qu\u2019il y ait de la fraîcheur au menu, de la saveur, des aliments moins transformés.Et qu\u2019on aime ce qu\u2019on mange, bien sûr. » La place accordée aux protéines végétales, qui a tant fait réagir, n\u2019étonne pas la nutritionniste.« On est rendus là.Les gens sont prêts pour ça, ils demandent des recettes végétariennes ou semi-végéta- riennes.Ils sont curieux, ils ont besoin d\u2019accompagnement et d\u2019idées.C\u2019est logique de faire cette transition.Pour notre santé autant que pour l\u2019environnement, on ne peut pas aller contre cette idée.Après ça, on peut avoir une approche qui est modérée, on peut choisir de manger moins de viande, mais de mieux la choisir, en optant pour une viande locale, par exemple. » KARINE TREMBLAY LE NOUVEAU GUIDE ALIMENTAIRE SOUS LA LOUPE O\u2019GLEMAN « L\u2019automne dernier j\u2019ai visité la Croatie et le Monténégro, avec ma mère, ma tante et ma cousine.Un fabuleux voyage de filles! Cette photo a été prise à Perast un charmant petit village au Monténégro situé entre les villes de Kotor et Dubrovnik.D\u2019ailleurs dans la section découvrir du magazine, je parle du marché de Split en Croatie.Ce voyage a une connotation spéciale parce qu\u2019il m\u2019a non seulement permis de faire de belles découvertes, mais également parce que je l\u2019ai réalisé alors que le magazine était en pleine création », souligne Geneviève O\u2019Gleman.\u2014 PHOTO FOURNIE SAVOURER PARCE QUE\u2026 « Lorsque je parlais de mon projet aux quelques personnes qui étaient au courant, le mot savourer revenait tout le temps.À un moment donné, ça s\u2019est imposé comme une évidence : le magazine devait s\u2019appeler Savourer. » 5368262 5368255 5374042 restaurantdaleonardo.com Bien plus que des pâtes.819 564-0666 Table d\u2019hôte St - du 14 au 16 février 2019 Valentin Français | anglais | Espagnol info@cliniquedentairesimonroy.com cliniquedentairesimonroy.com 174, rue Queen 819 822-4616 \u2022 Une approche personnalisée pour vous permettre d\u2019établir un plan de traitement complet et clair \u2022 Service d\u2019implants clé en main \u2022 Service d\u2019orthodontie (dépistage précoce) \u2022 Une équipe chevronnée et passionnée TouT sous le même ToiT Membre de l\u2019APCHQ R.B.Q.: 8103-3409-07 Depuis 25 ans ESCALIERS intérieurs de bois franc préverni REmpLACEmEnt de vos anciennes rampes COmpOSAntES d\u2019ébénisterie Peu importe VOTRE style chez Escatek ça MARCHE! 2519, ch.des Écossais \u2022 Sherbrooke 819 346-8478 \u2022 www.escatek.net SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W18 BIÈRES Lettre ouverte aux restaurateurs L e restaurant Toqué! était récemmennt l\u2019hôte des bières Cantillon.Un des meilleurs restaurants gastronomiques du Canada qui recevait une des meilleures brasseries au monde.Les temps changent, chers restaurateurs.Il est rare de voir une soirée d\u2019accords bières et mets dans un restaurant gastronomique à la réputation internationale.Il a fallu la volonté des gens de l\u2019agence Oenopole et de Patrick Gugg du Vices et Versa pour réaliser cette soirée.Jean Hummler du Moeder Lambic de Bruxelles, en visite au Québec, l\u2019a animée avec brio, pour le plaisir d\u2019une trentaine de convives.Les réputations des bières Cantillon et du restaurant Toqué! ont fait le reste.Cet événement, à l\u2019organisation discrète et à l\u2019inscription très rapide par bouche-à-oreille, est le parfait exemple d\u2019un changement à opérer dans le monde de la gastronomie au Québec.La bière jouit encore d\u2019une mauvaise réputation et est le plus souvent bue à la bouteille en fin de soirée par la brigade que dans des verres de cristal en salle.Elle fait bien une timide apparition sur les cartes de différents restaurants, mais très souvent reléguée à la position de l\u2019apéro; rarement en plein repas ou en accord avec une création de la cuisine.Chers restaurateurs, vous qui êtes à l\u2019affût des tendances et qui désirez vous démarquer de la concurrence, il est temps de prendre la bière au sérieux et d\u2019offrir un véritable choix gastronomique au menu.Prenez des bières d\u2019assemblage, affinées en fût de chêne, offrant de multiples saveurs et jonglant avec les différents goûts autres que l\u2019amertume.Une bière légèrement acidulée, aux notes de pommes et aux saveurs complexes d\u2019un affinage en fût de chêne est un superbe terrain de jeu à la découverte et aux mariages avec des mets offrant les mêmes saveurs.Mais pourquoi donc les initiatives sont si peu nombreuses?Peut-être parce que les écoles de sommellerie n\u2019ont pas de curriculum bière, à part un timide après-midi à déboucher quelques bouteilles