Reflet de société /, 1 janvier 2020, Février 2020, Vol. 28, No 1
[" Relet de Société Un regard diférent sur notre société Vol.28 no 1 février 2020 se réinventer Des mots pour D\u2019une lecture à l\u2019autre. re?etdesociete.com 2 L'équipe de Relet de Société sera au Salon du livre de la Côte-Nord 23 au 26 avril 2020 \u2022 Salon du livre de Trois-Rivières, 26 mars au 29 mars 2020 \u2022 Salon du livre de la Côte-Nord, 23 au 26 avril 2020 \u2022 Salon des mots de la Matapédia (Sayabec), 1er au 3 mai 2020 \u2022 Salon du livre de l\u2019Abitibi-Témiscamingue (Val d\u2019Or), 21 au 24 mai 2020 \u2022 Salon du livre du Saguenay-Lac-St-Jean, 1er au 4 octobre 2020 \u2022 Salon du livre de l'Estrie, 15 au 18 octobre 2020 \u2022 Salon du livre de Rimouski, 5 au 8 novembre 2020 \u2022 Salon du livre de Montréal, 25 au 30 novembre 2020 \u2022 Salon du livre de l'Outaouais (Gatineau), février 2021 Relet de Société remercie Salons où vous pourrez rencontrer Raymond Viger et Danielle Simard : 3 re?etdesociete.com Côte-Nord Éditorial raymond viger reletdesociete.com 4 raymondviger.wordpress.com Dès ma tendre enfance, j\u2019ai été motivé par la recherche d\u2019une société saine et juste.J\u2019étais convaincu que j\u2019avais un rôle à jouer pour atteindre cet objectif.Une société où tous les citoyens sont libres et jouissent des services dont ils ont besoin.Je suis né à une époque où commençaient à faiblir le racisme, le sexisme, l\u2019homophobie et autres malaises sociaux.J\u2019étais convaincu que mes prises de position étaient partagées par tous.Pourtant.À un âge où j\u2019envisage plus la retraite que d\u2019entamer de nouveaux débats, j\u2019ai l\u2019impression que nous sommes encore très loin d\u2019y arriver.Je n\u2019ai que des questions qui ne cessent de résonner dans ma jeune tête.Comment se fait-il que des politiciens puissent impunément graisser la patte de leurs amis sans vraiment être imputables de leurs gestes ?Pourquoi un simple citoyen n\u2019a- t-il pas accès à une justice pleine et entière ?Pensez à Claude Robinson qui y a laissé santé et argent.Ou encore à tous ces gens qui dépendent de l\u2019aide juridique et qui se font demander par l\u2019avocat commis d\u2019oice un supplément en argent liquide pour être représentés.Et pendant ce temps, des membres de groupes criminalisés ont des avocats de haut calibre payés à partir d\u2019une aide juridique boniiée.Pourquoi certaines multinationales se font-elles subventionner sous promesse de créer de l\u2019emploi, mais réussissent si facilement à quitter le pays sans remplir leurs obligations ?Un fonds de pension est théoriquement un placement garanti auquel employeurs et employés cotisent pour ofrir une retraite bien méritée à tous ces gens qui se sont dévoués pour l\u2019entreprise.Comment certains employeurs réussissent-ils à piger dans ces fonds sans respecter leurs engagements ?Chère dame Justice.J\u2019ai voulu croire que tu existais.J\u2019ai rêvé que tu pourrais te montrer au grand jour et faire partie de nos us et coutumes, que tu pourrais être la norme.Pourquoi tant d\u2019obstacles avant de pouvoir y arriver ?Pourquoi tant d\u2019interférences autour de toi ?Pourquoi tant de nuages gris t\u2019entourent-ils pour te cacher à nos yeux ?Démocratie, où es-tu ?Si je veux voter pour un individu parce que je suis convaincu qu\u2019il fera un bon premier ministre, je dois voter pour son parti, qui n\u2019a pas nécessairement une vision qui me plaît.Pire encore, cela me force à voter dans mon comté pour un individu que je ne connais peut-être même pas.Comment procéder si je veux avoir un gouvernement minoritaire ?Je suis obligé de voter pour un ou pour l\u2019autre.Et quand j\u2019ai ce mauvais sentiment que certaines personnes en place y sont pour des intérêts personnels plutôt que sociaux, quels sont les moyens mis à ma disposition pour obtenir une démocratie digne de ce nom ?Est-ce que certains politiciens qui nous font toutes sortes de promesses pour être élus devraient être tenus imputables de tout ce qu\u2019ils nous ont conté?Et que dire de toutes ces sommes promises à tel ou tel autre groupe quand il serait au pouvoir ?Devrait-on considérer le tout comme une tentative de corruption et un pot-de-vin ?Que penser des groupes orphelins qui n\u2019ont pas le poids politique pour se faire acheter leur vote ?Pouvons-nous encore croire en une société équitable dans un tel contexte ?Justice, m\u2019entends-tu ?Raymond Viger et Danielle Simard seront présents à 9 salons du livre durant la prochaine année, en débutant avec le Salon du livre de Trois-Rivières du 26 au 29 mars.Une occasion privilégiée de rencontrer les deux directeurs.Pourquoi un simple citoyen n\u2019a-t-il pas accès à une justice pleine et entière ? 5 reletdesociete.com 6 ReletdeSociété Service aux abonnés Changement d\u2019adresse 514-256-9000 info@reletdesociete.com goo.gl/dE51DH 625 av De La Salle, 3e étage Montréal, Qc H1V 2J3 Tél: 514-256-9000 \u2022 Fax: 514-256-9444 \u2022 Sans frais: 1-877-256-9009 info@reletdesociete.com \u2022 refletdesociete.com ISSN : 1711-7860 Directrice administrative Danielle Simard 514-256-9000 journal@journaldelarue.ca PUBLICITÉ ET COMMANDITE Éditeur / Rédacteur en chef Raymond Viger 514-256-9000 raymondviger@hotmail.com Collaborateurs Louise Gagné, Jean-Claude Leclerc, Nicole Viau, Pamela Vachon Correction Simon-Claude Gingras.Pupitre Simon-Claude Gingras Raymond Viger Journalistes Enora Perez, Maude Goyer, Janick Langlais, Simon-Claude Gingras Infographie et conception graphique Danielle Simard Notre mission: Le Journal de la Rue est un organisme à but non-lucratif qui a comme principale mission d\u2019aider les jeunes marginalisés à se réinsérer dans la vie socioéconomique en favorisant leur autonomie.Membre: \u2022 Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) \u2022 Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM) \u2022 Magazine Canada (CMPA) \u2022 Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) \u2022 Regroupement des organismes communautaires jeunesse du Québec La reproduction totale ou partielle des articles pour un usage non pécuniaire est autorisée à condition d\u2019en mentionner la source.Les textes et les dessins qui apparaissent dans Relet de Société sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Relet de Société est un magazine édité par le Journal de la Rue qui traite de multiples thématiques socioculturelles (violence, santé, environnement, prostitution.).Nous proposons des solutions et des ressources.Le Journal de la Rue ofre maintenant des obligations communautaires.Disponibles en multiples de 1 000$, elles peuvent vous faire obtenir des rendements de 1% à 6,5% d\u2019intérêts selon leur montant et leur durée.Façon concrète d\u2019aider une noble cause : l\u2019intervention auprès des jeunes marginalisés.Ne me jette pas, passe-moi à un ami 8,95$ l\u2019unité.Éditorial.Justice et démocratie, réalité ou utopie?Est-il encore possible de croire en l\u2019une et l\u2019autre, ou ne sont-elles que chimères?Page 4.La Maison Plein Cœur, une maison pour les personnes vivant avec le VIH-sida.Sa mission: leur faire atteindre une plus grande autonomie et les mener vers une vie sociale plus active.Page 8 - 9.La vision de Bruno.Né aveugle, des opérations ne lui permettront de récupérer qu\u2019un peu de vision.Il réussit à dessiner malgré tout.Page 10 \u2013 11.Jean-Simon Brisebois, des centres jeunesses à la poésie.De la violence à son exutoire.La poésie La cassure Amina Khettam Vous avez toute Une plaine Pour courir, sauter Et rêver Moi je marche les Fesses serrées Sur un fil ténu Je peux basculer à N\u2019importe quelle heure Du jour ou de la nuit Moi à force d\u2019avoir la tête baissée Je ne sais pas où aller Et même avec toute ma volonté Je suis toujours blessée Votre ciel est prévisible Moi mes orages je ne les vois jamais arriver L\u2019amour qui vous fait rêver Me fait crever Je ne sais pas faire la part des choses Je ne sais pas raisonner Gagnant du voyage Monsieur Jacques Lacasse de Saint- Georges-de-Beauce 7 re?etdesociete.com urbaine pour se forger une nouvelle identité et en ressortir plus fort.Page 12 - 13.Funbusy, agressions et maladie dégénérative, de l\u2019enfer à l\u2019espoir grâce à la peinture et l\u2019écriture.Page 14 - 15.Bruno Fernandez, un exemple d\u2019intégration.Un médecin qui a tout quitté pour s\u2019engager dans sa communauté d\u2019adoption, le Québec.Page 16 - 17.Naître et grandir.Que seraient les organismes communautaires sans les femmes qui les tiennent à bout de bras?Page 18 - 19.Chante ta voie pour retrouver son chemin et le conserver grâce des cours de musique abordables.Page 20 - 21.L\u2019entomophagie : se nourrir d\u2019insectes pour sauver la planète?Quels sont les avantages de manger des insectes plutôt que de la viande rouge?Page 22 - 23.Le premier végétarien connu aurait plus de 2 500 ans s\u2019il vivait encore: Pythagore! Le végétalisme, pas si nouveau que ça ! Page 24 - 25.Montréal, pionnière de l\u2019agriculture urbaine, avec la première serre sur toit au monde ! Page 26 - 27.Steak, blé d\u2019inde, patates avec Fred Dubé.Pour mieux connaître et comprendre la langue française.Page 28 - 29 Le Coeur D\u2019une Soeur Jeannot Champagne Les années passent et sa présence me manque Un vide s\u2019installe et dur est le chemin de la souffrance Les reproches que je continue à m\u2019infliger Me retiennent toujours dans cette boucle du passé La dernière fois que ma sœur était avec moi Un baiser sur ma joue, un gros câlin et c\u2019était la dernière fois Je me questionne sans cesse sur son départ Impossible d\u2019y répondre, je n\u2019y vois que du noir La plupart des gens se pardonnent après qu\u2019ils se reprochent La perte d\u2019un être aimé, qui a souffert sans que personne ne l\u2019approche Souvent, je me sens comme un ange déchu Le pardon pour moi, est loin\u2026 et à perte de vue J\u2019aurais dû faire ceci, j\u2019aurais dû faire cela Trop tard pour les remords\u2026 j\u2019étais faible et je n\u2019étais pas là Chaque larme que j\u2019ai versée pour elle A été une pluie d\u2019émotions que j\u2019ai criée au Ciel Soudain, une amie me pris par le cœur avec compassion Je suis là pour toi, vers le chemin de la guérison Ce cœur tant aimé que tu as perdu Moi\u2026 je t\u2019offre le mien, je n\u2019ai pas de grand-frère et tu ne seras pas déçu Est-il vraiment possible que cela m\u2019arrive à moi Une autre sœur, mais cette fois pleine de joie Une sœur avec qui l\u2019on peut partager Son bonheur, ses peines, ses erreurs sans se faire juger Je m\u2019engage de tout mon être à la protéger Mais cette fois, avec des armes encore plus fortes que le passé Comment une personne peut montrer autant d\u2019humanité Je m\u2019incline et j\u2019accepte\u2026 devant autant de générosité Merci de me faire une place aussi importante dans ton cœur Pour toi, je serai toujours là\u2026 Amina ma sœur\u2026.Le mot du jour « Les insectes, voilà une nourriture sapide! » Sapide : qui a du goût, de la saveur.Une substance sapide.