L'écho de Saint-Justin, 1 janvier 1924, mercredi 2 janvier 1924
[" pe SRE § L'Echo de Saint-Justin JOURNAL MENSUI£L Vol.II, No.3.L'abbé Luc Aubry Son père se nommait Clément Au- bry et sa mère, Josephte Cousineau.Ils habitaient la paroisse de St-Lau- rent, près Montréal.C\u2019est là que sont nés les trois frères Aubry: les abbés Clément, Joseph et Luc.Cette famille qui, par ses origines, remonte aux débuts de Montréal, (1) porte un nom bien connu dans le clergé canadien, non seulement par sa fécondité en vocations sacerdotales, mais encore par la dignité et la valeur des prêtres qu'\u2019elle a fournis à l'Eglise., Avant de rappeler le souvenir de celui qui fut curé de St-Léon pendant près d\u2019un demi-siècle, nous soulignerons d\u2019un trait la carrière de ses deux frères aînés.L'abbé Clément, né le 11 octobre 1793, dans la paroisse de St-Laurent, près Montréal, terminait une longue carrière le 4 septembre 1873.Ordonné prêtre le 6 décembre 1819, il quitte Varennes, en 1821, pour les missions du Golfe, qu\u2019il dessert pendant trois ans.À son retour, il travaille pendant trente-neuf ans dans le ministère curial.De plus, il enseigne au collège de St-Hyacinthe (1836-1837), et à celui de Ste-Thérèse (1851-52).Il passe les dernières années de sa vie retiré à St- Benoît des Deux-Montagnes.Belle inteligencé, esprit cultivé, bon jugement et bon cœur, il a laissé le souvenir d'une vie véritablement apostolique, malgré une très grande modestie.L'abbé Joseph naquit la 28 mai 1796.H fut ordonné prêtre, le 13 février 1520, par Mgr Panet, administrateur de l'archidiocèse de Québec.Professeur de théologie et directeur des séminaristes pendant de longues années à Québec, son influence fut considérable sur le clergé.On voit son nom figuré à côté des fondateurs de l'Université Lavai.Après un séjour de trois ans à l'évêché des Trois-Rivières (1854-57), il entre au séminaire de Ste-Thérèse pour continuer l\u2019œuvre de sa vie: la direction des séminaristes et l\u2019enseignement de la théologie.Le 16 février 1870, Ste-Thérèse célèbre brillamment son jubilé sacerdotal: son frère afné, l'abbé Clément, est associé à ce témoignage d\u2019estime.Prêtre zélé, confesseur infatigable, prédicateur recherché, il est décédé, le 28 mai 1875, au Séminaire de Ste- Thérèse, après s'être dévoué pendant cinquante ans à l\u2019éducation de la jeunesse dans les séminaires.L'abbé Lue, le troisième prêtre de cette famille distinguée, est né lui aussi à St-Laurent, le 19 novembre 1804.Il avait à peine six ans quand il perdit sa mère en 1810.Ses deux frères aînés commençaient leur cours d\u2019études au collège de Montréal.Lui-même y entra en 1819.Pour terminer sa théologie et se préparer immédiatement à la prêtrise, fl passa six mois au Grand Séminaire de Québec, d\u2019octobre 1829 au 28 mars 1830, jour de son ordination.T1 fut d\u2019abord vicaire à Saint- François-de-la-Beauce, jusqu\u2019à l\u2019automne de la même année, puis à St-Fran- cois-du-Lac jusqu\u2019en 1834.Le 9 octobre 1834, 11 fut nommé curé de St-Jean- Baptiste de l'Ile Verte, où il séjourna trois ans.À l'ouverture de la navigation, confiant le soin de sa paroisse au vicaire des Trois-Pistoles, il allait faire les missions chez les sauvages Mon- tagnais, effectuant son retour en septembre seulement.Au cours de ces dévouement admirable en menant la vie de missionnaire.le désir de retourner dans son diocèse d'origine, \u2014vraisemblement pour se rapprocher de son père devenu vieux\u2014 comme on le voit par la réponse suivante de l'évêque de Québec, Mgr Si- gnay, daté du 20 septembre 1836: (2) \u201cJe soumettrai à Mer l'Evêque de v 0 ue A a.L'abbé Luc Aubry \u201cMontréal, que j'attends à Québec ces \u201cjours-ci, votre demande de retourner \u2018dans votre diocèse natal, et je n\u2019au- \u201crai aucune objection à vous céder à \u201cce prélat, s\u2019il consent de son côté, à \u201cme céder un de ses sujets pour faire \u2018\u2018votre besogne de l'Isle Verte et des \u201cpostes.Rien n\u2019empêchera ensuite que \u2018vous n\u2019exerciez votre piété filiale en- \u201cvers votre vénéré père qui a sans \u201cdoute bien mérité en donnant trois \u201cenfants au sacerdoce.\u201d (Signé) Jos.Ev.de Québec.En 1837, il est curé à St-Pascal.C\u2019est de là qu\u2019il part, à la fin de septembre 1840, pour prendre possession de la cure de St-Léon de Maskinongé.Il devait passer, à cet endroit, la plus grande partie de sa vie, en se dépensant au service de Dieu pendant quarante- trois ans.Pas besoin d\u2019ajouter que le souvenir de son labeur et de ses vertus est encore vivace à St-Léon.Parmi beaucoup d\u2019autres qualités, on peut dire que sa piété brilie au premier rang.C'était une vertu de d'une rare piété, qui se levait parfois la nuit pour prier.Elle, qui désirait tant donner un prêtre au bon Dieu, a vu \u2014 mais au ciel seulement, \u2014 trois de ses fils monter à l'autel.Quelle n\u2019est pas la récompense des mères de famille véritablement pieuses! Dès ses premières années à St-Léon, M.Aubry, voulant mettre ses nouveaux paroissiens sous la protection de la Ste-Vierge, obtient en 1843, l\u2019autorisation d\u2019ériger l\u2019Archiconfrérie du Saint-Cœur de Marie.Au cours de son long ministère, il organise l\u2019Apostolat de la Prière.l'Association de St-Fran- çois de Sales et grand nombre d'œu- vres propres à favoriser la piété.L'on explique ainsi qu\u2019il ait pu effacer le souvenir d\u2019événements pénibles qui hantaient encore les esprits à son arrivée.D'ailleurs, affable, hospitalier, il a su captiver le cœur de ses paroissiens \\ Saint-Justin, 2 janvier 1924, famille.Il la tenait de sa mère, femme | trois années, il déploya un zèle et un et leur attachement ne s'est pas démenti: Ceux qui dépassent aujour- {d'hui la soixantaine se rappellent ce: véritable ecclésiastique et reconnu par, sa grande charité et son extrème bon-' té.Les paroissiens de St-Léon furent à même d'apprécier ses qualités et cette bonté qui fut la note dominante de | toute sa vie, Connaissant son amour | des âmes, on témoignait beaucoup de confiance à ce vénérable pasteur.Conseiller prudent et sympathique, on fai ; sait appel à ses lumières fréquemment.A l\u2019occasion des concours de confes- jons.les confrères étrangers remarquaient qu\u2019il y avait toujours abondance de pénitents autour de son confes-! sionnal.Que de directions données et, quelle somme de bien nccomplie pendant une si longue carrière\u2019 Son bon sens et son jugement sfr.réconnus de tous.