L'événement, 11 juin 1878, mardi 11 juin 1878
[" f 12e Année \u201cQuébec, Mardi, 11 Juin 1573 Prix de I'Abonnement Edition quotidienne, par an.83.00 Edition hebdomadaire, par an.1.00 Invariablement payable d'avance On peut aussi s'abonner pour six mois su pour trois mois, IVÉNEMRE JOURNAL QUOTIDIEN EprTEUR- PROPRIÉTAIRE : S.MARCOTTE Feuilleton de L'ÉVÉNEMENT s | DU 11 JUIN 1878.| PARASOL & Cie.RAOUL DE NAVERY | PAR (Suite.) \u2014 M.de Nantilly serra la main de Pont-Joubert.\u2014Demain, lui dit-il, nous nsus rendrons ensemble à la maison du docteur.D'après les renseignements que vous en recevrez, vous agirez suivant l'impulsion de votre cœur, et celle de votre conscience.Pont-Joubert passa la nuit dans une grande agitation.Les grands douleurs de son ame allaient saigner de nouveau.Cependant au moment où il vint rejoindre Georges et M.de Nantilly dans le salon, toute trace d\u2019agitation intérieure avait disparv, et ses amis ne purent lire sur son visage qu'une irrévocable résolution.Une heure plus tard, tous trois sonnaient à la porte du docteur.Celui-ci se troubla en enten- ant prononcé le nom de Pont- Joubert.Une grave responsabilité pesait sur le méslecin aliéniste, et qrelles qu'eussent été ses précautions pour surveiller et garder la malheureuse Ina, il n'en était pas moins vrai qu'elle s'était évadée.L'attitu le du docter r fut celle d un homme qui, devant sa conscience, n\u2019en est pas moins ret- ponsable d'un malheur.Pont-Joubert ne se laissa pas emporter par la colère, il ne ré- crima point eur le passé ; l'expression de l\u2019aliéniste lui en apprenait plus sur les regrets de cet honnête homme que n\u2019eût pu le faire un violent interrogatoire.\u2014Ne me dites point que vous avez fait l'impossible pour empé- cher ce qui est arrivé, docteur, dit Pont-Joubert avec un calme navrant, je vous estimeet vous, me portiez de l'amitié.vcia pour lcs raisons du coeur.Je suis riche, Ina était votre pen sionnaire la plus opulente, voici pour la question d'intérêt.Mais enfin elle a disparu.Quand cette latale nouvelle me parvint en France, je quitta1 mes enfan(s | et, les confiant aux soins d'un ami, j'accourus vers la mère\u2026! Docteur, nous devons adorer les décrets de la l\u2019rovidence, même dans leur rigueur \u2026 j'ai subi sept an rées d'exil sur ua rocher, une tempête me jette ici, et je viens vous dre : \u2014 Que s'est-il passé ?Que savez-vous ?Croyez-vous qu'il soit possible que nous re | 4rouvions la pauvre inseneée ?| -Mousieur.répondit le docteur, quand un matin j'appris que l'on ignorait ce qu'était devenue Mme l\u2019ont-Joubert, j'or-| donnai des recherches immédiates, minutieuses\u2026 Depuis quelques mois ung notable amélioration s'était wmMilestée dans l\u2019état de la malade.Les criees de dé- scspoir farouche uuxquelles l'infortunée s'abandonnait jadis de- vensient moins fréquentes.Elle crssait de Voir à perpétuité devant elle les flammes de l'incendie au milieu duquel agonissaient ne lisait pas encore, mais elle pa- (sur la route Elle avait pour vête sinistre projet, a fait le colie ; le soin d'elle-même lui revenait, elle prenait plaisir à mettre des vêtements blancs, plus d\u2019une fois les négresses chargées de la garder, la surprirent cueillant des fleurs.Sans doute elle Georges.M.de Nantilly.docteur, vous allez vous jeter au milieu de périls sans nombre.raissait sensible au charme de la musique.Un jour une violente serrant une des mains de l\u2019ont- commotion morale lui fut cansée Joubert.par la présence inattendue de deux petits enfants qu'elle rencontra sous la vérandah de l'ôta-, blissement.Elle courut à eux.les Annonces Nouvelles.prit dans ses bras, les serra sur Aux Fondcurs en Fer ét aux Travailleurs sa poitrine en les appelant Cyrille, «n Métal \u2014 F.Braun.et Marie-Ange.Lt quand on | Vente pour le commercg Casey & Ci.voulut les lui reprendre, il fallut, Cour de Circuit \u2014Antoiné Pâquet subir une scène terrible Mme \u201c°° 06 VW ERONRE ESA Pont-Joubert semblait, en ce mo \u2018 Fonomisez\u2014F.X, Lepage.ment.non plus atteinte d\u2019aliéna-| Nouvcautés d'Eté \u2014Glover, Fry & Ci.tion mentale, mais en proie à une, - \u2014 colère furieuse\u2026 Elle parut comprendre pour Ja première fois QUEBEC, que nous la retenions prisonnière, ello nous accusa de la séparer de: MARDI, 11 JUIN 1378 son mari, de ses enfants\u2026 ses enfants qu\u2019elle avait cras morts et qu\u2019elle revoyait vivants.Rien: ne put lui enlever la conviction qu'elle venait d> les presser dans ses bras, et comprenant que ceux | qui l\u2019entouraient tenteraient de i i lui prouver son erreur, elle cessa | la piquant au vif, a opéré ce miracle.brusquement de se plaindre, et Dans la suite de son discours, en en- se renferma dans un silence fa-|tremélant les observations sérieuses aux rouche.Elle roula dans sa pau-; vre tête un projet couvé long- | temps avec la ténacité et l\u2019espèce de logique des fous.Une sorte de ruse hypocrite remplaça sa douceur naive.Elle ne se plaixnit moussé.pas et parut se désintéresser de.tout ce qui se passait autour d'elle.Nous crûmes la crise com- plétement finie au bout de deux semaines, et nous lui rendimes l'espèce de liberté dont elle jouissait\u2026 Pour s'évader, Mme l'ont Joubert a dû descendre par la fe- nétre de sa chambre au \u2018noyen de ridaux que nous retrouvâmes noués eusemble le matin à la barre d'appui de la croisée.Les jardiniers travaiilaient en ce moment dans les parterres, elle avait pu remarquer dans quelle res serre se cachait les échelles ; elle sauta dans le jardin, dresea Uure échelle légère le long du mur.