entre étudiants et professeurs.L\u2019apprentissage de la culture bière doit se faire auprès des futurs sommeliers.Mais pas uniquement que la bière.De très nombreuses boissons autres que le vin sont de plus en plus tendance : thé, café, boissons fermentées sans alcool comme le Kombucha ou le Djun mais également les distillats et la bière.Osez vous aventurer dans ce monde de saveurs, la clientèle n\u2019attend que ça.Une clientèle différente, intéressée mais pas attirée par les accords mets et vins.Une nouvelle clientèle.Pas besoin de courir après les bières importées distribuées en petites quantités; de très nombreuses brasseries locales proposent des bières affinées et assemblées, bien embouteillées et élégantes.Aucune honte à déposer la bière sur une table bien dressée.Vous voilà fin prêt à proposer une carte des bières, changeante, au gré des arrivages et des saisons et, comble du bonheur, plusieurs bières profitent d\u2019un peu de repos en cave, vous permettant d\u2019offrir des millésimes.Une belle carte qui attirera une nouvelle clientèle.Le restaurant Toqué! était récemmennt l\u2019hôte des bières Cantillon.Un des meilleurs restaurants gastronomiques du Canada qui recevait une des meilleures brasseries au monde.\u2014 PHOTOS FOURNIES PAR OENOPOLE PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca Le menu de la soirée 5248376 LaTribune.ca UN SITE WEB RÉINVENTÉ NAVIGATION SIMPLIFIÉE EXPÉRIENCE DE LECTURE ENRICHIE SITE ADAPTÉ DU NOUVEAU DANS NOTRE UNIVERS NUMÉRIQUE laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W19 VINS L orsque je contacte Ève Rainville à la mi-novembre, c\u2019est le branle- bas de l\u2019hivernisation au domaine.L\u2019épais tapis blanc qui couvre déjà le vignoble complique la pose des toiles.Ils étaient quatre à avoir bossé pendant 10 heures d\u2019affilée que le travail n\u2019était pas encore terminé.Disons que l\u2019équipe avait de la neige dans le toupet.Pour leur laisser le temps de souffler, j\u2019emprunte, fin novembre, la même route qui me mène chaque fin de semaine de l\u2019été au chalet familial.Une trentaine de minutes plus tard, Ève m\u2019accueille au chai, dans le Canton- de-Hatley, à moins de 5 minutes de l\u2019idyllique village de North Hatley.Tandis que plusieurs s\u2019implantent dans la région pour ses jolis attraits, Ève, et son amoureux, Marc Théberge, s\u2019y sont installés en 2008 pour y planter leurs hybrides.Parce que le climat et le sol convenaient parfaitement à l\u2019élaboration de mousseux méthode trad, mais aussi parce que le mouvement bio au Québec est né tout près à Compton.« C\u2019est ici que notre projet prenait tout son sens », souligne Ève.PLUS QUE BIO Parce qu\u2019il n\u2019était pas assez téméraire de faire du vin au Québec \u2014 en méthode traditionnelle qui plus est \u2014 le couple s\u2019est doté des certifications biologique et biodynamique.Traitées selon une philosophie respectueuse de l\u2019environnement et de l\u2019humain depuis le début, les vignes sont vierges de tous produits chimiques.Aussi les manipulations et les intrants au chai sont-ils réduits au minimum.« J\u2019essaie de tendre vers une vinification la plus naturelle possible », explique Marc.Au sujet des sulfites, il précise « on est parmi les vignobles qui en ajoutent le moins au Québec ».Effectivement, alors que je donne un coup de main au dégorgeage manuel, plus tard en janvier, pas un mg de sulfites n\u2019a été sollicité sur la ligne de montage.Non filtrés depuis 2018, les mousseux sont collés avec une matière endogène au vin \u2014 des écorces de levures (une étape vitale en méthode traditionnelle).À partir de 2018, la première fermentation sera faite à 100 % aux levures indigènes.Et la seconde fermentation, celle qui créera les bulles?« C\u2019est plus difficile de trouver des levures indigènes dans le chai en plein hiver! » lance le vigneron en riant.Parlant de bulles, Ève raconte, tout en actionnant à tour de rôle la boucheuse et à la museleuse, « qu\u2019une bouteille de méthode trad est manipulée 18 fois ».UNE EFFERVESCENCE CONTINUELLE Seulement 10 ans après avoir fait le pari du mousseux et de la bio- dynamie, Ève et Marc ont réussi à établir le Domaine Berge- ville comme une référence viticole au Québec.Mais ils sont loin de s\u2019asseoir sur leurs sarments pour autant.Depuis un an, Marc a repris du service dans le domaine de l\u2019intelligence artificielle.Il passe la moitié de la semaine à Montréal afin de financer l\u2019achat d\u2019une nouvelle parcelle, la plantation de nouvelles vignes, la construction d\u2019un nouveau chai et l\u2019achat d\u2019équipements.