Actualités marines, 1 janvier 1965, Vol. 9, No 3
[" DE ET DU a QUEBEC - & A MINISTERE COMMERCE VOLUME 9 N° 3 L\u2019INDUSTRIE HIVER 1965/1966 C Do a] : s \u2018i \"3 ps DIRECTION DES PÉCHERIES GUN) wee wy = 8 pa a A 7 ES & a k HE ga Fi EH ME 4 ® Le 1, je VE * « E A OL v LA a.\"+ 18 EN A \u2026- Wyn 42 é \u2018 > oo Wy 2} Cours\u201d i PL) Ed N21) XJ YU 7% RI RAL] of 2 RN 1 -\u2014 \"22325 CON LIE A en rt , 2e TAN 21) y) = \u2014_ ex N \\ i S X ue y 7.CG 7, 7 7, 7 J 7 & LA D dl Ë = ë ps a > NN N N N NN = > = = =, À SN ) Res TE RES Sea .ra mm = Se at & oF.+ + LES) - mme > ès + 3 é LS N = 3 Xe.\" x et ~~ \u20ac Re =*-2 £ & ~~.pes AN od % 4 À \u2014 | oF oo * | za S t rr 6-8 A i 3 : $ it ï il > # do - \u201cws 4 2 n'a Pr i rs vas ; il : ce PUBLIÉ ry J adi dus à 6 + s° ra | se \u2018ed KR) Le i : J vi fli * © o So * 8 = d = 5 ®- BD vod Z o£ SF a i i i 5) i vi SF © it ih +x, 4 # adie og w $ -\u2014 - 3 sm a SN > wh Hi Bin Jr m4 Pa 3 » EYP Re a Au = Pat > -~ > 4 A x 5 - pi vs Nae vu 4 ub Ucy À l'Aquarium de Québec, si la faune indigène est en vedette, on n'en conserve pas moins un grand nombre de spécimens des mers lointaines.{Office du film du Québec) RIA RE Ane ERE EN ~ ; ; = \u2018 a rf _ r \u2018 , 4 to ! - UE PUBLIÉE PAR LE MINISTÈRE DE L\u2019INDUSTRIE ET DU COMMERCE at yl gi 7 di qd SOMMAIRE Éditorial (Maurice Lessard) \u2026.\u2026.\u2026.nnenenennnnnnnnmnnnnnn 2 Les algues marines (André Cardinal) .\u2026.\u2026.cressersneeneensesesrenses 3 Le Congrès international de Limnologie (Etienne Magnin) .12 Un vestige des temps préhistoriques, l\u2019Amie (Jean-Marie Roy) \u2026\u2026\u2026\u2026 16 Compte rendu \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026irernnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnmnnnnn 19 Évolution de la pêche à la morue dans le secteur sud du golfe Saint-Laurent (À.C.Kohler) es 20 Les Pêcheries maritimes 1964 (Zéphirin Bérubé) .25 Ce [> SRE SES EE 31 La reproduction partielle ou totale des articles ou des statistiques publiés dans la présente revue est permise, mais on est prié d'en mentionner la source.Toute traduction, pour fins de publication, doit être autorisée par la direction de la revue.Ce numéro d'Aciualités marines a été réalisé en héliogravure.Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser à la Direction de la revue, Ministère de l'Industrie et du Commerce, Hôtel du Gouvernement, Québec.oL 9 \u2014 N° 3 \u2014 Hrver 1965/1966 GÉRARD D.LÉVESQUE, LL.L.ministre MAURICE LESSARD sous-ministre associé BLANCHE BEAULIEU directrice de la revue direction des pêcheries Pace 1 À | A L L\u2019augmentation étonnante de la production du sol et l'expansion j I D | | 0 R de l\u2019industrie des produits alimentaires sont grandement stimulés | par les besoins de plus en plus pressants qui se manifestent dans | le monde.Ces phénomènes, typiques de notre époque, coïncident avec l\u2019explosion de la population, dont l\u2019accroissement se poursuit = | à un taux sans précédent dans l\u2019histoire de l'humanité.| | Dès sa fondation, la FAO s\u2019interrogeait avec inquiétude sur la limitation des ressources alimentaires et sur les besoins essentiels de notre univers; elle s\u2019est efforcée de développer non seulement l'exploitation du sol, mais également celle de la mer.Après vingt ans d\u2019effort, il y a encore sous-alimentation, pauvreté et famine; en un mot la faim reste toujours dans le monde le fléau le plus menagant.L\u2019insuffisance de la production du sol dans une multitude de pays amène les spécialistes à se tourner davantage vers les ressources de la mer, ce vaste grenier qu\u2019on a peut-être négligé de mettre suffisamment à contribution dans le passé.On l\u2019exploite avec une intensité toujours plus grande, en utilisant des moyens et des méthodes de plus en plus perfectionnés.Toutes les mers subissent cet assaut sans pouvoir s\u2019y soustraire, car les distances à franchir, la durée des voyages, l\u2019approvisionnement des navires, ne sont plus des problèmes majeurs et rien ne peut retarder l\u2019expansion des pêches.S\u2019il y a des ressources marines encore inconnues ou à peine touchées, il y a par contre des stocks qui s\u2019épuisent à cause de l\u2019effort de pêche soutenu dont ils sont l\u2019objet.La situation devient plus complexe encore lorsqu'\u2019interviennent des facteurs nouveaux comme la radiation, dont il est difficile d\u2019apprécier toute la portée, ou encore l\u2019exploitation du sol sous-marin, qui aura des répercussions imprévisibles sur la faune marine.Il reste quand même bien évident que l'humanité devra soutirer de la mer une plus forte proportion des matières protéiques nécessaires à son alimentation.La connaissance approfondie de cette ressource et des méthodes efficaces à sa conservation prend une importance capitale.Seule la recherche systématique peut apporter des solutions aux graves problèmes qui nous préoccupent.Les gouvernements en sont très conscients et réalisent la nécessité d\u2019y consacrer d'importants crédits, mais ceux-ci suffiront-ils à assurer les services essentiels ou encore permettront-ils d\u2019intensifier la formation d\u2019un assez grand nombre de scientifiques pour répondre aux besoins.por Ay On ne peut s\u2019en remettre aux autres pour s\u2019acquitter de cette Min à responsabilité.Tous les gouvernements et les organismes connexes doivent accélérer leur action et obtenir la collaboration de l\u2019industrie de la pêche afin d'atteindre plus rapidement les objectifs qu\u2019ils se sont donnés.Sans négliger d'aucune façon la recherche expérimentale portant sur les techniques et les engins de pêche, il faut surtout s\u2019attacher à la recherche fondamentale, car elle est à l\u2019origine de l\u2019avancement de la science et du progrès, aussi bien dans le domaine des pêches que dans tout autre secteur de la vie économique.M .( J Actualités marines est heureuse de servir de moyen de commu- aurice essar nication dans ce domaine et d\u2019ouvrir ses pages à tous les scientifiques, sous-ministre associé comme à tous ceux qui s\u2019intéressent aux ressources de la mer.PAGE 2 ACTUALITÉS MARINES de 5 5 esenie Seley Après ing 4 fui ite ply lide Sung de met E mee iy nu ei de 5 subie à frnc, 2 30 ls des pêche où à peie à cause ion deviens Ie ln porte, percussions vra souder ques nés je de cent prend un ui apporte pet, Lo est 43 id fr of poudre Ou jar de cat ps commetés de Finder wl ihe OF ie, 1 4 «à loi jen dos k agua de conf nique gm 1s qu par André CARDINAL, phycologue Station de Biologie marine, Grande-Rivière VoL.9 \u2014 N° 8 \u2014 HIvEr 1965/1966 Nouveau venu a la Station de Biologie marine \u2014 l\u2019équipe l\u2019accueillait le ler août 1964 \u2014 M.Cardinal a, par sa seule présence, ouvert une nouvelle avenue aux recherches qui s\u2019y poursuivent.Docteur en botanique de l\u2019Université de Paris, spécialiste en algologie et en biologie végétale marine, M.Cardinal apporte en effet une contribution originale aux travaux de la Station.Prenons avec lui contact avec ces plantes marines étranges de forme et de couleur que sont les algues, l\u2019une des richesses de la mer.PAGE 3 La végétation benthique marine couvre parfois presqu\u2019entièrement le fond de la mer depuis le rivage jusqu\u2019à une profondeur de quelques centaines de pieds.Tous les pêcheurs, les habitués du bord de la mer et même les promeneurs occasionnels ont certainement remarqué la grande abondance de ces plantes.Ils sont parfois frappés par leur brillant coloris, mais lorsqu\u2019elles s\u2019accrochent aux agrès de pêche ou qu\u2019elles entraînent subitement la chute sur la grève du promeneur non averti, on voudrait peut-être qu\u2019elles n\u2019aient jamais existé.Une parenté à déchiffrer Toute cette végétation, exception faite de certaines phanérogames telles Zostera marina (mousse de mer ou herbe à outardes ou encore herbe à bernaches) et Ruppia maritima, est constituée d\u2019algues.Ces algues, comme les champignons \u2014 leurs proches parents \u2014 sont des végétaux, au même titre que les arbres et les plantes à fleurs; elles en diffèrent cependant par certaines caractéristiques fondamentales.Ainsi, l\u2019on ne reconnaît pas aux algues, pas plus d\u2019ailleurs qu\u2019aux champignons, une organisation comportant racine, tige et feuilles.Certaines algues, plus particulièrement parmi les algues brunes et rouges, n\u2019en présentent pas moins une organisation morphologique fort complexe.N\u2019ayant pas de racines, l\u2019algue ne peut évidemment pas retirer du sol les sels minéraux nécessaires à sa croissance et à son bon fonctionnement.Par contre les avantages du milieu où elle croît compensent cette lacune; en effet, par toute sa surface, l\u2019algue peut absorber les sels minéraux dissous dans l\u2019eau de mer, source de tous les éléments dont elle a besoin.L\u2019algue qui ne peut vivre sans tous ces apports minéraux, est cependant tout à fait indépendante de la nature chimique du substrat sur lequel elle se développe.Contrairement à celles des champignons, les cellules des algues possèdent des plastes où l\u2019on retrouve la chlorophylle et divers autres pigments.Comme les plantes supérieures, elles peuvent par la photosynthèse transformer le carbone minéral en matière organique et ainsi acquérir les hydrates de carbone indispensables.Les algues jouent ainsi un rôle de première importance dans l\u2019équilibre de la mer, car les hydrates de carbone sont à la base de la pyramide alimentaire.Il faut cependant souligner que les algues benthiques ne PAGE 4 représentent qu\u2019une petite fraction des algues photosynthétiques.Confinées à une étroite ceinture littorale, elles n\u2019ont pas l\u2019importance quantitative du phytoplancton qui, lui, est présent dans les couches supérieures de la mer et ce, sur toute son étendue.C\u2019est par leurs différents pigments ainsi que par les matières de réserve qu\u2019ils permettent de synthétiser que nous distinguons les différents groupes d\u2019algues.Éliminons d\u2019abord les Cyano- phytes, dites algues bleues, dont l'appartenance au groupe des algues est fort discutée.Elle sont dites protocaryotes à cause du fait que leur noyau n\u2019a pas de membrane propre et qu\u2019elles n\u2019ont pas de plastes bien individualisés.Si nous nous restreignons aux plantes eucaryotes, dont le noyau bien défini a une membrane qui lui est propre, à plastes individualisés, nous retrouvons trois phylums : les Rhodophytes, les Chromophytes et les Chlorophytes.Les Rhodophytes, en fait, ne sont représentés que par un seul embranchement: les Rhodo- phycophytes ou algues rouges.Leurs pigments dominants sont la chlorophylle a, présente d\u2019ailleurs chez toutes les algues, et seule responsable de la photosynthèse; la chlorophylle d; des caro- ténoïdes; des xanthophylles ainsi que des bilichro- moprotéides, plus particulièrement la phycoéry- thrine responsable de leur coloration rouge.Un amidon particulier extraplastidial, l\u2019amidon flo- ridéen, constitue le principal produit de leur métabolisme.Les Chromophytes comprennent divers embranchements d\u2019algues, et d\u2019algues seulement.Nous n\u2019en retiendrons qu\u2019un, les Phéophycophy- tes ou algues brunes.C\u2019est en fait chez les Phéo- phycophytes que nous retrouvons les grandes algues brunes, varech ou goémon, que l\u2019on remarque si souvent sur nos rivages marins.Ces algues, en plus de la chlorophylle a, possèdent également la chlorophylle ¢ ainsi que des caroté- noides et des xanthophylles.Leur coloration brune vient de ce que la chlorophylle est dissimulée par une xanthophylle : la fucoxanthine.Leurs matières de réserve sont des polyholosides: la lamina- rine et le mannitol.Enfin les Chlorophytes renferment également divers embranchements où l\u2019on retrouve toutes les plantes supérieures et aussi les Chlo- rophycophytes, dites algues vertes.Les chlorophylles a et b sont ici dominantes et leur franche couleur verte n\u2019est pas masquée par les caroténoï- ACTUALITÉS MARINES ds fers ?ps CH Le EL ségéal pi dent PA fn On rte allt | nie D contre Tulsires ol mol Ties ne gr lef tement ont ets ments | les Phe els.Tiphye Ba end is Tpit #0 8 Wel donner den fo, | tlle | ra Tenn fig, | inp Pgh Yeti iy fry ly Hr Is pg Tol gy, Ce Quy, fy SUF ty Sang i Metont de fis les Chen Darteneng Elle sm lar nay Sont pa TOUS res bl nays {prope os phy les fl L'reprsen les Rhodo- 3 pigments sente d'a responsati des care bs leh phycoërs- rouge, Un midon fl de leur divers ex seulement ophyeophy pss Phi i grande ne [on ris.