| nistère venant agiter.an sein de la puis, surexcitée par une grande] © exaltation nerveuse, elle sauta, (A Continuer.) QUATRIEME SEANCE, Enfin l'opposition a retrouvé la parole.C\u2019est M.Chs.Langelier, qui.en vives saillies, il a su à le fois captiver | attention de ses amis et secouer la gauche de sa léthargie.La secousse a été si vive que M.Chompague en a Pour avuir été si longtemps en bouteille, le discours du député des Deux- Oe plus de mousse que de bon jus.Montugnes n'en a pas meilleur : Ha été suivi par M.Church, qui a traité particulièrement «de Ia situation financière de la province, sans jeter cependant aucun jour nouveau sur son fameux projet de taxes.Cu n\u2019est pas sans surprise, ct c\u2019est même avec quelque consternation à gauche, qu\u2019on l\u2019a entendu défendre les résolutions sur les ses chemins de fer répudices par pro- pres amis.Ce revenant de l\u2019ancien mi- nouvelle Chambre, le fantôme de ce plus singulier ment une grande robo blanche, |eflct.T\u2019ombre même de M.Angers et une mantille de dentelle noire.| flottait dans la salle.Cette évocation Rien ne fat omis pour retrouver | inattendue à permis de mesurer la «dise changeaitlentementenmélan- \u2014Je vous accompagne! dit\u2019 \u2014Je ne von: quitte pas, ajouta : .\u2014 Messieurs, messieurs, dit le.\u2014 Nous le savons bien ! répondirent chacun des hommes en Rébacreur-ex-Cuer : HECTOR FABRE gens tout ce qu'ils ne peuvent pas donner de pareils drôles, En finaud qu'il est, il se M.Deschène aura cté victime sera probablement apercu quon voulait le tromper, et il a pensé noblement en lui-même : Je prétére me garder pour les conservateurs qui m'ont =i bien paré \u201cne première fois, IL était passé dix heures, forsque M.Chapleau a pris la parole pour clore le (débat.Ce discours a cotuvé, dans sou | ' Cours majestueux, toutes les questions \u2018ot les incidents da jour, La Chambre i 20 {s'est laissée bercer par les flots murmu- \u2018rants de cette abondante éloquenee jus- \u201cqu'a deux heures du matin.Au commencement de la séance d'au- jourd'hui, M.Foly résumera le début, et il est probable que 1 dans Iv soirée.votr sera pris \u2014-\u2014 LE DÉPUTÉ DE GASPK, M.Thos.White, qui est bon juge.apprécie comme suit le discours de M.Flynn : M.Flynn a discuté la question cons- | titutionnelle un peu de la façon dont il aurait plaidé une cause en Cour d'Appel.[1 a raisonné bien et serré, peut-être cependant avoc une tendance aux subtilités.C'était vraiment sur ce point un professeur en Parlement.Son français est charmant et son style tres-ferme.Sa péroraison a été éloquente et indique, qu\u2019advenant l'occasion, il peut s\u2019élever très-haut.Jai vu bien des débuts en Parlement.mais rarement quelqu'un qui, en somme, se soit mieux tire d\u2019affaire.Je regrette bien l'absence de M.Fortin de la Chambre: mais si Gaspe devait changer de représentant et de principes, il ne pouvait faire un meilleur choix que celui-là.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 INFORMATION.\u2014L'élection de M.Bertrand, depute de Rouville, est contestée.\u2014\u2014 DEDBATS PARLEMENTAIREN.ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE, Séance du 7 juin.D Lats sone I Adresse.; FLYNS, DÉPUTÉ GASPÉ.DISCOURS DE M.EL.DE M.l'Orateur, \u2014L'hon.depute de Bonaventure a cru devoir faire allusion à l\u2019élection du comté de Gaspé.Il accuse le gouvernement d'avoir défranchisé les Iles de la Magdeleine, et insinue que mon mandat a été usurpé.J'ai la prétention de prendre dans cette Chambre À \u2014 Chaque insertion subséquente.1 Pris des Annonces , Six lignes, première insertion.Chaque ligue eu sus, première ins.Chaque ins, subséquente, p.ligne.l'ofticier-rapporteur ne peut communiquer avec ces Îles.L\u2019officier-rapporteur à suivi lu loi et n'a fait que son devoir.Les conservateurs ont fait cette loi; nous n'avons fait que l'appliquer.Au reste.l\u2019annce dernière, je comptais un hou nombre d'amis aux Îles, et j'ai raison de croire que ce nombre a augmenté depuis, Jajouterai, M.I'Orateur, que M.Fortin, lui-même, à pris son siége en cette Chambre.en 1873, apres avoir ete élu sans que les Iles aient été consultées ; il en a été ainsi pour M.Harper, député élu eu 1874, pour la Chambre des Communes : il n\u2019y avait alors aucune clause dans la loi pour les mettre à l'abri.En admettant même avee le député de Bonaventure, que je ne représenterais que le comté de Gaspé proprement dit, je représenterais une ; population de 15,000wfimes et au-delà, c'est-à-dire, une population égale à celle de tout le comte de Bonaventure dont il ne représente lui,qu\u2019une partie.Au reste, je prétends être le représentant aussi des 3,000 âmes des Iles de la Magde- leine oùt je compte.comme je l\u2019ai déjà dit, un grand nombre d'amis.Si l'hon.député de Bonaventure, l\u2019ex-député de Gaspé, ou ses hons.amis de la gauche, veulent connaître l\u2019opinion du comté de Gaspé, qu\u2019ils descendent avec moi dans ce comté, et ils sauront alors à quoi s'en tenir sur l\u2019opinion des électeurs.