« Amener 1 hectare de vignes à sa première vendange coûte 125 000 $.Et les coûts du terrain et de la cuverie pour transformer le raisin ne sont même pas inclus là-dedans! » Des projets, ils en ont plein la cuve.Ils font présentement des tests avec des vinifera : pinot meunier, pinot auxerrois et pinot blanc, entre autres.« Les hybrides sont très unidimensionnels, lance Marc.Le frontenac, par exemple, est très aromatique, mais est dépourvu de rondeur. » Justement, il prévoit planter différents clones de chardo pour apporter la petite touche qui manque à ses vins, selon son sens aiguisé : la rondeur.Le couple a également fait une demande de boutures de savagnin et de pinot gris.À savoir s\u2019ils pensent répondre à la tendance du pet\u2019nat, Ève répond : « Le pet\u2019nat, c\u2019est comme un champagne dont on a enlevé le milieu.On a choisi de se spécialiser dans le la méthode traditionnelle.Ce serait comme diluer nos efforts.Tant qu\u2019à faire autre chose, je ferais du vin tranquille! » LE ROSÉ BRUT 27,85 $ \u2022 13374597 \u2022 12 % \u2022 6 G/L \u2022 Le sabrevois, le frontenac gris et le frontenac noir livrent ici de douces nuances de fruits rouges.C\u2019est à la fois rond, tout en fraîcheur et pourvu d\u2019une bulle fine.Très convivial, il sera joli à l\u2019apéro, avec des samosas ou un plateau de houmous et pitas.L\u2019EXCEPTION 2016 RESTO \u2022 12 % \u2022 4 G/L \u2022 Soif de dépaysement?Tentez ce rouge mousseux sec à la robe flamboyante et festive.Comme il n\u2019y a pas eu de macération sur peau, point de tanins ici.Les exquis arômes de noyaux de cerises côtoient une délicate note terreuse.C\u2019est frais, habilement exécuté et délicieusement pertinent.Un vin de soif pour accompagner les mets riches comme la saucisse épicée.Le Domaine Bergeville possède deux gammes de mousseux : la gamme festive (Le Blanc, Le Rosé, Le Rouge), disponible en SAQ et épiceries, et la gamme gastronomique (L\u2019intégrale, Canonique, L\u2019exception), exclusive aux restaurants.Vivre au rythme de la méthode trad Vin bio Vinification vegan CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca 5188387 TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT JE FAIS PARTIE DE LA FAMILLE SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W20 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune GASPÉSIE \u2014 Dormir dans une chocolaterie, une ancienne école, en tente de type prêt-à-camper ou dans un tipi, la Gaspésie offre une variété d\u2019hébergements inédits.Il faut réserver dès l\u2019hiver pour profiter de ces possibilités qui sortent des sentiers battus parce qu\u2019elles demeurent trop peu nombreuses.Comme le disait la publicité de l\u2019époque, « Viens faire TON tour de la Gaspésie » eh bien, le slogan peut être adapté selon d\u2019innombrables désirs.C\u2019est par le nord de la route 132 que le nôtre s\u2019est amorcé.Premier arrêt à Saint-Ulric, petite localité située à quelques kilomètres de Matane, question de couper la route vers Forillon.Sandra, du gîte Confort et Chocolat, nous a accueillis dans cette résidence touristique pour la première nuit.Bed & Breakfast qui s\u2019avère en fait le point central de la communauté qui vient s\u2019y sucrer le bec à la seule crèmerie du village.Difficile d\u2019y résister.Et que dire du déjeuner agrémenté des récoltes locales?Ne manquez surtout pas le chocolat chaud, blanc, au lait ou noir.un régal pour commencer la journée.Flâner sur la plage de l\u2019endroit est un must.Au parc situé au confluent de la rivière Blanche qui traverse le village, on y trouve un accès fort pratique pour profiter de l\u2019eau plus chaude que celle du fleuve.La petite localité compte aussi le vignoble Carpinteri, l\u2019un des rares de la Gaspésie.On poursuit notre route en suivant la série d\u2019éoliennes qui nous conduisent vers le parc national de Forillon où se situe notre deuxième arrêt à Cap-aux-Os.La route entre fleuve et falaises est longue, mais les points de vue sont impressionnants.Si l\u2019aspect rudimentaire de l\u2019endroit semble refroidir le commentateur français sur TripAdvisor, la convivialité de l\u2019Auberge la petite école de Forillon enchante.Dormir dans les anciennes classes, cuisiner à travers d\u2019autres visiteurs de différentes nationalités, fraterniser autour du feu, autant d\u2019avantages d\u2019opter pour cette formule économique à l\u2019abri des intempéries.Coup de cœur pour cette formule que j\u2019aurais adoptée quelques jours de plus.Petit détour par Gaspé « le berceau du Canada » avant de mettre le cap sur Percé.L\u2019incontournable rocher est visible de partout dans le très touristique Percé.Il