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Titre :
Le courrier de Berthierville
Éditeur :
  • Berthierville :[Courrier de Berthierville],1926-1946
Contenu spécifique :
vendredi 31 mars 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Courrier de Berthier
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Le courrier de Berthierville, 1933-03-31, Collections de BAnQ.

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[" =\u2014- i \u2014 Le EE i \u2014\u2014= LE COURRIER oeBERTHIERVILLE tout l'homme.Mgr Manning.SOOO SOOO LLLLOLE RELIGION ET PATRIE 4 ; ORGANE HEBDOMADAIRE DES INTÉRÊTS DU COMTÉ DE BERTHIER.désess \u2014Ne nous faisons pas illusion.L'intérêt, l'ambition, les rancunes, la haine ont toujours armé les hommes les uns contre les autres.Et pour frayer le chenfln à la paix, il faut d'abord engager la lutte contre a ces passions humaines.(Cardinal VERDIER).Vol.VII, No.46 Saint-Justin, le vendredi 31 mars 1933.Dr A.-D.Milot, Rédacteur en chef.A la douce mémoire De regrettée Madame ©.-E.Milot (Mina Lesieur Désaulniers) Pieusement décédée le 17 mars 1933 \u201cJ'ai vécu d'une vie intense les années que votre libéralité m'avait confiées.\u201d Telles sont bien les paroles que pouvait prononcer cette vaillante âme au moment de sa rencontre avec le divin Maître, Hier seulement, on s'en souvient, le ciel la plongeait dans un deuil douloureux et profond.la perte de son digne époux, qu\u2019elle tenait dans une affection délicate et forte, la laissa pleurante mais doucement résignée.Cette grande âme put donc savourer la \u2018douleur morale.e Non, elle n'a pas semé du néant daus ses sillons.Soixante-quatre années de vaillant labeur et d'humbles sacrifices ont accumulé le capital de mérites dont elle jouit maintenant.A Si nous la pleurons, c'est qu'elle est partie trop tot! Mais elle vit là-haut ! Avec nos chers disparus, elle forme la chaine pour tendre la main et offrir le secours aux membres militants de la famille.Mère, implore de Dieu, la grâce qui console, Encourage et bénis aux moments douloureux, \u201cLe fils\u201d qui se soumet à la main qui l\u2019immole, Qui redit son Fiat à chaque appel des cieux.BIOGRAPHIE Née à (Louiseville le deux décembre 1868, de Alexis Lesieur Dé- satiiniers, avocat et de Oliva Pichette de Louiseville, Après de solides études à Ottawa chez les Religieuses de la Congrégation de Notre-Dame, elle épousa le 20 novembre 1893, Olivier Ernest Milot, médecin de Louiseville.De cette union, naquirent: Juliette, décédée en 1899, Angelbert, Chirurgien-Dentiste, de Berthierville, Gabrielle, épouse de Iéopold Géli- nas, Chirurgien-Dentiste de Louiseville, Qu'elle repose en paix, dans la grande allégresse, la bien-aimée disparue, et qu\u2019elle reçoive de là-haut toute l\u2019effusion de notre piété filiale, elle qui fut \"ame de notre foyer qu'elle dirigea, avec autant de tact que de dévouement; qu\u2019elle réchauffa de son affection tendre et forte à la fois.Toujours on la vit calme et douce, encourageante et