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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 2020-05-02, Collections de BAnQ.

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[" La rivalité qui n\u2019a jamais levé PAGES 62-63 L e p r i x p e u t ê t r e p l u s é l e v é à l \u2019 é t r a n g e r 2 , 9 9 $ + T A X E S L E S A M E D I SAMEDI 2 MAI 2020 ÉDITION WEEKEND DU OTTAWA-GATINEAU | 104 PAGES | 107e ANNÉE | N° 6 ledroit.com MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE P A T R I C K W O O D B U R Y , L E D R O I T 2 , 9 9 $ + T A X E S L E S A M E D I 8 PAGES DE JEUX GRATTON Ce n\u2019était pas censé fi nir comme ça PAGE 5 Un moteur à l\u2019arrêt PAGES 6-7 IRA, IRA PAS?PAGES 2-3 On protège sa santé et celle de notre entourage Information et conseils à l\u2019intérieur.NOUS CONTINUONS DE VOUS OFFRIR UNE EXPÉRIENCE CLIENT EN TOUTE SÉCURITÉ.12, rue de l\u2019Horizon, Gatineau 819.303.0500 promotion! obtenez jusqu\u2019À 4 mois gratuits* à LOUER.UNITÉS DISPONIBLES DÈS MAINTENANT.LA VIE D\u2019HÔTEL, CHEZ SOI.CONÇUE POUR TOUS! Situé au Plateau de la Capitale.*Sur unités sélectionnées, certaines conditions s\u2019appliquent, modifiable sans préavis.RBQ: 8007-6490-04 SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 2 ACTUALITÉS RETOUR OU PAS À L\u2019ÉCOLE PRIMAIRE LE 11 MAI LE DILEMME DE L\u2019HEURE POUR LES PARENTS DANIEL LEBLANC dleblanc@ledroit.com Alors que s\u2019achève la septième semaine de confinement, le dilemme est de taille pour de nombreux parents québécois alors que les écoles primaires rouvriront leurs portes le 11 mai, sauf dans la grande région de Montréal.Envoyer ou non ses enfants en classe alors que la crise de la COVID-19 est encore loin d\u2019être résorbée?C\u2019est la question de l\u2019heure sur toutes les lèvres dans les chaumières.Dans une dizaine de jours, après avoir vu leur année scolaire être mise sur pause abruptement à la mi-mars, près de 35 000 enfants de l\u2019Outaouais pourront de nouveau enfiler leur sac à dos.Un retour qui est cependant sur une base purement volontaire, insiste le gouvernement Legault.Plusieurs parents sont indécis, tandis que d\u2019autres ont pris leur décision, dans certains cas même depuis plusieurs jours.Certains sont craintifs, d\u2019autres donnent la chance au coureur et souhaitent que leur enfant socialise de nouveau, malgré toutes les mesures sanitaires qui seront en place.Le Droit vous présente un tour d\u2019horizon de l\u2019opinion de quelques-uns d\u2019entre eux.INDÉCIS LES SIMARD (maternelle et 1ère année) Dans la maisonnée des Simard, la décision n\u2019est pas encore tout à fait coulée dans le béton.«C\u2019est déchirant un peu comme p a r e n t , m a i s e n même temps je suis d\u2019avis que ça ne changera pas grand-chose qu\u2019on les envoie présentement ou qu\u2019on a t t e n d e e n s e p - tembre.Les chiffres pour l\u2019Outaouais ne m\u2019alarment pas tant que ça, la seule condition qui me stresse un peu, c\u2019est ma santé, mais elle est sous contrôle.J\u2019essaie de suivre l\u2019ensemble de la population, j\u2019ai fait le tour des gens que je connais et c\u2019est partagé.On dirait que ça penche plus sur le oui que sur le non, mais je suis quand même d\u2019avis qu\u2019on devrait donner le droit aux familles proches de se regrouper avant d\u2019ouvrir les écoles.Ça ferait du bien à tout le monde de faire des mini regroupements, ce serait une première étape avant de rouvrir les écoles en septembre.Mes parents, je sais qu\u2019ils ne sont pas sortis pendant deux mois, alors que pour tous les élèves, c\u2019est impossible de le savoir», dit le papa Daniel.OUI LES FORTIN (5e année) Pour Karine Fortin, qui est monoparentale, il était clair et net que sa fille retournait en classe.«Notre ménage, c\u2019est elle et moi.C\u2019est une enfant fantastique, mais elle a un trouble du déficit de l\u2019attention et est très impulsive.Dans la situation actuelle, elle n\u2019a aucun des mécanismes de soutien qui lui permettent de moduler son impulsivité, de se concentrer.Rien de son système de soutien n\u2019est disponible, ni pour elle ni pour moi.Il n\u2019y a pas d\u2019horaire et de routine, elle ne voit pas ses amis.On ne peut pas aller voir les grands- parents pour réfléchir à la question ou encore consulter un psychologue, donc les dernières semaines ont été difficiles.Pour son équilibre, le retour à l\u2019école est important.C\u2019était impossible de faire du travail scolaire à la maison et moi je suis très occupée au travail, alors c\u2019était conflictuel.Pour le retour en classe, j\u2019ai les mêmes inquiétudes de santé que tous les parents du monde, mais je fais confiance aux autorités de la santé publique, qui disent que le risque est raisonnable.Chacun a une tolérance différente.Pour moi, c\u2019est un niveau de risque que je suis prête à prendre.Je me dis que c\u2019est un peu comme un tiens vaut mieux que deux tu l\u2019auras», soutient-elle.OUI LES BOUTOT (4e année) Chez les Boutot, la maman Geneviève a d\u2019abord et avant tout demandé à sa fille.Verdict: celle-ci désirait retourner à l\u2019école le plus rapidement possible.«On est du même avis.Je trouve que c\u2019est important pour le développement des enfants, qu\u2019ils puissent continuer à socialiser, car la socialisation à travers les médias sociaux, ce n\u2019est pas l\u2019idéal.Et non seulement on dit que les enfants sont apparemment les moins touchés par la COVID-19, mais je pense aussi qu\u2019avec les statistiques à Gatineau, nous sommes en bonne position.Il y a une centaine de cas encore actifs et on parle d\u2019une ville de 300 000 habitants.Si l\u2019on continue à être prudents, si les fonctionnaires continuent à faire du télétravail et à ne pas traverser le pont, ça va bien se passer.Je crois qu\u2019il est temps qu\u2019on revienne à une vie plus normale», dit-elle.Geneviève Boutot et Benoit Vallée Cardinal avec leur fille, Daphné \u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT Andrée-Anne Boisvert et Daniel Simard avec leurs enfants, Maya et Ève \u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 3 RETOUR OU PAS À L\u2019ÉCOLE PRIMAIRE LE 11 MAI LE DILEMME DE L\u2019HEURE POUR LES PARENTS NON LES LACROIX (maternelle et 2e année) Monoparentale avec trois enfants dont deux enfants d\u2019âge scolaire, Vanessa Lacroix a choisi d\u2019attendre à la fin de l\u2019été avant que ces derniers réintègrent leurs classes.D\u2019abord, son fils aîné est asthmatique, un fait qui a un peu d\u2019incidence sur sa décision même si le tout est bien contrôlé.«Sauf qu\u2019après avoir écouté les deux points de presse [lundi dernier], j\u2019ai réfléchi et je me suis dit que je n\u2019avais pas de bons arguments pour les envoyer à l\u2019école.Je ne travaille plus en ce moment, mes enfants n\u2019ont aucune difficulté d\u2019apprentissage, ils réussissaient bien leur année scolaire, ils socialisent bien ensemble et ma santé mentale se porte bien.Je suis moi-même enseignante (éducation aux adultes) et de leur faire l\u2019école à la maison, ce n\u2019est pas un gros défi pour moi.Et avec la situation actuelle, si j\u2019étais à la place des profs du primaire, j\u2019en voudrais moins [des enfants] dans ma classe.De plus, on ne se sent pas abandonné, on croule sous le matériel scolaire, pédagogique», lance-t-elle.OUI LES LABELLE (4e et 6e année) De son côté, Catherine Labelle affirme que ses deux garçons retourneront sur les bancs d\u2019école.«Pour moi, c\u2019était clair que oui, surtout parce que j\u2019ai de la difficulté à faire les travaux avec eux à la maison, en particulier avec mon plus jeune.Il a une légère dyslexie, il n\u2019est pas en échec, sauf qu\u2019il ne collabore pas du tout avec moi pour faire ses apprentissages.Il collabore davantage avec l\u2019enseignant et l\u2019orthopédagogue.Mes enfants ont besoin de reprendre leur routine, c\u2019est aussi une question de santé mentale.Pour le reste, je fais confiance à l\u2019école et aux procédures qui vont être mises de l\u2019avant, car ce sont des professionnels, je pense qu\u2019ils vont bien suivre les recommandations du gouvernement.Ma seule inquiétude, c\u2019est de savoir s\u2019ils vont être relocalisés et se retrouver à deux endroits différents s\u2019il y a trop de monde, mais c\u2019est un moindre mal.Le but, c\u2019est qu\u2019ils soient avec leurs amis», dit-elle.INDÉCIS LES GIROUARD (2e et 5e année) Aucune décision finale n\u2019a encore été prise dans le clan Girouard, mais ça ne saurait tarder.«La plus grande raison, c\u2019est que je suis asthmatique, mais je suis aussi indécise quant à savoir ce que ça va leur apporter [un retour].Les enfants ont souvent besoin de se voir, de se toucher, de se donner des câlins, c\u2019est ce qui les réconforterait, mais il y a de la distanciation sociale à respecter.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019ils vont arriver à l\u2019école et la vraie réalité va les frapper.C\u2019est quelque chose dont ils n\u2019ont pas été témoins ou presque et je pense qu\u2019il va y avoir plus de déception qu\u2019autre chose.La moitié des amis ne seront pas là et il y aura de la tension.On aurait pu finir l\u2019année à la maison et trouver des solutions alternatives.La théorie sur la socialisation ne tient plus la route, car ce ne sera plus du tout la même dynamique.On aurait aussi pu rouvrir les parcs avant les écoles, je pense.Les deux enfants ont des opinions inverses, alors c\u2019est un peu déchirant comme parent.Comment peut-on justifier d\u2019en envoyer un et pas l\u2019autre?On va décider à la dernière minute et faire participer les filles au processus de décision», affirme la mère, France Gravelle.NON LES LECLAIR (1ère année) Chez les Leclair, le verdict est tombé dès le début: pas de retour à l\u2019école pour les six semaines restantes au calendrier.«Avant même que le plan soit annoncé et de quelle façon ça allait se faire, nous étions pas mal certains, en nous basant uniquement sur la santé [fragile] de mon conjoint.Ça se passe bien à la maison, on la chance tous les deux de faire du télétravail.Mon fils n\u2019est pas en situation d\u2019échec et n\u2019a pas de difficulté d\u2019apprentissage, on s\u2019organise bien à la maison et on est capable de concilier travail et famille.On participe aussi à la classe de Marie-Ève sur YouTube, en plus de suivre le contenu à Télé-Québec.Les journées passent vite et on essaie de maintenir une petite routine comme à l\u2019école.Notre garçon disait aussi qu\u2019il ne voulait pas que son papa soit malade.Il est sensible à ça.Ce ne sera peut-être pas mieux en septembre, mais à mon avis on aura un meilleur portrait global, on pourra prendre des décisions plus éclairées, même si on n\u2019attendra pas qu\u2019il y ait un vaccin», dit la maman, Janie Bertrand.OUI LES DUGUAY (3e et 6e année) À la maison des Duguay, on reprendra le chemin de l\u2019école le 11 mai.Entre autres, mais surtout, parce que les deux parents sont enseignants au secondaire et qu\u2019ils seront possiblement appelés à retourner au travail.«C\u2019est un oui, parce qu\u2019à un moment donné il doit se passer quelque chose, on se dirige vers le néant.Mais c\u2019est aussi un oui avec beaucoup de réserves et de bémols.On espère que les enseignants vont pouvoir porter des masques.C\u2019est un coup de dé que ce le gouvernement fait, alors on va essayer de suivre le tout pour voir ce qui va se passer.On se réserve le droit de les retirer si on trouve que la situation n\u2019est pas sécuritaire», note le papa, Marc-André.Sa fille Simone, 8 ans, affirme avoir si hâte de revoir ses amis, surtout qu\u2019elle devait avoir droit à un «privilège» en classe tout juste avant que la pandémie n\u2019éclate.Son frère Victor, 12 ans, tient le même discours, mais avoue avoir «un peu de craintes», entre autres au niveau de la distanciation en voyant la taille de sa cour d\u2019école.Janie Bertrand et Hughes Leclair avec leur fils, Logan \u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT Marc-André Duguay avec ses enfants, Victor et Simone \u2014SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT Jean François Girouard et France Gravelle et leurs enfants Marisol et Emma-Rose \u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 4 ACTUALITÉS SOMMAIRE Arts M2 Auto 44 Détente M33-M40 Économie 40 Éditorial 34 Monde 46 Histoire 29 Horoscope M34 Nécrologie 52 Sports 58 TÉMOINS D\u2019UN ÉVÉNEMENT VOUS AVEZ DES NOUVELLES, DES PHOTOS D\u2019ACTUALITÉ?nouvelles@ledroit.com merci de recycler ce journal ABONNEMENTS ET LIVRAISON DU JOURNAL tirage@ledroit.com www.ledroit.com/abonnement 613-562-0555 necrologie@cn2i.ca 613-562-7749 Publicité publicite@ledroit.com Renseignements généraux : 613-562-0111 NOUS JOINDRE LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com Alors que plusieurs parents tergiversent sur le retour en classe, d\u2019autres, comme Céline Guil- beault, ont leur idée bien campée.C\u2019est un «?non?» catégorique.La réponse est, peut-on dire, facile à prendre dans son contexte.Son fils Loïc est confiné depuis 11 mois.Rien à voir avec les quelques semaines imposées à l\u2019ensemble de la population pour combattre la COVID-19.Loïc, 11 ans, de Gatineau, se bat contre autre ennemi redoutable, la leucémie.Ses traitements de chimiothérapie le rendent immunosupprimé.Autrement dit, son système immunitaire ne lui permet pas de se défendre en cas d\u2019infection.Si les enfants se tirent mieux d\u2019affaire devant le coronavirus, un jeune comme Loïc n\u2019a pas le luxe du moindre risque de contact avec des porteurs du virus, à l\u2019école ou sur un terrain de jeu.« Pas d\u2019école en mai, c\u2019est certain, lance Mme Guilbeault.Peut-être même en septembre, on verra.Il est encore à risque, et si les conditions actuelles ne se sont pas améliorées, si le virus est encore bien présent dans la population, on n\u2019ira pas à l\u2019école.» Comme plusieurs enfants combattant un cancer, Loïc a atteint une certaine maturité, une force mentale peu commune.L e D ro i t l \u2019a re n c o nt ré u n e première fois au début du mois de février, alors que la vie « normale » suivait son cours.Il venait d\u2019avoir l\u2019autorisation de sortir de chez lui pour participer au lancement du Défi des chefs Leucan et entamer un retour progressif dans la société.À cette étape du traitement de chimiothérapie, il pouvait retourner à l\u2019école, et enfin voir ses amis.« Pour Loïc, c\u2019est le plus difficile.Ne pas voir ses amis est pire que d\u2019aller au Centre hospitalier pour enfants de l\u2019Est de l\u2019Ontario (CHEO) pour avoir ses traitements et ses ponctions lombaires.» La famille se réjouit de ne constater aucun cas de COVID-19 au CHEO.« Les gens savent maintenant ce que c\u2019est que d\u2019être confiné.Ça fait six semaines.Loïc, ça va bientôt faire un an.» Un an à se laver les mains deux fois plutôt qu\u2019une, à porter un masque pour aller à l\u2019épicerie, et à désinfecter emballages et denrées au retour à la maison.« Le coronavirus ajoute du stress.On n\u2019a plus la même routine lorsqu\u2019on va au CHEO.Je ne peux plus être avec lui lorsqu\u2019il faut faire des traitements.» Il leur reste un petit plaisir de la vie.La famille, qui possède un bateau, espère avoir le droit d\u2019accéder à cette autre « bulle » familiale dans les prochaines semaines.Pas d\u2019amis ni d\u2019invités.La navigation restera une affaire de famille, qui, espèrent-ils, leur permettra de changer d\u2019air et de garder le moral.Confiné depuis un an, Loïc n\u2019ira pas à l\u2019école en mai Céline Guilbeault est confinée avec son fils Loïc Saumier qui suit des traitements de chimiothérapie pour combattre la Leucémie.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT ON VEUT VOUS ENTENDRE Vous avez une opinion sur un dossier d\u2019actualité?Une nouvelle à nous transmettre?Un commentaire sur notre travail, sur votre journal, ou encore une question à nous poser?On veut vous lire.Écrivez-nous à editorial@ledroit.com.LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue VÉHICULER, verbe Définition \u2013Transporter à l\u2019aide d\u2019un véhicule.Constituer un véhicule pour.[FIGURÉ] Transmettre (une chose abstraite).Cooccurrences \u2013les médias véhiculent, la langue véhicule, le film véhicule ; véhiculer une image, véhiculer des valeurs, véhiculer un message, véhiculer une idée, véhiculer des clichés\u2026 Anagramme \u2013chevreuil. leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 5 C e n\u2019est qu\u2019une simple pièce d\u2019un simple édifice.La salle de nouvelles d\u2019un quotidien, c\u2019est comme toute autre salle dans tout autre bâtiment.Ce n\u2019est que de la brique et du mortier.Et des bureaux, des classeurs, des chaises, des ordinateurs et des panneaux séparateurs\u2026 rien de bien spécial tout ça.Alors pourquoi ai-je le cœur gros ?Nos bureaux de la rue Clarence dans le marché By, à Ottawa, ont été officiellement fermés vendredi.Seul notre photographe a eu droit à une dernière visite pour capter des images de notre salle de nouvelles\u2026 vide.Dorénavant, c\u2019est dans de tout nouveaux bureaux d\u2019un édifice voisin de la Place Cartier du secteur Hull qu\u2019on travaillera et que notre nouvelle coopérative fleurira.C\u2019est là que vous trouverez Le Droit.Votre Droit.Enfin, c\u2019est là que vous nous trouverez une fois que cette pandémie sera derrière nous.C\u2019est là, tout près de la Place Cartier, que se trouvera notre nouvelle salle de nouvelles.L\u2019ancienne, celle du marché By qu\u2019on a occupée pendant presque 30 ans, ne sera plus qu\u2019un souvenir.Et bien qu\u2019elle restera qu\u2019une simple pièce d\u2019édifice, jamais je ne l\u2019oublierai.J\u2019aurais tant aimé un dernier au revoir.Un dernier regard.Un dernier sourire à tous ces travailleurs, commerçants, restaurateurs et maraîchers du marché By devenus nos amis au fil des années.J\u2019aurais aimé un dernier moment.Ce n\u2019était pas censé finir comme ça.Lorsqu\u2019un virus nous a renvoyés à la maison en nous obligeant de s\u2019y confiner, on croyait bien reprendre nos places dans cette salle dans quelques jours, peut-être deux semaines, trois tout au plus.On croyait bien pouvoir dire à cette salle un dernier adieu en gang, entre collègues de la salle des nouvelles, de la production, des ventes et du service à la clientèle, et se rappeler nos plus vifs et nos plus fous souvenirs dans cette grande pièce au mur de fond rouge du Droit.Mais le temps a passé, les déménageurs aussi, et cette salle qu\u2019on croyait faire revivre de nos conversations, de nos rires, de nos histoires et de nos scoops ne nous attend plus.C\u2019est un nouveau lieu qui nous accueillera lorsque le virus nous donnera la permission de revivre.Un nouveau départ.Une nouvelle salle où s\u2019accumuleront les souvenirs au fil des années à venir.Comme les souvenirs se sont multipliés dans l\u2019ancienne salle du marché By de 1991 à 2020.C\u2019est d\u2019ailleurs curieux de voir une image de notre salle de nouvelles vide alors qu\u2019elle déborde tellement de souvenirs.Des moments inoubliables.Des moments qui resteront imprimés dans nos cœurs jusqu\u2019à la dernière page de notre vie.Ce n\u2019était pas censé finir comme ça.Sur une note personnelle, c\u2019est dans cette salle que j\u2019ai rencontré celle qui allait devenir ma partenaire de vie des 26 dernières années.Et ce n\u2019était pas la première ni la dernière fois que Cupidon allait s\u2019arrêter nous saluer et cibler d\u2019autres cœurs.Les grands moments de l\u2019histoire des 30 dernières années, c\u2019est dans cette salle que nous les avons vécus.Les innombrables soirées d\u2019élections qui se terminaient à minuit pour faire place à de la pizza et une caisse de bière que nous nous partagions en poussant tout un chacun un long soupir de soulagement.Nos lecteurs auraient tous les résultats à leur porte (et à leur écran) dans quelques heures.Mission accomplie.Ce matin de février 1997 lorsque le rédacteur en chef a annoncé à haute voix dans cette salle que l\u2019Hôpital Montfort allait être fermé.Il n\u2019a suffi que quelques minutes, quelques secondes, pour que Le Droit reprenne son rôle de « journal de combat ».Nos racines franco-ontariennes nous le dictaient.Notre devoir envers nos fiers fondateurs et prédécesseurs nous appelait.Le Droit allait monter au front aux côtés de la communauté franco-ontarienne, comme il l\u2019a toujours fait au cours de ses 107 ans d\u2019histoire, et comme il le fera toujours.Que nos bureaux et votre coopérative se trouvent en sol ontarien ou québécois, notre mission et notre devise ne changeront jamais : l\u2019avenir est à ceux qui luttent.Le référendum sur la souveraineté du Québec de 1995, c\u2019est dans cette salle que nous l\u2019avons vécu.Les attentats à New York en septembre 2001, l\u2019élection de Barack Obama\u2026 et de Donald Trump, la panne majeure d\u2019août 2003 alors qu\u2019on a tout de même réussi à vous offrir votre Droit le lendemain matin grâce à une génératrice trouvée in extremis et Dieu sait où, les inondations, les tornades, les crises économiques, le « Jeudi noir », la fin des Expos, la dernière coupe Stanley du Canadien de Montréal, la mort de Maurice Richard, de Pierre Trudeau, de Michael Jackson, de Nelson Mandela et de tant d\u2019autres grands noms qui ont marqué l\u2019Histoire à leur façon, la création de l\u2019État islamique, la tuerie de l\u2019école primaire Sandy Hook, l\u2019ouragan Katrina, les nombreux attentats terroristes, dont celui d\u2019Ottawa\u2026 Je pourrais poursuivre, vous le savez bien.La vie nous a si souvent surpris au fil des 30 dernières années.Et cette grande salle a tout vu.Elle a tout vu de nos yeux, elle a séché nos larmes, elle a partagé nos joies, elle a ri de nos folies, elle a rougi à nos engueulades, elle a corrigé nos fautes, elle s\u2019est réjouie de nos scoops, elle a toujours été là.Ce n\u2019était pas censé finir comme ça.C\u2019est juste une salle, je sais.Ce n\u2019est qu\u2019une simple pièce d\u2019un simple édifice.Mais pour nous et pour tous les journalistes qui y ont fait leurs premiers pas, elle a été beaucoup plus qu\u2019une salle.Elle a été une amie.Elle a été un refuge.Elle a été un souvenir inoubliable.Elle a été un moment de notre vie.Elle a été une vie.Ce n\u2019était pas censé finir comme ça DENIS GRATTON CHRONIQUE dgratton@ledroit.com Les bureaux du Droit de la rue Clarence, à Ottawa, sont officiellement fermés.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LEDROIT SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 6 ACTUALITÉS MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com « On souhaite être capable d\u2019opérer sans perdre d\u2019argent, on travaille très fort là-dessus, mais on a pris la décision que rentable, pas rentable, on va rouvrir dès que ce sera possible.» Le ton des propos que tient aujourd\u2019hui Marianne Trotier, directrice des relations publiques pour le Groupe Nordik, tranche avec l\u2019enthousiasme qui régnait au sein de l\u2019entreprise avant le 14 mars 2020, jour historique où le Québec a été mis « en pause » par le premier ministre François Legault.En plus d\u2019exploiter le plus grand spa en Amérique du Nord, à Chelsea, l\u2019entreprise poursuivait alors sa conquête du marché canadien à Winnipeg et Toronto et visait une dizaine de spas sur le continent nord-américain d\u2019ici dix ans.La rentabilité de l\u2019entreprise n\u2019avait pas la même connotation dans les bureaux de la direction avant ce 14 mars.« On ne se le cachera pas, on n\u2019a aucun revenu actuellement », avoue Mme Trotier.Des quelque 400 employés du Groupe Nordik, seule une trentaine restent à pied d\u2019œuvre et travaillent sur des plans de relance.« Ce n\u2019est pas du temps perdu, explique la porte-parole.On n\u2019a pas le choix de formaliser des choses, de réorganiser certains aspects de nos opérations, d\u2019optimiser, d\u2019innover et d\u2019être créatifs pour pouvoir respecter les nouvelles mesures de la COVID-19 va nous imposer.» Le jour de la réouverture du Nor- dik Spa-Nature viendra.Quand ?Probablement que même le Dr Horacio Arruda n\u2019en a pas encore une idée précise.« On pense qu\u2019on pourra continuer de donner certains services qu\u2019on offre, explique Mme Trotier.Là où nous n\u2019avons aucune réponse, c\u2019est pour les soins et traitements de massothé- rapie.Il n\u2019y a absolument aucune ligne directrice sur la façon dont ces professionnels pourront éventuellement rendre ce service.» Habitués aux journées très occupées, les bassins et les saunas du Nordik devraient être beaucoup moins achalandés lors de la reprise des activités.« Il y a moyen de respecter les règles de distanciation, explique Mme Trotier.Le site est extrêmement grand.Il y a moyen, cet été, si on peut rouvrir, de se détendre à l\u2019extérieur, avec les nombreuses chaises longues et les hamacs.On est ultra conscient que notre capacité d\u2019accueil sera beaucoup moins grande qu\u2019elle ne l\u2019était avant.Ça devra être réduit de 50 ou 60 %.Tout va dépendre des mesures qui devront être mises en place.Nos employés devront être plus multifonctionnels.Nous offrirons de la formation.Notre plan de relance va un peu dans cette direction-là.» Le resserrement des règles d\u2019hygiène qui sera probablement exigé partout en société à l\u2019avenir n\u2019a cependant rien pour déstabiliser le Groupe Nordik.« Ce sera juste de nouvelles mesures à intégrer à nos protocoles, note la directrice des relations publiques.Nous sommes dans l\u2019industrie des spas.Les règles d\u2019hygiène sont déjà très serrées.La salubrité, la propreté de nos lieux, de nos bassins et de nos saunas, on a toujours été à cheval là-dessus.Il faudra rassurer notre clientèle et nos employés.La santé et la sécurité des employés et de nos clients seront notre grande priorité.» UN MOTEUR À L\u2019ARRÊT La directrice générale de Tourisme Outaouais, France Bélisle, rappelle que l\u2019Outaouais peut compter sur les doigts d\u2019une main les entreprises qui agissent comme les piliers de l\u2019industrie touristique de la région.« Le casino, le Musée de l\u2019histoire, le Château Montebello et le Nordik sont de ceux-là, dit-elle.Ce ne sont pas des PME, elles ne rentrent pas dans les programmes d\u2019aide des gouvernements [sauf la subvention salariale de 75 %].Ce sont cependant des entreprises qui font vivre de très nombreux fournisseurs de la région.Certaines font vivre des villages.Il n\u2019y a pas que les employés et les visiteurs qui sont privés de ces attraits.Ce sont des centaines de fournisseurs de toutes sortes qui sont privés de millions de dollars.Le Biscotti & Cie fournit les desserts au Nordik.Si le spa est fermé, ça affecte directement le chiffre d\u2019affaires du Biscotti.» Mme Trotier précise que le Nordik Spa-Nature dépense, en moyenne, 400 000 $ par mois auprès de fournisseurs locaux pour s\u2019approvisionner en nourriture, boissons, produits d\u2019entretien, services de maintenance et auprès de professionnels en soins corporels.NORDIK SPA-NATURE À CHELSEA Un géant fragilisé MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com L\u2019industrie touristique de l\u2019Ou- taouais ne s\u2019attend pas à recevoir beaucoup de visite de l\u2019extérieur cet été.«Pour que le tourisme fonctionne, ça prend deux éléments non négociables, la mobilité des gens sur le territoire et la possibilité d\u2019avoir des rassemblements publics, mais à l\u2019heure actuelle, on n\u2019a aucun des deux», reconnaît la directrice générale de Tourisme Outaouais (TO), France Bélisle.Le brouillard entourant la suite des choses est à ce point épais que TO a complètement cessé ses investissements en marketing.L\u2019industrie ne s\u2019attend d\u2019ailleurs pas à ce que l\u2019activité touristique reprenne sa vitesse de croisière du jour au lendemain.Pe r s o n n e, d o n c , n e p e n s e revoir le traditionnel ballet estival d\u2019autobus remplis de touristes en visite organisée devant le Musée canadien de l\u2019histoire au cours des prochains mois.Les commerçants du centre-ville ne pourront pas compter sur la présence d\u2019un événement majeur du type Cirque du Soleil ou Mosaï- cultures pour faire gonfler leurs recettes.Tout le complexe hôtelier lié au Casino du Lac-Leamy pourrait demeurer vide pendant encore quelque temps.Les évé- nements culturels et sportifs sont tous annulés.Les Gatinois, comme le reste des Québécois, ont été conditionnés, depuis des semaines, à voir tous ceux qu\u2019ils croisent dans la rue ou ailleurs comme de potentiels porteurs du coronavirus.MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com La rue Principale, à Aylmer, est devenue, depuis quelques années, un des attraits que vend la Ville de Gatineau pour faire pénétrer les touristes plus loin à l\u2019intérieur de son territoire.Cet été, les seuls touristes que risquent de voir les commerçants du secteur n\u2019auront probablement pas fait plus qu\u2019une dizaine de kilomètres de voiture\u2026 ou de vélo pour s\u2019y rendre.« C\u2019est bien certain que pour le tourisme, ça sera difficile, affirme Éric Delage, président de l\u2019Association des professionnels, industriels et commerçants d\u2019Aylmer (APICA).Mais ce qui se passe va peut-être amener les gens à redécouvrir des secteurs de leur propre ville.On va peut-être revenir à une forme de tourisme plus local.On peut penser que les gens iront pas mal moins loin en vacances cet été.Beaucoup de monde aura été affecté financièrement.Pour plusieurs, ce sera certainement des vacances plus locales.» La conseillère municipale du quartier, Audrey Bureau, est convaincue que les citoyens vont répondre à l\u2019appel des commerçants, malgré la crise.« Je pense que de plus en plus de gens prennent conscience de l\u2019importance d\u2019acheter local, dit-elle.Quand les commerces vont rouvrir, les citoyens voudront recommencer à sortir et reprendre le cours de leur vie normale.Il y aura un impact c\u2019est sûr, mais j\u2019ai hâte de voir si la réponse des citoyens locaux sera assez grande pour permettre de combler un peu le manque de touristes.I l doit au ssi y avo i r l \u2019ouve r tu re d u nouveau pavillon à la marina qui devrait aider à mousser l\u2019offre du Vieux-Aylmer.» M .  D e l a g e n o t e q u e l a COVID-19 n\u2019a pas empêché les gens d\u2019arpenter la rue Principale en grand nombre lors des beaux jours des dernières semaines.« Évidemment, les commerces sont fermés, rappelle-t-il.Certains ont redéfini leur offre avec du service en ligne ou du prêt-à- emporter.Pour les commerces de destination, c\u2019est un peu plus difficile.Mais à voir les gens sur la rue, ça me fait dire qu\u2019ils ont hâte de revoir leurs commerçants.» RUE PRINCIPALE À AYLMER «Les citoyens répondront à l\u2019appel» Le Nordik Spa-Nature à Chelsea.\u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT «On ne se le cachera pas, on n\u2019a aucun revenu actuellement.» \u2014 Marianne Trottier, directrice des relations publiques pour le Groupe Nordik leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 7 REPRISE DE L\u2019INDUSTRIE TOURISTIQUE APRÈS LA CRISE VENDRE L\u2019OUTAOUAIS AUX GENS DE L\u2019OUTAOUAIS « I l y a u ra u n e p é r i o d e d e transition assez longue, croit Mme Bélisle.Les gens devront se réapproprier les lieux publics.Au début, ce sera en fait beaucoup plus du marketing psychologique qu\u2019on devra faire et ce sera tout un art parce qu\u2019il faudra s\u2019adapter au rythme des citoyens et suivre leur niveau de confort à vouloir sortir de chez eux.» Tourisme Outaouais admet que la COVID-19 lui a mis plus qu\u2019un bâton dans les roues au cours des dernières semaines.Une profonde réflexion est amorcée dans l\u2019organisation quant aux actions à mener lors de la reprise.« C\u2019est certain que notre orientation va changer pour un temps, précise Mme Bélisle.Nos investissements en marketing se feront sur des marchés locaux.On va vendre l\u2019Outaouais, aux gens de l\u2019Outaouais.On l\u2019a déjà fait et on sait que ça rapporte.Ça confirme aussi la méconnaissance de l\u2019offre touristique des gens sur leur propre territoire.Il y a une occasion auprès de la clientèle locale.On pourra même parler d\u2019hyper local, d\u2019attirer, par exemple, des gens de Hull vers des attraits du secteur Hull.» Tourisme Outaouais analyse aussi la possibilité d\u2019aller jusqu\u2019à Saint-Jérôme pour attirer les gens dans Papineau, et jusqu\u2019à Hawkesbur y pour inviter les gens à prendre le traversier pour venir jusqu\u2019à Gatineau.« On n\u2019a pas encore défini complètement notre marché local et de proximité, mentionne Mme Bélisle.Ça va dépendre des directives de la Santé publique.» Les éléments posit i fs pour le tourisme sont rares par les temps qui courent, mais il y en a, note Mme Bélisle.« Nous avons quelque chose que les autres régions n\u2019ont pas, dit-elle.Un voisin qui est Ottawa.On a la possibilité d\u2019attirer des Ottaviens.S\u2019ils viennent dépenser ici, c\u2019est de l\u2019argent frais qui rentre au Québec.Encore faut-il que nos voisins puissent traverser les ponts.» PLEIN AIR L\u2019autre avantage de l\u2019Outaouais c\u2019est d\u2019avoir développé et structuré son offre en plein air.« Ça n\u2019aura jamais été un atout aussi important pour la région, estime la directrice générale de TO.On peut présumer que la distanciation sociale est plus facile à gérer en plein air.Dans une perspective de relance, on a quelque chose de solide sur quoi s\u2019appuyer.» Pour les autres joueurs de l\u2019industrie, la carte de visite pourrait devoir changer.« Le positionnement sur la santé et la sécurité des gens deviendra primordial, croit Mme Bélisle.Avant de vivre une expérience touristique, avant de se faire vendre un produit, la personne voudra s\u2019assurer d\u2019être en sécurité.Ça, toutes les entreprises qui sont dans le service à la clientèle devront chanter la même chanson pour rassurer le consommateur.» «?Ce sera en fait beaucoup plus du marketing psychologique qu\u2019on devra faire et ce sera tout un art.?» \u2014 France Bélisle, directrice générale de Tourisme Outaouais Des milliers de personnes qui manipulent des jetons, qui se succèdent sur des machines à sous, qui tirent des manivelles ou encore qui passent une partie de leur soirée à taponner des cartes, entourées d\u2019autres joueurs de poker?; tout ça n\u2019avait rien d\u2019extraordinaire au Casino du Lac-Leamy au début du mois de mars.Quelques semaines plus tard, tout ça semble de moins en moins concevable, du moins dans un avenir rapproché.Pour l\u2019industrie touristique de l\u2019Outaouais, la fermeture du casino est dramatique.Il est question ici d\u2019un des dix lieux les plus visités de toute la province.On parle de 60 millions de visiteurs en 20 ans et des centaines de millions de dollars en retombées.Il y a quelques années, on estimait à 57?000 le nombre de visiteurs qui franchissaient ses portes chaque semaine, dont la moitié provenaient de l\u2019extérieur du Québec.La maison de jeu est aussi un important acheteur de biens et de services dans la région, alors que plus de 70 % de ses dépenses de cet ordre se font auprès de fournisseurs locaux.«?C\u2019est préoccupant, admet la directrice générale de Tourisme Outaouais, France Bélisle.Dans la région, le Casino est un des gros joueurs de l\u2019industrie qui permet d\u2019attirer des gens.C\u2019est un motif de déplacement.Comment ça va être géré, je ne sais pas.La gymnastique que ça commandera sera inouïe.Le défi de repartir ça sera immense.?» Loto-Québec affirme n\u2019avoir aucune idée du moment où ses casinos pourront recommencer à accueillir des joueurs.«?Tout ce que je peux dire, c\u2019est que nous suivons la situation de près afin d\u2019ajuster nos opérations pour tenir compte des ordonnances de la Direction de la santé publique, a indiqué Samuel Larochelle, porte-parole de la société d\u2019État.On espère pouvoir rouvrir les casinos dans les prochaines semaines afin qu\u2019ils puissent continuer de contribuer financièrement à la société.?» Questionné à savoir si Loto-Qué- bec évaluait différents scénarios visant à transformer son offre de jeu en casino afin de s\u2019arrimer à ce qui pourrait rapidement devenir une nouvelle réalité, le porte-parole a affirmé «?on se questionne, évidemment, on suit la situation de près, mais pour la suite des choses, pour la bonification ou la transformation de l\u2019offre de jeu dans nos casinos, je n\u2019ai pas cette information?».MATHIEU BÉLANGER, LE DROIT La machine à sous post-COVID SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 8 ACTUALITÉS L\u2019HEURE DE POINTE.À L\u2019HEURE DE LA COVID-19 Consignes de confinement obligent, les routes de la région n\u2019ont jamais été aussi désertées.Les photographes du Droit ont visité cette semaine certains endroits névralgiques de la région aux heures de pointe.Que ce soit l\u2019autoroute 50, les ponts ou le centre-ville d\u2019Ottawa, les embouteillages ont disparu ! 1 VOIR Notre galerie de photos sur ledroit.com et dans notre application 8h00 3 8h30 8h25 2 leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 9 L\u2019HEURE DE POINTE.À L\u2019HEURE DE LA COVID-19 4 L\u2019autoroute 5 à la sortie du pont Cartier-Macdonald \u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT 5 Le boulevard Saint-Raymond en direction de l\u2019autoroute 5 \u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT 6 Le pont du Portage en direction du centre-ville de Gatineau \u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT 7 L\u2019avenue King Edward à Ottawa \u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT 1 L\u2019autoroute 50 à la hauteur du boulevard de La Vérendrye \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT 2 L\u2019autoroute 5 en direction du pont Cartier-Macdonald \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT 3 Le pont Cartier-Macdonald \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT 5 4 15H45 15H55 6 16H15 7 17H00 SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 10 ACTUALITÉS JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Dans la vie, Charles Le Blanc est professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Il a toutefois consacré les deux dernières semaines à soutenir le personnel d\u2019un centre d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de l\u2019Outaouais, où il a côtoyé «des femmes magnifiques et, à maints égards, héroïques».«Il faut absolument aller aider», lance-t-il à tous ceux qui sont en mesure de le faire.En acceptant d\u2019accorder une entrevue au Droit, M.Le Blanc a spécifié qu\u2019il voulait que les projecteurs soient tournés vers les personnes qui sont au front jour après jour, semaine après semaine, et non vers sa contribution ponctuelle, a-t-il insisté.A ppelons-les Rose et Rosaire, mariés depuis plus de 70 ans.Ils habitent ensemble une résidence pour personnes âgées de Gatineau.« Habitaient ensemble », de- vrais-je dire, puisque Rosaire a perdu sa Rose.Elle est décédée subitement.Avant que vous me posiez la question, c\u2019est la vieillesse qui a emporté Rose.Pas la COVID-19, bien que ce satané virus ait un lien avec mon histoire.C\u2019est que Rosaire est atteint d\u2019Alzheimer.Si bien que chaque jour, au réveil, il s\u2019étonne de ne pas trouver Rose à ses côtés.Le voilà qui s\u2019informe auprès du préposé aux bénéficiaires : « Dites-moi, avez-vous vu mon épouse ?» Il téléphone à ses enfants : « Où est maman?Je la cherche depuis ce matin, je ne la trouve nulle part\u2026 » Chaque fois, le préposé ou un de ses enfants, de lui annoncer la triste nouvelle.« Monsieur Rosaire, votre épouse est décédée.» Et Rosaire de fondre en larmes Et Rosaire de souffrir encore, et encore, de la triste nouvelle qu\u2019il oublie d\u2019une fois à l\u2019autre.J\u2019écoutais Danique Osborne-La- fontaine, conseillère aux familles à la Société Alzheimer de l\u2019Ou- taouais québécois, me raconter cette histoire, et j\u2019en avais le cœur serré.Vous aussi, sans doute.Je m\u2019informais auprès d\u2019elle de ce que le confinement change dans le quotidien des gens atteints d\u2019Alzheimer ou de démence.De ces troubles qu\u2019on regroupe désormais sous le vocable de « neurocognitifs ».Et ça change plein de choses.Dans le cas de Rosaire, c\u2019est l\u2019impossibilité d\u2019organiser des funérailles qui complique tout.Une cérémonie l\u2019aiderait à réaliser la perte de Rose, à surmonter sa peine.Mais c\u2019est interdit, comme tous les rassemblements.Sa famille ne peut pas aller le consoler à la résidence.Ça aussi, c\u2019est interdit en raison des risques de faire rentrer la COVID-19.Le préposé aux bénéficiaires, lui, n\u2019a pas le temps de passer une heure avec Rosaire, chaque matin, pour le consoler.Quant aux intervenants de la SAOQ, ils se déplacent habituellement pour offrir du soutien et du répit aux proches aidants.Le confinement les contraint, comme tout le monde, à agir à distance.Dans les circonstances, la famille et la SAOQ ont développé des trésors d\u2019imagination pour adoucir le sort de Rosaire.« Sa fille a eu le bon réflexe de lui écrire une petite note accompagnée de l\u2019avis de décès de son épouse.Ça contribue à le réorienter vers la réalité », raconte Danique.N\u2019empêche\u2026 Chaque fois qu\u2019il téléphone à ses enfants, Rosaire s\u2019informe : « Quand auront lieu les funérailles de maman ?» « Quand tout ça sera fini, papa\u2026 » « Quoi, tout ça ?De quoi vous parlez, tout ça ?», s\u2019impatiente Rosaire.