(Appl.) Je me permettrai maintenant, M.l'Orateur, de faire quelques observations sur le sujet du présent débat.Quant aux différentes matières contenues dans l'adresse, je né vois pas qu\u2019il y ait be- syin de les discuter, attendu que l'hon.chef de l'opposition les trouve bonnes et les approuve ; mais, touten déclarant qu\u2019il approuve la politique d\u2019économii du gouvernement, il veut obtenir un vote de non-contiance contre lui, par ce que Son Excellence le Lieutenant-Crou- iverneur aurait appelé au pouvoir Thon.chef du cabinet, lorsqu\u2019il était en ; minorité dans cette chambre.Je ne dé ;sire parler pour le moment que sur la , question que les hons.MM.de la gau ; che appellent la question constitution 1 nelle, me réservant le droit de faire con naître mes idées sur les autres mesures * mentionnées dans l'adresse, lorsqu'elles | seront soumises en (létail à cette hono- ,rable Chambre.Et d\u2019abord, M.l\u2019Orateur, je vous «di \u2018ral que jai écoute avec beaucoup «de | plaisir les discours prononcés par l\u2019hon.{député de Terrebonne, chef «de l\u2019opposition, et par hon.député de Laval.J'a- | vais raison de croire de la part de ce i dernier surtout, qui «st un avocat céle- bre, qu\u2019il apporterait quelque argument \u201cpropre à convaincre cette Honorahle Chambre qu\u2019il y avait eu violation de 1 la constitution, comme il le prétend.Si {je n'ai pu être convaineu par leurs - | guments, j'ai remarqué que l\u2019on avait l apporté dans la discussion un ton de ses traces; la police, instruite de son évasion, fit les recherches les plus minutieuses, elles restèrent inntiles, et Jamais il ne nous été possible de recueillir le moindre renseignement.La malheureuse tance morale énorme qui nous sépare de cv régime de Ia force brutale, tout- puissant il y a six mois et maintenant aussi mort que il avait été vingt ans an terre.mère, persuadée qu'elle avait vu ses enfants vivante, aura couru, (°c west pas le notveau depute «de au hasard, à la poursuite de sn | Chambly qui le tirera de la.M.Martel ; chimère.n'est qu'un monument cleve sur la \u2014-Ainsi, demanda Pont-Jou- tombe du premier ministre à Boucher- bert, vous avez fouiller la villede; Saint Vierre ?ville: mt co \u2014 Quartier par quartier.mai- préparent déja à le démolir.son par maison.M.Deschéne est venu raconter - On a visité la plantation au milien de laquelle s'élevait maison où nous fümes heureux ?\u2014P\u2019endant plusieurs jours j'y ai Inissé de vigilants gardiens.| \u2014-Merci, monsieur, réponcit elle a eu lien : mais 11 faut bien admet- au la | Chambre lu tentative de séduction dont lui ravir son indépendance ! saurions approuver pareille tentative.si et devant le pays le titre de députe ; délicatesse.de courtoisie et de loyaute.bien et dûment élu à l\u2019unanimité pour\u2018 digne de celui dont on à donné l'exem- tout le comté de Gaspé (appl.).les Isles \u2018 ple en proposant l\u2019adresse.Sur cv ter de la Magdeleine y comprises.Vai; rain, tout en différant d'opinion sur cer- mier homme natif de ce conité à qui un et ce monument, les électeurs s°! semblable mandat a été confié, (App.été élu.Mais quel crime le gouvernement a-t-il commis vis-à-vis les Isles! Voici les faits : Le gouvernement a jugé à propos, comme il en avait le droit.de confier le bref d'élection à M.Pu- mais, N.1.et régistrateur de Ste.Anne {des Monts ; le bref était rapportable le 29 mai.3a vertu aurait eté l'objet.On a voudu de la présentation des candidats au L'officier-rapporteur à dù fixer le jour ou \u2014- Nous ne avril et le jour de la votation au Is .| mai.Le 29 avril, j'étais le seul candi- | dat.aueun autre n'ayant vse =e présenter.Laquestion du défranchisement des Pont-Joubert en se levant.Jel tre que celui qui avait conçu la pensée [sles n'a done puse présenter.l\u2019ourquui sais ce qui me reste a fare.Vous| avez multiplié les recherches! 3 dans la ville et la campagne à Crome qu il ne rencontrerait pas dans , \u20ac a \u201c mon tour de fouiller l\u2019île entière! l'âme de M.Deschène une bien de la Martinique, de gravir ses.che résistaner.Le passe du députe de pitons, d'interroger scs mornes, def umisconata n'est pas de ceux qui ins descendre au fond de ses abîimes, et de ramener ma femme, si Dicu n'a pas faitmes enfants orphelins.UE Deux mains se tendirent vers, sans autorisation aueunc.font, en pal'attentat, n'était pas sans raison de sandé aura altire ces sortes de gens qui, sus enfants.Da tristesse ombre l'ont-Joubert.(n'a-ton pas Us un candidat sur les | tangs, en opposition à moi, ctalors, le LS (PS mai, la question d'avoir prive les Îles favow- de leurs franchises aurait pu étre soulevée.Mais on n'a pas use le faire, parce que le comte etait unanime pour moi.Au reste.l'ex-député du comté piraient an grand respect, Ce passe fai- |avait fait insérer dans la loi clectorale une clause qui déclare qu'il n'est pas nécessaire d'afficher les proclamations aux Îles de la Magdeleine quand, à rail\u2019honneur de dire que je suis le pre- J'ai déjà fait trois luttes, et l'année dernière, si on m\u2019oût rendu justive.j'aurais taines questions politiques, nous pouvons nous accorder.Je dois avouer bien franchement qu'après avoir entendu ces discours et lu celui prononcé par l\u2019hon.chef de l\u2019opposition à Lévis, peu de temps apres la démission du souvernement DeBoncherville, je n'ai pu me couvaiucre de la sincérité des motifs de ces lions.Messieurs en créant de l'agitation au sujet de cette question qu'ils appellent la grande question constitutionnelle.(Appl.) Us prétendent que le Lientenant- trouverneur n'uvait pis le droit de destituer son ministère quand il avait Ia majorité en chambre.Or.il est une ne gle élémentaire qui dit que le pouvoi ou l'autorite qui nomme, peut destitue-.Nos loix consacrent ce fprineipe.