The Quebec gazette = La gazette de Québec, 17 septembre 1842, samedi 17 septembre 1842
[" 19 lit ar er es es ve Pau isle 1è- VIS Ne 1 X la- ivé tre de- zon- aire des NT rè= | pas 3 ob- nt la gni- 2S.Ban= wtin erre t des ULIN, : des jour s du pptes claré lic.\u2014 phes- mise endre lé de rdée, pour ricul- ue les pout N, \u2014 URS }SU- Vs rae.verts squ\u2019d nt ou- ay c, rue ILSON, ur luie ILSON ILSONW, mettra La Gasett er.No.5903.] Nouvelle Série} SAMEDI 17 SEPTEMBRE 1842.{lère Année, No.57.[Tome 81.PARTIE RELIGIEUSE.enti ROME.ALLOCUTION DE SA SAINTETE NOTRE SEIGNEUR LE PAPE GREGOIRE XVI AU SACRE COLLEGE, DANS LE CONSISTOIRE SECRET DU 22 JUILLET 1842 ; suivie D\u2019une Exposition, corroborée de Documents, sur les soins mcessants de Sa Sainteté pour porter remède AUX MAUX GRAVES DONT LA RELIGION CATHOLIQUE EST AFFLIGÉE DANS LES ÉTATS IMPÉRIAUX ET ROYAUX DE LA RUSSIE ET DE LA POLOGNE.(Rome, imprimerie de la Secrétairerie d\u2019Etat.) Suite\u201d.EXPOSITION.Ze partie.Le royaume de Pologne était en proie à un coupable esprit de sédition, et entièrement bouleversé ar des événements politiques qui sont trop connus.e Saint-Père, docteur universel de la grande famille catholique, dépositaire jaloux et zélé soutien des doctrines sans tache d\u2019une religion, aux yeux de laquelle a été et sera toujours sacrée, entre les autres, la maxime de la parfaite fidélité, de la soumission et de l\u2019obéissance dues par les sujets au souverain temporel dans l\u2019ordre civil, vit le besoin et sentit le devoir de rappeler et d'inculquer cette maxime, dans cette occasion, à la nation polonaise, de peur que les passions dù temps et les conseils trompeurs de ceux qui osaient abuser du saint nom de la religion pour leurs desseins pervers, ne réussissent à l\u2019altérer et à la détruire parmi ce peuple ; et aussi afin d\u2019empêcher que le chätiment des maux sans nombre dont une conduite opposée aux immuables principes catholiques devait inévitablement étre la source, ne retombât malheureusement sur cette chère et nombreuse portion de ses fils, séduits par la méchanceté de quelques-uns, et sur la religion elle-même, déjà si maltraitée et si afiligée en Pologne.Mue par ses sentiments, Sa Sainteté adressa sans délai une lettre aux évêques de ce malheureux pays pour les exciter à l\u2019accomplissement de l\u2019obligation attachée à leur sacré ministère, d'entretenir dans le clergé et dans le peuple la fidélité, la subordination, la paix, et de rappeler à l\u2019un et à l\u2019autre la grave faute dont se rendent coupables, devant Dieu et devant l\u2019Eglise, ceux qui rè- sistent à la puissance légitime.Et, comme il y eut quelques raisons de croire que peut-être, par I\u2019effet meme du trouble des choses publiques, la voix du Suprême Pasteur n\u2019était point parvenue jusque dans ces contrées, le Saint-Père, déférant d\u2019ailleurs à la demande qui lui en fut faite au nom de l\u2019auguste Empereur et Roi, par son ministre plénipotentiaire, le prince Gagarin (1), voulut bien renouveler ses tendres et sages avertissements aux évêques du royaume, dans le but de coopérer, par leur moyen, à la perpétuité, à la consolidation de Pordre politique, depuis peu rétabli en Pologne, et de ramener, en particulier, dans la voie du devoir les membres du clergé qui, par malheur, s\u2019en étaient écartés (2).Mais les cruelles angoisses qu\u2019il renfermait au fond de son cœur à la vite du triste état des choses catholiques dans les domaines royaux et impériaux ne lui permirent point de laisser passer cette occasion favorable sans la mettre à profit.Heureux qu\u2019elle se füt présentée, et désirant avec sollicitude s\u2019en prévaloir, il voulut que, conjoiniement avec sa seconde lettre aux évêques, on fit parvenir, de la secrétairerie d\u2019E£tat au ministère russe, unexposé des divers maux connus jusqu\u2019à ce jour, et soufferts par la religion catholique dans ces vastes contrées, les uns exactement retracés, les uutres seulement indiqués à cause du moins de certitude et de précision dans les nouvelles reçues ; pour tous était réclamée une réparation convenable, de la justice, de l'équité et de la grandeur d\u2019âme de l\u2019Empereur et Roi (3).Et ce fut dans cette même occasion que * Voir les numéros du 6 et 15 septembre, de la Gazette de Québec.