Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 5, No 2
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Actualités marines, 1961, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" | OFF I S2PL1 n2/ TXe2 A CTUA LITÉS MARINES Vol.5 No 2 Mra DEPARTEMENT DES PECHERIES 33 \u2018| PROVINCE DE QUÉBEC re ent BLANCS gioN 4 He YN, + we L aX 53 ar: epret qu plu mb I ond gt y mt WA Qe ~~ À Croom wef reg rs PL \u2019 4 gr ~ A \\ \\ 4e, pe ILES DEL 7 ; | + 2 Vi Ny\u201d pd Se { pe = \u2014\u2014 ; 3 J PE MAI - AOUT 1961 14 ik ES > i di mil 4 LEER > opti = 7 vi 1\u20ac Is dci Je D = A FF = PA > 3; H \u201ca a ; a = i EF 1 ape ag = ES on 2 x Rud + É 2p A % À me Bo = Qi AN 4 3 \\ $Y ps iB % x th \u2014_ La SR 7 x \\ or id A SRR it 4 J - Pa LV EBAY us 4 a ! AB Cok \\ ~d Y \u201c # pb x a be LA > t | 8 i Fi oh y a FH pi?i > sem ES « \u20ac # i = ar Ze | ur Fey pas 7 = ee A | > 0) 7 LR Terre Ke NAF QUA D ny pi + .\\ \"té Cd 2 \u20ac ee ES V f A ct 4 At 7 ï | = JA \\ né CT J f q SE, & Ke \u201cp AT A 7 £m £ es Ÿ Xe 24 NL + 2e 150 mi M ae 4 \"> Lies 2% Vib CRY 5 je = a x 6 Bas + = 2.JF + Rice.és 4 & = \u201cgli té hb = se a) ke oy 43 js 4 a, = a i Fw ah Be od na v =; se .rd ae ve \u201ctte te % =x 4 5 pat A Nuk oy %* Sp er és, Le À fl Sg Re + } La ws vy « x & ro - 9 mé = WY * 3,0 A nt \u201c bik on; 3 Are PR Lg hy Fi > r\" si hs aad ~i PS wt oe \u201cse \u201c1 A : $ - \u201c TA + 5 3 a \u201c1 vet vA \u2018 5 a ve \u201c M | ty - 3, We o Ph.Hy ny Af 5 a n { \u201c> a wy 200 ex me dE 1 { heyy a 4e\u201d a % An Yow da .> wi Late, i { as +R \" ax - a ot >, k \"Aa > dp wR wa + y v A & PA né ç : vu: cou ey qe J : Bo \u201c0, oo AE LN a AN AE \u2018a Ç \" 4 +.>= 5 .\u20ac 2 Fra vd sa fur Va ir \\ z i nt nes\" A = 27 anne = of $ A * + #i, .+ 7, \u201c1 OFF I53 Py a ACTUALITES MARINES Revue publiée par le Ministére des Pécheries de la Province de Québec.HONORABLE GERARD-D.LEVESQUE ARTHUR LABRIE, D.Sc.ministre sous-ministre Directeur de la revue: MONIQUE PLAMONDON _]_]\u2014_\" SOMMAIRE Vol.5 \u2014 no 2 Mai-Août 1961 © Éditorial Monique Plamondon © Révolution des pêches mondiales © L'omble-chevalier de la baie d'Ungava Roger Le Jeune © 27 mai 1961: Rançon de la mer Gaston Bergeron © Fécondité de quelques espèces de poissons de la province de Québec Gérard Beaulieu © L'Aquarium de Québec Gaston Morin ® Un phoque au Lac St-Jean Blanche Beaulieu + PHOTO CI-CONTRE La reproduction partielle ou totale des articles ou statistiques de la présente Barachois fomiliaux s'inscrivant revue est permise.mais on est prié d'en mentionner la source.Toute dans l'unité du Tout.traduction, pour fins de publication.doit être autorisée par la direction de la Ciné-Photo : Bazin.revue.Ce numéro d \u201cActualités Marines\u201d a été réalisé en héliogravure.Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser au Service de l'information et de la propagande.Ministère des Pêcheries, Hôtel du Gouvernement.Québec, Qué.Canada.VoL.5\u2014 No 2 \u2014 Mar-AOÛT 1961 ÉDITORIAL Le 9 juin 1961, l\u2019honorable Gérard-D.Lévesque, ministre de la Chasse et des Pêcheries de la province de Québec, annonça la nomination de M.Maurice Lessard aux postes de sous-ministre adjoint et d\u2019officier spécial au ministère qu\u2019il dirige.Nul mieux que M.Lessard ne peut, on le verra, aïder à concerter tous les efforts en vue d'orienter la production du poisson capturé dans la province de Québec vers la conquête du marché domestique.En effet, les efforts conjugués de l\u2019industrie p privée et des gouvernements peuvent seuls réussir à accroître \u2018 au Canada la consommation d'un produit du Québec.En d\u2019autres termes, le gouvernement veut que le produit de la pêche soit davantage transformé sur place en vue d\u2019une consommation canadienne accrue.Et c\u2019est sur ce point délicat que la nomination de M.Lessard nous paraît particulièrement heureuse.Gradué en chimie de la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval de Québec en 1980, le nouveau sous-ministre adjoint est aussi un ancien de l\u2019Université de Californie (États-Unis d'Amérique) où il gradua en technologie des produits alimentaires en 1938.Pionnier dans le domaine de la préparation des produits alimentaires, M.Lessard aida largement à résoudre le problème du plomb dans le sirop d\u2019érable.Il s\u2019intéressa aussi de très près à la fabrication du jus de pomme: il conçut et réalisa la première conserverie de jus de pomme utilisant alors le procédé de pasteurisation-éclair.Il prit une très large part à l\u2019élaboration de techniques et à la mise en oeuvre d'ateliers modernes destinés à la préparation du poisson frais et congelé, de même que celles destinées à l\u2019utilisation des sous-produits du poisson: huiles et farines.M.Lessard réalisa et développa, en collaboration, une vaste usine d\u2019extraction et de raffinage des huiles de loup-marin, aînsi que de traitement des peaux de ces mammifères destinées soit à la fourrure, soit à la tannerie.Sa vaste expérience de plus de 20 années dans le domaine des pêcheries (conserveries de poissons, procédés de salaisons, séchoirs, mise en marché des produits et des sous-produits de la pêche au Canada et à l\u2019étranger) et le fait qu\u2019il ait été, jusqu\u2019à sa récente nomination, gérant de la St-Law- rence Sea Products Co, pourront sans doute aider, dans une large mesure, nos producteurs à accroître et à stabiliser leurs ententes non seulement sur le marché domestique mais encore sur nos marchés d\u2019exportation: Italie, Allemagne, Angleterre, Suisse, Belgique, France, États-Unis d\u2019Amérique, de même que la plupart des pays des Antilles et de l\u2019Amérique latine.Nul n\u2019ignore en effet le haut pourcentage de poisson canadien et québécois quittant annuellement nos eaux pour être vendu à l'étranger.: , L'administration des pêcheries de notre province n\u2019a pas de secret pour M.Lessard puisqu\u2019il accéda au poste de directeur technique au ministère pour lequel il assume maintenant la fonction de sous-ministre adjoint, après avoir occupé pendant 7 ans celui de chef de la division de chimie et des recherches industrielles au ministère de l\u2019Agriculture.Il est intéressant de noter que M.Lessard travailla à titre de chimiste analyste à l\u2019 \u201cAluminium Company of Canada\u201d, avant d\u2019ouvrir son propre laboratoire de chimiste-conseil à Québec (1932-1986).Membre actif de plusieurs sociétés scientifiques et d\u2019associations industrielles \u2014 Chemical Institute of Canada, American Chemical Society, Institute of Food Technology, American Oil Chemists Society, Fisheries Council of Canada, Association des producteurs de poissons du Québec, International Sea Food Promoters, Association des chimistes professionnels du Québec, Société Zoologique de Québec, | American Fishery Society \u2014 , M.Maurice Lessard se vit confier, pour l\u2019année 1959-1960, la tâche de président de l'Association des Anciens de l\u2019Université Laval de Québec, Canada.A M.Lessard, \u2018tous nos voeux de plein succès dans l\u2019exercice des nouvelles fonctions qui viennent de lui être confiées.Le directeur de la revue PAGE 2 ACTUALITÉS MARINES L'établissement d'entreprises poissonnières canadiennes à l'étranger, seul moyen de survivre à la.révolution des pêches mondiales par R.L.PAYNE, Cie J.H.Todd & Sons Ltd, Vancouver, B.C.Travailler à l\u2019amélioration et à la promotion de la pêche, au bien-vivre du pêcheur, autant de tâches qui valent par elles-mêmes, qui ont de quoi satisfaire la volonté de service la plus exigeante.Mais que les forces dépensées le soient en vain, que l\u2019énergie consacrée demeure inefficace, quel désappointement ! Dans une certaine optique, telle initiative se justifie, telle innovation semble un énorme pas en avant, et pourtant.C\u2019est au cours d\u2019une allocution qui clôturait de façon remarquable le 16e congrès du \u201cFisheries Council of Canada\u201d, que M.R.L.Payne a situé le problème actuel de la pêche dans le monde et a surtout insisté sur les moyens que l\u2019industrie canadienne du poisson pourrait utiliser pour éviter l'impasse à venir.