sympathique, consolatrice de l\u2019affligé, protectrice du pauvre, amie sage et de toutes les heures et nous nous édifions au souvenir de sa vertu.iBpl rH La vertu! c'était le cachet de-toutes ses actions; mais nune vertu toujours grande, toujours généreuse, toujours austére.Impossible d\u2019oublier jamais ses procédés délicats et maternels, sa sollicitude touchante et pleine d\u2019abnégation pour tous.La bonté jointe a un profond esprit chrétien firent de cette dme d'élite, la femme forte que tous ceux qui ont eu le bonheur de l\u2019approcher, pleurent en glorifiant sa mémoire.Son coeur était l\u2019asile où se réfugiaient toutes les souffrances.Que d'humbles ont été.relevés! Combien «\u2019affligés ont été appuyés et consolés! Combien d\u2019enfants ont senti la douceur de la main maternelle qui les protégeait! Pas un déshérité de la fortune ne se présentait sans recevoir le.secours attendu.la main suivait le coeur qui la tenait constamment ouverte.Femme vertueuse, épouse idéale, éducatrice excellente, elle fut en tout le modèle de la plus belle distinction.; Oh! qu'elle était digne et aimable celle que nous vénérons et pleurons et ce qui la rendait telle c'était la paix et la limpidité de son regard où se révélaient la profondeur d'âme, le calme, l'égalité, rares dispositions qui créent le prestige durable et fondé.Ca nous est une douceur de murmurer maintenant en guise d'acte de foi les vers suivants de Sully Prudhomme.Elle s'en était fait elle-méme un cantique en pensant 4 ses morts, avant d'aller les rejoindre: \u201cOh! qu\u2019ils aient perdu le regard, Non, non, cela n\u2019est pas possible.Tls se sont tournés quelque part, Vers ce qu'on nomme d\u2019Invisible, Car comme les astres penchants Nous quittent mais au ciel demeurent, Les prunelles ont leurs couchants, Mais il n\u2019est pas vrai qu\u2019elles meurent.Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux, Tournés vers quelque immense aurore, De l\u2019autre coté des tombeaux, Les yeux qu\u2019on ferme voient encore.Les yeux de cette noble femme sont ainsi fixés, nous le croyons pieusement, par l'extase béatifiante qui établit dans l\u2019amour éternel et parfait! Ce qui ne l'empé pas de suivre du regard de la plus maternelle affection, son fils, qu'elle chérissait comme jamais fils ne fut chéri, sa fille, à qui elle prodigua le meilleur d'elle-même ct ses parents, ses amis qu'elle entourait de la plus franche amitié.Aussi mérite-t-elle pleinement le témoignage que prononçait devant la famille éplorée, un vénérahle prêtre: \u201cVous perdez un grand cceur.Votre mère était une sainte femme; Mère chrétienne, épouse admirable, pleine de générosité et d'abnégation.