Étymologie: emprunt au latin classique sapere, \u2018s\u2019y connaître en\u2019.D\u2019après Antidote. reletdesociete.com 8 Maison Plein Cœur est née du désir de pallier la solitude, l\u2019isolement et la pauvreté des personnes vivant avec le VIH-sida.Depuis presque 30 ans, les employés et bénévoles de l\u2019organisme accompagnent les personnes vivant avec le VIH-sida dans leur cheminement pour les mener vers une vie sociale plus active et leur permettre d\u2019atteindre une plus grande autonomie.Maison Plein Cœur contribue à améliorer la qualité de vie de ces personnes en leur procurant des outils favorisant une meilleure adaptation au VIH et en leur ofrant un lieu de partage et d\u2019information.Des récentes coupures dans la subvention fédérale dont bénéiciait Maison Plein Cœur l\u2019ont contrainte à diminuer ses services et le temps de travail de ses salariés.Par conséquent, la mission sociale qu\u2019accomplit Maison Plein Cœur, essentielle, salutaire pour tant de gens, nécessite plus que jamais les dons citoyens pour perdurer.Transpoésies, pour sa part, se veut un rendezvous mensuel avec la poésie LGBTQ.Tenues au Bistro le St-Cath, ces soirées animées par Pascale Cormier permettent à qui aime les mots de se retrouver parmi ses semblables.Surtout, elles ofrent une tribune sans pareille où la diversité est à l\u2019honneur et d\u2019où peut s\u2019exprimer quiconque perçoit la force émancipatrice de la poésie et son pouvoir rédempteur.Vers la in de l\u2019année dernière, les poètes entendus lors des soirées Transpoésies ont été conviés par Fierté littéraire, sous l\u2019égide de Denis-Martin Chabot, à participer à un nouveau concours littéraire intitulé Ma première fois.Il s\u2019agissait de faire partager au lectorat une expérience de première fois, de lui raconter, en vers, l\u2019exaltation ressentie lorsqu\u2019on accomplit pour la première fois une action qui nous changera déi- nitivement; lorsqu\u2019on pose un geste qui nous mettra au monde; lorsqu\u2019on ose airmer, enin sans ambages, qui l\u2019on est vraiment et comment l\u2019on s\u2019épanouira.Les textes primés au concours Ma première fois ont été colligés dans un recueil éponyme paru aux Éditions TNT en décembre dernier.L\u2019ouvrage, à travers le prisme de la poésie, célèbre la réalité trans et la beauté d\u2019être soi.Mais par la teneur des strophes qu\u2019il contient, Ma première fois prend ultimement la forme d\u2019une ode à la liberté recouvrée.Or, une célébration - même littéraire-, puise toute sa valeur dans les raisons qui la motivent.Que dire, alors, de l\u2019importance de célébrer, si s\u2019ajoute aux motifs pour le faire une cause à défendre?En vous procurant Ma première fois, vous efectuerez un don direct à Maison Plein Cœur, puisque tous les proits générés par la vente du recueil seront remis à l\u2019organisme.La Maison Plein Cœur Simon-Claude GinGraS L\u2019ouvrage, à travers le prisme de la poésie, célèbre la réalité trans et la beauté d\u2019être soi. 9 reletdesociete.com Extrait de la postface de Denis-Martin Chabot, directeur et producteur, Fierté littéraire.La poésie : un style littéraire méconnu, mystérieux même, mais aussi précieux.La poésie est l\u2019expression de l\u2019âme.Du cœur.D\u2019une âme et d\u2019un cœur.La poésie, témoin aussi de l\u2019humanité.Parfois même de l\u2019inhumanité.Le grand disparu Gerry Boulet airmait qu\u2019on voit la vie avec les yeux du cœur.Et on ne voit bien qu\u2019avec le cœur, l\u2019essentiel est invisible pour les yeux, disait Antoine de Saint-Exupéry.La poésie, ce sont ces yeux.Telle une fenêtre, elle ouvre sur le monde.Son regard révèle.Surprend.Dérange.La poésie est à la parole ce que le jazz est à la musique.Elle est nécessaire.Utile.Géniale.La Maison Plein Cœur a besoin de nous Plusieurs activités sont en cours pour l\u2019aider à continuer sa mission auprès des personnes atteintes du VIH-Sida.Entre autres, la vente du livre Ma première fois qui présente les participants à un concours littéraire organisé par Fierté Littéraire et Transpoésies.Disponible dans toute bonne librairie ou au www.editionstnt.com/maison-plein-coeur.Transpoésies, un pont entre les âmes.Il s\u2019agit d\u2019une soirée littéraire mensuelle animée par Pascale Cormier.Plusieurs invités y performent et partagent la scène en ofrant un micro-ouvert.Pour rendre accessible cet art, aucun frais d\u2019admission n\u2019est exigé.Le tout se déroule au Bistro le Ste-Cath, un organisme communautaire qui reverse 100% de ses surplus à la communauté et qui présente 200 spectacles gratuits par année.Les soirées Transpoé- sies soutiennent le inancement de la Maison Plein cœur.(514) 223-8116. reletdesociete.com 10 Saviez-vous qu\u2019il était possible de dessiner, d\u2019écrire et de composer malgré une vision diminuée ?C\u2019est l\u2019histoire de Bruno Robitaille.Auteur et rappeur, Bruno a toujours aimé écrire.Cette passion l\u2019a conduit à s\u2019accrocher, malgré les épreuves qui ont jalonné son parcours.Il utilise ses vers pour transmettre sa vision de la société, de façon légère et décalée.Bruno Robitaille est né aveugle.Sa mère s\u2019en est rendu compte très tôt.Contrairement à la plupart des nouveau-nés, Bruno ne tendait pas la main devant de nouvelles choses.De deux mois à 7 ans, il a été opéré une cinquantaine de fois.Durant ces années, sa vision a souvent régressé, puis s\u2019est stabilisée.Au inal, avec la technologie de l\u2019époque, les médecins sont parvenus à lui sauver l\u2019œil gauche.Bruno a pu récupérer 60 pour cent du fonctionnement de cet œil.Face à son destin Même s\u2019il n\u2019est pas issu d\u2019un milieu très aisé, comme ses parents ont su prioriser son alimentation, il n\u2019a jamais soufert de la faim.Sa mère était toujours présente et son père travaillait pour faire vivre la famille.Bruno a donc pu avoir une enfance constituée de rêves et d\u2019imaginaire.Il est né en 1985 à Pointes-aux-trembles, où il habite toujours.Il aime ce quartier paisible dépourvu des inconvénients de la grande ville.Et malgré sa position un peu excentrée, l\u2019endroit dispose de beaucoup de ressources.Bruno a beaucoup de facilité tout au long du primaire, où il se découvre une passion pour le dessin.En 1998, cependant, il échoue son secondaire 1 à cause de la crise du verglas qui l\u2019empêche d\u2019aller à l\u2019école pendant presque deux mois.Aucune mesure n\u2019est prise par la direction pour aider les élèves à rattraper les cours manqués.C\u2019est pendant cette période qu\u2019il découvre l\u2019alcool, la drogue et les illes.L\u2019été qui suit, il part en vacances avec sa famille mais à leur retour, leur maison a été incendiée.Même si cet événement ne l\u2019afecte pas directement, la vue de ses parents, tristes à cause d\u2019un incendie criminel, provoque sa colère.«À ce moment-là, je suis devenu quelqu\u2019un d\u2019autre, explique-t-il.J\u2019étais gentil, attentionné et j\u2019aimais les humains.J\u2019étais à l\u2019écoute des autres mais quand j\u2019ai su que ma mère était triste, j\u2019ai changé.Ma mère a toujours fait ce qu\u2019il fallait faire, elle est droite, elle fait les choses comme il faut qu\u2019elles soient faites.C\u2019est une bonne personne et elle n\u2019a pas mérité ça.» Il échoue son secondaire et est suspendu de la commission scolaire pour violence verbale.Bruno rejoint alors une école spécialisée en troubles du comportement où il inira par obtenir son diplôme de secondaire 5.Il l\u2019aura fait pour sa mère, parce qu\u2019elle voulait qu\u2019il se rende jusque-là.Il décide ensuite d\u2019arrêter déinitivement l\u2019école.Même s\u2019il perçoit son diplôme comme un simple papier, il a conscience de l\u2019importance qu\u2019il revêt pour sa mère et de la ierté qu\u2019elle en tire.Braver l\u2019impossible Bruno commence à écrire en 1999, «C\u2019est tout ce que j\u2019ai, murmure-t-il.Tout ce que je sais faire dans la vie, c\u2019est écrire, dessiner et puis faire de la musique.J\u2019ai besoin de mes yeux pour ça.» La vision de Bruno enora Perez 11 reletdesociete.com Pour améliorer sa présence sur scène, Bruno a participé à une formation de six mois oferte par Bistro le Ste-Cath.Il a accompagné un groupe de jeunes de Louis H.Lafontaine sous la supervision d\u2019artistes professionnels tels que la chanteuse Élizabeth Blouin-Brathwaite, le rappeur BU et le guitariste Ted Stilles.Deux spectacles ont été présentés devant une salle comble.Depuis cette expérience, Bruno proite de toutes les occasions pour faire valoir son Rap.Pour encourager Bruno: www.editionstnt.com/bruno-robitaille p h o t o : G e o r g e s D u t i l lorsqu\u2019il découvre le rap.Son premier livre, sorti en 2013, regroupe des textes qu\u2019il a écrits plus jeune.Il pensait que personne ne les lirait jamais.Arrivé au Café Graiti, il a la possibilité de les immortaliser.«Je veux que mes textes vivent, plutôt que de mourir dans ma table de chevet», airme-t-il.Aujourd\u2019hui, sa bibliographie est constituée de 7 livres, publiés aux Éditions TNT.Parmi ceux-ci se trouvent deux bandes-dessinées.« J\u2019aime le dessin depuis 1990 », rappelle Bruno.