étaient spécialement appréciés de son évéque qui, en 1854, le nommait archiprêtre et membre du conseil diocésain.Soucieux avant tout du bien spirituel de ses ouailles, M.Aubry ne négligeait pas cependant le côté matériel.Il savait, dans maintes circonstances, prodiguer à son \u2018peuple d\u2019utiles et sages conseils.Ses premièes années furent occupées par la construction d'un presbytère et des réparations à la sacristie.Le temple parois- gial, la maison de Dien.fut surtont l'objet de ses soins.Bâtie en 1823, c\u2019est sous sa direction que commen- caient en 1866 les travaux de parache- vement 4 l'intérieur.L\u2019entrenrise fut menée à bonne fin par les MM.Hé- roux, architectes-sculpteurs d\u2019Yama- chiche.La riche sculpture sur bois, qui fait l'ornement de la voûte, est un travail d'un art si délicat, que l'on a jugé bon de la conserver, lors de la restauration de 1914.A l\u2019exemplc du Divin Maître, il entoura la jeunesse d'une particulière affection.Par les enseignements de la doctrine chrétienne.il s\u2019appliquait soigneusement à nourrir ces jeunes intelligences et à former ces jeunes cœurs à la vertu, comme il se plaisait à rechercher parmi les enfants ceux qui pouvaient donner des signes de vocation religieuse.I1 consacrait mé- me ses deniers à seconder leurs généreuses ardeurs.Ils sont nombreux ceux qui ont bénéficié de ses largesses et de sa protection.Nombreuses aussi les âmes qui, guidées par ses lumières, se sont éloignées du monde, pour s\u2019immoler à Dieu dans le silence et le secret du cloître.On remarquait chez le curé de St- Téon des distractiors assez fréquentes.On assure que, retonrnant chez un ami, pour aller chercher sa canne ou- \u201clige.il Ini arrivait d'oublier ses gants mt son mouchoir en repartant.A table, dit-on.on pouvait lui faire sucrer son café plus que de raison.Un jour faisant route avec un com- sagnon.(3) le long de notre grand lenve, la conversation avait marché Tepuis assez Inngtemps.La discussion s'était même engagée.animée, quand, à la faveur d\u2019une accalmie, nos voyageurs s\u2019aperçoivent que le cheval, arrêté, broute paisiblement l'herbe le long du chemin: Tiens, toi, pendant qu\u2019on y pense, dit M.Aubry, se servant du fouet pour remettre l\u2019animal en marche.Une autre fois, descendant de voiture, le charretier lui apporte sa valise.\u2014 Ce n\u2019est pas ma valise, ça, dit le vieux curé.Z rm Rédigé en Collaboration.\u2014\u2014\u2014\u2014 Sg au = \u2014 Pardon, c\u2019est certainement la vôtre.\u2014 Mais enfin, voici la chose, ajoute L'évêché de Montréal venait d'être vieillard digne, un peu solennel, d\u2019un|M.Aubry: celle-ci est brune et la érigé en 1836.M.Luc Aubry exprima \\ physique imposant, menant la vie d\u2019un mienne est noire.La valise ouverte, on trouve son bréviaire, l\u2019on constate que c\u2019est bien la sienne et qu\u2019il en a oublié la couleur.Il convient de saluer la mémoire de cette brave vieille fille qui fut sa servante dévouée pendant de nombreuses années: Melle Lucie Boucher.Originaire de l'Ile Verte, elle avait quitté ies siens pour s\u2019attacher au service de M.Aubry.À cette tâche obscure, effacée, elle a dépensé sa vie.Sa fidélité, son abnégation, son dévouement inlassable pour son curé, l\u2019ont rendue riche en mérites devant les hommes et devant Dieu.Tant de bons offices, d\u2019ailleurs, étaient appréciés de cet excellent prêtre qui ordonnait au serviteur (4) :de s'adresser à elle en lui disant toujours \u201cMelle Lucie\u201d et non pas \u201cla fille\u201d.Bien connue de tous, sa réputation s\u2019étendait au-delà des limites de la paroisse.Son souvenir vit encore.Dans les dernières années surtout, Melle Lucie était devenue un personnage d'une réelle importance.Beaucoup de paroissiens estimaient que ses longs états de service et l\u2019âge avancé du curé ne lui conférait pas la part d'autorité qu'elle voulait s\u2019attribuer, et ne lui permettaient pas de dire \u201cmon jardin\u201d, \u201cmes poules\u201d, \u201cmon presbytère\u201d.Le bon vieillard était parfois dans l\u2019obligation de délimiter les attributions, mais souvent sans sue- cès.Des malins, \u2014à l'imagination vive, évidemment \u2014racontent le fait suivant.Un dimanche, M.Aubry officiait aux vêpres quand, la vue soudaine de Melle Lucie dans le premier banc, aurait jeté le trouble dans son esprit, et, au lieu de l'hymne \u201cLucis creator optime\u201d, il aurait chanté solennelle ment \u2018lucie, créature obstinée\u201d.! Quoi qu'il en soit, ce côté humain ne l'empéchait pas d\u2019être bon curé, excel- ent prêtre et homme de devoir en tout.Ses connaissances théologiques étaient reconnues de ses confrères.Cependant pour instruire son peuple, il affectionnait beaucoup l'enseignement et les explications du catéchisme.C\u2019est Di- Terot qui, un jour, écrivait: \u2018pour bien \u201célever ma petite fille, je n\u2019ai pu trou- \u201cver, après de longues recherches, un \u201clivre comparable au catéchisme dio- \u201ccésain.\u2019\u201d Sa prédication ne revêtait pas de formes recherchées.Et le dimanche; ses auditeurs, familiers avec certaines tournures comme celles-ci: \u201cenfin, mes frères, voici la chose,\u201d \u201ccomprenez bien ça\u201d, pouvaient annoncer d\u2019avance le sujet de l\u2019instruction.C'était le plus souvent un commentaire de l\u2019évangile, le livre par excellence.Quoi de plus beau, en effet, qu\u2019un récit de l\u2019évangile mis à la por- (à suivre sur la page seize) (1) Nous avons emprunté à la brochure intitulée \u201cL'abbé Joseph Aubry\u201d contenant une notice sur l'abbé Clément reproduite de la \u201cMinerve\u201d.Nous avons aussi mis largement à contribution \u201cLes Notes historiques sur la paroisse de St-Léon.\u201d ' (2) Nous devons ce détail et plusieurs autres a la bienveillance de Mgr Amédée Gosselin, du Séminaire de Québec, à qui nous offrons nos sincères remerciements.(3), C\u2019était M.Noiseux.(4) Le curé s\u2019appelait Luc; la ser- vante, Lucie; ct le serviteur, Lucas, STE en 2 pri agi Fées æ PRET mada rk A 90 brat sr SRR Lara is stim cpr.nis ces el NT SL.mer Sad =.deux en Italie, \".Sou + - » RII Se * *, * oy es adesl Co) Teed $e XIX wed a Voulez-vous présenter a vos parents et à vos amis, éloignés surtoüt, un ca- au qui leur sera à la fois utile et| able, payez-leur un- abonnement à ho de Saint-Justin.choix de vos étrennes sera vite dr fait et vous contribuerez én même \u201ctemps à l\u2019encouragement d\u2019une des meilleures œuvres.Sc LA.REDACTION.A CHACUN LE SIEN oy \u2018Pour éviter toute méprise, nous ferons remarquer i nos lecteurs que l'article \u201cUn _songe\u201d publié dans notre nu- mero précédent et-signé N.V.2 est x Tœuvre de M.Napaul Vanasse du Sé- ny minaire des.Trois-Rivières.EXTRAIT DÉ LA MINERVE Son DU 2 JUILLET 1870 Nous tirons de la Correspondance \u201c romaine du zouave D.Gérin les lignes \u201cqui suivent : \u201cOn sait peut-être déjà \u201cque M.Alphonse Daignault, qui faisait S partie du détachement auquel nous venons de dire adieu, a depuis quatre mois échangé le costume militaire con- \u201ctre celui non moins militaire des fils de saint Ignace de Loyola.Monsieur \u201c Daignault.fait son noviciat à S.André \u201cdu Quirinal, là où, entre grand nombre \u201c* de personnages et de saints illustres, «« \u201cL'ECHO DE SAINT-JUSTIN\u201d Livres, Cata'ogues, Pamphlets, Placards, Programmes, Circulaires, Enveloppes, En-têtes de comptes et de lettres, Cartes d\u2019affaires et de visite, Blancs de toutes sortes, Etc.LETTRES FUNERAIRES à quelques minutes d'avis, Spécialité de CARTES MORTUAIRES, avec ou sans portraits.ration littéraire.5\u2014En sollicitant des annonces à 1 - | 80n intention.| 6\u2014Kn encourageant unos annon- | ceurs, disant que vons avez vu leurs | annonces dans notre journal.} : Les personnes éloignées qui payent leur abonnement, nous obligeraient ; beaucoup en le faisant par mandat ; OU Dos postal.&s\"Prière de ne pas \u2018 envoyer Un chèque à moins qu\u2019il ne i soit fuit payable au pair à Montréal.