\u201cActualités Marines\u201d, présente dans la personne de son directeur à ces importantes assises, est heureuse de | faire écho, à la suite de la plupart des publications touchant la pêche et son industrie de ce côté-ci de l\u2019Atlantique, à l\u2019importante allocution de M.Payne.Ce dernier, ayant par ailleurs un champ d\u2019action très vaste, entend bien nous amener à voir la situation sous son angle véritable, dans une perspective plus large.Son coup d'oeil, d\u2019une clairvoyance difficile à supporter, remet les choses en place.Le tableau est dur, mais profitable; le coup de barre, urgent.N.D.L.R.Entrainé par mes recherches sur les péche- ries des autres pays du monde, j'ai récemment entrepris un voyage autour du globe.Ce voyage et les études qui l'ont suivi ont eu une influence décisive sur mes façons d'envisager les problèmes qui nous préoccupent : l\u2019expansion des pêches dans le monde, ses répercussions dans notre pays et la possibilité d\u2019en amortir les conséquences.Je vous livrerai donc les faits et mes réflexions sur ce sujet complexe.Expansion des péches dans le monde La péche se pratique depuis plus de 5,000 ans et, pourtant, les dix années qui ont précédé 1958 VoL.5 \u2014 No 2 \u2014 Mar-AoOT 1961 ont marqué une augmentation de l\u2019ordre de 77% dans les captures mondiales: elles ont atteint 34 millions de tonnes métriques.Pendant la même période, on n\u2019enregistre au Canada aucun changement, le nombre des captures s\u2019établissant à un million de tonnes.Au Royau- me-Uni, les prises diminuent de 16%, en Norvège de 614%, tandis qu\u2019une légère hausse se manifeste aux Etats-Unis; par ailleurs, en U.R.S.S.augmentation atteint 77%, et au Japon 126%.La Chine continentale n\u2019a pas communiqué le chiffre de ses prises de 1948, mais en 1958, elle comptait la plus forte capture du monde: environ 6 millions de tonnes.Toujours en 1958, le Japon enregistre 16.4% du total des captures mondiales, Pace 3 soit 5.5 millions de tonnes.Les prises des sept nations qui marchent en tête du classement représentent alors 61% du total.Qu'est-il arrivé depuis 1958?Le Japon et l\u2019U.R.S.S.attireront plus spécialement notre attention.Progrès accomplis depuis 3 ans JAPON Les pêches de thon et de saumon n\u2019ont apparemment subi aucun changement.Les progrès se sont plutôt enregistrés au niveau de la construction navale, de la pêche au chalut dans les mers éloignées, de la chasse à la baleine, des manoeuvres combinées et des captures des vaisseaux-gigognes (motherships).Construction navale En 1958, on construit au Japon 420 vaisseaux dont le tonnage total atteint 50,000 tonnes.Au cours de l\u2019année se terminant le 31 mars 1960, la construction de 1,062 bateaux (totalisant 106,720 tonnes) est autorisée.Les uns (325) sont d\u2019acier et jaugent en moyenne 263 tonnes, tandis que les autres (737) sont de bois et jaugent en moyenne 39.9 tonnes.Il est intéressant de noter que le coût des nouveaux bateaux de pêche au thon s\u2019élevait, en 1960, à $750.la tonne pour les navires de 70 tonnes, à $694.pour ceux de 100 tonnes et à $689.pour ceux de 180 tonnes.Vaisseaux-gigognes [motherships) Vers 1958-1959, à la suite de pressions exercées par les Russes, on réduit à 12 le nombre des vaisseaux-gigognes consacrés à la pêche au saumon, chacun étant accompagné d\u2019environ 40 unités de capture.En 1959, 2 navires-usines produisent de la farine de poisson dans la Mer de Béring.En 1960, on compte 12 navires du genre: les uns, Page 4 pa AL accompagnés de chalutiers, fabriquent de la farine de poisson (5) et du poisson congelé (4); trois autres vaisseaux-gigognes péchent a la palangre.En 1961, les patrons de 35 vaisseaux-gigognes et de 400 unités de capture ont demandé des permis pour la péche dans la Mer de Béring.Ainsi essaie- t-on, semble-t-il, d\u2019échapper au grand encombrement de certaines régions de péche.Chacun des ravitailleurs est accompagné de 5 à 10 chalutiers satellites.Des chiffres indiqueront approximativement les captures faites dans la Mer de Béring par les Russes et les Japonais.1959 1960 Russie: 150 millions de liv.300 millions de liv.Japon: 327 millions de liv.975 millions de liv.Total: 477 millions de liv.1,275 millions de liv.Chasse à la baleine En janvier 1961, le Japon achetait le baleinier britannique \u201cBalaena\u201d et ses unités d'apport.Cet achat portait à 7 le nombre d\u2019unités de sa flotte baleinière qui devenait ainsi la seconde au monde, après la Norvège.Manoeuvres combinées En juillet 1960, 57 expéditions avaient été entreprises à l\u2019étranger; elles avaient groupé 102 navires et mobilisé 2,438 hommes d\u2019équipage.Voici les principaux pays qui y étaient représentés: le Brésil, l\u2019Argentine, le Mexique, les Samoa américaines, le Bornéo du Nord, la Malaisie, le Ceylan, l\u2019Inde, l\u2019Iran, les Iles Canaries.Bref, depuis 1958, le Japon a donné un nouvel essor à la construction des navires et a augmenté considérablement sa flotte de chalutiers géants sillonnant le monde, de même que le nombre de ses vaisseaux-gigognes travaillant dans la Mer de Béring.ACTUALITÉS MARINES U.R.S.S.Nous possédons peu de renseignements sur les pêcheries en U.R.S.S.Le programme actuel s\u2019étend sur une période de 7 ans et propose pour 1965 un objectif de prises de l\u2019ordre de 6,625 millions de tonnes.Si déjà en 1958 l\u2019expansion enregistrée dépassait celle de toutes les puissances occidentales, que s\u2019est-il produit depuis ?Les captures de 1959 s'élèvent à 3,064,000 tonnes métriques, ce qui demeure en deça de l\u2019objectif du plan de 7 ans, mais dépasse de beaucoup le résultat obtenu en 1958.Dès lors, le film des entreprises soviétiques se déroule à nos yeux ébahis.Voyez plutôt les faits établis chronologiquement grâce aux documents mis à notre disposition.Documents présentés par ordre chronologique Décembre 1958 \u2014 Le sous-marin de pêche et de recherches océanographiques, le \u201cSeveryanka\u201d, fait son premier voyage.Février 1959 \u2014 Le premier thonier à la palangre quitte le port.Il jauge 800 tonnes, sa puissance est de 600 chevaux-vapeur.Long de 151 pieds et large de 30 pieds, il transporte 74.6 milles de palangre et porte un équipage de 25 hommes; il est conçu pour un voyage de deux mois en mer.10 octobre 1959 \u2014 La flottille de baleiniers \u201cSlava\u201d quitte Odessa; ses 12 nouveaux baleiniers sont équipés de moteurs diesel à haute vitesse actionnés à l\u2019électricité.La seconde flottille se met en mer quelques jours plus tard.C\u2019est le \u2018\u201cSoviet-Ukraine\u201d, un bateau-usine de 44,000 tonnes accompagné de 20 baleiniers.Construit en moins de trois ans, ce bateau mesure 716 pieds de longueur par 92 de largeur et s\u2019élève à la hauteur Vor.5\u2014 No 2 \u2014 Mar-AoÛT 1961 d\u2019un édifice de 12 à 14 étages.Ce navire peut produire 100 tonnes métriques de poisson congelé par jour et emmagasine 1,800 tonnes dans ses congélateurs.Pendant ce temps, on est à construire, à Léningrad, un navire jaugeant 14,000 tonnes, destiné aux opérations dans le nord de l\u2019Océan Pacifique.Il est équipé pour la transformation du poisson et des crabes et représente une nouveauté dans le genre en U.R.S.S.: il mesure 524 pieds par 66 et porte un équipage de 130 hommes, outre les 507 ouvriers travaillant à la transformation du poisson.Ce bateau peut entreprendre des voyages de deux mois.Sa capacité d\u2019empaquetage est pour le moins étonnante: 25,000 caisses de crabes et 50,000 caisses de saumons et d\u2019autres poissons.28 novembre 1959 \u2014 Le premier navire-usine de transformation du hareng est construit en U.R.S.S.Il jauge 15,000 tonnes, mesure 475.6 pieds par 65.6 pieds.D'une puissance de 6,250 chevaux-vapeur, il peut atteindre 14.5 noeuds à l\u2019heure.Il sera terminé en 1961.On met la dernière main au Japon pour le compte de l\u2019U.R.S.S.à un nouveau navire de 4,982 tonnes destiné à la transformation de l'huile de hareng.Il fait 12.5 noeuds et transforme 120 tonnes de hareng par jour.1960 \u2014 En 1960, 50 bateaux lithuaniens ont pratiqué la pêche sur les Grands Bancs de Terre- Neuve.Or, il n\u2019y en avait que 11 en 1959.Le M.R.T.315 \u201cSerg Esenin\u201d, le premier grand chalutier-congélateur de Lettonie, retourne à Riga après son second voyage (23 décembre 1959 au 4 mars 1960).Ce bateau rapporte 550 tonnes de poisson transformé, y compris 60 tonnes de farine et 15 tonnes d\u2019huile, provenant exclusivement de la pêche au large de Terre-Neuve.Pace 5 L'U.R.S.S.rapporte que, en 1960, 160 vaisseaux comptant 25,000 hommes ont pratiqué la pêche sur les bancs de Terre-Neuve.1961 \u2014 En décembre 1961, l\u2019Allemagne de l\u2019Est devra livrer à l\u2019U.R.S.S.60 vaisseaux équipés pour la pêche tropicale.De classe \u201cTropyk\u201d, ils mesurent 282.4 pieds par 42.6 pieds et sont conçus pour la pêche à la sardine, au hareng et au thon dans les mers lointaines.Le plus gros baleinier du monde, le \u201cSoviet- kaya Rossiya\u201d, est en voie de construction dans les chantiers Nikolayev; long de 714 pieds, jaugeant 45,000 tonnes et muni de deux engins de 75,000 chevaux-vapeur, il s\u2019aventurera dans l\u2019Antarctique en 1961 avec trois autres flottilles russes.Ainsi donc, les pêcheries de l\u2019Union Soviétique, du Japon et peut-être aussi de la Chine continentale auront évolué à un rythme accéléré au cours de la période 1948-1958.Selon les témoignages recueillis, on n\u2019enregistre aucun ralentissement au cours des trois dernières années.Le contraire semblerait même plus près de la réalité.La pêche océanique change d\u2019aspect dans le monde entier grâce aux énormes mises de fonds et au grand déploiement de personnel mobilisés par ces entreprises.C\u2019est une révolution dans le monde de la mer.Répercussions dans notre pays Quelle est la portée de telles initiatives pour le Canada?Océan Atlantique L\u2019effort intense déployé par les Soviets au large des côtes de l\u2019Atlantique \u2014 problème déjà sérieux \u2014 ne cessera de prendre de l\u2019importance.Sous le coup de cet assaut sans cesse grandissant, les bateaux partis de nos côtes verront diminuer de plus en plus leurs chances de captures fructueuses.PAGE 6 Océan Pacifique Dans le Pacifique, si le probléme ne se dessine pas clairement encore, il évoluera plus rapidement et plus brutalement.Le 19 novembre 1960, Boris Kulikov, un porte-parole compétent de l\u2019U.R.S.S., disait: \u201cNotre industrie des pêches est intéressée à l\u2019expansion et à l'exploitation de toutes les ressources maritimes du nord de l\u2019Océan Pacifique.