(8 poser es cant ation bin sie J! ps mit Jp ln jt Ek 71 ré giles Ce Les clone ar fa 5 ten ss 9° des également présents.Ces algues vertes, par leurs plastes, accumulent un amidon que seuls les Chlorophytes sont à même de synthétiser.Le tableau page 10 nous permet de voir plus rapidement l\u2019ensemble de cette classification des végétaux chlorophylliens.On notera l\u2019absence des champignons et des bactéries puisqu\u2019ils ne possèdent pas de chlorophylle.En voisinage, simplicité et complexité On peut rencontrer chez les algues une très grande variété de dimensions et de structures allant du très petit au très grand, d\u2019une très grande simplicité à une très grande complexité.Dans le phytoplancton, en fait, on ne rencontre que des organismes microscopiques unicellulaires, indépendants ou réunis en colonies plus ou moins importantes.Les formes de ces organismes peuvent déjà être très variées et atteindre une grande perfection architecturale\u2019.Le phyto- plancton est pourtant constitué d\u2019algues aussi nettement caractérisées que les grandes formes du benthos mais ce ne sont pas les mêmes embranchements qui y sont représentés.Certains embranchements du benthos, tels les Rhodophycophytes et les Phéophycophytes en sont en effet tout à fait exclus.On y retrouve par contre certaines Chlo- rophycophytes et de nombreuses Chromophytes.Parmi les algues benthiques on rencontre cependant d'assez nombreuses formes unicellulaires, parfois isolées, parfois réunies en colonies plus importantes et alors perceptibles à l\u2019oeil.Ainsi en est-il d\u2019une algue verte, Codiolum gregarium, qui peut recouvrir entièrement les rochers et leur donner une couleur verte très frappante; cette algue ne mesure toutefois que quelques dizaines de «.Ce sont cependant les formes de plus grande taille que l\u2019on remarque généralement sur nos rivages.Ainsi, dans le golfe Saint-Laurent, l\u2019on rencontre une algue brune, Laminaria longt- eruris, qui peut atteindre plus de trente pieds de longueur, et dans l\u2019océan Pacifique, une autre Phéophycophyte, Macrocystis pyrifera, peut, sem- ble-t-il, mesurer jusqu\u2019à deux cents pieds.Toutes les formes et les dimensions intermédiaires se rencontrent entre ces extrêmes, et l\u2019on peut alors facilement imaginer toutes les variations morphologiques possibles chez les algues benthiques.1.On pourra consulter avec avantage à ce sujet l\u2019intéressant article de J.Brunel intitulé : De la Diatomée à la Morue.I.Le phytoplancton.Actualités marines, 8 (3) : 5-10, 1959.VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 Hiver 1965/1966 La planche en couleur accompagnant ce texte, en plus de mettre en lumière la franche différence des couleurs, nous donne une idée des variétés de forme chez les algues.La reproduction des algues est également fort intéressante.Cependant les caractères de la reproduction étant si différents entre les divers embranchements et même à l\u2019intérieur d\u2019un même embranchement, il vaut mieux ne pas tenter de résumer la situation en quelques mots.Disons simplement que l\u2019on peut rencontrer aussi bien la reproduction sexuée à l\u2019aide de gamètes mobiles ou immobiles, grâce à la présence ou non de flagelles, que la multiplication végétative à l\u2019aide de spores ou par d\u2019autres processus.Les Rhodophy- tes cependant ne présentent en aucun cas de gamètes ou de spores flagellés.Les différents types de reproduction ou de multiplication nous donnent dans certains cas des cycles de reproduction fort complexes.De ces différents modes de reproduction et de ces différents cycles l\u2019on tire des indications très précieuses qui, alliées aux caractères biochimiques déjà mentionnés, sont les bases de la systématique actuellement en usage.Leur vie est-elle si facile ?À cause de l\u2019absence de racines \u2014 absence déjà notée auparavant \u2014 il existe chez les algues benthiques une complète indifférence vis-à-vis de la nature chimique du substrat sur lequel elles se fixent.Par contre la nature physique de ce substrat est des plus importantes.Ainsi, un fond meuble de vase, de sable ou de fin gravier, ne se prête pas du tout à la fixation d\u2019algues, car le mouvement continu des particules qui composent ce substrat ne leur permet pas de s\u2019y fixer et de s\u2019y développer convenablement.Au contraire, les roches plus volumineuses et plus dures sont beaucoup plus propices, surtout lorsque leur surface est rugueuse.En effet, les rochers à surface bien polie par le choc des vagues ne donnent que difficilement prise aux spores ou aux jeunes plantules.L'influence de ce facteur peut être modifiée par le mouvement de l\u2019eau.Tout peut être remis en question selon que l\u2019on se trouve en milieu abrité \u2014 l\u2019intérieur d\u2019un port ou d\u2019un estuaire \u2014 ou en milieu très exposé au mouvement de la mer.On comprend aisément que le peu de mouvement de l\u2019eau, souvent réduit à l\u2019action des marées dans un endroit bien protégé, favorise l\u2019implantation d'algues sur de fins cailloux et même sur la vase.Par contre, peu d\u2019algues ont assez de résistance Pace 5 pour se développer sur une pointe rocheuse exposée aux tempêtes.En un tel endroit cependant, l\u2019on retrouvera les espèces qui ont besoin d\u2019un milieu bien oxygéné et dont la présence dans un milieu calme \u2014 donc plus faiblement oxygéné \u2014 est fort peu fréquente.En principe, tout support pourrait retenir la végétation marine : rochers, cailloux, vase, bois, câbles d\u2019amarrage, coquilles de Mollusques ou carapaces de Crustacés.Même les algues peuvent être recouvertes par d\u2019autres algues.Les marées jouent un rôle prépondérant dans l\u2019étagement des algues.On sait que, suivant un rythme bien régulier, la mer monte et descend deux fois par jour dans nos régions.Ce mouvement occasionne l\u2019exposition à l\u2019air de certaines algues deux fois par jour durant des périodes plus ou moins longues.Comment réagissent-elles ?Ces algues se sont adaptées à ces conditions et n\u2019en souffrent pas.Plus que cela, cette émersion est, pour certaines d\u2019entre elles, un besoin physiologique indispensable.Sur nos côtes, on remarque aux plus hauts niveaux la ceinture de Fucacées (algues brunes), dont une importante fraction est découverte à toutes les marées et peut supporter un certain degré de dessiccation.Les algues rouges sont généralement beaucoup moins tolérantes, mais nous pouvons néanmoins en mentionner deux genres, Bangia et Porphyra, qui comprennent certaines espèces adaptées à l\u2019émersion.D\u2019autres algues, vivant à un niveau plus bas, émergent durant des périodes plus courtes; pour elles les effets de l\u2019émersion sont par conséquent beaucoup moins redoutables.C\u2019est à ce niveau peut-être que nous rencontrons la plus grande variété d\u2019algues de tous les embranchements.D\u2019autres, enfin, ne peuvent absolument pas supporter le contact de Pair.C\u2019est le cas, entre autres, de certaines formes très délicates d\u2019algues rouges telles Antithamnion ou Phycodrys.Elles ne se développent que là où la mer ne découvre généralement pas, et, s\u2019il y a émersion, elles se trouvent abritées par les algues de plus grande taille qui les recouvrent, les protègent de l\u2019ardeur des rayons solaires et leur conservent l\u2019humidité nécessaire.À ces niveaux, dans nos régions, on ne rencontre que très peu d\u2019algues vertes.Même si l\u2019éclat du soleil peut être fatal à certaines formes, la lumière n\u2019en demeure pas moins un facteur important dans la répartition des algues.Ces dernières en ont un besoin essentiel pour synthétiser, à l\u2019aide de la chlorophylle, PAGE 6 les substances nécessaires à leur fonctionnement normal.L\u2019on sait que, dans la mer, la pénétration de la lumière solaire décroît au fur et à mesure que s\u2019accroît la profondeur.Au-delà d\u2019un certain seuil, la photosynthèse devient impossible.Ce seuil peut varier considérablement en fonction de la turbidité de l\u2019eau.Certaines mers ont en effet des eaux beaucoup plus transparentes que d\u2019autres.Personnellement, nous n\u2019avons pas encore rencontré dans le golfe Saint-Laurent d\u2019algues fixées à plus de 40 mètres, alors qu\u2019aux Baléares, par exemple, des phycologues en ont prélevé certaines espèces croissant à plus de 175 mètres.La température est également un autre facteur important.Comme beaucoup d\u2019autres végétaux, certaines algues montrent une tolérance relative vis-à-vis des écarts de température.Cependant, au-delà d\u2019un certain seuil, elles ne peuvent survivre.La mer, au Québec, présente des variations de température fort impressionnantes.Aussi trouve-t-on des algues qui ne pourront supporter les rigueurs de l'hiver et des températures de l\u2019ordre de \u20141.5° C; ce sont les plus nombreuses.Par contre, d\u2019autres le pourront, telles certains Fueus (algue brune), Ptilota (algue rouge) ou Monostroma (algue verte).D\u2019autres enfin ne font qu\u2019une apparition à l\u2019état macroscopique fort brève, quelques mois de printemps pour certains Urospora ou Monostroma ou quelques mois d\u2019été pour Punctaria latifolia.Si les algues peuvent s\u2019adapter à une basse température, elles peuvent également supporter des températures plus élevées.Le réchauffement considérable constaté en été dans certaines cuvettes supralittorales, dû à un renouvellement peu fréquent de l\u2019eau de mer, n\u2019empêche pas une végétation d\u2019algues parfois très florissante de s\u2019y développer.La mention de telles cuvettes nous amène à parler de la forte concentration en sel que l\u2019on y rencontre parfois.L'évaporation qui s\u2019y effectue concentre en effet l\u2019eau de mer au point de doubler sa teneur en sel.Des algues pourtant s\u2019y maintiennent.À Collioure, sur la Méditerranée, une algue verte, le Chaetomorpha aerea, se rencontre dans des cuvettes où la salinité atteint 64.5 0/00, alors que la salinité normale de la mer en cet endroit est de 38 0/00.Par contre dans ces mêmes cuvettes, après des pluies abondantes, la salinité peut décroître très sensiblement : les algues sont alors soumises à des variations très importantes.D\u2019autre part, dans les estuaires, certaines espèces de Chlorophycophytes du genre Enteromorpha, se rencontrent depuis le point de contact avec la ACTUALITÉS MARINES ig étain à Tesi I cata egg ny, eff {i Cag 1e vey, Ji at, Jr cas Alte fy.les régi olin ae ( 8 16 pe Ente de jonmante vont sup Ipératures brats 5 cértais Touge) al fn ne for que fot Ir certains mos dé 5 peuvet es peuvent pl le ons als, did qu de mer aris 7 5 ame d que l'on 7 y effect de double gy mak ane, I » 1 flaom per en cos MI I lit Ans soit pra 6% arm ath ve I js V0 Fucus vesiculosus, une algue brune très commune sur les rochers dans la zone de balancement des marées.VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 HIvVER 1965/1966 {Collection de l'auteur! PAGE 7 mer où la salinité est encore assez élevée jusque parfois à l\u2019intérieur de la rivière où la salinité est à peu près nulle à basse mer.