| A l\u2019avance nous remercions tous ceux qui voudront bien tenir compte de ces petits détails.AVIS Les deux premiers volumee de l'E- :cho de Saint-Justin : i No I.novembre 1921 A octobre 1922, ; No IT, ++ 1922 6 1923; | brochés, sont en vente à nos bureaux ; au prix de 81.00 chacun franco.| } i i { } } RE TE STR armes | L\u2019ANNONCE est aux affaires ce qu\u2019est l'huile \u2018pour une machine.Sans \u2018huile une machine n'ira ;pas bien, sans annonce \u2018votre commerce ne peut ;prospérer.| dans les derniers goûts typogra- compétition, toutes sortes d\u2019im- vs eee EES TOUT OUVRAGE THEO HG OHEHOHR 10H OHO OHO HGH GG OHHH GO IGG I GRO RO OF ET PROMPTITUDE.W.-H.Gagné, Editeur-Propriétaire, aoooucontusccoocs005200003000000002 GOOLONOCCOLOGUSEO FAIT AVEG SOIN a Saint-Justin, Qué.GOGOGYSEGOGILLIGOOGODIDOS DIDNOUCIONICOLIGOS G9O0IŸ SES, = A i Era 4 L'ECHO DE SAINT-JU Extraits des Resistres de la | LES PIEUX SOUVENIRS Paroisse de Sa:nt-Justin 1889 II y eut dans la paroisse en 1885, 64 baptémes, 54 sépultures et 12 mariages.BAPTEMES Alary Jos-Adam \u2014 Bacon M.-Olive \u2014 Bastien Anonyme \u2014 Bellemare À- nonyme Bellemare M.-Louise Belleville Herménie \u2014 Belleville M.- Almina \u2014 Brissette Jos-Alfred \u2014 Bru- neau Joseph \u2014 Bussières Jos-Freddy -Bernèche Joseph Casaubon M.- Louise \u2014 Clément Jos-Albert \u2014 Clément Jos-Armand \u2014 Clément Jos-Ar- thur \u2014 Clément M.-Cordélie \u2014 Cloutier Maria-Hermina \u2014 Coulombe Jos- Aubert \u2014 Crochetière Edouard \u2014 Crochetière Jos-Ovila \u2014 Doucet Jos-Wil- frid \u2014 Doucet Ovila \u2014 Dufresne M.- Florida Durand Jos-Denis-Antonio - Frappier Joseph \u2014 Gagné Anonyme \u2014 Gagnon Jos-Omer \u2014 Gagnon Maxime-Adrien Gagnon M.-Louise \u2014 Grandpré M.-Anne-Amanda \u2014 Hu- hert Jos-André \u2014 Lacourse M.-Louise- Emma \u2014 Ladouceur Jos-David \u2014 La- douceur Jos-Trefflé \u2014 Lafreniére Florida \u2014 L.afrenieére Jos-Adolphe \u2014 La- freniere Jos-Edouard Laf-enière Jos-Otivier-Viateur \u2014 Lafreniére Ls- Joseph \u2014 Lafreniere M.-Victoria \u2014 Lambert Anonyme \u2014 Lanoix Marian- ne-Flnra \u2014 Lavoie M.-Oliva \u2014 Lefeb- vre Jos-Arclès Lefebvre Charles- Cyprien \u2014 Lefebvre loseph \u2014 T,efeb- vre Jos-Adélard \u2014 TI,efebvre M.-Alber- tine \u2014 Mandeville M.-Alma \u2014 Martin Jos-Amable \u2014 Michaud M.Lavra Patry Jos-Adolphe-Oscar \u2014 Piché Anonyme \u2014 Prud'homme M.-Vitaline \u2014 Sicard Jos-Adolphe \u2014 St-Cyr Jos-Ls- Honoré \u2014 Sylvestre Jos-Noël \u2014 Tro- tochaud M.-Anne\u2014Trudel Jos-Edouard \u2014 Trudel M.-Amands \u2014 Vermette Jos- Edouard \u2014 Vermette M.-Anna \u2014 Wilson Jos-Amable-Wilfrid.SEPULTURES Ayotte M.-Anaïs \u2014 Bastien Anonyme \u2014 Bellemare Anonyme \u2014 Bellema- re M.-I,ouise Bernier Dorilda \u2014 Bruneau Joseph Chandelaine Armand Chapdelaine M.-Joséphine- Antoinette \u2014 Chevalier Denis \u2014 Clément Emélie \u2014 Clément George \u2014 Clément Jos-Arthur \u2014 Coulombe Corinne \u2014 Coulombe Jos-Aubert \u2014 Crochetière Anne Crochetière Jos-E- douard \u2014 Gagné Anonyme \u2014 Gagnon M.-Albina \u2014 Gonjon Jos-Victor \u2014 Goujon Rosalba \u2014 Juneau Victoire \u2014 La- conrse Rosanna \u2014 Ladouceur Emilie -\u2014 Ladouceur Exilia \u2014 Ladouceur Jos- Navid \u2014 Ldouceur M.-Lonise \u2014 La- frenière Adélard Lafrenière Ana- clet \u2014 Lafrenièra David \u2014 Lafrenière Jos-Edouard \u2014 Lafrenière Jos-Olivier- Viatenr -\u2014 Lafreniére M.-Exina \u2014 La- joie Angélina \u2014 Lajoie Ls-Edouard \u2014 T.aioie Omer \u2014 Lambert Anonyme \u2014 Lefebvre Alexis \u2014 Lefrhvre Arclès \u2014 Lefebvre I,s-Adam \u2014 Martin Amable \u2014 Martin Fdovard \u2014 Pagé Svivina \u2014 Philibert Anrelie \u2014 Piché Anonyme \u2014 Prud\u2019homme Henri \u2014 St-Antoine Louis, Notaire nublic \u2014 St-Cyr Joseph \u2014 Thibodeau Cléonhire \u2014 Trotochand Ovila \u2014 Trudel Josenh \u2014 Vermette Augwvstin \u2014 Wilson M.-Louise \u2014 Wilson Rosanna \u2014 Wilson Wilfrid.MARIAGES Arseneau Edouard et Lajoie Emélie \u2014 Bellemare Philippe et Dupuis Adé- line Deshaies Adélard et St-Cyr Virginie \u2014 Gagnon Adélard et l.afre- nière Philomène \u2014 Gagnon F.X.et Lambert M.-A7ilda \u2014 Lafond Alphon-; se et St-Cyr A\u2019exandrina \u2014 Lafreniè- re André et Morin Sara \u2014 Landry F.- X.et Gagnon Louise \u2014 Lemire Joseph et TLndouceur Edouardina Morin Jnseph et Bellemare Emilie \u2014 Rouleau Octave ot Thibodean M.-Alida \u2014 Ver- me:te Fabien et Lamire Rose de Lima.DU FOYER CHRETIEN Ce qui frappait le plus tout d\u2019abord dans les familles chrétiennes c\u2019était la \u201cprésence de l\u2019idée de Dieu\u201d; Dieu était l'air qu'elles respiralent, Dieu était le muntre invisible et tout puissant qui donnait, qui enlevait, qui modifiait et dont il fallait tenir compte avunt toute créature humaine, Dieu êtait imploré dans toutes les affaires comme article fondamental du ménage.Avan.d\u2019habiter une maison nouvelle on la faisait bénir: de loin en loin, on renouvelait cette bénédiction, chaque fois qu'une chambre était restaurée.ou que la maison subissait une modification importante.La bénédiction du prêtre faisait descendre du ciel ces douces vertus de famille qu'on estimait plus que la richesse: la bonté, le support mutuel, la chasteté, la résignation.Il y avait là aussi un gage de paix et de prospérité; quand le bon Dieu vient quelque part, 5\u2019y apporte-il pas la paix?On faisait bénir Ie vêtement neuf qu'on étrennait aux grandes circonstances: celui du nouveau-né, de l\u2019enfant qui communiait pour la première fois, celui que la fiancée devait porter à l\u2019autel.Et la robe blanche de l'enfant, le voile de la jeune fille, la croix d'argent du petit garçon, le voile de la fiancée étaient soigneusement pliés et mis en réserve dans ce qu'on appelait \u201cle trésor\u201d.Et c\u2019était une joie bien douce pour la mère de pouvoir.après de longues années, mettre sur la tête de sa fille, le jour de sa première communion, le voile qu'elle avait porté elle-même.Quelquefois, pauvre mère, ce voile conservé avec tant d\u2019amour était mis dans la tombe de celle à qui elle le destinait et qui s\u2019en était allée au ciel.Les champs, les animaux dans les fermes, tout ce aui était à l\u2019usage de l'homme était béni.Dieu était tellement de la famille et le premier de tous qu\u2019on aurait regardé comme un présage de malheur Ja privation de sn bénédiction paternelle.Aucune affaire importante n'était entreprise sans qu\u2019un acte de religion ne vint la consacrer.Un achat un pen considérable, un changement de position, un placement d\u2019argent.étaient toujours précédés d\u2019une aumône, d'une messe, d\u2019un pélérinage.On faisait dire une messe, on laissait tout un jour brûler un cierge devant l\u2019autel de la sainte Vierge, anrès upe grâce recrue, un malheur évité.ou une prospérité inattendue.N'était-il nas juste que Dieu fût de moitié en tout ?Et dès qu\u2019un danger menacait, dès qu'une maladie ou un accident se faisait craindre.c\u2019était à grands cris qu\u2019on appelait la sainte Vierge et les Saints.La famille entière poussait vers le ciel ce cri si émouvant de l\u2019enfant: \u201cMon père! ma mère\u201d! Le prêtre n\u2019était nas un étranzer pour la famille.On l\u2019appelait toujours quand la douleur était dans la demeure.Il était l\u2019ami, le conseiller, Ile confident, le protecteur de tous.Nul ne quittait la maïson pour une absence de quelques mois, sans aller demander sa bénédiction; Ses prroles étaient re- cues comme celles du hon Dieu; c\u2019était Tui qui intervenait pour réconcilier les familles et pour obtenir le pardon de l'enfant coupahle.Sa visite mettait Ia maïson en fête; et près de Ini, Ile cœur À lJ\u2019aise s\u2019épanouissait doucement: c\u2019était du bonheur qui venait.Oh! si l\u2019on savaît ce mn\u2019on a perdu en éloignant le prêtre de la famille\u2019 »\u2026 (A suivre.) STIN, 2 JANVIER 1924.Avellin Trempe, AVICULTEUR Eleveur de volailles de race pure: LEGHORN BLANCHES crête simple PLYMOUTH ROCH BARRBES PONT MASKINONGE, P.Q.A VENDRE.