L'écho de Saint-Justin, 1 novembre 1928, jeudi 15 novembre 1928
[" PEt REISE CO RET XT EEE Vol.VII, Saint-Justin, 15 .novembre 1928.Rédigé en Collaboration.LE POSTE DE YALE (YALETOWN) Le major Georges-Henry Yale de Rivière-du-Loup achète de Samuel Gerrard, seigneur de Carufel et La- naudière, ¢n 1856, un terrain sur les bords de la Rivière Maskinongé, près d\u2019un rapide portant aujourd\u2019hui les nos 1, 2, 3, de lu Réserve Atkinson, a- à lors de St-Didace.Il y construisit une tannerie.Cette bâtisse avait 120 pieds de long par 40 de large.Il y avait une bâtisse pour les bouilloires située dang l'ile formée par la Rivière Maskinongé, 1] y avait aussi une bâtisse servant de séchoir, un moulin pour moudre lJ\u2019écorce de pruche pour en faire le tannin, un moulin à scie et à farine.Yale pour avoir la force motrice voulue, avait fait construire une chaussée.Il se fit à cet endroit un groupement de maisons habitées par les emyloyés, qui fut désigné dans la suite sous le nom de Yaletown.Un chemin fut ouvert, en 1856, pour communiquer à cet endroit, partant du chemin du Roi, de Sainte-Louise, en Sainte-Ursule; il fallut aussi jeter un pont sur la Rivière Maskinongé.Le terrain pour ce chemin fut donné i Yale par Guy Hibbard.Ces propriétés furent vendues par Yale, en 1873, a la société F, Shaw & Bros, tanneurs de Montréal.Ces derniers vendirent à la compagnie Dono- an & Moran, manufacturiers de cuir, de Montréal.Lau tannerie brûla, en 1876.Georges H.Yale racheta le tout et construisit la tannerie.Finalement ce dernier vendit ses intérêts, en 1852, à un nommé Marceau.En 1884, la Banque Vil- le-Marie prend les propriétés pour sauvegarder ses intérêts, Elle continue les opérations jusqu'au premier mars 1888, ou elle vend & Jonh Hee- nan, au prix de $8,500.00.Ce dernier continua les opérations quelques mois et disparut sans donner de ses nouvelles.Tout travail cessa en l\u2019année 1888.La Banque Ville-Marie prit les propriétés pour sauvegarder ses intérêts.Finalement les liquidateurs de la Banque Ville-Marie vendent le 3 février 1900, à Edouard Caron, de Lou- seville, Ce dernier vendit la propriété en 1900.à Charles Caron, Charles Caron.de Louiseville, fait une vente à réméré, en 1900, à Mathi- us Roch.Ce dernier rétrocède les propriétés du poste de Yale, le 15 avût 1905.La chute du Poste de Yale est la propriété de la Shawinigan Water & .6.Cette gravure nous a été gracieusement fournie par M.Clovis Caron, r gistrateur de Louiseville et d'après un cliché de M.M-M.Côté, photographe, de Louiseville.Power qui est propriétaire de tout le lit de la Rivière Muskinongé.Cette chute a une hauteur de trente pieds, lle peut fournir une force motrice de 3050 C.V., d\u2019après un relevé de l'ingénieur Donat Laperrière, de Montréal.Le 23 août 190$, Charles Caron vend à Clovis Caron, Régistrateur de Loui- seville, qui détient encore ces propriétés.Ce dernier vendit toutes les bâtisses, il y a quelques années.Il y avait à ce poste une population de 150 âmes, Cette tannerie produisait 20,000 côtés de cuir à semelles par année.L'été toute la production de cuir était descendue, en voitures, à Rivière-du-Loup, soit une distance de 15 milles, pour chargement par bateau à vapeur.L'hiver, le cuir était monté à Montréal, les charretiers faisaient trois voyages par semaine.Cette tannerie fut la deuxième du genre.La première était celle des frères Casimir et Calixte Galibert, de Montréal, qui furent les pionniers de l'industrie du tannage au Canada.Leur première niaïison qu'ils fondèrent à Montréal, rue St-Paul, date de 1855.Yaletown se trouvait à neuf milles du village de Ste-Ursule, sur le côté sud-ouest de la Rivière Muskinongé.Ce poste était situé à trois milles plus haut que la chute de Sainte-Ur- sule.Cet endroit eut ses années de prospérité.C\u2019était un village assez bien organisé.Un bureau de poste fut établi.ll y avait un magasin, une école fut ouverte dont la bâtisse servait aussi au culte religieux.MM.J.-Ar- sène Mayrand, curé de Ste-Ursule et F, Turgvon, curé de Saint-Didace venaient desservir Yaletown, de temps en temps.Le ler avril 1882 une requête fut présentée à Mgr L.-F.Lafièche, évè- que des Trois-Rivières, demandant l'annexion à Ste-Ursule de la concession Réserve Atkinson, numéros 72 à 100, de St-Justin et du premier rang de Lanaudière, de St-Didace, numéros 1 à 20.L'Evêque par décret du 21 avril 1882 acquiesça à la demande des signataires.La proclamation est en date du 14 novembre 1882, sous I'Honorable Théodore Robitaille, Lieute- nant-Gouverneur de Québec, Cet endroit a tout perdu de son ancienne célébrité.Charles DRISARD.LES RENTES | © SEIGNEURIALES I Le paiement des rentes seigneuriales que l\u2019on réclame chaque année dans nos campagnes est devenu le sujet pratique par excellence; aussi entend-on dans toutes les bouches de nos bons cultivateurs ce refrain lugubre: Eh bien, moi, je ne paye pas mes rentes cette année.Il me semble inutile de dire et surtout d'essayer de démontrer que les rentes seigneuriales ne sont pas payables; bien au contraire, je m\u2019empresse d'établir comme principe que chaque censitaire devrait se faire un devoir de payer sa rente seigneuriale à moins qu\u2019il ne préfère en faire le rachat.La raison principale pour laquelle chacun devrait observer strictement cette prescription de la loi, c\u2019est que si le fait de ne pas payer devient un principe établi dans nos campagnes, principe tout à fait erroné si vous le voulez, les Seigneurs ou leurs représentants prendront un moyen pour contraindre leurs censitaires à payer tout en ne les forçant pas individuellement.Déjà des pétitions ont été la Législature de la province de Québec à l'effet de faire abolir le paiement de ces rentes.Nos législateurs n'ont pas cru bon d\u2019en décider ainsi mais la question n'en restera pas là et l'avenir nous réserve certainement des surprises, La solution qui paraît la plus probable et la plus plausible, serait, croit- on, de demander aux législateurs d\u2019imposer aux municipalités de la province le rachat de ces rentes; c\u2019est-à-dire, que les municipalités seraient contraintes de payer aux seigneurs ou à leurs héritiers ou ayant cause le montant capital des rentes percevables dans chacune d\u2019elles, sauf à cette dernière à emprunter le montant suffisant pour ce faire et d\u2019amortir dans un délai déterminé, et capital et intérêt.Ce serait, à mon sens, ajouter un mal de plus aux maux dont souffre la classe agricole en cette Province, et pourquoi?lo.\u2014 Parce que les droits qu'ont actuellement les seigneurs de se faire payer sont préférables à ceux qu'a la corporation pour se faire payer ses taxes.20.\u2014 Parce qu'il existe suffisamment de municipalités dans la province qui sont endettées nour leur pleine valeur, étant donné lus temps et les conditions dans lesquels nous vivons.30.\u2014 Parce qu'en imposant aux municipalités le charge de payer les seigneurs, il faudrait nécessairement qu\u2019en retour la municipalité trouve le moyen de se faire rembourser par les censitaires et que dans ce cas elle ne pourrait le faire qu'à grands frais tant à cause des mutations de propriétés qui ont été faites qu\u2019à cause du fractionnement des immeubles sujets au paiement des dites rentes.De plus il existe certainement dans chaque municipalité des censitaires qui ont racheté leurs rentes et qui ne bénéficieraient pas des avantages de la nouvelle loi, si toutefois cette dite nouvelle loi pouvait présenter une amélioration au sort de notre classe agricole, ce que je ne crois pas.Il est un fait incontestable, c\u2019est que le seigneur a tous les droits de contraindre son censitaire à lui payer sa rente.Pourquoi ne le fait-il pas?Pourquoi nos législateurs seraient-ils pris d\u2019une plus grande compassion envers lui en forçant la municipalité d\u2019acheter sa créance, sauf à cette dernière de se faire payer quand elle pourra et faites à comme elle pourra?Ii serait fort avantageux si chaque cultivateur pouvait chaque fois qu\u2019ila une créance, disons une créance hypothécaire par exemple, à exercer contre quelqu\u2019un, s\u2019adresser à la municipalité où se trouve situé l'immeuble gagé ou hypothéqué et dire à cette dernière: payez moi et en retour je vous transporterai tous les droits que j'ai de me faire payer.L\u2019exemple soumis est évidemment un non sens, cependant il est parfaitement assimilable au cas des seigneurs qui demandent le paiement de leurs rentes et n\u2019obtiennent pas de répônse.En résumé et pour conclure, il serait opportun à mon sens que tous les cultivateurs de cette province aient l'opportunité de se prononcer avant qu'une question de pareille importance soit décidée par la législature de la province de Québec.Pourquoi chaque conseil municipal ne se ferait-il pas un devoir d\u2019étudier en détail cette question qui n\u2019est qu'à l'état de projet, il est vrai, mais qui peut devenir une loi avant que chaque conseil ne soit consulté; et alors, pourquoi ne pas adopter une résolution qui serait adressée à l\u2019Honorable Ministre des affaires municipales et au député de chaque comté demandant de ne pas adopter un pareil projet de loi avant que les conseils municipaux n\u2019aient eu l\u2019avantage d\u2019étudier la question sous toutes ses faces.C'est là, je crois, une question d'actualité pour la classe agricole a laquelle chaque cultivateur ne peut se désintéresser.J.