\u201d Les chalutiers russes pratiqueront la pêche au sud des Aléoutiennes cette année.Les vaisseaux explorateurs qui apparaissent invariablement une année ou deux avant les grandes offensives de pêche organisée ont déjà fait leur apparition au large de la côte ouest de l\u2019île de Vancouver.Dans le nord de l\u2019Océan Pacifique, 70 millions de livres de flétan sont récoltées annuellement par les États-Unis et le Canada, flétan mis en conserve, transformé ou utilisé de quelque autre manière.On estime par contre à 300 millions de livres la moisson que l\u2019Union Soviétique a tiré de la Mer de Béring.Peut-on lui demander de freiner un effort qui rapporte 300 millions de livres afin de protéger une production de 70 millions de livres ?Existe-t-il un moyen légal, une pression diplomatique ou morale qui puisse avoir raison de l\u2019activité déployée par une nation énergique, par un pays en pleine expansion, lancé avec une telle vigueur dans l\u2019exploitation des richesses de la mer?Si les flottilles soviétiques pêchent dans le nord du Pacifique, au sud des Aléoutiennes, comment justifier plus longtemps les restrictions actuelles acceptées par le Japon selon les clauses du Traité du Pacifique Nord ?Si les Soviets, et à leur suite les Japonais, se rendent en masse dans le nord du Pacifique, com- ACTUALITÉS MARINES ™ i of 2 Cale NN - | - A gs soli, as \"au \u201c 0 3 * mt - acte BO conn J yg \u2014 2 \u2014_ LS \u2014 vo mm am, © wn Pg ; Po i ; Tea Aig 2 200 »e a is mr 073 pis > fot ad =I Diapositive Monique Plamondon \u2014 Québec Notre pêche côtière et artisanale est dépassée.L'immense effort déployé par les plus grandes nations du monde prouve la nécessité de la constante modernisation de notre flotte de pêche.4 = _s ue + fs en pe rois es se = ARS PN = Sn divas .sie 7 a a oa ee sa = or st Kx Fn Su i Lo PS _- noces, Su x Sp oni ies 2 2 2 sa es Ses va pee iv i zz: isin a a 5 EE ova cs Fe a SR i: ei Si x gas x ie Cae Cry 20 Oy A SER ey Sv ps Rs Ga A PES ie se I RES wr, 5% RE {a KAS it Zh A = © Fad ea = RES == = = 25 2e ee a I = ot ES = 8 x = RS > 5 RS pee PRE I = = a ; i Rr x: of 0 ; Ë ; RE xx; = \u201c2 % + £3 A or 3 £ A ; 5 ct \u2014= \u2014 = aman ment pourrait-on les empêcher d\u2019exploiter le plateau continental nord-américain au sud de leur centre d\u2019activité actuel ?De prime abord, ces problèmes ne semblent pas faciles à résoudre; peut-être n\u2019y a-t-il aucune solution.Il se peut cependant qu\u2019il y ait moyen d'atténuer les conséquences de cette offensive future.Palliatifs Tout d\u2019abord, la situation qui prévaut actuellement en Amérique du Nord, déterminée par la combinaison des trois facteurs: production, coût de revient et marché, n\u2019offre de fait aucune chance de concurrence économique \u2014 que ce soit sur le plan des effectifs numériques ou sur celui du rendement \u2014 avec les flottes étrangères sur le territoire qu\u2019elles exploitent présentement ou qu\u2019elles exploiteront bientôt.Investissements canadiens à l'étranger Par conséquent, il faudrait probablement se mettre activement en quête d\u2019un milieu où les divers facteurs \u2014 production, coût de revient et marché \u2014 pourraient se combiner de façon économiquement avantageuse.En résumé, nous devrions envisager éventuellement la création d\u2019entreprises en pays étrangers, particulièrement dans les pays économiquement faibles.Malheureusement toutefois, peu de sociétés canadiennes, s\u2019il en est, peuvent encourir les risques inhérents à des projets d\u2019expansion dans la plupart des pays économiquement faibles, risques dans les domaines politique et économique, ou risques relatifs au change.Ces sociétés ne sont pas, par ailleurs, suffisamment éclairées du point de vue scientifique pour déterminer avec justesse les VoL.§ \u2014 No 2 \u2014 Mar-Aoûr 1961 données essentielles d\u2019océanographie, de biologie et d\u2019ichtyologie, indispensables à la connaissance de milieux nouveaux et étrangers.Ainsi donc, l'intervention du gouvernement est tout indiquée et cette initiative s\u2019harmoniserait d\u2019ailleurs bien avec notre idéal national.Aide américaine aux pays économiquement faibles Passons donc maintenant à l\u2019étude du concept de l\u2019aide aux pays étrangers.En France, au début de 1947, le parti communiste passait dans le camp de l\u2019opposition.Des élections nationales se préparaient pour avril 1948; les communistes formant le groupe politique le plus important, la Quatrième République se trouvait sérieusement en danger.Une crise semblable menaçait l'Italie et une explosion était imminente dans les Balkans.La Grande-Bretagne avait annoncé qu\u2019elle ne pouvait assumer plus longtemps ses responsabilités en Grèce et en Turquie, mettant ainsi les Dardanelles à découvert et laissant la Grèce à la merci des rebelles communistes très actifs.La situation était sombre.C\u2019est alors que le président Truman, c\u2019était au mois de mars 1947, se présenta devant le Congrès et prononça les paroles suivantes: \u201cJe crois que ce doit être la politique des États-Unis de soutenir les peuples libres qui refusent de se laisser asservir par des minorités armées ou qui résistent à des pressions étrangères.\u201cJe crois que nous devons aider les peuples libres à élaborer leur destinée selon leur propre idéal.\u201cJe crois que notre aide doit tout d\u2019abord se manifester par une assistance économique et financière essentielle à la stabilité économique ainsi qu\u2019à une saine politique.\u201d Page 7 Le Plan Marshall naissait qui, au cours de sa courte existence, engloutit 13 billions de dollars américains, utilisés en grande partie à la restauration de l\u2019Europe endommagée par la guerre.Il convient ici de s\u2019arrêter pour saluer l\u2019apparition des programmes d\u2019aide aux pays étrangers comme instruments majeurs en politique étrangère.Ce sont certainement les plus constructifs jamais conçus.Aide canadienne aux pays économiquement faibles Le Canada approuve avec vigueur la mise en application de ce principe.Des 63 millions consacrés annuellement par le Canada à l\u2019aide aux pays étrangers, le Plan Colombo en dépense 50.Au cours de dix années, 135 entreprises ont bénéficié de subventions allant jusqu\u2019à 250 millions de dollars canadiens.Les pêcheries en ont reçu un million et demi.Favoriser la pêche est une initiative heureuse dans le domaine de l\u2019aide à l'étranger.Que peut y gagner le Canada?Procédons à une brève énumération.Dans le cas des pêches, les avantages qu\u2019en retirent les populations sont immédiats.Les effets sont toutefois plus lents à se manifester quand l\u2019aide touche d\u2019autres domaines: les communications, les routes, les quais, ou bien l\u2019éducation et l\u2019orientation.Les pêcheries ne demandent habituellement Que de faibles mises de fonds et si l\u2019entreprise est bien dirigée, l\u2019amortissement de la dette devrait se faire à même les revenus.D'une part, l\u2019argent dépensé profite à l\u2019ensemble de la population.On aide ainsi les pêcheurs qui, dans la plupart des pays économiquement faibles, comp- PAGE 8 tent parmi les citoyens les moins rémunérés.D\u2019un autre côté, la plupart des pays concernés ne demandent pas l'industrialisation en tant que telle.Il leur faut débuter de façon équilibrée et la pêche, dont les méthodes exigent peu au point de vue mécanisation, semblerait un bon point de départ.Un bon programme d\u2019aide à l\u2019étranger augmente la productivité.La pêche, pour être rentable, doit donc atteindre ce but.Toutefois la structure même du gouvernement ne lui permet pas de s\u2019introduire dans un milieu de libre concurrence économique.Agir en collaboration avec l\u2019entreprise privée permettrait de surmonter la difficulté.Du côté des chefs d\u2019entreprises canadiennes, les opérations à l\u2019étranger auront les résultats suivants: 1 - Solder le coût des opérations domestiques.2 - Rendre ces opérations rentables, si elles sont bien conçues.Il y a à l\u2019étranger des champs de pêche inexploités.Les prévisions de réussite sont favorables, mais cette opinion amorcerait une autre discussion.3 - Offrir des possibilités d'emploi.4 - Fournir à l\u2019Amérique du Nord des matières premières.5- Atténuer les effets d\u2019une exploitation croissante de notre territoire par d\u2019autres peuples.Pour le pays récipiendaire, la mise en marche d\u2019un programme complet d\u2019exploitation des pêcheries se traduit ainsi: 1 - Responsabilité de la mise en oeuvre et non de l\u2019orientation de l'entreprise.2 - Sérieuses chances de réussite commerciale à cause même du support canadien.ACTUALITÉS MARINES 3- Réussite susceptible d\u2019inspirer les habitants du pays.4 - Production indigène des denrées.5 - Production de valeurs monétaires permettant les échanges avec l'étranger.Difficultés de réalisction d'un tel programme Les difficultés majeures, relatives à l\u2019établissement d\u2019entreprises canadiennes de pêcheries à