Le nouvelliste, 28 mars 2020, Cahier 1
[" 8 EN CONFINEMENT PAGES DE JEUX leNouvelliste LES SAMEDI ET DIMANCHE 28 ET 29 MARS 2020 + THERRIEN Avez-vous hâte aux Chefs?+ RECETTES Riz au bœuf gratiné \u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU MARTIN DESCHAMPS VINGT ANS D\u2019AMOUR + HUIT PAGES DE JEUX TROIS-RIVIÈRES | SAMEDI 28 MARS 2020 | 100e ANNÉE, N° 123 lenouvelliste.ca P H O T O S T É P H A N E L E S S A R D PREMIER DÉCÈS DANS LA RÉGION COVID-19: le nombre de cas en forte hausse partout au Québec PAGE 3 2 , 5 5 $ + T A X E S MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 LÉGARÉ Rions, c\u2019est contagieux PAGE 5 FRANCOEUR La désinvolture: notre pire ennemie PAGE 18 FRAPPIER Regard en arrière pour mieux aller de l\u2019avant PAGE 19 ISOLÉS MAIS UNIS TURCOTTE Toujours là pour vous PAGE 4 Coronavirus COVID-19 On protège aussi sa santé mentale! stress \u2022 anxiété \u2022 déprime Information et conseils à l\u2019intérieur.par livraison service à l\u2019auto service conseil par téléphone Pour vous garder en santé, la pharmacie Baril Levasseur Ricard continue de vous servir en tout temps,mais cesse la circulation en succursale de la clientèle.Nous restons accessibles en tout temps par ces 3moyens : T r o i s - R i v i è r e s ATTENTION ACCÈS PHYSIQUE RESTREINT! 819 375-7353 | LIVRAISON GRATUITE POUR TOUS LES ITEMS EN MAGASIN | MERCI DE VOTRE COMPRÉHENSION! SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS MARIE-EVE LAFONTAINE me.lafontaine@lenouvelliste.qc.ca «Pour moi, c\u2019est business as usual.C\u2019est ma routine, mon quotidien.» Alain Gaudet est un spécialiste de l\u2019isolement.Il est pratiquement cloîtré chez lui non pas depuis des jours ou des semaines mais depuis des années.TROIS-RIVIÈRES \u2014 «Depuis septembre, je ne suis pas sorti de mon appart, à part peut-être pour aller à des rendez-vous ou des évé- nements caritatifs.Ça va aller à mai peut-être, si on a le droit.Dès que le mercure monte en haut de 20, 21 degrés, je commence à aller faire un petit tour tout seul, mais jamais bien loin, parce que de toute façon, je n\u2019ai pas grand place où aller.» Atteint d\u2019amyotrophie spinale de type 3, une forme de dystrophie musculaire, son corps est paralysé à 95 %.Il bouge le pouce droit, un peu la tête, il peut parler.Ça va peut-être vous étonner mais pendant l\u2019entrevue, il racontera essentiellement qu\u2019il est heureux.Il aurait bien des raisons de se plaindre pourtant.À cause de la COVID-19 premièrement.Si elle entre chez lui, c\u2019est clair, il est mort.Mais il n\u2019y a pas que ce virus qui représente un danger mortel pour lui.N\u2019importe quel microbe l\u2019est.«Moi, en principe, je serais supposé de paniquer, d\u2019être angoissé au maximum et de m\u2019inquiéter pour ma vie, mais au lieu de ça, j\u2019ai comme l\u2019impression que je suis dans les plus beaux moments de ma vie.C\u2019est spécial à dire hein?» Spécial oui, mais pas tant que ça quand on écoute ses explications.Pour la première fois de sa vie, il a l\u2019impression que les gens se soucient de ceux qui comme lui doivent se méfier des virus petits ou grands.«Ce que la population vit, moi ça fait des années que je le vis, mais en sachant bien que les gens ne font pas attention.J\u2019ai toujours eu le stress, et là, j\u2019ai l\u2019impression que tout le monde fait attention.C\u2019est comme un réconfort.» Les gens sont solidaires.Ils pensent à lui.«Dans ma vie, j\u2019ai eu beaucoup de hauts et de bas.Ces derniers mois, c\u2019était très bas, et là j\u2019ai l\u2019impression que ça remonte.Je sens l\u2019amour, je sens les pensées des gens.Il y a 3000 personnes sur Facebook au minimum qui pensent à moi chaque fois que je poste quelque chose.Ils me demandent: \u2018\u2018Alain es-tu correct, Alain es-tu tout seul\u2019\u2019?» Non, il n\u2019est pas seul.Depuis 20 ans, il organise des collectes de fonds pour pouvoir rester à la maison avec l\u2019aide de petites abeilles qui s\u2019affairent autour de lui.Grâce à elles, il vit dans un logement plutôt qu\u2019en CHSLD.Ses p\u2019tits anges comme il les appelle.Si environ 14 personnes se relaient auprès de lui habituellement, elles sont maintenant quatre en raison de la pandémie.Elles ont choisi de s\u2019isoler pour éliminer le plus possible le risque de contracter le virus et de lui refiler.Pour lui, c\u2019est une «histoire de solidarité énorme».S\u2019ils ont des symptômes, ses p\u2019tits anges restent à la maison.Cette consigne répétée ad nauseam par François Legault est depuis longtemps un leitmotiv pour Alain Gaudet.«Les recommandations du gouvernement, pour moi, c\u2019est la routine.Se laver les mains, ce n\u2019est même pas une question chez nous.» En effet, cette mauvaise impression d\u2019être traquée par un ennemi invisible fait partie de la vie d\u2019Alain Gaudet depuis toujours.«Ce n\u2019est pas la première fois que je me sens menacé par un virus.À chaque rentrée scolaire, à chaque période des Fêtes, à chaque semaine de relâche, il y a tout le temps quelque chose.C\u2019est quand le prochain rhume, grippe ou contagion?Et je ne parle pas du coronavirus, je parle vraiment d\u2019une influenza banale.Moi, c\u2019est la même menace une influenza ou le coronavirus, c\u2019est pour ça que je ne m\u2019inquiète pas tant.» D\u2019ailleurs, malgré la menace, il réussit à rester zen.«Je suis conscient qu\u2019il y a un danger, mais je ne m\u2019arrête pas à ça.Depuis longtemps, je vis au quotidien.Aujourd\u2019hui, ça va super bien.Là, il fait soleil.Tantôt, je vais me reculer vers la fenêtre pour avoir un petit moment de détente.» Et l\u2019isolement?«On s\u2019habitue», assure-t-il.«Le télétravail commence à être à la mode.Moi, je trouve ça drôle.C\u2019est commun pour moi.» Pour ce qui est de sa santé, il ne peut pas faire plus.Sa vie dépend du bon vouloir de la population concernant les règles de confinement.«Il y a des gens qui s\u2019en foutent un peu, et ça me désole.Ce sont des dangers publics comme l\u2019alcool au volant.Ils devront peut-être vivre avec des remords, parce qu\u2019ils auront perdu des gens proches.» Sans être inquiet outre mesure, il est conscient qu\u2019il risque gros en ce moment.«Si jamais le virus viendrait à m\u2019affecter, soyez assuré que je vis les plus beaux moments de ma vie.Je suis fier de mon parcours.Un homme paralysé à environ 95 % de son corps qui vit seul en appart, c\u2019est quelque chose.Je me suis entouré de gens de cœur, sincères, qui veulent vraiment me garder en santé.Dans le contexte actuel, le sacrifice de celles qui m\u2019aident encore est bouleversant.C\u2019est une belle histoire et je suis fier de jouer dedans.» L\u2019ISOLEMENT La routine pour Alain Gaudet Alain Gaudet en connaît un bail sur l\u2019isolement.C\u2019est la routine pour lui.Et avec le coronavirus qui se balade dehors, il risque gros.\u2014 PHOTO: ARCHIVES, OLIVIER CROTEAU «Moi, en principe, je serais supposé de paniquer, d\u2019être angoissé au maximum et de m\u2019inquiéter pour ma vie, mais au lieu de ça, j\u2019ai comme l\u2019impression que je suis dans les plus beaux moments de ma vie.C\u2019est spécial à dire hein?» leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 ACTUALITÉS 3 MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La COVID-19 a fait une première victime dans la région.Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Qué- bec a confirmé vendredi après-midi le décès d\u2019une personne de plus de 70 ans, une triste annonce qui s\u2019ajoute à un bilan affichant une hausse de 40,8 % des cas de coro- navirus dans la région.Cette personne était traitée au Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières.La direction de la CIUSSS refuse de préciser le lieu de résidence de la victime.Les données fournies par le CIUSSS pour vendredi font état de 69 cas de coronavirus, soit 20 de plus que la journée précédente.Jeudi, la progression était de 40 % par rapport aux données dévoilées mercredi.Les autorités de la santé publique avaient annoncé dès jeudi que cette tendance à la hausse allait durer.Les prévisions se sont avérées et devraient se poursuivre, selon la docteure Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique.«Il faut s\u2019attendre à ce que ça augmente dans les jours à venir.On aura moins de cas importés, les personnes qui reviennent de voyage, et on va observer la tendance qui se dessine vers la transmission locale», déclare la docteure Godi.La hausse de 40,8 % observée vendredi en Mauricie et au Centre- du-Québec dépasse largement la croissance de 24 % notée à l\u2019échelle québécoise où on observe 2021 cas.Selon la docteure Godi, chaque région affiche des hausses différentes du portrait global québécois et notre région se trouve toujours dans un contexte de retour de voyageurs et de transmission locale.La situation géographique de la région peut aussi être un facteur qui explique ce phénomène.«Il faut savoir qu\u2019on est entre deux régions avec une forte incidence de cas», explique-t-elle en faisant référence à Montréal et l\u2019Estrie, les deux secteurs du Québec les plus touchés par la COVID-19.L\u2019élargissement des critères donnant accès aux centres de dépistage a entraîné un accroissement de l\u2019achalandage variant de 10 % à 25 % dans les différentes cliniques.Le CIUSSS a d\u2019autre part annoncé la réouverture des centres de prélèvement à compter du 30 mars.Il faut toutefois prendre rendez-vous en téléphonant au 819 519-3043, du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h.Ce décès enregistré en Mauricie et au Centre-du-Québec fait partie des 10 morts qui se sont ajoutés vendredi.Le Québec compte maintenant 18 décès reliés au coronavirus, un nombre qui a plus que doublé en 24 heures.Le gouvernement pense à fermer Montréal.Le Québec entre dans une «étape plus critique» de la crise du coronavirus, atteste François Legault.Mais tout n\u2019est pas noir, alors qu\u2019un premier groupe de Québécois s\u2019avèrent officiellement guéris.Un mois après le premier cas déclaré au Québec, deux semaines après que le gouvernement eut déclaré l\u2019état d\u2019urgence sanitaire, trois jours après la fermeture quasi complète de l\u2019économie provinciale.L\u2019annonce de 10 morts de plus, vendredi, a donné une autre claque au moral québécois.Avec Montréal et l\u2019Estrie comme plus importants foyers de contagion, la Santé publique garde ces régions sous très haute surveillance et ne se ferme aucune porte.Suivre l\u2019ordre d\u2019isolement dans ces «zones chaudes», comme les appelle le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, s\u2019avère plus crucial que jamais.Et ceux qui n\u2019y sont pas, restez-en loin! «On n\u2019est pas à l\u2019étape de fermer ces régions-là, mais ne faisons pas exprès pour aller à Montréal ou en Estrie», a insisté le premier ministre Legault, lors de son point de presse quotidien de vendredi, en compagnie du Dr Arruda et de la ministre de la Santé, Danielle McCann.Des discussions sur les avantages et les inconvénients de confiner certains quartiers ou toute la ville ont lieu entre la Ville de Montréal, la Santé publique et le gouvernement du Québec, confirme M. Legault.Qui prend par ailleurs samedi un premier congé depuis le début de la crise.Avec 971 des 2021 cas officiels sur son territoire, la métropole est sur- représentée avec près de la moitié des personnes infectées par la COVID-19 pour le quart de la population du Québec.Même chose en Estrie et ses 227 cas, du simple au double pour la proportion population et cas avérés.AUTRE STAT QUI GRIMPE «Faut renchausser l\u2019espoir, même s\u2019il nous joue des tours», chante Richard Desjardins.Les chiffres grimpent à une vitesse folle et font peur.Plus de 25 000 morts dans le monde, plus d\u2019un demi-million de personnes atteintes.Mais aussi plus de 125 000 malades officiellement guéris.Dont 29 au Québec.Ce n\u2019est pas beaucoup.Mais c\u2019est 27 personnes pleinement rétablies de plus, juste pour la journée de vendredi.Premier véritable contingent significatif.La Santé publique en avait ajouté une jeudi, l\u2019autre datant de la semaine passée.L\u2019Ontario restait à huit dans la journée de vendredi et la Colombie-Britannique, province touchée plus tôt par le coronavirus, affichait que 186 de ses citoyens s\u2019en sont remis à 100 %.«Il y en a sûrement beaucoup plus qui sont guéris [au Québec], mais on n\u2019a pas encore reçu la donnée au niveau central.[.] On va probablement avoir, au cours des prochains jours, une augmentation importante [du nombre de personnes guéries].Je ne pense pas que nos patients sont plus malades qu\u2019ailleurs», a analysé le Dr Arruda.La règle initiale des deux tests négatifs nécessaires avec un intervalle de 24 heures pour déclarer quelqu\u2019un guéri ne s\u2019applique plus, ajoute-t-il, expliquant une partie de la multiplication de cas guéris à venir.Les chiffres officiels de guérisons partout dans le monde, tout comme ceux de personnes atteintes, sont en plus sous-estimés pour des raisons de manque de suivi auprès des cas moins sérieux, le virus étant bénin dans 80 % des cas.Avec Le Soleil Un premier décès dans la région La docteure Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie et au Centre-du-Québec, Gilles Hudon, président-directeur général adjoint du CIUSSS MCQ et Caroline Marcoux-Huard, médecin-conseil de la Direction de santé publique du CIUSSS MCQ.\u2014 PHOTO FRANÇOIS GERVAIS NOMBRE DE CAS DE CORONAVIRUS EN MAURICIE ET AU CENTRE -DU-QUÉBEC 25 à Trois-Rivières 19 au Centre-de-la-Mauricie 12 dans la MRC de Drummond 5 dans la Vallée de la Batiscan 5 dans la MRC d\u2019Arthabaska 3 dans Bécancour-Nicolet-Yamaska Informez-vous auprès de vos commerçants sur les services disponibles ! Même confinés, gardons contact ! Téléphone \u2013 Web \u2013 Livraison SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS L a COVID-19 nous frappe de plein fouet.Les fermetures se multiplient, l e s d e m a n d e s d\u2019a s s u ra n c e - emploi aussi.Le Nouvelliste n\u2019a pas échappé cette semaine à la tempête en étant obligé d\u2019interrompre temporairement la livraison de ses éditions papier du lundi au vendredi.Une première en 100 ans.Le papier n\u2019est pas mort pour autant.Vous avez entre les mains une édition du samedi différente.La raison est simple: nous avons choisi de donner une nouvelle signature à cette édition du week-end.Nous sommes persuadés que cette lecture livrée le samedi va durer toute la semaine! Elle contient des contenus de fond, des chroniques, des reportages variés, et notre MAG, dont une section pour les enfants.Sans compter nos nombreuses pages de jeux, car nous savons que vous avez plus de temps en ces temps de confinement.Une édition plus proche du magazine que du journal quotidien.Ce virage ne faisait pas partie de notre plan de match à court terme, mais il s\u2019est vite imposé avec la crise de la COVID-19 et la chute draconienne des revenus publicitaires qu\u2019elle a provoquée.En organisation agile, nous avons réagi rapidement, comme le commandaient les événements.Nous ne sommes pas les seuls, ce sont les médias du monde entier qui sont fortement ébranlés.Nous connaissons l\u2019impact de la suspension des éditions imprimées sur nos abonnés, et nous en sommes désolés.Mais nous avons dû procéder dans l\u2019urgence pour protéger notre organisation.Nous nous engageons à revenir vers vous, chers abonnés, le plus rapidement possible.Nous vous remercions de démontrer autant de compréhension et de patience.P l u s i e u r s d e n o s a b o n n é s avaient l\u2019habitude de nous lire sur l\u2019édition numérique intégrale de l\u2019imprimé (PressReader).Cette édition est disparue en même temps que notre version papier de semaine.À compter de lundi, nos abonnés recevront à nouveau dans leur courriel une édition quotidienne virtuelle, présentée dans le format traditionnel.Cette édition sera quelque peu différente, allégée, et constituée uniquement de reportages d\u2019information.En attendant un retour plus normal des choses, Le Nouvelliste continue plus que jamais à vous informer: tous les jours sur notre tablette du matin et sur notre site web lenouvelliste.ca.Les habitués de notre tablette remarqueront l\u2019apparition de quelques nouveautés, dont les avis de décès, l\u2019horoscope et des capsules pour enfants en collaboration avec Télé-Québec.Vous pouvez également vous abonner à nos infolettres, envoyés matin et soir, pour ne rien rater des manchettes de l\u2019actualité.Évidemment, le coronavirus occupe (malheureusement) une grande place de l\u2019espace rédactionnel de cette version magazine du samedi.On y retrouve les dernières nouvelles, mais surtout des reportages qui vous aideront à mieux comprendre les impacts de la crise actuelle.Vos chroniqueurs habituels sont évidemment de la partie, de la plume sensible d\u2019Isabelle Léga- ré à la griffe aiguisée de Jean- Marc Beaudoin en passant par la touche sportive de Steve Turcotte et l\u2019analyse implacable de notre éditorialiste Martin Francoeur.À ces traditionnelles références s\u2019ajoutent aussi des chroniques de notre grande famille de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante.Certes, nous traversons des moments difficiles et le mot solidarité est assurément celui qui nous permettra d\u2019en arriver enfin à des jours meilleurs.En espérant cette sortie de crise, notre plus grand souhait est de bénéficier de la force de notre réseau et de l\u2019expérience de nos journalistes pour continuer de vous offrir une information de qualité.Il s\u2019agit même d\u2019un service essentiel en cette période trouble où les fausses informations sont à la fois nombreuses et dangereuses.Oui, les temps sont durs et certaines décisions peuvent déplaire.C\u2019est normal et on travaille actuellement sans relâche, dans le tourbillon qui nous afflige tous, pour répondre le plus rapidement possible à vos interrogations.Mais une chose est sûre: avec l\u2019aide des gouvernements et l\u2019appui des communautés, on ne vous lâchera pas.On vous demande juste une chose en retour: ne nous lâchez pas.TOUJOURS LÀ POUR VOUS ALAIN TURCOTTE alain.turcotte@lenouvelliste.qc.ca aff aires 27 à 30 divertissement E25 à E32 nécrologie 38 à 42 opinions 18 à 21 sports 43 à 47 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca PETITES ANNONCES: 819 378-8363 vendu@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE: 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE MIAMI (AFP \u2014 Un homme a laissé dans un restaurant de Floride un pourboire de 10 000 dollars que les 20 employés de l\u2019établissement se sont partagé équitablement avant d\u2019être licenciés pour la plupart le lendemain en raison de la pandémie de coronavirus.«Malgré toutes les histoires négatives que nous entendons actuellement, il reste des gens absolument fantastiques dans le monde», a écrit jeudi sur sa page Facebook la chaîne locale Skillets, spécialisée dans les petits-déjeuners.Le client a laissé la coquette somme en espèces la semaine dernière à Naples, sur la côte ouest de la Floride, la veille de l\u2019ordre donné par le gouverneur de fermer tous les restaurants de l\u2019État, à part pour les livraisons à domicile.«Nous ne savons pas encore qui c\u2019était», a confié à la presse locale le patron de la chaîne Ross Edlund.10 000 $ de pourboire à un restaurant avant sa fermeture forcée \u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD «Vous avez entre les mains une édition du samedi différente.La raison est simple: nous avons choisi de donner une nouvelle signature à cette édition du week-end.Nous sommes persuadés que cette lecture livrée le samedi va durer toute la semaine!» LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue QUÉMANDER, verbe Définition \u2013Solliciter humblement avec insistance.Étymologie \u2013De l\u2019ancien français caïmand, \u2018mendiant\u2019.Cooccurrences \u2013quémander l\u2019aide, quémander de l\u2019argent, quémander de la nourriture, quémander une subvention, quémander des sous, quémander le soutien, quémander l\u2019autorisation\u2026 leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 ACTUALITÉS 5 L inda Leclerc ne fait pas de blague.Virus ou non, confinement ou pas, c\u2019est le moment ou jamais de rire à gorge déployée.Se dilater la rate n\u2019a jamais fait mourir personne.La pandémie n\u2019a rien de drôle, on s\u2019entend tous là-dessus, mais indépendamment de cette crise entourant la maladie du corona- virus, c\u2019était quand la dernière fois que vous avez rigolé pour vrai?Je ne parle pas d\u2019un rire en coin, dans votre barbe ou du bout des lèvres.Il est question ici du rire aux éclats, aux larmes, à s\u2019en décrocher les mâchoires, à en avoir mal au ventre et aux joues.Vous savez, ce rire irrépressible qui épuise tout en galvanisant?Personnellement, cela fait un petit bout de temps que je n\u2019ai pas ri un bon coup.Ce n\u2019est pas que je ne veux pas, sauf que ça ne vient pas aussi spontanément que je le voudrais.Question de circonstance, je suppose.Or, forcer le rire serait la meilleure façon d\u2019en être contaminé.Linda Leclerc propose un antidote contre la morosité, un vaccin contre le cafard, une thérapie de groupe - chacun chez soi - contre ce sentiment étrange, pas vraiment comique, qui nous enveloppe en ce moment.Le yoga du rire.Je vois d\u2019ici des sourires sceptiques.Je vous entends également penser, en faisant la moue: «Bon.une autre affaire.» J\u2019ai eu la même réaction avant de regarder la courte vidéo que Linda Leclerc a enregistrée expressément pour cette chronique.Prenez le temps de la visionner jusqu\u2019à la fin.Ça déstabilise un peu au départ, j\u2019en conviens, mais je vous mets au défi de résister.Originaire de Victoriaville, la fondatrice de l\u2019École du yoga du rire habite à Gatineau depuis une quinzaine d\u2019années.Elle connaît bien Trois-Rivières aussi pour y avoir fréquenté son université et amorcé sa carrière à titre de génagogue.Linda Leclerc a découvert les vertus du rire au début des années 2000, après avoir été victime d\u2019un accident de voiture.Affectée d\u2019un traumatisme de la colonne cervicale, la femme a dû consulter un physiothérapeute.C\u2019est en patientant dans la salle d\u2019attente qu\u2019elle est tombée par hasard sur un article traitant du yoga du rire, une méthode inventée en Inde par un médecin qui s\u2019était inspiré de diverses publications scientifiques prouvant les bienfaits du rire sur le corps et l\u2019esprit.Cette technique combine à la fois des respirations profondes, des étirements et des exercices rigolos pour apprendre à s\u2019esclaffer, sans retenue.«Plus je lisais le texte et plus je réalisais que j\u2019avais arrêté d\u2019avoir des gros fous rires, ceux qui nous font décrocher complètement.Je ne me souvenais pas de la dernière fois que cela m\u2019était arrivé.» Emballée par sa lecture, Linda Leclerc a voulu en savoir davantage sur le rire intentionnel.La dame s\u2019est inscrite à une formation offerte par les fondateurs de cette méthode qui réunit des adeptes de partout dans le monde.L\u2019essayer, c\u2019est l\u2019adopter.En 2005, son École du yoga du rire a vu le jour.Linda Leclerc encourage la propagation en offrant des ateliers, des conférences, des séances de club du rire, etc.Des entreprises et organismes l\u2019invitent pour stimuler le moral des troupes et favoriser un environnement de travail plus joyeux.Elle répand aussi la gaieté sur les réseaux sociaux et les plateformes de diffusion en ligne.Linda Leclerc a mis la main sur différentes études lui permettant d\u2019avancer qu\u2019à notre époque, on rit, chacun, moins d\u2019une minute par jour.Un trois ou quatre secondes par-ci, par-là.C\u2019est trop peu.Idéalement, il faudrait rire de douze à quinze minutes quotidiennement, et pas un petit rire tout bas.Un rire sonore.On est loin du compte.Les responsabilités professionnelles et familiales, rappelle l\u2019ancienne gestionnaire, l\u2019emportent souvent sur l\u2019éruption de joie qu\u2019on réprime plus ou moins consciemment en étant préoccupé.Est-ce que le patron est satisfait de mon travail?Est-ce que j\u2019aurai assez d\u2019argent pour payer les comptes?Est-ce que\u2026 Imaginez en période de pandémie, de confinement et de nouvelles en continu à la télé.Bonjour l\u2019anxiété, les difficultés de concentration, les troubles du sommeil, l\u2019impatience, etc.Rire?Pas le goût.Plus tard.Pour le moment, on n\u2019a pas le temps, trop occupés que nous sommes à nous laver les mains.Jamais à court de solutions, Linda Leclerc suggère de profiter de ces vingt secondes de savonnage intensif pour s\u2019exercer à rire pour rien.«Que tu ries pour vrai ou que tu fasses semblant, ton corps ne le sait pas.Il ressent les mêmes bienfaits.Surtout, c\u2019est contagieux!» Rire, c\u2019est rassembleur et c\u2019est bon pour la santé.Ça sollicite plusieurs muscles dont le diaphragme.Rire nous permet aussi de libérer des endorphines, l\u2019hormone du bonheur.On n\u2019en a jamais de trop.«Sortons de notre tête et prenons exemple sur les enfants qui jouent et qui rient beaucoup plus que les adultes», conseille-t-elle avant d\u2019ajouter que le rire, ça endurcit notre système immunitaire, ça chasse la peur, la déprime et ça éloigne les virus.Que demander de mieux.La posologie?À volonté.Rions, c\u2019est contagieux ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Idéalement, il faudrait rire de douze à quinze minutes quotidiennement, et pas un petit rire tout bas.Un rire sonore.Linda Leclerc vante les vertus du yoga du rire en cette période de pandémie.\u2014 PHOTO: LEDROIT NE MANQUEZ PAS LA VIDÉO ENREGISTRÉE POUR CETTE CHRONIQUE SUR NOS APPLICATIONS MOBILES ET SUR LENOUVELLISTE.CA SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 6 leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 ACTUALITÉS 7 La direction assure prendre les mesures nécessaires pour lutter contre le coronavirus MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Un deuxième cas de coronavirus dans une grande industrie de la Mauricie survient en quelques jours.Après l\u2019usine ATrahan de Yamachiche, voilà que l\u2019entreprise Marmen doit conjuguer avec un employé atteint de la COVID-19.La direction de l\u2019entreprise triflu- vienne a su en milieu de semaine qu\u2019un de ses employés est atteint du coronavirus.Elle affirme avoir avisé son personnel de la situation et assure prendre les moyens nécessaires pour protéger son équipe.«La personne revenait de voyage, elle n\u2019est pas rentrée au travail et elle a été mise en quarantaine pour 14 jours.Elle n\u2019a pas été en contact avec les employés.On fait nos suivis, on a mis en place nos mesures d\u2019urgence, les directeurs et les superviseurs ont été formés.On est très triste de ce cas de coro- navirus, mais la personne va bien», raconte Annie Pellerin, vice-présidente des ressources humaines de l\u2019entreprise familiale, qui se dit bien consciente de l\u2019inquiétude au sein du personnel.Trois autres employés de Mar- men ont reçu des résultats négatifs de leur test de dépistage.Deux personnes sont en attente des résultats.Selon Mme Pellerin, la gestion du coronavirus nécessite temps, énergie et investissement depuis deux semaines.Marmen a acheté davantage de produits désinfectants, a doublé l\u2019effectif assigné à l\u2019entretien ménager et a même embauché une compagnie spécialisée qui vaporise les espaces communs afin de les désinfecter.«On a réduit les visites d\u2019affaires, mentionne la vice-présidente.On ne voyage plus à l\u2019international.Des gens de bureau sont en télétravail.Mais on ne peut pas déplacer les équipements, la production se fait en usine.On essaie de faire notre gros maximum.» Marmen réussit à poursuivre ses activités, car elle oeuvre notamment dans les domaines de l\u2019énergie et de la fourniture de pièces pour la Défense nationale, deux secteurs considérés comme étant des services essentiels.Près de 900 travailleurs gagnent toujours leur vie à l\u2019usine, mais devant la crise qui secoue le monde entier, rien n\u2019est garanti.«C\u2019est une crise majeure à tous les points de vue, rappelle Mme Pellerin.On n\u2019est pas à l\u2019abri de mises à pied.On attend de voir comment vont réagir nos clients.Mais on reste positif.On fait attention à la santé de nos employés.On a maximisé les mesures d\u2019hygiène.Les employés participent super bien aux mesures, ils prennent ça au sérieux et c\u2019est rassurant.» Un cas chez Marmen Trois-Rivières doit fermer deux casernes pour décontamination PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La Ville de Trois-Rivières a été contrainte de fermer deux de ses casernes vendredi, après qu\u2019un pompier eut été testé positif à la COVID-19.Un processus de désinfection complet des deux casernes a été déployé et la décontamination devait se terminer en soirée vendredi.L\u2019employé asymptomatique mais porteur du virus avait déjà été placé en isolement par l\u2019infirmière de la Ville, et les six collègues qu\u2019il avait fréquentés durant ses quarts de travail ont tous été retournés à la maison pour une quarantaine.La Ville assure toutefois que la mise en quarantaine de sept pompiers et la fermeture pour quelques heures de deux casernes n\u2019affectent pas la qualité ni le niveau de services de la Sécurité incendie et de la Sécurité civile.«Tous les autres pompiers sont mobilisés pour poursuivre leur mission.Il faut savoir que chaque caserne est désinfectée après chaque quart de travail», indique la Ville dans un communiqué.«La Santé publique complète aujourd\u2019hui son enquête épidé- miologique.Les personnes qui ont pu avoir des contacts significatifs avec l\u2019employé asymptomatique seront informées personnellement de la situation», ajoute-t-on.La Ville rappelle aux citoyens l\u2019importance de déclarer aux autorités s\u2019ils sont en quarantaine ou s\u2019ils ont des symptômes lorsqu\u2019ils réclament les services d\u2019urgence.«S\u2019ils sont dépêchés sur les lieux, les pompiers et policiers pourront s\u2019équiper et préparer leur intervention en conséquence», ajoute-t-on.Un pompier testé positif à la COVID-19 Pêches sPortives vacances familiales et de villégiature chasse à l\u2019orignal, à l\u2019ours et Petits gibiers installations certifiées hhhh en saison 819.840.3686 hors saison 514.606.3686 Pourvoiriedomainedesmarais.com Les pourvoiries avec l\u2019immensité de leurs territoires et la splendeur de leurs paysages ont de quoi ravir les amateurs de pêche de ce monde.Mais qui a dit qu\u2019elles étaient seulement destinées aux pêcheurs?Si c\u2019était le cas il y a de cela plusieurs années, c\u2019est tout le contraire que propose la pourvoirie Domaine Desmarais.En effet, en plus de ses séjours de pêche inoubliables, la pourvoirie Domaine Desmarais propose nul autre que des vacances familiales mémorables, à la hauteur des attentes des petits.et des grands.Des activités pour tous les goûts Située à égale distance de Québec et Montréal, dans la magnifique région de La Tuque, la pourvoirie Domaine Desmarais, avec ses 7 chalets situés sur le site principal et ses 7 chalets en sites éloignés classifiés 4 étoiles par la Fédération des Pourvoiries, est l\u2019endroit par excellence pour les pêcheurs ou pour ceux et celles qui souhaitent prendre du bon temps.Ainsi, les pêcheurs sont invités à venir passer un séjour des plus excitants sur l\u2019un des 32 lacs «poissonneux», ou encore, dans la rivière vermillon où il est notamment possible de pêcher le doré et le brochet.Que ce soit pour la truite mouchetée indigène, le touladi (grise), le doré ou le brochet, il y en a pour tous les goûts.Si les pêcheurs y trouveront leur compte, monsieur et madame Tout- le-Monde pourront également trouver de quoi s\u2019y amuser.En effet, en plus de la qualité exceptionnelle de pêche, petits et grands seront impressionnés par la vaste gamme d\u2019activités terrestres et nautiques telles que le kayak, pédalo et paddleboard.De plus, le Domaine Desmarais offre un module de jeu aquatique géant afin d\u2019agrémenter le séjour.D\u2019ailleurs, sur le site principal se trouve une plage de sable fin, aménagée avec des chaises Adirondack et un endroit rassembleur pour y faire des feux de camp le soir.De cette plage, on peut y patauger dans une eau limpide et admirer le panorama qui s\u2019offre à nous.Pour un séjour de pêche ou un séjour en famille, c\u2019est à la pourvoirie Domaine Desmarais que ça se passe! Pourvoirie Domaine Desmarais Pêche incomparable, séjour mémorable! SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La conciliation télétravail-famille est un défi pour la plupart des parents en ces temps de confinement, et le conseil municipal de Trois-Rivières n\u2019y échappe pas.La conseillère municipale du district des Forges, Mariannick Mercure, a lancé un cri du cœur à ses collègues élus vendredi, afin de revoir l\u2019organisation du travail puisque certains de ses collègues doivent aussi composer avec la réalité de la garde partagée ou de la garde exclusive.Un cri du cœur qui a trouvé écho chez d\u2019autres conseillers.Vendredi matin, Mme Mercure a exprimé qu\u2019elle «jetait l\u2019éponge» et ne siégerait plus sur les commissions qui se tiennent en télétravail presque quotidiennement à la Ville mais qu\u2019elle estime non urgentes.Mère célibataire, Mme Mercure doit aussi s\u2019occuper de sa fille de 4 ans durant la journée et constate que les discussions qui ne sont pas essentielles deviennent non productives car les parents doivent aussi avoir la tête ailleurs.«L\u2019intention était bonne au départ et je suis parmi les premières qui ont voulu mettre en place le télétravail pour toutes les réunions.Mais ça ne fonctionne plus, nous ne sommes plus efficaces.L\u2019autre matin, j\u2019étais présente à une réunion sur l\u2019aménagement, mais je faisais des gaufres à ma fille en même temps.On ne discute plus comme on devrait et il n\u2019y a pratiquement plus de débats», déplore Mariannick Mercure, qui espère que le conseil reverra ses façons de faire pour, à l\u2019instar des directives gouvernementales, s\u2019en tenir aux décisions urgentes et essentielles puisque, s\u2019inquiète- t-elle, «des voix sont en train de s\u2019éteindre au conseil».Son point de vue est d\u2019ailleurs partagé par les conseillères Valérie Renaud-Martin et Sabrina Roy, qui vivent aussi le défi de la monoparentalité.