L'écho de Saint-Justin, 1 février 1922, mercredi 1 février 1922
[" L\u2019Echo de Saint-justin Vol, I, No.4.JOURNAL MENSUEL.Saint-Justin, 1 février, 1922.» \u2014 \u201d Rédigé en Collaboration.L'abbé Honoré- Victor Bellemare premier curé de Saint-Justin \u2014 En septembre 1868 un jeune prétre, l\u2019abbé Honoré-Victor Bellemare, quittait le vicariat d\u2019Yamachiche, pour ouvrir, daus le comté de Maskinongé, une paroisse nouvelle, sous le vocable de Saint-Justin.Deux partis, comme il en existe presque toujours en pareil cas, partageait cette paroisse naissante: l\u2019un favorable au nouvel établissement, l\u2019autre absolument opposé, ce qui avait retardé d\u2019une dizaine d\u2019années l\u2019envoi d\u2019un prêtre résidant.L\u2019érection canonique avait en effet été décrétée dix ans auparavant, le 6 juillet 1848.Les divisions intestines, qui accompagnent presque toujours un nouvel établissement religieux, et surtout un démembrement, constituent ce qu\u2019on pourrait appeler le péché originel des paroisses, qui, à l\u2019instar du péché d\u2019Adam, entraîne après lui beaqucoup de misères et de désordres.L\u2019érection d\u2019une église et sa bénédiction effaceront ce péché, comme le baptême celui d\u2019Adam.Mais il en reste ordinairement les tristes et funestes conséquences.L\u2019autorité ecclésiastique espérait en temporisant voir les esprits se cal- * mer.lIn\u2019enfutrien par malheur.Aus- ue si le jeune curé fut accueilli avec des sentiments bien différents par lesdeux factions de paroissiens.Les opposants, profondément attachés à leur paroisse-mère de Maskinongé, ne pouvaient se fuire à l\u2019idée d\u2019en être exclus pour toujours.Quitter la vieille église, témoin des principaux évênements de leur vie, pour entrer dans une pauvre et rudimentaire chapelle en bois, (1) constituait un sacrifice au delà de leurs forces.La première visite paroissiale se ressentit de cette divergence d\u2019opinion.Reçu à bras ouverts dans les familles sympathiques, le curé avait un accueil plus que froid dans celle de mentalité différente.Quelque part même, dit-on, on refusa assez rudement l\u2019entrée au pasteur.Le jeune prêtre supporta en silence ses contrariétés, se montrant affable avec tous san3 exception, remplis- à sant avec le même zèle envers tous M les fonctions de son ministére, plus | peut-être envers ses ennemis que ses amis.Quelques mois après tout était rentré dans l\u2019ordre.Les opposants qui au fond n\u2019avaient pas mauvais (1) Le curé Bellemare montrait un jour cette chapelle à un enfant accoutumé à ne voir que de belles églises, \u2014Vois-tu notre église, lui dit-il?L\u2019enfant regardait étonné.\u2014 Non, répond-il naïve- m'nt, il y a uno grange qui la cache.cœur, s\u2019étaient soumis, et lui devinrent même d\u2019autant plus attachés que leur opposition avait été plus ouverte.Au cinquantenaire de la paroisse, célébré solennellement en 1908, on eut l\u2019heureuse idée de faire figurer les deux partis, représentés par leurs vieux chefs respectifs encore vivants.Séparés autrefois par la diversité de leurs intérêts, ces intéressants vieillards étaient heureux L'abbé Honoré-Victor Bellemare, premier ouré de Saint-Justin.maintenant de vivre de la même vie paroissiale.Leur opposition s\u2019était transformée en véritable fraternité.* * + L\u2019abbé Honoré-Victor Bellemare était né à Yamachiche le 13 janvier 1830, de Paul Bellemare et de Marguerite Gélinas, cultivateurs établis dans la concession de la Grande-Aca- die.L\u2019une des aïeules était acadienne, comme les premiers habitants de cette concession, déportés d\u2019Acadie lors du grand dérangement de 1755, d\u2019où vient le nom sous lequel elle est connue.\u2014A leur état de cultivateurs, les parents joignaient, \u2014 le père, le métier de menuisier, \u2014 la mère, celui de couturière.La balustrade et les bancs de l\u2019ancienne église d\u2019Yamachiche était l\u2019œuvre de M.Paul Bellemare, quil maniait les outils avec la dextérité, l\u2019habileté d\u2019un véritable sculpteur.D\u2019un autre côté, la salle de couture de madame Bel- lemare était le rendez-vous d\u2019une nombrense clientèle, parmi laquelle tout le clergé du canton, qui luicon- fiait la confection des soutanes, ouvrage dans lequel elle excellait.Ces rapports avec le clergé n\u2019ont pas manqué sans doute de produire une heureuse impression sur le cœur et l\u2019esprit des enfants.Les trois garcons qui ont fait un cours classique, Raphaél, Honoré et Pierre, sont en- (A suivre sur la page 3) PETITE CAUSERIE L\u2019abbé de La Tour écrivait, il y a deux cent cingwante ans: \u201cEn général, les enfants canadiens ont de l\u2019esprit, de la mémoire, de la facilité; ils font des progrès rapides; mais la légèreté de leur caractère, un goût dominant de la liberté et l\u2019inclination héréditaire et naturelle pour les exercices du corps ne leur permettent pas de s\u2019appliquer, avec assez de constance et d\u2019assiduité, pour devenir savants.