-L.PAQUIN.Maire de Saint-Justin.Saint-Justin, 15 novembre 1928.La Voix des Bois Francs Nous avons l'honneur de présenter eujourd'hui, aux citoyens de Victoriaville, et à ceux des paroisses du district.\u201cLa Voix des Bois Francs\u201d, journal hebdomadaire, fondé duns l'intérêt de la ville, de la classe industrielle et agricole.Victoriaville a déjà eu \u201cL\u2019Echo\u201d; aujourd'hui, elle a \u201cLa Voix\u201d, qui se era entendre chaque semaine, pour aller porter dans les foyers, les nouvelles locales, dont se compose le menu du jour; redire l\u2019éclat des fêtes intimes et publiques, chanter sur les berceaux, pleurer sur les tombes; affirmer des droits, les revendiquer, au besoin; défendre les nobles causes, en faire valoir les avantages et la rortée: en un mot.\u2018\u201cLa Voix des Bois Francs\u201d sera le porte-parole de la ville et de nos belles paroisses environnantes.Convaincus comme nous le som- nies, que le journal™ocal a une véritable mission a remplir, nous ne reculerons pas non plus devant la tâche, parfois pénible, d\u2019aYoir à rappeler certains devoirs, de faire certaines remarques, dans l'intérêt de l\u2019ordre et du bien commun.Comme il est d'usage, à la naissance d\u2019un journal, de montrer ouvertement ses couleurs, nous croyons répondre au désir du public, en exposant, dès maintenant, les grandes lignes de notre programme.Nous déclarons d'abord franchement, que \u2018La Voix des Bois Francs\u201d est un organe absolument indépendant de tout parti politique ou municipal.Sa publication est née d'une initiative privée, qui a reçue l\u2019approbation des autorités, sans aucun engagement de notre part.Il n'existe qu'une entente entre nous et elles: celle que le journal s\u2019efforcera de rester toujours dans les bornes de la vérité, de se faire le propagateur et le défenseur de toutes les bonnes causes, et de travailler dans les meilleurs intérêts de tous.Cet engagement, nous entendons le respecter.Catholique et canadien dans l'âme, il ne faudra pas s\u2019en étonner, si nos écrits empruntent souvent à ces sentiments inspirateurs, le sujet de nos articles.Notre ambition est de doter la ville d\u2019un journal qui peut tomber dans la main du vieillard comme de l\u2019enfant, sans aucun danger pour les consciences, tout en restant un aliment de renseignements, mais surtout de principes instructifs et éducationnels.Pour arriver à remplir le cadre que vous nous sommes tracé, nous avons adopté certaines rubriques, qui nous guideront un peu dans notre travail de chaque semaine.D'une façon générale, nous nous é- Hoignerons des sentiers battus, et restés périlleux, de la grande politique.Nous laisserons cette besogne aux grands journaux, qui ont de l\u2019espace, et le moyen de le faire, pour ne nous occuper presque exclusivement des événements paroissiaux.Victoriaville, et les paroisses des Bois Francs, d\u2019abord.Cependant.un journal doit forcément se généraliser un peu.Voilà pourquoi, chaque semaine, sous la rubrique: \u201cLa Vie au Canada et à l'Etranger\u201d, on trouvera, en quelques lignes les grands événements qui se passent dans le monde.Nous aurons aussi une courte chronique religieuse.Quelques lignes pour la musique et les sports.On trouvera dans notre page féminine: \u201cL\u2019Heure Littéraire\u201d, une chro- rique due à la plume de Madame Marthe Lemaire-Duguay.d\u2019excellentes reproductions, des poésies de nos principaux poètes canadiens, un petit cours abrégé de cuisine, des recettes; à l'occasion, un mot de la mode; quelques traits d'histoire, des pensées choisies, des mots pour rire, etc.Cette page constituera une saine et instructive distraction, pour les heures de loisirs du dimanche.Nous ronsignerons aussi dans nos colonnes, les événements sociaux de chaque semaine, les réunions, les visiteurs, les voyageurs: en un mot, tout ce qui peut intéresser et unir les paroisses entre elles.Pour mieux arriver à ce dernier point, nous sommes a organiser un service de correspondants, dans tous les villages qui entourent notre ville, et particulièrement, ceux qui font affaire avec nous.Nous aurons aussi une attention spéciale pour nos morts, afin que la consignation des derniers devoirs envers les disparus, restent comme un pléux souvenir pour les familles éprouvées, Nos fêtes religieuses et patriotiques seront toujours largement commentées, et reproduites avec détails.C\u2019est le moyen pratique de les rendre de plus en plus populaires et aimées.Pour arriver a tout cela, une condition reste nécessaire: l'appui du public.Nous venons vous le demander bien sincèrement, au début de cette entreprise.Un journal, tout modeste qu'il soit, nécessite des frais considérables.Tous I'admettent.De notre côté, nous ne négligerons rien pour rendre notre journal intéressant.Travail, études, pas et démarches, vous sont assurés de notre part.Nous savons que vous ferez la vôtre, en vous abonnant, ou en achetant le journal, de nos distributeurs.\u201cLa Voix des Bois Francs\u201d a un autre but: stimuler un peu le commerce local, par l\u2019annonce.Le marchand comprendra vite que le journal local est le meilleur antide- te contre l\u2019envahissement encombrant du catalogue.Cet article de début ne (A suivre sur la dernière page.) Cds __LECHO DE SAINT-JUSTIN, RE - \u201c Nérée Beauchemin est notre \u201cplus grand poéte national Son enfance passée à Yamachiche et au Séminaire de Nicolet C\u2019est le 20 février 1850 que naissait à Yamachiche d\u2019une famille de souche nicolétaine.un enfant appelé à devenir notre grand poète régional et I'nne des plus pures gloires des lettrés c¢anadiénnes-francaise; nous vou- dons dire Nérée Beauchemin, que la jeunesse catholique couronnera dimanche prochain, lors d'une démonstration qui prendra un caractère unique dans nos annales.Avant de dire dans quelle mesure et avec combien de raison Nérée Beauchemin mérite le titre de poète régional, nous voudrions donner au- joürd'hui une brève biographie qui niontrera jusqua quel point Nérée Beauchemin est de \u2018chez-nous\u201d autant par sa longue carrière, toute passée en.notre région, que par ses origines de famille.Cela va de soi, que Nérée Beauche- min a passé son enfance dans sa petite: patrie, Yamachiche.C'est là que pour la première fois son âme a reçu l'empreinte ineffaçable de cette nature qu'il a si bien chantée depuis comme poète.C'est là également qu\u2019il a commencé à prendre conscience de la beauté intérieure des âmes et des choses, beauté unique dont son œu- vre sera toute baignée dans l'avenir.Cependant, sur l'enfance du poète, nous n\u2019avons d\u2019autres détails que ce qu\u2019il a bien Voulu nous laisser entendre dans ses vers.Car personne n\u2019ignore combien Nérée Beauchemin a crainte de livrer au grand public, tellement indifférent parfois, des souve-! nirs très chers qui constituent.si l'on peut dire la source cachée de son inspiration, si parfaitement réfléchie dans les deux recueils de poèmes qu'il a publiés.Si c\u2019est à Yamachiche que l'âme d\u2019enfant d\u2019un grand poète s'est im- la ; vaut sans doute par l'ancienneté de Propre aux humains, et c'est peut-étre la momie.| diénnes aux foyers où la maladie étendait son.emprise, a su apprendre que les sentiments de I'Ame et du -cœur humain méritent, plus que la nature même, d\u2019être chantés par le poète.C\u2019est ainsi que, presqu\u2019àÀ la veille de son couronnement apparaît à chacun de nous l'homme que nous devons considérer aujourd'hui comme notre plus grand poète régional et l'une des pures gloires des lettres canadiennes.Nous dirons demain les grandes lignes de la fête qui se déroulera dimanche prochain, à 3 heures, dans la grande salle de l'hôtel de ville, sous les auspices du Cercle Ozanam, à laquelle fête les plus éminentes person- ualités canadiennes et régionales ont bien voulu accepter de prendre part.Nous montrerons, en même temps jusqu\u2019à quel point ce programme fera comprendre à notre population toute la signification et la beauté nou seulement de l'œuvre, mais encore de la vie de Nérée Beauchemin, comme poète régional et catholique.(La Voix des Bois Francs) Retour de 'expédition McCraken DES MOMIES Les membres de l\u2019expédition Stoll- McCraken, de l'American Museum of Natural History, sont arrivés à Montréal par le Canadien National et après avoir passé une journée à Montréal sont repartis par le \u2018\u2019Washingtonian\u201d pour New-York, L'expédition rapporte avec elle la tête momifiée de ce que l'on croît ê- | PUIS-JE ETRE POETE La poésie, c\u2019est curieux, attire pres que tous ceux qui ont le désire d\u2019écrire des jolies choses, ou qui ont l\u2019ambition de se faire une renommée.On dirait que c'est bien vrai cette expression des temps antiques: Le poète est de la race des dieux, Pourtant, n\u2019est pas poète qui veut.11 faut le don.