(1) Nous trouvons parmi les documents, sous le numéro 1V, la note remise le 20 avril 1832, par M.le prince Gagarin, ministre plénipotentiaire et envoyé extraordinaire de S.M.l'empereur de Russie, demandant que le Saini- Père exhorte le clergé polonais à la paix et à la soumission due à la puissance temporelle, Dans cette nate, le ministre plénipotentinire se plaint de la conduite du clergé polonais pendant la révolution et la guerre.Il sollicite l'influence de la religion pour faire disparsître jusqu'aux derniers germes révolutionnaires, dans le pays pacifié par la force des armes.\u201c* Le Saint- Père, dit-il, se persuadera facilement qu\u2019en soutenant les droits du uone, il soutiendra ceux de la religion.Lu répression de la révolte en Polugne a été un immense service rendu à toutes les luissances, sur lesquelles reposent encore dans ce moment les garanties de la conservation de l'ordre social\u2026 C'est pourquoi S.M.forte de la persuation qu'elle n\u2019agit que dans des intérêts communs à Lous les souverains, s'adresse à S.S.avec autant de Confiance, que d\u2019abandon, afin d'en obtenir, envers le clergé puionsis une démarche, dont le Saiuit-Père, dans sa sagesse, reconnaîtra toute l\u2019u- ulité, et pour lsquelle, quant au mode d'exécution, S.M.Imp.serapporte complétement a Sa Sainteté.\u201d (2) Sous le numéro V desdocuments: Lettre adressée par le Saint-Père aux évêques de Pologne, le 9 juia 1832, ayant pour but d'incuiquer ls maxime de l'église catholi- ue, touchant la soumission à la puissance temporelle dans l'ordre civil.Cette lettre est assez connue pour qu'il soit inutile d'en faire ici l'analyse.(3) Document numéro V1,\u2014Feuilles particuliéres gue le cardinal secrétaire d\u2019Etat a passées, en juin 1832, à M.le ministre de Russie, sur les affsires multiplies faites à la religion catholique dans les domaines impériaux.+ \"Dans quelques feurlles communiquées, ily a plusieurs mois, au cardinol secrétaire d\u2019État par le ministre de Russie près le Saint-Siège, relativement au plan d\u2019une nouvelle circonscription de diocèse dans la RRussie- Blanche, on lit que * parmi les catholiques de ces pays, et dans le clergé même, on observe un relächemeut des mœurs, et un effaiblissement de la foi.\u201d « Le chef de l'église catholique qui sait, evec un chagrin infini, l'état déplorable dans lequel, par de telies circonstances, se trouve la religion catholique dans ce pays et dans d\u2019autres égatement souris à l'empire russe, tant eo; ce qui regarde les catholiques du rit lstin, qu\u2019en ce qui es, des cathuliques grecs-unis, en a déploré et en dépre 1 Sa Sainteté fit renouveler (mais toujours innutile\u2014 ment) la requête formelle qu\u2019un chargé d\u2019affaires du Saint-Siége fût reçu et accrédité à Pétersbourg, afin d\u2019être instruit par lui de ce qui concerne l\u2019Église catholique tant dans l\u2019Empire russe que dans le Royaume de Pologne.C\u2019est ainsi que si, d\u2019un côté, la demande faite parle gouvernement impérial témoigna glorieusement de la bienfaisante influence de la religion catholique pour la tranquillité et la soumission de ceux qui la professent, et par conséquent de Pabsolue nécessité de respecter et de protéger cette religion de paix ; de l\u2019autre dans les soins pleins de sollicitude pris par le Saint-Père pour les malheureuses vicissitudes de la Pologne, le monde eut une nouvelle et éclatante preuve de cette vérité déjà rendue évidente par l'expérience dé \u2019adence depuis de longues années.Mais il n'a pu s\u2019empêcher de trouver les principales causes de ces maux dans les nouveautés et les pragmatiques qui, par le fait du gouvernement politique, s\u2019y sont introduites dans les matières ecclésiastiques, et s\u2019y observent encore aujourd'hui avec ul incalculable détriment de la religion esle-même.