La tribune, 4 mai 2019, Le MAG
[" ARTS CINÉMA EN CUISINE BIÈRES VINS VOYAGES PLEIN AIR + ARTS Musique LE CAS FOUKI + ARTS Cinéma LA FAUNE DES TOITS HAVANAIS ARTS Livres AVANT D\u2019OUBLIER MONIQUE LEYRAC + EN CUISINE Événement PREMIÈRE EXPO MANGER SANTÉ ET VIVRE VERT À SHERBROOKE SAMEDI 4 MAI 2019 \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, FRANÇOIS ROY L\u2019HEURE DE MEHDI SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W2 PlacART CHANSON DE CIRCONSTANCE YODA Weird Al Yankovic Dare to Be Stupid (1985) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?SHERBROOKE \u2014 Une des périodes où Hugo Giroux a été le plus reconnu et accosté par le public, c\u2019était en 2011, lors de la campagne publicitaire des bouillons Loney\u2019s.Vous rappelez-vous de la fondue chinouaaaiiiz?Malgré son accoutrement et sa coiffure de majordome hautain, le comédien s\u2019est quand même fait reconnaître dans la rue par des téléspectateurs.Hugo Giroux aurait d\u2019ailleurs bien aimé que la campagne se poursuive.« C\u2019est mon grand ami Ricardo Trogi qui a réalisé ces publicités! rappelle-t-il.C\u2019était hallucinant! On a eu un plaisir fou à faire ça! J\u2019étais super content du résultat.On avait même eu une parodie au Bye-bye! Mais les gens ont beaucoup écrit pour dire qu\u2019ils n\u2019arrivaient pas à trouver le produit en épicerie.La compagnie a donc décidé de ne pas poursuivre, et c\u2019est dommage, parce qu\u2019on avait plein d\u2019idées pour la suite : faire revenir le personnage à cheval, en agent secret, etc.», dit celui qui n\u2019a pas eu souvent de contrats de publicité dans sa carrière, mais n\u2019en est pas mécontent pour autant.« Quand tu fais trop de publicité, les producteurs ont tendance, à tort ou à raison, à ne pas t\u2019engager pour les séries.Je préfère donc la pub radio ou en voix hors champ, parce qu\u2019il y a moins de risque d\u2019être étiqueté », explique celui qui fait aussi les voix de BMR depuis sept ans.STEVE BERGERON Coupée au montage de l\u2019entrevue du 26 mars 2019.Hugo Giroux \u2014 PHOTO ICI TÉLÉ RETAILLE D\u2019ENTREVUE Annie Sama, vous connaissez?Pourtant, l\u2019artiste est originaire de Saint- François-Xavier-de-Brompton.Il est vrai qu\u2019elle n\u2019est pas encore très connue au Québec.Mais c\u2019est tout autre chose à l\u2019étranger! Le mois dernier, elle se trouvait à Paris pour participer à la Fashion Week en tant que mannequin pour la maison de mode Chloé.Diplômée justement en mode, l\u2019artiste est aussi auteure-compositrice-interprète, elle danse et elle a participé à la réalisation de ses clips.Entre Montréal et New York, elle a lancé un microalbum l\u2019automne dernier.Clear se situe quelque part entre l\u2019électropop, le hip-hop et l\u2019industriel (alors que son premier opus, paru en 2014 sous le nom d\u2019artiste APigeon, était plus folk).La créatrice s\u2019est aussi retrouvée dans la liste des 10 jeunes artistes à suivre en 2019 selon le VOGUE US.Envie d\u2019en savoir plus sur cette Québéco-Congolaise?Le spectacle aura lieu ce samedi 4 mai à 21 h, à la Petite Boîte noire.Annie Sama partagera la scène avec Bad Dylan.Entrée : 12 $.STEVE BERGERON De St-François-Xavier à Paris Annie Sama \u2014 JOHANNA SIRING Le seigneur des anneaux, Star Trek, La dolce vita, 2001 : odyssée de l\u2019espace, Le parrain, Il était une fois dans l\u2019Ouest, Forrest Gump, Le fabuleux destin d\u2019Amélie Poulain.Tous des films dont les musiques sont restées gravées dans les cœurs et qu\u2019interpréteront, lors d\u2019un concert spécial accompagné d\u2019extraits sur écran et présenté le dimanche 5 mai à 13 h à la Maison du cinéma, le pianiste Enzo de Rosa et la soprano Isabelle Metwalli.Italien d\u2019origine, Enzo de Rosa, en plus d\u2019accompagner de nombreux chanteurs lyriques, a composé la musique de plusieurs courts métrages, et plus récemment, celle du long métrage One Year Later.Formée en chant classique à l\u2019Université de Montréal, Isabelle Metwalli l\u2019accompagne dans la vie et sur scène, où, en plus de chanter, elle raconte la petite histoire derrière la conception de ces musiques de film.L\u2019entrée est de 20 $.STEVE BERGERON Concert au ciné Isabelle Metwalli et Enzo de Rosa \u2014 PHOTO FOURNIE EXPO Parcours Depuis plus de 15 ans, le Tremplin 16-30 permet à la relève en arts visuels de vivre l\u2019expérience d\u2019une première exposition solo entre ses murs.Parcours rassemble 20 de ces anciens exposants.Cet événement, organisé en partenariat avec le Comité Arts et Culture Jacques-Cartier, souhaite mettre en valeur le foisonnement de talents en arts visuels qui ont défilé dans l\u2019espace d\u2019exposition de la salle Le Tremplin, en plus d\u2019offrir un portrait de la variété de styles et de techniques qui en ont orné les murs.Seront à l\u2019honneur les œuvres d\u2019Isabelle Renaud, Anne-Josée Beaudoin, Gonzalo Vilches Cabrera, Jocelyne Rochon, Frédéric Lapointe, Geneviève Kiliko, Maya Bery et plusieurs autres.Un encan silencieux se déroulera tout au long de l\u2019exposition.Les profits serviront à la poursuite de la mission artistique du Tremplin.Le public est aussi appelé à découvrir différents portraits des participants, mis en ligne sur l\u2019événement Facebook Exposition Parcours.Au Centre culturel et communautaire Françoise-Dunn de l\u2019arrondissement Jacques-Cartier, jusqu\u2019au 8 juin.Tire le coyote de Julien Benoît-Simard Oeuvre de Julie Grégoire \u2014 PHOTOS SPECTRE MÉDIA, MAXIME PICARD Le 4 mai est (non officiellement, c\u2019est bien évident) la Journée Star Wars.En effet, la célèbre citation du film « que la force soit avec toi », qui se dit en anglais may the force be with you, a été déformée par un petit malin en May the Fourth be with you (que le 4 mai soit avec toi).Plusieurs amateurs profitent donc de cette date pour célébrer la série cinématographique culte.Et qu\u2019écoutent-ils pour l\u2019occasion?Peut- être remarquez-vous à l\u2019instant qu\u2019aucune chanson n\u2019est associée à Star Wars, la trame sonore, composée en presque totalité par John Williams, étant uniquement orchestrale.Mais ce n\u2019est pas si grave : tellement d\u2019artistes ont puisé dans ces films soit leur nom de scène ou de groupe, soit des références pour leurs textes.Pensez entre autres à L\u2019empire du côté obscur d\u2019IAM.Weird Al Yankovic, lui, a choisi de parodier Lola du groupe The Kinks en Yoda, dans laquelle Luke Skywalker raconte son entraînement avec le maître Jedi.STEVE BERGERON laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W3 MUSIQUE FRANÇOIS HOUDE Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 Au téléphone, ses réponses sont courtes et parfois longues à venir.Ce n\u2019est pas qu\u2019il soit réticent : il tient à des réponses honnêtes et réfléchies.On en vient à se demander comment quelqu\u2019un d\u2019aussi réservé que Francis Cabrel saura affronter un public.La réponse est pourtant simple : comme il fait toute chose, soit avec application et sincérité.Johnny Hallyday arrivait sur les grandes scènes en hélicoptère ou en sortant d\u2019une main géante.Pas lui.Son style est aux antipodes.Il est demeuré, dans le succès, un modeste artisan, adepte d\u2019une tradition presque révolue d\u2019artistes qui se refusent à privilégier l\u2019esbroufe au contenu.« Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il y a des milliers de personnes devant nous qu\u2019on doit faire de gros effets pour les toucher tous.Au contraire, le défi, ce sera de rapprocher tous ces gens le plus près possible de la scène.J\u2019ai toujours travaillé en fonction d\u2019instruments acoustiques avec une sonorité naturelle.On ne sera pas nombreux sur scène, mes quatre musiciens et moi, et on essaiera de jouer de façon à ce que les gens se sentent le plus près possible de nous.Voilà.» « Il faut amener les gens à être aussi attentifs que possible.C\u2019est vrai qu\u2019il faut qu\u2019ils soient disposés à écouter, bien sûr, mais on a entrepris une tournée en France et jusqu\u2019ici, ça marche pas trop mal.On peut aussi demander au public de participer; ça aide, et c\u2019est extrêmement agréable d\u2019entendre le public chanter.» 40 ANNÉES Ce spectacle de Francis Cabrel s\u2019inscrit sans pudeur comme une rétrospective de 40 ans de succès.« Je suis à un moment de ma vie où je n\u2019ai même plus besoin de faire de mauvaises chansons, rigole l\u2019auteur et compositeur.Les gens veulent entendre ce avec quoi ils ont vécu, c\u2019est normal.Alors, on fera un survol de quarante années.Je vais piocher très loin dans le répertoire, parfois même des chansons que les gens n\u2019attendent pas.En général, par contre, les chansons qu\u2019ils attendent, elles sont sur la liste.On n\u2019aura peut-être qu\u2019une ou deux chansons de mon dernier album.» « On s\u2019est fait une réserve : on a bien dû travailler une quinzaine de chansons de plus que ce que vous allez entendre, de sorte qu\u2019on peut changer d\u2019un spectacle à l\u2019autre.C\u2019est vrai que, quand on change à la dernière minute, on doit avertir beaucoup de monde, mais ça se fait.Il y a aussi un passage où je suis carrément seul sur scène.C\u2019est d\u2019ailleurs comme ça que commence le spectacle.Il arrive qu\u2019on me propose une chanson particulière dix minutes avant d\u2019entrer en scène et je la fais.» « Moi, poursuit-il, je suis toujours dans la même disposition, c\u2019est-à-dire l\u2019inquiétude! Ben oui, ce n\u2019est quand même pas naturel de monter sur scène pour chanter devant des milliers de personnes! Je suis toujours habité par un tas de doutes, je me demande si tout va bien se passer.» Il s\u2019appuie aussi sur d\u2019autres socles, comme il dit, pour se sécuriser.Son application au jeu de guitare, par exemple.« C\u2019est très important pour moi de m\u2019accompagner à la guitare et j\u2019y travaille toujours énormément.Mon rôle de chanteur, c\u2019est autre chose.Je ne me considère pas trop comme un chanteur même si je ne le renie pas : je ne chante pas trop faux, d\u2019accord, mais je ne bosse pas là-dessus beaucoup non plus.Par contre, à la guitare, j\u2019essaie constamment d\u2019être un peu meilleur chaque fois.» UN EFFORT, TOUJOURS Cette profonde réserve qu\u2019on sent chez lui et qui lui confère un charme assez unique ne serait donc pas feinte.Il en convient.« C\u2019est vrai : ça me demande un effort énorme pour monter sur la scène encore maintenant.Mais c\u2019est tellement récompensé.Ça passe un peu pour un acte de courage et je crois que les gens sont plus émus de voir arriver un gars tout seul que dix musiciens qui jouent fort autour d\u2019un chanteur qu\u2019on n\u2019entend pas.» « On va donc commencer notre spectacle avec des choses un peu basiques et mes musiciens vont s\u2019ajouter graduellement, ce qui fait qu\u2019il va s\u2019installer tranquillement un climat de quiétude et de simplicité.Tous les spectacles de musique se ressemblent plus ou moins : les systèmes de son, les éclairages sont assez similaires pour tout le monde, les chanteurs sont habituellement disposés à peu près de la même façon sur scène.Je pense qu\u2019il faut essayer de casser ça un peu : créer une sorte d\u2019intimité qui va durer deux heures et qui peut faire penser aux gens que je suis dans leur maison ou eux chez moi.» On devine la recette d\u2019une communion, mais Francis Cabrel est un peu circonspect devant le terme.« Oui, ça peut arriver, bien sûr, mais ça peut prendre toutes sortes de formes, vous savez.Quand les gens écoutent très fort mais qu\u2019ils sont silencieux, c\u2019est une forme de communion.C\u2019est pas forcément très démonstratif, mais ça peut aussi l\u2019être quand les gens participent, qu\u2019ils chantent beaucoup et que ça tourne à la kermesse.Déjà, quand j\u2019arrive sur scène, on est dans un geste de communication, de partage.Comme je suis timide et que je fais un tel effort pour m\u2019avancer vers le micro, quand les gens réagissent à mes chansons, c\u2019est, chaque fois, une forme de communion parce que moi, je vis quelque chose de très intense.» CHANSONS DU MÊME ÂGE Très intense, d\u2019accord, mais quand on reprend de vieilles chansons mille fois interprétées, y trouve-t-on encore un réel plaisir?« Ce sont mes chansons, comme mes enfants.Je les regarde avec le même émerveillement à tous les âges.Tous les soirs sur scène, je m\u2019étonne d\u2019avoir écrit autant de choses.Elles ont toujours autant d\u2019intensité.Sur scène, pour moi, elles ont toutes le même âge.Chaque fois, c\u2019est la fraîcheur qui ressort en premier.» « Vous savez, je ne chante pas tellement souvent non plus, alors ça compte.Si je faisais 200 concerts par an, je m\u2019abrutirais probablement.Cette année, incluant le Québec, je ne vais chanter qu\u2019une vingtaine de fois, peut-être, sur toute l\u2019année.À vingt fois par an, je peux considérer que Ma place dans le trafic est une nouvelle chanson.D\u2019ailleurs, sitôt une chanson écrite, je passe à autre chose et je ne la redécouvre que sur scène.» Vous voulez y aller?Francis Cabrel Mardi 4 juin, 20 h Salle Maurice-O\u2019Bready Entrée : 91 $ \u2014 PHOTO CLAUDE GASSIAN FRANCIS CABREL Le modeste artisan «?Tous les soirs sur scène, je m\u2019étonne d\u2019avoir écrit autant de choses.Mes chansons ont toujours autant d\u2019intensité.Sur scène, pour moi, elles ont toutes le même âge.Chaque fois, c\u2019est la fraîcheur qui ressort en premier.?» \u2014 Francis Cabrel SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W4 MAGOG \u2014 Plusieurs humoristes québécois ont effectué leurs débuts tardivement, parfois après un changement de carrière radical.Mais pas Mehdi Bousaidan, qui est considéré comme l\u2019un des humoristes les plus prometteurs de sa génération.Artiste aux multiples talents, il a su rapidement quel métier il entendait pratiquer et a foncé sans jamais se retourner.« Je n\u2019avais pas de plan B pour ma carrière », reconnaît-il avec une pointe de fierté dans la voix.