À cause de sa vision réduite, il a dû s\u2019adapter pour pouvoir dessiner.Il matérialise ses idées sur de grandes feuilles blanches.Les feutres qu\u2019il utilise doivent absolument être noirs tout comme la table sur laquelle il dessine.Les bandes-dessinées lui prennent plus de temps que ses autres livres, puisqu\u2019il essaie d\u2019y mettre beaucoup de détails.Aucun de ses ouvrages n\u2019aborde le même sujet.Un artiste doit pouvoir se renouveler tout en conservant son propre style.Telle est la perception qu\u2019il a de son œuvre.Son huitième livre sera d\u2019ailleurs totalement diférent, puisqu\u2019il va y présenter sa vie.Il n\u2019avait jamais eu le courage de s\u2019ouvrir auparavant.Désormais, il se sent prêt.Exploiter les possibles Le poète n\u2019est pas seulement auteur et dessinateur.Il aime le rap depuis longtemps.À l\u2019âge de 14 ans, il découvre qu\u2019il est possible de rapper en québécois sans prendre l\u2019accent français.C\u2019est le groupe Sans Pression qui a initié ce mouvement, suivi par beaucoup d\u2019autres rappeurs québécois.Jusque-là, Bruno croyait ne pas aimer la musique.Or, ce style lui plaît.Peu de temps après avoir connu le Café Graiti, il se rend au studio d\u2019un ami, où il essaie de rapper.Un peu hésitant au début, il adorera inalement l\u2019expérience.«Il n\u2019y a rien que j\u2019aime plus que ça aujourd\u2019hui.» Pour se faire connaître, il commence par sortir en accès gratuit ses albums d\u2019une dizaine de chansons.En 2019, il sort son premier véritable album solo, intitulé 2021.Il le vend en format numérique.Il a pour projet de sortir un autre album, qui contiendra d\u2019ailleurs sa 80e chanson.Il aime la diversité, autant par écrit que dans sa musique.Tout comme pour ses livres, il a voulu que ses 80 chansons soient diférentes.Bruno se réjouit de naviguer dans ces deux mondes que sont l\u2019écriture et la musique et qui lui permettent de se diversiier.Les médecins lui ont annoncé que sa vision régresserait au cours de sa vie.Il a déjà été aveugle une semaine et sait que si cela se reproduit, il ne pourra plus faire ce qu\u2019il aime.«C\u2019est tout ce que j\u2019ai, mur- mure-t-il.Tout ce que je sais faire dans la vie, c\u2019est écrire, dessiner et puis faire de la musique.J\u2019ai besoin de mes yeux pour ça.» Il dispose aujourd\u2019hui d\u2019une acuité visuelle de 50 pour cent dans l\u2019œil gauche et distingue seulement les ombres et les lumières de l\u2019autre.Auteur, compositeur et dessinateur, Bruno a su passer outre son handicap.Il continue aujourd\u2019hui ses projets, et s\u2019adapte ain de ne pas être freiné par sa vue atrophiée.Dans la cour des grands reletdesociete.com 12 Jean-Simon Brisebois est un poète urbain.Il observe le vécu des autres et retransmet les émotions de ceux qui ne peuvent pas s\u2019exprimer.Même si la vie lui a réservé beaucoup d\u2019épreuves, la poésie l\u2019a aidé à façonner son identité et il en ressort aujourd\u2019hui beaucoup plus fort.Une enfance solitaire Né en 1979 dans le quartier Hoche- laga-Maisonneuve, Jean-Simon a soufert de la violence mutuelle de ses parents au cours de son enfance.Bien qu\u2019il n\u2019ait pas été directement touché, il a assisté seul au spectacle de ses parents qui se battaient.Arraché à son domicile alors qu\u2019il est âgé de cinq ans, il est conduit en centre d\u2019accueil, où il résidera neuf ans.Pendant ses années au centre, il soufre d\u2019exclusion et du jugement des autres.Il passe ses soirées isolé dans sa chambre, à regarder par la fenêtre en espérant apercevoir sa mère.À l\u2019âge de quatorze ans, il peut enin en sortir et retourne vivre chez sa mère, avant de passer un bref intervalle chez son père.Aucune de ces expériences ne le satisfait.Il comprend qu\u2019il a besoin de vivre des choses de son côté.Il les découvre avec la drogue.Même si l\u2019expérience dure moins d\u2019un an, elle n\u2019en demeure pas moins intense.Son mode de vie le rend violent et il continue de consommer des substances qu\u2019il considère comme une échappatoire.L\u2019année 1996 marque un tournant dans la vie de Jean-Simon.Le décès de sa grand-mère va déclencher chez le jeune homme, alors âgé de dix-sept ans, une profonde dépression qui le conduira à l\u2019hôpital.Le médecin lui diagnostique une psychose, mais Jean-Simon se rend vite compte qu\u2019il soufre surtout de dépendance afective.En efet, tout au long de son enfance, il a manqué de reconnaissance et d\u2019attention, ce qui a développé chez lui un besoin de plaire à tout prix, d\u2019être aimé et accepté.Prenant conscience de cette carence, il entame alors un processus de guérison par la poésie et l\u2019écriture.Pour la première fois, il arrivera à nommer les démons qui le tourmentent.Passion poétique Jean-Simon a eu beaucoup de mal à se trouver une identité.Peu scolarisé, n\u2019ayant complété que la première année du secondaire, il apprend de ce qu\u2019il voit et a tendance à imiter des comportements qui lui sont familiers.Ainsi, il se retrouve perdu entre l\u2019image de son père et la trop grande sensibilité de sa mère.L\u2019écriture l\u2019aidera à s\u2019afran- chir de ses parents et à trouver sa Poésie identitaire enora Perez L\u2019écriture l\u2019aidera à s\u2019afranchir de ses parents et à trouver sa propre voie.« Ça m\u2019a donné un statut, à la base.» 13 reletdesociete.com La détermination du poète témoigne de l\u2019importance de croire en ses rêves.En dépit de son parcours compliqué, il a reçu plusieurs récompenses pour ses écrits.Il a obtenu le prix GRIS-Fondation Simple Plan qui lui a rapporté une bourse de 2000$.Il a également reçu un prix Leviers, remis à l\u2019Assemblée nationale du Québec.Jean-Simon n\u2019a jamais baissé les bras, comme le révèlent les multiples recueils qu\u2019il a publiés.Ses œuvres lui ont d\u2019ailleurs valu les hommages de plusieurs artistes connus, comme le poète en résidence de Radio-Canada Jean-Paul Daoust.Pour encourager Jean-Simon: www.editionstnt.com/jean-simon-brisebois propre voie.« Ça m\u2019a donné un statut, à la base », déclare-t-il.Elle lui permet de s\u2019airmer.Ses vers mettent en avant la force des mots, relet du caractère de son père, et la sensibilité de la parole, qui est une projection de la personnalité de sa mère.Chacun des textes du poète signale l\u2019importance qu\u2019ont eue les femmes dans sa vie, à commencer par sa mère, première d\u2019entre elles à le blesser, bien malgré elle.Il transpose son image chez les femmes qu\u2019il recherche, puisqu\u2019il ne sait pas qui il est, ni ce qu\u2019il aime.Il a besoin d\u2019attention et de reconnaissance, peu importe qui lui en donne.«J\u2019étais en amour avec l\u2019amour», explique-t-il.Aujourd\u2019hui, il s\u2019est trouvé et a décidé d\u2019être seul.Mais il continue d\u2019écrire sur les femmes, ses muses.Chacune d\u2019elles est une source d\u2019inspiration.Il croit en l\u2019importance d\u2019entretenir de bonnes relations et chaque personne dont il fait la connaissance lui apporte quelque chose.Renaissance, son premier recueil, est publié en 2006, neuf ans après qu\u2019il ait commencé à écrire.Il comprend ses poèmes de 1997 à 2005, résultats d\u2019expériences et d\u2019observations sociales.Huit autres recueils suivront.Chacun d\u2019eux aborde des sujets sociaux.Le poète cherche à mêler son vécu à celui de personnes souvent marginalisées ain de mettre au jour leur quotidien et leur expérience de la vie.Jean-Simon se promène à travers Montréal et va de bar en bar pour trouver son inspiration et mettre des mots sur le vécu des autres.Un éventail de projets Au cours de sa vie, le poète a poursuivi de nombreuses autres activités.Alors qu\u2019il résidait en centre d\u2019hébergement pour adulte, lui et quelques autres jeunes avaient été approchés par un organisme pour monter une pièce de théâtre sur le sujet de leur choix.Ils avaient décidé d\u2019aborder le thème des préjugés et Jean-Si- mon s\u2019était chargé de l\u2019écriture avec un ami.Cette pièce racontait la journée de Patrick Leblanc, toxicomane le jour et traiquant de drogue la nuit, un jeune confronté à ses propres préjugés comme à ceux des autres à son égard.Il a également donné des ateliers de poésie auprès de l\u2019organisme communautaire Spectre de Rue.Il ofrait à de jeunes toxicomanes un moyen de s\u2019exprimer lors de leurs moments de répit.Ils s\u2019étaient mutuellement apporté de la lumière puisqu\u2019ils soufraient du même mal de vivre.«L\u2019échappatoire était juste diférente, lâche Jean-Simon, la soufrance reste la soufrance.» C\u2019est en 1997 qu\u2019il découvre le Café Graiti.L\u2019organisme aide les jeunes marginalisés à se retrouver dans la société.En dépit de tout, il montre des réticences à s\u2019y rendre, ayant un passé violent avec certains des jeunes qui fréquentent l\u2019endroit.Lorsqu\u2019il décide inalement de visiter le Café, son directeur lui propose de demander une subvention qui lui permettrait d\u2019y être embauché! Jean-Simon accepte l\u2019ofre et la subvention est accordée peu de temps après.Ce sera l\u2019amorce de la publication ultérieure de ses œuvres.Aujourd\u2019hui, on peut le retrouver aux habitations La Pépinière.Depuis peu, leurs résidents ont été approchés par l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) pour divers projets.Parmi ceux-ci, Jean-Simon a choisi de faire partie de l\u2019équipe du journal qui porte le nom du complexe d\u2019habitation.La revue aborde des thèmes sociaux que Jean-Simon enlumine de sa poésie.Le chemin de la reconnaissance reletdesociete.com 14 Chantal Lee est écrivaine et peintre.La vie n\u2019a pas toujours souri à cette femme : une enfance bouleversée par les abus sexuels, la violence physique et morale; une enfance marquée par une faible estime de soi.Atteinte d\u2019une maladie incurable, elle s\u2019est toujours évertuée à donner le meilleur d\u2019elle-même.C\u2019est cet espoir et cet amour de la vie qu\u2019elle souhaite transmettre à ses lecteurs.Funbusy est le nom de plume qu\u2019a créé l\u2019écrivaine quand elle était malade.Elle a relié deux mots anglais, «fun» pour plaisir et «busy» pour occupée, parce qu\u2019elle éprouve du plaisir quand elle est occupée.Les stigmates de l\u2019enfance Née en 1971, Chantal grandit dans le quartier Hoche- laga-Maisonneuve.Elle ne vit pas avec ses parents, mais chez une femme qui l\u2019intimide et dont le mari abuse d\u2019elle.