\u201cLa première de ces causes consite dans lu défense sévère de communiquer librrment avec le Saint-Siége en ma- ère spirituelle, faite À ces évêques, aux persunnes ecclé- siustiques et à tous les sujets russes catholiques, sous les peines les plus sévères, les peines capitales, comme on le fit dans l'acte imprimé à Wilna, et publié par l\u2019archevêque de Mobilew, le 12 janvier 1814; défense qui s'observe en- cote ngoureusement, en venu de laquelle 11 est impossible aux sujets catholiques d'exposer librement à leur père come muu leurs propres besvins spirituels, commeil est impossi- die à Célur-et de leur apporter aucun remède, et moins encore d'exercer queique influence sur l'en-eignement de lu sainte doctrine, sur l'observance des sacrés canons, sur la conservation de la discipline de I'église, et la boone direc tion des Chuses ecclésiastiques, Au reste, | 8 communication que l\u2019on voudrait permettre sur de tels sujets parc la seuix voie ministérielle, ne Gaurait suffire, et parceque la communication ne serait point libre, et parce qu'elle ne pourrait inspirer de confiance, dans une multitude de rapports eur les mist.ères spirtuelles, dans une rufinité de cas de conscience, à ceux qui voudraient dépuser le secret de leurs miséres dans le sein du Fère commun pour en être secuurus.* La communication des fidèles avec le Pape dans l'église catholique esl un point essentiel de sa constitution, et partout Où cette communication serait nlerrom- pue, il serait fait une grave blessure à la constitu.uon elle-même.Tout exemple que l\u2019on pourrait alléguer contre cette libre communication, ne serait qu\u2019un véritable nconvément, et on peut affirmer qu\u2019en fais, cela n'a point lieu sous les autres gouvernements près desquels Je Saint-Siége à ses représentants ; dans Ces pays, en effet, les évêques et les simples fidèles écrivent et exposent directement où indirectement, Mais avec toute hberié, leurs besoins au Pape, et celui-ci, avec une égale liberté, leur répond et pourvoit aux cas qui se présentent ; C'est ainsi que se conserve la purcié de la foi et de la morale, et l\u2019observance de la discipline ecclesiastique dans le clergé et parmi les catholiques.\u201d La seconde de ces causes, poursuit le cardinal secrétaire d'Etat, dont nous con inuons d'analyser le rapport, consiste dans ls trop vaste étendue des diucèses, chose qui «m- pêche l'administration parfaite des secours spirtuels, la sur- veil lance, le correction canonique.\u2026 Cette cause en elle- même, très pernicieuse à la tuteile de la religion et des mœurs des fidèles, devient encure plusfuneste par le système qu'on à de laisser longiemps les églises vacantes, ou d'en covfier le soin à d'autres évèques, lesquels ne peuvent 1nême pas suffisamment pourvoir aux besoins de leurs dio- CÈsES, 0.0 La troisième cause pourrait se trouver dans le peu de liberté que l\u2019on laisse aux é.êques eux-mêmes dans l'exercice canonique de leur juridictiun et de leur iminisière pustoral, par exemple, dans la visite pastorale, dans lu réunion des sy- vodes diocésains pour la reforme des mœurs, dans la coils- tion des bépifices, dans la Connaissance des causes spirituelles, matrimoniales, etc.; dans la défense de I'immunité ecclésiastique, si efficace puur conserver Chez les peuples l'esprit de religion, avec la vénération et le respect que l\u2019on doit à tout ce qui lus appartivnt La quatrième cause puurrait être signalée dans l'appauvrissement du ciergé et du cuite, par le suppresston de tant de bénéfices, monuatères, institutions pieuses ; et dans le manque d'un nombre suffisant de ministres pour l'asssstan- ce spirituelle des fidères, cun équence de l'appauvrissement deséglises.