faut s\u2019y pointer tôt si l\u2019on souhaite se rendre à l\u2019île Bonaventure et ne pas avoir à attendre plusieurs minutes, voire plus d\u2019une heure pour prendre le bateau.Mais ce sont les vacances et l\u2019ambiance est belle sur le quai de Percé avec ce chansonnier qui se donne des airs de Félix Leclerc.C\u2019est d\u2019ailleurs à bord d\u2019un bateau baptisé en l\u2019honneur du célèbre auteur-compositeur-interprète que nous mettons le cap vers l\u2019île aux 100 000 fous de Bassan.Une fois de retour à Percé, on ne peut s\u2019empêcher de s\u2019approcher du symbole gaspésien malgré les nombreux avertissements d\u2019éboulis et les roches glissantes.Il est de mise de se synchroniser avec la marée basse.Après une visite dans les nombreuses boutiques de souvenirs, on se remet en route vers la Baie-des-Chaleurs.Près de Chandler au camping du Bourg de Pabos, on y loge dans une tente en formule prêt-à-camper.Formule quasi parfaite où l\u2019on retrouve toutes les commodités d\u2019une suite d\u2019hôtel avec cuisinette, mais avec l\u2019avantage de rester en plein air.Feu de camp à la porte en prime.C\u2019est à partir du camping que l\u2019on se rend à pied à Nova Lumina, attraction nocturne en bordure de la Baie-des-Chaleurs.Baie-des-Chaleurs qui sert de décor à la dernière section de notre périple en Gaspésie.La section sud de la route 132 nous mène à Bonaventure.C\u2019est là que nous établissons nos quartiers pour la fin de notre périple dans l\u2019un des tipis de CIME Aventure en bordure de la limpide rivière Bonaventure.Formule d\u2019hébergement plus minimaliste, mais qui garde à l\u2019abri du froid avec son poêle intérieur et de la pluie avec ses parois étanches.Pas besoin de monter et ranger la tente ou de dormir sur des matelas de sol avec les plates-formes munies de matelas.Le site de CIME Aventure offre même un magnifique bistro avec les bières des microbrasseries gas- pésiennes et une poutinerie.Et pourquoi pas un verre et un amuse-gueule sur la terrasse pour se récompenser après une magnifique journée de descente en canot ou en kayak sur la rivière Bonaventure, un incontournable en Gaspésie.C\u2019est la tête remplie de souvenirs et d\u2019aventures en famille que l\u2019on complète la boucle de plus de 800 kilomètres.Si nous avons expérimenté quatre types d\u2019hébergement gaspésiens atypiques, il est possible d\u2019en trouver plusieurs autres.À Carleton-sur-Mer, nous avons d\u2019ailleurs croisé des yourtes sur l\u2019eau.Ce sera pour un prochain séjour parce que la Gaspésie demeure une vaste région qui possède encore de nombreux trésors qui ne demandent qu\u2019à être découverts.SORTIR DES SENTIERS BATTUS À L\u2019HEURE DU COUCHER EN GASPÉSIE RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca Comme le disait la publicité de l\u2019époque, « Viens faire TON tour de la Gaspé- sie » eh bien, le slogan peut être adapté selon d\u2019innombrables désirs.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, RENÉ-CHARLES QUIRION laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W21 VOYAGES NOVA LUMINA À CHANDLER Cette attraction phare de Chandler a été mise en place au bord de la mer par Moment Factory.Après avoir vu Foresta Lumina à Coaticook et Anima Lumina à Saint-Félicien, la formule mise en place aussi à Chandler continue de fasciner.Le circuit élaboré à travers un concept basé sur le ciel étoilé est magnifique.« On dit que les étoiles détiennent le secret de l\u2019univers et la mémoire du monde ».Avec un bâton du pèlerin, le visiteur est invité à rallumer les étoiles qui sont tombées sur la grève.Les projections, les effets spéciaux, la lumière, l\u2019ambiance de la forêt, la quiétude de la mer, Nova Lumina enchante.Même si le circuit dure plus d\u2019une heure, on voudrait prolonger cette symbiose avec les étoiles en bordure de la Baie-des-Chaleurs toute la nuit.DESCENTE DE LA RIVIÈRE BONAVENTURE CHEZ CIME AVENTURE Un passage en Gaspésie ne serait pas complet sans une descente de la rivière Bonaventure en canot ou en kayak à partir du site de CIME Aventure.Sans expérience sur l\u2019eau, nous avons adopté cette embarcation plus conviviale.Et quelle expérience! Une descente de 20 kilomètres seul sur cette eau limpide et turquoise.Même si la canicule de l\u2019été 2018 avait abaissé un peu trop le niveau, l\u2019activité en a vraiment valu la peine.La formule appelée « La populaire » sans guide permet de découvrir la rivière à son rythme.Quatre à cinq heures sur l\u2019eau à se laisser porter par le courant et à contempler le paysage.Quelques arrêts pour se ravitailler ou profiter de cette magnifique rivière pour