« Quand le confinement sera terminé, papa\u2026 » « Le\u2026 quoi ?De quoi, vous parlez ?Le confinement.Il a bouleversé le quotidien de tout le monde.Et alourdi considérablement le quotidien des proches aidants qui vivent 24 heures sur 24 avec des gens atteints d\u2019Alzheimer.Appelons-le Robert cette fois-ci.Il vit avec Huguette en appartement.Un couple de 70 ans.Avant le confinement, ils se débrouillaient plutôt bien, sans aide extérieure pour les soins et l\u2019hygiène.C\u2019est Robert qui est atteint.D\u2019avance, c\u2019était un homme qui a besoin de sortir de la maison.De voir du monde.Le genre à s\u2019impliquer dans les sports, à faire du bénévolat.Avant le confinement, il participait aux activités d\u2019un centre de jour de la Société d\u2019Alzheimer.Il dépensait de l\u2019énergie, voyait du monde.Ça lui faisait le plus grand bien.Et la nuit, il dormait.Tout cela a changé avec le confinement.Le centre de jour a fermé.Robert s\u2019est retrouvé avec un surplus d\u2019énergie à dépenser.Et sa pauvre Huguette, qui ne rajeunit pas, n\u2019arrive plus à le contrôler.Le soir, Robert va se promener dans le quartier.Sans but précis, pour calmer son anxiété.C\u2019est ce qu\u2019on appelle un épisode d\u2019errance.On en voit de plus en plus depuis le début du confinement.Le problème, c\u2019est que Robert est incapable de retrouver l\u2019appartement.Il cogne aux portes du voisinage.Et sa femme, plus très jeune, qui passe déjà ses journées à en prendre soin, s\u2019épuise à contrôler ses errances.Celles-ci durent parfois jusqu\u2019aux petites heures du matin\u2026 Alors oui, de la détresse, on en voit beaucoup chez les proches aidants.Le confinement les a privés, du jour au lendemain, du soutien habituel des organismes et de leurs enfants.«Ils deviennent parfois tellement épuisés qu\u2019ils ont peur de péter une coche», constate Danique.Dans les circonstances, la Société Alzheimer fait des miracles pour offrir du soutien à distance.Elle me raconte l\u2019histoire de cette infirmière qui écrit des lettres d\u2019amour à ses vieux parents.Des lettres écrites à la main, qu\u2019elle leur fait parvenir par la poste.Comme dans le bon vieux temps.Le père, qui prend soin de la mère atteinte d\u2019Alzheimer, s\u2019émeut de ces lettres manuscrites.Quant à la mère, la lecture sur papier la touche plus que si c\u2019était sur un écran.De petites douceurs au temps de la pandémie.Petites douceurs au temps de la pandémie PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com Danique Osborne-Lafontaine, conseillère aux familles à la Société Alzheimer de l\u2019Outaouais québécois.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LEDROIT leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 11 UN PROFESSEUR DE L\u2019UNIVERSITÉ D\u2019OTTAWA REND HOMMAGE AUX EMPLOYÉS D\u2019UN CHSLD QU\u2019IL A ÉPAULÉS «Il faut absolument aller aider» Dans une enfilade de gazouillis sur Twitter après sa première semaine en CHSLD, le professeur a rendu hommage à ses collègues temporaires, qu\u2019il a épaulées du mieux qu\u2019il le pouvait, à raison de 50 heures réparties en six jours chaque semaine.« J\u2019ai travaillé 50 heures à mettre des dentiers, habiller des gens, désinfecter des bains, distribuer des repas, plier le linge, chercher la poupée perdue d\u2019une dame atteinte d\u2019Alzheimer et qui était inconsolable de cette perte », a-t-il notamment écrit.Le passage de Charles Le Blanc entre les murs d\u2019un CHSLD rural comptant quelques dizaines de résidents lui a fait réaliser à quel point les gens qui œuvrent dans ce milieu « tricoté serré » \u2014 en grande majorité des femmes \u2014 sont dévoués.« Pour une moyenne de 22  $ de l\u2019heure moins impôts, elles soignent, lavent, nourrissent et aiment vos grands-parents », a-t-il écrit sur Twitter.Son premier quart de travail était le 20 avril.Après la prise de température, la désinfection des mains et l\u2019installation d\u2019un masque, il a été initié à la « routine » de la place.« Après deux jours, j\u2019étais pas mal autonome », a-t-il raconté en entrevue après sa première semaine.Les tâches techniques comme le changement de culottes d\u2019incontinence et les bains sont laissées au personnel formé.« Mon travail, c\u2019est surtout de tout désinfecter, d\u2019aider toutes ces femmes-là dans leurs tâches pour faire en sorte que de temps en temps, elles puissent avoir un 15 minutes pour s\u2019asseoir et souffler.» Le coup de pouce de M. Le Blanc a aussi permis aux employés de consacrer un peu plus de temps aux résidents.« Pendant que les préposés font des jobs qui sont plus importantes avec les bénéficiaires, ça prend quelqu\u2019un qui va reporter le chariot des plateaux de nourriture, ça prend quelqu\u2019un qui désinfecte les mains-courantes », illustre le professeur.Il y a aussi cet homme, aveugle, mais encore lucide, à qui Charles Le Blanc a fait la lecture.Ou encore cette dame qui a dû changer de chambre en raison de la création d\u2019une zone de confinement dans l\u2019éventualité où un cas de COVID-19 se déclare dans le CHSLD.« Il a fallu que la préposée prenne 45 minutes avec cette per- sonne-là pour lui parler, la rassurer et lui dire que ça va bien aller », rapporte M. Le Blanc.En deux semaines, il aura effectué 100 heures de bénévolat.Il a refusé la rémunération que le réseau aurait pu lui offrir, puisqu\u2019il a déjà son salaire de professeur.Il invite tous ceux qui le peuvent à l\u2019imiter.« Je m\u2019étonne qu\u2019on soit obligé d\u2019attirer des bénévoles avec de l\u2019argent, alors que c\u2019est le simple sens de l\u2019humanité qui devrait nous pousser dans les CHSLD, dit-il.Il faut absolument aller aider, c\u2019est une aide qui est plus importante qu\u2019on le croit.» Même s\u2019il a choisi d\u2019arrêter après deux semaines \u2014 il a 55 ans et doit aussi effectuer des tâches pour l\u2019université \u2014, Charles Le  Blanc a bien fait savoir au réseau qu\u2019il serait au rendez-vous si la COVID-19 s\u2019invite au CHSLD et que des employés tombent au combat.UNE DPV?« Un peu comme une boutade », M. Le Blanc a lancé sur Twitter l\u2019idée de créer une DPV \u2014 une Direction de la protection de la vieillesse.« On protège la jeunesse, mais la vieillesse, il va falloir aussi y penser à un moment donné, dit-il.Je ne suis pas un spécialiste du domaine du tout, je suis un prof de philo, mais il va falloir qu\u2019on réfléchisse à ça.Je sais qu\u2019on a un rythme de vie trépidant et que ce n\u2019est pas tout le monde qui peut s\u2019occuper de personnes âgées en perte d\u2019autonomie, mais ça ne peut pas non plus être normal de prendre les personnes âgées, d\u2019aller les parquer quelque part et de ne plus y aller.» Extraits des publications Twitter de Charles Le Blanc «On dit et on parle beaucoup des CHSLD.Je viens de terminer ma première semaine là-bas pour répondre à l\u2019appel de l\u2019État.À 95 %, ce sont de femmes qui y travaillent.Des femmes magnifiques et, à maints égards, héroïques.Pour une moyenne de 22 $ de l\u2019heure moins impôts, elles soignent, lavent, nourrissent et aiment vos grands-parents.Elles sont obligées de tout faire cela, mais pas de les aimer.Et pourtant\u2026 Elles blaguent avec eux, leur font des câlins, se préoccupent de leur santé.Cette semaine, un résidant est mort (pas de la COVID-19).Grand chagrin pour ce vieil homme simple et de peu de mots.\u201cIl nous remerciait avec les yeux.\u201d Elles, ces femmes, le voyaient, pendant que la plupart regardent sagement ailleurs.» «Il semble ne pas y avoir assez de personnes dans cette nation pour laisser séance tenante ce qu\u2019elles ne font pas, pour aller prendre soin de ceux qui ne peuvent plus rien faire.[\u2026] Pourrait-on reprocher à ceux qui n\u2019ont personne en CHSLD de ne pas soucier de ceux qui sont déjà, trop souvent, délaissés par leurs propres enfants?Il y a une DPJ.Il est l\u2019heure d\u2019avoir une DPV (Direction Protection Vieillesse).» Le professeur Charles Le Blanc de l\u2019Université d\u2019Ottawa implore les citoyens à aller prêter main-forte dans les CHSLD de la région.\u2014 123RF SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 12 ACTUALITÉS É M I L I E P E L L E T I E R , L E D R O I T ÉMILIE PELLETIER epelletier@ledroit.com QUEEN\u2019S PARK Le gouvernement Ford permettra certaines réouvertures dès lundi en Ontario, comme les centres de jardinage et les compagnies d\u2019aménagement paysager.Le premier ministre ontarien Doug Ford a dévoilé une petite liste d\u2019entreprises qui pourront ouvrir leurs portes après le weekend en respectant les mesures de distanciation physique.Les concessionnaires automobiles pourront offrir leurs services par rendez-vous et les lave-autos sans contact pourront recommencer à opérer.Les terrains de golf et les marinas pourront se préparer à la réouverture pour la saison estivale, mais ils devront rester fermés au public pour l\u2019instant.D e s p r o j e t s d e c o n s t r u c - tion essentiels pourront aussi reprendre leurs activités.Le premier ministre n\u2019a pas précisé si les enfants de ces entreprises pourront être envoyés en garderies.« Il n\u2019y a rien de mieux qu\u2019un magnifique jardin avec de belles fleurs.C\u2019est ce que ma mère m\u2019a toujours dit », a-t-il affirmé en parlant de la réouverture des petites entreprises de jardinage, ajoutant les bienfaits du jardinage pour la santé mentale.En début de semaine, le gouvernement ontarien a dévoilé son cadre pour orienter le déconfinement de la province.L\u2019approche graduelle, par étapes, pourra débuter dès que la province aura vu son nombre de nouveaux cas dans la communauté de façon constante pendant deux à quatre semaines.COVID-19: L\u2019ONTARIO ATTEINT ENFIN SA CIBLE DE TESTS Pour la première fois depuis le début de la crise de COVID-19 en Ontario, l\u2019objectif de la province pour le nombre de tests effectués en une journée a été atteint.La santé publique a enregistré plus de 16 500 tests entre jeudi et vendredi, un record en Ontario.Le 8 avril, le premier ministre Doug Ford s\u2019était insurgé du fait que la province n\u2019était pas en mesure d\u2019effectuer plus de 3000 tests par jour, promettant que 13 000 tests quotidiens seraient effectués dès le lendemain.« Ma patience s\u2019effrite », avait-il fait savoir.Cet objectif n\u2019a pas été atteint avant la fin du mois d\u2019avril.En fait, la province n\u2019a atteint le cap des 10 000 tests que le 21 avril.La cible provinciale pour le nombre de tests quotidiens a été revue à la baisse plusieurs fois au cours du mois d\u2019avril.Vendredi, l\u2019Ontario comptait 421 nouveaux cas de COVID-19, portant ainsi le total du nombre de personnes infectées à 16 608.On dénombre aussi 39 nouveaux décès.En tout, la province compte 1121 décès, dont 541 sont survenus dans des foyers de soins de longue durée.Plus de 65% des personnes qui ont contracté le virus sont maintenant considérées comme étant guéries.ONTARIO Réouverture de certaines entreprises dès lundi versblancs.ca Paiement Direct Sans-frais:1-877-579-9111 450359-9111 9am-9pm Appelezdèsmaintenant! Informez-vous sur les dates visant votre rue.Journées collectives de traitements contre les VERS BLANCS 47$ Par adresse plus taxes Prix pour résidence unifamiliale TERRAIN COMPLET* devant, derrière et côtés * Jusqu'à10,000pi2 Merci au gouvernement de nous avoir reconnu, nous les jardiniers et paysagistes, comme étant essentiels à la communauté.En retour, nous offrons GRATUITEMENT à notre clientèle la désinfection complète de leurs galeries, rampes et poignées de portes extérieures à chacune de nos visites.Café La Brûlerie 69, boul.St-Joseph, Gatineau 819 778-0109 Vous avez trop demandé à votre organisme.Vos muscles ne sont pas des machines douées de force perpétuelle, vous le savez bien et vous l\u2019oubliez souvent.Bon! Vous n\u2019avez pas un masseur expérimenté à portée de main, mais vous avez la crème Thermo-Gel, une crème exceptionnelle, toujours à votre service.UNE COMPOSITION EXCLUSIVE : ARNICA MONTANA bIOlOgIque (produit vedette de Thermo-Gel) Utilisée traditionnellement en phytothérapie pour aider à soulager la douleur et/ou l\u2019inflammation des muscles et des articulations (e.g.les entorses, les ecchymoses, la douleur articulaire).CAPSICuM ANNuuM Utilisé traditionnellement en phytothérapie pour aider à contribuer au maintien de la circulation périphérique.HuIle D\u2019ÉMeu Thermo-Gel possède une base à l\u2019huile d\u2019émeu riche en bons acides gras, qui procure un bien-être bien connu pour les articulations; *THeRMO-gel est utilisé pour soulager temporairement les douleurs articulaires.THERMO-GEL est un produit de santé naturel homologué : licence NPN 80007812.*Ces allégations font partie intégrante de la licence Achetez un tube Thermo-Gel et recevez le deuxième GRATUITEMENT! HO! MON DOS J\u2019ai des douleurs partout .quebec En vigueur du 1 au 7 mai 2020.Jusqu\u2019à épuisement des stocks. leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 13 14 nouveaux cas en Outaouais L\u2019Outaouais a enregistré vendredi 14 nouveaux cas confirmés de COVID-19, ce qui porte là 288 le nombre total personnes ayant été infectées dans la région depuis le début de la crise.Aucun nouveau décès n\u2019a été déclaré vendredi pour l\u2019Ou- taouais, où la pandémie a fait trois victimes jusqu\u2019à présent.À l\u2019échelle provinciale, 163 nouveaux décès ont été ajoutés au bilan vendredi.Le Québec a ainsi franchi la barre des 2000 décès causés par la COVID-19, avec un total de 2020 victimes.En Outaouais, 161 des 288 personnes ayant contracté la CO- VID-19 sont rétablies, ce qui représente une proportion de 56%.Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais (CISSSO) a rapporté vendredi que 34 de ses employés ont été infectés jusqu\u2019à présent, soit un de plus que la veille.Le centre désigné de COVID-19 pour la région, qui se trouve à l\u2019Hôpital de Hull, comptait vendredi cinq patients alités, dont un aux soins intensifs.Toujours selon les données du CISSSO, près de 80% des cas ayant été confirmés dans la région jusqu\u2019à présent se trouvent sur le territoire de la ville de Gatineau.Des éclosions sont toujours en cours dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Lionel-Émond, dans le secteur Hull, et La Petite-Nation, à Saint-André-Avellin.JUSTINE MERCIER, LE DROIT PATRICE BERGERON La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 Le Québec franchit la barre funeste des 2000 morts attribuables au coronavirus.Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, a divulgué ce nouveau bilan vendredi, en conférence de presse, en l\u2019absence du premier ministre François Legault.Le total au 30 avril est de 2020 morts.M.Arruda a expliqué que 163 nouveaux morts s\u2019étaient ajoutés au dernier jour du mois, mais il s\u2019agit en fait d\u2019une révision mensuelle des données, puisque beaucoup de ces décès ont eu lieu durant le mois.Selon un tableau de l\u2019Institut national de la santé publique (INSPQ), parmi une liste de pays occidentaux très touchés, le Québec figure ainsi malheureusement au cinquième rang, avec 237 morts par 1 000 000 d\u2019habitants, derrière l\u2019Espagne (531), l\u2019Italie (463), le Royaume-Uni (394), la France (373), mais devant la Suisse (202), les États-Unis (195), et loin devant le Canada dans son ensemble (89).Le directeur de la santé publique a par ailleurs annoncé un retour à une campagne de dépistage massif, en raison du déconfinement qui va s\u2019amorcer sous peu.La capacité de tests passera ainsi de 6000 tests par jour à 14 000 tests.CORONAVIRUS Le Québec franchit la barre des 2000 morts Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda \u2014 ARCHIVES, LA PRESSE CANADIENNE AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE (Avis dans un journal : C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Carole Marion Mc Cuaig, en son vivant domiciliée au 465, boulevard Saint-René Ouest, Gatineau, Québec, J8P 2W5, est décédée à Gatineau le 29 janvier 2020.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au bureau de Me Krystle Graveline, notaire, à l\u2019adresse suivante : 161, boulevard Saint-René Ouest, bureau 202, Gatineau (Québec) J8P 2V5.Donné ce 29 avril 2020 à Gatineau, province de Québec.Denis Lefebvre, liquidateur 120$ D E R A B A I S ?995$* * : Frais de main d\u2019œuvre et de pièces additionnelles en sus.Frais supplémentaires pour huile synthétique et enfouissement.\u2022 Vériication des pièces de direction; \u2022 Tests de fonctionnement des feux (phares et feux arrière); \u2022 Évaluation des courroies et des boyaux; \u2022 Vériication des essuie-glaces et du système de lave-glace.ASSURANCEMD WEATHERREADYMC ASSURANCEMD MAXLIFEMC WRANGLER TRAILRUNNER ATMD SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 14 POUR FONCTIONNER À DISTANCE En un temps record, nous avons déployé lesmoyens pour poursuivre nos activités à distance : .Vous pouvez suivre les séances publiques du conseil municipal et des comités pléniers en direct de chez vous; .Des consultations publiques ont été adaptées en format numérique pour vous permettre d\u2019y participer à distance; .Les activités courantes de la Ville se poursuivent grâce au télétravail.POUR PROTÉGER LA POPULATION .Nos 264 parcs sont visités régulièrement par l\u2019équipe responsable de sensibiliser la communauté au respect desmesures d\u2019éloignement physique.De la signalisation et une campagne d\u2019information vous rappellent également de garder en tout temps une distance de deuxmètres entre vous.Des appels de courtoisie seront faits auprès de personnes plus vulnérables pour s\u2019assurer de leur bien-être.Une campagne de sensibilisation a été lancée sur les risques accrus de violence, d\u2019abus ou demaltraitance.N\u2019hésitez pas à signaler toute situation qui vous semble inquiétante au 819 246 0222 ou, si c\u2019est urgent, au 911.Les policiers contrôlent les déplacements interprovinciaux et intercités pour limiter la propagation de la COVID-19.POUR ASSURER LE MAINTIEN DES SERVICES ESSENTIELS Malgré la pandémie, votreVille continue de fonctionner grâce aux employées et employés qui sont sur le terrain pourmaintenir les services suivants : .La production d\u2019eau potable et le traitement des eaux usées ainsi que les services d\u2019analyse d\u2019eau du laboratoire; .L\u2019entretien des réseaux d\u2019aqueduc et d\u2019égouts ainsi que des bornes d\u2019incendie; .L\u2019entretien des édifices et des véhiculesmunicipaux; .L\u2019entretiendesvoiespubliques,ycompris lecolmatage des nids-de-poule et le balayage des rues; .La bonnemarche des feux de circulation; .La propreté et la sécurité des parcs et des espaces verts; .Les collectes d\u2019ordures et dematières résiduelles; .L\u2019écocentre de l\u2019Aéroparc; .Les services de sécurité incendie; .Les services policiers; .Le centre d\u2019appels urgents (911); .Le centre d\u2019appels non urgents (311).POUR VOUS FACILITER LAVIE .Vous pouvez stationner votre voiture sur rue, là où il n\u2019y a pas de bornes de paiement, sans tenir compte de la limite de temps indiquée sur les panneaux de signalisation; .La date limite de retrait des abris d\u2019auto temporaires a été reportée au 15mai; .L\u2019offre numérique de la Bibliothèque a été enrichie de cinq nouvelles ressources en ligne (films,musique, livres jeunesse); .Le 1er mars, la validité de votre carte Accès Gatineau ouAccès Gatineau + a été prolongée de 90 jours.Pour ceux et celles qui n\u2019ont pas l\u2019une de ces cartes, une carte temporaire a été lancée pour vous donner accès aux ressources numériques de la Bibliothèque.La Ville travaille en étroite collaboration avec les partenaires de la santé, le gouvernement du Québec et les organismes dumilieu, se conforme aux directives et ajuste ses actions suivant l\u2019évolution de la situation.FAIRE FACEÀ LAPANDÉMIE GATINEAU EN ACTION POUR FAVORISER LAREPRISE ÉCONOMIQUE .Les entreprises de Gatineau peuvent compter sur l\u2019appui du comité d\u2019intervention tactique de développement économique,mis en place par la Ville et plusieurs partenaires économiques.LaVille assurera la gestion du programmeAide d\u2019urgence aux petites et moyennes entreprises,mis enœuvre par le gouvernement du Québec.7,02M$ sont injectés dans les neuf programmes municipaux de soutien aux festivals, événements et organismes culturels, communautaires et de loisir.Ces programmes appuient plus de 230 organisations locales.Retrouvez toutes les nouvelles et les mises à jour relatives à la COVID-19 augatineau.ca POUR PRÉPARER LA REPRISE DES ACTIVITÉS Nous travaillons à un plan de déconfinement progressif qui se collera aux directives gouvernementales.LaVille deGatineau suit de près l\u2019évolution de la situation et s\u2019y adapte d\u2019heure en heure. leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 15 COLIN PERKEL La Presse canadienne TORONTO \u2014 Le Canada continuait à s\u2019engager à petits pas sur la voie du déconfinement graduel, vendredi, alors que l\u2019Île- du-Prince-Édouard devenait la deuxième province à assouplir certaines restrictions imposées pour endiguer la pandémie de COVID-19.L e s c h i r u r g i e s é l e c t i v e s e t d\u2019autres ser vices de soins de santé non urgents, y compris la physiothérapie et l\u2019optométrie, redémarrent dans cette province, tout comme les rassemblements en plein air de cinq personnes de différents ménages, ainsi que les activités récréatives en plein air sans contact physique.Le Québec, qui affiche le plus grand nombre de cas de COVID-19 et de décès au Canada, devrait rouvrir des commerces de détail à l\u2019extérieur de Montréal lundi et une semaine plus tard dans la métropole.Le Nouveau-Brunswick a déjà autorisé les interactions entre deux familles, un retour à l\u2019école pour les étudiants de niveau post- secondaire et la reprise du golf, de la pêche et de la chasse.D\u2019autres provinces \u2014 la Saskatchewan, l\u2019Alberta et le Manitoba \u2014 prévoyaient assouplir certaines restrictions dès lundi.L\u2019Ontario, qui n\u2019a encore levé aucune restriction, a signalé 421 nouveaux cas vendredi et 39 décès supplémentaires, la plupart dans des établissements de soins de longue durée.Le gouvernement fédéral, en collaboration avec les provinces et les territoires, a dévoilé plus tôt cette semaine des l ignes directrices nationales pour permettre aux entreprises de rouvrir et aux Canadiens de reprendre des activités plus normales, dans une approche graduelle et progressive, éclairée par les lumières de la santé publique.Même si le taux d\u2019infection semble ralentir dans la majeure partie du pays, l\u2019administratrice en chef de la santé publique du Canada a mis en garde contre le risque croissant pour les communautés autochtones, considérées comme très vulnérables en raison de leurs conditions de vie, notamment le logement, et du manque d\u2019accès rapide aux services de santé.À ce jour, on recense au moins 129 cas de COVID-19 dans les réserves et 16 dans les communautés inuites.Et on apprenait jeudi que la COVID-19 avait maintenant atteint l\u2019Arctique : le Nunavut a recensé son tout premier cas, à Pond Inlet, une des communautés les plus septentrionales du pays.Un comité permanent des Communes devait d\u2019ailleurs se pencher vendredi sur les risques encourus par les communautés autochtones, en faisant témoi- g n e r p l u s i e u r s m i n i s t r e s, y compris la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett.DÉCONFINEMENT GRADUEL Le Canada avance prudemment PATRICK WOODBURY, LE DROIT Le premier ministre Justin Trudeau annonce la fermeture du marché des armes d\u2019assaut de type militaire au Canada.«?Donc, à partir de maintenant, il n\u2019est plus permis de vendre, d\u2019acheter, de transporter, d\u2019importer ou d\u2019utiliser des armes d\u2019assaut de type militaire au Canada?», a déclaré M. Trudeau, vendredi.Ce changement, fait par voie réglementaire, est effectif immédiatement.Il s\u2019applique à 1500 modèles et variantes d\u2019armes d\u2019assaut de type militaire.Parmi les modèles prohibés, on retrouve des modèles qui ont servi à perpétrer des tueries de masse au Canada et à travers le monde.Une période de grâce sera cependant accordée aux personnes qui possèdent ces types d\u2019armes.«?Pour protéger les propriétaires d\u2019armes à feu respectueux des lois de toute responsabilité criminelle, une période d\u2019amnistie de deux ans sera établie pour qu\u2019ils puissent se conformer à cette nouvelle réglementation?», a précisé M. Trudeau.Le gouvernement prévoit par la suite déposer une loi pour un programme de rachat pour les propriétaires d\u2019armes d\u2019assaut de type militaire.Des hauts fonctionnaires du gouvernement ont confirmé, lors d\u2019une séance d\u2019information technique, que les propriétaires pourraient également bénéficier d\u2019une clause de droits acquis sur leur arme.La perspective que ce programme se fasse sur une base volontaire suscite des craintes auprès des survivants des tueries de masse.Nathalie Provost, porte-parole de PolySeSouvient, estime qu\u2019une telle décision serait une «?déception?» pour les militants qui réclament un meilleur contrôle.?» PC Trudeau annonce la fermeture du marché des armes à feu de type militaire CONCOURS Du 1er au 5 mai, notez l\u2019indice du jour dans votre application Le Droit.Une fois que vous les aurez récupérés tous les 5, vous pourrez vous inscrire et courir la chance de remporter l\u2019une des cinq cartes cadeaux de 50$ offertes par les St-Hubert de la région.L\u2019inscription se fera dans l\u2019App Le Droit le mardi 5 mai 2020.Bonne App! Si ce n\u2019est déjà fait, téléchargez l\u2019App pour participer ! En collaboration avec Lebel Me Jean François Lebel LL.L., D.D.N., CIRP Syndic autorisé en insolvabilité - Licensed Insolvency Trustee 50, boul.St-Raymond, Gatineau (Québec) J8Y 1R7 Tél.: 819 595-1800 Télec.: 819 595-0077 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Avis vous est par la présente donné que la société susmentionnée a fait cession de ses biens le 24 avril 2020 et Jean François LEBEL a été nommé syndic autorisé de l\u2019actif.La première assemblée des créanciers sera tenue le 12 mai 2020 à 11h au 50, boul.St-Raymond, bureau 204 GATINEAU, QUébEc FAIT à GATINEAU, QUébEc lE 02 mAI 2020 DANS L\u2019AFFAIRE DE LA FAILLITE DE ROULEAU CONSTRUCTION AYLMER INC.FAISANT AFFAIRES DANS LA VILLE DE GATINEAU DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 16 819 921-1477 monGPS.ca Vous avez des questions?Vous avez besoin d\u2019aide?monGPS.ca, qui regroupe plus de 70 organismes de la région, est là pour vous conseiller et vous orienter.Communiquez avec nous.Nos services sont gratuits.de l\u2019Outaouais Entrepreneurs COVID-19 leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 17 SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 18 ACTUALITÉS LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com La crise de la COVID-19 force l\u2019entrée du système judiciaire québécois dans le XXIe siècle.Déjà considéré comme étant archaïque par plusieurs intervenants du milieu, la justice doit « s\u2019adapter à vitesse grand V », considère la bâtonnière de l\u2019Outaouais, Me Nadine Dupuis.Les comparutions par vidéo ont fait une entrée timide dans les salles d\u2019audience au courant de la dernière décennie.Mais au palais de justice de Gatineau comme ailleurs dans la province, le papier est omniprésent, et on ne peut parler de véritable tribunal en ligne.Le système peut \u2014 et doit \u2014 se moderniser à court terme dans certaines sphères de l\u2019administration de la justice, selon Me Dupuis.« Ce n\u2019est même pas possible, aujourd\u2019hui, de faire des dépôts électroniques de documents pour nos procédures.Pour déposer des requêtes pour des rapports d\u2019expert, par exemple, il faut aller au greffe.On ne peut pas le faire par voie électronique.Ça se fait à la cour fédérale, et il y a un projet pilote en Cour d\u2019appel.Au provincial, ce n\u2019est pas encore le cas.Ça nous prend un outil pour faire des dépôts électroniques, un outil numérique pour faire de la gestion d\u2019instance de façon systématique.» ÉTHIQUE « Le confinement lié à la pandémie est une belle occasion [de moderniser] et c\u2019est essentiel de moderniser, observe Karen Eltis, professeure à la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa.La technologie nous intimide.C\u2019est un milieu traditionnel et le monde se numérise.Parfois, ça prend quelque chose pour nous inciter à moderniser.Sans crise, cette prise de conscience aurait pris beaucoup plus de temps.» Le système judiciaire doit fonctionner malgré toutes les crises et les intempéries, plaident la bâtonnière de l\u2019Outaouais et la professeure de droit.« La magistrature ne veut pas foncer dans la numérisation aveuglément, et cela se comprend, dit Mme Eltis.Un client et son avocat au téléphone, c\u2019est une chose.Un procès en ligne, c\u2019en est une autre.La plupart des avocats ne sont pas conscients des précautions de base.Des juges, dont certains ont un certain âge, ont honte de dire qu\u2019ils ne sont pas prêts et \u201cconfortables\u201d avec le monde numérique.Il faut imposer des formations sur le numérique.Ça doit faire partie de leurs formations en continu.» La numérisation des activités judiciaires n\u2019est pas une mince tâche.L\u2019éthique et la sécurité liée aux documents et aux témoignages représentent un défi de taille dans une ère ou des pirates informatiques savent utiliser chaque faille du système dans un dessein criminel.« Il est évident que certaines audiences pourraient avoir lieu par visioconfé- rence, explique Me Dupuis.Mais pas toutes.» Selon Karen Eltis, la pandémie force des avocats à suspendre certaines audiences fondamentales, comme en droit de la famille ou du logement.« On ne peut pas suspendre les droits et libertés indéfiniment.Car, on le sait maintenant, le confinement pourrait s\u2019éterniser.» PRUDENCE Karen Eltis croit que les systèmes de justice québécois et canadien ont besoin d\u2019une révolution numérique.« Mais la technologie n\u2019est toujours pas encadrée.On a affaire à des données tellement sensibles.C\u2019est d\u2019ailleurs ma plus grande crainte.D\u2019un côté, oui, il faut continuer à moderniser.Cela fait partie de notre mission de rendre la justice plus accessible.Mais il faut encadrer les données.Les technologies ont avancé, mais le droit ne l\u2019a pas encadré.La collecte de données n\u2019est pas encore balisée.Les autorités publiques doivent faire appel à des plateformes privées, et c\u2019est aussi un défi au chapitre de l\u2019éthique et de la protection de la vie privée.» La pandémie révèle le retard technologique de la justice Le palais de justice de Gatineau \u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LEDROIT Les professionnels de laboratoire médical travaillent pour vous.À notre incroyable équipe, les travailleurs de première ligne que vous ne voyez pas, qui ont rejoint la lutte contre la COVID-19 en utilisant une médecine de laboratoire moderne, l\u2019innovation et l\u2019excellence académique.Votre dévouement et votre fierté se manifestent dans la qualité des soins que reçoivent les patients canadiens.On vous remercie.L\u2019Association des laboratoires régionaux de l\u2019Est de l\u2019Ontario eorla.ca #LabWeek2020 leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 19 Partout, des travailleurs et des travailleuses sont au front malgré l\u2019arrêt d\u2019un nombre incalculable d\u2019activités sociales, culturelles et économiques.Les journaux de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante publient une série de portraits de ceux et celles pour qui il n\u2019y a ni isolement à la maison ni télétravail.Ces héros du quotidien qui montent la garde dans nos vies chamboulées.TRAVAILLEURS AU FRONT MARIO BOULIANNE mboulianne@ledroit.com Pour les intervenants et intervenantes de la DPJ sur le terrain, la période de confinement a débuté dans l\u2019anxiété, le stress et l\u2019inconnu.Il aura quand même fallu une période d\u2019adaptation pour tous ces professionnels qui, sur le terrain, doivent interagir avec des jeunes en crise et des familles en détresse.Caroline Gauthier est une intervenante de la DPJ qui a œuvré en Montérégie, dans les Laurentides et en Outaouais.Elle s\u2019est confiée au Droit.Q Comment la pandémie de la COVID-19 affecte-t-elle votre travail au quotidien?R Il a fallu revoir notre façon d\u2019inter venir auprès de notre clientèle.On ne peut plus se présenter chez une famille sans au préalable planifier l\u2019intervention.Par exemple, on doit se demander comment allons-nous transporter l\u2019enfant et si c\u2019est le cas, dans quel véhicule?Doit-on se rendre au bureau ou directement à la famille d\u2019accueil?Toutes des questions qu\u2019on ne se posait pas avant la pandémie.Aussi, nous devons prendre des mesures de sécurité sanitaire pour nous et pour les familles avec qui nous entrons en contact.On doit se rendre dans les milieux de vie pour faire une évaluation juste des risques.Alors, même si l\u2019on respecte à la lettre les consignes de distanciation, il y a des moments où c\u2019est tout simplement impossible.Je ne dis pas qu\u2019on se met à risque, mais ça devient parfois stressant.Même si on est bien préparé, il y a une part d\u2019inconnu dans chacune de nos interventions et le virus ajoute un facteur de risque.Dans l\u2019urgence ou non, il faut comprendre que le cœur de nos interventions demeure le même.On doit bien évaluer la situation afin de prendre les bonnes décisions pour l\u2019enfant et la famille.Q Comment votre clientèle réa- git-elle aux mesures de confinement et de distanciation lors de vos interventions?R La grande majorité des gens comprend très bien la situation.Évidemment, on ressent parfois une certaine réticence à nous laisser entrer dans la maison, mais on prend le temps de bien leur expliquer nos mesures de sécurité, et s\u2019il le faut, on peut aussi porter des gants et un masque.Chaque intervenant a son propre équipement.Et quand on doit rencontrer les gens à nos bureaux, on s\u2019assure également de la sécurité des lieux.On a des salles adaptées et spécialement aménagées pour cette période de crise.Par contre, les contacts de personne à personne sont réduits au minimum.On utilise les moyens technologiques à notre disposition pour mettre en relation les enfants et leurs parents.Aussi, certains contacts sont permis, mais le tout est évalué au cas par cas.Q La crise augmente-t-elle les risques de violence et d\u2019abus chez les enfants?R Je peux difficilement répondre à cette question maintenant, puisque nous n\u2019avons pas fait de bilan.Après la crise, nous serons plus en mesure d\u2019évaluer tout ça.Par contre, il est clair que le confinement est un facteur anxiogène et augmente le stress dans des milieux où les risques sont présents.Ce facteur fait maintenant partie de notre évaluation.À ce jour, il est aussi difficile de dire s\u2019il y a une hausse ou non de la violence faite aux enfants.Évidemment, ils ne sont plus sous le radar collectif puisque les écoles sont fermées et les rassemblements publics sont interdits.Alors oui, les signalements sont en baisse en raison de ces facteurs.Mais la détresse, elle, est toujours bien présente.Q Croyez-vous que certaines mesures prises pendant la crise deviendront permanentes?R Ça, c\u2019est certain et ça touche principalement les moyens de communication et la technologie.Depuis le début de la crise, on a eu accès à de nouveaux outils de travail comme des tablettes, des ordinateurs portables et des cellulaires de dernière génération.Ces équipements nous facilitent la tâche.On peut ainsi mieux préparer nos interventions, ce qui est devenu le nerf de la guerre pour nous, pendant cette crise.J\u2019ose espérer que nous aurons toujours accès à ces équipements après la crise.C\u2019est facilitant, mais il y a aussi d\u2019autres enjeux.On doit comprendre que les contacts interpersonnels régissent notre travail.On doit rencontrer les gens en personne pour bien faire notre boulot.On ne pourra pas bien évaluer une situation seulement sur Skype ou par téléphone.On doit se rendre sur place.Notre travail d\u2019intervention est transporté par le non verbal.Il faut être là, physiquement, pour ressentir ces émotions.En temps normal, nos visites ne sont pas annoncées.On arrive à l\u2019improviste pour avoir un tableau de la situation le plus près possible de la réalité.Depuis quelques semaines, cette façon de faire a été un peu bousculée.Mais bientôt, il y aura une rentrée progressive dans les écoles primaires et les garderies.On devra alors réadapter nos interventions puisqu\u2019il sera difficile de savoir quel enfant est à l\u2019école ou quel autre n\u2019y est pas.On devra se présenter à la maison pour constater en personne la nouvelle situation.CAROLINE GAUTHIER, INTERVENANTE À LA DPJ RÉINVENTER LE TRAVAIL SUR LE TERRAIN Caroline Gauthier est intervenante à la DPJ.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 20 ACTUALITÉS LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Q Est-ce qu\u2019un des facteurs qui expliqueraient pourquoi le Québec est plus touché que l\u2019Ontario ne serait le fait que le Québec a accueilli beaucoup de réfugiés irréguliers qui passaient par le chemin Roxham?Ces personnes devaient passer par New York, qui constitue la région la plus affectée par la COVID-19 aux États-Unis.Or, on sait que ces réfugiés accueillis par centaines durant plusieurs semaines alors que la pandémie se développait n\u2019étaient pas soumis à une quarantaine.Ils ont donc pu se déployer librement vers Montréal, qui constitue la région la plus affecté par la COVID-19 au Québec.Alors qu\u2019en est-il?», demande Claire Simard, de Laval.R Il est vrai qu\u2019avant que le chemin Roxham ne soit fermé, le 21 mars dernier, entre 60 et 80 migrants l\u2019empruntaient quotidiennement pour venir demander l\u2019asile au Canada, et qu\u2019ils n\u2019étaient pas soumis à une période d\u2019isolement obligatoire \u2014 les services douaniers ne faisaient que leur demander de s\u2019isoler, rapportait Radio-Canada à la mi-mars [https://tinyurl.com/y8yh7j39].Il est aussi vrai que l\u2019État de New York est de loin le plus touché aux États-Unis, avec près de 30 % des cas américains de COVID-19 à lui seul [https://www.cdc.gov/ covid-data-tracker/index.html], et même plus de 40 % si on inclut le New Jersey voisin.Et c\u2019est bien dans la région de Montréal, où se dirige effectivement la majorité des immigrants («réguliers» et «irréguliers»), que l\u2019on retrouve le plus de cas de COVID-10  : environ 60 % des cas confirmés de la province sont concentrés dans l\u2019île de Montréal et à Laval.Alors est-ce qu\u2019on peut faire un lien entre les deux?Pas forcément et, à vrai dire, les quelques données pertinentes dont on disposent suggèrent plutôt que non.D\u2019abord, de manière générale, plus de 150 000 personnes (touristes et citoyens revenant de l\u2019étranger) entrent au Canada à chaque jour en temps normal, et les plus récents chiffres de Statistique Canada à ce sujet montrent que ce fut le cas au moins jusqu\u2019en février dernier [https://tinyurl.com/y8nzu737].Au Québec, on parle de plus de 22 000 entrées par jour, alors la soixantaine de plus qui passait le chemin Roxham n\u2019a pas pu changer grand-chose à notre exposition collective au virus.Jusqu\u2019à la mi-mars, au moins la moitié des nouveaux cas confirmés de COVID-19 au Canada étaient reliés à des voyages internationaux, d\u2019après les rapports épidémiologiques quotidiens du fédéral (voir figure 6) [https:// tinyurl.com/ydb9pqdv].Au Québec, la situation était très comparable, signe que le chemin Roxham ne semble pas avoir changé grand- chose : le 23 mars, le directeur de la Santé publique Horacio Arruda parlait encore de 40 % de transmission communautaire contre 60 % de voyageurs internationaux, mentionnant que les pays d\u2019où revenaient les voyageurs infectés étaient «autant Cuba [et] le sud que l\u2019Italie, la France» [https://tinyurl.com/ydz3cysl].Le ministère de la Santé ne tient pas de statistiques au sujet du statut d\u2019immigrant ou de demandeur d\u2019asile des cas confirmés au Québec, m\u2019a indiqué son service des communications.Mais on connaît tout de même quelques détails au sujet des sept premiers cas confirmés de COVID-19 au Québec, on n\u2019en trouve aucun qui a vraisemblablement pu emprunter le chemin Roxham.Le tout premier, annoncé le 28 février, était une femme qui revenait d\u2019Iran [https://tinyurl.com/ ycxb9x8o].Le second (5 mars) était un résident des Laurentides qui avait voyagé en Inde, et il semblait vivre assez loin de Montréal puisqu\u2019il avait consulté à l\u2019hôpital de Mont-Laurier [https://tinyurl.com/y7dvkauh].Les troisième et quatrième cas, tous deux confirmés le 9 mars, revenaient pour leur part de France et d\u2019«Europe du Nord- Ouest», avait précisé le ministère de la Santé dans son communiqué [https://tinyurl.com/y9alk8ee].Les cas 5, 6 et 7 ont quant à eux été annoncés le 11 mars, tous dans la région de Montréal : il s\u2019agissait d\u2019une personne qui venait de revenir d\u2019Irlande (et qui avait malheureusement pris les transports en commun à Longueuil), d\u2019une qui revenait des Caraïbes et de Miami et d\u2019une autre qui avait voyagé en République dominicaine [https:// tinyurl.com/ya4vjqsa].Bref, il est évident qu\u2019aucun d\u2019eux n\u2019était un demande d\u2019asile ni n\u2019avait emprunté le chemin Roxham.Cela ne signifie évidemment pas qu\u2019aucun des migrants qui sont passés par là n\u2019avait la COVID-19.Il est vraisemblable que quelques uns d\u2019entre eux l\u2019aient ramenée avec eux.Mais les faits et les chiffres que l\u2019on a suggèrent fortement que cette «porte d\u2019entrée» n\u2019a pas pu jouer autre chose qu\u2019un rôle extrêmement mineur et anecdotique.Ce virus-là est manifestement entré par (beaucoup) d\u2019autres canaux que celui-là.NON, CE N\u2019ÉTAIT PAS LA FAUTE DU CHEMIN ROXHAM Avant que le chemin Roxham ne soit fermé, le 21 mars, entre 60 et 80 migrants l\u2019empruntaient quotidiennement pour venir demander l\u2019asile au Canada.Ils n\u2019étaient pas soumis à une période d\u2019isolement obligatoire.