«Jeudi, j\u2019ai eu trois rencontres en vidéoconférence, mais je ne peux pas donner toute l\u2019attention aux sujets parce que je dois aussi m\u2019occuper de mon fils de dix ans.Ce sont des rencontres qui normalement prennent jusqu\u2019à six heures de ma journée.Il n\u2019est pas question que je plogue mon fils devant la télé toute la journée, ce n\u2019est pas possible.Et à mon avis, il y avait beaucoup de sujets traités dans ces commissions qui n\u2019étaient absolument pas urgents», considère Valérie Renaud- Martin, qui a la garde exclusive de son fils et qui vit la réalité du confinement comme tous les autres Québécois.Pour Sabrina Roy, le défi est tout autre, alors qu\u2019elle a accouché de son deuxième enfant, une petite fille, il y a à peine une semaine.«Je comprends que la Ville doit continuer d\u2019avancer mais si on manque de concentration à cause des enfants à la maison, on ne traite pas les dossiers comme on le ferait d\u2019habitude.Mon bébé de six jours est déjà en téléconférence depuis sa naissance», relate-t-elle.Le conseiller municipal François Bélisle, qui vit aussi la réalité de la garde partagée, estime pour sa part qu\u2019il faut étendre la réflexion autant aux mères qu\u2019aux pères, mais également aux familles dont les parents ne sont pas séparés mais qui vivent toutes sortes de réalités, dont le travail dans les services essentiels.«Ça ne touche pas juste le conseil municipal.Il y a un paquet d\u2019employeurs en ce moment qui doivent comprendre que le télétravail, ce n\u2019est pas de la magie.Ne vous attendez pas à ce qu\u2019on accomplisse des miracles parce qu\u2019on peut travailler de la maison», lance celui qui partage le point de vue de sa collègue sur l\u2019importance de s\u2019en tenir présentement à discuter uniquement de ce qui est urgent.«Je fais une grande distinction entre ce qui est important et urgent.On traite des dossiers très importants, mais qui peuvent être repoussés de deux ou trois semaines sans problème», constate M. Bélisle.Le point a été discuté avec l\u2019ensemble du conseil vendredi avant- midi, et le maire Jean Lamarche explique qu\u2019une réflexion a été proposée aux élus durant la fin de semaine.«Ce sont effectivement des enjeux qui demandent de l\u2019adaptation.J\u2019ai demandé à chacun d\u2019arriver avec des propositions afin de revoir certaines pratiques.Ça peut toucher les points à discuter, la durée totale des rencontres.On veut avoir des propositions.Chacun a ses réalités et l\u2019enjeu de la monoparentalité est particulier.On va donc trouver des solutions ensemble dans un objectif d\u2019amélioration continue.Il faut aussi que la Ville continue d\u2019avancer dans une certaine mesure, pour qu\u2019on soit prêt quand tout ça va repartir», considère le maire Lamarche.CONCILIATION TÉLÉTRAVAIL-FAMILLE La réalité rattrape les élus de Trois-Rivières AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le ministère des Transports informe les personnes qui n\u2019ont pas le choix d\u2019effectuer des déplacements essentiels, soit les conducteurs de véhicules lourds et les travailleurs des services essentiels, qu\u2019une série de mesures sanitaires pour rehausser la sécurité des usagers a été mise en place.On rappelle également que le gouvernement demande à toute la population du Québec d\u2019éviter les déplacements interrégionaux.Plusieurs haltes routières saisonnières seront rouvertes plus tôt qu\u2019habituellement.Cette mesure vise à offrir davantage de points d\u2019arrêt aux personnes qui doivent absolument se déplacer.On compte cinq haltes qui pourront ouvrir hâtivement dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, en Estrie, en Chaudière-Appalaches et en Mauricie.Les haltes saisonnières des Grès, sur l\u2019autoroute 55, en direction nord, et de l\u2019Eau-Vive, sur la route 141, ouvriront dans les prochaines semaines.La halte saisonnière des Belles- Amours, sur l\u2019autoroute 20, en direction ouest, est ouverte depuis quelques jours.Les haltes saisonnières du Portage, sur l\u2019autoroute 20, en direction est, et des Corsaires-Aca- diens-de-la-Petite-Rochelle, sur la route 132, ouvriront très bientôt également.Le Ministère a également fait savoir qu\u2019il travaille à déployer des blocs sanitaires équipés pour la désinfection sur six sites situés le long des grands axes routiers, dont les autoroutes 10, 20, 40 et 55 ainsi que la route 138.Dans toutes les haltes routières permanentes, les toilettes et les stationnements sont accessibles 24 heures par jour.Dans les aires de service, les usagers de la route ont également accès à de l\u2019essence, au dépanneur, au service au volant et au comptoir pour la restauration rapide.Les salles à manger sont toutefois fermées.On assure que le personnel nettoie et désinfecte les lieux communs sur une base continue.«Les zones communes et les objets tels que le hall d\u2019entrée, les salles de bain, les sièges, les tables, les comptoirs et les poignées de porte reçoivent une attention particulière», indique le ministère.Les services des 42 villages-relais sur l\u2019ensemble du territoire sont également toujours accessibles.Les services suivants sont considérés comme essentiels : toilettes et lieux d\u2019arrêt sécuritaires disponibles 24 heures, essencerie et alimentation.Rappelons que dans les derniers jours, le premier ministre du Québec a demandé à la population du Québec d\u2019éviter les déplacements interrégionaux qui ne sont pas essentiels.Haltes routières: les mesures sanitaires rehaussées «L\u2019intention était bonne au départ et je suis parmi les premières qui ont voulu mettre en place le télétravail pour toutes les réunions.Mais ça ne fonctionne plus, nous ne sommes plus efficaces.» L i c e n c e R B Q : 2 3 1 5 - 9 0 7 2 - 4 9 Saint-tite 93, Route 153 Saint-tite, 418 365-5101 Shawinigan 8592, boul.des hêtres Shawinigan, 819 731-0240 tRoiS-RivièReS 5725, boul.Jean-XXiii trois-Rivières, 819 840-5863 Suivez-nous sur En cette période de confinement, le confort est une priorité pour tous! Lors de notre retour le 13 avril prochain, pensez à votre famille et à vos proches et offrez-leur la tranquillité d\u2019esprit en venant nous rencontrer dans l\u2019une de nos 3 succursales.Pensez local, pensez Entreprises AM! Suivez-nous sur Facebook! leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 9 SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 10 ACTUALITÉS PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Laurent Ro- cheleau angoisse ces jours-ci.Le Trifluvien de 82 ans n\u2019a plus la possibilité d\u2019aller rendre visite à son épouse qui vit au CHSLD du centre Cloutier-du Rivage.Or, dimanche dernier, il a reçu un téléphone lui annonçant qu\u2019elle venait de faire une chute.Une autre.La cinquième depuis son entrée dans ce CHSLD, le 8 janvier dernier, affirme-t-il.Confiné dans sa maison en raison de son âge, et ne pouvant aller la voir, car les visites sont interdites dans les CHSLD, M.Rocheleau s\u2019inquiète désormais de la surcharge de travail que signifie l\u2019absence des proches aidants dans les CHSLD pour le personnel en place qui doit assurer le service pendant la pandémie de COVID-19.«Les préposés travaillent bien, ils sont gentils et ils font ce qu\u2019ils peuvent.Mais là, je constate que ça peut toucher la sécurité.C\u2019est la cinquième fois qu\u2019elle chute, et là je ne suis pas là pour pouvoir l\u2019aider.Il ne faut pas que ça mette en péril la sécurité de notre monde», considère M.Rocheleau.Ce dernier explique qu\u2019avant les mesures gouvernementales demandant aux personnes de 70 ans et plus de ne pas sortir de chez elles, de même que l\u2019interdiction des visites en CHSLD, il se rendait visiter sa femme tous les deux jours et pouvait passer l\u2019après-midi avec elle.Il n\u2019est pas le seul dans son cas, car des membres des familles se rendaient aussi visiter les autres personnes que la dame côtoie dans ce centre, une présence qui, inévitablement, venait parfois alléger la surveillance que les préposés doivent faire à travers toutes les autres tâches.«On me dit qu\u2019ils n\u2019ont pas le droit de contention.Ma femme n\u2019avait plus la force physique pour être à la maison, sa condition ne le permettait plus.Mais je ne peux m\u2019empêcher de penser parfois qu\u2019elle aurait été mieux de rester à la maison.Être en fin de vie ne veut pas dire qu\u2019on ne peut pas avoir une belle vie quand même.Il faut respecter les mesures gouvernementales, mais il ne faut pas que ça vienne mettre en péril la sécurité des résidents», considère M.Rocheleau.CIUSSS-MCQ Au CIUSSS Mauricie et Centre- du-Québec, on indique ne pas pouvoir commenter un cas particulier en raison de la confidentialité des dossiers.Par contre, on assure qu\u2019en ces temps où les proches aidants n\u2019ont plus la possibilité de visiter les aînés dans les CHSLD, diverses mesures sont mises en place pour soutenir le personnel soignant.Selon Sébastien Rouleau, directeur du programme Soutien à l\u2019autonomie de la personne âgée au CIUSSS-MCQ, les étudiants des divers domaines de la santé dans la région ont été mis à contribution en ce temps de crise, et réussissent ainsi à venir combler les structures afin d\u2019assurer tant la surveillance que les soins aux personnes âgées dans les CHSLD notamment.Ainsi, les équipes de réadaptation de même que plusieurs corps de métiers dont la nature du travail est présentement mise sur pause en raison des mesures de distanciation sociale, comme les récréologues, sont également mis à contribution pour prêter main- forte aux équipes en place, note Sébastien Rouleau.« L\u2019a p p o r t d e s f a m i l l e s e s t très important.Nous sommes conscients de ce que la situation impose aux familles, que ce n\u2019est pas facile.Présentement, nous avons mis en place un système qui établit le contact avec l\u2019ensemble des familles au moins deux fois par semaine pour leur fournir des renseignements généraux.Si les proches ont par la suite des questions plus spécifiques, nos agents les prennent en note pour qu\u2019un membre du personnel soignant puisse faire un suivi rapide avec la famille afin de les renseigner et de les rassurer», mentionne M.Rouleau.La codirectrice médicale du programme Soutien à l\u2019autonomie de la personne âgée, la Dre Caroline Dostie, rappelle que les mesures de contention ont été proscrites par le ministère de la Santé il y a déjà un bon moment, puisqu\u2019il a été déterminé qu\u2019elles pouvaient être plus dangereuses qu\u2019utiles.«Des mesures alternatives ont été mises en place, dont les tapis sonores prévenant lorsque la personne tente de quitter son lit.Les mesures sont mises en place en fonction de l\u2019évaluation de chaque personne et de ses besoins», explique la Dre Dostie.En ces temps de crise sanitaire, elle explique par ailleurs que la couverture médicale dans les CHSLD du territoire continue d\u2019être assurée par la présence d\u2019un médecin 24 heures sur 24.Il est d\u2019ailleurs prévu que les listes de garde soient doublées par mesure préventive, si un médecin avait à s\u2019isoler en raison de la COVID-19, afin de s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y ait aucune rupture de couverture médicale pour les résidents.COVID-19 ET LES CHSLD Pas facile pour les proches Laurent Rocheleau, 82 ans, s\u2019inquiète pour sa femme qui réside en CHSLD, alors que les mesures gouvernementales ne lui permettent pas d\u2019aller lui rendre visite.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS «Ma femme n\u2019avait plus la force physique pour être à la maison, sa condition ne le permettait plus.Mais je ne peux m\u2019empêcher de penser parfois qu\u2019elle aurait été mieux de rester à la maison.Être en fin de vie ne veut pas dire qu\u2019on ne peut pas avoir une belle vie quand même.» AVIS D\u2019APPROBATION DU RÈGLEMENT LITIGE CANADIEN RELATIF AUX MAILLES PELVIENNES POUR FEMMES D\u2019AMS Veuillez lire attentivement.Ignorer cet avis aura une incidence sur vos droits.QUEL EST LE RÈGLEMENT ET QUI INCLUT-IL?Si vous avez eu l\u2019implantation d\u2019un/de(s) Dispositif(s) de Maille Transvaginale AMS, vous devez déposer une réclamation auprès de l\u2019Administrateur des Réclamations le ou avant le 27 juillet 2020 ou le 27 juillet 2022 au plus tard pour obtenir une indemnité en vertu de l\u2019Entente de Règlement.Si ce délai est prolongé, toute prolongation et toute nouvelle date limite seront affichés au fr.amsmeshclassactions.ca.Les personnes sont encouragées à contacter l\u2019Administrateur des Réclamations ou les Avocats du Groupe afin de recevoir les avis relatifs aux dates limites ou des mises à jour importantes.Des informations sur la façon de déposer une réclamation sont disponibles au fr.amsmeshclassactions.ca.Le dépôt d'une réclamation est complexe et nécessite vos dossiers médicaux.Vous pouvez mandater les Avocats du Groupe ou l\u2019avocat de votre choix pour vous assister.Les Avocats du Groupe limiteront leurs honoraires à 15% du montant de votre réclamation individuelle (plus les déboursés et les taxes) lorsqu\u2019ils vous assisteront dans ce processus.PARTICIPER AU RÈGLEMENT Si vous avez des questions concernant l\u2019Entente de Règlement et/ou si vous souhaitez obtenir de plus amples informations, veuillez consulter le fr.amsmeshclassactions.ca, contacter l\u2019Administrateur des Réclamations au 1-866-571-7804, au amsmeshclassaction@ricepoint.com ou au : POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS : Le présent avis contient un résumé de certaines modalités de l\u2019Entente de Règlement.S\u2019il existe une contradiction entre le présent avis et l\u2019Entente de Règlement, les modalités de l\u2019Entente de Règlement auront préséance.Cet avis a été autorisé par la Cour supérieure de Justice de l\u2019Ontario Siskinds LLP 680, Waterloo St.London (Ontario) N6A 3V8 Elizabeth deBoer Tél: 1-800-461-6166 Siskinds, Desmeules s.e.n.c.r.l.Les Promenades du Vieux-Québec 43, rue de Buade, bureau 320 Québec (Québec) G1R 4A2 Erika Provencher Tél: 418-694-2009 Rochon Genova LLP 900-121, Richmond St.W.Toronto (Ontario) M5H 2K1 Joel P.Rochon Tél: 416-363-1867 Actions collectives relatives aux Mailles Transvaginales AMS a/s RicePoint Administration Inc.PO Box 4454, Toronto Station A 25, The Esplanade Toronto, Ontario, M5W 4B1 Merchant Law Group 100-2401, Saskatchewan Dr.Regina (Saskatchewan) S4P 4H8 Evatt Merchant Tél: 306-359-7777 Un règlement à l'échelle canadienne a été conclu pour régler le litige contre American Medical Systems Canada Inc., American Medical Systems Inc.et Endo Pharmaceuticals (« AMS »).Si vous avez eu l\u2019implantation d\u2019un/de(s) Dispositif(s) de Maille Transvaginale AMS pour le traitement de l'Incontinence Urinaire d'Effort (IUE) et/ou pour le traitement du Prolapsus des Organes Pelviens (POP), vous pourriez avoir droit à une indemnité.Le règlement prévoit le versement de 20,8 millions de dollars canadiens qui serviront à payer les réclamations approuvées, l\u2019administration du règlement, les frais de soins de santé engagés par les Assureurs de Soins de Santé Provinciaux et les honoraires des Avocats du Groupe.Le Tribunal a approuvé un Protocole d\u2019Indemnisation, lequel détermine les Membres du Groupe qui sont admissibles à une indemnité et le montant de celle-ci.Pour de plus amples informations sur la façon dont les indemnités sont déterminées, vous devriez prendre connaissance de l\u2019avis en version détaillée, du Protocole d\u2019Indemnisation, de l\u2019Entente de Règlement et des documents connexes au fr.amsmeshclassactions.ca ou veuillez contacter l\u2019Administrateur des Réclamations ou les Avocats du Groupe aux adresses mentionnées ci-dessous.Conformément au Protocole d\u2019Indemnisation, il y aura une Période de Réclamation Initiale, laquelle se terminera le 27 juillet 2020 et une Période de Réclamation Supplémentaire, laquelle se terminera le 27 juillet 2022.La Période de Réclamation Supplémentaire permettra d\u2019indemniser les femmes pour les blessures subies (ou aggravées) après le 27 juillet 2020 et les femmes qui ont raté la Date Limite de Réclamation Initiale.Tél.: 819 376-6000 info@reneleclair.ca \u2022 Prothèse auditive \u2022 Examen et ajustement \u2022 Embouts auriculaires de baignade et anti-bruit.Trois-rivières 5495, boul.Jean-XXiii (suite 102) La Tuque 273, rue saint-Joseph NicoLeT 160, rue du Faubourg leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 11 Pour plus d\u2019information, visitez desjardins.com/covid-19 Vous accompagner : notre priorité Nous avons à cœur l\u2019intérêt de nos membres et clients.Nous souhaitons vous accompagner dans cette situation préoccupante.C\u2019est pourquoi, pour nos membres et clients, particuliers et entreprises : Desjardins met toute sa force collective au service de ses membres et clients : nous sommes à votre écoute afin de vous accompagner dans cette situation exceptionnelle.Nous mettons en place des mesures d\u2019allègement en matière de services financiers et d\u2019assurances; Nous accompagnons de façon personnalisée celles et ceux qui pourraient difficilement répondre à leurs obligations financières; Nousmaintenons plus de 325 points de service accessibles partout auQuébec et enOntario, en nous assurant de respecter les mesures d\u2019hygiène recommandées par les autorités gouvernementales; Nous augmentons à 250 $ la limite de paiement sans contact par crédit sur les terminaux Desjardins dans les pharmacies, épiceries et dépanneurs.Si vous devez payer en personne, nous vous encourageons à utiliser le paiement sans contact pour permettre la distanciation sociale et diminuer les files d\u2019attente.Pour toutes vos opérations courantes, continuez à privilégier nos services web et mobiles. SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Centraide Mauricie a lancé il y a quelques jours un fonds d\u2019urgence afin de pouvoir venir rapidement en aide aux organismes comm u n a u t a i r e s d u t e r r i t o i r e , en ces temps de crise sanitaire en lien avec la pandémie de coronavirus.Devant la hausse des demandes et la réorganisation nécessaire du travail et des services en rais o n d e s m e su re s g ouve r n e - mentales, Centraide Mauricie souhaite ainsi éviter qu\u2019il y ait bris de services pour certains organismes communautaires, dont la mission est plus que jamais essentielle.Selon la directrice régionale de Centraide Mauricie, Julie Colbert, plusieurs organismes doivent présentement adapter de nombreux services, spécialement lorsque leur mission s\u2019adresse aux personnes qui, aujourd\u2019hui, sont contraintes à l\u2019isolement volontaire et au confinement, spécialement les personnes de 70 ans et plus.Par ailleurs, bon nombre de bénévoles dans les organismes communautaires figurent aussi parmi cette tranche d\u2019âge, e t n e p e u v e n t d é s o r m a i s plus agir comme bénévoles, étant contraintes de rester à la maison.«Oui, il y a un manque de bénévoles, mais ça change aussi les façons de faire.Maintenant, ce sont les organismes qui doivent aller vers les personnes, et non l\u2019inverse.Ça entraîne des coûts de transport, de déplacement, d\u2019achat de matériel sanitaire aussi .Ce sont des coûts qui n\u2019étaient pas forcément budgétés par les organismes, qui ne roulent déjà pas sur l\u2019or», considère Julie Colbert.Un fonds d\u2019urgence a donc été mis en place afin de soutenir la mission des organismes dans l\u2019immédiat.En deux jours, pas moins de 15 000 $ ont pu être amassés par des dons du public, mais également par la contribution de grandes entreprises, dont l\u2019usine de Trois-Rivières d\u2019Emballages Kruger qui a fait un don de 10 000$.Sur le plan national, des entreprises comme la Banque Nationale, Desjardins, Industrielle Alliance, Métro et la Sun Life ont aussi contribué.«Le but est de répondre aux besoins dans l\u2019immédiat.Nous s o m m e s c o n s c i e n t s q u e c e n\u2019est pas tout le monde qui peut donner en ce moment, mais ceux qui peuvent le faire, on les encourage à le faire», mentionne Mme Colbert, soulignant que le fonds d\u2019urgence s\u2019ouvrira aux 102 organismes que regroupe Centraide Mauri- cie, mais également à d\u2019autres organismes du territoire afin que la mission de chacun soit préservée.Il est possible de faire un don par le biais du site Internet www.cen- traidemauricie.ca.FONDS D\u2019URGENCE DE CENTRAIDE MAURICIE Un important appel à la générosité M A SITUATION OÙ PUIS-JE M\u2019INFORMER ?Je suis en quarantaine ou en isolation volontaire, selon les recommandations gouvernementales et je n\u2019ai plus de revenus, mais je réponds aux critères de l\u2019assurance-emploi.Assurance-emploi / Prestations de maladies canada.ca 1 833 381-2725 Je suis en quarantaine ou en isolation volontaire, selon les recommandations gouvernementales et je n\u2019ai plus de revenus, mais je ne réponds PAS aux critères de l\u2019assurance-emploi.Programme d\u2019aide temporaire aux travailleurs quebec.ca 1 877 644-4545 J\u2019ai perdu mon emploi à cause du manque de travail ou de la fermeture de mon employeur et je réponds aux critères de l\u2019assurance-emploi.Assurance-emploi / Prestations régulières canada.ca Ser vice Canada : 1 800 808-6352 Mes heures travaillées ont beaucoup diminué en raison du ralentissement économique et je réponds aux critères de l\u2019assurance-emploi.Assurance-emploi canada.ca Ser vice Canada : 1 800 808-6352 Je dois m\u2019occuper de mes enfants, car les écoles et garderies sont fermées et je ne peux plus travailler.Assurance-emploi / Prestations régulières canada.ca Ser vice Canada : 1 800 808-6352 Je ressens des symptômes qui s\u2019apparentent à ceux de la COVID-19.Québec : 1 877 644-4545 Je désire donner du sang ou du plasma.Héma-Québec hema-quebec.qc.ca 1 888 666-HEM A (4362) 1 800 343 7264 (Prendre un rendez-vous) Je désire connaître les meilleurs moyens de me protéger et connaître les soins de base à donner à mon entourage s\u2019il y a lieu.Guide autosoins du gouvernement du Québec Je suis propriétaire d\u2019une entreprise et pour faire face à cette crise, j\u2019ai besoin de liquidité rapidement et de conseils.Investissement Québec investquebec.com Développement économique Canada (Drummondville) 819 478-4664 Financement agricole du Canada (Trois-Rivières) 819 371-5351 ou sans frais 1 888 332-3301 Agences de développement régional 1 866 385-6412 Entreprendre Bécancour 819 298-2070 Je suis un employeur ou propriétaire d\u2019entreprise et je désire connaître les programmes locaux qui peuvent me soutenir dans cette crise.Entreprendre Bécancour 819 298-2070 Je désire savoir si mes commerces de proximité sont jugés essentiels et s\u2019ils sont ouver ts.quebec.ca Je désire connaître les commerces encore ouver ts sur mon territoire afin d\u2019encourager l\u2019achat local.solutionlocale.ca/region/centre-du-quebec Je désire avoir recours à un ser vice d\u2019aide alimentaire et j\u2019ai 70 ans et plus.MRC de Bécancour 819 298-2070 Je désire donner mon nom pour être bénévole; livraisons, appels aux personnes âgées, etc.COVID-19 AIDE-MÉMOIRE AUX CITOYENS S o u r c e : M a r t i n C h a m p o u x , d é p u t é d e D r u m m o n d . leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 ACTUALITÉS 13 BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Vous aurez beau essayer de cacher votre stress à vos enfants, en ce moment, ils le sentiront, et ce, même s\u2019il s\u2019agit de bébés.La mesure de confinement imposée à cause de la COVID-19 n\u2019est pas difficile à vivre que pour les adultes.Elle a aussi un impact sur le développement des enfants, indique le professeur Carl Lacharité de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières.«Il y a des enfants qui vivaient dans des conditions préalables où il y avait déjà beaucoup de vulnérabilité», rappelle ce spécialiste de l\u2019enfance qui travaille souvent en collaboration avec la Direction de la protection de la jeunesse.«Donc, on ne peut pas approcher la question du stress et de la détresse des enfants de la même façon dans ces situations», fait-il valoir.Le chercheur craint que dans les cas de familles défavorisées ou monoparentales et dans les familles aux prises avec des conflits conjugaux, on ait encore plus de difficultés à garder la tête hors de l\u2019eau durant le confinement et on risque même d\u2019assister à une augmentation des cas de mauvais traitements à l\u2019égard des enfants.Kellie Forand, du service des communications du CIUSSS- MCQ, indique d\u2019ailleurs que dans la région, on observe présentement une baisse du nombre de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse.Il est possible, indique-t-elle, que ce phénomène soit attribuable au fait que les enfants ne sont plus à l\u2019école ni en milieu de garde où les cas de maltraitance sont souvent repérés et signalés.Mme Forand demande donc à la population d\u2019être vigilante, durant la période de confinement et de signaler les abus en composant le 1-800-567-8520 ou en écrivant à urgence.sociale@ssss.gouv.qc.ca.L\u2019anonymat des personnes qui font un signalement est assuré par la loi, rappelle-t-elle en indiquant que la DPJ continue son travail malgré la situation de la COVID-19.Les enfants qui vivent des situations de vie relativement normales seront aussi affectés, explique le professeur Lacharité.Ce dernier indique qu\u2019il est «un peu normal que les enfants présentent des manifestations d\u2019anxiété, d\u2019agitation, d\u2019apathie, de retrait affectif».Le monde de l\u2019enfant vient de se rétrécir, «son monde physique, mais aussi son monde relationnel.Il est confiné pas juste à la maison, mais à avoir beaucoup moins de stimulations à travers les relations qu\u2019il a dans son entourage.Or, on sait que le développement de l\u2019enfant repose principalement sur les relations qu\u2019il entretient avec les autres», fait valoir le professeur Lacharité.Ce dernier se fait toutefois rassurant car il ne s\u2019attend «pas à des séquelles importantes» dans le temps, précise-t-il.Le professeur Lacharité estime que la «qualité des relations avec les parents et avec la fratrie joue un rôle pour les enfants», dit-il.Si les parents sont inquiets à propos des grands-parents, par exemple, les enfants et les adolescents seront aussi exposés à ces inquiétudes», ajoute-t-il.Même chose avec la perte d\u2019un emploi.«Ils le sentent, ils le voient, ils l\u2019entendent et se font des idées sur ce qui peut leur arriver», dit-il.Tout cela, c\u2019est sans compter les conflits dans la fratrie.Selon le professeur Lacharité, il n\u2019y a pas d\u2019âge plus critique que l\u2019autre.Les bébés et les jeunes enfants «ont des antennes», dit- il et «c\u2019est la relation avec leurs parents».Les parents auront beau tout essayer pour faire semblant que tout va bien, «même les jeunes bébés s\u2019en rendent compte.On ne les porte pas de la même façon, on les dépose plus rapidement.Ils voient dans notre visage des choses qu\u2019ils ne sont pas habitués de voir», dit-il.C o m m e n t a l o r s n e p a s transmettre toutes ces émotions aux enfants ou du moins, en transmettre moins?«Le secret, c\u2019est de prendre soin de soi», dit-il, «voir qui est là, autour de moi, pour répondre aussi à mes besoins.» La situation peut être évidemment plus compliquée pour les familles monoparentales et les familles à faibles revenus qui vivent un stress financier très important.Sylvie Tardif, coordonnatrice chez COMSEP, avoue qu\u2019elle a elle aussi de grandes inquiétudes en ce moment pour les enfants en difficulté.Même si les exercices scolaires qui leur seront acheminés ne sont que suggérés par le ministre, «il y a des parents qui ne sont pas capables d\u2019accompagner leurs enfants là-dedans», constate- t-elle.Le problème qu\u2019elle y voit, c\u2019est qu\u2019au retour à l\u2019école, après la crise actuelle, les enfants défavorisés et déjà en difficultés d\u2019apprentissage auront beaucoup de difficulté à suivre les autres.LES ENFANTS ET LE CONFINEMENT Une approche différente à adopter Le professeur Carl Lacharité de l\u2019UQTR est un spécialiste de l\u2019enfance.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Norah, Antonin et Maxence Lessard passent cette période de congé forcé à faire plusieurs activités, comme dessiner.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD \u2022 Il est normal, dans les circonstances, que les enfants se mettent à avoir des manifestations d\u2019anxiété, d\u2019agitation, d\u2019apathie, de retrait affectif.\u2022 Même les bébés peuvent sentir le stress inhabituel de leurs parents.\u2022 Il faut prendre soin de soi pour mieux prendre soin de ses enfants.\u2022 Le nombre de signalements à la DPJ a baissé depuis le confinement, possiblement parce que les écoles et garderies ne sont plus en mesure de faire des signalements.\u2022 On pourrait assister à une hausse de la maltraitance dans certaines familles défavorisées.À NOTER SHAWINIGAN (GV) \u2014 La Ville de Shawinigan invite les citoyens à encourager les commerçants locaux, fortement bousculés par les mesures de précaution en cours pour enrayer la pandémie COVID-19.Dans un communiqué, la Ville a annoncé le lancement de cette campagne, vendredi après-midi.Le maire, Michel Angers, rappelle que des entrepreneurs font preuve de beaucoup de créativité pour se maintenir à flot.Il encourage ainsi la population à s\u2019informer, notamment via le web, pour connaître les services offerts en cette période de crise.Une campagne publicitaire est également prévue à ce sujet dans des médias de la région.Achat local encouragé à Shawinigan GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Le ministère des Transports du Québec avise la population de Shawinigan que les travaux de réfection d u p o n t M a r c - T r u d e l s e poursuivent.Malgré l\u2019arrêt de la plupart des chantiers de construction au Québec, celui-ci demeure actif «afin d\u2019assurer l\u2019 intégrité du réseau routier et la sécurité des usagers de la route», mentionne Transports Québec.Le ministère maintient aussi les services essentiels, comme le déneigement et la réparation des routes.« Le MTQ poursuit ses opérations tout en demeurant en veille active et en suivant en continu l\u2019évolution de la pandémie», affirme le MTQ dans un communiqué de presse publié vendredi.«La mission du MTQ demeure en tout temps d\u2019assurer, sur tout le territoire, la mobilité durable des personnes et des marchandises par des systèmes de transport effilasses et sécuritaires qui contribuent au développement du Québec.» Chantier du pont Marc-Trudel maintenu SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 14 ACTUALITÉS GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Au moment où l\u2019arrivée des autobus hybrides devait donner un nouvel élan à la Régie de transport en commun de Shawinigan, le coronavirus contrecarre ses plans en incitant la population à réduire ses déplacements au strict nécessaire.Deux semaines après le déclenchement d\u2019une série de mesures par le gouvernement du Québec, les effets se font déjà sentir dans les autobus.Jean-Yves Tremblay, conseiller du district des Hêtres et président de la RTCS, observe une très forte diminution de l\u2019achalandage.«On voit beaucoup, beaucoup moins de personnes prendre l\u2019autobus», commente-t-il.«Je dirais que ça a presque baissé des deux tiers.C\u2019est normal: le cégep est fermé et avec ce qui a été annoncé pour les centres commerciaux, il n\u2019y aura plus grand-monde.» «Nous voyons aussi beaucoup moins de monde en transport adapté», fait remarquer M.Tremblay.«Les gens ne sortent pas.C\u2019est vraiment spécial.» Jeudi, la RTCS a annoncé qu\u2019à compter du 1er avril, les transports adapté et régulier seront offerts gratuitement, jusqu\u2019à nouvel ordre.De plus, le transport adapté sera réservé à des fins médicales, en semaine seulement.Quant au transport régulier, seul le circuit 1 demeurera disponible en semaine, avec un horaire bonifié aux 30 minutes.Aucun changement n\u2019est prévu la fin de semaine.Des mesures spéciales seront prises pour favoriser la distanciation physique dans les véhicules.L\u2019alerte à la COVID-19 fausse les données pour peaufiner la nouvelle desserte tant attendue à Shawinigan.M.Tremblay reçoit des rapports réguliers sur la fréquentation, mais le contexte des derniers jours altère le portrait.«Bien franchement, avant la fin du coronavirus, on ne pourra rien mettre en marche», prévoit M.Tremblay.«Nous sommes arrêtés par les événements.» La RTCS souhaite toujours mettre ses nouveaux circuits et ses horaires en application en août au plus tard, à temps pour la rentrée collégiale.Tout ce branle-bas n\u2019empêche toutefois pas la RTCS de marquer une étape importante de son plan de développement, avec la mise en service de ses autobus hybrides commandés l\u2019an dernier par le nouvel exploitant, Autobus Fleur de lys.Ils circulent progressivement dans les rues de Shawinigan depuis cette semaine.La RTCS compte maintenant quatre autobus hybrides dans sa flotte.Au fur et à mesure que ces nouveaux véhicules prennent leur place, ils permettent le retrait des autocars qui étaient utilisés comme autobus d\u2019appoint et dont les frais d\u2019entretien atteignaient entre 6000 $ et 8000 $ par semaine, selon M.Tremblay.ISOLEMENT Avec une carrière politique de près de 35 ans à Shawinigan, le conseiller municipal convient que la situation actuelle le déstabilise un peu.Âgé de plus de 70 ans, il fait partie du groupe de personnes à qui le gouvernement du Québec demande un effort d\u2019isolement supplémentaire, une véritable torture pour ce politicien expérimenté.«Je suis confiné à la maison.Ce n\u2019est pas trop facile.Je suis sur l\u2019ordinateur et le téléphone.Ça ne fait pas avancer les affaires trop vite», déplore celui qui, à l\u2019image de la grande majorité des politiciens, privilégie nettement le contact en personne.RÉGIE DE TRANSPORT EN COMMUN DE SHAWINIGAN Les effets de la COVID-19 se font sentir Un premier autobus hybride a commencé à circuler à Shawinigan lundi.