l\u2019étranger subventionnées par le gouvernement, sont les suivantes: 1 - les sociétés canadiennes de pêcheries n\u2019ont pas une grande expérience du fonctionnement d\u2019installations à l\u2019étranger.L'adaptation du point de vue politique et culturel peut s\u2019avérer difficile.2-Les organisations inexpérimentées pourraient peut-être difficilement déterminer la portée économique de ces nouvelles entreprises.3 - Dans la pratique, il serait peut-être difficile de combiner les initiatives des gouvernements et celles de la libre entreprise.Nous ne possédons pas d\u2019exemple d\u2019un tel travail d\u2019équipe qui puisse servir de base à notre action.Ce travail d\u2019équipe peut s\u2019exécuter de diverses façons.L'une d\u2019elles consiste dans l\u2019achat, par le gouvernement, d'actions privilégiées, rachetables et non cumulatives.La garantie de remboursement du capital en dollars, au cours d\u2019une période de temps déterminée, disons cinq ans, en est une deuxième.Il y en a bien d\u2019autres.Conclusion Il ne fait aucun doute que d\u2019ici cinq ans nous serons tous, de près ou de loin, touchés par la révolution qui s\u2019opère actuellement à l'étranger dans le domaine des pêches.Si l\u2019on ne peut facilement enrayer cette révolution, il est toutefois possible d\u2019en atténuer les conséquences en créant nos propres entreprises poissonnières à l\u2019étranger et cette solution suppose l\u2019aide du gouvernement.Une initiative semblable répondrait à notre idéal national, aux besoins de sociétés commerciales ainsi qu\u2019à notre obligation d\u2019entraide et d\u2019assistance envers les peuples moins fortunés que nous.Notre sort est donc entre nos mains.VoL.5 \u2014 No 2 \u2014 Mar-AoûT 1961 Pace 9 re Résultats pratiques d\u2019une recherche : L'OMBLE-CHEVALIER de la Baie d'Ungava par ROGER LE JEUNE, B.Sc.A.Dans la derniére livraison d\u2019 \u201cActualités Marines\u201d (vol.5, no 1), M.Roger Le Jeune traçait pour nous un tableau général de la richesse que représente pour les Esquimaux la capture de l\u2019omble-chevalier, que l\u2019auteur qualifiait de poisson-miracle.Son deuxième article porte sur les recherches entreprises en vue d\u2019améliorer les conditions techniques et économiques de cette pêche.Au terme de notre précédente étude, il apparaissait clairement que l\u2019omble-chevalier est un atout important dans l\u2019économie esquimaude naissante.Etudions maintenant les résultats des recherches entreprises en vue d\u2019en assurer l\u2019utilisation rationnelle et constante.Le ministère des Pêcheries de la province de Québec a organisé deux expéditions sur les bords de la baie d\u2019Ungava à l\u2019embouchure des rivières Georges (Kagnerloualoudjouark) et Korok (Kork- djouark), l\u2019une en 1959, l\u2019autre en 1960.Il s\u2019agissait au cours de la première d'étudier les éléments inconnus du problème: climat; conditions de travail, population esquimaude logale et habitudes du poisson, de façon à établir un \u2018plan de recherche [AN { PAGE 10 susceptible de découvrir rapidement des données utilisables en vue d\u2019une exploitation maximum.Le hasard, qui s\u2019est exprimé par le retard de la migration de l\u2019omble vers l\u2019eau douce, a permis à l\u2019équipe d\u2019effectuer certaines observations qui devaient par la suite contribuer à résoudre quelques problèmes de pêche et de mise en marché.Il importait, par exemple, d\u2019apprendre scientifiquement et non par oui-dire \u2014 les Esquimaux ne sont d\u2019ailleurs pas bavards \u2014 si dans sa partie maritime la rivière Georges n\u2019offrait pas quelques points dont l\u2019exploitation fût avantageuse (voir carte).En 1959, quinze pêcheurs esquimaux avaient fixé leur lieu de pêche de part et d\u2019autre de l\u2019es- ACTUALITÉS MARINES 5 ES I AS C S50 XK ERE DN XA ™\\ > SKA A / = | Navy SY ; & 9 AX ; 9 A (Macros À J RY ER, sb \u2018 AK D XV A + mraxone Le ÿ Ae © AX X À CSST \u201c\u20ac, NOG KER G Qu TS % 0 NS rr © AL ee N , ) < $ 0) EY 2 .NX « 3 Q 0 ) CG \\ > > % f » POSTE OF TRAITE j .QUEBEC Rar i» DÉPARTEMENT DEs PECHERIES > Service D'Amenagement Va Ry + \u2018 ESTUAIRE DE LA RIVIÈRE GEORGES £ te ( BAIE D'UNGAVA, 58°30'N 66°00'W ) & \u2014 ECHELLE I\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014] YY tien ; Ref: OTTAWA MINES -RELEVES TECHNIQUES lCorte predimisaire - Copie: .Lejame, ooût-1338) DESSIN! Jorape MSCS Rendements de pêche obtenus à divers endroits dans l\u2019embouchure de la rivière Georges, 1959.Nombre de Nombre de Poids moyen Nombre de Nombre de Polds moyen ENDROITS pécheurs captures (Kg) ENDROITS pécheurs captures (Kg) Naoyak \u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.2 278 2.13 Artoualouk .2 111 1.38 Kapitouktallik .1 11 2.01 Akartoualouk .2 32 1.19 Kattetok .2 126 1.63 Novokallak .1 78 1.72 Aliosilik 2 241 1.52 Akilasakallouk .4 238 1.22 VoL.5\u2014 No 2 \u2014 Mar-Ao0T 1961 PAGE 11 tuaire de la rivière Kagnerloualoudjouark (Georges), se tenant éloignés les uns des autres de un à cinq milles.Leurs captures furent mesurées et pesées séparément à divers moments de la courte saison de pêche (3 semaines).La compilation des données confirmait plus tard ce qu\u2019on avait soupçonné dès les premiers jours: le volume moyen des poissons capturés hors de la rivière elle-même apparaissait nettement supérieur à celui des captures effectuées en amont.Elle montrait également une gradation (voir tableau) vraisemblablement reliée directement à la salinité décroissante qui s'opère, on peut le supposer, dans la même direction.Les vingt premiers milles de la rivière subissent en effet l\u2019influence des marées de la baie d\u2019Ungava.Les premières recommandations visant à améliorer le rendement de la pêche ou à réduire l\u2019effort pour obtenir un résultat identique ont donc porté sur le déplacement des points de pêche vers les eaux libres, l\u2019éloignement des groupes les uns par rapport aux autres et la diminution du nombre de pêcheurs dans chacun d\u2019eux.Les Esquimaux sont compréhensifs, mais ils tiennent beaucoup à maintenir des relations étroites au sein de leurs clans familiaux.Ils se plièrent donc de bonne grâce aux premières recommandations et désertèrent les bords de la rivière; rien ne put toutefois les décider à essaimer et ils se concentrèrent aux endroits marqués Naoyak, Alio- silik et Kattetok.Ainsi pendant les mois de juillet et d\u2019août 1960, cinq ou sept pêcheurs et leurs familles y péchaient presque côte-à-côte.On peut difficilement évaluer les conséquences de cette concentration sur le résultat global de la pêche, mais elle a certainement contribué à en diminuer Pace 12 importance.Il est cependant possible d\u2019évaluer les bénéfices de la migration en comparant le poids moyen des ombles capturés en 1960, à celui de l\u2019année précédente: 4.4 livres contre 8.5 en 1959.Une augmentation de 25%.Cette différence est très importante quand on considère l\u2019aspect financier de l\u2019entreprise, car la demande d\u2019omble-che- valier porte principalement sur les grosses pièces non étêtées de plus de cinq livres.Les poissons mesurant moins de vingt pouces et pesant moins de deux livres ne sont pas payés aux pêcheurs, mais mis en conserve pour leur servir de ration d\u2019urgence en hiver, quand ils ne sont pas tout simplement donnés en nourriture aux chiens.Le saumon ne parvient pas toujours en effet à calmer à lui seul la faim sempiternellement dévorante des chiens esquimaux.S'il y a avantages pécuniaires, il y a également économie de temps: on manipule moins de pièces et l\u2019on obtient un poids total égal (quotité annuelle maximum de 30,000 livres pour le secteur de Kagnerloualoudjouark et de Korkdjouark).Cette économie peut paraître négligeable à petite échelle ; elle deviendra cependant bientôt une condition essentielle de succès.En effet, une analyse superficielle des données recueillies par l'expédition de 1960 a laissé entrevoir la possibilité de prises annuelles de l\u2019ordre de cinquante tonnes (100,000 lbs) sans diminution sensible de population d\u2019ombles.Ainsi les recherches entreprises il y a moins de deux ans, pour sauvegarder une ressource fondamentale de I'Arctique canadien et asseoir solidement une économie moderne chez les Esquimaux de l\u2019Ungava, ont déjà donné des résultats tangibles qui devraient assurer une prospérité continue à une population mal partagée par la géographie et le climat.ACTUALITÉS MARINES Triste bilan en Gaspésie ! - 27 MAI 1961 Courtoisie de la Banque Royale du Canada qui a autorisé la reproduction du tableau par \u201cLe Pécheur'\"\" de Jack Gray.Gaston Lergeron PH.Gaston Bergeron \u2014 que la Station de Biologie Marine de Grande-Rivière a mainte.