\u201cNascuntur poatae\u201d On naît poète, Il ne faut pas imiter les téméraires auteurs qui se laissent aller à lu tentation de faire des vers, sans en avoir reçu la vocation, Je conçois qu'il ne soit pas nécessaire de réaliser toujours la description de Victor Hugo.O poètes sacrés, échevelés, sublimes.: Tant d\u2019excentricité n\u2019entre pas nécessairement dans la vocation à la poésie.Un poète c\u2019est avant tout un artiste, très apte à saisir le beau dans les choses, à le réaliser dans les poèmes petits ou longs selon le degré d\u2019inspiration.La beauté qu\u2019il réalise, c'est la beauté intérieure surtout.Même lorsque ses vers portent sur la description de beautés extérieures, c\u2019est encore les vibrations qu'ils provoquent dans l'âme qui procurent le plug de cette émotion esthétique, but de la poésie.Aussi la poésie proprement dite est intérieure.Le poète n\u2019est pas un -philosophe, il ne raisonne pas, comme l\u2019ordinaire des humains, au moins dans ses poèmes.Le poète raisonneur est nécessairement froid.Victor Hugo, qu'on a dit le poète de la tête, n'a jamais été aussi poète que lorsqu'il s\u2019est laissé guider par son inspiration.Chaque fois qu'il a voulu faire des thèses, la froideur a recouvert ges poèmes.En poésie, c\u2019est l'âme qui doit parler à l'âme.Chez tout être humain, il y a un tre d\u2019un homme de l'âge de pierre et qui sans rivaliser de splendeur avec découverte de Tuthankhamen le! ! Dans une case des îles Aleuthien- ; nes l'expédition a trouvé quatre corps humains momifiés qui étaient vêtus prégnée de la beauté des hommes et des choses, il faut ajouter que c'est: au Séminaire de Nicolet que Beauche- | min a recu cette culture classique, si.parfaite.si complète qui lui a permis! de donner à son œuvre cette solidité, : cette pureté de ligne.qui l\u2019a rendue | unique jusqu'ici dans nos lettres canadiennes.Sur le séjour du poète au' Séminaire de Nicolet, nous sommes | forcés d'ajouter que nous n'avons guère de détails.Et nous devons encore supposer, imaginer l'influence qui est restée à Beauchemin de ses études à | cet Alma Mater.11 est de même malheureusement, ; du passage de Beatchemin à l'univer- ; sité Laval, où il a suivi ses cours de médecine.Nous espérons cependant que dimanche prochain, les orateurs nicolétains et québecois pourront rappeler au moins les souvenirs inoubliables que le séjour de Beauchemin à | ces deux institutions a certainement \u2018 laissés.Sur la carrière proprement dite du poète une fois de retour dans sa paroisse, s'il est difficile de donner des souvenirs tangibles et précis.on peut | toujours rapporter les traditions qui, | depuis nombre d'années, ont #cours | daus la région trifluvienne et même, au-delà, Car la solitude ct le silence dans lesquels est demeuré Nérée | Beauchemin, depuis la parution de | son premier volume de vers en 1897, ont créé autour de la personnalité du poète une légende très belle, certainement conforme à la réalité.La car- Tière des poètes les plus sincères et les plus humbles est en effet, presque toujours auréolée de ces légendes qui donnent à leur œuvre une signification encore plus émouvante et pius profonde.En Beauchemin l'imagination populaire a cru voir, \u2014 et avec combien de raison -\u2014 le poète régional authentique, celui qui a su entendre battre dans la solitude et le silence le cœur de sa petite patrie, si lentes et imperceptibles qu\u2019en fussent les pulsations.Kn Beauchemin le public local a également considéré l'artiste consciencieux et très pur qui.n'a pas recherché les succes tapageurs et passagers en diminuant la qualité et la beauté de son œuvre et, ce au risque même que ceite œuvre demeurât incomprise de beaucoup, durant de longues années, En Beauchemin encore la foule a cru voir l'homme très sensible et très doux, qui, dans ses visites quoti- ; i se trouvaient là, \u201clui.de peaux de loutres de mer rehaussé d'ornements d'ambre.On ignore depuis combien de temps ils mais il est certain que cette découverte est très importante pour la science, La tête du chasseur préhistorique trouvée par l'expédition a fait le voyage de Vancouver à Montréal dans une boîte de bois garnie de coton.Elle a conservé ses cheveux et un anneau d'ambre dans les narrines.\u201cAutant que nous avons pu en juger,\u2019 a dit M.Harold MeCraken.éditeur associé de Field and Stream et directeur de l'expédition.\u201d ce chasseur a été tué avec son chef et enterré avec I! devait constituer l'escorte du chef dans l'autre monde.Dans la cave se trouvaient 2 autres momies, nne femme et un enfant.Toutes seront transportées à New-York.L'expédition qui revient du Détroit le Behring et de l'île Wrangell se composait comme suit: Charles L.Stoll, directeur et patron.Harold Mc-.Craken, chef.le capitaine Robert A.Bartlett, commandant du \u201cMorrisey\u201d, | d'ivoire et y i le Dr H.E.Anthony, naturaliste, Ma-, dame M.L.Stoll.F.L.Jacques, artiste.Edward M.Meyer, archéologue.Andrew Johnson.taxidermiste, Edward Maniaym, opérateur du T.S.F.Ie steamer \u201cMorrissey\u201d sur lequel l'expédition se rendit à destination , est partie de Prince Rupert, le printemps dernier.Il se rendit à 225 mil-; les au nord de Point Barrow et cotoya \u2018 la rive est de l'Ile Wrangell, Pendant: des mois les explorateurs ne virent! que des terres désertes et l'Océun, puis ils découvrirnt les momies, objet | de l'expédition, sur une île déserte et ! presque inaccesible, En plus des momies ils rapportent plusieurs spécimens d'animaux.dont six mors et nenf ours Kodiak, Deux ile ces der- nierg et les mors furent tués par Mme Stoll.Une tradition qui a cours parmi , les indigènes des îles aleuthiennes | veut que de grandes calamités fon-: dent sur ceux qui touchent aux momies.Des bistoires terribles sont racontées par les sorciers locaux a ce sujet.' Durant ce voyage dans les régions polaires l'expédition a maintenu un contact avec la civilisation grâce au poste de CNRV du Canadien National, A Vancouver, qui tout le temps échnngeait des mrssages à ondes \u2018ours avec elle, certain degré d'intuition.Sans doute, ce genre de connaissance n\u2019est pas pour cette raison que les anciens, en le voyant briller à un degré supérieur chez les poètes, ont placé ces êtres 15 NOVEMBRE 1928.tion plus profonde, Sa sensibilité plus développée, vibre aux moindres cou- tacts, et comme l'âme s\u2019informe auprès de cette sensibilité pour établir ses conclusions, il arrive que le poète, sans passer par le discours discursif des philoophes atteïgne des conclusions non moins profondes.Le poète qué et pénible qu'on donne à ce mot, Mais c'est un intuitif qui proclame des vérités et des beautés, sang même être capäble de se les expliquer à raisons.Il sait bien qu\u2019il est dans le Chez lui l'âme traverse les sens comme la lumiére traverse le cristal, et les mille irradiationg du génie décomposent la vérité et la beauté en de multiples teintes, tout comme un rayon de soleil à travers le prisme.La plus grande erreur, c'est de croire que l'art des verg suffit au poète, J\u2019aime beaucoup mieux le poète qui rythme ses chants que le poète qui ne cadenc> que sa prose.Pourquoi?C\u2019est que la beauté semble avoir besoin de l\u2019harmonie des vers pour s'exprimer plus clairement.D'ailleurs les rigueurs du rythme et de la mesure forcent le poète a ramasser sa pensée et à la rendre plus saisissante.Parfois la précision des termes y perd, mais d\u2019ordinaire l\u2019image incarne pour ainsi dire la pensée et le sentiment, et les tendant plus sensibles, provoque des effets plus complets plus frappants.Quand Lamartine dit: O Temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, Suspendez votre cours, ' le temps nous apparait comme un oiseau qui passe dans le ciel et qui s\u2019en va disparaître à l'horizon: les heures sont comparées au cours d\u2019eau, au ruisseau qui coule sans jamais s\u2019arrêter.La grâce de ces deux images nous encadre une idée profonde et très mélancolique, que Bossuet a exprimée à sa manière oratoire dans son sermon sur la mort.\u201cJe voudrais retourner en arrière.Marche! Marche!\u201d Le poète, en deux vers qui contiennent deux images, noug fait regretter la fuite rapide du temps.L'o- poète porte dans\u2019 son être \u2018Une intui- n\u2019est pas un penseur au sens compli lui-même.Ne lui demandez pas des: vrai, mais il ne saurait dire pourquoi.ble de la vie.Tous deux considèrent cette course du temps comme un phénomène.déplorable.Mais Bossuet écrit la moitié d'une page pour nous le faire sentir; Lamartine n\u2019écrit que deux vers.L'idée est la.même, mais l\u2019un écrit en vers, l\u2019autre se sert de la \u2018prose.Le rythme d\u2019ailleurs nous fait appuyer sur l'idée qui:devisnt.ainsi plus évocatrice.Le poète doit connaître très bien l\u2019art deg vers, qui est un art très difficile.Mais ce n'est rien en poésie que de savoir l'art des vers.Rimer peut.