\u2019\u2019 Soixante- quinze abs plus tard, M.de Beau- harnais disait : \u2018\u2018En général, les jeunes gens (canadiens-français) sont\u201d peu portés à aucun genre d\u2019application sérieuse et sédentaire.\u2019 Les mêmes observations ont été faites, je crois, de notre temps.Nos jeunes gens, \u2018\u2018en général\u201d, ont du talent, de l\u2019esprit, dela facilité; comme nos ancêtres de l\u2019ancien régime, ils ont de la souplesse, ils excellent dans l\u2019art de se tirer d\u2019un mauvais pas.Rarement aussi ils se laissent surprendre par la mélancolie; à l\u2019instar de leurs arrière-grands-pères, ils finissent presque toujours par une chanson.Grands conteurs, grands rieurs, grands fumeurs, les jeunes gens de chez nous ont une gaieté aimable et communicative.Cependant ne pourraient-ils pas, tout en gardant leur gaieté, leur entrain, consacrer un peu plus de temps 3 la réflexion, 4 des lectures sérieuses, voire à l\u2019étude ?\u2018\u2018Nous sommes un peu paresseux, disait quelqu\u2019un, l\u2019autre jour, en riant, mais la paresse est un héritage de race, qu\u2019il convientide garder précieusement.\u2019\u201d Simple badinage, sans doute.Qui oserait soutenir que les défauts doivent se perpétuer, comme on garde les saintes traditions ?Au reste, si nos pères n\u2019aimaient pas beaucoup l\u2019étude, il n\u2019en est pas moins vrai que leur vie fut bien remplie, Nous souvenons-nous assez de ce que furent nos premiers défricheurs, nos colons, nos soidats des temps héroïques - Les jeunes gens de chez nous comprendraient mieux l\u2019œuvre immense accomplie par les pionniers de la race canadienne-française, si durant les longues soirées d\u2019hiver ils feuilletaient tranquillement notre incomparable histoire du Canada.Ilya tant de belles leçons dans ces pages qui relatent les exploits de nos pères, les souffrances de nos missionnaires, les dévouements de nos saintes femmes | En ce temps-là l\u2019héroïsme était chose ordinaire.Non, non, notre peuple n\u2019est pas né dans l\u2019oisivité.Ce sol béni de la Patrie canadienne c\u2019est l\u2019habitant de chez nous qui l\u2019a défriché, qui l\u2019a défendu, qui l\u2019arrosa de ses sueurs et de son sang, avant de nous le léguer en héritage.réserve la richesse nationale ! _ Mais cette richesse nationale sera proportionnée au travail constant, raisonné de nos agriculteurs.La science agricole n\u2019est pas un vain mot; les habitants de Saint-Justin le savent mieux que d\u2019autres.La grande considération\u2014certai- nement méritée\u2014qu\u2019ils ont acquise comme agriculteurs, ils la doivent sans doute à leur travail intelligent, mais aussi à leur cercle agricole\u2014le premier établi dans notre distriet\u2014 et aux conférenciers distingués qu\u2019ils ont écoutés, tels les Marsan, les Cha- pais et plus particulièrement le Docteur Coulombe dont l\u2019Honorable Beaubien alors ministre de l\u2019Agriculture à Québec, et lui-même cultivateur, disait : de tous mes conférenciers le plus pratique et le mieux compris, est le Docteur Coulombe.Parmi tous les jeunes canadiens qui demain seront des chefs de famille,des propriétaires de belles fermes.ront- ils assez nombreux ceux qui se préparent à devenir autre chose que des cui- tivateurs routiniers ?.Je me demande combien il y en a qui, par exemple, lisent attentivement et régulièrement le Journal d\u2019Agriculture, qui recherchent les livres où se puise l\u2019amour de la terre, où l\u2019on se laisse gaguer par le charme de la vie des champs.(1) | Ce sont les idées qui mènent le monde, on l\u2019a dit bien des fois.Au parlement comme sur les champs de bataille; au comptoir, comme à la charrue, la force musculaire ne pourra jamais se passer impunément de l\u2019observation, de l\u2019étude, de la science.Les idées mènent le monde , mais mieux les grands \u2018œurs et les bras vigoureux.Nos pères et nos vaillan- vérité-là.Dans l\u2019automne de 1642, Jean Nicolet, jeune encore, risqua sa vie, avec l\u2019espérance d\u2019être utile au prochain, et périt dans le fleuve Saint-Laurent, au milieu d\u2019une tempête.Dans la modeste garde-robe du jeune homme, à Québec, on trouva une Vie des Saints.Cette Vie des Saints François Marguerie, Gode- froy de Normanville, François Her- tel, Louis Hébert, Samuel de Champlain, Pierre Boucher, Maisonneuve, la lisaient régulièrement.Qui nous dira ce que nos colons et nos soldats ont | trouvé de patience, de force, de bravoure dans l\u2019Evangile, l\u2019Imitation de Jésus-Christ, dans des pieux?Quelle puissance donnent le travail et la piété ! JosEPH-G.GÉLINAS, ptre.livres (1) En écrivant ces lignes, je me souviens, ça va sans dire, que des progrès réels et sensibles Se constatent un peu partout, que les travaux de nos conférencierk contemporains produisent des fruits, que les gens de Saint-Justin ne sont pas les seuls À se soucier de leur avancement Je m'efforce simi- plement d'accélérer la marche du progrès, en poussañt à la roue.: J.