*\u201c Ceserant, dit le cardinal secrétaire d\u2019État.« contre tous les principes d'équiié et de justice, d\u2019expul- \u201c ser le clergé catholique et les religieux de que'ques-tnes + du leurs églises et monastères, pour y introduire un cler- « gé et des religieux d'une aulre communion en dissidence avec la commanion catholique.\u201d La cinquième cause regarde l'enseignement et l'éducation du clergé tant regulir que séculier, enlevés aux évêques et supérieurs respectifs, et contiés à d\u2019autres personnes quelquefuis de communion différente, etc.Les autres griefs que contient le paragraphe, concernant les livres en usage, l'ubligation d étudier dans les lycées et universités, pouravoir droit aux dignités ecclésiastiques, les occasions infinies de corruption, de séduction et de dissipation qui s'offrent aux jeunes clercs, dans ces établissements, ont été indiqués dans un autre eadroit.La sixième cause pourrait être le peu de zèle et l\u2019inaptitude des sujets élevés à la dignité épiscopale, les abus de pouvoir commis par les prélats.* On connaît, à cet égard, * les actes arbitraires de l'archevêque de Mohilow, feu « Mgr.Stanislas Siestrenczewicz, lequel consenut et ad.« mit, pendant le temps si long où il gouverna ceute eglise;.\u201c uve multitude de nouveautés lès pernicieusesà la doc.« trine et à la discipline de l'église catholique, et se fit spé- « cislement le protecteur des sociétés bibliques.\u201d La septième de ces causes se trouve dans la décadence de l\u2019ubrervance régulière, qui est un très grave scandale et un détestable exemple pour les fidées; décadence, qus provient de la désorganisation de la discipline établie par fes sactés canons et les constitutions spostoliques, de I'éloignement des généraux supérieurs et de la suburdination aux ordinaires diucésains, des nouveaux réglements, relatifs à la professiun et aux vœux munastiques, à l'éducation religieuse et aux éludes dans l'Uuiversité et les lycéus, La hustième peut être vue dans le mépris que l\u2019on fait de lu discipline ecclésiastique en général, et en particulier, dans la procédure des causes eccléstastiques, surtout dans les causes matrimoniales, dans la facilité avec laquelle on permet et on prononce les divorces contre la doctrine de l\u2019église cathulique, sur l\u2019indissolubilté du lien conjugal, facilité de laquelle naissent des scandales et des désurdres tnfinis, au grave prejudice non seulement de la société civie le, mais aussi de la religion.Enfin, c'est avec douleur qu\u2019on voit la protection accordée si souvent & ceux quin\u2019ont en vue que de discréditer,près du gouvernement impérial, les sujets catholiques de l\u2019un et de l'autre rite, par lacalomnie et par d'autres moyens pervers, et de provoquer contre eux tant de mesures, qui sont peu d'accord avec les assurances les plus précises d'a- mutié es de faveur, à l\u2019égard du culte et de la communion catholique.Ici le cardinal secrétaire d\u2019 Etat rappelle les mesures prises par le Saint-Siége pour prévenir vu guérir ces maux, l'envoi fait à diverses époques de nonces et ambassadeurs extraordmaires à Saint- Pétersbourg, en la personne des préiats.depuis cardinaux, Archett, Litta, Arezzo, Bur- nett, l'inutilité des sacrifices faits par l'égiise, etc.de tant de siècles, que le Saint-Siège, toujours étranger aux ténébreuses menées de la politique, offre un bras secourable, et emploie sans cesse son influence morale pour écarter les périls dont les trônes, à travers la succession des temps et l\u2019inconstance des choses publiques, sont si souvent mena- cès ; et que tous ses vœux, ses désirs, ses sollicitudes ne tendent uniquement qu\u2019à l\u2019avantage spirituel des catholiques, en quelque lieu qu\u2019ils se trouvent.Tandis