« Quand tu as un plan B, ça veut dire que tu as peur que ça ne marche pas et, moi, j\u2019ai préféré y aller à fond. » Mehdi Bousaidan n\u2019a pas tardé à se faire un nom sur la scène artistique québécoise.Il fait notamment partie de la distribution des émissions Like-moi, Trop et Med, qui sont présentées par trois chaînes distinctes.Il a également joué dans le film De père en flic II et monté un spectacle en duo avec Julien Lacroix, une autre étoile montante.Sa bouille sympathique et son propos intelligent font de lui un artiste facile à aimer.Présentement, le premier spectacle solo de l\u2019humoriste d\u2019origine algérienne connaît un départ canon.La première à Montréal a eu lieu en avril et les réactions des critiques ont été plus qu\u2019encourageantes pour lui.« Pour ce spectacle, je me suis assuré d\u2019avoir un décor et une mise en scène.J\u2019amène ça à un autre niveau.C\u2019est interactif comme concept et, pour rendre ça dynamique, j\u2019ai 68 écrans D.E.L.avec moi.Ça bouge énormément durant une heure et demie sans entracte.C\u2019est vraiment spécial! Jusqu\u2019à maintenant, les commentaires sont unanimes », lance Mehdi Bousaidan lorsqu\u2019on lui demande de décrire Demain.D\u2019après lui, le public a soif d\u2019inédit.Il a donc tenté d\u2019offrir un spectacle explorant de nouveaux horizons.« Je pense que les gens sont tannés de voir constamment les mêmes choses.J\u2019essaie de leur parler d\u2019univers qu\u2019ils connaissent moins et qui n\u2019ont pas de lien avec leur vie.Moi, au cinéma, j\u2019aime les films qui traitent du vécu de gens différents de moi et c\u2019est justement ce que je veux offrir. » L\u2019actualité quotidienne à l\u2019échelle internationale constitue une des principales matières premières de l\u2019humoriste.« On parle de bombes, d\u2019agressions sexuelles, de pauvreté et de plein d\u2019autres sujets semblables tous les jours ou presque dans les médias.C\u2019est le genre de sujet que, nous, on doit utiliser en tant qu\u2019humoriste quand c\u2019est le temps d\u2019écrire des blagues », estime-t-il.S\u2019il reconnaît aborder des questions délicates ou sensibles, Mehdi Bousaidan assure qu\u2019il ne souhaite ni passer un message ni faire la morale.Le plaisir doit primer, autrement dit.« J\u2019ai une tribune, ce qui n\u2019est pas donné à tout le monde, et je veux l\u2019utiliser à bon escient.Mon but, c\u2019est de faire en sorte que les gens aient du plaisir et qu\u2019ils se posent certaines questions en repartant du spectacle.Oui, je touche à des sujets plus profonds parce que je trouverais ça hypocrite de ne pas le faire, mais la façon dont je les aborde reste superficielle », précise-t-il.DEMAIN MEHDI Alors qu\u2019il amorce à peine sa tournée avec Demain, Mehdi Bou- saidan connaît déjà les noms de ses deux prochains spectacles.Ils s\u2019intituleront Hier et Aujourd\u2019hui.Logique, non?« Là, je sentais l\u2019urgence de parler de demain, alors c\u2019est ce que j\u2019ai fait.Je ne me voyais pas commencer en abordant tout de suite mon passé.Ça aurait été rough.Prends le cas d\u2019une première rencontre avec une fille par exemple : tu ne te mets pas à raconter ton passé en partant.C\u2019est un peu la même chose dans ce cas-ci. » Une fois qu\u2019il aura réalisé ces deux premiers volets, l\u2019humoriste croit qu\u2019il pourra davantage plonger dans l\u2019instant présent.« Je serai rendu là quand je sortirai Aujourd\u2019hui », prévoit-il.Lorsqu\u2019on l\u2019incite justement à JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca Mehdi Bousaidan lors du spectacle d\u2019humour Cabaret coup de gueule du Zoo- fest, en juillet 2012.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE Demain, le premier spectacle solo de l\u2019humoriste d\u2019origine algérienne connaît un départ canon.La première à Montréal a eu lieu en avril et les réactions des critiques ont été plus qu\u2019encourageantes pour lui.\u2014 PHOTO LA PRESSE, BERNARD BRAULT MEHDI BOUSAIDAN FONCER SANS JAMAIS SE RETOURNER laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W5 se confier sur ce qu\u2019il vit actuellement, Mehdi Bousaidan ne cache pas sa satisfaction.Il estime qu\u2019il récolte les fruits de son labeur acharné, sans nier qu\u2019il a probablement aussi été chanceux par moments.« Il y a énormément de travail derrière ce que je fais présentement.Mais c\u2019est certain qu\u2019il faut un peu de chance pour réussir.Je crois beaucoup au hasard et j\u2019ai l\u2019impression que, parfois, j\u2019ai été au bon endroit au bon moment.Une seule décision peut changer le cours de ta vie.C\u2019est important de garder ça en tête. » Comme de nombreux autres artistes, il a senti que son choix de carrière préoccupait son père et sa mère alors qu\u2019il était plus jeune.« Mes parents avaient des inquiétudes.C\u2019est sûr que c\u2019est moins rassurant pour eux quand on a le goût de devenir humoriste plutôt que comptable, par exemple.Malgré ça, ils m\u2019ont toujours soutenu. » LIKE-MOI Mehdi Bousaidan rêvait par ailleurs depuis un moment de se joindre à l\u2019équipe de l\u2019émission humoristique Like-moi, présentée en ce moment sur Club Illico et prochainement à Télé-Québec.Or, ce n\u2019est que récemment qu\u2019il en est devenu un membre à part entière.« Je suis très content.J\u2019avais passé une audition, mais ils m\u2019ont seulement rappelé trois saisons plus tard.Une des choses que j\u2019aime le plus lorsqu\u2019on enregistre cette émission, c\u2019est qu\u2019on porte des costumes.C\u2019est vraiment un plaisir, surtout qu\u2019on n\u2019a pas ce genre d\u2019occasion souvent à la télé au Québec! Je m\u2019amuse beaucoup en incarnant des individus colorés. » Cela dit, bien que le petit écran occupe une place importante dans sa carrière, il n\u2019a pas l\u2019intention, ni à court ni à moyen termes, de cesser de pratique son métier d\u2019humoriste.« Ça restera toujours le moteur de ma vie.C\u2019est un créneau que je vais toujours garder », promet-il.MAGOG \u2014 Né dans une Algérie en proie à la guerre civile, Mehdi Bousaidan est arrivé au Québec en bas âge.Il raconte avoir appris le français en compagnie d\u2019une enseignante d\u2019origine péruvienne, ce qui a longtemps laissé des traces dans sa façon de parler.Il confesse d\u2019ailleurs avoir consacré des efforts importants, vers 9 ou 10 ans, pour s\u2019exprimer davantage comme le petit Québécois moyen.« J\u2019avais un accent péruvien plus jeune et, à un certain moment, j\u2019ai voulu le perdre.Je désirais ressembler aux autres et me sentir plus à ma place.Ça a fait en sorte que, autour de 13, 14 ans, je me suis mis à utiliser un gros joual sale. » Ayant par la suite gagné en maturité, l\u2019artiste s\u2019est finalement aperçu, au début de sa carrière, que cela pouvait être un atout d\u2019être différent.Il a donc fait le choix d\u2019exploiter sa différence plutôt que d\u2019essayer de la gommer.N\u2019empêche, ses efforts pour adopter la façon de s\u2019exprimer des Québécois n\u2019auront sans doute pas été vains, puisque l\u2019humoriste est aujourd\u2019hui facilement capable de se placer dans la peau de personnages aux accents multiples.Dans son spectacle Demain, il en incarne d\u2019ailleurs près d\u2019une vingtaine, de provenances diverses.« UN OUTIL SOCIAL » Avec l\u2019arrivée de Mehdi Bousai- dan sur la scène de l\u2019humour au Québec, un fait semble se confirmer : on retrouve parmi la communauté d\u2019origine arabe du Québec plusieurs talents comiques d\u2019exception.Rachid Badouri et Adib Alkha- lidey ont notamment ouvert la voie avant lui.Sans se prononcer sur l\u2019ensemble de la communauté arabe, l\u2019artiste révèle que tous les Algériens qu\u2019il connaît sont drôles.« Chez les Algériens, l\u2019humour est un outil social très important.Je ne pense pas que cette chose ait la même importance dans tous les peuples », fait-il valoir.À ce sujet, il dresse un parallèle entre les Algériens et les Québécois.« Les peuples qui ont connu de grandes défaites ont une meilleure capacité à rire, j\u2019ai l\u2019impression.L\u2019Algérie a été dominée par la France longtemps tandis que le Québec n\u2019a jamais eu son indépendance », note-t-il.JEAN-FRANÇOIS GAGNON Vous voulez y aller?Demain Mehdi Bousaidan Vendredi 10 mai, 20 h 30 Du 30 juillet au 3 août, 20 h 30 Vieux Clocher de Magog Entrée : 37 $ Mercredi 6 novembre, 20 h Salle Maurice-O\u2019Bready Entrée : 43 $ Lors d\u2019une discussion avec le comédien et humoriste Fellag (Monsieur Lazhar), qui est d\u2019origine algérienne comme lui.« Chez les Algériens, l\u2019humour est un outil social très important », fait-il valoir.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, HUGO-SÉBASTIEN AUBERT En compagnie d\u2019Hélène Bourgeois-Leclerc lors du lancement du film La course des tuques.La comédienne s\u2019est occupée de la voix de François les lunettes, pendant que Mehdi se chargeait de celle de Zac.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE Entre l\u2019Algérie et le Québec « Je crois beaucoup au hasard et j\u2019ai l\u2019impression que, parfois, j\u2019ai été au bon endroit au bon moment.Une seule décision peut changer le cours de ta vie.C\u2019est important de garder ça en tête. » \u2014 Mehdi Bousaidan SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W6 TÉLÉVISION RICHARD THERRIEN Le Soleil MONTRÉAL \u2014 Si le peuple avait dit Oui en 1995, le Québec aurait-il sa propre monnaie?À quoi ressemblerait son armée?Et se serait-il réellement débarrassé du débat autour de la question nationale?On pourra en avoir un aperçu dans La maison bleue, nouvelle comédie en tournage à partir de lundi, et prévue pour l\u2019hiver prochain sur l\u2019Extra d\u2019ICI Tou.tv.L\u2019idée émane de Ricardo Trogi, qui l\u2019a développée avec son partenaire de hockey Daniel Savoie, connu pour son personnage de Patrice Lemieux.Louis Morissette, qui collabore au scénario en plus de produire la série chez KOTV, n\u2019a pas la prétention de vouloir décrire ce que le Québec serait réellement devenu si le Oui l\u2019avait emporté par une marge aussi mince que 50,5 pour cent.Le but premier de La maison bleue reste de nous faire rire.Guy Nadon, à qui on pensait pour jouer le président Hamelin, est la première personne après la direction de Radio-Canada à qui KOTV a fait lire le projet.« Il nous a dit : \u201cJ\u2019ai tellement ri, je veux le faire!\u201d Ça nous a beaucoup rassurés », raconte le producteur, qui parle d\u2019un président de bonne foi, « qui ne veut surtout pas être le premier à échapper le Québec ».Anne-Marie Cadieux jouera son épouse, un peu désœuvrée, qui parle très peu anglais, une situation embêtante quand le président américain décide d\u2019honorer le Québec de sa visite.Le couple a une fille, interprétée par Anyjeanne Savaria.Ce Québec indépendant sera donc un petit pays ne jouissant pas d\u2019une grande reconnaissance à l\u2019international, et sclérosé systématiquement par une question référendaire.« Il reste quand même 49,5 pour cent de Québécois qui ont hâte de retourner dans le Canada.On n\u2019en sort jamais de la christie de question! » résume Louis Morissette.C\u2019est aussi un pays qui dispose de moyens limités, ce qui se traduit par une armée un peu dégarnie, dirigée par le général Charrette, joué par Roger Léger.LA GAFFE PLUTÔT QUE L\u2019OPTION Même s\u2019il s\u2019agit d\u2019une série politique, Louis Morissette croit que ce sont par les personnages et non par son sujet que le public embarquera.« Il faut qu\u2019on les aime.La trame de l\u2019amitié, de la famille, de l\u2019adolescente qui ne suit pas les décisions de son père, est importante.L\u2019entourage du président compte aussi pour beaucoup.» Geneviève Schmidt agira comme directrice des communications, Claude Despins, comme vice-président, et Dominic Paquet, comme garde du corps.Dans l\u2019histoire, la maison bleue présidentielle est située à Sillery, même si, dans les faits, on tourne en très grande majorité à Montréal.« C\u2019est une belle maison, mais comme dit Ricardo [Trogi], il lui a manqué 20 millions pour qu\u2019elle ait l\u2019air de la Maison- Blanche », s\u2019amuse Louis Morissette.Vous y retrouverez une reproduction du bureau ovale et de la salle de crise.L\u2019équipe tournera trois jours à Québec.La maison bleue reste une comédie, marquée par toutes sortes de situations loufoques.En manque de ressources naturelles, le président américain souhaite échanger une partie du Québec, collée sur le Vermont, en échange d\u2019une partie de la Floride.Le président Hamelin a aussi un voisin envahissant, un fédéraliste acharné, qui a gagné à la loterie et qui est venu s\u2019installer à côté du président, « juste pour le faire chier ».Avant que les accusations fusent, on dit que La maison bleue ne prendra parti pour aucune option politique, ni de droite ni de gauche, et envisage de tirer partout.« Personne n\u2019a l\u2019air d\u2019un prix Nobel » parmi les personnages, confirme Louis Morissette.« En comédie, les gens les plus gaffeurs sont les plus drôles.C\u2019est la joke qui nous mène.On n\u2019a pas d\u2019agenda.» Avant que les accusations fusent, on dit que La maison bleue ne prendra parti pour aucune option politique et envisage de tirer partout.L\u2019idée de La maison bleue émane de Ricardo Trogi (au centre), qui l\u2019a développée avec son partenaire de hockey Daniel Savoie (deuxième à partir de la gauche).Louis Morissette (à gauche) collabore au scénario en plus de produire la série chez KOTV.À droite : François Avard, relecteur, et Louis-Philippe Drolet, producteur chez KOTV \u2014 PHOTO LAWRENCE ARCOUETTE LA MAISON BLEUE Le P\u2019tit Québec 5395503 PHILIPPE BOND OBTENEZ UN 6ESPECTACLE à choisir parmi l\u2019offre de la série À la carte, si abonné AVANT le 15 juin.MARTIN PETIT GALA COMÉDIE STAR PHILIPPE LAPRISE 819 820-1000 CENTRECULTUREL.CA L\u2019HUMOUR DE 5 SPECTACLES POUR 190 $ 6 + 7 DÉC 2019 20 + 21 DÉC 2019 27 + 28 MAR 2020 24 + 25 AVR 2020 RACHID BADOURI 1 ER ET 2 NOVEMBRE 2019 laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W7 LIVRES DANIEL CÔTÉ Le Quotidien SAGUENAY \u2014 Ainsi en est-il en ces temps oublieux : le nom de Monique Leyrac, l\u2019artiste québécoise la plus populaire des années 1960, chez elle comme en Europe, possède une faible résonance.