\u2014 PHOTO: RTCS Affiliés à Carrefour Trois-Rivières Ouest 4520, boul.des Récollets Trois-Rivières 819 375-9686 Shawinigan 68, chemin des Érables Shawinigan 819 539-9124 Votre RÉFÉRENCE santé! Pharmacie Houle et Bordeleau Attention - En raison de la situation entourant la COVID-19, contactez votre pharmacie pour vérifier les heures d\u2019ouverture ou de livraison.Le service de renouvellement de médicaments en ligne est aussi offert dans toutes nos succursales.Dimanche: 10 h à 17 h Lundi : 9 h à 19 h Mardi : 9 h à 19 h Mercredi : 9 h à 19 h Jeudi : 9 h à 19 h Vendredi : 9 h à 19 h Samedi: 9 h à 17 h Heures d\u2019ouverture : FACE À LA PAUVRETÉ , NE SOYONS #JamaisIndifférents Sur le territoire de la Mauricie, près de 15 000 personnes vivent sous le seuil du faible revenu, ce qui entraîne des problématiques matérielles et sociales, ainsi que de graves répercussions sur la santé physique et mentale.Le 17 octobre marque la journée internationale pour l\u2019élimination de la pauvreté.Joignez-vous à Centraide, faites votre don, afin d\u2019aider à réduire les inégalités sociales vécues dans notre communauté.En donnant à Centraide, vous prenez part à ce grand mouvement qui contribue à rendre visibles les enjeux sociaux, qui améliore les conditions de vie des personnes vulnérables et qui offre un avenir plus juste et plus prospère à tous.AGISSEZ ICI, AVEC CœUR Pour faire votre don: centraidemauricie.ca leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 ACTUALITÉS 15 Le Centre de prévention suicide-Accalmie prêt à répondre à la crise causée par la pandémie de COVID-19 PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 En période de crise comme on vit présentement avec la pandémie de COVID-19, tout peut devenir rapidement un facteur de déstabilisation pour chaque personne.Au Centre de prévention suicide-Accalmie, la ligne de front est prête à répondre à la demande si des gens devaient avoir besoin d\u2019aide dans les prochains jours.Considérés comme essentiels, les services de prévention du suicide peuvent compter sur tout près d\u2019une vingtaine d\u2019intervenants dans la région, en poste 24 heures par jour.Étonnamment, les appels n\u2019ont pas augmenté au courant des derniers jours sur la ligne 1-866-APPELLE, note le directeur général du CPS- Accalmie, Patrice Larin.Mieux, ils ont même connu une baisse.«C\u2019est difficile à expliquer parce qu\u2019on n\u2019a jamais connu une telle situation sociale, mais je pense qu\u2019il arrive un phénomène de normalisation.Le degré d\u2019anxiété et de détresse augmente dans la population, et d\u2019une certaine façon ça rejoint ce que les gens en détresse vivent.Et les élans de solidarité qui se mettent en place, le fait qu\u2019on se soucie plus de son voisin, qu\u2019on porte davantage attention à ce que les gens vivent peut expliquer ça», considère Patrice Larin.Ce dernier ne se berce pas d\u2019illusions pour autant: l\u2019annonce de la fermeture de toutes les entreprises non essentielles lundi, et la mise au chômage simultanée de milliers de personnes, entraîneront forcément une hausse de la demande à ses services dans les prochains jours.«Tout devient un facteur de déstabilisation.Le confinement prolongé en est un, mais également la perte d\u2019un emploi, donc la perte d\u2019une partie de son identité, de son appartenance.Heureusement, le gouvernement met en place des mesures pour aider les travailleurs et assouplit les règles en place.On vit une crise ultra importante, mais on sent aussi que les autorités n\u2019abandonnent pas la population», mentionne M. Larin.Dans un contexte où des gens perdent leur travail, où les mesures gouvernementales se resserrent de jour en jour et où le décompte des cas de COVID-19 continue d\u2019être revu à la hausse, Patrice Larin croit qu\u2019il est plus que jamais important de se concentrer sur ce que nous pouvons contrôler.«On a du contrôle sur le fait de contribuer à diminuer la propagation du virus.En respectant les consignes gouvernementales, en se gouvernant en conséquence, on contribue à l\u2019effort collectif pour que ça se termine le plus vite possible.Pourquoi ne pas utiliser ce temps pour des plaisirs délaissés?Lire un livre qu\u2019on voulait lire depuis longtemps, peinturer la pièce qu\u2019on voulait peinturer, bref se tenir occupé», suggère Patrice Larin.L\u2019activité physique demeure également un bon moyen de diminuer la tension, rappelle-t-il.«Au fond, c\u2019est de se demander: qu\u2019est-ce qui me fait du bien ou qui m\u2019a déjà fait du bien et que je peux refaire», ajoute-t-il.Patrice Larin se rassure que l\u2019attitude du gouvernement Legault et sa gestion quasi exemplaire de la crise deviennent à elles seules des facteurs de protection.«Le gouvernement nous donne un bon coup de main.L\u2019information et la transparence à travers tout ça, ce sont des facteurs de protection.C\u2019est important, en ce moment, de faire confiance au gouvernement, de croire que nos élus considèrent la population, qu\u2019ils agissent pour le bien-être collectif, et non pas de tomber dans les théories du complot ou les fausses informations», est d\u2019avis le directeur général du CPS-Accalmie.En plus de continuer d\u2019offrir les services d\u2019écoute téléphonique, d\u2019hébergement en fonction des règles de distanciation sociale de même que les services de première ligne, et ce, tant à Trois-Rivières qu\u2019à Shawinigan, Mékinac et La Tuque, le Centre de prévention suicide-Accalmie est aussi en préparation de la post-crise.«C\u2019était déjà dans notre ligne de conduite de se rapprocher de la population depuis les derniers mois, et c\u2019est dans ce sens-là qu\u2019on travaille aussi.On planifie l\u2019après- crise, on s\u2019inscrit dans le développement et la planification, car oui, il y aura un «après».Ça nous aide à garder le cap et à se projeter dans du positif», conclut le directeur général.Si vous ressentez de la détresse, ou si vous vous inquiétez pour un proche, n\u2019hésitez pas à composer le 1-866-APPELLE.Au front pour sauver des vies Patrice Larin, directeur général du Centre de prévention suicide-Accalmie.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD «Tout devient un facteur de déstabilisation.Le confinement prolongé en est un, mais également la perte d\u2019un emploi, donc la perte d\u2019une partie de son identité, de son appartenance.» AVIS D\u2019AUDIENCE D\u2019APPROBATION DU RÈGLEMENT ACTION COLLECTIVE CANADIENNE RELATIVE AUX DISPOSITIFS DE MAILLES TRANSVAGINALES BSC Veuillez lire attentivement cet avis.L\u2019ignorer aura une incidence sur vos droits.Avez-vous été implanté avec un ou plusieurs Dispositif(s) de mailles transvaginales Boston Scientific?Si c\u2019est le cas, le règlement de cet action collective pourrait affecter vos droits.Un règlement à l'échelle canadienne a été conclu dans le cadre d\u2019une action collective contre Boston Scientific et Boston Scientific Corporation (« BSC »).Si vous êtes une femme domiciliée au Canada qui avez ou avez eu l\u2019implantation d\u2019un/des Dispositif(s) de mailles transvaginales BSC pour le traitement de l'incontinence urinaire d'effort (IUE) et/ou pour le traitement du prolapsus des organes pelviens (POP), vous pourriez avoir droit de recevoir une indemnité.Le règlement prévoit le versement de 21,5 millions de dollars canadiens qui serviront à payer les indemnités aux réclamants, l\u2019administration du règlement, les frais engagés par les assureurs de soins de santé provinciaux et les honoraires, les déboursés et les taxes applicables des Avocats du Groupe (les « Honoraires des Avocats du Groupe »).QUEL EST LE RÈGLEMENT PROPOSÉ ET QU\u2019INCLUT-IL?LE RÈGLEMENT PROPOSÉ REQUIERT L\u2019APPROBATION DU TRIBUNAL Pour entrer en vigueur, l\u2019Entente de Règlement doit être approuvée par la Cour supérieure de justice de l\u2019Ontario lors d\u2019une audience qui a été fixée au 12 juin 2020.Lors de l\u2019audience, le tribunal décidera s\u2019il approuve le règlement et le Protocole d\u2019indemnisation, qui définit la façon dont les Membres du Groupe seront indemnisés, comme étant justes, raisonnables et dans le meilleur intérêt du groupe.Les Avocats du Groupe demanderont également l'approbation des Honoraires des Avocats du Groupe.S\u2019OPPOSER AU RÈGLEMENT PROPOSÉ ET POSSIBILITÉ DE COMPARAÎTRE Si vous souhaitez vous opposer à l\u2019Entente de Règlement, au Protocole d\u2019indemnisation ou aux Honoraires des Avocats du Groupe, vous devez transmettre votre objection par écrit à Siskinds LLP, à BSCmesh@siskinds.com, au plus tard le 27 mai 2020 et, le cas échéant, vous pourrez également présenter des observations orales au tribunal lors de l'audience.Les Avocats du Groupe déposeront des copies de toutes les objections reçues auprès du tribunal.NE transmettez PAS d'objection directement au tribunal.DÉFINITION DU GROUPE ÉLARGI ET EXCLUSION Dans le cadre du règlement, la définition du groupe a été élargie pour inclure les femmes domiciliées au Canada qui ont eu l\u2019implantation d\u2019un/des Dispositif(s) de mailles transvaginales BSC le ou après le 17 février 2017 et le ou avant le 28 février 2020 et certaines personnes ayant une relation personnelle avec celles-ci.Une copie de l\u2019ordonnance de modification et de la définition du groupe modifiée sont disponibles au canadabscmeshclassaction.com/French.aspx.Si l'entente de règlement est approuvée par le tribunal, un autre avis expliquant le processus de réclamation sera transmis.Il est important que vous commenciez à rassembler vos dossiers médicaux pertinents dès maintenant (si vous ou votre avocat ne l\u2019avez pas déjà fait), car cela peut prendre un certain temps.Si vous avez des questions, veuillez contacter les Avocats du Groupe.PARTICIPER AU RÈGLEMENT POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS : Si vous avez des questions concernant l\u2019Entente de Règlement et/ou si vous souhaitez obtenir de plus amples informations, veuillez consulter le site internet du règlement au canadabscmeshclassaction.com/French.aspx.Vous pouvez également contacter les Avocats du Groupe à l\u2019un des cabinets suivants : 680 Waterloo Street London (Ontario) N6A 3V8 Elizabeth deBoer Tél : 1-800-461-6166 Les Promenades du Vieux-Québec 43, rue Buade, bur 320 Québec (Québec) G1R 4A2 Erika Provencher Tél : 418-694-2009 Le présent avis contient un résumé de certaines modalités de l\u2019Entente de Règlement.S\u2019il y a une contradiction entre cet avis et l\u2019Entente de Règlement, les modalités de l\u2019Entente de Règlement auront préséance.Cet avis a été approuvé par la Cour supérieure de justice de l\u2019Ontario.Le COLOSTRUM contre les outrages du temps, combat l\u2019apparence des rides.Le relâchement des tissus de la peau survient à un certain moment de la vie.Derma-Lifte COLOSTRUM une crème antirides peut donner au cou une apparence plus ferme.Derma-Lifte COLOSTRUM a créé une préparation crémeuse à base de COLOSTRUM, pour rehausser l\u2019apparence de la peau du cou.Votre peau paraîtra plus jeune et plus lisse.Les recherches ont montré que le COLOSTRUM possède une multitude de bénéfices, incluant des facteurs épidermiques qui donnent à la peau une apparence revitalisée et raffermie.Son rôle est de renverser l\u2019apparence des signes du vieillissement de la peau et améliorer son élasticité.De plus, Derma-Lifte COLOSTRUM, en reconnaissant l\u2019importance de la richesse des facteurs du COLOSTRUM pour l\u2019homéostasie cutanée, parvient à redonner une belle apparence à la peau en subvenant aux besoins des acteurs pivots de celle-ci.Des acteurs dont le rôle est de retarder les signes, l\u2019aspect et la visibilité des outrages du temps.27 mars au 2 avril 2020 Fermeté du tissu du cou LIGNES OUVERTES Santé en direct avec Johanne Verdon, le samedi, de 8 h à 10 h sur Radio V.M.quebec 5455, boul.des Forges, Trois-Rivières 819 378-7777 Grand\u2019Mère Nature 1397, av.de Grand-Mère, Shawinigan 819 538-2895 Pharmacie France Vallée, Cynthia Vallée-Dupont et Malorie Lambert inc.POLYCLINIQUE DU CAP 700, boul.Thibeau, local 120, Trois-Rivières 819 372-3010 La dyspepsie C\u2019est une digestion difficile et douloureuse mieux connue sous le nom de «brûlures d\u2019estomac».Malgré les sensations inconfortables au niveau de l\u2019abdomen, aucune lésion n\u2019est apparente sur les parois du tube digestif.La dyspepsie représente 15 à 20% des troubles observés par les gastro-entérologues et touche surtout les adultes. SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 16 ACTUALITÉS LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Q «Pourriez-vous donner une recette pour fabriquer un gel hydroalcoolique à partir d\u2019alcool et d\u2019autres ingrédients disponibles à la pharmacie?On trouve toutes sortes d\u2019informations plus ou moins fiables sur Internet et les ingrédients ne sont pas toujours disponibles.Par exemple : est-ce qu\u2019on peut mélanger de la crème à main et de l\u2019alcool 99 % dans un rapport 7:3?Est-ce que ça sera efficace?» demande Caroline Fortin, de Québec.Voilà une question qui tombe bien puisque Magalie Lavoie, elle aussi de Québec, aimerait pour sa part savoir «si le parfum et l\u2019eau de toilette ne pourraient pas être des bons produits de remplacement puisqu\u2019ils sont composés d\u2019alcool éthylique à 70 % [et que le Purell est lui-même un mélange d\u2019alcool, de glycérine et de fragrance]».R Il est vrai que le Purell est difficile à trouver sur les étagères des commerces par les temps qui courent.Mais la première chose à garder en tête à cet égard n\u2019est pas une recette de désinfectant maison.C\u2019est plutôt, dit le pharmacien d\u2019hôpital et fondateur du site Questionpou- runpharmacien.com Alexandre Cha- gnon, que «l\u2019eau et le savon, eux, ne sont pas en rupture d\u2019inventaire et sont au moins aussi efficaces que le gel hydroalcoolique [lorsqu\u2019on savonne les mains pendant au moins 20 secondes]».Cela dit, pour ceux qui tiennent à traîner leur petit contenant avec eux, l\u2019Internet regorge de formules dont les auteurs assurent tous qu\u2019elles fonctionnent à merveille \u2014, mais ce n\u2019est pas toujours vrai, comme le soupçonne avec raison Mme Fortin.La plus fiable, et sans doute une des plus simples puisqu\u2019elle a été mise au point pour être fabriquée en grande quantité dans des pays qui ont peu de moyens, est sans doute celle de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), dit M. Chagnon.Elle consiste à mélanger : 1 150 ml d\u2019alcool à 90 % 2 10 ml de peroxyde d\u2019hydrogène 3 5 ml de glycérine 4 huile essentielle On peut trouver des instructions plus complètes (ainsi qu\u2019une seconde recette) sur le site de l\u2019OMS : bit.ly/2UGtdCz.Il y a toutefois quelques petites choses à savoir à ce sujet, ajoute le chimiste de l\u2019Université Laval Normand Voyer.«Dans cette recette- là, le peroxyde sert uniquement à dégrader les micro-organismes qu\u2019il y a dans les récipients où on fait le mélange, parce qu\u2019ils ne sont pas stériles.Et c\u2019est important de laisser le temps au peroxyde de faire son travail, même si les instructions qu\u2019on voit sur Internet ne le mentionnent pas souvent : il faut attendre de 24 à 72 heures avant d\u2019utiliser le désinfectant maison.» La glycérine, elle, n\u2019a aucun pouvoir désinfectant.«C\u2019est juste que ça rend le mélange plus visqueux et ça permet de se frotter les mains pendant 20 secondes, comme on est supposé faire», dit M. Voyer.La glycérine est habituellement disponible en pharmacie.C\u2019est l\u2019alcool qui fait le travail de désinfection des mains, poursuit- il.Idéalement, on prend de l\u2019étha- nol (ou «alcool éthylique», soit le même qu\u2019il y a dans les boissons alcoolisées) pur à 90 %, mais c\u2019est un produit qui commence à se faire rare, lui aussi.«Et non, contrairement à la croyance populaire, la vodka et les autres \u201cforts\u201d ne sont pas des bons désinfectants, leur concentration en alcool n\u2019est pas assez élevée pour cela.Il faut vraiment de l\u2019alcool à 90-95 %», précise M. Voyer.On peut toutefois remplacer l\u2019éthanol par de l\u2019alcool à friction (ou «alcool isopropylique»).«C\u2019est moins efficace que l\u2019éthanol, mais ça marche quand même et le reste de la recette reste pareil, dit le chimiste.L\u2019essentiel, c\u2019est qu\u2019il faut s\u2019assurer d\u2019avoir une concentration d\u2019alcool de 60 à 80 % une fois que c\u2019est mélangé aux autres ingrédients.En bas de 60 %, l\u2019effet antiseptique n\u2019est pas suffisant parce que l\u2019alcool est moins efficace que le savon pour dissoudre la membrane des virus.Et ça ne sert à rien d\u2019aller en haut de 80 %, ça n\u2019améliore pas l\u2019effet antiseptique et comme on a de la misère à trouver de la matière première, c\u2019est important de ne pas la gaspiller.» Pour calculer la concentration finale d\u2019alcool, il suffit de ramener le volume réel d\u2019alcool sur le volume total.Dans l\u2019exemple mentionné par M. Chagnon, la quantité réelle d\u2019alcool est de 135 ml (soit 90 % de 150 ml).En supposant que l\u2019on ajoute 10 ml d\u2019huile essentielle, cela nous fait un volume total de 175 ml (soit : 150 ml d\u2019alcool 90 % + 10 ml de peroxyde + 5 ml de glycérine + 10 ml d\u2019huile essentielle).Le taux d\u2019alcool du mélange est donc de 135 ml ÷ 175 ml x 100 = 77 %, ce qui est suffisant.Cependant, dans l\u2019exemple proposé par Mme Fortin de mélanger de la crème à main à de l\u2019alcool 99 % dans un rapport de 7 pour 3, la part réelle d\u2019alcool serait de 99 % x 0,3 = 29,7 %, donc pas assez.Enfin, tout cela signifie que oui, en principe, la plupart des parfums ont une concentration suffisante en éthanol pour servir d\u2019antiseptique.Mais il faut faire attention, car les recettes varient d\u2019un parfum à l\u2019autre, et dans tous les cas, les eaux de toilette n\u2019ont pas assez d\u2019alcool pour cela, dit M. Voyer.«Les parfums ont une concentration plus élevée, un bon 60-70 %.Mais je ne vois pas pourquoi on s\u2019en servirait comme désinfectant, ce n\u2019est tout simplement pas fait pour ça», tranche-t-il.Par quoi remplacer le Purell?Hôtel exclusif Pour service de première ligne Pour vos besoins: \u2022 Relocalisation après sinistre.\u2022 Travailleurs essentiels avec espaces de travail respectant la distanciation sociale.\u2022 Hébergement limité et réparti en différentes zones sur les étages.\u2022 Restauration en service privé seulement.À l\u2019arrivée, chaque client doit répondre aux mesures mises en place et imposées par les autorités.Arrivée obligatoire entre 6 h et 21 h.Protocole de sécurité maximale Portes d\u2019entrées verrouillées en tout temps, aucun visiteur permis, questionnement de chaque personne qui franchie la porte, tout en se réservant le droit de refuser l\u2019accès à nos services, aucun flânage dans les aires communes permis.Pulvérisation-désinfection totale au BIOXY H de toutes les chambres, aires communes et espaces employés quotidiennement.Réservation: 1-800-361-1620 17 575, boul.Bécancour, Bécancour (Québec) Canada G9H 1A5 Tél.: 819.233.2200 Réservation : 1.800.361.1620 Téléc.: 819.233.2288 info@aubergegodefroy.com \u2022 www.aubergegodefroy.com leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 17 À Bécancour, même en gardant nos distances, on reste tissés serrés.Achetons local.Chaque geste compte. SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 18 éditorial Président et éditeur ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE MARTIN FRANCOEUR m.francoeur@lenouvelliste.qc.ca MONCLIND\u2019ŒIL STÉPHANELAPORTE Collaboration spéciale La «Démarche», un organisme indispensable au développement de Trois-Rivières L\u2019auteur, Patrice Tardif, est directeur et conseiller aux entreprises pour Tardif Stratégies d\u2019affaires, un cabinet conseil basé à Trois-Rivières.Depuis plusieurs semaines, les difficultés vécues par la Démarche des premiers quartiers de Trois- Rivières et l\u2019éventualité de sa fermeture alimentent l\u2019actualité régionale.Des appuis à cette organisation se manifestent de part et d\u2019autre.L\u2019inquiétude suscitée au sein de l\u2019organisme et dans la communauté est légitime: la Démarche assure un rôle pivot, de soutien et d\u2019accompagnement pour les projets citoyens, collectifs et entre- preneuriaux afin de revitaliser des secteurs mal aimés de la ville de Trois-Rivières.Elle est à l\u2019écoute des citoyens et de leurs besoins.Malgré l\u2019avenir incertain de l\u2019organisation, je crois fermement que la revitalisation des premiers quartiers de Trois-Rivières a un impact crucial pour le développement notre ville, tant sur le plan social, économique, culturel qu\u2019environnemental.Implantée dans notre milieu depuis vingt ans, la Démarche a joué et continue de jouer un rôle majeur dans le maintien et le développement de services de proximité et les actions mises de l\u2019avant ou soutenues et accompagnées par l\u2019organisme favorisent notre économie locale.Au regard de la situation dans laquelle nous sommes plongés présentement, le développement local prend une importance capitale pour le bien- être des collectivités et l\u2019avenir économique de la ville.Comme propriétaire d\u2019un cabinet conseil, Tardif Stratégies d\u2019affaires, dont la mission est d\u2019éveiller, d\u2019outiller et d\u2019accompagner les PME et les organisations dans leur développement, je m\u2019inquiète aussi face à l\u2019éventualité de fermeture d\u2019une telle organisation.Ayant par le passé, dans différents contextes, collaboré avec cette organisation sur des projets commerciaux dans le Bas-du-Cap, je suis à même de témoigner de la qualité de ses interventions et de ses accompagnements auprès des collectivités.La Démarche a soutenu la création et la survie d\u2019initiatives et d\u2019entreprises dans des secteurs plus démunis de la ville, permettant d\u2019assurer le maintien et l\u2019accès à différents services aux populations environnantes.C\u2019est pourquoi je désire témoigner de mon appui et de ma collaboration à la Démarche des premiers quartiers de Trois- Rivières, dans ses recherches de financement récurrent et sa reconnaissance en tant qu\u2019organisme trifluvien important pour le développement de notre ville.CARREFOUR DES LECTEURS «Me semble que la semaine de relâche dure longtemps, cette année!» \u2013 quelqu\u2019un de déconnecté I l suffit de se promener sur les artères habituellement dites commerciales de la région pour constater que la population aussi bien que les gens d\u2019affaires respectent, en général, les consignes sanitaires et les mesures de restriction associées à la propagation de la COVID-19.En général, dis-je bien.Collectivement, nous sommes en train d\u2019accomplir, bien malgré nous, quelque chose d\u2019extraordinaire.Même si on est tous un peu sonnés d\u2019encaisser, chaque jour, les conséquences de cette crise sanitaire, notamment les restrictions quant à la vie en société et les fermetures successives de commerces et d\u2019entreprises, on a tous \u2013 ou à peu près \u2013 l\u2019impression de contribuer à un effort collectif jamais vu.Tout cela se fait dans un contexte hautement anxiogène.Les sources d\u2019inquiétude sont nombreuses.Tout le monde ressent un certain stress, que l\u2019on gère du mieux qu\u2019on peut.Jusqu\u2019à maintenant, la réponse des Québécois et des Canadiens est, dans un tel contexte, presque irréprochable.Malheureusement, il y a toujours des exceptions.Des individus qui se croient invincibles ou des entreprises qui tournent les coins ronds pour maintenir une activité à peu près normale.Il subsiste encore une sorte de désinvolture, probablement dans une toute petite proportion de la société.Mais c\u2019est cette petite proportion qui peut faire déraper les efforts collectifs en cours.Il y a encore trop d\u2019exemples de cas, souvent isolés, de récalcitrants.La plupart ne sont pas mal intentionnés : ils croient simplement que le geste qu\u2019ils posent ne fera pas de mal à personne.Mais ils contribuent à relâcher la chaîne qui devrait nous permettre de ralentir la propagation du coronavirus.Il y a ces personnes âgées qui font fi des règles de confinement.Elles sont de plus en plus rares, mais quand la lassitude de l\u2019isolement les gagne, certaines sortent et ne respectent pas les mesures de distanciation sociale ou les consignes d\u2019hygiène élémentaires.Il y a aussi ces jeunes et ces adultes qui se regroupent encore, pensant que si on maintient une distance d\u2019un mètre ou deux, tout ira bien.On fait fi de la contamination par contact, par les objets que l\u2019on touche, les lieux où on se rassemble.Il y a ces snowbirds qui reviennent du sud en motorisé et qui arrêtent faire une grosse épicerie avant de regagner leur résidence.Ils font parfois une entorse aux règles de quarantaine, maintenant obligatoire pour eux.On ne peut pas leur reprocher de vouloir avoir de quoi manger, mais il y a des règles à respecter.Il y a ces entreprises, qui sont considérées comme étant essentielles mais qui ne prennent pas les mesures d\u2019hygiène qui s\u2019imposent.Plusieurs messages nous sont acheminés par des employés qui sont inquiets du laxisme dont fait preuve leur employeur dans la gestion de la crise.Ce sont peut-être des exceptions, mais elles n\u2019ont pas leur place dans le contexte actuel.Les entreprises encore en activité doivent assurer un environnement sécuritaire pour leurs travailleurs.Bref, le sentiment d\u2019invincibilité ou de désinvolture est encore trop grand.Le Québec et le Canada ont choisi de s\u2019en remettre à la sensibilisation de même qu\u2019à la bonne foi et au sens civique des citoyens.Le niveau de compréhension et d\u2019assimilation du risque est sans doute assez élevé pour espérer que ça fonctionne.Mais en ayant déclaré l\u2019état d\u2019urgence sanitaire, le gouvernement peut maintenant imposer des amendes à des personnes ou à des entreprises qui contreviennent aux consignes.Jusqu\u2019à maintenant, fort heureusement, les interventions en ce sens sont rarissimes.L\u2019Association canadienne des libertés civiles, dans une analyse récente des mesures déployées à l\u2019échelle nationale, soulignait la pertinence de l\u2019approche axée sur la sensibilisation.L\u2019imposition d\u2019amendes, ajoute-t-on, est anxiogène et ne devrait être envisagée que comme mesure de «dernier recours».Faisons en sorte d\u2019en rester là.La désinvolture: notre pire ennemie leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 OPINIONS 19 L\u2019accroissement fulgurant d\u2019une maladie devient une épidémie dans une région ou un territoire donné, .et se transforme en pandémie si tous les habitants d\u2019un vaste territoire ou de la terre entière en sont atteints.LE MOT JUSTE Vous l\u2019avez remarqué, la publication «papier» du Nouvelliste est suspendue en semaine.Mais chaque jour, notre site web et nos applications mobiles vous offrent tout le contenu habituel, y compris l\u2019éditorial, la caricature et les lettres d\u2019opinion des lecteurs.C\u2019est pourquoi nous vous invitons à continuer de nous acheminer vos lettres d\u2019opinions, que nous pourrons plus facilement diffuser sur nos plate- formes électroniques.Vous avez aussi remarqué que la section Opinions de ce journal du samedi est plus étoffée.Nous réservons ainsi, comme vous le constatez, une place importante à nos lecteurs.Vous pouvez nous envoyer vos lettres d\u2019opinions à l\u2019adresse: opinions@ lenouvelliste.qc.ca Sachez que nous prenons connaissance de tous les messages et que nous les prenons tous en considération pour une éventuelle publication dans nos pages d\u2019Opinions.Compte tenu du volume de courrier que nous recevons, nous ne pouvons malheureusement pas assurer que votre lettre sera publiée.Nous ne pouvons pas non plus déterminer avec certitude une date de publication si jamais votre lettre est retenue pour publication.Nous vous rappelons que les textes d\u2019opinion ne doivent idéalement pas compter plus de 600 mots et doivent être soumis en format Word ou insérés à même le courriel.Nous ne pouvons pas, en cette période de télétravail, traiter les lettres manuscrites déposées au journal ou envoyées par la poste.Prenez note, enfin, que vous devez fournir vos coordonnées complètes.Continuez à alimenter les réflexions sur des sujets d\u2019intérêt public.Nous voulons vous lire! opinions@lenouvelliste.qc.ca Écrivez-nous.plus que jamais! L\u2019 actualité se déroule à vitesse grand V sous nos yeux.Nous sommes inondés d\u2019informations en cette période de pandémie mondiale.Certaines sont fiables et importantes, d\u2019autres moins.Pour y voir un peu plus clair, je vous suggère une chronique qui fait une recension bien personnelle des nouvelles qui ont marqué les derniers jours.Question de ne pas oublier trop rapidement ce qui nous permettra de mieux comprendre ce qui s\u2019en vient\u2026 LES GENS D\u2019ABORD Difficile de commencer cette chronique en n\u2019ayant pas une pensée toute spéciale pour les gens qui sont frappés de plein fouet par cette crise sanitaire sans pareille.Les personnes infectées, les familles endeuillées, les personnes âgées isolées, les travailleurs (particulièrement des collègues) qui ont perdu leur emploi.Quelle tristesse! Résilience, courage, prudence et solidarité sont assurément les mots qui nous permettront de traverser cette terrible épreuve.UNE LOURDE PERTE Les impacts économiques liés à la pandémie du coronavirus n\u2019ont pas fini d\u2019ébranler nos communautés et il est à la fois périlleux et angoissant d\u2019en prévoir l\u2019ampleur des retombées.Cette semaine, on annonçait l\u2019annulation du spectacle estival présenté par le Cirque du Soleil à l\u2019Amphithéâtre Cogeco.Pour les commerçants du centre-ville, qui bénéficiaient depuis maintenant cinq ans de cette manne, il s\u2019agit d\u2019une perte énorme.Pire, d\u2019autres organisations devraient aussi annoncer des mauvaises nouvelles au cours des prochains jours.Danse Encore?Le FestiVoix?Le Festival de la poésie?Ces annulations pourraient même pousser certains commerçants, hôteliers et restaurateurs vers la faillite.Les dommages collatéraux économiques n\u2019ont malheureusement pas fini de s\u2019accumuler et on n\u2019ose pas imaginer les conséquences si le Cirque du Soleil devait définitivement cesser ses activités.QUAND LA MALCHANCE S\u2019ACHARNE\u2026 Des sportifs sont également victimes de la crise actuelle.L\u2019athlète trifluvienne Laurence Vincent Lapointe, qui devait gagner plusieurs médailles aux Jeux olympiques de Tokyo, en fait partie à la suite du report du grand rendez-vous sportif amateur qui était prévu cet été.On peut dire que le sort s\u2019acharne sur celle qui domine son sport depuis plusieurs années.Suspendue pour dopage, Laurence Vincent Lapointe a pris les grands moyens pour prouver son innocence et elle a finalement pu démontrer que la substance illégale décelée dans son organisme s\u2019y était retrouvée à la suite d\u2019échanges de fluides avec son copain.Digne d\u2019un scénario de film! Vous comprendrez après tout ça la déception de Laurence Vincent Lapointe qui aura tout de même l\u2019occasion de se reprendre dès l\u2019an prochain.En espérant qu\u2019un autre malheur ne s\u2019abattra pas sur elle d\u2019ici là\u2026 LE NOUVEAU DÉFI DE JEAN BOULET Fou comment les choses peuvent changer rapidement.Il y a quelques semaines, le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, dirigeait de main de maître sa Grande corvée provinciale pour contrer le manque de main- d\u2019œuvre.Puis, du jour au lendemain, tout s\u2019écroule en raison de cette pandémie.On évalue déjà qu\u2019un million de travailleurs ont fait une demande d\u2019assurance-em- ploi au pays.Et ce n\u2019est pas fini.Au Québec, la moitié des travailleurs vont bientôt être sur le chômage et ceux-ci ne reviendront évidemment pas tous en même temps au travail à la fin de la crise.Plusieurs devront même chercher un autre emploi et c\u2019est là que le ministre Boulet aura un rôle important à jouer.Un rôle complètement diffé- rent de celui qu\u2019il devait assumer à son arrivée au gouvernement.Regard en arrière pour mieux aller de l\u2019avant On peut dire que le sort s\u2019acharne sur Laurence Vincent Lapointe qui domine son sport depuis plusieurs années.