-G.Go.| O terre sacrée, c\u2019est toi qui tiens en | c\u2019est la vrai piété qui soutient le .tes mères n\u2019ont jamais oublié cette\u201c a She oo © \u2018 A L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, I FEVRILR, 1922.L'ECHO DE SAINT-JUSTIN PETIT JOURNAL MENSUEL W.-H.GAGNÉ, ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE, SAINT-JUSTIN, QUE.Le prix de l\u2019abonnement est de 50 cents par année, payable d\u2019avance.Pour le tarif des annonces, impressions, etc., on voudra bien s\u2019adresser à nos bureaux.ETES TEE A MEMOIRE DE BENOIT XV Hommage du Lieutenant-Gou- verneur de la Province de Québec Le monde catholique pleure en ce moument la perte d\u2019un père bien-aimé.L\u2019affliction est grande en Canada, qui eut une large et bienfaisante part des sollicitudes de Benoit XV ; mais la douleur semble particulièrement profonde dans notre vieille province où vit un amour du pape si filial, un amour soumis, mais un amour d\u2019action, qui emporta naguère vers Pie IX nos braves zouaves ca- nadieus.La noble figure de Benoit XV fut infiniment attachante, son règue marqué de tragiques événements.Pendant l\u2019aveuglante tempête qui a ravagé l\u2019Europe et qui, durant quatre longues années a secoué presque tous lcs pays du globe, qui a été entre le Ciel et la terre angoissés, le médiateur ?Ce fut Benoit XV.Ce grand Pape, les bras levés vers le Maitre Divin, implora avec instances la ~es- sation de l\u2019épouvantable fléau, et ne se tourna vers les peuples que pour laisser tomber de son cœur, rempli de la plus vivante charité, des cou- seils de sagesse et de douceur.Dieu rappelle à lui son serviteur au moment où il vient de se réjouir des efforts des gouvernants vers la paix et de la rentrée de la vaillante Irlande dans une ère de liberté.lispérons que se réaliseront bientôt les espoirs de Benoit XV et gardons pour l\u2019illustre pontife, qui vient de s\u2019éteindre, le souvenir que lui doivent des fils pieux et reconnaissants.(Sizné) Sir Charles FITZPATRICK, Lieuteuaut-Gouverneur de la province de QUEBEC.Décès Nous avons le regret d\u2019anonncer la mort de Mademoiselle Fiore Bussiè- re fille aînée de Monsieur Adolphe Bussière, arrivée le 17 du mois dernier, à l\u2019âge de 51 ans.Ses funérailles ont eu lieu le 19.M, l\u2019abbé Grimard officiait assisté de M.le Chanoine Béland et de Mgr Gérin, comme diacre et sous-diacre.Les membres du tiers-ordre, assistaient en corps.La défunte, devenue orpheline à un Âge très tendre, a consacré toute sa vie aux soins de son père et de ses frères et sœurs.Dieu, sans doute récompense déjà cette existence humble, mais pleine de dévouement et d\u2019édification, et dont tous ceux qui l\u2019ont connu conserveront longtemps le souvenir.Au couvent Mesdemoiselles Marie-Rose Lefeb- vre, fille de M.Pierre Lefebvre, Hor- tense Coulombe fille du Dr C.-J.Coulombe et Dorina Lefebvre fille de M.Antoine Lefebvre, adoptée dès son bas âge par sa tante, Mde Norbert Ladouceur, sont entrées le 11 du mois dernier au noviciat des Sœurs de la Providence à Montréal.Les ont précédés dans cetté communauté, il y a déjà bien des années, les Sœurs Léocadie Bastien et Céli- na Bussière, du Ruisseau des Auines et plus récemment, Maria Clément en religion Denis du Sacré-Cœur, actuellement dans l\u2019Idaho, à l\u2019extrême Ouest Américain, et Angélina Phili- bert, devenue Sr Anne-Emélia, de service à la maison mère de Montréal.Les Sœurs de la Providence, fondées en 1843 par Madame Gamelin.humble Montréal, d\u2019après des statistiques de 1919, comptaient déjà dans la Province de Québec 45 maisons desservies par 1200 religieuses et dans les missions étrangères, tant de notre grand Ouest que des Etats-Unis 56 établissements, dirigés par 801 religieuses.Comme l\u2019a dit un de nos écrivains, c\u2019est dans le domaine des œuvres de charité, la plus extraordinaire et la plus féconde des fondations du Canada-français.Les paroissiens de Saint-Justin, et plus particulièrement les familles mentionnées doivent remercier Dieu de l\u2019honneur qu\u2019il leur accorde, en appelant des leurs dans cette sainte et vaillante communauté.= \u201c + Autre bonne nouvelle.