«?Les moins de 50 ans ne la connaissent pas et je dois dire qu\u2019elle-même n\u2019a rien fait pour raviver sa mémoire.On l\u2019a oubliée et c\u2019est un peu injuste?», constate François Dompierre.Si l\u2019œuvre du musicien est familière, son goût pour l\u2019écriture est tout aussi profond.Et justement, il a trouvé matière à s\u2019exprimer à la suite d\u2019une rencontre impromptue dans une épicerie des Cantons- de-l\u2019Est, il y a cinq ans.Son panier a heurté légèrement une dame âgée, laquelle a eu un mouvement d\u2019humeur avant de le reconnaître.Heureux de se retrouver, les deux artistes ont soupé ensemble et partagé maintes anecdotes.C\u2019est dans ce contexte que l\u2019idée de produire un livre a pris forme.« Je trouvais que Monique Leyrac avait eu une vie palpitante, à une époque où le destin des femmes était terne.Elle a accepté de participer et nous a v o n s e u u n e vingtaine d\u2019entretiens, ce qui ne s\u2019est pas fait d\u2019un trait parce que ces discussions l\u2019empêchaient de dormir.Il y a même une fois où elle a voulu se retirer.Je suis passé à autre chose et un jour, elle m\u2019a rappelé », raconte François Dompierre.Ne se considérant pas comme u n b i o g r a p h e , il a opté pour la forme romancée.Les faits sont véridiques, mais l\u2019auteur a recouru à son imagination pour rendre l\u2019atmosphère dans laquelle a baigné la chanteuse et comédienne.C\u2019est aussi l\u2019une des raisons qui justifient l\u2019absence de photographies, hormis celle \u2014 très jolie \u2014 qui figure sur la couverture.C\u2019est au lecteur de se faire ses propres images.LE TEXTE, TOUJOURS LE TEXTE Le destin de Monique Leyrac s\u2019est cristallisé très tôt.Vivant à Rosemont dans une famille de c o n d i t i o n modeste, elle s\u2019est mis en tête de deve- n i r c o m é - d i e n n e , c e qui a mené à un premier contrat à la radio, à l\u2019âge de 14 ans.La chanson est venue par a c c i d e n t , c e p a s s e - temps ayant pris un tour plus sérieux à la suite de q u e l q u e s apparitions a u F a i - san doré.Exploité par le crime organisé, ce cabaret dont la vedette était Jacques Normand (qui allait devenir son amant et la source d\u2019un grand chagrin) lui a servi de tremplin.« Rien ne l\u2019intimidait.Sans renier son milieu, cette femme qui n\u2019avait pas terminé sa neuvième année est devenue une grande chanteuse et une excellente comédienne.Elle a joué dans les classiques, du Molière, du Corneille, et aussi dans des boulevards.Et dans tous ses projets, le texte était la chose la plus importante », fait observer François Dompierre.Le Québec et l\u2019Europe lui ont tendu les bras, bien avant que Robert Charlebois ne débarque à l\u2019Olympia.Même aux États-Unis, la porte était ouverte.Un producteur réputé a multiplié les appels du pied, sûr qu\u2019il en ferait une vedette.« Elle a refusé parce qu\u2019elle voulait chanter un certain répertoire plutôt que de faire des compromis, ce qui aurait été inévitable », explique l\u2019auteur de Monique Leyrac : le roman d\u2019une vie.UNE FEMME DE CARACTÈRE Sensible aux idées portées par la Révolution tranquille, l\u2019interprète a raffiné son approche au début des années 1960.Moins dispersé qu\u2019à ses débuts, son répertoire a fait la part belle aux artistes québécois incarnant la modernité, des gens comme Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Jacques Blanchet et, bien sûr, son vieil ami Félix Leclerc.Signe des temps, son album regroupant des chansons de Vigneault a été écoulé à 100 000 exemplaires.Dans le livre, on voit poindre le caractère de l\u2019héroïne, une femme qui savait mener sa barque, à la fois authentique et rigoureuse, parfois cassante.C\u2019est ainsi que, dans la dernière phase de sa carrière, elle a créé des spectacles thématiques jumelant deux de ses passions, soit la chanson et le théâtre.Il n\u2019y avait pas de modèle à suivre, mais le succès fut au rendez-vous.Puis, ce fut le théâtre.Puis, la retraite à l\u2019âge de 65 ans.Sa troisième passion, l\u2019horticulture, a pris le pas sur les arts de la scène.Maintenant âgée de 91 ans, Monique Leyrac réside toujours dans les Cantons-de-l\u2019Est.Le corps s\u2019est fragilisé, mais son esprit demeure alerte, ce qui lui a permis de se faire une opinion sur le livre.« Elle l\u2019a apprécié », résume François Dompierre, heureux d\u2019avoir jeté un peu de lumière sur une femme qui, à sa manière, aura incarné le rêve québécois.Monique Leyrac s\u2019est fait discrète depuis qu\u2019elle a pris sa retraite de la scène, à l\u2019âge de 65 ans.Il était donc approprié que François Dompierre lui consacre un livre épousant la forme d\u2019une biographie romancée.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE PORTRAIT SIGNÉ PAR FRANÇOIS DOMPIERRE Monique Leyrac, la chanteuse oubliée 5389849 30 MAI 819 820-1000 ALEXANDRE BARRETTE 10 ET 11 MAI BRITISHOW 23 MAI SYLVAIN COSSETTE Tournée 80S FRANÇOIS BELLEFEUILLE 4 MAI ALAINMORISOD ET SWEET PEOPLE 8 MAI TOCADÉO 9 MAI LEMIRE VERVILLE 25 MAI SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W8 MUSIQUE GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil QUÉBEC \u2014 La carrière de FouKi a été propulsée dans les hautes sphères depuis deux ans : près de 130?000 amateurs l\u2019écoutent chaque mois sur la plateforme Spotify, où son succès Gayé approche dangereusement les 3 millions de clics.Battant le fer pendant qu\u2019il est chaud, le jeune rappeur a renoué avec le producteur QuietMike pour lancer Zay- Zay, un deuxième album en un peu plus d\u2019un an.Discussion avec un artiste aussi cool que prolifique, dont la musique a résonné jusque dans l\u2019espace.Q Dans quel contexte ce nouvel album a-t-il été créé?R Ça s\u2019est fait tout au long de la tournée, quand on était en Europe, même quand j\u2019étais en vacances.J\u2019aime jouer avec les mots, même si ce n\u2019est pas pour écrire un verse.Juste de faire un jeu de mots ou une joke, c\u2019est toujours quelque chose que j\u2019aime faire.Après, écrire des verses, ça se fait un peu tout seul.Dès qu\u2019on est en voiture, QuietMike va partir un beat et je vais écrire des bars là-dessus.Il y a eu beaucoup plus de chansons que ça qui se sont écrites dans le processus\u2026 Mais 18 chansons sur l\u2019album, c\u2019est quand même pas mal.Q Comment décrirais-tu la dernière année et l\u2019ascension fulgurante que tu as vécues?R Ça s\u2019est fait vraiment du jour au EN ORBITE AVEC FOUKI 5336959 5395504 LAUREL ET HARDY MONARQUE PRODUCTIONS OBTENEZ UN 6ESPECTACLE à choisir parmi l\u2019offre de la série À la carte, si abonné AVANT le 15 juin.DOCILE LE PETIT THÉÂTRE DU NORD GARÇON! PRODUCTIONS JEAN-BERNARD HÉBERT TANGUY TANDEM.MU 819 820-1000 CENTRECULTUREL.CA 4 MAR 2020 AU THÉÂTRE MERCREDIS 5 SPECTACLES POUR 190 $ 22 JAN 2020 27 NOV 2019 23 OCT2019 LE SCHPOUNTZ ENCORE SPECTACLE 11 DÉCEMBRE 2019 SAISON 2018 -2019 En collaboration avec Dimanche 5 mai à 14 h ARIANE DESLIONS MaQuincaillerie Musicale Entrez dans le coffre de la fabricoleuse, véritable bric-à-brac musical clownesque.À travers ses chansons, la Sherbrookoise Ariane DesLions invite les enfants à réfléchir autour d\u2019enjeux sociaux et familiaux actuels, à s\u2019initier à la percussion corporelle et à découvrir sa quincaillerie musicale débordant d\u2019instruments conçus à partir de matériaux recyclés, dont Ti-You, sa fabuleuse machine-à-sons.Chanson 3 à 9 ans 819 820-1000 Centreculturel.ca laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W9 MUSIQUE lendemain.C\u2019est quelque chose d\u2019incroyable.C\u2019est sûr que ça change une vie.Mais plus en bien qu\u2019en mal.Q Tu vis bien avec cette nouvelle célébrité?R Je ne suis pas un gars de bar, je ne suis pas un gars de party.Je préfère chiller tranquille avec mes amis, aller jouer au basket au parc et fumer des bats.C\u2019est plus mon genre.C\u2019est vraiment en tournée que je le vois et que je le vis à fond.Quand je fais des shows devant 10 000 personnes et que le monde crie les paroles, taba- rouette! C\u2019est le fun, c\u2019est beaucoup d\u2019adrénaline.Q Sachant qu\u2019il y a davantage d\u2019oreilles qui t\u2019écoutent, as-tu ressenti de la pression en préparant l\u2019album?R Non, je dirais que ç\u2019a juste donné plus de puissance à mon inspiration.Ça m\u2019a donné un boost, ç\u2019a mis plus d\u2019essence dans mon char! Je n\u2019ai pas ressenti de stress.C\u2019était aussi une question d\u2019amélioration.On écoutait les chansons et on trouvait ça vraiment meilleur que ce qu\u2019on a fait par le passé.Q Quelle est l\u2019importance du message dans ton écriture?R C\u2019est sûr qu\u2019il peut y avoir des chansons super humoristiques où on n\u2019a pas besoin d\u2019avoir un message en tant que tel.Je pense que c\u2019est important, mais ce n\u2019est pas essentiel.Ça fait du bien d\u2019écouter quelque chose de léger où il n\u2019y a pas une morale à la fin.Mais dans une chanson comme Positif, le message est là.Ça parle vraiment de positivisme.Ça fait du bien, surtout au Québec où il fait frette longtemps dans l\u2019année.C\u2019est facile de tomber dans le négatif.Q Et qu\u2019en est-il de Papillon, où tu reviens sur ton parcours scolaire difficile?R Ça passe du négatif au positif dans les verses.Mais le positivisme, je pense que c\u2019est vraiment le plus important pour l\u2019avenir de la société.C\u2019est sûr que ce n\u2019est pas des monsieurs et des madames qui vont se reconnaître dans Papillon, parce que ça fait longtemps qu\u2019ils ont passé leur secondaire.Même moi, je ne pense pas faire d\u2019autres chansons qui parlent d\u2019école.C\u2019est un dernier trait sur ça et je pense que beaucoup d\u2019ados vont se reconnaître là-dedans.Q Dans un tout autre registre, qu\u2019est-ce qui a inspiré l\u2019hommage au «?spaghetti pain à l\u2019ail?» de S.P.A.L.A.que tu fais avec Vendou?R C\u2019est un délire! On était en tournée et on a vu un Normandin.On capotait, on n\u2019avait pas vu de res- tos depuis un bout.On s\u2019est mis à crier : « Spaghetti, pain à l\u2019ail! » Notre manager ne voulait pas s\u2019arrêter là, mais nous, on voulait! Finalement, le Normandin était fermé.Q Comment ça se passe pour toi en Europe?R C\u2019est vraiment comme à mes débuts dans le rap.Au Québec, je fais des shows devant des foules de gens qui crient mes paroles.En Europe, ça bouge un peu moins, ils me connaissent moins.C\u2019est vraiment du défrichage.Mais c\u2019est un bon départ, un bon début.Et on a de bons contacts, surtout.Q Koriass te décrit comme son «?fils spirituel?».Acceptes-tu le titre?R Ouais! Quand j\u2019ai commencé à rapper, à 14 ou 15 ans, j\u2019écoutais beaucoup de rap français.Je rap- pais à la française.Après, il y a eu Koriass, Alaclair Ensemble, Dead Obies\u2026 Mais Koriass est vraiment l\u2019un des gars que j\u2019ai le plus écoutés dans mon adolescence.Il aime beaucoup ce que je fais.Il n\u2019y a pas de compétition.Il voit ça un peu comme un accomplissement.C\u2019est comme si moi, dans 10 ans, je tombais sur un gars dont la musique marche bien et qui a beaucoup écouté ma musique.C\u2019est cool.Q Ça fait quoi de savoir que l\u2019astronaute David Saint- Jacques a fait jouer l\u2019une de tes chansons dans l\u2019espace?R C\u2019est flyé! C\u2019est fou! En plus, il y a une chanson qui va sortir avec Eman et Souldia et c\u2019est une chanson spatiale\u2026 Par hasard, on l\u2019a faite avant d\u2019entendre parler de ça.FouKi a lancé vendredi ZayZay, un deuxième album en un peu plus d\u2019un an.\u2014 PHOTO FÉLIX RENAUD Vous voulez y aller?FouKi Vendredi 13 septembre, 20 h Théâtre Granada Entrée : 26,50 $ FOUKI ZayZay RAP HIP-HOP FRANCO Disques 7e Ciel EN ORBITE AVEC FOUKI 5398401 VIEUXCLOCHER.COM Guy Nantel Dimanche 19 mai 2019 Zachary Richard Vendredi, samedi17et18mai2019 Patrick Norman Samedi 11 mai 2019 RosalieVaillancourt .Samedi 25 mai 2019 Katherine Levac .Vendredi 7 juin 2019 Simon Gouache .14, 28 et 29 juin 2019 Mario Jean.Samedi 15 juin 2019 Pierre Hébert .Vendredi et samedi, 21 et 22 juin 2019 Pendant l\u2019heure et demie que dure Demain, le jeune humoriste NOUS FAIT RIRE de toutes les façons possibles - Benoit Valois-Nadeau, Journal Métro Un jeune humoriste BOURRÉ DETALENT! Improvisateur chevronné.- Catherine Richer, ICI Première Avec ce spectacle solo,Mehdi Bousaidan prouve qu\u2019il est un humoriste ACCOMPLI et AVANT-GARDISTE,mais surtout UN MODÈLE pour les artistes de demain.- Stéphanie Vallet, La Presse+ (Mehdi Bousaidan) est très ALLUMÉ,TRÈS INTELLIGENT.Il a réussi son pari.C\u2019est vraiment un spectacle EXTRAORDINAIRE! Ce gars-là va rafler tous les prix aux Olivier l\u2019année prochaine! - Jean-Philippe Dion,Rythme FM Mehdi Bousaidan Vendredi 10 mai 2019 Mardi 30 juillet au samedi 3 août 2019 Ayant déjà fait sa marque à la télé et au cinéma, Mehdi Bousaidan démontre maintenant qu\u2019il a sa place dans le monde de l\u2019humour avec un premier spectacle drôle et innovant qui confirme toute l\u2019étendue de son talent! 