\u20ac ) nant l\u2019avantage de compter parmi les membres de son personnel, puisque M.Bergeron j y assume la charge d\u2019administrateur depuis le ler juin \u2014 fait revivre ici un événement dramatique pour les Gaspésiens.Nous sentons vibrer sous sa plume, à travers une langue savoureuse, sa profonde compréhension du métier de pêcheur et des risques qu\u2019il comporte.Résultat, il n\u2019en faut pas douter, de sa formation de navigateur à l\u2019École de Marine de Rimouski, résultat surtout de ses contacts quotidiens avec les pêcheurs, lorsqu\u2019il enseignait la navigation à l\u2019École d\u2019Apprentissage en Pêcheries de Grande-Rivière, avant qu\u2019il n\u2019en devienne préfet des études.Ce n\u2019est pas en effet le rapport d\u2019un enquêteur froid et inhumain, qu\u2019il nous sera donné de lire, mais une révélation presque brutale de la réalité vécue par le pêcheur: il nous semble expérimenter un coude à coude poi- | gnant.Nous constatons alors combien peu connaissent la vie du pêcheur.Il ne suffit } pourtant que de le vouloir.Deux membres du Service de l'information n\u2019ont-ils pas devancé de quelques heures à peine, grâce à une entrée magistrale au port, les débordements ) de la nuit décrite par M.Bergeron.Se rapprocher ainsi de cette communauté des gens de mer, avec laquelle toutes les personnes intéressées de près ou de loin à la pêche | Fee se tenir en liaison étroite, s\u2019en rapprocher, disions-nous, est une source unique pv d\u2019expérience humaine.N.D.L.R.J - _ \u2018 \u2014 _ \u201c8 VoL.5 \u2014 No 2 \u2014 Mar-Aoûr 1961 Page 13 La nuit du 27 mai 1961 demeurera longtemps fixée dans la mémoire des Gaspésiens.Certains villageois et les habitants de Chandler, de Bonaventure, de Percé et de Grande-Rivière furent durement éprouvés, cette nuit-là.Des bâtiments emportés, des entrepôts disloqués, des tranchées creusées par les eaux, des ponts ébranlés, tel fut dans son ensemble le résultat d\u2019une semaine de pluie diluvienne.Pluie qui détermina, dans la plupart des rivières se déversant dans la Baie-des- Chaleurs, une crue inaccoutumée.Sans vouloir oublier d\u2019autres malheurs, ni négliger le fait que des maisons de commerce et des compagnies de bois subirent de très lourdes pertes, c\u2019est au groupe qui intéresse plus particulièrement \u201cActualités Marines\u201d, les pêcheurs, que je pense, aux peines et aux soucis que leur apporta la nuit du 27 mai.La Grande-Rirviere Samedi, 27 mai, il est sept heures du soir, la pluie vient de s\u2019arrêter, on respire.Depuis trois jours qu\u2019elle n\u2019a cessé de tomber, arrosant la contrée et mouillant tout! Certains, les plus philosophes, disent: \u201cC\u2019est bon pour la terre\u201d.D\u2019autres: \u201cCa remplit nos puits\u201d.Et les plus réalistes : \u201cLa sale pluie.vous verrez, ça ne nous apportera rien de bon!\u201d Comme à tous les événements insolites, c\u2019est vers les \u2018\u2018vieux\u2019\u2019 qu\u2019on se tourne pour tenter de pénétrer l\u2019avenir.Et ce soir-là les vieux furent bien occupés et questionnés.Dix heures du soir \u2014 la pluie recommence.\u2014 \u201cQu'est-ce que vous en pensez le \u201cpére\u201d ?\u201d Avec ce branlement de tête et ce regard vers le large, auxquels se reconnaît le port de l\u2019expé- PAGE 14 rience, le \u201cpére\u201d prophétise: \u201cOuais, de la pluie depuis trois jours, un p\u2019tit sud-est qui souffle humide, Ia terre encore gelée dans le bois.et les feux de forêt de l\u2019an passé.ouais .la rivière va monter dangereusement.Les gars feraient mieux d'aller attacher leurs \u2018\u201cbotts\u201d au quai a \u201cMédée\u201d.\u201d Trop tard déjà, les gars de la Biologie, \u201cDaye\u201d et ses hommes, doublent les amarres de I'\u201cEdward W\u201d et du \u201cJean-Pierre\u201d.On essaie de protéger le mieux possible la barge à Nénard et celle à Baptiste.Tout à coup quelqu\u2019un crie: \u201cLe chemin est coupé, vite les gars, sautons dans la camionnette.\u201d On traverse de justesse, l\u2019eau au moyeu.Une heure et trente, dimanche matin, 28 mai.La riviére déborde maintenant sur le débarcadére de la Coopérative.On entend le choc des billots sur les coques des navires.Il pleut, il fait noir.Chacun se demande: \u201cEst-ce le mien qui vient d\u2019être frappé?est-il encore 147.pourtant mes amarres devraient résister; j'ai mis mes quatre \u201cquarts de pouce\u2019 en arriére et mes deux \u201cnylons\u201d en avant!\u201d Et l\u2019autre, à côté, qui s\u2019inquiète: \u201cMes câbles de \u201cwinch\u201d (treuil) vont-ils tenir le coup ?\u201d Et l\u2019eau monte toujours; elle monte jusqu\u2019à dépasser de quatre pouces le bas de la fenêtre du \u201cchefot (entrepôt) à Jos Méthot\u201d.De l\u2019autre côté, on a traversé si vite qu\u2019on a oublié d\u2019éteindre les lumières sur les bateaux; oscillations des lumières à travers la pluie, étapes de la lutte, présence.Vers 3.00 heures du matin, le \u201cJean-Pierre\u201d casse ses amarres de derrière, tourne lentement vers \u2018le ouest\u201d et se couche pitoyable comme un blessé sur le débarcadére.La barge \u201c4 Nénard\u201d, ACTUALITES MARINES pre An \\ \u20ac WF (Pi Ky by ei Qu » 4% I, ry 3-3 2] 7 ; 2 We Our i eu | fr.2 ha CE RA rs Ad it - 3 As J x ~ ; >./ i om mx =n D> nm \u2014 $ 3 : x D a & x & - A 3, 12 7 UE 5 \u201d , 5) GRANDE- CHAUSSEES é 2 i\u201d $i - 4 x 2 Éd Rp _: ci 3 fogs ys 5 TS ss rm, i il bs : « x: 3 5 {4 j 2.I gt A is Ss LS J Y 7 p 1 3 By \u201c4 [ot % RUE } 9 k \u201cé: i le 27 mai 1961 : ty | | A's AA] + } \\ à Portée par une mer en colère, shay ) la Gaspésienne 38 viendra mourir sur la grève de l\u2019Anse à Beaufils | ; fx 8 I à À i fes: À \u2018 ng in + v.4a = ; { if : ot ; +) i 3 te =, ) fidèle comme un ami, l\u2019a suivi et se place bien en face sur un amas de branches et de tronc d\u2019arbres.5.00 heures du matin, la barge \u201ca Baptiste\u201d casse ses amarres, monte avec le remous jusqu\u2019au pont; là, un tronc d\u2019arbre la frappe à la quille et l'entraîne dans un tourbillon.Elle disparaît avant d'atteindre l\u2019\u2018Edward W\u201d.Perdue la belle agrès, .peinture, .tout.\u201cCa fait deux semaines que je la trime.ça a barge a Baptiste, perdus.moteur,.couteaux, .manigots, .pas de bons sens.Maudite péche!\u201d La pluie a cessé, l\u2019eau baisse, le courant est déjà moins fort, la brume prend.On se quitte.\u201cAllons dormir un peu avant la messe.\u201d \u201cC\u2019est décourageant .tout va être emporté à la dérive; l\u2019eau, c\u2019est si fort! Qu'\u2019est-ce qu\u2019on va devenir .\u201d Après la messe, c\u2019est la procession .vers le pont.Le paysage n\u2019a plus rien de familier.On examine.Un vieux dit: \u201cUne tirbe (terrible) de chose!\u201d Un entrepôt de la coopérative (l\u2019Association des Pêcheurs de Grande-Rivière) est disloqué; le chemin est complètement coupé.Une tranchée d\u2019une centaine de pieds de largeur a été creusée par l\u2019eau, isolant comme une île les bâtiments et les entrepôts de l\u2019établissement.Le \u201cJean-Pierre\u201d et la barge \u201cà Nénard\u201d sont juchés sur le débarcadère.L'\u201cEdward W\u201d est retenu par ses câbles et penche dangereusement de tout son poids vers la rivière:.un billot l\u2019a frappé en plein nez, au ras du bordé, et a cassé net, \u2014 un trou, une cheville.\u201cL\u2019Office\u201d est à trois cents pieds de l\u2019entrepôt, sur la grève; un humoriste dit: \u201cElle a de l\u2019eau à mi-jambe!\u201d Une bonne partie des vigneaux sont détruits.Et de ce côté-ci, le quai à Jos Méthot est parti à la dérive; on le trouvera dans l\u2019après-midi, à marée basse, en face du quai à Médée: un beau quai neuf de deux ans, PAGE 20 fait avec des billots de cèdre coupés à même la terre! Les fondations de l\u2019entrepôt ont craqué dans le coin \u201cde l\u2019est\u201d.L\u2019eau a miné.C\u2019est fort l\u2019eau, c\u2019est terrible l\u2019eau, pour un établissement de pêcheurs.Lundi, on fera un nouveau chemin et puis on ira voir les bateaux.Sauf l\u2019\u2018\u2019Edward W\u201d ils n\u2019ont pas une seule égratignure, mais comment faire pour les \u201cdéjucher\u201d?\u201cLaisse-moi faire, il retournera bien a l'eau\u201d.Dans les entrepôts, c\u2019est un dégât sans nom.Quatre pouces de vase respirent sur le plancher: quatre pouces de vase-sale, qui pue, sur le plancher et dans les bacs d\u2019une usine à poissons! \u201cSi les inspecteurs du fédéral voyaient ça!\u201d L\u2019\u201cOffice\u2019\u201d, qui sert aussi de magasin, est sur la grève; la machine à écrire, la calculatrice manuelle, les classeurs, les factures .partis à la mer; les bilans, les papiers, les comptes.à la mer, avec les poissons.\u201cY\u201d peuvent pas nous laisser tomber.Ca fait deux mois qu\u2019on travaille sans salaire!\u201d L'Anse à Beaufils \u201cAs-tu fini Raoul?\u201d \u201cLe temps de fermer le cadenas et puis on s\u2019en va à Percé\u201d.Raoul a acheté une Gaspésienne, la no 38.Elle a déjà pêché, mais est encore toute neuve! N\u2019a-t- elle pas un moteur de cette année, un moteur neuf qui n\u2019a pas \u201cmarché\u201d une heure?Ah la belle Gas- pésienne no 38! Elle est bien peinturée, bien gréée, bien montée, avec des haubans tout neufs! ACTUALITÉS MARINES \u201cIl y a le moteur qui n\u2019est pas complètement installé.On finira lundi, ça ne sera pas long\u201d.Et le soir, on pense à la pêche, à la mer, à la pluie aussi! Mais pourquoi s\u2019en faire?Dans l\u2019Anse à Beaufils, on est à l'abri.Et puis, même si la rivière \u201cgrossissait\u201d, \u201cj'ai mes trois nylons sur le devant\u201d, il n\u2019y a pas de danger.Pauvre Raoul.Pendant que tu dors, que tes rêves sont mêlés d\u2019eau, de vent, de pêche et de soleil, ta Gaspésienne 38, celle qui est bien amarrée avec tes nylons, ta Gaspésienne est en détresse.Sous la pression de l\u2019eau et des débris charroyés par la rivière, les nylons ont cassé.La Gaspésienne est sortie avec le courant et arrive à l\u2019entrée du hâvre, au bout de la cage, quand une vague la saisit et la projette sur le quai; une autre la reprend et la projette de nouveau et encore, et encore.Combien de temps dura la danse?Seule la pluie, la mer et le vent nous le diraient.Le lendemain, les vieux de la première messe découvrent la Gaspésienne no 38 couchée sur le flanc, en arrière des entrepôts, sur la grève.