s\u2019y baigner.En fin de parcours, un arrêt au rapide du Malin est incontournable.C\u2019est là que l\u2019on peut se lancer du haut d\u2019une falaise d\u2019environ cinq mètres.On peut aussi tester le rapide en le descendant sans embarcation.Plusieurs en profitent pour se prélasser sur la plage.On reprend ensuite le kayak pour terminer paisiblement son périple au quai de CIME Aventure.LE VIGNOBLE CARPINTERI À SAINT-ULRIC À la villa Carpinteri on y propose trois blancs, un rosé et cinq rouges.Comme si ce n\u2019était pas assez, la villa aménagée dans le vignoble regorge d\u2019huile d\u2019olives, de vinaigres balsamiques et de fins produits italiens.Après une visite des serres où poussent merlot, sangiovese, cabernet sauvignon ou pinot griot, on peut visiter la salle des cuves où commence à vieillir la dernière cuvée.Trêve de visite, on se lance dans la dégustation gratuite de produits qui émergent de ces terres situées à quelques kilomètres du Saint- Laurent.On se laisse facilement séduire par ces vins du territoire gaspésien aux accents de Toscane élevés dans un climat soufflé par le vent du Saint-Laurent qui actionnent les éoliennes situées tout près.LE PARC FORILLON Que dire du décor du parc national de Forillon sinon que c\u2019est magnifique.Que ce soit au Cap-Bon-Ami avec son belvédère ou des falaises du sentier du bout du monde à Ca p - G a sp é, l e s e f f o r t s d e quelques kilomètres de marche seront récompensés par l\u2019aspect grandiose de ces panoramas spectaculaires.C\u2019est au « jogging léger » que l\u2019on a découvert le sentier Les Graves menant au « bout du monde ».Un sentier de gravier d\u2019environ quatre kilomètres que l\u2019on peut étirer aux abords des falaises sur- plomblant la mer jusqu\u2019au phare de Cap-Gaspé.C\u2019est en descendant cette falaise que l\u2019on atteint le belvédère en contre-bas.C\u2019est aussi à partir de ce point que commence le sentier international des Appalaches, le kilomètre 0 de la fameuse Appalachian Trail qui se rend jusqu\u2019au mont Katahdin, au Maine.L\u2019ÎLE BONAVENTURE La traverse vers l\u2019île Bonaventure nous mène d\u2019abord près du Rocher Percé avant de faire le tour des falaises de l\u2019île.Le son des dizaines de milliers de fous de Bassan enterre celui du moteur du bateau.C\u2019est après une heure sur l\u2019eau à partir de Percé que la possibilité de débarquer sur l\u2019île se présente.Gérée par la SÉPAQ, l\u2019île Bonaventure propose des sentiers qui permettent de se rendre auprès de ces oiseaux de mer.Il est d\u2019ailleurs préférable d\u2019acquitter le droit d\u2019accès à Percé au lieu d\u2019attendre sur l\u2019île où l\u2019attente est plus longue.Le sentier des colons permet de traverser rapidement l\u2019île.C\u2019est là que l\u2019on peut s\u2019approcher à quelques centimètres des oiseaux blancs et jaunes.Des naturalistes répondent même aux questions des plus curieux.Le retour par le chemin du Roi permet de compléter une belle randonnée en descente le long des falaises.Il est même possible de visiter quelques maisons érigées à l\u2019époque par les insulaires.RENÉ-CHARLES QUIRION La Gaspésie en cinq attractions La villa Carpinteri propose des vins produits à même le terroir gaspésien.La colonie de fous de Bassan est impressionnante à l\u2019 île Bonaventure.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, RENÉ-CHARLES QUIRION 5363908 www.expressionvoyages.com 1 800 667-1469 ou 819 868-1421 philippe Tessier 71, rue sainT-DaviD, magog (permis Du Québec) Spécialistes en voyages de groupes Nos escapades en groupe Don Juan symphoniQue samedi 16 février 2019 | 14 places disponibles Inclus : souper complet à L\u2019Académie (restaurant « apportez votre vin »); concert (soirée) Don Juan Symphonique à la Maison symphonique de Montréal, section parterre catégorie 1, avec Marie-Ève Janvier (Maria), Jean-François Breau (Don Juan), Mario Pelchat (Don Carlos), Cassiopée (Isabelle) et plusieurs autres! PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES 169$ moZarT selon KenT nagano Jeudi 28 février 2019 | 27 places disponibles Inclus : temps libre au Centre Eaton de Montréal; souper au Pub St-Paul; concert (soirée) Mozart selon Kent Nagano à la Maison symphonique de Montréal, section chœur.PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES 159$ FiesTa avec éTienne Drapeau vendredi 1er mars 2019 | 36 places disponibles Inclus : spectacle (soirée) Fiesta avec Étienne Drapeau au Cabaret du Casino de Montréal.PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES 130$ saluT À bécauD eT aZnavour Jeudi 14 mars 2019 | 30 places disponibles Inclus : repas au