À l\u2019âge de 10 ans, trois personnes l\u2019ont déjà touchée.Dans sa vie adulte, elle sera victime de violence conjugale avec trois conjoints diférents.Elle connaîtra deux ans de déchéance durant lesquelles elle consomme de la drogue tous les jours et à toute heure.En 2001, elle s\u2019en sort à l\u2019aide d\u2019une thérapie.Chantal a toujours montré de l\u2019intérêt pour les arts et les lettres.À l\u2019école, ses professeurs l\u2019encouragent et elle gagne divers concours en écriture et en peinture.Au contraire, la femme mesquine qui l\u2019élève mine sa coniance en elle et la démolit moralement.Lorsqu\u2019un jour Chantal, alors âgée de quatorze ans, revient à la maison avec un nouveau prix sous le bras, les critiques de la marâtre réussissent à la décourager presque déi- nitivement.Elle ne renouera avec l\u2019écriture qu\u2019en 2001, motivée par ses proches.De 11 à 17 ans, Chantal fait partie des cadets de la marine, où elle rejoint le deuxième régiment d\u2019artillerie légère.Elle entre dans les Forces armées à 18 ans et y passe douze mois, dont les six derniers en entraînement intensif.Toutes ces expériences l\u2019aident à acquérir une certaine discipline de vie, mais son conjoint de l\u2019époque la violente et l\u2019oblige à revenir auprès de lui.Après cette expérience, elle préférera se consacrer à l\u2019éducation de ses enfants.Sournoise maladie L\u2019écrivaine vit avec une maladie rare, grave, dégénérative, incurable et auto-immune : la maladie de Behçet.Sa vie bascule quand elle apprend qu\u2019elle en est atteinte.«J\u2019ai mis 5 ans avant de réellement l\u2019accepter», avoue-t- elle.À 32 ans, elle est déclarée inapte à s\u2019occuper de ses enfants et se voit refuser leur garde par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).Elle considère sa maladie comme un calvaire.Elle vit avec des douleurs constantes tous les jours.Ce sont les Funbusy, de l\u2019enfer à l\u2019espoir enora Perez 15 reletdesociete.com grosses articulations qui sont touchées et elle a de la di culté à bouger.Elle qui, jusque-là, était très sportive, voit peu à peu diminuer sa mobilité.Elle pouvait encore faire de la bicyclette il y a trois ans.La maladie l\u2019empêche de pratiquer beaucoup d\u2019activités, comme sortir en plein air.Elle n\u2019a pas d\u2019énergie, elle est toujours épuisée, tout le temps malade.Ainsi, elle perd peu à peu son autonomie.Aujourd\u2019hui, elle ne peut plus vivre seule et habite en résidence.Elle se rapproche inéluctablement de l\u2019usage du fauteuil roulant.En dépit de tout, elle souhaite se rendre utile et a proposé de créer un atelier de peinture.Plusieurs personnes de la résidence y ont adhéré.Chantal leur apprend des techniques qu\u2019elle a inventées à un moment où elle était paralysée.Grâce à cet atelier, elle peut transmettre sa passion pour la peinture.Quand elle peint, elle ne reproduit pas ce qu\u2019elle voit.Ce qu\u2019elle dessine sur ses toiles sort de son imagination.Elle commence un trait puis laisse aller sa fantaisie.L\u2019une des couleurs qui prédominent est le mauve, qui symbolise la sérénité.Le vert, seconde couleur prévalente, représente la nature.Dans un genre totalement abstrait, Chantal révèle ses émotions.Même si l\u2019aquarelle est sa force, elle a commencé l\u2019acrylique.Ses toiles lui permettent de s\u2019évader.Art rédempteur Si elle reprend goût à l\u2019écriture en 2001, grâce à sa thérapie, c\u2019est en 2009 qu\u2019elle recommence à peindre.Retour salutaire, puisque les gestes que la peinture requiert lui ont permis de recouvrer 75% de l\u2019usage de sa main à un moment où elle risquait d\u2019être paralysée.Lorsqu\u2019elle découvre le Café Graiti, c\u2019est le début d\u2019une fabuleuse expérience.L\u2019organisme l\u2019invite à participer à quelques ateliers de poésie durant lesquels la jeune femme prend plaisir à partager son amour de la poésie et de l\u2019écriture.En plus, le Café la soutient dans la publication de son recueil.En efet, Chantal a le désir de se faire publier parce qu\u2019elle se rend compte que ses mots ont un impact sur la vie des gens.«Si je peux aider le plus de gens à avoir coniance en eux, peu importe ce qu\u2019ils vivent dans leur vie, tant mieux, dit-elle en souriant.J\u2019aurai fait quelque chose de bien.» C\u2019est soutenue et encouragée par ses lecteurs qu\u2019elle publie son recueil de poèmes, lequel l\u2019aidera à reprendre coniance et à réaliser un rêve.Tout comme la peinture, l\u2019écriture a changé sa vie.Cette discipline l\u2019a aidée à extérioriser ce qu\u2019elle ressentait mais n\u2019arrivait pas à dire.Même si elle vit des choses di ciles, elle est parvenue à se concentrer sur le positif, plutôt que le négatif.«L\u2019écriture me permet de découvrir le monde que j\u2019ai en moi et de le communiquer à d\u2019autres, assure-t-elle.Je peux leur transmettre de l\u2019espoir et l\u2019amour de la vie.» Actuellement, elle tente d\u2019amasser des fonds pour la sortie de ses trois prochains livres.L\u2019un d\u2019eux sera un recueil de poésie qui suivra son livre déjà publié.Elle a également terminé un ouvrage de croissance personnelle et travaille toujours à l\u2019écriture d\u2019un recueil de pensées positives.Pendant le lancement de ses livres, elle souhaite aussi faire connaître ses toiles et commercialiser sa chanson, Le rythme de l\u2019espoir.Même si la vie ne lui a pas souri, Chantal n\u2019a jamais cessé de se battre.Aujourd\u2019hui, ses passions lui servent à s\u2019exprimer et à clariier son ressenti.Malgré toutes les épreuves qu\u2019elle a subies, elle souhaite faire partager son amour pour la vie, et que ses lecteurs retrouvent coniance en eux.L\u2019artiste cherche à transmettre son intérêt pour la peinture et l\u2019écriture, deux disciplines qui l\u2019ont aidée à tenir.« Je veux que chacun découvre le soleil qui brille en lui pour que sa personnalité puisse grandir », conclut-elle.Je dois y aller à mon rythme Le rythme de ma vie Le rythme de mon cœur Le rythme de l\u2019espoir L\u2019espoir d\u2019un rêve, l\u2019espoir d\u2019une vie L\u2019espoir du cœur extrait du livre Funbusy Pour encourager Chantal www.editionstnt.com/chantal-lee/ reletdesociete.com 16 Connaissez-vous un médecin qui a tout abandonné pour se transformer en entrepreneur et s\u2019engager dans sa communauté ?Bruno Franco Fernandes est un ophtalmologiste de formation, originaire du Brésil.En ayant fondé ici, à Montréal, l\u2019école de jiu-jitsu brésilien Gracie Barra, il constitue un formidable exemple d\u2019immigrant qui génère de remarquables bé- né?ces pour toute sa communauté.Bruno naît à Rio de Janeiro en 1978.Ses parents sont tous deux sportifs.Sa mère fait de la natation et son père, du jiu-jitsu brésilien et du surf.Ce sont trois sports que Bruno expérimente au cours de son enfance.Âgé de trois ans, il commence la natation.Il entame le surf à 5 ans et c\u2019est à partir de 11 ans qu\u2019il s\u2019initie au jiu-jitsu brésilien.Il n\u2019a jamais cessé son apprentissage depuis lors.Il débarque au Canada à 27 ans, pour poursuivre ses études en médecine.C\u2019est à l\u2019Université McGill qu\u2019il complète son doctorat.Puis, il efectue des recherches postdocto- rales à Toronto, en clinique, sur le cancer des yeux.Il reçoit ensuite des propositions de l\u2019Université McGill et revient y travailler pendant 3 ans, où il se concentre sur la recherche.Le jiu-jitsu brésilien étant peu connu en dehors du Brésil, il commence à l\u2019enseigner dès son Bruno Fernandes, exemple d\u2019intégration enora Perez 17 reletdesociete.com arrivée dans le pays pour pouvoir continuer à s\u2019entraîner.Très actif jusque-là, il diminue ses participations aux championnats pour pouvoir se consacrer à sa carrière en médecine.Pendant deux ans, il tente d\u2019enseigner les deux.Finalement, il décide de mettre un terme à ses recherches, pour se consacrer entièrement au jiu-jitsu brésilien.Même s\u2019il a investi beaucoup de temps dans sa carrière de médecin et qu\u2019il aime la recherche, il est incapable de renoncer au jiu-jitsu brésilien.Triomphe de la passion C\u2019est en 2010 que Bruno ouvre sa première école, Gracie Barra Montréal.Depuis, il est devenu superviseur général de 8 écoles à travers le Québec.Même s\u2019il n\u2019a pas de formation en afaire, il bénéicie de l\u2019aide d\u2019amis et apprend sur le tas.Ses écoles sont populaires et accueillent un public de tout âge.Il souhaite donner leur chance à ceux qui veulent adopter son jiu-jitsu comme mode de vie.Aujourd\u2019hui, l\u2019une de ses plus grandes iertés est de voir d\u2019anciens élèves devenir professeurs ou propriétaires d\u2019écoles Gracie Barra.«Il y a trois générations d\u2019élèves, sourit-il.Les élèves, les professeurs et les propriétaires d\u2019école.» En plus de prodiguer à ses élèves un art martial aux nombreux bienfaits physiques, Bruno leur fait aussi partager de fortes valeurs morales.L\u2019école considère le respect des autres et l\u2019esprit sportif comme essentiels.Le jiu-jitsu brésilien aide ceux qui le pratiquent à prendre de l\u2019assurance.Plus qu\u2019un simple établissement sportif, Gracie Barra est devenue une petite communauté où les professeurs enseignent à leurs élèves à se soutenir les uns les autres.C\u2019est en partie au moyen du jiujitsu brésilien que Bruno a réussi à s\u2019intégrer à la culture du pays.Même si le sport était peu connu à Montréal et comptait peu d\u2019instructeurs, beaucoup d\u2019autres arts martiaux avaient déjà leur public.Il a rejoint cette communauté martiale dans laquelle il s\u2019est fait des amis avec qui il a pu travailler.«Sans le jiu-jitsu, je serais peut-être reparti au Brésil», airme Bruno.C\u2019était initialement son projet.Il devait inir ses études et rentrer, mais devant l\u2019engouement engendré par son sport, il a décidé de rester, motivé par le sentiment d\u2019avoir un impact fort sur sa communauté.Aujourd\u2019hui, Bruno est parfaitement intégré à la culture du Québec.Le couple qu\u2019il forme avec une Québécoise a deux enfants.Il se sent maintenant plus proche du Québec que du Brésil.L\u2019impact positif créé par son sport l\u2019a poussé à rester ici et à développer son rêve de jiu-jitsu brésilien.Il continue de faire grandir son équipe et sa communauté, tout en se consacrant à sa famille.Le jiu-jitsu brésilien L\u2019Association Gracie Barra a été fondée par Carlos Gracie Jr.Il est issu de la famille Gracie qui a développé le jiujitsu brésilien dans tout le pays.