être le fait d'un ouvrier habile.Pog tiser, n\u2019est que l'œuvre du génie.T! n\u2019est pags permis d'être médiocre dans \u2018ce genre.Horace l\u2019a dit il y a deux mille ans.La poésie est.un genre très élevé, le sublime est son domaine, Si donc'l'on n\u2019a pas reçu de Dieu-le don de la poésie, contentons-nous de la prose.Encore là la prose peut servir à écrire de fort jolies choses, et la lecture de la belle prose est d\u2019un si agréable repos.Faites de beaux vers ou n\u2019en faites pas du tout, Quant à la -prose, s\u2019il est permis d\u2019être moins sévère pour elle, on-doit, cependant se rappeler que le conseils de Boileau s'applique aussi bien à elle qu\u2019à la poésie, et c'est par ce conseil que je termine.Avant donc que d\u2019écrire, apprenez à penser.DE REPENTIGNY.Si vous avez des parents ou des amis que la lecture de notre journal pourrait intéresser, vous n\u2019avez qu\u2019à nous envoyer leurs noms et adresses et nous nous ferons un plaisir de leur envoyer gratis un numéro- privilégiés au rang des dieux.Le rateur, lui, montre le cours impitoya- spécimen.+, 5 3 3, $ $ $ : esta 02070004 000 80 00 00 « + b> « *, * « TT AAA Ae \"a?74%\u2019 oo 8 eee eee 0 CCC CE CE ECS ten ete To ten So tante das test zen Te Tente tan 20 0200.era tu ta 000 Ca 00001101 0000 a 00 076 to 0000 auto 700%: ro ETE OE IOS OI OE INN 00 04 04 00 PE PE I0 0000004 Le fameux Radio Victor + 0 +, ste tata sta 00 aa ea aa tata a 0 Gurtes teste tan ten ton touS0 0200 Von ton tante 300200.datent Loe ele C0 ores 2e, +, ° CL) 0.° ee, 2 tes he +, 3 , * ° À ° ° *, at oo 0% 04% o% DEX TAIXTN 88 ee Se ed CCC st.XI +, De ° XJ .9, \"e\u2019 GC 2, eee %ee%eo\u2019 aXe XX 0 o%00% o% 0% oe XII CE va ogee rade eleed *, 00, ee > roads] + $ $ 3 : Le modèle Table (tout électri Pienent $9190.00 ; + Un appareil radiophonique, vraiment universel, complet avec huit (8) lampes, mis $ de en action simplement par le courant électrique de votre maison.Ce récepteur VICTOR $ & est d'une perfection comparable a celle du Victrola-Orthophonique, de la voiture-automo- + 3 bile Rolls-Royce ou de l\u2019aéroplane Spirit of St-Louis, et le prix n\u2019est pas plus élevé que $ + celui d\u2019un appareil radiophonique ordinaire.3 se L) i REPRESENTANT EXCLUSIF 3 « , * = Notre devi \u2018 I MEILLEUR QUALITE POUR MEILLEUR MARCHE * ê, otre devise est toujours celle-ci : + 1 SATISFACTION GARANTIE OU ARGENT REMBOURSE 3 : : oe oe ce * ote * 4 $ + > i $ : 3 | .ces EE \u2014 $ $ 4 1\"ERRONNERIES- HARDWARE * * à\" MATÉRIAUX ne CONSTRUCTION + + ; he\u201d © CONSTRUCTION MATERIALS : 3 + ip Er - - : DG + , Sl et \u2018 ca 7 \u201c .; .Co â $ (ES Kue Frmni-paie \u2014 en face dé l\u2019église, = * & .\u2019 : .- 8 \u2019 + * A romsare = 5 + a 2 + restedantoodedastestesdtestosdecsadoodocoatoodesd tester rt ee ee 10120000 ete trie 030 02 Ssodeetooteetotputostostoetiebadoodedontoatoadesdulriduads od ota doa.PR.EN EUS dre ati de fra \u201cle pre pré cal tio pri int ass vre der ne ai pal les cer der dre or jet ap) au for pré rel ble me sec mi qu en de.en ret n\u20ac col \u201c1 », 0 9 hat > % ee 7 ae > a °, + 9 re 9, .*% 00%, +.° 900% 0 00070 6% COCMINT XT DCC 00%, - Ve spleafsefeafocdeefralrieiody * Qu *, datent 420?LS ou\u201d.Joao sTeles! >, ° tees + 4 ., tete + ° ., p tent.cac ac eur\u201d C3 Se erg ve, oo.° PCR DCCC DIRT «de Montréal, % Gendreau, aires POSE ETS Sinai +.pe Shen Tn LES DENTS ET LES - CANCER HEL Al LES a A CONGRES.Lundi: avan tistes réunis de chirurgie - qui gli J'arrête pas il n'y aura kil besoin d Be demander si \u2018le.monde périra par Yextinction du: soleil.7 Pour.l'arrêter il.est raisonnable de de le.combattre: Ÿ Dürant les vingt-cinq années de progrès qui viennent de finir.\u201cbien des problèmes ont été victorieusement résolus par votre -profession, mais.peu avaient autant d\u2019importance soci le.que celui qui vous \u201cest rappelé aujo d\u2019hui.En effet, 1a bouche est si souvent atteinte par le cancer et elle a \u2018tant de parts dans les cancers de tout Je tube digestif, qu\u2019un vieux proverbe français peut affirmer jüstement que \u201cla mort entre par la bouche.\u201d .Or il semble bien établi dans l\u2019état actuel de nos connaissances que les dents saines ou malades sont, directement ou indirectement des causes occasionnelles, partielles ou totales d\u2019un grand nombre de cancers de la bouche.Vous ne serez donc pas étonnés du pressant appel que les experts de la première conférence internationale du cancer au lac Mohonk, ont adressé aux dentistes en 1925.Cette résolution résume bien le sentiment des principaux membres des cinq congrès internationaux du cancer auxquels fai assisté depuis la guerre.Elle demande aux dentistes de suivre les progrès des recherches, d\u2019aider au diagnostic précoce par l\u2019exa- nen aux rayons X du massif facial, de aire cesser les irritations causées par les mauvaises dents, l'infection, et les appareils défectueux.Pour décrire adéquatement les cancers d\u2019origine dentaire et la part du dentiste dans leur prophylaxie, il faudrait connaître I'étiologie du cancer; or nous ne pouvons présenter à ce sujet que des hypothèses; les unes font appel aux causes internes, les autres, aux causes externes; les premières font intervenir l\u2019héridité, une certaine prédisposition ou susceptibilité naturelle, une anarchie cellulaire, des troubles physico-chimiques du métabolisme, de l'équilibre colloïdal, etc, les secondes font appel aux bactéries, aux microbes, aux parasites et aux virus qu\u2019ils associent ou non aux facteurs endogènes.Si le cancer était dû uniquement à des causes hériditaires, la prophylaxie en serait presque illusoire; mais heureusement, il n\u2019est personne qui admette l'héridité comme cause unique et suffisante; toutes ies théories s\u2019accordent aujourd\u2019hui sur le r£ie des causes occasionnelles que jouent les traumatismes, les irritations et les infections de toute nature.C'est dans ce domaine que la préservation peut efficacement s'exercer; si l\u2019on peut atteindre aujourd'hui la cause efficiente directe et immédiate ui demeure inconnue, il faut s\u2019attaquer aux causes occasionnelles, aux irritations chroniques qui permettent l'éclosion du cancer.Je ne dirai que quelques mots du diagnostic précoce.Il est admis au- jourd\u2019hui qu\u2019il faut confier au spécialiste et non aux charlatans les ulce- res, les tumeurs, toutes les lésions douloureuses.ou \u2018mon qui ne cèdent pag rapidement ae traitements classiques.La tergiversation n\u2019est pas admise dans la matière, car seul 1é cancer localisé peut être guéri par la chirurgie, le radium ou les rayons X.Il n'y a pas \u2018actuellement dè sérums où de drogues qui soient efficaces.- C\u2019est un fait malheureusement établi que près de 80% des cancéreux se présentent | aux examens des TE plus A a (sa.poursuite, \u201cdt : et avant \u2018tout-il faut arrêter et empêcher cette.irritation, plus conque et plus dangereuse que toutes les autres réunies ot qui s'appelle l\u2019infection chronique sous toutes ses for mes, J'ai\u201d entendu des experts affirmer dans les.congrès d\u2019Europe et.d\u2019Amérique que l\u2019infection.de la bouche et des dents pouvait être la cause d\u2019un grand.nombré: de cancers des ganglions, des os, de l'œsophage et du tube \u201cdigestif; ét mon expérience personnelle.m'a fait voir bien des fois que l'infection était \u2018généralement.le plus sérieux obstacle au \u2018traitement efficace et.à la guérison des cancers ulcérés.L'infection d\u2019une dent cariée, d\u2019une [gencive, d\u2019un sinus, etc, si redoutable par elle-même le devient encore plus si elle s'ajoute à d\u2019autres irritants comme le tabac, les microbes de la syphilis et de la tuberculose, les parasites des légumes crus dans une bouche à l'hygiène peu soignée ou dans un état précancéreux.L\u2019un des enseignements que j'ai retirés cette année au congrès international de Londres me vient du Professeur Borrel l\u2019éminent directeur de l'Institut bactériologique de Strasbourg: \u201cLa propreté est l\u2019'ennemie du cancer\u201d, Si le microbe n\u2019a rien à voir dans l\u2019étiologie immédiate du cancer, son rôle n\u2019en demeure pas moins funeste comme.cause occasionnelle qu\u2019il est heureusement plus facile de combattre.Lorsque le cancer de la bouche est constitué et qu\u2019il faut le traiter par des radiations, le dentiste est généralement appelé à faire l\u2019extraction des dents mauvaises, le limage ou le détartrage, l'ablation des obturations métalliques, le drainage deg sinus, enfin la mise en état d\u2019une bouche qui ne devra être ensuite traumatisée en aucune façon des mois et même des années.Le radio-nécrose en effet peut être déclanchée par une imprudence, une avulsion, une simple intervention septique, un traitement chimique ou à l'U.V.trop intense.Ainsi donc dans la lutte contre le cancer, le dentiste est appelé à répandre ses connaissances, à contribuer au diagnostic et au traitement précoce et efficace par des médecins compétents et surtout à établir lui-même dans sa clientèle l\u2019importante prophylaxie d\u2019une bouche aux dents saines ni affectées, ni troumatisées.AIDEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES Beaucoup d'animaux ont la conception de l\u2019aide mutuelle et de la force crée par l\u2019union, aussi est-il fort intéressant d\u2019observer les manœuvres des petites bêtes ainsi que des grosses.On voit les moineaux partager fraternellement la provende qu\u2019on leur donne, chassant les intrus qui veulent se mêler à gux.Lorsque l\u2019hirondelle trouve son nid endommagé, elle appelle ses sœurs qui accourent pour l'aider à le réparer.Les corbeaux, lorsqu'ils dévastent, les champs ensemencés, ont des sentinelles postées sur les arbres et qui avertissent la troupé pillärde de la venue des chasseurs.Les cañards volant par bandes forment un triangle au sommet duquel se flacent les volatiles les plus robustes; ceux-ci fendent Yair et entratnent le )S la troupe.Quand ils sont las, d\u2019 autres viennent les remplacer.La perdrix, pour.assurer.