5 juillet DOMINIQUE FILS-AIMÉ 11 mai PHILIPPE BRACH PRÉSENTE 4 juillet PLACE NIKITOTEK JORDAN OFFICER 8 musiciens sur scène 21 juin ROXANE BRUNEAU 11 juillet FANTASTIC NEGRITO 4 octobre LES SOEURS BOULAY SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W10 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?1/2 TRADITIONNEL L\u2019habit de plumes MUSIQUE À BOUCHES DISQUES PASSEPORT NEUVE MUSIQUE ?POP HIP-HOP FRANCO FEU LAURENCE NERBONNE COYOTE RECORDS ?POP ANGLO Hurts 2B Human P!NK RCA ?1/2 ESSAI Factfulness HANS ROSLING FLAMMARION 400 PAGES Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Pelchat Aznavour \u2014 Désormais, Mario Pelchat 2 Coucou Passe-partout, Artistes variés 3 Ainsi soit-il, Alain Morisod et Sweet People 4 Ce soir on sort., Patrick Bruel 5 Les oiseaux du printemps, Artistes variés 6 La belle vie, Michel Louvain 7 Effet miroir, Zaz 8 Serge Fiori \u2014 Seul ensemble, Artistes variés 9 My Paris Years, Alain Lefevre 10 Feu, Laurence Nerbonne \u203a NON FRANCOPHONE 1 La voix 2019, Artistes variés 2 Les plus belles chansons d\u2019amour à la flûte de Pan, Artistes variés 3 When We All Fall Asleep, Where Do We Go, Billie Eilish 4 Map of The Soul : Persona, BTS 5 Women, Brigitte Boisjoli 6 Social Cues, Cage The Elephant 7 A Star Is Born (b.o.f.), Lady Gaga et Bradley Cooper 8 Matt Lang, Matt Lang 9 Origins, Imagine Dragons 10 Honk, Rolling Stones Mario Pelchat \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE RÉINVENTION ET PLAISIR SIMPLE Avec ce troisième disque, le quintette trad Musique à bouches franchit un pas de plus vers l\u2019unité musicale et l\u2019actualisation du genre.Le fait que l\u2019ensemble a cappella ait pu cette fois-ci enregistrer toutes les voix en même temps s\u2019entend rapidement dans la pureté des unissons et les ciselures de la polyphonie.Doué pour les harmonies chorales élaborées (certaines sont même audacieuses), le groupe estrien ne se démarque jamais autant que lorsque les voix se détachent, par exemple les introductions de Compère et de Filles des Cantons, le refrain de la craquante et hilarante La marmelade ou la superposition, dans La ducasse, d\u2019une turlute aux couplets.Un filon original à exploiter davantage, même si les Musique à bouches arrivent déjà à réinventer le style par toutes sortes de détails judicieux : bruits de chaîne (Adieu charmante Isabeau), voix filtrée de mégaphone (Le moine tremblant), tapage de cuisses en plus de la podorythmie.La façon dont le quintette s\u2019amuse en adaptant les textes de ces chansons à boire, histoires grivoises, reels et autres complaintes de marins contribue également à cette touche d\u2019inédit, sans que soit boudé le plaisir simple de ces cinq superbes voix de gars.STEVE BERGERON ÉTONNER DANS LE BON SENS On connaissait déjà le penchant de Laurence Nerbonne pour la pop accrocheuse : après son aventure au sein de la formation Hôtel Morphée, son premier album solo, XO, n\u2019était pas passé inaperçu en 2016.L\u2019auteure-compositrice- interprète a poussé la machine à fond quand est venu le temps de créer la suite, parue récemment sous le titre FEU.Résolument actuel sur la forme comme sur le fond, ce deuxième opus est l\u2019œuvre d\u2019une artiste qui voit grand et qui se permet d\u2019oser.Décliné en deux axes, FEU prône d\u2019une part des chansons pop dansantes d\u2019une grande efficacité mélodique.Mais c\u2019est quand elle se fait frondeuse et plonge dans le rap (seule ou en duo avec FouKi) que Nerbonne étonne, dans le bon sens du terme.Avec un flow bien maîtrisé, elle n\u2019y va pas par quatre chemins pour faire écho au mouvement #MeToo ou à la place des femmes dans l\u2019industrie musicale (« Seule fille au festival, sur un bill rempli d\u2019ego, jamais l\u2019acte principal, depuis Céline c\u2019est zéro », lance-t-elle dans Back Off).Du caractère, un discours et du talent, en somme.GENEVIÈVE BOUCHARD, LE SOLEIL LES FAITS, TOUJOURS LES FAITS Selon vous, quel est le pourcentage des habitants de la planète qui a accès à l\u2019électricité?Beaucoup plus grand qu\u2019on peut le croire : 80 pour cent.Hans Rosling, médecin et chercheur à l\u2019Organisation mondiale de la santé, déboulonne quelques mythes sur notre perception du monde dans cet intéressant ouvrage qui cherche à développer la saine habitude de fonder son opinion sur des faits.À l\u2019aide de nombreux graphiques et dans un style très simple, Ros- ling nous invite à ne pas toujours succomber à notre instinct dramatique induit par notre cerveau primitif et à mieux voir la réalité telle qu\u2019elle est.Car « le monde n\u2019est pas aussi dramatique qu\u2019il en a l\u2019air », estime le scientifique, qui croit que les médias sont en partie responsables de cette vision biaisée, par leur propension à succomber trop facilement à l\u2019« instinct de la peur ».Un ouvrage apaisant pour ceux qui pensent que notre monde va de plus en plus mal.NORMAND PROVENCHER, LE SOLEIL ROSE PÂLE On a connu par le passé une P!nk mordante, flamboyante et forte en gueule.Où diable est-elle partie?Près de deux ans après un Beautiful Trauma qui ne se démarquait pas par son éclat, voilà la vedette de retour avec Hurts 2B Human, un nouvel opus qui ne viendra certainement pas détrôner ses succès d\u2019antan.Pas vraiment mauvaise, cette nouvelle collection de chansons manque cruellement de pep et joue sans doute un peu trop la carte de la ballade (de la pièce-titre mitonnée avec Khalid au bilan chansonnier de My Attic en passant par la grandiloquente Courage).On aime le refrain (au potentiel scénique épique) de Walk Me Home, le message d\u2019acceptation de Happy ou la nostalgie dansante de Can We Pretend, qui porte la griffe de Cash Cash.Pour le reste, on repassera.GENEVIÈVE BOUCHARD, LE SOLEIL Yama Laurent, Yama Laurent Vertige, Aurelia O\u2019Leary Aimons-nous, Giorgia Fumanti Entre temps, Léa Jarry Chronique d\u2019un petit bout de femme, Andy St-Louis Les corps invincibles, Charles Robert Quand on s\u2019aime (hommage à Michel Legrand), Nana Mouskouri et Michel Legrand Maziade, Mollitiam ZayZay, Fouki Blind, Jeffrey Piton Dreaming Time (microalbum), Corey Hart Now, Jesse MacCormack Promises, Paul Cargnello I Am (microalbum), Kim Churchill Live at Woodstock \u2014 International Version (réédition), Jimi Hendrix The Other Way, Donovan Woods Sometimes It\u2019s Something, Sometimes It\u2019s Nothing at All, Passenger SYML, SYML Father of the Bride, Vampire Weekend Age of Unreason, Bad Religion Berseker, Amon Amarth Crash Talk, ScHoolboy Q TrapStar Turnt PopStar, PnB Rock Still, TOBi Ocean, Karol G Black Sheep (microalbum), Dean Brody Restless Wind, George Winston Seven Days Walking : Day Two, Ludovico Einaudi André Mathieu : musique de chambre, Artistes variés Liste sujette à changements; certaines sorties ne sont que numériques.Yama Laurent \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W11 MUSIQUE DANIEL CÔTÉ Le Quotidien SAGUENAY \u2014 L\u2019amour.Voilà un thème qui réussit bien à Giorgia Fumanti.Après le succès d\u2019Amour, vendu à 12 000 exemplaires à ce jour, la chanteuse récidive avec Ai- mons-nous, un album qui montre à quel point elle est enracinée dans la terre québécoise.Plusieurs titres font figure de classiques chez nous, à commencer par celui qui a donné son nom à cet enregistrement, signé Yvon Deschamps.Les arrangements de cette pièce sont d\u2019une extrême délicatesse, offrant un bel écrin à la voix de l\u2019interprète originaire de l\u2019Italie.Un frémissement similaire enveloppe son interprétation d\u2019Hymne à la beauté du monde, air popularisé par Diane Dufresne.Les mots cohabitent avec de jolies touches de harpe, comme pour illustrer à quel point l\u2019avenir de la planète tient à peu de choses.Cette voix, justement, ne cesse d\u2019étonner la principale intéressée.«Même quand je suis fatiguée par les soins prodigués à mes enfants, je suis surprise de la voir sortir aussi facilement, cette voix pleine qui me permet de chanter sans ressentir de stress.Même que, lorsque je donne des concerts, j\u2019ai le sentiment d\u2019être en vacances», a confié Giorgia Fumanti à la faveur d\u2019une entrevue téléphonique.Certains titres lui étaient familiers, notamment Un peu plus haut de Jean-Pierre Ferland.Pour les autres, la chanteuse a recueilli les suggestions de différentes personnes, dont ses musiciens.Il restait ensuite à se les approprier.«Je n\u2019avais jamais entendu Pendant que, de Gilles Vigneault.Le défi a consisté à reprendre ce poème sans le dénaturer et j\u2019aime bien le résultat, ainsi que les arrangements de Stefano Galante.C\u2019est comme des musiques de films.» AVEC TOI JE PARTIRAI Plus proche de son univers, Con te partiro la ramène dans l\u2019orbite de la musique classique.Il s\u2019agit d\u2019un clin d\u2019oeil à ses admirateurs qui, chaque fois qu\u2019ils l\u2019entendent en spectacle, lui réservent un accueil chaleureux.«Je la fais souvent, mais je ne l\u2019avais jamais enregistrée.Les gens me l\u2019ont souvent demandée», fait remarquer Giorgia Fumanti.L\u2019album Aimons-nous marque la première collaboration de l\u2019interprète avec le violoniste Alexandre Da Co st a, q u i a pa r t i c i p é à l\u2019enregistrement d\u2019Un peu plus haut et d\u2019un extrait de l\u2019opéra Starmania, Le monde est stone.«En retour, je ferai des vocalises sur son prochain album et je participerai à un concert de l\u2019Orchestre symphonique de Longueuil.C\u2019est lui qui en assume la direction», précise la citoyenne des Laurendides.N\u2019étant pas du genre à monter un spectacle correspondant à l\u2019album du moment, elle intégrera les nouvelles plages d\u2019une manière qu\u2019on pourrait qualifier d\u2019organique.Huit ou neuf devraient figurer au programme, aux côtés de ses succès.Quelques sorties sont prévues au Québec, mais il est trop tôt pour confirmer de dates.À l\u2019international, par ailleurs, des spectacles seront proposés l\u2019été prochain, en Italie.C\u2019est d\u2019autant plus apprécié que les parents de l\u2019artiste y vivent toujours, ce qui permet de joindre l\u2019utile à l\u2019agréable.Elle révèle aussi qu\u2019une première a eu lieu récemment, un concert privé tenu en Australie.«Maintenant, je peux dire que j\u2019ai chanté sur les cinq continents», s\u2019émerveille Giorgia Fumanti.Giorgia Fumanti et l\u2019amour à la québécoise Giorgia Fumanti vient de sortir un album intitulé Aimons-nous.Il renferme plusieurs pièces créées au Québec, des succès mis en musique par le producteur Stefano Galante.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE GIORGIA FUMANTI Aimons-nous POP LYRIQUE Vega2 5394944 5395625 à la Maison de la culture 441, rue de la Cour,Waterloo \u2022 450 539-4764 39e exposition des Peintres unis Vernissage : le vendredi 3 mai de 19 h a 21 h Heures d\u2019ouverture : le samedi 4 mai de 10 h à 17 h le dimanche 5 mai de 10 h à 17 h Activité Exposition des dessins des élèves de l\u2019école Saint-Bernardin En votant pour son tableau ou l\u2019artiste «coup de cœur» les visiteurs auront la chance de participer à un tirage de 50$ sur la route des cultures saison 2019 | 2020 abonnez- vous Corée du Sud Islande Éthiopie Nouvelle-Zélande Colombie Danemark et Normandie HORS-SÉRIES Paris Taïwan Concours - voyage à Copenhague SALLE MAURICE-O\u2019BREADY samedi 16h et 19h30 stationnement gratuit pour les abonnés 819 820.1000 les grands explorateurs .com SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W12 ARTS SHERBROOKE \u2014 L\u2019Association des auteures et auteurs de l\u2019Estrie accueillera, le dimanche 5 mai à 11 h à la Maison bleue du Domaine Howard, l\u2019auteure Sarah Desrosiers, finaliste 2019 du prix des Rendez-vous du premier roman, auteure du roman prisé Bon chien, récit fragmenté d\u2019une narratrice qui s\u2019adresse à celle qu\u2019elle était des années plus tôt pour se remémorer leur passé commun dont elle croit s\u2019être affranchie.De jeunes écrivains en herbe, finalistes ou lauréats du concours Sors de ta bulle, participeront à la discussion avec l\u2019écrivaine lors de ce brunch littéraire.STEVE BERGERON Brunch littéraire avec Sarah Desrosiers SHERBROOKE \u2014 Les Amis de l\u2019orgue de l\u2019Estrie (AOE) convient les mélomanes à leur concert du dimanche 5 mai, à 15 h, à l\u2019église Immaculée- Conception de Sherbrooke (1085, rue Adélard-Collette).Ce dernier concert de la saison réunira deux musiciens estriens : Chantal Boulanger, organiste titulaire de la basilique-cathédrale Saint- Michel de Sherbrooke, et Jean Gervais, trompettiste à l\u2019Orchestre symphonique de Sherbrooke.Le duo présentera des pièces de l\u2019époque de la Renaissance jusqu\u2019à l\u2019époque moderne.Seront jouées des œuvres de Bach, Bédard, De Lassus, Haendel, Hovhaness, Guil- mant, Lefébure-Wély, Purcell et Satie.Deux autres trompettistes, Simon Lambert et Guy Vachon, se joindront au tandem pour la dernière pièce du programme.Le coût d\u2019entrée est de 10 $ pour les adultes et de 5 $ pour les étudiants.STEVE BERGERON CONCERT ORGUE ET TROMPETTE SHERBROOKE \u2014 Le Chœur des Sangs Mêlés remonte sur scène pour deux représentations supplémentaires de son concert de l\u2019automne 2018, le dimanche 5 mai à 15 h 30 et le samedi 11 mai à 20 h, à l\u2019auberge La Caravane du Canton de Hatley.Intitulé Mélodies nomades, ce concert propose un voyage sur toute la planète, à la rencontre de peuples rassemblés pour exprimer leurs joies, leurs peines ou leurs amours, se souvenir de leur histoire, célébrer un rituel ou encore rythmer leur travail à travers le chant.L\u2019ensemble vocal en profitera pour lancer son disque Mélodies nomades, enregistré en décembre dernier à l\u2019église Waterville United.Le Chœur des Sangs Mêlés est un petit ensemble choral sher- brookois de six voix se spécialisant dans la musique du monde.Une contribution volontaire de 15 $ est demandée.Les recettes des concerts serviront à financer la production du disque.Pour de plus amples informations : choeur- sangsmeles.ca ou www.facebook.com/choeurdessangsmeles.STEVE BERGERON Deux concerts du Chœur des Sangs Mêlés 5392257 laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W13 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Presque chaque ville a son observatoire perché dans le ciel.Y monter est comme vivre un moment d\u2019éternité.Mais il faut redescendre.À La Havane, une poignée de Cubains vivent en hauteur, sur les toits, dans des installations de fortune.Pedro Ruiz est allé à leur rencontre et en a rapporté un documentaire d\u2019une fulgurante beauté poétique sur la condition humaine et sur la possibilité de trouver une parcelle de bonheur dans les endroits et les conditions les plus improbables.Ce sont plusieurs séjours à Cuba qui lui ont inspiré son film.Une fascination naturelle (Ruiz est Vénézuélien d\u2019origine).Pendant ses études universitaires, il travaille comme assistant pour une chaîne de documentaire nature, qui tournait en 16 mm.« J\u2019ai voyagé partout », jusqu\u2019en Patagonie.Le jeune journaliste qu\u2019il a été ensuite aimait partir en reportage dans les pays autour.Il rédigeait les articles et prenait les photos.Quand il a émigré, en 2001, son expérience lui a permis de travailler comme photojournaliste au Devoir, pendant 14 ans.Mais surtout d\u2019obtenir une carte de crédit pour la première fois de sa vie, avec 15 000 $ comme limite.Pedro ne s\u2019est pas acheté d\u2019électroménagers : l\u2019autodidacte a fait un film, Animal tropical (2007), portrait de l\u2019écrivain cubain Pedro Juan Gutiér- rez.Qu\u2019il a vendu à ArTV.Ce qui lui a permis de réaliser La dérive douce d\u2019un enfant de Petit-Goâve, sur Dany Laferrière, couronné de quelques prix en 2009.ENTRE MATÉRIEL ET ESPRIT Son nouveau documentaire est un portrait inusité de gens pauvres matériellement mais riches spirituellement, qui vivent entre ciel et terre au cœur d\u2019une capitale aussi belle que décrépite.Des « personnages » inusités (une révolutionnaire qui a connu le Che, le fils dissident de celui-ci, un rastafari\u2026), qu\u2019il a pris le temps d\u2019apprivoiser sans caméra, au fil de longues discussions autour d\u2019un repas ou d\u2019une bière.Le cinéaste a ensuite capté leurs confessions, de façon naturelle, agrémentant le tout d\u2019images filmées sur les toits qui rappellent certaines vues aériennes des Ailes du désir de Wenders (1987).