À l\u2019origine, ce sport dérive du judo japonais créé par Jigoro Kano.Le maître, qui souhaitait transmettre son art à travers le monde, y a envoyé ses plus éminents élèves.Mitsuyo Maéda sera celui qui propagera cette connaissance au Brésil.Accueilli par la famille Gracie, il transmet à leur ils aîné Carlos sa maîtrise.En le mêlant à la réalité brésilienne, Carlos, devenu le leader du clan Gracie, développe le jiu-jitsu brésilien.L\u2019un de ses ils, Carlos Gracie Jr., créé l\u2019école Gracie Barra.Grâce aux membres de sa famille et aux adeptes du sport, il existe aujourd\u2019hui 800 écoles sur les 6 continents, dont 8 au Québec.«Plus souvent qu\u2019autrement, mon esprit vagabonde Les voies sont multiples et les idées abondent Non, je ne suis ni un motard ni un clodo Appelez-moi Normand le hobo Je traque les mots C\u2019est ma voie, mon chemin de faire.» www.editionstnt.com/ normand-lebeau-lebouc reletdesociete.com 18 Elles veillent, écoutent, supportent, aident\u2026 Les femmes derrière les organismes communautaires dédiés à la famille au Québec font tout ça, en plus d\u2019organiser, de plani?er, de créer, de gérer.Ce n\u2019est pas pour rien, d\u2019ailleurs, que lors de la première journée d\u2019audience de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, les organismes communautaires Famille (OCF) ont attiré l\u2019attention.Deux mois de recherche et de rédaction - pour un numéro spécial du magazine Naître et grandir - m\u2019ont permis d\u2019échanger avec plusieurs directrices et de coordonnatrices d\u2019organismes communautaires aux quatre coins du Québec.Oui, il y a quelques hommes dans le lot, mais ils sont rares.Dévouées, persévérantes, allumées, empathiques, ces femmes ont aussi en commun une autre aptitude: leur inventivité.Je n\u2019ai entendu ni plainte ni complainte, mais à travers leurs discours et leurs mots bien choisis, j\u2019ai senti que ces femmes, souvent bénévoles ou sous-payées, devaient composer avec des fonds limités.Malgré tout, avec de minces budgets, elles font de petits miracles.Véritablement.J\u2019ai été particulièrement frappée par la diversité de l\u2019ofre qui touche à toutes les réalités familiales d\u2019aujourd\u2019hui.Peu importe leur statut ou leurs besoins, les familles du Québec ont accès à une main tendue, un sourire ou un fou rire avec d\u2019autres familles qui vivent les mêmes choses qu\u2019elles.Sous-?nancement Lors de cette première journée d\u2019audience de la commission, Marie-Ève Brunet, présidente de la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille, a souligné que chaque organisme d\u2019aide recevait en moyenne 67 000$ en subventions : c\u2019est plutôt un montant de 200 000$ qui serait nécessaire pour couvrir tous les services oferts.Elle a rappelé que pour aider les enfants, il faut aussi aider les parents.Ce manque de inancement est inversement proportionnel à tous les gestes et actions que ces organismes posent, quotidiennement, pour améliorer le sort des enfants et de leurs parents.Ils ofrent un havre et un phare aux familles qui en ont besoin.Ils pavent la voie et montrent le chemin aux tout-petits.Ces organismes sont notre ilet de secours.Je ne veux pas que remercier les femmes à la tête de ces organismes : j\u2019aimerais tant que nous puissions, collectivement, leur montrer concrètement que nous sommes avec elles\u2026 en inançant mieux et bien leurs initiatives.Ces femmes qui veillent sur les familles maude Goyer, journaliSte PiGiSte, naître et Grandir Pourchassé dans les rues de Montréal par des tueurs implacables et puissants, Kokas se retrouve sur une planète permettant des voyages intersidéraux.Plongé dans une guerre sans merci menée par une secte secrète, Kokas doit lutter pour survivre.Il se retrouve en compagnie d\u2019une mystérieuse guerrière des Forces spéciales galactiques, femme- chat énigmatique au regard métallique, dont la planète meurtrie par l\u2019hiver nucléaire est peuplée presque exclusivement de femmes.www.editionstnt.com/stephane-desjardins 29.95 19 re?etdesociete.com L'équipe de Relet de Société sera au Salon des mots de la Matapédia (Sayabec) 1er au 3 mai 2020 \u2022 Salon du livre de Trois-Rivières, 26 mars au 29 mars 2020 \u2022 Salon du livre de la Côte-Nord, 23 au 26 avril 2020 \u2022 Salon des mots de la Matapédia (Sayabec), 1er au 3 mai 2020 \u2022 Salon du livre de l\u2019Abitibi-Témiscamingue (Val d\u2019Or), 21 au 24 mai 2020 \u2022 Salon du livre du Saguenay-Lac-St-Jean, 1er au 4 octobre 2020 \u2022 Salon du livre de l'Estrie, 15 au 18 octobre 2020 \u2022 Salon du livre de Rimouski, 5 au 8 novembre 2020 \u2022 Salon du livre de Montréal, 25 au 30 novembre 2020 \u2022 Salon du livre de l'Outaouais (Gatineau), février 2021 Relet de Société remercie Salons où vous pourrez rencontrer Raymond Viger et Danielle Simard : reletdesociete.com 20 Chante ta voie est un organisme de développement culturel.Spécialisé en art de la scène, il s\u2019adresse aux jeunes et moins jeunes, de 6 à 99 ans.Basée dans le quartier Hochelaga-Mai- sonneuve, l\u2019association touche à tout ce qui est musical et théâtral.Elle permet à ses élèves de développer leur talent et de trouver leur voie.Chante ta voie est plus précisément une école de musique fondée en 2011 par Annie Perrier, sa présidente et directrice artistique.En plus des cours qui y sont dispensés, les élèves apprennent à se déplacer avec plus d\u2019aisance et à se mettre en scène.Les professeurs jouent un rôle de guides auprès d\u2019eux.Au- delà de l\u2019aspect musical, ces derniers apprennent à développer leur coniance en soi et à s\u2019airmer.Pour ce faire, l\u2019un des atouts de l\u2019organisme est la promotion du groupe.À force de se côtoyer, un esprit de solidarité se forme entre les élèves.Ils se retrouvent tous les samedis autour d\u2019une passion commune, la musique.Dans un groupe, les forces des uns viennent suppléer aux faiblesses des autres.Beaucoup d\u2019élèves, jusque-là timides, sont sortis de leur réserve et ont pris de l\u2019assurance grâce à leurs partenaires.«Je suis ière d\u2019eux, airme Annie Perrier.Je suis heureuse d\u2019avoir créé cet endroit où les gens peuvent venir, partager cette passion commune qu\u2019est la musique, sans jugement.» Le quartier Hochelaga-Maison- neuve fait partie des moins bien nantis de Montréal.Historiquement, il est l\u2019un des plus touchés par le décrochage scolaire.Ain de soutenir ses élèves mineurs, la présidente de Chante ta voie a donc exigé qu\u2019ils soient inscrits à l\u2019école jusqu\u2019à leurs 18 ans pour pouvoir continuer la musique.«Il y a trop de misère dans la vie pour que les jeunes arrêtent l\u2019école, sou- pire-t-elle.Il est important qu\u2019ils Trouver sa voie enora Perez 21 reletdesociete.com apprennent un métier pour s\u2019en sortir.» Cette initiative s\u2019est révélée être bénéiques aux écoles du quartier.Les choix d\u2019Annie Lorsqu\u2019elle a créé l\u2019organisme, Annie avait pour projet d\u2019ofrir des cours de musique à faible coût.Puisque ces cours sont habituellement dispendieux, elle a baissé ses tarifs pour les rendre plus abordables.Elle a également mis en place un système de subvention pour les élèves qui, malgré tout, ne peuvent pas se les permettre.Plutôt que d\u2019arrêter les cours, ils sont soutenus par l\u2019organisme et conservent leur subvention jusqu\u2019à ce que leur situation s\u2019améliore.Comme l\u2019organisme est jeune, l\u2019école elle-même n\u2019est pas subventionnée.Ce sont les spectacles organisés et les cours oferts qui donnent à Chante ta voie la possibilité d\u2019aider les plus démunis.Plusieurs spectacles sont proposés chaque année.Parmi ceux-ci, une pièce imaginée par Annie, Les belles années, est oferte aux aînés placés en résidence.L\u2019activité permet entre autres de briser l\u2019isolement que peuvent ressentir plusieurs personnes de ce groupe d\u2019âge.En efet, 30% d\u2019entre elles sont à risque de soufrir de solitude.Comme certaines résidences gouvernementales ont peu de moyens, le spectacle en lui-même n\u2019est pas facturé.Ce sont les résidences jouissant d\u2019un budget plus important qui peuvent se permettre d\u2019offrir des dons à Chante ta voie et ansi compenser pour les autres.Pour certains spectacles, l\u2019école se voit prêter une salle, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.Disposer gratuitement d\u2019un local lui ofre la possibilité de baisser ses tarifs, et permet au plus grand nombre d\u2019assister aux performances des élèves.Très satisfaite de cet échange, Annie encourage plus d\u2019organismes comme le sien à rechercher ce genre d\u2019occasion.L\u2019école diversiie aussi ses activités.Comme elle mise sur le développement personnel de ses élèves, elle propose plus que des cours de chant ou de guitare.Des comédies musicales sont organisées certaines années, ce qui donne la chance aux élèves de découvrir d\u2019autres disciplines comme le théâtre ou la danse, pour élargir leur horizon artistique.Désormais sur la route, Chante ta voie part à la découverte de chanteurs sur la rive-nord (Blainville) et sur la rive-sud (Varenne et Ver- chères).L\u2019organisme s\u2019est rendu compte qu\u2019il n\u2019était pas toujours évident pour les passionnés de musique de se déplacer jusqu\u2019à Montréal.L\u2019importante demande provenant des villes avoisinantes a donc convaincu l\u2019organisme d\u2019aller à leur rencontre, et de transformer pour cette occasion ses éducateurs en professeurs itinérants.«On se laisse porter là où la musique nous mène», assure Annie.Ce sera l\u2019occasion pour ses élèves de Hochela- ga-Maisonneuve de partager leurs passions avec des élèves provenant de milieux diférents.Ils auront la possibilité d\u2019être tous réunis et de donner des spectacles ensemble.