À cause de l\u2019importance de tous ces facteurs et de beaucoup d\u2019autres, aussi bien physiques que chimiques, l\u2019étude de l\u2019écologie des algues nous conduit à de nouvelles constatations toutes plus remarquables les unes que les autres.Une fécondité économique surprenante Si l\u2019étude de la biologie, de l\u2019écologie et de la physiologie des algues est fort captivante, il n\u2019est pas moins intéressant de s\u2019attacher à connaître leur utilité tant dans l\u2019économie interne de la mer que dans la vie de l\u2019homme qui leur trouve des applications de plus en plus nombreuses.Nous avons déjà fait état de leur intervention dans la transformation du carbone minéral en matière organique, phénomène indispensable à l\u2019équilibre biologique.D'autre part, elles sont aussi du plus grand secours à une faune très variée en servant de support ou d\u2019abri contre les prédateurs.Pour mieux illustrer ce dernier cas, il suffit de mentionner les Crevettes, les Crabes, les innombrables larves ou jeunes Poissons qui trouvent dans leur ombre une relative sécurité.La survie de ces animaux en effet dépend souvent de leur aptitude à se bien dissimuler.Encore faut-il qu\u2019ils trouvent un camouflage valable; la forêt des algues est alors toute désignée.On a également constaté que le Hareng pond parfois ses oeufs sur des algues, principalement sur certaines espèces des genres Laminaria, Phyllophora, Fucus ou Chondrus.Les oeufs peuvent parfois être si abondants qu\u2019ils recouvrent entièrement le support où ils ont été déposés'.Les algues récoltées par l\u2019homme sont utilisées à des fins très variées.Ce produit de la mer peut, par exemple, servir d\u2019engrais dans les champs; on utilise alors plus particulièrement certaines algues brunes.Cette forme d\u2019utilisation est la seule en usage dans le Québec, encore que ce soit à un taux décroissant.Dans différents pays, on utilise encore sur une grande échelle cette vieille méthode d\u2019engraissement et les cultures n\u2019en sont pas moins florissantes.Les algues sont alors ou bien utilisées telles quelles ou bien brûlées et dans ce dernier cas ce sont les cendres qui sont 1.Tibbo, S.N.D.J.Scarratt, & P.W.G.MeMullon, 1963.An investigation of Herring (Clupeu harengus L.) spawning using free-diving techniques.J.Fish.Res.Bd.Canada, 20 (4): 1067-1079.PAGE 8 employées.Enfin, l\u2019industrie peut les transformer en engrais liquides.Puisque ces usages comptent encore des adeptes, de nombreux chercheurs s\u2019appliquent à déterminer la valeur réelle des algues.Citons ici M.E.Booth de l\u2019\u201cInstitute of Seaweed Research\u201d d'Écosse : \u201cIn the past few years, it has been shown that seaweed products enhance the germination of seeds, increase the uptake of plant nutrients, impart a degree of frost resistance and make the plant better able to withstand phytopathological fungi and insect pests.Initially, some of these claims were considered extravagant but have been substantiated\u2019.Dans les régions maritimes de quelques pays, l\u2019alimentation de certains animaux repose partiellement sur les algues.Déjà chez les Romains et les Grecs, un siècle avant Jésus-Christ, on utilisait les algues marines, préalablement lavées à l\u2019eau douce, pour en nourrir les troupeaux et les bêtes de somme, en période de disette\u2019.Durant la seconde guerre mondiale, on a également eu recours à cette source d\u2019alimentation pour le bétail parce que la main-d\u2019oeuvre manquait pour la culture des fourrages habituels.De nos jours encore \u2014 c\u2019est le cas en Islande \u2014 certains animaux domestiques sont nourris de cette façon.Il semble que ce soit surtout les moutons et les porcs qui préfèrent cette nourriture.Des scientifiques norvégiens travaillent d\u2019ailleurs toujours à évaluer l\u2019apport des algues en minéraux et en vitamines dans l\u2019alimentation des vaches laitières et des porcs.On en arrive à la conclusion que, dans le cas du porc, des farines d\u2019algues enrichies pourraient avantageusement remplacer dans les rations normales les suppléments habituels de minéraux et de vitamines\u201d.D\u2019autres produits tirés directement des algues font également l\u2019objet d\u2019une demande croissante.Ainsi durant l\u2019année 1961, a-t-on récolté dans les provinces maritimes, chiffre imposant, 40 millions de livres d\u2019une algue rouge Chondrus crispus, l\u201d\u201cIrish Moss\u201d, dont on extrait une substance à multiples usages : la carraghénine®.2.Booth, E., 1965.Seaweed manures.Abstracts of the Fifth International Seaweed Symposium (Dalhousie University, Halifax), pp.5-6.3.Newton, L., 1951.Seaweed utilization.Sampson Low, London.4.Nebb, H., & Jensen.1965.Recent feeding experiments with seaweed meals as a source of minerals and vitamins to dairy cows and bacon pigs.Abstracts of the Fifth International Seaweed Symposium (Dalhousie University, Halifax) p.27.5.Cormier, M.C., 1963.The Irish Moss industry in the Maritimes.Trade News, 15 (7): 3-1.ACTUALITÉS MARINES as SS > Words \"Some Compter AUS a, 9 dm Seng Tears à thay Ute f Of og, Vifotng nil, favagt ques pays se partie Onin I uf i & lon es Bt ant ha se eu TÉCONrs hil pane rede ect yes tiques île Ce so éront cette 5 traval- pt ds fans al res, On en 5 du port nt avant normale et de vie ment de onde cs A hut post Chondrié rail 106 gh.ght , (Dalhost mp Sanps\u201d ae perds roc if He Chondrus crispus [Irish Moss), algue rouge récoltée dans les maritimes et dont on extrait la carraghénine.Mentionnons, à titre d\u2019exemple, l\u2019emploi de la carraghénine dans la préparation industrielle du chocolat au lait, pour conserver à cette boisson l\u2019'homogénéité recherchée par l\u2019acheteur.On la retrouve dans l\u2019industrie des cosmétiques, dans la fabrication des dentifrices, des cirages à chaussures; elle connaît de multiples autres usages.Cette algue, présente sur nos côtes québécoises, ne l\u2019est cependant pas, semble-t-il, en concentrations assez denses en même temps qu\u2019en populations assez pures pour que la récolte en soit VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 Hiver 1965/1966 {Collection de l'auteur! rentable.Ceci est assurément vrai dans la baie des Chaleurs et la baie de Gaspé où un inventaire sérieux a été fait au cours de l\u2019été 1965.Il y aurait toutefois lieu d\u2019analyser les ressources des côtes de l\u2019estuaire du Saint-Laurent et des Iles- de-la-Madeleine, projet qu\u2019on se propose de réaliser au cours des prochaines années.Les alginates, extraits des algues brunes, et plus particulièrement des Laminaria, Ascophyl- lum et Fucus, sont également utilisés sur une grande échelle dans diverses industries.Des pays PAGE 9 Classification des principales algues marines benthiques PIGMENTS ET RÉSERVES | DOMINANTS PHYLUMS EMBRANCHEMENTS Chlorophylles a et ¢ Caroténoides r ; Xanthophylles Bilichromoprotéides Cyanophytes Cyanoschizophytes (dites algues bleues) | Réserves : glycogène Protocaryotes Chlorophylles à et d Caroténoïdes Xanthophylles | Bilichromoprotéides Rhodophytes Rhodophycophytes (algues rouges) Réserves : amidon floridéen n Chlorophylles a et ¢ 4 Caroténoides Eucaryotes Xanthophylles Chromophytes Phéophycophytes (en partie) (algues brunes) Réserves : l\u2019aminarine et x mannitol I \u2019 Chlorophylles a et b Lu Caroténoïdes N À Xanthophylles Chlorophytes Chlorophycophytes À (en partie) (algues vertes) Réserves : amidon Pace 10 ACTUALITÉS MARINES ho la t fe lif NI i) I EL Nye | \u2014~ey 120 UT \u201cx 1 ed fo] Fo.BRN =\" PY <= = - xg a NS \u2014, > Se = A Ee LF atime .~~ >, > N No _.N ly 2 \u2014 2 to sb pat Porphyra miniata, Enteromorpha prolifera et Ectocarpus siliculosus, trois espèces présentes sur les côtes da Québec.Bien caractérisées par leur couleur rouge, verte et brune, elles illustrent également les variations de forme possibles chez les algues.{Office du film du Québec) Fal +.2\u201d = \u2014 = £30 = = \u2014\u2014 mie on RA D : Ri : de h Lo \u2014 ee \u2014\u2014 SESS vices.ee a = = ES we or oe + i Sa ET So SEE SEE SEE pa es = = 5 es =i FREE VAN ZY a Te 2eRS 3 a = = se on 25 a = 2e Sag TR TET TR, Fr PART x its hes ¥ a = = = es x HER PE SRE ce Re Laminaria saccharina [jeunes individus).algue brune dont on peut tirer les alginates.{Collection de l'auteur} VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 HIvER 1965/1966 comme la France, l\u2019Angleterre, le Japon et les Etats-Unis ont leur propre industrie et augmentent leur production d\u2019année en année.Ces alginates, sels solubles dans l\u2019eau, sont produits à partir de l\u2019acide alginique contenu dans la plante.Dotés d\u2019un haut degré de viscosité, peu coagulables à basse comme à haute température, inodores et insipides, les alginates interviennent fréquemment dans la fabrication de beaucoup de produits.Comme émulsion sous forme de crème ou de gelée, on les emploie dans l\u2019industrie de la crème glacée pour obtenir une texture onctueuse et empêcher la formation de cristaux de glace.Les brasseries y ont également recours au cours de la préparation de leurs bières pour en faciliter la filtration et prévenir la formation de dépôt.Leur application industrielle s\u2019étend à des champs aussi diversifiés que la papeterie et les industries textiles et pharmaceutiques.Tous ces usages, et combien d\u2019autres, démontrent, croyons-nous, l\u2019importance croissante des algues marines.Un récent congrès de phyco- logie tenu à Halifax en août 1965 réunissait environ 200 participants, représentant toutes les disciplines en cause ainsi qu\u2019un nombre imposant d\u2019industriels.À ce congrès une conférence du scientifique écossais, M.F, N.Woodward, Ph.D, avait pour titre: « The seaweed industry of the future »'.M.Woodward, sans vouloir jouer au prophete, a risqué les pronostics suivants: 1) on trouvera de nouvelles sources de matériel brut (en somme, des algues) à l\u2019aide de techniques d'inventaire plus efficaces; 2) le développement et la mécanisation de la récolte des algues augmenteront conséquemment les quantités de produits chimiques recherchés; 3) on assistera à la découverte et à la mise au point d\u2019autres dérivés chimiques d\u2019algues auxquels s\u2019intéresseront les industries chimiques et pharmaceutiques; 4) on verra se développer la culture industrielle de mi- croalgues, sources de protéines et possiblement de lipides, d\u2019hydrates de carbone et de stérols particuliers.Au terme de cet exposé, nous n\u2019hésitons pas à emprunter à M.Woodward ses propres conclusions: « Of one thing we may be certain, the rate of growth and development of the seaweed industry in the next 50 years will be far greater than that during the first half of this century ».1.Woodward, F.N., 1965, The seaweed industry of the future.Abstracts of the Fifth International Seaweed Symposium (Dalhousie University, Halifax), pp.35-36.Pace 11 POLOGNE 1965 Le congrès international de limnologie par Étienne MAGNIN Professeur agrégé Université de Montréal M.Étienne Magnin, professeur agrégé de l\u2019Université de Montréal, faisait partie de la délégation canadienne au Congrès international de limnologie tenu à Varsovie, en Pologne, du 24 au 30 août 1965, au cours duquel il a présenté lui-même une communication sur les cycles de reproduction des esturgeons du Québec.Nous lui avons demandé de résumer, pour notre revue, les travaux de ce congrès.Il est peut-être bon au début de cet article de définir succinctement le terme limnologie qui n\u2019est pas encore passé dans le langage de tous les jours.Étymologiquement, la limnologie est la science des lacs.Aujourd\u2019hui, l\u2019objet de cette discipline est beaucoup plus large; il englobe toutes les eaux continentales, c\u2019est-à-dire non seulement les grands lacs naturels, mais aussi les étangs, les mares sporadiques, les réservoirs artificiels créés par l\u2019homme, les rivières et même les embouchures des estuaires où l\u2019eau est saumâtre.Comme on le verra plus loin, lorsque nous donnerons un aperçu des travaux du congrès, cette branche du savoir a un domaine très étendu.Avant de passer en revue les communications présentées par les participants, nous allons donner un rapide aperçu de l\u2019organisation du congrès et de la participation des différents pays.Pace 12 Les nombreux chercheurs qui partout dans le monde étudient les eaux douces font partie de l\u2019Association internationale de limnologie, chaque pays possédant, en général, sa section nationale.L\u2019Association organise un congrès international tous les trois ans : ce congrès a généralement lieu en Europe \u2014 en 1959 il se tenait en Autriche \u2014 mais celui de 1962 a tenu ses assises aux États- Unis et le prochain se tiendra en Israël en 1968.La majeure partie du temps est consacré aux communications; on réserve cependant toujours une journée du congrès à la visite de laboratoires.Avant et après le congrès enfin, des excursions sont organisées à travers le pays où s\u2019est déroulé le congrès.Ce ne sont pas seulement des tournées touristiques; elles comportent toujours un aspect scientifique : description des lacs et des rivières, visites de laboratoires, expériences di- Verses.ACTUALITÉS MARINES Le ge fund sil wip vie gi @ Tl i Tou i Bl ait Il ili ing il Son Gr me 8 \u201cété Cam ob Lig, tlie Mis I au (ét put dans e | parte d ge, Chaque nationale fern Jement il Autriche = aux États ilo 1 pé aux Com jours LE zhoraloiré Fun \u2018est imi + des fo pj jus dd pyjentes i LANE gp Le Congrès de Pologne a rassemblé environ sept cents participants venus de tous les points du monde, comme on peut le voir sur la carte ci- dessous.Le groupe le plus important \u2014 il comptait près de la moitié des participants \u2014 représentait les pays de l\u2019Europe de l\u2019Est: la Pologne à elle seule avait 200 représentants; suivaient ensuite la Tchécoslovaquie, l\u2019Allemagne de l\u2019Est, la Russie, la Yougoslavie, la Hongrie, la Roumanie et