\u2014 ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Appelez-nous rapidement ! Pour louer 613 276-5988 PLUS DE DÉTAILS DISPONIBLES AUWWW.ETASSE.COM À LOUER AU MOIS APPARTEMENTS MEUBLÉS SECTEUR GATINEAU BESOIN D\u2019UN APPARTEMENT MEUBLÉ ?\u2022 Studio \u2022 1 Chambre \u2022 2 Chambres \u2022 Plusieurs emplacements APPORTEZ QUE VOS EFFETS PERSONNELS.Locaux commerciaux rénovésà Louer www.etasse.com adrien LeBlanc 819 568-5151, poste 6 455 riel : 1540 pi2 et 3150 pi2 365 Gréber : 2500 pi2 22 des Flandres : 750 pi2 1160 st-Joseph : 14 200 pi2 (à construire) Locaux Bien siTués! m.eugène Tassé, président Bienvenue aux courtiers immobiliers VOUS CHERCHEZ UN LOCAL POUR VOTRE COMMERCE OU BUREAU ?NOUS POUVONS VOUS AIDER ! 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1 PORTABILITÉ L\u2019application vous suit dans tous vos déplacements et même en vacances à l\u2019étranger.Une fois l\u2019édition du jour téléchargée, plus besoin de connexion internet.4 JEUX | MOTS CROISÉS Vous ne laisserez plus jamais un mot croisé incomplet! Lorsque vous êtes bloqué, vous pouvez valider une lettre ou un mot dont vous n\u2019êtes pas sûr.Vous pouvez aussi choisir de révéler une seule lettre ou un mot entier qui vous pose problème.2 AVIS DE DÉCÈS Depuis quelques semaines, un écran dans l\u2019actualité mène vers un site où sont regroupés les avis de décès des six journaux de notre groupe de presse.Vous pouvez les partager sur les réseaux sociaux et même les télécharger en format pdf.3 TROIS GROSSEURS DE CARACTÈRE Plusieurs lecteurs disent ne pas avoir besoin de leurs lunettes pour lire les textes dans l\u2019application grâce à l\u2019option permettant de grossir la taille des caractères.5 À CONSERVER TÉLÉCHARGEZ L\u2019APP EN 5 ÉTAPES Téléphone ou tablette iPhone et iPad Allez sur l\u2019application App Store Téléphone ou tablette Android Allez sur l\u2019application Play Store Play Store CORRESPONDRE AVEC L\u2019AUTEUR Après avoir lu un texte, vous souhaitez communiquer avec le ou la journaliste?Touchez simplement l\u2019icône de cour- riel ou de message Twitter à coté de sa signature pour lui écrire directement.6 MULTIMÉDIA L\u2019application vous offre des vidéos, des balados, des galeries de photos et des hyperliens donnant accès à des contenus additionnels.7 PARTAGE Vous souhaitez partager un texte particulièrement intéressant avec un ami?Rien de plus simple! Le bouton de partage vous permet de l\u2019envoyer par courriel ou par texto et même de le partager sur les réseaux sociaux comme Facebook.8 ARCHIVES Vous n\u2019avez pas pu lire votre journal la semaine dernière ou vous souhaitez faire lire à un collègue un texte que vous avez lu?Pas de problème, puisque vous avez accès aux éditions des 60 derniers jours.9 DERNIÈRE HEURE Dans la section Dernière heure, de nouveaux articles s\u2019ajoutent tout au long de la journée pour rendre compte de ce qui se passe en temps réel sur la scène locale, nationale et internationale.10 ACTIVEZ LES NOTIFICATIONS pour être averti chaque fois qu\u2019un texte est ajouté à la section Dernière heure.RAISONS D\u2019ADOPTER L\u2019APPLICATION DU DROIT 10 Au cours des dernières semaines, des milliers de gens en confinement ont découvert l\u2019application du Droit.Les statistiques ne mentent pas: le nombre quotidien d\u2019utilisateurs a bondi de 25 % dans les dernières semaines seulement*.Joignez-vous à eux! Sélectionnez l\u2019outil Recherche Tapez Le Droit Appuyez sur Obtenir Une fois l\u2019installation terminée, appuyez sur Ouvrir Notre application se consulte exactement comme un journal! Vous n\u2019avez qu\u2019à glisser votre doigt comme si vous en tourniez les pages.En fait, l\u2019application comporte bien des avantages.Voici les 10 principaux! Dans la fenêtre Rechercher des applications, tapez Le Droit Sélectionnez Le Droit Appuyez sur Installer Une fois l\u2019installation terminée, appuyez sur Ouvrir CHRONIQUE / Le premier ministre l\u2019a reconnu hier, «ça va être un gros défi de faire travailler tout ce monde-là ensemble, des gens qui ne sont pas habitués de travailler ensemble.Ça ne va pas être facile».DENIS GRATTON LE DROIT 16 avril 2020 Mise à jour le 16/04/2020 leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 23 PLATEFORME NUMÉRIQUE * Moyenne comptabilisée pour les six applications des coopératives d\u2019information.MENU Vous avez un intérêt particulier pour les nouvelles internationales?Il vous suffit de cliquer sur l\u2019onglet Monde et vous y voilà! 1 PORTABILITÉ L\u2019application vous suit dans tous vos déplacements et même en vacances à l\u2019étranger.Une fois l\u2019édition du jour téléchargée, plus besoin de connexion internet.4 JEUX | MOTS CROISÉS Vous ne laisserez plus jamais un mot croisé incomplet! Lorsque vous êtes bloqué, vous pouvez valider une lettre ou un mot dont vous n\u2019êtes pas sûr.Vous pouvez aussi choisir de révéler une seule lettre ou un mot entier qui vous pose problème.2 AVIS DE DÉCÈS Depuis quelques semaines, un écran dans l\u2019actualité mène vers un site où sont regroupés les avis de décès des six journaux de notre groupe de presse.Vous pouvez les partager sur les réseaux sociaux et même les télécharger en format pdf.3 TROIS GROSSEURS DE CARACTÈRE Plusieurs lecteurs disent ne pas avoir besoin de leurs lunettes pour lire les textes dans l\u2019application grâce à l\u2019option permettant de grossir la taille des caractères.5 À CONSERVER TÉLÉCHARGEZ L\u2019APP EN 5 ÉTAPES Téléphone ou tablette iPhone et iPad Allez sur l\u2019application App Store Téléphone ou tablette Android Allez sur l\u2019application Play Store Play Store CORRESPONDRE AVEC L\u2019AUTEUR Après avoir lu un texte, vous souhaitez communiquer avec le ou la journaliste?Touchez simplement l\u2019icône de cour- riel ou de message Twitter à coté de sa signature pour lui écrire directement.6 MULTIMÉDIA L\u2019application vous offre des vidéos, des balados, des galeries de photos et des hyperliens donnant accès à des contenus additionnels.7 PARTAGE Vous souhaitez partager un texte particulièrement intéressant avec un ami?Rien de plus simple! Le bouton de partage vous permet de l\u2019envoyer par courriel ou par texto et même de le partager sur les réseaux sociaux comme Facebook.8 ARCHIVES Vous n\u2019avez pas pu lire votre journal la semaine dernière ou vous souhaitez faire lire à un collègue un texte que vous avez lu?Pas de problème, puisque vous avez accès aux éditions des 60 derniers jours.9 DERNIÈRE HEURE Dans la section Dernière heure, de nouveaux articles s\u2019ajoutent tout au long de la journée pour rendre compte de ce qui se passe en temps réel sur la scène locale, nationale et internationale.10 ACTIVEZ LES NOTIFICATIONS pour être averti chaque fois qu\u2019un texte est ajouté à la section Dernière heure.RAISONS D\u2019ADOPTER L\u2019APPLICATION DU DROIT 10 Au cours des dernières semaines, des milliers de gens en confinement ont découvert l\u2019application du Droit.Les statistiques ne mentent pas: le nombre quotidien d\u2019utilisateurs a bondi de 25 % dans les dernières semaines seulement*.Joignez-vous à eux! Sélectionnez l\u2019outil Recherche Tapez Le Droit Appuyez sur Obtenir Une fois l\u2019installation terminée, appuyez sur Ouvrir Notre application se consulte exactement comme un journal! Vous n\u2019avez qu\u2019à glisser votre doigt comme si vous en tourniez les pages.En fait, l\u2019application comporte bien des avantages.Voici les 10 principaux! Dans la fenêtre Rechercher des applications, tapez Le Droit Sélectionnez Le Droit Appuyez sur Installer Une fois l\u2019installation terminée, appuyez sur Ouvrir CHRONIQUE / Le premier ministre l\u2019a reconnu hier, «ça va être un gros défi de faire travailler tout ce monde-là ensemble, des gens qui ne sont pas habitués de travailler ensemble.Ça ne va pas être facile».DENIS GRATTON LE DROIT 16 avril 2020 Mise à jour le 16/04/2020 SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 24 ACTUALITÉS autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com LA DISTANCE 25 KILOMÈTRES L ongueur de l\u2019embâcle qui s\u2019est formé sur la rivière Athabaska, le 26 avril, à Fort McMur- ray, dans le nord de l\u2019Alberta.Le barrage de glace a provoqué d\u2019importantes inondations, qui ont forcé l\u2019évacuation de 13 000 personnes.Toute proportion gardée, c\u2019est comme si un bouchon de glace sur le fleuve Saint-Laurent s\u2019étendait du pont de Québec jusqu\u2019à Neuville.Source : cbc.ca EN BAISSE - 15% D iminution moyenne des aboiements d\u2019un chien domestique, lors d\u2019un épisode de confinement prolongé.Si le confinement ne réussit pas toujours à l\u2019être humain, il en va tout autrement pour son animal domestique.En Europe, une vaste étude vient de calculer que les propriétaires «confinés» consacrent deux fois plus temps à promener leur ami canin.On constate aussi une augmentation de 43 % des «grattouilles» et des caresses».Source : Invoxia EN HAUSSE + 123% QUESTION ÉCLAIR Quel méthode la ville suédoise de Lund a-t-elle co pour éviter qu\u2019une foule célèbre dans son plus grand parc «la nuit de Walpurgis», une fête très populaire?a) Elle a déversé un tonne de fumier de poule; b) Elle a éteint toute les lumières de la ville; c) Elle a utilisé tous les camions de pompiers pour arroser le secteur; d) Elle a installé deux énormes amplificateurs diffusant de la musique classique, à tue-tête; e) Elle a libéré deux tigres du zoo local dans le parc.Réponse : a) Source : The Guardian Harbor, un Labrador retriever de huit semaines, en pleine sieste \u2014 PHOTO AP MARY ALTAFFER LA PRESSE CANADIENNE Un membre de la force spéciale afghane \u2014 PHOTO AP, RAHMAT GUL D epuis le début de la pandémie, c\u2019est l\u2019augmentation des ventes de Plague inc., un jeu vidéo dont l\u2019objectif consiste à répandre un virus à travers le monde, afin de tuer le plus de gens possible.Un peu embarrassés par le regain de popularité de leur jeu, lancé en 2012, les créateurs ont versé 250 000 $ à des organismes combattant la pandémie.Ils annoncent aussi l\u2019ajout imminent d\u2019une fonction pour «sauver le monde».Ça ne nous rassure qu\u2019à moitié.Source : Global News LE CHIFFRE 53 N ombre d\u2019attaques quotidiennes menées par les talibans, au cours des deux dernières semaines, en Afghanistan.Depuis l\u2019accord de paix conclu entre les États-Unis et les insurgés, le 29 février, la violence est à la hausse.Les talibans accusent les États-Unis de ne pas respecter leur promesse de libérer rapidement 5000 prisonniers.Du coup, la pandémie de coronavi- rus passe au second plan.Jusqu\u2019ici, la COVID-19 a tué une quarantaine de personnes, en Afghanistan.Depuis le début du mois d\u2019avril, les combats contre les talibans causent la mort de 25 à 40 soldats de l\u2019armée afghane, chaque jour\u2026 Source : The Washington Post LE SALAIRE 3 $ M ontant que reçoivent des volontaires pour une nuit passée à attraper des moustiques, dans le district de Bugesera, dans l\u2019est du Rwanda.Ne vous méprenez pas.Le métier de chasseur de maringouins n\u2019est pas de tout repos.Une forte proportion des bestioles de la région sont infectées par le Plasmodium falciparumune, l\u2019un des parasites qui causent le paludisme (malaria) chez l\u2019être humain.Il est si dangereux qu\u2019il peut tuer 24 heures après l\u2019apparition des premiers symptômes, en l\u2019absence de traitement.On dira que la chasse sert une bonne cause.Toutes les captures sont remises à un laboratoire local.Source : The Atlantic APPEL D\u2019OFFRES ACQUISITION D\u2019UNE PLATEFORME ÉLÉVATRICE À PLANCHER EXTENSIBLE Le soussigné, directeur de l\u2019approvisionnement de la Société de transport de l\u2019Outaouais, recevra à son bureau situé au 111, rue Jean-Proulx, Gatineau, province de Québec, les soumissions pour l\u2019acquisition d\u2019une plateforme élévatrice à plancher extensible jusqu\u2019au lundi, 19 mai 2020 à 14 h.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca en inscrivant le numéro de référence (SÉAO) 1367904.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Conformément à l\u2019approche de la simple enveloppe, la soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée adressée à la Société de transport de l\u2019Outaouais portant la mention suivante : Nom et adresse du soumissionnaire Soumission : DS2020-077-03 ACQUISITION D\u2019UNE PLATEFORME ÉLÉVATRICE À PLANCHER EXTENSIBLE Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur présentation, aux bureaux de la Société au 111, rue Jean- Proulx, Gatineau (Québec) J8Z 1T4 et toute personne intéressée pourra assister à cette ouverture de soumissions.La Société de transport de l\u2019Outaouais n\u2019est pas tenue d\u2019accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues, ni d\u2019encourir aucune obligation, ni aucun frais envers le ou les soumissionnaires.Steve Chapdelaine Directeur de l\u2019approvisionnement leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 25 Québec.ca/relance La relance graduelle des activités des divers secteurs économiques et des entreprises est une responsabilité partagée.Chacun a son rôle à jouer pour que tout reste harmonieux et sécuritaire.Pour reprendre graduellement les activités en toute sécurité, on continue de se protéger. SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 26 ACTUALITÉS JULIEN PAQUETTE jpaquette@ledroit.com La Ville d\u2019Ottawa fait face à un défi énorme de conciliation dans l\u2019élaboration de son prochain Plan officiel : prévoir une croissance de population de 400?000 personnes \u2014 et les 195?000 unités à construire pour les loger \u2014 en plus de répondre à l\u2019urgence climatique déclarée par le conseil municipal l\u2019an dernier.La solution la plus simple pour accueillir cette croissance de population d\u2019environ 40 % d\u2019ici 2046 serait de prévoir les nouvelles constructions sur des terrains vacants.Comme plusieurs d\u2019entre eux sont situés dans les secteurs ruraux et en banlieue, ça mènerait inévitablement à de l\u2019étalement urbain.« No u s sav o n s g râ c e à d e s gens comme le Commissaire à l\u2019environnement de l\u2019Ontario et des organisations comme la Fédération canadienne des municipalités que l\u2019étalement est un tueur du climat.C\u2019est incompatible avec des actions fortes et rigoureuses contre les changements climatiques », souligne le directeur général d\u2019Écologie Ottawa, Robb Barnes.TROIS SCÉNARIOS Les services municipaux proposent trois scénarios dans un rapport qui sera présenté aux Comités de l\u2019urbanisme et au Comité de l\u2019agriculture et des affaires rurales le 11 mai.L\u2019option du statu quo consiste à conserver la cible actuelle de densification, ce qui signifie que 45  % des nouveaux logements seraient construits en zone bâtie et que « les 55 % de croissance restante auraient lieu dans les zones vertes et nécessiteraient une expansion urbaine d\u2019environ 1930 à 2230 hectares bruts », écrit dans ce rapport le directeur du développement économique et de la planification à long terme, Don Herweyer.Le deuxième scénario serait de prévoir un taux de densification de 100 %, donc l\u2019ensemble des nouvelles résidences seraient construites dans les zones bâties.M.  Her weyer et son équipe recommandent toutefois la troisième option qu\u2019ils appellent « le scénario équilibré ».Sur une période de 28 ans, 51 % de croissance résidentielle viendrait de zones bâties.Il faudrait également une expansion urbaine d\u2019environ 1350 à 1650 hectares bruts dans les zones vertes.«?Nous allons accueillir 400?000 personnes dans les 25 prochaines années.On doit offrir des options qui répondent aux besoins de ces gens.?» \u2014 Jason Burggraaf, ACRGO CONCILIER CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE ET ENVIRONNEMENT LE CASSE-TÊTE DE LA VILLE D\u2019OTTAWA Le scénario que l\u2019administration de la Ville d\u2019Ottawa recommande pour le prochain Plan officiel d\u2019urbanisme est loin de susciter un soutien unanime.«?Dans ce que les fonctionnaires appellent le \u201cscénario équilibré\u201d, la Ville d\u2019Ottawa éradiquerait près de 1600 hectares d\u2019espaces verts avec une expansion qui dépasse largement les limites actuelles de la zone urbaine, indique le directeur général d\u2019Écologie Ottawa, Robb Barnes.Nous sommes déçus de ce document et nous invitons les élus à voter en faveur du scénario sans expansion.?» Le président du Comité de l\u2019agriculture et des affaires rurales, Eli El- Chantiry, craint une situation similaire à ce qui s\u2019est produit en 2009.Le conseil municipal avait adopté une orientation pour limiter l\u2019étalement urbain à 230 hectares, décision contestée devant la Commission ontarienne des affaires municipales \u2014 maintenant le Tribunal d\u2019appel de la planification locale \u2014 par un groupe de développeurs.Dans une décision rendue deux ans plus tard, la Commission avait forcé la Ville à étendre son périmètre urbain de 850 hectares.«?Tu ne peux stopper la croissance complètement, elle va se produire d\u2019une façon ou d\u2019une autre.Nous aimerions qu\u2019elle se produise de la façon qu\u2019on le souhaite et éviter qu\u2019elle nous prenne des terres agricoles.On ne veut pas répéter la même erreur et s\u2019assurer que cette fois-ci, ce soit notre décision?», soutient M. El-Chantiry.Le directeur général de l\u2019Association des constructeurs résidentiels du Grand Ottawa (ACRGO), Jason Burggraaf, le scénario dit «?équilibré?» de l\u2019administration de la Ville d\u2019Ottawa n\u2019est pas réaliste.Il considère que même le statu quo exigerait un niveau de densification difficile à atteindre et souhaite plus d\u2019étalement pour offrir une gamme de produits différents.«?Nous allons accueillir 400?000 personnes dans les 25 prochaines années, soutient M. Burggraaf.On doit offrir des options qui répondent aux différents besoins de ces gens, du condo à l\u2019unifami- liale.Il faut également des options abordables pour ces différents types de logements.?» Ce dernier souligne également que la densification représente souvent un grand défi pour les constructeurs, notamment quand vient le moment d\u2019obtenir l\u2019acceptabilité sociale pour de nouveaux projets dans des zones bâties.L\u2019autorisation accordée pour la construction d\u2019une tour à l\u2019intersection de la rue Scott et du chemin Clifton est un exemple de ces débats, même si le terrain est situé à proximité d\u2019une future station de l\u2019O-Train.Pour contrer cette embûche, le conseiller du quartier Rideau-Va- nier situé au centre-ville, Mathieu Fleury, propose que le prochain Plan officiel prévoie la construction des édifices résidentiels en hauteur dans les terrains vacants sur les artères principales des anciennes banlieues d\u2019Ottawa situées à l\u2019intérieur de la Ceinture de verdure, comme Beacon Hill et Cyrville.«?Sur des routes comme St- Laurent, Blair, Merivale, Baseline, Walkley et Smythe, par exemple, on est capable d\u2019en prendre?», indique M. Fleury.Ce dernier ajoute que ces quartiers sont majoritairement composés de bungalows où il n\u2019y a pas toujours de commerces à distance de marche.En prévoyant ces constructions dans ces secteurs, l\u2019élu croit qu\u2019on peut renforcer ces communautés et leur offrir des services de proximité.JULIEN PAQUETTE, LE DROIT Un «équilibre» qui ne suscite pas l\u2019unanimité \u2014 PATRICK WOODBURY, LE DROIT leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 27 DANIEL LEBLANC dleblanc@ledroit.com Certains parlent d\u2019énormes pertes financières, d\u2019autres évoquent des inquiétudes ou de l\u2019incertitude, alors que quelques-uns y voient l\u2019occasion idéale de renouveler et moderniser leurs façons de faire en philanthropie.Chose certaine, les impacts de la COVID-19 se feront sentir sur les organismes de bienfaisance de la région, à court, moyen et même long terme.Leucan Outaouais soutient que la crise lui fera perdre 40 % de ses revenus anticipés pour la prochaine année dans la région, l\u2019organisme venant en aide aux enfants atteints de cancer et à leurs familles ayant entre autres dû faire une croix le mois dernier sur le Défi des chefs, une compétition culinaire amicale qui a permis d\u2019amasser plus de 105 000 $ en 2019.On a d\u2019abord songé à le déplacer à l\u2019automne, mais par prudence et se disant que « même si les mesures de confinement sont levées, les gens seront peut- être sous le choc », l\u2019organisation a remis l\u2019événement à l\u2019an prochain.Quant au Défi têtes rasées, on a annoncé dès le début de la crise qu\u2019il aura lieu sous forme virtuelle ce printemps.« C\u2019est très dramatique.On vient de perdre 40 % de nos revenus, sauf que le cancer n\u2019est pas quarantaine, on doit continuer à soutenir nos familles et les préoccupations sont grandes.Depuis un an et demi, il y a une hausse des cas de cancer chez nos jeunes, il y a eu 13 cas en un an en Outaouais, c\u2019est du jamais vu.J\u2019ai par contre somme toute confiance en l\u2019après, car la cause est noble.J\u2019ai énormément confiance en la région lorsque la machine va redémarrer, on ose espérer que les gens vont être au rendez-vous.Par exemple, c\u2019est crève-cœur d\u2019annuler une activité comme le Défi des chefs, sauf que les partenaires ont décidé de revenir sans hésitation », affirme le directeur provincial de Leucan pour l\u2019Outaouais et le Saguenay Lac-Saint-Jean, Jacques Tremblay.À la Société Alzheimer de l\u2019Ou- taouais québécois, pour qui la philanthropie représente 25 % des revenus annuels, on a eu d\u2019autres choix que de reporter de cinq mois l\u2019événement Soirée Découvertes bières et table gourmande (12 septembre).Mais rien n\u2019est encore coulé dans le béton, étant donné que les grands rassemblements ont été interdits jusqu\u2019à la fin août.« Il y a beaucoup d\u2019inconnu, on ne peut que souhaiter que ça se replace.Les événements organisés par des tiers ont aussi été reportés pour l\u2019instant.Pour les dons, il y en a encore qui entrent, mais la baisse est assez dramatique, si ce n\u2019est que des dons in memoriam, car il n\u2019y a même pas de célébrations de fin de vie », de dire la directrice générale, Annie Villeneuve.Cette dernière soutient que les conséquences sur les familles et les proches aidants sont tout aussi importantes.« On adapte nos services aux besoins actuels, il faut être novateur.On a changé nos façons d\u2019opérer et on apporte du soutien aux familles virtuellement, par le biais des réseaux sociaux ou par téléphone.Et alors que les besoins pour l\u2019Alzheimer et les maladies apparentées sont grandissants, les gens ne peuvent plus venir dans les centres de jour ou de répit.Les risques d\u2019épuisement sont très grands chez les proches aidants en ce moment », indique-t-elle.La COVID-19 amène aussi son lot de conséquences pour la Société canadienne de la sclérose en plaques, estime le directeur de la section Outaouais, Jean-François Gauthier, qui affirme qu\u2019il y aura assurément une diminution des revenus cette année.« On va perdre énormément.Le loyer pour nos locaux, on le paie encore et pendant ce temps, on doit continuer à aider les gens.Ils ne doivent pas se sentir abandonnés », lance-t-il.Qu\u2019à cela ne tienne, l\u2019organisme a décidé de se relever les manches et de s\u2019ajuster en conséquence de la crise en transformant sa Marche de l\u2019espoir (24 mai), son événement le plus lucratif, en activité entièrement virtuelle.« C\u2019est certain que le montant ne sera pas le même et que l\u2019ambiance n\u2019est pas pareille non plus, mais en même temps c\u2019est intéressant de participer en famille », de dire M. Gauthier.Celui-ci ajoute que cette situation inédite, qui entraîne l\u2019annulation de l\u2019ensemble des services aux gens atteints de la maladie, aura cependant permis d\u2019amorcer un plus grand virage vers le web, notamment en offrant des sessions en ligne (yoga adapté, activité physique, psychologie, conférences, etc.) sur des plateformes telles que Zoom ou TEAMS.Les personnes qui ont la sclérose en plaques doivent bouger pour que leur santé s\u2019améliore, rappelle-t-il.En mai, en marge de la campagne « Savourez pour stopper la SP », des restaurateurs de la région devaient aussi offrir un repas spécial pour lequel un don serait versé à la cause pour chaque vente.« On a repoussé tout ça, parce qu\u2019il y a des entreprises en difficulté et on se voyait très mal aller cogner à leur porte pour des commandites.On cherche des alternatives », spécifie-t-il.La Société canadienne du cancer, qui espérait amasser 300 000 $ avec ses Relais pour la vie en juin en Outaouais, a également dû annuler sa populaire vente de jonquilles en avril.« Pour nous, c\u2019est arrivé au pire temps de l\u2019année, car le printemps est une très grosse période.Bien qu\u2019on fasse certains efforts virtuels, reste qu\u2019on sait très bien, par exemple pour les jonquilles, que ça n\u2019aura pas le même impact que de vendre physiquement des milliers de fleurs à plein d\u2019endroits différents.Pour le Relais pour la vie, c\u2019est annulé jusqu\u2019à la fin de l\u2019été, car on sait très bien que la distanciation sociale va perdurer pour des mois.C\u2019est tout notre modèle de collecte de fonds qui est remis en question.À l\u2019échelle du pays, on parlait de 180 millions $ l\u2019an dernier et là on s\u2019attend à perdre 100 millions, c\u2019est du jamais vu.Même en temps de pandémie, des gens continuent de recevoir des diagnostics chaque jour », affirme le porte-parole André Beaulieu.Le tiers des employés de la SCC ont été mis à pied temporairement, dont tous ceux du bureau de l\u2019Outaouais.« Il y a certains services maintenus, mais on se demande comment on va faire pour demeurer présent pour cette clientèle-là, tout en continuant à financer la recherche.Nous sommes le plus grand bailleur de fonds à ce niveau-là.On a un fonds de réserve, mais les organismes ne fonctionnent pas à crédit », lance-t-il.À la Fondation Santé Gatineau, qui a reporté en septembre des activités telles que le Cyclotour Santé Outaouais et la Marche en Rose, on se veut tout de même optimiste malgré les circonstances.« D\u2019une façon générale, la philanthropie sera affectée, c\u2019est clair, en raison des impacts économiques.Mais ce qui est intéressant, par exemple quand on regarde la dernière récession au Canada, c\u2019est que nous ne sommes jamais touchés au même point que les marchés.Par exemple, en 2008, on avait parlé d\u2019une baisse de 8 %.Il y avait aussi des organisations qui avaient amassé plus d\u2019argent pendant cette période difficile, car leur mission était directement liée à la situation, pensons par exemple à Moisson Outaouais.Est-ce que ce sera le cas pour les organismes en santé cette fois ?Il peut y avoir une corrélation directe, je pense que ça dépend de ce que chacun va mettre en place pour modifier ses façons de faire », explique le directeur général, Jean Pigeon.Précisant que la Fondation a déjà pris des engagements, par exemple l\u2019achat d\u2019un troisième mammo- graphe pour l\u2019Hôpital de Gatineau, il soutient que « l\u2019événementiel » est une forme parmi tant d\u2019autres d\u2019amasser des fonds.« Depuis quelques années déjà, on a mis beaucoup plus d\u2019accent sur notre publipostage, on l\u2019a vu avec le fonds d\u2019urgence pour la COVID-19.On se sert aussi beaucoup des médias sociaux et des médias traditionnels.Et le bon vieux téléphone fonctionne encore pour garder le contact avec des donateurs.On n\u2019a jamais eu autant besoin que la population nous appuie.On va traverser cette crise-là », conclut-il.ORGANISMES PHILANTHROPIQUES EN OUTAOUAIS Des impacts à long terme La directrice générale de la Société Alzheimer de l\u2019Outaouais, Annie Villeneuve, et le directeur de la section Outaouais de la Société canadienne de la Sclérose en plaques, Jean-François Gauthier, estiment que les impacts de la COVID-19 se feront ressentir à long terme chez les organismes philanthropiques de la région.\u2014 ÉTIENNE RANGER ET PATRICK WOODBURY, LE DROIT SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 28 ACTUALITÉS LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com Ottawa garde depuis 126 ans un vestige des pandémies historiques qui ont secoué le monde.Le vieux pont de l\u2019Île Porter, dans la Basse-Ville, a déjà servi de lien pour se rendre sur cette petite terre lorsqu\u2019elle servait à mettre en quarantaine la population atteinte de la variole.Le pont de fer, dont l\u2019accès est aujourd\u2019hui interdit, peut être aperçu de la rue Saint-Patrick.Construit en 1894, ce pont a servi à transporter les Ottaviens atteints de la variole (ou petite vérole) vers un hôpital érigé à la hâte pour les isoler du reste de la population.Les autorités sanitaires de l\u2019époque ont rapidement conclu que la pandémie était éradiquée, quelques mois plus tard.L\u2019île Porter a été transformée en dépotoir.L\u2019hôpital, infesté de vermine, a été démoli en 1904.Mais il a fallu réaménager de nouvelles installations sanitaires en 1910 lorsqu\u2019une nouvelle vague de variole a fait son apparition dans la capitale fédérale.Des images de Bibliothèque et Archives Canada montrent par ailleurs l\u2019organisation sanitaire rudimentaire sur cette île de quarantaine au début du siècle dernier.Des tentes blanches, dispersées sur un terrain rocheux autour d\u2019un bâtiment de bois, ont servi d\u2019infrastructure d\u2019urgence lors de cette deuxième vague.Bien que les constructions du début du XXe siècle ont été détruites, le pont reliant l\u2019île Porter au reste de la ville est resté bien ancré dans la rivière Rideau au fil des décennies.I l aura fal lu attendre 1913 avant que la Ville d\u2019Ottawa fasse construire sur l\u2019île Porter un hôpital moderne et correspondant aux normes de l\u2019époque sur la mise en quarantaine des personnes infectées.Ces bâtiments ont été détruits dans les années  1960 et 1970, avant la construction de résidences pour personnes âgées Centre Garry-J-Armstrong, ouverte en juin 2005.Sur la même île, la résidence Chartwell Rockcliffe fournie du logement à environ 180 pers onnes âg é es autonomes et semi-autonomes.Sources : Bibliothèque et Archives Canada, Ville d\u2019Ottawa Le pont de la quarantaine Le vieux pont de l\u2019Île Porter, dans la Basse-Ville, a déjà servi de lien pour se rendre sur cette petite terre lorsqu\u2019elle servait à mettre en quarantaine la population atteinte de la variole.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LEDROIT ET COURTOISIE Municipalité de Val-des-Monts 1, route du Carrefour Val-des-Monts (Québec) J8N 4E9 Tél.: 819 457-9400 Téléc.: 819 457-4141 www.val-des-monts.net AVIS PUBLIC EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ PAR LE SOUSSIGNÉ, QUE : La Municipalité de Val-des-Monts demande des soumissions pour les fournitures suivantes, à savoir : « FOURNITURE DE GAZ PROPANE » « SERVICE DE FORAGE ET DYNAMITAGE » « ACHAT DE DEUX CAMIONS TANDEM AVEC BENNE BASCULANTE ÉQUIPÉS POUR LE DÉNEIGEMENT ET L\u2019ÉPANDAGE D\u2019ABRASIF » « ACHAT D\u2019UNE NIVELEUSE SIX ROUES MOTRICES (6X6) ÉQUIPÉE POUR LE DÉNEIGEMENT » « ACHAT DE 6 CAMIONNETTES 4X4 À CABINE D\u2019ÉQUIPE « SUPERCREW » DE MODÈLE XLT OU ÉQUIVALENT » « ACHAT DE DEUX GODETS BALAYEURS RAMASSEURS AVEC MOTEURS HYDRAULIQUES INTÉGRÉS POUR CHARGEUR SUR ROUE » « STABILISATION DE TALUS ET REMPLACEMENT DU PONCEAU DU CHEMIN SAINT-JOSEPH » Pour ces fournitures, les documents pertinents seront disponibles à compter du lundi 4 mai 2020, de la façon suivante : Conformément à son règlement de gestion contractuelle, la Municipalité de Val-des-Monts procède à la vente de ses documents d\u2019appel d\u2019offres exclusivement sur le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO).Les personnes et entreprises intéressées par le contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1 866 669-SEAO ou au 514 856 6600, ou en consultant le site Web : www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus moyennant le coût établi par le SEAO.La Municipalité de Val-des-Monts recevra les soumissions jusqu\u2019à 10 h, le vendredi 29 mai 2020, sous enveloppe scellée, à notre bureau situé au 1, route du Carrefour, Val-des-Monts (Québec) J8N 4E9.Pour de plus amples informations, veuillez contacter monsieur Maxime Bélisle, directeur adjoint du service des Travaux publics, au numéro 819 457-9400, poste 2321, ou par courriel à l\u2019adresse maximebelisle@val-des-monts.net.Fait à Val-des-Monts ce deuxième jour du mois de mai DEUX MILLE VINGT.Julien Croteau Agent de développement, Secrétaire-trésorier adjoint et Directeur général adjoint DISPO.#C.C.ADRESSE TYPE *Sujet à changement sans préavis.Certaines conditions s\u2019appliquent.RBQ: 8007-6490-04 À VENDRE GATINEAU 819.800.5251 OTTAWA 613.704.7160 Condo Condo Condo Condo Condo Condo Condo Condo Unifamiliale Condo Condo Condo Condo Condo IMM.IMM.IMM.IMM.IMM.MAI MAI MAI JUIN JUIN JUIL.JUIL.AOÛT AOÛT 2 2 1 1 1 2 2 2 3 3 2 1 2 2 200, rue Inlet Private, suite 1405, Ottawa 200, rue Inlet Private, suite 1105, Ottawa 26, rue du Blizzard, Gatineau 852, boul.du Plateau, suite 1, Gatineau 231, rue des Scouts, suite 1, Gatineau 14, Imp.Berthe-Morisot, suite 12, Gatineau 5, Imp.Berthe-Morisot, suite 3, Gatineau 18, Imp.Berthe-Morisot, suite 16, Gatineau 10, rue Georges-Lebel, Gatineau 225, rue des Scouts, suite 4, Gatineau 627, boul.des Grives, suite 3, Gatineau 858, boul.du Plateau, suite 1, Gatineau 1240, chemin d\u2019Aylmer, suite 8, Gatineau 18, Imp.Berthe-Morisot, suite 2, Gatineau leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 29 UNE CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE RAYMOND OUIMET Collaboration spéciale Fidèle reflet de nos villes, le cimetière immortalise l\u2019individu, mais aussi sa classe sociale et parfois son appartenance ethnique.On trouve là des stèles de toutes les époques de notre histoire locale, des pierres qui marquent les lieux de sépulture d\u2019illustres personnages d\u2019autrefois, des croix de fer si rouillées qu\u2019on n\u2019y distingue plus les noms qui y ont été gravés jadis et, bien souvent, une fosse commune où on y ensevelit les sans- le-sou, les plus humbles de notre société où les pendus, et les individus non identifiés.Longtemps, les morts ont été inhumés dans un cimetière qui était situé tout autour de l\u2019église.À cause de la communion qui unit tous les fidèles, l\u2019Église désirait que les morts demeurent près des vivants.Les « meilleures places » étaient celles qui entouraient le mur de l\u2019église, car elles « reçoivent la pluie du ciel qui a dégouliné sur le toit d\u2019un édifice béni ».On a aussi inhumé dans les églises.La tradition veut que les plus pieux (ou les plus riches ou encore les plus puissants) soient enterrés le plus près possible du chœur et ainsi de suite par cercles concentriques jusqu\u2019aux limites du cimetière.Dans la région, on trouve dans la cathédrale Notre- Dame, à Ottawa, les tombes des évêques et archevêques.Nos cimetières regorgent d\u2019art et d\u2019histoire et pourtant nous les visitons si peu.Dans celui de Monte- bello, le calvaire est l\u2019œuvre du réputé sculpteur sur bois Louis Jobin (1845-1928) dont l\u2019atelier était situé à Sainte-Anne-de-Beau- pré.Le Calvaire est composé de trois personnages : un Christ en croix, la Vierge et Marie-Madeleine.Jobin a aussi sculpté une Sainte-Anne en compagnie de sa fille Marie.On trouve encore dans nos cimetières le souvenir de nombreux personnages de notre histoire.Ainsi, dans le cimetière de St.James, boulevard Taché, à Hull, se dresse fièrement, dans un enclos borné par des clôtures de fer, un obélisque de granit rose qui indique le lieu de sépulture des fondateurs de Hull, Philemon Wright, et de son épouse, Abigail Wyman.L\u2019obélisque est entouré de monuments plus petits qui marquent les tombes de ses nombreux descendants.Une vieille pierre nous rappelle la mémoire du matelot, Reuben Traveller, qui a participé à la fameuse bataille navale de Trafalgar, en 1805, quand l\u2019amiral Nelson a vaincu la flotte de Napoléon.L\u2019escalier de pierre qui mène à la sépulture de la famille William Francis Scott, ancien maire de Hull, est envahi par des pousses d\u2019arbres et d\u2019arbustes.Plus ou moins bien entretenu, St.James ressemble de plus en plus à un décor pour films d\u2019horreur.Boulevard Fournier, à Hull, se trouve le cimetière Notre-Dame d\u2019une superficie de 13 hectares ; malheureusement, il manque d\u2019arbres comme plusieurs autres cimetières de l\u2019Outaouais.On a commencé à y enterrer les morts en 1872 et de 1886 aux années 1930, on y aurait recueilli plus de 45 000 dépouilles ! Le portail d\u2019entrée en pierre taillée a été construit en 1902 d\u2019après les plans de l\u2019architecte hullois, Charles Brodeur.Il est surmonté d\u2019une statue de l\u2019Ange de la mort sonnant la trompette du jugement dernier.Fabriquée en cuivre martelé, la statue a été réalisée par le fameux sculpteur montréalais Arthur Vincent, (1852- 1903) dont c\u2019est la dernière œuvre d\u2019importance.PAS AUSSI LUGUBRE QUE L\u2019ON PENSE De nombreuses personnalités sont inhumées au cimetière Notre-Dame de Hull.Parmi celles de stature nationale, notons la comédienne, auteure et critique Laurette Larocque, mieux connue sous le nom de Jean Despréz (1906-1965), et le fondateur du Rassemblement pour l\u2019indépendance nationale (RIN), Marcel Chaput (1918-1991).Parmi les personnalités locales, notons le père Louis-Étienne Reboul (1827- 1877), fondateur de la paroisse de Hull ; l\u2019acteur et metteur en scène René Provost (1903-1966), père du comédien Guy Provost ; la pianiste et poétesse Clara Lanctôt (1886- 1958) ; l\u2019allumettière Donalda Charron (1886-1967) qui a dirigé la fameuse grève des « faiseuses d\u2019allumettes » de la E.B.Eddy en 1924 ; Marcelline Dumais (1850- 1916), propriétaire de la maison où a commencé le Grand feu de Hull en 1900, le peintre Jean Alie (1925-1997), etc.Chacun des cimetières de la région a ses particularités et ses célébrités.À Aylmer, le cimetière Saint-Paul est un véritable jardin public de 4,5 hectares.Créé en 1840, il invite les promeneurs à retrouver l\u2019ancienne coutume de visiter ses morts.Dans le cimetière catholique de Buckingham, se trouve la tombe de deux syndicalistes assassinés le 8 octobre 1906 par les sbires de la MacLa- ren : Thomas Bélanger et François Thériault.À Bryson (Pontiac), une pierre noire en forme de deux cœurs enlacés rappelle le souvenir de la famille.Jolicoeur ! Il n\u2019y a pas que les grands cimetières, il y en a aussi des petits : dans le West Templeton Cemetery, chemin du rang 3 (sur le bord de l\u2019autoroute 50), reposent les restes de quelques familles d\u2019origine écossaise et plus particulièrement la famille Kerr.Route 148, près du Cheval blanc, se trouve un cimetière privé où sont inhumés les membres de la famille Dunning.Et rue de l\u2019Épée, à Gatineau, on trouve un tout petit cimetière dans lequel il y a les tombes, des familles Barber, Davidson et Langford.Il y a aussi en Outaouais une chapelle funéraire privée, celle des Papineau.Construite en 1855 à Montebello, on y a inhumé non seulement le patriote Louis-Joseph Papineau et plusieurs de ses enfants, mais aussi son épouse, Julie, qui a fait l\u2019objet d\u2019une biographie et d\u2019un roman à succès, ce dernier intitulé Le roman de Julie Papineau.Tout n\u2019est pas lugubre dans un cimetière, loin de là.Il y a même de quoi sourire sinon rire.Par exemple, à l\u2019entrée du cimetière de Shawville (Pontiac), une pancarte avertit le visiteur : « Entré (sic) à vos propres risques ».À Huberdeau se trouve la tombe d\u2019un certain bien nommé « Mourez », au cimetière anglican de Papineauville on y a inhumé Joseph E.Tuer ! Et à Far- relton on peut voir le monument de Margaret Rose épouse de Norman Blue.Bref, les cimetières sont le miroir des territoires d\u2019autrefois.LES CIMETIÈRES DE L\u2019OUTAOUAIS histoire Dans le cimetière de St.James, boulevard Taché, à Hull, se dresse fièrement, dans un enclos borné par des clôtures de fer, un obélisque de granit rose qui indique le lieu de sépulture des fondateurs de Hull, Philemon Wright, et de son épouse, Abigail Wyman.\u2014 SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 30 ACTUALITÉS HIER À AUJOURD\u2019HUI CHARLES-ANTOINE GAGNON cagagnon@ledroit.com PATRICK WOODBURY pwoodbury@ledroit.com La r ue York dans le marché By à Ottawa a changé quelque peu en plus de 100 ans, mais des immeubles construits il y a de cela plusieurs générations tiennent toujours bon, comme en témoignent ces photos prises en 1911 et en 2020.Les deux images montrent que les bâtiments du côté nord de la rue en avant-plan font encore partie du paysage.Même l\u2019enseigne p einte du commerce Joseph Grant est encore visible aujourd\u2019hui sur un immeuble que l\u2019on peut voir à gauche sur les photos.L\u2019artère commerciale du quartier touristique a toujours été fort achalandée, sauf bien sûr au cours des dernières semaines en raison des mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de la COVID-19, comme en atteste notre photo de cette semaine.La rue York a été construite très large à la demande du lieutenant- colonel By et ce, afin d\u2019accommoder les voitures tirées par les chevaux dans lesquelles étaient livrées chaque jour les vivres dans le secteur.L\u2019esplanade de la r ue York accueille depuis 2017, année du 150e anniversaire de la Confédération, la très populaire enseigne lettrée OTTAWA, ou AWATTO, selon que l\u2019on soit devant ou derrière elle.La rue York fait partie du district de conservation du patrimoine du marché By.