\u201cÇa a pas de bon sens.\u201d x Le mat est parti, il a cassé \u201ca ras\u201d le toit de la timonerie, les vitres de la \u201cwheel house\u201d sont presque toutes cassées ; les panneaux de la cale sont arrachés, le \u201cgurdy\u201d est cassé dans le bas, le moteur baigne dans l\u2019eau salée, et \u201celle\u201d est défoncée du côté où elle est couchée.Elle s\u2019est couchée sur sa plaie, comme une bête malade.\u201cPauvre Raoul, quand il va apprendre ça!\u201d Il l\u2019a vue, et ce n\u2019est que le lundi qu\u2019il a pu dire un mot: \u201cQu\u2019est-ce qu'on va devenir?S\u2019i] faut que j\u2019pêche pas, c\u2019est tout ce que je sais faire!\u201d P.S.L\u2019auteur ne voudrait pas laisser son ami lecteur sur une impression de désespoir.Il sait que, depuis ce désastre, les autorités du Ministère des Pêcheries de la province de Québec et celles du Ministère des Pêcheries du Canada ont fait enquête en vue de soulager et d\u2019aider ceux qui furent très durement frappés.Cependant, c\u2019est au lendemain du 27 mai 1961 qu\u2019il a rédigé son \u201cpapier\u201d et il a été grandement impressionné par le désespoir difficilement maîtrisé de ceux qu\u2019il a questionnés.VoL.5 \u2014 No 2 \u2014 Mar-AOÛT 1961 PAGE 21 Jusqu'à quel point nos poissons sont-ils prolifiques ?FÉCONDITÉ DE QUELQUES ESPÈCES DE POISSONS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Le laboratoire de biologie du Centre biologique a accumulé au cours des 20 dernières années une foule de renseignements susceptibles d\u2019être utiles à l\u2019homme de science aussi bien qu\u2019au profane.Un sujet en particulier a semblé intéresser les visiteurs de l\u2019Aquarium : la fécondité des diverses espèces de poissons.Afin de satisfaire cette curiosité, nous vous communiquons quelques résultats préliminaires des nombreuses observations que nous avons faites sur 21 espèces de poissons.Ces données seront complétées ultérieurement et feront l'objet d\u2019une publication scientifique plus élaborée.Les spécimens mentionnés ont été rassemblés dans la Province de Québec, de la région de Montréal à la Baie-des-Chaleurs.Quelques Salmonidés proviennent de la Côte-Nord et de la région de Halifax.PAGE 22 par Gérard Beautou B.Sc.P.Hensurations Tous les poissons ont été mesurés et pesés aprés un séjour plus ou moins long en formaline.Le comptage des oeufs, dont le diamètre change légèrement au contact du préservatif, s\u2019est fait dans les mêmes conditions.Des observations ont montré que la différence entre le comptage à l\u2019état frais et le comptage en formaline est négligeable, pour les espèces prolifiques.Dans le cas des espèces qui ne donnent que quelques centaines d'oeufs, ces derniers ont été comptés individuellement.Hethode de détermination du nombre d\u2019oeufs Comme plusieurs espèces produisent des centaines de milliers d\u2019oeufs et parfois plusieurs millions, il était évidemment impossible de compter les oeufs individuellement.On opta pour la mé- ACTUALITÉS MARINES thode suivante : chaque ovaire fut pesé; un échantillon de quelques grammes y fut prélevé et l\u2019on compta les oeufs qu\u2019il contenait.Ainsi fut évalué le nombre total d\u2019oeufs contenus dans les deux ovaires.Pour déterminer le diamètre d\u2019un oeuf, on plaça 20 ou 40 oeufs sur une règle spéciale qui permit d\u2019en calculer le diamètre moyen.Le diamètre d\u2019un oeuf varie avec les espèces et à l\u2019intérieur de chaque espèce: il est en effet difficile de rassembler des poissons ayant tous atteint le même stade de développement ovarien.Pour évaluer la fécondité d\u2019une espèce, il faut donc tenir compte du stade de maturité.Ainsi, il ne serait pas toujours vrai d\u2019affirmer que, pour un poisson d\u2019une longueur et d\u2019un poids donnés, le nombre d\u2019oeufs se classe approximativement dans le même ordre de grandeur.De plus, particularité intéressante que mentionnent plusieurs auteurs, le diamètre de l\u2019oeuf peut servir d\u2019indice pour déterminer la durée et le temps du frai.Nous avons observé chez certaines espèces, comme la truite et l\u2019épinoche, différentes classes d\u2019oeufs de diamètres nettement différents.Ainsi, la truite porte 3 classes d\u2019oeufs: oeufs de recrutement, oeufs de maturité et oeufs atrétiques, originairement de maturité, dont la croissance dégénère graduellement.Stades de maturite Comme le mentionne VLADYKOV (1956), il s'opère plusieurs changements dans les ovaires entre deux périodes voisines de reproduction.Ceci nous amène à établir \u201csept\u201d stades de maturité, basés principalement sur le volume des ovaires, leur apparence extérieure et le diamètre des oeufs.Si nous prenons la truite comme exemple, les différents stades peuvent se définir de la façon suivante: VoL.5 \u2014 No 2 \u2014 Mar-AoûT 1961 Stade 0 \u2014 Jeune poisson avant la période de maturité.Les ovaires sont très petits et étroits.Les oeufs sont minuscules et leur diamètre est inférieur à 1 millimètre.Stade 1 \u2014 Période de repos.Les ovaires sont encore petits, étroits, allongés, de couleur jaunâtre et de forme plus ou moins triangulaire.Le diamètre des oeufs est d\u2019environ 1 millimètre.Stade 2 \u2014 Premier développement.À ce stade on retrouve les mêmes caractères qu\u2019au stade 1, mais les ovaires sont plus grands et les oeufs plus développés.Le diamètre des oeufs est d\u2019environ 2 millimètres.Stade 3 \u2014 Période active.Les ovaires occupent environ la moitié de la cavité.Les vaisseaux sanguins sont nettement visibles à la surface des ovaires, ressemblant à un réseau rougeâtre.Le diamètre des oeufs se situe entre 2 et 3 millimètres.Stade 4 \u2014 Période penultième de maturité.Les ovaires occupent toute la cavité.Les vaisseaux sanguins sont pratiquement invisibles.Les oeufs sont presque mûrs.À la seule pression de l\u2019abdomen, les oeufs sortent du conduit génital par groupes de 3 et de 4.Leur diamètre atteint de 3.5 à 4.0 millimètres.Stade 5 \u2014 Période de frai.Les ovaires sont immenses.La membrane laisse voir facilement les oeufs mûrs.Par la pression des flancs du poisson, les oeufs sortent librement et en grande quantité.Le diamètre de l\u2019oeuf est maintenant à son maximum soit de 4.0 à 4.8 millimètres.PAGE 23 Stade 6 \u2014 Après le frai.Les ovaires sont contractés.Ils contiennent un grand nombre d\u2019oeufs minuscules dont le diamètre est inférieur à celui du stade 1.Les définitions des différents stades de maturité ont été tirées d\u2019un travail du Dr V.D.Vla- dykov sur la fécondité de la truite mouchetée.Ces définitions peuvent être appliquées à plusieurs espèces de poissons.Souvent, la seule différence est la variation du diamètre de l\u2019oeuf.La fécondité d\u2019un poisson peut s'exprimer de différentes façons.La plus simple consiste à donner le nombre total d\u2019oeufs contenus dans les ovaires, qu\u2019on ait procédé par comptage ou par évaluation.Nous pouvons aussi exprimer cette fécondité en divisant le nombre d\u2019oeufs par l\u2019unité de poids du poisson, soit 100 grammes, ou même par l\u2019unité de longueur, soit 100 millimètres.La maturité sexuelle se révèle à une observation directe du stade de maturité, compte tenu de la biologie de l\u2019espèce, de sa période de frai surtout.Un calcul assez simple nous permet d\u2019obtenir l\u2019indice de maturité.Nous y parvenons en divisant le poids des ovaires par le poids des poissons.Plus l\u2019indice est élevé, plus le degré de maturité est avancé.Explication des figures el du tableau Le tableau ci-joint résume assez bien les résultats des observations faites sur la fécondité de quelques espèces de poissons de la Province de Québec.Dans les figures 1 et 2, le nombre de poissons étudiés est indiqué à la suite de l'espèce.Pour faciliter la lecture de ce tableau, il est nécessaire de donner quelques explications.La longueur du poisson est la distance comprise entre PAGE 24 le bout du museau et la fourche de la queue.L\u2019expression O/OVS indique que nous avons divisé le nombre d\u2019oeufs par le poids des ovaires (OVS).Nous obtenons ainsi le nombre d\u2019oeufs par gramme de l\u2019ovaire.O/P désigne le nombre d'oeufs par gramme de poisson.Ce résultat est obtenu en divisant le nombre d\u2019oeufs par le poids du poisson, résultat qui est une façon d\u2019exprimer la fécondité relative.Le résultat de la division du poids des ovaires par le poids du poisson donne l\u2019indice de maturité pour une espèce donnée.Une des meilleures façons d'illustrer la fécondité relative est d\u2019établir le rapport entre le nombre d\u2019oeufs et l\u2019unité de longueur ou de poids du poisson (+) (+) Les figures 1 et 2 montrent ces