enfin la Bulgarie.Les autres pays européens avaient envoyé plus de 200 représentants; les délégations les plus importantes étaient, par ordre décroissant, celles de l\u2019Allemagne de l\u2019Ouest, de la Finlande, de l\u2019Angleterre, de la Hollande, de l\u2019Italie, de la Sué- de, de la France, de l\u2019Autriche, du Danemark, de la Norvège, de la Suisse, de la Belgique et enfin de la Grèce.L\u2019Amérique du Nord venait ensuite avec une centaine de participants dont les quatre cinquièmes venaient des États-Unis et les autres du Canada; trois chercheurs de l\u2019Argentine représentaient l'Amérique du Sud.L\u2019Afrique comptait 18 représentants venus de Madagascar, du Congo, du Maroc, du Ghana et de l\u2019Afrique du Sud.L\u2019Asie et les délégations d\u2019Israël, du Japon et de la Malaisie, totalisaient une dizaine de membres.L\u2019Australie et la Nouvelle-Zélande enfin s\u2019étaient fait représenter par trois scientifiques.Trois cent cinquante exposés ont été présentés au cours du congrès, soit du 24 au 30 août, c\u2019est-à-dire près de 60 par jour.Une demi-heure étant accordée à la lecture de chacun d\u2019eux, il était évidemment impossible de les présenter tous à des heures différentes.Il a fallu créer des sections groupant des sujets d\u2019étude connexes.C\u2019est ainsi que tous les jours, dans l\u2019immense palais de la culture de Varsovie, se formaient huit équipes de chercheurs pour étudier des problèmes différents.Ce fait rend la tâche ardue au chroniqueur qui veut donner un compte rendu complet des travaux du congrès: il ne peut suivre en effet qu\u2019une petite partie des causeries.Je vais néanmoins essayer de parler rapidement des sujets traités en utilisant le résumé des exposés contenu dans les brochures distribuées aux congressistes.Pour la commodité de cet exposé je les ai groupés sous quelques titres généraux.Limnologie physique Cette partie de la limnologie a pour objet les conditions physico-chimiques des eaux.Quelques exposés traitaient de cette question, certains avaient un caractère assez vaste, d\u2019autres se limitaient à l\u2019étude d\u2019un facteur bien déterminé.Parmi ces derniers, citons les exposés sur les différents éléments chimiques importants au point de vue biologique : oxygène, phosphore, azote, fer, matières organiques, sur les mouvements de l\u2019eau dans les lacs couverts de glace, sur les sédiments du fond et enfin sur l\u2019influence de la lumière.$ 1 LE MONDE | PROJECTION MERCATOR | | CémaLLE 5 CRowATEVR VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 HIVER 1965/1966 Page 13 Palais de la culture \u2014 Varsovie {Collection de l'auteur) Écologie Au point de vue biologique, un milieu aquatique peut être comparé à une vaste usine d\u2019élaboration de matière vivante.Les matières premières sont les sels, les substances organiques et l\u2019eau; l\u2019énergie est fournie par le soleil sous forme de lumière et de chaleur.Un véritable travail à la chaîne se poursuit dans cette usine complexe.Le premier travail est fourni par les végétaux aquatiques.plantes vertes et algues.Ceux-ci captent l\u2019énergie solaire grâce à leur chlorophylle et sont capables alors d\u2019élaborer des molécules organiques complexes à partir de composés minéraux très simples: eau, gaz carbonique, nitrates,.Cette production de substance orvanique vivante à partir de matière minérale porte à juste titre le nom de production primaire.Des animaux mangeront ensuite ces végétaux, grandiront.se reproduiront et se multiplieront grâce à re régime herbivare : cette transformation de matière organique végétale en matière organiaue animale portera le nom de production secondaire.On peut parler ensuite de production tertiaire lorsque les herbivores servent de nourriture à des carnivores ou des carnivores à d\u2019autres carnivores.Tous ces chaînons de production se tiennent: c\u2019est pourquoi, ichtyo- logues théoriciens ou biologistes de services d\u2019aménagement doivent en tenir compte.PAGE 14 De nombreux exposés furent présentés sur la production primaire.Les uns portaient sur les mécanismes mêmes de la photosynthèse et sur les divers facteurs qui favorisent ou défavorisent cette synthèse chlorophyllienne.D\u2019autres traitaient des méthodes de mesures de la productivité primaire des différentes couches d\u2019eau.De nombreux textes enfin traitaient des végétaux aquatiques eux-mêmes, des macrophytes mais surtout des algues: leur répartition dans les lacs, leurs variations saisonnières, les différences observées à cet égard entre les lacs de diverses régions.Les autres aspects de la production en eau douce ont aussi fait l\u2019objet de nombreux exposés.Nous mettons à part les poissons qui seront examinés plus loin.Nous examinerons ici seulement les autres animaux aquatiques, principalement les invertébrés.Ceux-ci peuvent nager en pleine eau et former ce que les zoologistes appellent le zooplancton, ou vivre sur le fond et constituer ce que l\u2019on appelle le benthos.Tous ces animaux s\u2019influencent plus ou moins les uns les autres et dépendent des conditions de l\u2019eau dans laquelle ils vivent : l\u2019étude des interactions des animaux entre eux et de leurs relatiors avec le milieu constitue une branche importante de la biologie que l\u2019on appelle l\u2019Écologie.On est saisi par la multitude des problèmes qui se posent dans l\u2019étude des animaux aquatiques des eaux douces, si l\u2019on songe à la grande variété des habitats d\u2019une part (lacs, rivières, tourbières, étangs, réservoirs artificiels,.de profondeurs diverses, de températures variées) et à la diversité des relations qui existent entre les nombreux animaux qu\u2019on y rencontre d\u2019autre part.Ces thèmes ont fait l\u2019objet de nombreux exposés dont la liste complète serait fastidieuse.Contentons-nous de mentionner les sujets plus importants et en particulier ceux qui ont été traités à plusieurs reprises au cours du congrès: méthodes de calcul de la production de zooplancton, relations entre le zooplancton et le phytoplancton, distribution du plancton dans l\u2019espace et suivant la saison, déplacements de plancton au cours de la journée, études des différents éléments, larves d\u2019insectes, mollusques, crustacés, qui forment le zooplancton ou le benthos, physiologie de certains animaux d\u2019eau douce, etc.ACTUALITÉS MARINES mes, Jil f nf js hs À auf ons fone pi is ae fis, del til Jaten Js fe re Nés rh I gr ks Hair frig tres ti, Dd.deu, De Vigdtayy This gy.Sy lg LE ¢ diverses en egy EX qui seront 8 itl sep i, pring Vent nèger 20olygiste ir le fond thos, Tous 15 les uns 5 de fe nteractons tions avee tante de a problèmes aquatiques nde varié tonvbières, rofondeurs a divest nombres 4, Ces th gis dnt optons-DOlÉ nts el à plusieurs a deal see hin jon ér née és fa, polls monk ol Ie malls i I EE | Biologie et physiologie des poissons Les poissons par leur nombre représentent un groupe important dans la chaine de production des eaux douces.Cet aspect du peuplement des lacs, des étangs et des riviéres en poissons a été étudié par quelques chercheurs.L\u2019étude des populations de poisson et de leurs variations, de l\u2019influence qu\u2019exercent sur elles divers facteurs et en particulier l\u2019intervention de l\u2019homme (modifications des cours d\u2019eau, barrages, .), facteurs qui peuvent modifier la composition de ces populations, furent les principaux sujets abordés en ce domaine.Une partie, enfin, de cette richesse est utilisée par l\u2019homme; cet aspect a aussi retenu l\u2019attention de plusieurs chercheurs qui ont étudié les techniques de pêche et les effets de la pêche sur les populations de poissons.La biologie des poissons a aussi été étudiée sous divers aspects : croissance de divers poissons, méthodes d\u2019études de la croissance basées sur les écailles ou autres techniques et facteurs qui agissent sur la croissance; nourriture des poissons adultes ou des jeunes alevins; reproduction et cycles de reproduction; déplacements et migrations de divers poissons; action des parasites.Visite à l'Université d'agriculture de Warma {Collection de l'auteur) St AS Pass Enfin une partie des exposés faits sur les poissons a revétu un caractére plus pratique.On y donnait des directives pour l\u2019aménagement des lacs et des rivières dans le but de favoriser l\u2019augmentation des populations.Un certain nom- VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 HivER 1965/1966 bre traitait de pisciculture : nourriture des alevins, culture des poissons tropicaux, aménagement des étangs d\u2019élevage, nourriture artificielle et naturelle des poissons élevés en étangs, faune bactérienne se développant dans ces étangs.La pollution des eaux Le problème de la pollution des eaux devient une des grandes préoccupations du monde actuel.Il n\u2019est donc pas étonnant qu\u2019un congrès de limnologie s\u2019intéresse à cette question.Si les eaux marines commencent à être polluées, il est bien évident qu\u2019actuellement la pollution est beaucoup plus marquée dans les eaux douces.La plupart des exposés du congrès de Pologne portant sur ce sujet ont traité principalement des méthodes d\u2019évaluation et de la définition des divers niveaux de pollution.Divers organismes vivant dans les eaux polluées ont été étudiés à cette fin : diatomées, vers, larves d\u2019insectes, crustacés.D\u2019autres textes ont mis en lumière l\u2019importance de divers organismes végétaux et animaux dans les processus d\u2019épuration des eaux-vannes.La microbiologie bactérienne a, enfin, fait l\u2019objet d\u2019un exposé.Conclusion Notre but était d\u2019évoquer rapidement les principaux sujets traités au congrès de limnologie de Pologne.Nous aurions voulu faire mieux que vous donner cette liste un peu sèche des exposés, liste aride qui ne donne pas la vraie physionomie d\u2019un congrès international.Les sujets étudiés prennent un tout autre intérêt dans le contexte même où ils sont présentés; les séances sont en effet suivies et les textes discutés par des gens de formation et de mentalité diverses; chacun fait appel à sa propre expérience, à ses réflexions antérieures pour essayer d\u2019expliquer un peu mieux une observation, un phénomène, une loi biologique.Ce contact avec des hommes venant de tous les points du monde dont les préoccupations se rapprochent des siennes est un profond réconfort pour le chercheur souvent isolé dans son travail.C\u2019est aussi un profond stimulant : nous prenons, en effet, conscience que le travail accompli dans un domaine restreint d\u2019une branche elle- même limitée du savoir humain nous relie néanmoins à cet immense réseau de chercheurs qui poursuivent le même idéal de recherche de la vérité.Pace 15 Un vestige des temps préhistoriques, l\u2019Amie par Jean-Marie ROY Biologiste Centre de Biologie Pace 16 L'Amie \u2014 Aquarelle exécutée d'après nature par Paul Voévodine.Biologiste au Centre de Biologie, attaché ainsi à l\u2019Aquarium de Québec, M.Roy étudie toujours avec un immense enthousiasme la faune marine et de façon spéciale les spécimens présentés à l\u2019Aquarium.Auteur de nombreux textes sur les poissons du Québec, il a travaillé en particulier à la rédaction du Guide de l'Aqua rium, important ouvrage de vulgarisation.Aujourd\u2019hui il vient nous faire connaître un étrange représentant de la faune aquatique, un poisson extraordinaire à bien des points de vue.ACTUALITÉS MARINES ug, H Yobvodihe, ché ais ie où Jy fuune hs pr (ES g en paf : dgur sation pte 10 piqué 41 § J vue.sé VF Ne pouvant compter ni sur les récits des sportifs, ni sur les préférences des gourmets pour fonder sa réputation, l\u2019Amie (Amia calva), appelée vulgairement Poisson-Castor.reste l\u2019un des moins connus des poissons du Québec.Voilà une injustice dont ce digne représentant de notre faune aquatique pourrait se plaindre à titre de descendant d\u2019une lignée d\u2019ancêtres vénérables qui ont mérité par leur origine lointaine le droit indéniable de premiers occupants: c\u2019est un privilège que seul, de toute la gent pisciforme, peut lui disputer le Lépisosté, d\u2019un non moins noble lignage, car les deux viennent d\u2019un ancêtre commun.Le Jurassique a marqué l\u2019apogée du groupe très ancien dont ces deux espèces font partie, les Holostéens.Si, grâce à quelque machine à voyager dans le temps comme celle imaginée par Wells, nous pouvions remonter à 125 millions d\u2019années en arrière, au terme de ce voyage fantastique où se déroulerait à rebours l\u2019histoire \u2014 la