ÉCRIVEZ-NOUS Tous les samedis, Le Droit vous propose un clin d\u2019œil sur l\u2019histoire de notre région par la juxtaposition d\u2019une image du passé et d\u2019un cliché actuel.Nous vous invitons à contribuer à la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui.Vous pouvez nous envoyer vos photos à nouvelles@ledroit.com.Il peut s\u2019agir d\u2019à peu près n\u2019importe quoi, une rue, un carrefour, un commerce ou un parc.Pourvu qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une photo d\u2019un lieu urbain qui a un certain âge.LA RUE YORK DANS LE MARCHÉ BY B I B L I O T H È Q U E E T A R C H I V E S C A N A D A P A T R I C K W O O D B U R Y , L E D R O I T 1911 2020 Syndicat du soutien scolaire de l\u2019Outaouais Unis et unies plus que jamais! (Lac-des-Loups, le 1 mai 2020) Encore une Journée internationale des travailleurs et des travailleuses (avec ou sans emploi) qui se déroule en Outaouais dans un contexte de crise : pandémie en 2020, inondations en 2019 et 2017, carrés rouges en 2012! Trois types de crise (santé publique, climatique, sociale) dont le dénominateur commun est l\u2019incapacité de l\u2019ordre néolibéral à trouver une résolution qui répond aux attentes du peuple.Aujourd\u2019hui, le 1er Mai 2020, les travailleuses et les travailleurs de l\u2019Outaouais que nous représentons n\u2019ont pas le cœur à la fête.Trop de nos membres, qui font un travail dit « de première ligne » - soit dans les hôpitaux, les CHSLD et les services de garde d\u2019urgence, ou dans les organismes communautaires auprès des personnes itinérantes et victimes de violence conjugale \u2013 sont malades et s\u2019épuisent.D\u2019autres vivent le stress d\u2019avoir perdu leur emploi.Pour un deuxième mois, ils se retrouvent devant l\u2019impossibilité de payer le loyer ou de pouvoir payer celui-ci sans être capable d\u2019acheter de la nourriture\u2026 Les programmes gouvernementaux d\u2019urgence, annoncés en grande pompe, illustrent trop bien la précarité de ce qu\u2019on tente de nous imposer comme la norme.Les crises le démontrent.Sans le travail concret, les biens et les services nécessaires pour faire vivre l\u2019ensemble de la société ne se produisent pas.Que leurs emplois soient syndiqués ou pas, ce sont des hommes et surtout les femmes qui s\u2019occupent des malades, des ainées et des enfants.Ce sont eux qui stockent les épiceries, qui conduisent et maintiennent les transports des deniers indispensables, qui récoltent et distribuent la nourriture, qui entretiennent les hôpitaux, écoles, bureaux et autobus.La liste est longue.Les crises le démontrent.Si les travailleurs et les travailleuses produisent ce qu\u2019il faut pour faire vivre tout le monde, les spéculateurs de la bourse et de l\u2019immobilier, les banquiers et les actionnaires ne produisent rien qui est socialement utile.Les crises le démontrent.Une économie organisée strictement en fonction du développement et de l\u2019exploitation des ressources non-renouvelables, de la recherche du profit dont l\u2019effet est la croissance des inégalités économiques et de l\u2019enrichissement des pays du nord par l\u2019appauvrissement de ceux du sud se dirige directement vers le gouffre.Les crises le démontrent.La démocratie est fragile chez nous.Trop souvent, les personnes concernées sont écartées du processus décisionnel.Quarante-milles personnes prennent la rue à Gatineau en septembre 2019, pour revendiquer un changement de cap majeur des politiques environnementales : rien ne change.En pleine pandémie, le Gouvernement du Québec décide unilatéralement de poursuivre, à pleine vitesse, les négociations pour renouveler les conventions des centaines de milliers de travailleuses du secteur public / parapublic : des « négociations virtuelles » qui ne permettent aucune validation démocratique, en cours de route, de la part des principaux intéressés\u2026 Le 1ermai est né en 1886 quand les travailleurs descendent dans la rue pour revendiquer une journée de travail de huit heures.Pour pouvoir décider de leur avenir.Cette année, nous ne descendrons pas dans la rue.Ce n\u2019est que partie remise.Parce que les crises le démontrent.Les travailleurs et les travailleuses du monde entier sont une force de changement social.Et nous voulons que ça change! Une attaque contre un est une attaque contre tous! Sur ce point, nous sommes uni.es! leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 31 ACTUALITÉS U n jour, Romain connaîtra l\u2019histoire de sa naissance au beau milieu d\u2019une pandémie, mais pour l\u2019instant, il n\u2019a aucune idée de ce qui se passe en dehors des bras rassurants de ses parents.Le nourrisson ne sait pas que tous ces gens venus lui faire un coucou par la fenêtre ou qui s\u2019extasient dans l\u2019écran de l\u2019ordinateur sont impatients de l\u2019étreindre à leur tour, avec tendresse.Je peux parfaitement imaginer la scène et les émotions ressenties par ses proches qui se sentent bien loin ces jours-ci.Ils ont le cœur rempli d\u2019allégresse.et la gorge serrée.Ce n\u2019est pas comme ça qu\u2019ils avaient prévu souhaiter la bienvenue au nouveau-né.Un petit Xavier est sur le point de venir au monde dans ma famille.Il s\u2019agit du premier enfant de ma nièce Alex.Ma sœur, nouvelle grand-maman, est aux anges, tandis que mes parents, «arrières» pour la première fois, aiment ce bébé depuis la seconde où ils ont appris son existence dans le ventre de leur petite-fille devenue grande.Vous dire comment nous avons hâte d\u2019accueillir cet enfant-là, de le bercer et de lui chatouiller les pieds! Malheureusement, ce n\u2019est pas demain la veille que nous pourrons lui compter les orteils.Jusqu\u2019à nouvel ordre, ce privilège est réservé à l\u2019usage exclusif de ses parents confinés avec leur grand bonheur qu\u2019ils ne demandent qu\u2019à partager.Maudit virus.On s\u2019en serait tous passé.Tout comme de la distanciation de deux mètres.On comprend l\u2019importance de cette mesure, on la respecte à la lettre, on reste disciplinés, mais la déception est inévitable, douloureuse.Romain est né le 30 mars, à l\u2019hôpital de Shawinigan.Il est le troisième des trois garçons d\u2019Annie-Claude Lafrenière et de Marc-André Houle.Les visites à la maison pour célébrer l\u2019arrivée du petit dernier sont suspendues pour une période indéterminée.Pas le choix.La parenté, les amis, voisins et collègues ont les bras en attente.«Ils sont venus le voir à travers la porte-patio, mais ce n\u2019est pas pareil.Je leur envoie des photos, on se fait des FaceTime, mais tout le monde a hâte de le voir.» En vrai.Annie-Claude a raison lorsqu\u2019elle dit qu\u2019un poupon change vite après sa naissance.De semaine en semaine.La jeune femme de 35 ans a une pensée empreinte de solidarité pour celles qui sont enceintes pour la première fois.Le contexte de la pandémie n\u2019est pas idéal.Elle aussi a ressenti de l\u2019incertitude.«C\u2019était un peu stressant.Même si c\u2019est mon troisième enfant, je ne voulais pas accoucher toute seule.Mon chum non plus ne voulait pas manquer ça.C\u2019est un beau moment dans une vie!» Marc-André ne devait présenter aucun symptôme de grippe ou de rhume pour pouvoir assister à la naissance de son fils.Au moindre petit mal de gorge, le papa risquait de se voir refuser l\u2019accès à l\u2019hôpital.«J\u2019avais bien averti mon chum de ne rien pogner!» Annie-Claude peut bien en rire aujourd\u2019hui.Marc-André était en pleine forme et à ses côtés le jour J.Durant les deux semaines précédant la naissance de Romain, les sorties à l\u2019épicerie ont cependant été limitées au strict minimum.«On a fait des réserves.On restait dans la maison.On ne sortait pas.» Écoutant sa petite voix intérieure, la jeune femme de 35 ans a graduellement cessé de suivre les points de presse quotidiens avec le premier ministre et le directeur national de la santé publique.Sage décision.Mettre la télé sur pause lui a permis de se concentrer sur l\u2019essentiel.Coronavirus ou non, le miracle de la vie était sur le point de se produire.L\u2019hôpital était particulièrement vide de patients lorsqu\u2019Annie- Claude s\u2019y est présentée le matin du 30 mars dernier.La jeune femme s\u2019est désinfecté les mains à l\u2019entrée, a croisé le regard du gardien qui a deviné la raison de sa visite puis est montée à l\u2019unité des naissances où la suite s\u2019est déroulée comme pour ses deux autres garçons, Nathan, 5 ans, et Arnaud, 3 ans.«Ça s\u2019est passé normalement.Je n\u2019ai jamais pensé à la COVID.Je n\u2019ai pas senti que c\u2019était plus lourd.» Pas une fois non plus, le mot pandémie n\u2019a été prononcé autour de la maman en train de mettre au monde son enfant.Romain a quitté le confort de son confinement des neuf derniers mois pour se retirer dans la douceur du cocon familial.Bébé se porte très bien.C\u2019est tout ce qui compte.Un jour, on racontera à Romain \u2013 et à Xavier \u2013 que leur naissance a été une source de joie contagieuse.Même à distance.ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Entourée de Nathan, 5 ans, et d\u2019Arnaud, 3 ans, Annie Claude Lafrenière est fière de présenter son petit dernier, Romain, né le 30 mars, en pleine pandémie.\u2014 COURTOISIE Si près et si loin La guignolée des médias revient exceptionnellement pour demander des dons en argent et aider les comptoirs d\u2019aide alimentaire qui sont plus sollicités que jamais.Le con?nement, ça donne faim.Si vous pouvez, donnez à guignolee.ca ou textez Jemange au 20222 pour faire un don de 10$. SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 32 On protège sa santé et celle de notre entourage Je me repose Si vous présentez des symptômes de la maladie à coronavirus (COVID-19), vous vous sentirez faible et fatigué.Le repos vous aidera à combattre la maladie.Limitez vos contacts avec les autres jusqu\u2019à la fin des symptômes.Vous pouvez reprendre vos activités quand votre état vous le permet.Je bois souvent Il est important que vous buviez souvent, parce que la fièvre fait transpirer et vous fait perdre beaucoup de liquide.Il est recommandé de boire au minimum 1,5 litre par jour.Buvez des liquides froids ou tièdes selon vos goûts.Évitez les boissons alcoolisées ou celles contenant de la caféine, comme le café, le thé et les boissons gazeuses.L\u2019alcool et la caféine ont pour effet de faire uriner et d\u2019augmenter les pertes de liquides.Surveillez les signes de déshydratation : \u2022 Sensation de soif extrême; \u2022 Bouche et langue sèches ; \u2022 Urines peu fréquentes ou foncées ; \u2022 Sensation d\u2019étourdissements, d\u2019être mêlé (confusion) et maux de tête.Je protège mon entourage Pour protéger votre entourage, jusqu\u2019à la fin des symptômes (fièvre, toux, fatigue, perte soudaine de l\u2019odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte de goût) : \u2022 Isolez-vous dans une chambre pour éviter de contaminer vos proches ; \u2022 Dormez et mangez seul dans votre chambre ; \u2022 Utilisez une seule salle de bain ; \u2022 Couvrez votre nez et votre bouche lorsque vous toussez ou éternuez, idéalement avec un mouchoir de papier.Lavez-vous les mains après ; \u2022 Si vous n\u2019avez pas de mouchoir de papier, toussez ou éternuez dans le pli de votre coude ou le haut de votre bras, étant donné que ces endroits ne sont pas en contact avec des personnes ou des objets ; \u2022 Crachez dans un mouchoir de papier ; \u2022 Déposez les mouchoirs de papier utilisés dans le sac à déchets d\u2019une poubelle fermée.Gardez les mouchoirs utilisés hors de la portée des enfants ; \u2022 N\u2019accueillez pas de visiteur à la maison.Je nettoie mon environnement Le coronavirus (COVID-19) peut vivre sur les objets et surfaces.Sa durée de vie est de : \u2022 3 heures sur les objets avec surfaces sèches ; \u2022 6 jours sur les objets avec surfaces humides.Il est donc important que vous laviez les comptoirs, les lavabos, les poignées de porte et toutes les surfaces fréquemment touchées par les mains.Le nettoyage et la désinfection sont très efficaces pour éliminer le virus.Pour nettoyer, utilisez de l\u2019eau et du savon ou des produits de nettoyage à usage domestique.Pour désinfecter, utilisez une solution javellisante (1 partie d\u2019eau de Javel pour 9 parties d\u2019eau) ou des produits désinfectants.Donc, 10 ml d\u2019eau de Javel dans 90 ml d\u2019eau.Si vous êtes malade, votre literie, vos serviettes, vos vêtements et votre vaisselle peuvent être lavés avec ceux des autres personnes de la maisonnée avec les détergents habituels.Suivez les indications décrites dans ce tableau pour vous aider à prendre la meilleure décision pour vous et pour vos proches.En tout temps, appliquez les mesures d\u2019hygiène et de prévention pour éviter la contamination : \u2022 lavez-vous les mains souvent ; \u2022 toussez ou éternuez dans le pli de votre coude, le haut de votre bras ou dans un mouchoir de papier plutôt que dans vos mains; \u2022 nettoyez votre environnement.Aide à la décision Si vous avez des symptômes de la COVID-19 Précautions et soins si vous avez des symptômes de la COVID-19 Je prévois de l\u2019aide Plusieurs personnes ont les ressources nécessaires pour faire face à la situation actuelle.Si vous éprouvez de l\u2019inquiétude, n\u2019hésitez pas à demander ou à accepter de l\u2019aide.Il est important d\u2019en discuter avec vos proches.Pour obtenir de l\u2019aide à domicile, vous pouvez aussi appeler au 211 ou demander le service de soins et services à domicile auprès de votre CLSC.Je m\u2019informe Pour des informations à jour, écoutez la radio ou la télévision, lisez les journaux ou consultez souvent le site Internet gouvernemental : Québec.ca/coronavirus Le ministère de la Santé et des Services sociaux donnera les indications à suivre par la population pour les questions sur la santé et pour obtenir des soins.Dans tous les cas, respectez les avis et consignes donnés par le gouvernement.Ces avis et consignes peuvent changer en fonction de l\u2019évolution de la situation.Renseignements généraux Centre de relations avec la clientèle de Services Québec Ligne info coronavirus 1 877 644-4545 (sans frais) Personnes sourdes ou malentendantes 1 800 361-9596 (sans frais) Le Guide autosoins est disponible sur Québec.ca/coronavirus.Si vous ne l\u2019avez pas déjà reçu, commandez votre version papier en ligne.COVID-19 Situation pour un adulte ou un enfant Je ne fais pas de fièvre (moins de 38°C ou 100,4 °F), mais j\u2019ai les symptômes suivants : \u2022 mal de gorge ; \u2022 nez bouché ; \u2022 nez qui coule ; \u2022 toux.Situation pour un adulte à risque de symptômes respiratoires graves \u2022 Je fais plus de 38 °C (100,4 °F) de température.\u2022 Je fais partie d\u2019un groupe à risque de développer une complication respiratoire grave (personnes âgées ou personne avec un problème chronique cardiaque ou pulmonaire, immunodéficience ou diabète).Situation pour un adulte Je fais de la fièvre ou j\u2019ai des symptômes parmi les suivants : \u2022 perte soudaine de l\u2019odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte de goût ; \u2022 toux ; \u2022 difficultés respiratoires ; \u2022 fatigue extrême.Je suis une personne âgée qui présente des symptômes gériatriques (perte d\u2019autonomie, chute, confusion nouvelle, agitation ou ralentissement, perte d\u2019appétit, fatigue extrême, etc.).Situation pour un adulte ou un enfant Je fais plus de 38 °C (100,4 °F) de fièvre et je suis dans l\u2019une des situations suivantes : \u2022 difficulté à respirer qui persiste ou qui augmente ; \u2022 lèvres bleues ; \u2022 difficulté à bouger ; \u2022 fièvre chez un bébé de moins de 3 mois; \u2022 somnolence, confusion, désorientation ou difficulté à rester éveillé ; \u2022 absence d\u2019urine depuis 12 heures.DÉCISION J\u2019ai probablement un rhume, je prends du repos.DÉCISION Je reste à la maison et j\u2019appelle ou mon proche appelle la ligne info coronavirus 1 877 644-4545.Entre 8h et 18h* Je suis les indications que l\u2019on me donne.* Les heures d\u2019ouverture sont sujettes à changements.DÉCISION Je me rends sans attendre à l\u2019urgence.Si j\u2019ai besoin d\u2019aide, j\u2019appelle le 911. leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 33 On protège sa santé et celle de notre entourage Je me repose Si vous présentez des symptômes de la maladie à coronavirus (COVID-19), vous vous sentirez faible et fatigué.Le repos vous aidera à combattre la maladie.Limitez vos contacts avec les autres jusqu\u2019à la fin des symptômes.Vous pouvez reprendre vos activités quand votre état vous le permet.Je bois souvent Il est important que vous buviez souvent, parce que la fièvre fait transpirer et vous fait perdre beaucoup de liquide.Il est recommandé de boire au minimum 1,5 litre par jour.Buvez des liquides froids ou tièdes selon vos goûts.Évitez les boissons alcoolisées ou celles contenant de la caféine, comme le café, le thé et les boissons gazeuses.L\u2019alcool et la caféine ont pour effet de faire uriner et d\u2019augmenter les pertes de liquides.Surveillez les signes de déshydratation : \u2022 Sensation de soif extrême; \u2022 Bouche et langue sèches ; \u2022 Urines peu fréquentes ou foncées ; \u2022 Sensation d\u2019étourdissements, d\u2019être mêlé (confusion) et maux de tête.Je protège mon entourage Pour protéger votre entourage, jusqu\u2019à la fin des symptômes (fièvre, toux, fatigue, perte soudaine de l\u2019odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte de goût) : \u2022 Isolez-vous dans une chambre pour éviter de contaminer vos proches ; \u2022 Dormez et mangez seul dans votre chambre ; \u2022 Utilisez une seule salle de bain ; \u2022 Couvrez votre nez et votre bouche lorsque vous toussez ou éternuez, idéalement avec un mouchoir de papier.Lavez-vous les mains après ; \u2022 Si vous n\u2019avez pas de mouchoir de papier, toussez ou éternuez dans le pli de votre coude ou le haut de votre bras, étant donné que ces endroits ne sont pas en contact avec des personnes ou des objets ; \u2022 Crachez dans un mouchoir de papier ; \u2022 Déposez les mouchoirs de papier utilisés dans le sac à déchets d\u2019une poubelle fermée.Gardez les mouchoirs utilisés hors de la portée des enfants ; \u2022 N\u2019accueillez pas de visiteur à la maison.Je nettoie mon environnement Le coronavirus (COVID-19) peut vivre sur les objets et surfaces.Sa durée de vie est de : \u2022 3 heures sur les objets avec surfaces sèches ; \u2022 6 jours sur les objets avec surfaces humides.Il est donc important que vous laviez les comptoirs, les lavabos, les poignées de porte et toutes les surfaces fréquemment touchées par les mains.Le nettoyage et la désinfection sont très efficaces pour éliminer le virus.Pour nettoyer, utilisez de l\u2019eau et du savon ou des produits de nettoyage à usage domestique.Pour désinfecter, utilisez une solution javellisante (1 partie d\u2019eau de Javel pour 9 parties d\u2019eau) ou des produits désinfectants.Donc, 10 ml d\u2019eau de Javel dans 90 ml d\u2019eau.Si vous êtes malade, votre literie, vos serviettes, vos vêtements et votre vaisselle peuvent être lavés avec ceux des autres personnes de la maisonnée avec les détergents habituels.Suivez les indications décrites dans ce tableau pour vous aider à prendre la meilleure décision pour vous et pour vos proches.En tout temps, appliquez les mesures d\u2019hygiène et de prévention pour éviter la contamination : \u2022 lavez-vous les mains souvent ; \u2022 toussez ou éternuez dans le pli de votre coude, le haut de votre bras ou dans un mouchoir de papier plutôt que dans vos mains; \u2022 nettoyez votre environnement.Aide à la décision Si vous avez des symptômes de la COVID-19 Précautions et soins si vous avez des symptômes de la COVID-19 Je prévois de l\u2019aide Plusieurs personnes ont les ressources nécessaires pour faire face à la situation actuelle.Si vous éprouvez de l\u2019inquiétude, n\u2019hésitez pas à demander ou à accepter de l\u2019aide.Il est important d\u2019en discuter avec vos proches.Pour obtenir de l\u2019aide à domicile, vous pouvez aussi appeler au 211 ou demander le service de soins et services à domicile auprès de votre CLSC.Je m\u2019informe Pour des informations à jour, écoutez la radio ou la télévision, lisez les journaux ou consultez souvent le site Internet gouvernemental : Québec.ca/coronavirus Le ministère de la Santé et des Services sociaux donnera les indications à suivre par la population pour les questions sur la santé et pour obtenir des soins.Dans tous les cas, respectez les avis et consignes donnés par le gouvernement.Ces avis et consignes peuvent changer en fonction de l\u2019évolution de la situation.Renseignements généraux Centre de relations avec la clientèle de Services Québec Ligne info coronavirus 1 877 644-4545 (sans frais) Personnes sourdes ou malentendantes 1 800 361-9596 (sans frais) Le Guide autosoins est disponible sur Québec.ca/coronavirus.Si vous ne l\u2019avez pas déjà reçu, commandez votre version papier en ligne.COVID-19 Situation pour un adulte ou un enfant Je ne fais pas de fièvre (moins de 38°C ou 100,4 °F), mais j\u2019ai les symptômes suivants : \u2022 mal de gorge ; \u2022 nez bouché ; \u2022 nez qui coule ; \u2022 toux.Situation pour un adulte à risque de symptômes respiratoires graves \u2022 Je fais plus de 38 °C (100,4 °F) de température.\u2022 Je fais partie d\u2019un groupe à risque de développer une complication respiratoire grave (personnes âgées ou personne avec un problème chronique cardiaque ou pulmonaire, immunodéficience ou diabète).Situation pour un adulte Je fais de la fièvre ou j\u2019ai des symptômes parmi les suivants : \u2022 perte soudaine de l\u2019odorat sans congestion nasale, avec ou sans perte de goût ; \u2022 toux ; \u2022 difficultés respiratoires ; \u2022 fatigue extrême.Je suis une personne âgée qui présente des symptômes gériatriques (perte d\u2019autonomie, chute, confusion nouvelle, agitation ou ralentissement, perte d\u2019appétit, fatigue extrême, etc.).Situation pour un adulte ou un enfant Je fais plus de 38 °C (100,4 °F) de fièvre et je suis dans l\u2019une des situations suivantes : \u2022 difficulté à respirer qui persiste ou qui augmente ; \u2022 lèvres bleues ; \u2022 difficulté à bouger ; \u2022 fièvre chez un bébé de moins de 3 mois; \u2022 somnolence, confusion, désorientation ou difficulté à rester éveillé ; \u2022 absence d\u2019urine depuis 12 heures.DÉCISION J\u2019ai probablement un rhume, je prends du repos.DÉCISION Je reste à la maison et j\u2019appelle ou mon proche appelle la ligne info coronavirus 1 877 644-4545.Entre 8h et 18h* Je suis les indications que l\u2019on me donne.* Les heures d\u2019ouverture sont sujettes à changements.DÉCISION Je me rends sans attendre à l\u2019urgence.Si j\u2019ai besoin d\u2019aide, j\u2019appelle le 911. SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 34 éditorial ÉRIC BROUSSEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL ebrousseau@ledroit.com PATRICE GAUDREAULT RÉDACTEUR EN CHEF pgaudreault@ledroit.com GENEVIÈVE TURCOT DIRECTRICE DE L\u2019INFORMATION gturcot@ledroit.com L\u2019avenir est à ceux qui luttent Fondé le 27 mars 1913 Ledroit.ca/Question du jour Que voyez-vous comme les prochains secteurs qui devraient être déconfinés ?Envoyez vos courriels à editorial@ledroit.com «À VOUS LA PAROLE L e Québec est fermement engagé maintenant vers un déconfinement progressif.Cela laisse entendre qu\u2019il y aura une quelconque fin à la crise de la COVID-19.La population est soulagée, mais au même moment, inquiète de l\u2019avenir.Après s\u2019être fait dire pendant six semaines qu\u2019il fallait se confiner, qu\u2019il fallait garder deux mètres de distance, voilà que nous pourrons bientôt aller travailler, mais avec un masque que le directeur de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, a décrié il y a un mois à peine.«Le masque n\u2019est pas un moyen de prévention des infections dans la communauté, il doit être réservé au personnel de la santé et aux patients atteints», disait-il le 18 mars.Alors prêt, pas prêt, on y va.C\u2019est le message controversé que lance le premier ministre François Legault.On sent que ce leitmotiv de redémarrage «progressif» de l\u2019économie est davantage politique qu\u2019ancré dans des bases épidémio- logiques solides.L\u2019une des preuves de cela est la timidité dont font montre des milliers de familles qui se sont fait dire, cette semaine, que l\u2019école reprendrait dès le 11 mai, partout au Québec, sauf à Montréal.Les familles sont dubitatives, hésitantes.On le serait à moins.On a beau se dire que les enfants ont des anticorps vigoureux, qu\u2019au pire ceux qui pourraient attraper le coronavirus s\u2019en débarrasseront sans mal.N\u2019empêche que pendant six semaines à se faire dire qu\u2019il fallait vivre en reclus, le message que les écoles sont presque prêtes à recevoir notre marmaille ne passe pas très bien.Le gouvernement Legault a failli à la tâche de préparer la population au déconfinement.M.Legault aurait dû passer un message, depuis deux semaines, que le Québec devrait en finir avec toutes ces mesures contraignantes, qu\u2019un déconfinement progressif, par région, était à nos portes, mais pas tout à fait encore.Que les routes du Québec allaient bientôt être libérées de leurs barrages policiers.(Remarquez bien que le barrage des forces de l\u2019ordre entre Gatineau et Ottawa demeure jusqu\u2019à nouvelle échéance.) Cela aurait préparé les Québécois au message d\u2019une reprise des activités dans le secteur de la construction domiciliaire, au message d\u2019un retour progressif à l\u2019école, au message d\u2019une relance dans le commerce au détail.Il l\u2019a fait, mais mal.Il l\u2019a fait, mais à moitié.Et son invitation aux jeunes familles d\u2019envoyer les enfants à l\u2019école et à la garderie passe moyennement bien.Nous verrons bien dans deux semaines comment ça sera reçu.Le Québec, apôtre du confinement et des m e s u re s s a n i t a i re s sévères, bascule maintenant dans le camp des provinces et des États qui s\u2019apprêtent à rouvrir en partie la machine.Plus que l\u2019Ontario, pourtant dirigé par le conservateur Doug Ford, qui a fermé ses écoles jusqu\u2019en juin.Et plus que le fédéral, avec un Justin Trudeau qui lance qu\u2019«on n\u2019est pas sorti du bois!» Cela laisse tout le monde pantois, ou à tout le moins hésitant.Pendant ce temps, nos personnes âgées continuent de tomber dans des résidences où l\u2019on ne commence qu\u2019à surmonter la crise sanitaire.Les gens ont beau se raisonner à l\u2019effet que son gouvernement sera prêt à faire marche arrière si la pandémie reprend de plus belle, cela laisse l\u2019impression, pour la première fois depuis l\u2019éclosion de cette satanée COVID-19, que le gouvernement de François Legault navigue un peu plus à vue et délaisse les précieux conseils de ses médecins.Même si le premier ministre assure qu\u2019il écoute le Dr Arruda «comme si c\u2019était ma mère».Soulagement et inquiétude PIERRE JURY pjury@ledroit.com Blocus sur les ponts Je suis étonné du peu de protestations qu\u2019entraîne le blocage des ponts par la police québécoise.Je trouve cela abusif et injustifiable.Des Ontariens ont des propriétés et paient des taxes au Québec et ne peuvent y aller, mais les Québécois peuvent venir en Ontario sans problème.Compte tenu du nombre de cas de COVID-19 au Québec, ce sont peut-être les Ontariens qui devraient se protéger.Michel Bilodeau, Ottawa Tous l\u2019attraper En page éditorial du 25 avril dernier (Déjà un déconfi- nement?), vous demandez si le premier ministre François Legault est «avec les jovialistes de Floride, ou avec les précautionneux du Canada ? » Votre propos me semble inutilement manichéen.Il se peut qu\u2019il existe des solutions intermédiaires.D\u2019autant que si l\u2019alternative que vous présentez est la bonne, il faudra compter parmi les premiers les Suisses, les Danois et les Allemands.Merkel jovialiste! À moins qu\u2019il soit possible d\u2019éradiquer le virus, il nous faudra tous le contracter, soit par contact humain, soit par vaccin.Mario Bouchard, Ottawa Bravo à Moisson Outaouais Gratitude au chroniqueur Denis Gratton pour son entrevue avec Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais.Il nous fait découvrir l\u2019étendue et la montée soudaine de l\u2019aide déferlée par cet organisme de bienfaisance.M.Kayolo serait le premier à partager que son organisme cesse d\u2019exister parce que tout le monde recevrait un revenu garanti pour pouvoir manger à sa faim.Pascal Barrette, Ottawa Séparer CHSLD et CISSS Il est impératif de sortir tous les CHSLD de l\u2019autorité des CISSS pour les mettre sous la direction du ministère des Aînés.J\u2019ose même dire que les services sociaux doivent relever de leur propre ministère.La santé doit être dégraissée et s\u2019occuper uniquement des hôpitaux et du côté santé des CLSC.Ainsi, les organigrammes seraient plus simple et les responsabilités partagées.Jean-Guy Dansereau, Plaisance M.Legault aurait dû passer un message, depuis deux semaines, qu\u2019un déconfinement progressif était à nos portes. leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 35 OPINIONS MERCREDI 29 AVRIL LUNDI 27 AVRIL DIMANCHE 26 AVRIL MARDI 28 AVRIL JEUDI 30 AVRIL VENDREDI 1ER MAI SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 36 ACTUALITÉS \u203a FRANCE CASTEL Mes chers co-aînés, Tout comme vous, je voudrais bien vivre ceci avec mes proches.Je voudrais aller voir ma sœur Louise dans sa belle résidence à Sherbrooke.Et je voudrais bien aller chanter avec Shawky pour v o u s s a l u e r, d a n s v o s résidences.Mais tout comme vous je suis confinée et j\u2019obéis et me protège et protège les autres.Je m\u2019ennuie de mes enfants et mes petits- enfants, mais je les appelle ou Skype ou texte.On garde le contact.À part le ménage, cuisiner, écrire, lire, me laver et regarder mes cheveux gris pousser\u2026 Je peux regarder, parce que je suis à la campagne, la nature se réveiller après ce long hiver.Je peux admirer et sentir profondément la vie qui coule malgré tout.Même à notre âge, on a encore une autre chose à apprendre : une nouvelle façon de vivre, de vieillir et ça c\u2019est fascinant.Tous mes repères sont changés\u2026 c\u2019est incroyable d\u2019avoir à apprendre encore à vivre autrement, à mon âge! Un chapitre de plus dans le grand livre de ma vie, qui l\u2019eût cru?C\u2019est une petite blague, comme j\u2019avais l\u2019habitude de le faire avec Michel Barrette, pour vous faire sourire ou rire à gorge déployée, ça fait du bien à coup sûr.Prenons le temps de rire malgré tout, le meilleur médicament pour notre santé mentale! C\u2019est un bon moment aussi pour faire notre ménage intérieur et vieillir en paix.Confiance et prudence, à bientôt j\u2019espère, je vous embrasse.On me dit que mes bras sont réconfortants, je vous les ouvre tout grands, à deux mètres de distance, en attendant qu\u2019on puisse s\u2019étreindre très fort.INFOGRAPHIE LE SOLEIL, SOURCE 123RF Chers aînés, nous sommes heureux d\u2019avoir des nouvelles de vous! Voici certaines des lettres reçues de la part de personnalités que nous aimons et de nos fidèles lecteurs.Continuez à nous envoyer vos lettres dont certaines seront publiées samedi prochain.Racontez-nous votre expérience du confinement avec l\u2019humour, le courage et la sagesse qu\u2019on vous connaît.\u203a MICHEL TREMBLAY M a m è r e disait : les jours sont l o ng s, l e s s e m a i n e s sont courtes.Aujourd\u2019hui, je dirais : les heures sont longues, les jours sont courts.Quoique.En arrivant à Key West, en 1991, me retrouvant seul, j\u2019ai imaginé une sorte de journée idéale que j\u2019essaie de reproduire le plus souvent possible depuis et qui m\u2019est fort utile en ces temps de confinement : je vis comme un chat.Je fais les mêmes choses à la même heure, je m\u2019impose une journée de la marmotte, mes journées sont donc réglées sur ce que je fais à telle heure, ce qui, je vous l\u2019assure, m\u2019empêche de tourner en rond parce que je ne sais pas quoi faire.En gros, j\u2019écris le matin, je lis mes journaux et périodiques, je joue à des jeux sur mon iPad, l\u2019après- midi je lis et le soir, comme pour à peu près tout le monde, est consacré à la télé.Et je prépare tous mes repas, ce qui occupe aussi une partie de mon temps.Je ne me pose pas en exemple, qui suis-je pour donner des conseils à qui que ce soit, je dis juste qu\u2019il est possible de passer à travers cette horrible période sans devenir fou, en organisant son temps.On m\u2019avait demandé un texte plutôt positif, j\u2019ai fait ce que j\u2019ai pu d\u2019après mon expérience.En attendant, restez chez v o u s , a l l e z p r e n d r e u n e marche de temps en temps, aiguisez votre patience et nous aurons des chances de nous en sortir.Je vous embrasse tous.LA PAROLE AUX AÎNÉS La parole aux aînés Nous vous offrons cette tribune pour que vous nous racontiez votre expérience du confinement avec l\u2019humour, le courage et la sagesse que nous vous connaissons. leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 37 \u203a MICHÈLE DESLAURIERS De la douceur sur cette vieille blessure\u2026 J\u2019essaye toujours de comprendre ce que la vie veut m\u2019apprendre, parce que quels que soient les problèmes, la vie veut toujours nous offrir quelque chose et c\u2019est à nous de le découvrir.En ce moment avec le confinement, ce «quelque chose» peut-être une vraie énigme\u2026 Je me suis d\u2019abord dit que faire ma part en ce moment, étant ni docteur, ni infirmière, ni livreur et ayant 74 ans, ma job ce sera de m\u2019occuper de moi pour rester en santé donc exercice physique tous les matins une heure, bon ça va.Bien manger, bon ça va\u2026 Ha! J\u2019ai compris la vie m\u2019offre de m\u2019occuper de ma santé.Mais tiens j\u2019aperçois mon piano que je n\u2019ai pas regardé depuis l\u2019enfance et je me dis\u2026 et si je réglais ce traumatisme\u2026 la fois, où je me suis plantée solidement lors du récital de fin d\u2019année, paniquée et bloquée au beau milieu d\u2019une pièce, que je connaissais pourtant sur le bout de mes doigts pour l\u2019avoir travaillé d\u2019arrache- pied.Mais là, le blanc total, c\u2019est l\u2019humiliation, je me sens ridicule, en larme dans les bras de ma mère à la fin du concert, je suis dévastée! Le piano m\u2019a blessé.Et bien je vous dirais que voilà un des bienfaits du confinement, en ce moment j\u2019apprivoise mon piano, je repars à zéro.Tous les jours reprendre du début pour réapprendre à jouer, pour moi.Pas facile, mais si plaisant de trouver enfin une complicité avec lui, faire de la musique avec mes doigts au lieu de l\u2019entendre seulement dans ma tête\u2026 de la douceur sur cette vieille blessure.Et vous, que voulez-vous régler?\u203a PATSY GALLANT Chers lecteurs, Je voudrais d\u2019abord profiter de cette tribune pour remercier le personnel infirmier, les médecins et les préposés aux bénéficiaires qui font un travail hors du commun.Je pense à vous très fort et vous envoie tout mon amour.Pour ce qui est de ma vie de confinée, ça se passe tout de même bien, même si je ne vois pas grand monde.Je ne vous cacherai pas que j\u2019ai hâte en &?%& que le soleil se pointe et que le printemps arrête de se prendre pour l\u2019hiver! Durant cette pause obligée que nous vivons tous, je me garde active, si bien que je me couche brûlée le soir! Et j\u2019en profite pour dormir toutes les heures que je n\u2019ai pas dormies dans ma vie, elles sont nombreuses\u2026 ça sert à ça, le confinement, non?Sinon, j\u2019ai terminé d\u2019écrire des chansons qui n\u2019attendaient que ça.Et je suis très fière de ma «petite nouvelle», c\u2019est une de mes rares chansons écrites en français.Je replonge donc dans mes souvenirs et je parle plus que jamais à ma famille, on est nombreux chez nous! Je fais le tri de mes costumes de scène, je fais de la popote (que je mange au complet, habitant seule), donc je refais le tri de mes costumes.Je continue de chérir ma maison, mon havre de paix.Vous me connaissez, quand je monte sur scène, je donne tout, mais quand j\u2019arrive à la maison, je médite, je prie (beaucoup ces temps-ci), je profite de la paix des lieux et écoute les oiseaux chanter.Vous serez peut-être surpris d\u2019apprendre que je ne chante jamais à la maison ni n\u2019écoute de musique, je profite du réconfort du silence.On m\u2019a demandé récemment si j\u2019avais un projet de confinement.Je ne sais pas si c\u2019est un projet, mais hier, j\u2019ai appris à faire mes transactions bancaires sur Internet.Mon banquier est le plus patient au monde : deux heures que ça a pris, au téléphone, pour y arriver, comme quoi on continue d\u2019apprendre à tous les âges et on célèbre toutes les petites victoires! J\u2019ai bien hâte de vous retrouver toutes et tous\u2026 j\u2019espère juste que je vais savoir encore comment chanter dans quelques mois! Je vous embrasse.LIRE DES LETTRES DE NOS LECTEURS \u203a 38 \u203a MARIE TIFO 6h du matin.J \u2019o u v r e l e s rideaux, oh la neige! Sur l\u2019étang les outardes sont toujours là.La petite maman couve courageusement malgré la neige et le mâle navigue en montant la garde.De les voir si immuables suivre le cours de leur nature me remplit d\u2019une joie sereine.Aujourd\u2019hui c\u2019est froid et laid.On reste en dedans.Même Bulle, ma chienne ne veut pas sortir.On va faire le ménage, appeler mes vieilles amies actrices, ma tante de 93 ans dans sa maison de retraite à Chicoutimi.Moi, qui ai la phobie du téléphone, je n\u2019ai jamais autant parlé au téléphone.Je n\u2019arrête pas de recevoir des : «je t\u2019aime» et des «prends soin de toi».On est confiné depuis un mois et demi.On a laissé derrière nous le travail, la famille, les amis, toutes les activités qui nous passionnent.Et on vit avec une certaine angoisse p o u r n o s p r o c h e s, p o u r tous ceux qui souffrent de la situation.Notre vie va changer, rien ne sera plus pareil, mais d e m a i n o n a n n o n c e q u \u2019 i l f e r a b e a u e t c o m m e m o n couple de bernaches, je veux me laisser ber cer par les flots bleus de l\u2019étang.Prenez soin de vous.LA PAROLE AUX AÎNÉS SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 38 ACTUALITÉS \u203a N\u2019EN DÉPLAISE À M.CORONA Je m\u2019appelle Robert et j\u2019ai fêté en mars dernier mon 8 0 e a n n i v e r s a i r e .M e s enfants et mes petits-enfants étaient tous là.sur Skype.C\u2019était magique, pour l\u2019occasion j\u2019avais endossé mon bel habit neuf.Mes proches avaient bien organisé une réunion dans un restaurant sélect, mais M.Corona Virus est arrivé et a chamboulé tous ces préparatifs.Pourtant il n\u2019était pas invité.Je n\u2019aurais jamais cru vivre un jour ce qui nous arrive.Mais je me considère chanceux, d\u2019abord on est deux et ma conjointe ex-infirmière me fait manger du tofu, du poisson et des épinards.Elle prétend que c\u2019est bon pour ma santé.Elle a toujours raison, mais c\u2019est moi qui ai toujours le dernier mot : «Oui chérie!» Ce qui est nouveau dans ma vie c\u2019est de ne plus serrer dans mes bras mes petits-enfants et mes enfants.Finis les fêtes des enfants où nous étions tous réunis.C\u2019était du vrai bonheur.Tout redeviendra à la normale, il faut lui donner le temps.Je me suis mis à écrire mes souvenirs de jeunesse : mes bons coups et les mauvais.À l\u2019aide de photos d\u2019époque glanées dans l\u2019album familial et aussi avec des illustrations (je suis ancien graphiste) je déroule les 15 premières années de ma douce enfance.Bien calés dans nos fauteuils, mon infirmière privée et moi regardons de savoureux films d\u2019amour, de princesses et d\u2019Histoire, sur Netflix.Je vous en suggère trois : The Crown, Non-orthodoxe et Les Deux Papes.Ces délicieux moments sont tout à fait appropriés, n\u2019en déplaise à M.Corona.Bien sûr, cette pandémie va changer mes habitudes, je garde quand même espoir en l\u2019avenir.Et si par hasard vous rencontrez Corona Virus sur la rue, ne le laissez pas entrer chez vous.Robert Buist Trois-Rivières \u203a COMME UN CHEVROLET 1956 Il y a plusieurs décennies, l\u2019âge de la majorité a passé de 21 ans à 18 ans.Wow! Ce que c\u2019était agréable à l\u2019époque de se sentir adulte, alors que nous avions encore la couche aux fesses.D e pu i s q u e l q u e s j o u rs, COVID-19 oblige, l\u2019âge pour devenir un aîné a passé de 70 ans à 60 ans, alors que nous n\u2019avons pas encore la couche aux fesses! Je me sens depuis comme un vieux Chevrolet 1956 tout rouillé, dans le fond de la cour à scrap de Pin- tendre auto à Lévis.Ça fesse dans le dash! Cela dit, j\u2019aimerais lancer un défi pour un combat mains nues à Lucian Bute, Jean Pascal ou Georges St-Pierre\u2026 en respectant la distance de deux mètres.Mon offre prend fin en même temps que le confinement.Guy Sirois Québec \u203a JE SUIS ENCORE LÀ! Non, je ne suis point décédé ni malade.Comme vous, d\u2019ailleurs, chers enfants et petits- enfants! Comme vous, chers cousins.es, encabanés.es aussi dans vos maisons de là-bas! Oui, je suis vivant, lucide! Encore, vivace et vif, comme vous m\u2019avez connu! Mais.Mais, aujourd\u2019hui, après 45 jours en isolement en appart, je me sens agonisant «sur les bords».Oui, oui! Car, on m\u2019a déporté, pour ainsi dire, de ma vie d\u2019hier.vers une autre vie.Celle de la peur, de l\u2019inconnu oppressant.Étrange et déserte.«Je suis en confinement », qu\u2019on m\u2019a dit.Un beau mot, au début, qui a plutôt flatté ma petite vanité «d\u2019Ancien».Je me disais, optimiste : «Ah! enfin, nous sommes pris en compte, officiellement, par les autorités publiques et devenus de nouvelles attractions médiatiques».Oui, la société, que j\u2019avais quittée, il y a bien longtemps, m\u2019ouvrait soudain, ses bras, ses attentions, voire son amour pour les p\u2019tits vieux que nous étions.Hélas.Hélas, c\u2019était une illusion.J\u2019insiste.Je ne nie point que les intentions se voulaient généreuses et tendres.Mais les procédures empruntées et les moyens de prises en charge n\u2019étaient point là.Ici, des résidences n\u2019avaient pas les compétences.Là, les personnels proches aidants se faisaient insuffisants.Et, surtout, partout, cet enfermement des corps menait au confinement des âmes et des cœurs.Mes chers enfants, non, je ne suis pas mort, mais.