\u201d Elle est morte presque subitement au lendemain de sa fervente retraite.Le pressentait-elle?.On peut le croire à en juger par les entretiens des derniers jours.Mère repase en paix! Prépare-nous des places Sans cesse guide-nous vers le port éternel.Toujours nous marcherons fidèles sur tes traces Imitant tes vertus \u201cPOUR TE REVOIR AU CIEL\u201d IMPOSANTES OBSEQUES A sa résidence, au milieu de fleurs et de profondes sympathies, reposa en chapelle ardente la regrettée et bien-aimée disparue.Nombreux furent les parents et amis qui vinrent durant ces quelques jours, rendre un dernier témoignage d'amitié et d'adieu à cette grande Dame, trop tôt enlevée à l'affection des siens.Les funérailles eurent lieu le lundi 20 mars, en l'église paroissiale.La levée du corps fut faite par Monsieur le Chanoine J.-Elysée Panneton, aumônier de l\u2019Hospice des Soeurs de la Providence.Monseigneur Dionis Gélinas, C.S.de l'Evêché des Trois-Riviè- res, chanta le service funèbre assisté comme diacre et sous-diacre de MM.les Abbés Donat Baril, curé de la paroisse et J.Carufel, vicaire.On fait la quête: Mmes J.-E.Turgeon et Georges Chevalier.Les porteurs étaient: MM.J.-A, Giguére, Thomas Vanasse, J.-E.Turgeon, Hector Béland, Napoléon \"Chevalier, Ephrem Lesage.L\u2019Eglise qui avait revétu ses plus beaux ornements de deuil, contenait une foule nombreuse de parents et d'amis, dont il fut impossible de prendre les noms.+ : A = me et < -ORFRANDES DE MIESSES: \u2014\"Moriseigtèur \u2018Bont \u201cCanis, C.S.Trois-Rivières, Monseigneur Joseph Guy, O.M.I.Evéque de Grouard, Alberta, Rév.Soeur Milot Hospitalière St-Joseph de !\u2019Hô- tel-Dieu de Montréal, M.et Mme Arthur-L.Désaulniers de Ste-Anne de la Pérade, M.et Mme Hector Caron de Québec, Monsieur l'Avocat et Mme Lucien Comeau, Trois-Rivières, M.le Dr Omer Pi- chette de Sorel, M.et Mme T.Iverson, Trois-Rivières, M.et Mme A.L.Auger Louiseville, M.I'Avocat et Mme E.-J.Flynn de Québec, Met Mme Philippe A.Turcotte, Trois-Rivières, M.et Mme Armand Désaulniers, Québec, M.et Mme Thomas Vanasse, Louiseville, M.et Mme Ernest Mercier, Québec, M.le Dr et Mme Maurice Caron, T.- Rivières, M.le Dr et Mme L.Gélinas Louiseville, M.le Dr et Mme A.-D, Milot Berthierville, M.le Notaire et Mme J.-A.-D.Chagnon, Trois-Rivières, M.le Dr et Mme Wilfrid Gendron, Berthierville, Met Mme Hector Itéland, Lonisevilie, L'Amicale Notre-Dame de L'Etoi- le, Yamachiche, M.le Dr A.-D, Milot et Mme Léopold Gélinas 30 messes Grégoriennes.BOUQUETS SPIRITUELS: \u2014 Rvde Soeur Saint-Léonard de l\u2019ort Mauric: des Ursulines des \"Trois-Rivières, Rvde Soeur Milot, de l'Hôtel-Dieu de Montréal, Les Religieuses et les Elèves du Couvent de la Congrégation Notre-Dame de Berthierville, Les Religieuses des Saints-Coeurs de Jésus et de Marie de Berthierville, M.le Dr ct Mde Lucien Plante Louiseville, Mme Napoléon Chevalier Louiseville, Met Mme Afbert Champagne Berthierville, Famille J.-A.Trempe, For- tierville, M.et Mme Albert Champagne Berthierville, Famille J.-A.Trempe, Fortierxille, M.et Mme Georges Chevalier, Louiseville, M: et Mme Albert Champagne Berthierville, M.et Mme Xavier St-On- ge, Louiseville.TRIBUTS FLORAUX: \u2014 Mme Léopold Gélinas, Louiseville, Dr A.-D.Milot Berthierville, Pauline et Marielle Gélinas, Louiseville, Jean-Jacques et Réginald Milot Berthierville, Mme A.