mort et la naissance des civilisations, l\u2019apparition de l\u2019homme et des Mammifères \u2014 nous verrions chez l\u2019ancêtre de la famille des Amiidés, des traits de ressemblance avec Amia calva, seule espèce actuelle survivante de cette famille.L\u2019Amie est ainsi, comme le Lépisosté, une relique d\u2019un ancien groupe que l\u2019évolution a modifié quelque peu, mais les Amiidés ont été moins touchés en ce sens que les Lépisostés, qui sont plus spécialisés.Par ailleurs, aux caractères archaïques de l\u2019Amie se joignent des caractères acquis qui la rapprochent des poissons très spécialisés, dits Téléostéens, auxquels appartiennent la plupart des poissons actuels.VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 Hiver 1965/1966 Sans avoir l\u2019éclat que d\u2019autres poissons tirent de couleurs plus vives ou de formes plus élégantes, l\u2019Amie ne manque pas de beauté.La forme trapue de son corps fusiforme terminé par une tête au museau court et mousse, la sobriété de ses lignes et la simplicité de sa robe donnent une impression de puissance tranquille, de force majestueuse.Ce poisson ne possède ni la sveltesse des nageurs actifs, comme le Thon, ni la vigueur nerveuse des anadromes comme le Saumon : l\u2019impression qu\u2019il donne est celle d\u2019une force stable.On dirait qu\u2019il ménage cette force, lorsqu\u2019il se maintient sur place près du fond par un faible battement de ses pectorales, et même quand il nage, son déplacement étant assuré par l\u2019ondulation de sa longue dorsale.Survient-il une proie ou un ennemi, le nageur indolent se redresse d\u2019un coup vigoureux de sa caudale et s\u2019élance vers sa victime.La souplesse de ses mouvements reste entière, car rien ne les entrave, comme chez le Lépisosté, dont les écailles ganoïdes forment cuirasse : l\u2019armure cutanée de l\u2019Amie se réduit, en effet, à des écailles circulaires, assez minces, se recouvrant en partie, et analogues aux écailles cycloïdes des Téléostéens, Sur la tête et les opercules, des plaques lisses remplacent les écailles.Le dimorphisme sexuel est très accentué chez l\u2019Amie.Le mâle, d\u2019un brun verdâtre, porte sur sa caudale ronde une tache ocellée, noire cerclée d\u2019orange; chez les spécimens sexuellement mûrs, les nageoires, surtout les pectorales, les ventrales et l\u2019anale, sont colorées de vert, d\u2019une teinte qui rappelle l\u2019oxyde de cuivre; cette coloration et la tache caudale manquent chez la femelle, dont le corps est d\u2019un brun rougeâtre.Pace 17 L\u2019archaisme de l\u2019Amie réside surtout dans son anatomie interne : son squelette est en partie osseux et en partie cartilagineux.La colonne vertébrale se prolonge à son extrémité par une caudale hétérocerque modifiée.La présence d\u2019une plaque gulaire à l\u2019angle des deux branches de la mâchoire inférieure, est un caractère qu\u2019on ne retrouve chez aucun autre poisson des eaux douces.Comme chez le Lépisosté, l\u2019intestin comprend une valvule spirale.Toutefois son caractère le plus remarquable demeure la présence d\u2019une vessie gazeuse compartimentée, spongieuse et richement capillarisée qui joue un rôle important dans la respiration.Cette sorte de poumon permet au poisson d\u2019avaler, directement à la surface de l\u2019eau, l\u2019air qu\u2019il rejette ensuite par bulles.Somme toute, il s\u2019agit d\u2019une fonction respiratoire d\u2019appoint pour le cas où l\u2019eau trop pauvre en oxygène ne suffirait pas aux besoins du poisson.Il faut dire qu\u2019en eau douce l\u2019Amie s\u2019accommode assez bien de divers milieux : lacs, étangs et rivières; elle recherche surtout les eaux calmes.À l\u2019occasion, elle ne dédaigne pas les eaux vaseuses, Ce qui lui a valu en anglais le nom vernaculaire de \u201cMudfish\u201d.L\u2019Amie passe avec raison pour avoir la vie dure; certains individus ont été sardés hors de l\u2019eau pendant plus de 24 heures, à basse température, sans apparemment en être affectés.L\u2019Amie est donc facile à garder en captivité.À l\u2019Aquarium de Québec, c\u2019est l\u2019une des esnèces dont la mortalité est la moins élevée.Toutefois toutes les tentatives pour faire frayer des Amies dans nos bassins se sont révélées vaines.Dans son habitat naturel, l\u2019Amie fraye au printemps.Dès que finit l\u2019hiver durant lequel les Amies ont passé une vie au ralenti, serrées les unes contre les autres et à demi enfouies dans la vase, elles quittent le fond et recherchent les eaux plus chaudes ; là, au milieu des herbes aquatiques, se prépare la nidification où le mâle joue le rôle essentiel.Ce dernier est remarquable par sa livrée d\u2019un vert brillant, comme par son caractère, car il est actif et patient.Le futur père choisit l\u2019emplacement du nid, qu\u2019il creuse dans le sable, après avoir arraché les herbes : le nid a la forme d\u2019une cuvette d\u2019environ 2 pieds de diamètre et de profondeur.Le mâle se sert, pour ce travail, de son museau et de ses nageoires.Ce sont sans doute ses talents d\u2019ingénieur qui lui ont valu le nom de Poisson-Castor qu\u2019on lui donne au Québec.PAGE 18 Quand le nid, muni d\u2019un matelas spongieux fait de racines et de rhizomes, est aménagé et que la femelle y a déposé à plusieurs reprises ses oeufs par milliers, le mâle les féconde.La femelle, peu maternelle, a tôt fait de quitter le nid, laissant à son compagnon le soin de protéger la ponte, devoir dont il s\u2019acquitte avec une sollicitude remarquable, époussetant et aérant les oeufs de temps à autre avec ses nageoires et faisant le guet, toujours prêt à mettre en fuite tout maraudeur en quête de repas.L'incubation dure environ une semaine.À l\u2019éclosion, les alevins sont pourvus d\u2019un organe adhésif préoral, sorte de ventouse par laquelle ils se fixent au fond du nid, jusqu\u2019à la résorption complète de la vésicule vitelline, soit pendant 8 à 10 jours; puis ils se détachent et viennent respirer l\u2019air en surface.Ils voyagent alors par bancs; le mâle continue de les surveiller et de les protéger.Les jeunes perdent peu à peu leur instinct grégaire et commence à mener une vie indépendante; le père dévoué relâche alors sa surveillance, à moins qu\u2019il ne se transforme, comme le cas arrive, en cannibale et pousse l\u2019intérêt pour sa progéniture jusqu\u2019à la dévorer.Strictement carnivore, l\u2019Amie est un chasseur solitaire au régime très varié; elle semble particulièrement friande d\u2019achigans, de dorés et de jeunes de diverses espèces.Elle se nourrit aussi de grenouilles, d\u2019écrevisses et d\u2019insectes.Vorace, elle mord à l\u2019appât, que lui tend le pêcheur et se défend, aussi bien que l\u2019Achigan, réussissant parfois à couper la ligne.Il faut dire qu\u2019elle est bien pourvue du côté denture : ses dents nombreuses sont réparties en rangées et en bandes sur plusieurs os : pré- maxillaire, maxillaire, vomer, dentaire, parasphé- noïde, etc.Comme autre caractéristique de l\u2019Amie, on peut mentionner les barbillons qu\u2019elle porte sur le museau et qui sont des prolongements tubulaires des narines.La chair de l\u2019Amie est molle, pâteuse et assez fade.Cette saveur peu recherchée serait à l\u2019origine du nom \u201cDogfish\u201d, qui signifierait que même les chiens n\u2019en veulent point.On l\u2019appelle encore, en anglais, \u201cBowfin\u201d, en raison de sa dorsale arquée et même, en certains endroits, \u201clawyer\u201d parce que, dit-on, ce poisson mange de tout et ne vaut plus rien quand on l\u2019attrape, ce qui est, l\u2019on en conviendra, assez malveillant pour la profession en cause et pour le poisson.ACTUALITÉS MARINES grd IE pte Yont Îites ph Jou ol ls don inf HE THIS form (han Tongiey Be Qu 56 oeufs Tell Del Mist à fe der Ai 5 à autre os pig Quête de Maine, À IN Otgane âquell if Esty pnd Viennent alors par ! de ls li ins vi in 9 Slrvel- comme le en pour trictement Ntaire au Dièrement nes de di » repo lle mord à end aus s à Couper pourvue di tréptis cn pe ah de [ Amie, \u2018dle porte nts bee 5e et as ait à Ta que mème prie\" a i certains ge JOP | quad a al mak gt pour k i an Compte rendu Les pêches ont servi de thème à plusieurs grandes réunions au cours des mois derniers.Ainsi en février, un colloque sur les bateaux de pêche hauturière de l\u2019Atlantique réunissait à Montréal un nombre impressionnant de spécialistes venus de toutes les parties du Canada et de plusieurs pays étrangers.Au début de mai se réuniront à Fredericton tous ceux dont le travail ou les recherches touchent de près ou de loin au domaine de la pêche au hareng.Entre-temps les industriels de la pêche du Québec rencontraient à l\u2019Aquarium les fonctionnaires chargés de l\u2019administration des pêches.Ces différentes réunions feront l\u2019objet de courts reportages dans les prochains numéros de la revue.Quelques mots ici sur une assemblée moins importante qui a groupé à Halifax le 15 mars dernier les chargés d\u2019information des services des pêches des provinces de l\u2019est et du gouvernement du Canada.Outre les agents d\u2019information fédéraux et provinciaux, des hauts fonctionnaires de l\u2019administration des pêches des quatre provinces de l\u2019Atlantique ont participé à la réunion, tels MM.Yves Jean, directeur des pêches au ministère de l\u2019Industrie et du Commerce du Québec, Eugen Gorman et Aidan Maloney, sous-ministres des pêches à l\u2019Ile du Prince-Édouard et à Terre- Neuve, J.W.Watt, directeur des pêches au ministère des Pêcheries de la Nouvelle-Écosse et René Savoie du ministère des Pêcheries du Nou- veau-Brunswick.De même, des représentants du secteur de l\u2019éducation, MM.Don Snowdon de l\u2019université Memorial, Don Morris du Collège des pêcheries de Terre-Neuve et M.Saint-Cyr de l\u2019École des pêcheries de Caraquet ont apporté une contribution précieuse au travail poursuivi; des membres de divers organismes, CBC entre autres, ont également suivi les discussions.Le Conseil des recherches en pêcheries du Canada avait un porte-parole en la personne de M.Jangaard du Laboratoire de Halifax.Le rapport présenté par le Service d\u2019information du Gouvernement du Canada faisait état, entre autres instruments d\u2019information, des publications de cet organisme dont la qualité et le rayonnement sont très grands.Chacun des participants a d\u2019ailleurs présenté un rapport du travail d\u2019information assumé par Vor.9 \u2014 N° 3 \u2014 Hiver 1965/1966 l\u2019organisme ou le gouvernement qu\u2019il représentait.Remarquons que, après le gouvernement du Canada, celui du Québec est le plus actif à ce point de vue, surtout dans le domaine des publications, et aussi du côté de la propagande de consommation.Les publications de la Direction des pêcheries couvrent, en effet, tout le domaine des pêches et comprennent aussi bien des textes scientifiques très spécialisés que des travaux de vulgarisation.On a discuté au cours de la réunion de la question de la radio et de la télévision.Il faudrait utiliser plus largement ces moyens, les plus efficaces, de diffusion.D'autre part, tous ont admis la nécessité pour les chargés d\u2019information de connaître les moyens dont ils peuvent disposer pour accomplir leur travail.On atteindra une efficacité beaucoup plus grande dans la diffusion des informations si l\u2019on connaît l\u2019existence des instruments de travail déjà utilisés ailleurs.On se consacre ainsi à des tâches nouvelles et l\u2019on ne perd pas un temps précieux à faire ce que d\u2019autres ont déjà fait, parfois avec de meilleurs moyens et de facon plus satisfaisante.À cet effet l\u2019on a suggéré d'établir la liste des instruments d\u2019information disponibles au Canada \u2014 textes, films, affiches, photos, etc.\u2014 et d\u2019en assurer la diffusion.La contribution de M.Snowdon, dans le champ de l\u2019éducation des adultes, a été particulièrement importante.L'université Memorial possède une équipe très dynamique qui tente de rejoindre les pêcheurs et de leur apporter les renseignements dont ils ont besoin pour réussir dans leur métier aussi bien que pour s\u2019adapter aux conditions de vie de notre temps.Enfin, on s\u2019accorde sur l\u2019importance des échanges d\u2019informations entre les divers bureaux.I] reste bien des points faibles encore cependant.Ainsi, l\u2019on a convenu que les renseignements d\u2019ordre technique manquent aux pêcheurs, que leur présentation n\u2019est pas adaptée à leurs besoins immédiats et n\u2019est pas à leur portée dans la plupart des cas.Ce point, pour le Québec, demeure d\u2019ailleurs l\u2019un des points majeurs de la tâche que l\u2019équipe de l\u2019information se propose d\u2019accomplir dans les mois qui viennent.PAGE 19 | il il i ll par _ Office A ii | Shation i 0 fi ri.mi 7 ji i\" a\" of = * [ : i) Ÿ à x A 0 ig} 300 i 23 i is e -~u4 ER | Ë Ÿ v EN æ Te vi, & = > ih iyi A 3 i I i NE HAH 1 52 ax ~~ 1 Ill 15 sun a eu ph} Lt ne \u20ac vie ips Ee hb > / oe R 94 % * vi i » pe = rt i 2 te N CA > pit Do AY AN 7 a sk] (i + A SA \u201ca « = 3 & J N \u20ac XN = ess syd x i ! ) \\ + > x\" \u201ca - * i i hi % Dr oa =, Len, = IB ; xt a ste som [a ze g #, \u2014<.