\u2014 Le 6 de janvier dernier M.Edgar Plante, fils de notre co-paroissien Joseph Plante, a pris l\u2019habit religieux chez les frères de Saint-Viateur à Joliette.Madame Ls Brissette Madame Louis Brissette, née Léo- cadie Clément, est décédée le 26 de janvier dernier, à l\u2019âge de 67 ans.La défunte a été une vaillante dans la santé et encore plus dans la cruelle maladie dont elle a souffert près de dix ans.Elle a été mère de seize enfants dont huit lui survivent.Ce sont MM.Joseph, Firmin, Arclès et Hormisdas, et Mesdames Wilbrod Paillé, Adam Alary, Albert Dobson et Elzéar Ca- rufel, tous établis dans Saint-Justin, à l\u2019exception de Madame Dobson qui demeure à Montréal.Tous garderont un pieux souvenir de la piété, de la charité, du dévouement et de toutes les vertus dont cette mère profondément chrétienne n\u2019a cessé de donner l\u2019exemple.Ses funérallles ont eu lieu, samedi canadienne-française de dernier, au milieu d\u2019un grand concours de parents et d\u2019amis.La défunte appartenait à la confrérie du Tiers-ordre et à l\u2019association de la bonne mort.L'élection de Berthier Dans notre dernier numéro, nous avons annoncé, sur la foi de certaines personnes qui se disaient bien informées, que M.Barrette avait perdu sou dépôt.Après des informations puisées à bonne source, nous constatons que ce renseignement était controuvé.En effet, comme il faut seulement que le tiers du tutal des votes donnés pour que le candidat battu puisse sauver son dépôt, on co: skatera facilement, que M.Barrette n\u2019a pas perdu le sien, Dans cette élection, le nombre total des votes donnés a été de 7654, dont ôuvl pour M.Gervais et 2653 pour M.Barrelte.= Nous nous empressons donc de mettre les choses au point et de rendre justice à qui de droit.Ce qui se passe chez nous et autour de nous St-Barthélen:i M.Wilfrid Ayotte a été nommé marguillier en rampiacement de Magloire\u201d Dumonuer sortant de charge.MM.Edmond Boivin, Louis Bélair et Arthur sarrazin ont évé élus conseillers en remplacement d\u2019Osear Morel, Urgel'Dupuis eL Azarie Bé- rard.Mile Aldora Dubois est en promenade chez son grand père M.Anselme St-Germain.M.Hervé Gervais, employé à la banque Provinciale à Victoriaville, était en promenade au commencement de janvier, chez ses parents M.Joseph Gervais, marchand.Le 16 janvier, M.Harmin Désy, fils d\u2019Omer Désy, condui-ait à l\u2019autel Mlle Irène Plante, fille de feu Jérémie Plante.Durant le mariage il y eut chant et musique exécutés par Mlle Marguerite Côte organiste, Mesdames Dr Landry, violoniste et Globensky, cantatrice.Aussitôt après le mariage, l\u2019heureux couple se rendit chez Damme veuve Jérémie Plante.Le 7 janvier, a été baptisé Marie- Jeanne d\u2019Are, enfant de Pierre Lachapelle et d\u2019Albina Comtois.Parrain et marraine William Comtois et Aldéa Michaud.Le 9, Marie Jeanne d\u2019Are Gisèle, enfant de Jos, Comtois et de Marie Laure Beauvais.Parrain et marraine Pierre Lemire et su dame, oncle et tante de l\u2019enfant.En abattant du bois dans la montagne, ces jour derniere, M.Léandre Desfossés a capturé six beaux gros chats sauvages dans un arbre creux.Pont Maskinongé Le 11 janvier dernier, MM.Joseph Rinfret, Omer Déziel et Chas-Ed.Vanasse out été élus unanimement conseillers en remplacement de MM.Stanislas Gaboury, Maxime St-Louis et Chas-Ed.Vanasse sortant de charge.Notre conseil municipal se trouve maintenant composé comme suit : M.Arthur Baril fils de D.maire ; MM.Onésime Ross, Jean-Bte.Bas- tien, Joseph Désaulniers, Joseph Rinfret, Chas-Ed.Vanasse et Omer Deziel conseillers.M.le notaire J.- A.-A.Lemyre en est le secrétaire\u2014 trésorier.M.Joseph Boucher fils de J.-Bte.a été élu marguillier en remplace- meut de M.Jérémie Trudel sortant de charge.: Les marguilliers suivants représentent maintenant la Fabrique : MM.Gaspard Lafrenière, Arthur Bastien et Joseph Boucher fils J.-B.Le 15 janvier a eu lieu le mariage de M.Rosario Marchand, fils de Charles Marchand avec Mlle Délia Guinard, file d\u2019Onésime Guinard.Le 7 janvier, M.Omer Gaboury et Mlles Gaboury sont allés passer la journée chez leurs parents au village de Saint-Justin.Mlle Germaine Sarault, de Montréal est venu passer une semaine chez ses parents MM.Gaboury.Le & janvier, Miles Gaboury sont parties pour le pensionnat, enchantées de leurs vacances.St-Didage M.Euphrasie Paquin a été nommé marguillier en remplacement de M.Adélard Comtois surtant de charge.Mile Laure Paquin.institutrice, a obtenu une prime de $20.00 du gouvernement, par l\u2019entremise de M.Auger inspecteur d'écoles.pour récompense de son succès dans l\u2019enseignement.Nos félicitations.Le 6 janvier, M.et Md» Kuphrasie Paquin donnèrent une soirée à l\u2019occasion du départ de leur fils Rosario pour l\u2019Université de Montréal, où il suit les cours de Droit.Parmi les invités on remarquait M.Eugène Desrochers M.P.et sa dame, M.et Mde Charles-Alcide Boisjoli, M.et Mde Antonio Hamelin, Mlle Maria Guillemette de Montréal, MM.Arca- dius Lafrenière et Donat Carufel de Saint-Justin et la famille nombreuse.On y fit de la musique et du chant ainsi que quelques parties de cartes et on se sépara à une heure avancée de la nuit, en souhaitant le meilleur succès au jeune étudiant.H.Mandeville MARCHAND Et Commercunt de Bois de Pulpe, Bois de Sciage, Bois de Corde, etc.ST-JUSTIN, Qué.