buffet du Casino de Montréal; spectacle (après-midi) Salut à Bécaud et Aznavour au Cabaret du Casino de Montréal.PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES 99$ evoluTion De KoDo samedi 23 mars 2019 | 45 places disponibles Inclus : souper; spectacle (soirée) Evolution de la troupe de tambours japonais Kodo à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, section parterre.PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES 169$ la Tournée Des iDoles samedi 25 mai 2019 | 25 places disponibles Inclus : dîner; spectacle (après-midi) La Tournée des idoles au Centre Vidéotron avec Patsy Gallant, Claude Vallade, Michèle Richard, Gilles Girard, Plastic Bertrand, Enrico Macias et plusieurs autres! PRIX PAR PERSONNE, TAXES INCLUSES 219$ À partir de Incluant le transport aller-retour en autocar de luxe, les services d\u2019un accompagnateur et les pourboires à l\u2019accompagnateur et au chauffeur.C\u2019EST GRATUIT! pour inFormaTion / réservaTion LANCEMENT DE NOTRE GUIDE VOYAGES 2019-2020 QUAND Dimanche 24 février 2019 dès 10 h OÙ Hôtel Delta de Sherbrooke (2685, rue King Ouest) VOIR L\u2019HORAIRE DÉTAILLÉ DES CONFÉRENCES DE LA JOURNÉE SUR LE SITE INTERNET www.expressionvoyages.com/expression- voyages/conferences-evenements RÉSERVEz VOTRE pLACE : 819.868.1421 \u2022 Bons de réduction \u2022 Prix de présence : Voyage guidé de 6 jours pour 2 personnes à Chicago \u2013 Hôtel au centre-ville (valeur de 1994 $) SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W22 VOYAGES Q uand La liste de Schindler a été projeté sur les écrans, en 1993, j\u2019étais un peu jeune pour connaître l\u2019histoire de la Deuxième Guerre mondiale.Oskar Schindler m\u2019était totalement inconnu et je n\u2019ai compris que partiellement l\u2019ampleur des réalisations de cet industriel allemand.Pour être honnête, j\u2019ai probablement attendu quelques années après sa sortie pour voir le long- métrage.Le fait qu\u2019il soit en noir et blanc m\u2019avait un peu agacé.Trop jeune pour comprendre, que je disais.La trame narrative, l\u2019ampleur du drame illustré autrement que par des soldats qui se tirent dessus, avait tout de même planté le début de quelque chose : une incompréhension de l\u2019être humain.En même temps, je comprenais au moins qu\u2019à petite ou grande échelle, comme Oskar Schindler, on peut résister et refuser de participer à une guerre qui nous paraît injustifiée.Pour la petite histoire, Oskar Schindler s\u2019était porté acquéreur en 1939 d\u2019une usine d\u2019outils et d\u2019émail à Cracovie.Il y avait engagé plus de 1000 juifs issus du ghetto de Cracovie et leur assurait une protection pour éviter qu\u2019ils soient transférés vers le camp de concentration d\u2019Auschwitz.Son usine a ensuite été transférée à Brnenec.Une liste de 1200 prisonniers juifs nécessaires au fonctionnement de l\u2019usine avait été rédigée.J\u2019ai rapidement été convaincu qu\u2019il ne fallait jamais oublier.Il y a une dizaine d\u2019années, à mon arrivée à Varsovie, j\u2019ai donc marché sur les anciens murs du ghetto.Il reste bien peu de vestiges des années 1940 dans la capitale polonaise.Je m\u2019étais néanmoins posé dans un parc pour regarder la vie suivre son cours là où l\u2019horreur avait pourtant frappé.Le passé n\u2019a pas été oublié.Il est encore là, dans l\u2019air, aux coins des rues où des monuments rappellent la résistance pendant la Grande Guerre.Quelques jours plus tard, même pèlerinage à Cracovie, où j\u2019ai cherché l\u2019usine d\u2019Oskar Schindler.J\u2019ai traversé la place des Héros du ghetto, qui compte 70 chaises vides symbolisant les objets laissés derrière par les prisonniers déportés.À quelques pas de là, j\u2019ai traversé une voie ferrée abandonnée qui, on s\u2019en doute, a probablement mené plusieurs prisonniers vers les camps de la mort.Je suis aujourd\u2019hui de plus en plus convaincu que l\u2019usine devant laquelle je me suis recueilli ensuite n\u2019était pas celle de Schindler.