\u2014 PHOTO: LA PRESSE STÉPHAN FRAPPIER CHRONIQUE s.frappier@lenouvelliste.qc.ca À SURVEILLER Croisons-nous les doigts pour que le nombre de cas liés à la COVID-19 n\u2019augmente pas trop rapidement.Il en va du bon fonctionnement de notre système hospitalier et, bien sûr, du nombre de personnes qui pourraient perdre la vie.Profitons des premières belles journées du printemps pour aller prendre une marche et pour se changer les idées.D\u2019ailleurs, s\u2019il y a un côté positif au contexte, c\u2019est de voir autant de gens marcher et socialiser (à distance, bien sûr) après l\u2019heure du souper.Voilà une habitude qu\u2019il faudrait préserver à la fin de ce long calvaire.Citation de la semaine «Il semble bien que la force de ce qu\u2019il y a à faire ensemble va se mesurer à notre capacité à le faire chacun de notre bord», Fred Pellerin sur la façon de faire pour se sortir de la crise de la COVID-19.Merci Fred! COUP DE DE LA SEMAINE Le coup de cœur de la semaine revient à deux professeurs de l\u2019école secondaire Les Estacades, Geoffrey Jouvin et Maxime Giroux, et à leurs collègues bénévoles qui ont mis en place un service de livraison et d\u2019aide en tout genre pour donner un précieux coup de main aux personnes vulnérables ou dépassées par les événements en cette période de coronavirus.Il faut d\u2019ailleurs saluer les travailleurs qui profitent de ce congé forcé pour venir en aide à leur communauté.Tiens, pourquoi ne pas profiter de ce beau samedi ensoleillé pour donner un petit coup de fil à une personne âgée ou pour lui offrir vos services.La crise actuelle a cela de bon qu\u2019elle éveille le meilleur de nous-mêmes et les enseignants des Estacades en sont des exemples éloquents.Chapeau! PERSPECTIVE SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 20 OPINIONS CARREFOUR DES LECTEURS Circonstances exceptionnelles Salut à vous tous, lecteurs et lectrices de «notre» journal Le Nouvelliste.Comment ça se passe chez vous, au travail, à la maison et dans vos différents espaces de vie?Vous gardez un bon moral?Et vos proches aussi?Le confinement, ça va?Mais c\u2019est quoi cette bombe d\u2019une maladie mondialement contagieuse!?Nous vivons tous, citoyens et citoyennes de partout sur notre Terre, une époque aux circonstances aussi dramatiques qu\u2019exceptionnelles.C\u2019est unique et bouleversant.Surréaliste, comme me l\u2019écrivait ma grande sœur.Au Québec, le premier ministre Legault fait du bon travail avec ses deux acolytes en santé publique.Aussi, en contrepartie, de plus en plus d\u2019initiatives socio-économiques, artistiques ou communautaires prennent forme et se développent pour créer une forme de solidarité peu commune.Bravo, Québec! On ne peut que souhaiter que cette crise de santé planétaire s\u2019essouffle le plus rapidement possible.Jacques Lambert Saint-Barnabé L\u2019humanité entière vit présentement son carême: la quarantaine imposée dans le contexte de la pandémie, indépendamment des croyances ou de l\u2019incroyance d\u2019un chacun.Les traditions hébraïque, chrétienne et islamique, ont conservé des récits fulgurants reliés à Moïse et à l\u2019esclavage des Hébreux dans l\u2019Égypte ancienne.La Bible énumère avec force détails les étapes de leurs errances à travers le désert durant 40 ans.Quarante ans, c\u2019est l\u2019espace d\u2019une génération, d\u2019une période de la vie d\u2019un peuple.Les esclaves hébreux se sont révoltés, et sous la direction de Moïse, ont fui vers le désert de Shour.Ils ont dû apprendre à vivre hors des structures hiérarchisées d\u2019un empire dominant: sans travail, sans agriculture, sans eau, sans protection militaire, exposés au soleil, à la maladie, aux serpents, aux dissensions internes et aux pillards.Dans les évangiles chrétiens, Jean le baptiste et Jésus inciteront les populations de Palestine à retourner au désert, à refaire cette expérience de quarantaine.Fuir cette société patriarcale, dirigée par les grands prêtres de Jérusalem, alliés de l\u2019occupant romain, société oppressive pour les paysans et les petits artisans (Jésus était charpentier), sortir de la logique d\u2019une société inégalitaire qui marginalisait et exploitait tout un peuple.D\u2019où, symboliquement, on nous présente le séjour de Jésus au désert durant 40 jours, repoussant les séductions d\u2019un système injuste et discriminatoire.NOS EXPÉRIENCES HISTORIQUES Ici, nos ancêtres ont vécu moult périodes où tout était remis en question.Dans les Amériques, au moment de la conquête européenne, les Premières Nations ont été décimées par des virus qui les ont anéantis en l\u2019espace de quelques années: plus de 50 millions de morts en moins de 50 ans.La conquête britannique de la Nouvelle- France a poussé les «Canayens» à migrer vers les pays d\u2019En-Haut, sur les rivières du Nord-Ouest de l\u2019Amérique du Nord à pagayer, chasser et trapper et s\u2019unir aux populations aborigènes.Plus récemment, nous avons vécu deux grandes guerres, de véritables carnages de vies humaines et de destructions, la grande crise économique de 1930, l\u2019exode massif des Canadiens-français vers les manufactures de coton de la Nouvelle-Angleterre.NOTRE MONDE EST EN RUINE Et à l\u2019heure actuelle, nous avons détruit avec nos armes des pays entiers laissés exsangues et complètement désorganisés: Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, sans compter l\u2019occupation de la Palestine par Israël, l\u2019enfermement du Liban, etc.La guerre au Congo, ignorée des médias occidentaux, où les richesses sont pillées par nos multinationales: on y compte quelque six millions de morts.Quelles quarantaines vivent ces millions de personnes qui errent d\u2019une frontière à l\u2019autre, ne trouvant en Europe que murs, barbelés et confinement dans des camps et des haines racistes?Et la planète qui se réchauffe, et les océans contaminés et le pétrole sale qui continue à polluer, sans que l\u2019urgence ne nous affecte! Il est urgent de changer notre mode de vie.Oui, la vie est menacée sur notre belle planète bleue, et nous vivons ce temps de désert pour nous ressaisir, pour prendre conscience que nos systèmes dominants sont des géants aux pieds d\u2019argile qui peuvent s\u2019effondrer devant un tout petit virus sorti des chauves- souris.Que notre carême de la COVID-19 nous soit l\u2019occasion de retrouver la solidarité humaine universelle, la bienfaisance envers tous les êtres vivants, l\u2019amour qui n\u2019exclut personne.Ce carême, c\u2019est l\u2019occasion pour nous de retrouver notre humanisme, notre dynamisme pour créer tous ensemble, une Terre nouvelle, un grand jardin d\u2019Éden où il fait bon vivre.Bon carême! Claude Lacaille Trois-Rivières Le carême n\u2019est pas annulé! L\u2019auteur, Frankie Bernèche, est professeur de psychologie au Cé- gep de Saint-Jean-sur-Richelieu.Il habite à Saint-Mathieu-du-Parc.L es hauts et les bas actuels de la bourse nous rappellent à quel point les marchés sont volatils et sensibles à un ensemble de facteurs en interaction (corona- virus, prix du pétrole, changements climatiques, etc.).Mais ce que nous oublions souvent c\u2019est à quel point ces variations boursières et l\u2019argent en général influencent notre humeur.D\u2019ailleurs, les photos de presse associées à la débandade des marchés illustrent presque toujours des courtiers en détresse qui s\u2019arrachent les cheveux ou se mettent les deux mains dans le visage, tête baissée comme si on venait de leur apprendre la mort d\u2019un être cher.Mais pourquoi avons-nous de telles réactions en de pareilles circonstances?Parce que nous accordons à l\u2019argent une valeur hautement affective, du moins beaucoup plus affective que monétaire.Lorsque vous êtes en situation difficile, il vous arrive parfois de «fantasmer» à l\u2019idée de gagner un gros lot?Cela est tout à fait normal.Comme si se projeter dans une telle réalité nous redonnait espoir que des jours beaucoup plus heureux apparaissent enfin.En fait, l\u2019argent est porteur d\u2019espoir.Nous avons l\u2019impression que si nous étions plus riches, nous aurions plus confiance en nous-mêmes (nous serions facilement capables de nous sortir de l\u2019embarras), que notre sentiment d\u2019autonomie (être capable de prendre des décisions par soi-même de façon indépendante), notre estime de soi (la valeur que les gens n\u2019accorderaient) et même nos capacités d\u2019intimité (nous serions plus attrayants pour les autres) seraient également rehaussés.Mais tout cela n\u2019est qu\u2019illusion, du moins à long terme.Avec ou sans argent, notre confiance de base, notre sentiment d\u2019autonomie, notre estime de nous-mêmes et nos capacités relationnelles demeureront les mêmes.Peu importe nos conditions matérielles, notre personnalité demeure stable dans le temps, car elle n\u2019est non pas liée aux évé- nements présents, mais bien à nos vulnérabilités qui émanent de notre passé.Et des événements passés qui nous fragilisent, il y en a beaucoup: la négligence, l\u2019humiliation, les abus, etc.Or, même s\u2019ils n\u2019en sont pas la cause, les événements présents tels les fluctuations boursières ou la perte d\u2019un revenu, ont pour effet de réactiver nos fragilités.Pour l\u2019adulte négligé dans son enfance, la perte financière réactive fortement le sentiment qu\u2019il sera fort probablement rejeté ou abandonné, encore une fois.Pour d\u2019autres, ce même événement réactivera la peur d\u2019être humiliés, dépréciés ou même la peur de mourir.En somme, il est important de s\u2019éveiller à nos réactions émotives ressenties en contexte financier.Plus nous sommes sensibles à notre malaise en rapport à l\u2019argent, plus nous nous prédisposons au mieux-être.Car, toutes nos peurs «souvent irrationnelles» doivent être vues comme des cadeaux mal emballés.Elles indiquent clairement la direction à prendre pour enfin atteindre un changement qui mène à l\u2019apaisement.Quand le bonheur est coté en bourse L\u2019auteur de cette lettre suggère que le bonheur basé sur l\u2019argent n\u2019est qu\u2019illusion, du moins à long terme.\u2014 PHOTO AGENCE FRANCE PRESSE leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 OPINIONS 21 CARREFOUR DES LECTEURS Qui l\u2019eût cru?Qui l\u2019eût cru que nous serions tous, pour la plupart d\u2019entre nous, confinés chez nous?Qui l\u2019eût cru.Nous, les consommateurs d\u2019activités, de distractions, de toutes sortes.hypnotisés par le désir d\u2019achats multiples nous promettant un certain bonheur.Qui l\u2019eût cru, que notre monde, notre Monde, ô combien magnifique, évolué et presque intou- chab l e s e re t rouve ra i t s ou s l\u2019emprise d\u2019une si petite chose, telle que le virus COVID-19?Qui l\u2019eût cru, il y a de cela à peine un mois?Notre monde est en mutation, il change.On le sent bien.Le sentez-vous?Peut-être avions-nous besoin de muter, de nous transformer?Qui sait?La question se pose.Cette toute petite chose, cent fois plus petite que l\u2019épaisseur d\u2019un cheveu, arrive à paralyser toute la planète.Et aussi, malheureusement, à nous enlever des êtres chers.C\u2019est vous dire la force de la Vie.Ça me rappelle ce tout petit brin d\u2019herbe devant lequel je m\u2019étais un jour extasiée.un jour où j\u2019étais vraiment connectée si on peut dire.Et c\u2019est à ce moment que j\u2019ai senti, devant cette si petite chose, la force de la Vie.Ce tout petit brin d\u2019herbe, du lieu où il se tenait, arrivait à m\u2019enseigner ce que rien d\u2019autre auparavant n\u2019avait pu faire.Ce qui m\u2019amène à me demander ce que ce petit virus a à nous apprendre.Et j\u2019arrive à me dire que peut-être.Qu\u2019en nous confinant, il nous incite à nous intérioriser.Qu\u2019en nous éloignant les uns, les autres, il nous convie à nous regarder, à nous reconnecter.Qu\u2019en nous privant de sorties, il nous demande peut-être d\u2019arrêter de s\u2019étourdir, de revenir au présent.Qu\u2019en nous ramenant à la maison, il nous invite à profiter de nos conjoints, de nos enfants.Qu\u2019en nous privant de notre famille élargie, de notre entourage, de nos amis, il nous enseigne à nous aimer encore plus fort.Qu\u2019en nous évitant le travail à l\u2019extérieur, pour plusieurs, il questionne la place du travail dans notre vie, en faisant appel à notre créativité.Et si je suis du domaine de la santé, de la politique, de la sécurité, il nous teste fortement, à savoir si j\u2019ai bien choisi les valeurs rattachées à mon orientation ou à ma vocation.en me demandant de donner plus que jamais auparavant.Et lorsqu\u2019on regarde tous ces gens qui veulent revenir à la maison, «home sweet home», il nous fait réaliser le privilège qu\u2019on a d\u2019habiter ici, au Québec.Ce méchant virus peut-il alors devenir source de paix dans ce temps de guerre?Peut-il nous rendre meilleurs, nous purifier, nous assainir en même temps qu\u2019assainir la planète?Peut-être que la Terre avait besoin de respirer elle aussi.Peut-être, me dis-je, peut-être?Sylvie Tessier Dumas Trois-Rivières Quand ma maison devient\u2026 Quand ma maison devient une prison, ma fenêtre se transforme en puits de lumière.Quand elle devient un monastère, je prie pour un monde meilleur et je trouve que Dieu est bien loin.Quand ma maison devient un îlot, je navigue dans mes rêves en imagination en gouvernail.Quand elle devient un espace sans contact, je souris à distance d\u2019un mètre à ma Suzanne qui a un magnifique sourire ensoleillé.Quand ma maison devient une fenêtre, je découvre les richesses dans ma cour.Quand elle devient un musée, j\u2019admire les toiles et bibelots des créateurs que je connais.Quand elle devient un entrepôt de nourriture, je vérifie le frigo et les armoires.Quand ma maison devient un enclos, j\u2019envie les oiseaux.Quand elle devient un repère, je descends dans la caverne des souvenirs.Quand elle devient un studio technologique, j\u2019utilise l\u2019ordi, la télé, le cellulaire pour visiter le monde.Quand ma maison devient une cuisine, je joue à Ricardo: spaghetti, macaroni, galettes de sarrasin, etc.Quand ma maison devient un bar, je deviens mon barman, mon serveur, et mon dégustateur.Quand elle devient un gym, je descends et monte l\u2019escalier, m\u2019étire, me raco- tille, etc.Quand elle devient une bibliothèque, je considère que j\u2019ai des bons livres à relire.et je lis, je lis encore et encore.Quand ma maison devient une friperie, je constate que j\u2019ai ma propre boutique et qu\u2019il y a beaucoup de linge que je peux encore porter.Quand elle devient une salle de presse, je dis merci à tous ceux qui œuvrent dans le domaine de la santé pour arrêter cette pandémie.Quand elle devient un salon de coiffure, c\u2019est là que je constate que mes cheveux sont plus longs et que je dois au moins tailler ma barbe.Et mon miroir me dit que tout de même j\u2019ai l\u2019air plus vivant si je souris en me disant qu\u2019il y a pire\u2026 André-J.Bordeleau Shawinigan O slo a atteint la vision zéro: aucun accident impliquant des piétons ou des cyclistes, en 2019.Tuons l\u2019éléphant blanc qui est dans la salle, avant d\u2019aller plus loin: loin de moi l\u2019idée de ramener le débat sur Vision zéro sur la tribune publique.L\u2019objectif est surtout d\u2019explorer la question des déplacements actifs autour des écoles, et l\u2019impact que ceux-ci peuvent avoir sur la sécurité.Fin novembre, la direction de la police de Trois-Rivières a fait parvenir un communiqué à l\u2019école de ma fille qui indiquait que «Malheureusement, force est de constater que la majorité des infractions constatées par les policiers en matière de stationnement impliquent les parents.Stationnement dans un débarcadère, sur une traverse piéton, dans un espace réservé aux autobus scolaires ou dans un espace où le stationnement est interdit par une signalisation, font partie du lot constaté par les policiers.» Qui plus est, une compilation des données de la SAAQ (2012-2019) faite par La Presse, indiquait qu\u2019une moyenne de plus de six accidents se produisent chaque jour au Québec dans une «zone scolaire».Donc, les enfants sont vulnérables, parce que des parents ont des comportements inadéquats.Au Q u é b e c , s e u l e m e n t u n tiers des enfants se déplacent de manière active pour aller à l\u2019école et ce pourcentage tombe à 21 % si on ne calcule que ceux qui les utilisent toujours pour s\u2019y rendre.Parmi ce tiers de déplacements actifs, on compte seulement 2 % des élèves qui se déplacent à vélo pour aller à l\u2019école.Si tous les déplacements de moins d\u2019un kilomètre étaient effectués à pied, les enfants feraient, en moyenne, 2300 pas de plus chaque jour.Cela est accessible car 73 % des élèves du primaire habitent à une distance de 1,6 km et moins de leur école (INSPQ).Que pouvons-nous faire pour contribuer à la fois à la sécurité et à l\u2019activité physique de nos enfants, dans une vision où nous souhaitons qu\u2019ils intègrent de saines habitudes de vie, à long terme?Je propose trois solutions qui me semblent peu coûteuses et relativement faciles à essayer.Partons du principe que les enfants apprennent par imitation.Si, une fois par semaine, on prenait le temps d\u2019aller reconduire nos enfants à pied ou à vélo?C\u2019est la fréquence que Vélo Québec propose pour s\u2019initier au transport actif.On aurait à la fois un moment de qualité avec nos enfants, on augmenterait le nombre de pas effectués au quotidien et on diminuerait le nombre de voitures aux abords des écoles.Ensuite, l\u2019une des mesures mises en place par Oslo a été la création de «zones pour le cœur» autour de chaque école primaire.Il s\u2019agit de zones sans voitures autour des écoles: l\u2019endroit pour déposer les enfants se trouve un peu plus loin.Loin de moi l\u2019idée de suggérer d\u2019implanter des rues piétonnes aux abords de toutes les écoles, mais si on commençait par un pro- jet-pilote aux abords d\u2019une école bordée d\u2019un grand stationnement d\u2019aréna ou d\u2019église?Cela aurait également pour effet de dégager les cours d\u2019école qui servent habituellement de débarcadère, ce qui permettrait aux enfants qui se rendent à l\u2019école à pied et à vélo d\u2019y accéder de manière plus sécuritaire.Et finalement, si on enseignait aux enfants la mobilité active à l\u2019école?Si on enseignait le vélo aux enfants, après l\u2019école, sur des circuits qui intègrent le Code de la route, pour leur apprendre à se déplacer de manière sécuritaire en cohabitant avec véhicules et cyclistes?Apprendre la manipulation du vélo, les techniques de freinage, les changements de vitesse, etc.On leur permettrait ainsi de s\u2019initier au vélo comme mode de déplacement et non comme une activité récréative uniquement.Cet apprentissage est susceptible d\u2019augmenter leur confiance en eux (et celle de leurs parents) pour intégrer ne serait- ce qu\u2019un déplacement à vélo par semaine à l\u2019école.Les liens à faire entre sécurité, activité physique et environnement sont grands.Nous avons tous une capacité d\u2019agir en commençant par réfléchir sur nos propres modes de déplacement.En ce moment d\u2019isolement forcé et d\u2019écoles fermées, je vous propose de prendre le temps d\u2019avoir cette réflexion.Marianne Mathis Trois-Rivières Oslo, Trois-Rivières et la sécurité autour de nos écoles Une cour d\u2019école de Finlande, où 1150 des 1200 élèves se déplacent, été comme hiver, de manière active.\u2014 PHOTO TIRÉE DU SITE WEB CORE77.COM SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 22 ACTUALITÉS JOCELYNE ZABLIT Agence France-Presse LOS ANGELES \u2014 Les ventes d\u2019armes à feu se sont envolées aux États-Unis ces deux dernières semaines sous l\u2019effet de la pandémie de coronavirus, beaucoup d\u2019Américains amassant armes et munitions pour se prémunir contre d\u2019hypothétiques émeutes.«Nous avons enregistré une augmentation des ventes d\u2019environ 800 %», affirme à l\u2019AFP David Stone, propriétaire d\u2019une armurerie à Tulsa, dans l\u2019Oklahoma.«J\u2019ai encore la plupart des modèles, mais je ne vais pas tarder à être à court», dit-il.Selon M.Stone, la plupart des acheteurs qui se sont précipités chez lui sont des novices en la matière, prêts à prendre n\u2019importe quelles armes en stock.«C\u2019est la peur suscitée par le coronavirus.Moi-même je ne comprends pas et je trouve ça déraisonnable», déclare-t-il.Plusieurs autres armureries contactées par l\u2019AFP en différentes régions des États-Unis disent avoir enregistré un afflux de clients craignant que la crise sanitaire ne se transforme en crise sociale et ne mette leur sécurité en danger.Tiffany Teasdale, propriétaire de Lynnwood Gun dans l\u2019État de Washington, l\u2019un des principaux foyers de coronavirus aux États-Unis, a pour la première fois vu des files d\u2019attente se former devant sa boutique, jusqu\u2019à une heure avant l\u2019ouverture des portes.«Avant, durant les bons jours, on pouvait vendre 20 à 25 armes à feu.Aujourd\u2019hui, on peut atteindre 150», explique Mme Teasdale, qui a engagé un vigile pour maintenir l\u2019ordre.Selon elle, les fusils et leurs cartouches sont en rupture de stock tout comme les munitions pour armes de poing.«Beaucoup de gens achètent des fusils à pompe, des armes de poing, des AR-15 [fusils semi-automatiques], de tout», dit Mme Teasdale, dont le magasin est ouvert sept jours sur sept.Comme son collègue David Stone, la majorité de ses clients achètent une arme pour la première fois.Ils doivent donc passer par une vérification de leurs antécédents et, le cas échéant, être initiés à la manipulation de leur arme.«TOUT LE MONDE» «O n voit des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, tout le monde achète des armes», poursuit l\u2019armurière, soulignant que cette tendance concerne également toutes les origines ethniques ou culturelles.L\u2019un de ses clients lui a dit avoir décidé de s\u2019armer après avoir été témoin d\u2019une altercation virulente entre deux femmes se disputant les dernières bouteilles d\u2019eau dans un magasin.Certains craindraient aussi que les forces de l\u2019ordre, débordées, soient moins présentes.«Beaucoup de gens ont peur que quelqu\u2019un pénètre chez eux, pour voler de l\u2019argent, leur papier-toilette, leur eau en bouteille, leur nourriture», raconte Mme Teasdale.Nick Silverri, un habitant de l\u2019Utah, a ainsi déclaré à une télévision locale qu\u2019il avait récemment acheté un fusil pour se protéger «si jamais la COVID-19 fait perdre les pédales aux gens».Jordan McCormick, directeur du marketing de Delta Team Tactical, fabricant d\u2019armes établi dans l\u2019Utah et qui produit principalement des fusils AR-15, déclare que ses ateliers tournent à plein régime pour satisfaire la demande.«C\u2019est la semaine dernière que c\u2019est vraiment devenu dingue», dit- il, «comme de l\u2019essence versée sur des flammes».«Si les gens restent sans travail pendant un moment et commencent à commettre des pillages, les clients veulent pouvoir se protéger ainsi que leurs biens et leur famille», estime-t-il.Selon M.McCormick, des acheteurs ont notamment voulu prendre les devants, craignant que les mesures de confinement contre le coronavirus n\u2019aboutissent à la fermeture des armureries.Un État comme la Californie a décrété que ces commerces n\u2019étaient pas «essentiels» et les a contraints à garder porte close depuis la semaine dernière.Les armureries peuvent toutefois continuer à travailler sur Internet ou avec des rendez-vous individuels.RUÉE VERS LES ARMES Les ateliers de Delta Team Tactical, fabricant d\u2019armes établi dans l\u2019Utah et qui produit principalement des fusils semi-automatiques AR-15, à plein régime pour satisfaire la demande créée par la crise de la COVID-19.\u2014 PHOTO AFP, GEORGE FREY «Si les gens restent sans travail pendant un moment et commencent à commettre des pillages, les clients veulent pouvoir se protéger» \u2014 Jordan McCormick, directeur du marketing de Delta Team Tactical Agence France-Presse ROME \u2014 L\u2019Italie a annoncé vendredi près d\u2019un millier de nouveaux morts du coronavirus en 24 heures, un bilan record qu\u2019aucun pays au monde n\u2019avait atteint jusqu\u2019à présent.Le nombre total de décès s\u2019élève désormais à 9134, un total en hausse de 969.Même sans prendre en compte 50 morts du Piémont (nord-ouest) qui n\u2019avaient pas pu être comptabilisés jeudi, ce bilan est le plus effroyable depuis le début de la pandémie.Le précé- dent record du nombre de morts sur une journée avait déjà été enregistré en Italie, le 21 mars (793).La contagion continue toutefois de ralentir, avec une hausse de 7,4 % du total des cas positifs (86 498), le plus faible taux depuis l\u2019entrée du coronavirus en Italie.La région la plus touchée reste la Lombardie avec plus de la moitié des décès dans le pays (5402 morts), suivie par l\u2019Emilie- Romagne (1267).«C\u2019est une pandémie sans pré- cédent, frappant les pays les plus forts au monde qui adoptent progressivement les mesures que l\u2019Italie a déployées depuis un certain temps», a déclaré Domenico Arcuri, le commissaire du gouvernement chargé de la crise du coronavirus.Dans la matinée, l\u2019Institut supérieur de la santé (ISS) avait prévenu que le pic de la pandémie n\u2019était toujours pas atteint dans la péninsule et qu\u2019il pourrait l\u2019être dans les prochains jours.PROLONGER LES MESURES «Je veux être clair sur un point.Nous n\u2019avons pas atteint le pic, nous ne l\u2019avons pas dépassé.Nous avons des signaux de ralentissement, ce qui nous fait croire que nous en sommes proches, nous pourrions arriver au pic ces jours- ci», a déclaré devant la presse Sil- vio Brusaferro, le patron de l\u2019ISS.Relevant que «les mesures adoptées», comme le confinement des Italiens ou l\u2019arrêt des activités dans tous les domaines non essentiels, «produisent leur effet», M.Brusa- ferro a souligné que «la croissance» du nombre de nouveaux cas «est en train de ralentir, mais ça ne baisse pas».Fabrizio Pregliasco, un virologue, a estimé vendredi sur Radio Capitale qu\u2019il n\u2019y aura pas «un pic unique, parce que le pic italien est la somme des pics des provinces et des communes».En Italie, un nouveau record de morts en 24 heures leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 ACTUALITÉS 23 BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN-SUD \u2014 Les hôpitaux et cliniques vétérinaires sont eux aussi des services essentiels, mais pour continuer à desservir la population, des moyens sanitaires hors du commun y sont déployés dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.C\u2019est le cas à l\u2019Hôpital vétérinaire Évolution Énergie de Shawinigan-Sud où le système D est appliqué afin de pouvoir continuer à desservir les gens et leurs amis à quatre pattes en toute sécurité.Comme l\u2019explique la vétérinaire et propriétaire, Olivia Naud, on utilise désormais une fenêtre à volets pour remettre aux clients les médicaments et la nourriture dont ils ont besoin pour leur animal de compagnie.L\u2019hôpital a également reporté tous les rendez-vous non urgents afin de diminuer l\u2019affluence.Il a également fallu diminuer le nombre d\u2019employés, précise la Dre Naud.Lorsqu\u2019une consultation est nécessaire, les vétérinaires évitent le plus possible la proximité avec les clients.Les animaux sont acheminés dans une pièce à part pour l\u2019examen explique-t-elle.Les questions de mise comme «Arrivez-vous de voyage», «Avez- vous des symptômes» et «Avez-vous plus de 70 ans» sont évidemment posées.Si la réponse est oui, on essaie d\u2019éviter les rendez-vous.Toutefois, la Dre Naud précise que s\u2019il y a une urgence ou que l\u2019animal a besoin de soins, il sera possible évidemment d\u2019obtenir quand même une consultation tout en gardant une distance sécuritaire entre le propriétaire de l\u2019animal et le vétérinaire.Le vétérinaire fait ensuite part du résultat de son examen au propriétaire à distance.Les vétérinaires, explique la Dre Naud, sont habitués à côtoyer des situations où sont présentes des maladies infectieuses, comme des virus, chez les animaux.Avec la COVID-19 qui circule chez les humains, «on a mis encore plus de mesures en place», dit-elle.Donc port d\u2019un sarrau, de gants et de masques.Ces vêtements sont soit jetés ou désinfectés après usage unique, explique-t-elle.La vétérinaire indique que le plus gros défi, ce sont les gens qui ne collaborent pas.«Ce n\u2019est pas tout le monde qui comprend», dit-elle.Cet hôpital vétérinaire soigne aussi les animaux de ferme.Afin de se conformer aux directives de distance sociale, les vétérinaires qui se rendent sur les fermes, en particulier les fermes laitières, la principale clientèle de l\u2019entreprise, demandent à ce qu\u2019une seule personne soit présente durant la visite afin de limiter les contacts, explique-t-elle.Les mesures prises dans cet hôpital vétérinaire sont en accord avec les directives de l\u2019Ordre professionnel des médecins vétérinaires du Québec.«L\u2019Ordre compte sur la compréhension des propriétaires d\u2019animaux concernant ces mesures exceptionnelles qui ont pour but de protéger leur santé et leur sécurité ainsi que celles des membres des équipes vétérinaires», peut-on lire sur le site web de l\u2019Ordre.HÔPITAL VÉTÉRINAIRE ÉVOLUTION ÉNERGIE Système D pour les amis à quatre pattes On aperçoit ici la vétérinaire Olivia Naud remettant une commande à l\u2019auto à un client et à son patient à quatre pattes.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Le résumé du soir Dès 19h, du lundi au vendredi, directement dans votre boîte courriel JE M\u2019ABONNE SUR LENOUVELLISTE.CA Coopérative de solidarité NOUVEAU L\u2019INFOLETTRE.DU SOIR ABONNEZ-VOUS À Les 5 nouvelles de la journée qu\u2019il ne fallait pas rater En ces temps de pandémie, l\u2019information fiable est plus que jamais un service essentiel.Chaque soir, on vous prépare un résumé des nouvelles qui vous concernent. SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 24 Gestion du temps à la maison ou en situation de télétravail \u2022 Accordez quelques moments par jour à des activités en famille : jouer à des jeux de société, lire un livre, faire une promenade en respectant les mesures de distanciation sociale, etc.; \u2022 Profitez de la sieste des plus petits pour effectuer les échanges à distance avec les collègues ; \u2022 Invitez les enfants à «travailler» eux aussi en dessinant, en lisant ou en faisant des activités éducatives ; \u2022 Invitez les plus grands à superviser les jeux des plus petits ; \u2022 Répartissez entre les parents le temps passé avec les enfants.Comment bien s\u2019adapter à la situation?En période d\u2019isolement préventif, prenez soin de vous.Gardez contact avec vos proches par téléphone ou par le Web.Soyez attentif à vos émotions, et parlez- en à une personne de confiance, tout en observant les mesures de distanciation recommandées.Parlez avec un ou une amie ou demandez de l\u2019aide quand vous vous sentez dépassé : ce n\u2019est pas un signe de faiblesse, c\u2019est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous en sortir.La pratique d\u2019une activité physique vous permettra également d\u2019éliminer les tensions.Pour diminuer le stress, accordez- vous des moments de plaisir, que ce soit en écoutant de la musique ou en prenant un bain chaud.Vous pourrez ainsi mieux traverser ces moments difficiles, en misant sur vos forces personnelles.Comment aider les enfants et les adolescents à gérer leurs inquiétudes?Comme pour vous, les enfants et les adolescents peuvent être inquiets devant les événements exceptionnels que cette pandémie provoque.Ne comprenant pas toujours l\u2019information qui circule, ils peuvent eux aussi être grandement affectés.Les réactions varient d\u2019un enfant à l\u2019autre.Soyez à l\u2019écoute de leurs craintes et de leur besoin d\u2019être rassurés en les laissant s\u2019exprimer dans leurs mots.Répondez avec bienveillance à leurs réactions, écoutez leurs inquiétudes et donnez-leur encore plus d\u2019amour et d\u2019attention.Si possible, donnez-leur l\u2019occasion de jouer et de se détendre.Les signes de stress chez votre enfant : \u2022 Il a des troubles du sommeil ; \u2022 Il présente des inquiétudes (veut se faire prendre, pose des questions) ; \u2022 Il a des douleurs physiques (maux de ventre) ; \u2022 Il a un comportement plus agité (contestation).Quoi faire?\u2022 Gérez vos émotions (au besoin, retirez-vous quelques minutes dans un milieu isolé, la salle de bain par exemple, pour retrouver votre calme) ; \u2022 Enseignez-lui les consignes d\u2019hygiène ; \u2022 Rassurez-le et passez du temps avec lui ; \u2022 Faites-le participer aux tâches de prévention domestique ; \u2022 Conservez autant que possible vos habitudes et vos horaires ou veillez à en créer de nouveaux, pour jouer et vous détendre en toute sécurité.Les signes chez l\u2019adolescent : \u2022 Il est inquiet pour sa santé et celle de ses proches ; \u2022 Il ne se sent pas touché par la situation ou bien il en minimise les risques ; \u2022 Il ne veut plus s\u2019adonner à ses activités préférées ; \u2022 Il éprouve des troubles du sommeil, montre un changement dans son appétit (trop ou pas assez) ; \u2022 Il a envie de consommer de l\u2019alcool, des drogues ; \u2022 Il est agressif, irritable, il refuse de respecter les consignes de santé publique.Quoi faire?\u2022 Vérifiez s\u2019il comprend bien la situation et rectifiez l\u2019information dont il dispose ; \u2022 Ne minimisez pas la situation ; \u2022 Évitez les discours moralisateurs ; \u2022 En cas d\u2019incertitude pour répondre à ses questions, informez-vous et apportez-lui des réponses dès que possible ou invitez-le à consulter une ligne d\u2019aide et de soutien téléphonique.Quoi faire en cas de détresse?Le prolongement de cette situation inhabituelle pourrait aggraver vos réactions émotionnelles.Vous pourriez par exemple ressentir une plus grande fatigue, des peurs envahissantes, avoir plus de difficulté à accomplir vos tâches quotidiennes ou développer une crainte excessive de contagion.Portez attention à ces signes et communiquez aussi tôt que possible avec les ressources vous permettant d\u2019obtenir de l\u2019aide.Vous avez des inquiétudes financières?L\u2019augmentation du stress lié à l\u2019insécurité financière peut aussi entrer en ligne de compte en situation de pandémie.En effet, les pertes de revenus ou d\u2019emplois sont une grande source d\u2019anxiété chez les personnes, notamment lorsqu\u2019il est question de mesures d\u2019isolement.Dans ces cas particuliers, consultez les sites existants, notamment le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus, où vous trouverez des mesures d\u2019aide en place, ou de manière plus générale, pour trouver de l\u2019aide dans le milieu communautaire, consultez : esantementale.ca Ressources En cas de stress, d\u2019anxiété ou de déprime liés à la progression de l\u2019épidémie actuelle au Québec, vous pouvez composer le 418 644-4545, le 514 644-4545, le 450 644-4545, le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec.Vous pourrez alors obtenir plus d\u2019information et être dirigé vers des professionnels en intervention psychosociale qui vous offriront du soutien et des conseils, selon vos besoins.Pour les personnes sourdes ou malentendantes, veuillez composer le 1 800 361-9596 (sans frais).Pour mieux gérer l\u2019inquiétude : \u2022 Mieux vivre avec son enfant : inspq.qc.ca/mieux-vivre \u2022 ecolebranchee.com (vidéo qui explique la COVID-19 aux jeunes, et qui explique pourquoi les écoles sont fermées, comment on fabrique les vaccins, etc.) \u2022 carrefour-education.qc.ca (guides thématiques sur la COVID-19) Pour mieux gérer son temps en famille : \u2022 alloprof.qc.ca \u2022 teteamodeler.com (en plus, on y retrouve des idées de bricolages, comptines, cuisine, etc.) \u2022 viedeparents.ca \u2022 vifamagazine.ca Lignes d\u2019écoute pour les personnes en détresse psychologique : \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise au Québec : centredecrise.ca/listecentres : offre des services 24/7 pour la population en détresse ; \u2022 Tel-Aide : Centre d\u2019écoute offert 24/7 aux gens qui souffrent de solitude, de stress, de détresse ou qui ont besoin de se confier : 514 935-1101 ; \u2022 Écoute entraide : Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle : 514 278-2130 ou 1 855 EN LIGNE; \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique 1 866 APPELLE (277-3553).Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Vous vous sentez stressé, anxieux ou déprimé?Les conseils suivants vous permettront d\u2019affronter sainement les événements entourant l\u2019épidémie du coronavirus COVID-19 au Québec.On protège aussi sa santé mentale ! La pandémie du coronavirus (COVID-19) qui se déroule actuellement ainsi que les mesures inédites de prévention qui y sont liées représentent une réalité inhabituelle à laquelle il peut être particulièrement difficile de vous adapter.Pour certaines personnes, ces mesures peuvent fragiliser une situation déjà difficile pour des raisons notamment familiales, financières ou sociales.Un événement de cette envergure peut ainsi avoir des conséquences sur votre santé physique, mais également sur votre santé mentale, en générant du stress, de l\u2019anxiété ou de la déprime.Il existe pourtant des moyens à votre portée afin de mieux gérer ces réactions.La plupart des gens arriveront à s\u2019adapter à la situation, mais il demeure important que vous restiez attentif à vos besoins.N\u2019hésitez pas à prendre les moyens nécessaires pour vous aider.Si vous êtes un proche d\u2019une personne ayant des incapacités, vous êtes invité à porter une attention particulière aux différents signes de stress, de dépression ou d\u2019anxiété chez ces personnes lorsqu\u2019elles ne peuvent les exprimer clairement.SUR LE PLAN PHYSIQUE \u2022 Maux de tête, tensions dans la nuque \u2022 Problèmes gastro-intestinaux \u2022 Troubles du sommeil \u2022 Diminution de l\u2019appétit SUR LES PLANS PSYCHOLOGIQUE ET ÉMOTIONNEL \u2022 Inquiétudes et insécurité \u2022 Sentiment d\u2019être dépassé par les événements \u2022 Vision négative des choses ou des événements quotidiens \u2022 Sentiments de découragement, de tristesse, de colère SUR LE PLAN COMPORTEMENTAL \u2022 Difficultés de concentration \u2022 Irritabilité, agressivité \u2022 Isolement, repli sur soi \u2022 Augmentation de la consommation d\u2019alcool, de drogues et de médicaments 2 1 3 Comment cela se manifeste-t-il ?Autres mesures vous permettant de mieux gérer votre stress ou votre anxiété en famille Bien qu\u2019il soit important de vous informer correctement, limitez le temps passé à chercher de l\u2019information au sujet de la COVID-19 : une surcharge d\u2019information pourrait augmenter votre stress, votre anxiété ou votre état de déprime.Utilisez les informations dont vous avez besoin afin de préparer les prochaines étapes.Planifiez la mise à jour des informations à des temps spécifiques, une ou deux fois par jour.Évitez les nouvelles sensationnalistes et les sources d\u2019information douteuses.Cela vous permettra de distinguer les faits des rumeurs.Concentrez-vous sur les faits, en vue de mieux contrôler vos inquiétudes.En tout temps, faites appel à des ressources fiables, comme le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 25 Gestion du temps à la maison ou en situation de télétravail \u2022 Accordez quelques moments par jour à des activités en famille : jouer à des jeux de société, lire un livre, faire une promenade en respectant les mesures de distanciation sociale, etc.; \u2022 Profitez de la sieste des plus petits pour effectuer les échanges à distance avec les collègues ; \u2022 Invitez les enfants à «travailler» eux aussi en dessinant, en lisant ou en faisant des activités éducatives ; \u2022 Invitez les plus grands à superviser les jeux des plus petits ; \u2022 Répartissez entre les parents le temps passé avec les enfants.Comment bien s\u2019adapter à la situation?En période d\u2019isolement préventif, prenez soin de vous.Gardez contact avec vos proches par téléphone ou par le Web.Soyez attentif à vos émotions, et parlez- en à une personne de confiance, tout en observant les mesures de distanciation recommandées.Parlez avec un ou une amie ou demandez de l\u2019aide quand vous vous sentez dépassé : ce n\u2019est pas un signe de faiblesse, c\u2019est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous en sortir.La pratique d\u2019une activité physique vous permettra également d\u2019éliminer les tensions.Pour diminuer le stress, accordez- vous des moments de plaisir, que ce soit en écoutant de la musique ou en prenant un bain chaud.Vous pourrez ainsi mieux traverser ces moments difficiles, en misant sur vos forces personnelles.Comment aider les enfants et les adolescents à gérer leurs inquiétudes?Comme pour vous, les enfants et les adolescents peuvent être inquiets devant les événements exceptionnels que cette pandémie provoque.Ne comprenant pas toujours l\u2019information qui circule, ils peuvent eux aussi être grandement affectés.Les réactions varient d\u2019un enfant à l\u2019autre.Soyez à l\u2019écoute de leurs craintes et de leur besoin d\u2019être rassurés en les laissant s\u2019exprimer dans leurs mots.Répondez avec bienveillance à leurs réactions, écoutez leurs inquiétudes et donnez-leur encore plus d\u2019amour et d\u2019attention.Si possible, donnez-leur l\u2019occasion de jouer et de se détendre.Les signes de stress chez votre enfant : \u2022 Il a des troubles du sommeil ; \u2022 Il présente des inquiétudes (veut se faire prendre, pose des questions) ; \u2022 Il a des douleurs physiques (maux de ventre) ; \u2022 Il a un comportement plus agité (contestation).Quoi faire?\u2022 Gérez vos émotions (au besoin, retirez-vous quelques minutes dans un milieu isolé, la salle de bain par exemple, pour retrouver votre calme) ; \u2022 Enseignez-lui les consignes d\u2019hygiène ; \u2022 Rassurez-le et passez du temps avec lui ; \u2022 Faites-le participer aux tâches de prévention domestique ; \u2022 Conservez autant que possible vos habitudes et vos horaires ou veillez à en créer de nouveaux, pour jouer et vous détendre en toute sécurité.Les signes chez l\u2019adolescent : \u2022 Il est inquiet pour sa santé et celle de ses proches ; \u2022 Il ne se sent pas touché par la situation ou bien il en minimise les risques ; \u2022 Il ne veut plus s\u2019adonner à ses activités préférées ; \u2022 Il éprouve des troubles du sommeil, montre un changement dans son appétit (trop ou pas assez) ; \u2022 Il a envie de consommer de l\u2019alcool, des drogues ; \u2022 Il est agressif, irritable, il refuse de respecter les consignes de santé publique.Quoi faire?\u2022 Vérifiez s\u2019il comprend bien la situation et rectifiez l\u2019information dont il dispose ; \u2022 Ne minimisez pas la situation ; \u2022 Évitez les discours moralisateurs ; \u2022 En cas d\u2019incertitude pour répondre à ses questions, informez-vous et apportez-lui des réponses dès que possible ou invitez-le à consulter une ligne d\u2019aide et de soutien téléphonique.Quoi faire en cas de détresse?Le prolongement de cette situation inhabituelle pourrait aggraver vos réactions émotionnelles.Vous pourriez par exemple ressentir une plus grande fatigue, des peurs envahissantes, avoir plus de difficulté à accomplir vos tâches quotidiennes ou développer une crainte excessive de contagion.Portez attention à ces signes et communiquez aussi tôt que possible avec les ressources vous permettant d\u2019obtenir de l\u2019aide.Vous avez des inquiétudes financières?L\u2019augmentation du stress lié à l\u2019insécurité financière peut aussi entrer en ligne de compte en situation de pandémie.En effet, les pertes de revenus ou d\u2019emplois sont une grande source d\u2019anxiété chez les personnes, notamment lorsqu\u2019il est question de mesures d\u2019isolement.Dans ces cas particuliers, consultez les sites existants, notamment le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus, où vous trouverez des mesures d\u2019aide en place, ou de manière plus générale, pour trouver de l\u2019aide dans le milieu communautaire, consultez : esantementale.ca Ressources En cas de stress, d\u2019anxiété ou de déprime liés à la progression de l\u2019épidémie actuelle au Québec, vous pouvez composer le 418 644-4545, le 514 644-4545, le 450 644-4545, le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec.Vous pourrez alors obtenir plus d\u2019information et être dirigé vers des professionnels en intervention psychosociale qui vous offriront du soutien et des conseils, selon vos besoins.Pour les personnes sourdes ou malentendantes, veuillez composer le 1 800 361-9596 (sans frais).Pour mieux gérer l\u2019inquiétude : \u2022 Mieux vivre avec son enfant : inspq.qc.ca/mieux-vivre \u2022 ecolebranchee.com (vidéo qui explique la COVID-19 aux jeunes, et qui explique pourquoi les écoles sont fermées, comment on fabrique les vaccins, etc.) \u2022 carrefour-education.qc.ca (guides thématiques sur la COVID-19) Pour mieux gérer son temps en famille : \u2022 alloprof.qc.ca \u2022 teteamodeler.com (en plus, on y retrouve des idées de bricolages, comptines, cuisine, etc.) \u2022 viedeparents.ca \u2022 vifamagazine.ca Lignes d\u2019écoute pour les personnes en détresse psychologique : \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise au Québec : centredecrise.ca/listecentres : offre des services 24/7 pour la population en détresse ; \u2022 Tel-Aide : Centre d\u2019écoute offert 24/7 aux gens qui souffrent de solitude, de stress, de détresse ou qui ont besoin de se confier : 514 935-1101 ; \u2022 Écoute entraide : Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle : 514 278-2130 ou 1 855 EN LIGNE; \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique 1 866 APPELLE (277-3553).Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Vous vous sentez stressé, anxieux ou déprimé?Les conseils suivants vous permettront d\u2019affronter sainement les événements entourant l\u2019épidémie du coronavirus COVID-19 au Québec.On protège aussi sa santé mentale ! La pandémie du coronavirus (COVID-19) qui se déroule actuellement ainsi que les mesures inédites de prévention qui y sont liées représentent une réalité inhabituelle à laquelle il peut être particulièrement difficile de vous adapter.Pour certaines personnes, ces mesures peuvent fragiliser une situation déjà difficile pour des raisons notamment familiales, financières ou sociales.Un événement de cette envergure peut ainsi avoir des conséquences sur votre santé physique, mais également sur votre santé mentale, en générant du stress, de l\u2019anxiété ou de la déprime.Il existe pourtant des moyens à votre portée afin de mieux gérer ces réactions.La plupart des gens arriveront à s\u2019adapter à la situation, mais il demeure important que vous restiez attentif à vos besoins.N\u2019hésitez pas à prendre les moyens nécessaires pour vous aider.Si vous êtes un proche d\u2019une personne ayant des incapacités, vous êtes invité à porter une attention particulière aux différents signes de stress, de dépression ou d\u2019anxiété chez ces personnes lorsqu\u2019elles ne peuvent les exprimer clairement.SUR LE PLAN PHYSIQUE \u2022 Maux de tête, tensions dans la nuque \u2022 Problèmes gastro-intestinaux \u2022 Troubles du sommeil \u2022 Diminution de l\u2019appétit SUR LES PLANS PSYCHOLOGIQUE ET ÉMOTIONNEL \u2022 Inquiétudes et insécurité \u2022 Sentiment d\u2019être dépassé par les événements \u2022 Vision négative des choses ou des événements quotidiens \u2022 Sentiments de découragement, de tristesse, de colère SUR LE PLAN COMPORTEMENTAL \u2022 Difficultés de concentration \u2022 Irritabilité, agressivité \u2022 Isolement, repli sur soi \u2022 Augmentation de la consommation d\u2019alcool, de drogues et de médicaments 2 1 3 Comment cela se manifeste-t-il ?Autres mesures vous permettant de mieux gérer votre stress ou votre anxiété en famille Bien qu\u2019il soit important de vous informer correctement, limitez le temps passé à chercher de l\u2019information au sujet de la COVID-19 : une surcharge d\u2019information pourrait augmenter votre stress, votre anxiété ou votre état de déprime.Utilisez les informations dont vous avez besoin afin de préparer les prochaines étapes.Planifiez la mise à jour des informations à des temps spécifiques, une ou deux fois par jour.Évitez les nouvelles sensationnalistes et les sources d\u2019information douteuses.Cela vous permettra de distinguer les faits des rumeurs.Concentrez-vous sur les faits, en vue de mieux contrôler vos inquiétudes.En tout temps, faites appel à des ressources fiables, comme le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 26 CONTRIBUEZ À RÉDUIRE LA PROPAGATION DE LA COVID-19 Les symptômes de la COVID-19 peuvent être très faibles ou graves, et leur apparition peut survenir jusqu\u2019à 14 jours après l\u2019exposition au virus.PRENEZ CES MESURES POUR RÉDUIRE LA PROPAGATION DE LA MALADIE À CORONAVIRUS (COVID-19) : SYMPTÔMES SI VOUS PRÉSENTEZ DES SYMPTÔMES OU SI VOUS AVEZ VOYAGÉ À L\u2019EXTÉRIEUR DU CANADA suivez les conseils de votre autorité locale de santé publique lavez vos mains fréquemment avec de l\u2019eau et du savon pendant au moins 20 secondes évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche évitez les contacts rapprochés avec des personnes malades et pratiquez la distanciation sociale toussez et éternuez dans le creux de votre bras et non dans vos mains évitez les voyages non essentiels à l\u2019extérieur du Canada et consultez les conseils de santé aux voyageurs POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS SUR LA COVID-19 : 1-833-784-4397 canada.ca/le-coronavirus Restez à la maison et isolez-vous pour éviter de transmettre la maladie à d\u2019autres.Évitez de visiter des personnes âgées ou des personnes ayant des problèmes de santé, car elles sont plus susceptibles de développer une maladie grave.Téléphonez avant de vous rendre chez un professionnel de la santé ou appelez votre autorité locale de santé publique.FIÈVRE (supérieure ou égale à 38 °C) TOUX DIFFICULTÉ À RESPIRER utilisez un désinfectant pour les mains à base d\u2019alcool lorsqu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019eau et de savon sur place Si votre état s\u2019aggrave, appelez immédiatement votre professionnel de la santé ou votre autorité de santé publique et suivez ses instructions. leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 AFFAIRES 27 GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Il y a quelques semaines à peine, le ministre du Travail, Jean Boulet, élaborait des stratégies pour surmonter la pénurie de main-d\u2019œuvre vécue alors par de nombreuses entreprises.En quelques jours seulement, des milliers de Québécois se retrouvent sans emploi et le tissu social est grandement fragilisé.La pandémie de la COVID-19 redéfinit les fonctions du ministre du Travail et de la Solidarité sociale.«C\u2019est une crise sanitaire historique.Ce qui me préoccupe beaucoup, c\u2019est tous les aspects de santé publique.C\u2019est vraiment là où l\u2019on met l\u2019accent pour limiter la propagation du virus», affirme d\u2019emblée en entrevue au Nouvelliste le ministre Jean Boulet.«C\u2019est un défi que nous allons relever tous ensemble.Les Québécois sont solidaires et tissés serré.Il faut voir ça comme quelque chose de temporaire.» La pandémie de la COVID-19 force toute la société, que ce soit les individus comme les entreprises, à s\u2019adapter, mentionne le ministre Boulet.À la tête de deux ministères très sollicités actuellement par l\u2019état d\u2019urgence sanitaire, Jean Boulet a dû ajuster ses façons de faire.«Les rencontres se font par téléphone avec mon personnel et le cabinet des ministres.Ça change rapidement et ça nous impose de nous adapter dans nos décisions.On tient compte de l\u2019intérêt sanitaire du Québec», soutient celui qui est également ministre responsable de la Mauricie et député de Trois-Rivières.«Il faut souvent savoir penser en dehors de la boîte pour trouver des solutions.Mon souci, comme celui de mon gouvernement, c\u2019est d\u2019aider l\u2019ensemble des Québécois.» Alors que des milliers de Québécois se retrouvent du jour au lendemain sans emploi, le ministère de la Solidarité sociale doit répondre présent pour leur venir en aide.Et Jean Boulet sait à quel point les besoins, notamment en sécurité alimentaire, peuvent être criants.Avant de se lancer en politique, l\u2019avocat de Trois-Rivières a occupé la présidence de Cen- traide Mauricie de 2012 à 2017.«Je pense beaucoup à ceux qui ont des obligations avec le loyer, l\u2019épicerie et avec les vêtements et les fournitures scolaires des enfants.Et beaucoup aussi à la sécurité alimentaire», insiste le ministre Jean Boulet.Jeudi lors du point de presse quotidien du premier ministre François Legault et du directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda, le ministre Jean Boulet a lancé un appel au bénévolat pour aider les organismes communautaires essentiels en ce temps de crise.En 24 heures, pas moins de 10 000 personnes ont répondu à l\u2019appel en s\u2019inscrivant sur le site jebenevole.ca.«Il ne faut pas que les personnes vulnérables et démunies soient laissées pour compte.Il y a aussi beaucoup de problématiques de santé mentale et d\u2019itinérance.Je pense aussi aux personnes en situation de handicap.Il ne faut pas laisser passer des citoyens dans les mailles de notre filet social», soutient le député de Trois-Rivières.«Il faut répondre à l\u2019angoisse financière et l\u2019incertitude des gens qui bénéficient notamment de l\u2019aide financière de dernier recours.» L\u2019ÉVENTUELLE REPRISE ÉCONOMIQUE Avant la crise de la COVID-19, la pénurie de main-d\u2019œuvre était un défi important de notre économie.Disons que nous avons collectivement vécu un terrible revirement de situation.«C\u2019était la plus importante pénurie de main-d\u2019œuvre de notre histoire.Et là, on s\u2019en va vers un des taux de chômage les plus élevés en l\u2019espace de quelques semaines», note le ministre Jean Boulet.Cette pandémie ne fait toutefois pas table rase sur le travail réalisé au cours de la dernière année par le ministère du Travail, fait valoir le ministre.«Les projets ne deviennent pas caducs pour autant.On est en pause, on va reprendre l\u2019activité dans les meilleurs délais possible.si on est discipliné.Et on l\u2019est beaucoup au Québec.On applique avec rigueur les consignes sanitaires», soutient Jean Boulet.«On va revenir à un accompagnement d\u2019individus.» I l p a ra î t é v i d e nt , av o u e l e ministre, que tous les travailleurs mis à pied actuellement ne retrouveront pas leur travail après la crise.La pandémie aura des répercussions dans plusieurs entreprises.«Il va se dégager une masse importante de chercheurs d\u2019emploi prêts à réintégrer le marché du travail.Le contexte va avoir changé.Encore une fois, ça va faire appel à notre capacité collective d\u2019adaptation et notre capacité gouvernementale d\u2019adaptation», poursuit le ministre du Travail et de la Solidarité sociale.«C\u2019est dans l\u2019adversité qu\u2019on mesure les personnes et les gouvernements.» Le ministre Jean Boulet promet de «maintenir notre économie vivante».«On va devoir soigner les blessures socio-économiques qu\u2019on va avoir eues durant la crise sanitaire», note-t-il.«On va passer au travers.» «C\u2019est un défi que nous allons relever tous ensemble» Le ministre du Travail et de la Solidarité sociale du Québec, Jean Boulet.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD \u2022 Favoriser le retour à l\u2019emploi des travailleurs et l\u2019accès à la formation \u2022 Accroître la productivité des entreprises \u2022 Accroissement de la richesse et augmentation du PIB par habitant \u2022 Diminution du taux d\u2019assistance sociale \u2022 Poursuivre le développement de la Zone d\u2019innovation économique LES (NOUVEAUX) DÉFIS ÉCONOMIQUES DE LA RÉGION, SELON LE MINISTRE JEAN BOULET «On va devoir soigner les blessures socio- économiques qu\u2019on va avoir eues durant la crise sanitaire.On va passer au travers.» SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 28 AFFAIRES L a période que nous traversons est assurément la plus sombre que l\u2019on puisse avoir vécue, peu importe notre âge.et, souhaitons-le nous très fort, qu\u2019on n\u2019aura plus jamais à revivre, sous cette forme ou sous une autre.Pourtant, dans cette brunante imposée, il y a un signe d\u2019espoir qui ne trompe pas et qui peut réchauffer les cœurs, pour peu qu\u2019on les laisse s\u2019entrouvrir: l\u2019arc-en-ciel.Un peu partout dans les fenêtres des maisons, de commerces, des autobus, vides, de la ville, des dessins d\u2019arc-en-ciel viennent égayer la morosité ambiante et généralisée.On peut croire que lorsque la crise ne sera plus qu\u2019un triste souvenir, même dans plusieurs années d\u2019ici, quand la COVID-19 sera remémorée comme l\u2019élément le plus marquant et le plus traumatisant du 21e siècle, on la représentera par un arc-en-ciel.On peut penser qu\u2019il y a là comme un symbole invraisemblable.Pas vraiment.Ce désir de dessiner un arc-en-ciel et de l\u2019afficher à la vue des autres doit être interprété, malgré toute l\u2019impuissance ressentie par chacun, comme une confrontation personnelle à la COVID.Ces belles couleurs sont arborées comme pourrait l\u2019être un drapeau de la victoire à venir.Elles préviennent l\u2019ennemi que le moral tient bon et qu\u2019il sera vaincu.Ce n\u2019est qu\u2019une question de déploiement organisationnel et de temps.Les statistiques quotidiennes de la situation au Québec, qui ont explosé depuis quelques jours, ne devraient pas nous troubler.Elles démontrent seulement que le Québec est devenu très efficace dans sa capacité à repérer les cas d\u2019infection et à les contrôler.Plus vite on atteindra la pointe et plus vite on pourra la redescendre.C\u2019est ce qui explique le niveau de confiance élevé de nos concitoyens dans la capacité du Québec à parvenir à endiguer, peut-être mieux et plus vite qu\u2019ailleurs, la crise du coronavirus.En même temps, il faut espérer que ne s\u2019installe pas une bande de gris dans les couleurs de notre arc-en-ciel.Le premier ministre François Legault a lancé une pressante demande aux Québécois, en état de le faire, d\u2019aller aider les organismes communautaires qui manquent, à beaucoup d\u2019endroits, cruellement de bénévoles pour assurer certains services essentiels aux plus démunis et aux personnes âgées.Cette requête, on l\u2019a vu dans la région, a été entendue par beaucoup de gens.Il y a en ce moment un bel élan de générosité.On peut quand même s\u2019étonner qu\u2019il faille lancer un tel appel à la solidarité quand tant d\u2019employés de l\u2019État, que ce soit au fédéral, au Québec ou dans les municipalités, ont été libérés, avec plein salaire, avantages sociaux maintenus et emploi garanti quand la pandémie aura été traversée.On aurait pu assujettir ces libérations payées à un minimum de service à rendre à la société.Cela aurait été plus équitable pour ceux qui sont payés, mais qui doivent travailler et surtout pour ceux du privé, menacés d\u2019apprauvrissement.Nos administrations publiques se sont protégées pour la suite des choses, alors même que leurs coffres se vident.Elles ont par contre délesté tout le secteur privé jugé non essentiel.Certes, on multiplie les mesures d\u2019atténuation à l\u2019intention du secteur privé.Mais on sait déjà qu\u2019à la fin de la crise, ce sera l\u2019hécatombe, en particulier chez les plus petites entreprises et que les survivantes vont être très amochées.Il leur en prendra des années pour se replacer et réembaucher leur équivalent de personnel.Certes, Ottawa a un peu corrigé le tir vendredi, mais ça reste une compensation partielle et temporaire de quatre mois, ce qui nous donne une idée du minimum de temps à devoir traverser en confinement.À Trois-Rivières, par exemple, la rémunération des brigadiers scolaires a été maintenue, à la condition qu\u2019ils offrent leurs services au secteur communautaire.On n\u2019a pas vu d\u2019équivalence chez les cols blancs alors que les employés des travaux publics renvoyés à la maison ne reviendront au travail que pour du travail «conventionné».À Shawinigan, le maire Michel Angers n\u2019a pas pu obtenir davantage de ses cols bleus mis au repos, mais a fortement suggéré à ses cols blancs de compenser en faisant du bénévolat pour leurs communautés.Va-t-il être entendu?Les employés du secteur public, peu importe le niveau, sont des privilégiés en ce moment.Après la distanciation sociale, il y maintenant la différence sociale, selon que vous êtes dans le public ou dans le privé.Il faut peut-être prévenir une montée de frustration sociale, si la pandémie devait se transformer en temporaire allongée, ou très allongée.En attendant, jeudi, un premier chant d\u2019outardes s\u2019est fait entendre au-dessus de Trois- Rivières, nos snowbirds de bernaches qui s\u2019échappent des États-Unis.Je pense qu\u2019elles ne sont pas venues nous narguer, mais nous saluer, avant de bifurquer vers le lac Saint-Pierre.Les outardes et les oies, c\u2019est un vrai beau signe que le vrai printemps arrive.On en avait grand besoin.Espérons que quand elles vont nous quitter dans quelques semaines pour le nord, elles soient imitées par un satané virus.Du gris dans l\u2019arc-en-ciel Des dessins d\u2019arc-en-ciel viennent égayer la morosité ambiante et généralisée.JEAN-MARC BEAUDOIN CHRONIQUE jm.beaudoin@lenouvelliste.qc.ca Collaboration spéciale LA GRIFFE À BEAUDOIN Coup de griffe Il y en aurait à donner, mais on va attendre encore un peu.Coup de coeur À ces profs, et à tous ceux comme eux, transformés en anges, qui vont bénévolement livrer de la nourriture à ceux qui en ont besoin.squat.telequebec.tv Une initiative Le nouveau canal de nouvelles pour les jeunes leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 AFFAIRES 29 MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 «Juste la semaine passée, on a branché 75-80 business et cette semaine, c\u2019est parti encore.On est à fond la caisse».Le président d\u2019Infoteck Service Affaires, Sylvain Pérusse, est aux premières loges pour voir à quel point les entreprises se tournent de plus en plus vers le télétravail en ces temps de COVID-19.Non seulement cette mesure estelle encouragée depuis le début par le gouvernement du Québec pour éviter la progression du virus dans les communautés, mais voilà qu\u2019avec la fermeture complète des entreprises qui œuvrent dans des secteurs non essentiels, on précise que le télétravail est permis en tout temps.Or, les PME de la Mauricie ne sont pas toutes outillées pour adopter une telle pratique.C\u2019est là qu\u2019entre en scène l\u2019entreprise de Shawinigan qui, spécialisée dans ce domaine, désire aider les entreprises de la région à s\u2019organiser afin qu\u2019elles puissent réduire l\u2019impact de la pandémie sur leurs ressources humaines.«À la suite de l\u2019annonce de l\u2019Organisation mondiale de la santé déclarant officiellement la COVID-19 une pandémie, notre entreprise a mis en place un plan de contingence qui nous permet d\u2019assurer la santé de notre personnel ainsi que la poursuite de nos opérations», indique d\u2019abord M. Pérusse.« Actuellement, nos techniciens priorisent l\u2019implantation de méthodes de télétravail chez nos clients en configurant les appareils de leurs employés pour que ceux-ci puissent travailler à distance.Nous voulons aider les entreprises d\u2019ici à avoir accès à leurs dossiers de n\u2019importe quel endroit», renchérit-il.Pa r a i l l e u rs, e n p l u s d e la configuration des appareils informatiques, l\u2019équipe d\u2019Infoteck Service affaires est également en mesure d\u2019installer un système de téléphonie IP chez sa clientèle, ce qui favorise le travail à distance.«En ces temps difficiles, il est primordial que nous nous entraidions afin de préserver l\u2019économie régionale, car les lendemains de cette crise seront ardus», soutient M. Pérusse.Du côté du Centre collégial de transfert de technologie en télécommunications (C2T3), on constate également que les entreprises régionales sont mal outillées en infrastructure réseau pour affronter une fermeture allongée et pour faire face à la demande accrue de télétravail.Ainsi, depuis une semaine, les besoins soudains de connectivité et de bande passante créent des situations de surcharge de réseaux d\u2019entreprises, ce qui complique la mise en œuvre efficace et productive du télétravail.Or, le C2T3 de Trois-Rivières offre depuis plusieurs années des services d\u2019accompagnement des entreprises pour les assister dans leurs besoins de connectivité et de bande passante.Selon le directeur général Jean- François Viens, l\u2019accompagnement auprès des entreprises peut comprendre notamment l\u2019évaluation des besoins en infrastructures de télécommunication, identifier les bonnes technologies pouvant supporter une charge accrue de télétravail, interconnecter les foyers avec les entreprises, rediriger les postes informatiques et téléphoniques, suivre à distance le statut de fonctionnement des équipements et des machines, virtualiser les postes de travail et autre aide technique.Et le C2T3 peut référer les besoins particuliers des entreprises auprès de fournisseurs spécialisés de la région, comme courroie de transmission pour référer les besoins afin de les résoudre rapidement.«Les besoins de connectivité des entreprises sont vastes et les solutions appropriées permettent de lier en tout temps les personnes, les foyers, les objets, les machines et les entreprises pour maintenir la productivité de travail dans le contexte actuel.Les besoins des entreprises peuvent nous être communiqués à l\u2019adresse: info@c2t3.ca», a-t-il conclu.Vivement le mode télétravail TÉLÉTRAVAIL: COUPLE ET HARMONIE?À lire en pages E12-E13 Le président-fondateur de l\u2019entreprise Infoteck Service affaires, Sylvain Pé- russe \u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER Cette bataille-là, on va la gagner ensemble! SONIA LEBEL DÉPUTÉE DE CHAMPLAIN 819 694-4600 sonia.lebel.chmp@assnat.qc.ca facebook.com/sonialebelCAQ MARIE-LOUISE TARDIF DÉPUTÉEDE LAVIOLETTE\u2013SAINT-MAURICE Shawinigan : 819-539-7292 La Tuque : 819676-5092 marie-louise.tardif.lasm@assnat.qc.ca facebook.com/marielouisetardifCAQ SIMONALLAIRE DÉPUTÉ DEMASKINONGÉ 819 228-9722 Sans frais : 1 877 528-9722 simon.allaire.mask@assnat.qc.ca facebook.com/simonallaireCAQ JEANBOULET DÉPUTÉ DE TROIS-RIVIÈRES 819 371-6901 jean.boulet.trri@assnat.qc.ca facebook.com/jeanbouletCAQ SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 30 ACTUALITÉS MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Dans le but de soutenir les entreprises qui subissent des pertes financières en raison de la pandémie, la Chambre de commerce et d\u2019industries de Trois-Rivières a lancé vendredi une campagne d\u2019achat local sous le nom de La force de l\u2019ensemble.«Cette campagne nous permettra de soutenir, à notre façon, l\u2019économie d\u2019ici.Nous encourageons la communauté d\u2019affaires à investir dans nos entreprises, notamment celles qui font du commerce en ligne ou encore des livraisons.On sait que les impacts économiques de cette pandémie seront majeurs, mais je crois qu\u2019il faut avoir confiance en nos entrepreneurs, qui sauront se relever avec du temps.Je souhaite de tout cœur que cette campagne puisse contribuer à minimiser les conséquences des fermetures que l\u2019on vit actuellement», a exprimé la présidente du conseil d\u2019administration de la CCI3R, Johanne Hinse.«Notre Chambre est au cœur du développement économique local.Depuis le début de la pandémie, nous recevons beaucoup d\u2019appels et de courriels des membres qui sont inquiets quant à la pérennité de leur organisation.Notre intention, c\u2019est de promouvoir le plus d\u2019entreprises possibles et de relayer des exemples positifs de cette crise.Dans le but de faire preuve de solidarité économique, je suis fière d\u2019ouvrir cette campagne aux membres et non-membres», renchérit la directrice générale de la Chambre, Andréanne Guilbert.La CCI3R invite donc les entreprises à transmettre les initiatives innovantes qu\u2019elles ont mis en place à gabriela.bedard@cci3r.com, en respectant ces directives, doit trois points de forme (rédaction succincte) et logo de l\u2019organisation.Le contenu se retrouvera sur la page dédiée du site web de la Chambre trifluvienne.À noter que les directives gouvernementales doivent être respectées pour que les bons coups soient publiés, précise-t-on.«Même si la Chambre souhaite que les PME d\u2019ici deviennent la seule option d\u2019achat des consommateurs, notons que la priorité demeure le respect des consignes de santé publique, qui permettront de relever ce défi de santé planétaire», ont conclu les deux dirigeantes de la CCI3R.LA CCI3R LANCE UNE CAMPAGNE D\u2019ACHAT LOCAL La force de l\u2019ensemble La directrice générale de la Chambre, Andréanne Guilbert, et la présidente du conseil d\u2019administration de la CCI3R, Johanne Hinse.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD MONTRÉAL (PC) \u2014 Le géant Qué- becor a annoncé vendredi la mise à pied temporaire de 10 % de ses employés.La compagnie a indiqué prendre cette mesure «avec regret» puisque le gouvernement du Québec a décrété la fermeture des commerces et des entreprises jugées non essentielles.Québecor a assuré que des mesures d\u2019aide financière et d\u2019accompagnement seront offertes aux employés touchés.Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a expliqué dans un communiqué que «l\u2019arrêt des activités commerciales jugées non essentielles a inévitablement entraîné un ralentissement de l\u2019économie pour plusieurs partenaires d\u2019affaires de notre entreprise, et par conséquent, a causé une diminution importante des activités dans certains de nos secteurs».Québecor bonifiera les prestations d\u2019aide gouvernementale pour assurer 95 % du salaire des employés dont le salaire annuel est inférieur à 54 200 $.Ceux-ci pourront aussi obtenir une avance salariale de deux semaines pour pallier les délais des programmes d\u2019aide gouvernementale.Pour les employés bénéficiant d\u2019un salaire de plus de 54 200 $, la bonification assurera 80 % du salaire, en tenant compte d\u2019un plafond salarial fixé à 80 000 $.Les assurances collectives et les régimes d\u2019épargne- retraite collectifs seront maintenus, de même que la participation de l\u2019employeur s\u2019il y a cotisation de l\u2019employé.Ces mesures s\u2019appliquent à tous les employés permanents et temporaires.Elles seront en vigueur du 30 mars au 31 mai.Québecor met à pied temporairement 10 % des ses employés ET N\u2019OUBLIEZ PAS, CHEZ NOUS, LES CONSEILS SONT GRATUITS ! www.boutiquedelabalayeuse.com Les CONSEILS sont GRATUITS ! DEPUIS +50 ANS! 4130, boul.des Forges, Trois-Rivières (face au Centre Les Rivières) 819 374-6890 COVID-19 LIVRAISON À DOMICILE LA BOUTIQUE DE LA BALAYEUSE ET PLUS EST UNE ENTREPRISE LOCALE ET SOMMES LÀ POUR VOUS ! Toute l\u2019équipe de la Boutique de la balayeuse ET PLUS vous remercie de votre soutien et vous dit à bientôt.FAITES-VOUS LIVRERVOS PRODUITS FAVORIS! \u2022 Vous voulez faire vos provisions en café espresso ?