À moins de trouver quelque exception à cottage pour le cas actuel, il fou drait, à défaut de toute autre regle où precedent dans les ouvrages de droit constitutionnel ou parlementaire, en faire ici l'application.Or.les hons.députés ne peuvent trouver de sem- hlable exception.et ils, ne peuvent prétendre que le Licutenant-Gouverneur ne peut nommer se< ministres, IL peut done les destituer.; Mais les hous.membres n'oni pus cité veille crise, les ofticieux, et offrent aux son des difficultés de la navigation, une seule autorité pour montrer que le Lieutenant-Gouverneur n'avait pas ce croit.On a cité les paroles de Lord Dufferin prononcées en 1873.Mais ne dit-il pas expressément qu'il savait qu'il avait le droit de destituer ses ministres, mais qu\u2019ils avaient juré sur l'honneur qu'ils n\u2019étaient pas coupables du crime dont ils étaient accusés ?Lord Dufferin admet expressément qu\u2019il avait ce droit.L\u2019hon.député de Bonaventure a fait de nombreuses citations do Todd pour appuyer sa prétention, mais il est regrettable que l\u2019hon.député n'ait pas eu la patience de nous favoriser de la lecture en entier de toutes les pages qu\u2019il a cit.es.Toutes ces citations sont complètement contre ses prétentions.(Applaudissements.) lei, l'hon.député de Gaspé passe en revue toutes les citations faites par l'hon.député de Bonaventure et démontre bien clairement que loin de prouver sa prétention, elles établissent bien complètement la prétention contraire, Entre autres citations faites par te député de Bonaventure, celle de la page 227 dans Todd, Vol.[, est digne de reproduction, la voiei : * Une fois qu\u2019un ministère est for- mme, c\u2019est le devoir d'un monarque constitutionnel de lui accorder sa cuntiance ct son appui implicites, et de coopérer cordialement et sincèrement avec les hommes de son cabinet, aussi longtenys qu'il consilèrera que les meilleurs inté- têts de empire sont servis par leur maintien en vffice.* S'il avait raison de croire que cus intérêts seraient servis par un changement d\u2019aviseurs, @ est libre d\u2019insister wynes de ces derniers pour qu'ils cèdent leur place à d'autres, «dans lesquels il pourrait reposer une plus parfaite con- Jiance ; mais il doit toujours prendre garde de s'assurer auparavant que le changement à opérer dans le ministère, satisfera la nation, méritera et recevra l\u2019approbation du Parlement.\u201d L'hon.député de Laval a dit que le droit de veto n'avait pas été exercé depuis un grand nombre d'années.Il a raison, mais autre chose est le droit de velo et autre chose est le droit de dasti- tuer.Mais qu'est-ce donc qu\u2019un gouvernement responsable ?Il y a gouvernement responsable, lorsque le souverain ou son représentant gouverné par le moyen de ministres responsables au peuple.Quelle est la position de notre Lieutenant-Gouverneur ?Il occupe dans les limites de la Province de Québec la position du Gouverneur-Général vis-à- vis la Puissance du Canada.L'acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord met notre Souveraine Dame la Reine à la tête de l'autorité exécutive dans toute la Puissance.On voit par les débats sur la Confédération, que Sir J.A.Macdonald a beaucoup insisté sur ce fait que la Reine est le chef du Gouvernement et du pouvoir exécutif du Canada.A la tête de l'autorité exécutive de la Province de Québee, est le Lieutenant- Gouverneur comme le représentant de Sa Majesté ; mais il est de plus une partie intégrante de la Législature.Il est important de ne pas oublier qu\u2019il y a en notre système de gouvernement l\u2019élément monarchique.L'élément populaire par la chambre d\u2019assemblée contrôle indirectement les actes de l\u2019autorité exécutive, et cela par, le moyen de gouvernement responsable.Le souverain, ou son representant, est libre dans le choix de ses aviseurs, pourva que ces derniers puissent commander la confiance du pays.L'hon.député pro- céde ensuite à démontrer que l\u2019on n\u2019a jamais adopté en Angleterre où l\u2019on comprend le fonctionnement d\u2019un gouvernement responsable, le procédé adopté par l\u2019opposition en cette Chambre en soumettant une motion de non-.confiance contre le gouvernement, pour la raison que Son Excellence le Lieute- nant-Gouverneur l\u2019aurait choisi dans la minorité.Dans un cas analogue, on a bien passé des résolutions au sujet de la destitution d'un cabinet possédant la confiance de la \u2018hambre des Communes, et faisunt des suggestions au souverain sur le choix du nouveau ini- nistère, et cela entre la destitution d\u2019un cabinet et la formation d\u2019un nouveau cabinet, comme le dit Todd, page 214, Vol.I, mais jamais après la formation d'un nouveau cabinet et surtont l\u2019appel au peuple.L'honorable députe prétend que d'a- pres les précédents anglais et l\u2019esprit de la Constitution anglaise, le gouver nement Joly doit être jugé sur ses mesures et doit avoir Un fair trial.H sou tient qu\u2019en Angleterre on n'a jmnaie, par respect pour le souverain et pour reconnaitre sen droit incontestable de Ghoikir ses ININIStres, CSSAYÉ a passer une motion de censure.de blame, 01 de non-confiance dans le genre de «Île devant la Chambre.11 cite le vol.Todd.page 212.213.214.215,216 er 217.Voici quelques-nns dent- A ces {Mesures pour imposer des taxes précé | Souverain, où au * Quand W.Pitt fut nommé premier ministre par Georges IL, en 1783, en dépit d\u2019une majorité hostile de la Chambre des Communes, il brava la violente opposition qu\u2019il rencontra et dédaigna les obstructions factieuses jetées sur son chemin par ses ennemis, jusqu\u2019à ce qu\u2019il se trouvit en position de dissoudre le Parlement et d\u2019en appeler au peuple.Près de vingt années après, référant à la conduite des Communes en cette occasion, W.Pitt déclara qu\u2019au milieu de toute la violence, qui avait caractérisé les procédés de la Chambre, à cette époque, le principe général du droit exclusif qu'avait le roi de nommer pes ministres, n'avait jamais été nié d\u2019une manière abstraite.