-D.Milot Ber- thierville, Dr L.Gélinas Louiseville, Famille Hector Caron Québec, Famille Arthur L.Désaulniers Ste-Anne de la Pérade, M.et Mme Lucien Comeau Trois-Rivières, M.et Mme T.Iverson, Trois-Riviè- res, M.et Mme J.-H.Aubé Berthierville, M.et Mme Roméo Laber- ge Montréal, M.et Mme Laurent Mesnard Berthierville, M.et Mme Labelle Hull, M.et Mine Rosario Gaudry Montréal, M.et Mme René Pomerleau, Berthierville, M.et Mime S.-H.Robitaille, Montréal, M.et Mme Odilon Meunier Montréal.THLEGRAMMES: \u2014 Monseigneur Joseph Guy, O.M.I.Edmonton, Alta, L'Honorable Alfred Duranleau, Montréal, M.Georges P.Laurin, M.P., Montréal, Dr et Mme E.Lamoureux Montréal, M.et Mme Gédéon Béland, M.et Mme Albert Dugas Montréal, M.J.-L.Fortin Trois-Rivières, M.et Mme Raoul Duchaime, Trois-Ri- vières, Mlle Graziella Ducharme, Trois-Rivières, M.et Mme J.-A.Boivin, N.P.Berthierville, Famille F.-A, Labelle, N.P.,, Hull, M.et Mme Rosario Gaudry, Montréal, Le Conseil et les Membres de la Chambre de Commerce de Berthierville, M.et Mme Georges Norman- din, Berthierville, MM, Lupien & Deegan, Montréal, M.et Mme Léo- pold Lamarche, Berthierville, Famille S.-H.Robitaille, Montréal, M.F.-L.Savignac, Montréal, Famille Odilon Meunier, Montréal, M.et Mme G.-A.Daviault, Maire de Berthierville, Famille Arthur Bourgeois, Montréal, M.et Mme Gaston Allard, Berthierville, M.et Mme L.-D.Carignan Montréal, M.et Mme J.-P.Belly Montréal, Dr J.-B.Lafremière, Montréal, M.et Mme Jean-Louis Tellier, Berthierville, Dr et Mme H.Michaud, Montyéal, M.et Mme J.-Albart Tellier, M.J- Alex.Guilbault, Avocat, M.ct Mme J.-Emile Chclier.Québec, Famille du Dr L-D.DeGrandpré, Berthierville, M.et Mme Camille Ducharme, Berthierville, M.et Mme J.-H.Fernet, Berthierville, M.Robert Véronneau, N.P.Yamaska, M.Camille Fréchette, Berthiervil- le, Mme J.-O.Tellier, Berthierville, M.P.-D.Sanschagrin, Berthier- ville, M.Guy Guilbault, avocat, Joliette, Famille Alide Deschênes, St- Barthélemy, M.et Mme J.-P.Grimard, Yamachiche, M.Alfred Mous- seau, Berthier, M.et Mme H.Blanchard, Montréal, M.et Mme B.Archambault, Montréal Mile Thérèse Ménard, Montréal, M.J.-E.-A.Sylvestre, Berthierville, M.et Mme Georges Lesage, Joliette, M.J.-A.Laforest Berthierville, Mlle Jeanne Champagne, Ottawa, M.À.Laflèche, Berthier, M.et Mme Auguste Caron Montréal, M.Jean Grégoire, Berthierville, Mme Edgar Doucet, Montréal, M.et Mme Pierre Gravel, Montréal, M.J.-A.Coutu, St-Félix de Valois, M.ct Mme Wilfrid Duchesnay, Montréal, M.Louis Francoeur, Québec.SYMPATHIES: \u2014 Rvde Soeur Marie du Christ, prieure des Moniales de Berthierville, Les Soeurs de La Providence de Louiseville, La Congrégation des Enfants de Marie, de Louiseville, Mgr Joseph Guy, O.M.L., d'Edmonton Al:a., Les Frères de l'Instruction Chrétienne de l'Académie St{Louis de Gonzague de Louiseville, Honorable Arthur Sauvé, Ottawa, Rév.Père Alphonse de Grandpré, C.S.V., Assis- tant-Provincial des Clercs de St-Viateur, Outremont, Montréal, Le Comité Général des Anciens Elèves de l\u2019Académie, Chs Heaton Pré, sident, Révde Soeur Marie-Ambroise de Milan, ss.a, Montréal, Met Mme Thomas Vanasse, Louiseville, M.J.