« Je ne voulais pas de romantisme bon marché, même si c\u2019est une ville mythique.Mais il y a un état ésotérique, en un sens.Finalement, je découvre que je marchais vers moi.C\u2019est un film sur la poétique de l\u2019espace.J\u2019enquête sur ces maisons de fortune, mais mes interlocuteurs sont privilégiés de vivre dans cette canopée.» « J\u2019ai trouvé un sens à cette constellation de personnages.Mais c\u2019est un film qui vient d\u2019ici, dit-il en se pointant le ventre.Car ces réalités que je montre, elles sont quand même interprétées à travers mon regard.Et les gens qui vont le voir vont l\u2019interpréter à travers leur réalité à eux.» DES NOUVELLES DE JEAN FUGÈRE C\u2019est peut-être son statut d\u2019immigrant qui lui a permis de faire ce portrait humaniste avec, en filigrane, l\u2019évolution d\u2019une société qui change lentement après 60 ans d\u2019un gouvernement révolutionnaire.« C\u2019est une étude de la condition humaine.C\u2019est ce qui fait que le film est universel.On montre la beauté à travers les plans lumineux, on évoque la tendresse à travers les révélations des personnages sur leur misère et on évoque la douleur.Parce que je montre la précarité de la vie.» C\u2019est son amour pour la contrée de Castro et son documentaire Animal tropical qui ont permis à Pedro Ruiz de se lier d\u2019amitié avec Jean Fugère.Les récits de l\u2019ancien animateur et critique littéraire québécois sur sa vie à Cuba ont aussi servi de déclencheur pour Sur les toits Havane.Dans le film, Fugère raconte une agression survenue à Cuba, il y a une dizaine d\u2019années, qui lui a sauvé la vie! Forcé d\u2019aller à l\u2019hôpital pour soigner ses blessures, on lui découvre\u2026 un cancer.L\u2019homme réside maintenant sur l\u2019île.Lui, comme les autres qui peuplent le documentaire, « ont tous des histoires incroyables », conclut le réalisateur.PEDRO RUIZ SUR LES AILES D\u2019UN ANGE Le cinéaste québécois d\u2019origine vénézuélienne Pedro Ruiz vient de lancer sur les écrans son documentaire Sur les toits Havane, relatant la vie d\u2019une poignée de Cubains vivant sur les toits de la capitale.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ « C\u2019est un film sur la poétique de l\u2019espace.» \u2014 Pedro Ruiz 5394008 TROIS REQUINS DANS L\u2019EAU CHAUDE 8 AU 11 MAI À 20 H au Théâtre Léonard-St-Laurent (200, rue Peel, Sherbrooke) MISE EN SCÈNE DE JÉRÉMIE L\u2019ESPÉRANCE BILLETTERIE 819 822-1313 ouwww.doublesigne.ca DANS TOUS SES ÉTATS! © p h o t o s : S y l v a i n L u s s i e r Sur scène : Camille Bénaïm,EvanDuclos,LilianneDenommé,AlexiaGagnon,Laura Gagnon-Tremblay,EzraGauthier,FlorenceGiroux,Nayla JohnsonBlais,AliceMadore, AlexandreRaymond,Marguerite Reulet et Sarah-MaudeVeilleux.COMÉDIE DE STÉPHAN ALLARD 38, rue Principale Nord, Windsor 819 845-4796\u2022boutiquegiselle.ca SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W14 CINÉMA ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Ma collègue Mylène Moisan a récemment rencontré Leonardo Padura à La Havane.Le célèbre écrivain, qui vit depuis 63 ans sur l\u2019île, dit ne pas «?comprendre Cuba?».Alors, n\u2019allez pas croire qu\u2019un documentaire, si bon soit-il, va y arriver.Ce n\u2019est pas le but de Sur les toits Havane, de toute façon.Pedro Ruiz a plutôt tenté de capter l\u2019âme d\u2019une partie de ses habitants.Comme son titre l\u2019indique, le documentaliste montréalais a choisi un angle : celui des habitants de la capitale qui, faute de logements décents, se bricolent une bicoque de fortune sur le toit d\u2019un immeuble.Ils ont une vue splendide sur cette ville magnifique, parfois même sur l\u2019océan.Y vivent souvent reclus en raison des escaliers à gravir et de leur pauvreté.Regrettent le peu dont ils disposent\u2026 Mais ils ne sont pas malheureux pour autant.Certains y trouvent même le bonheur à vivre « proche du ciel » et dans un « espace de liberté ».Le parti-pris de Ruiz est pertinent.Il demeure néanmoins restreint.Beaucoup de vieux \u2014 normal, les jeunes vivent dans la rue partout dans le monde.On aurait quand même aimé plus de diversité.MARIA, OMAR, DIOSBEL ET JEAN Ce qui n\u2019empêche pas Sur les toits Havane d\u2019être fascinant à bien des égards.Notamment en raison de la galerie de personnages qui témoignent à cœur ouvert sur leur quotidien d\u2019élevage de pigeons, de réparation d\u2019appareils électroniques ou de lavage pour un peu d\u2019argent.Il y a Maria, 95 ans, qui a fait la révolution avec le Che et est devenue la première policière cubaine; Omar, le poète-percussionniste au verbe aussi magnifique que cru; Diosbel, l\u2019ex-policier qui a perdu ses illusions et est devenu menuisier\u2026 On y croise même Jean Fugère.L\u2019ancien animateur et critique littéraire vit maintenant à Cuba.Sur un toit, évidemment.N\u2019oublions pas la majestueuse lumière de l\u2019île, qui magnifie la direction photo.La seule ouverture SUR LES TOITS HAVANE Tout en haut, le bonheur SUR LES TOITS HAVANE DOCUMENTAIRE ?Réalisé par Pedro Ruiz ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 On parle bien de ce qu\u2019on connaît bien.Lisa Azuelos n\u2019a pas eu à chercher bien loin l\u2019inspiration pour Mon bébé : le départ de sa fille pour des études universitaires au Québec.La réalisatrice française livre une comédie dramatique attachante et naturaliste sur la mère couveuse qui a peur du syndrome du nid vide et de sa progéniture qui prend son envol.Thaïs Alessandrin, qui avait joué dans deux films de sa mère, étudie bel et bien à Montréal.Mais avant de partir, elle s\u2019est glissée dans la peau de Jade, une Parisienne de 18 ans qui lui ressemble forcément beaucoup.Par exemple, Thaïs adore la Nouvelle Vague, en particulier les films de Godard.Une affiche du Mépris (1963) orne ainsi un mur de la chambre de Jade qui recrée, pour son copain Théo (Victor Belmondo), une scène- culte de Brigitte Bardot dans le long métrage.Reste que Lisa Azuelos s\u2019est surtout évertuée à recréer à l\u2019écran la relation fusionnelle qu\u2019elle entretient avec son « bébé ».La scéna- riste-réaliste a toutefois délégué son rôle à Sandrine Kiberlain.Dans la peau d\u2019Héloïse, l\u2019actrice à la large palette s\u2019amuse comme une folle \u2014 parfois un peu trop \u2014 à jouer cette monoparentale qui panique à l\u2019idée de voir Jade partir à l\u2019extérieur du pays \u2014 son benjamin travaille à ses côtés au restaurant alors que l\u2019aînée n\u2019est jamais bien loin.Héloïse filme frénétiquement avec son téléphone les faits et gestes de Jade.POUSSER LE BOUCHON La famille est tissée serrée et mène une vie ordinaire, sans véritables anicroches.Ce côté trop lisse, idéalisé, s\u2019avère un peu agaçant.On comprend, dans une optique naturaliste, que Mon bébé soit dépourvu d\u2019un véritable enjeu dramatique.Mais Lisa Azuelos pousse le bouchon un peu trop loin.La dynamique entre Kiberlain et Alessandrin, d\u2019un naturel confondant, coule de source.C\u2019est d\u2019ailleurs le principal intérêt dans cette déclaration d\u2019amour cinématographique d\u2019une mère à sa fille, qui lui rend bien.Au contraire de Dalida (2017), un film de commande sans âme, Lisa Azuelos s\u2019est investie dans ce film très personnel et ça paraît.Le moment est agréable, léger et divertissant, mais il ne laissera pas une forte impression sur le spectateur.Mon bébé devra toutefois affronter un écueil ici : l\u2019argot djeune de Jade, de sa fratrie et de ses amis.Il y a franchement abus, au point de rendre inintelligibles certaines répliques, même pour ceux qui écoutent du hip-hop français.Rien pour écrire à sa mère, mais ça devient parfois franchement agaçant.MON BÉBÉ Le syndrome du nid vide Dans Mon bébé, Sandrine Kiberlain incarne une mère monoparentale qui appréhende difficilement le départ de sa fille Jade (Thaïs Alessandrin).Celle-ci s\u2019en va étudier dans une université montréalaise.\u2014 PHOTO MK2 MILE END MON BÉBÉ COMÉDIE DRAMATIQUE ?Réalisé par Lisa Azuelos Avec Sandrine Kiberlain, Thaïs Alessandrin et Victor Belmondo 5394411 VOUS OFFRENT LA CHANCE D\u2019ASSISTER À LA PREMIÈRE DU FILM AU CINÉMA DÈS LE 10 MAI Poms-LeFilm.com Le concours se termine le 5 mai à 23h59.Les 15 gagnants recevront leur laissez-passer double par courriel.Valeur totale des prix : 300$.Règlement du concours disponible sur concoursLesFilmsSeville.com Pour participer, visitez concoursLesFilmsSeville.com Indice : AMITIÉ LE MERCREDI 8 MAI À 19H AU CINÉMA GALAXY SHERBROOKE laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W15 CINÉMA du film, alors que se lève le soleil sur La Havane endormie, vaut le détour.Pedro Ruiz porte un regard bienveillant et humaniste sur ces Cubains dignes et fiers qui témoignent des changements \u2014 très lents \u2014 d\u2019une société qui a vécu 60 ans d\u2019un gouvernement de la révolution.Une réalité aux antipodes des tout-inclus sur la plage.Dans Sur les toits Havane, le réalisateur Pedro Ruiz part à la rencontre des habitants des toits de la capitale cubaine, dont Arturo.\u2014 PHOTO K FILMS AMÉRIQUE ÉRIC MOREAULT Le Soleil QUÉBEC \u2014 Quoi de mieux qu\u2019une bonne vieille recette remise au goût du jour pour séduire les spectateurs! C\u2019est le pari d\u2019Un bon coup (Long Shot).La désopilante comédie doit sa réussite à la chimie, aussi improbable que saugrenue, entre Charlize Theron et Seth Rogen, dans le rôle de deux personnages aux antipodes, réunis par le pouvoir de l\u2019amour.Le film scénarisé par Liz Hannah et Dan Sterling a retenu presque tous les ingrédients de la screwball comedy, genre caractéristique de l\u2019âge d\u2019or hollywoodien (1930- 1940), sous la houlette des maîtres réalisateurs Frank Capra, Billy Wilder, George Cukor, Ernst Lubitsch, etc.Ce qui rend d\u2019ailleurs le scénario très prévisible.En gros : personnage féminin fort; situation ridicule; vivacité des réparties; élément romantique et, surtout, différence de classes.La femme en question est Charlotte Field (Theron).Indépendante, déterminée, bourreau de travail, la secrétaire d\u2019État américaine décide de se présenter à l\u2019élection présidentielle de 2020.Elle a désespérément besoin d\u2019un rédacteur de discours pour paraître plus chaleureuse.À une soirée, la candidate tombe sur Fred Flarsky (Rogen), dont elle fut la gardienne.L\u2019énergumène vient tout juste de perdre son emploi de journaliste don quichottesque et anticonformiste.L\u2019idéaliste est embauché, au grand désespoir des deux assistants de Charlotte qui vont, bien sûr, mettre des bâtons dans les roues du novice \u2014 bien que le mec soit capable de le faire lui-même.Pas besoin d\u2019être devin pour comprendre que les deux personnages que tout oppose vont tomber amoureux.Et que l\u2019épreuve du réel, surtout celle de la realpolitik, se dressera entre eux comme un mur presque infranchissable.ÉLEVER LE JEU Jonathan Levine a longtemps travaillé en télévision avant de faire le saut au cinéma avec 50/50 en 2011, avec Seth Rogen, entre autres.Il en a gardé les tics de réalisation, notamment en ayant systématiquement recours au champ-contrechamp dans les dialogues.Un manque d\u2019imagination et de la paresse, pour une mise en scène de routine.Heureusement qu\u2019il peut compter sur deux acteurs en contrôle total.Charlize Theron (Monster, Mad Max, Blonde atomique.) est l\u2019incarnation ultime de l\u2019élégance naturelle, mais elle a aussi une présence magnétique, presque diabolique.La Sud-Africaine peut tout jouer avec une aisance c o n f o n d a n t e .Q u a n t à S e t h Rogen (La veille, Les voisins), le Canadien a été forcé d\u2019élever son niveau de jeu.Il y a bien quelques petits dérapages outranciers, dans la nature du personnage, mais Rogen incarne Fred avec conviction.En fait, il faut surtout souligner que le duo réussit, et c\u2019est un tour de force, à nous faire croire à ce couple invraisemblable.Il faut les voir danser un slow sur It Must Have Been Love de Roxette (pas du tout dans le même contexte qu\u2019Une jolie femme avec Julia Roberts et Richard Gere).Ils réussissent aussi à nous faire passer par-dessus certains personnages caricaturaux (dont le méchant de service, un propriétaire de presse répugnant) et le manque de chair autour de l\u2019os des assistants.Ce n\u2019est pas le cas avec Lance (O\u2019Shea Jackson Jr.), le meilleur ami de Fred et élément déclencheur d\u2019une importante remise en question chez ce dernier.Point positif, la présence d\u2019Yves Bélanger à la direction photo.Le collaborateur habituel de Jean- Marc Vallée y apporte sa touche, notamment dans les superbes extérieurs.Un bon coup (quel titre ringard.) est un bon divertissement, qui ne néglige pas pour autant la nourriture pour l\u2019esprit.Sa démonstration sur la superficialité de la politique moderne, où l\u2019apparence prime sur le contenu, et l\u2019argent, sur les convictions, n\u2019a rien d\u2019original, mais elle peut quand même faire réfléchir.UN BON COUP Renversement de rôles Malgré des tics de réalisation, un manque d\u2019imagination et une mise en scène de routine, Un bon coup peut compter sur Seth Rogen et Charlize Theron.\u2014 PHOTO FILMS SÉVILLE UN BON COUP COMÉDIE ?Réalisé par Jonathan Levine Avec Charlize Theron, Seth Rogen et O\u2019Shea Jackson Jr.5398790 SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W16 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine SHERBROOKE \u2014 L\u2019Expo Manger santé et vivre vert a lieu chaque année à Montréal depuis 1997.Québec a aussi son édition de l\u2019événement depuis près de deux décennies.À Sherbrooke, le Centre de foires accueillera les exposants du vert rendez-vous pour une première fois les 11 et 12 mai.