\u2014 Oeufs pour incu bation a prix raisonnable.Aussi coqs eghorn à vendre.Une visite est sollicitée à mon poulailier moderne Par A Cadeaux de Noces où d'Anniversaires Vous trouvezä notre magasin un très beau choix d'articles pour cadeaux.Nous en avons pour tous les oûts et à la portée de toutes es bourses.Mazasin W.-H.GAGNE, SAINT-JUSTIN.~~ Benri Pichber Restaurant : Tabac, Cigares, Cigaret tes, Crème à [a glace, Etc.ç les de race pure : Minorque et Orpington fauves.ST-BARTHELEMI, P.Q.Aussi Eleveur de Serins et de Volail PAUL BARIL Ferblantier, SAINT-JUSTIN.J'ai toujours en mains : Tuyaux de fer.Chantepleures.Coudes, Tés, Joints d'unions, Closets, Eviers, Ferblanteries de toutes sortes.Une visite est sollicitée.Gvila Béland BOUCHER Et commerçant de Boeuf, Lard, Moutons, Volailles, Etc.PONT MASKINONGE, P.Q.Plombier et Apiculteur QOGOUUCODOGUIGONDOSS SION Pipes en Cèdre Nous avons un beau choix de ces pipes avec bouquins en ca- outchoue ou en bakelive et que nous pouvons vous offrir aux prix suivants : avee bouquins caoutchouc#$0.50 avec bonquins en bakelite.1.25 UHOIUE PRIX SPECIAUX A LA DOUZAIRE.Magasin W.-H.GAGNE SAINT JUSTIN.P.Q.A.Prod homme & Fils, LIMITEE Ferronnerie, Quineaillerie, Vitres, Peinture, Matériaux de Plomberie, Papier a couverture \u201cLion\u201d, etc 9 UUGOUGHOUSUN AU ROS UC SOIN COGUOAPOOOUSOS : -v22û.: À ë £ f , 8 | | Toutes les marques de tôle calvanisés ou noire sont nos spécialités.EN GROS SEULEMENT 10 rue de Brésoles, Montréal.EUGENE BENOIT, Représentant, LOUISEVILLE.Téléphone Beil 25.LIVNI MARCHAND DE NOUVEAUTES, LOUISEVILLE.23 rue St-Laurent, - Merceries, Chapeaux, Chemises, Chaussures, Sous-vêtements, Gants, Artic'es de toilette pour Hommes, Etc.Etc.Nous avons un beau choix de marchan- \u2018dises à des prix très réduits.UNE VISITE EST SOLLICITEE.Faites abonner vos parents et amis à ECHO DE SAINT-JUSTIN.NOUS FOURRURES Si vous désirez vous faire servir hon.bl nétement ef épargner de Pargent, VE- 4 NEZ A NOTRE MAGASIN DE GROS La Compagnie de Fourrures 501, St-Paul Ouest, MONTREAL.(une porte à l\u2019est de la rue McGill) SPECIALITE : de perse, seal hudson et geal chapal.REPARATIONS garanties et faites a- 2 vec soin.B PAYONS les plus: hauts prix À pour les fourrures brutes.RS ROSE ER RES RELIABLE, Manteaux de mouton § LZ ] i | t | ! PR pan \u2014_ } LOL PAE TI RC NEN L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 2 JANVIER 1924.: 5° OO00C SOTGSTNGTGHGTNSE SI 00SGH000 000000000 L BO0000 E N QUE LLE AN N F E goco0g0 30900 DOSOOSSEOOOBOU 1 5 TEMPUS FUGIT ANNI RUUNT: JEANNE Fo Te] | QUATRE-VINGT-DIX ANS SONNES.S DV ES-NOUS : 8 Ÿ ENVENTEA emma y L'ère chrétienne ne vit le jour qu\u2019en Ë \u201cL\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIX \u201d g + Pendant qu\u2019autour de nous les vains mortels s\u2019agitent \u201c Le temps poursuit son cours, les ans se précipitent.la huit centième année, quand Charle- SODUCIGOOECIOCODUSOBOSEBDEU A Mes quatre-vingt-dix ans ont sonné sans retour magne, couronné par le pape empereur d\u2019Occident, l\u2019imposa à la chronologie.OUVRAGES DIVERS Hl | A l\u2019hor:oge du temps comme l'heure du jour.Bientôt je n\u2019aurai plus de ma longue carrière L'an 1 fut fixé à l\u2019année de la naissan- ' ce de Jésus-Christ, qu'un moine scythe,| La Montagne de bois (Willow-Bunch, Cp Que le souffie léger de mon heure dernière, Dont l\u2019écho s\u2019éteindra du soir au lendemain Denys le Petit, au service de l\u2019évêque Sask) -\u2014 Histoire de la Saskatchewan Sur l\u2019urgane durcit du pauvre cœur humain.ooooon i BH amiga Fr cent CONOR OE GINNING BOONNNNSS0NS00 000 CUEING NORD NRR0E A Méridionale, par 1l'abbé Clovis Ronde Rome, plus de deux siècles aupara-|dqean .Pass nn $1.50 vant, avait fait coincider avec l\u2019an 754| Collections de \u201cl\u2019Echo de Saint-Jus- de l\u2019ère romaine, alors en usage et tin\u201d: Vol.1, novembre 1921 à octobre ; , ; 1922 LL eee LL ea Lan ae ee $1.00 i jusqu\u2019en 1554 de Rome.; , Ainsi dans ce bas monde, où tout fuit et s\u2019efface, Oe orne s'est trompé dans ses oan bi th novembre .rez .2 .NOY Où le plus fier mortel ne laisse d\u2019autre trace étant né sous Hérode (qui est mort en Le Médecin des pauvres, par X.de Que celle du DEVOIR, qui n\u2019a jamais failli.Montépin .T5 750) l\u2019an 754 ne peut être l\u2019année de c d t de I loni sa naissance, qu\u2019il faut chercher anté-| A \u201c©3usons du pays et de la coionisa- rieurement a 750.tion, entretiens par Joseph Amusart.1 Des savants, des érudits affrment vol.in-12, cartonné toile.\u2026.0.50 gravement qu'on ne peut connaître, Gustave ou un héros canadien.Ro- à douze ou quinze ans après, la date MAN historique et polémique, par À.Même après de longs jours, sur la scène vieilli, Il faut se résigner malgré ce qu\u2019il en coûte A boire la douleur de l\u2019oubli qu\u2019on redoute, Car le vide se fait et les cercles d\u2019amis, Peu-à-peu, chaque jour, se font pius rétrécis.de cette naissance.Ils ont donc bien \u2018homas, beau grand volume.0.75 L'homme est donc insensé de chercher d\u2019autre gloire mal lu leurs auteurs.rules de La, Fontaine eee 0s Que celle d\u2019aimer DIEU, pour vivre en sa mémoire.L'année de la naissance de Jésus- abies, par raul ptevens.Christ, c'est 739 de Rome.Les Ecri-| Geneviève de Brabant, par Schmid, tures, dont les renseignements chrono- \"re.880.+ 5 + 8 + 4 6 8 0 4 0 8 00 0.25 : ç Une de perdue, deux de trouvées, par s es,\u2014 ee nant a ues |.de Boucherville.2 vol.in-12 1.00 ; Claude Paysan, roman canadien, par prises au moins, sous forme plus ou , \u2019 moins allégorique, des chiffres qui per- er Clloquette.1 beau volume tus.mettent de retrouver cette date.re par Leduc.: Montferrand (Histoire de Jos.) l\u2019a- Jésus-Christ a été crucifié en 789 de 5 200\u20ac Rome.Quelque temps auparavant, a- thiète canadien, par Benjamin Sulte, vant dit aux Pharisiens qu\u2019il avait con- Nouvelle édition ornée d'un portrait , arisi \u2019 la- \u20act de nombreuses gravures .0.25 Du Abraham, les Pharisiens s'exc Enfant perdu et retrouvé (l\u2019) ou \u2019 : Pierre Cholet.Histoire véritable re.\u2014 Tu n\u2019as pas encore cinquante ans, LE ; et tu dis que tu as vu Abraham! (Voir cueillie par M.l'abbé Proulx, 1 vol.a- Rien ne remplit le cœur, tout est fragilité, Ombre du vrai bonheur, mensonge, vanité.Ce ne sera qu\u2019au ciel, où l\u2019objet des puissances De connaître et d\u2019aimer baunit les défaillances, Que l\u2019on s\u2019attachera DÉFINITIVEMENT À DIEU, seul DIEU parfait, irrésistiblement ; En attendant, montons vers les célestes sphères Pour méditer Là-Haut la splendeur des mystères Qui vont se perdre en Toi Auguste Trinité Abtme de bonheur et de félicité.SOGOCOOOOS: OOUODOGIGOODONOONOODISOGOOODOGEOCONONOGONEU LOOGHOBOTOGS L\u2019Abbé V.