«pas fort»! Je vous aime.Je sais que nous sommes, nous, en fusion par nos cœurs et nos âmes.C\u2019est là l\u2019essence de notre survie morale.Je sais que vous êtes là.Merci.Yvon Côté Sherbrooke \u203a MES PENSÉES EN CETTE BELLE JOURNÉE Eh oui, j\u2019ai atteint l\u2019âge des «sages», 73 ans.À vrai dire, j\u2019ai toujours 20 ans dans mon cœur.C\u2019est pas le temps de déprimer! Lorsque la détresse m\u2019envahit, comme tout le monde en ce moment, je me recentre sur les beautés de la nature.Regarder u n b e a u c o u - cher de soleil , r e s p i r e r l \u2019a i r pur de la campagne chaque jour, admirer cet arbre robuste qui p o u s s e s a n s s e soucier de ce qui se passe sur notre terre actuellement.Merci la vie qui me permet d\u2019être encore en santé physique et mentale.Quel privilège! Je ne sais pas ce que l\u2019avenir me réserve, mais prendre soin de moi, un jour à la fois, est très important.En espérant que mon voyage sur terre me permette de laisser des traces positives à ma descendance.En terminant, je mange des chips pour stabiliser mes émotions.Ah! Ah! Denise Plourde Louiseville ÉCRIVEZ- NOUS Chers aînés, parce que vous avez beaucoup de choses à dire et que nous désirons vous entendre, écrivez-nous à maparole@cn2i.ca INFOGRAPHIE LE SOLEIL, SOURCE 123RF leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 39 Une reconnaissance temporaire «A nges gardiens», «travailleurs essentiels».Que de bons mots en temps de pandémie pour les préposés aux bénéficiaires, les employés d\u2019épicerie, les livreurs, les travailleurs agricoles.Le président de la FTQ, Daniel Boyer, ne se fait toutefois pas d\u2019illusions.La crise passée, certains diront encore que les préposés sont des gras dur parce qu\u2019ils travaillent dans le secteur public et ont une sécurité d\u2019emploi, et qu\u2019un salaire minimum à 13,10 $ l\u2019heure est amplement suffisant dans le privé.«D\u2019ici six mois, un an, ces commentaires vont revenir», prévoit M. Boyer.Probablement aussi les mêmes «bonnes raisons» pour justifier l\u2019augmentation de traitement des hauts dirigeants, alors qu\u2019une hausse de quelques dollars sur la paye des bas salariés sera une menace pour l\u2019économie.La reconnaissance sociale que l\u2019on accorde présentement à des emplois et des métiers habituellement peu valorisés risque de disparaître avec la COVID-19.Et avec elle, l\u2019opportunité d\u2019obtenir une reconnaissance financière et des conditions de travail moins précaires.Au Québec comme ailleurs, plusieurs prétendent que les milieux de travail seront transformés, que la crise va changer la société.Interrogé récemment à ce sujet par le journal Le Temps, le philosophe français André Comte-Sponville a eu cette réponse : «Ceux qui croient qu\u2019elle ne changera rien se trompent.Ceux qui croient qu\u2019elle changera tout se trompent aussi.Cette pandémie pose toutes sortes de problèmes, mais n\u2019en résout aucun.L\u2019économie gardera ses contraintes et ses exigences.Peut-être allons- nous revaloriser les salaires de certains métiers d\u2019utilité sociale?Tant mieux! Mais des footballeurs continueront à gagner des millions, ce qui a peu de chances d\u2019arriver aux infirmières.» Certes, il y a aura probablement plus de télétravail, plus d\u2019espace entre les postes de travail et plus de mesures d\u2019hygiène dans les usines, les bureaux, les commerces.Le maigre salaire réservé à certaines catégories d\u2019emploi risque lui de demeurer inchangé.Le rehaussement de quelques dollars accordé par certains employeurs durant la crise n\u2019est que temporaire.Les programmes d\u2019aide déployés par Ottawa, plus généreux que de travailler au salaire minimum au point que Québec a dû mettre en place un programme incitatif pour la rétention des travailleurs essentiels à faible revenu, auront aussi une fin.Après, ce sera le retour à la case départ.Au nom de la compétitivité des entreprises, au nom de la santé des finances publiques, des milliers de personnes, surtout des femmes, continueront de vivre dans la pauvreté même si elles occupent un emploi.Un espoir demeure toutefois pour les préposés aux bénéficiaires du secteur public qui font toujours l\u2019objet de négociations entre Québec et leurs syndicats.Parce que des entreprises ont subi des pertes, parce que le chômage est en hausse et qu\u2019on ignore quand l\u2019économie reprendra sa vigueur, l\u2019embellie salariale est encore repoussée pour les salariés au bas de l\u2019échelle.Le gouvernement Legault a heureusement maintenu le 1er mai la hausse du salaire minimum à 13,10 $ même si certains, notamment le Conseil québécois du commerce de détail, souhaitaient qu\u2019il reporte l\u2019augmentation de 0,60 $ l\u2019heure qui profitera à 409 000 personnes.Le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, estime qu\u2019il est possible d\u2019augmenter le pouvoir d\u2019achat des salariés sans nuire à l\u2019emploi et à la compétitivité des entreprises.Il y voit un geste qui témoigne de la gratitude et à de la reconnaissance du travail réalisé par ces personnes.Daniel Boyer rappelle que ce ne sont pas uniquement les étudiants qui travaillent au salaire minimum.«La moitié sont des adultes qui ne peuvent vivre dignement à ce salaire.» Ces dernières années, malgré la vigueur de l\u2019économie, les banques alimentaires ont vu augmenter le nombre de personnes en emploi qui doivent recourir à leurs services.Le Bilan- Faim Québec 2019 fait état de 13,5 % de la population active.L\u2019adoption d\u2019un décret de convention collective pour fixer les conditions de travail dans des secteurs précaires fait partie des solutions à envisager, selon le syndicaliste.Cette voie a été notamment proposée pour améliorer les salaires des préposés aux bénéficiaires syndiqués et non syndiqués du secteur privé.Le président de la FTQ croit par ailleurs que la négociation multipatronale pourrait aussi être envisagée.Selon lui, salariés et employeurs d\u2019un même secteur pourraient y trouver leur compte.«Comme dans l\u2019industrie du papier ou de l\u2019automobile.On décide d\u2019un pattern et il s\u2019applique à tous.Pas de surenchère».Une formule qui favorise aussi la stabilité de la main-d\u2019œuvre.Pour changer le sort des bas salariés, tant dans le secteur public que privé, Daniel Boyer ne compte cependant pas uniquement sur la mobilisation syndicale, mais bien aussi, sur une forte mobilisation sociale.Il pense que la crise que nous traversons peut nous inciter à faire les choses autrement au Québec.«On réalise que les services publics sont importants, que l\u2019on a avantage à être plus autonome, notamment en agroalimentaire, à développer également notre économie locale et régionale.» Dans cette logique, la reconnaissance sociale accordée à certains emplois pourrait se traduire aussi en reconnaissance salariale.La crise que nous traversons peut nous inciter à faire les choses autrement au Québec BRIGITTE BRETON CHRONIQUE bbreton@lesoleil.com La reconnaissance sociale que l\u2019on accorde présentement à des emplois et des métiers habituellement peu valorisés risque de disparaître avec la COVID-19.Un espoir demeure toutefois pour les préposés aux bénéficiaires du secteur public.\u2014 PHOTO LA PRESSE, ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 40 @LeDroitca facebook/LeDroitca BENOIT SABOURIN bsabourin@ledroit.com Correspondant régional La stratégie déployée par Québec afin de sauver la saison des agriculteurs qui sont incapables en ce moment de pouvoir compter sur leur fidèle et expérimentée main-d\u2019œuvre étrangère en provenance du Guatemala et du Mexique, en raison de la pandémie de COVID-19, est populaire parmi les chômeurs en quête d\u2019un travail, mais soulève plusieurs interrogations dans les champs.Il y a deux semaines, le ministre de l\u2019Agriculture, André Lamon- tagne, et son collègue Jean Boulet au ministère du Travail, annonçaient un programme de soutien financier d\u2019environ 45 millions de dollars destiné à encourager les Québécois au chômage à mettre la main à la pâte dans les champs.Dans le cadre de la campagne Travailler à la ferme : J\u2019y vais sur- le-champ ! , les personnes qui travailleront dans les fermes à raison d\u2019au moins 25 heures par semaine pourront toucher une allocation de 100 $.Le Programme incitatif pour la rétention des travailleurs essentiels offre déjà une prime de 100 $ par semaine aux travailleurs essentiels.Un Québécois sans emploi qui souhaiterait offrir ses services à une entreprise agricole pourrait donc y gagner le salaire minimum en plus d\u2019un montant de 200 $ par semaine travaillée.L\u2019appel lancé par le gouvernement Legault a de toute évidence obtenu écho auprès du public, à voir les quantités de candidatures reçues aux quatre coins du Québec.Dans la région, le Centre d\u2019emploi agricole (CEA) de la Fédération de l\u2019UPA de l\u2019Outaouais-Laurentides confirmait au Droit avoir reçu, en date de jeudi après-midi, 643 candidatures, depuis le 17 avril.De ce nombre, 167 candidats ont évoqué le désir de travailler précisément en Outaouais.Depuis le lancement de la plate- forme, huit fermes de l\u2019Outaouais ont sollicité l\u2019aide du CEA pour combler des besoins de main- d\u2019œuvre, toujours selon les données obtenues par Le Droit.DES DONNÉES À METTRE EN CONTEXTE Si ces statist iques peuvent paraître impressionnantes, il faut toutefois les prendre avec un grain de sel, fait remarquer Frédérique Proulx, conseillère en ressources humaines et répondante en formation agricole au CEA régional.« On regarde ces chiffres et c\u2019est immense, mais quand on creuse, la plupart des participants, c\u2019est monsieur et madame tout le monde qui se fait une idée de l\u2019agriculture.Certains pensent par exemple qu\u2019ils peuvent apporter leur chien avec eux dans le champ, ce qui n\u2019est pas le cas.D\u2019autres disent être disponibles de 15 h à 17 h, deux jours par semaine.Il y a beaucoup de cas particuliers avec des attentes différentes.[.] Il faut arrimer les besoins des producteurs avec les candidatures reçues.Au final, combien de participants seront placés, on ne le sait pas en ce moment », note Mme Proulx qui reconnaît malgré tout la portée importante de la campagne.Parce qu\u2019en plus des candidats qui passent par le guichet officiel du CEA pour dénicher un poste dans les champs, il y a ceux qui envoient leur curriculum vitae directement aux agriculteurs.Jim Thompson est copropriétaire de Notre petite ferme, à Lochaber- Ouest, entreprise spécialisée dans la production de légumes biologiques.Il dit avoir reçu plus d\u2019une cinquantaine de curriculum vitae depuis deux semaines.C\u2019est plus que le nombre qu\u2019il avait reçu au total depuis janvier pour pourvoir son poste de gérant de champ.« Je dois recevoir entre six et sept CV par jour depuis l\u2019annonce du gouvernement », précise-t-il.DES MESURES QUI NE FONT PAS L\u2019UNANIMITÉ Le hic, c\u2019est que les postulants n\u2019ont pas d\u2019expérience en milieu agricole et qu\u2019ils souhaitent travailler pour la plupart seulement 25 heures par semaine, ce qui est nettement insuffisant pour combler les besoins sur la ferme, souligne M. Thompson.« Les fermiers ont besoin de personnes qui veulent travailler 50 heures par semaine et non 25 heures.Ce qu\u2019on nous donne, ce sont des temps partiels.Si par exemple je suis censé avoir neuf travailleurs étrangers à temps plein sur ma terre, je ne vais pas former et gérer 18 travailleurs québécois.C\u2019est illogique », mentionne l\u2019agriculteur.LES CHÔMEURS INVITÉS À SE RENDRE DANS LES CHAMPS NE CULTIVE PAS LA TERRE QUI VEUT Jim Thompson, de Notre petite ferme à Lochaber-Ouest, dit avoir reçu plus d\u2019une cinquantaine de curriculum vitae depuis deux semaines.\u2014 ETIENNE RANGER, LE DROIT leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 41 ANI-ROSE DESCHATELETS adeschatelets@ledroit.com Correspondante régionale La main-d\u2019œuvre qualifiée se fait rare pour les fermes laitières de l\u2019Est ontarien.Les travailleurs étrangers ont parfois la lourde tâche d\u2019assurer la pérennité du personnel.Les citoyens volontaires invités à aider le milieu agricole sont peu nombreux et n\u2019ont parfois pas les qualifications requises pour pallier au manque.Marie Gaubeau emploie annuellement huit travailleurs guaté- maltèques dans sa ferme laitière La Gantoise inc.située à Lefaivre, dans l\u2019Est ontarien.Pour l\u2019instant, elle s\u2019estime chanceuse.De retour de vacances dans leur pays d\u2019origine, seulement deux de ses travailleurs étrangers sont en quarantaine préventive, mais seront opérationnels dans deux semaines.La main-d\u2019œuvre de la ferme se porte bien.Mais tout peut basculer rapidement.Si Mme Gaubeau venait à perdre des travailleurs au détriment de la COVID-19, ses options pour remédier à son manque de personnel seraient limitées, s\u2019in- quiète-t-elle.« Il suffit qu\u2019il y en aille un qui tombe au combat.» Les citoyens volontaires voulant aider sur les fermes pendant la crise doivent comprendre le travail que ça implique, précise Mme Gaubeau.« Les gens ont cette perception que c\u2019est un milieu ingrat, mais c\u2019est plus que des efforts physiques.Il faut savoir ce qu\u2019on fait, comment on le fait.Les gens pleins de bonne volonté, mais sans expérience, ça ne va pas m\u2019avancer beaucoup.» Selon le directeur général de l\u2019Union des cultivateurs franco- ontariens, Danik Lafond, l\u2019Est ontarien est un joueur d\u2019importance dans la province quant à la production laitière.Cependant, ce type d\u2019industrie agroalimen- taire requiert une grande expertise.« C\u2019est très technique comme approche.Ce n\u2019est pas donné à tout le monde d\u2019être capable de faire ce travail-là.» « Le problème est d\u2019avoir accès à d e s g e n s q u a l i f i é s o u q u i sont capables de s\u2019adapter aux méthodes de travail qui ne sont parfois pas toujours évidentes », ajoute Nadia Carrier, coordinatrice et professeur en techniques agricoles au collège La Cité.Selon l\u2019enseignante, même les étudiants en techniques agricoles qui apprennent les rudiments du métier ne sont présentement pas garants d\u2019aide non plus pour les agriculteurs en besoin de main- d\u2019œuvre locale.Bien que certains étudiants soient déjà en stage, plusieurs ne se sentent pas à l\u2019aise d\u2019aller sur les fermes dans le contexte de pandémie, ajoute-t-elle.D\u2019autant plus que cette aide étudiante, souligne Marie Gau- beau, bien qu\u2019appréciée, demeure obsolète.« J\u2019ai une étudiante en stage présentement.Si tout va bien pour elle, en septembre elle retourne à l\u2019université.On n\u2019est pas plus avancés.» L\u2019UCFO mentionne également ne pas ressentir un engouement élevé de la population à intégrer les travaux à la ferme.« Il semble y avoir un fossé qui sépare le potentiel d\u2019avoir des travailleurs pour les agriculteurs et la réalité.Il y a le contexte présentement qui n\u2019agit pas en agent facilitateur là-dedans.Il n\u2019y a pas beaucoup de gens qui frappent à la porte », ajoute M. Lafond.L\u2019AIDE CITOYENNE DANS LES FERMES LAITIÈRES DE L\u2019EST ONTARIEN LOIN D\u2019ÊTRE LA SOLUTION MIRACLE Les citoyens volontaires invités à aider le milieu agricole sont peu nombreux et n\u2019ont pas toujours les qualifications requises pour le travail à la ferme.\u2014 123RF «?Il faut savoir ce qu\u2019on fait, comment on le fait.Les gens pleins de bonne volonté, mais sans expérience, ça ne va pas m\u2019avancer beaucoup.?» \u2014 Marie Gaubeau «?Les fermiers ont besoin de personnes qui veulent travailler 50 heures par semaine et non 25 heures.Ce qu\u2019on nous donne, ce sont des temps partiels.?» \u2014 Jim Thompson, copropriétaire de Notre petite ferme à Lochaber-Ouest À la Coopérative pour l\u2019agriculture de proximité écologique, qui regroupe quelque 300 entreprises agricoles au Québec dont 23 en Outaouais, on dénonce d\u2019ailleurs les iniquités créées par les incitatifs financiers lancés par le gouvernement.La coopérative n\u2019a pas hésité à interpeller le gouvernement et l\u2019UPA sur la question, récemment, en envoyant notamment une lettre ouverte en début de semaine dernière.L\u2019intention du gouvernement est bonne, note l\u2019organisme, mais le résultat, c\u2019est que c\u2019est toute l\u2019échelle salariale qui se trouve déséquilibrée par ces incitatifs.« Ça nous a été clairement dit, on ne peut pas ajuster à la baisse les salaires de nos gens qui gagnent déjà au-dessus du salaire minimum pour leur permettent de toucher les primes, ce qui leur permettrait de gagner plus cher que leur salaire normal cette saison-ci.Ce serait de la fraude donc on n\u2019a pas de solution de rechange pour ramener l\u2019équité dans nos équipes de travail », a déploré la présidente de la CAPÉ, Caroline Poirier, en entrevue avec Le Droit.Selon la CAPÉ, en additionnant les primes de 100 $ chacune qui sont octroyées aux nouveaux travailleurs de salaire minimum qui débarquent dans les fermes de la province, les employés qui gagnent déjà entre 13,11 $ et 17,85 $ de l\u2019heure dans les entreprises agricoles se retrouvent ainsi désavantagés face à cette main-d\u2019œuvre temporaire non qualifiée qui empochent finalement une plus grosse paie qu\u2019eux. SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 42 AFFAIRES RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Si son employeur respecte les directives de la santé publique en lien avec la COVID-19, un employé ne peut invoquer un refus d\u2019entrer au travail.Avocate en droit du travail qui a collaboré à l\u2019élaboration de multiples plans d\u2019intervention pour la reprise d\u2019activités, notamment dans l\u2019industrie touristique et de la construction, Me Marie-Claude Riou signale que le droit de refus d\u2019un travailleur doit être justifié.«  Un employé doit avoir des motifs raisonnables pour l\u2019invoquer.Si l\u2019employeur ne les accepte pas, le litige doit faire appel à une partie neutre notamment en faisant intervenir la CNESST.La peur de la COVID-19 n\u2019est pas un motif raisonnable pour refuser de rentrer au travail si l\u2019employeur met en place toutes les mesures imposées par la santé publique », explique Me Riou de la firme Vaillancourt Riou et Associés de Sherbrooke.Selon la loi sur la Santé et sécurité du travail, un travailleur doit avoir des motifs raisonnables pour invoquer un refus de travailler.Le retrait des femmes enceintes peut être invoqué dans certains cas.L\u2019avocate mentionne que l\u2019état de santé ou la condition particulière d\u2019un employé peuvent être des motifs invoqués pour refuser de retourner au travail.« Si une tierce partie détermine que le retour au travail n\u2019est pas possible en raison de conditions particulières, il faut analyser si des aménagements de télétravail sont possibles.Si un travailleur ne peut travailler de façon sécuritaire, les conditions de rémunération seront déterminées en fonction de la politique de l\u2019employeur, de la convention collective ou de l\u2019assureur ou de l\u2019assurance emploi s\u2019il y a lieu.La prestation canadienne d\u2019urgence peut s\u2019appliquer dans certaines situations », explique Me Riou.Cette dernière insiste sur le fait qu\u2019un plan d\u2019intervention dans les entreprises doit baliser les conditions de retour au travail dans le respect des consignes de la santé publique tant pour les employés, la clientèle que les fournisseurs.« Un employeur doit prendre les mesures raisonnables.Il y a beaucoup de particularités pour chaque entreprise.La CNESST dispose du pouvoir de fermer une entreprise si elle ne respecte pas les mesures d\u2019hygiène et les consignes de distanciation sociale imposées par la santé publique.La COVID-19 peut- être considérée comme un accident de travail, alors les employeurs ont tout intérêt à y voir.Les travailleurs ont aussi l\u2019obligation de voir à leur santé et sécurité », souligne Me Marie-Claude Riou.Concernant le retour en classe, elle rappelle que plusieurs mesures prises vont bien au-delà de la seule distanciation physique.La peur de la COVID-19 n\u2019est pas un motif pour refuser de travailler Avocate en droit du travail, Me Marie- Claude Riou signale que le droit de refus d\u2019un travailleur doit être justifié.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ La Presse canadienne L\u2019ancien premier sous-gouverneur de la Banque du Canada Tiff Macklem est de retour à la banque centrale pour succéder à son gouverneur actuel, Stephen Poloz, dont le mandat de sept ans prendra fin au début juin.M.Macklem avait quitté la banque en 2014 et occupait depuis le poste de doyen de l\u2019École de gestion Rot- man de l\u2019Université de Toronto.Le ministre des Finances, Bill Morneau, a affirmé vendredi que M.Macklem apporterait à la banque centrale un leadership et une expertise «inestimables», alors qu\u2019elle traverse la crise économique inédite.La banque contrôle la masse monétaire du pays et tente de soutenir la croissance économique et la stabilité, tout en gardant l\u2019inflation le plus près possible de sa cible idéale.En outre, les déclarations du gouverneur au sujet de l\u2019économie et du système financier définissent les tendances et ont une incidence sur les marchés.L\u2019autre principale candidate pour le poste était Carolyn Wilkins, l\u2019actuelle numéro deux de la banque centrale.M.Macklem était le premier sous-gouverneur de la Banque du Canada et considéré comme l\u2019un des meilleurs candidats pour devenir gouverneur en 2013, mais il a été ignoré au profit de M.Poloz.S\u2019exprimant lors d\u2019une conférence de presse en matinée, M.Macklem a indiqué avoir été informé de la nomination jeudi et a dit espérer une transition en douceur au cours des prochaines semaines.M.Poloz a affirmé qu\u2019il quitterait la banque centrale avec une «joie mêlée de tristesse», mais il a estimé que la banque centrale serait «en bonnes mains» lorsque M.Macklem prendra officiellement le relais.Tiff Macklem devient le nouveau gouverneur de la Banque du Canada TORONTO \u2014 L\u2019Institut C.D.Howe affirme que le Canada est entré en récession en raison de la dévastation économique causée par la pandémie de COVID-19.Dans un rapport rendu public vendredi, le Business Cycle Council de l\u2019Institut a déclaré que l\u2019économie avait atteint un pic en février avant que les mesures prises pour ralentir la propagation du coronavi- rus ne viennent freiner l\u2019économie.Une récession est généralement définie comme étant deux trimestres consécutifs de croissance économique négative.Cependant, le conseil de l\u2019Insitut C.D.Howe définit une récession comme une baisse prononcée, persistante et généralisée de l\u2019activité économique globale, et il considère le PIB et l\u2019emploi comme ses principales mesures.«Les membres ont convenu qu\u2019en appliquant la méthodologie du conseil aux données préliminaires disponibles, le Canada est entré en récession au premier trimestre de 2020», a indiqué le conseil dans un communiqué.Les données sur l\u2019emploi pour mars ont révélé que plus d\u2019un million d\u2019emplois ont été perdus au cours du mois, tandis qu\u2019une estimation préliminaire de Statistique Canada suggère que l\u2019économie s\u2019est contractée de 9 % au cours de la même période.«Le conseil a convenu que l\u2019ampleur de la contraction rend extrêmement improbable que tout ajustement futur annule la conclusion d\u2019une baisse importante de l\u2019activité économique au premier trimestre», a indiqué le conseil.Statistique Canada a annoncé jeudi que la croissance économique était au point mort avant la crise, le produit intérieur brut réel n\u2019ayant pratiquement pas changé en février en raison des grèves des enseignants en Ontario et des barrages ferroviaires dans de nombreuses régions du pays.Les estimations officielles du PIB pour mars et pour le premier trimestre de 2020 seront publiées le 29 mai.LA PRESSE CANADIENNE Le pays est entré en récession, selon l\u2019Institut C.D.Howe Tiff Macklem, nouveau gouverneur de la Banque du Canada \u2014 LA PRESSE CANADIENNE INCQC 2012 G05 leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 AFFAIRES 43 LAURA LÉVESQUE llevesque@lequotidien.com Un revenu de base inconditionnel, de 19 000 $ par année, ça existe au Québec.Du moins, pour une personne.Martin Zibeau, un résidant de la Gaspésie, reçoit chaque semaine 375 $ dans son compte, sans rien donner en échange.Le père de deux enfants, sans emploi, est en quelque sorte le cobaye d\u2019un projet pilote.Depuis plusieurs mois déjà, voire des années, des acteurs du milieu communautaire et de la santé du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Made- leine militent pour qu\u2019en 2040, tous les résidants de ces secteurs reçoivent un revenu de base pour subvenir à leurs besoins.Soutenu par le directeur de santé publique de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le Dr Yv Bonnier-Viger, un proche de Québec solidaire, cette expérience vise à compiler et faire circuler les idées et les impacts d\u2019un accès inconditionnel à un revenu de base.« Depuis le 1er janvier, je reçois toutes les semaines un montant dans mon compte.Je suis, en quelque sorte, le pilote dans le pilote », résume, non sans humour, celui qui n\u2019a jamais eu accès à des prestations d\u2019aide sociale.Difficile de cadrer M.Zibeau dans une case.Il n\u2019a pas de travail stable, il passe d\u2019un contrat à l\u2019autre, dans différents domaines.Il a la garde partagée de ses enfants avec son ex- conjointe, qui habite maintenant en Colombie-Britannique.« Disons que pour le travail, ça peut être compliqué.Pendant quatre mois, je suis hyper disponible et je peux travailler 80 heures par semaine.Mais les quatre mois suivants, je suis papa à temps plein, avec l\u2019école à la maison.Ça complique les choses », indique M.Zibeau, natif de Québec.Le projet pilote est arrivé naturellement.Adepte de la simplicité volontaire, il avait du temps pour s\u2019impliquer dans sa communauté et le revenu de base est un concept qui lui est devenu cher, après sa rencontre avec le directeur de la santé publique de son secteur.« On parlait de ce concept et j\u2019ai immédiatement offert mon aide.Le contact a commencé comme ça, et le projet pilote est arrivé quelques mois plus tard.On me donne un revenu de base qui représente l\u2019équivalent de la mesure du panier de consommation pour l\u2019Est-du- Québec, soit 19 000 $ environ.Je n\u2019ai aucune condition de rattachée à ça.Je ne dois rien à personne.Mais je documente les impacts.Je suis quand même un cobaye un peu organisé, un chercheur en quelque sorte.» Qui paye ce montant ?La santé publique ?Un organisme L\u2019ARBRE ?« Je ne le sais même pas.Mais ce n\u2019est pas important pour moi.C\u2019est peut-être une entreprise ou une organisation du secteur qui finance.J\u2019ai des rencontres avec les divers intervenants et je fais une déclaration de revenus tous les trois mois.Par exemple, si j\u2019ai un contrat, le revenu de base peut être annulé pendant mon contrat.Le but est de le vivre et de le documenter.» En effet, contrairement à d\u2019autres concepts de revenu de base universel, celui visé par ces acteurs de l\u2019Est- du-Québec serait versé uniquement à ceux qui n\u2019ont pas d\u2019emploi ou qui ont un revenu d\u2019emploi insuffisant.Selon les données de L\u2019ARBRE, sur les quelque 291 000 citoyens du territoire, 44 000 personnes vivent sous le seuil de la pauvreté et en bénéficieraient directement.175 000 autres ayant un revenu de moins de 25 000 $ pourraient également en profiter.Seulement 116 000 personnes n\u2019auraient pas droit à cette aide, en raison de leurs revenus.Mais ils seraient également gagnants, avec des retombées directes dans leur communauté.« C\u2019est un outil de lutte pour la pauvreté, oui, mais pas seulement ça.En fait, 100 % de l\u2019argent est réinvesti dans l\u2019économie locale.Évidemment, de la sensibilisation à l\u2019achat local serait nécessaire, même si ce revenu est donné sans condition », indique Martin Zibeau.En plus de subvenir à ses besoins de base, la personne qui reçoit cette aide se sent mentalement plus confortable et, selon les études, a plus de chances d\u2019améliorer sa santé physique.« L\u2019économie est un déterminant de la santé », rappelle M.Zibeau.Certains détracteurs d\u2019une allocation universelle croient qu\u2019une telle aide serait un incitatif à rester à la maison et à délaisser les emplois peu rémunérés.Le cobaye préfère faire confiance en la volonté de la population et croit que ceux qui veulent réduire leur dépendance au travail pourraient le faire et jouer un rôle différent dans la société.« Je pense que les gens veulent être utiles à la société et ce montant permet de le faire.Mais c\u2019est évident que le revenu de base va soulever des questions sur certains emplois.Est-ce que c\u2019est correct de recevoir seulement 400 $ par semaine pour travailler comme une folle ?Je n\u2019ai aucun problème avec le fait que les gens ne voudront pas travailler à ce salaire-là, par exemple, dans un dépanneur.Ça va nous faire réaliser que les jobs comme ça, qui sont nécessaires, devront être mieux traitées.Ils sont souvent plus utiles que des gens qui font des salaires faramineux », croit M.Zibeau.MARTIN ZIBEAU SERT DE COBAYE Une bonne tranche de la population dépend maintenant de la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU) de 2000?$ par mois.Un programme qui se rapproche d\u2019un revenu de base universel, souhaité et réclamé par plusieurs acteurs pour mettre fin une fois pour toutes à la pauvreté.Même s\u2019il n\u2019est que temporaire, plusieurs y prennent goût et deviennent du coup partisans du concept, aussi appelé le revenu minimum garanti ou l\u2019allocation universelle.Un revenu donné sans condition, peu importe ses actifs, et sans preuve de recherche d\u2019emploi.Est-ce une utopie?Comment financer un tel programme?Tour de piste sur le sujet.LE REVENU MINIMUM GARANTI, UNE UTOPIE?«?Faire un revenu à tout le monde, sans distinction, est tout simplement impossible à financer.?» L\u2019idée d\u2019une allocation universelle fait rêver, admet Olivier Jacques, de l\u2019Université McGill, qui a concentré ses recherches sur la politique des finances publiques, l\u2019État-providence et les répercussions des politiques sur la distribution de la richesse.Pour y arriver, tous les Québécois, pas seulement les plus riches, devront payer considérablement plus d\u2019impôt.«?Ça prendrait une hausse incroyable d\u2019impôt.Dans le rapport d\u2019expert, on voit que pour financer 6000?$ par année par personne, ce qui est loin du seuil de la pauvreté, il faudrait que tous les Québécois payent le taux maximal d\u2019imposition, celui qui est destiné aux gens qui ont des revenus de 200 000?$ et plus.Ça représente 50?% de chaque dollar gagné.Ça ferait du Québec l\u2019endroit le plus imposé au monde.Est-ce que c\u2019est ce que la population veut, peut-être?Si c\u2019est le cas, faisons le débat.?» Si on prend seulement les transferts actuels du Québec, ce n\u2019est que 900?$ par année par personne qui pourrait être versé comme revenu de base universel.«?On est loin du 6000?$ par année, et encore plus loin des 2000?$ par mois.Donc, ça prend des nouveaux revenus pour se payer un tel programme.?» Selon M.Jacques, les gouvernements devraient plutôt bonifier les programmes existants pour éliminer la pauvreté.«?On peut réduire la pauvreté de plusieurs manières, sans passer par ces programmes très coûteux.On augmente le salaire minimum un peu, on augmente la prime au travail, on met l\u2019assistance sociale plus généreuse et on s\u2019assure qu\u2019il y a un plus grand nombre de chômeurs qui peuvent recevoir l\u2019assurance emploi.Ça va coûter quelques milliards?$ par année, oui, mais on va avoir réglé plusieurs problèmes?», pointe M.Jacques.Et pour mieux protéger les travailleurs, l\u2019élargissement des conditions à l\u2019assurance-emploi semble la stratégie la plus simple, pour le moment.Un peu à l\u2019image de la PCU, qui se veut plus souple.«?On pourrait revenir au modèle des années 80, alors qu\u2019entre 80?% et 90?% des chômeurs avaient droit à l\u2019assurance-emploi.Aujourd\u2019hui, c\u2019est moins de 50?%.Les travailleurs à temps partiel, ceux qui n\u2019ont pas cumulé assez d\u2019heures et les gens qui déclarent ne pas chercher emploi, sont tous des gens qui n\u2019ont pas accès.Pour y avoir droit, ça prend un emploi stable.Le rendre plus accessible serait déjà un énorme pas?», estime le doctorant.LAURA LÉVESQUE Un rêve trop coûteux, selon Olivier Jacques Martin Zibeau est connu dans son milieu pour avoir mené plusieurs projets alternatifs, dont une monnaie d\u2019échange locale.\u2014 PHOTO COURTOISIE SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 44 Certaines personnes s\u2019interrogent sur des aspects des voitures électriques ou hybrides.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Sans vouloir marcher sur les pieds de nos amis de CAA-Québec \u2014 qui font un excellent travail \u2014, je me permets de publier quelques questions qui m\u2019ont été adressées par certains lecteurs.Sûrement que leur réponse viendra vous éclairer aussi.Cette fois, une seule question sera publiée.Elle concerne l\u2019épineux problème de l\u2019installation de bornes de recharge privée dans les condominiums.Cette démarche peut se révéler fastidieuse et même représenter un frein dans les efforts d\u2019électrification dans les transports.Q «J\u2019ai vu votre article dans Le Soleil, en septembre 2017 [bit.ly/3cpWiJt], concernant les bornes électriques.Je suis propriétaire dans un complexe des tours de condos, relativement nouveau [construit en 2009].Depuis quelques mois, j\u2019ai enclenché le processus pour installer une borne électrique (trouver une compagnie, évaluer et estimer, planifier).Je rencontre beaucoup de difficultés à contacter le syndicat et le conseil d\u2019administration.Dans le complexe, il y a déjà une borne.J\u2019ai contacté le propriétaire et il m\u2019a expliqué qu\u2019il a rencontré beaucoup de difficultés.Pourriez-vous me référer vers un organisme ou une association où on peut me renseigner sur les aspects juridiques de ce problème?La situation risque de se prolonger avec les années», écrit Pavel Mihaltchev du quartier Ahuntsic à Montréal.R Pour le moment, la seule entreprise à laquelle je pourrais vous recommander serait RVE (pour Recharge véhicules électriques) qui propose des solutions techniques et de la consultation pour l\u2019installation de bornes de recharge en condos.J\u2019en avais parlé d\u2019ailleurs en 2018 dans une chronique (bit.ly/2REgDTJ).RVE a mis sur le marché notamment un boîtier, le DCC Condo, qui s\u2019installe entre le compteur d\u2019Hydro-Québec et le panneau électrique.La borne est branchée directement sur ce boîtier (qui fait aussi office de disjoncteur).Ce qui évite d\u2019avoir à faire passer un fil du panneau électrique (souvent dans le condo) vers l\u2019espace de stationnement, réduisant les frais et les demandes d\u2019autorisation.En plus, RVE propose même des guides pour justement aider les gens à présenter les projets d\u2019installation aux syndicats de copropriétaires.Hélas, tout cela est complexe parce que tous les travaux de transformation, d\u2019agrandissement ou d\u2019amélioration des parties communes, ainsi que la répartition du coût de ces travaux, doivent être soumis à un vote et approuvés «à la majorité des copropriétaires, représentant les trois quarts des voix de tous les copropriétaires».C\u2019est ce qu\u2019on appelle la «double majorité», en vertu de l\u2019article 1097 du Code civil du Québec.Et depuis trois ans, rien n\u2019indique que des amendements ont été votés.Heureusement, certains promoteurs qui construisent de nouveaux complexes de condos pensent à cet aspect soit en installant des boîtiers vides de RVE, prêts à recevoir l\u2019unité de contrôle (bit.ly/3eoCg43).Il y a aussi des projets de condos qui font appel à des fabricants de bornes comme Flo et font installer une quantité de bornes dans le stationnement.Le service de recharge est facturé mensuellement au copropriétaire de l\u2019unité de condo qui utilise un véhicule électrique.MAISONS NEUVES Il est aussi important de souligner que toute maison unifamiliale neuve doit dorénavant être prête à y brancher une borne de recharge de 240 volts.Ce qui signifie qu\u2019un espace pour un disjoncteur est prévu dans le panneau électrique et que le fil est déjà passé dans les cloisons pour brancher la borne.En effet, selon les modifications apportées au Code de construction du Québec en vigueur depuis le 1er  avril 2019, «l\u2019installation du câblage élémentaire pour la recharge éventuelle de véhicules électriques pour certains logements individuels» doit être faite.Cela pour «éviter la réouverture des murs et des plafonds lorsqu\u2019un propriétaire décidera de se faire installer une borne de recharge pour véhicules électriques à 240 volts».QUESTIONS DE NOS LECTEURS L\u2019INSTALLATION DE BORNES EN CONDOS RVE a mis sur le marché un boîtier, le DCC Condo, qui s\u2019installe entre le compteur d\u2019Hydro-Québec et le panneau électrique.La borne est branchée directement sur ce boîtier (qui fait aussi office de disjoncteur).Ce qui évite d\u2019avoir à faire passer un fil du panneau électrique (souvent dans le condo) vers l\u2019espace de stationnement.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR RVE @LeDroitca facebook/LeDroitca leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 45 AUTO LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q En attendant à un feu rouge, j\u2019ai remarqué que le garage au coin de la rue où je me trouvais avait une enseigne «Clé Verte».Qu\u2019est-ce que ça veut dire?R Clé Verte est un programme de certification environnementale volontaire qui permet aux ateliers mécaniques de mettre en place de meilleures pratiques environnementales.Il existe depuis maintenant 10 ans et compte quelque 800 ateliers dans ses rangs.En choisissant un atelier certifié Clé Verte, vous optez pour un atelier écores- ponsable, où est effectuée une saine gestion des matières dangereuses et des déchets produits par les véhicules.Notez que tous les garages recommandés CAA-Québec possèdent la certification Clé Verte, c\u2019est une exigence de notre part.Pour en savoir plus : cleverte.org Q Je vends mon auto.Comment puis-je m\u2019assurer qu\u2019aucun numéro de téléphone ni aucune adresse ne reste dans la mémoire de la connexion Bluetooth et du GPS?R C\u2019est une excellente idée de vouloir éliminer les renseignements personnels intégrés à votre véhicule, puisqu\u2019il est difficile de savoir jusqu\u2019à quel point un prochain utilisateur pourrait les retracer.Pour faire disparaître le répertoire téléphonique et les appels récents, supprimez simplement les appareils enregistrés dans le menu Connexion ou Bluetooth du système multimédia.Pour ce qui est du GPS, effacez toutes les destinations récentes ainsi que les adresses consignées dans les onglets Domicile et Travail.Répétez l\u2019opération à deux ou trois reprises si l\u2019interface vous le permet, même lorsque les champs paraissent vides.Enfin, programmez une adresse fictive dans la section Domicile (ex. : 123, rue Maison).À défaut de pouvoir retirer ou formater la puce qui enregistre l\u2019information, ce sont les meilleures pratiques à adopter.D\u2019ailleurs, n\u2019oubliez pas de faire la même chose après avoir emprunté ou loué un véhicule à court terme! Q À quelles pénalités et conséquences est-ce que je m\u2019expose si je ne respecte pas la date limite de paiement inscrite sur l\u2019avis de renouvellement de mon permis de conduire?R Des frais sont inévitables pour le retard de paiement proprement dit.Ils varient de 3,45 $ à 35 $ selon la situation : simple retard, chèque sans provision, prélèvement bancaire automatique rejeté ou paiement dans un point de service effectué après l\u2019échéance.Si vous conduisez alors que votre paiement est en retard, vous le faites sans permis valide.Vous serez passible d\u2019une amende de 300 $ à 600 $, plus les frais, si un agent de la paix vous intercepte.En prime, le véhicule pourrait être saisi sur-le-champ pour une période de 30 jours.Vérification faite, ces pénalités s\u2019appliquent même à l\u2019ère de la COVID-19, puisqu\u2019il existe plusieurs moyens de payer le renouvellement du permis sans se présenter à un point de service de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec.De plus, il est difficile d\u2019oublier la date limite annuelle : elle correspond à votre anniversaire! Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1-888-471-2424.Ateliers certifiés Clé Verte, informations personnelles et paiement du permis de conduire Pour faire disparaître le répertoire téléphonique et les appels récents, supprimez simplement les appareils enregistrés dans le menu Connexion ou Bluetooth du système multimédia.