à i 33 Yo x A= ne i cas ue es hy PE 4 « 4 LE j x a eI re Ce, a.+ @ ve 7 a = Fr Le J ) ENS a LE LL va RE ih T LR PY - % 7 7p Sin 1 KS CE 73 A LE 4 {ne = # 53 FA vs gl Seint \u201c= >» 4\u201d > AL pin, ls 5 .2 an aux § nl i - À a Le it den ls eR 4 \u2018iP A iW a ss A +, es Pgo) To ie W ve ns & A /; Ju i 66 S$ + dial eu nay oF, a age \u201c5 » ol, ef A TeV.2 sm .À 7 SN ee § BY: OS 4 po > Su = JE A AS 2 or * ford y init $ x => op iP 1 tir} ithe i: i 3 à LA 4 da ~ Tore NAR ry p .> es, i err Yor ink les hs pi A fant i) de i rm ut a, E 3 Ch (lant > 7 73 1 a ce aS A+ pa 4 I! oF A} x x = ts £ pp \u20ac J, \u201cà 7 FE vai fel À y {ty À bord d'un chalutier de grande pêche \u2014 On répare le chalut sur le pont.tha {Photo R.Cougot publiée avec l'autorisation de l'auteur et grâce à l'amabilité de la revue France pêche).lig {0g de Mana Pace 20 ACTUALITES MARINES Toy Ea PE Évolution de la pêche à la morue dans le secteur sud du golfe Saint-Laurent par A.C.KOHLER Office des recherches sur les pêcheries du Canada Station biologique de Saint Andrews, N.-B.Déjà en 1960, une analyse des résultats obtenus par les chercheurs de la Station biologique de Saint Andrews en collaboration avec ceux de la Station de biologie marine de Grande-Rivière (Yves Jean, Actualités marines, vol.4, n° 1) permettait de prévoir les déplacements de la morue.Enrichie des expériences de six années, l\u2019étude de M.Kohler apporte des précisions importantes sur le sujet.Nos chalutiers de grande pêche pourront en tirer profit et aller capturer la morue dans ses refuges saisonniers.Depuis plusieurs siècles la morue fait l\u2019objet d\u2019une pêche lucrative dans le secteur sud du golfe Saint-Laurent durant la période de l\u2019année où les eaux sont libres de glaces.Hameçons et lignes étaient presque les seuls engins de capture utilisés jusqu\u2019en 1947.Cette année-là l\u2019introduction du chalutage a amené un changement radical dans les méthodes traditionnelles de pêche.Un peu plus tard, vers 1950, les chalutiers européens commencèrent à exploiter en hiver ce même stock de morue.Les effets de ces transformations de l\u2019exploitation ne tardèrent pas à se faire sentir tant sur la taille des morues capturées que sur les quantités prises.L\u2019Office des recherches sur les pêcheries s\u2019est intéressé de façon plus particulière à l\u2019évolution de la pêche dans le golfe Saint-Laurent au moment où y fut introduit le chalutage.Ses premiers travaux, menés à terre, ont consisté à faire un échantillonnage des prises, afin d\u2019établir la taille et l\u2019âge moyen des poissons débarqués, et à recueillir des statistiques concernant l\u2019effort de pê- che et les prises de la flotte en consultant le journal de bord des divers bateaux.VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 Hiver 1965/1966 En 1957, la péche avait pris suffisamment d\u2019ampleur pour justifier un travail continu de l'Office dans ce domaine.L\u2019équipe de la Station biologique de Saint Andrews au Nouveau-Bruns- wick s\u2019est vu confier cette tâche; elle y a travaillé en collaboration avec les biologistes de la Station de biologie marine de Grande-Rivière, organisme qui relève du gouvernement du Québec.À bord des navires de recherches \u2014 le V/M J.J.Cowie au début et, à partir de 1959, le V/M Harengus et le C.G.S.A.T.Cameron \u2014 on a fait des relevés des stocks de poissons.Au cours de ces voyages en mer, les biologistes ont recueilli des données sur la taille, l\u2019âge et le stade de maturité des poissons, leurs habitudes alimentaires et leurs parasites, tout en étudiant les degrés de température et de salinité de l\u2019eau et d\u2019autres attributs physiques de l\u2019océan.Dans le but d\u2019étudier les migrations et le taux de mortalité des spécimens, on a étiqueté un certain nombre de poissons.Des bouteilles dérivantes et des dériveurs de fond ont été lancés à la mer afin d\u2019étudier le mouvement des masses d\u2019eau.On fit également des voyages à bord de chalutiers dans le but de PAGE 21 48°F 46° Figure 1 Migrations de la morue dans le secteur sud du golfe Saint-Laurent.connaitre la grosseur des prises et d\u2019obtenir des informations sur la taille et le nombre des poissons rejetés par les pécheurs.Ces enquétes ne sont pas encore terminées mais sont assez avancées pour nous permettre de présenter un rapport provisoire sur l\u2019état de la pêche.Migration de la morue De nombreux marquages ont établi que la morue du secteur sud du golfe Saint-Laurent accomplit des migrations annuelles dont l\u2019amplitude est à peu près constante.En été la morue se déplace vers le nord-ouest et se déploie dans les eaux avoisinant la côte de Gaspé, la baie des Chaleurs et la partie nord du Nouveau-Brunswick.Tard à l\u2019automne les plus grosses morues quittent ces régions et émigrent vers le sud-est en direction du Cap-Breton.Elles y passent l\u2019hiver en eau profonde sur les accores du chenal Laurentien au large du Cap-Breton.Au printemps la migration se fait en sens inverse.Les flottes de pêche tirent profit de ces concentrations saisonnières.La pêche d\u2019été dans le secteur sud-ouest du golfe est pratiquée presqu\u2019entièrement par les Canadiens, alors qu\u2019en hiver les concentrations au large du Cap-Breton sont surtout exploitées par les flottes européennes (figure 1).PAGE 22 Effets sur les débarquements Jusqu\u2019en 1952 les débarquements de morue ont oscillé entre 60 et 120 millions de livres par année (figure 2).L'\u2019arrivée des Européens sur les lieux de pêche à eu pour effet une augmentation rapide des débarquements qui ont atteint environ 220 millions de livres en 1956 et en 1959.Depuis, les débarquements se sont tenus aux environs de 150 millions de livres par année.La flotte européenne y contribue pour un tiers environ.L'introduction du chalutage et l\u2019augmentation des prises qui en a résulté ont eu pour effet une diminution marquée de la taille des morues pêchées (figure 3).En 1963, la morue débarquée est beaucoup plus petite qu\u2019elle ne l\u2019était en 1949.Outre leur taille, la figure 3 indique le nombre moyen de morues débarquées par semaine de pê- che par des chalutiers utilisés dans le nord du Nouveau-Brunswick (type \u201cGloucester\u201d; capacité de 45 tonnes brutes).On voit qu\u2019en 1949 on débarqua en moyenne 34,700 livres de poisson par semaine de pêche, comparativement à 21,265 livres en 1963.Par contre, en 1963, une pêche moyenne de 8,787 morues par semaine ne donnait que 21,265 livres de poisson, alors qu\u2019en 1949, parce que la morue était plus grosse, 6,820 morues suffisaient à assurer des débarquements moyens de 34,700 livres.ACTUALITÉS MARINES =m Figure dde de morte Jive par opens sur mentation nt environ 9, Depuis, virons d ot eur on, eal y effet une es ir pe & t en 144, le nombre sine de Jo pond il Pale ym de poison PT LP ue BR pe Dé dE ans we qe be ary ms JE Chalutiers européens Chalutiers canadiens \u201855 Figure 2 \u2014 Débarquements de morue provenant du secteur sud du golfe Saint-Laurent \u2014 1936-1963.L'étude des débarquements de petites morues en ces dernières années nous permet de faire deux constatations : la morue de 28 pouces et plus se fait de plus en plus rare dans le golfe Saint- Laurent; les usines de transformation peuvent utiliser de la morue de 16 pouces de longueur et d\u2019un peu plus d\u2019une livre.Ceci a évidemment influencé la pêche à la morue dans le golfe Saint- Laurent.Au début, les chalutiers avaient l\u2019habitude de rejeter à la mer beaucoup de petites morues.Maintenant, surtout depuis que les mailles des culs des chaluts utilisés par les bateaux n\u2019ont souvent que 4 pouces et demi, très peu de morues sont rejetées à la mer et presque toutes les prises sont débarquées.De plus on doit intensifier le travail des chalutiers pour assurer la rentabilité de la pêche.Les statistiques de pêche des chalutiers de la classe \u201cGloucester\u201d au cours des quinze dernières années (figure 4) le suggèrent clairement.En 1948 chaque chalutier débarquait en moyenne 40,000 livres de morue par semaine.Depuis, les prises de morue ont diminué graduellement et l\u2019on ne prend guère plus que 20,000 livres en moyenne par semaine.De plus, depuis 1950, des espèces autres que la morue, les plies par exemple, forment environ le quart et même le tiers des prises totales de ces chalutiers.VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 Hiver 1965/1966 Autres bateaux conadiens semaine ar p Nombre moyen Débarquements de Morue du Golfe \u2014 Chalutiers \"Gloucester\" Poids en livres | 2 4 6 10 15 T T T T T Tu Tee 2,000} 1963 1,600} 2265 livres _ | .8,787 morues 1,200 J \\ 800} \\ ° 1949 / \u201co\u2014o L 9 \\ 34, 700 livres oO ° /\\ \\ 6,820 morues 400|- f \\ °\\ 0 o.- o\u2019 \u201c So # vd LN _ ee 0 =o\u201d : .-0-0-9-0- ~2-9\"0-00-0-0-9 16 22 28 33 39 45 Longueur en pouces Figure 3 \u2014 Diminution de la taille de la morue du golfe Saint-Laurent.Figure 4 \u2014 Effort de pêche et débarquements \u2014 Morue du golfe Saint-Laurent.Prises moyennes par semoine 50 \u2014 Chalutiers \u201cGloucester\u201d 40 a LH 2 30 7 » Autres = 7 0 © \" \u2014 Plies © - a 20 ! 2 Morue = 10 oll: 1948 Figure 5 \u2014 Taille et âge des morues capturées par un navire de recherches dans le secteur sud du golfe Saint-Laurent.Perspectives d\u2019avenir Lorsqu'il s\u2019agit de prédire l'avenir de la pêche à la morue dans le golfe Saint-Laurent, il nous faut tenir compte de plusieurs facteurs.La température de l\u2019eau et les courants ont un effet direct sur le nombre de jeunes morues qui éclosent chaque année et déterminent également la répartition des morues adultes.D\u2019autre part, les prises des pécheurs dépendent directement de cette répartition.Les réserves alimentaires tout comme la température de l\u2019eau influencent également le rythme de croissance du poisson.Le nombre de jeunes morues qui atteindront l\u2019âge adulte dépend du taux de mortalité naturelle et de l\u2019intensité de la pêche.L\u2019Office des recherches sur les pêcheries du Canada, grâce aux données recueillies en mer et à ses recherches en laboratoire, est en mesure de prédire ce que sera la pêche d\u2019une année à l\u2019autre.Pour le moment, il semble bien que la morue pêchée dans le golfe Saint-Laurent sera de petite taille aussi longtemps que l\u2019intensité de la pêche demeurera élevée.Les prises seront plus ou moins abondantes d\u2019une année à l\u2019autre suivant le taux de survivance des jeunes morues.Elles dépendront également des concentrations de bancs de morues pendant les mois d\u2019été.Ainsi, à la suite d\u2019un recensement fait en septembre 1964, on a constaté la présence sur les bancs de pêche d\u2019un grand nombre de morues nées en 1961.Ces morues, qui ont eu 4 ans en 1965, devraient compter pour une part dans les débarquements des deux prochaines années.Recensements de Morue- 1964 Cap Breton - Janvier '57 Oo a Oo Pourcentages Pourcentages Sud-ouest du Golfe - Septembre 61 4 18 Longueur - pouces 28 39 0 4 8 ; 12 16 Age -annees Pour augmenter leurs prises, les chalutiers canadiens devront exploiter ces populations de morues en hiver aussi bien qu\u2019en été.En effet, si l\u2019on compare les prises de janvier et les prises de septembre faites par un navire de recherches, les avantages d\u2019une telle exploitation apparaissent évidents.Cette partie de la population que l\u2019on rencontre au large du Cap-Breton en hiver (partie supérieure de la figure 5) est constituée de poissons plus gros et plus âgés que ceux qui fréquentent la partie ouest du golfe Saint-Laurent en septembre (partie inférieure de la figure 5).Il y aurait évidemment intérêt pour les Canadiens à prélever une part plus grande de ce stock de morues, alors qu\u2019il est concentré au large du Cap- Breton et qu\u2019il est exploité surtout par des chalutiers européens.ACTUALITÉS MARINES : prend Che Hin ie Let ui ef ule § Cie