\u201d * L'hostilité de la Chambre envers Wm.Pitt provenait, selon Sir Robert Peel, du soupçon existant qu\u2019il devait sa nomination, à des motifs contraires à la constitution, c\u2019est-à-dire, à l\u2019exercice d\u2019une influence secrète, au moyen de laquelle il était notoire que l'administration précédente avait été renversée, Mais W.Pitt sappuya sur le prin- eipe qd'il était irrégulier pour lu Chaun- dre de s'efiurcer de controler lu préroqu- tive dela Couronne duns le choix de ses ministres en les dénonçant où censurant sans attendre leurs actes, \u201d L\u2019honorable député lit à la suite de ce précédent, plusieurs autres qui eurent lieu en 1801, 1807 et 1834, où l\u2019on Voit que les souverains anglais ont choisi leurs ministres dans lu minorité, et ott le Parlement anglais a reconnu ce droit du Souverain et s\u2019est abstenu de passer aucun vote de censure ou de non- confiance, mais a toujours donné un Jair trial an nouveau Cabinet.À la page 214, Tudd dit : » Le comte Derby, en 1852, 1859 et 1866, prit possession des rênes du gouvernement sur l\u2019ordre de la Reine, lorsqu\u2019il y avait une majorité qui lui était hostile dans la Chambre des Communes.Dans toutes les occasions, le nouveau ministère fut traité avec indulgence par la Chambre, et il lui fut permis de demeurer en office sans molestation, ou sans être harassé jusqu'à ce qu\u2019il eût développé.sa politique et qu\u2019il se fût montré décidément en conflit avec la Chambre des Communes sur quelques grandes questions publiques, \u201d Puis Todd ajoute : + verain de choisir librement ses aviseurs constitutionnels par lesquels le gouvernement doit être dirige, liberté qui nécessite qu\u2019ils soient sans réserve acceptés par le Parlement jusqu\u2019à la fin de leur carrière, et jusqu\u2019à ce qu\u2019ils se soient montrés, par leur politique générale, et leur conduite publique, indignes de confiance, ils derneurent, ete, \u201d Quant au droit du Lieutenant-Gou- verneur de destituer son cabinet.lor- qu\u2019il à la majorité dans la Chambre, et de choisir même dans la minorité, ce droit est incontestable.On ne peut supposer en pratique un cas de destitution, lorsque le ministère démis ne possède pas la confiance de la Chambre, car en ce cas, i doit se démettre lui- même.II v & un grand nombre dé préce- dents pour l'Angleterre.C\u2019est à tort que l\u2019on à prétendu que la Reine Vie- toria n'avait pas exercé cette prérogative.Lord Palmerston a été destitué, en 1852, pour avoir expédié une dépêche sans avoir consulté la Reine.Au reste, le fait que depuis quelques années la Reine Victoria n\u2019a pas exercé cette prerogative, ne prouve pas qu\u2019elle n\u2019a pas le droit de le faire et qu'elle ne le ferait pas au besoin.Cela prouve plutôt qu'en Angleterre où tout le monde aime et respecte les règles constitutionnelles et les droits du souverain, les hommes d'Etat savent s\u2019y conformer.En 1800, W.Pitta été démis.En 1807, Georges FT à destitué le ministère Grenville à raison d\u2019une divergence d'opinion entre le roi et son cabinet, sur une question intéressant les catholiques.En 1834, le ministère de Lord Melbourne a été demis par Guillaume Iv.M.Todd june brochure + publié dernierement intéressante où il mentionne buit ou neuf cas de destitution le ministres par des gouverneurs colo- Niaux, et ces dernicrs ont généralement l'été approuvés par la Mère-Patrie.Quant aux faits se rapportant à la {destitution du gouvernement DeBou- | cherville, ile sont déjà connus du public, il y u, entrantres, denx faits clairement |'établis : 10 :l y avait divergence d'opi- - \u2018 « - I \u201c{nion entre Son Excellence ét ges avi-1 scurs sur des matières importantez : 20 le ministère n\u2019avait pas ronsulté Son | Execllence eur des matières importan- | tes, notamment, avait introduit des LRUCUN InEBSALEE des cas cités leg autorités où un Lieutenant-Gonver- neur, «at juatifiable le destituer coe py) par \u2018* Ayant révendiqué le droit du Sou- | Plus tard sans les Torys of les Whigs, et en 1839 Jes de sa part, et cela con! Torys prendront le Fer) trairement à \u201cd\u2019Aete de l'Amérique teurs.Ft ces | iritannique da Nord\u201d Ce sont là deux\u2018 n\u2019ont ile pi L'EVENEMENT (nistres.Au reste, d'après les autorités, lun simple manque de confiance suffit.L'hon.Commissaire des Terres à cité dus autorités sur ce point.M.Todd, à la page 211 de son premier volume, donne, d\u2019après Lord Brougham, ces causes de destitution L'hon.député continue : de cette prérogative ne doit avoir lieu que dans des cas exceptionnels et avec la plus grande prudence, afin d'éviter de porter la moindre atteinte au grand bienfait du gouvernement responsable dont nous jouissons.Le Souverain ou son Représentant ne doit l'exercer que pour des raisons d'intérêt publie, raisons qui peuvent être justifiées par le peuple.Son Excellence en ce eus était-elle justifiable de renvoyer ses ministres ?Les raisons et les circonstances que nous connaissons sont telles, que l\u2019on ne saurait répondre nun à cette question.Mais pourquoi n\u2019a-t-il pas choisi ses pouveaux aviseurs dans les rangs de a niajorité qui commandait alors dans la Chambre ?! d'abord, pouvait-il convenablement ou raisonnablement le faire, en face de (l'attitude prise en chambre par cette | majorité sur les questions mêmes qui \u2018avaient donné lieu au renvoi en ques- (tion Ÿ Au reste, par les révélations qui nous ont été faites sur la manière dont ! | était formée cette majorité, révélations | qui nous démontrent qu'iln\u2019y avait pas | demajorité constitutionnelle,il nous sem- | ble évident que le Licutenant-Gouver- | eur ne s'est pas cru justifiable de le | faire.De plus, nous ne connaissons pas, \u2018 nots ne pouvons connaître tous les se- ; crets qui ont pu induire le Lieut.Gvr.