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR TOYOTA ÉCRIVEZ-NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez-nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique.LE VERDICT?Visionnez l\u2019essai routier des experts de CAA sur notre site Web et nos applications mobiles.PHOTO FOURNIE PAR HYUNDAI ESSAI- VIDÉO HYUNDAI VENUE 2020 Vous en voulez, des VUS?Demandez et vous recevrez, répondent en chœur les constructeurs.Cela comprend Hyundai, dont le nouveau Venue devient à la fois le cinquième multisegment et le plus petit véhicule au Canada, plus court même que la sous-compacte Accent dont il dérive étroitement.D\u2019ailleurs, malgré son allure de camion jouet, ne cherchez pas la traction intégrale au catalogue : le moteur anime strictement les roues avant, comme c\u2019est le cas du Nissan Kicks, principal concurrent du Venue.Alors, on s\u2019achète un Venue juste pour la ville ou on l\u2019utilise aussi pour en sortir de temps en temps?Voyez la réponse de CAA- Québec en vidéo (bit.ly/3cQJV9M).CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Quelles sont les vérifications de base à faire au printemps pour un cyclomoteur (scooter) avant de prendre la route?R Si vous n\u2019avez pas maintenu la batterie chargée durant l\u2019hiver, donnez-lui une charge lente avant de démarrer.Ensuite, tentez de repérer une éventuelle fuite, un écrou desserré ou un câble relâché.Vérifiez aussi tous les phares et feux, la colonne de direction, les commandes, les plaquettes de frein, le niveau des liquides et les pneus, dont la pression risque d\u2019avoir diminué.Faites une première sortie de reconnaissance et portez attention aux sons irréguliers que pourrait produire le cyclomoteur.Au moindre doute, rendez-vous dans un garage recommandé pour le faire inspecter.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO 123RF, JAKUB GOJDA SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 46 ACTUALITÉS Ce sont des chefs d\u2019État, des experts autoproclamés ou des célébrités en manque d\u2019attention.Depuis le début de la crise, ils ont beaucoup à dire.Ça semble plus fort qu\u2019eux.Ils brûlent de partager leurs conseils, leurs potions magiques, leurs théories.Impossible de leur échapper.Portrait d\u2019une autre épidémie, qui se répand plus vite que celle du coronavirus.JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com Ah, si seulement les scientifiques écoutaient les nombreux «ti-Jos connaissant» qui prétendent avoir découvert LE remède miracle contre le coronavirus.En Biélorussie, par exemple, le président Alexandre Loukachenko a expliqué que «la conduite d\u2019un tracteur pouvait guérir tout le monde».Plus récemment, il a découvert les propriétés curatives de la vodka.«Je ne bois pas d\u2019alcool, mais je sais qu\u2019il ne faut pas seulement se laver les mains avec de la vodka, a conseillé le sage Loukachenko.Vous devez en boire 100 ml par jour, pour vous laver l\u2019intérieur.Mais attention.Pas lorsque vous êtes au travail.»(1) Les idées géniales ne manquent pas.En Inde, le député Suman Haripriya conseille vivement des mixtures à base d\u2019urine et de bouse de la vache.Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un animal sacré, ça ne peut pas faire de mal! À Madagascar, le président Andry Rajoelina fait la promotion d\u2019une tisane à base d\u2019armoise, une plante efficace contre le paludisme.(2) L\u2019armée la distribue déjà dans les écoles.Quand on est sûr, pourquoi attendre?La même logique conduit le président du Turkménistan, Gurbanguly Berdimukhamedow à prescrire l\u2019inhalation de la fumée d\u2019une plante.(3) Juste au cas où ça ne fonctionnerait pas, Monsieur a banni l\u2019utilisation du mot «corona- virus», sous peine d\u2019amende.(4) On est jamais trop prudent.Une mention spéciale à l\u2019ayatollah Mohamed Saeedi, le gardien spirituel de l\u2019immense sanctuaire de Fatima Masoumeh, en Iran.Monsieur affirme que le célèbre lieu de pèlerinage est immunisé contre le coronavirus, à cause de.son architecture et de ses ornements de métal.Celle-là, avouez que vous n\u2019y auriez pas pensé\u2026 RETENEZ VOTRE SOUFFLE À quoi bon tous ces médicaments quand on est une force de la nature?Gonflés d\u2019orgueil national, plusieurs chefs d\u2019État découvrent des vertus insoupçonnées à leurs compatriotes.Au Tadjikistan, le président Emomali Rahmon assure que le coronavirus ne se répandra pas dans le pays, à cause de.«l\u2019hygiène supérieure» de la population.Pour sa part, le président brésilien, Jair Bolsonaro, s\u2019en remet au système immunitaire exceptionnel de son peuple.«Le Brésilien n\u2019attrape jamais rien, a-t-il expliqué.Il saute dans un égout, il nage, il en ressort\u2026 et rien ne lui est arrivé» (5) Il va de soi que Monsieur partage cette résistance exceptionnelle.«Avec mon passé d\u2019athlète, si j\u2019étais contaminé, je n\u2019aurais pas besoin de me faire de souci», a-t-il confié.Au passage, on notera que le gourou indien Baba Ramdev a trouvé un test de dépistage infaillible du coronavirus.Si vous parvenez à retenir votre souffle durant une minute, alors vous n\u2019êtes pas infecté.Une méthode aussi fiable que celle qui consisterait à vous frapper sur un doigt avec un marteau, pour vérifier si vous êtes vivant.Si ça fait mal, vous n\u2019êtes pas mort.C\u2019est sûr à 100 %.Mais attention.Gare à l\u2019excès de confiance.Le 24 février, le vice-ministre iranien de la Santé, Iraj Harirchi, est apparu à la télévision, avec une tête de zombie.Le pauvre était en sueur.Il toussait.Il se mouchait abondamment.Fallait-il s\u2019inquiéter?Allait- il se placer en quarantaine?«Pas question, a-t-il assuré.Même pas malade.Et puis, les quarantaines appartiennent au Moyen Âge».Ironie du sort, moins de 24 heures plus tard, M. Harirchi se trouvait.en quarantaine, infecté par le coro- navirus.Il avait oublié le conseil du vieux sage, qui dit qu\u2019avant de commencer à se moquer de l\u2019alligator, il est fortement conseillé d\u2019avoir traversé la rivière.DU DÉSINFECTANT À PLEINS POUMONS À plusieurs reprises, le président Donald Trump a écrit son nom en lettres de feu, au firmament de la pandémie.Par où commencer?Au début, il assurait que le virus allait disparaître, «comme par miracle».Ensuite, il comparait le coronavi- rus à un canular gonflé pour nuire à sa réélection.Le 23 avril, le président s\u2019est pourtant surpassé, en suggérant d\u2019éliminer le virus en s\u2019injectant du désinfectant dans les poumons.«Je vois que le désinfectant détruit [le corona- virus] en une minute.[\u2026] Est-ce qu\u2019il y a un moyen de faire quelque chose comme ça avec une injection à l\u2019intérieur; presque comme un nettoyage?» a-t-il déclaré.(6) Plus tard, le président dira qu\u2019il s\u2019exprimait de façon «sarcastique».Mais sur le coup, personne ne semble comprendre son humour.En entendant la suggestion présidentielle, le visage du docteur Deborah Birx, membre de la cellule de crise de la Maison-Blanche, se décompose.En direct.(7) Même le fabricant du désinfectant Lysol sent le besoin de faire une mise au point.«En aucune circonstance, nos produits désinfectants ne doivent être administrés dans le corps humain,» peut-on y lire.Décidément, le président Trump est un incompris.Même chose pour ses partisans, qui manifestent contre le confinement, à travers les États-Unis.Entre nous, on peut comprendre leur colère.Pas question de partager la hargne d\u2019un candidat démocrate de l\u2019Indiana, qui leur souhaitait de mourir de la COVID-19.(8) Pourtant, il reste un mystère.Comment expliquer que certains manifestants brandissent une pancarte proclamant «le coro- navirus est un canular!» tout en portant un masque de protection?À LA GUERRE COMME À LA GUERRE Aujourd\u2019hui, plusieurs chefs d\u2019État adoptent un vocabulaire martial pour parler du coronavi- rus.Il est question de «guerre».Les professionnels de la santé deviennent des «soldats» sur une «ligne de front».Le président français, Emmanuel Macron, est sans doute le plus belliqueux de tous, comme s\u2019il voulait faire oublier son comportement erratique du début de la pandémie.Voyez plutôt.Le 6 mars, alors que l\u2019Italie s\u2019apprête à fermer son territoire, le président et son épouse se rendent au théâtre, pour inciter leurs compatriotes.à sortir.«La vie continue, affirme le président.Il n\u2019y a aucune raison, mis à part pour les populations fragilisées, de modifier nos habitudes de sortie.»(9) Attendez.Le président Macron a fait mieux.À Paris, il s\u2019est rendu avec son cortège présidentiel dans une résidence de personnes âgées afin de rappeler.qu\u2019il est préférable de ne pas visiter les personnes âgées! Des photos le montrent attablé avec des gens âgés qui sont presque assis sur ses genoux! (10) Et ça continue.Le 15 mars, le président encourage encore les Français à voter lors des élections municipales.Puis, le lendemain, Monsieur est soudain frappé par la grâce.Il annonce la fermeture quasi complète du pays.En 10 jours, nous sommes passés de «tous au théâtre» à «nous sommes en guerre»! ironise Media- part .(11) Peu importe.Emmanuel Macron, alias M. Modeste, demeure inébranlable.«Je ne suis pas fait pour diriger par temps calme.[\u2026] Moi, je suis fait pour les tempêtes», a-t-il déjà confié à l\u2019écrivain Emmanuel Carrère.(12) Vrai que le confinement n\u2019est pas le même, selon qu\u2019on habite les dorures du palais de l\u2019Élysée ou une maison de tôle dans un bidonville de Rio.Parlez-en à la chanteuse Madonna, qui a déchaîné la critique lorsqu\u2019elle s\u2019est filmée en train de philosopher sur l\u2019épidémie «qui nous rend tous égaux», dans un bain couvert de pétales de roses.Même chose pour le milliardaire David Geffen, qui a partagé sur Instagram des images de son yacht de 138 mètres, d\u2019une valeur approximative de 800 millions $.Le pôvre Geffen y vit sa vinaigrette, euh, pardon, son confinement, quelque part aux îles Grenadines, dans les Caraïbes.«J\u2019espère que tout le monde est en sécurité», a écrit le bon milliardaire attentionné, entre deux cocktails.(13) Plusieurs internautes considèrent aussitôt le message comme une provocation.Échantillon choisi : «Si nous sommes tous dans le même bateau, pauvre c\u2026, pourquoi ne pas échanger ta place contre la mienne?» L\u2019ANTÉCHRIST EN RAPPEL Le tableau ne serait pas complet sans un survol des nombreuses théories du complot sur la pandémie.L\u2019une des plus anciennes accuse Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, d\u2019être à l\u2019origine du coronavirus.(14) L\u2019affreux Jojo agirait par cupidité ou pour contrôler de la population, selon l\u2019humeur du moment.À moins qu\u2019il ne soit l\u2019Antéchrist, chargé de préparer la fin du monde?Prière ne pas confondre avec les théories voulant que la 5 G, la nouvelle génération de technologie mobile, favorise la transmission du coronavirus.(15) Ici, la réalité 1 LE BÊTISIER DU CORONAVIRUS leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 ACTUALITÉS 47 dépasse la fiction, puisqu\u2019une vingtaine de «vraies» antennes de transmission ont été vandalisées, en Grande-Bretagne.(16) Qu\u2019on se le dise.Le monde est peut-être terrorisé par le coro- navirus, mais il n\u2019oublie pas sa méfiance envers les vaccins.En France, même si la pandémie a fait plus de 24 000 morts, 18 % des citoyens prétendent qu\u2019il refuseront une éventuelle vaccination.Novak Djokovic, le numéro un au classement mondial du tennis, a répété qu\u2019il songerait à la retraite si un vaccin contre la COVID-19 devenait obligatoire pour voyager\u2026 (17) Plus catégorique, la chanteuse britannique M.I.A.a expliqué que si on lui donnait le choix entre le vaccin et la mort, elle choisirait la mort.Apparemment, elle a trop peur que la vaccination serve de prétexte pour lui implanter «une f\u2026 puce électronique».(18) Fiou! Et dire que le vaccin contre la COVID-19 n\u2019a même pas encore été découvert.Sur la scène mondiale, les États- Unis et la Chine s\u2019accusent mutuellement de cacher des choses sur les origines de la pandémie.Sans trop se soucier de l\u2019avis des scientifiques.En Chine, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhao Lijiang, prétend que le virus a été amené au pays par des Américains, lors des Jeux mondiaux militaires qui se déroulaient à Wuhan, en octobre.(19) Aux États- Unis, plusieurs sénateurs répètent désormais que le virus s\u2019est échappé d\u2019un laboratoire chinois, à Wuhan.(20) Ceux-là ont même recyclé une vieille blague pour illustrer leurs théories.«Question : pourquoi les Chinois affirment-ils avec beaucoup d\u2019assurance que leur pays n\u2019a pas produit le corona- virus responsable de la COVID-19?Réponse : parce qu\u2019ils ont détruit toutes les factures.» ÉPILOGUE Le mot de la fin appartient à Blaine Higgs, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, qui fait des efforts héroïques pour parler le français.D\u2019ordinaire, il faudrait l\u2019applaudir.L\u2019ennui, c\u2019est que lorsque Monsieur parle la langue de Molière, on n\u2019y comprend rien.En période de pandémie, ça peut devenir gênant.Pour vous en convaincre, essayez de deviner de quoi M. Higgs parlait dans l\u2019extrait suivant, retranscrit de manière intégrale.Faisait-il la promotion d\u2019une pile solaire?D\u2019une nouvelle version du jeu pile ou face?D\u2019une pince à piler?Les paris sont ouverts! «[\u2026] Nous avons tout assez regardé de télévision pour en être saturé où la pile préparée en répare pour une nuit les et laisser au support.Avec un autre pour lui réparer que vous vous réunir.»(21) Hein?À mon avis, ceux qui font mine d\u2019avoir compris sont de fieffés menteurs.2 3 4 NOTES (1) Strangest Coronavirus Quotes from World Leaders: from Vodka Cures to «Miracles», The Week, 30 mars 2020.(2) À Madagascar, l \u2019armée offre à domicile une potion contre la COVID-19, Agence France-Presse, 23 avril 2020.(3) Tu r k m e n i s t a n \u2019s S e c r e t i ve Strongman Remains in Denial About the Pandemic, Foreign Policy, 10 avril 2020.(4) Turkmenistan Has Banned Use Of The Word «Coronavirus», National Public Radio (NPR), 31 mars 2020.(5) «I l est seul , perdu dans son labyrinthe» : climat délétère dans le Brésil de Jair Bolsonaro, Le Monde, 4 avril 2020.(6) Tr u m p \u2019s S u g ge s t i o n T h a t Disinfectants Could Be Used to Treat Coronavirus Prompts Aggressive Pushback, The New York Times, 24 avril 2020.( 7 ) O b s e r v e z l a r é a c t i o n d u d o c te u r B i r x s u r ce m o n t a ge humoristique de Now This News https://www.youtube.com/ watch?v=I32y_0Qgb8o (8) Democratic Candidate Who Wished Lockdown Protesters Died of Covid-19 Says He Won\u2019t Be Intimidated by Trump\u2019s Fan Boys, Newsweek, 28 avril 2020.(9) Emmanuel et Brigitte Macron au théâtre pour inciter les Français à sortir malgré le coronavirus, BFMTV, 7 mars 2020.(10) Coronavirus en France: les visites suspendues dans les Ehpad, Sud Ouest, 11 mars 2020.(11) Le 6 mars : allez au théâtre! Le 16 mars : nous sommes en guerre! Mediapart, 17 mars 2020.(12) Orbiting Jupiter : My Week with Emmanuel Macron, Emmanuel Carrère, The Guardian, 20 octobre 2017.(13) The Coronavirus Crisis Has Exposed the Ugly Truth About Celebrity Culture and Capitalism, The Guardian, 31 mars 2020.(14) No, Bill Gates Did not Engineer the Covid -19 Pandemic \u2014 and Other Lessons on Fake News, The Washington Post, 21 avril 2020.(15) How the 5G Conspiracy Theories Took Hold, The Guardian, 22 avril 2020.(16) 5G, coronavirus and contagious superstition, The Guardian, 26 avril 2020.(17) How False Claims About 5G Health Risks Spread into the Mainstream, The Guardian, 7 avril 2020 (18) M.I.A.Reveals She Is Anti-Vaccine Amid Coronavirus Crisis, Billboard.com, 25 mars 2020.(19) Coronavirus: US and China Trade Conspiracy Theories, bbc.com, 26 avril 2020.(20) Mike Pompeo Accuses China of Posing a Worldwide Threat for Hiding Origin of the Coronavirus, Time Magazine, 29 avril 2020.(21) Infoman, Radio Canada, 23 avril 2020.1 Donald Trump a suggéré d\u2019éliminer le virus en s\u2019injectant du désinfectant dans les poumons.En entendant la suggestion présidentielle, le visage de la Dre Deborah Birx se décompose.\u2014 PHOTO AP, ALEX BRANDON 2 Emmanuel Macron s\u2019est rendu avec son cortège dans une résidence de personnes âgées afin de rappeler.qu\u2019il est préférable de ne pas visiter les personnes âgées! \u2014 PHOTO AP, YOAN VALAT 4 Le gourou Baba Ramdev a trouvé un test de dépistage infaillible.Si vous parvenez à retenir votre souffle durant une minute, vous n\u2019êtes pas infecté.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, SAJJAD HUSSAIN 3 La chanteuse M.I.A.a expliqué que si on lui donnait le choix entre le vaccin contre la COVID-19 et la mort, elle choisirait la mort.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, CHRISTOPHER POLK LE BÊTISIER DU CORONAVIRUS SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 48 ACTUALITÉS QUELQUES TROUVAILLES VISUELLES FRANCIS HIGGINS fhiggins@lesoleil.com C ette semaine, j\u2019ai l\u2019insigne honneur de noircir la page laissée libre par la chroniqueuse Mylène Moisan, partie le temps d\u2019un congé bien mérité.Je n\u2019oserais dire que je la remplace, tout au plus gardé-je son siège bien au chaud.Les projecteurs m\u2019éblouissent déjà\u2026 Les blagues et traits d\u2019esprit inspirés par la crise de la CO- VID-19 continuent d\u2019inonder la toile.Je profite donc de cette sympathique escapade hors des pages du Mag pour vous proposer un spicilège bigarré des meilleurs mots d\u2019humour et clichés cocasses dénichés sur le réseau des réseaux.Question de se changer les idées et pour trouver de quoi répliquer aux collègues lors de votre 108e conférence via Zoom\u2026 Comme il peut être ardu de retracer l\u2019origine véritable de ces arlequinades, nous éviterons d\u2019en préciser ici les auteurs, sauf exception.De toute façon, l\u2019imitation n\u2019est-elle pas la forme la plus sincère de plagiat?Espérons que vous trouverez dans les clins d\u2019œil et sourires en coin qui suivent au moins une drôlerie pour vous plaire.Sinon, faites-vous vérifier pour le coronavirus : un des symptômes est le manque de goût! Allons, rions encore un peu\u2026 jusqu\u2019au retour de Mylène la semaine prochaine! LA VIE ENCABANÉE Je suis monté sur le pèse-personne et il a indiqué : les rassemblements sont interdits.Je comprends le trip de faire son pain, mais en ce moment ce serait plus rentable de faire mon vin.Je viens de mettre du papier de toilette au congélateur, on ne sait jamais\u2026 Ces temps-ci, mes mains consomment plus d\u2019alcool que ma bouche.Bientôt, nous devrons aller chasser pour manger, mais je ne sais même pas où vivent les lasagnes\u2026 Mon chat est plutôt fâché de voir qu\u2019on reste chez lui pendant si longtemps.L\u2019éboueur a laissé un dépliant des alcooliques anonymes dans mon bac de recyclage.C\u2019est un message, vous croyez?Hier, je suis sorti chanter sur mon balcon.Les voisins m\u2019ont lancé des tomates, des œufs et des pommes de terre.Aujourd\u2019hui, je vais sortir pour chanter de nouveau, je manque de viande.QUI A EU CETTE IDÉE FOLLE UN JOUR DE DÉCONFINER L\u2019ÉCOLE?Si on veut que les enfants respectent la règle des deux mètres, on devrait mettre un lave-vaisselle entre chaque pupitre dans les classes.Si je me fie à mes enfants, ils ne s\u2019en approchent jamais.\u2014 L\u2019humoriste Mario Tessier Les experts prévoient pour 2020 une hausse spectaculaire du niveau scolaire des parents.Vous croyez que ça va mal maintenant?Imaginez dans 20 ans quand nous serons dirigés par des gens qui auront fait l\u2019école à la maison, avec des profs qui passaient leur temps à prendre l\u2019apéro devant la télé! ON EST QUEL JOUR DÉJÀ?Janvier, février, masque, avril\u2026 2020 est une année tellement étrange : février a 29 jours, mars a 100 jours, avril 390\u2026 Déconfinement prévu à partir du 4 mai.De quelle année, svp?VICTOR TOMBERA-T-IL MALADE?Ce n\u2019est pas parce que je me suis lancée dans la saison 1 des Feux de l\u2019amour que je suis forcément pessimiste.MESDAMES ET MESSIEURS, CONAN O\u2019BRIEN\u2026 (Traduction libre des tweets de l\u2019animateur de talk-show américain) Netflix vient tout juste d\u2019ajouter une catégorie à son menu : «Films que vous avez vus au début de la pandémie et que vous avez déjà oubliés».J\u2019ai hâte qu\u2019on revienne à la normale pour de nouveau avoir le plaisir de laisser un étranger éternuer dans ma bouche grand ouverte.Je commence à m\u2019ennuyer des choses que je détestais.Peut-on tous s\u2019entendre pour hausser temporairement le seuil minimal pour être considéré alcoolique?Qui veut la recette de mon nouveau sauté au dentifrice?INCREVABLE, CE CHUCK NORRIS\u2026 Chuck Norris a testé positif pour le coronavirus.Le virus sera en quarantaine pour les deux prochaines semaines.Le coronavirus se lave les mains après avoir croisé Chuck Norris.Les larmes de Chuck Norris peuvent guérir la COVID-19.Malheureusement, Chuck Norris n\u2019a jamais pleuré.La grippe doit recevoir un vaccin de Chuck Norris chaque année.Chuck Norris n\u2019a pas besoin de papier de toilette.Il se retient jusqu\u2019à la fin de la pandémie.EH BEN Y EN A ENCORE\u2026 Alors, vous êtes Team Con ou Team Finement?Maintenant que les gens ont compris comment se laver les mains, peut-on leur apprendre à utiliser les clignotants de leur voiture?Si vous voulez économiser un peu d\u2019argent aux Fêtes, c\u2019est l\u2019occasion de dire aux enfants que le père Noël n\u2019a pas survécu à la pandémie\u2026 L\u2019HUMOUR AU TEMPS DU CORONA, PRISE 6 leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 LE MONDE 49 PHILIPPE SCHWAB Agence France-Presse PARIS \u2014 Ni défilés, ni rassemblements : la planète confinée a vécu vendredi un 1er mai inédit en raison de la pandémie de coronavirus, qui a fait 230?000 morts et accable l\u2019économie mondiale.Accusée par Washington de complaisance envers la Chine, l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé à être associée par Pékin aux enquêtes sur l\u2019origine de la pandémie.Donald Trump avait évoqué jeudi de nouvelles taxes punitives contre la Chine après avoir acquis la certitude que le nouveau coronavirus provenait d\u2019un laboratoire hautement sensible de Wuhan, la ville où l\u2019épidémie a débuté fin 2019.« C\u2019est quelque chose qui aurait pu être contenu à l\u2019endroit d\u2019origine et je pense que ça aurait pu être contenu très facilement », a estimé le président américain.Reconnaissant qu\u2019elle « ne participe pas actuellement » aux études sur l\u2019origine du nouveau corona- virus, l\u2019OMS, par la voix de son porte-parole Tarik Jasarevic, a souhaité vendredi y être associée, sous réserve d\u2019« invitation du gouvernement chinois ».Dans un monde à l\u2019arrêt à cause du confinement, la litanie des mauvais chiffres économiques s\u2019est poursuivie vendredi : l\u2019Espagne, un des pays les plus touchés d\u2019Europe avec près de 25 000 morts, a annoncé tabler sur un recul de 9,2 % de son économie cette année.«?PAS DE TRAVAIL, PAS DE SALAIRE?» Dans ce contexte, c\u2019est sans les traditionnelles manifestations syndicales que s\u2019est tenue la fête du Travail, jour férié dans de nombreux pays.Une première dans l\u2019Histoire.Les travailleurs ont été notamment invités à investir.balcons et réseaux sociaux.Comme en Indonésie, où la principale confédération a lancé une campagne numérique invitant à « manifester depuis la maison ».Principale revendication : que le versement des salaires soit garanti, alors que comme partout dans le monde la pandémie a contraint d\u2019innombrables entreprises à réduire ou à suspendre leur activité.Selon l\u2019Organisation internationale du travail (OIT), pas moins de 1,6 milliard de personnes risquent de perdre leurs moyens de subsistance en raison du confinement et de la récession historique que cette mesure provoque.L\u2019Unicef a de son côté averti que des dizaines de pays risquaient de se retrouver dépourvus de vaccins, notamment contre la rougeole, du fait des restrictions dans le transport aérien.Pays le plus frappé avec quelque 2000 morts par jour et plus de 63 000 au total, les États-Unis totalisent plus de 30 millions de demandes d\u2019allocation chômage depuis la mi-mars, un record historique.Boeing, frappé de plein fouet par l\u2019arrêt des vols, a annoncé un emprunt obligataire de 25 milliards de dollars.Et en Europe, le géant des vols à bas coûts Ryanair a annoncé la suppression de 3000 emplois.Dans plusieurs pays africains, les transferts financiers des travailleurs émigrés en Europe se sont presque taris.« Mon frère travaille dans des plantations à Saragosse [dans le nord de l\u2019Espagne].La dernière fois qu\u2019il nous a envoyé de l\u2019argent, c\u2019était en février », témoigne Tidiane Konté à Dakar.FRONTIÈRES FERMÉES En Europe, continent le plus endeuillé avec plus de 138 400 décès, la Banque centrale européenne (BCE), s\u2019est dite « prête » jeudi à renforcer son arsenal de soutien à l\u2019économie, alors que les 27 sont toujours divisés sur un plan de relance commun.En Grande-Bretagne, deuxième pays d\u2019Europe le plus touché après l\u2019Italie avec 26 711 décès, le pic de la pandémie a été atteint, selon le premier ministre Boris Johnson, qui a promis un plan de déconfinement la semaine prochaine, à l\u2019instar d\u2019autres pays de l\u2019UE.Forte de son succès dans la lutte contre la pandémie, l\u2019Allemagne a décidé la réouverture des lieux de culte, des musées et des zoos.Mais cafés et restaurants restent fermés et la chancelière Angela Mer- kel a exclu à ce stade une ouverture des frontières face au risque d\u2019une deuxième vague.En Amérique latine, plusieurs pays envisagent eux aussi de lever certaines restrictions.Mais « un assouplissement immédiat des mesures pourrait être désastreux », met en garde l\u2019Organisation panaméricaine de la santé.En attendant, à Cuba, sportifs et musiciens s\u2019exercent sur les toits de leurs immeubles.Comme William Roblejo, un violoniste.« Je suis très heureux, j\u2019ai été enfermé pendant 20 ou 25 jours », raconte-t-il à La Havane.CONFINÉE ET EN RÉCESSION 1er mai inédit pour la planète Appels d\u2019offres 2019 SP 037 \u2013 Réfection de la chaussée 2018-2019 \u2013 Avenue Gatineau LE PRÉSENT APPEL D\u2019OFFRES PEUT ÊTRE ASSUJETTI AUX DISPOSITIONS DE LA LOI SUR L\u2019INTÉGRITÉ EN MATIÈRE DE CONTRATS PUBLICS.EN FONCTION DES SEUILS PRÉVUS À LA LOI, LA FIRME QUI DÉPOSERA UNE SOUMISSION DEVRA DÉTENIR, À L\u2019OUVERTURE DES SOUMISSIONS, L\u2019AUTORISATION DE L\u2019AUTORITÉ DES MARCHÉS PUBLICS POUR POUVOIR CONCLURE UN CONTRAT OU UNE SOUS-TRAITANCE PUBLIQUE.SI UNE AUTORISATION EST REQUISE PAR LA LOI SUR L\u2019INTÉGRITÉ EN MATIÈRE DE CONTRATS PUBLICS ET QU\u2019IL Y A DÉFAUT DE LA DÉTENIR, AU MOMENT DU DÉPÔT DE LA SOUMISSION, LADITE SOUMISSION SERA AUTOMATIQUEMENT REJETÉE.Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1367648.Dépôt des soumissions : Au plus tard mercredi 3 juin 2020 à14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP 031 \u2013Mécanique du bâtiment \u2013 Programme de réfection de la station d\u2019épuration des eaux usées du secteur de Gatineau \u2013 Travaux lot 4B LA PRÉSENTE DEMANDE EST ASSUJETTIE AUX DISPOSITIONS DE LA LOI SUR L\u2019INTÉGRITÉ EN MATIÈRE DE CONTRATS PUBLICS.LE SOUMISSIONNAIRE (FIRME OU REGROUPEMENT DE FIRMES) QUI DÉPOSERA UNE DEMANDE DEVRA DÉTENIR L\u2019AUTORISATION DE L\u2019AUTORITÉ DES MARCHÉS PUBLICS (ANCIENNEMENT L\u2019AUTORITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS) POUR POUVOIR CONCLURE UN CONTRAT OU UNE SOUS-TRAITANCE PUBLICS.À DÉFAUT DE DÉTENIR LADITE AUTORISATION AU MOMENT DU DÉPÔT DE LA PRÉSENTE DEMANDE DE SOUMISSION, CETTE DERNIÈRE SERA AUTOMATIQUEMENT REJETÉE.Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1367579.Dépôt des soumissions : Au plus tard mardi 30 juin 2020 à14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP 032A \u2013 Fourniture de chaussures de sécurité pour le Service de sécurité incendie Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1366841.Dépôt des soumissions : Au plus tard mardi 26 mai 2020 à14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP 134 \u2013 Services professionnels - Analyse des modes de gouvernance pour la gestion du futur écocentre dans le secteur ouest de la Ville et analyse comparative pour la collecte des matières résiduelles Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1367638.Dépôt des soumissions : Au plus tard jeudi 28 mai 2020 à14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP172 \u2013 Fourniture de camion ¾ tonne, 4X4, avec boîte de service et grue Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1366631.Dépôt des soumissions : Au plus tard mardi 26 mai 2020 à14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions 2020 SP152 \u2013 Services professionnels \u2013 Évaluation des compétences du personnel opérationnel Documents d\u2019appel d\u2019offres : Disponibles chez SE@O www.seao.ca # de référence1367658.Dépôt des soumissions : Au plus tard jeudi 4 juin 2020 à14 h, date et heure de l\u2019ouverture publique des soumissions Gatineau, ce 2 mai 2020 L\u2019assistante-gref?ère, Me Camille Doucet-Côté Ligne de soutien pour femmes touchées par la violence www.femaide.ca ats 1-866-860-7082 LE COMPTOIR D\u2019INFORMATION A BESOIN DE BÉNÉVOLES! Pour en savoir plus sur le bénévolat à l\u2019Hôpital d\u2019Ottawa, téléphonez-nous au Services bénévoles 613 737-8094 www.aqetaoutaouais.qc.ca SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 50 Entrée en vigueur AVIS PUBLIC est donné que le conseil municipal de la Ville de Gatineau à sa séance du 17 mars 2020 a adopté les projets particuliers de construction suivants : SECTEUR DE HULL \u2022 Projet particulier de construction, de modi?cation ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble \u2013 57, rue Lessard \u2013 Convertir une habitation de quatre logements à structure isolée en deux habitations trifamiliales à structure jumelée \u2013 District électoral du Parc-de-la-Montage \u2013 Saint-Raymond OBJET DU PROJET PARTICULIER DE CONSTRUCTION : \u2022 Augmenter le nombre maximal de logements par bâtiment à structure jumelée de 2 à 3; \u2022 Réduire le nombre minimal de cases de stationnement de 4 à 3; \u2022 Réduire la distance minimale entre un espace de stationnement et une ligne de terrain de 0,5 m à 0 m; \u2022 Réduire la largeur minimale de la bande de verdure située à proximité d\u2019un accès au terrain de 0,5 m à 0 m; \u2022 Augmenter la largeur maximale d\u2019un accès au terrain de 5 m à 6 m; \u2022 Permettre l\u2019aménagement de deux cases de stationnement une à la suite de l\u2019autre; \u2022 Augmenter l\u2019empiètement maximal d\u2019un accès au terrain devant la façade principale d\u2019un bâtiment de 30 % à 45 %; \u2022 Augmenter l\u2019empiètement maximal d\u2019un espace de stationnement devant la façade principale d\u2019un bâtiment de 30 % à 32 %.\u2022 Projet particulier de construction, de modi?cation ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble \u2013 36 et 38, rue Papineau \u2013 Construire un bâtiment de trois étages comportant neuf logements \u2013 District électoral de Hull-Wright OBJET DU PROJET PARTICULIER DE CONSTRUCTION : \u2022 Augmenter de 4 à 9 le nombre maximum de logements à autoriser dans un bâtiment; \u2022 Diminuer le nombre minimal de cases de stationnement de 7 à 6; \u2022 Augmenter l\u2019empiètement d\u2019une l\u2019allée d\u2019accès à un terrain donnant sur la façade principale d\u2019un bâtiment de 0 % à 20 %; \u2022 Réduire la distance minimale entre une allée de circulation extérieure et un mur du bâtiment de1 m à 0 m; \u2022 Réduire la distance minimale entre une case de stationnement et une ouverture d\u2019une pièce habitable située au sous-sol ou au rez-de-chaussée du bâtiment de 2 m à 0 m; \u2022 Réduire la distance minimale entre un espace de stationnement hors rue extérieur et un mur d\u2019un bâtiment résidentiel de 6 m à 0 m.Le tout conditionnellement à l\u2019acceptation de la démolition des deux bâtiments existants et de l\u2019approbation du plan d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale.\u2022 Projet particulier de construction, de modi?cation ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble \u2013 137, rueWright \u2013 Autoriser les usages de salon de coiffure et de salon de massage \u2013 District électoral de Hull-Wright OBJET DU PROJET PARTICULIER DE CONSTRUCTION : \u2022 Autoriser les usages « 6232 \u2013 Salon de coiffure (C1) » et « 6235 \u2013 Salon de massage (C1) » dans le bâtiment existant situé au137, rue Wright.\u2022 Projet particulier de construction, de modi?cation ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble \u2013 62, rue Saint-Hyacinthe \u2013 Construire un bâtiment de deux étages à usage communautaire \u2013 District électoral de Hull-Wright OBJET DU PROJET PARTICULIER DE CONSTRUCTION : Établir un cadre normatif minimal d\u2019implantation et de construction édictant les normes suivantes : \u2022 Une marge avant minimale de 3,25 m; \u2022 Une marge latérale minimale de1,6 m; \u2022 Une marge latérale sur rue minimale de 3,2 m; \u2022 Une marge arrière minimale de10,2 m; \u2022 Une hauteur maximale du bâtiment de trois étages; \u2022 Un escalier et un perron en cour avant à une distance minimale de 0,5 m de la ligne de rue; \u2022 Une rampe d\u2019accès pour personnes à mobilité réduite à un minimum de 0, 1 m de la ligne latérale gauche; \u2022 Un nombre minimal de cases de stationnement à deux, dont une pour personnes à mobilité réduite.Le tout conditionnellement à l\u2019approbation par le conseil de la cession du terrain sise au 62, rue Saint-Hyacinthe par la Ville de Gatineau à l\u2019organisme communautaire sur la recommandation du Service des biens immobiliers.AVIS PUBLIC est aussi donné qu\u2019en raison des circonstances exceptionnelles entourant la COVID-19 et la fermeture des bureaux administratifs de la Ville de Gatineau, les résolutions portant sur les projets particuliers de construction ci-dessus pourront être consultés sur demande en acheminant un courriel à l\u2019adresse suivante : reglements-ville@gatineau.ca.AVIS PUBLIC est également donné que la Commission municipale du Québec n\u2019a reçu aucune demande d\u2019avis sur la conformité de ces projets particuliers de construction au schéma d\u2019aménagement et aux objectifs du plan d\u2019urbanisme de la Ville de Gatineau, conformément à l\u2019article137.12 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme.AVIS PUBLIC est également donné que ces résolutions sont entrées en vigueur le 28 avril 2020 en vertu du certi?cat de conformité émis à cette date par la gref?ère de la Ville de Gatineau.Veuillez noter que tous les avis du Service du greffe sont publiés dans le site Web de la Ville de Gatineau à l\u2019adresse gatineau.ca/avispublics.Gatineau, ce 2 mai 2020 Me Camille Doucet-Côté Assistante-gref?ère Agence France-Presse LO N D R ES \u2014 L e l é g e n d a i r e groupe britannique Queen, avec Adam Lambert au chant, a enregistré dans un but caritatif, en faveur du personnel soignant mobilisé dans le monde, une nouvelle version de sa célébris- sime chanson We are the champions, disponible vendredi.Rebaptisé You are the champions en hommage aux soignants, le titre s\u2019accompagne d\u2019un clip vidéo montrant médecins et infirmiers qui luttent contre le nouveau coronavirus partout sur la planète.Les profits de ce titre seront reversés au Fonds de riposte solidaire au Covid-19, mis en place par l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fournit des blouses médicales, kits de dépistage et formations aux soignants en première ligne contre la pandémie.« Tout comme nos parents, nos grands-parents et nos arrière- g r a n d s -p a r e n t s q u i s e s o n t battus pour nous lors de deux guerres mondiales, ces braves guerriers en première ligne sont nos nouveaux CHAMPIONS », a déclaré le guitariste Brian May dans un communiqué.« En tant que père d\u2019une fille en première ligne, je suis extrêmement conscient du travail vital qu\u2019ils accomplissent quotidiennement pour nous sauver et sauver notre société », a ajouté le batteur Roger Taylor, dont la fille est médecin à Londres.Pour cette nouvelle version de la chanson, enregistrée en 1977 et devenue depuis un véritable hymne entonné notamment dans les stades de football, Brian May et Roger Taylor ont chacun enregistré chez eux, à Londres, tandis qu\u2019Adam Lambert a chanté depuis Los Angeles.L a p a n d é m i e a c o n t r a i n t Q u e e n e t A d a m L a m b e r t à reporter leur tournée commune de 27 dates au Royaume-Uni et en Europe à 2021 et le groupe espère que ses fans se consoleront avec cette chanson.Une version caritative de We are the champions de Queen Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 «?Cela n\u2019est jamais arrivé?».Le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden est sorti de son silence vendredi pour nier avec véhémence une accusation d\u2019agression sexuelle qui empoisonne sa campagne face à Donald Trump.Ces allégations sur des faits remontant aux années 1990 « ne sont pas vraies », a martelé l\u2019ancien vie-pré- sident américain.Tara Reade, 56 ans, accuse Joe Biden, 77 ans, de l\u2019avoir agressée sexuellement dans un couloir du Congrès américain, lorsqu\u2019il était sénateur et qu\u2019elle travaillait pour lui.Sans véritables « échanges de mots », a-t-elle raconté pour la première fois dans un podcast diffusé le 25 mars, « il m\u2019a mis contre le mur », embrassée et « il m\u2019a pénétrée avec ses doigts ».Plusieurs anciens collaborateurs de Joe Biden travaillant au Sénat à la même époque qu\u2019elle ont cependant assuré « sans équivoque qu\u2019elle n\u2019était jamais venue vers eux pour en parler, porter plainte ou soulever cette question », a souligné le candidat démocrate.L\u2019accusation avait été démentie par l\u2019entourage de Joe Biden à la mi-avril.Mais depuis plusieurs semaines, elle assombrit sa campagne et le candidat était sous pression de s\u2019exprimer personnellement.Un mois de silence alors qu\u2019en ces temps de coronavirus l\u2019ancien vice- président de Barack Obama mène une campagne en grande partie virtuelle depuis le sous-sol aménagé de sa maison du Delaware.« Cela n\u2019est jamais arrivé, point à la ligne », a-t-il martelé dans un entretien sur la chaîne MSNBC.« Je ne vais pas remettre en cause ses motivations.(.) Je ne vais pas la mettre en cause ou l\u2019attaquer.Elle a le droit de dire ce qu\u2019elle veut.Et j\u2019ai le droit de dire, regardez les faits, vérifiez », a-t-il poursuivi.«?RIEN À CACHER?» Le 9 avril dernier, Tara Reade a adressé un signalement à la police de Washington dans lequel elle affirme avoir été victime « d\u2019une agression sexuelle » en 1993.Le document \u2014 consulté par l\u2019AFP \u2014 ne mentionne pas le nom de Joe Biden.Consciente que les faits étaient prescrits, Mme Reade a expliqué au Washington Examiner qu\u2019elle avait présenté ce rapport afin de démontrer qu\u2019elle était prête à faire une déclaration sous serment.Joe Biden nie une accusation d\u2019agression sexuelle leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 LE MONDE 51 Agence France-Presse HOUSTON \u2014 Le Texas rouvre ses restaurants et centres commerciaux au lendemain de la journée la plus meurtrière du coronavirus dans l\u2019État : un paradoxe qui résume la situation des États-Unis, où le déconfinement gagne du terrain sans que l\u2019épidémie ait entamé un vrai reflux.« Le Texas rouvre les commerces par étapes à partir de vendredi.Le gouverneur Greg Abbott fait du bon travail », s\u2019est réjoui cette semaine sur Twitter Donald Trump.De plus en plus impatient, à six mois de la présidentielle, de voir l\u2019économie sortir de l\u2019hibernation dans laquelle l\u2019ont plongée les restrictions pour ralentir la propagation du virus, le président républicain s\u2019en est en revanche une nouvelle fois pris vendredi à la gouverneure démocrate du Michigan, Gretchen Whitmer.Des manifestants armés sont entrés jeudi dans le Capitole de cet État du nord du pays, l\u2019un des plus touchés par le virus, pour réclamer l\u2019assouplissement des restrictions.« La gouverneure du Michigan devrait lâcher du lest et éteindre l\u2019incendie.Ce sont des gens très bien, mais ils sont en colère.Ils veulent retrouver leurs vies », a tweeté le milliardaire républicain.SOMBRES STATISTIQUES Au Texas, plus important État à redémarrer, à la fois par sa taille, sa population et son économie, tous les magasins, restaurants, cinémas, musées et bibliothèques peuvent rouvrir leurs portes, mais en limitant la clientèle à 25 % de leur capacité.Pourtant, le grand État du Sud américain est très loin de remplir les critères émis il y a seulement deux semaines par le président Trump en vue d\u2019un redémarrage du pays.Le Texas a enregistré jeudi 50 morts de la maladie Covid-19, soit son bilan le plus lourd depuis le début de l\u2019épidémie, pour un total de près de 800 décès.Il a aussi relevé plus de 1000 nouveaux cas de contagion, là aussi une de ses journées les plus noires.Or, la Maison-Blanche estimait qu\u2019il fallait constater une diminution des cas sur une période de 14 jours avant une réouverture progressive des activités.Une tendance qui n\u2019est avérée ni au Texas, ni dans plusieurs des autres États américains ayant, à des degrés divers, entamé leur déconfinement.Surtout, près de la moitié des 50 États du pays ont commencé ou s\u2019apprêtent à lever les restrictions alors même qu\u2019au niveau national les statistiques restent sombres.Avec 1,07 million de cas et plus de 63 000 morts, le pays est non seulement le plus endeuillé au monde par la pandémie, mais sa propagation continue à un rythme soutenu, avec régulièrement des bilans de plus de 25 000 nouveaux cas et plus de 2000 décès quotidiens.«?CONFINEMENTS À L\u2019AMÉRICAINE?» Les États-Unis sont bloqués depuis le début ou le milieu d\u2019avril sur ce « plateau » dont ils peinent à redescendre.Si les grands foyers, comme celui de New York, où un confinement strict reste en vigueur, commencent lentement à refluer, de multiples autres régions, comme la Virginie ou le Massachusetts, prennent le relais, même si de manière moins dramatique.On est loin de la situation des pays européens comme la France, l\u2019Italie ou l\u2019Espagne, où un déconfinement extrêmement limité et prudent n\u2019est envisagé qu\u2019après un vrai reflux de la propagation du virus.Les confinements à géométrie variable instaurés par les gouverneurs américains, depuis plus d\u2019un mois ou un mois et demi, sont souvent moins draconiens qu\u2019en Europe et la maladie progresse.