k Dm he bry chou lg, $ Vu Pourcentages chalutiers Jations de on ff, i 5 prise de arches, ls jparaisent n que l'an ver (partie fe de pois 5ù Éréquer= Laurent en me Canadiens | vo stock de qe du Ca al des cha is Les pêcheries maritimes - 1964 par Zéphirin BÉRUBÉ Bureau de la Statistique du Québec La valeur au débarquement des produits de la pêche a atteint un maximum en 1964; l'augmentation par rapport à 1963 s\u2019élevait d\u2019ailleurs à 9.2 pour cent.La diminution de la valeur marchande totale est due à la vente en dehors du Québec de produits dont le degré de transformation était moindre qu\u2019en 1963.Voilà ce que les statistiques nous apprennent sur l\u2019année de pêche 1964.M.Bérubé décrit en outre ici l\u2019activité des divers secteurs.Au Québec, la péche maritime se pratique dans le golfe Saint-Laurent, dans la baie des Chaleurs et dans une partie du fleuve Saint-Laurent.Ces bassins de pêche constituent quatre régions distinctes désignées conventionnellement par les noms : fleuve Saint-Laurent, Gaspésie, Côte-Nord et Iles-de-la-Madeleine.Les statistiques de 1964 sont présentées selon ces divisions.La région dite du fleuve Saint-Laurent comprend les comtés de l\u2019Islet, de Kamouraska et de Charlevoix ; l\u2019eau y est plutôt saumâtre.Les autres régions sont baignées par l\u2019eau de mer.La Gas- pésie comprend les comtés de Rivière-du-Loup, de Rimouski, de Matane, de Gaspé-nord, de Gaspé- sud et de Bonaventure; la pêche se fait dans le golfe Saint-Laurent et la baie des Chaleurs.La Côte-Nord comprend les comtés de Saguenay et de Duplessis et l\u2019Ile d\u2019Anticosti.Les pêcheurs de cette région pêchent tantôt dans le golfe Saint- Laurent, tantôt dans l'estuaire.De même, les pêcheurs des Iles-de-la-Madeleine font leurs captures, soit en plein golfe, soit aussi dans l\u2019estuaire pour ce qui est des gros bateaux.Les ports de pêche ou points de débarquement se succèdent le long des côtes.Les usines des producteurs industriels sont distribuées sur ces territoires suivant les facilités d\u2019approvisionnement en poisson.VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 HIVER 1965/1966 Voici pour les quatre dernières années les variations qu\u2019ont enregistrées les captures totales de poisson et leur valeur au débarquement (l\u2019année 1964 est choisie comme base ou 100).Valeur au Captures totales débarquement Années .Indice Indice Quintal! Base: Base: 1964 = 100.0 1964 = 100.0 1961 1,067,382 81.3 4,228,154 79.7 1962 1,309,425 99.8 5,170,428 97.5 1963 1,299,702 99.0 5,264,219 99.2 1964 1,312,294 100.0 5,303,845 100.0 La même étude faite sur la morue, l\u2019espèce de plus grand rendement, donne les résultats suivants : Valeur au Captures totales débarquement Années Indice Indice Quintal! Base: Base: 1964 = 100.0 1964 = 100.0 1961 556,712 104.0 1,810,021 95.9 1962 653,415 122.0 1963 632,008 118.0 1964 535,359 100.0 2,148,437 113.8 2,092,369 110.9 1,887,176 100.0 1.Quintal : 100 livres Page 25 a | | © is te J : } K Ie + ER 5 ; ! i $ 5 ; 0 nh 198 i\"! 1968 o> i 1984 3 i ih , : ii 5 ; ; | ; 4 \u2018va os In ; pl al i) he on i Vi i ih ei ; ! 7 I ; nn ; | ! ; 3 ; el ; \u2018 ; d i | ; ; ; ; ; 24 i Mh i Br Fo) 5 métier i 2 Bt \\ ; ; ) Er a FE vey, Wa = oy ; i oo in hs Sol andes Shey og Xr 5 se x2 rts CE gn i \u2014 \u2014 f FO nt mr Flee § i ; ody Nag ; ÿ i a oe Sea ea i Gaspésie 35 ~ Px = a Tx = Cite Nor li Hid a EE Trea = ma 53m.rats - hy eve, Nes lesdel ven Hi rr hes ih! at inal LE - TE \u2014 Bek = dr = iT + de moù Ï vm SNR van x es Are.lug i EP 1 + sie bout i: ME pu Brain \u20ac a aus ht nod ging hel = rts + 4?I ae 0 i | © ge fs 7 à me wht \u201d - An aa ox \u2014 ws \u20ac i fe 0 =\u201c sa À æ* Bat a \" pa LA or + wa de ms de + ak, sling Page § L'hiver, c'est encore chez nous le repos de la pêche, mais plus pour longtemps.[Office du film du Québec).Ca et in lis Tai ACTUALITÉS MARINES Page 26 fg Le a a Es as Comparons maintenant la valeur marchande des captures totales à celle des captures de morue pour la période en question : Valeur marchande Valeur marchande de toutes de la Années ê morue les espèces Indice Indice $ Base: $ Base: 1964 = 100.0 1964 = 100.0 1961 3,247,043 95.8 7,649,228 78.4 1962 3,852,478 113.7 9,248,612 94.8 1963 4,161,777 122.8 9,778,095 100.2 1964 3,388,142 100.0 9,753,913 100.0 La valeur marchande du homard au cours des quatre dernières années (1961-1964) a atteint respectivement $1,694,078, $2,262,476, $2,128 477 et $2,021,206, l\u2019indice étant par rapport à 1964 de 83.8, de 111.9 et de 105.3 pour cent.En 1964, 3,576 hommes sont pêcheurs de métier.Ils se répartissent de la facon suivante : Régions Pécheurs Po Fleuve Saint-Laurent .143 4.0 Gaspésie \u2026\u2026.\u2026.\u2026.sreses 1,335 37.3 Côte-Nord res 1,107 31.0 Iles-de-la-Madeleine .991 27.7 Total oor 3,576 100.0 La pêche côtière se pratique à bord de bateaux de moins de 10 tonnes.Les navires de 10 tonnes et plus servent à la pêche en haute mer ou pêche hauturière.La répartition de ces unités, selon les régions, présente certainement de l\u2019intérêt.Bateaux de moins Navires de 10 de 10 tonnes tonnes et plus Régions Nombre % Nombre % Fleuve Saint-Laurent .4 0.1 0.0 GAaspPéSie .ooorvorrreenn, 890 342 123 71.5 Côte-Nord 1,287 47,5 11 6.4 Iles-de-la-Madeleine .474 18.2 38 22.1 Total sers 2,605 100.0 172 100.0 VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 Hiver 1965/1966 L\u2019étude des immobilisations affectées aux différentes classes de bateaux montre quelle est l\u2019orientation actuelle dans ce domaine.Voici les sommes consacrées à la construction des différents types d\u2019embarcations en 1964 : Bateaux de moins Navires de 10 de 10 tonnes tonnes et plus Régions $ % $ % Fleuve Saint-Laurent \u2026 Gaspésie es 37,858 20.6 651,608 32.3 Côte-Nord .cuuene.45,225 24.5 679,220 33.7 Iles-de-la-Madeleine 101,182 54.9 683,800 34.0 Total cocoons 184,265 100.0 2,014,628 100.0 En 1964, les sommes dépensées pour l\u2019achat d\u2019agrès de pêche de tous genres se sont élevées à $725,253.La répartition régionale de ces dépenses est la suivante : Régions $ % Fleuve Saint-Laurent .43,894 6.1 Gaspésie nee 269,918 37.2 Côte-Nord .\u2026.\u2026.\u2026.rrreserces 154,181 21.2 Iles-de-la-Madeleine .257,260 35.5 Total .\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026erercenenenn 725,258 100.0 Les usines des producteurs industriels et les établissements du Ministère emploient de façon saisonnière près de 2,481 personnes.Les traitements et salaires s\u2019élèvent à $2,697,113.Le Ministère consacre, pour sa part, $601,720 aux traitements de ses 209 employés.Le gouvernement du Québec a donc immobilisé des sommes considérables dans les territoires de pêche maritime, soit pour des entrepôts frigorifiques et des neigères, soit pour des hangars à classification, des salines ou autres ateliers.Ces établissements s'ajoutent à ceux des producteurs industriels et servent à l\u2019industrie de la pêche au stade primaire de la production comme au stade de la transformation.PAGE 27 5 Tableau 1 PRODUITS MARINS : PRISES, VALEUR, DISTRIBUTION PAR RÉGION, 1964 Espèces Fleuve St-Laurent Gaspésie Côte-Nord Iles-de-la-Madeleine Total (quintaux) ($) (quintaux) (8) (quintaux) ($) (quintaux) ($) (quintaux) (8) Morue \u2014 \u2014 313,231 1,124,524 117,816 396,337 104,312 366,315 535,359 1,887,176 Aiglefin \u2014 \u2014 664 3,270 435 2,273 5,118 24,638 6,217 30,181 Merlan \u2014 \u2014 5 10 1,688 3,936 198 198 1,891 4,144 Merluche \u2014 \u2014 6,874 14,192 21 32 113 118 7,008 14,342 Bréme \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 12 19 \u2014 \u2014 12 19 Sébaste \u2014 \u2014 53,502 165,011 2,598 6,700 145,978 387,172 202,078 558,883 Anarrhique \u2014 \u2014 926 3,555 72 207 50 50 1,048 3,812 Flétan \u2014 , \u2014 3,351 84,393 671 17,399 256 3,840 4,278 105,632 Plie 19 190 39,617 120,234 1,831 4,745 14,873 48,449 56,340 173,618 Turbot \u2014 \u2014 1,198 2,424 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,193 2,424 Hareng 578 3,132 50,288 140,615 1,672 7,434 357,035 138,773 409,573 289,954 Maquereau \u2014 \u2014 1,140 5,121 6,165 21,045 12,497 34,520 19,802 60,686 Alose 25 270 182 939 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 207 1,209 Saumon 13 1,024 2,960 185,255 1,503 72,744 \u2014 \u2014 4,476 259,028 Éperlan 939 9,228 6,130 70,378 311 5,935 48 720 7,428 86,261 Capelan 1,820 3,715 282 786 770 1,505 \u2014 \u2014 2,872 6,006 Poulamon 66 518 16 160 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 82 678 Sardines 327 2,170 893 5,777 77 1,411 \u2014 \u2014 1,297 9,358 Truite \u2014 \u2014 15 675 162 5,721 \u2014 \u2014 177 6,396 Poule de mer \u2014 \u2014 85 85 8 4 \u2014 \u2014 98 89 Poisson blanc 1 50 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1 50 Lançon \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 450 450 \u2014 \u2014 450 450 Esturgeon 124 2,475 117 2,430 68 1,700 \u2014 \u2014 309 6,605 Anguille 4,331 183,346 68 2,225 20 610 \u2014 \u2014 4,419 186,181 Homard \u2014 \u2014 3,594 178,572 181 5,216 27,902 1,364,815 31,677 1,548,603 Coques \u2014 \u2014 6,413 24,556 4,509 15,704 \u2014 \u2014 10,922 40,260 Pétoncles' \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 29 593 \u2014 \u2014 29 593 Encornet \u2014 \u2014 28 28 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 28 28 Bigorneaux \u2014 \u2014 1,989 18,410 828 1,812 \u2014 \u2014 2,817 20,222 3 Crabe \u2014 \u2014 195 770 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 195 770 S Diverses \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 16 192 \u2014 \u2014 16 192 5 Loups-marins (nombre) \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 11,047 313,355 41,757 517,626 52,804 830,981 = TOTAL\u2019 8,243 206,118 493,758 2,154,395 141,913 573,724 668,380 2,369,608 1,312,294 5,303,845 2 1.Écaillés a 2.Loups-marins exclus di Derr Zeramras = PPIRODUJITS COMMERCIAL ISES IT VALIZUIZ MARCHANIDE, 1964 f ny FLIER, qui 9961/5961 WIAIH \u2014 \u20ac ON \u2014 6 \u201cDA 6g IDV] La Tableau 2 PRODUITS COMMERCIALISES ET VALEUR MARCHANDE, 1964 Espéces Rond Filet Bloc Salé Séché Fumé Conserve Boëtte Sous-produits Valeur (quintaux) (quintaux) (quintaux) (quintaux) (quintaux) (quintaux) (caisses) (quintaux) (tonnes) ($) Morue 22,527 17,385 86,552 10,586 46,014 \u2014! 540 \u2014 25 3,388,142 Aiglefin 10 471 1,664 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 56,526 Merlan \u2014 \u2014 758 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 11,994 Merluche 622 108 1,191 1,213 106 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 37,706 Brème \u2014 \u2014 \u2014! \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Sébaste \u2014 48,096 3,877 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,053,142 Anarrhique \u2014 376 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 8,805 Flétan 3,549 316 \u2014 54 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 123,132 Plie 546 7,912 2,779 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 281,533 Turbot \u2014! \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_ \u2014 \u2014 Hareng 56,461 \u2014 \u2014 2,520 \u2014 26,297 \u2014 57,057 15 452,412 Maquereau 3,087 \u2014 \u2014 8,158 \u2014 \u2014 181 103 \u2014 118,685 Alose 207 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,209 Saumon 4,448 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 30 \u2014 \u2014 303,558 Éperlan 7,428 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 93,321 Capelan 1,246 \u2014 \u2014 \u2014 60 \u2014 \u2014 128 69 6,006 Poulamon 67 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1 678 Sardines 1,297 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 9,358 Truite 43 \u2014! \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 21 \u2014 \u2014 8,805 Poule de mer 93 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 95 Esturgeon 309 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Anguille 4,419 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Homard 17,319?\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 8,409 \u2014 \u2014 2,021,206 Poisson blanc 1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 50 Coques 7,008?\u2014 \u2014_ \u2014 \u2014 \u2014 \u2014! \u2014 \u2014 82,412 Lançon \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 450 \u2014 450 Encornet \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 28 \u2014 28 Pétoncles (chair) 29 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 593 Bigorneaux 39 \u2014 \u2014 525 \u2014 \u2014 224 \u2014 \u2014 20,462 Crabe (chair) \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014! Diverses 16 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 7,148 637,686 Loups-marins 52,804?