| à démettre son cabinet et à choisir dans la minorité de nouveaux aviseurs.Mais | nous devons supposer qu\u2019il avait d\u2019excellentes raisons.Il a appelé, suivant les usages parlementaires, le chef de l\u2019opposition, l\u2019hon.M.Joly.Celui-ci, en acceptant le poste de premier ministre, a assumé par là même la responsabilité de cet acte du Liente- nant-Gouverneur et en aappelé au peur ple pour obtenir son assentiment.Le peuple a prononcé son verdict.I] m'est impossible de trouver en tout cela aucune \u2018atteinte portée à la constitution.Pour ma part, ceux qui ont violé la constitu- [tion sont ceux qui ont méconnu les droits et prérogatives du représentant de Sa Majesté, et c\u2019est merci à eux- mères s'ils ont été renvoyés par Son Excellence.Le peuple a-t-il ratifié par son vote cette démission?Nous avons un fait bien palpable et évident maintenant : c\u2019est qu\u2019en cette chambre, il y à eu en faveur du présent ministère là majorité d\u2019un.Et je dis de plus que | l'immense majorité de la population de ; cette Province s\u2019est prononcée en fa- | veur du changement.N\u2019avons-nons pas i maintenant ans cetts honorable chambre des représentants libéraux des eux grands centres d\u2019intelligence politique sociale et commerciale?A mu droite, je vois deux honorables députés représentant deux divisions de la grande cité de Montréal.qui compte une population de 120 à 130,000 âmes; à ma gauche, les trois députés libéraux de la ville de Québec dont la population est de 50, 000 4 60,000 ames.Ces cing députés attestent par leur présence ier que ces grands centres ont donné unc marque éclatante de leur confiance en la nou- vellé administration et leur condamnation de l\u2019ancienne.(Appl.) Et quelle était, M.l\u2019Orateur, la position des partis lors de la dissolution ?L'ancien gouvernement comptait un majorité de 22 merabres, et dire, M.l\u2019Orateur, que l\u2019administration est maintenant en majorité d'une voix dans cette chambre ; c\u2019est quelque chose d\u2019extraordinaire.Cela prouve qu\u2019il y aeu une réaction bien forte dans l\u2019opinion publique, réaction tellement forte, qu'elle a étunné bcau- coupde personnes ; j\u2019userais dire que J'en ui sté étonné moi-même.Mais, M.l\u2019Orateur, je m\u2019arrête : cn voyant or qui Be passe devant Nos yeux ; en voyant la position que prennent aujourd\u2019hui les honorables membres de l\u2019autre côté de la Chambre, je ne puis m\u2019erupêcher de m\u2019écrier : ten p_pora, «+ mores ! Que vois-je ?Des conservateurs qui çe poseut en défenseurs des droits ct des libertés populaires, | Des conservateurs qui invoquent contre nous les noms à jamais illustres des Bédard, des Papineau, des Lafontaine et des Baldwin! Ils out donc bien change depuis ces jours de leurs ancé- tres politiques en Angleterre ot ici.Qu'on remonte aux origines du systéme parlementaire auglais,on y trouvera deux partis : d\u2019un côté, le parti appelé court party, de l'autre côté le country party.Ces deux partis s'appelleront nom de conservu- Torys et, ces conservateurs «& toujours Lous combattu con tre les droits du peuple.(en faveur des droite ot prérogatives de 1x Couronne ?Qu'en travere l'Atlantique.qu'on oren Je crois, M.l\u2019Orateur, que l\u2019exercice \u2018 {ne histoire de nus luttes politkques | surtout depuis 1837, ct qu'on me dise quel est le parti qui à combattu pour , nos grandes libertés politiques; quels , sont les hommes qui nous ont légué ce grand, cet immense bienfait d\u2019un gou- | vernement responsable: l'histoire ré- : pond que ces hommes étaient des libéraux.(Appl.) Aujourd'hui, sur les 31 sièges de mon côté de la Chambre, je contemple avec plaisir les descendants dc ces hommes illustres.(Applaudissements,) Mais que les honorables merubres de gauche n\u2019aillent pas invoquer ces noms illustres ; ils n'ont pas ce droit, eux qui préfèrent porter le nom de conservateurs ou de torys, ou ennemis du peuple.J'avais done raison de dire que ces messieurs no peuvent pas être sincères en prétendant que les droits du reuple sont foulds aux pieds, et qu'ils sont eux les champions d\u2019une cause qu\u2019ils n\u2019ont jamais su défendre, M.l\u2019Orateur, pour ma part, il me semble qu'aujourd'hui, il s'agit moins de passer notre temps à diseuter des points techniques et inutiles, à faire des arguties sur là constitution, qui n\u2019est pas en danger, que de travailler à l'avancement et au progrès de notre pays, en nous unissant de volonté, de cœur et d'esprit, et en mettant de côté ces préjugés de purti, qui seuls-expli- quent l\u2019attitude prise par certains messieurs de l'autre côté de la Chambre (Appl) Je ne suis pas pour ma part un de ceux qui pensent qu\u2019il y a au fond, une très grande ligne de démarcation en fait de principes, entre les deux partis dans cette honorable Chambre.Ce que l\u2019opposition veut