« Il y a à Sherbrooke beaucoup d\u2019initiatives écolos et on voit qu\u2019il se passe beaucoup de choses au chapitre de l\u2019alimentation saine.On espère que l\u2019événement deviendra un incontournable d\u2019année en année dans votre coin.Ce qu\u2019on propose, ce n\u2019est vraiment pas juste une foire commerciale, c\u2019est plutôt une activité éducative pensée comme un événement grand public.Il y a 130 exposants de partout, des dégustations et des démonstrations sur trois scènes distinctes.Les visiteurs ont beaucoup à découvrir et peuvent facilement passer la journée sur le site », explique Renée Frappier, fondatrice de l\u2019Expo et de l\u2019Association Manger santé bio.Celle-ci a jasé miso, millet et tem- peh bien avant tout le monde et bien avant que ces termes n\u2019entrent dans le vocabulaire courant.L\u2019auteure et conférencière prône les bienfaits de l\u2019assiette saine et végétarienne depuis plus de 30 ans.Dans les années1980, son discours trouvait bien quelques adeptes, mais on était loin de l\u2019intérêt que suscite maintenant le mouvement végé.« Le végétarisme a longtemps été considéré comme une tendance marginale.Ce n\u2019est plus le cas maintenant.Au contraire, il est devenu grand public.On sent aujourd\u2019hui un réel engouement dans la population, mais au surplus, cet engouement est maintenant soutenu par le discours institutionnel.Je pense, par exemple, au récent Guide alimentaire canadien qui insiste sur l\u2019importance d\u2019intégrer davantage d\u2019aliments végétaux à nos plats », exprime Mme Frappier.Celle-ci n\u2019a jamais aimé la viande, mais lorsqu\u2019elle était jeune, les protéines animales faisaient partie du menu familial.Et puis, l\u2019été de ses 18 ans, Renée a mis le cap sur la Californie, où résidait son frère.« Là-bas, j\u2019ai mangé des avocats pour la première fois.J\u2019ai goûté au riz complet.J\u2019ai découvert des auteurs américains qui parlaient d\u2019alimentation saine.» Déclic.De retour au pays, et de lecture en lecture, l\u2019enseignante de chimie a poursuivi son cheminement.Après un an passé en Europe, elle s\u2019est installée dans les Bois-Francs où elle a participé au lancement de la coop alimentaire La Manne, à Victoriaville.« J\u2019étais responsable du développement.Pour moi, c\u2019était clair qu\u2019il fallait donner des cours de cuisine aux gens afin qu\u2019ils sachent apprêter tous ces nouveaux aliments qu\u2019on leur proposait.» C\u2019est ainsi qu\u2019elle s\u2019est retrouvée à enseigner l\u2019art culinaire et à partager ses bonnes recettes.« Je n\u2019ai jamais arrêté, depuis », dit celle qui a signé Le guide de l\u2019alimentation saine et naturelle, tomes1 et 2, avant de coécrire (avec la Sher- brookoise Danielle Gosselin) Le guide des bons gras.« Ces livres étaient bâtis comme des cours.Infos et théorie précédaient les recettes.Ça répondait aux besoins de l\u2019époque.Aujourd\u2019hui, c\u2019est facile pour les gens de trouver des alternatives et des ressources.Il y a du choix en épicerie et il y a quantité de bouquins de cuisine et de blogues qui traitent de l\u2019alimentation saine.C\u2019est vraiment plus facile de faire un virage dans l\u2019assiette et d\u2019adopter une alimentation biologique plus végétale et plus locale.Les choix qu\u2019on fait, les gestes qu\u2019on pose, ils comptent vraiment.Ils ont des répercussions incroyables et ont un impact non seulement sur notre santé, mais aussi sur celle de la planète », dit celle qui constate chez les jeunes générations une grande sensibilité à la question environnementale.« I l s s o n t b e a u c o u p p l u s conscients que nous ne l\u2019étions à leur âge », note Mme Frappier, qui plaide pour des cours culinaires intégrés au cursus scolaire.« Si on avait des cours de nutrition dans les écoles, si on apprenait aux enfants à cuisiner avec des aliments sains dès leur plus jeune âge, on changerait la société.Avec l\u2019industrialisation de l\u2019alimentation, il y a un savoir qui s\u2019est perdu.Il faut le redonner aux nouvelles générations, afin que tous aient les outils et les connaissances nécessaires pour être autonomes en cuisine.Je suis convaincue des changements positifs que ça amènerait, dans plusieurs sphères.» RENDEZ-VOUS VERT SHERBROOKE \u2014 Depuis environ cinq ans, l\u2019alimentation végé gagne des galons.Tout ce qui est lactofermenté aussi, grâce à la popularité grandissante du kombucha, notamment.« Tout ce qui est cru a également la cote.Je pense que, dans un avenir prochain, on cuisinera sans doute davantage avec les algues du Québec et on intégrera probablement plus les fleurs comestibles à nos plats », mentionne Renée Frappier.L\u2019Expo qu\u2019elle orchestre est un bon endroit pour découvrir de nouvelles enseignes ainsi que des aliments et des produits novateurs.Démos culinaires et dégustations plurielles sont au menu du rendez-vous qui rassemble des exposants de partout.Coup d\u2019œil à la longue liste.Boulangerie sans allergènes, fabricant de fromages de noix, producteurs d\u2019huiles variées, ferme apicole, commerce d\u2019épices, torréfacteur de café, bar à jus, herboristes et quantité d\u2019autres créateurs de saveurs sont attendus.« Comme notre événement est écologiquement responsable, les ustensiles et contenants des dégustations sont entièrement compostables étant donné qu\u2019ils sont faits à base de maïs », précise Mme Frappier.Elle-même fera une démonstration sur la confection maison de laits végétaux, dimanche après-midi.« Côté goût et texture, le lait de cajous est imbattable, mais pour sa valeur nutritive et son aspect local, je lui préfère le lait de chanvre », précise celle qui espère la venue de plusieurs mamans, le dimanche.« On sait que c\u2019est la fête des Mères et on invite le public à venir célébrer avec nous.C\u2019est une belle occasion de découvrir des nouveaux aliments à mettre sur la table familiale.On a orchestré un petit concours pour souligner l\u2019événement. » KARINE TREMBLAY Nouveautés des dernières années L\u2019auteure et conférencière Renée Frappier a jasé miso, millet et tem- peh bien avant tout le monde.Celle qui prône les bienfaits de l\u2019alimentation saine depuis plus de trois décennies est aussi l\u2019instigatrice de l\u2019Expo Manger santé et vivre vert qui a lieu chaque année à Montréal et Québec.L\u2019événement se déploie pour une première fois au Centre de foires de Sherbrooke, les 11 et 12 mai, où quelque 130 exposants de partout sont attendus.\u2014 PHOTOS FOURNIES Ça vous intéresse?Expo Manger santé et vivre vert Centre de foires de Sherbrooke 11 et 12 mai Entrée : 15 $ (étudiants et aînés : 12 $; gratuit pour les 16 ans et moins) Infos : Expomangersante.com laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W17 découvrez chaque semaine les reportages exclusifs de nos journalistes.vous l\u2019avez appris dans la tribune.en primeur Édition du vendredi 26 avril 2019.BRPa425postes à combler en primeur CLAUDEPLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE\u2014BRPfaitmonter les enchères afin de combler les centaines de postes temporaires nécessairespour laproductionde motoneigescetété :haussedesa- laire,portesouvertesettransport versValcourt sont proposés.Le manufacturier de véhicules récréatifs recherche cette année pas moins de 425 personnes, a appris La Tribune.C\u2019est donc beaucoup plus que les 350 postes qu\u2019on a dû pourvoir en 2018, alors que la pénurie de main-d\u2019œuvre est toujours plus criante.« Nous devons engager pour l\u2019équipe du soir de la production Ski-Doo », déclare Carl Beau- parlant, directeur des relations de travail chez BRP.« Il nous faut 425 personnes cette année.L\u2019an dernier, en raison du roulement dans le personnel, pour combler les 350 postes, nous avions dû engager 700 personnes.» « La production sera aussi plus longue, du début juin à la mi-décembre, peut-être la fin décembre.C\u2019est sur six mois cette année.» BRP organise une première activité « portes ouvertes » de recrutement de l\u2019usine à Valcourt ce samedi.BRP doit se démarquer plus que jamais en cette période de pénurie de main-d\u2019œuvre, souligne-t-on.Un transport en autobus vers la Capitale de la motoneige est prévu à partir des installations de l\u2019entreprise au 3200 de la rue King Ouest.« Lors de focus group, on nous a dit qu\u2019on aurait avantage à faire connaître nos installations.Nous voulons que les gens voient notre usine ultramoderne de classe mondiale », lanceM.Beauparlant.« Les gens qui viendront nous voir auront l\u2019opportunité d\u2019essayer les tâches à fairedansun simulateur.Ils pourront savoir immédiatement si le poste leur convient.Ils pourront aussi faire des entrevues sur place.» On recherche entre autres des assembleurs, des soudeurs et des opérateurs de monte-charge.Carl Beauparlant enchaîne pour dire que les salaires ont été majorés de façon importante.Par exemple, pour un assembleur, on offre 17,53 $ de l\u2019heure à l\u2019embauche, afin d\u2019inciter les jeunes à se tourner vers des formations pouvant déboucher sur une carrière chez BRP.Des programmes travail- études en soudure, en mécanique et en peinture sont offerts afin que les diplômés puissent correspondent aux besoins des entreprises, note-t-il.« Il n\u2019est pas exclu que nous fassions un jour appel à de la main- d\u2019œuvre à l\u2019étranger, mais pour le moment nous voulons nous concentrer sur les jeunes d\u2019ici.Il y a encore trop de décrochage scolaire », plaide-t-il.« Les gens doivent savoir queBRP offre du travail à l\u2019année.» au lieu de 15,10 $ l\u2019an dernier.Pour un opérateur de monte-charge, on a augmenté le salaire horaire à 19,73 $, soit près de trois dollars de plus que l\u2019ancien salaire initial.claude plante journaliste intégrateur web @cplante2 5398023 SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W18 BIÈRES C haque année, un petit groupe d\u2019amis du milieu de la brasserie, des bars, des spiritueux et moi choisissons une destination pour y découvrir la scène microbrassicole et spiritueuse pendant quelques jours.Après le Kentucky, le Texas, le Tennessee et La Nouvelle-Or- léans, nous voici à Halifax.Nous nous attendions à découvrir une ville au bord de l\u2019océan qui mise tout son potentiel touristique sur sa proximité avec la mer.Nous y avons découvert une ville multiculturelle qui propose un incroyable mélange des cultures, plus proche d\u2019une ville cosmopolite européenne que nord-américaine.CULTURE, GASTRONOMIE ET BIÈRE Halifax, c\u2019est 400 000 habitants qui se partagent un centre-ville modeste en superficie, mais très riche en histoire et culture.Fondée en 1749, elle possède un héritage anglais très présent, mais de nouvelles communautés ont choisi Halifax pour y développer familles et affaires.Mention spéciale aux nombreux restaurants d\u2019influence asiatique qui offrent une cuisine raffinée, bien loin des stéréotypes habituellement rencontrés.Halifax, c\u2019est aussi une communauté de spécialistes du cocktail qui se côtoient régulièrement et se connaissent tous dans la ville.D\u2019ailleurs, considérez Halifax comme un gros village avec tous les avantages d\u2019une ville, mais l\u2019esprit d\u2019entraide d\u2019une communauté qui se connaît.Et c\u2019est ainsi que les très nombreux mixologues d\u2019Halifax font vivre leur métier en travaillant et en s\u2019éduquant ensemble.On y a rencontré des professionnels talentueux et amoureux de leur métier.Halifax, c\u2019est une culture gastronomique qui se découvre et qui mise sur des expériences originales associant les produits de la mer à des plats originaux et audacieux.Vous trouverez le classique « lobster roll », mais je vous invite à vous plonger dans la carte de plusieurs restaurants qui n\u2019hésitent pas à sortir des sentiers battus et proposer les plus connus des poissons, servis différemment.Me voilà dépaysé devant un turbot entier, sauce au poivre vert, me rappelant ce classique de la gastronomie française que l\u2019on a plutôt tendance à servir avec une pièce de viande.Halifax, c\u2019est une scène bras- sicole en plein développement, qui a déjà compris que la bière de qualité servie dans les meilleurs restaurants apportait une saveur supplémentaire à l\u2019expérience que l\u2019on veut offrir à ses clients.Tous les restaurants que nous avons fréquentés \u2014 et nous n\u2019avons pas chômé pendant quatre jours \u2014 proposent des bières de microbrasseries locales ou de spécialités.QUELQUES ÉTABLISSEMENTS À DÉCOUVRIR Stillwell 1672 Barrington St, Halifax Bar à bière, mais également brasserie, le StillWell est le nouveau rendez-vous des amateurs de bière d\u2019Halifax.On y retrouve la meilleure sélection en fût de la ville.Essayez les frites « okono- miyaki », une interprétation originale du plat japonais homonyme.Tidehouse Brewing Company 2-5187 Salter St, Halifax Fort probablement la plus petite brasserie commerciale du Canada, Tide House vous reçoit dans un minuscule local de neuf places assises autour du bar.On y boit des bières de styles contemporains ou originaux.Attendez-vous à terminer votre verre sur un autre tabouret, car les allées et venues des clients font en sorte qu\u2019à chaque changement, on essaye d\u2019optimiser les places disponibles.C\u2019est divertissant.Garrison Brewing Company 1149 Marginal Road, Halifax Une des plus vieilles micro- brasseries de la ville qui a réussi à prendre le virage des nouvelles tendances tout en s\u2019assurant de garder son identité.Les anciennes installations industrielles sont devenues un brewpub très bien situé sur la promenade qui longe la baie.Mention spéciale à ses bières maltées pas trop houblonnées.Compass Distillers 2533 Agricola St, Halifax Quittons le monde de la bière pour aller découvrir celui des spiritueux.Une jeune distillerie d\u2019Halifax propose une des plus belles gammes de gin que j\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019essayer.Un mélange de saveurs à découvrir, assis confortablement au bar, avec vue sur la distillerie.2 Crows Brewing 1932 Brunswick St, Halifax Installé depuis deux ans dans un très grand local industriel, le salon de dégustation est situé juste à côté de la zone de production.Cofondateur de la brasserie, Marc est originaire de Belgique et propose des bières désaltérantes à l\u2019accent contemporain, mais fortement inspirées des bières de soif belges.On y passe un très agréable moment.Halifax l\u2019étonnante PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca Garrison Brewing Co.