-A.Barrette M.P.,\u2019 St- Barthélemy, Dr Gérald Caron Wilmington, Mass.Louis Joseph This- del M.P.P., Louiseville, M.et Mme Albert Milot, Louiseville, M.et Mme Charles Caron Québec, M.et Mme Antoni Milot, St-Léon, Met Mme Pierre Bellemarre, Yamachiche, M.Rodolphe Caron, Peneta- guishene, Ont, Famille Gustave Caron, Louiseville, M.et Mme J.-H.Bellemare, Louiseville, Famille Victor Milot, St-Alexis des Monts, M.et Mme Agapit Bergeron, Yamachiche, M.ct Mme Adolphe Le- may, St-Alexis des Monts, Dr et Mme Louis-Thomas Caron Maskinongé, Famille Ernest Bellemare Yamachiche, M.et Mme J.-H.Au- bé Berthierville, Mlle Dina Chevalier, Louiseville, Famille Edouard Lemay, Louiseville, M.J.-A.Giguére Louiseville, M.et Mme L.-A.Ringuette Louiseville, M.R.-A.Gervais Berthierville, M.Paul Va- nasse, Avocat Trois-Rivières, M.et Mme Clovis Caron Louiseville, M'les Paula et Emma Mayrand St-Léon, M.et Mme Donat Bellemarre, Yamachiche, M.et Mme J.-E.Turgeon Louiseville, D.et Mme Lionel Plante, Louiseville, M.Emile Ferron, Avocat et Mme Ferron, M.et Mme Lucien Béland Louiseville, Mine Zotique Legris, Mme J E.Benoit Louiseville, Mlle Marcelle Alary, Yamachiche, M.Isaac Gi- guère, Louiseville, Famille Omer Rinfret, Louiseville, M.J.-A.Fer- ron, N.P.Louiseville, Mlle Cécile Descoteaux Yamachiche, M.Arthur Giguére, Louiseville, Famille Hector Caron, Louiseville, Famille P.Dusablon Louiseville, M.et Mme Urbain Lessard, Ste-Ursule, Met Mme C.-E.Martin, Maire de Louiseville, Mme Ildége Tessier Ber- thierville, M.L.Lessard N.P.Ste-Ursule, M.et Mme L.-T.Béland Louiseville, M.et Mme Richard Lessard, N.P.Ste-Ursule, M.et Mme ).-Paul Caron Louiseville, M.et Mme Charles Faton, Louiseville, Mille M.-Rose Grignon, Montréal, Mlle Berthe Cardinal, Berthierville, Mîle Caroline Auger, St-tienne des Grès, M.A.-E.Lesage, Louise- ville, \u2018Famille J.-Adolphe Lamy, St-Léon, M.et Mme Dionis Lesage Louiseville, Dr et Mme Rodrigue Latourelle Louiseville, Mme J.-E.Béland, et sa famille Louiseville, M.Camille Chevalier, Montréal, Dr R.& G.Lindsay et sa famille, Louiseville, M.et Mme A.Garceau, Loui- seville, M.et Mme Elphédge Marseille, Louiseville, Famille Ulric Gigue- re Louiseville, Famille Jérémie LL.Désaulniers, Louiseville, M.et Mde A.Boyer Louiseville, M.L.-P.Boucher Louiseville, M.B.Précaurt Berthierville, Mme Arthur Béland Louiseville, M.et Mme J.-A.Ju- tras, Louiseville, Famille Nap.Despaties, M.Auguste Plante et st famille, Louisevie, Mlle M.-L.et Malvina Allard, Berthierville, M.et Mme Adrien Loranger, louiseville, M.et Mme Paul Emile Neveu Trois-Rivières, M.et Mme Elzéar Ray Louiseville, M.Maurice For- tier, Avocat et Mme Fortier Trois-Rivières, M.et Mme Emilien La- combe Louiseville, Mme Henri Cardjnal Berthierville, M, et.Mme W.Lawler, Louisevifle, M.et Mme Eugène St-Jean Berthierville, M.et Mme E.Hébert, Louiseville, M.et Mme Eugène Noël, Mme Chs Fortin et ses enfants, Louiseville, M.et Mme J.