\u2018la.retraite de ses petits, ehitraine le chibssour.à.in les aussi as qu nible onVin- lomestique, grogne et mord 1 re qui veut toücher sa soupe.Les animaux sauvages, Que leurs mœurs, leurs jeux; leurs \u2018inven- | | tions.a ceux-ci, les plus curieux sont.: am oi santes.CE QUE JESUS A FAIT POUR MOI ~Jentre dans n\u2019importe quelle église: je.sais que là réside Jésus dans- son divin.-Sacrement.Ou est ma pensée?Bien souvent a des riens où à ce\u2019 qui dans un pareil moment est à peu près |là même chose: à mes affaires! Et cependant il y a quelqu\u2019un dans cette église qui pense à moi; il y a là dans le tabernacle un cœur qui bât pour midi depuis dix-neuf cents ans, mais.qui tressaille maintenant plus fortement: \u201cLa voilà, dit Jésus, du fond de sa prison d\u2019amour, la voilà cette pauvre créature à laquelle je pense depuis l\u2019éternité! Pour elle, j'ai eu froid et j'ai.pleuré dans la pauvre étable de Bethléem! Pour elle, j'ai sué et peiné durant les trente-trois années de mon pèlerinage terrestre! Pour elle, sur le Calvaire, j'ai répandu jusqu\u2019à la dernière goutte de mon sang! \u2018Pour elle enfin, oui pour toi, pauvre pécheur, je me\u2019 suis emprisonné ici, afin de ty attendre jour et nuit!.™ PERE A.KREBS.LA CONSCIENCE Chaque homme a au milieu du cœur un tribunal où il commence par se juger soi-même en attendant que l\u2019Arbitre souverain confirme la sentence.Si le vice n\u2019est qu\u2019une conséquence physique de notre organisation d\u2019où vient cette fraveur qui trouble les jours d'une prospérité coupable?Pourquoi le remordg est-il si terrible, qu'on préfère de se soumettre à la pauvreté et à toute la rigueur de la vertu, plutdt que d'acquérir des biens illégitimes.Pourquoi v a-t-il une voix dans le sang, une parole dans la \u2018pierre?Le tigre déchire sa proie et dort; l\u2019homme devient homicide et veille.H cherche les lieux déserts, et cependant la solitude l\u2019effrave; il se traine autour des tombeaux, et cependant il a peur des tombeaux.Son regard est mobile et inquiet: il.n\u2019ose regarder le mur de la salle du festin, dans la crainte d\u2019y lire des caractères funestes.Ses sens semblent devenir meilleurs pour le tourmenter; il voit, au milieu de la nuit, des lueurs menaçantes; il est toujours environné de l\u2019odeur du carnage, il découvre le goût du poison dans le mets qu\u2019il a lui-même apprété; son oreille, d\u2019une étrange subtilité, trouve le bruit où tout le monde trouve le silence; et sous les vêtements de son ami lorsqu'il l\u2019embrasse, il croit sentir un poignard caché.(Châteaubriand, Génie du Christianisme.) IL Y AVAIT UNE FOIS.Il y avait une fois un père de famille de treize enfants.Il s\u2019était marié à bonne heure, un vendredi, le 13 janvier, en l\u2019année 1893.Son épouse n\u2019avait que 13 ans et 13 jours.Au bout de 13 ans, cet homme était père de 13 enfants.Cet homme était cultivateur et l'établissement de ses enfants l\u2019embarrassaient fort.Ses treize enfants étaient toug des garcons.H lui fallait donc treize terres et lui-même n'en avait qu\u2019une toute petite.Le 13 avril 1913, il songea: \u201cPour établir mes treize enfants, il me faudra aller sur des terres: nouvelles.\u201d Sa femme lui: dit: Il attendit treize semaines.Un mis: de:|Sionnaire vint précher sur la colonisation, Notre.père de famille dit à sa femme: \u201cI faudrait voir le Pére mis- sic ihaire,.\u2018car c\u2019est bie ts\u201d Sa femme répondit: \u201cout, Al udrait \u2018bien le voir,\u201d Te chien sauvage, \u201cqui.partage sa \u2018 4 nourriture: avec.ses \u2018congénères, \u2018de- |\" venu.d forcés \u201cde , se suffire à eux-mêmes, Surprennent | \u201cTh as bien raison.\u201d ui qui: peut nous donner les.meilleurs.renseigne m i se présen- i ta chez le curé pour voir le mission- naire- .colonisateur.Natürellement le père était parti, Le curé:lui dit: \u201cMon | ami, ce n\u2019est pas tres embétant.Voici Padresse du Pére, tu- devrais aller le voir.\u201d Notre, cultivateur -pro- mit de partir au plus tôt, Il atténdit encoré treize jours, puis il attela sa jument grise, qui ce jour-là, le 13 de juillet, avait juste 13 ans.- Quand il se présenta pour aclieter son billet, on lui dit que son passage aller et retour lui coûterait exactement $13.13.Il trouva le coût du voyage trop.élevé et revint à la maison.\u201cNous écrirons au Père,\u201d dit-il.Il attendit encore treize jours, puis il mit son projet à exécution.Le missionnaire-colonisateur lui ré-| pondit: \u201cJe pourrais facilement vous placer dans l\u2019Ouest canadien, I1 y aurait plusieurs bonnes terres sur la section 13, du township 13.Je partirai avec l'excursion des moissonneurs le 13 août prochain.\u201d Notre cultivateur se décida enfin.I suivit le missionnaire, qui lui montra une très belle terre dans l\u2019Ouest.Le printemps suivant, après avoir vendu sa terre $1300, il partit avec toute sa famille.L\u2019an dernier, se sentant vieux, ses treize fils se trouvant établis, il vendit sa terre $113,000.avec ses treize chevaux, ses treize vaches, ses treize graineries, le treize mai, un vendredi.Le même jour il déménageait dans une maison plus petite du village, qu\u2019il avait payéé avec un bon emplacement, juste $1300, Et voilà un homme a qui les vendredis et le nombre treize n\u2019ont rien signifié de mauvais.Ses petits enfants ae chiffrent au nombre de quatre fois treize, actuellement, et le vieillard, malgré ses 73 ans, se montre toujours TRES alerte et vigoureux.Denis BEAUSEJOUR.LA PRODUCTION DE GRAINE DE TREFLE ROUGE La graine de trèfle rouge peut se produire sur une grande partie du Canada et cette culture laisse un beau bénéfice.Cependant plus de la moitié de la graine employée au Canada est encore importée.Ceci d'autant plus regrettable que les cultivateurs ont subi de lourdes pertes dans le passé en se servant de graine qui avait été produite dans le Sud, et que certains d'entre eux, découragés par ces échecs, ont cessé de semer cette plan-! te fourragère, au grand détriment de l'élevage du bétail en général, H exis- \u2018 te aussi un bon débouché pour la graine acclimatée, cultivée sur la ferme, et cette graine obtient en moyenne dix cents de plus la livre que la graine importée.Il est intéressant de noter sous ce rapport les essais conduits sur la production de graine de trèfle rouge à ia station expérimentale de Kapuska- sing dans le Nord de l'Ontario.Un objet de ces expériences était de déterminer le rendement relatif en argent du foin, de trèfle et de la graine de trèfle, respectivement et les résultats ont été tout à fait en faveur de la production de graine.Lorsque le foin était évalué à $15.la tonne, la paille de trèfle à $4, la tonne et la graine à 28 cents la livre, deux coupes de foin ont donné $30.par acre et la première coupe pour la semence a donné $70.par acre, lorsque la graine était semée à la volée.La valeur de la grai- Te était un peu inférieure lorsque \u2018la | \u2018récolte était semée en rangées, à 12 pouces ou 24 pouces d\u2019espacement.\u201cNaturellement ces prix varient -sti- vant la localité et.peuvent aussi varier ; à l'a mais les chiffres it élou vratent grandement encourager \u2018les rouge sur Une, plus grande échelle.DANS IA LA R J à la maison! il s\u2019éloigne.rentre tout de suite.\u2014 Je rentrerai quand je voudrai.flic, flac, clic, clac.Georges a reçu de son père quatre bonnes taloches.\u2014 C'est bon pour lui, le grossier! disent les femmes du voisinage, ça lui apprendra à \u201craisonner\u201d.Eh bien non! ce châtiment arrive très mal.Les \u2018\u2018claques\u2019\u2019, c\u2019est un très mauvais moyen de correction.Ce qu\u2019M faut dans ces cas, c\u2019est le fouet.L\u2019enfant qu\u2019on punit au moyen de soufflets dans la figure, se dit: \u201cPapa est faché Maman a perdu la tête.