\u2014 PHOTO PETER BREAU, TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA BRASSERIE Tidehouse Brewing Company.\u2014 PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA BRASSERIE 2 Crows Brewing.\u2014 PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA BRASSERIE laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W19 VINS T out comme vous, je ne savais aucunement à quoi m\u2019attendre pour cette première semaine au vignoble.Puisque l\u2019ouverture de la saison a été particulièrement chargée, je lui dédie aujourd\u2019hui entièrement la chronique.VIGNERONNE EN HERBE : SEMAINE 1 Tout l\u2019été, vivez avec moi mes aventures d\u2019apprentie vigneronne au Domaine Bergeville dans les Cantons-de-l\u2019Est! Mon corps agite le drapeau blanc.Beaucoup de courbatures et déjà quelques livres en moins à force de m\u2019accroupir, de me pencher et de forcer.Clairement, un vigneron n\u2019a pas besoin d\u2019un abonnement au gym, à la condition qu\u2019il n\u2019abuse pas trop des bonnes choses.Cette première semaine n\u2019a pas été de tout repos.Se prendre un coup de soleil sur la tronche, puis se geler le corps jusqu\u2019aux os le lendemain, c\u2019était pour le moins initiatique.En dépit des sautes d\u2019humeur de Dame Nature, l\u2019essentiel, c\u2019est que les vignes sont enfin sorties de leur long sommeil hivernal! La plupart d\u2019entre elles ont d\u2019ailleurs commencé à pleurer \u2014 autrement dit, les premières douceurs printanières ont fait remonter la sève dans les sarments.CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca Taille et courbatures BORDEAUX SUPÉRIEUR, CHÂTEAU DU GRAND BERN 16,45 $ \u2022 13576615 \u2022 13,5 % \u2022 2 G/L Un bon bordeaux abordable, ça ne court pas les allées de la SAQ.Les vignes de merlot et de cabernet sau- vignon de ce bordeaux supérieur sont conduites en agriculture raisonnée et certifiées Haute Valeur Environnementale.Il s\u2019agit d\u2019un rouge bien mûr aux notes de tabac, de laurier et de mûre, davantage sur la palette des épices que du fruit.Les tanins se font relativement fondus et la texture dense, tant et si bien qu\u2019elle semble masser le palais.Franc et hautement rassasiant! SABLE DE CAMARGUE, LE PIVE GRIS, VIGNOBLE JEANJEAN 15,60 $ \u2022 11372766 \u2022 12 % \u2022 1,5 G/L \u2022 Les vignobles de l\u2019IGP Sable de Camargue sont situés en bordure de la Méditerranée \u2014 pour ne pas dire dedans, puisqu\u2019ils y naviguent entre lagunes et marais.Les vignerons de la région ont donc dû redoubler d\u2019ingéniosité afin d\u2019assainir ce milieu initialement salé, humide et régulièrement inondé.Le salut des vignes passe donc, entre autres, par l\u2019entretien de centaines de kilomètres de canaux creusés et aménagés autour des parcelles.Plusieurs vignobles, comme le Vignoble JeanJean, y travaillent d\u2019ailleurs en bio de sorte à protéger la grande biodiversité de l\u2019endroit.Que voilà un beau quatuor (grenache gris, grenache noir, merlot et cabernet franc) au nez délicat qui rappelle les jujubes en forme de framboise.C\u2019est bien sec, frais, sans être vif, fruité et bio.Pour un maximum de caractère, servir autour de 12 °C.L\u2019épais tapis blanc recouvrant le vignoble ayant fondu comme neige au soleil, la première étape a consisté à déshabiller les vignes de leurs toiles isolantes \u2014 des géotex- tiles en feutrines similaires à ceux utilisés par les pépiniéristes.Du beau trouble à enlever qui garantit un écart de 15 °C sous le capot pendant tout l\u2019hiver.Toutes les vignes n\u2019ont toutefois pu bénéficier d\u2019une telle protection.J\u2019ai constaté que celles non couvertes par les toiles se sont fait passer sur le corps par le premier gel de novembre comme par un bulldozer.Nus comme des vers, certains cépages, comme le radis- son, ont vu jusqu\u2019à 100 % de leurs bourgeons affectés.Il va sans dire que les vignerons pensent sérieusement à leur passer la toile dessus cet automne.Deuxième mandat de la semaine : la taille.De par sa nature de plante liane, la vigne cherche à s\u2019étendre le plus possible.Elle rampe, elle s\u2019agrippe, elle grimpe.Et elle sera d\u2019autant plus vigoureuse si elle est dans sa crise d\u2019adolescence! Pas question de lui laisser faire ce qu\u2019elle veut, sinon ça devient vite une forêt vierge, comme le raconte Marc Théberge, le vigneron.La taille entamée la semaine dernière avait justement pour objectif de lui couper l\u2019enthousiasme.Mais aussi de gérer sa productivité, car une vigne à l\u2019état sauvage produit du fruit une année sur deux.C\u2019est simple, elle sort du fruit comme s\u2019il n\u2019y avait pas de lendemain, puis elle doit passer un an à ne faire que des feuilles pour se refaire des forces.En la taillant, on s\u2019assure d\u2019obtenir du fruit tous les ans.Quelques coups de sécateurs par-ci, quelques coups de sécateurs par-là, afin de conserver un nombre limité de bourgeons par pied.La semaine prochaine, l\u2019atta- chage, le déchiquetage et la taille, encore la taille! Vin bio SUGGESTIONS DE LA SEMAINE En dépit des sautes d\u2019humeur de Dame Nature, l\u2019essentiel, c\u2019est que les vignes sont enfin sorties de leur long sommeil hivernal! \u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE, CAROLINE CHAGNON Extraits dE films, horairE dEs cinémas Et EncorE plus! Notre sectioN «ciNéma» daNs l\u2019applicatioN de la tribuNe.À découvrir.téléchargez gratuitemeNt SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W20 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune LAURA-JULIE PERREAULT La Presse ANTILLES \u2014 Malgré la dévastation apportée par l\u2019ouragan en septembre 2017, l\u2019industrie touristique de Maria Porto Rico a maintenant le vent dans les voiles.La catastrophe naturelle a poussé les Portoricains à retrousser leurs manches pour rebâtir leur île aux mille charmes.Et en la visitant, on savoure autant le résultat qu\u2019on y contribue.Xavier Ramirez est heureux de voir des familles portoricaines remplir son petit hôtel de villégiature tous les week-ends.Il y a à peine un an et demi, les clients du Combate Beach Resort n\u2019étaient pas des vacanciers, mais des rescapés de l\u2019ouragan Maria.« Nous avons été l\u2019une des premières villes à retrouver l\u2019électricité après l\u2019ouragan et on n\u2019a jamais perdu notre alimentation en eau, raconte aujourd\u2019hui le propriétaire du petit hôtel de 47 chambres situé tout près de l\u2019une des plus belles plages de Cabo Rojo, dans l\u2019ouest de l\u2019île.Alors que l\u2019ouragan dévastait la région, nous étions ouverts et complets.On hébergeait nos employés et des familles évacuées », se souvient l\u2019entrepreneur de 33 ans.Des passants débarquaient aussi à l\u2019hôtel pour recharger leur téléphone, utiliser la génératrice quelques minutes.« Dans toute l\u2019île, les gens se sont vraiment serré les coudes », dit le père de Xavier, Tomas Ramirez.Les hôteliers ont d\u2019ailleurs remarqué un élan d\u2019entrepreneuriat accru dans leur communauté, mais aussi à la grandeur de l\u2019île.Si plus de 200 000 personnes ont quitté Porto Rico après l\u2019ouragan, beaucoup d\u2019autres qui sont restées et se sont retrouvées sans emploi se sont lancées en affaires.Et l\u2019industrie touristique en profite.« Le nombre de restaurants à Combate Beach a plus que doublé.Il y a plus de services.Oui, certaines de nos attractions ont été transformées par l\u2019ouragan, la nature se remet toujours, mais nous sommes ouverts! », décrète Xavier Ramirez.Ce constat semble vrai pour toute l\u2019île de Porto Rico.Si on remarque encore des bâches bleues qui servent de toit à certaines maisons, quelques hôtels à la peinture écaillée, une poignée de panneaux routiers bringuebalants et des cratères formés par des arbres arrachés, signes du passage de la tempête, c\u2019est d\u2019abord l\u2019enthousiasme qui se dégage de l\u2019industrie touristique qui retient l\u2019attention.La grande majorité des hôtels ont subi une cure de jouvence et ont rouvert leurs portes.Les plages, si elles ont été érodées par les vents et les pluies torrentielles, sont couvertes de vacanciers.« Les gens nous demandent encore comment ils peuvent aider Porto Rico à se remettre.Le meilleur moyen est de passer leurs vacances ici », dit Tomas Ramirez.New York Times a nommé Porto Rico destination numéro 1 de 2019.PLAGE ET PLAISIR Une fois sur place, rassurez-vous, on est loin d\u2019avoir l\u2019impression de faire la charité.Le charme de l\u2019île opère.Et son sens de la fête.« Vous vous imaginez la vie qu\u2019on vit ici.Après votre départ, je vais fermer mon magasin et aller surfer », dit Erdogan, propriétaire d\u2019une boutique de bijoux turcs dans le Vieux- San Juan, qui a convaincu son frère jumeau de le rejoindre dans « l\u2019île de l\u2019enchantement », surnom de Porto Rico.Ici, toutes les raisons sont bonnes pour fêter.L\u2019auteure de ces lignes pensait être tombée sur une fête de rue en débarquant un lundi matin dans le Vieux-San Juan.La musique portoricaine retentissait dans la petite calle Tanta.On s\u2019attendait à voir un stand de nourriture de rue sous une petite tente colorée érigée dans la rue, mais c\u2019est avec stupéfaction que nous y avons plutôt trouvé\u2026 un cercueil.Comme le veut la tradition locale, les invités qui dansaient et jasaient autour tenaient tous à la main un éventail portant l\u2019image du défunt.Aucun doute : Porto Rico sait faire face à l\u2019adversité.Les fortifications de San Juan et la Forteleza, demeure du gouverneur de Île.\u2014 PHOTO LA PRESSE, LAURA-JULIE PERREAULT PORTO RICO RETROUVE SES COULEURS Le port de pêcheurs de Boqueron.\u2014 PHOTO LA PRESSE, LAURA-JULIE PERREAULT laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W21 VOYAGES LAURA-JULIE PERREAULT La Presse ANTILLES \u2014 Plages, découvertes historiques et ruelles mutico- lores le jour.Abondance de restaurants, de bars, de concerts et de lieux pour danser la salsa en plein air le soir.La capitale de Porto Rico en met plein la vue\u2026 moins de deux ans après le passage du terrible ouragan Maria.LA SPLENDEUR DU VIEUX SAN JUAN Le vieux San Juan et le quartier de La Perla étaient les vedettes incontestées du vidéoclip de la chanson Despacito, à ce jour le plus vu de l\u2019histoire (6 milliards de fois!) de YouTube.Après l\u2019ouragan, le gouvernement de l\u2019île s\u2019est empressé de restaurer la partie historique de la ville, courue par les vacanciers et les croisiéristes.On peut se perdre pendant des heures dans ses rues colorées et ses ruelles lumineuses qui datent de l\u2019époque coloniale espagnole.On remonte l\u2019histoire en visitant le Castillo del Morro, un château fort qui date du XVIe siècle, ou en suivant les fortifications jusqu\u2019à la Fortaleza, demeure du gouverneur de Porto Rico depuis quatre siècles.On se refait des forces dans le bar du magnifique hôtel El Convento ou sur la terrasse du Gallery Inn, qui surplombe la vieille ville et la mer des Caraïbes.On profite du coucher du soleil pour se délecter d\u2019un popsicle à l\u2019ananas et au basilic au Señor Paleta.www.thegalleryinn.com www.elconvento.com LE BAR QUE TOUT LE MONDE CONNAÎT Pousser la porte de La Factoría, c\u2019est tomber sous le charme de ce bar, élu l\u2019un des 50 plus beaux de la planète.Cette institution (qui a également servi de décor à la vidéo de Despacito) est un labyrinthe de petites pièces, d\u2019atmosphères éclectiques où trônent sept bars à cocktails et à vin bigarrés.Dans la salle du fond, on danse la salsa ou on regarde les autres faire en sirotant une concoction à base de Ron del Barrilito, le rhum préféré des Portoricains.Rien de guindé ici : le charme de l\u2019endroit réside dans son côté déglingué.148, calle San Sebastián, Porto Rico DANSER À SANTURCE Pour se frotter aux résidants en soirée, La Placita, dans le quartier historique de Santurce, est incontournable.Ici, la fête est dans la rue.Si on danse devant certains bars, devant d\u2019autres, on chante ou on joue aux dominos.Et le tout se mêle dans un heureux tintamarre.Les vendredis soir sont réputés et toute la place entourant le marché central est remplie à craquer.Même en s\u2019y pointant un dimanche soir, on se sent immédiatement plongé dans la noche de San Juan, sans les foules compactes.RENAISSANCE CULINAIRE Après le passage de Maria, plus de 200 000 Portoricains ont quitté leur île pour s\u2019établir aux États- Unis, mais certains chefs ont fait exactement le chemin contraire.C\u2019est notamment le cas de Francis Guzman, qui était propriétaire, avec sa femme Amelia Dill, d\u2019un restaurant à San Francisco avant l\u2019ouragan et qui a ouvert le restaurant Vianda à San Juan tout juste deux mois après la catastrophe naturelle.Réinventant les classiques de la cuisine portoricaine comme le mofongo \u2013 un gâteau de plantain et d\u2019ail \u2013 que le restaurant agrémente de crevettes.Vianda sert principalement des produits d\u2019agriculteurs, d\u2019éleveurs et de pêcheurs locaux, une rareté dans une île qui importe 80 % de sa nourriture.Heureusement, plusieurs chefs portoricains adoptent ces jours-ci l\u2019approche « de la ferme à la table », contribuant du coup à l\u2019essor des producteurs locaux.1413, avenida Ponce de León, San Juan www.viandapr.com LA « CATHÉDRALE » DU RHUM C\u2019est à Cuba que la famille Bacardi s\u2019est lancée dans la production de rhum, mais c\u2019est à Porto Rico qu\u2019elle exploite aujourd\u2019hui la plus grande distillerie de rhum du monde.On accède à la Casa Bacardi soit grâce à un traversier qui fait la navette jusqu\u2019au vieux San Juan, soit en voiture.Les visites, qui coûtent de 15 $US pour une simple tourné e du musé e à 60 $US pour un cours de mixo- logie, commencent toutes avec un cocktail servi dans un bar en plein air avec vue imprenable sur le Castillo del Morro.Sur la route 165, à Cataño www3.bacardi.com/ casa-bacardi/ PLEIN LA VUE À SAN JUAN 5387184 5388958 www.expressionvoyages.com | 1 800 667-1469 