À Auschwitz II, j\u2019ai reconnu la porte d\u2019entrée du camp de concentration, percée d\u2019une ouverture pour laisser passer les convois ferroviaires.Les trains pouvaient s\u2019immobiliser tout près des chambres à gaz.J\u2019ai revu la Liste de Schindler à mon retour de Pologne.J\u2019y ai revu des lieux que j\u2019avais visités.J\u2019ai trouvé les images dures, les symboles poignants, comme si j\u2019avais rencontré les personnages de cette histoire pendant mon périple en Europe de l\u2019Est.Le noir et blanc ne me dérangeait plus, m\u2019apparaissait même nécessaire.L\u2019an dernier, à Jérusalem, j\u2019avais ciblé trois incontournables : le mur des Lamentations et le dôme du Rocher, le musée de l\u2019Holocauste, Yad Vashem, et la tombe d\u2019Oskar Schindler.Un après-midi, au mont des Oliviers, j\u2019ai observé un temps la vieille ville avant d\u2019essayer de repérer le cimetière catholique du mont Sion, où Schindler est enterré.La distance pouvait être parcourue à pied, mais à mon arrivée devant la porte de fer forgé du cimetière, j\u2019ai constaté que les heures de visites étaient terminées.La priorité du lendemain venait de s\u2019imposer.Si le lieu figure dans les guides de voyage et est situé entre autres à proximité de la tombe du roi David, le cimetière était pourtant calme et exempt d\u2019autres touristes.Pas le moindre visiteur.Il faut descendre d\u2019un palier pour trouver la tombe d\u2019Oskar Schindler.Ce jour-là, elle était couverte de petits cailloux.Me sont revenues les images du film de Spielberg.À la fin, les survivants de l\u2019usine de Schindler défilent dans ce même cimetière pour déposer une pierre sur sa tombe.Moment d\u2019émotion.Ces pierres étaient soigneusement étalées pour éviter de couvrir l\u2019épitaphe.Ces boules de roc, à elles seules, avaient tout un pouvoir d\u2019évocation.Elles représentaient le respect, la gratitude aussi, pour les accomplissements d\u2019un homme qui a su faire une différence.Peut-être la charge émotive varie-t-elle selon notre intérêt pour l\u2019histoire de l\u2019Holocauste.Je me suis retrouvé là, les pieds scotchés au sol, les yeux accrochés aux lettres qui formaient le nom Schindler.Magnétisme sans nom.Là, on ne s\u2019efforce pas de prendre une minute de silence pour montrer notre respect.On garde le silence parce que ça s\u2019impose, parce qu\u2019on comprend, tout simplement.Je n\u2019aurais pas cru rester planté là aussi longtemps.J\u2019aurais offert mes hommages, peut-être aurais- je posé mon propre petit caillou parmi les autres, et je m\u2019en serais allé.J\u2019ai pourtant été chamboulé pendant une partie de la journée.Au grand musée de l\u2019Holocauste, le Yad Vashem, quelques heures plus tard, j\u2019ai retrouvé l\u2019histoire d\u2019Oskar Schindler dans une section réservée à tous ceux qui avaient aidé les juifs à éviter les camps de concentration.On se souvient d\u2019Oskar Schindler, mais les Justes comptent des dizaines de bienfaiteurs de l\u2019Albanie, l\u2019Allemagne, l\u2019Autriche, le Danemark, la Belgique, la France, la Grèce et bien d\u2019autres pays européens.Leur histoire est d\u2019ailleurs racontée sur le site internet du Yad Vashem.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com Salut Schindler Au cimetière du mont Sion, à Jérusalem, la tombe d\u2019Oskar Schindler est recouverte de cailloux.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU La place des Héros du ghetto, à Cracovie, symbolise entre autres les objets laissés derrière par les prisonniers partis pour les camps de concentration.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR laTribune SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 W23 PLEIN AIR A près avoir joué dans plusieurs recoins du parc national du Mont-Mégantic, j\u2019avais envie d\u2019essayer leur tout dernier sentier, mais non le moindre : la Traversée, qui relie le parc d\u2019un bout à l\u2019autre, du secteur de Franceville à celui de l\u2019Observatoire.Quelque 13,8 km dans « l\u2019arrière- pays » sur une piste de 455 mètres de dénivelé où, visiblement, peu de personnes sont passées avant nous.Des skieurs et des raquet- teurs, nous dit-on au parc, de sorte que nous ne sommes quand même pas les toutes premières à ouvrir le sentier après la bordée de 60 cm.D\u2019ailleurs, si vous ne voulez pas être celui ou celle qui ouvre la piste, mieux vaut téléphoner avant pour s\u2019informer si elle a été tracée.Dernier dimanche de janvier : le soleil brille et la vue de l\u2019observatoire perché me rappelle pourquoi je m\u2019extasie toujours dans ce parc situé à une heure de Sherbrooke.Daniel, un employé du parc, nous emmène gentiment (à la demande de La Tribune) de Franceville à Notre-Dame-des-Bois, d\u2019où nous partirons pour revenir au point B, là où j\u2019ai laissé la voiture.Pour faire la traversée, il faut soit prendre deux voitures pour les garer d\u2019un bout à l\u2019autre du parc, soit dormir en refuge.Le nouveau refuge du Ruisseau-de-la-mon- tagne accueille régulièrement des randonneurs qui font la traversée en deux jours.L\u2019autre possibilité : faire l\u2019aller- retour, mais vaut mieux se lever (vraiment) de bonne heure.et être en excellente forme.