que par l\u2019ordre de Sa Sainteté on donnait cours à ces actes, les indices les plus consolants et les mieux fondés fesaient espérer un avenir prospère ou plutôt une ère nouvelle pour la religion catholique dans les possessions russes, Dans le statut organique pour le royaume de Pologne, promulgué dès le rétablissement de l\u2019ordre publie dans ce pays el communiqué par la légation impériale au ministre pontifical, par dépêche officielle du 12 avril 1832 (4), on trouvait l\u2019assurance que la religion professée par la plus grande partie des sujets polonais serait toujours l\u2019objet des soins spéciaux du gouvernement de Sa Majesté et que les fonds appartenant au clergé catholique, tant latin que grec- uni, étaient reconnus comme propriétés communes et inviolables ; de même qu\u2019on déclarait sacré et inviolable le droit de propriété des individus non moins que celui des corporations en général.Et ces assurances, quoique données pour le royaume de Pologne, tel qu\u2019il est constitué depuis la restauration de 1815, étaient telles, qu\u2019il devenait impossible de ne pas les recevoir comme s\u2019appliquant également aux possessions et propriétés du c ergé catholique dans les provinces polonaises-rasses.Cette per-uasion résultait invinciblement de la pleine confirmité de ces assurances, non seulement aux inébranlables principes de la justice, mais aussi a la foi des anciens traités relatifs à ces dernières provinces.Or, qui pourrait redire la douloureuse surprise du Saint-Père lorsqu\u2019il fut instruit que, malgré de telles garanties, d\u2019autres expropriations avaient été récemment décrétées au préjudice des communautés religieuses et du clergé séculier, et que de nouvelles dispositions, extrêmement funestes, étaient prises à l\u2019égard des catholiques des deux rits, dans le royaume de Pologne, comme dans les provinces russes polonaises ; en sorte qu\u2019on ne paraissait pas tant vouloir punir dans les sujets le délit de révolte qu\u2019accabler et éteindre la religion à laquelle ils étaient attachés.En effet, pour ce qui regarde le royaume de Pologne, Sa Sainteté vint à savoir que les biens des ordres réguliers, auparavant supprimés dans ce pays, biens dont les revenus, selon la prescription de la bulle ex imposita de l\u2019immortel Pie VIT, et le sens des traités conclus à cette époque, entre le Saint-Siège et l\u2019empereur Alexandre, de glorieuse mémoire, devaient servir de subsides aux églises cathédrales et aux séminaires, avaient été adjugés au fisc (5) ; que le gouvernement de Pologne avait fait demander à chacune des cours épiscopales la cession d\u2019une église catholique désignée afin de la destiner a Pexercice du culte grec non uni, chose à laquelle ni les \u2018évêques, ni Tour clergé ne pouvaient se préter sans forfaire à leur propre religion et sans trahir leur conscience ; que les traitements assignés aux évêques en compensation des biens appartenant à leurs églises avaient êté réduits de moitié ; afin que des milliers de familles polonaises avaient à déplorer le sort de leurs enfants, transportés dans l\u2019intérieur de l\u2019empire russe et nis dans le péril prochain d\u2019abandonner la communion catholique, au sein de laquelle ils étaient nés et avaient été élevés.Quant aux, provinces polonaises russes, le Saint-Père ne tarda pas à apprendre, si ce n\u2019est avec une précision parfaite, du moins avec une certitude suffisante, la concession faite par autorité du gouvernement impérial (4) Document numéro V11.\u2014Office adressé, 12 avril 1832, par M le prince Gagarin, ministre de Russie, au cardinal secrétaire d'Etat, pour lui fae communication du statut organique publié peu sup «ravant pour le ruyau- me de Poiogne.