819 868-1421 philippe Tessier | 71, rue sainT-DaviD, magog (permis Du Québec) prochain DéparT vers le casino akwesasne mohawk : SAMEDI 8 JUIN 2019 Les prix indiqués incluent les taxes Spécialistes en voyages de groupes Découvrez le Canada ! par pers., occ.quadruple, taxes incluses 16 places disponibles par pers., occ.quadruple, taxes incluses 35 places disponibles À PARTIR DE 309$ par pers., occ.double, taxes incluses 28 places disponibles À PARTIR DE 1297 $ À PARTIR DE 384$ par pers., occ.double, taxes incluses 30 places disponibles À PARTIR DE 569$ par pers., occ.double, taxes incluses 29 places disponibles À PARTIR DE 339$ LE TOUR DU LAC SAINT-JEAN 5 au 7 juillet 2019 | 3 jours Incluant : transport en autocar de luxe; guide- accompagnateur; 2 nuits d\u2019hôtel (3,5*); 7 repas; visite guidée et spectacle multimédia à l\u2019Ermitage Saint-Antoine; visites guidées et dégustations de produits locaux; visites guidées de l\u2019Économusée Bilodeau et du Jardin Scullion; croisière à bord du bateau La Tournée sur le lac Saint-Jean.Nos escapades d\u2019un jour ! pour informaTion /réservaTion BOSTON À LA FÊTE DES PATRIOTES 18 au 20 mai 2019 | 3 jours Incluant : transport en autocar de luxe; guide- accompagnateur bilingue; 2 petits-déjeuners et 2 nuits d\u2019hôtel au Marriott Fairfield (3*); tour de ville complet de Boston, visite de 2 majestueux châteaux à Newport (The Breakers, Marble House ou The Elms) avec audioguide en français, visites de Newport, de Salem et de Rockport, temps libre au Quincy Market, à Newport et à Rockport.NIAGARA FALLS 2 au 4 juin 2019 | 3 jours Incluant : transport en autocar de luxe; guide- accompagnateur bilingue; 2 nuits d\u2019hôtel (4*) en banlieue de Niagara Falls; 4 repas; tour de ville de Toronto; croisière aux chutes du Niagara; visite et dégustation dans un vignoble de Niagara-on-the-Lake; croisière à travers les Mille-Îles.LES FÊTES DE LA NOUVELLE FRANCE 3 au 4 août 2019 | 2 jours Incluant : transport en autocar de luxe; guide- accompagnateur; 1 nuit d\u2019hôtel (3,5*) à Québec; 3 repas (1 dîner au restaurant de l\u2019Assemblée nationale du Québec, 1 brunch directement sur le site des Fêtes et 1 souper dans le Vieux-Québec); 1 médaillon (laissez-passer) pour Les Fêtes de la Nouvelle-France; visite guidée de l\u2019Assemblée nationale du Québec; visite guidée du Château Frontenac avec un guide costumé et temps libre sur le site des Fêtes.La Tournée des idoles Samedi 25 mai 219 $ Dîner inclus 12 places disp.85e concert de clôture de l\u2019OSM Samedi 1er juin 199 $ Souper inclus 17 places disp.New York - Hollywood au Cabaret du Casino Vendredi 7 juin 130 $ 25 places disp.Serge Fiori - Seul Ensemble du Cirque Éloize Dimanche 7 juillet 169 $ Dîner inclus 28 places disp.Prix par personne, taxes incluses, incluant le transport aller-retour en autocar de luxe, les services d\u2019un accompagnateur ainsi que le pourboire à l\u2019accompagnateur et au chauffeur.MANIC-5 ET L\u2019ARCHIPEL-DE-MINGAN 23 au 28 juin 2019 | 6 jours Incluant : transport en autocar VIP EXCLUSIF avec Internet sans fil gratuit à bord; guide-accompagnateur; 5 nuits d\u2019hôtel (3* à 4*); 10 repas; traversée de Baie-Sainte Catherine à Tadoussac et traversée du fleuve Saint-Laurent de Godbout à Matane; croisière guidée à l\u2019Archipel-de- Mingan; temps libre à Baie-Saint-Paul, Baie-Comeau et Kamouraska; petit arrêt à Tadoussac; visite guidée et dégustation de fromages à la Laiterie Charlevoix; visites guidées de la centrale Manic-5 (dans le barrage et sur sa crête), du Village forestier d\u2019antan de Franquelin, du Vieux-Poste de Sept-Îles et plus encore.Nos circuits en autocar SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W22 VOYAGES I l y a parfois ces petites surprises qu\u2019on n\u2019attendait plus.Ces doutes qu\u2019on n\u2019avait pas raison d\u2019entretenir et qu\u2019on regrette un peu au bout du compte.En Inde, la plus belle surprise est venue d\u2019une petite ville appelée Bundi, quelque part au sud-ouest de Delhi.J\u2019ai beau frôler compter plus d\u2019une soixantaine de pays au compteur, je ne retiens toujours pas, d\u2019une fois à l\u2019autre, que je préfère le charme des petites villes moins touristiques.J\u2019aime voir les gens, leur parler, faire partie de leur quotidien.Ça me change des temples, des musées, des circuits qui nous mènent un peu toujours aux mêmes endroits plus ou moins mémorables.J\u2019ai passé quatre, cinq, six heures dans le bus, je ne sais plus.Un bus très local, où on se fout éperdument qu\u2019un siège nous ait été attribué et où on s\u2019assoit n\u2019importe où.Un bus qui s\u2019arrête pour tout et pour rien, au milieu de nulle part, et qui nous fait toujours angoisser de peur de rater notre arrêt.Parce qu\u2019il faut deviner où descendre.Surtout quand il n\u2019y a pas de vraie gare ou de station officielle dans la ville où on arrive.J\u2019ai galéré un peu dans le rickshaw qui devait me mener à mon hôtel.Dans les rues étroites de Bundi, il s\u2019est retrouvé coincé au milieu des célébrations d\u2019un mariage.La musique à tue-tête, le cortège déambulait avec des gros luminaires et occupait largement les rues assombries par la nuit.Je n\u2019étais pas certain que j\u2019aimerais.Juste comme ça.Parce que c\u2019est un endroit plutôt petit.Parce que la première impression m\u2019a laissé un peu perplexe.Pourtant, un vieillard rencontré là, à l\u2019hôtel, visite l\u2019Inde depuis 30 ans.Il a la retraite bien avancée, ça se sent.Chaque fois, il revient vers Bundi.Ce jour-là, il y entamait sa troisième semaine.Dieu seul sait combien de temps il prévoyait rester.Mais il considère l\u2019endroit comme sa nouvelle maison.C\u2019est en me promenant dans la rue que j\u2019ai compris pourquoi on veut absolument se poser là.J\u2019ai marché, souri aux gens, leur ai dit bonjour et ai obtenu le même bonjour en retour.Et puis?Et puis rien! Personne ne me demandait mon nom, mon pays d\u2019origine, mon âge.Surtout, personne n\u2019insistait pour que je dépense le plus rapidement possible dans son magasin.Bundi, dans le Rajasthan, c\u2019est ce que j\u2019ai trouvé de plus coquet.La population, charmante, semble véritablement heureuse d\u2019accueillir les touristes.Elle sourit.Les enfants accourent pour dire salut et s\u2019en retournent aussitôt.Dans la vieille partie de la ville, où le palais d\u2019un maharaja sans descendant est laissé pratiquement à l\u2019abandon, sur une falaise, on renouvelle l\u2019expérience d\u2019une visite dans un site touristique.Les plus téméraires s\u2019armeront d\u2019un bâton et continueront l\u2019ascension jusqu\u2019au fort, plus haut, qui se transforme en ruines jour après jour.Le bâton, bien qu\u2019utile pour la montée sur un chemin de pierre que la végétation s\u2019affaire à grignoter, sert à effrayer les singes, redevenus propriétaires des lieux.On entre dans le fort par une fenêtre laissée entrouverte.dans une grande porte massive.Là, c\u2019est pratiquement le silence.Étonnant que personne, ou presque, n\u2019y grimpe.Dans un pays où le bruit enterre le bruit, écouter le vent siffler est un luxe qu\u2019on peut s\u2019offrir dans les hauteurs de Bundi.On s\u2019assoit, là, sur les murs du fort, et on peut regarder le temps passer sans être dérangé.Ça fait changement.Il reste bien ces rythmes effrénés, ces klaxons, cette surabondance d\u2019activité près des marchés.Il y a encore les vaches dans les rues, les porcs qui bouffent de tout partout.Mais on trouve une personnalité qui se palpe, se sent de l\u2019intérieur, qu\u2019on ne trouve pas dans les grandes villes comme Delhi et Jaipur.On s\u2019arrête dans un café, on discute avec un Indien et on découvre qu\u2019il tient un commerce, un peu plus loin.Il préfère échanger toute la journée plutôt que de faire des affaires.Pas par paresse, mais parce qu\u2019il aime les gens.Parce qu\u2019il est fier de raconter sa ville.Et parce qu\u2019il a compris que la vente à pression ne fonctionne pas.Autant que faire se peut, dans la cohue, on se sent un peu chez soi.C\u2019est pour ça que les touristes ne veulent plus quitter Bundi.Le seul risque, c\u2019est que le secret bien gardé se répande et que Bundi perde un peu de son caractère au fur et à mesure qu\u2019elle gagnera en popularité.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Le calme de Bundi Même si elle est plus calme que les grandes villes, Bundi grouille d\u2019activités.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU Bundi a une âme, une personnalité qu\u2019on ne trouve pas dans les grandes villes.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU laTribune SAMEDI 4 MAI 2019 W23 EAST HEREFORD \u2014 Le mont Hereford, situé à un peu moins d\u2019une heure de Sherbrooke, est l\u2019endroit idéal pour aller vider son fou un après-midi ou recharger ses batteries le temps d\u2019une fin de semaine.Que ce soit à pied ou en vélo de montagne, les amateurs de plein air vont pouvoir fouler de nouveaux sentiers dès cet été et passer la nuit dans des refuges pods sophistiqués.Il existe pour le moment sept kilomètres de sentiers pédestres et 45 kilomètres de sentiers de vélo de montagne dans le mont Hereford, le troisième plus haut sommet de l\u2019Estrie à 864 mètres.Question de permettre aux amateurs de plein air de connaître la montagne plus en profondeur et de découvrir de nouveaux points de vue, les dirigeants ont annoncé à l\u2019aube de la saison estivale un projet d\u2019une valeur de 632 000 $ sur une période de trois ans.« On veut inaugurer un nouveau sentier pédestre dès cet été.C\u2019est une nouvelle boucle qui va rapprocher les marcheurs de la corniche du mont Hereford et qui s\u2019étendra sur toute sa longueur, explique Dany Senay, directeur de la forêt.Il y aura des points de vue à couper le souffle à différents endroits sur le sentier ainsi que des panneaux d\u2019interprétation.On a bien hâte de l\u2019ouvrir, on estime être en mesure de l\u2019avoir complété à temps pour les vacances estivales au mois de juillet. » Il n\u2019y a pas que les marcheurs qui vont voir leur expérience bonifiée.Comme la popularité du vélo de montagne est en hausse constante en Amérique du Nord et dans la région, les dirigeants ont décidé d\u2019ajouter trois pistes additionnelles, dont une permettant de se rendre directement au sommet de la montagne pour la descendre.« On a ajouté un nouveau sentier de vélo de montagne l\u2019année passée, et comme l\u2019activité est très populaire, on continue de développer le réseau cet été, poursuit M. Senay.À partir du mois de juin, il y aura une nouvelle montée pour permettre aux cyclistes d\u2019accéder au sommet de la montagne, ce qui n\u2019était pas possible par le passé.On a aussi ajouté deux nouvelles descentes à partir du sommet qui permettront de faire du downhill, une discipline qui est bien appréciée des adeptes.On travaille aussi à aménager un sentier de vélo de montagne qui reliera le camping Mont Expérience Hereford à la montagne. » DE L\u2019HÉBERGEMENT EN FORÊT Afin de permettre aux amateurs de plein air de s\u2019immerger entièrement dans l\u2019environnement reposant qu\u2019est la forêt du mont Hereford, différents types d\u2019hébergement s\u2019offrent à eux.Ceux qui veulent faire changement du camping habituel peuvent se tourner vers les pods, des écoconstruc- tions en forme d\u2019arche fabriquées de bois.Ils sont isolés, chauffés et éclairés à l\u2019électricité.Certaines ont même des douches.« Grâce à leur forme arrondie, les pods procurent rapidement à ses locataires un sentiment de confort et de bien-être.Ils sont ouverts à l\u2019année et comprennent tout ce qu\u2019on peut retrouver dans un petit chalet.Ils s\u2019inscrivent dans une formule de prêt-à-camper, qui gagne en popularité et répond mieux aux besoins de certains visiteurs qui désirent avoir un hébergement confortable, confie le directeur. » « On construit aussi un relais refuge au milieu de la forêt, on souhaite qu\u2019il soit ouvert pour la fin septembre.C\u2019est un concept similaire à ce qui se fait dans les parcs de la SÉPAC, accessible à tous les usagers le jour et offert en location le soir, poursuit-il.Le camping a agrandi encore une fois l\u2019année passée avec l\u2019ajout de sites et il est relié par des sentiers pédestres à la montagne, ce qui le rend facilement accessible. » UNE PANOPLIE D\u2019ACTIVITÉS Les gens qui ont une mobilité réduite peuvent eux aussi s\u2019extasier devant les paysages que l\u2019on peut apercevoir au sommet du mont Hereford.Comme au mont Washington, il est possible d\u2019accéder au pinacle de la formation rocheuse en voiture par le chemin Centennial, à partir de Saint-Her- ménégilde.Tout comme l\u2019accès aux sentiers pédestres, cette activité est offerte gratuitement.« Il y a aussi différentes activités ornithologiques et mycologiques qui sont organisées par nos partenaires, on en a vraiment pour tous les goûts.Avec le vélo de montagne qui gagne sans cesse en popularité et Foresta Lumina qui attire des milliers de touristes dans la région, on remarque une hausse importante dans le nombre de visiteurs que l\u2019on reçoit année après année.C\u2019est une des raisons qui nous a poussés à aménager de nouveaux sentiers et d\u2019agrandir notre offre d\u2019hébergements de tous types, conclut M. Senay, en assurant que la forêt du mont Hereford et ses paysages valent le détour.Des nouveaux sentiers pour découvrir le mont Hereford MAXENCE DAUPHINAIS-PELLETIER mdauphinais@latribune.qc.ca Un nouveau sentier pédestre ainsi que trois nouvelles pistes de vélo de montagne vont être aménagés au mont Hereford cet été, permettant aux usagers de voir de nouveaux points de vue et d\u2019accéder directement au sommet de la montagne en vélo.\u2014 PHOTO FOURNIE DÉCOUVERTE MONDE Les pods gagnent en popularité par le confort qu\u2019ils offrent.Situés à même la montagne, ils permettent aux locataires de vivre une immersion complète en nature.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 4 MAI 2019 laTribune W24 cirquedusoleil.com/alegria PRÉSENTÉ PAR SOUS LE GRAND CHAPITEAU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL À L\u2019AFFICHE JUSQU\u2019AU 21 JUILLET PARTENAIRES OFFICIELS 5395832 "]
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