« Il semble que les confinements à l\u2019américaine suffisent à geler le rythme de la transmission, mais pas à le faire diminuer », explique sur Twitter Jeremy Konyndyk, du cercle de réflexion Center for Global Development.« Sans mesures supplémentaires, on pourrait rester sur ce plateau pendant un bon moment », prévient cet expert également membre d\u2019une commission indépendante chargée de conseiller l\u2019OMS.Il appelle notamment à s\u2019intéresser davantage aux nouveaux épicentres de l\u2019épidémie aux États- Unis : « Les lieux de travail et les structures de soins peu sécurisés ».Désormais en première ligne, la capitale fédérale Washington \u2014 avec le Maryland et la Virginie \u2014 relève ainsi des contaminations qui touchent de plus en plus les travailleurs ne pouvant pas rester chez eux (employés de commerces d\u2019alimentation, livreurs, ouvriers du bâtiment.).AUX ÉTATS-UNIS Le déconfinement progresse, le virus aussi Loi sur l\u2019expropriation, L.R.O.1990, chap.E.26 AVIS DE DEMANDE D\u2019APPROBATION DE L\u2019EXPROPRIATION DE BIENS-FONDS DANS L\u2019AFFAIRE DE la demande de la Ville d\u2019Ottawa de l\u2019approbation de l\u2019expropriation de certaines servitudes dans des biens-fonds décrits à l\u2019annexe A ci-jointe en vue de l\u2019étape 2 du projet de train léger sur rail d\u2019Ottawa (l\u2019« étape 2 du projet de TLR »), pour les besoins suivants, notamment : permettre la construction, l\u2019installation, l\u2019assemblage, l\u2019exploitation, l\u2019utilisation, l\u2019entretien, la réparation, l\u2019inspection, le renouvellement, le remplacement et le démontage de l\u2019infrastructure du réseau de transport par train léger et autobus, des corridors pour les voies de guidage, des voies de guidage, des routes, des routes d\u2019accès pour véhicules et piétons, y compris l\u2019accès en cas d\u2019urgence et d\u2019entretien, des gares de transit, des entrées, des aires d\u2019embarquement et de débarquement des usagers de transport en commun, des quais, des trottoirs partagés, des voies piétonnières, du nivelage, des clôtures, des murs de soutènement et des éléments paysagers, des services publics privés et municipaux, notamment des réseaux et des infrastructures d\u2019alimentation en eau et de gestion des eaux pluviales, des canalisations d\u2019égouts, des systèmes et des infrastructures électriques et de télécommunication, des transformateurs, des appareillages de connexion, des commutateurs, des conduits, des bouches d\u2019égout et des caniveaux et toutes les dépendances y afférents, et pour permettre l\u2019entreposage des matières excavées, du matériel et des machines de construction, des soutènements pour excavation, l\u2019approvisionnement temporaire en électricité, le stationnement, l\u2019accès et la sortie pour véhicules et piétons et pour permettre à l\u2019ensemble des véhicules, machines, ouvriers et matériel nécessaires aux fins qui précèdent de passer et de demeurer sur les biens-fonds et avec la servitude temporaire dans les biens fonds décrits à l\u2019annexe A ci-jointe, d\u2019une durée de 22 mois pour les besoins suivants, notamment : permettre la construction, le remplacement, le renouvellement, le déplacement, l\u2019installation, l\u2019inspection et l\u2019assemblage de l\u2019infrastructure du réseau de transport par train léger et autobus, des chaussées, des trottoirs, des services publics privés et municipaux, du nivelage, des clôtures, des murs de soutènement et des éléments paysagers et de l\u2019ensemble des autres améliorations et travaux faisant partie de l\u2019étape 2 du projet de TLR, l\u2019entreposage des matières excavées, du matériel et des machines de construction, des soutènements pour excavation, l\u2019approvisionnement temporaire en électricité, le stationnement, l\u2019accès et la sortie pour véhicules et piétons, la gestion et la déviation de la circulation et pour permettre à l\u2019ensemble des véhicules, machines, ouvriers et matériel nécessaires aux fins qui précèdent de passer et de demeurer sur les biens fonds.Le relevé mentionné à l\u2019annexe A qui fait partie du présent avis peut être consulté sur demande écrite à etape2@ ottawa.ca AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ qu\u2019une demande a été présentée en vue de l\u2019approbation de l\u2019expropriation des biens-fonds décrits à l\u2019annexe A ci-jointe.Tout propriétaire d\u2019un bien-fonds visé par le présent avis souhaitant qu\u2019une enquête soit menée pour examiner si l\u2019expropriation des biens-fonds est juste, bien fondée et raisonnablement nécessaire à la réalisation des objectifs de l\u2019autorité expropriante doit en aviser par écrit l\u2019autorité d\u2019approbation, comme suit : a) dans le cas d\u2019un propriétaire enregistré, si l\u2019avis lui est signifié à personne ou par courrier recommandé, dans les trente (30) jours de la date de cette signification ou, si l\u2019avis lui est signifié par voie de publication, dans les trente jours (30) de la première publication de cet avis; b) dans le cas d\u2019un propriétaire qui n\u2019est pas un propriétaire enregistré, dans les trente (30) jours de la première publication de l\u2019avis.L\u2019autorité d\u2019approbation est la suivante : Conseil de la Ville d\u2019Ottawa 110, rue Laurier Ouest, Ottawa ON K1P 1J1 L\u2019autorité expropriante est la suivante : Ville d\u2019Ottawa 110, rue Laurier Ouest, Ottawa ON K1P 1J1 Avis donné à Ottawa en date du 24 avril 2020.VILLE D\u2019OTTAWA Derrick Moodie Directeur, Bureau des affaires immobilières de la Ville d\u2019Ottawa Annexe A Un intérêt domanial ou un autre intérêt ou un droit, de la nature d\u2019une servitude permanente, dans les biens-fonds suivants : 1.une partie du NIP 04064-0005 (LT) soit PCL 1-1, SEC 4M-944; BLK 1, PL 4M-944; S/T CT161644, LT955454, LT965096, LT971696, NS55209E OTTAWA/GLOUCESTER appelée parcelles 1 et 2 sur le relevé 18692-PRP_056f.dgn Un intérêt domanial ou un autre intérêt ou un droit de la nature d\u2019une servitude temporaire d\u2019une durée de 22 mois dans les biens-fonds suivants : 2.une partie du NIP 04064-0005 (LT) soit PCL 1-1, SEC 4M-944; BLK 1, PL 4M-944; S/T CT161644, LT955454, LT965096, LT971696, NS55209E OTTAWA/GLOUCESTER appelée parcelles 3, 4 et 5 sur le relevé 18692-PRP_056f.dgn ABONNEZ-VOUS! 613 562-0555 ALCOOLIQUES ANONYMES Hull-Ottawa-Aylmer 819 595-1916 Gatineau 819 561-2002 SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 52 LaSECTION Nécrologique Un jour ou l\u2019autre.Nos derniers préparatifs: Nous devons tous y faire face tôt ou tard,même si la plupart d\u2019entre nous préfèrent ne pas y penser.Si vous plani?ez dès maintenant, vous pouvez économiser de l\u2019argent, réduire vos taxes et protéger votre patrimoine.Mais surtout, vous pouvez réduire le stress et la confusion que votre famille peut endurer lors de ce moment dif?cile.Visitez le hpmcgarry.ca ou contactez l\u2019une de nos succursales et nous vous guiderons à travers les différentes étapes sans aucune obligation de votre part.Nous servons ?èrement la Région de la Capitale Nationale depuis 1925.Chapelle St-Laurent 1200, ch.Ogilvie 613 748-1200 Chapelle du Centre 315, rue McLeod 613 233-1143 Chapelle de l\u2019Ouest 150, av.Woodroffe 613 728-1761 Chapelle Kemptville 805, rue Prescott, Kemptville 613 258-2435 Chapelle Winchester 472, rue Main, Winchester Chapelle et Crématorium McGarry, Wake?eld 819 459-1800 Funeral & Cremation Services/ Services funéraires et de crémation SERVICES FUNÉRAIRES ET CRÉMATOIRES \u2022 PRÉARRANGEMENT \u2022 PROGRAMME DE SOINS CONTINUS \u2022 SERVICE DE RÉCEPTION \u2022 PRÊT DE LIVRES SUR LE DEUIL C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE CAROLINE MONDERIE Caroline est décédée le 15 avril 2020, à l\u2019âge de 39 ans, suite à une courageuse lutte contre le cancer.Maman dévouée de ses amours Xavier et Aurélie, elle laisse ses parents adorés Odette et Roger Monderie et son ami de coeur dévoué Bruno Lafrenière.Elle laisse aussi Philippe Laroche, le père de ses enfants, Mireille Laroche qui a été une soeur pour Caroline ainsi que leurs parents Jacqueline et Benoît Laroche.Caroline aimait la vie et ses oncles et tantes : Madeleine (Marc-André Lenneville), Jocelyne (AndréGauthier), Madeleine Duguay, Daniel (Line Paré) et Michel (Marianne Loyer).Caroline a beaucoup aimé ses cousins et cousines et avait un cercle d\u2019amies très chères qu\u2019elle a aimées.Précédée par des gens de coeur : ses grands-parents paternels Desneiges Charrette et Roland Monderie, Claude, Jean-Pierre, Ginette (Guy Pilotte), Gilles (Pierrette), Jean-Marc (Cécile Côté), Jacques (Micheline Lemieux), ses grands-parentsmaternelsArmandHamel et Lorraine Legault,André et Claude Hamel qu\u2019elle a beaucoup aimés.Une cérémonie aura lieu à une date ultérieure, compte tenu des circonstances actuelles.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don soit à la maison des Collines (Wakefield) ou la Fondation Mathieu-Froment-Savoie.La famille désire sincèrement remercier les médecins et infirmières de l\u2019Hôpital de Gatineau pour les bons soins prodigués à Caroline.Enfin, notre famille est touchée par vos marques de sympathie, vos messages et vos textes pour Caroline.Nous sommes très fiers de notre fille, un gros merci à tous! Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à :www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop LES FAMILLES XATRUCH ET LAROCQUE ONT LE REGRET DE VOUS FAIRE PART DU DÉCÈS DE MONSIEUR PIERRE XATRUCH survenu le 29 avril 2020, au CSLD Montfort d\u2019Ottawa à I'âge de 89 ans.Né àAnglet en France en 1931 de parents espagnols, il arrive au Canada en 1951 où il se marie éventuellement avec Agathe Larocque de Corbeil (Ontario).Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses trois enfants : Linda (Marcel Dion), Daniel (Pamela Sherrer) et Alain (Gabriella Giustiniano); ses petits-enfants : Phillip (Stéphanie), Jeremie (Chelsea), Lorenzo, Danica et Chiara; un arrière-petit- fils, Hugo et son frère José-Marie (Jacqueline) en France.Il laisse aussi de nombreux beaux-frères et belles-soeurs, neveux et nièces.En 1961, Pierre obtient son brevet d'enseignement de l'École normale de l'Université d\u2019Ottawa et, en 1962, son baccalauréat ès arts, également de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Il poursuit ses études et obtient sa maîtrise en éducation de l\u2019Université de Toronto en 1968.En 1969, il obtient son certificat d\u2019agent de supervision du ministère de l\u2019Éducation de l\u2019Ontario.Sa carrière professionnelle débute en 1961 comme enseignant àWelland.Il devient directeur d\u2019école en 1964 et professeur associé (Philosophie et Français) à l\u2019École normale de l\u2019Université d\u2019Ottawa en 1968.De 1969 à 1975, il oeuvre à North Bay comme surintendant de secteur pour le Conseil des écoles séparées catholiques du District de Nipissing et comme directeur de l\u2019éducation de ce même conseil de 1975 jusqu\u2019à 1980.En 1980, il devient directeur de l\u2019éducation du Conseil des écoles séparées catholiques d\u2019Ottawa où il demeure jusqu\u2019à sa retraite en 1989.Grâce à l'appui de son épouse Agathe et de sa famille, il s\u2019intègre rapidement dans le giron de la vie franco-ontarienne et, partant, dans le système des écoles de langue française à l\u2019épanouissement duquel il contribue particulièrement en oeuvrant au sein de plusieurs comités du ministère de l\u2019Éducation tels ceux du projet de loi 75, de la Loi 109 et du Conseil supérieur des écoles de langue française, et en participant comme membre de plusieurs associations provinciales telles l\u2019ASFO, le Centre franco-ontarien, l\u2019Ordre de Jacques-Cartier et l\u2019ACFO.Ardent défenseur de ses droits, son engagement envers la francophonie ontarienne est indéfectible.Après sa retraite, Pierre prépare un rapport sur la gestion scolaire pour la minorité francophone de la Colombie-Britannique (1990) et participe activement à la mise sur pied du réseau scolaire fransaskois (1993-1994).Il a également oeuvré en tant que bénévole pendant une douzaine d\u2019années comme membre du conseil d\u2019administration de la Fondation de l\u2019Hôpital Montfort.Un service religieux aura lieu à une date ultérieure.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Hôpital Montfort ou à la Société Parkinson.LA FAMILLE FORTIN A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE M.HUBERT FORTIN décédé le 22 avril 2020, à l\u2019âge de 70 ans.Il était le fils de feu Maurice Fortin et de feu Imelda Léger, père d'Érik Fortin (Paméla Roy) et de Julie Fortin et grand-père de Mya, Lily et Milyanne.Outre ses enfants et petits-enfants, il laisse dans le deuil son frère Jean-Paul (Lorraine) ainsi que plusieurs neveux, nièces, parents et ami(e)s.Il fut prédécédé par sa soeur Lucette.Une célébration de sa vie se fera à une date ultérieure.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop À la maison.les services d\u2019hébergement sont GRATUITS.819 770-3900 www.mmfs.org CENTRE DE SOINS PALLIATIFS DE L\u2019OUTAOUAIS LA MAISON leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 53 C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE M.JEAN-PAUL LECLAIR Survenu le 26 avril 2020 à l'âge de 94 ans, au CSLD Montfort à Ottawa.Il était l'époux de feu LucileVallée et le fils de feuTélesphore Leclair et de feu Rose-Anna Chartrand.Il laisse dans le deuil ses filles Francine (Réjean Benoit) et Hélène (Daniel Dionne), ses trois petits-fils André Benoit, Julien et Olivier Leclair- Dionne de même que ses cinq arrière-petits-enfants Emma, Hailey, Benjamin, Elio et Atlas.Il laisse également ses trois frères Laurent, Germain et Robert, sa soeur Yolande, son beau-frère, ses belles-soeurs et plusieurs neveux et nièces.Il fut prédécédé par son petit-fils Luc Benoit ainsi que par plusieurs frères, soeurs, beaux- frères et belles-soeurs.Jean-Paul Leclair a fait carrière au sein de l'Ontario Milk Marketing Board auprès des producteurs laitiers de l'Est- ontarien.Il a été un fier Chevaliers de Colomb, conseil 3349 de Casselman et membre de l'Assemblée du 4e degré 2382 de St-Albert.La famille tient à remercier l'abbé Callixte Kabalisa pour son accueil et son support spirituel au cours des cinq dernières années au CSLD Montfort.Mourir au monde c'est naître à l'éternité.Doris Lussier Dû à la situation exceptionnelle que nous vivons tous en ce moment, le service religieux aura lieu à une date ultérieure.Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser à la Maison funéraire & chapelle Lafleur, 709, rue Principale, Casselman au 613-764-3286 ou téléco.613-764-5279 ou présentez vos condoléances au site web : maisonfunerairelafleur.com ou par courriel: maisonlafleurhome@bellnet.ca C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE MME JACQUELINE ''JACKIE'' RENAUD décédée le 26 avril 2020, à l\u2019âge de 86 ans.Elle était la fille de feu Eugène Renaud et de feu Alda Charbonneau.Elle laisse dans le deuil sa fille unique Diane Prud'homme.Elle laisse également sa soeur Aline, son frère Roméo, sa filleule Rachel, son filleul Sylvain ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousin(e)s, parents et ami(e)s.Elle fut prédécédée par sa soeur Hélène et son frère Aldège.Sincères remerciements pour l'appui de sa filleule adorée Suzanne Renaud, sa très grande amie Jeanne D'Arc Paquet, son neveu Claude Prud'homme et James (Jim) Doucette qui ont soutenu Maman dans ses moments difficiles.Diane remercie également Dr Azzouzi, oncologue au Centre hospitalier de Gatineau.Une célébration de sa vie aura lieu à une date ultérieure.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à Leucan : www.leucan.qc.ca/fr/donner/ Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS ALYCE SNOW 1941 - 2020 Alyce Snow, originaire d'Inkerman, mais domiciliée àOttawa depuis de nombreuses années, est décédée le 21 avril, à l'âge de 78 ans, à la suite d'un cancer.Née le 11 août 1941, elle était la fille de feuWilliamSnow et de feu JulienneGodin.Elle laisse dans le deuil tous ceux qu'elle aimait profondément dont son fils, Jonathan, et ses deux petits-enfants, Kaito, et Chloe, sa nièce, Lolita, qu'elle affectionnait particulièrement, en plus de ses soeurs, Ruth et Gisèle, et de ses frères, Claude et Gérard, ainsi que de nombreux amis au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, au Japon, aux États-Unis, enAllemagne et en Écosse.Un frère, Édouard, l'a précédée dans la tombe.Psychologue de formation et douée d'intuition et d'une grande générosité, elle a été pour ses amis et ses connaissances, une guide et une confidente toujours à l'écoute.Elle encourageait chez chacun la créativité, la sagesse et la bienveillance.Elle a aussi été d'un grand soutien pour sa famille et une source d'inspiration pour tous ceux qui l'ont côtoyée.Une célébration de la vie aura lieu éventuellement àOttawa, lorsque les rassemblements seront à nouveau permis.Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier 613.241.3680 www.racinerobertgauthier.com C\u2019EST AVEC UN IMMENSE REGRET QUE NOUS VOUS FAISONS PART DU DÉCÈS DE MME GISÈLE LETANG NÉE BÉLAND survenu le 18 avril 2020 à l'âge de 83 ans et 9 mois.Elle était l'épouse de feu Raymond Letang, la fille de feu René Béland et de feu Lucille Pilon.Elle laisse dans le chagrin ses enfants : Jocelyne (Denis), Gilles (Sylvie), Serge (Line), Sylvain (Isabelle) et Chantal (Nadia); ses petits-enfants : Mylène, Marie-Ève, Marc-André, Karine, Sandra, Danny,André, Jessica, Dany, Steven,André Gilles et Francis.Elle laisse aussi 16 arrière-petits-enfants, plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, cousins, cousines, neveux et nièces.Elle était lamarraine deClaude Dupuis et Nadine Letang.Outre ses parents, elle fut prédécédée par sa fille adorée Rachel , sa soeur Huguette, ses frères Raymond (Huguette), Rhéal, Jacques, son arrière-petite-fille Rébecca et une cousine très chère Pauline.La famille aimerait remercier Nathalie et les Résidences de la Gappe, le personnel du CHSLD Vigi ainsi que le Dr Régimbald pour les bons soins prodigués.Vosmarques de sympathie peuvent se traduire par un don à la SociétéAlzheimer de l'Outaouais ou au CHSLDVigi.Vu le contexte actuel, des hommages en sa mémoire auront lieu en présence des cendres à une date ultérieure.Maison funéraire Les Jardins du Souvenir Cimetières 819.778.1515 lesjardinsdusouvenir.com AVIS DE DÉCÈS M.JEAN-GUY (POPEYE) RETHIER 4 MARS 1946 - 21 AVRIL 2020 A la douce mémoire d'un époux, d'un papa, d'un grand-papa et d'un arrière-grand-papa.C\u2019est avec le coeur lourd que la famille vous annonce son décès survenu le mardi 21 avril 2020 à l\u2019âge de 74 ans après une longue et courageuse lutte contre la maladie.Il était le fils de feu Lionel Rethier et de feuThérèse Brodeur.Il laisse dans le deuil son épouse bien-aimée de 48 ans de mariage Francine Rethier (née Soucy); ses enfants : Patrick, Danick (Linda) et Mélanie (Mario); ses petits-enfants : Jonathan (Valérie), Kari-Ann (Joel), Lory, Noah et Léa; ses arrière-petits- enfants : Jayden et Khloé.Jean-Guy était le frère de Jeannine (François), Hélène (feu Denis), Gisèle, Ginette (feu Maurice), Monique et Ronald (Nicole).Il laisse également dans le deuil son beau-frère Pierre (Elaine) et sa tante Yvette ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et amis.M.Rethier fut prédécédé par sa fille Sandra et son frère Gilles (Ginette).Compte tenu des circonstances exceptionnelles que nous vivons, un service religieux, en présence des cendres, aura lieu à une date ultérieure.Les informations vous seront transmises via une seconde publication dès qu\u2019elles seront connues.Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier 613.241.3680 www.racinerobertgauthier.com C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE M.HECTOR LAURIN décédé le 27 avril 2020, à l\u2019âge de 73 ans.Il était l\u2019époux de Beverly Ann White et le fils de feu Marguerite Lepage et de feu Jean-Paul Laurin.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Christine Laurin (Stéphane Tremblay), Claude Laurin (Julie Hébert) et Rachelle Laurin (Luc Labelle); ses petits-enfants : Lisa Fleury, Frédéric Laurin, Sébastien Labelle et ses arrière-petits-enfants : William et Mila Rheault.Il laisse également son frère Jacques Laurin (Hélène Falardeau); ses soeurs : Lucille Doré (Jean-Paul Doré), Gilberte Chénier et Irene Laurin ainsi que plusieurs beaux-frères, belles- soeurs, neveux, nièces, cousin(e)s, autres parents et ami(e)s.Il fut prédécédé par ses frères : Lionel, Paul-Émile Laurin et par sa soeur Lise Lapierre.Une cérémonie aura lieu à une date ultérieure, compte tenu des circonstances actuelles.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés au www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 54 CLAIRE, JUDE ET ANDRÉ ONT LE REGRET D\u2019ANNONCER LE DÉCÈS DE M.JEAN GERVAIS 1933 - 2020 Décédé subitement à sa résidence le 24 avril 2020, à l\u2019âge de 87 ans.Prédécédé par ses parents Auréla Vaudrin et Georges Gervais, sa soeur Jeannine et ses frères Raymond (Hermine Gervais) etYvon.Il laisse dans le deuil son épouse et meilleure amie depuis plus de 60 ans Claire Gervais née Boivin et leur fidèle compagnon \u2018\u2019Jacko\u2019\u2019 .Son fils Jude, sa conjointe Denise Noël et son petit-fils Jean-Jude Gervais (Stéphanie Venne).Son fils André, sa conjointe Sylvie Rioux, ses petits-enfantsAnnie R.Gervais et Jonathan Rioux-Gervais (Erika Bonneau).Ses frères Ronald (Laurette Gervais), Bernard (feu Bernadette Shank).Plusieurs neveux, nièces, parents et ami(e)s.Dû à la situation exceptionnelle que nous vivons tous en ce moment, une célébration de sa vie, en présence des cendres, aura lieu à une date ultérieure à la COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE L'OUTAOUAIS située au 95 boul.Cité-des-Jeunes àGatineau (secteur Hull).Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Institut de cardiologie de l\u2019Université d\u2019Ottawa.La famille désire remercier particulièrement les policiers de la MRC des Collines et les ambulanciers paramédicaux pour leur grande compassion.819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS ÉGIDE DANDENAULT né à Sutton le 20 avril 1927.Égide est décédé paisiblement ce dimanche 26 avril 2020, à l\u2019âge de 93 ans à Gatineau.Il laisse dans le deuil son épouse Françoise Forest et ses enfants : Marie-José, Christine et Sylvain.Il est parti rejoindre son fils aîné Benoît.Il laisse également dans le deuil ses chers petits-enfants : Frédéric, Laurence et Paul; ses beaux-fils : Claude Brunelle et Luc Desforges; ses frères : Richard et André-Marie; sa soeur Clotilde, ses neveux, nièces et conjoint(e)s et ses nombreux amis.La famille tient à remercier de tout coeur le personnel du 4e étage du CHSLD Lionel-Émond qui a pris soin de lui dans les conditions extrêmement difficiles de la pandémie.La cérémonie commémorative aura lieu ultérieurement, lorsque la situation le permettra.Parents et amis, s\u2019ils le désirent, peuvent transmettre un message à l\u2019adresse courriel suivante : Inmemoriamed@yahoo.com 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE MME MICHÈLE-CLAIRE SAINT-JACQUES décédée le 19 avril 2020, à l\u2019âge de 70 ans.Elle était la fille de feu Mme Thérèse Varin.Elle laisse dans le deuil son père M.Claude Saint-Jacques; ses deux fils : Bruce O'Connor et Steve O'Connor; ses petits-enfants : Maude et Mathis.Elle laisse également dans le deuil son conjoint René Charbonneau; ses frères et soeurs : Jocelyne, Marc, Johanne, Pierre, Linda (Bine) et Denis ainsi que ses neveux, nièces et plusieurs ami(e)s.Une célébration en sa mémoire se déroulera à Buckingham, lorsque la situation nous le permettra.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC du Canada.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés au www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE M.RAYMOND CADIEUX survenu le 23 avril 2020, à l\u2019âge de 88 ans, à la suite de problèmes de santé préexistants.Il était l\u2019époux de Clémence (Lalonde), fils de feu Jeanne Durocher et de feu Lucien Cadieux.Outre son épouse, il laisse dans le deuil sa soeur Denise; ses enfants : André (Andrée Champagne), Danielle (Denis Villeneuve), Pierre (Rachelle Carrière) et Monique (Sylvain Boislard).Il laisse également 10 petits-enfants, 8 arrière-petits-enfants et plusieurs amis dont un très cher, Raymond Poitras.Papa était aimé de tous.Nous nous souviendrons toujours de son esprit vif, taquin par moment et de sa grande générosité.Il était une source de conseils, d\u2019astuces, toujours prêt à aider, toujours prêt à donner.Il y aura mise en terre privée des cendres.Compte tenu des circonstances actuelles, une célébration pour lui rendre hommage aura lieu à une date ultérieure.Unmerci spécial à tous ceux qui l\u2019ont accompagné et en ont pris soin au cours des dernières semaines.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop LA FAMILLE CHARTRAND A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE MMEYVETTE LYONS CHARTRAND décédée le 6 janvier 2020 entourés de sa famille, à l\u2019âge de 85 ans.Elle était l'épouse de feu Hervé \"Puce\" Chartrand, la fille de feuWilfrid Lyons et de feu Zéphirina Gibeau.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Richard (Micheline), Jocelyn (Sylvie) et Sylvie (Marc) ; ses petits-enfants : Dominic, Pascale, Jean-Sébastien, Mélissa, Émilie et ses 8 arrière-petits-enfants.Elle laisse également sa soeur Colette Lyons Bédard ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousin(e)s et ami(e)s.Le service religieux aura lieu à une date ultérieure à la COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE L\u2019OUTAOUAIS située au 1369, boul.La Vérendrye Ouest à Gatineau.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Résidence Le Monarque.La famille désire remercier le personnel du 3e étage de l'Hôpital de Papineau ainsi que la Résidence Le Monarque pour les soins exceptionnels prodigués.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS FAISONS PART DU DÉCÈS DE LISE DUQUETTE NÉE GROULX Maman est décédée le samedi 11 avril 2020, à l\u2019âge de 79 ans après quelques jours à l\u2019hôpital.Prédécédée par Papa, SergeDuquette, ses parents :Ernest Groulx et Cécile Faubert et son frère Gérald.Elle laisse dans le deuil ses deux fils : Luc (Michelle Flansberry) et Sylvain (Manon Jean) et ses petits-enfants :Renaud et Estelle.Elle laisse également ses soeurs : Claudette et Gisèle (Raymond St-Maurice), ses belles-soeurs :Aline Lafortune (feu Gérald Groulx) et Anne-Marie Duquette (feu Carroll Duquette) ainsi que plusieurs neveux (tout spécialement Pierre Duquette et famille), nièces, cousin(e)s et ami(e)s.À la demande de la défunte, des funérailles privées auront lieu dans l'intimité familiale à une date ultérieure.Des dons à la Fondation Santé Gatineau pour le département des soins palliatifs de l'Hôpital de Hull (116, boul.Lionel-Émond, Bureau B-202, Gatineau, QC J8Y 1W7) seraient appréciés.https://www.jedonneenligne.org/fonda- tionsantegatineau/frm_detail.php?FrmUID=1 La famille désire remercier le personnel des soins palliatifs de l'Hôpital de Hull, en particulier la Dre Maude Lasnier- Leduc pour son soutien et sa compassion dans cesmoments difficiles ainsi que le personnel du Chartwell Domaine des Trembles oùMaman a vécu ses dernières années.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 55 C\u2019EST AVEC UNE IMMENSE TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE M.ANATOLE MALETTE décédé le 24 avril 2020, à l\u2019âge de 96 ans.Il était l\u2019époux de feu Colombe St-Amour et le fils de feu Omer Malette et de feu Blanche Quevillon.Il laisse dans le deuil ses enfants : Ghislain (Jocelyne), Guillaume (France), Gustave et Gérin (Christine); ses petits-enfants :Anik, Karina, Pascal, Philippe, Nicholas, Samuel et Jérémie; plusieurs arrière-petits-enfants et arrière-arrière-petits-enfants.Il laisse également ses frères : Jacques (Jeaninne), Albert (Suzanne) et Robert (Monique); ses soeurs: Gertrude (feuYvon) et Gilberte (feu René) ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousin(e)s, parents et ami(e)s.Il fut prédécédé par ses frères et soeurs : Léopold, Gaetan, Roch, Jean, Jeanne-Claire, Léona et Gabrielle.Une célébration de prières, en présence des cendres, aura lieu à une date ultérieure dans l'intimité familiale.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CISSSO.La famille désire remercier le personnel du CHSLD Champlain pour les bons soins prodigués.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS GASTON LACROIX 28 OCTOBRE 1945 - 22 AVRIL 2020 C\u2019est avec immense tristesse que nous vous annonçons le décès de Gaston Lacroix décédé le 22 avril 2020, à l\u2019âge de 74 ans.Il était le conjoint de feu Micheline Hotte et le fils de feu Zénon Lacroix et de feu Alexina Roy.Il laisse dans le deuil ses deux enfants,Yves Hotte, Carole Hotte (Serge) et ses petits-enfants, Melinda Hotte, Kevin Barber, Vicky Barber, ainsi que son arrière- petite-fille adoréeAnélia Il laisse également ses frères et soeurs : Denise (Lucien), Donald (Lise), Solange (feu Jean), Florent, Daniel (Peddy).Il fut précédé par Louise (feu Jean-Paul), Aurèle (feu Georgette), Orphyr (Marie-Rose), Paul (Thérèse), Guy (Claire), Gilles (Fleurette), Mignonne (feu Roland), Hector (Madeleine), Rolande et Gérald (Lucie).Il laisse aussi plusieurs belles-soeurs et beaux-frères : Alain (Nicole), Diane (Denis), Roland (feu Thérèse).Il fut précédé parArmand (feu Lucille), Gisèle (feu Gérard),Yvette (feu Fermand), Maurice (feuMargot), Réjean (Gisèle) et Gaëtan.Une rencontre commémorative pour célébrer la vie de Gaston aura lieu au Cimetière Beechwood, lorsque nous pourrons nous rassembler.Pour ceux et celles qui le désirent, vous pouvez faire un don à la Société canadienne de la sclérose latérale amyotrophique (SLA).Beechwood Services funéraires, cimetière et crémation 613.741.9530 www.beechwoodottawa.ca LA FAMILLE POULIN A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE MME RAYMONDE POULIN NÉE LAVIOLETTE de Lefaivre, Ont., décédée paisiblement le vendredi 24 avril 2020, à l\u2019âge de 90 ans.Elle était la tendre épouse de feu Léo Poulin; la fille de feu Louis Laviolette et de feuAurore Larche; lamère bien-aimée deCarmen (feu RaymondDurocher), Luc (Johann Lecuyer), Francine (JacquesGirouard), Louise (AndréHotte), Nicole, Lucie (AndréDelorme), Mario (Louise Laforest) et Michel (Martine Jean-Louis); la grand-mère adorée de 12 petits-enfants et trois arrière-petits-enfants.Lui survivent également deux soeurs, Laurette (feu Lucien D\u2019Aoust) et Lise (Robert Labrosse), ainsi que des belles-soeurs, neveux et nièces.Elle fut prédécédée par deux frères, Maurice etYvon; une soeur Réjeanne Parisien.Étant donné les circonstances actuelles, un service religieux aura lieu à une date ultérieure en l\u2019église St-Thomas de Lefaivre, suivi de l\u2019inhumation au cimetière paroissial.Un merci spécial au personnel du Centre d\u2019accueil Mon Chez Nous à Lefaivre et à l\u2019équipe de Paramed, spécialement à Françoise Picard, pour leur dévouement et les bons soins prodigués à notre mère.Pour ceux et celles qui le désirent, vos marques de sympathie peuvent se traduire par des dons à la Fondation du cancer de la région d'Ottawa, 1500, promenadeAlta Vista, Ottawa, Ont., K1G 3Y9.La direction des funérailles a été confiée à laMaison Funéraire Lamarre & Fils, 453, rue St-Philippe,Alfred, Ont., (613) 679-2802.Pour un message de condoléances/don ou pour de plus amples renseignements, prière de visiter lewww.mflamarre.ca 613.679.2802 www.mflamarre.ca LA FAMILLE LAMOUREUX A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE M.GUY LAMOUREUX d\u2019Ottawa, autrefois de St-Isidore, Ont., décédé paisiblement le dimanche 26 avril 2020, à l\u2019âge de 84 ans.Il était le tendre époux de Rachel Parent; le fils de feu Amédée Lamoureux et de feu Jeanne Lalonde; le père bien-aimé deVincent,Yvon (Sylvie Dorval) et Guylaine; le grand-père adoré de Patrick et Marc-André Barbeau, Nicolas Dorval, Alexandra et Catherine O\u2019Farrell; l\u2019arrière-grand-père de Rémi et Maya.Lui survivent également deux soeurs, Jeannette (Viateur Secours) et Marie-Andrée (Jean-Claude Vallée); deux belles-soeurs, Jeannine Parent (Denis Lalonde) et Gisèle Parent (Royal Patenaude), ainsi que plusieurs neveux et nièces.Étant donné les circonstances actuelles, un service religieux aura lieu à une date ultérieure en l\u2019église St-Isidore à St-Isidore; inhumation au cimetière paroissial.Un merci spécial au personnel de la Résidence Chapel Hill à Orléans et du Centre de soins de longue durée Montfort pour leur dévouement et les bons soins prodigués àGuy.Pour ceux et celles qui le désirent, vos marques de sympathie peuvent se traduire par des dons à la Société Alzheimer, 1750, chemin Russell, Suite 1742, Ottawa, Ont., K1G 5Z6 et/ou à la Fondation du cancer de la région d\u2019Ottawa, 1500, promenadeAlta Vista, Ottawa, Ont., K1G 3Y9.La direction des funérailles a été confiée à laMaison Funéraire Lamarre & Fils, 453, rue St-Philippe,Alfred, Ont., (613) 679-2802.Pour un message de condoléances/don ou pour de plus amples renseignements, prière de visiter lewww.mflamarre.ca 613.679.2802 www.mflamarre.ca AVIS DE DÉCÈS NEIL BOURGON Décédé paisiblement le 22 avril 2020 à la résidence Chapel Hill à l\u2019âge de 95 ans.Il était le fils de feu Ovila Bourgon et de feu Alice Legault de St-Isidore de Prescott, ON, ainsi que le frère de feu Florian Bourgon.Il était également le cher époux de feu Jacqueline Martin.Il laisse dans le deuil sa soeur Estelle Couture; 7 enfants : Luc (Louise Guertin), Sylvie (Christopher Purvis), Normand (Lise Carbonneau), Christine (Claude Laplante), Pierre (Lyne Vincent), Stéphane ainsi que feu Patrice.Il sera grandement regretté par 17 petits- enfants, 16 arrière-petits-enfants et une arrière-arrière-petite-fille Elsee May en Angleterre.Plus jeune Neil était un cultivateur acharné, fier d\u2019avoir transformé une ferme quasi abandonnée en une entreprise enviable.Un être humble et pieux, sa foi chrétienne l\u2019aura soutenu à travers plusieurs épreuves de la vie.Durant les 3 dernières années de sa vie, malgré une démence vasculaire progressive, il continuait à manifester une fière indépendance et à profiter des activités sociales.La famille désire remercier tout le personnel de la résidence Chapel Hill All Seniors Care ainsi que le docteur E.Skaff M.D.Lorsque les restrictions sociales courantes seront levées, une célébration de sa vie sera annoncée et aura lieu à l\u2019église St-Joseph à Orléans, ON.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer qui supporte également la démence vasculaire.Maison funéraire Kelly www.kellyfh.ca C\u2019EST AVEC UNE IMMENSE TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE MME BERTHE NADON Décédée le 22 avril 2020, à l\u2019âge de 76 ans.Elle était la fille de feu Amabilis Charette et de feu Lionel Nadon.Elle laisse dans le deuil son conjoint Gaston Touchette, sa fille Renée (Jean-Luc Richard), son fils Georges-Étienne et les filles de son conjoint Linda et Cindy.Elle laisse aussi dans le deuil sa soeur Isabelle (feu Réjean Lacroix), ses frères Rolland (Huguette) et Georges (feu Pauline), sa cousine Jeanette Giroux (Paul Hébert), ses neveux et nièces, des parents et de nombreux ami(e)s.Elle fut précédée par son frère Jacques (Denise) et par le fils de son conjoint, Danny.Une célébration de sa vie, en présence des cendres, aura lieu à une date ultérieure.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à D\u2019une rive à l\u2019autre pour la SLA, sur Facebook, ou à La société de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) du Québec.La famille désire remercier le personnel du CLSC, d'Aidexpress et du CHSLD Ernest Brisson pour les bons soins prodigués.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 56 LES FAMILLES LAFLEUR ET LALONDE ONT LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE M.GAÉTAN LAFLEUR décédé le 23 avril 2020, à l\u2019âge de 85 ans.Il était l\u2019époux de Patricia Lafleur et le fils de feu Eva Dallaire et de feu Damien Lafleur.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants :Claude, Jean (Sylvie Périard) et Nathalie (André Durocher); ses petits-enfants : Jérémie Lalonde, Nadine Parent, Jamélie Villeneuve et Marie-Jade Lafleur ainsi que 3 arrière-petits-enfants.Il laisse également son frère André (Pierrette Labrosse); sa soeur Liliane (feu Germain Lesieur); ses belles-soeurs: Anne (Benoit Boisvert), Linda (Michel Blais) et Céline (feu Mario Blais) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousin(e)s, parents et ami(e)s.Il fut prédécédé par son petit-fils Steve Parent ainsi que par plusieurs frères, soeurs, beaux-frères et belles-soeurs.Une cérémonie aura lieu dans l'intimité familiale.La famille désire remercier sa petite-fille Nadine Parent ainsi que l'infirmière Nancy Ladouceur de la clinique de Thurso pour les bons soins prodigués.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop LA FAMILLE MARQUIS A LE REGRET DE VOUS ANNONCER LE DÉCÈS DE MME ANDRÉE LEMIEUX décédée le mercredi 22 avril 2020, à l'âge de 87 ans, des suites de la maladie d\u2019Alzheimer.Elle était la fille de feu Ludger Lemieux et de feu Ida Labbé.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Denis (Christine Désormeaux), Claude (Sylvie Levac), Mireille (Guy Mousseau) et Anne-Marie; son conjoint Jacques Beaudry et ses enfants.Elle laisse aussi 11 petits-enfants : Jean-Alexis, Étienne, Martine, Gabriel, Lévy, Milane, Marie-Chanelle,Annabelle, François-Xavier, Geneviève et LouisMinkoro;3 arrière-petits-enfants :Lilianne,Adèle et DavidAntonio.Elle laisse également ses soeurs:Thérèse, Ghislaine et Huguette; son frère Gilles ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousin(e)s et ami(e)s.Elle fut prédécédée par ses frères : Guy, Pierre, Jean et Michel ainsi que ses soeurs : Rita et Micheline et également prédécédée en 2014 par le père de ses enfants, Marcellin Marquis.La famille tient à remercier le personnel des Centres hospitaliers de Hull et Gatineau, de l\u2019Aile 3B de Cité-Jardin et de la Maison Bruyère pour les bons soins et les attentions durant sa maladie ainsi que l\u2019assistance des travailleuses sociales et infirmières du CISSS de l\u2019Outaouais.Finalement un merci spécial à ses proches aidantes Lucette Naud et Carole Lalonde.En raison des restrictions liées à la COVID-19, une célébration de sa vie aura lieu à une date ultérieure qui vous sera communiquée.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation SantéGatineau ou à la SociétéAlzheimer de l\u2019Outaouais québécois.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE M.FRANÇOIS MONETTE décédé le 25 avril 2020, à l\u2019âge de 84 ans des suites d\u2019un cancer du poumon.Il était l\u2019époux de Suzanne Desjardins depuis 55 ans.Il laisse aussi dans le deuil ses trois filles : Carole (Claude Chartrand), Danielle (François Boivin) et Julie (Michel Letang); ses six petits-enfants :Alex, Jean-Claude, Marc-Antoine, Camille, Patricia et Andréanne.Il laisse également ses deux frères : Robert (Yolande Millette) de St-Jérôme et Paul-Rhéal (Monique Gauthier) de Ste-Agathe.Un service religieux, en présence des cendres, aura lieu à une date ultérieure à la Coopérative funéraire de l\u2019Outaouais située au 1369, boul.La Vérendrye Ouest à Gatineau.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer.Un gros merci au personnel médical et aidant du 5e nord de l\u2019Hôpital de Gatineau.