-G.DUGAS, Evang.Jean, VIII, 57.) VC GrAVUTeS .0.30 # De 789 qui retranche 50 trouve 739.| Paul et Virginie, par Bernardin de 090000000000GCOOGÉOONIOODOGOCIONOSCOGOGOOOONOGOGGBNOG Quatre ans avant 789.Jésus annonce Saint-Pierre, 1 volume .\u2026.0.30 sa résurrection, le troisième jour après Contes des fées, par Charles Per- - rault, 1 volume illustré .0.25 sa mort, sous cette forme: \u2014 Détruisez ce temple (mon corps), et je le rebâtis en trois jours.Les Pharisiens répliquent: 0000000000900000000000090000000000009050000000 50606 La première parole de Jésus L'Enfant divin grandit ; mais à sa lèvre encore Nulle parole n\u2019ose éclore ; Son pied sur notre sol pose ses premiers pas, Mais l\u2019Enfant-Dieu ne parle pas.Mille et une Nuits, contes arabes, orné d\u2019un grand nombres de gravures.1 grand volume.0.75 : ; : Miroir des âmes (le), ou exposition \u2014 On a mis quarante-six ans à le .> \u201construire et tu le rehâtirais en trois des différents états des âmes par rap- jours! (Voir Jean, I.20-227) port à Dieu, conformément à la réalité De 785 qui retranche 46 obtient 739, |9U aux idées allégoriques de la foi, à L'Apocalypse par trois fois (X, 2: l\u2019usage de tous ceux qui désirent leur .; ° * nera une réduction de 20% sur ses mar-: chandises : Chaussures, Vaisselle, Granit, A-È luminium, Articles de toilette, Etc.3 P.-Paul-Léo Comtois, |: CC) 0% %° fa LJ XERTAT) .* - De oe 00 .00% 0% DC Tx] .oo robe v * *, oe, i 3 : Téléphone Bell Si-Barthélemi, P.Q.# * DANS LA BATISSE DE JACQUES MORAND.2 dd © Cont ooo lb ofoloaleSoes Gartoods domino Zoeoodemlonioeto ols Saale deeds Goals aa Qer Que Zune) Goat Soud Loupe ob Geof pep fe Lo Faites abonner vos parents et amis à l'ECHO. NOTES LOCALES Dans le rapport des funérailles de M.Louis Casaubon, publié dans notre dernier numéro, le linotypiste nous + fait omettre le nom de l'aîné de ses fils: Henri.Les fils de M.André Carufel ont pressé, avec une presse Internationale, le 12 décembre dernier, 308 balles de foin.C\u2019est un record difficile à battre.Nos félicitations.Melle Adrienne Lebeau dans sa fa- mille pour les vacances de Noël et du Jour de l\u2019An.Mademoiselle Lucinda Ladouceur est en ce moment aux Chutes Shawinigan.Elle se récrééra durant cette quinzuine chez sa soeur Mme Prous- seau et plusieurs autres amies.M.Moïse St-Antoine est complètement rétabli d\u2019une grave maladie.Melles Rosa et Irène Philibert de TL Epiphanie ont passées un mois chez M.Azarias Gagnon.Du $ au 10 décembre, le révérend Père J.Bacon, de l'Ordre de Saint- Dominique, était à Saint-Justin, pour vy faire la visite canonique de la con- rrérie du T.S.Rosaire, établie en cet- tv paroisse pendant l\u2019'unnée 1883.Dans deux solides instructions il a exposé les deux sujets suivants: Pourquoi réciter le rosaire\u201d Comment le réciter?L passage du Père Bacon au milieu de nons donnera cerrninement un noû- vel essor à cette belle et populaire dévotion du rosaire.M.l'abbé Jos Gélinas, préfet des é- tudés au Séminaire des Trois-Rivières, étuit en visite au presbytère en même temps que le Père Bacon.Baptêmes.\u2014 Le 13 décembre, Char- les-Denis, fils d\u2019Anselme Lajoie et de Aurore Trotochaud.Parrain: George Lajoie: Marraine: Adrienne Troto- vhaud, oncle et tante de l'enfant.\u2014- Le 16, Joseph-Bertrand-Réal, fils de Wellie Carufel et de Marie-Louise Villeneuve.Parrain: Joseph St-Cyr; marraine: Délina Carufel.M.W.-H.Gagné a fait, la semaine dernière, l'audition des livres de notre Conseil municipal.AM.Raphaél et P.-O.Paquette sont allés passés la fête de Noël chez leurs parents 4 Montréal.M.Joseph Laurent (fils de Frédéric) a été nommé marguillier en remplace- nent de M.André Lafrenière sortant di charge.Au commencement du mois dernier un incendie a détruit les bâtiments de M.Télesphore Frappier.Tout por- le à croire que cet incendie est dû à une main criminelle, car les voisins avuient éteint, le soir précédent, un commencement d'incendie dans la même bâtisse.Notre paisible paroisse a failli être le théatre d\u2019un meurtre horrible il v a une quinzaine de jours.Henri Marchand, âgé de 27 ans, fils de M.Anselme Marchand, dans une crise de folie furieuse, s\u2019est mis à frapper sa belle- mère avec une chaise et avec des pinces en fer, et sans la prompte intervention des voising, Mme Marchand aurait certainement succombée sous ia violence des coups.Elle fut relevée presque sans connaissance et baignant duns son sang.Henri, l\u2019auteur de lu tragédie a été interné à Jl'Asile tr Benuport, quelques jours après cet attentat.Mine Marchand, quoique bien souffrante encore, prend un peu de mieux.Nos commissaires d'écoles, sous la présidence de M.le Dr Coulombe, ainsi que notre curé, M.Lelaidier, et M.Caron ont fait l'examen des classes du Couvent la sémaine dernière.Mme C.-A.Pichette de Limoilou est venue passer les fêtes chez son père M.Arthur Lafrenière.M.Wilfrid Parent, de Wotton, était de passage à St-Justin ces jours derniers.Mme Damien Allard, de Lachine, est venue passer les fêtes du jour de l\u2019An L\u2019'ECHO Le SAINt-J est accompagnée de ses fillettes Fleur- Ange et Laurette-Cemma ainsi que de son garçon Lucien.M.Ludger Hubert, de Springtield, Mass., de passage a Saint-Justin chez son père M.Amable Hubert à l'occasion des fêtes du Jour de l\u2019an.ST-CHARLES MANDEVILLE Baptémes.\u2014 Joseph-Zéphirin-Rosai- re, enfant de Zotique Baril et de Alex- andrina Plante.Parrain et marraine M.et Mme Zéphirin Bergeron.Décès.\u2014 Le 6 décembre est décédé Joseph St-Jean, fils de Joseph St-Jean.Ce jeune homme est mort des suites d\u2019un accident survenu au chantier.Le service et la sépulture eurent lieu le 9, au milieu d\u2019une assistance considérable venue lui rendre un dernier té- ;moignage d'estime.| On nous apprend que M.Joseph AI- lard, natif de cette paroisse et établi à Ste-Rose-du-Lac, Manitoba, depuis plusieurs années, est décédé le 13 dé- | cembre dernier.M.Allard était venu revoir sa place natale il y a 4 ans, | était accompagné de son fils ainé.Il avait manifesté le désir de revenir |y finir ses jours, mais le bon Dieu en a décidé autrement.Il laisse pour pleu- jrer sa perte: son épouse et deux fils.MONTREAL M.et Mme Emile Duchesnay sont \u2018allés passer la fête de Noël à St-Thi- ! mothée.| M.et Mme W.-L.Gagné sont allés à St-Justin dimanche le 23 décembre.| M.Wilfrid Duchesnay est allé à ;Québec la semaine dernière.La messe de minuit à St-Louis de France a été très solennelle cette année.La chorale avait préparé un magnifique programme musical, elle \u2018à exécutée la messe pontificale de Th.Dubois.Le \u201cMinuit Chrétien\u201d fut chanté par notre baryton Joseph Saucier, qui chanta aussi \u201cNoël\u201d de Boéllmans.Mgr J.-A.Bélanger curé, qui officiait, assisté des abbés Poirier et Chabot comme diacre et sous-diacre.A la messe de l\u2019aurore la chorale chanta \u201cles vieux Noëls\u201d toujours si intéressants à entendre.Le même prograln- me fut répété à la messe du jour.Le jour de Noël au soir le lieutenant J-O.Gagnon conviait quelques parents et amis à sa belle résidence de Tétreaultville.On s\u2019amnsa avec beau- Ponton, Brien, Henri Duchesnay, Wilfrid Duchesnay, Léo Gagnon, Eddy Pa.gquette.A minuit un succulent réveillon fut servi aux convives.Tous se sont séparés aux petites heures emportant un bon souvenir de cette sai- rée.M.Damien Allard, de Lachine, est à se faire construire une jolie maison à deux logements au coût de 37,000.