\u2022 Nous avons un vaste choix en inventaire dont les réputés café Touché \u2022 Nous avons également les capsules Caffitaly et capsules de remplacement pour les machines Nespresso.Chère clientèle, Si vous avez une urgence pendant cette fermeture temporaire, sachez qu\u2019une personne est attitrée à ce service jusqu\u2019au 13 avril.Elle effectuera de la livraison (appareils en réparation, sacs de café, sacs d\u2019aspirateurs, etc.) sans aucun contact humain deux fois par semaine.Nous vous conseillons fortement de désinfecter tout ce qui vous sera livré afin d\u2019éviter la propagation du COVID-19.Prenez note que notre site web n\u2019est pas transactionnel.Voici comment vous pouvez nous joindre : : 819 374-6890 ( Laissé le message sur le répondeur si ça ne répond pas) : info@boutiquedelabalayeuse.com : www.boutiquedelabalayeuse.com dans la section « Nous joindre » Suivez nous sur Facebook Participez à nos nombreux concours.c\u2019est gratuit et ça change les idées! leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 ACTUALITÉS 31 Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l\u2019arrêt d\u2019un nombre incalculable d\u2019activités sociales, culturelles, économiques.Les médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) poursuivent une série de portraits de ceux pour qui il n\u2019y a pas d\u2019isolement à la maison.Ces héros du quotidien qui tiennent le fort dans nos vies chamboulées.TRAVAILLEURS AU FRONT MÉLANIE NOËL mnoel2@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le rôle des journalistes en temps de crise est crucial et les records de lectorat des médias écrits le prouvent depuis le début de la pandémie.Le collègue René-Charles Quirion, journaliste à La Tribune depuis 1999, est passé du confinement à domicile à reporter sur le terrain.L\u2019attente du résultat de test de sa fille qui avait séjourné au Guatemala a été longue, mais dès que la COVID-19 a été exclue du scénario familial, le journaliste aux faits divers est retourné dans l\u2019action afin de vous informer de ce qui se passe dans la région de Sherbrooke.Sans que vous ayez à mettre le nez dehors.Q Qu\u2019est-ce qui vous frappe le plus dans cette ère sans précédent?R On perd nos repères.Le monde tourne au ralenti et les réflexes qu\u2019on avait comme journaliste et comme citoyen sont chambardés du jour au lendemain.De façon surprenante, autant on est isolé socialement, autant on se rapproche sur le plan humain, que ce soit personnellement ou professionnellement.Je ne me suis jamais autant informé de comment mon entourage se portait.Et professionnellement, le fait que le palais de justice soit en pause, par exemple, me donne le temps de faire le tour de mon carnet de contacts pour voir comment la COVID-19 influence les organismes de la région.Je sens un retour aux valeurs humaines dans un contexte où la peur et l\u2019anxiété sont bien présentes.Q Comment votre travail de tous les jours est affecté par la pandémie?R Il n\u2019y a plus de palais de justice, endroit où je passe normalement 75 % de mon temps, mais il y a encore des incendies, des vols, des arrestations.La semaine passée, le texte le plus lu localement a été celui concernant l\u2019accident mortel sur la route 108 [à Saint- Romain près de Lac-Mégantic].Les faits divers ont toujours intéressé les gens et la COVID-19 n\u2019a pas changé cela.Par ailleurs, on travaille davantage en amont.Au lieu d\u2019écrire sur les conséquences de la criminalité comme je le fais lorsque j\u2019assiste à des procès, j\u2019écris sur son origine.Par exemple, j\u2019ai écrit sur l\u2019impact de la pandémie sur la hausse appréhendée de la violence conjugale faite aux femmes.On a parlé de la hausse du stress financier ou autre et du confinement qui feront pression sur les ménages.J\u2019écris aussi sur l\u2019impact de la crise sur les itinérants.J\u2019ai fait des entrevues avec le Ser vice de police de Sherbrooke qui parle aussi davantage de prévention et d\u2019éducation que de mesures coercitives.Évidemment, on choisit les endroits où on se déplace, on tient le micro à bout de bras si on a des vidéos à faire.Je prends toutes les précautions nécessaires.Mais je passe beaucoup de temps aussi au téléphone à la maison.Q Qu\u2019est-ce que serait un monde sans médias dans un contexte comme celui dans lequel la planète est plongée présentement?R Un monde sans médias laisserait la place à un monde de rumeurs, de fausses nouvelles et de faits non vérifiés surtout dans ce contexte où les gens ont peur et les gens ont beaucoup de temps libres.C\u2019est primordial ces jours-ci de s\u2019informer à des sources fiables et crédibles et je dirais aussi que c\u2019est important de multiplier les sources, surtout quand les sources officielles, comme c\u2019est le cas aux États-Unis, ne sont pas toujours fiables.Une rumeur peut propager de la panique qui n\u2019est pas nécessaire ou souhaitable.De façon générale, on est les alliés des messages de santé publique que le gouvernement souhaite transmettre à l\u2019ensemble de la population et en même temps, on est les porte-parole de la population qui a des craintes et des questions et qui n\u2019a pas toujours accès aux grands décideurs.On peut relayer ces interrogations aux décideurs afin que la bonne information soit diffusée.Q Sentez-vous l\u2019importance de votre mission?R Oui et je le dis au nom de tous mes collègues de tous les médias.Chacun apporte son angle et c\u2019est important.En même temps, j\u2019aimerais répéter l\u2019importance de tous les gens qui sont en première ligne que ce soit le personnel médical, les policiers, les ambulanciers qui sont susceptibles de travailler directement en contact avec des gens infectés.Comme journaliste, c\u2019est un privilège de raconter leur histoire et de rapporter tous les efforts déployés par ces travailleurs qui sont des héros.RENÉ-CHARLES QUIRION, JOURNALISTE ALLIÉ DE LA BONNE INFORMATION René-Charles Quirion, journaliste à La Tribune depuis 1999, sort de l\u2019isolement suggéré par les gouvernements pour offrir un service essentiel, celui de rapporter de l\u2019information fiable à une population inquiète.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 32 ACTUALITÉS LINA DIB La Presse canadienne Ottawa offre de subventionner à 75 % les salaires des employés des PME.Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé, vendredi matin, cette nouvelle mesure d\u2019aide financière pour faire face à la pandémie.La semaine dernière, son gouvernement avait prévu une subvention de 10 % pour ces salaires.«On vous a entendus», a déclaré M. Trudeau pour expliquer aux entrepreneurs ce changement.La mesure est rétroactive au 15 mars.Le premier ministre espère qu\u2019elle inspirera les entreprises à rappeler les employés déjà mis à pied.«Je pense au petit restaurant familial qui est là depuis plusieurs années et qui a les mêmes employés depuis longtemps, qui ont été là pendant les bons moments, les moments plus difficiles.Et maintenant dans un moment de crise, il se retrouve incapable de pouvoir continuer à payer ses employés dans leur moment de besoin», a offert en exemple M. Trudeau.«Et oui, la prestation canadienne d\u2019urgence [PCU] sera là pour énormément de gens qui en ont besoin, mais quand c\u2019est possible, c\u2019est mieux pour tout le monde qu\u2019on garde ce lien entre employeur et employé», a-t-il ajouté.Pourtant, il y a quelques jours, lorsque la PCU a été annoncée, le gouvernement fédéral l\u2019a présentée comme un moyen de ne pas briser les liens d\u2019emploi, invitant les entreprises à garder leurs employés mais sans les payer, pendant qu\u2019ils recevraient ces 2000 $ par mois, pendant quatre mois.Les entrepreneurs avaient continué à réclamer que l\u2019argent fédéral leur soit plutôt versé à eux pour qu\u2019ils le redistribuent à leurs salariés.Combien cette mesure coûtera-t- elle et combien d\u2019entreprises pourront ou voudront en profiter?«On est en train évidemment de finali- ser les détails.On espère pouvoir tout dévoiler pour lundi», a répondu le premier ministre.Le gouvernement fédéral annonce également l\u2019accès à du crédit pour les entreprises.Les banques pourront offrir des prêts allant jusqu\u2019à 40 000 $, sans intérêt pendant la première année.Et dans certains cas, 10 000 $ de ces prêts n\u2019auront pas à être remboursés.BUREAUX FERMÉS Les Canadiens se sont cogné le nez à des portes fermées vendredi matin aux bureaux de Service Canada.Le gouvernement fédéral a annoncé vers 23 heures, jeudi, que les services ne seront plus disponibles que par téléphone et par internet.Son objectif : protéger les fonctionnaires de la pandémie.La décision a fait hurler au Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC).«Service Canada est un service essentiel : des centaines de milliers de citoyens et de citoyennes ont des questions, ont besoin d\u2019informations concernant leurs dossiers, plusieurs ont besoin d\u2019aide, en personne, pour remplir leurs demandes d\u2019assu- rance-emploi», s\u2019est insurgé le porte-parole du conseil, Pierre Céré.«C\u2019est une aberration», a-t-il aussi jugé dans un communiqué diffusé vendredi matin.Ottawa estime plutôt que sa décision touchera peu de chômeurs, étant donné que la majorité des demandes de prestations d\u2019assurance-emploi se faisaient par internet.Avant que le premier ministre Justin Trudeau n\u2019annonce la nouvelle prestation canadienne d\u2019urgence (PCU), il y avait déjà près d\u2019un million de nouveaux chômeurs qui tentaient de s\u2019inscrire pour recevoir de l\u2019assurance-emploi.La semaine dernière, on s\u2019inquiétait des longues files d\u2019attente devant ces bureaux de Service Canada, où plusieurs, frustrés du service en ligne qui débordait, avaient décidé de se présenter en personne.Les exigences de distanciation sociale n\u2019étaient évidemment pas respectées dans ces files d\u2019attente.NOUVEAUX CALCULS Le directeur parlementaire du budget s\u2019est penché sur toutes les annonces d\u2019aide financière faites par le gouvernement fédéral.Son rapport, publié vendredi matin, calcule que le déficit sera de 89,5 milliards $ de plus que prévu.L\u2019exercice budgétaire fédéral de 2020-2021 présenterait donc un déficit d\u2019au moins 112,7 milliards $.Et puis, dans une autre mise à jour inattendue vendredi matin, la Banque du Canada a abaissé son taux directeur d\u2019un demi-point de pourcentage, à 0,25 %.Par communiqué, la banque centrale a indiqué que sa décision vise à amortir le choc économique de la propagation de la COVID-19 et de la chute des prix du pétrole.Rapatriements Jeudi, plus de 1500 Canadiens ont pu être rapatriés, grâce à des vols organisés par le gouvernement canadien, d\u2019Espagne, du Panama, du Maroc, du Pérou et de l\u2019Équateur.Un troisième vol du Pérou et un deuxième de l\u2019Équateur étaient prévus vendredi.Un navire de croisière, le MS Ma a s d a m , av e c à s o n b o rd 280 Canadiens devait accoster à San Diego.Le débarquement du navire dans lequel on n\u2019a signalé aucun cas de la COVID-19 devait se faire vendredi et samedi.Ces Canadiens-là devraient rentrer au pays par des vols commerciaux.Affaires mondiales Canada a reçu 900 demandes de prêts, dont 152 ont été approuvées, de la part de citoyens coincés à l\u2019étranger et à court de ressources financières.Ottawa offre jusqu\u2019à 5000 $ par prêt.Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé, vendredi matin, une nouvelle mesure d\u2019aide financière pour faire face à la pandémie : Ottawa offre en effet de subventionner à 75 % les salaires des employés des PME.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, SEAN KILPATRICK De l\u2019oxygène pour les PME TESTAUDITIF DEDÉPISTAGE DITES-VOUS SOUVENT QUOI?COMMENT?NOUS POUVONS VOUS AIDER À MIEUX ENTENDRE NENÉCÉSSITE AUCUNE RÉFÉRENCE MÉDICALE } 819 379-5715 Trois-Rivières 669, rue Laviolette Shawinigan 1675, 105e ave.Nicolet 2031, boul.Louis Fréchette Pierre Vallée Audioprothésiste Sarah Désilets Audioprothésiste SANS FRAIS* *Valide jusqu\u2019au 31 mars 2020 leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 33 TOUS NOS CONTENUS ACCESSIBLES EN TOUT TEMPS SUR NOS PLATEFORMES NUMÉRIQUES L\u2019infolettre L\u2019infolettre NOS SERVICES NUMÉRIQUES, LE MEILLEUR MOYEN DE CONTINUER À NOUS SOUTENIR ET NOUS LIRE.Notre application mobile Dès 4h tous les matins, un rendez-vous complet avec vos nouvelles et vos chroniqueurs.Sur tablette et téléphone mobile.Téléchargez-la maintenant! 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COOPÉRATIVE D\u2019INFORMATION SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 34 ACTUALITÉS Aujourd\u2019hui, le lavage des mains est à l\u2019hygiène publique ce que le bon Dieu est à la religion catholique.Un point de départ indispensable.Indiscutable.Irréfutable.Mais il n\u2019en a pas toujours été ainsi.Même qu\u2019au milieu des années 1800, le «père du lavage de main», le médecin hongrois Ignace Philippe Semmelweis a été ridiculisé.Congédié.Enfermé.Voici son histoire.JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com Vienne.1846.Dans le département d\u2019obstétrique de l\u2019Hôpital général, le jeune docteur Ignace Philippe Semmelweis constate une chose troublante.Les patientes qui accouchent dans le pavillon des médecins meurent davantage que celles qui accouchent dans le pavillon des sages-femmes.Attendez.C\u2019est encore pire que ça, mais il ne faut pas le dire trop fort.Même les femmes qui accouchent dans la rue s\u2019en tirent mieux que les malheureuses qui font confiance aux médecins! Les statistiques donnent froid dans le dos.Entre 13 et 18 % des femmes meurent de fièvre puerpérale (septicémie) lorsque l\u2019accouchement est effectué par un médecin ou un étudiant en médecine.La mortalité baisse à 2 % lorsque l\u2019accouchement est fait par les sages-femmes.(1) Au fil des ans, on a accusé «[\u2026] la brutalité des étudiants, la moralité douteuse des filles-mères, le froid, [\u2026] la Lune et même la clochette des prêtres venus administrer l\u2019extrême-onction : cette sonnette serait génératrice d\u2019anxiété!»(2) «SHERLOCK HOLMES» À L\u2019HÔPITAL Le docteur Semmelweis, qui est chef clinique, se transforme en Sherlock Holmes.Il mène l\u2019enquête.«Tout semblait inexplicable», écri- ra-t-il.(3) Une chose finit par attirer son attention.À l\u2019hôpital, la morgue se trouve juste à côté de la salle d\u2019accouchement utilisée par les médecins.Les toubibs passent fréquemment de la salle de dissection à la salle d\u2019accouchement, sans même s\u2019essuyer les mains.Parfois, ils utilisent les mêmes instruments souillés pour les morts et les vivantes! Semmelweis sent confusément qu\u2019il existe un lien entre «certaines particules des cadavres» et la mort des femmes.Mais lequel?En 1846, Louis Pasteur n\u2019a pas encore découvert l\u2019influence des microbes et de l\u2019infiniment petit. (4) À l\u2019époque, on croit que ce sont les mauvaises odeurs dans l\u2019air qui répandent les maladies.Plusieurs savants déconseillent même d\u2019ouvrir les fenêtres, par mesure d\u2019hygiène\u2026(5) Pour reprendre l\u2019expression d\u2019un écrivain célèbre, «le docteur Sem- melweis touche les microbes sans les voir».(6) En désespoir de cause, il suggère pourtant une chose nouvelle.Radicale.Révolutionnaire.Il oblige les médecins et les étudiants en médecine à se laver les mains avant de procéder à un accouchement! Impitoyable, son «protocole» stipule que le lavage doit durer cinq minutes, avec une solution à base de chlore extrêmement corrosive.(7) Pour la médecine, un grand pas vient d\u2019être franchi.Pour le bon docteur Semmelweis, les ennuis commencent\u2026 VOUS ÊTES UN «NÉRON MÉDICAL» Dès le début, les résultats sont spectaculaires.En avril 1847, pas moins de 18 % des patientes des L\u2019INCROYABLE HISTOIRE DU LAVAGE DES MAINS 1 leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 ACTUALITÉS 35 À chaque épidémie, il s\u2019en trouve pour prédire la fin de la poignée de main.Pourtant, même si elle est âgée de 3000 ans, la vieille salutation n\u2019a peut-être pas dit son dernier mot.D\u2019où vient la poignée de main?Une légende tenace veut qu\u2019en tendant la main droite, le guerrier assurait son vis-à-vis qu\u2019il n\u2019allait pas dégainer son épée.La tradition assurait un avantage certain aux gauchers, vous en conviendrez, mais nous ne sommes pas là pour juger.Les plus pointilleux ajoutent que le fait de se secouer mutuellement la main permettait de vérifier que l\u2019autre ne cachait pas une dague ou un objet suspect dans sa manche.Bref, la poignée de main constituait une sorte d\u2019ancêtre du détecteur de métal, s\u2019il faut en croire la légende.Allez savoir.Les origines de la coutume se révèlent peut-être moins spectaculaires.À travers les âges, il semble probable que la poignée de main se soit imposée comme un symbole de bonne foi.Et ça ne date pas d\u2019hier.Une poignée de main apparaît sur un bas-relief de l\u2019ancienne Babylone, qui date d\u2019environ 3000 ans.(12) Mais tout cela, c\u2019était AVANT.Avant que des scientifiques ne puissent calculer le nombre de bactéries ou de virus avec une précision qui donne froid dans le dos.Aujourd\u2019hui, on sait qu\u2019une main humaine typique héberge plus de 150espèces de bactéries, pas toutes dangereuses heureusement.(13) Sachant que le Nord- Américain moyen échange environ 15 000 poignées de main au cours de son existence, les hypocondriaques n\u2019ont qu\u2019à bien se tenir.(14) C\u2019est entendu.La poignée de main propage moins de micro- organismes que le baiser langoureux. (15) Mais cela ne signifie pas qu\u2019elle soit sans danger durant une épidémie.Selon une étude du Journal of Hospital Infection, la poignée de main se révèle 20 fois moins «hygiénique» que le fait de se toucher les poings [fist bump].Et deux fois moins «sûre» que le «High Five», une salutation que les puristes traduisent par un audacieux «tape m\u2019en cinq».(16) Faut-il ranger au rayon des curiosités historiques l\u2019étrange poignée de main de 13 secondes entre Donald Trump et le Nord-Coréen Kim Jong- un, en 2018?(17) En France et en Chine, depuis le début la pandémie, des publicités gouvernementales incitent les gens à ne plus se donner la main.(18) Aux États-Unis, lors du dernier débat de la primaire démocrate, Bernie Sanders et Joe Biden se sont salués par un simple contact du coude.(19) Sur YouTube, on propose d\u2019autres options, notamment le «Wuhan Shake», qui consiste à se donner un petit coup de pied amical, en guise de salutation.(20) On verra bien.En attendant, il faut constater que la poignée de main en a vu d\u2019autres.En 1918, lors de l\u2019épidémie de grippe espagnole, plusieurs États l\u2019avaient brièvement interdite.En Arizona, les imprudents qui se donnaient la main risquaient même une peine de prison.De la même manière, l\u2019habitude a survécu à toutes les grandes épidémies de peste du Moyen-Âge.Mais si on remonte aussi loin dans le temps, est-ce que ça compte vraiment?En 1348, le roi français Philippe VI avait demandé à la faculté de médecine de l\u2019Université de Paris d\u2019enquêter sur les origines de l\u2019épidémie de peste qui ravageait l\u2019Europe.Leur recherche assez approfondie avait incriminé une désastreuse conjonction de Saturne, de Jupiter et de Mars qui aurait fait sortir des vapeurs contaminées de la Terre pour empoisonner l\u2019air et l\u2019eau.Avouez que c\u2019était du propre.(21) JEAN-SIMON GAGNÉ LA POIGNÉE DE MAIN, VICTIME DU CORONAVIRUS?NOTES (1) Ignaz Semmelweis and the Birth of Infection Control, BMJ, vol.13 no.3, juin 2004 (2) Semmelweis, l\u2019apôtre du lavage de mains, Le Figaro, 5 août 2012.(3) Semmelweis, l\u2019apôtre du lavage de mains, Le Figaro, 5 août 2012.(4) The Man Who Discovered That Unwashed Hands Could Kill \u2014 and Was Ridiculed For It, The Washington Post, 23 mars 2020.(5) Keep it Clean: The Surprising 130-Year History of Handwashing, The Guardian, 18 mars 2020.(6) Louis-Ferdinand Céline, Semmelweis, Gallimard, 1999.(7) Ignác Semmelweis \u2014 Celebrating a Flawed Pioneer of Patient Safety, The Lancet, 2 juillet 2011.(8) Shattering the Myth of Semmelweis, Philosophy of Science, The University of Chicago Press, vol.80 no.5, décembre 2013.(9) Semmelweis, l\u2019apôtre du lavage de mains, Le Figaro, 5 août 2012.(10) Ignaz Semmelweis and the Birth of Infection Control, BMJ, vol.13 no.3, juin 2004 (11) «Wash Your Hands» Was Once Controversial Medical Advice, National Geographic, 6 mars 2020.(12) The History of the Handshake, History, 9 août 2016.(13) Women Have More Diverse Hand Bacteria Than Men, According to CU-Boulder Study, University of Colorado Boulder, 3 novembre 2008.(14) Shaking Hands is Disgusting \u2014 Here\u2019s What Else You Can Do, The Conversation, 12 juin 2018.(15) Shaping the Oral Microbiota Through Intimate Kissing, BMC, 17 novembre 2014.(16) Fist Bumps, High-Fives Spread Fewer Germs than Handshakes, Study Says, Los Angeles, 28 juillet 2014.(17) Kim Jong-Un and Donald Trump\u2019s 13-second Handshake is Fascinating Episode in Gripping History of the Greeting Ritual, mirror.co.uk, 12 juin 2018.(18) The End of the Handshake: Saying Hello During the Coronavirus Outbreak, The Guardian, 3 mars 2020.(19) Debate in the Time of Coronavirus: An Elbow Bump Greeting for Biden and Sanders, Reuters, 15 mars 2020.(20) Coronavirus: «Wuhan Shake» One of Many Inventive Ways People Are Avoiding Handshakes: https://www.youtube.com/ watch?v=zf5tGGD_6kA (21) Katherine Ashenburg, The Dirt on Clean, An Unsanitized Story, Alfred A.Knopf, 2007.médecins trouvent la mort.Après l\u2019introduction du lavage de mains, à la mi-mai, la mortalité baisse à 1 %.Apparemment, Semmelweis a frappé dans le mille.Ses soupçons se confirment en 1847, lorsqu\u2019un collègue médecin meurt de septicémie après s\u2019être coupé avec un scalpel ayant servi à disséquer un cadavre.Sem- melweis en profite pour exiger que l\u2019on nettoie aussi les instruments après chaque utilisation.Faut-il pousser trois «Hourrah!» pour le docteur Semmelweis?Ou porter en triomphe le bienfaiteur?Pas si vite.Son supérieur, le docteur Johann Klein, n\u2019est guère impressionné.Monsieur attribue plutôt la baisse des mortalités à la nouvelle ventilation de l\u2019hôpital.Comme lui, bon nombre de médecins chevronnés ridiculisent les théories farfelues de ce «blanc- bec» de Semmelweis.La plupart sont issus de la noblesse ou des classes supérieures.Eux, des êtres malpropres?Pfff.Quelle insulte! La personnalité abrasive de Semmelweis n\u2019arrange rien.Monsieur n\u2019a rien d\u2019un diplomate.Il néglige souvent de fournir les preuves détaillées de ce qu\u2019il avance.(8) Il accuse les sceptiques «d\u2019assassiner les femmes».«Les mains, par leur simple contact, peuvent être infectantes», répète-t-il sans arrêt.(9) Plusieurs le croient à moitié fou.«Vous êtes un meurtrier [\u2026], écrit Semmelweis à un médecin.Il ajoute que ce dernier passera à l\u2019Histoire comme l\u2019équivalent médical de «l\u2019empereur Néron», accusé d\u2019avoir regardé Rome brû- ler en jouant de la lyre.(10) En 1848, le contrat du trouble- fête Semmelweis n\u2019est pas renouvelé.Les friands d\u2019orthographe noteront qu\u2019il voulait en finir avec la fièvre «septique», mais que ce sont les «sceptiques» qui en auront fini avec lui.UN MÉDECIN ERRANT Dès lors, Ignace Philippe Sem- melweis devient une sorte de médecin errant.La guerre civile qui bouleverse l\u2019empire autrichien ne facilite pas la poursuite d\u2019une carrière tranquille.Quelques années plus tard, on le retrouve à Budapest, où il implante ses théories révolutionnaires dans la maternité d\u2019un petit hôpital.Mais il faut attendre jusqu\u2019en 1861 pour qu\u2019il se décide enfin à regrouper ses travaux dans un livre intitulé L\u2019Étiologie de la fièvre puerpérale.L\u2019ouvrage a été décrit comme une brique assez indigeste de 500 pages qui contient autant d\u2019informations médicales que de règlements de comptes avec le monde entier.Aigri, amer, Semmelweis devient de plus en plus colérique.Imprévisible.Incohérent.Il se lave les mains de manière compulsive, au point de se mettre la peau à vif.Il fait irruption dans une séance de la faculté médicale de l\u2019université de Budapest en récitant le serment des sages-femmes.Ses proches le disent victime d\u2019une «dépression nerveuse».Plus tard, bien plus tard, on émettra l\u2019hypothèse qu\u2019il est atteint de la syphilis ou de la maladie d\u2019Alzheimer.(11) Mine de rien, les idées de Sem- melweis font leur chemin.Bientôt, les découvertes des Louis Pasteur, Robert Koch, Joseph Lister, Florence Nightingale et cie vont lui donner raison.Hélas, pour «le père du lavage des mains», il est déjà trop tard.En 1865, des collègues l\u2019attirent dans un hôpital psychiatrique.Monsieur croit qu\u2019il se rend sur place pour inspecter les installations.En fait, il n\u2019en ressortira plus.Notre «malade» résiste.Il devient violent.Pour le calmer, on le plonge dans l\u2019eau glacée.On le gave de laxatifs.On le bat sauvagement.Ignace Philippe Semmelweis meurt deux semaines après le début son internement, le 14 août 1865, probablement des suites de blessures infligées par ses gardiens.Il a 47 ans.Jusqu\u2019au bout, on aime penser qu\u2019il a répété sa phrase fétiche : «Le monde vous pardonne tout, sauf la vérité».1 Timbre autrichien à l\u2019effigie du docteur Semmelweis 2 Un client se lave les mains avant d\u2019entrer à l\u2019épicerie.\u2014 PHOTO AFP, MADDIE MEYER PHOTO 123RF/ANYABERKUT 2 SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 36 ACTUALITÉS ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com Justin aura neuf ans le 6 avril.À la maison, sans les amis et la famille élargie près de lui.Comment fêter les anniversaires de nos confinés?Mon garçon vit présentement le même petit drame que plusieurs enfants à travers la planète; mettre un x, pour une période indéterminée, sur la fête d\u2019anniversaire longtemps attendue, espérée, planifiée.Par intérêt personnel et pour nous tous, j\u2019ai demandé des conseils à mes proches et à des spécialistes de la fête pour marquer cette journée, la rendre inoubliable.VIVE LA TECHNOLOGIE Émilie Rouleau, du groupe Party Expert, a elle-même dû fêter son garçon de sept ans en isolement.La technologie (FaceTime, conversation vidéo par Messenger de Facebook, etc.) lui a été d\u2019un grand secours pour maintenir un semblant de normalité.D\u2019autres applications comme Zoom et Google Hangout permettent aussi de se réunir.«On avait partagé les articles de décoration Pokémon à nos proches et quelques amis et tout le monde a pu se regrouper pour fêter par ordinateur, raconte Mme Rouleau.Mon garçon ne s\u2019attendait pas à ça, ça lui a fait une belle surprise de voir tout le monde là par ordinateur.» Une session vidéo sera évidemment moins longue qu\u2019une vraie fête.Mais pourquoi ne pas la prévoir pour le moment du gâteau d\u2019anniversaire ou du déballage de cadeaux?Josée Pilote et André Roberge de Chant-o-Fêtes ont fermé leur boutique physique.Mais ils continuent à livrer des bouquets de ballons et des décorations.L\u2019opération se fait sans contact avec leurs clients, en accrochant les ballons à la porte d\u2019entrée.«Je pense que les gens ont le goût de continuer à fêter, estime Mme Pilote.Les parents vont installer les décorations la nuit, pendant que les enfants dorment.Il y en a qui se donnent deux fois plus pour que ce soit mémorable!» À FOND DANS LE THÈME! La journaliste et blogueuse Maude Goyer, du blogue Maman 24 / 7, propose d\u2019embarquer toute la famille dans une thématique et de l\u2019exploiter à fond.Votre fils aime les pirates?Tout le monde se déguise et on prépare des jeux, des bricolages, un film et des décorations, avec le thème des pirates.«Aussi, je serais tentée de coller aux demandes du fêté, écrit Maude.Il n\u2019y a pas de sortie, pas de resto, pas d\u2019invité, mais on va tenter de lui offrir une belle journée avec ce Il existe des moyens de rendre un anniversaire inoubliable, même en période de confinement.\u2014 PHOTO 123RF/RUTH BLACK Comment fêter nos petits confinés?qu\u2019il/elle aime vraiment : son repas préféré, son jeu préféré.Il veut faire du camping dans le sous-sol en famille?Souper à la chandelle?Go! Il faut tenter de lui faire plaisir avec les moyens du bord\u2026 Ça demande un peu plus d\u2019implication et de participation de la part des parents et frères/sœurs s\u2019il y en a \u2014, mais je parie que ce sera une fête réussie!» AUTRES IDÉES EN VRAC Voici plusieurs idées originales recueillies grâce à un appel à tous sur mon réseau Facebook.\u203a Demander aux amis et aux proches d\u2019envoyer une carte de fête par la poste \u203a Inviter les amis à passer en voiture devant notre maison pour saluer le fêté \u203a Avec une pancarte colorée installée devant la maison, inviter les automobilistes à klaxonner en l\u2019honneur du fêté \u203a Cuisiner le gâteau de fête avec le fêté \u203a Nommer le fêté «patron du jour» et lui donner les rênes de la fête \u203a Faire du camping dans le salon avec une vraie tente \u203a Faire une chasse au trésor à la maison ou dans la cour \u203a Faire un diaporama, un collage ou remplir le cadre numérique avec des photos du fêté à tous les âges \u203a Grâce à la vidéo, faire participer les amis à un jeu-ques- tionnaire avec le fêté \u203a Commencer à imaginer la fête d\u2019amis «en vrai» qui se tiendra dans quelques mois Inscription GRATUITE à petitsentrepreneurs.ca L\u2019ENTREPRENEURIAT! Cultiver leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 ACTUALITÉS 37 À l\u2019instar de bien des Québécois, la vie du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a changé du tout au tout avec la COVID-19.Lui qui est habitué à la vie trépidante de ministre doit maintenant, comme tout le monde, s\u2019astreindre aux règles de confinement et d\u2019éloignement social.Il travaille le plus souvent de son cabinet de Québec, qui est pratiquement désert en raison des directives ministérielles.La conciliation travail-famille n\u2019est pas évidente dans les circonstances, concède le père de deux enfants de 3 et 6 ans.«La première semaine, j\u2019ai essayé de faire du télétravail (de sa maison de Terrebonne).Mais avec deux enfants en bas âge, c\u2019était plus ou moins évident», concède-t-il.«En famille, avec ma conjointe, on a fait le choix que je passe plus de temps à Québec pour que je puisse me concentrer sur mon travail.Mais j\u2019essaie de passer au moins une journée par semaine avec la famille.Pour que mes enfants me reconnaissent quand ce sera terminé!», blague-t-il.Il profite de ces moments privilégiés pour répondre à leurs questions sur la COVID-19.Thomas, 3 ans, est trop jeune pour saisir ce qui se passe.Mais Justin, 6 ans, pose des questions.«Au début de la crise, il a demandé à ma conjointe: maman, est-ce que je peux mourir à cause du coronavirus ?Quand ma conjointe m\u2019a raconté ça, ça m\u2019a brisé le cœur.Je me suis dit: les enfants ont ce genre de questions là, ils vivent ce genre de stress là.Et souvent, nous, les adultes, on ne s\u2019en aperçoit pas.On pense qu\u2019ils ne comprennent pas en raison de leur âge.Alors c\u2019est important de leur parler.De répondre à leurs questions.Même si c\u2019est toujours un peu délicat.Il faut bien doser pour ne pas les stresser encore plus.Leur dire que c\u2019est temporaire, que ça va bien aller\u2026 » Et la vie de ministre à Québec ?«Ça a changé du tout au tout, concède M. Lacombe.Habituellement, pour moi, une journée à Québec, c\u2019est une journée où je suis toujours en train de courir entre le cabinet, l\u2019Assemblée nationale et des annonces dans la grande région de Québec ou ailleurs.Là, c\u2019est comme si tout cela avait été mis sur pause.Je fais le travail de mon bureau.Je passe plus de la moitié de la journée au téléphone.Que ce soit avec le conseil des ministres, en comité ministériel ou autre\u2026» Oui, il s\u2019ennuie des contacts d\u2019humain à humain.Le politicien est, par définition, un animal social.Qui court les assemblées, les rassemblements.Autant de choses proscrites à l\u2019ère de la COVID-19.«Même nous, les ministres, on doit suivre les consignes.C\u2019est d\u2019autant plus important parce que si nous, à Québec, on se mettait à se contaminer les uns les autres, on aurait un sérieux problème.Les gens qui prennent les décisions doivent rester en santé.Donc on prend toutes les précautions nécessaires.» Est-ce que le Québec, et l\u2019Ou- taouais, sont équipés pour passer à travers la crise de la COVID-19 ?Est-ce que nos hôpitaux sont prêts à accueillir des milliers de malades ?«Dans le monde, il n\u2019y a pas une société qui est 100 % prête à recevoir des milliers de malades tout d\u2019un coup.On peut avoir le meilleur système de santé au monde, il va toujours y avoir des défis.» Êtes-vous inquiet, M.le ministre ?«Je suis un peu inquiet, comme tout le monde.Parce qu\u2019on souhaite que ça ne se transforme pas en désastre au Québec.Mais je suis rassuré parce qu\u2019on a posé rapidement les bons gestes.Parce que les gens collaborent.Je suis tellement fier de voir les gens respecter les consignes.De les voir faire preuve de solidarité.Ne serait-ce qu\u2019avec le mouvement où les enfants ont dessiné des arcs-en-ciel pour les installer dans les fenêtres.En disant: ça va bien aller.Je suis impressionné par ce mouvement-là.Ça me rend fier d\u2019être Québécois.» Et dans le monde d\u2019après ?Que retiendra-t-on de la COVID-19 ?«Et bien, je pense que les gens vont beaucoup plus se laver les mains», lance-t-il en riant.