\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 104 836,781 VALEUR TOTALE \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 9,753,913 1.Moins de trois producteurs 2.Entiers et écaillés 3.Nombre de peaux Tableau 3 | PECHEURS, BATEAUX, INVESTISSEMENTS ET DEPENSES PAR REGION, 1964 Fleuve \u2018os A Iles-de-la- Saint-Laurent Gaspésie Côte-Nord Madeleine Total | | Pêcheurs : | Nombre total 143 1,335 1,107 991 3,576 aux poissons de fond 1 1,088 927 892 2,908 au hareng 21 783 336 663 1,803 au homard \u2014 200 46 693 939 au maquereau \u2014 63 88 589 740 au saumon 8 146 306 \u2014 460 à l\u2019éperlan 16 65 40 \u2014 121 aux coques \u2014 6 5 \u2014 11 aux pétoncles \u2014 \u2014 57 \u2014 57 à diverses espèces 140 33 442 \u2014 615 Bateaux (moins de 10 tonnes) : Sujels Nombre total 4 890 1,237 474 2,605 à moteur 1 619 803 413 1,836 à rames 3 216 425 61 705 AMAL collecteurs \u2014 55 9 \u2014 64 Les investissements ($) : \u2014 37,858 45,225 101,182 184,265 i Navires (10 tonnes et plus) : Les] Nombre total' \u2014 128 11 38 172 br au chalut \u2014 60 5 29 94 b a la palangre \u2014 57 5 5 67 ADN à la seine danoise \u2014 2 \u2014 \u2014 2 Gir à la seine poche \u2014 \u2014 \u2014 3 3 au filet maillant \u2014 44 4 2 50 ADE à d\u2019autres agrès \u2014 38 5 1 44 Ton investissements ($) : \u2014 651,608 679,220 683,800 2,014,628 SH6UES Agrès : Lis Dépenses ($) ! .\u2026.seremeneensensnnnens 43,894 269,918 154,181 257,260 725,253 If Tr ALIEN 1.Ce nombre ne correspond pas nécessairement au total des chiffres mentionnés dans la même colonne; les pêcheurs Var qui prennent diverses sortes de poissons et les navires qui utilisent plusieurs sortes d\u2019agrès sont enregistrés plus d\u2019une \u201c fois.\u201cMIE ny Xe SQUARI Tableau 4 ( Le RÉPARTITION RÉGIONALE' DES EMPLOYÉS D\u2019USINES, EN 1964 a A Tir ff hr Gaspésie Côte-Nord Iles-de-la-Madeleine Total In y À SALAIRES ET À GAGES : | Voi (Entreprises privées et Ministère) on Janvier 237 33 63 333 tir Février 237 33 63 333 Mix Mars 246 37 76 359 lp Avril 310 42 493 845 ln MA recemment 905 79 1,502 2,486 .Juin .1,052 270 976 2,298 of] Boggy Juillet 1,139 215 1,021 2,375 || ar Août ee 920 203 753 1,876 oe SEPptEMbre \u2026\u2026.crcceccrrssremmeneesermeeneeneecces 863 152 656 1,671 fl OCEODTE L.o\u2026ooovccsserrcorsrssentrerenencniaseensensennencs 812 132 631 1,575 Û a Novembre 648 46 361 1,055 Décembre 358 33 139 530 ! Cr Var 1.La région dite du \u201cfleuve Saint-Laurent\u201d ne compte aucune usine.Pace 30 ACTUALITÉS MARINES Tug Tz Yi 24 $3 4 15,93 es pêcheurs 5 plus d'une Tote Actualités Marines Revue publiée par le ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec Direction des pêcheries INDEX - vol.9 Sujets ACTUALITÉS MARINES (Éditoriaux) Les pêches en 1964, prélude de 1965, Gérard D.Lé- vesque : n° 1, p.2.Les pêches en 1965, Gérard D.Lévesque : n° 2, p.2.La mer, réserve alimentaire, Maurice Lessard: n° 3, p.2.ADMINISTRATION Coir \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cStatistiques\u201d.AIDE GOUVERNEMENTALE Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cFlotte\u201d, \u201cStatistiques\u201d.ALGUES Les algues marines, André Cardinal : n° 3, p.3.Voir \u201cÉcologie\u201d, ALIMENTATION Voir \u201cAlgues\u201d, \u201cBible\u201d, \u201cÉcologie\u201d.\u201cÉditorial\u201d (n°3), \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cMorue\u201d, \u201cParcs marins\u201d.AMIE Un vestige des temps préhistoriques, l\u2019Amie, Jean- Marie Roy: n° 3, p.16 AQUARIUM Voir \u201cAmie\u201d BALEINE Voir \u201cBible\u201d, \u201cEspèces géantes\u201d.BATEAUX Un bateau côtier équipé pour la pêche aux myes, le V/M ROUSSEL, Jean-Marie Boulanger: n° 2, p.29.Voir \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cStatistiques\u201d.BENTHOS Voir \u201cAlgues\u201d, \u201cÉcologie\u201d.BIBLE Le poisson dans la Bible (suite), Jean-Marie Roy : n° 1, p.25.Le poisson dans la Bible, l\u2019Ancien Testament (dernière partie), Jean-Marie Roy : n° 2, p.13.BIOLOGIE Voir \u201cAlgues\u201d, \u201cAmie\u201d, \u201cÉcologie\u201d, \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cEspèces géantes\u201d, \u201cLimnologie\u201d, \u201cParcs marins\u201d.BOTANIQUE Voir \u201cAlgues\u201d, \u201cÉcologie\u201d.CACHALOT Voir \u201cBible\u201d.CAPTURES Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cBible\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cMorue\u201d, \u201cStatistiques\u201d.VoL.9 \u2014 N° 3 \u2014 Hiver 1965/1966 CHALUTAGE Voir \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cMorue\u201d.CONGRÈS Voir \u201cLimnologie\u201d.CONSERVATION Voir \u201cÉcologie\u201d, \u201cEspèces géantes\u201d, \u201cLimnologie\u201d, \u201cPares marins\u201d.CONSTRUCTION NAVALE Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cStatistiques\u201d.COQUES Voir \u201cBateaux\u201d.ÉCOLOGIE La chaîne alimentaire marine, Guy Lacroix : n° 1 p.10.Voir \u201cAlgues\u201d, \u201cEspèces géantes\u201d, \u201cLimnologie\u201d.ÉCONOMIE , Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cParcs marins\u201d, \u201cStatistiques\u201d.ÉDUCATION Voir \u201cBible\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d, \u2018\u201cPares marins\u201d.ENGINS DE PECHE Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cMorue\u201d, \u201cStatistiques\u201d.ENSEIGNEMENT Voir \u201cFlotte de pêche\u201d.ESPECES GÉANTES Les animaux géants des mers et des fleuves, Étienne Magnin : n° 1, p.8.ÉVOLUTION Voir \u201cAmie\u201d, \u201cEspèces géantes\u201d.EXPLOITATION Voir \u201cAlgues\u201d, \u201cBateaux\u201d, \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cMorue\u201d, \u201cPares marins\u201d, \u201cStatistiques\u201d.FAO Voir \u201cMissions commerciales\u201d.FLOTTE DE PECHE Le Service d\u2019économie maritime et la flotte de péche hauturiére du Québec, Germain Giroux : n° 2, p.24.Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cEditorial\u201d (no 2), \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cMorue\u201d.FONDS Voir \u201cAlgues\u201d, \u2018Parcs marins\u201d.PAGE 31 GASPÉSIE Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cMorue\u201d, \u201c ÎLES-DE-LA-MADELEINE Voir \u201cÉditorial\u201d (n° 1), \u201cMorue\u201d, \u201cStatistiques\u201d.IMMOBILISATIONS Voir \u201cÉditorial\u201d (n° 2), \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cStatistiques\u201d.INDUSTRIE Voir \u201cÉditorial\u201d (n° 1), \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cStatistiques\u201d.INFORMATION Compte rendu: n° 3, p.19.\u201cÉditorial\u201d (n° 2), \u201cLimnologie\u201d, merciales\u201d, \u201cStatistiques\u201d.INVERTÉBRÉS Voir \u201cÉcologie\u201d, \u201cEspèces géantes\u201d.LABORATOIRE Voir \u2018\u201cPares marins\u201d.LÉPISOSTÉ Voir \u201cAmie\u201d.LIMNOLOGIE Congrès international de limnologie \u2014 Pologne 1965, Étienne Magnin : n° 3, p.12.MAMMIFÈRES Voir \u201cEspèces géantes\u201d.MARCHÉ Voir \u201cÉditorial\u201d (n° 1), \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cStatistiques\u201d.MÉTHODES DE PÊCHE Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cÉditorial\u201d (n° 2), \u2018\u2018Flotte de pêche\u201d, MIGRATION Voir \u201cAmie\u201d, \u201cÉcologie\u201d, \u201cEspèces géantes\u201d, \u201cMorue\u201d.MISSIONS COMMERCIALES Missions commerciales, tournées de reconnaissance.Maurice Lessard : n° 2, p.3.Voir \u201cMorue\u201d, \u201cStatistiques\u201d.MODERNISATION Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cEditorial\u201d (n° 1), \u201cFlotte de péche\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cMorue\u201d, \u201cParcs marins\u201d.MORUE Evolution de la pêche à la morue dans le secteur sud du golfe Saint-Laurent, A.C.Kohler : n° 3, p.20.Voir \u201cStatistiques\u201d.MOTEUR Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cÉditorial\u201d (no 1), \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cStatistiques\u201d.MYES Voir \u201cBateaux\u201d.NAVIGATION Voir \u201cÉditorial\u201d (n° 2), \u201cFlotte de pêche\u201d.OCÉANOGRAPHIE Voir \u201cAlgues\u201d, \u201cÉcologie\u201d, \u201cÉditorial\u201d (n° 1), \u201cLimnologie\u201d.PARCS MARINS La création de parcs marins, une nécessité, Carleton Ray : n° 1, p.19.Statistiques\u201d.\u201cMissions com- PÊCHE Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cBible\u201d, \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d, \u2018Missions commerciales\u201d, \u201cStatistiques\u201d.PHYSIOLOGIE Voir \u201cLimnologie\u201d, PLANTES AQUATIQUES Voir \u201cAlgues\u201d.Pace 32 POISSON Voir \u201cAmie\u201d, \u201cBible\u201d, \u201cÉcologie\u201d, \u201cEditoriaux\u201d, \u201cEspèces géantes\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cMorue\u201d, \u201cPares marins\u201d, \u201cStatistiques\u201d.POISSON-CASTOR Voir \u201cAmie\u201d.POLLUTION DES EAUX Voir \u201cLimnologie\u201d.PRODUCTION Voir \u201cEditoriaux\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d, \u201cParcs marins\u201d, \u201cStatistiques\u201d.RECHERCHE Voir \u201cAlgues\u201d, \u201cAmie\u201d, \u201cÉcologie\u201d, \u201cÉditoriaux\u201d, \u201cEspèces géantes\u201d, \u201cLimnologie\u201d, \u201cMorue\u201d, \u201cParcs marins\u201d, \u201cStatistiques\u201d.REPTILES Voir \u201cEspèces géantes\u201d.REQUIN Voir \u201cBible\u201d.RESSOURCES Voir \u201cÉcologie\u201d, \u201cEditoriaux\u201d, \u201cParcs marins\u201d.STATISTIQUES Les Pêcheries maritimes 1964, Zéphirin Bérubé : p.25.Voir \u201cÉditorial\u201d (n° 2), \u201cFlotte de pêche\u201d, \u201cMissions commerciales\u201d,.\u201cMorue\u201d.TECHNOLOGIE Voir \u201cBateaux\u201d, \u201cFlotte de pêche\u201d.n° 3, Auteurs BÉRUBÉ Zéphirin Les Pécheries maritimes 1964, n° 3, p.25.BOULANGER, Jean-Marie Un bateau côtier équipé pour la pêche aux myes, le V/M ROUSSEL, n°2, p.29.CARDINAL, André Les algues marines, n° 3, p.3.GIROUX, Germain Le Service d\u2019économie maritime et la flotte de pêche hauturière du Québec, n° 2, p.24.KOHLER, A.C.Évolution de la pêche à la morue dans le secteur sud du golfe Saint-Laurent, n° 8, p.20.LACROIX, Guy La chaîne alimentaire marine, n° 1, p.10.LESSARD, Maurice Éditorial, n° 3, p.2.Missions commerciales, tournées de reconnaissance, n° 2, p.3.LÉVESQUE, Gérard D.Éditorial : n° 1, p.2; n° 2, p.2.MAGNIN, Étienne Les animaux géants des mers et des fleuves, n° 1, p.3.Le Congrès international de limnologie \u2014 Pologne 1965, n° 8, p.12.RAY, Carleton La création de pares marins, une nécessité, n° 1, p.19.ROY, Jean-Marie Le Poisson dans la Bible \u2014 Ancien Testament, n° 1, p.25; n° 2, p.18.Un vestige des temps préhistoriques, l\u2019Amie, n° 3, p.16.ACTUALITÉS MARINES vow Tarte A Ha h h Ar uw, % More, P, \u201cPay Ix \u201cEs Pers m ny\u2019, Wir \u201cMision NX my, ede pe se 6 Maquette du centre de pêche industrielle de Rivière-au-Renard dont la construction vient de commencer Au premier plan \u2014 Parc d'hivernage se me Cale séche Au centre \u2014 Entrepôt frigorifique attenant à l'usine de transformation sn Usine de transformation À gauche : fumoir, conserverie, usine de farine pt Au centre : usine de préparation de filets i A droite : partie réservée au personnel lh - Au-dessus : usine et réserve de glace gt Restaurant À l'arrière plan \u2014 Quai de déchargement des chalutiers de grande pêche js LS [des rochers \u2014 dumont \u2014 architectes! = = \u2014 = ~~ SSII\u201d LAIT a = mm - \u2014 = co = pe yy Te ST == T= = TN RS rs == TE \u2014 Em == = \u2014 AN oy T= 2 = D same Css see = ss = oo = 2 IS CE ESS Cee \u2014_\u2014 eee SR = rt \u2014 tN \u2014\u2014 EI \u2014 Cl EE cs pens aT == oz Tee er = _\u2014 oS === \u2014 NA He TR re.ss SC ~ \u2014_\u2014 Ee = eee \u2014\u2014 me \u2014\u2014 \u2014 oy = = = Cr SSS ps an FE pe = se = Ta T= Te = po CIE So TE SS ne = = \u2014 RSs \u2014\u2014 cars =D \u2014.Le eT der Res ZZ = -e = \u2014 = = TT \u2014 cos \u2014 = a = ~- isa TT D Ze creer pe vm =m \u2014\u2014 SEE ee \u2014 = comes ee TITS \u2014_ Pe Is en \u2014 ose _\u2014 ~ = = Naf a \u2014_ \u2014 TT Ee \u2014\u2014\u2014 _\u2014 TT \u2014 Looms =n TT = ass Tee = == ~~ ~~ A \u2014Es ST T= \u2014\u2014\u2014 se De ICE = ST IE OS \u2014_ \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 pa \u2014\u2014\u2014- se es\u201d = SE SR ft Ps So T= 1M _\u2014 SES = fem Tm \u2014= cr Ces mr TT = os SENS = = \u2014 \u2014 \\ = rires - \u2014.\u2014 pi TT Sot = 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