rapports dans le cas des 21 espèces mentionnées dans cet article.Fait à remarquer, les Salmonidés sont les moins prolifiques et les représentants de la famille des Catostomidés, espèce indésirable, sont les plus féconds.Comme nous le mentionnions plus haut, les stades de maturité des poissons étudiés variaient pour la plupart entre 3-5.Nous avons donc négligé de grouper les poissons par stades et les valeurs exprimées dans les figures 1 et 2 ne sont que des moyennes de fécondité relative.Nous avons omis de donner les renseignements sur les endroits et les dates des captures, mais, pour la plupart, ces poissons furent capturés dans le Fleuve Saint-Laurent et ses tributaires.Comme la méthode employée pour l\u2019étude de la truite mouchetée a été jugée valable par plusieurs biologistes affectés à des travaux sur les Salmonidés, nous croyons qu\u2019elle est applicable à beaucoup d\u2019autres espèces.Nous espérons que ces données, même incomplètes, auront satisfait la curiosité du lecteur intéressé à la fécondité de quelques-uns de nos poissons.ACTUALITÉS MARINES te ; i \\ re 4 LA] the) het Ti i rl | ! ; i | i Fig./- Nombre d'oeufs par millimétre de longueur du poisson it, a on 3 | ke J 4 Espèces 0 50 700 150 Fig.2- Nombre d'oeufs por gramme de poids du poisson Pre Py Poids des Diamètre Stade de Longueur Poids ovaires Nombre d'un oeuf _© © ovs oO Espèce maturité (mm) (g) (g) d'oeufs (mm) ovs P P L Esturgeon jaune \u2014 \u2014 \u2014 925 109,150 2.0 118.0 \u2014 \u2014 \u2014 (Acipenser fulvescens) \u2014 \u2014 \u2014 1,990 327,775 2.0 165.0 \u2014_ \u2014 \u2014 \u2014 1,350 18,140 4,020 650,275 2.0 162.0 35.8 22.1 478.8 Esturgeon noir 4 2498 158,866 41,305 3,755,745 2.5 909.2 23.6 260 1,608.6 (Acipenser oxyrhynchus) Amie (amia calva) 4 632 \u2014 228 44,956 1.9 198.0 \u2014 \u2014_ 71.1 Saumon atlantique 1-2 797 5,000.TT 7440 2.00 96.6 1.49 1.54 9.34 (Salmo Salar) 1-2 785 5,000 107 3,420 2.05 59.1 1.26 2.14 4.36 2 720 3,405 43 3,202 2.22 74.5 0.94 1.26 4.46 2 707 3,270 70 7,000 2.22 100.0 2.14 2.14 9.90 2 803 5,020 69 6,750 2.25 97.8 1.34 1.37 8.41 3 718 4,290 113 6,190 2.86 54.9 1.44 2.68 8.62 3 1,147 18,160 143 10,100 2.95 70.6 0.56 0.79 8.81 8 705 3,180 98 6,130 8.00 62.6 1.98 8.08 8.70 5 624 2,420 230 4,907 4.00 21.3 2.02 9.50 7.86 Ouananiche 5 588 \u2014 230 1,975 655 8.6 \u2014 \u2014 8.67 (Salmo ouananiche) Truite rouge du Québec 5 159 49.6 12.0 208 4.40 16.9 4.1 24.2 1.28 (Salvelinus alpinus) 4-5 163 56.3 14.0 309 4.10 22.1 5.5 24.9 1.90 4-5 170 53.4 12.6 219 4.25 17.6 4.1 23.4 1.29 4-5 172 73.6 14.5 266 4.25 18.3 8.6 19.7 1.55 5 180 68.7 17,0 206 4.80 12.1 3.0 24.7 1.14 4-5 186 73.0 16.5 281 4.10 17.0 3.9 22.6 1,51 4-5 191 79.8 20.0 423 4.26 21.2 5.3 25.1 2.21 8 277 246.5 7.0 421 2.50 60.1 1.7 2.84 1.52 3 277 230.3 7.6 546 248 72.8 24 3.26 1.97 3 299 251.4 7.0 455 248 65.0 1.8 2.78 1.62 Omble de fontaine \u2014 867 449 50.0 892 42 17.8 1.99 111 2.43 (Salvelinus fontinalis) \u2014 \u2014 \u2014 25.0 366 4.6 14.2 \u2014_ \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 12.0 281 3.6 23.4 \u2014 \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 21.7 549 3.6 25.8 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 8.0 227 35 28.4 \u2014 \u2014 _\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 5.0 196 4.0 39.2 \u2014 \u2014_ \u2014 \u2014 _ \u2014 18.0 246 8.6 18.9 \u2014 \u2014_\u2014 \u2014 Truite grise 4-5 461 1,350 230 3,525 40 15.3 261 170 7.65 (Cristivomer mamaycush) 4-5 476 1,150 94 1,692 4.1 18.0 1.47 8.2 3.56 5 560 2,060 189 1,890 55 10.0 0.92 9.2 3.38 5-6 \u2014 \u2014 623 5,660 5.5 9.1 \u2014 \u2014 _ Umbre de vase \u2014 104 18.5 4.0 1,214 1,7 308.6 65.6 21.6 11.67 (Umbra limi) Grand Brochet \u2014 550 1,420 140 35,140 24 251.0 24.7 9.9 63.89 (Esox lucius) PAGE 26 ACTUALITÉS MARINES Poids des Diamètre Stade de Longueur Poids ovaires Nombre d'un oeuf oO ° ovs oO Espèce maturité (mm) {9} {g) d'oeufs (mm) ovs P P L Maskinongé 1,021 11,100 1,360 124,750 2.8 917.0 11.2 12.3 122.2 (Esox masquinongy) Catostome noir commun 4 358 \"788 99 26,360 1.8 261.2 33.5 12.6 78.8 (Catostomus commersoni) 4 360 762 105 19,270 1.9 183.5 25.8 13.8 58.5 5 395 \u2014 154 29,410 24 190.9 \u2014 \u2014 74.5 5 440 \u2014 253 49,760 24 196.7 \u2014 \u2014 118.1 4 459 \u2014 71 33,680 14 474.4 \u2014 \u2014 73.4 4-5 480 \u2014 326 46,610 2.0 142.7 \u2014 \u2014 96.9 Meunier de l\u2019Est 4 855 590 98 18,430 1.8 188.0 31.3 16.6 51.9 (Catostomus catostomus) 4 360 690 103 22,290 2.0 216.4 32.3 14.9 61.9 4 370 664 78 20,220 18 259.2 30.4 11.7 54.6 4 400 867 160 30,100 1.9 188.1 34.7 18.5 75.8 4 401 916 109 80,955 2.1 283.2 33.8 11.9 77.2 Moxostome jaune 5 586 2,890 460 73,250 24 159.2 25.8 15.9 136.7 (Moxostoma valenciennesi) 5 606 3,770 729 72,200 2.2 99.0 19.2 19.3 119.1 5 615 4,025 491 83,480 2.3 170.0 20.7 12.2 135.7 4-5 655 4,970 423 107,640 1.8 254.4 21.7 8.5 164.3 Moxostome ballot 34 \u2014 \u2014 314 42,230 2.1 134.5 \u2014 \u2014 \u2014 (Moxostoma carinatum) 4-5 \u2014_\u2014 \u2014 192 28,640 2.0 149.2 \u2014 \u2014 \u2014.4-5 617 3,610 282 88,710 2.0 137.3 10.7 7.8 62.7 834 630 3,540 303 81,970 21 105.5 9.0 8.6 50.7 Moxostome à cochon 4 352 744 75 20,300 18 270.6 27.3 10.1 57.7 (Moxostoma aureolum) 4 357 848 79 18,190 1.6 230.2 21.5 9.3 51.0 4 875 932 76 19,450 1.7 255.9 20.9 8.2 51.9 4-5 464 \u2014 164 31,340 24 191.1 \u2014 \u2014 675 Carpe allemande \u2014 878 14,740 3,080 1,603,060 1.26 5204 108.8 209 1,825.7 (Cyprinus carpio) Barbue du Nord \u2014 \u2014 908 26 3,600 1.0 134.5 3.85 2.9 \u2014 (Ictalurus punctatus) \u2014 \u2014 \u2014 36 6,140 1.25 170.7 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 69 9,340 25 185.4 \u2014_ \u2014_ \u2014 : 84 391 750 68 8,980 22 182.0 12.0 9.1 23.0 jp 341 496 112 8,740 2.8 78.0 17.6 22.6 25.6 = 348 500 96 7.440.2.6 71.6 14.9 19.2 214 \u2014 481 1,880 302 18,740 3.3 62.1 13.6 21.9 38.9 | Bar d\u2019Amérique 4-5 823 7,150 911 926,410 1.0 1,018 129.6 127 1,125.1 (Roccus saxatilis) 8 882 10,630 410 1,361,400 0.7 8,320 128 39 1,643.6 Achigan à petite bouche 3 283 \u2014 26.5 4,610 2.0 174.0 \u2014 \u2014 163 (Micropterus dolomieu) 34 292 \u2014 32.0 6,035 1.9 189.0 \u2014 \u2014 20.7 Doré jaune 5 - 863 430 66 29,240 1.9 443.0 68 16.38 82.8 (Stizostedion vitreum) 4-5 580 2,600 491 51,870 1.9 106.0 20 18.9 89.4 ; 4-5 785 \u2014 669 93,770 2.0 140.0 \u2014 \u2014 127.6 d VoL.5 \u2014 No 2 \u2014 Mar-AoûT 1961 PAGE 27 Il est à peine besoin de présenter l\u2019Aquarium aux lecteurs d\u2019\u2018\u201cActualités Marines\u201d.Certains articles publiés dans cette revue en ont décrit différents aspects et plusieurs connaissent, pour l\u2019avoir visité, le Centre biologique élevé près du Pont de Québec par le ministère des Pêcheries.Nous nous contenterons donc ici, en tant qu\u2019administrateur, d'évoquer le travail qui se poursuit au Centre à la lumière des objectifs proposés.Rapport statistique Quelques chiffres permettront de mieux évaluer l'importance du Centre.En 1959, année d\u2019ouverture, 145,000 personnes ont visité l\u2019Aquarium.En 1960, on a compté plus de 212,000 visiteurs et tout laisse prévoir que cette année ce nombre sera largement dépassé.Le public s\u2019intéresse donc de plus en plus à la faune aquatique et l\u2019Aquarium joue le rôle éducatif qui lui revient : mettre à la portée de tous la connaissance des êtres qui peuplent nos eaux.Où trouver préparation plus adéquate à la pratique de saines méthodes de conservation ?PAGE 28 M.Gaston Morin, administrateur de l\u2019Aquarium de Québec, nous apporte quelques précisions sur le rôle que joue le Centre depuis sa fondation et sur l\u2019importance qu\u2019il acquiert dans le domaine éducatif.QUEBEC par Gaston Morin Visites-écoles Le respect des ressources naturelles découle de la connaissance de leur valeur et de leur importance.Ce principe, appliqué à l'éducation des jeunes, a donné naissance aux visites-écoles, rendues possibles grâce à une étroite collaboration entre les autorités du ministère des Pêcheries et la Société Linnéenne de Québec.Sous les auspices de la Société Linnéenne, les écoliers et les étudiants des cours supérieurs sont amenés à tour de rôle à l\u2019Aquarium.Le programme des visites fait l\u2019objet d\u2019une entente préalable avec les autorités de l\u2019école ou de l'institution concernée.Il s\u2019agit de permettre aux participants de tirer le meilleur parti possible de leur passage à l\u2019Aquarium.Un moniteur résume d\u2019abord dans une brève causerie, illustrée de projections ou de films, les principaux caractères de nos poissons, leurs moeurs, leur importance économique.Vient ensuite la leçon pratique, la visite des bassins.Derrière les parois de verre évoluent des espèces variées: poissons d\u2019eau douce, dans lesquels se rangent les principales espèces estimées en pêche ACTUALITÉS MARINES £4 WW 0 à 4 x Un N RE A) i 2 8 et Zo) = N & 8 à 4 Ls AQUARIUM Le mr Tal (an Ka.A ity Liu 3H fo! ns = Wh ng dra on Yo A AH Sous la direction du naturaliste québécois bien connu, M.Roland Dumais, ou d'un biologiste du Laboratoire de Québec, M.Gérard Beaulieu, éléves À et professeurs se familiarisent avec GE.les merveilles de nos eaux.Ciné-Photo Bazin ae a ; 3 , = 7 x ad ÿ at À simre sunvane\u201d a aK sportive, et poissons