Éric Roger est l\u2019auteur de 9 recueils de poésie, dont Le passé en couleurs (2014) et a été publié dans plusieurs anthologies et revues du Québec et d\u2019Europe.Dans la vie de tous les jours, Éric est promeneur de chiens dans un hôtel canin de Montréal et s\u2019abandonne à l\u2019écriture poétique quand la liberté lui parle dans le blanc des yeux.www.editionstnt.com/eric-roger « On se laisse porter là où la musique nous mène » reletdesociete.com 22 La consommation d\u2019insectes par l\u2019être humain s\u2019appelle l\u2019entomophagie.Cette pratique existe depuis toujours et pourrait s\u2019avérer être la solution à la faim dans le monde.Pourtant elle reste encore peu développée dans les pays occidentaux, même si d\u2019aucuns la considèrent comme la nourriture de demain.Avantages sur la viande D\u2019ici 2050, la Terre comptera neuf milliards d\u2019êtres humains.La production de viande devrait doubler pour pouvoir continuer à nourrir la population globale, ce que les surfaces agricoles ne permettront pas.Il est nécessaire de trouver une solution alternative.L\u2019entomophagie semble en être une, puisque la production d\u2019insectes prend très peu de place et est beaucoup plus naturelle que les élevages de viande, dans la mesure où elle pollue 10 à 100 fois moins.Les changements climatiques sont la conséquence des gaz à efet de serre, lesquels font partie de la pollution générale dont la planète soufre.Ils ne se dissipent plus, et emprisonnement la chaleur sur la Terre.Au cours des dernières années, l\u2019efet de serre s\u2019est ampliié à cause de l\u2019activité humaine.Les élevages de viande sont en partie responsables de cette conséquence.Leurs besoins en eau et en nourriture Miam, miam, des bébites! enora Perez 23 reletdesociete.com engendrent beaucoup de pollution pour un résultat peu conséquent.À l\u2019inverse, les insectes sont peu énergivores.Ils ont moins de besoins à combler, tout en se multipliant plus facilement.Leur taux de protéine présente dix fois plus de valeur énergétique que les autres sources de protéines connues, qu\u2019elles soient animales ou végétales.Ils sont également riches en matières grasses, en ibres et en vitamines.De plus, rappelons-nous que la maladie de la Vache folle, ou encore la grippe aviaire, ont été provoquées par les viandes issues d\u2019élevages intensifs.Les bêtes qui y sont produites présentent beaucoup de gènes communs avec l\u2019être humain, à la diférence des insectes.Cette alimentation remise au goût du jour diminue donc de façon signii- cative le risque de maladie.Une pratique ancestrale La consommation d\u2019insectes est une pratique courante dans de nombreuses régions.En comptant les continents asiatique, africain et sud-américain, on dénombre environ 2,5 milliards d\u2019êtres humains qui se nourrissent d\u2019insectes.Dans ces pays, l\u2019entomophagie est normale et elle est intégrée à l\u2019alimentation quotidienne.Cette pratique millénaire a même déjà existé dans les sociétés occidentales.En efet, on en a retrouvé des traces provenant d\u2019aussi loin que l\u2019Antiquité et jusqu\u2019à l\u2019époque moderne.Pourtant, ce mode de nutrition a disparu en Occident au cours des siècles, peu à peu délaissé, victime de nombreux préjugés.Les insectes ont été associés à la maladie et à la saleté.Cette image de malpropreté est d\u2019autant plus navrante qu\u2019on l\u2019attribue à tous les insectes, alors qu\u2019en vérité, seule une minorité d\u2019entre eux a réellement un tel rôle de composteur.La mouche en est un exemple, davantage considérée comme un bon recycleur que comme une source de nourriture.En outre, les sociétés occidentales ont développé des moyens pour soutenir l\u2019élevage intensif des animaux et le besoin de se nourrir d\u2019insectes ne s\u2019est donc plus fait sentir.Toutefois, étant donné que les ressources nécessaires à la production de viande vont inir par disparaître, quelques pays occidentaux commencent à sensibiliser leur population à cette option culinaire.Ils focalisent leurs arguments sur les bienfaits sanitaires ou encore sur les intérêts environnementaux apportés par cette alimentation nouvelle.Dans cette optique, et pour changer peu à peu la mentalité de leurs clients, certains restaurants ajoutent quelques plats à base d\u2019insectes dans leur menu.Pour contourner le frein psychologique qui subsiste chez certains, l\u2019option des restaurateurs pourrait-être en premier lieu de rendre ces insectes invisibles aux yeux du consommateur\u2026 À petits pas Raymond Viger a pris connaissance de cette pratique il y a trois ans, en rencontrant la directrice de la Fondation des amis de l\u2019Insectarium de Montréal.Le gérant du bistro le Ste Cath s\u2019est montré tout de suite enthousiaste devant cette possibilité dont il ignorait l\u2019existence jusqu\u2019alors.«Je pensais que c\u2019était possible en Afrique, mais pas à Montréal», airme-t-il.Cette découverte s\u2019est transformée pour lui en un véritable déi.Alors qu\u2019à l\u2019Insectarium, les grillons sont enveloppés dans du chocolat, Raymond opte pour une autre approche.Il présente l\u2019insecte dans une cuillère, ain que le client soit conscient de ce qu\u2019il goûte.Si, à la suite de cette expérience, certains déclarent que l\u2019insecte «goûte les chips», son projet de sensibilisation a fonctionné.En découvrant le menu, certains clients ont d\u2019abord adopté une posture dédaigneuse.Manger dans des assiettes dans lesquelles des insectes ont été servis leur a semblé impossible.À l\u2019inverse, d\u2019autres se sont montrés plus enthousiastes.Raymond Viger lui-même a apprécié cette expérience.Il en a consommé pour la première fois lorsque son restaurant a commencé à en proposer, il y a trois ans.Depuis, il cherche à développer cette clientèle.Actuellement, le bistro ne dispose que de deux types d\u2019insectes : les grillons et les sauterelles.D\u2019ici quelques années, Raymond espère pouvoir fournir une gamme plus importante d\u2019insectes et voir plus de fermes d\u2019élevages se développer dans la province.Alors qu\u2019à l\u2019Insectarium, les grillons sont enveloppés dans du chocolat, Raymond opte pour une autre approche.Il présente l\u2019insecte dans une cuillère, ain que le client soit conscient de ce qu\u2019il goûte. reletdesociete.com 24 Saviez-vous que l\u2019un des premiers hommes à condamner les traitements barbares qu\u2019on réserve aux animaux n\u2019est ni plus ni moins que le mathématicien, astronome et musicien PYTHAGORE?Et oui, bien que le mouvement végane ne semble s\u2019être constitué que récemment, ses racines plongent en vérité jusque dans la sagesse antique de cet illustre Ancien, il y a plus de 2 500 ans! Pour bien comprendre : Le végétarien ne mange pas de viandes.Le végétalien, quant à lui, est un peu plus strict que le végétarien, car au-delà du refus de consommer de la viande, il prône aussi la non-consommation de tout produit d\u2019animaux comme le miel, les œufs, le lait\u2026 Le végan, pour sa part, refuse l\u2019utilisation de produits dérivés d\u2019animaux comme le cuir, la fourrure, mais également les cosmétiques et produits d'hygiène (refus de la présence de produits animaux, de produits testés sur les animaux) et les objets provenant d'un animal (brosse à poils d'animaux.).Genèse du mouvement Les traces du végétalisme remontent, en France, jusqu\u2019au début des années 20.Un certain Louis Rimbault fonda en 1923 la Coopérative Terre Libérée, à Tours, Val de Loire (près de Paris), qui prônait une mode de vie fortement marqué par le végétalisme, la non-violence et le retour à la terre.Ce n\u2019est donc pas d\u2019hier que cette école de pensée existe.Être végan; une autre « mode » Depuis la dernière année, le végétalisme ainsi que le véganisme sont sur bien des lèvres et leur présence sur le web est de plus en plus importante.Magazines et blogues de recettes véganes aluent de tous les côtés.Un des mots les plus populaires entrés dans les moteurs de recherche comme Google est le végétalisme.De plus, les restaurants et cafés véganes sont de plus en plus nombreux à ouvrir leurs portes dans la métropole.En efet, il y en a 5 fois plus qu\u2019il y a dix ans, soit 66 en 2015 contre 12 en 2010 et ce chifre risque d\u2019avoir augmenté durant les 5 dernières années.Le végétalisme peut se pratiquer pour plusieurs raisons.Pour certains, ce n\u2019est qu\u2019une tendance que l\u2019on suit, pour d\u2019autres, c\u2019est une question religieuse, éthique, économique, politique ou de santé.Pour la plupart des personnes véganes, ce n\u2019est pas qu\u2019un mode de vie alimentaire, mais plutôt un mode de vie complet.Certes, le goût du jour peut encourager l\u2019adoption de ce régime alimentaire, mais c\u2019est dans l\u2019idéologie entière que réside la pratique.Un mode de vie Mais au-delà du refus de consommer de la viande, il y a la défense des animaux et la volonté de s\u2019opposer à la façon dont ceux-ci sont traités.L\u2019humain a-t-il perdu toute connexion avec la nature et ses habitants?Traitons-nous les animaux comme de vulgaires produits qu\u2019on emballe et empaquète?Que penser de ce que plusieurs médias nous ont montré concernant les conditions atroces du processus de gavage et de transformation?Il y aussi les impacts négatifs reliés aux antibiotiques et hormones de croissance qui sont injectés aux Végétalisme : 2 500 ans d\u2019histoire janiCk lanGlaiS 25 reletdesociete.com animaux et qui se retrouvent dans notre organisme et qui ont, pour sûr, des répercussions directes sur notre santé.Et que penser de toutes les conséquences telles que la grippe aviaire, le SRAS\u2026?Les enjeux Il ne faut surtout pas oublier le côté environnemental et le changement social que ce mode de vie défend.Le végétalisme est également employé comme « action directe » par beaucoup d\u2019activistes pour dénoncer les abus de notre société capitaliste.Il s\u2019agit là d\u2019entamer une rélexion sur notre mode de vie actuel, sur l\u2019exploitation de l\u2019environnement et des animaux au proit du capitalisme pur et dur qui enrichit une inime poignée de milliardaires.Pourtant, il y a près de 8 milliards d\u2019êtres humains sur la Terre et tous ne mangent pas à leur faim.Les cultures agricoles ont peine à subvenir aux besoins des populations et dans quelques décennies, elles auront atteint leur capacité maximale de production.Il est