- MASKINONGE ! Melle C.-Alice Bernier nous est revenue très enchanté de sa promenade à Québec où elle a passé trois semaines.Elle était l\u2019invitée de M.et Mme Do- nat Dionne, qui demeurent attuelle- ment à Limoilou, Québec, ST Melle Anne-Marie Bernier a été passé quelques jours a Ste-Ursule chez son oncle M.Edouard Bernier.M.et Mme Alpide Lebeau ont le plaisir de faire part à leurs parents et amis de la naissance d\u2019un fils baptisé le 18, sous les noms de Joseph-Gérard- Viateur.Parrain et marraine M.Chs- Eugène et Melle Gertrude, frère et sœur de l\u2019enfant.Porteuse, Mme Darius Lebeau.* Ces jours derniers avait lieu à l\u2019occasion de la Ste-Catherine, une jolié soirée chez M.Prime Gervais.Il y eut chant, musique et autres amusements.Etaient présents: Melles Rose-Alma et Antoinette Dauphinais, Alma Gervais, Adora et Cécile Lemyre, Yvonne ot Marie-Rose Lajoie, Jeannette Champagne, Léa et Bertha Marchand, Yvonns Croisetiére, Amanda Ayotte, Alphon- sine L.essard, MM.Arthur Gervais, De- is Bernier, Edouard Baril, Arthur Bru- neau, Célestin Gervais, Angelbert Gra- chez son père M.Louis Brissette.Ellc vel, Aimé Lacombe, Prime Lajoie, £- coup d\u2019entrain, il y eut chant par M Lato, \u20ac VANVIER 1964.douard Wolfe, Joseph Croisetière, A- zarias Lupien, Arthur-Moïse St-Antoine, M.et Mme Armand ainsi que leur fillette Léona, Mme Vve Joseph Croi- setière, Roméo Lajoie, M.et Mme O- vide Saucier, M.et-Mme Prime Ger vais, Napoléon Lessard, Honorius \u2018Trempe, M.et Mme Arthur Champagne, Eugène Ayvotte, Albert Lemyre, M.et Mme Rosarien Croisetière, Jules Saucier, Bernardin et Antonin Le- beau, René Gaucher, Odion Bastien, M.et Mme Onésime Gervais.Tous s\u2019'amusérent avec beaucoup de gaieté et c'est à une heure avancée que tous se séparèrént emportant le meilleur souvenir de cette charmante soirée.Le 8 décembre dernier une première messe était dite dans notre nouveau couvent.Elle fut chantée par son fondateur Monsieur le Chanoine Béland, curé.Mademoiselle M.-Louise Picotte des Trois-Rivières était en promenade chér sa soeur Mme Hormisdas Bastien à l\u2019occasion de la fête de l\u2019Immaculée- Conception.Melle Obéline Bastien a passé quelques.jours à Louiseville chez des parents., Melle Anna S.de Carufel, de St-Sé- vère ainsi que M.Victorin Caron, de Barraute, Abitibi et M.Arthur Panneton, d\u2019Yamachiche.étaient en visite chez M.Napoléon S.de Carufel, ia semaine denière.Melie Florentine Trudel nous est re- enue enchantée d'une prômenade d'un mois à Montréal.M.Julien Sicard E.E.M.est dans sa famille à l\u2019occasion des fêtes de Noël et du jour de l'an.M.Emile Bourget de Montréal es! venu passer la fête de Noël chez son amie Melle Obéline Bastien.Melle Annette Paquin est revenue d\u2019une promenade de quinze jours à Trois-Rivières.\u2018M.Robert Paquin arrivé du Nord- Ouest il y a quelques semaines, nous a quittés de nouveau pour aller rejoindre son frère Maurice aux Etats-Unis.nous lui souhaitons un bon et fructueux voyage.\u2018 Dimancne dernier\u2019M.Alpide Lebeati a été élu marguillier en remplacement\u2018 de M.Arthur Bastien sortant de char ge.Nos félicitations.LOUISEVILLE M.et Mme Armand Cayer ont l\u2019honneur de faire part à leurs parents e\u2019 amis de la naissance d\u2019un fils baptisc sous les homs de Joseph-Edouerd-Jean- Bélair.Parrdin, M.Edonard Lachance de St-Jean d\u2019Iberÿille ; marraine, Mlle Irëne Gravel, de Maskinongé.Naissance.\u2014 Le 8 décembre, Jo seph-Charles-Germain, fils: d\u2019Omer Le febvre et de Florence Lacerte.Par rain et marraine M.et Mme CE Gauthier.oncle et tante de l\u2019enfant.Etaient de passage ces jours der niers chez M.Arthur Lacerte, M.e! Mme Adrien Lefebvre \u2018ainsi que M.et Mme Adélard Fisette, de St-Justin.ST-BARTHELEMI Les Fêtes!.La vie reprend dans notre village et l'hiver arrivant pou: de hon, nous\u2019 apporte un regain, de mouvement.Nos malades se ravigo tent, et ceux qui inspiraient des crain tes sont en bonne voie de guérison.Naissances.\u2014 Le 27 nov.Clémenti ne-Bugénic-Gertrude, file de M.Wil t Mme Eugénie Sémper.\u2014 Le 2 décembre, -Marie-Anna-Al bertine, fille de M.Fortunat F'afard.Parrain et marraine M: et Mme Char les Fafard.\u2014 Le 8, Marie-Marguerite-Monique fille de M.Alfred Turcotte.Parrain et marraine M.Omer Turcotte et Melle Cécile Turcotte.\u2014 Le 9, Marie-Thérése-Francoise.fille de M.Antonio Lincourt.Parrain et marraine M.et Mme Philippe Le beau.oo .\u2014 Le 16, Marie-Anita-Béatrice-Adri- enne, fille de Wilfrid Brulé.Parrain; frid Semper.Parrain et marraine Met marraine M.et Mme Adélard Bru- lé.Sépultures.\u2014 Le 30 nov.Madame Alma L'Heureux, épouse de M.Aldor Vincent, décédée à l\u2019âge de 47 ans.\u2014 Le 3 décembre, Antonio Morand, fils de M.Joseph Morand, décédé à l\u2019âge de 17 ans.Le défunt était finissant au Collège de Berthier.Ses confrères étaient présents aux funérailles.\u2014 Le 3 décembre, Marie-Florence, fille de M.Japhète Bélisle, décédée à l\u2019âge de trois mois.\u2014 Le 14, Madame Yvonne Vilandré, \u2018épouse de M.Alcide Pegreault, décédée à l'âge de 21 ans.\u2014 Le 18, Melle Cécile Dupuis, fille de M.Harry Dupuis, décédée à l'âge de 11 ans.M.Louis Roy est parti pour Montréal où il assistera au mariage de sa file, Melle Mariette Roy.M.Ubald Villeneuve, Chef de Police de Montréal-Nord.ainsi que sa famille ont passé la fête de Noël chez M.Damien Mercure.Madame Eugène Landry et ses enfants sont en voyage à Woonsocket où ils visiteront leurs parents.SOYONS PATRIOTES \u2018Chaque dollar que nous dépensons en dehors de notre province pour acheter un article que nous pouvons nous procurer chez nous, est une perte sérieuse pour nos ouvriers de notre belle province de Québec, et, peut-être une arme dangereuse contre nos frères Canadiens-francçais de \u201clà-bas\u201d.On annonce le prochain mariage da Melle Marie-Irène Gervais avec M.Emile Denis, de Berthier.M.Louis Sylvestre, M.V., a vendu sa propriété à M.Ubald Lincourt.JOLIETTE M.et Mme Arthur Hérard, née Antoinette Duchesnay.ont l'honneur de faire part à leurs parents et amis de la naissance d'un fils baptisé Joseph-Ro- bert-Paul-Emile.Parrain et marraine, M.et Mme O.Duchesnay, de St-Justin, grand-parents de l\u2019enfant ; porteuse, Mme Ratelle, de Joliette.STE-THECLE 11 y a quelque temps, M.Alphonse Béland, qui demeure dans notre village, a tué deux ours près de sa résidence.C\u2019est un fait assez rare dans vos villages de campagne.UNE BONNE FAÇON DE S\u2019Y PRENDRE A l'heure du dîner un écolier entre dans unc épicerie et dit au commis: \u201cVoulez-vous prendre cette commande: dix livres de sucre à six sous; 11 livres de café à 25 sous; 8 livres de thé à 30 sous.Faites l\u2019addition.Combien est-ce ?\u201d Le commis répond \u2018\u201c$5.75\u201d \u201cPtes-vous sir?\u2019 demande le petit bonhomme.\u201cBien entendu, j'en suis sûr.\u201d L\u2019écolier le remercie et dit: \u201cC\u2019est ma lecon d\u2019arithmétique pour demain.\u201d A TOUS NOS ABONNES Nous prions chacun de nos abonnés de vouloir bien vérifier sur la petite bande-adresse du présent numéro s\u2019il est en règle avec l\u2019administration du journal.L'abonnement est strictement payable d'avance.Il est de 0.50 par an au Canada, 0.60 aux Etats-Unis et 0.85 en Europe.