(BOIS BLANC STA.) Almanach du peuple Almanach Rolland EN VENTE À L'Echo de Saint-Justin AINSI QUE TOUS LES OUVRAGES D\u2019ÉDITION CANADIENNE.) \u2014 (1 trav trois pein qui et 8 È | I\u2019 Abbé Honoré-V.Bellemare.(suite de la premiére page) trés dans l\u2019état ecclésiastique.L\u2019afné, pourtant, après quatre années d\u2019études théologiques, crût devoir em- l.rasser la carrière du droit et du journalisme.Ce fat un citoyen modèle au milieu du monde, et au point de vue de l\u2019action sociale catholique, par ses écrits, et plus encore par ses exemples.Peu de prêtres ont fait plus de bien que lui.Le jeune Honoré, comme ses frères et sœurs, eut l\u2019avantage inappréciable de grandir dans un intérieur domestique essentiellement chrétien.C\u2019était le foyer canadien par excellence, vrai type national, duquel un écrivain contemporain a dit à la gloire de nos ancêtres : \u2018\u201c\u201cQuatre superbes colonnes soutiennent la maison canadienne, une foi solide, l\u2019amour du travail, la parfaite honnêteté et une moralité exemplaire.\u2019\u2019\u2014 Dans cette atmosphère, l\u2019éducation ne pouvait être qu\u2019excellente.et cela est vrai particulièrement du fuver de Paul Bellemare.En septembre 1845, le jeune Honoré, âgé de quinze ans, suivit au collège de Nicolet son frère aîné Raphaël, qui commençait la même année son cours de théologie.Ecohier, il se fit remarquer par ses succès et une conduite irréprochable.Devenu séminariste en 1853, il remplit, tout en étudiant les sciences sacrées, les charges les plus importantes, la troisième en 1853-54, la rhéthorique les années suivantes.Le curé Dorion d\u2019Yamachiche, qui avait l\u2019œil juste, n\u2019avait pas manqué de remarquer le jeune clerc.11 le tenait en haute estime, à tel poiut qu\u2019il sollicita comme une faveur qu\u2019il fut ordonné dans son église et lui fut laissé comme vicaire.Mgr Cooke se rendit volontiers aux désirs de l\u2019abbé Dorion.La cérémonie eut lieu solennellement le 27 décembre 1857 et l\u2019ordonné s\u2019installa immédiatement au presbytère de sa paroisse natale, où il demeura jusqu\u2019à sa nomination à la cure de Saint-Justin.PR L\u2019abbé H.-V.Bellemare était un beau jeune homme, bien doué au physique et an moral.Au physique, il jouissait d\u2019une force qui dépassait beaucoup le commun des hommes.(l)Une voix puissante, enrichie d\u2019un timbre sympathique, le servait admirablement dans les instructions toujours solides et toujours d\u2019une grande pureté de doctrine, qu\u2019il don- (1) Pendat son vieariat, on exécutait certains travaux à l'établissement paroissial.Un jour trois ou quatre manoeuvres avnient beaucoup de peine à remuer un gros bloc de pierre.Le vicaire, qui les regardait, leur ayant offert son concours, ©b sans difficulté le porta à l\u2019endroit qui ui étuit d.-tiné.Quand il fut installé à Satnt-Justin, un homme qui lui en voulait, entrant un jour au presbytère, se mit à l\u2019invectiver d\u2019une façon assez brutale, Le curé écoutait en sileuce, sans s\u2019émouvoir, et même le sourire sur les lèvres, L\u2019impassibilité du curé, loin de le calmer, mit le comble à sa rage, à tel point que, se jetant sur les vases de fleurs, qui ornaient le bureau, il commençait à les saccager, \u201cMon ami, dit le curé, je puis facilement supporter Jee injures, mais si tu t\u2019attaques à mes fleurs, il va en être autrement.