impératif que nous trouvions des alternatives et fassions des changements majeurs dans notre mode de vie.Un des gros problèmes de la consommation de viande se situe dans toutes les ressources dévolues à l\u2019élevage du bétail.Il faut savoir que cette activité requiert à elle seule le tiers de la culture des terres arables et 60 % des céréales produites dans le monde.Des milliers d\u2019hectares, soit 26% des terres de la planète, sont consacrés à l\u2019élevage.Ajoutons à cela les océans qui se vident littéralement et dont les ressources en poissons et crustacés seront épuisées dans moins de 20 ans.De toute évidence, de graves dangers découlent de ce mode alimentaire.Nourrir l\u2019homme et non la bête Manger diféremment (moins de viande et plus de céréales, de fruits et de légumes) permettrait d\u2019utiliser plus de terres arables pour nourrir l\u2019homme au lieu des animaux d\u2019élevage.Les chercheurs mentionnent que l\u2019on pourrait atteindre un rendement de 50% au lieu des 33% actuels.Certes, on ne peut pas arrêter de manger, mais on peut manger mieux et surtout, moins et difé- remment.En efet, selon une étude des pays membres de l\u2019OECD, plus d\u2019un adulte sur deux est en surpoids ou obèse et près d\u2019un enfant sur six partage cette condition.Dans un monde où les proits sont plus importants que les gens, il n\u2019y a pas de recette miracle.Néanmoins, si chacun met la main à la pâte, on peut accomplir de grandes choses, même sur une base individuelle.L\u2019avenir nous forcera à effectuer des changements dans nos habitudes de vie.Nous avons, certes, déjà commencé; certains recyclent, d\u2019autres récupèrent leurs matières organiques, réduisent leur empreinte carbone et environnementale.Et vous, comment voulez-vous contribuer? reletdesociete.com 26 Montréal s\u2019est vue accueillir la première serre sur toit au monde.La dégradation des sols, une crise silencieuse Le sol est une ressource très faiblement renouvelable au sens où sa dégradation peut être rapide (quelques années ou décennies) alors qu\u2019il lui faut plusieurs milliers d\u2019années pour se former et se régénérer.D\u2019après diverses sources, dont l'Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture, on estime que près de la moitié des sols du monde sont déjà dégradés en conséquence des activités humaines.Le phénomène s\u2019accentue et pourrait s\u2019aggraver avec les changements climatiques.Avec près de 8 milliards d\u2019humains, la planète a plus de bouches à nourrir que jamais et les sols disparaissent à une vitesse importante, transformés en stationnements ou en aéroports, érodés ou contaminés par les pesticides.L\u2019agriculture industrielle joue un rôle majeur dans la disparition de ces espaces naturels et dans la pollution et la dégradation des sols.Toutefois, les temps changent et nos façons de pratiquer l\u2019agriculture doivent reléter cette ère de changements.Nous nous devons d\u2019adopter un système d\u2019agriculture qui sera en mesure de produire des aliments de qualité tout en réduisant l\u2019impact sur notre environnement.C\u2019est le cas de l\u2019agriculture urbaine qui est une solution de plus en plus exploitée au sein des villes et de leurs périphéries.Montréal, pionnière de l\u2019agriculture urbaine Depuis les années 1990, l\u2019agriculture urbaine est un enjeu dans le domaine du développement durable, de l\u2019aménagement urbain et de la lutte contre l\u2019insécurité alimentaire, non seulement dans les pays du Sud, mais aussi dans le reste du monde.Selon les données publiées par le Carrefour de recherche, d\u2019expertise et de transfert en agriculture urbaine (CRETAU), on compte 50 exploitations agricoles situées hors des zones agricoles, en milieu urbain, au Québec.En efet, il y a de plus en plus d\u2019initiatives de ce genre et une des idées les plus innovantes est née ici, Montréal, ville aux toits verts janiCk lanGlaiS ©Port de Montréal 27 reletdesociete.com chez nous, à Montréal : ce sont les Fermes Lufa.C\u2019est en 2006 que les Fermes Lufa construisent la première serre commerciale sur un toit au monde.Le but premier était de changer la façon dont se nourrissaient les villes et de créer un mode d\u2019agriculture urbaine commerciale durable.En association avec une centaine de producteurs locaux, les Fermes Lufa livrent chaque semaine plus de 10 000 paniers de légumes frais dans plus de 350 points de distribution à travers le Québec.Béné?ces: \u2022 Récupération de l\u2019eau de pluie et réutilisation de l\u2019eau d\u2019irrigation par un cycle de recirculation en circuit fermé.\u2022 Utilisation d\u2019insectes prédateurs au lieu d\u2019engrais chimiques.\u2022 Utilisation d\u2019espaces déjà habités pour cultiver (toits).\u2022 Réduction de l\u2019empreinte carbone par la consommation de produits locaux, donc, réduction du transport et des émissions de gaz carbonique.\u2022 Récupération de la chaleur des bâtiments pour chaufer les serres.\u2022 Réduction des îlots de chaleur l\u2019été.\u2022 Réduction des emballages et de la consommation d\u2019énergie consacrée à la réfrigération, l\u2019entreposage, etc.\u2022 Récupération des matières organiques (compost) et réduction du gaspillage en cueillant les produits frais chaque jour pour les commandes des clients.Toits gastronomiques En partenariat avec Le Laboratoire sur l'agriculture urbaine (AU/ LAB), l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ) annonçait en 2018 le développement d\u2019un nouveau projet d\u2019agriculture urbaine : un vignoble urbain sur toit.Ce projet sera intégré dans la formation des futurs cuisiniers, sommeliers et gestionnaires d'établissements.Le projet se décline désormais en 4 vignobles situés respectivement sur les toits du Palais des congrès de Montréal, du siège social de la SAQ, de l\u2019ITHQ et sur le site de la station F-MR.Ce dernier vignoble constitue une vitrine accessible à tous dans le cadre d\u2019un projet citoyen innovant : à la in de l'été, on redistribuera les pieds de vigne aux ruelles vertes ain de favoriser le verdissement et l\u2019économie circulaire au cœur de la ville.Des initiatives plus modestes et isolées ont aussi vu le jour dans les dernières années, suite au succès de ce mode de culture.Notamment les restaurants qui font pousser leurs ines herbes et certains légumes sur le toit de leur immeuble pour pouvoir ofrir des herbes fraîches à leurs clients.Ainsi, l\u2019agriculture urbaine est une pratique dont les bienfaits vont bien au-delà de l\u2019alimentation.Elle a des impacts positifs sur la réduction des gaz à efet de serre, la pollution, l\u2019accessibilité et la santé alimentaire.Évidemment, un énorme travail reste à faire pour améliorer le sort de la planète et l\u2019accès aux ressources alimentaires dans le monde, mais Montréal peut se vanter d\u2019être une des villes en Amérique du Nord qui a lancé le mouvement.42% de ses résidents s\u2019adonnent maintenant à la culture domestique, et on compte plusieurs projets d\u2019agriculture urbaine comme, entre autres, les Fermes Lufa.Vous pouvez aller explorer les nombreux projets montréalais et découvrir de quelles façons les citoyens, les chercheurs, les institutions, les entreprises et les organisations communautaires mettent les mains dans la terre pour soutenir la biodiversité de notre ville.https://www.biopolis.ca/projects www.editionstnt.com/relet-de-societe Le Québec social et culturel de 1993 à aujourd\u2019hui.Pendant plus de deux décennies, les journalistes de Relet de Société ont parcouru le Québec, le Canada et l\u2019étranger pour dénicher des sujets atypiques, marginaux, ain d\u2019informer leurs lecteurs.Reportages, témoignages, avec en plus une actualisation des faits et une courte présentation de ce que les personnes interviewées sont devenues.Découvrez, de page en page, la voix d\u2019un Québec qui a grandi au il du temps et des enjeux. Fred Dubé présente: Les Capsules pédagogiques de grammaire présentent certaines particularités de la langue française.Elles nous apprennent l\u2019origine d\u2019une expression, d\u2019une façon de dire, ou nous éclairent sur le sens d\u2019une igure de style.Elles jettent en somme un regard amusant sur la mécanique de cette langue et nous révèlent du même soule ses vastes possibilités\u2026 ainsi que ses apparentes di cultés! L\u2019humoriste Fred Dubé les présente dans de courtes vidéos disponibles sur le site de Relet de Société.Pour écouter les capsules : www.reletdesociete.com/francais M a r t i n G i r a r d 29 reletdesociete.com www.editionstnt.com/harold-marc-arthur-jean-baptiste Harold Marc-Arthur Jean-Baptiste est né à Port-au-Prince.Toujours en quête de son moi profond, il a su comment, avec stylo à jet d\u2019encre linéaire, imprégner les pages blanches de mots à équivoques de poésies.Steak, blé d\u2019Inde, patates : qui suis-je?Paméla VaChon Le pâté chinois est servi sur les tables québécoises depuis déjà près d\u2019un siècle.Mais quel est le secret de ce plat typiquement québécois?En fait, le mystère réside dans son origine! En efet, jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, personne n\u2019a réussi à retracer avec certitude d\u2019où vient le pâté chinois, aussi connu sous la variante anglaise shepherd\u2019s pie.Bien que plusieurs hypothèses fusent quant à sa provenance, rares sont celles qui tiennent la route.Parmi ces théories, on retrouve celle où le pâté chinois aurait été conçu au XIXe siècle lors de la construction du chemin de fer pancanadien, le Canadien Paci- ique, ain de nourrir les nombreux travailleurs à peu de frais.