-H.Langevin, Louiseville, Famille Ephrem Foucher, Louiseville, M.et Mme Joseph Giguère, M.et Mme J.-A.Coutu, N.P., Louiseville, Lieutenant Colonel R.Pellerin et sa famille Yamachiche, M.et Mme H.Paul Giguère Loui- seville, M.et Mme Victor Sylvestre L'Epiphanie, Famille W.-H.Gagné, St-Justin, M.et Mme A.Bellemarre, N.P., St-Paulin, M.et Mme Wilfrid Lambert Louiseville, M.Bernard Bourgeois, St-Justin, Famille Théophile Masse, Louisevifle, M.et Mme Eugène Mayrand, St- Léon, Mile Yvonne Lord, M.et Mme J.-R.Vachon, Louiseville, Mme F.-V.Ritchie Trois-Rivières, M.et Mme Donat Bourk, Mlle Marie- Anne Lacombe, M.Phill, Lacourcière, Mme et Mile G.ousseau Mlle Bernadette Lacombe, M.et Mme J.-Edouard Lesage Louiseville, M.et Mme Emery Brière, M, et Mme J.Charles Gagnon, Louiseville, Mme Ernest Lacerte, Yamachiche, M.et Mme Victor Damphouse !uuiseville, M, et Mme lucien Caron, Berthierville, M.Wilfrid Law- ler et sa famille Louiseville, Mlle E.Chevalier, St-Léon, M.et Mme Chs St-Jean Louisevile, M.et Mme Joseph Lescadres, Louiseville M.et Muse Joseph Fleury, St-Léon, Famille Adélard Bélanger, M.\u20ac Mme Arthur Lesage, M.et Mme Joseph Cloutier, M.et Mme E- douard Pratte, M.et Mme Pierre Boisvert, Famille J.-A.Bussidres, M et Mme W.Laliberté, M.et Mine Edouard Béland Louiseville Mde F-X.L fleur, Famille Olivier Mineau, M.et Mme J.-A.Trépanier M.et Mme Victor Héroux, M.Georges Veillette, M.et Mme Oscar Cormier, M.et Mme J.-E.Naud, Famille Rosario Ferron, Famille Philadelphe Giguère, M.et Mme Alide Milot Louiseville, Famille J.-A.Duplessis Montréal, M.et Mme Georges Milot St-Alexis des Monts, M.et Mme Atchez Coutu, Trois-Rivières, M.et Mme Irené Rabouin, Louiseville, Dr et Mme René Coutu Trois-Rivières, M.J.Valcourt, Louiseville, M.et Mme Raoul Robert St-Alexis des Monts Mme J.-D.Gagné, Victoriaville, Mme Barthélemy Rocher St-Lambert, Dr et Mde Lionel Lamy, Montréal, Mme Laurent Lesage Québec, Mme Hudon Normand Trois-Rivières, M.et Mme Albert Guilbault Sorel, Mme Joseph Salvas, Berthierville, Mme J.-O.Gadoury, Montréal, Mlle R.Bourgeois, Joliette, M.et Mme Fernand Brunelle Montréal, M.H.-J.Keating Trois-Rivières, M.et Mme Blaise Duhamel Dr Aldège Ethier, Montréal, J.-Albert Savignac, N.P., Montréal Dr Wellie St-Pierre Montréal, Mile Alice Désaulniers, New-York, M Arthur Ecrégent M.P.Montréal, M.et Mme J.-G.Perrigard, \"Ber.thierville, M.et Mme Armand Myette Montréal, M.Thomas Coutu Montréal, Famille Frank Perrigard, StCuthbert, Mlle Emilienne Mo- rand G.M.Montréal, M.et Mme J.-Olivier Legendre, Montréal, Met Mme Marcel Vadeboncoeur, M.et Mme Omer Paquette Berthier- ville, Famille J.-M.Paquin, Montréal, M.et Mme L.-A.DeCr Berthierville, Dr et Mme Georges Lajoie, Trois-Rivières, Mile F.Pa- quette, Berthierville, Famille Isidore Perreault, Ste-Mélanie, M.et Mme J.-W, Michaud Berthierville, Dr Georges Pelletier, Montréal M.Ludger Gravel, Montréal, Dental Compagnie of Canada, Montréal, Onésime Gagnon, M.P., Dorchester, M.Henry Thompson, Montréal, Mite L.