«Blague à part, on aura peut-être tous compris qu\u2019il ne faut jamais rien tenir pour acquis.Que notre confort habituel peut être bousculé n\u2019importe quand.Qu\u2019il faut vraiment apprécier ce qu\u2019on a.La présence de ceux qu\u2019on aime.Ça peut basculer à tout moment.S\u2019il y a une réflexion que je me fais en ce moment, c\u2019est probablement celle-là.» Apprécions la présence de ceux qu\u2019on aime Le ministre responsable de l\u2019Outaouais, Mathieu Lacombe, a répondu aux questions des tout petits vendredi lors d\u2019une conférence de presse réservée aux enfants.\u2014 ERICK LABBE, LE SOLEIL PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com NOTRE VIDÉO Le ministre répond aux questions des enfants À voir sur nos applications mobiles et sur lenouvelliste.ca SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 38 MONSIEUR L'ABBÉ CLAUDE BARIL 1930 - 2020 Au CIUSSS MCQ-CHAUR de Trois-Rivières, le 21 mars 2020, est décédé à l\u2019âge de 89 ans et 6 mois, monsieur l'abbé Claude Baril, prêtre du diocèse de Nicolet, fils de feu Amédée Baril et de feu Emilia Brunelle, natif de Gentilly.En raison des circonstances (COVID-19), les funérailles se tiendront à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil, sa belle-soeur, Rose-Ange Déry Baril, ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, confrères prêtres et ami(e)s.L'ont précédé ses frères et soeurs :Rolland, Lucienne (Soeur Amédée du Sauveur SASV), Florin (Rose- Ange Déry), Aline, Fernande (feu Gérard Charlebois), Henri-Paul (feu Georgette Houle), Cécile (feu René Provencher).La famille désire remercier le personnel de la Résidence Pelletier de Nicolet et le département 3N du Centre hospitalier et adresser un merci spécial à la famille Desmarais.Services funéraires L.G.Gaudet 819.297.2928 www.lgastongaudet.ca info@lgastongaudet.ca MADAME BÉATRICE BEAUMIER 1935 - 2020 Au CIUSSS MCQ-CHAUR de Trois-Rivières, le 22 mars 2020, est décédée à l\u2019âge de 84 ans, madame Béatrice Beaumier, fille de feu Yvonne Bettez et de feu Elphège Beaumier, native de Précieux-Sang et demeurant à Trois-Rivières.En raison des circonstances (COVID-19), les funérailles se tiendront à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil, sa soeur Marguerite s.g.m.de Montréal; son frère Denis (Gisèle Vigneault); ses belles-soeurs : Florence Lapointe (feu Albert), Monique Cyrenne (feu Jean), ainsi que de nombreux neveux, nièces et ami(e)s.L'ont précédée ses frères, ses soeurs, ses beaux-frères et belles-soeurs : Zoël (Françoise Houle), Thérèse (Marcel Parenteau), François (Françoise Maillette), Paul (Cécile Bourgeois), Cécile (Gaston Tourigny, Oscar Goulet), Gisèle, Bruno, Suzanne s.g.m.Services funéraires L.G.Gaudet 819.297.2928 www.lgastongaudet.ca info@lgastongaudet.ca M.GUY BEAUREGARD 1952 - 2020 Au CIUSSS MCQ-CHAUR de Trois-Rivières, le 20 mars 2020, entouré de ses enfants, est décédé à l'âge de 67 ans, M.Guy Beauregard, fils de feu M.Gaston Beauregard et de feu Mme Pierrette Lafrenière.Il habitait à Shawinigan, autrefois St-Tite.M.Beauregard a été confié à la Coopérative Funéraire de la Mauricie 4620, boulevard Royal Shawinigan, G9N 7X9 Étant donné les circonstances actuelles, la famille a choisi de reporter la cérémonie à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil ses enfants : Éric (Christine Lapointe), Karine (Vincent Tétreault) et Marylène (David Brochu); ses six petits-enfants dont il était si fier et qu'il adorait : Laurence, Thomas, Coralie, Marianne, Zoé et Lucas; ses soeurs : Diane (Denis Leblanc), Carole (Jacques Gosselin), Chantal (Gail Pilon); son amie Hélène Dufresne, sa fille Marilyne Paradis (Yannick Marchand) et ses frères : Yvon (Gaétane Boisvert) et Michel (Danielle Ébacher), sa mère Pauline Provencher; ses oncles : Bruno Beauregard et Lucien Lafrenière; la mère de ses enfants Lise Auger, son frère Jean-Claude (Lise Gélinas), ses soeurs : Louisette (André Dostaler), Pierrette (son frère de coeur Pierre Bérard); ses filleul(e)s : Marie-Pierre, Dominic et Joanie; ses nombreux neveux, nièces, cousines et cousins dont Claude Lafrenière et Pierre Ferland ; les membres des Chevaliers de Colomb de St-Tite, dont son bon ami Gilles Damphousse.Un immense merci à Dre Chapdelaine du CHAUR, son médecin de famille Dre Martine Pronovost, Nancie Lamarre (infirmière) à l'hôpital du Centre-de-la-Mauricie, Kathy Tremblay (infirmière) du soutien à domicile et Mgr Paul-Émile Landry pour leur soutien.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la fondation de votre choix.Renseignements : 819 539-5000 Courriel : mauricie@coopfun.ca Il est possible de faire parvenir vos messages de condoléances au : www.cooperativefunerairemauricie.com Entreprise membre de la Corporation des thanatologues du Québec.Coopérative Funéraire de la Mauricie 819.537.8828 www.cooperativefunerairemauricie.com MME RACHEL LÉGARÉ BÉLANGER À La Tuque, au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, après une belle et longue vie, elle est partie rejoindre celui qu\u2019elle aime, son Lorenzo.Le 20 mars 2020, est décédée à l\u2019âge de 99 ans, Mme Rachel Légaré, épouse de feu Lorenzo Bélanger et fille de feu Alma Duchesneau et de feu Joseph Légaré, demeurant à La Tuque.Considérant les circonstances exceptionnelles actuelles, l\u2019accueil et les funérailles seront reportés à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil ses filles : Jocelyne (feu Alain Denis) et Odette (André Lesage); ses petits- enfants : Sandra Denis (Patrice Laroche), son filleul, Simon Denis (Mona Simard) et Audrey Godin (Maxime Jeffrey Pearson); ses arrière-petits-enfants : Justine Laroche, Victor Laroche et Elliot Denis; ses frères :André Légaré (Denise Leblanc) et Gérard Légaré; sa filleule, Odette Bouchard; ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille désire témoigner sa reconnaissance au personnel de Villa Soleil ainsi qu\u2019au personnel du 3e étage du CIUSSS pour les bons soins et pour les liens très forts, plus spécialement à Kathy, Chantal, Audrey, Mansata, Julie, Josée et ses ami(e)s les résident(e)s depuis 3 ans.Résidence funéraire Caron 819.523.3566 www.residencecaron.com AIMÉ BREAULT 1932 - 2020 Au CIUSSS MCQ-Centre d\u2019hébergement Roland-Leclerc de Trois-Rivières, le 22 mars 2020, est décédé à l\u2019âge de 88 ans, M.Aimé Breault, époux de Mme Denise Villemure, demeurant à Trois-Rivières.Considérant les circonstances exceptionnelles actuelles, tous les détails des funérailles seront disponibles plus tard sur le site internet du Centre Funéraire Rousseau www.centrerousseau.com Le défunt laisse dans le deuil, outre son épouse Denise Villemure, ses enfants : Michel (Carole Lalonde), Christian; ses petits-enfants : Nicolas et Raphaëlle; ses soeurs, ses beaux-frères et sa belle-soeur : Ghislaine (feu Camille Bombardier), Suzanne (Germain Côté), Roland Villemure (feu Pierrette Raymond), Gérard Villemure (Monique Gauthier); ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s, tout spécialement ses ami(e)s très proches Denis et Ginette Julien, ainsi que le Club de tir Le Sagittaire.L\u2019ont précédé, ses soeurs et ses beaux-frères, Denise (Réjean Brunelle) et Renée (Léo Caouette).La famille désire témoigner sa reconnaissance à toute l\u2019équipe de l\u2019Unité Les Érables du Centre d\u2019hébergement Roland- Leclerc.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la fondation de votre choix.Centre funéraire Rousseau 819.374.6225 www.centrerousseau.com MME JEANNE BLAIS FORCIER 1922 - 2020 14 mars 2020 Ferme-Neuve À son domicile, le 14 mars 2020, à l\u2019âge de 98 ans, est décédée Mme Marie-Jeanne Blais, demeurant à Ferme-Neuve, épouse de feu Raymond Forcier.Elle laisse dans le deuil ses enfants :Yolande ( Pierre Duguay), Jean-Paul (Yvette Richer), Christiane (Gaston Lafrenière), ainsi que feu Robert, feu Claude, feu René et feu Carmen.Elle laisse également plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants; ses frères et soeurs : feu Francois (Barbara Mckellar), feu Morasse (Thérèse Bossé), Marcel (Francoise Bellemarre), Georgette (Henri-Paul Boisvert), feu Fernande (Léopold Bellemarre), feu Cécile (Léo Brown), feu Gabrielle (Rémi Potvin), feu Roger (Lise Gauthier), Fernand (Pauline Paquin) et Réal (Pauline Bérubé).Les funérailles auront lieu à une date ultérieure en l\u2019église de St-Élie-de-Caxton, vous serez avisés. leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 39 HENRIETTE CARBONNEAU-GARCEAU 1930 - 2020 À la résidence Vigi Les Chutes de Shawinigan, le 20 mars 2020 est décédée à l'âge de 89 ans, Mme Henriette Carbonneau, épouse de feu Jean-Marie Garceau, fille de feu Emilia Diamond et de feu Freddy Carbonneau.Dans les circonstances de pandémie Covid-19 actuelles et dans le but d'éviter les rassemblements, la famille a pris la décision de vivre le rituel en privé.Une cérémonie virtuelle en union de prières accompagnée de souvenirs photos se tiendra à 19 h le samedi 28 mars par Facebook et dans chacun de vos coeurs en mémoire de cette personne qui nous a tous marqués d'amour.Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Diane (Réjean Gélinas), Manon (Jean Guillemette), Dominique (Luc Perron), Denis (Lucie Lafrenière); ses soeurs et frères : feu Marie-Paule (feu Joseph C.Gélinas), feu Jérôme (feu Huguette Bournival), feu Gaston (Jeannine Lemay), feu Claude (Henriette Guillemette), feu Jeannette, feu Léonce et Suzanne; ses beaux-frères et belles-soeurs : Dominique (feu Suzanne Gélinas), Marie-Marthe (feu Sébastien Labrecque), feu Georges (feu Lucille Renaud), Juliette (Philippe Gélinas), François (Émilienne Gélinas), Germain, Maurice (Lise Perreault), André (Réjeanne Samson), feu Jacques (Lise Boisvert), Denis (feu Claudette Rolland), feu Julien (feu Laurette Champagne), Jean-Paul Buisson (feu Denise Garceau), feu Georgette (feu Jean-Paul Roy); ses petits-enfants : Audrey, Marilene, Judith, Christine, Myriam, David, Marie-Hélène, Maryse et Evelyne, ainsi que ses arrière-petits- enfants, plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.Remerciement au personnel du Reflet du Sud et de la Vigi des Chutes pour les bons soins.Des dons pour les maladies de l\u2019Alzheimer et à l'Institut Douglas, spécialisée en SCPD centre Moé-Lévin sont les bienvenus pour cette cause.Denis, Dominique, Manon et Diane.info@maisonstours.ca www.oscarstours.ca Téléphone : 819 536.3717 Télécopieur : 819 536.4259 MME PIERRETTE CHARTIER LEMIRE 1929 - 2020 Mme Pierrette Chartier Lemire au CIUSSS MCQ-Centre Cloutier-du Rivage, le 16 mars 2020 est décédée à l\u2019âge de 90 ans et 7 mois, épouse de feu monsieur Léo Lemire.Elle était la fille de feu Cyprien Chartier et de feu Jeanne Brûlé.Elle demeurait à Trois-Rivières.Madame Chartier a été confiée à la Coopérative Funéraire de la Mauricie 205, rue Rochefort Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine) G8T 7J6 Suite à une demande de la famille, une cérémonie aura lieu à une date ultérieure.L\u2019ont précédée ses soeurs : Marguerite et Cyprienne Chartier et ses frères : François, Lorenzo et Alain Chartier et leurs conjoint(e)s.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Suzanne et Yvon Lemire, ses petits-enfants : Pascale, Jean-François, Pierre-Luc et leurs conjoint(e)s, ses 6 arrière-petits-enfants; ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousine et ami(e)s.La famille désire témoigner sa reconnaissance à toute l\u2019équipe du 3e étage du Centre Cloutier-du Rivage pour la qualité des soins prodigués et l\u2019humanité manifestée à l\u2019égard de notre mère.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation Albatros de la Mauricie (2335, 1re Avenue, C.P.1123, Trois-Rivières, Qc, G9A 5K4).Renseignements : 819 370-2883 Courriel : mauricie@coopfun.ca Il est possible de faire parvenir vos messages de condoléances au : www.cooperativefunerairemauricie.com Entreprise membre de la Corporation des thanatologues du Québec.Coopérative Funéraire de la Mauricie 819.537.8828 www.cooperativefunerairemauricie.com MME THÉRÈSE CÔTÉ 1927 - 2020 AVIS IMPORTANT \u2013 COVID19 (Coronavirus) Veuillez prendre note que la famille a décidé de reporter les rituels funéraires à une date ultérieure.Nous sommes bien conscients que les circonstances actuelles peuvent perturber votre deuil.Nous en sommes profondément désolés.Au CIUSSS MCQ - Centre d'hébergement Roland-Leclerc de Trois-Rivières, le 21 mars 2020, est décédée à l\u2019âge de 92 ans, Mme Thérèse Côté, épouse de feu M.Léo-Paul Déry, demeurant à Trois-Rivières, secteur Cap-de-la-Madeleine.La famille accueillera parents et ami(e)s au Complexe funéraire J.D.Garneau, 274, rue St-Laurent,Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine), G8T 6G7.L\u2019a précédée son petit-fils Mathieu.Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Carole et Jacques (Manon Marchand); ses petits-enfants : Jessica, Lysanne et Francis; ses-arrière-petits-enfants : Jordan et Aurélie; sa soeur Jacqueline (feu Gaston Larouche); sa belle-soeur Claire Bordeleau (feu Réjean Déry), ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Un merci tout spécial à son aidante Ginette Gagnon qui a su prendre soin d\u2019elle avec amitié, attachement et amour.Aussi à une amie Carole Pepin qui a apporté un soutien très important.La famille désire témoigner sa reconnaissance au personnel de la résidence Roland-Leclerc, secteur des Chênes, pour les bons soins et leur soutien.Des dons à la Société Alzheimer seraient grandement appréciés.Les formulaires de dons seront disponibles au Complexe funéraire.Pour renseignements : 819 376-3731.Condoléances par télécopieur : 819 376-3715 ou courriel : jdgarneau@arbormemorial.com, site Internet : www.maisongarneau.ca Entreprise membre certifié Distinction de la Corporation des thanatologues du Québec.Complexe funéraire J.D.Garneau Depuis 1919 - 100 ans au service des familles 819.376.3731 www.maisongarneau.ca MME JACQUELINE DEMERS FOURNIER Au CHSLD de Fortierville, le jeudi 12 mars 2020, est décédée à l\u2019âge de 90 ans, Mme Jacqueline Demers, épouse de feu Jean-Paul Fournier.Fille de feu Josaphat Demers et de feu Maria Morissette, elle demeurait à la Résidence des Jardins les Becquets à Saint-Pierre-les Becquets, autrefois de Sainte- Sophie-de-Lévrard.La défunte laisse dans le deuil ses enfants : Denis (Anne Taillefer), Jacques (feu Colette Tousignant), (Josée Morin), Louise, Jean (Robert D\u2019Aoust) et Sylvain (Gertraud Herzog); ses petits-enfants : Jaqueline, Anthony (Anouk Latrémouille), Émilie (Olivier Edmond) et Sophie; ses arrière-petits-enfants: Zoé Fournier-Barrette, Laurence et Charles Fournier.Elle laisse également dans le deuil ses soeurs, ses frères, ses belles-soeurs et son beau-frère : Georges (Gisèle Paquin), Françoise (Simon Charland), Louisette (feu René Hébert), Thérèse (feu Médéric Tousignant), Jacques (feu Marcelle Jacques), Irène Neault (feu Paul-Émile), Lucette Fournier (feu Marcel), Gisèle Martel (feu Fernand), Gisèle Jacob (feu Gérard) et Joan O\u2019Connor; plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines ainsi que les membres du mouvement des Cursillos et de nombreux ami(e)s.L\u2019ont précédée ses frères, soeurs, beaux-frères et belles-soeurs : Émilien (feu Suzanne Boisvert), Hervé (feu Rita Tousignant), Jean-Baptiste (feu Isabelle Baril), Laurette, Madeleine (feu Georges Lafleur) et Jean-Guy.Puis de la famille Fournier : Marcel (feu Noëlla Lacroix) et Didace (feu Claire Baril).PRENDRE NOTE QUE LES VISITES ET LA CÉRÉMONIE SERONT REPORTÉES DÛ À LA SITUATION ACTUELLE.D'AUTRES INFORMATIONS PARVIENDRONT ULTÉRIEUREMENT.La famille désire témoigner sa reconnaissance au personnel de la Résidence des Jardins les Becquets pour l\u2019accompagnement empreint d\u2019humanité ainsi que l\u2019équipe responsable des soins à domicile du CLSC et le personnel du CHSLD, Centre Fortierville pour les attentions et la sollicitude à son égard.Un remerciement spécial à madame Lucia Tousignant qui a grandement contribué au bien-être de leur mère.Salon funéraire Soucy 819.356.2519 www.salonsoucy.ca SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 40 LOUISE DIONNE 26 JUIN 1946 \u2013 25 MARS 2020 Suite à une longue maladie, notre soeur Louise Dionne est décédée au CHSLD St-Maurice de Shawinigan, à l\u2019âge de 71 ans et 9 mois.Elle était la fille de feu M.Raymond Dionne et de feu Mme Thérèse Aubry.Dans les circonstances de pandémie actuelles et dans le but d'éviter les rassemblements, tel que recommandé par le Gouvernement du Québec, les funérailles sont reportées à une date ultérieure.Louise laisse dans le deuil, ses frères et soeurs : Claire Dionne (René Boisvert), Michel Dionne, Madeleine Dionne (André Martel), Colette Dionne, Jean-Luc Dionne, Pascale Dionne (Edgar Carrier); ses neveux et nièces : Steve Riley (Caroline Talbot), Mathieu Riley (Priska Mélançon), Jérôme Trudel (Marilou Grenier), Marie-Noël Dionne-Boisvert, Marie-Michelle Dionne (Benoît Giguère), Jean-Pascal Dionne (Catherine Lessard), Guillaume Dionne-Boisvert, Raymond-Raphaël Carrier, Patricia Carrier (Maxim O\u2019Connor); ses petits-neveux et petites-nièces : Leïla, Charlie, Thomas, Éveline ainsi que Jade et Jacob.Louise laisse aussi ses tantes : Cécile Dionne Nadeau, Germaine Blanchet Aubry et Berthe Aubry Brière ainsi que plusieurs cousins et cousines.Un gros merci à tout le personnel du CHSLD St-Maurice qui a apporté beaucoup de confort à notre soeur Louise.Vos dons aux Oeuvres des abbés Martel et Marcil ou à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.info@maisonstours.ca www.oscarstours.ca Téléphone : 819 536.3717 Télécopieur : 819 536.4259 MME HUGUETTE FORCIER VADEBONCOEUR 1929 - 2020 AVIS IMPORTANT \u2013 COVID19 (Coronavirus) Veuillez prendre note que la famille a décidé de reporter les rituels funéraires à une date ultérieure.Nous sommes bien conscients que les circonstances actuelles peuvent perturber votre deuil.Nous en sommes profondément désolés.C\u2019est avec regret que nous vous informons du décès de Mme Huguette Forcier, épouse de feu M.Gabriel Vadeboncoeur, survenu le 20 mars 2020 à l\u2019âge de 90 ans.Elle était la fille de feu M.Émile Forcier et de feu Mme Gabrielle Dusablon.Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Guy Vadeboncoeur (Lise Lafontaine), Lyne Vadeboncoeur (Jean Perreault) et France Vadeboncoeur (Léon Méthot); ses petits-enfants qu\u2019elle affectionnait tant : Maude Vadeboncoeur (Refaat Kouki), Sabrina Méthot (Philippe Vallières), Gabrielle Méthot (Alexis Morin Carignan) et Léa Méthot, ainsi que ses arrière-petits-enfants : Matis Vadeboncoeur-Kouki et bébé Léon Méthot-Vallières; ses soeurs : Louisette et Denise; ses beaux-frères et belles-soeurs, ainsi que plusieurs parents, neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier le travail exceptionnel des préposées de la section D1 du Centre d\u2019hébergement Cooke qui ont illuminé la dernière année de sa vie.Un remerciement particulier à Andréanne, Jolène, Karine, Josée, Raymonde et Stéphanie.Pour renseignements : 819 376-3731.Condoléances par télécopieur : 819 376-3715 ou courriel : jdgarneau@arbormemorial.com, site Internet : www.maisongarneau.ca Entreprise membre certifié Distinction de la Corporation des thanatologues du Québec.Complexe funéraire J.D.Garneau Depuis 1919 - 100 ans au service des familles 819.376.3731 www.maisongarneau.ca M.GÉRARD GINGRAS 1937 - 2020 Au CIUSSS MCQ-Centre d\u2019hébergement Laflèche, entouré de ses proches, est décédé le 21 mars 2020, à l\u2019âge de 82 ans, M.Gérard Gingras.Il était le fils de feu M.Eugène Gingras et de feu Mme Isabelle Gauthier.Monsieur Gingras a été confié à la Coopérative Funéraire de la Mauricie 1250, avenue de Grand-Mère, Shawinigan (secteur Grand-Mère) G9T 2J5 Il laisse dans le deuil sa conjointe Marie-Andrée Morand;sa fille Julie Gingras ainsi que ses petits-fils : Raphaël et Philippe Angers.L\u2019ont précédé ses frères et soeurs: Gratien Gingras, Émery Gingras (Thérèse De l\u2019Étoile), Roméo Gingras (Louise Marchand), Marie-Rose Gingras (Camille Lessard), Gracia Gingras (Jean-Guy Caron), Jeannette Gingras.Il laisse également plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et amis, amies.Dans les circonstances de la pandémie COVID-19 actuelles et dans le but d\u2019éviter les rassemblements, la famille a pris la décision de vivre le rituel en privé.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière de St-Georges de Champlain à une date ultérieure.La famille désire témoigner sa reconnaissance au personnel du 2e étage du Centre d\u2019hébergement Laflèche pour leur dévouement.Un merci spécial à Denise, Suzie et Caroline pour leur générosité envers Gérard.Renseignements : 819 538-8555 Courriel: mauricie@coopfun.ca Il est possible de faire parvenir vos messages de condoléances au : www.cooperativefunerairemauricie.com Entreprise membre de la Corporation des thanatologues du Québec.Coopérative Funéraire de la Mauricie 819.537.8828 www.cooperativefunerairemauricie.com MADAME GERMAINE CORMIER Au CIUSSS MCQ-CHAUR de Trois-Rivières, le 23 mars 2020, est décédée à l'âge de 95 ans, madame Germaine Cormier, épouse de feu Noël Caron, demeurant à la Villa Domaine Saint-Grégoire.En raison des circonstances (COVID-19), une cérémonie se tiendra à une date ultérieure en toute intimité.L'ont précédée, ses fils :Guy, François, Denis.Elle laisse dans le deuil, ses enfants: Lise, Madeleine, Jean-Guy, Chantal, Sylvie; ses petits-enfants : Isabelle, Marie- Josée, Kevin, Annie, Sarah, Alexandre, Melissa, Claudie, Charles et Catherine;ses arrière-petits-enfants et arrière-arrière-petits-enfants, ainsi que plusieurs neveux, nièces, notre précieuse amie Suzanne Comeau et nos autres ami(e)s.Nous tenons à exprimer toute notre reconnaissance à notre soeur Lise pour avoir si bien accompagné Maman au quotidien depuis plusieurs années.En sa mémoire, un don à la société Alzheimer serait apprécié.Services funéraires L.G.Gaudet 819.297.2928 www.lgastongaudet.ca info@lgastongaudet.ca MME NATHALIE DUPONT Au CIUSSS-MCQ \u2013 Hôpital du Centre-de-la-Mauricie de Shawinigan, le 18 mars 2020, est décédée subitement à l\u2019âge de 50 ans, Mme Nathalie Dupont, fille de feu André Dupont et de Carmen Désaulniers, demeurant à Shawinigan.Dans les circonstances de pandémie Covid-19 actuelles et dans le but d'éviter les rassemblements, tel que recommandé, la cérémonie d\u2019adieu est reportée à une date ultérieure.L\u2019ont précédée, son père André, son frère Sylvain et sa belle-soeur Lynda Boisvert.Elle laisse dans le deuil, sa mère Carmen Désaulniers, ses frères : Jean (Denyse Isabelle), Mario (Line Normand), Robert (Joanne Laforme) et André junior (Nathalie Boucher), sa soeur Sylvie (Donald Simard), ainsi que plusieurs neveux et nièces ainsi que de nombreux parents et ami(e)s.info@maisonstours.ca www.oscarstours.ca Téléphone : 819 536.3717 Télécopieur : 819 536.4259 NORMAND « WILL » POLIQUIN 1952 - 2020 C\u2019est avec une immense tristesse que nous vous annonçons le départ précipité de notre cher Will.Au CIUSSS MCQ-CHAUR de Trois-Rivières, le 22 mars 2020, est décédé des suites d\u2019un cancer foudroyant, à l\u2019âge de 67 ans, M.Normand « Will » Poliquin époux de feu Cécile Normandin et conjoint de Danièle Gravel, fils de Jacqueline Clément et de feu Jacques Poliquin, demeurant à Trois-Rivières.Considérant les circonstances exceptionnelles actuelles, un rassemblement à la hauteur de l\u2019homme qu\u2019il était aura lieu ultérieurement au Centre Funéraire Rousseau et en l\u2019église St-Pie X.Tous les détails des funérailles seront disponibles plus tard sur le site internet du Centre Funéraire Rousseau www.centrerousseau.com Il laisse dans le deuil, ses enfants : Shanie (Alain Benjamin) et son petit-fils Miro, Hugo (Vanessa Lafleur); sa conjointe Danièle Gravel; sa mère Jacqueline Clément (feu Jacques Poliquin); son frère, ses soeurs, son beau-frère et sa belle-soeur : Clément Poliquin (Lise Leblanc), France Poliquin (Clément Ladouceur), Claire Poliquin; la famille de sa conjointe : son fils Justin Dufour (Amélie Girard), Monique Lajoie et Pierre Gravel, Renée Gravel (Jean Ayotte), Guy-Pierre Gravel (Kyi Moe Cho); la famille de feu Cécile Normandin : Nellie Julien, Carole Normandin (Reine Frigon), Réal Normandin (Germaine Blondin), Diane Normandin (Michel Thibault), Jocelyne Normandin (Pierre Hamel); ainsi que plusieurs tantes, neveux, nièces, cousins, cousines et de nombreux ami(e)s, tout particulièrement ses amis du quartier St-Philippe et du Café Morgane.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation Héma-Québec (4045, boulevard Côte-Vertu, Saint-Laurent, QC H4R 2W7) ou sur le site internet https://www.jedonneenligne.org/fondationhemaquebec/DIM/ ou également en donnant du sang, geste que Normand trouvait important et faisait régulièrement.Centre funéraire Rousseau 819.374.6225 www.centrerousseau.com leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 41 M.ROBERT GRENIER 1945 - 2020 À Shawinigan-Sud à la Maison Aline-Chrétien, le 19 mars 2020, entouré de ses proches, est décédé à l\u2019âge de 74 ans, M.Robert Grenier, époux de Mme Huguette Hayeur et fils de feu M.R.Marcel Grenier et de feu Mme Hélène Blais.Il habitait Shawinigan-Sud.M.Grenier a été confié à la Coopérative Funéraire de la Mauricie 2280, 105e Avenue, Shawinigan (secteur Shawinigan-Sud) G9P 1P1 Une cérémonie aura lieu à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil son épouse Huguette; son fils Sébastien dont il était si fier et son épouse Gabriela;sa petite-fille Emilia qu\u2019il adorait; sa belle-mère Lucile Duguay (feu Albert Hayeur);son frère Michel (France Verreault); ses soeurs:Suzanne (Pierre LaRochelle), Diane, Constance et Francine;son filleul Thierry Grenier; sa belle-soeur Johanne Fournier (feu Bernard Hayeur);ainsi que ses neveux, nièces, oncles, tantes, cousin(e)s et ami(e)s.Compte tenu de la situation de pandémie actuelle, la cérémonie est reportée à une date ultérieure.Robert reposera avec ses parents au Colombarium de Shawinigan-Sud, pour le moment.Un merci spécial au Dr Gaétan Bégin et son équipe, à la Dre Louise Lacombe et à tout le personnel de la Maison Aline-Chrétien.Des dons à la Maison Aline-Chrétien seraient appréciés.Renseignements : 819 537-8828 Courriel : mauricie@coopfun.ca Il est possible de faire parvenir vos messages de condoléances au : www.cooperativefunerairemauricie.com Entreprise membre de la Corporation des thanatologues du Québec.Coopérative Funéraire de la Mauricie 819.537.8828 www.cooperativefunerairemauricie.com ANDRÉ LAMBERT 1960 - 2020 Au CIUSSS-MCQ de Trois-Rivières, le 17 mars 2020, est décédé à l\u2019âge de 59 ans, M.André Lambert, fils de feu Louis-Paul Lambert et de Laurette Dupuis, demeurant à Maskinongé.Dans les circonstances de pandémie Covid-19 actuelles et dans le but d'éviter les rassemblements, tel que recommandé, les funérailles sont reportées à une date ultérieure.La famille accueillera parents et ami(e)s à la Maison funéraire St-Louis 92, St-Laurent, Maskinongé.Les funérailles auront lieu en l\u2019église de Maskinongé.L\u2019heure et la date des funérailles sont à confirmer.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière de Maskinongé.André laisse derrière lui, sa mère Laurette Dupuis (feu Louis-Paul Lambert); sa soeur Manon Lambert (Michel Pronovost); son neveu Joël Lambert-Pronovost (Mélanie Salvail); ses oncles et tantes des familles Dupuis et Lambert ainsi que plusieurs, cousins, cousines, autres parents et amie(s).Maison funéraire St-Louis condoleances@maisonstlouis.ca www.maisonstlouis.ca Renseignements : 819 296.3962 Télécopieur : 819.228.3345 ANTONIO PÉLISSIER 1928 - 2020 Au CIUSSS MCQ-CHAUR de Trois-Rivières, le 23 mars 2020, est décédé à l\u2019âge de 91 ans et 10 mois, M.Antonio Pélissier, époux de feu Henriette Lacombe, fils de feu Juliette Goyette et de feu Arsène Pélissier, demeurant à Trois-Rivières.Considérant les circonstances exceptionnelles actuelles, tous les détails des funérailles seront disponibles plus tard sur le site internet du Centre Funéraire Rousseau www.centrerousseau.com Il laisse dans le deuil, ses enfants : Jean (Denise Lemire), Carol (Guilène Gladu) et Anne; ses petits- enfants : Kim (Gabriel Croteau), Claudia (Benoit Pépin), Anthony (Mélissa Barrette), Nicolas (Anick Leblond), Raphaël (Annik Martin) et Grégory (Tennysa Quirion); ses arrière-petits-enfants : Mia, Arnaud, Flavie, Charlie, Ely-Rose, Florence et Milan; ses frères, sa soeur, ses beaux-frères et belles-soeurs: Adrien (feu Jeannine Lacombe), Maurice (feu Françoise Crête), Colinette (Réjean Lacombe), Sr Madeleine Lacombe, f.j., René Lacombe (Thérèse Lemire), Claude Guy (feu Hélène Lacombe), Jacques Dubé (feu Denise Lacombe) et particulièrement son amie Réjeanne Vallerand; ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la fondation de votre choix.Centre funéraire Rousseau 819.374.6225 www.centrerousseau.com MME ALINE PÉPIN 1930 - 2020 Au CIUSSS MCQ-CHAUR de Trois-Rivières, le 16 mars 2020, est décédée, entourée de ses trois enfants, à l'âge de 89 ans, Mme Aline Pépin, épouse de feu Paul-André Houle, fille de feu Yvonne Provencher et de feu Antonio Pépin, demeurant à Nicolet.La famille accueillera parents et ami(e)s au Centre funéraire J.N.Rousseau 770, boul.Louis-Fréchette, Nicolet, J3T 1V5 Heure d\u2019accueil : le samedi 4 avril, à partir de 11 h.Une liturgie de la Parole sera célébrée le samedi 4 avril 2020 au Mémorial du Centre funéraire à 14 h.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière de Nicolet.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Hélène Duval), Louise (Mario Bourassa) et Daniel (Josée Cloutier); ses petits-enfants : Danny et Mélissa Houle, Mathieu, Hugo et Camille Bourassa, Alen Houle et leur conjoint(e); son arrière-petit-fils Léo; son ami de coeur Rolland Bolduc; son frère Jean-Marc (Jeannine Lemoine); ses beaux-frères et belles-soeurs : Suzanne (feu Angelbert St-Germain), Marie-Marthe, Thérèse, Lucie (feu Reynald Bourbeau), Claude (Francine Gamelin), Gabriel, Gisèle (Jean-Paul Richer) et feu Gilles (Louise Gamelin); la famille Bolduc ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.L\u2019ont précédée ses frères et soeurs : Bertrand, Marcel, Gilles, Rita, Brigitte, Laurent et Hervé (France Carrière).La famille désire remercier de tout coeur le personnel du Centre d\u2019hébergement de Nicolet pour les bons soins prodigués.Centre funéraire J.N.Rousseau courriel : info@jnrousseau.com Téléphone : 819.293.4511 Télécopieur : 819.293.8212 www.jnrousseau.com M.JEAN-GUY SANSCHAGRIN 1945 - 2020 Paisiblement entouré de sa famille au CIUSSS MCQ CHAUR de Trois-Rivières le 11 mars 2020, est décédé à l'âge de 74 ans et 2 mois M.Jean-Guy Sanschagrin, fils de feu Mme Cécile Lacroix et de feu M.Donat Sanschagrin, demeurant à St-Stanislas comté Champlain.M.Sanschagrin a été confié au SALON FUNÉRAIRE ANDRÉ TRUDEL BÉLAND 58, rue du Pont, St-Stanislas, Qué.G0X 3E0.Les funérailles auront lieu à une date ultérieure de même que l'inhumation en raison de la pandémie de coronavirus.M.Sanschagrin laisse dans le deuil son frère Maurice; ses soeurs : Colette (feu Raymond Charest) et Madeleine (Berthold Leclerc); ses belles-soeurs : Janine Charbonneau (feu Henri-Paul Sanschagrin) et Claire Baillargeon (feu Gaston Sanschagrin) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier du fond du coeur les personnes qui lui ont apporté assistance.Des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.RENSEIGNEMENTS : 418-328-3226 COURRIEL : rfatb@hotmail.com Entreprise membre de la Corporation des thanatologues du Québec MARIO TRUDEL 1967 - 2020 Est décédé le 16 mars 2020 à l'âge de 52 ans et 7 mois, Mario Trudel, fils de Mme Rose Lafrenière et de M.Claude Trudel de Shawinigan.Le coeur du petit ange familial s'est simplement arrêté, le libérant ainsi de son corps devenu trop fragile.Choyé par des soins maternels admirables, cette petite étoile filante est devenue un soleil scintillant.Avec la pureté de son âme, sa joie de vivre et sa différence, Mario a transformé les personnes qui l'ont côtoyé.En raison de la situation actuelle, il n'y aura pas de funérailles.Une petite cérémonie à la maison familiale et l'inhumation des cendres auront lieu à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil, ses parents : Rose Lafrenière et Claude Trudel; ses soeurs : Marie-Claude Trudel et Valérie Trudel (Dominic Boisvert); sa nièce et son neveu : Marilou et Isaïe Boisvert; ses oncles, tantes, cousins, cousines et ami(e)s de la famille.La famille désire remercier Anic Dubois et les employés de sa résidence pour la bienveillance à l'égard de Mario.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à l'Association de paralysie cérébrale de la région de la Mauricie et Centre-du-Québec.https://paralysiecerebrale.ca/ info@maisonstours.ca www.oscarstours.ca Téléphone : 819 536.3717 Télécopieur : 819 536.4259 2325, 1re Avenue, C.P.1123 Trois-Rivières (Québec) G9A 5K4 SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 42 ACTUALITÉS BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le milieu de l\u2019enseignement supérieur de la région se mobilise afin d\u2019assurer la relance des cours, à distance, dès lundi.Non seulement travaille-t- on sur les moyens techniques qui permettront de continuer à dispenser les formations, mais également sur des moyens de soutenir les étudiants.