\u201d\u201d Et, sans rien ajouter, il le mit à la porte par uu procédé très expéditif.L'ECIIO DIE SAINT-JUSTIN, 1 FEVRIER, 1922, nait régulièrement à son peuple.On aimait à l\u2019entendre, et la plupart des églises du diocèse, et même des diocèses voisins, où il était invité à porter la parole, ont reteuti de ses accents.qui pénétraient jusqu\u2019au fond des cœurs les plus endurcis.Il chantait admirablement.Il était ravissant de l\u2019écouter, par un beau soir d\u2019été, quand la température était calme et sereine, développer son répertoire presque inépuisable de chansons canadiennes et patriotiques.Sa voix pénétrait alors à de longues distances, et tenait en éveil tout le peuple des environs.Le concert était encore plus attrayant, quand son ami intime, le curé Ar- chambault, de Saint-Barthélemi, dont Ja voix souple était loin d\u2019être sans charmes, alternait avec le curé de Saint-Justin.Un soir le maître-chantre qui avait aussi une voix très puissante, ayant entendu le chant de Monsieur le curé, lui répondit de sa maison située assez loin du presbytère ; et pendant quelques minutes les auditeurs charmés purent admirer les deux voix alternant à travers l\u2019espace.Parmi les vertus morales qui ornaient sa belle âme, notons en premier lieu son attachement à l\u2019Eglise, au Pape, à l\u2019Evêque.Il était beau de l\u2019entendre, en conversation intime ou dans ses prônes, parler du Souverain pontife et des persécutions dont il était victime depuis quelques années.Sa somission à l\u2019évêque était absolue.Personne en sa présence n\u2019eut osé déprécier l\u2019autorité\u2019 ecclésiastique, sûr d\u2019être mis immédiatement à l\u2019ordre.Il était l\u2019antagoniste convaincu de l\u2019école libérale-catholique, dont Le Pays'et L\u2019Avenir furent les organes, et toute sa vie il travailla sincèrement, quoique sans bruit, au triomphe des idées opposées ou ultramontaines, comme on le disait alors.Admirateur de Louis Veuillot, il suivait avec un véritable enthousiasme la lutte brillante et énergique qu\u2019il livrait aux ennemis de l\u2019Eglise, dans son journal L\u2019Univers.Les articles de ce grand catholique et célèbre journaliste était souvent la base des conversations les plus animées.- Notons encore sa charité envers les pauvres et les œuvres de bienfaisance.Sa bourse était toujours largement ouverte, lorsqu\u2019il s\u2019agissait de secourir les malheureux et les membres souffrants de l\u2019Eglise.C\u2019était pour les pauvres plus qu\u2019un protecteur, c\u2019était un père.Tous ses revenus y passaieat, et à sa mort il était lui-même réellement pauvre.Une perte, considérable pour le temps, avait contribué à réduire son budget dèja bien mince.Dans un voyage qu\u2019il fit à Montréal, par le vapeur Trois-Rivières, pour règler des affaires paroissiales, il emportait dans une sacoche huit cents piastres de la Fabrique.Quelle ne fut pas sa consternation lorsqu\u2019en débarquant il s\u2019aperçut que la sacoche avait été allégée de son contenu: un cambrioleur introduit dans sa cabine l\u2019avait ouverte avec un instru- ment tranchart.C\u2019était une lourde | perte.Huit cents piastres à cette époque valaient autant que nos jours plusieurs milliers de dollars.Tout autre que lui aurait simplement fait supporter la perte à la Fabrique, ou du moins l\u2019aurait tenté.Il n\u2019en souffla pas un mot, parait-il, aux marguilliers, et il remboursa de ses propres deniers le montant cambriolé.w *+ Le curé Bellemare avait une âme naturellement poétique, et le beau faisait sur lui d\u2019heureuse et salutaires impressions.Son idéal en venant à Saint-Justin était de doter la jeune paroisse d\u2019un établissement religieux qui lui fit honneur.Il montrait un jour une nouvelle croix, qu\u2019il venait d\u2019ériger dans le cimetière.\u2018\u2018Elle est vraiment belle et imposante.J\u2019ai voulu ce qu\u2019il y a de mieux,\u201d dit-il à son frère Josephetà son neveu Adélard, en visite ce jour- là, par respect pour nos morts et ceux qui vienuent les visiter.La croix qui les abrite est l\u2019étendard du chrétien, et l\u2019étendard ne saurait jamais être trop beau.Aimant la belle nature, il s\u2019entourait en autant que lui permettaient ses modiques revenus, de tout ce qui peut élever l\u2019âÂme à Dieu.On a admiré la serre-chaude où il cultivait de ses mains les fleurs les plus recherchées par leur parfum et leur éclat.Rien de plus intéressant que sa basse-cour, où s\u2019abattaient avec les animaux de ferme ordinaires, le paon aux brillantes couleurs, la tourte et la colombe, et dans un autrc ordre, la chèvre, le lapin, ete.Au milieu de ses travaux apostoliques, il aimait à se délasser parmi ces innocentes créatures et surtout la verdure et les fleurs.En venant à Saint-Justin, le curé Bellemare avait amené avec lui la plus jeune de ses sœurs, Marie qui tint sa maison pendant les premières années de son administration et épousa le 13 avril 1861, Pierre Morin fils du Capitaine Morin, dont la biographie a été publiée dans le dernier numéro de L\u2019Echo de Saint-Justin.Madame Pierre Morin fut une femme distinguée.Pendant sa longue car- rière\u2014puisqu\u2019elle n\u2019est décédée que le 8 mars 1921\u2014elle n\u2019a cessé de donner l\u2019exemple de toutes les vertus.Ses enfants, tant au couvent qu\u2019à la tête de familles chrétiennes continuent sa vie de devoir et de mérites.3 # \"x Saint-Justin doit