(Le starut organique ne se retrouve point parmi les documents.) (5) La bulle Ærimposita, du 18juillet 1818, eut principalement pour but de régulariser la circunscription des diocèses dans le royaume de Pologne, après sun rétablissement en 1815.Lette nouv.lle repartition diocésaine ayant fuit suppruner quelques-unes des auciennes cathédrales et en ayant érigé d'autres, 11 fallut pourvoir à leur dotation, à celle des nouveaux Chapitres et séminaires, D'après les demandes faites au noin de l\u2019empereur Alexandre, et les négociations avec la légatton russe à Rome, le Souverain Pontife Pie VIE, de suinte mémoire, conféra par la même bulle à Mgr.Malezenski, alors évêque de Vladisiau et ensuite srchevêque de Varsovie, la faculté de supprimer {après avoir entendu selon les formes canuniques les parties intéressées) autant d'abbayes, de monastères et de bénéfices simples qu'il serait nécessaire, pour compléter lu convenable ou entière dutation des manses épiscopales, des chapitres de cathédrale, ei des séminsiren, dans les d.o- cèses Compris au du royaurne ; sous la condition t.utefois qu'il serait conjointement pourva à l\u2019eutreuen des églises qui regardaient les abnyes, les monastèreset les bénéfices sunples à supprimer, et qu'i) resterait dans chaque diocé-e un nombre suffisant de bénéfices simples, c'est-à-dire que les évêques sersient en mesure de récompenser les ecclési- as 1ques qui suraient bien mérité.Bientôt après un représenta su Saint-Siége que Mgr Malezewskt avait excédé \\es limites de la faculté qui lui avait été accordée, en supprimant indistinctement où en marquant pour la suppression tous les inonastères, abbayes et bénéfices simples, savs entendre les parties intéressées.Sur ces entrefaties, lorsqu'à peine le décret de suppression venait d\u2019èire signé ct expédié, le prélat mourut.l\u2019ie VII, avec on pusfaite sa- fesse, tout en Commetiant, par un bref du 16 février 1826, à Mgr.Hotowezye, monté sur le siége épiscopal de Varsovie, l'exécution finale de la dite Bulle, lui ordonna expressément de réparer le mieux possible les manquements dont on accusait son prédécesseur.D'après tout ce que le même Mgr.Hutow(zye à rapporté au Saint-Stége sur cette affaire, dans un mémoire (foglic) du 20 août 1840, intitulé Æxpositio suppressionis, ON 8 vu clairement que le suppression b'avait joint été faite conformément aux Intentions du Souverain Pontife, mais d\u2019un plein et entier accord avec le gouvernement.Le fait est v'une masse de fonds de la propriété des monastèreset bénéfices supprimés, et du revenu très considérable d'une année, a pass dans le trésor public; et que la plus grande partie a été employée à des usages profanes, ou certsinement tout- -à fait éloignés des prescriptions faites par la Bulle plusieurs fois citée.aux Grecs non unis, du magnifique sanctuaire de Notre-Dame de Poczajow, célèbre par les pieux pélérinages qui s\u2019y fesaient de toute la Russie, ainsi que du riche couvent des Basiliens annexé à cette église dans la Vollinie.De plus, la concession faite encore à la même communion, des églises et monastères du même ordre en Lithuanie ; ainsi que celle de la grande chartreuse de Bereza, et d\u2019un grand nombre d\u2019autres temples ou couvents, tous enlevés au culte catholique latin ou grec-uni, au- uel ils étaient consacrés depuis leur fondation ou epuis un temps immémorial.a douleur profonde dont Sa Sainteté fut pénétrée à des nouvelles si funestes, et si inattendues, fut portée au delà de toute expression, lorsque en recevant peu après les Ukases impériaux qui avaient trait à ces diverses mesures, Elle put trop bien voir l\u2019étendue et les conséquences incalculables pour la ruine du culte catholique des deux rits, des dispositions qui s\u2019y trouvaient contenues.Et en eflet, en vertu et pour l\u2019uccomplissement de ces \u2018mêmes Ukases le susdit Sanctuaire de Poczajow était devenu un Evêché de la communion grecque-russe ; l\u2019ordre de saint Bazile, honneur, ornement et principal soutien de l\u2019Eglise grecque-unie, dans la Li- thuanie et dans la