À l\u2019 UQTR , la Fondation de l\u2019UQTR, l\u2019AGEUQTR et l\u2019AGE des étudiants hors campus sont en discussion à propos de la possibilité de créer un fonds d\u2019urgence afin de venir rapidement en aide aux étudiant(e)s dans le besoin.Les modalités devraient faire l\u2019objet d\u2019une annonce officielle dès lundi.Le conseiller à l\u2019exécutif de l\u2019AGEUQTR, Frédérik Farid Borel, signale que ce sont, pour l\u2019instant, des discussions car avant d\u2019engager des fonds, «il faut passer par les instances», rappelle-t-il.On sait que le gouvernement fédéral débloquera de l\u2019argent pour les étudiants de 15 ans et plus qui auront gagné 5000$ et plus au cours de l\u2019année dernière.Les étudiants n\u2019ont en effet pas accès à l\u2019assurance-emploi, rappelle M.Borel.M a l g r é l a p é t i t i o n l a n c é e dimanche qui demande la suspension de la session d\u2019hiver 2020 et qui a atteint quelque 112 000 noms, vendredi, la vice-présidente aux communications de l\u2019AGEUQTR, Martine Lefebvre, indique que l\u2019exécutif de l\u2019AGEUQTR demande aux professeurs et chargés de cours qu\u2019ils suivent les directives de l\u2019Université «pour le bien-être académique des étudiants.» Dans un message Facebook aux étudiants membres, Mme Lefebvre ajoute que l\u2019AGEUQTR a «reçu une vingtaine de courriels concernant des professeurs qui ne respectaient pas les directives de l\u2019UQTR.Inquiétez-vous pas, on travaille sur le cas», dit-elle.Si l\u2019UQTR n\u2019arrive pas à accommoder certains étudiants, l\u2019AGEU- QT R d e ma n d e d e s m e su re s alternatives à l\u2019abandon sans échec des cours.Plusieurs autres revendications ont également été déposées.Frédérik Borel indique que l\u2019AGEUQTR espère que des directives claires seront communiquées par l\u2019Université en vue de la reprise de lundi.Il rappelle que pour plusieurs étudiants, la présente session d\u2019études menait à un diplôme final.Chaque étudiant a toutefois une situation particulière dont il faudra tenir compte, souligne-t-il.Du côté du Cégep de Shawinigan, la reprise graduelle des activités de formation à distance, au secteur régulier et à la formation continue, se fera aussi à partir du 30 mars inclusivement.Les cours se poursuivront grâce à différentes formules pédagogiques, par exemple en ligne ou sous forme de lectures, de travaux à faire ou de capsules vidéo.Le Cégep s\u2019assurera qu\u2019il n\u2019y aura pas de conflits d\u2019horaire.Les enseignants contacteront les étudiants par MIO au plus tard le vendredi 3 avril, afin de les informer de la formule pédagogique retenue et des ajustements qui seront apportés au plan de cours.L\u2019adaptation de certains cours nécessite plus de temps que d\u2019autres.Pour ces cours, la reprise progressive de la formation débutera au plus tard le 10 avril.«Certains cas d\u2019exception pourraient cependant débuter au- delà de cette date», indique Étienne Dubois, conseiller en communications au Cégep de Shawinigan.Pour l\u2019instant, il n\u2019y a pas d\u2019aide d\u2019urgence de prévue pour les étudiants en difficulté, précise-t- il, mais le Cégep de Shawinigan anticipe qu\u2019il y en aura, indique M.Dubois.Le Cégep aura alors des discussions avec sa Fondation et avec l\u2019AGEECS.Du côté du Collège Laflèche, «tous nos programmes sont prêts à déployer la formation à distance à compter de lundi», indique la responsable des communications, Anne-Laurence Jacob.«Nos professeurs ont travaillé de concert afin de s\u2019assurer que les méthodes pédagogiques utilisées pour un même programme étaient cohérentes.Ils font preuve d\u2019adaptation et de créativité pour rendre l\u2019enseignement à distance convivial pour nos étudiants afin que ceux-ci puissent atteindre les compétences visées par chacun des cours.À l\u2019heure actuelle, les professeurs contactent graduellement leurs étudiants pour leur donner des consignes plus spécifiques», précise Mme Jacob.Rappelons que le Cégep de Trois-Rivières, lui, a tenu un point de presse, jeudi, afin d\u2019annoncer la reprise progressive des cours à partir de lundi et qu\u2019il n\u2019y aura pas de pénalité pour ceux et celles qui seront dans l\u2019impossibilité de reprendre les cours pour des raisons majeures.Mobilisation pour la relance des cours le 30 mars L\u2019UQTR et les collèges de la région se préparent activement à la relance de la session d\u2019hiver à partir de lundi.\u2014 PHOTO: ARCHIVES Pour faire les choses autrement cimetieresnotredameducap.com \u2022 819 374-1864 \u2022 Trois-Rivières Cimetière St-Louis-de-France Cimetière Sainte-Famille Cimetière Ste-Marie-Madeleine SINCÈRES REMERCIEMENTS Nous avons été très touchés de votre affection et de votre précieux réconfort que vous nous avez témoignés lors du décès de M.René Allard (survenu le 7 février 2020).Nous vous remercions sincèrement de votre présence et de vos manifestations de sympathie à notre égard en ces moments douloureux.Son épouse Denise, son fils Steve, sa fille Mélanie et leur conjoint(e) et ses petits-enfants REMERCIEMENTS M.LAURENT BROUILLETTE Votre sympathie nous fut d'un grand support lors du décès de M.Laurent Brouillette, survenu le 6 février 2020.Nous vous remercions sincèrement pour votre présence, vos offrandes et vos prières.Soyez assurés que ces marques d'affection seront gravées pour longtemps dans notre mémoire.Son épouse Louise Després, ses enfants : Nancy (Carles-Hugues Mathieu) et Marc-André, ses frères : Claude (Pauline St-Cyr) et Réjean (Louise Girard) ainsi que leur famille.1er ANNIVERSAIRE JACQUELINE TARDIF DÉCÉDÉE LE 2 AVRIL 2019 Ta présence est encore bien vivante dans nos pensées et dans nos coeurs.Le temps ne pourra jamais effacer tout l\u2019amour, la bonté et la générosité dont tu nous as enveloppés.Nous savons que tu continues encore de veiller sur nous.Une messe en ton souvenir, prévue initialement le samedi 4 avril 2020 à 11 h au Petit Sanctuaire du Cap, Trois-Rivières, est reportée à une date ultérieure.Ta fille Noémie et ton époux Gaétan qui te manquent beaucoup. leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 SPORTS 43 De la classe, de la discrétion et un intervenant de pointe, l\u2019architecte de hockey DENIS FRAN- COEUR a influencé la carrière de plusieurs hockeyeurs.Faisons un retour dans le temps et plus encore avec celui qui a dirigé quelque 250 joueurs pendant trois décennies, dont dix saisons avec les Cataractes de Shawinigan.D\u2019entrée de jeu, disons qu\u2019une belle brochette de hockeyeurs qui ont joué sous les ordres du résident de Saint-Boniface ont atteint la LNH.Il s\u2019agit de PASCAL DUPUIS, STÉPHANE ROBIDAS, RADIM VRBATA, MARC-ANDRÉ B E R G E R O N, JA S O N P O M IN VI L L E , M AT H I EU BI R O N, ZBYNEK MICHALEK , ALE X BURROWS, OLIVIER MICHAUD, PASCAL PELLETIER et MATHIEU CHOUINARD.QUELS SONT TES MEILLEURS SOUVENIRS À LA BARRE DES ÉQUIPES JUNIORS DE SHAWINIGAN?«J\u2019en ai plusieurs, mais je garde un excellent souvenir des gens que j\u2019ai côtoyés durant toutes ces années avec les Cataractes où il régnait un bel esprit de groupe.J\u2019ai dirigé des joueurs de grand talent, des joueurs qui sont aujourd\u2019hui des leaders de notre société.J\u2019ai eu l\u2019opportunité de travailler avec des entraîneurs qui font partie de l\u2019élite des entraîneurs québécois, le personnel d\u2019encadrement, thérapeutes, médecin et préposés qui étaient dévoués et ne comptaient pas les heures, nos recruteurs qui avaient à cœur les succès des Cataractes ainsi que les gens de l\u2019administration, secrétaires, directeurs, membres du C.A.qui ont tenu à bout de bras pendant plusieurs années cette franchise.» AS-TU QUELQUES ANECDOTES SAVOUREUSES EN FOUILLANT DANS TES SOUVENIRS?«En plus d\u2019avoir d\u2019excellentes têtes de hockey comme adjoints, quelques-uns étaient d\u2019excellents conteurs qui nous ont bien fait rire après les matchs victorieux joués à Shawinigan alors que plusieurs membres du C.A.venaient nous rejoindre dans mon bureau, dont JACQUES BÉLANGER qui jouait le rôle du laitier.Ça nous permettait de décompresser et d\u2019avoir beaucoup de plaisir.» QUELLES SONT LES PERSONNES DONT TU GARDES UN BON SOUVENIR?« G I L L E S G UAY, JAC Q U E S BÉLANGER, MARIO BOUCHER et JEAN NADEAU qui ont cru en moi.Ceux-ci m\u2019ont permis de diriger pendant près de 10 ans l\u2019équipe junior de la ville où j\u2019ai vu le jour et grandi.» DE QUELLE FAÇON A PRIS NAISSANCE TON ACADÉMIE DE HOCKEY?«L\u2019AHDF a été créée en 2007 et s\u2019adressait à l\u2019élite des joueurs de hockey.Au départ, nous avons mis en place des camps préparatoires pour les joueurs qui se dirigeaient vers des camps de sélection au niveau midget AAA et junior majeur, en plus des camps de développement pour les jeunes, de novice à bantam, qui faisaient partie de notre plan de match.Par la suite, nous avons inséré le programme Développement à long terme du joueur de hockey (DLTJH) qui fut implanté au CMI en 2012 et au SSJ en 2018.QUELS SONT TES PRINCIPAUX ALLIÉS À L\u2019AHDF?«SÉBASTIEN LEMAY est un allié de premier ordre depuis les débuts du programme DLTJH et de l\u2019AHDF.Il y a également DANNY DUPONT qui apporte une expérience de plusieurs années dans le monde du hockey\u2026 CHRISTIAN SAUVAGEAU avec ses connaissances approfondies du hockey scolaire américain et ses nombreux contacts\u2026 VINCENT BLAN- CHETTE qui s\u2019est intégré de façon admirable au programme DLTJH\u2026 Puis MICHAEL BOURNIVAL qui vient de terminer une première année au SSJ et qui a adhéré rapidement au programme DLTJH.Il apporte une belle notoriété de par son passé de hockeyeur, en plus de montrer un beau potentiel d\u2019entraîneur.» TU AS ÉTÉ UN PRÉCURSEUR DE LA VENUE DE LA LIGUE DE HOCKEY PRÉPARATOIRE SCOLAIRE, N\u2019EST-CE PAS?«J\u2019étais entraîneur au Collège Saint-Bernard de Drummondville lors de la création de la LHPS.Ainsi, j\u2019ai assisté à plusieurs réunions qui ont mené à la mise en place de cette ligue au potentiel immense.Chez les gens très impliqués et fondateurs de cette ligue scolaire, il y avait FRANÇOIS MARCOUX (président de la LHPS au début des hostilités), CHRISTIAN SAU- VAGEAU (qui travaille depuis plusieurs années avec l\u2019AHDF et le Séminaire Saint-Joseph), DOMINIC RICARD du Collège Saint-Bernard ainsi que CHARLES HÉBERT et VINCENT BLANCHETTE du Séminaire Saint-Joseph.» PARLE-MOI DE TON IMPLICATION DANS UNE AGENCE DE JOUEURS DE HOCKEY\u2026 «Sans le savoir, j\u2019avais une ambition commune avec JOCELYN GRENON, un ami de longue date, originaire de La Tuque.Nous nous sommes revus par hasard après plusieurs années lors d\u2019un tournoi de hockey à Jay Peak.Il s\u2019agissait de créer une agence de joueurs de hockey, connue sous le nom de FOKUS, et devenir «Family Advisor» pour des joueurs voulant poursuivre leur développement dans les collèges américains.Nous avons une douzaine de joueurs, dont MARC-ANTOINE PÉPIN.Ce dernier a fait tourner bien des têtes lors du camp des Leafs de Toronto et il a connu une très bonne saison avec les Cataractes.Il y a aussi JOAQUIM LEMAY qui est présentement aux USA et qui devrait faire ses débuts dans la NCAA d\u2019ici deux ans avec l\u2019université d\u2019Omaha-Nebraska.WILLIAM ROUSSEAU, un gardien de but très prometteur qui a joué pour Équipe Canada lors du Défi mondial de hockey des moins de 17 ans en 2019.Il figure lui aussi sur la liste de l\u2019université d\u2019Omaha- Nebraska, en plus d\u2019appartenir aux Remparts de Québec dans la LHJMQ.Ajoutons JACOB GUÉ- VIN (un défenseur qui a joué pour Équipe Canada lors du même Défi mondial).THOMAS PICHETTE (qui a terminé premier compteur chez les Estacades midget AAA) et ISAAC LAMBERT (qui a suivi son coéquipier Pichette au niveau des points) ainsi que plusieurs autres jeunes patineurs possédant un très beau potentiel.» QUELLE EST TA PLUS GRANDE FIERTÉ?«Tout d\u2019abord, ma grande fille EMMA (20 ans) et la personne qu\u2019elle est.Puis je retire une grande fierté du parcours professionnel (Amérique et Europe) qu\u2019ont connu plusieurs hockeyeurs que j\u2019ai dirigés.Et de voir plusieurs autres réussir leur vie familiale et professionnelle.» QU\u2019EST-CE QUI T\u2019A LE PLUS MARQUÉ SUR LA SCÈNE DU HOCKEY?« L\u2019 h i s t o i r e d e M A U R I C E RICHARD.» TU MEUBLES TES JOURNÉES DE QUELLE FAÇON EN CE TEMPS MAUDIT DE LA COVID-19?«Premièrement, j\u2019ai beaucoup de compassion pour tout le personnel hospitalier et ceux qui gravitent autour et qui sont présentement sur la ligne de front à combattre la COVID-19.Je suis les recommandations de la Santé publique.J\u2019en profite pour faire avancer certains dossiers qui peuvent être faits de la maison.Je vais marcher chaque jour afin de rester actif.Aussi j\u2019écoute des téléséries avec ma conjointe MICHELLE LAFOND e t j e p e r f e c t i o n n e m o n a r t culinaire.» Denis Francoeur se souvient.Denis Francoeur en train de fouetter ses équipiers derrière le banc des Cataractes.Un grand souvenir! \u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE entre vous et moi CLAUDE LORANGER collaboration spéciale, claude.loranger@icloud.com lenouvelliste.ca SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 44 SPORTS «E nfin! » La manchette de la section Sports de La Presse le 3 mai 1965 fait sourire aujourd\u2019hui.Imaginez, le Canadien a finalement mis la main sur la coupe Stanley « après cinq années d\u2019attente », comme l\u2019indique le sous-titre de l\u2019article avec une pointe d\u2019impatience! Il s\u2019agissait d\u2019un premier championnat depuis la fin de l\u2019ère Maurice Richard, marquée par cinq conquêtes de suite à la fin des années cinquante, un exploit unique qui ne risque pas d\u2019être réédité.Le célèbre numéro 9 est d\u2019ailleurs au milieu de quelques- uns de ses anciens coéquipiers le soir des célébrations printanières de 1965.« Je n\u2019ai jamais été aussi ému de ma vie », confie-t-il au bord des larmes au journaliste Gérard Champagne, même s\u2019il a déjà savouré huit fois le mousseux dans la célèbre coupe argentée.En regardant autour de lui dans le vestiaire en fête, le Rocket doit se rendre à l\u2019évidence : son équipe a bien changé depuis les émeutes du Forum qui ont précédé la dynastie du Canadien des années cinquante.Bien sûr, il compte encore quelques anciens frères d\u2019armes, à commencer par son frère Henri, mais aussi le nouveau capitaine de l\u2019équipe depuis le départ de Doug Harvey, Jean Béliveau, et son ex-partenaire de la Punch Line devenu son instructeur, Toe Blake.Mais comme dans ce Québec qui commence à grouiller après ce qu\u2019on a appelé la Grande Noirceur, la jeunesse semble déterminée à faire sa place, même si elle doit y mettre le temps.Partis les Bernard « Boum Boum » Geoffrion, Jacques Plante, Doug Harvey, Bert Olmstead, Dol- lard Saint-Laurent, Tom Johnson et Dickie Moore, qui constituaient le cœur de cette équipe turbulente rythmée à une cadence d\u2019enfer par un Maurice Richard jamais rassasié de victoires.Au lendemain de la retraite du Rocket, en 1960, le Canadien entreprend de faire peau neuve autour du nouveau meneur, Jean Béliveau, beaucoup plus flegmatique, tant sur la glace qu\u2019à l\u2019extérieur.Au camp d\u2019entrainement de 1964, le premier de l\u2019ère du directeur général Sam Pollock, on retrouve le prometteur Yvan Cournoyer, qu\u2019on compare déjà au Rocket, Robert Rousseau, nommé recrue de l\u2019année en 1962, les rapides Gilles Tremblay et Ralph Backstrom, qui se sont joints aux vétérans Béliveau, Henri Richard et Claude Provost, d\u2019autres survivants de la grande époque.La défensive semble encore moins aguerrie, à l\u2019exception de Jean-Guy Talbot.On dit cependant beaucoup de bien du jeune Jacques Laperrière, venu épauler Jean- Claude Tremblay, déjà considéré comme un pilier.Un an auparavant, le grand architecte de la première dynastie, Frank Selke, savait que le temps pressait pour reconquérir le championnat tant attendu.Il a sous la main la vitesse et l\u2019habileté, mais il sait qu\u2019un dernier élément lui a fait cruellement défaut au cours des dernières années, surtout en séries : la robustesse.Sans prévoir qu\u2019il en est à sa dernière année à occuper le siège de directeur général, il fait une place à Montréal au maladroit mais vaillant Terry Harper, puis obtient les services de Ted Harris et John Ferguson, deux durs à cuire.L\u2019impact de ce dernier sera immédiat à Montréal.À travers ces acquisitions, il expédie à New York l\u2019insaisissable Jacques Plante, toujours à couteaux tirés avec son instructeur Toe Blake.En retour, il obtient Lorne Worsley, lui-même en froid continuel avec son entraîneur Phil Watson.Wors- ley formera avec l\u2019éternel second Charlie Hodge un solide duo de gardiens, maintenant qu\u2019il est admis à travers la ligue qu\u2019un seul portier ne suffit pas.Selke est invité bien à regret à céder son poste au printemps 1964, sans avoir « complètement terminé la réorganisation du club », confie- t-il à Jacques Beauchamp, du Montréal Matin.À 38 ans seulement, son successeur Sam Pollock connait l\u2019organisation du Canadien comme le fond de sa poche pour avoir dirigé la plupart des joueurs au sein de ses clubs- écoles, avec qui il remporte deux fois la coupe Memorial, comme instructeur puis comme gérant.C\u2019est lui qui apportera la touche finale au grand club en obtenant l\u2019ailier gauche Dick Duff, des Rangers, en retour de Bill Hicke, qui n\u2019a jamais rempli ses promesses.La première de quatre coupes Stanley en cinq ans suivra moins d\u2019un an plus tard.Le noyau de joueurs créé pour l\u2019essentiel par Frank Selke restera étonnamment solide durant les cinq saisons que durera la domination du Canadien, interrompue seulement en 1967 en finale contre les Maple Leafs de Toronto.Parmi les joueurs établis à l\u2019automne 1964, seuls Jean-Guy Talbot, Charlie Hodge, Claude Larose, Jim Roberts et Dave Balon ne goûteront pas au champagne de 1969, en plus de l\u2019instructeur Toe Blake, remplacé par Claude Ruel l\u2019été précédent.Les jeunes loups venus leur succéder s\u2019appellent Jacques Lemaire, Serge Savard, Mickey Redmond et Rogatien Vachon.Les deux La dynastie Béliveau.ou tranquille À l\u2019ombre de Jean Béliveau, Henri Richard était de toutes les batailles pour relancer la glorieuse dynastie que son célèbre frère Maurice avait incarnée durant la seconde moitié des années 1950.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY Les temps sont durs pour les amoureux du Canadien : d\u2019abord on les a entièrement privés de compétition ces trois dernières semaines et tout indique que leur club ne rejouera pas de sitôt; ensuite, les occasions de réjouissances se font rares depuis 1993, année de leur dernière coupe Stanley.Les gens de mon âge ont l\u2019avantage de pouvoir se replier sur des heureux souvenirs, cette glorieuse époque où on s\u2019affairait aux derniers préparatifs avant le défilé traditionnel à cette période de l\u2019année.Il y a eu la première dynastie, de 1955 à 1960, celle de Maurice Richard, puis celle des années 1970, incarnée par Guy Lafleur.Entre les deux, on retrouve la dynastie des années 1965 à 1969, où le Canadien a remporté la Coupe à quatre reprises, menés par leur capitaine Jean Béliveau, qui a lui- même qualifié cette séquence de « dynastie oubliée ».Pour les nostalgiques et pour tous nos lecteurs désireux de se replonger dans cette époque trop peu célébrée, nous relatons chacune de ces cinq saisons, avec des illustrations tirées du magazine Perspectives, qui rappeleront également de beaux souvenirs.Bonne lecture! SERGE DENIS BILLET serge.denis@latribune.qc.ca LE JEU EN LIGNE PREND TOUT VOTRE TEMPS?L\u2019APPEL DU CASINO EST TROP GRAND?AIDEJEU.CA \u2022 PARTOUT AU QUÉBEC : 1 800 461-0140 ON PEUT VOUS AIDER! Informez-vous sur notre programme! Fait entièrement à distance, par téléphone.CONFIDENTIEL ET GRATUIT. leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 SPORTS 45 premiers annoncent déjà la troisième dynastie, celle des années soixante-dix, construite celle-là entièrement par Pollock autour de Guy Lafleur, son coup de maitre.Que retenir de cette domination durant la seconde moitié des années soixante, qualifiée de dynastie oubliée par Jean Béliveau lui- même, qui tenait l\u2019expression de Sam Pollock?En tout respect pour les héros de l\u2019époque, nous devons nous rendre à l\u2019évidence que si elle était à ce point « oubliable », c\u2019est peut-être qu\u2019elle était à l\u2019image de la révolution qui métamorphosait la société québécoise à la même époque, c\u2019est à dire tranquille.Tranquille d\u2019abord par la stabilité retrouvée sous Pollock, on l\u2019a vu, qui s\u2019en est tenu aux éléments laissés par son prédécesseur.Tranquille aussi par la discrétion affichée par ces joueurs en public comme dans leurs conditions de travail, bien loin de celles en vigueur aujourd\u2019hui.Peu d\u2019observateurs croient qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un hasard si les têtes fortes de la fragile Association des joueurs (NHLPA), encore à naître officiellement, partent une à une ou par paires.On n\u2019a qu\u2019à penser à Doug Harvey, Dollard Saint-Laurent, Jacques Plante et Don Marshall.De son côté, Jean Béliveau est non seulement un joueur au comportement exemplaire sur la glace, il est également d\u2019une loyauté absolue envers la famille Molson, propriétaire de l\u2019équipe, avec qui il est associé depuis 1953 comme représentant.Son ascendant dans le vestiaire n\u2019a jamais soulevé le moindre doute tout au long des 11 saisons où il a été capitaine.Personne n\u2019a mieux incarné la dynastie des années cinquante que Maurice Richard.Même si sa carrière était sur le déclin, il n\u2019avait rien perdu de son désir de vaincre et continuait de représenter cette fierté récente que les Canadiens- français, comme on nous appelait à l\u2019époque, ont exprimée massivement lorsqu\u2019il a été expulsé des séries par le président de la ligue, Clarence Campbell, au printemps 1955.Plusieurs historiens considèrent l\u2019émeute du Forum comme une des premières secousses annonçant la Révolution tranquille.Maurice Richard aura été un grand capitaine, mais un homme imprévisible et en proie à ses émotions qui pouvait mettre ses patrons dans l\u2019embarras avec ses emportements sur la glace et ses déclarations à l\u2019emporte-pièce.Ses coups de gueule contre les arbitres, les adversaires, le public de Québec et même le président de la Ligue sont célèbres et ont obligé ses patrons à redoubler de diplomatie à de nombreuses reprises.La séquence victorieuse des années soixante-dix appartient en revanche à Guy Lafleur.Après la Révolution tranquille, il n\u2019y avait plus rien de surprenant à ce qu\u2019un Québécois soit le meilleur de sa profession.Mais les années La- fleur rappellent qu\u2019il ne suffit pas de dominer sur la glace pour être considéré comme un leader, il faut également être un modèle à l\u2019extérieur et éviter les excès.D\u2019ailleurs, à la différence de Richard et Béli- veau, jamais Lafleur n\u2019accèdera au titre de capitaine du Canadien.Tout comme le Rocket, Lafleur n\u2019avait pas la langue dans sa poche et n\u2019hésitait pas à donner son avis à la moindre sollicitation d\u2019un journaliste, quitte à faire mal paraitre son instructeur, des coéquipiers ou la haute direction de l\u2019équipe.Pour lui comme pour le Rocket, l\u2019épithète « tranquille » ne semble pas convenir, pas plus qu\u2019aux joueurs sous leur influence.Rien de tout ça avec Jean Béli- veau, qui est demeuré le modèle suscitant l\u2019unanimité encore aujourd\u2019hui autant parmi les dirigeants d\u2019équipes que chez les supporteurs.Bien avant sa mort, en décembre 2014, nombreux ont été les ex-coéquipiers ou journalistes à saluer sa force tranquille, une caractéristique toute naturelle qu\u2019il a réussi à imprimer à l\u2019équipe entière, alors que le Québec se transformait sans trop de turbulences.« Maurice, c\u2019était le feu.Le Grand Jean, c\u2019était la force tranquille », écrivait le journaliste Réjean Tremblay dans un billet du Journal de Montréal le 20 janvier 2013.Au cours des prochaines semaines, nous retracerons le parcours du Canadien de Montréal durant cette séquence de quatre coupes Stanley en cinq ans, de 1964-1965 à 1968-1969.Les plus âgés se souviennent de cette époque où les amateurs de hockey du Québec s\u2019attendaient à accueillir la coupe Stanley avec la même régularité que l\u2019arrivée des outardes au printemps et de la place que faisait au Canadien le magazine Perspectives, publié à l\u2019époque en supplément avec La Tribune du samedi.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY Jean Béliveau \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY Facebook Boucherie J-C Fortin - boucheriejcfortin.com 1411, rue Principale, St-Étienne-des-Grès, 819 535-3114 Service de livraiSon Combo de saucisses 32 petites saucisses 8 grosses saucisses 3 sortes 1 piquante 1 sucrée 1 assaisonnée 39$ Chaudière d\u2019ailes de poulet Non-cuites (± 60) sauce BBQ 35$ Chaudière Biftecks roi marinés (± 20) 105$ Poitrines de poulet désossées (± 20) Longes de porc désossées (± 30) Marinés 95$ Marinade au choix, frais sur demande SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 46 SPORTS MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com GATINEAU\u2014 Son corps est toujours une machine bien huilée, même si ses derniers coups de bras dans l\u2019eau aux côtés des meilleurs nageurs au monde remontent déjà à 2008.Même s\u2019il vient de fêter ses 40 ans, le 21 février dernier.«Je suis à mi- chemin sous la garantie», lance Yannick Lupien, au téléphone.Le ton était donné.On pouvait s\u2019attendre à une entrevue dont lui seul a le secret, à l\u2019époque durant laquelle le nageur natif d\u2019Aylmer était la vedette sportive locale en Outaouais.De nombreux records ont porté son nom pendant longtemps.Il y a eu ses deux participations aux Jeux olympiques et ce titre de vice- champion du monde au relais 4 x 100 mètres libre en 2005.C\u2019est sans oublier l\u2019étiquette du premier nageur canadien de l\u2019histoire à compléter le 100 m sous la barre des 50 secondes.«J\u2019avais deux rêves de petit gars.Je peux dire que je les ai réalisés», avoue Lupien.Il voulait se démarquer dans l\u2019eau.Puis, une fois sa carrière sportive terminée, il tenait à devenir pompier.Un métier qu\u2019il pratique depuis neuf ans à Trois-Rivières.«Je me souviens de chaque fois que je passais en vélo devant la caserne à Aylmer en bas du boulevard Wilfrid-Lavigne.Je me disais toujours que je voulais être pompier un jour», se rappelle le colosse de 6\u20194\u2019\u2019 et 240 livres.Lupien en parle justement dans les conférences qu\u2019il livre dans les écoles du Québec depuis une décennie.Il a dû patienter plus de cinq ans avant d\u2019obtenir l\u2019emploi tant convoité.«Ce fut plus difficile devenir pompier que finir deuxième au monde en natation, dit-il.J\u2019ai fini l\u2019école en 2006.J\u2019ai postulé partout.Sherbrooke, Longueuil.Laval.Rimouski et même Rivière-du-Loup.J\u2019avais passé le test écrit à Gatineau, mais je n\u2019étais pas le meilleur.Ça m\u2019a fait de quoi.» Lupien se souvient encore des épreuves physiques auxquelles il a dû se soumettre, à l\u2019époque, pour faire sa place au sein du service des incendies de Trois-Rivières.Un des tests imposés aux candidats se passait dans une.piscine.«Je suis arrivé avec mon Spee- do de l\u2019équipe canadienne avec la feuille d\u2019érable dessus.La première chose qui me rassurait, c\u2019est que mes fesses embarquaient encore bien dedans! Il fallait nager 200 m en bas de cinq minutes et 30 secondes», se souvient-il.Une distance qu\u2019il avait déjà complétée en une minute et 47,42 secondes durant ses belles années de nageur.«J\u2019étais quatrième au monde pendant quatre mois à un certain moment avec ce temps-là», souligne-t-il.Même si sa vie se déroule maintenant en Mauricie, une partie de son cœur demeure en Outaouais.Yannick Lupien vient faire son tour, à l\u2019occasion.Lors de chaque visite, l\u2019ancien étudiant de l\u2019école secondaire Grande-Rivière se fait un devoir de rendre visite à Jean Amyotte, qui a été son chiropra- ticien.Un homme qui l\u2019a appuyé durant sa carrière, et qui lui a offert un de ses premiers emplois d\u2019été.«Je coupais le gazon à sa clinique.Je me souviens que j\u2019avais oublié de fermer la porte de garage une fois!» Une erreur qu\u2019il n\u2019a pas répétée, ajoute-t-il en riant.Lupien a pris un coup de vieux ces derniers temps.Et pas en raison des 40 chandelles soufflées sur le gâteau.«J\u2019ai fait écouter le film Top Gun aux jeunes pompiers à la caserne.Ils n\u2019avaient jamais vu ça!» Sauter de l\u2019eau au feu GATINEAU \u2014 La scène se déroule en 2000 aux Jeux olympiques, à Sydney.Les épreuves de natation sont terminées.Yannick Lupien et ses coéquipiers se gavent de bières et de côtes levées.«Il y avait des barbecues un peu partout dans le village», se rappelle-t-il.Nourriture en main, Lupien est attiré vers une table libre où se trouve une seule personne.avec sa salade.«Je voulais décompresser et manger seul.Je me dis que ça serait tranquille.mais le gars commence à me parler, je ne fais que lui répondre sans poser de questions», relate-t-il.«À un moment donné, je me dis à moi-même : \u201cSois poli, de- mande-lui son sport\u201d.Dans ma tête, je ne pense pas qu\u2019il est athlète.Il n\u2019a pas de grosses jambes.Il n\u2019a pas les épaules non plus d\u2019un gars qui ferait du kayak.Il me répond qu\u2019il joue au tennis», se rappelle Lupien.«Donc, je lui demande : \u201cEs-tu pas pire?\u201d» L\u2019athlète en question?Un jeune Roger Federer, qui avait commencé à se faire un nom.Lupien ne l\u2019avait jamais reconnu.«Il ne m\u2019a jamais dit son nom.C\u2019est une fois que je suis allé à la table à côté qu\u2019on m\u2019a dit que c\u2019était lui!» LE DROIT Quand Lupien mangeait avec Federer «J\u2019avais deux rêves de petit gars.Je peux dire que je les ai réalisés» \u2014 Yannick Lupien «Ce fut plus difficile devenir pompier que finir deuxième au monde en natation», avoue l\u2019ancien nageur Yannick Lupien.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL leNouvelliste SAMEDI 28 MARS 2020 47 CHIFFRE DU JOUR 2 Pour la deuxième année d\u2019affilée, le pilote de l\u2019Assurancia de Thetford Mines, Bobby Baril, a été nommé entraîneur-chef par excellence dans la LNAH.L es Cataractes et Gordie Dwyer s\u2019étaient entendus pour un simple flirt.Jamais, toutefois, ils n\u2019auraient cru que ce serait si court! Avec toutes les activités de la LHJMQ qui ont été annulées jusqu\u2019à la saison prochaine, Dwyer est de retour à l\u2019Île-du- Prince-Édouard avec les siens.Ça fait un bout de temps qu\u2019il est rentré à la maison.Quand il a mis les voiles, il croyait bénéficier d\u2019un week-end de congé, avant de se remettre au boulot afin de planifier les séries.Il sait maintenant que cette escapade sera bien plus longue qu\u2019anticipée.«J\u2019étais confiant que ça repartirait, quand ils ont annoncé la fin de la saison régulière.On avait du temps devant nous, j\u2019étais optimiste.Mais bon, on a vu depuis que cette crise est majeure.Elle touche tout le monde, partout.C\u2019est très décevant ce qui se passe en ce moment avec notre ligue, mais ça reste du hockey.Il y a des choses plus urgentes à s\u2019occuper comme société en ce moment.» Dwyer aura finalement passé un mois à Shawinigan : un départ sur les chapeaux de roues, puis une séquence de trois défaites pour terminer qui établit son règne à ,500 (6-6).Avec Mavrik Bourque qui arrivait en renfort au prochain match, tous les espoirs étaient néanmoins permis pour les deux premières rondes des séries.«J\u2019ai eu peu de temps pour travailler mais je suis fier de ce que nous avons mis en place.Il y avait plus de structure dans notre jeu, de meilleures habitudes défensives étaient en train de s\u2019implanter.L\u2019objectif, c\u2019était de se préparer pour les séries, afin de pouvoir y faire du bruit et j\u2019estime que nous étions sur la bonne voie.Les gars répondaient très bien aux directives, je voyais qu\u2019ils voulaient apprendre», explique Dwyer, qui n\u2019aura finalement pas eu le temps de diriger le meilleur joueur de l\u2019équipe.«Je suis tellement déçu pour Mavrik.Il avait travaillé si fort pour revenir.Il insistait pour participer aux meetings, même blessé.C\u2019est un athlète affamé qui allait rejoindre ses coéquipiers.J\u2019aurais bien aimé voir les dommages sur la glace qu\u2019il aurait pu faire!» Dwyer n\u2019a pas eu le temps de tenir les traditionnelles rencontres de fin de saison avec ses hommes.Il leur a quand même transmis un petit message via leur groupe Messenger.«Restez en santé.Restez affamés.» DE RETOUR L\u2019AN PROCHAIN?Ce n\u2019était peut-être qu\u2019un simple au revoir.Même si le mandat de Dwyer est terminé, il est possible qu\u2019il débouche sur une entente de plus longue durée.Soyons clairs: Dwyer est agent libre.Un homme de hockey avec son vécu, en saison morte, est susceptible d\u2019avoir quelques options sur la table.Malgré ça, l\u2019ex- joueur du Canadien de Montréal ne cache pas son intérêt pour un retour en Mauricie.«J\u2019ai adoré mon temps à Shawinigan.J\u2019ai été très bien accueilli par l\u2019organisation, les joueurs, les partisans.Ma famille a bien aimé ça elle aussi quand elle est venue me visiter.Cette équipe a un beau futur devant elle, tout le monde le sait.Maintenant, je n\u2019ai pas de boule de cristal, je ne sais pas ce qui va se produire.Les Cataractes vont évaluer leurs options, j\u2019imagine.Je vais évaluer les miennes.Je m\u2019attends à avoir des discussions avec eux.On verra bien.J\u2019étais prêt pour cette aventure (de terminer la saison), on a appris à se connaître à travers ces semaines-là.Ce fut intense! Pour moi, tout ce qui s\u2019est passé à Shawinigan, c\u2019est très positif.» Dwyer comprend que ces discussions ne sont peut-être pas pour demain matin, que le monde du hockey tourne au ralenti en ce moment.Voilà pourquoi c\u2019est son rôle de père qui occupe actuellement la majorité de ses pensées depuis quelques semaines.Tenez, au moment de l\u2019entrevue, en milieu de semaine, il sortait de la maison pour la première fois en trois jours, afin d\u2019aller récupérer le panier de basket-ball qui soulignera la fête de l\u2019un de ses trois fils la semaine prochaine.«On essaie de sortir le moins possible.On doit tous faire notre part», lance Dwyer, en ajoutant que les mesures d\u2019isolement sont encore plus importantes à l\u2019Île-du- Prince-Édouard.«Si tu sors de l\u2019île, peu importe où tu vas, c\u2019est deux semaines en isolement à la maison! Remarque, c\u2019est peut-être plus facile à contrôler, puisqu\u2019il n\u2019y a que trois façons d\u2019entrer et de sortir : le pont, l\u2019aéroport et le traversier.Nous avons trois cas en ce moment, on s\u2019attend à en avoir un peu plus dans les prochains jours.Mais on pense que cette mesure va atténuer la crise par ici.» Un flirt qui pourrait se prolonger Gordie Dwyer pourrait être de retour derrière le banc des Cataractes la saison prochaine.\u2014 PHOTO STÉPHAN DESROCHERS STEVE TURCOTTE CHRONIQUE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca SAMEDI 28 MARS 2020 leNouvelliste 48 ISOLÉS, MAIS ENSEMBLE "]
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