aujourd'hui, c\u2019est de renverser le gouvernement, peu importe quelles en seront les conséquences pour le pays.Vous avez, M.l\u2019Orateur, dunné un exemple vous même de votre modération, de votre indépendance et de votre, dévouement à la chose publique, Je vous en remercie.Vous aurez avec vous, je n\u2019en ai aucun doute, tous les gens bien pensants de cette Province.Les honorables, membres de la gauche ont bien tort, suivant moi, de vous attaquer pour un acte dont ils devraient tons vous féliciter et qu\u2019ils devraient imiter.Ceux qui prononcent avec tant d\u2019emphase le grand nom de Lafontaine, devraient ne pas oublier lu maxime qu\u2019il aimait à proclamer : \u201c Je ne suis pas de cus hommes qui disent : périsse la patrie plutôt qu\u2019un principe \u201d Puissions-nous tous comprendre que nous sommes ici pour travailler ensemble en mettant de côté toutes les pre- ventions de race, de dénomination, ou de parti, pour l\u2019avancement et le bien commun de notre commune patrie, ( Applaudissements prolongés.) La Chambre prie l\u2019'hon.député de répéter son discours cn anglais.DISCOURS RE M.CHS, LANGELIER.Séance du 10.M.CHS.LANGELIER.\u2014 Je n'entends pas prolunger beaucoup le débat sur la question qui occupe dans le moment attention de cette Chambre ; cette question a été traitée d\u2019une manière habile par plusieurs députés de çs côté ici de la Chambre.Néanmoins, l'action du Lieutenant-Gouverneur ayant soulevé de violentes récriminations de la part du parti conservateur, je crois qu\u2019il est du devoir de chacun de dire ici sa manière de voir sur ce que Pon a appelé le Coup d'Etat ! Un fait, toutefois, me frappe singu- hièrement, et je ne puis résister au désir d'en faire part à cette Chambre : c\u2019est que malgré que nos adversaires semblent attacher tant d'importance à la grande question constitutionnelle, ile n\u2019osent pas la discuter.En effet, depuis le con mencement de ce débat, toute la diseus- sion à été faite de ce côté ici de la chambre ; et je n\u2019hésite pas à déclarer qu\u2019il a été démontré à l'évidence que k position prise par le Lieutenant-Gou- verneur est parfaitement constitutionnelle, Du reste #'il existe des doutes dans l\u2019esprit de quelqu'un, qu\u2019il regarde le spectacle que présente l'opposition | le mutisme dans lequel elle s'est prudemment renfermée jusqu'ici indique suffisamment qu\u2019elle n\u2019a aucune bonne raison a faire valoir, puisqu'elle nous laisse procéder re parts, Je dis, M.l'Orateur, que dl\u2019opposition n\u2019est pas sincère et qu\u2019elle à moins à cœur de régler la grande question cons Uitutionnelle, que de reconquérir le pouvoir qu\u2019elle à perdu pour longtemps, il faut l'espérer ; la preuve que Papposition West pag sincere, la voici : dans le cours de la campagne électorale qui s'est ter winée le ler mu dernier, les orateurs Coukervateurs disaient hautement qu\u2019il * fallait soumettre au grand tribunal du peuple, la fanense question constitu- ! tionnelle © ils attendaient avee une vive anxiété li pron,neiation du verdiet po pulaire, Dans le nrème tempe, cependant.les chefs conservateurs à towa enlevaient la question du tribunal du peuple pour la soumettre à la Chambre des Communes, et cela avant méme quo le peuple souverain se fit pronuncé.Eh bien ! quel a été le résultat?Quelle a été la décision de la Chambre des Comumu- nes?Elle a décidé par une majorité de quarante-deux que l\u2019acte du Lieutenant- Gouverneur ctait constitutionnel.Or, la Chambre des Communes se compose, on le sait, des députés des différentes provinces \u2018le lu Confédération qui partant sont pour la plupart, tout-à-fait étrangers à nos querelles de clocher et à nos animosités politiques.A ce té- moknage déjà si respectable est venu s'ajouter celui de la grande voix populaire, le 1er mai dernier ! Mais tout cela n\u2019a pas sut à l\u2019'uppo- sition : il lui faut le pouvoir, elle s\u2019en nuie sur les banquettes de la gauche et il lui faut à tout prix reprendre ce pouvoir tant regrette.Comme sa politique n'est pas propre à la ramener aux affaires, elle s\u2019est emparé de la question constitutionnelle comme d\u2019une dernière planche de salut.Eh bien ! M, l\u2019Orateur, qu'est-ce done que cette question constitutionnelle autour de laquelle on fait tant de bruit?Après le brillant discours \u2018lu député de Méegantie, il reste rien à dire au point de vue légal.Je me bornerai à quelques reflexions qui me frappent.D'abord, le Licutenunt-Couverneur avait-il le droit de démettre ses ministres ?Evidemment oui, comme on Va démontré dans le cours du débat.Aux autorités si péremptoires qui ont été citées, j'ajouterai le témoignage «d\u2019un homme éminemment respecté daus le pays et qui a joué un rôle considérable dans notre monde politique ; ce témoignage a d'autant plus de force qu\u2019il vient d'un homme qui a toujours été contre nous jusqu\u2019à ces derniers temps ; Je veux parler de Sir Francis Hincks.Ce politicien a publié le 15 mars det- nier, dans le Journal of Commerce, de Montréal, un artiele.sur la crise de Québec dans lequel il dit ceci : \u201c Nous n\u2019hésitons pas à dire que la position prise par le Lieut.-Gouverneur est parfaitement constitutionnelle.Il avait le droit de renvoyer ses ministres et de choisir d\u2019autres aviseurs ; il y a plus, c\u2019était même son devoir d\u2019en agir ainsi, s'il pensait qu\u2019ils avaient présenté del mesures contraires aux principes de lu loi et de la justice.