au curé Belle- mare la construction de-l\u2019Eglise actuelle et de l\u2019ancien presbytère.Ce fut, avec la fondation de la paroisse, la principale œuvre de sa vie.Malheureusement il s\u2019éteignit avant de pouvoir jouir du nouveau temple, dans lequel il ne put dire la messe qu\u2019une seule fois après le parache- vement.Une maladie mortelle, qui le minait depuis vingt mois, l\u2019enleva hélas ! trop tôt à l\u2019affection de ses paroissiens.Il expira le 7 février 1878, après avoir supporté les douleurs de la maladie avec une résignation parfaite à la volonté de Dieu.L\u2019une de ses consolations au milieu de ses | 2 souffrances était la pensée que, s\u2019il était enlevé au milien de sa course, il avait au moins accompli sa mission, l\u2019établissement de Saint Justin.Le calme et la paix étaient rétablis dans cette paroisse, naguère divisée si profondément.L\u2019établissement religieux était au complet.Il pouvait sans regret, en quittant la vie, dire avec confiance son Nune dimittis.Par une coïncidence remarquable, le même jour; presque à la même heure, s\u2019éteignait, en même temps que le curé de Saint-Justin, une vie bien précieuse pour l\u2019Eglise, celle de l\u2019illustre et bien-aimé Pie IX, à qui notre cher défunt avait voué un eulte de vraie piété filiale.On ne peut s\u2019empécher de voir ici le doigt de Dieu, qui, pour récompenser le curé Bellemare de son attachement à l\u2019E- glise et de sa vénération pour le chef supréme, lui a réservé la consolation d\u2019entrer en méme temps que lui dans la demeure de son éternité.Le curé défunt n\u2019avait que quarante-huit ans.Il avait pendant vingt années présidé à la direction spirituelle de Saint-Justin.Les funérailles ont eu lieu le douze février, au mîlieu d\u2019une affluence considérable du clergé et du peuple.L\u2019abbé Hercule Dorion, son ancien curé, fit la levée du corps.À l\u2019autel, officiait l\u2019abbé Pierre Bellemare, frère du défunt, en qualité de célébrant, les abbés Charles et Elzéar Bellemare, sesneveux, comme diacre et sous-diacre, et les abbés Elie Blais, A.Désaulniers, Prosper Cloutier et M.Sicard, comme cérémoni- aire, thuriféraire et acolytes.Sa Grandeur Mgr Laflèche, dans une brillante allocution, fit 1\u2019éloge du défunt et joignit ses regrets à ceux des paroissiens.Une profonde émotion gagnait l\u2019assistance, à mesure que l\u2019illustre prélat déroulait le tableau des vertus et des travaux du défunt.Le curé Bellemare ne comptait que des amis dans le clergé.Le plus intime, était le curé Urgel Archam- bault, de Saint-Barthélemi.Ces deux prêtres ne formaient qu\u2019un seul cœur et une seule âme.Jamais une semaine ne se passait, sans voir le curé de Saint-Barthélemi venir le dimanche soir au presbytère de Saint-Justin, et le curé Bellemare aller le jeudi à celui de Saint-Bar- thélemi.Que d\u2019heures délicieuses ont joui ensemble ces deux âmes sacerdotales, puisant dans leur affection mutuelle la consolation dans les peines, la force et le courage dans les épreuves inhérentes à leur ministère ! de sages conseils dans les difficultés de toutes sortes, qu\u2019accompagnent la direction et surtout la fondation d\u2019un établissement paroissial ! L\u2019abbé Honoré-Victor Bellemare était le cousin-germain de Monseigneur Denis Gérin, curé actuel de Saint-Justin, qui a continué et complété si bien l\u2019œuvre de son prédécesseur.Nous espérons que, nonobstant une santé parfois défaillante, \u2018Mgr Gérin continuera encore long- (A suivre à la page 4) 4 Liste des marguilliers depuis l'érection de la paroisse- de Saint-Jus\u2018in 8 août 1859 Joseph Morin Jos.B.Lafrenière Etienne Gingras décembre 1859 Amable Sévigny 1860 Norbert Ladouceur 1861 Louis Toupin 1862 Antoine Rin fret 1863 J.-Baptiste Doucet 1864 Moïse Paquin 1865 Françis Vermette 1886 Joseph Marchand 1867 J.-Bte.Vallerand 1868 Moïse Bellemare 1869 François Gagnon 1870 Elie Lemire 1871 Alexis Lefebvre 1872 Amable Lemire 1873 David Francœur 1874 Joseph Thibodeau 1875 Louis Rinfret 1876 Augustin Francœur 1877 Joseph Ladouceur 1878 Pierre Lemire 1879 Elie Bastien 1880 François Gagnon 1881 François Sévigny 1882 Joseph Vertefeuille 1883 Narcisse Ladouceur 1884 Louis Mongrain 1885 Désiré Philibert 1886 François Ladouceur 1887 Maxime Lafrenière 1888 Toussaint Laurent 1889 Françis Plante 8 omain Clément 1891 Louis Toupin 1892 Louis Gingras 1893 Amable Lacharité 1894 Antoine Masson 1895 François Dauphinais 1896 Louis Gaboury 1897 Joseph Lajoie 1898 Norbert Lebeau 1899 Joseph Villeneuve 1900 Ludger Paquin 1901 Louis Cloutier et # Pierre St-Antoin 1902 Alexis tien 1903 Louis Paquette 1904 Ludger Thibodeau 1905 Antoine Bernier 1906 François Gagnon 1907 Onésime Vermette 1908 Edmond Lafrenière 1909 Pierre Drainville 1910 Joseph Ladouceur 1911 Moïse Bastien 1912 André Carufel 1913 Joseph Bellemare 1914 Solomon Philibert 1913 Joseph Gagnon 1916 Adolphe Toupin 1917 Ferdinand Vermette 1918 Edouard Trudel 1919 Louis Masson 1920 André Lafrenière 1921 Edmond Ladouceur #Une seconde élection a été nécessaire à cause de la mort de M.Joseph Villeneuve.Emploi demandé Un fabricant de beurre et fromage d\u2019expérience demande emploi pour la prochaine saison.Bonnes reféren- ces.S\u2019adresser à ALBERT GAGNON, 8t-Justin, P.Q.L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 1 FEVRILR, 1922.L\u2019Abbé Honoré-V.Bellemare.