\u201d Ils me battent parce que je suis trop petit pour me défendre\u2019.et l'enfant s'entête dans son orgueil.Dans ce cas, il fallait aller chercher l\u2019enfant par le bras, l\u2019amener dans la maison, le conduire à sa chambre, et lui administrer une bonne fessée avec un fouet ou une verge.L'enfant aurait alors eu le temps de penser à sa faute et de la reconnaître.Il n'aurait pas songé un instant que son père voulait se venger, ni qu\u2019il était fâché, mais que le châtiment qu\u2019il subissait était mérité, puisque son pè- \u2018re avec le plus grand calme et le moins de mots possible, lui faisaît cxpier son péché.L'enfant aurait compris qu\u2019il subissait non pas la vengeance du plus fort, mais le châtiment d\u2019une faute, et ses résolutions d'obéissance auraient, été plus solides.C'est la haine du mal qu'il faut donner à l\u2019enfant plutôt que la crainte du châtiment; autrement il croira que lorsqu'il peut fuir le châtiment, il n\u2019y a plus de mal.Jacques DELAROCHE.BOUTONS ET ROUGEURS Reméde contre les boutons et rou- ;geurs.\u2014 TH faut se laver matin et { soir avec de l'eau de pluie dans laquel- ;le on aura fait tremper du persil.On \u2018met un bouquet de persil dans un i verre d'eau de pluie, comme si on voulait le tenir frais.On laisse le i bouquet dans le verre d'eau depuis le soir jusqu'au matin ou depuis le matin jusqu\u2019au soir, et après s'être nettoyé le visage avec de l\u2019eau ordinaire et du savon, après s\u2019être essuyé et avoir frictionné la peau de façon à surexciter les papilles nerveuses et à dilater les pores ou petites ouvertures de la surface eutanée, on doit passer bien doucement, sur le visage, plusieurs fois de suite s'il est besoin, un vieux linge ou une éponge bien douce, amplement humectée de l\u2019eau de pluie où le persil a trempé pendant assez longtemps.C\u2019est à Providence, Rhode Island, que fut installé le premier métier à filer le coton, en l\u2019année 1876.x +* * C'est.4 Hartford, Connecticut, que fut installé; en 1788, le premier métiér à tisser la laine aux Etats-Unis.L\u2019an- née suivante, Washington, choisi comme président des Etats- Unis, tint à- hon [ porter un \u201chabit provenant jae cette manufacture.\u2018teurs\u2018a produiré-de*la graine de trèfle : \u2014 Georges, il est assez tard, rentré Georges continue à jouer et même.\u2014 Georges, je ne te le dirai plus, ; ME ra EEE es apres eal a De ig i SE ES nié écieux secours que ain voulez itablement.apporter à .nos \u201cD \u20ac nt où les besoins dans les \u2018Se sont énormément dévelop- \u2018aumônes se sont faites un re * OCOUTS.Certes.je \u2018sais ge votre sens chrétien vous fait ver une.autre récompense \u2018que an pauvre missionnaire pent mer: C\u2019est le Divin Mission- oit tout qu\u2019est votre Comp- 1 paie, comme LI l\u2019a dit cent d'intérêt 4 ceux qui vien- \u201caide.à l\u2019apôtre.Püuisse-t-il e au centuple ce que vous l'extension du règne.de igneur dans les Ames des mil- ima, où l\u2019obéissanc.m\u2019apla-} depuis mon arrivée au cen- Afrique, nous avons 6000 : sur une population de 45,- otre paroisse.Il y a 28 ans | ste à été fondé.Comme vous :Y à encore du travail à ait dire gue les Protestants tort immense dans le pays; nt eux surtout qui nous font le Mal par leur propagande.lls à calomnie, le mensonge con- üs, ainsi que le mépris; ils pro- ar leurs adeptes qui n\u2019ont de tien.que le nom, une immoralité Comme on a une belle} ci, que le protestantisme est à Dieu.De transformation vé- z\u201cles payens qu\u2019ils bapti- n trouve.très peu; les pro- ont des payens qu\u2019on a ha-| nom chrétien, auxquels .on \u2018la faiblesse et l\u2019immoralité ns, cachées sous un.orgueil | se est là le point pénible de de Hoïma.Le gouveri t; écarte soigneüsem ü : ver des: ans, C est de sa voix si douce que vous me bercez Comme si entre nous un tombeau n\u2019était past; +, +.Le rte tete etre tte tete eatin Bb HEE Joule \u201cDes quatre saisons de l\u2019année, l\u2019äütomne \u2018est la plus belle, ét 4 plus propre à faire naître en notre âme de salutaires pensées, L'automne est la \u201cplus belle saison, parce qué sa \u2018partre est la plus | d viennner ; riche, Les teintes jaunissantes des feuilles, qui, lès.premières, « le jouet des vents, en-se mariant au vert feuillaägé; lui donnent un cachet plu chaud en coloris; et les fruits de pourpre et d'or, se balancant avec orguei accrochés aux branches ployantes; \u201cet.les superbes blés.aux têtes blonde invitant à la moisson, but unique et suprême des pénibles labeurs du.| temps, réalisation des epérances, écloses aux jours prometteurs \u2018de tout cela est une splendeur d\u2019 épanouissement.illiers qui ne le connaissent} t Après avoir cueilli, dans un sourire, la fleurette printanière, a désiré la rose de pourpre dés jours brâûlants de \u2018jui ré les parfums.enivrants; et, par une transition.des.plus de om nous\u2019 fait assister a toutes les éclosions; et nous offre la, sav ur eto à se des fruits mûrs.Cependant, à travers tout.cela; plane.Ja mélan si l\u2019on veut bien éssayer de \u2018définir ce qui se passe en nôus, nous rons la tristesse des choses qui, bientot, \u2018doivent finir; nous el tendro Ss au fond de notre être, comme le glas prématuré, tintant le \u2018deuil de beautés aimées, qui meurent, une bar une.Et devant cette déthéance,.cette anéantissement, l\u2019âme pleure.Alors, ses désirs hon rassasiés, son admiration trop tôt | interrompue, lui font comprendre, une fois encore, qu \u2018elle n\u2019est pas faite | pour des biens périssables.I lui faut Vinfini.De même, quand vient l'automne de la vie, l'homme reporte ses .re- | gards dans le passé.il revoit, par le souvenit, les joies naïves et sereines, | les espoirs chimériques, de sa première jeunesse.Il sent toujours vibrer dans tout son être, la flamme et l\u2019drdeur de ses trente où quärante ans; et, fhal- gré lui, il songe.Déjà, dans ses cheveux pointent, chaque serhaine, de nouveaux fils d'argent; \u201cdéjà, beaucoup de sés rêves.ont disparu comme Tes feuilles desséchées; déjà, il doit regarder l\u2019autre penchant de la colline; et| pourtant, sä: soif de-bonheür n'est.pas.encore pg i Bt les jours pas À sent, on dirait toujours plus.vite, ne que c'est d\u2019époc ue de va - 0e.reteite tentant Eee, ; eu Po 220 er kJ >\" 00 60,0, estate 0 00 No Lester! edie », + - i Fae - bad + ce fi \u201cLe bureat exaîniñe ces jour: ; maux, êt quand nous constatons com a.de la nature, est empreint = a i + Li Rpg mei CEE ES g + L'ECHO DE SAINT-JSUTIN JOURNAL MENSUEL UN CHARIVARI Le docteur Xavier-Narcisse Gervaise étant mort, la ville de Berthier vit arriver en calèche, par un joli matin de mai.M.Daniel-Emmanuel Bonald son successeur.Le nouveau médecin était jeune, sa bourse était légère et son âme pleine d'espérances.Après avoir attendu avec assiduité la fortune dans son lit, comme le recommande La Fontaine il avait décidé de s\u2019avancer au devant d'elle pour lui épargner la moitié du chemin.Il s'était alors rappelé avec beaucoup d\u2019à-propos que son humble patelin natal contenait de vieilles résidences de rentiers et s'entourait de prairies florissantes et qu'il ferait bon d'exploiter.M.Daniel-Emmanuel Bonald se mit en campagne le lendemain de son arrivée, suivant un plan conçu d'\u2019avance par lui-même pour donner une haute opinion de sa personne.D\u2019abord, il se fit suivre de deux bassets a poil noir et porta la canne.Puis il ne craignit pas de s'adoniser, étant joli et bien fait de son corps.Un habit gris a collet et a4 revers de velours noir moulait bien sa taille élégante.Son couvre-chef n\u2019avait pas eu lau- dace de s'élever jusqu'au haut de forme mais y tendait néanmoins d'assez près pour être respectable.Des favoris encadraient une face régulière et pâle que de beaux yeux bruns éclairaient d\u2019une douce lumière.Avec ça, fleurant la rose ou le muguet, et relevant, d\u2019un coup de pouce, selon la verticale, les pointes d\u2019une belliqueuse moustache.Toute la population de Berthier fut interloquée d'un spectacle aussi rare.Peu disposée à faire crédit sur la mine elle se tenait sur la défensive.Les vieux joueurs de dames £'expliquaient mal d\u2019ailleurs les allées et venues du nouveau médecin, ses sorties multipliées et précipitées, comme si la ville eût été subitement atteinte d'une épidémie.Ils savaient pertinemment qu'il n\u2019y avait pas, pour lors plus de cinq ou six malades dans la paroisse.Les habitants, de leur côté, habitués au tutoiement du défunt Ger- vaise, du curé et du notaire, étaient complètement désorientés par les \u201cvous\u201d polis et l'air distant du docteur Daniel-Emmanuel Bonald.Ce frais émoulu d'université ne s'informait point des récoltes, des enfants et de la femme, il ne commentait pas les dernières nouvelles qui agitaient ce milieu si spécial.Quant à la gent féminine de Ber- thier.délicieuse bachelettes en crinoline,.elle n'avait pas su résister à l\u2019appât de tant de charmes physiques unis dans la même persnone.La belle prestance de notre héros lui avait recruté plus d'une soupirante admiratrice.Et, cela va sans dire, lorsqu'il déambulait par les rues paisibles, beaucoup de regards charmants l'épiaient derrière les rideaux de dentelle et rayonnaient à lui voir exécuter de si nobles écarts de poitrine, Or, vivait a cette époque, a Ber- thier, dame Xavier-Narcisse Gervai- se, veuve de feu le docteur Xavier- Narcisse Gervaise.C'était une maîtresse femme.des plus accortes, fraiche et dodue à souhait, portant son deuil et ses trente-cing ans comme une parure.lle aimait à rire et suait la bonne