marins, aliments connus des peuples depuis les débuts de l\u2019humanité; formes étranges, couleurs chatoyantes, mouvements souples et puissants.Toute cette population silencieuse suscite chez les jeunes visiteurs un vif intérêt et excite en eux le désir d\u2019en connaître davantage sur le monde vivant des profondeurs marines.Une centaine de visites scolaires ont été en- registrées depuis l'ouverture de l\u2019Aquarium.Ainsi, environ 4,500 écoliers et étudiants ont tiré parti de cet avantage.Il ne faudrait pas oublier les membres de certains groupements dont les fins sont éducatives: scoutisme, clubs de Jeunes naturalistes, clubs 4-H, qui ont bénéficié de ces leçons d\u2019histoire naturelle au même titre que les groupes scolaires.Une question se pose: qui défraye les visites- écoles, qui paye le transport de l\u2019école à l\u2019Aquarium, les droits d\u2019entrée, les émoluments du moniteur, la location des films?La Société Linnéenne administre à cette fin une cafétéria où l\u2019on sert des rafraîchissements et de légers repas.Elle utilise également les recettes d\u2019un comptoir de souvenirs: coquillages, bibelots de nacre, articles de fantaisie portant l\u2019emblème de l\u2019Aquarium (trois poissons et trois fleurs de lys inscrits dans un cercle), sculptures sur bois, céramiques, pellicules photographiques, cartes postales, brochures sur la faune, parmi lesquelles figurent les albums des \u2018Poissons du Québec\u201d publiés par le ministère des Pêcheries de la province de Québec.Urs Sole iat 0S L\u2019admission au Centre biologique permet d\u2019assister à des représentations cinématographiques données dans l\u2019amphithéâtre de l\u2019Aquarium.En 1960, on y a donné 2,193 représentations de films éducatifs pour quelque 125,000 spectateurs.Ces Pace 30 films sur les poissons et sur la nature en général sont fournis par l\u2019Office provincial du film et l\u2019Office national du film.Améliorations L'intérêt manifesté par des milliers de visiteurs est une raison de plus pour les autorités de l\u2019Aquarium de continuer l\u2019oeuvre commencée et d\u2019y apporter de constantes améliorations.Ainsi faut-il noter l'addition de poissons tropicaux: gou- ramis, tetras, barbots, anges \u2014 espèces familières aux amateurs.D\u2019autres variétés de poissons exotiques sont une révélation pour le visiteur: pois- son-éléphant, piranha, poisson-feuille, hippocampe, espèces aux formes étranges, aux lourds coloris.Remarquons ici que l\u2019importation du piranha par les aquariums privés est défendu par la loi.Malgré leur petite taille, ces poissons carnivores peuvent faire disparaître, lorsqu'ils sont en bandes, des animaux entiers et des êtres humains en un rien de temps.Le fait qu\u2019ils se reproduisent très vite et peuvent s\u2019adapter à nos eaux plus froides présente un danger que la législation n\u2019a pas tardé à prévenir.A l\u2019extérieur, de vastes bassins à ciel ouvert servent aux ébats des phoques de trois espèces différentes.On y a même accueilli un marsouin blanc, ou béluga, qui devait malheureusement mourir quelques jours après son arrivée.Si les visiteurs s\u2019attardent au Centre biologique, il n\u2019y a là rien d\u2019étonnant.En effet, l\u2019attrait du parc aménagé par le ministère des Travaux Publics et la beauté du paysage ajoutent encore à l\u2019intérêt des collections vivantes présentées à l\u2019Aquarium qui attire ainsi un public de plus en plus vaste.Le premier objectif n\u2019est-il pas de renseigner la population de notre province sur la faune aquatique du Québec.Des touristes étrangers en profitent également, et nous avons lieu d\u2019en être fiers.ACTUALITÉS MARINES Reportage du Service de l\u2019Information UN PHOQUE AU LAC SAINT-JEAN ; d Un ancien parc à renards, une station de pisciculture désaffectée, de l\u2019esprit d\u2019initiative et de l\u2019amour pour les bêtes, il n\u2019en faut pas plus pour qu\u2019une oeuvre réussisse.La preuve est toute faite.Le 4 juin dernier s\u2019ouvrait officiellement Je Zoo de Saint-Félicien.Ceux qui ont eu l\u2019avantage de s\u2019y rendre et de le visiter ont pu admirer le goût très sûr de ses fondateurs.Aménagé en pleine nature, au coeur de la sauvage grandeur du Saguenay, le zoo s\u2019entoure d\u2019eaux bouillonnantes, car il a accaparé, idée merveilleuse, toute une Île de la rivière au Saumon.C\u2019est là qu\u2019entre deux remontées de ligne \u2014 la rivière livrant de bonne grâce ses habitants aux amateurs \u2014 on vient se renseigner sur notre faune, s\u2019initier à la science de la nature.Il est impossible d\u2019évaluer la portée éducative d\u2019une telle initiative, la première du genre dans la région du Saguenay.D\u2019abord, parlons un peu de la genèse de cette oeuvre qui prend maintenant de plus en plus d\u2019importance.En juillet 1960, quelques amis des bêtes, intéressés à la capture et à la conservation de notre faune, s\u2019entendent sur un idéal commun: la VoL.5 \u2014 No 2 \u2014 Mar-AoûT 1961 par dlanche Jeautkou publiciste fondation d\u2019un zoo qui permettra aux populations environnantes et aux visiteurs de participer aux joies de l\u2019observation dans le domaine des sciences naturelles.Ainsi s\u2019ébauchait un projet qui devait prendre beaucoup d\u2019ampleur.D'abord société privée, le groupe s\u2019incorporait par la suite, devenant la Société zoologique de Saint-Félicien Inc.Devant le succès remporté en 1960, la société se portait ac- ee ET RARE Tr WA Pace 31 quéreur de nouveaux terrains sur une ile de la riviere au Saumon.Le zoo, administré par la société qui comprend maintenant onze membres, appartient à la ville de Saint-Félicien.Il peut se vanter de posséder 240 bêtes, représentant 68 espèces.Arrivons-en au point qui présente à notre point de vue un intérêt particulier.Dans la région de Québec, on compte un zoo et un aquarium.Aménagé dans une région fourmillante de lacs et de cours d\u2019eau, au milieu d\u2019une rivière où abondent ouananiches, truites et dorés, le Zoo de Saint-Fé- licien ne peut se désintéresser des habitants de nos eaux.Ce n\u2019est évidemment pas le cas.En effet, premier pas, énorme si l\u2019on pense à la valeur du spécimen, le zoo possède maintenant un phoque gris, don de l\u2019Aquarium du Centre biologique de Québec.Là ne se limite pas d\u2019ailleurs la contribution du Centre; biologistes, techniciens, spécialistes prêtent leur concours de bonne grâce, afin d'aider à l\u2019acclimatement du phoque.Et ce n\u2019est pas tout! Le Zoo de Saint-Félicien aura bientôt son aquarium.Le public visiteur pourra suivre les évolutions des poissons de nos eaux: dorés, brochets, truites, ouananiches, carpes.L'entreprise serait hasardeuse si le nouveau zoo ne pouvait puiser à bonne source les renseignements nécessaires à sa réussite.L'expérience acquise à l\u2019Aquarium du Centre biologique de Québec est mise à la disposition de ses fondateurs et servira de plus en plus à une entreprise valable à tant de points de vue.Nous pouvons voir, dans le projet mené à bonne fin à Saint-Félicien, une répereussion de l'oeuvre éducative entreprise un peu partout dans la province dans le domaine des sciences naturelles.Que l\u2019Aquarium du Centre biologique ait des prosélytes actifs à moins de 200 milles de la vieille capitale, c\u2019est un signe extrêmement significatif du rôle qu\u2019il a pu jouer dans l\u2019évolution de l\u2019attitude des Québécois envers les habitants de leurs eaux et de leurs forêts.5; PHOTO CI-CONTRE + Remorqueur en détresse sur la berge de Barachois le 27 mai 1961.Ciné-Photo : Bazin. »- er?or N \u2018n li \u2014 fes E | Te ¢ get rt Id ili! ELA Cievst! t Et eq s er 1 a mn, state = LZ -p = oT =~ \u2014- des: a! \"4 2 gh x ~~ F fa > > ang \u201cNR a 2 > = = my er A _ ss We: {1 \u201cte » wk ati G xs a, pat of LS \u201c ate Treats - >r LS ey sel frag oe nt Pw Leak Fe = par ane.+ + \u2018 réel 08 gre.; ao er a AT ~~ À me F1 a ay : y a : ; _\u2014 [I ac Lad ar Dax > BS RS fh A.» v- - \u2014-\u2014 7.Ao.x.NP ui 3 ie - 4 M > - -æ orgs.3 \u201cRg Le a re > Ke 2 i ~~ = ©.rn a > \u201cwy Tas Ne à re Lor 05 AE S eut ON + sn ce LN Son = NG Gp.+ vi ad x> 7 - \u201cco.3 - oo LAN PE fo A > ee >! \\ + pa è [ = ï NS ie! aw 4 a dr tng A x at - = œ = + « aft e \u2014 - 2 \u201cpie A iN ds en 2 \u2018i = \u2019 hoa ay mes ES] = - =P 1) a = Pas (x - if! \u2018> = Ke 3 «4.+ \u201cJ Lo I < > * 4 rg y PA ps a ne 2) 8 {Le llc.dR a A a » - qe eo port \u2014 Al Lt po = nea, oo = or NS.re + LoS >\" Sor w 5 2 ar A a £2 Sagi?\u201d om 7 a Le x, di % ox A 5 ren paf = # £3 i Ee, es, \u2014, ee w \u201c5 se, sa E ; + = NS % & KN = i\u201c.AE = 23 Bu, > sont 3 ex # 74 = es A RDS PERE i - rent?ee Fe HF ae R ci = = A ia #5 des Sd i Ta À ++ i Hi 4 A Sl PED 15 À % os: = ny a § Se on 2 JE TE A # 15: si As: i ks FR Fh HE he a uw = 4 45 bcd \u201c Ze HE HF iE TH fot .25 A 4 + Re Ea = a a 5 i gr on, bi) + 3 3 5 N jh is 2 2 h be 52 5 $i A on A ff # Sol ot 4, a SR wr = 4 i i a 5: = A Ei 3 ¥ i 3 x 4 ie or ae E, #4 i y west B Tr pL A A JA no % Ye Es at.\\ ae 1 > id = ?4 $ vo + 2 = oe a add on 4 Is al rh 7, 2 FE Ti, 4 a Rf 248 3 i mn re tray 6 fi 5 5 me 3 x Na __ wi io ERA he ee ce = A Le ce te ES 2 Re ci = "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.