\u201c Ce montant représente pour chaque abonné une somme insignifiante et multiplié par des milliers de fois, cha- tun comprendra qu'il correspond pour nous à un montant considérable et sur lequel nous devons compter.Nous espérons bien qu'aucun ne refusera cet encouragement à l'œuvre que nous poursuivons et que nous recevrons une remise par le PROCHAIN COURRIER.; Te Te Sen A TR ede rat, wo SpE ET 2% hen Pike ré SE Li ge CE pus Toms ERE hein poi SES vt wy rR Sf ae RES Lara\u201d rene ES vo re TEAL aS Cr ES «a eva SR ES Le que Eos \u20ac RAGE TR TETE PCT mas a spé aie cor CT ae rt DA PRET IN ke AE § qe 1e ¥ ) ; | i à = RIL dls ace 16 L'ECHO DE SAINT-JUST!N, 2 JANVIER 1924, L'ABBE LUC AUBRY (suite de la première page) tée des fidèles! Quelqu'un l\u2019a dit: un texte sacré porte avec lui son rayon Ge soleil et sa goutte de rosée.Tout l'évangile et rien que l\u2019évangile, at mait à répéter Benoît XV.On peut affirmer sans témérité que M.Aubry fut un précurseur de la dévotion au Sacré-Cœur, qu'il propageait avec ardeur dans sa paroisse.Chaque mois, un bisa d'honneur était mis à l'affiche \"portant les noms des personnes généreuses qui s'engageaient, pendant une journée de leur choix, à faire toutes leurs actions en l'honneur du Cœur de Jésus.Il avait, de plus, é- bli la coutume de célébrer chaque année d\u2019une manière grandiose la fête du Sacré-Cœur.C\u2019était grande solennité à St-Léon, ce jour-là.Les cœurs avaient été préparés d'avance, l'église parcissiale richement décorée, et l\u2019on déployait toute la pompe du culte.Aussi, une foule nombreuse envahissait l\u2019église, et plusieurs venaient méme des paroisses voisines pour assister à cette pieuse cérémonie.Pes prières ferventes, des amendes honorables montaient vers le Cœur de notre Divin Sauveur qui, en retour, répandait avec abondance sa grâce dans les A- mes.Nous avons sous les yeux un sermon prononcé à cette occasion par le lcuré lui-même, dans lequel il rappelle la grande bonté du Cœur de Jésus pour les hommes et l'amour que les chrétiens doivent lui témoigner.Le 5 février 1880 est un jour mémorable dans la vie de M.Aubry, parce qu'il rappelle les fêtes inoubliables de son jubilé sacerdotal.(5) Sur les cinquante années de sacerdoce que compte ce noble vieillard, quarante ont été dépensées avec zèle dans la paroisse de St-Léon.C\u2019est pourquoi les cœurs sont dans la joie, et St-Léon fête avec grand enthousiasme son pasteur bien- aimé et vénéré.Des laïques distingués, un clergé nombreux accouru des diocèses étrangers viennent se joindre aux Paroissiens pour ce témoignage d\u2019estime et de profond respect.Le chef du diocèse préside cette joyeuse fête.A la fin de la messe chantée par le vénérable jubilaire, Mgr Lafièche monte en chaire, et, avec son éloquence persuasive, captivante, il rappelle le caractère sacré du prêtre, sa mission évangélique sur la terre et le respect dont les fidèles doivent l'entourer.Sa Grandeur loue le dévouement et les vertus apostoliques de ce vétéran du sacerdoce parvenu à son cinquantième anniversaire de prétrise.Dans une magnifique adresse, les paroissiens expriment leurs sentiments de joie, leur affection et leur vive reconnaissance.Des hommages viennent des Ursulines des Trois-Rivières et jusque de l'Ile Verte, son ancienne cure.Ses anciens vicaires qui l\u2019ont connu intimement, lui disent: \u201cNous avons \u201ctrouvé en vous un père plein d\u2019affec- \u201ction, un conseiller aussi prudent qu\u2019é- \u201cclairé, un modèle de toutes les ver- \u2018tus, un saint prêtre.\u201d Dans le compte rendu de cette journée, un journal de l'époque pouvait &- crire, le lendemain: \u2018La fête des no- \u201cces d\u2019or de M.Aubry, à St-Léon, a \u201cété la plus brillante manifestation de \u201csympathie en faveur du curé et du \u201cclergé que l\u2019on ait jamais vue dans \u201cle diocèse.\u201d M.Aubry avait 76 ans.Au milieu des réjouissances de ce bel anniversaire, il ne pouvait pas, comme il le disait, s'empêcher de songer à la fin prochaine de son voyage ici-bas.Le terme de sa carrière approchait.En effet, sa mauvaise santé le force, en 1883, à abandonner le saint ministère.M.l'abbé J.-N.Tessier est son successeur.Au mois de septembre de l'année suivante, il quitte bien à regret ses chers parolssiens qu\u2019il ne doit plus re voir, pour lesquels il a dépensé si généreusement la moitié de sa vie et s\u2019en va demeurer à Montréal dans sa famille, se préparant à la mort dans la solitude et le recueillement.Il est décédé le 27 avril 1886, chargé d'années et de mérites.Quelques jours après, la paroisse de St-Léon rappelle dignement sa mémoire, à l'occasion d\u2019un service solennel chanté par un de ses neveux, M.Max.Tassé, curé de Longueil.,Ç Devant une assistance très considérable, Mgr Lafléche retrace, dans une allocution touchantd, les éminentes vertus du vénérable disparu, et fait un bel éloge des sentiments d'affection et de vénération que les paroissiens n'ont cessé de lui témoigner.Un nortrait du défunt surmonte le catafalque avec cette inscription: \u2018transit benefaciendo.\u201d En deux mots, c'était le résumé de la vie de ce digne prêtre, qui a passé partout en faisant le bien et en répandant le parfum divin des vertus évangéliques.Alide Boucher, ptre.(5) Comme on le sait, ses deux frères ont fêté leurs noces d'or.Un de leurs oncles avait eu cet honneur.LE PAIN BENIT Le pain bénit dont les anciens se souviennent encore, avait été institué pour rappeler les agapes fraternelles de la primitive Eglise.M fut apporté au Canada par nos ancêtres venus de France.Mais l\u2019usage du pain bénit n\u2019était pas toujours sans inconvénients, mé- me chez nos dévots aïeux: la faiblesse humaine est si grande! Dès le XVIIe siècle, d\u2019après le Journal des Jésuites, il y eut des difficultés au sujot du pain bénit à l\u2019église.Les gouverneurs avaient parfois des exigences incompatibles avec la gravité du culte.Le gouverneur d\u2019Argen- son, par exemple, se faisait un honneur de rendre le pain bénit les jours de grandes fêtes, et pour rendre cette action plus remarquable et plus solennelle, il se permettait de faire apporter son pain bénit à l'église pendant la messe et au son des fifres et du tambour.Et combien d\u2019autres prétentions, combien d'autres variétés se manifestèrent à l\u2019occasion du pain bénit! Et les susceptibilités, et les jalousies! A certains jours même, il y eut procès à cause du pain bénit.Sait-on que notre région eut son scandale de pain bénit?La paroisse Saint-Antoine de la Ri- vière-du-Loup avait été érigée en 1722, par le roi de France; la même paroisse fut divisée en deux, sous le nom de Saint-Antoine et de Saint-Léon-le- Grand, en 1800, par l\u2019évêque de Québec.Vers 1805, M.Lavergne, qui appartenait à la nouvelle paroisse, refusa de fournir le pain bénit, comme c'était l'usage.M.le Curé Bertrand le poursuivit devant la Cour du Banc du Roi, aux Trois-Rivières, et gagna sa cause.M.Lavergne se pourvut en appel, et l\u2019emporta en définitive sur son curé, grâce à l'intervention du procureur général.Le dit procureur, invoquant des lois qui venaient d'Henri VIII et d\u2019Elisabeth, prétendit que la paroisse St- Léon n'avait pas alors