humeur et la santé par tous les pores de sa peau.On la disait propriétaire d\u2019un patrimoine considérable et elle occupait l'endroit stratégique de la ville.Un vrai chef-d\u2019œuvre, cette maison enfoncée sous les arbres dans une manière de petit parc! Les murs étaient peints en bleu-pâle, les portes et les persiennes en rouge pâle, la corniche et le toit en vert-pâle.Les habitants la contemplaient avec respect chaque dimanche.Il advint done qu\u2019on s'aperçut, un jour, que M.Daniel-Emmanuel Bo- nald ne regardait pas sans plaisir madame veuve Xavier-Narcisse Gervai- se.En y pensant deux fois, on en vint à la conclusion que la dame était bien le fait du médecin.Peu riche, celui-ci ne pouvait que se trouver dans d'excellentes dispositions pour aimer une femme fortunée.Et, depuis ce jour, on se mit en frais de surveiller attentivement les péripé- grand\u2019messe, lorsque le docteur, alerte et guilleret, abordait, plein de civilités et de courbettes Mme veuve Ger- vaise, lorsque cette délicieuse ingénue, rougissante, souriante un peu gênée, acceptait cette compagnie, il fallait voir la figure de nos gens! Ce n'est pas à eux qu'on pouvait en faire accroire! La malice pétillait dans leurs | yeux narquois et la fumée de leur i pipe s'enroulait en volutes polisson- ines.Le gros bourdon s'ébaudissait a- | vec fracas dans le clocher et les petits moineaux pétulents, juchés dans les grands ormes, raillaient à visage découvert.Les amours suivirent leur cours légal et coutumier, et, un dimanche de septembre, ce fut la publication des bans.Du haut de sa chaire roulante, le curé vit un tel amusement dans les regards braqués sur lui qu'il en pensa perdre sa gravité.Sitôt que la messe fut terminée, habitants et rentiers se réunirent en conciliabule sur le perron de l'église.Dans leur sagesse, ils décidèrent à l'unanimité de courir un charivari aux nouveaux époux.La veuve était bien recevante, et verrait cet événement suns déplaisir.D'un autre côté, les projets matrimoniaux du docteur indiquaient son intention de ne pas quitter la place et il devenait urgent de lui faire prendre l'air de la paroisse.Le charivari, d'ailleurs, n\u2019est-ce pas le sou du franc du public sur les joies nuptiales renouvelées, un impôt établi par nos pères sur les personnes que le petit dieu amour ramène une seconde fois dans ses filets roses ?Le mariage fut célébré le mardi matin.Et tout l\u2019après-midi, un observateur attentif aurait pu remarquer des allées et venues mystérieuses des maisons aux hangars, des caves aux greniers.Puis, vers huit heures, toute la population mâle de Berthier se rassembla autour de la maison de feu Xavier-Narcisse Gervaise où s\u2019étaient gîtés les nouveaux époux.Elle s'était armée de vieilles casseroles, de chaudières trouées et de chaudrons hors d'usage; elle ouvrit aussitôt le bal en battant de cacophoniques mesures avec des bâtons.Ce fut un beau vacarme entre-cou- pé d'invectives homériques.Les clameurs poussées en commun succédaient aux appels gutturaux.Une bande de bambins dépenaillés à cheval sur une clôture, huchaient d'un ton aigu et trainant, sans cesser: \u201cOhé, Ohé, Ohé, le marié! D'autres donnaient jour à leurs tendances musicales en imitant, avec une ressemblance frappante, les cris de nombreux quadrupèdes et bipèdes, le chant du coq.le miaulement lent et strident du chat, le hennissement du cheval.Et pour éclairer cette scène, des jeunes gens avaient enduit de pétrole des quenouilles cueillies dans les marais et les agitaient au vent, au-dessus des têtes.Vers onze heures, lorsqu'il devint évident que Daniel-Emmanuel Bonald serait sourd aux sommations de la multitude, ce fut une excitation complète, un délire, une folie.La charivari tripla d'intensité.Ce n\u2019est pas peu dire.Et jusqu'à trois heures du matin, ce fut un chahut à réveiller les morts.On s'égayait bellement.Le lendemain, prévoyant que le siège serait difficile et long.les assiégeants élirent un général et un mai- tre des cérémonies.L'effectif des troupes s'augmenta aussi considérablement et l'on suivit un programme élaboré avec soin, de sorte que les assiégés n\u2019eurent aucun répit.À un solo exécuté sur les chaudières bossées succédait une clameur puissante, puis, les plus gaillards entonnaient la complainte de Toronto ou celle du Juif-Errant.Un virtuose inconnu des autres et de lui-même se découvrit du talent pour l'ophicleïde, tandis que la trompette et le basson improvisaient des airs propres à maintenir l'ardeur des combattants.Le tambour ne chomait point ef tapait a tour de bras sur la peau d'âne.| Ce siège de bruits fut courtois et les belligérants s\u2019abstinrent de tout acte déloyal.Aussi l'armée menaçait- iquun médiateur imprévu intervint, , Monsieur le Curé de Berthier était jun digne et saint prêtre.Les parois- isiens ne se lassaient pas d'admirer sa :carrure athlétique, son verbe haut, | son interpellation familière et ses ges- maient réciproquement, se compre- aient, et gravissaient au pas de charge les sentiers escarpés du ciel.Mais jle bon Dieu, pour des raisons de lui seul connues, ne voulant pas que la perfection absolue se rencontre sur la terre, avait laissé à l\u2019excellent ecclésiastique un défaut, un petit défaut mignon, un défaut de patience.Fils de paysan lui-même, il n\u2019avait pas appris sans un peu de délection intérieur qu'on courait un charivari à son nouveau paroissien.Cette idée lui avait paru opportune et sensée.Aussi, le premier soir, il s'était amusé considérablement.Mais le presbytère était proche bien proche de la maison de feu Xavier-Narcisse Gervaise, et, le deuxième soir, monsieur le Curé s'avisa que l'idée était beaucoup moins plaisante qu\u2019il ne l'avait d\u2019abord pensé.Ce qui est sûr, c\u2019est que le troisième et le quatrième soir, le vicaire entendit, à travers la cloison, des grognements et des soupirs significatifs.Et, le samedi matin, monsieur le Curé s\u2019amena chez les nouveaux mariés.Madame Bonald était là, toujours heureuse et amoureuse.Cette grosse réjouie n'aurait pas donné son charivari pour tout l'or du monde tant il plaisait d\u2019occuper l'attention publique.Mais Daniel-Emmanuel avait chaud quelque-fois, le pauvre hère, et trouvait le temps plus long qu'il n\u2019était en réalité.\u2014 Ah! ça, Bonald! charivari-là cesse! \u2014 Nul n'en serait plus charmé que moi, monsieur le curé! Il y avait dans cette voix un ae- cent de sincérité qui ne trompait pas.\u2014 Alors, pourquoi ne pas les recevoir dans ta maison?\u2014 Monsieur le curé, j'aime beaucoup la ville et les habtiants de Ber- thier, mais je ne peux pourtant pas abreuver toute un population.D'ailleurs, je ne dois rien à personne et je ne me mêle des affaires de personne.\u2014 Ta! Ta! Ta, ce n'est pas tout ca dont il s'agit.Bonald.Si tu avais ouvert ta porte le premier soir, la danse serait terminée maintenant et à peu de frais.Maintenant il vient des gens de partout et nous ne pouvons compter sur la pluie pour les disperser.Le mieux vois-tu, c'est de les recevoir ll faut que ce tes brusques.Ouailles et pasteur s\u2019ai- | gentiment et je t\u2019assure que tu t'en \u2018trouveras bien.Plus tu retarderas «t \u2018plus tu paieras.Aurevoir, Bonald.\" Malgré ces excellents conseils, cependant Donald demeura perplexe.ties de cette cour.Aussi, après la elle de s'\u2019éterniser dans l'assaut lors-, Personnellement, il n'avait aucune ch- à l\u2019autre, jovial, communicatif, jection à trinquer avec ses compatrio- !tes de mœurs si pittoresques.| C\u2019était un bon vivant, pas trop porté vers l'avarice et qui consentait plutôt facilement à se mettre en belle humeur.Mais, voilà, sa bourse était à sec, et il hésitait à mettre à contri- | bution tout de suite celle de Madame |nouvelle femme.Ayant quelque teinture des lettres, il se prenait à méditer dans son désarroi la pensée de La Bruvère: \u201cEpouser une veuve en bon français, signifie faire sa fortune; il n\u2019opère pas cependant toujours ce qu'il signifie\u201d.T1 y avait de quoi se mettre martel en tête.Parce que les relations conjugales sont chose délicate, Mme Bonald n'avait pas voulu s\u2019immiscer dans cette affaire.Elle s'amusait tant Mais tout à coup, pendant la conversation avec le curé, voici qu\u2019elle avait compris la situation, la fine mouche! Nous ne dirons rien du colloque qui s'ensuivit entre les deux époux, des effusions, marques de reconnaissance, etc.parce que nous n\u2019étions pas présent et que la tradition ne les rapporte pas.Mais il est établi irrévocablement que vers les trois heures de l'après-midi un charretier déposa à l'entrée de la cuisine trois barriques de cette bonne bière de Sorel dont nos pères ne parlaient qu'avec attendrissement et un petit tonneau de Jamaïque fraîchement arrivé des Iles.Et le soir, vers 10 heures, alors que le chavari battait son plein, les assiégeants virent avec surprise la porte s'ouvrir, et le médecin s'avancer sur le perron: \u201cMessieurs; si vous voulez vous donner la peine d\u2019entrer.