Russie-Blanche, avait été presque anéanti et détruit ; le diocèse latin de Luck avait perdu dix-sept Eglise:, et le même diocèse grec-uni, un beaucoup plus grand nombre, lesquelles avaient ététoutes livrées au culte dominant; on avait également ravi un grand nombre d\u2019églises des deux rits au diocèse de Kaminieck (6) ; dans la vaste étendue des provinces polonnaisses-russes la faulx de la suppression avait abattu en même temps deux cent deux couvents latins de différents ordres, parmi les 291 qui y existaient ; enfin la vente aux enchères des terres qui appartenaient à quelques-uns de ces couvents (7), et l\u2019adjudication faite au profit du trésor public, avaient atteint jusqu\u2019au fonds des écoles paroissiales et des colléges (8).Cependant, sans avoir encore de renseignements précis, le Saint-Père, certain de la substance des faits qui lui avaient été précédemment rapportés, frappée de leur gravité, en même temps que pour obéir aux obligations sacrées de son ministère apostolique, ne differa pas un instant d\u2019ordonner que, par une note officielle du cardinal secrétaire d\u2019Etat, on adressût à ce sujet les plus vives remonstrances au ministre russe résidant à Rome, afin que ces remontrances parvinssent par cette voie à la connaissance de l\u2019empereur et roi ; Sa Sainteté ne voulant pas renoncer à l\u2019espérance de voir ce puissant monarque, se rendre, après un mûr examen, à la justice de ses réclamations (9).Plusieurs mois s\u2019étaient déjà écoulés, et l\u2019on attendait encore la réponse du cabinet russe à cette note, aussi bien qu\u2019à l\u2019exposé dont nous avons déjà parlé, et qui avait été adressé à l\u2019empereur, au nom de Sa Sainteté, à la fin du mois de juin 1832; lorsque le comte Gourieff, successeur du prince Gagarin dans la Légation impériale à Rome, présenta, au mois de mai 1833, au ministre pontifical un mémoire en forme verbale renfermant les observations de son gouvernement en réponse aux divers points, objets des réclamations contenues dans le premier acte particulier et dans Pacte officiel de la secrétairerie d\u2019Etat.Ces observations, outre qu\u2019- elles passaient tout-à-fait sous silence la demande explicite d\u2019envoyer à Pétersbourg un chargé-d\u2019affaires du Saint-Siége, outre qu\u2019elles ne touchaient pas les divers articles de la susdite note concernant les persécutions dirigées en dernier lieu contre la religion catholique dans le royaume de Pologne proprement dit, n°étaient point, quant au reste, de (6) Parmiles églises, la plupart paroissiales que l\u2019on sait avoir été enlevées aux catholiques, en 1833, dans le diocèse de Luck, pour être données aux grecs-russes, on peut nommer celles de Czartocisk, de Staro- Koustantinow, de Kuicron, de Hozin, appartenant aux PP.dominicains, de Bruzkopol, de Szum:k, de Krzemienictz, de Kurzoc assistée par les religieux imineurs conventuels, de Janow, de Kustin, de Warkowice administrée par les mineurs de observance, de Urzomir, de Toporzyce, de Horodyszeze, de Dorohestaj regardant les l\u2019P.carmes, de Uscitug et d'Owog desservie par les religieux capucins.Quant au diocèse de I£eminiek.11 suffira d'indiquer les églises de Jarmalince, de Brasilow, de Vulczin, de Danejoure, de Zorayz.de Rupin ct de Szacowka.(7) Documents numéros VI1I, IX, X, XI, XII.\u2014 Ukase du 26 octobre 1833.qui enlève aux grecs-unis le inunastère de locaojow ( Porchayeff).et y établit un évêché du culte domitiant, contenant l'organisation du chapitre de lu nouvelle éghee.** Laquelle société, dit l'Ukase, ** sera entretenue des revenus de 18 cathédrale, d\u2019après le ** réglement qui en sera fait plus terd par l\u2019évêque et le synude, etc.\u201d Ukuse adressée su ministre de l\u2019imiérieur le 16 février 1832 pour la suppression des provinciaux de l'ur- dre de saint Basile.On y In cette phrase:
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