d'existence légale.Pourtant la conquête du Canada par l\u2019Angleterre assurait aux catholiques le libre exercice de leur religion.On devine assez pourquoi M.Bertrand ne crut pas devoir céder en cette affaire.Au fond du procès, il y avait un principe grave à maintenir.De son côté M.Lavergne avait malheureusement oublié son devoir de catholique en cette circonstance.Les empiète- ments de l\u2019Angleterre sur les pouvoirs spirituels de l\u2019évêque de Québec et de son clergé étaient déjà si redoutables, qu'un catholique devait éviter soilgneu- sement tout ce qui pouvait favoriser le fanatisme sans cesse à l'affût.Et l'on voit que ce pain bénit pouvait devenir l\u2019occasion de grandes affaires.L'usage du pain bénit dans nos églises est disparu depuis quarante-cinq ou cinuante ans, je crois bien, peut- être depuis plus longtemps.Cependant il y a quarante ans, dans la vieille église de Louiseville, on distribuait encore le pain bénit le dimanche.Il est vrai que le vénérable Mgr Boucher était presque d\u2019un autre siècle, et qu'il devait tenir plus que d'autres à cette tradition.Une remarque pour finir.Au temps du pain bénit, nos gens se servaient de l\u2019expression: \u2018\u2018passer le château au voisin, pour le dimanche suivant.\u201d Ceux qui travaillent à l\u2019amélioration de notre langue ont dit qu\u2019il fallait mettre le mot chanteau à la place du mot château.Nos anciens aimeront peut-être à savoir que dans le Journal des Jésuites, à la date de 1645, on tronve les mots qui suivent: \u201cM.le gouverneur eut le château pour le faire dimanche d'aprés\u201d.Ce qui prouve une fois de plus que nos vieux mots nous viennent généralement de France en droite ligne.Pierre Lavérendrye.Le Poste de Yale (YALETOWN) Le major Georges-H.Yale de Rivière- du-Loup achète de Samuel Gerrard seigneur de Carufel et Lanaudière, en 1856, un terrain sur les bords de la Rivière Maskinongé, près d\u2019un rapide, portant aujourd\u2019hui les nos 1, 2, 3, de la Réserve Atkinson, alors de St-Didace.Il y construisit une tannerie.Cette bâtisse construite en forme d'\u2019équerre avait 120 pieds de long par 40 de large, dont une partie avait deux étages et l\u2019autre trois.Il y avait une bâtisse pour les bouilloires située dans l'île formée par la Rivière Maskinongé.Il y avait aussi une bâtisse servant de séchoir, un moulin pour moudre l\u2019écorce de pruche pour en faire le tannin, un moulin à scie et moulin à farine.Yale pour avoir la force motrice voulue, avait fait construire une chaussée.Il se fit à cet endroit un poste comprenant quatorze maisons habitées par les employés, désigné sous le nom de Yale- town.Un chemin fut ouvert, en 1856, pour communiquer à cet endroit, partant du chemin du Roi, de Sainte-Louise, en Sainte-Ursule; il fallut aussi jeter un pont sur la Rivière Maskinongé.Le terrain pour ce chemin fut donné a Yale par Guy Hibbard.Ces propriétés furent vendues par Yale, en 1873, à la société F.Shaw & Bros, tanneurs de Montréal.Ces derniers vendirent à la compagnie Dono- an & Moran, manufacturiers de cuir, de Montréal.La tannerie brûla, en 1876.Georges H.Yale racheta le tout et construisit la tannerie.Finalement ce dernier vendit ses intérêts, en 1882, à un nommé Marceau.En 1884, la Banque Ville-Ma- rie prend les propriétés pour sauvegarder ses intérêts.Elle continue les opérations jusqu\u2019au premier mars 1888, où elle vend à John Heenan, au prix de $8500.00.| Ce dernier continua les opérations quelques mois et disparut sans donner le ses nouvelles.Tout travail cessa en l\u2019année 1888.Finalement les liquidateurs de la Banque Ville-Marie vendent le 3 février 1900, à Edouard Caron de Lonui- seville.Ce dernier vendit la propriété en 1900, à Charles Caron.Charles Caron, de Louiseville, fait une vente à réméré, en 1900, à Mathias Roch.Ce dernier rétrocède les pro- Taree du Poste de Yale, le 15 août 906.| La chute du Poste de Yale est la propriété des Lefebvre qui sont propriétaires de tout le lit de la Rivière Maskinongé.Cette chute a une hauteur de trente pieds.Elle peut fournir une force de 3050 H.P.d\u2019après un relevé de l'ingénieur Donat Laperrière, de Montréal.Le 23 août 1908, Charles Caron vend à Clovis Caron, Régistrateur de Loui- seville, qui détient encore ces propriétés.Ce dernier, ,vendit toutes les bâtisses, il y a quelques années.Il y avait & ce poste une population de 150 âmes.Cette tannerie produisait 20,000 côtés de cuir à semelles par année.L'été toute la production de cuir était descendue, en voitures, à Rivière- du-Loup, soit une distance de 15 milles, pour chargement par bateau à vapeur.L'hiver, le cuir était monté à Montréal, les charretiers faisaient trois voyages par semaine.Cette tannerie fut la deuxième du genre.La première était celle des frères Casimir et Calixte Galibert, de Montréal, qui furent les pionniers de l'industrie du tannage au Canada.Leur première maison qu\u2019ils fondèrent à Montréal, rue St-Paul, date de 1855.Yaletown se trouvait à neuf milles du village de Ste-Ursule, sur le côté sud-ouest de la Rivière Maskinongé.Ce poste était situé à trois milles plus haut que la chute de Sainte-Ursu- le.Cet endroit eut ses années de prospérité.C'était un village assez bien organisé.Un bureau de poste fut établi.Il y avait un magasin, une école fut ouverte dont la bâtisse servait aussi au culte religieux.MM.J.-Arsène Mayrand, curé de Ste-Ursule et F.Turgeon, curé de Saint-Didace venaient desservir Yaletown, de temps en temps.Le ler avril 1882, une requête fut présentée à Mgr L.-F.Lafièche, évêque des Trois-Rivières, demandant l'annexion à Ste-Ursule de la concession Réserve Atkinson, numéros 72 à 100, de St-Justin et du premier rang de Lanau- tlière, de St-Didace, numéros 1 à 20.L'Evêque par décret du 21 avril 1882 acquiesça à la demande des signataires.La proclamation est en date du 14 novembre 1882, sous l\u2019Honorable Théodore Robitaille, Lieutenant-Gou- verneur de Québec.Cet endroit à tout perdu de son ancienne célébrité.Charles Drisard.LA VIEILLESSE ET L'ENFANCE De tous les contrastes, le plus grave et le plus gracieux, c\u2019est celui que présente l'enfance à côté de la vietilesse: l\u2019une porte la vue en avant, l\u2019autre ne regarde plus qu\u2019en arrière; l\u2019enfance rappelle à la vieillesse ce qu\u2019elle fut, la vieillesse montre à l\u2019enfance ce qu\u2019elle deviendra peut-être.De ce rapport naît une sorte de sympathie qui rapproche la vieillesse et l'enfance.Il est rare qu\u2019elles ne se plaisent pas l\u2019une avec l\u2019autre.Presque toujours les enfants recherchent les vieillards, et les vieillards trouvent toujours du plaisir à attirer à eux les enfants.Il y a dans cet attrait réciproque, quelque chose qui atteste la prévoyante sagesse de la Providence; car la vieillesse languissante a besoin de se réchauffer au doux foyer de l\u2019enfance, et l\u2019enfance, simple et novice, a besoin d'être éclairée et guidée par l'expérience de la vieillesse.Lorsque le temps a exercé sur l\u2019homme ses ravages, lorsque tout lui échappe: force, activité, santé, que lui resterait-il pour charmer les derniers jours de son existence et pour y répandre encore quelque douceur, si Dieu n\u2019avait mis dans nos cœurs un sentiment de respect et de déférence pour les cheveux blancs?DE JUSSIEU."]
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