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à : www.cfo.coop 819.568.2425 PARTOUT EN OUTAOUAIS cfo.coop AVIS DE DÉCÈS SR MARIE-PAUL VILLENEUVE À la MaisonAmélie-Fristel, le 29 avril 2020, est décédée Sr Marie-Paul Villeneuve (en religion Sr Madeleine de l\u2019Eucharistie) à l\u2019âge de 89 ans.Elle a vécu une grande partie de sa carrière d\u2019éducatrice à Robertville et à Nicolas-Denys au Nouveau-Brunswick, et à Guernesey dans les îles anglo-normandes.Nous pouvons maintenant l\u2019entendre chanter de sa voix cristalline « Joie parfaite au coeur de Dieu, Paix levée comme une aurore, Joie de vivre au coeur de Dieu ».Outre les Soeurs des Saints-Coeurs de Jésus et de Marie, elle laisse dans le deuil ses frères et soeurs :Thérèse (feu Gilles Dumouchel), feu Jean (feu Liliane Johanis), feu Hubert (feu Isabelle Faughnan), Michelle (feu Fernand Bériault), Georges (Estelle Saumure), feu Donald (Cécile Brazeau), feu Daniel (Lucie Larose), feu Madeleine (Guy St-Louis), Robert (Gaétane Laplante), Gilbert (Suzanne Leduc).En raison de la pandémie du coronavirus, la congrégation avisera d\u2019une célébration commémorative à une date ultérieure.Centre Funéraire Régional Joliette 1077, rue Lépine, Joliette www.centrefunerairejoliette.com Entreprise Distinction membre de la Corporation des thanatologues du Québec Pour renseignements Centre funéraire Régional de Joliette Téléphone: 450.753.7427 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie:www.centrefunerairejoliette.com AVIS DE DÉCÈS M.RHÉAL LABRÈCHE C\u2019est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de M.Rhéal Labrèche.Il est décédé le 23 avril 2020 à l\u2019âge de 88 ans.Il laisse dans le deuil son épouse Thérèse (née Lortie) et ses enfants Diane (Hervé), Pierre, Suzanne (Raymond), Marc (Ying), ses petits- enfants, ses arrière-petits-enfants, ainsi que sa soeur Rollande et son frère Marcel.Merci aux employés de Symphony Senior Living pour tous les bons soins prodigués à Rhéal.Vu les circonstances actuelles, nous nous voyons dans l\u2019obligation de reporter la cérémonie funèbre à une date ultérieure.Les messages de condoléances peuvent être faits au site : www.heritagefh.ca Complexe funéraire Héritage 613.830.2305 www.heritagefh.ca C\u2019EST AVEC TRISTESSE QUE NOUS VOUS ANNONÇONS LE DÉCÈS DE GILLES CAMPEAU le jeudi 23 avril 2020, à l\u2019âge de 65 ans.Il laisse dans le deuil son épouse, Lucie Campeau (Guay), ses enfants : Isabelle (Scott) et Sébastien (Marie-Lise) et ses petits-enfants : Maya et Eva.Il laisse également ses soeurs : Ghisline Breau (Rhéal), Micheline Lafrance (François) et ses frères : Royal (Hélène), Marcel (Teresa) et Michel (Lorraine), ses beaux-frères et belles-soeurs : Richard Guay (Marquise), Denis Guay (Lyse), Marc Guay et (feu)Roger Guay (Claire), ses belles-soeurs : Lise Diotte (Marcel), Anne Guay (Sylvain Perrier), ainsi que plusieurs neveux, nièces et ami(e)s.Il fut prédécédé par ses parents: Ernest Campeau et Réjeanne Campeau (Leduc), ainsi que sa soeur, Yolande (feu Oscar Richer).La famille désire remercier la maison de soins infirmiers de Limoges pour les bons soins et compassion.Une célébration en commémoration de Gilles aura lieu dans l\u2019intimité de la famille à une date ultérieure. leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 57 AVIS DE DÉCÈS SIMON DORVAL ÀMontréal, le 25 avril 2020, à l'âge de 86 ans, est décédéSimonDorval, conjoint de Maryse Derrien.Outre sa conjointe, il laisse dans le deuil ses enfants François (FranceVarin) et Nicole, ses petits-enfants, Sébastien, Martin,Viviane, Charles et Mathieu, sa soeur Monique (feu Paul Fortin), ses beaux-frères et belles-soeurs, ses neveux et nièces ainsi que de nombreux amis.Il ira rejoindre sa première épouse, Louise Brochu, ainsi que ses feus frères et soeurs, ses feus beaux-frères et belles-soeurs.Pendant plus de quatre ans et jusqu'à son décès, il aura habité au Centre d'hébergement Ernest-Routhier dirigé par une femme remarquable, Bernadette Valmera.Il y a rencontré une équipe exceptionnelle.Nous tenons à remercier tout le personnel du deuxième étage pour son dévouement.Grâce à eux, nous savions Simon protégé et en sécurité.Nous leur devons énormément.On se souviendra de Simon, un érudit, reconnu pour sa vivacité d'esprit, sa grande curiosité, sa ténacité et son sens de l'humour.Un don à la Fondation Santé Urbaine (dédié au CHSLD Ernest-Routhier) serait apprécié en sa mémoire.https://www.jedonneenligne.org/fondationsanteurbaine/index.php En raison des circonstances actuelles, une cérémonie commémorative aura lieu à une date ultérieure.https://yveslegare.com/avis-de-deces/simon-dorval/ AVIS DE DÉCÈS M.RAYMOND GUINDON décédé le 21 avril 2020, à l\u2019âge de 77 ans.Il était le fils de feu Béatrice Desjardins et de feu Omer Guindon.Il laisse dans le deuil son frère Marcel (Madeleine); ses soeurs : Gisèle, Gaetane et Jeannine ainsi que plusieurs neveux, nièces et ami(e)s.Suite aux circonstances actuelles de pandémie, la mise en terre souhaitée par le défunt sera reportée à une date ultérieure.AVIS DE DÉCÈS MME GERTRUDE CHARTRAND Est décédée le 27 avril 2020, à l\u2019âge de 86 ans.Elle était la fille de feu Philippe Vachon et de feu Albertine Martin.Elle était l\u2019épouse bien-aimée de feu Guy Chartrand.Elle laisse dans le deuil sa fille unique Gisèle Chartrand, son petit-fils Vincent et ses soeurs :Sr Marie du Carmel (née FrançoiseVachon) et Carmelle (Marcel Gougeon).Elle laisse également plusieurs neveux, nièces et ami(e)s.Elle fut prédécédée par plusieurs frères et soeurs.Des visites privées se tiendront le samedi 9 mai 2020 à compter de 13 h 30 suivies des funérailles qui seront célébrées pour la famille seulement à 14 h 30.La famille vous invite à visionner en direct ou en rediffusion les visites ET le service funéraire deMme Chartrand sur le site suivant : https://funeraweb.tv/fr/defunts/ En mémoire de Mme Chartrand, des dons à la Société de la démence d\u2019Ottawa et du comté de Renfrew serait grandement appréciés.Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier 613.241.3680 www.racinerobertgauthier.com AVIS DE DÉCÈS PIERRE GRANDMAITRE Nous sommes tristes d'annoncer le décès de M.Pierre Grandmaitre le 25 avril 2020, fils de feu Gérard et Rita (née Marcil).Il laisse dans le deuil sa compagne Marie-Andrée Michaud; ses soeurs Hélène (Jean) et Diane (Denis); son frèreYves (Debbie); ses enfants Alexandre (Julie), Simon (Marie-Sophie) et ses petits-enfants Maya-Sophie et Olivier, ainsi que les membres de sa famille élargie Tracy (Jason) et leurs enfants Dylan, Emily et Grace, Amy (Dan) et leurs enfants Violet et Sam, Marie- Pierre, son fils Jean-François, sans oublier Teresa (Dubé) et Francine (Potvin).Il laisse aussi dans le deuil plusieurs neveux et nièces, cousines, cousins et ami(e)s.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par des dons à la Maison d\u2019amitié.Une fois que les circonstances le permettront, une célébration de la vie sera tenue pour la famille et les amis.Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier 613.241.3680 www.racinerobertgauthier.com La SECTION InMemoriam 1er ANNIVERSAIRE MME THÉRÈSE LEMAY (HURTUBISE) DÉCÉDÉE LE 6 MAI 2019 Chère Thérèse, déjà une année s\u2019est écoulée depuis ton ultime départ, mais sache que tu es toujours présente dans nos coeurs.Pour toutes les années de bonheur, pour ton immense bonté et les précieux souvenirs que tu nous as laissés, tu ne seras jamais oubliée.De là-haut, veille sur nous tous, ici-bas.Nous te témoignerons notre reconnaissance lors de messes anniversaires qui seront célébrées respectivement le dimanche 10 mai 2020 à 11 h et le dimanche 6 septembre 2020 à 11 h en l\u2019église Notre- Dame-de-la-Guadeloupe de Gatineau.Ton époux Paul et la famille EN MÉMOIREDE DENISE ANGRIGNON 4 MAI 2019 Chère maman, Il y a maintenant 1 an que tu nous as quittés et il n\u2019y a pas une journée qui passe sans que nous ne pensions à toi.Ta voix, ton écoute et ton rire nous manquent à tous les jours.Notre seule consolation dans ton départ, est que tu es maintenant avec papa et qu\u2019à vous deux vous allez veiller sur nous.Tu es dans nos coeurs à jamais.De tes enfants Line, Claude et Michel De tes brus Daisy et Mylène qui t\u2019adoraient.De tes petits-enfants Josée et Lino, Nathalie et Marco, Sébastien, Bianca, Greg et Sarah.De tes arrière-petits-enfants Amélie, Jessica et Gabriel Et de tes nièces Pauline et Suzanne qui te considéraient comme leur 2e mère.10e ANNIVERSAIRE M.ANDRÉ LAFLEUR À la douce mémoire d\u2019André Lafleur, décédé le 1er mai 2010.Seules les années peuvent alléger un peu la tristesse que ton départ a laissée dans nos coeurs.Notre plus grande consolation, c\u2019est l\u2019espérance de te revoir un jour.Parents et amis, ayez une pensée pour lui.Debbie et la famille Lafleur xoxo À LA DOUCE MÉMOIRE DE - RÉJEAN LAFRENIÈRE décédé le 30 avril 2016 Cher époux, papa et grand-papa bien-aimé, depuis ton départ, il y a 4 ans, il ne se passe pas une journée sans que nous pensions à toi et le coeur nous fait mal.Notre seule consolation est de savoir que tu as vécu pleinement et que tu as laissé dans chacun de nous les qualités d'un grand homme.Quelle chance d'avoir eu un époux, père et grand-père aussi sage, bienveillant et dévoué.De là-haut veille sur nous afin que nous puissions rester une famille unie jusqu'au jour où nous nous retrouverons tous près de toi.Nous t\u2019aimons.Juliette, Françoise, Luc et Martin SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 58 LE ROUGE ET NOIR Nick Arbuckle était excité à l\u2019idée de devenir enfin quart-arrière partant d\u2019une équipe dans les rangs pros à Ottawa.«Surtout après tout ce temps et ce parcours.Mais là, tout est mis sur pause», concède le plus jeune d\u2019une famille de quatre garçons élevés en Californie.Arbuckle ne l\u2019a pas eu facile depuis son adolescence.Sa mère est décédée pendant qu\u2019il était à l\u2019école secondaire.La NFL l\u2019a ignoré à son repêchage de 2016, malgré un séjour fructueux à Georgia State où il a battu un record de la conférence Sun Belt en amassant 3368 verges via la passe durant une saison.Les Steelers de Pittsburgh l\u2019ont bien invité à un mini-camp au printemps un mois plus tard, mais c\u2019est tout.La LCF lui a fait signe une première fois en 2016.Les Stampeders de Calgary l\u2019ont placé au sein de leur équipe de pratique où il a empoché quelques chèques pendant un mois avant d\u2019être libéré.Arbuckle a occupé divers emplois pour survivre à son retour aux États-Unis.De plongeur dans une cafétéria d\u2019école à nettoyer des piscines.À un certain moment, sa conjointe avait aussi trois emplois.Les portes de la LCF se sont ouvertes à nouveau en 2018 lorsque le quart substitut des Stamps, Andrew Buckley, a pris sa retraite.Arbuckle a surtout été utilisé pour des jeux au sol à sa première saison complète, amassant 73 verges et cinq touchés.Puis l\u2019an dernier, les Stamps l\u2019ont promu temporairement en tant que partant lorsque leur vedette Bo Levi Mitchell s\u2019est blessée aux pectoraux.Nick Arbuckle a complété 73 % de ses 238 passes pour 2103 verges, 11 touchés et cinq interceptions.Calgary a conservé une fiche de 4-3 lorsqu\u2019il a été son quart partant.Un rendement qui a convaincu Ottawa de transiger pour obtenir ses services en janvier.Quelques semaines plus tard, on lui donnait un généreux pacte de deux ans.«Je pense chaque jour encore à ces moments difficiles.Ça me garde motivé.Ça me pousse à travailler encore plus fort.Et ça me rappelle comment les choses peuvent débouler rapidement, que ce soit du mauvais au bon, du bon au mauvais.» MARTIN COMTOIS, LE DROIT Le nouveau quart partant a déjà été plongeur dans une cafétéria MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un quart-arrière, d\u2019une voiture et d\u2019un arbre en temps de pandémie à Ottawa.L e q u a r t- a r r i è re, c \u2019e st Ni c k Arbuckle.Un athlète américain âgé de 26 ans qui est déjà populaire auprès des amateurs du Rouge et Noir d\u2019Ottawa.Il n\u2019a pourtant jamais lancé une passe dans l\u2019uniforme de sa nouvelle équipe.Il est très actif sur les médias sociaux depuis son arrivée dans la capitale, à la fin de l\u2019hiver.Il se fait encore plus entendre depuis que la COVID-19 le tient loin du gymnase et d\u2019un terrain de football.Le quart diffuse des vidéos de séances d\u2019entraînement qu\u2019il improvise avec les moyens du bord.Celle impliquant son bolide noir a fait jaser.«Oui, je pousse encore mon automobile.C\u2019est une bonne alternative au traîneau d\u2019entraînement, même si c\u2019est un peu plus pesant», lance Arbuckle en riant.«Mais je suis habitué d\u2019être créatif.Quand je fréquentais l\u2019école secondaire, je n\u2019avais pas accès aux mêmes équipements que les autres.J\u2019ai appris rapidement à utiliser des objets autour de la maison.J\u2019ai l\u2019impression ces temps-ci de renouer avec mes racines.» Il faut aussi parler de l\u2019arbre qui est situé dans la cour arrière de sa nouvelle maison dans le quartier Findlay Creek, au sud d\u2019Ottawa.«Habituellement, j\u2019utilise un filet quand je vais lancer le ballon.Mais parfois, c\u2019est pas mal venteux, ici.Donc je me sers de l\u2019arbre comme receveur!» «Mais ça peut endommager par contre quelques branches.J\u2019utilise aussi parfois une clôture.» Sa conjointe Zakiyyah Shabazz l\u2019aiderait bien à capter quelques ballons, mais elle occupe un rôle plus important, ces jours-ci.Celle de future maman.Le premier enfant du couple est attendu dans la prochaine semaine.«C\u2019est incroyable de penser que nous allons voir bientôt ce bébé qui bouge tout le temps dans son ventre.Ce bébé qui était simplement un point sur un test de grossesse, il y a quelques mois.» Arbuckle a mis la touche finale dans la dernière semaine à la chambre d\u2019enfant.En temps normal , le camp d\u2019entraînement du Rouge et Noir commencerait le 17 mai.«Une semaine ou deux après cette naissance, souligne le nouveau quart partant.«C\u2019est malheureux que le début de la saison soit reporté, mais ça va me permettre de consacrer plus de temps à ma famille durant ce premier mois ensemble.» S\u2019il a besoin de conseils parentaux, Nick Arbuckle pourra se tourner vers plusieurs de ses coéquipiers chez le Rouge et Noir.Ils sont nombreux à être devenus papas depuis l\u2019automne dernier.D e Jason Lau zon-Séguin à Antoine Pruneau en passant par Nolan MacMillan, Nigel Romick et Brad Sinopoli.Arbuckle a eu la chance justement de lancer quelques ballons à Sinopoli avant le début du confinement en mars.«Nous avions même établi un horaire d\u2019entraînement avant que tout ça arrive», dit-il.Et il y a ce plan concocté avec ses patrons.Ça prévoyait plusieurs sorties dans la communauté de la part du quart acquis des Stampe- ders de Calgary en janvier.«Je voulais interagir avec les gens.Mais ces plans, comme beaucoup d\u2019autres choses ont changé rapidement, affirme Arbuckle qui a passé les deux dernières années en Alberta.«J\u2019essaie donc d\u2019être présent d\u2019une autre façon via les médias sociaux.J\u2019essaie d\u2019apporter un peu de soleil, un peu de positivisme, dans le quotidien des gens.» On l\u2019a vu offrir des cartes cadeaux d\u2019épicerie pour des gens dans le besoin au début de la crise.Les prochaines semaines lui permettront aussi de travailler sur son apprentissage du français.«C\u2019est important pour moi.Ma conjointe le parle déjà.Elle avait suivi des cours à l\u2019école.Puis nous voulons que notre fille apprenne le français aussi.Ça va rendre la communication encore plus facile.» Utiliser les moyens du bord Le nouveau quart-arrière partant du Rouge et Noir, Nick Arbuckle, a improvisé différentes façons de s\u2019entraîner pendant la pandémie.Il se prépare aussi à devenir papa dans les prochains jours.\u2014 PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 SPORTS 59 C hris Flynn lance encore le ballon à l\u2019âge de 53 ans.Et il continue de courir et changer de direction comme un écureuil.Même que le meilleur quart- arrière de l\u2019histoire du football universitaire canadien a mené une équipe à un championnat, l\u2019automne dernier, en Outaouais.Ses coéquipiers des Falcons et lui ont gagné la finale de la.Ligue de touch football de Buckingham.«La ligue dans laquelle j\u2019avais commencé à l\u2019âge de 14 ans, souligne Flynn.J\u2019affronte des gars qui sont environ 25 ans plus jeunes que moi.Il y a juste deux ou trois joueurs plus âgés que moi.Mais j\u2019ai beaucoup de plaisir.C\u2019est très compétitif.À mon réveil le jour de notre finale en novembre, je ressentais la même nervosité que lorsque je jouais à l\u2019époque.Il y avait juste moins de gens dans les estrades!» Flynn espère qu\u2019il y aura une nouvelle saison.Car il n\u2019a pas l\u2019intention de s\u2019arrêter.L\u2019an dernier, il a raté quelques parties, dont une en raison d\u2019un voyage à Halifax.Les Huskies de Saint-Mary\u2019s ont retiré le numéro 1 qu\u2019il a porté pendant quatre saisons entre 1987 et 1990.Quatre saisons marquées par quatre titres de conférences et deux participations au match de la coupe Vanier.Flynn demeure le seul triple récipiendaire du trophée Hec Crighton décerné au joueur par excellence du football universitaire canadien.En 2011, il été intronisé au Temple de la renommée du football canadien.«J\u2019ai pu me faire un nom car à l\u2019époque, TSN diffusait trois ou quatre de nos matches chaque saison.Nos faits saillants se retrouvaient aussi en manchette de leurs bulletins de nouvelles.Quand je revenais à Buckingham, tout le monde m\u2019en parlait.» Sa carrière chez les pros l\u2019a amené en France.Il y a eu cette courte aventure en tant que receveur chez la Machine de Montréal de la défunte Ligue mondiale.«Où j\u2019ai côtoyé des gars qui portaient des bagues du Super Bowl», relate Chris Flynn.C\u2019est sans oublier deux essais chez les défunts Rough Riders d\u2019Ottawa où i l n\u2019a jamais eu une réelle occasion en tant que quart-arrière.«Je me souviens de mon premier passage en 1992.Chaque quart-arrière devait jouer un quart durant un match hors- concours.Je n\u2019avais eu finalement que trois jeux à l\u2019attaque.C\u2019est mon seul regret.J\u2019aurais aimé disputer un quart complet ou même un match complet.» Lors de son deuxième passage à Ottawa en 1996 où il a disputé trois parties, on l\u2019avait muté au poste de maraudeur.«Je faisais bien ça lors des entraînements.J\u2019interceptais les passes de notre quart-arrière.On voulait me ramener la saison suivante.mais l\u2019équipe avait finalement fermé ses portes.» Les Roughriders de la Saskatchewan lui avaient offert de se joindre à eux en 1997.«Mais je me suis dit qu\u2019il était temps que je me trouve un véritable emploi!» Le père de famille travaillait chez Axon Sports avant la pandémie.Il s\u2019occupait de distribuer un appareil permettant d\u2019évaluer les athlètes ayant subi une commotion cérébrale.Sa grande fille de 28 ans, Chelsea, habite au Texas tandis que fiston Nate, âgé de cinq ans, passe une partie de son temps avec lui à Mayo.«Je lui ai aménagé une patinoire l\u2019hiver dernier», lance le fier papa, qui excellait aussi au hockey.«J\u2019ai joué au sein des Sieurs de Papineau, une équipe pee-wee BB.Stéphane Richer était un de mes coéquipiers.» Le même Richer qui allait marquer 50 buts plus tard chez les Canadiens de Montréal pendant que Flynn se faisait un nom au football universitaire canadien.GAGNER DANS SA CINQUANTAINE Le Buckinois Chris Flynn est toujours considéré, 30 ans plus tard, le meilleur joueur de l\u2019histoire du football universitaire canadien.\u2014 COURTOISIE, GHIZ PHOTOGRAPHY Trophées et plaques meublent le bar dans son sous-sol.Dans le lot, il y a une médaille qui souligne son acte de bravoure survenu, il y a 26 ans, en banlieue de Paris.Chris Flynn, qui jouait alors chez les Fighters de Croissy-sur- Seine, avait sauvé une femme de la noyade.Il se déplaçait en vélo avec son coéquipier Matt Nea- lon quand la paire a aperçu au loin une personne en détresse dans la Saine.«Au début, on croyait qu\u2019elle faisait de la plongée.Car il n\u2019y avait aucune raison de croire que quelqu\u2019un nagerait dans ces eaux sales et polluées.» «Matt était blessé à une épaule.Il ne pouvait pas se lancer à l\u2019eau.J\u2019avais le choix de faire comme les gens autour de nous qui regardaient sans aider ou de plonger.» Une fois qu\u2019il a ramené la dame sur la rive, Nealon et lui ont dû cogner à plusieurs portes avant qu\u2019un appel soit fait auprès des autorités.Le geste héroïque a fait les manchettes.Une cérémonie avait été organisée après un match pour lui remettre la médaille.«Ça m\u2019avait gêné car je n\u2019ai jamais craint pour ma vie.Je le ferais à nouveau.La dame était chanceuse que j\u2019étais en bonne forme.L\u2019eau était froide.C\u2019était en mars.» Sauver une femme de la noyade Que sont-ils devenus ?MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 60 LE HOCKEY MARC BRASSARD mbrassard@ledroit.com C\u2019est officiel, Artem Zub sera un autre candidat pour le poste à la droite de Thomas Chabot la saison prochaine.Les Sénateurs d\u2019Ottawa ont officialisé la mise sous contrat du défenseur russe de 24 ans vendredi, première journée après l\u2019expiration de son pacte avec le SKA de Saint-Pétersbourg.L\u2019équipe n\u2019a pas dévoilé les termes monétaires de l\u2019entente, spécifiant seulement qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un contrat d\u2019entrée d\u2019un an.Selon les termes de la convention collective, le salaire maximal pour un contrat d\u2019entrée est de 925 000 $ sous le plafond salarial (avec une prime à la signature de 92 500 $).Le contrat est à deux sens et comprendrait un salaire de 70 000 $ au niveau de la Ligue américaine de hockey.« Nous sommes heureux qu\u2019Artem ait choisi de poursuivre une carrière dans la LNH ici à Ottawa, a déclaré le directeur général des Sénateurs Pierre Dorion par voie de communiqué.Artem est un défenseur à vocation défensive q u i d é p l a c e b i e n l a rondelle et qui utilise sa force et sa mobilité pour réaliser des jeux.Sa grande expérience internationale l\u2019aidera à faire la transition vers le style nord-américain, mais il n\u2019en demeure pas moins que sa principale qualité est sa solidité en zone défensive.» Dorion et son adjoint Peter MacTavish ont tous deux fait des voyages en Europe pour aller le voir jouer la saison dernière, sa sixième dans la KHL.Zub a connu la meilleure saison de sa carrière en 2019-2020 avec 13 buts et 9 passes pour 22 points, tout en finissant à égalité au sommet du circuit russe pour ce qui est du différentiel, à plus-35, en 57 parties.Ses 13 filets lui ont permis de terminer au deuxième rang des buteurs parmi les défenseurs de la ligue.Zub a aussi participé à plusieurs compétitions internationales, remportant des médailles d\u2019or aux Jeux olympiques de 2018 ainsi qu\u2019aux Championnats mondiaux de hockey masculin en 2017 et 2019.Zub, qui épelait son prénom Artyom lorsqu\u2019il jouait dans son pays, est originaire de Khabarovsk, en Russie.Il aura passé six saisons en KHL, totalisant 19 buts, 35 passes et 54 points en 256 matches avec Saint-Pétersbourg et Khabarovsk.Avec les Sénateurs, il rejoindra ses compatriotes Nikita Zaitsev et Artem Anisimov, à moins de changement pendant l\u2019entre-saison.Les Sénateurs pensent qu\u2019il pourrait combler le rôle rempli auparavant par Dylan DeMelo, échangé aux Jets de Winnipeg en février dernier avant qu\u2019il ne puisse se prévaloir de son autonomie complète cet été.Il pourrait faire le pont en attendant que des espoirs comme Erik Brännström et Christian Wolanin, ainsi que les choix de première ronde Lassi Thomson et Jacob Bernard-Docker soient prêts à faire le saut dans la LNH.Zub ne sera pas éligible à endosser l\u2019uniforme des Sénateurs si jamais ils sont appelés à disputer les 11 dernières parties de la saison 2019-2020 qui a été interrompue le 12 mars dernier en raison de la pandémie de la COVID-19.Si jamais celles-ci sont annulées, les Sénateurs auront ensuite des décisions à prendre avec les vétérans Mark Borowiecki et Ron Hainsey, qui pourraient tous deux être des joueurs autonomes sans compensation pendant la saison morte, le 1er juillet ou plus tard si le circuit Bettman va de l\u2019avant avec son plan de tenir les séries de la coupe Stanley jusqu\u2019en septembre prochain, possiblement.C\u2019est officiel, Zub se joint aux Sénateurs La fédération suisse de hockey a fait savoir qu\u2019elle ne cherchera pas à présenter le Championnat du monde masculin en 2021 après avoir perdu l\u2019événement de cette année en raison de la pandémie de coronavirus.Les responsables suisses ont mentionné avoir eu des entretiens avec la Fédération internationale de hockey sur glace et les organisateurs du Championnat du monde 2021, le Bélarus et la Lettonie, au sujet de la possibilité que la Suisse prenne leur tour l\u2019année prochaine.Cela est désormais exclu.La fédération suisse estime que les risques financiers étaient trop importants et rien ne garantit que l\u2019épidémie de coronavi- rus permette la présentation du prochain championnat en mai 2021.PC La Suisse passe son tour pour tenir le Championnat du monde de hockey en 2021 MONTRÉAL \u2014 L\u2019attaquant Arsen Khisa- mutdinov, un choix de sixième ronde au repêchage de 2019, a signé un contrat d\u2019entrée de deux saisons avec le Canadien de Montréal.En 31 matches avec le Neftekhimik de Nizhnekamsk dans la KHL en 2019-2020, il a totalisé trois points (un but, deux passes).Il a aussi ajouté 13 points (neuf buts, quatre passes) en 14 rencontres avec Samara (VHL).L\u2019attaquant russe, âgé de 22 ans, a disputé 40 matches (trois buts, cinq passes) avec Nizhnekamsk depuis ses débuts dans la KHL en 2018-2019.L\u2019attaquant de six pieds trois et 205 livres a porté les couleurs du Reaktor de Nizhnekamsk au niveau junior, disputant 178 matches en quatre saisons (62 buts, 82 aides).PC Le Canadien met sous contrat l\u2019attaquant russe Arsen Khisamutdinov «Sa grande expérience internationale l\u2019aidera à faire la transition vers le style nord-américain, mais il n\u2019en demeure pas moins que sa principale qualité est sa solidité en zone défensive», raconte Pierre Dorion à propos de son nouveau joueur russe, Artem Zub.\u2014 ETIENNE RANGER, ARCHIVES LE DROIT T I R É E D E T W I T T E R leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 61 LE HOCKEY MARC BRASSARD mbrassard@ledroit.com Fils de médecin, Alain Vigneault a beaucoup d\u2019admiration pour les travailleurs du domaine de la santé.Il en a d\u2019autant plus à l\u2019heure actuelle alors que sa conjointe Monica Cotton et sa sœur Nicole sont sur les premières lignes de la lutte contre la pandémie de la COVID-19, la première étant infirmière à l\u2019urgence de l\u2019hôpital Général d\u2019Ottawa alors que la seconde travaille pour Santé Québec dans un rôle de gestion.De retour à sa résidence des Hautes-Plaines de Gatineau depuis trois semaines, l\u2019entraî- neur-chef des Flyers de Philadel- phie cherche donc à les appuyer du mieux qu\u2019il le peut.«Monica a les deux pieds dedans et elle trouve que ses patrons ont fait tout un travail au niveau de la logistique et du triage quand les ambulances arrivent.Elle se sent bien en sécurité, bien protégée pour faire son travail quand des cas (de coronavirus) arrivent à l\u2019urgence.Et celle-ci n\u2019est pas débordée alors qu\u2019on y retrouve moins de monde que normalement», a confié Vigneault en entrevue avec le Droit cette semaine.Pour ce qui est de sa sœur (épouse de l\u2019ancien Olympique Jean Poulin), «Nicole a travaillé sept jours sur sept à la santé publique lors des trois premières semaines après que ça (la pandémie) a décollé.Je suis allé en Floride (au début de la pause dans la LNH) et je \u2018l\u2019achalais\u2019 en lui disant, \u2018Bienvenue dans mon monde, là tu sais ce que c\u2019est de travailler tous les jours\u2019.Depuis deux-trois semaines, elle peut prendre une journée de congé par semaine, elle travaille excessivement fort, de bonne heure le matin jusqu\u2019à tard le soir.Elle est impliquée au niveau des décisions techniques, sur le terrain, que le CISSO doit prendre.Ceux qui sont là-dedans, ce n\u2019est pas une tâche facile, ils ont tout mon respect.» L\u2019ancien entraîneur des Olympiques, du Canadien, des Canucks et des Rangers (entre autres) se fait également du souci pour ses parents âgés de 86 et 84 ans, son père Maurice et sa mère Loraine, qui sont tous les deux à la résidence du Domaine des Trembles.«Ils ont dû être séparés d\u2019étage il y a trois mois parce que mon père ne pouvait plus s\u2019occuper de ma mère alors que son Alzheimer a progressé.Mon père s\u2019ennuie à mort, mais il a encore toute sa tête.Il a même appris récemment à me répondre quand je l\u2019appelle sur son iPad pour faire du \u2018FaceTime\u2019.Avant, c\u2019était Nicole ou mon autre sœur Sonia (l\u2019actrice) qui faisait ça pour lui, mais il a appris comment peser sur le \u2018piton\u2019 vert», lance Vigneault en riant.«Ils sont bien là-bas, ils sont bien traités», ajoute-t-il.En plus de s\u2019assurer que ses proches, dont ses deux filles qui habitent à Montréal, gardent un bon moral dans les circonstances, Vigneault participe à un programme mis sur pied par les Flyers pour encourager des personnes âgées d\u2019une résidence de Phila- delphie en effectuant des appels téléphoniques pour leur parler et les écouter.«Quand les Flyers m\u2019ont parlé de ce programme, quelques personnes de mon groupe (d\u2019entraîneurs) ont parlé de le faire.On s\u2019est dit que si on pouvait aider, même si c\u2019est d\u2019une façon minuscule, on voulait le faire», a-t-il mentionné lors d\u2019une conférence téléphonique avec les médias de la Ville de l\u2019amitié fraternelle.L\u2019homme de hockey de 58 ans est optimiste que la LNH pourra reprendre ses activités pour terminer la présente saison et couronner un champion de la coupe Stanley.«Il y a des gens qui ont de plus sérieux problèmes que nous (dans la LNH), mais je pense que le sport va être une façon de ramener la vie quotidienne à une certaine normalité.Pas juste le hockey, mais le golf, le football, le basket-ball.Ça va redonner de l\u2019énergie aux gens.Ce sera ça notre part pour aider la société à repartir», pense Vigneault, qui n\u2019a qu\u2019une connaissance (le propriétaire des Rangers James Dolan, qui a été infecté par le coronavirus.Alain Vigneault encourage ses proches De retour à sa résidence des Hautes-Plaines de Gatineau depuis trois semaines, Alain Vigneault cherche à appuyer ses Flyers du mieux qu\u2019il le peut.\u2014 COURTOISIE MARC BRASSARD mbrassard@ledroit.com Alain Vigneault blague qu\u2019il est prêt pour les séries, ayant laissé pousser sa barbe pendant la pandémie.Bien malin qui peut dire exactement quand le « détail » aura lieu, sous quelle forme et si les derniers matches de la saison régulière auront lieu auparavant.La bonne nouvelle pour l\u2019entraîneur gatinois, c\u2019est que ses Flyers sont assurés d\u2019y participer s\u2019il y en a bel et bien, eux qui étaient l\u2019équipe de l\u2019heure dans la LNH avant la pause avec neuf victoires à leurs 10 dernières sorties, ce qui leur avait permis de s\u2019approcher à un point du premier rang de la division Métropolitaine détenu par les Capitals de Washington avec un dossier de 41-21-7 bon pour 89 points.« Et notre seule défaite était contre Boston dans ce qui avait été un excellent match de hockey (revers de 2-0), notre dernier avant la pause, a-t-il souligné.Depuis le 1er novembre, nous avons une des trois meilleures fiches de la ligue, avec Boston et Tampa Bay.J\u2019avais parlé en arrivant au début de l\u2019année qu\u2019il fallait que nos joueurs s\u2019améliorent individuellement pour aider l\u2019équipe à atteindre son plein potentiel, et ils l\u2019ont fait.Je suis satisfait alors que les clubs qui s\u2019améliorent au fil de l\u2019année ont la chance de participer aux séries et de jouer pour la coupe Stanley.On est dans cette \u2018gang\u2019 là, on a progressé individuellement et collectivement et si ça repart, on va avoir une chance.» Comme tout le monde à travers la ligue, Vigneault écoute les directives des dirigeants de la ligue et il attend de voir ce qu\u2019ils vont décréter avant d\u2019arrêter des plans définitifs pour un éventuel camp d\u2019entraînement d\u2019environ deux semaines.« Tout le monde va être dans le même bateau.Il y a bien des étapes à venir avant ça, mais je suis de ceux qui souhaitent finir la saison.On va laisser la ligue prendre les décisions qu\u2019ils ont à prendre.Pour l\u2019instant, je suis ici et j\u2019attends l\u2019ouverture des terrains de golf ou la reprise, celui des deux qui va venir en premier », blague-t-il.Finaliste pour la coupe Stanley à deux reprises, avec les Canucks en 2011 et les Rangers en 2014, sait que toutes les équipes vont naviguer en terrain inconnu à la reprise des activités.« J\u2019ai un personnel avec de l\u2019expérience ( i n c l u a n t M i c h e l T h e r r i e n , autre ancien du Canadien).J\u2019ai confiance qu\u2019on pourra revenir au point où nous étions pour se donner une chance », note-t-il.Les Flyers auront des chances «?si ça repart» À LIRE DEMAIN SUR LEDROIT.CA ET DANS NOTRE APPLICATION \u203a ALAIN VIGNEAULT PARLE DE CLAUDE GIROUX ET LOUIS ROBITAILLE SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 62 LES SÉNATEURS Les Sénateurs n\u2019ont jamais vraiment réussi à remplacer les Nordiques SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com Dans la troisième semaine du mois d\u2019avril, pour gâter ses abonnés en manque de hockey, RDS a diffusé quatre matches rétro impliquant le Canadien de Montréal et les Nordiques de Québec.Les abonnés ont apprécié.Ces vieilles parties ont attiré, en moyenne, 106 000 téléspectateurs.Une pointe a été atteinte, le lundi 20 avril, lorsqu\u2019on a présenté la Bataille du Vendredi saint.Ce soir-là, 173 000 personnes étaient à l\u2019écoute.La formule semble aussi fonctionner pour TVA Sports.Au début du mois d\u2019avril, l\u2019autre chaîne sportive spécialisée a présenté les six matches de la série opposant Québec et Montréal, en 1993.Elle récidivera, la semaine prochaine, avec la série de 1982.Un quart de siècle après la disparition des Bleus, la plus grande rivalité sportive de l\u2019histoire du Québec n\u2019a pas été oubliée.On n\u2019a surtout rien trouvé d\u2019équivalent, ailleurs.Les Sénateurs d\u2019Ottawa ont fait leur apparition en 1992.Ils sont vite devenus les principaux rivaux (géographiques) du Tricolore.Depuis, ils ont affronté le Tricolore à 146 occasions, en saison régulière.Les deux équipes ont croisé le fer à deux occasions en séries éliminatoires.Pourrait-on trouver 173 000 personnes prêtes à sacrifier un lundi soir, ce printemps, pour revivre un épisode endiablé de la « Bataille de la 417 » ?Ce serait étonnant.« La rivalité Ottawa-Montréal, c\u2019est comme un soleil levant, mais le soleil ne se lève jamais », s\u2019amuse Michel Langevin.L\u2019animateur de radio connaît fort bien la réalité des deux marchés.On l\u2019a d\u2019abord connu comme descripteur des matches des Sénateurs.Il a occupé ce poste durant 13 ans.Il s\u2019est ensuite installé dans le marché montréalais, où il a été à la barre de deux émissions matinales sur des antennes dédiées au sport.« Cette rivalité-là, c\u2019est quelque chose d\u2019annoncé, qui nous déçoit tout le temps.Pourtant, je ne comprends pas.Nous autres, les journalistes, quand on est proche, on pense que tout est là pour que ce soit bon, pour que ça marche.À part quelques soubresauts, en séries, ça ne lève pas.» « On dirait que, je ne sais pas pourquoi, mais les Sénateurs n\u2019ont jamais été vraiment capables de piquer les partisans de Montréal.» Pourtant, sur la patinoire, le duel pourrait difficilement être plus serré.Le Canadien a le dessus, en ce moment, avec 75 victoires, dont 10 en prolongation.Les Sénateurs l\u2019ont emporté à 66 reprises.Dans « l\u2019ancien temps », les deux équipes ont fait match nul à cinq occasions.En séries, on s\u2019en souvient, chaque équipe a signé une victoire.Les rivalités ne se vivent cependant pas sur papier.Un autre personnage important du monde médiatique, Martin McGuire, se souvient de soirées très animées, durant son adolescence, dans la région de Québec.« Dans mon petit groupe d\u2019amis, il y avait trois partisans du Canadien et quatre partisans des Nordiques.Le Québec, c\u2019est petit.Les familles, un peu partout, étaient à la fois teintées de bleu et de rouge.» McGuire a vécu les dernières années de la rivalité Montréal- Québec en tant que journaliste, sur le terrain.Aujourd\u2019hui, il décrit tous les matches du Canadien pour les stations de radio du réseau Cogeco.Il a l\u2019impression que « les rivalités d\u2019aujourd\u2019hui sont presque aussi intenses, mais plus civilisées ».« Dans mes premiers matches où j\u2019ai pu me faire accréditer, au Colisée, je n\u2019ai pas vu de journalistes se prendre au collet, mais ce n\u2019était pas loin.Il y a eu des prises de bec assez sérieuses.Les gens nous jugeraient beaucoup plus sévèrement si on s\u2019impliquait autant, de nos jours.» LES JOUEURS Sur la patinoire, la rivalité Ottawa- Montréal existe.Ça dépend, en fait, du camp dans lequel on se trouve.« Quand tu portes le chandail du Canadien et que les Sénateurs arrivent au Centre Bell, c\u2019est un match comme les autres, croit l\u2019ancien défenseur Alexandre Picard.Par contre, quand ça se passe dans le sens inverse.Quand Montréal débarque avec ses partisans à Ottawa avec ses partisans, les joueurs des Sénateurs se sentent piqués au vif.Tout de suite, la motivation monte.Il faut trouver un moyen de faire taire les 10 000 personnes qui sont venues juste pour encourager le CH.» Picard a joué pour les deux équipes, durant sa carrière.Même chose pour Guillaume Latendresse.L\u2019ancien ailier gaucher tire des conclusions similaires.« Je pense que le problème des Sens, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019ont pas encore vraiment réussi à s\u2019implanter dans leur propre milieu », dit-il.« C\u2019est tough en tabarouette, dans ce temps-là, de créer une rivalité avec un monstre comme le CH », ajoute-t-il.Latendresse se souvient d\u2019une époque où les joueurs du Canadien n\u2019aimaient pas trop leurs voyages à Kanata.Daniel Alfredsson, Dany Heatley et Jason Spezza formaient le meilleur trio de la LNH, entre 2005 et 2010.Sinon, les Sénateurs demeuraient un club aux modestes moyens.Il n\u2019était pas agréable de perdre contre eux.« En ce moment, le Canadien ne manque pas de rivaux.Il y a Boston et Toronto.Toutes les équipes originales sont des rivales, en fait.Des fois, on a l\u2019impression que le Canadien a une cible dans le dos, chaque soir.Il faudrait peut-être deux ou trois autres grosses années de confrontation avec les Sénateurs, et d\u2019autres affrontements en séries, pour qu\u2019on sente quelque chose se développer.» Une bien pâle rivalité Les plus belles années de la rivalité opposant Ottawa et Montréal sont peut-être devant nous.Deux intervenants que nous avons interviewés, dans la préparation de ce reportage, ont affirmé que Brady Tkachuk avait toutes les qualités requises pour devenir un des principaux ennemis du public montréalais.«Tkachuk est déjà un joueur formidable pour cultiver la haine chez ses adversaires», estime Martin McGuire.Le jeune leader des Sénateurs a joué deux matches au Centre Bell, cet automne.Chaque fois, il a marqué.Il a ensuite écopé de 19 minutes de pénalité, le 22 février dernier, lorsque le Canadien a effectué sa dernière visite au Centre Canadian Tire.«Tkachuk peut raviver tout ça parce qu\u2019il se fera un plaisir de brasser les joueurs du CH», croit Alexandre Picard.«On va toujours le comparer avec Jesperi Kotkaniemi, qui a été repêché juste avant lui.En ce moment, les gens estiment que Tkachuk est en avance.Est-ce que ça va rester comme ça?» SYLVAIN ST-LAURENT, LE DROIT Tkachuk peut-il rallumer la flamme?VOIR Notre galerie de photos sur ledroit.com et dans notre application leDroit SAMEDI 2 MAI 2020 63 @LD_Sports LeDroit-sports SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com Pour survivre, les bonnes rivalités sportives ont besoin de protagonistes de grande qualité.Michel Bergeron et Dale Hunter, par exemple, sont devenus de formidables ennemis pour le Tricolore, dans les années 1980.En 2013, Paul MacLean a fait tout ce qu\u2019il a pu.On s\u2019en souvient.Les Sénateurs et le Canadien s\u2019affrontaient, en séries, pour la toute première fois.Le match numéro un venait de débuter, au Centre Bell, quand un premier joueur est tombé au combat.L\u2019attaquant Lars Eller avait la tête basse.Le défenseur ottavien Eric Gryba ne lui a pas fait de cadeau.Les partisans du Canadien étaient déjà outrés, en fin de soirée, quand MacLean s\u2019est présenté au podium.Et l\u2019entraîneur-chef des Sénateurs a soufflé sur les braises.Selon lui, le défenseur Raphael Diaz avait placé Eller dans une position délicate, en lui servant une passe dans les patins.Et il n\u2019avait même pas eu la décence de nommer Diaz.Il a parlé du «défenseur au numéro 61».Dans la semaine qui a suivi, MacLean a poursuivi les déclarations habiles.Il a provoqué un peu tout le monde, à Montréal.Il avait surtout l\u2019air d\u2019embêter son vis-à-vis Michel Therrien.«Paul a joué dans les années 1980 et 1990.Il a vu les grosses années de la rivalité opposant les Oilers aux Flames.Il a vu une ficelle sur laquelle il pouvait tirer.Il voulait déstabiliser Michel Therrien.On peut dire qu\u2019il avait bien fait ses devoirs», estime Martin McGuire.Sept ans plus tard, le principal intéressé se défend bien d\u2019avoir voulu en faire une guerre personnelle.Dans un récent entretien téléphonique, MacLean nous a dit qu\u2019il cherchait simplement à protéger ses propres joueurs.«Je comprends que j\u2019ai fini par jouer un grand rôle dans cette série, dit-il.Dans une série, mon rôle premier consiste à protéger mon équipe, de façon à ce que mes joueurs puissent se concentrer sur le hockey.» «Chaque jour, c\u2019est ce que j\u2019avais en tête durant mes conférences de presse.» À Ottawa, dans un marché médiatique de petite taille, on trouve rarement plus de 10 journalistes dans le vestiaire des Sénateurs.Au Centre Bell, en séries, le vestiaire du club visiteur devient parfois trop petit.Une cinquantaine de représentants des médias peuvent jouer du coude, avec leurs caméras, leurs micros et leurs dictaphones.«Ça pouvait devenir intimidant, croit MacLean.Ce véritable assaut médiatique pouvait jouer contre nous.Je ne voulais pas que les joueurs en prennent trop sur leurs épaules.J\u2019ai agi en conséquence.» MacLean conserve de bons souvenirs de cette série.Il a bien aimé les affrontements entre les Sénateurs et le Canadien en saison régulière, également.«J\u2019ai toujours trouvé que la réputation de la Bataille de l\u2019Ontario était un peu surfaite.En ce qui me concerne, les plus grands rivaux des Sénateurs sont à Montréal, pas à Toronto.» LE TOUR DE SUBBAN En 2015, quand Ottawa et Montréal se sont retrouvés au premier tour des séries, le portrait avait changé.Le personnage qui s\u2019est retrouvé sous les projecteurs, cette année-là, portait un gilet bleu, blanc et rouge.P.K.Subban a très vite ciblé le meilleur attaquant adverse.Un petit coup de bâton bien placé, dans le match numéro un a pratiquement sorti Mark Stone de la série.«P.K.savait, instinctivement, ce qui nourrissait le public.Ses performances sur la glace ont diminué, depuis, mais il est toujours un crowd pleaser.Moi, j\u2019ai fait tout ses matches avec le CH.Je peux vous dire qu\u2019il était toujours à son meilleur contre Boston et Ottawa», dit McGuire.MacLean a fait son possible Les Sénateurs n\u2019ont jamais réussi à établir une vraie rivalité avec le Canadien de Montréal, malgré la proximité entre les deux villes.\u2014 PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT L\u2019ancien défenseur du Canadien P.K.Subban s\u2019est retrouvé au cœur de la rivalité Ottawa-Montréal au printemps 2015 lorsque les deux équipes se sont affrontées au premier tour des séries éliminatoires.\u2014 PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LEDROIT SAMEDI 2 MAI 2020 leDroit 104 "]
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