\u201d \u201cUne acclamation couvrit sa voix: \u201cVive le docteur Bonald\u201d! Tous deux étaient là, dans le vestibule.pour recevoir les convives, la mariée bien avenante, le marié fegaillardi par quelques accolades à une dame-jeanne d'allure respectable, débraillé pour la première fois et prodiguant les \u201ctu\u201d avec son plus aimable sourire.Et tous, habitants et rentiers, jeunes et vieux.rendirent honneur à leur réputation et à la politesse qu'on leur faisait.Puis, un des plus délurés cria: \u201cUne chanson, la mariée.\u201d Le violoniste se fit une tribune des marches de l'escaliers et la pétillante Madame Bo- nald se plaça près de lui.Elle était tout je ne sais comment, sous le feu des regards braqués sur elle, faisait la charmante et chanta avec des mines accomodées au sujet, \u201cA la claire fontaine!\u201d Afin de l'honorer ensuite, veuve Xavier-Narcisse Gervaise, sa, aussi! l'assistance tournée vers elle entonna: \u2018Vive la Canadienne\u201d.| Pendant ce temps Daniel-Emmanuel {avait bien rabattu de ses airs de pe- | tit-maître.Il se promenait d\u2019un groupe retrouvant partout des amis.Et lorsqu'un des assistants \u2018manda de remercier la foule, il n\u2019avait plus de bourre dans ses gestes fet il s'acquitta de sa tâche d'une ma- \u201cnière remarquable.Sa péroraison sur- \u2018tout fut goûtée et excita du délire: \u201cMessieurs les électeurs du comté de \\ Berthier, vous vous êtes souvenus de | moi lorsque j'étais dans le bonheur et je vous remercie.J'espère que vous vous souviendrez de moi dans vos ; malheurs.vos maladies, et soyez certains que je serai aussi heureux de , partager vos peines que vous l'avez \u2018été de partager ma joie.Et conservez alors cette tenacité dont vous avez | lonné une preuve si éclatante.\u201d Il ob- ; tint ainsi une ovation et le départ de |ses invités.C\u2019est ainsi que débuta à Berthier, dans la pratique de sa profession, le ; docteur Daniel-Emmanuel Bonald qui se fit en peu de jours la clientèle la {plus nombreuse qui fut, et devient député sans y mettre beaucoup du sien.Léo-Paul DESROSIERS.(Ames et paysages.) TROIS CHOSES Trois choses à défendre: lui de- l'honneur, le foyer et la patrie.Trois choses à contrôler: son caractère, sa langue et sa conduite.Trois choses à méditer: la vie, la mort et l\u2019éternité.Trois choses à estimer: le courage.la droiture et la reconnaissance.Trois choses à détester: la cruauté, l'ignorance et l\u2019ingratitude.Trois choses à éviter: la paresse, la barbarie et la bouffonnerie.Trois choses à sauvegarder, la franchise, la liberté et la bravoure.Trois choses à désirer, la santé, I'amitié et la bonne humeur.Trois choses à admirer: la dignité et la grâce.la volenté, PENSEES La qualité des peuples, ses vices ou ses vertus dépandent absolument des maîtres chargés d\u2019élever la jeunesse.LEIBNITZ.La grandeur des actions humaines se mesure à l'inspiration qui les fait naître.PASTEUR.Heureux qui peut au sein du vallon solitaire, naître, vivre et mourir sur le champ paternel.ERENCE Cette antique diligence, lle ) ] > vaient ore fa rition en ce pays, sera utilisée l'an prochain pour conduire les pensionnaires de l'hôtel \u2018Royal York de Toronto qui voudront aller jouer au golf sur le nouveau terrain de l\u2019hôtel actuellement en cours de préparation dans la vallée Humber.ui rappelle une époque où les chemins de fer n'avaient pas encore fait leur appa- Ce véhicule couvrira deux fois par jour la distance qui sépare l'hôtel \u2018Royal York\u2019, en face de la gare Union, du champ de golf, suivant le boulevard du Lae et le boulevard Humber.appartenait autrefois à Sir Menry Pellatt, riche financier de Toronto.Cette diligence 6 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, 15 NOVEMBRE 1928.avoir vendu à un marchand des œufs d'entrepots duns des boîtes marquées Le commerce des oeufs est !' \"oi ë , - < 2 \u2019 ALPHONSE DESILETS.; pas restée stérile et le Canada après |donnent un triple droit à notre res la mer q \u2014_\u2014 : = \u2014-\u2014 # © te L\u2019Hôtel \u2018\u2018Lord Nelson\u2019\u2019 a Halif rs LE CHANT DE L'ERABLE Otel Lord Nelson à Halifax ; dé.R Le soir, au coin du feu.quand s'éteint le tison.: 1 J'écoute, tout pensif.la bise monotone G Soupirant sa complainte aux étoiles d'automne, ) Que berce dans la nuit ce chant d\u2019effeuillaison.I C\u2019est l'érable qui jette au lointain horizon 3 Li Un air de son pays, vers le flot qui moutonne * 1 Ou vers le mont perdu qui répète et chantonne « A l'infini des cieux l'écho de sa chanson.b Quand l'été reviendra.dans la plaine flenrie, \u2018: L'érable.tendrement, au ciel de sa patrie ; Redira son amour et sa fidélité.! O peuple canadien, dans ta mâle espérance, 1 Ecoute, noble et fier ce chant de liberté, k Et songe que jadis il pleura pour la France.b r MICHEL HELBRONNER.; | y 1 Lu LL 0 I | ! atostestesteate tente ste tan testa stat a tenta toste Toto a lesta tes Confa tentes toateste tante steatente ne staataatenta ste atanto tas tontententoste taste te ste ate 3 | oe > i BX) z 4 *e 1 « 4 Liv MOURANT % age + 4 5 TT a 2 Qu'entends-je?autour de moi l'uirain sacré résonne! ce + Quelle foule pieuse en pleurant m\u2019environne?= - KS Pour qui ce chant funèbre et ce pâle flambeau?= A gauche: un coin du grand salon dans lequel on aperçoit au fond un buste de Lord 2 i * O mort! est-ce ta Voix qui trappe mon oreille a Nelson.Au centre: hotel \u201cLord Nelson\u201d.Dans le médaitfon: M.E.W.Beatty président 3 v ' & Pour la dernière fois?Hé quoi! je me réveilie te du Pacifique Canadien, Invité d\u2019honn- ur au banquet d\u2019inauguration.; A3 Sur le bord du tombeau ! + oo ; .aoe .g 5 O toi, d'un feu divin précieuse étincelle, * es citoyens d Halifax sont aujourd hui fiers de pou- suecès de faire revivre la période à laquelle so rattache ; + De co corps périssable habitante immortelle, 3 voir mettre à la disposition des visiteurs qui vien- |lu noi historique du grand amiral anglais.= Dissipe ces terreurs: la mort vient t'affranchir ! EX nent chez eux, un hôtel moderne qui rivalise pour le L hôtel contiendra deux conts chambres.Un vaste & > ; À = ; ARR 25 confort, le luxe même, avec les plus beaux de -ce con- hall d'entrée est conçu dans le style Georgien.Au-dessus = rends ton vol, 6 mon Ame, et dépouille tes chaînes ! $ | 3 tinent.Cet hôtel, le \u2018Lord Nelson\u2019 truit avec le du fover est placé sint 1e Lord Nelson: d $ Déposer le fardeau dues misères humaines, + ncours fi ior du Pacifia.o » construtt avec le du oyer est placce une pein ure de Lord Nelson; dans = Estce donc là mourir ?+ con ours financier du acifique \u201canadien, a été solen- un coin, se trouvent un buste du héros de Trafalgar et 02 Oui, le temps a cessé de mesurer mes heures.3 nellement inauguré ces jours derniers au milieu d une une miniature de son navire-amiral lo \u201cVictory\u201d.$ Messagers rayonnants des célestes demeures * affluence considérable de personnages distingués dos| , La décoration intérieure est vieil ivoire et or, avec $ Dans quels palais nouveaux allez-vous me ravir ?4 Provinces Maritimes et do Pextérieur.M.B.W.BBeatty, teinte de bleu mat, couleur qui prédomine dans tout 4 r els Ë ! me : $ président du Pacifique Canadien, qui avait été invité |l'édifice.Les colonnes sont entourées de miroirs avec + Déjà, déjà je nage en des Lors de lumiere: % À assister au grand banquet qui marqua l'ouverture de encadrement bronze doré.à & L'espace Ti Pts a terre a la nouvelle hôtellerie, y prononça un intéressant pl Les boiseries sont en chêne de même que l'amour ; * ; , Cs : A Fo Li discours dans lequel il esquissa l\u2019œuvre du Pacifique Plement.Il y a en outre un salon de coiffure, un salon + Mais qu\u2019entends-je ?Au moment où mon âme s\u2019éveille, $ Canadien en Nouvelle-Ecosse et laissa entrevoir c de toilette et plusieurs autres salles à l\u2019usage du public.; x Des soupirs, des sanglots ont frappé mon oreille ! + cette Compagnie était disposée à entreprendre © ane Aux étages supérieurs, où se trou vent les chambres, une + Compagnons de l\u2019exil, quoi! vous pleurez ma mort ! + cette partie de notre pays, pourvu qu'on a en fournisse suite royale d\u2019un grand tuxe a été aménagée.Lo.$ vous pleurez A et déjà dans la coupe sacrée $ | l\u2019occasion \u2019 a nisse Le besoin d'un véritable hôtel moderne se faisait ; À \u2019ai bu l\u2019oubli des maux, et mon âme enivrée * ; ., sentir depuis longtemps alifax et sa construction aura & Entre au céleste port.4 intériE ce qui est de l\u2019hôtel même, son apparence tant | sans doute pour effet de stimuler encore plus le mou- $ oo rieure qu'extérieure est un hommage direct aux vement touristique dans la Nouvelle-Ecosse, dont les J $ LAMARTINE.x architectes et constructeurs.L'édifice est du style beautés scéniques et les nombreux endroits historiques \"a $ & Georgien dans sa construction et sa décoration; dans ne le cèdent en rien à ceux des autres provinces du - Sestrstratestrate tonte tratrctste ta ctoute ostontreiesdsnirefontosirotontrelestsaieetoatreontunteeds Gredeatreteisats tu testrateateteatetestacte tonte la disposition des salles publiques, l\u2019on a tenté avec Dominion.'."]
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