(suite de la troisième page) temps à présider aux destinées de son intéressante paroisse.Quel que soit d\u2019ailleurs le terme marqué à son existence dans les décrets éternels, elle constituera l\u2019un des plus beaux chapitres de l\u2019histoire de Saint-Justin.J.-E.BELLEMARE, ptre.Choses Pratiques Manière de faire le Chemin de la Croix pour en gagner les indulgences.lo Manière de le faire æolément : Pour gagner les indulgences attachées à ce pieux exercice, il faut d\u2019abord être en état de grâce.Si l\u2019on se croyait en péché mortel, il faudrait faire un acte de contrition parfaite avec la résolution de se confesser.On doit avoir ensuite l\u2019intestion de gagner ces indulgences.Cette intention doit être formulée avant ou pendant l\u2019exercice (mais non après).Quand on l'a eue précédemment et qu\u2019on ne l\u2019a pas révoquée (intention virtuelle), elle persévère et suffit.Il est requis de parcourir,l\u2019une après l\u2019autre, les quatorze stations canoniquement érigées, et de s\u2019arrêter (à genoux, ou debout, ou même assis), à chacune d\u2019elles.Il est nécessaire de marcher d\u2019une station à l\u2019autre, afin de mieux rappeler les quatorze étapes de la voie douloureuse qu\u2019a suivie Notre-Seigueur.Ce mouvement local peut à la vérité ne consister qu\u2019en un ou deux pas entre chaque station, mais il ue suffit pas de se lever après chaque station et de s\u2019agenouiller au même endroit; quelqu\u2019é- trois que soit le local, il faut changer de place.Il est encore exigé de méditer sur une circonstance quelconque de la passion de Notre-Seigneur, ou mieux sur le sujet de cette station.Une méditation de quelques instants à chaque station suffit pour le gain des indulgences mais ne peut seule produire une vive impression ni un accroissement de vertu.Néanmoins, les prières vocales habituelles sont seulement conseillées.Enfin, il ne faut pas interrompre pendant un temps notable, l\u2019exercice commencé.Une interruption très courte pour une affaire profane, ou une plus notable pourun motif spirituel comme entendre une messe, se confesser, communier, ne compromet pas le gain des indulgences.20 Manière de le faire en commun.Dans les grandes réunions, il suffit qu\u2019un prêtre parcoure les stations au nom de tous.Dans les chapelles de communau- |\u2019 té, un frère, uns religieuse ou un élève peut parcourir les \u2018stations au nom des autres.Il est d\u2019usage (mais non nécessaire) de remplacer le mouvement local par un mouvement corporel, comme de se lever à chaque station.On .n\u2019est pas tenu de se tourner vers les diverses croix des stations.Chemin de la Croix fait avec un crucifix Tout fidèle que la maladie ou tout autre motij légivime (comme l\u2019infirmité, l'éloignement de l\u2019église, le travail, le voyage, ete.), empêche de visiter les stations canoniquement érigées, peut faire, en tout lieu, le chemin de la croix et en gagner les indulgences, en faisant usage d\u2019un crucitix bénit à cette fin; quant aux chapelets spéciaux du chemin de la Croix, ils ne sont plus approuvés.(Sem.Relig.27 mars, 1916).Quand le malade est trop faible pour tenir seul son crucifix, il peut accepter l\u2019aide d\u2019ine autre personne, pourvu que lui-même le tienne réellement entre ses mains.Il n\u2019y a alors qu\u2019à réciter 14 Pater, Ave et Gloria pour les 14 stations, plus 5 Pater, Ave et Gloria en l\u2019honneur des cinq plaies de Notre-Seigneur, et enlin 1'Pater, Ave et Gloria aux intentions du Souverain-Pontife; on peut utilement ajouter la méditation ordinaire.Les autres conditions mentionnées ci-dessus (évat de grâve, intention et continuité) sunt aussi exigées.On n'est pas tenu fe distinguer les stations, non plus que de faire les mé- ditatio is, Lorsque plusieurs personnes empêchées d\u2019ailer à l'église font ensemble !e chemin de la croix, il suflit qu\u2019une seule vienne en mains son crucifix, (Solution de la Semaine Religieuse de Montréal, 31 oct.1910).Jean Laviolette.\u2014\u2014 \u2014e
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