À cette époque, on servait donc à ces ouvriers majoritairement d\u2019origine asiatique les aliments peu coûteux que sont le bœuf haché, le maïs et la pomme de terre.C\u2019est ainsi que l\u2019habitude d\u2019assembler ces trois ingrédients aurait vu le jour et que les travailleurs d\u2019origine canadienne- française œuvrant également sur les chantiers auraient ramené chez eux cette recette maintenant adorée.Toutefois, cette histoire est démentie en raison du fait que les ouvriers asiatiques se nourrissaient principalement de riz et de soya.Néanmoins, il existe une théorie plus crédible airmant que le pâté chinois proviendrait de la ville de South China, dans l\u2019état du Maine, où la China pie était une spécialité locale.Dans cette version des faits, de nombreux Canadiens-français auraient émigré dans cette ville en pleine révolution industrielle en raison de la pénurie de travail qui frappait le Québec à la in du XIXe siècle.Par conséquent, ils auraient adopté et traduit ce mets par l\u2019appellation pâté chinois.Cependant, cette hypothèse ne passerait pas non plus le test historique, car le pâté chinois ne serait apparu que dans les années 1930 au Québec, ce qui est beaucoup plus tard que ce que cette théorie prétend.Steak, blé d\u2019Inde, patates.Pas si compliqué, me direz-vous?Pourtant, cette recette a donné du il à retordre à Thérèse, personnage ic- tif de la populaire série québécoise La Petite Vie dans les années 1990.En réalité, c\u2019est de là que nous provient l\u2019expression désormais igée steak, blé d\u2019Inde, patates, car, alors que Thérèse n\u2019arrêtait pas de se tromper dans sa quête de créer le parfait pâté chinois, les autres personnages lui répétaient sans cesse cette formule pour lui indiquer le mode de préparation.Ainsi, steak, blé d\u2019Inde, patates a marqué l\u2019imaginaire québécois et est resté une formulation privilégiée ain de décrire ce mets.Cela explique pourquoi on utilise cette forme plutôt que boeuf, maïs, pommes de terre qui énumère pourtant tout aussi bien les composantes du pâté chinois, d\u2019ailleurs déclaré plat national du Québec en 2007.À cela s\u2019ajoute le fait que steak, blé d\u2019Inde et patate sont des noms usuels, c\u2019est-à-dire des noms dont l\u2019emploi est plus spontané dans la langue de tous les jours.De ce fait, cette suite de noms relète bien le côté familier et accessible à tous du pâté chinois.Enin, que vous dégustiez le pâté chinois avec ou sans ketchup, l\u2019important c\u2019est que tous proitent de ce mets national à l\u2019origine mystérieuse. Je m\u2019abonne à Reflet de Société ?1 an - 49,95$ ?2 ans - 99,95$ ?3 ans - 149,95$ Taxes incluses.?Je fais un don : Chèque ou mandat à l\u2019ordre de: Re?et de Société 625 av de La Salle Montréal, H1V 2J3 (514)256-9000 1-877-256-9009 S\u2019abonner à Re?et de Société est une manière originale de soutenir notre action auprès des jeunes.Prénom : Nom : Adresse : Ville : Code postal : Courriel : Nº carte : |_||_||_||_| |_||_||_||_| |_||_||_||_| |_||_||_||_| ?Visa ?Mastercard ?Amex Date expiration : |_||_||_||_| Signature : Général Aide juridique 1-800-842-2213 Protection de la jeunesse 1-800-665-1414 Info-santé 811 Centre antipoison 1-800-463-5060 Centre de référence Montréal (514) 527-1375 Clinique Droit Devant (514) 603-0265 Centres de crise de Montréal Tracom (centre-ouest) (514) 483-3033 Iris (nord) (514) 388-9233 L\u2019Entremise (est-centre-est) (514) 351-9592 L\u2019Autre-maison (sud-ouest) (514) 768-7225 Centre de crise Québec (418) 688-4240 L\u2019ouest de l\u2019île (514) 684-6160 L\u2019Accès (450) 679-8689 Archipel d\u2019Entraide (418) 649-9145 Prévention du suicide (418) 683-4588 Émile Nelligan (514) 351-6661 Violence CAVAC 1-866-532-2822 Groupe d\u2019aide et d\u2019info sur le harcèlement sexuel au travail (514) 526-0789 SOS violence conjugale (514) 728-0023 Trève pour elles (514) 251-0323 Centre pour les victimes d\u2019agression sexuelle (24h) (514) 934-4504 Armée du salut (514) 934-5615 Stella (travailleuses du sexe) (514)285-8889 Décrochage Éducation coup de ?l (514)525-2573 Revdec (514)259-0634 ou 1-866-329-4223 Carrefour Jeunesse (514)253-3828 VIH-SIDA C.O.C.Q.Sida (514) 844-2477 La Maison du Parc (514) 523-6467 NoPa MTS-VIH (514) 528-2464 Drogue et désintoxication Toxic-Action(Dolbeau-Mistassini) (418) 276-2090 Centre Jean-Lapointe MTL adulte (514) 288-2611 Le grand chemin Québec Jeunesse (418) 523-1218 Pavillon du Nouveau point de vue (450) 887-2392 Urgence 24h (514) 288-1515 Portage (450) 224-2944 Centre Dollard-Cormier Adulte (514) 385-0046 Centre Dollard-Cormier Jeunesse (414) 982-4531 Le Pharillon (514) 254-8560 Drogue aide et référence 1-800-265-2626 Un foyer pour toi (450) 663-0111 L\u2019Anonyme (514) 236-6700 Cactus (514) 847-0067 Dopamine ( jour et soir) (514) 251-8872 Intervenants en toxicomanie (450) 646-3271 Escale Notre-Dame (514) 251-0805 FOBAST (418) 682-5515 Dianova (514) 875-7013 Centre Casa (418) 871-8380 Centre UBALD Villeneuve (418) 663-5008 Au seuil de L\u2019Harmonie (418) 660-7900 Cran (514) 284-3426 Relais Méthadone (514) 874-9300 Alimentation Le Chic Resto-Pop (514) 521-4089 Jeunesse au Soleil (514) 842-6822 Café Rencontre (418) 640-0915 Ligne d\u2019aide et d\u2019écoute CALACS 1-888-933-9007 Gai Écoute 1-888-505-1010 Tel-Jeunes (514) 288-2266 / 1-800-263-2266 Tel-aide et ami à l\u2019écoute (514) 935-1101 Jeunesse-j\u2019écoute 1-800-668-6868 Suicide action Montréal (514) 723-4000 Prévention suicide Accueil-Amitié (418) 228-0001 Partout au Québec 1-866-appelle Secours-Amitié Estrie 1-800-667-3841 Cocaïnomanes anonymes (514) 527-9999 Déprimés anonymes (514) 278-2130 Gamblers anonymes (514)484-6666 Gam-anon (proches du joueur) 1-800-484-6664 Narcotiques anonymes 1-800-879-0333 Outremangeurs anonymes (514) 490-1939 Parents anonymes 1-800-361-5085 Jeu: aide et référence 1-800-461-0140 Ligne Océan (santé mentale) (418) 522-3283 Sexoliques anonymes (514) 254-8181 Primes-Québec(soutien masculin) (418) 649-1232 Émotifs anonymes (514) 990-5886 Alanon & Alateen (418) 990-2666 Alcooliques Anonymes Québec (418) 529-0015 Montréal (514) 376-9230 Laval (450) 629-6635 Rive-sud (450) 670-9480 Mauricie-Saguenay-Lac-St-Jean (866) 376-6279 NAR-ANON Montréal (514) 725-9284 Saguenay (514) 542-1758 Abus aux aînés (514) 489-2287 Famille Grands frères/Grandes soeurs (418) 275-0483 Familles monoparentales (514) 729-6666 Regroupement maison de Jeunes (514) 725-2686 Grossesse Secours (514) 271-0554 Chantiers Jeunesses (514) 252-3015 Réseau Homme Québec (514) 276-4545 Patro Roc-Amadour (418) 529-4996 Pignon Bleu (418) 648-0598 YMCA MTL centre-ville (514) 849-8393 YMCA Hochelaga-Maisonneuve (514) 255-4651 Armée du Salut (514) 932-2214 La Marie Debout (femmes) (514) 597-2311 Parents Secours 1-800-588-8173 Hébergement de dépannage /urgence Auberge de l\u2019amitié pour femmes (418) 275-4574 Bunker (514) 524-0029 Le refuge des jeunes (514) 849-4221 Chaînon (514) 845-0151 En Marge (514) 849-7117 Passages (514) 875-8119 Regroupement maisons d\u2019hébergement jeunesse du Québec (514) 523-8559 Foyer des jeunes travailleurs (514) 522-3198 Auberge communautaire du sud-ouest (514) 768-4774 Maison le Parcours (514) 276-6299 Oxygène (514) 523-9283 L\u2019Avenue (514) 254-2244 L\u2019Escalier (514) 252-9886 Maison St-Dominique (514) 270-7793 Auberge de Montréal (514) 843-3317 Le Tournant (514) 523-2157 La Casa (Longueuil) (450) 442-4777 Armée du Salut pour hommes (418) 692-3956 Mission Old Brewery (514) 866-6591 Mission Bon Accueil (514) 523-5288 La Maison du Père (514) 845-0168 Auberge du Coeur (Estrie) (819) 563-1387 La maison Tangente (514) 252-8771 Hébergement St-Denis (514) 374-6673 L\u2019Abris de la Rive-Sud (homme) (450) 646-7809 Maison Élisabeth Bergeron (femme) (450) 651-3591 Liberté\u2026 Un sourire intérieur, poésie Liberté émotionnelle, liberté journalistique, liberté politique\u2026 Toutes les couleurs de la liberté individuelle et collective.Parce qu\u2019après la crise, on peut trouver la liberté.Après la pluie\u2026 Le beau temps, poésie Chaque texte révèle un message, une émotion.Choisissez- en un au hasard et observez ce qu\u2019il vous fait ressentir.Si par un jour de pluie, une seule de ces petites phrases remonte en vous, le recueil aura sûrement mérité d\u2019être lu.Disponible en anglais : It\u2019s Always Darkest Before the Dawn Le roman permet d\u2019entendre le témoignage de victimes autant que d\u2019agresseurs, et de jeunes en quête de leur identité sexuelle.Il aborde la sexualité sous diférents angles tout en dédramatisant le sujet : relations amicales et amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité\u2026 Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque.Nous n\u2019en sommes plus à euphémiser notre discours pour aborder la sexualité.Les jeunes peuvent en parler sans doute plus ouvertement que les plus vieux sont capables de le faire.Le roman relète cette nouvelle réalité.Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en discuter.Vanessa\u2026 Voyages dans les Caraïbes L\u2019Amour en 3 Dimension Roman de cheminement humoristique pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés.Une source d\u2019inspiration pour découvrir, d\u2019une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi- même, les autres et notre environnement.Disponible en anglais : Love in 3D Guide d\u2019intervention auprès de personnes suicidaires Disponible en anglais : Quebec Suicide Prevention Handbook Comment déinir le suicide?Quelle est l\u2019ampleur du suicide?Quels sont ses éléments déclencheurs et ses signes avant-coureurs?Comment intervenir auprès d\u2019une personne suicidaire?Comment survivre au suicide d\u2019un proche?Guide écrit en toute simplicité pour que tout le monde puisse s\u2019y retrouver et démystiier ce léau social.13.90 taxes et postes inclus Editions TNT 625 av de La Salle, 3e étage Montréal H1V 2J3 514-256-9000 www.editionstnt.com/raymondviger 8.65 taxes et postes inclus 34.81 taxes et postes inclus 13.90 taxes et postes inclus 27.85 taxes et postes inclus L'équipe de Relet de Société sera au Salon du livre de Du 26 au 29 mars 2020 \u2022 Salon du livre de Trois-Rivières, 26 mars au 29 mars 2020 \u2022 Salon du livre de la Côte-Nord, 23 au 26 avril 2020 \u2022 Salon des mots de la Matapédia (Sayabec), 1er au 3 mai 2020 \u2022 Salon du livre de l\u2019Abitibi-Témiscamingue (Val d\u2019Or), 21 au 24 mai 2020 \u2022 Salon du livre du Saguenay-Lac-St-Jean, 1er au 4 octobre 2020 \u2022 Salon du livre de l'Estrie, 15 au 18 octobre 2020 \u2022 Salon du livre de Rimouski, 5 au 8 novembre 2020 \u2022 Salon du livre de Montréal, 25 au 30 novembre 2020 \u2022 Salon du livre de l'Outaouais (Gatineau), février 2021 Trois-Rivières Relet de Société remercie Salons où vous pourrez rencontrer Raymond Viger et Danielle Simard : "]
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