\u201d Dans son discours à Lévis, l\u2019Hon.M.Chapleau cite un extrait du discours de Lord Dufferin prononcé à Halifax, lors de la célèbre affaire du Pacifique ; dans ce discours Lord Dufferin dit: \u201c Sans \u201cdoute, j'avais toujours le droit de démettre mes ministres, mais je ne croyais pas devoir les déclarer coupables d\u2019un crime aussi atroce sans aucune forme de proces.\u201d Plus loin, il ajoute qu\u2019il avait d'autant plus raison d\u2019en agir ainsi, que tous ses ministres lui avaient déclaré sous leur parole d'honneur qu\u2019ils étaient innocents.Néanmoins on sait que ces mêmes ministres résignèrent avant le vote.Voilà done bien établi le droit du Licut.-Gouverneur de renvoyer ses mi Distres ; les circonstances étaient-elle- de nature à lui permettre cette action énergique ?Certainement oui, et j'en trouve la preuve dans le mémoire même du Lieut-Gouverneur à l\u2019endroit où il parle d\u2019une conversation qu\u2019il eut avec M.de Boucherville qui lui déclara que son gouvernement était contrôlé par des reugys de chemins de fer.Ceci seul suffirait pour justifier le Licut.-Ciouver- neur, mais il y avait plusieurs autres raisons également fortes.Ft qu\u2019on se rappelle bien que M.de Boucherville, dans son mémoire en réponse à celui du Lieut.-Gouverneur, n\u2019a jamais nié le fait.de cette conversation.i Eh bien ! M.l\u2019Orateur.la majorite qui doit prévaloir cest celle qui est l'expression, le reflet de l'opinion publique, Or, quels étaient ces rings de chemins de fer ?Ou les connaît et Ces jours derniers l\u2019on voyait cabaler le principal organisateur de ces rings de chemins de fer, qui semble avoir l'oreille de l\u2019Hon.M.Chapleau, Ce n\u2019était pas 1h Popi union publique : les élections l'ont dé montre.Le Lieutenant-Gouverneur s'est Jus tement alarmé de la politique de ay clenne administration.I! n'était pas le seul comme on va de voir, la Minerce elle-même, l'organe le plus autorisé du parti conservateur, l'automue dernier.je crois, dénoncait en termes cloquents les conséquences désastreuses de la pu litique des chemins de fer du cabinet De Boucherville, Voigg cet article : \u201c Les alloeations à tous\u201d nos chemins de fer provinciaux élèveront notre dette bons au rabais.et le peuple fatigue tions\u201d vonne Je à l'énorme somme de $20,000,000, Le gouvernement n\u2019a plus ur son et sera obligé d'aller vendre en Angleterre nos de nos execs demandera cette union legis lative si dangereuse pour nos iustitu , \u201cEt vous trouvez à redire dred je ckuron d'alarme * En verte, & vous n'avez pas la double tique.\u201d \u20ac Malheur au parti qui, sucrifiant les intérêts généraux de la nation se soumet à un chef ; car souvent cet homme abusant de son autorité foule aux pieds les droits les plus sacrés de son pays ! malheur au pays, si un intérêt mal entendu une vanité froissée, un orgueil déplacé, lui font perdre les légitimes «vantages auxquels il à le droit !\u201d Au commencement de la dernière session, l\u2019Hon.M.Archa mbault, ancien ministre conservateur, prononcait dans le Conseil législatif un discours qu\u2019il terminait ainsi : \u201c Et je conclus de tout ce que je viens de dire que la politique du gouvernement à l'égard «les chemins de fer aura pour résultat iumanquable l'épuisement de nos finances, la ruine du pays et finalement la hanqueroute où la tuxe directe vu l'union législative.\u201d Voilà certes, des citations qui démontrent que la politique du gouvernement De Boucherville exeitait des craintes considérables dans le publie, Du reste les démonstrations qui ont été faites duns les grandes villes de cette Pru- vince à la suite de Ia passation du bill des chemins de fer, indiquaient sufli- n Fer, Lits de Plume, Oreillers, Matelas, magnifique Sofa ¢n Noyer Noir de 12 isdu lung pour un hotel, Carafes ct «e8 à Champagne en verre taillé, et uue ude quantité d\u2019autres Effets.POUR MESSIEURS | VENANT D'ARRIVER | AU BON MARCHÉ Serge pour Habits * 1.55 ct au-dessus.Tweed tout laine 50 cents ct au-dessus.Chemises Blanches $1.35 valant $2.00, Cols 3 plis en Toile 15 cents ct au-dessus.| Chaussettes en Mérinos et en Coton 12¢ Camisoles et Caleçons 50 cents ct au dessus, Cravates (Windsor) toute suive 27c \u201c Parapluies tout soie $1.15 N GARNEAU, Ci-devant de la société Fyfe & Garneau Qué, \u2018 juin 1878.MARCHANDISE § SHIR à BAS PRIX ! | Etoties à Robes, Grenadines, Toiles, Indiennes, Chiles Shetland, Chiles de Point, Chapeaux de Bus, Gants, Dentelles, aille, Un lot de Parasols de première qualité devant être vendu aux prix suivants : $1.50, $1.75, $2.00 et $2.50, valant $3.00 à $5.00; aussi un lot de Jupons pour $1.25, $1.75 et 22.00 valant le double du prix.Vêtements ! du Dessous pour Dames, à bas prix.FYFE & WRIGHT + 23, RUE LA FABRIQUE.N.B\u2014Des Couturières et Modistes du \u2014 AUSSI \u2014 : i sera offert un magnitique Méloditm en | \u2018va ordre et très fort pour salon.Le tout vendu absolument sans réserve.La vente à DEUX heures précises.O T, LEMIEUX & CIE, Encanteurs Quebec.7 juin 1878, A LOUER.Un logement très confortable, 7 hres, au No.116, rue Fichelieu, faubours =+, Jean.Prix modéré.'adresscr au No.118, ruv Firhelivn 105, rue St.Jean, Haute-Ville.Québce, 8 juin 1878.VENANT D'ETRE RECU du imayasin une Piustre de Harger 50 VOITURES A QUATRE ROUES pour Enfants, à 25 pour vent meilleur marché que dans aucun autre magasin de la ville, Aussi une grande variéte de Nouveautés \u2018n mains.on Québec, 8 juin 1876 =1xp \u2014 cm _ Les Aubergistes, Yarchands
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