« L\u2019été dernier, un randonneur hyper expérimenté est venu pour faire l\u2019aller-retour.Il s\u2019est fait surprendre par la difficulté du parcours, une usure aux genoux et il est arrivé à l\u2019autre accueil à 15 h.Il n\u2019avait plus l\u2019énergie de faire demi- tour pour retourner à sa voiture.Je l\u2019ai ramené en voiture », raconte Marie-Georges Bélanger, responsable du service à la clientèle au parc.Un service de navette électrique viendra « probablement un jour », ce qui permettrait aussi de transporter les campeurs de Franceville vers l\u2019ASTROLab.À suivre! On nous a suggéré de partir du secteur de Notre-Dame-des-Bois, et de là, d\u2019emprunter un tronçon du sentier qui mène à l\u2019Observatoire, pour ensuite bifurquer vers le refuge du Col-des-Trois-Som- mets.Sage proposition, puisque les trois km de sentier nous menant vers le refuge montent graduellement; le reste du trajet se fait en descente et sur du plat.La vue sur les cimes de Franceville nous offre du même coup une petite récompense.même si, visiblement, nous allons perdre le soleil.Un geai gris, curieux, vient se poser sur la galerie pendant que nous dînons.Petite pause au refuge avant d\u2019entreprendre la descente qui se fait dans la neige presque folle.Un panneau nous rappelle, avant de nous lancer dans l\u2019arrière-pays, que nous sommes responsables de notre propre sécurité.Les raquettes sont de mise : le parc a reçu environ 60 cm de neige lors de la fameuse tempête du 20 janvier dernier, et les fortes pluies qui sont tombées le mardi suivant n\u2019ont visiblement pas affecté les conditions de neige.Avec nos raquettes et nos bâtons qui s\u2019enfoncent, difficile de croire qu\u2019il est tombé beaucoup de pluie quelques jours auparavant.Tout en essayant de garder le même rythme de descente qu\u2019habituellement, j\u2019essaie de me rappeler la dernière fois où j\u2019ai vraiment eu besoin de raquettes.C\u2019était en 2016, au parc des Grands-Jardins, dans Charlevoix.Pendant les quelque six km qui suivent et qui nous mènent vers le prochain refuge, mon amie et moi sommes complètement seules.Pendant tout ce trajet, il n\u2019y a pas d\u2019indications des km qui restent à parcourir.Au diable la notion du temps.C\u2019est ce qui fait le charme de cette traversée : la paix, la sainte paix.Là, il n\u2019y a que des arbres aux allures de fantômes; plus loin, le son du ruisseau, combiné aux mouvements de nos raquettes, est tout ce que nous entendons.Évidemment, nous viendrons troubler cette parfaite quiétude, papotage de « vieilles amies » oblige.La traversée nous aura finalement pris cinq heures.Une autre randonnée à mettre au rang des bons moments partagés.SENTIER LA TRAVERSÉE DU PARC NATIONAL DU MONT-MÉGANTIC Découvrir l\u2019arrière-pays enneigé ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR ENVIE DE SÉJOURNER DANS LE PARC?Celui-ci compte plusieurs modèles d\u2019hébergement, des refuges aux EXP jusqu\u2019aux trois nouveaux chalets Echo.Tant qu\u2019à y aller, ça vaut la peine de traverser dans le secteur de Franceville.Oui, on veut tous voir l\u2019Observatoire, oui, le sentier du mont Saint- Joseph est magnifique, mais le sentier des Cimes de Franceville ne donne pas non plus sa place.Il compte plusieurs points de vue, et ce serait dommage de ne pas le parcourir.DES IDÉES DE SORTIE Vous commencez à penser à la relâche?Le parc national du Mont-Mégantic offrira une journée de la famille, le jeudi 7 mars.Glissade, observation du Soleil si le ciel est dégagé, soirée en raquettes aux flambeaux sont quelques-unes des possibilités.Les citoyens de Lac-Mégantic pourront en apprendre davantage sur la Réserve de ciel étoilé du parc (RICEMM), le vendredi 8 février.Les artisans de la réserve iront à la rencontre de la population à la polyvalente Montignac à compter de 19 h 30.L\u2019auditoire pourra notamment visionner le film Rythmes cosmiques et observer le ciel aux télescopes si la météo le permet.ISABELLE PION Sur le sentier de la Traversée, le son du ruisseau, combiné aux mouvements de nos raquettes, est tout ce que nous entendons.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION La vue de l\u2019observatoire me rappelle pourquoi je m\u2019extasie toujours dans le parc national du Mont-Mégantic.Ci-dessus, une vue à partir du sentier menant au mont Saint-Joseph, lors d\u2019une randonnée précédente.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION La récompense à notre arrivée au refuge du Col-des-Trois-Sommets, trois km après le départ : une vue sur les cimes de Franceville.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION SAMEDI 2 FÉVRIER 2019 laTribune W24 5368214 "]
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