(amaron Digby, NE, L'Association des Anciens Elèves du ollege de St-Laurent, Rév.Père de Montigny csv.Secrétai C.-O.Milot Montréal.Xn Cav Secrétaire, Dr La regrettée disparue, laisse pour pleurer sa perte, un fils, An- gelbert de Berthierville, une fille Gabrielle, Mme Léopold Gélinas, de Louiseville, une belle-fille Mme A.-D.Milot de Berthierville, un gendre M, Dr L.Gélinas, de Louiseville, quatre petits-enfants: jean-Jacques et Réginald Milot de Berthierville, Pauline et Marielle Gélinas de Louiseville, une soeur Flore, Mme Heuor Caron, de Québec, un itrére M.Arthur L.Désaulniers, Ex.M.P., Ste-Anne de la Pérade, ses Belles-Socurs, Rvde Soeur St-Léonard de Port-Maurice des Ursulines des Trois-Rivières, Mme Arthur L.Désaulniers de Ste-Anne de la Pérade, Mmes Josaphat Beaulieu de Ste-Flore, Agapit Bergeron de Yamachiche, Albert Milot de Louiseville, Victor Milot de St-Alexis des Monts, Ernest Bellemare de Yamachiche, Joseph Trempe Fortier- ville, L, Baril de Ste-Ursule, Antoni Milot de St-Léon, Wilfrid Mi- lot de Attleboro, Mass.Alphonse Milot de Taunton Mass., ses Beaux- fréres: MM.lector Caron Ex.M.P.de Québec, Antoni Milot de St- Léon, Albert Milot de Louiseville, Joseph Trempe de Fortierville, Ernest Bellemare, de Yamachiche, E.Baril, Ste-Ursule, Josaphat Beau- lieu, Ste-Flore, Agapit Bergeron Yamachiche, son oncle le Dr Omer Pichette, de Sorel.Sur la tombe à peine close de notre regretté Papa et sur celle prématurément ouverte de notre bien-aimée Maman, Nous réitérons dans Un souvenir ému l'expression de nos hommages les plus respectueux.AUREVOIR \u2014 AU CIEL R.LP.> et de tout instant, Placez vos risques et responsabilités de tous genres par l'entremise de LAURENT ROY Courtier en Assurances Si vous désirez, en Assurance, une 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ne pas rappeler qu'il fut, avec le regretté Paul-E- mile Lamarche, l'un de ceux qui, sur la question des écoles du Keewatin, se séparèrent carrément de leurs amis politiques pour soutenir ce qu\u2019ils estimaient le droit supérieur des catholiques du Kees watin.Il y a vingt ans de cela et la jeune génération n'imagine probablement point l'émoi que suscitèrent ces débats, qui se rattachaient à là vieille question des écoles du Manitoba.Mais la lutte fut alors très vive, et la collection du Devoir en garde d'abondants témoignages | car, nous appuyâmes à fond La- marche et ses amis.Cette lutte, ot le devine, prit un caractère particulièrement pénible à l\u2019intérieur du groupe.conservateur français.Il est toujours difficile pour des partisans de ronwpre avec leurs chefs, et Lamarche lui-même, si fier, si courageux, avouait dans l'intimité: Je ne savais pas qu'il fût si difficile de faire son devoir.Les dissidents se heurtaient à des obstacles de toute sorte, à part la solidarité de parti et la vieille camaraderie.D'une part, la question de droit était, pour les profanes, d\u2019une assez grande complication.De l'autre, il ne manquait point, dans les coulisses, de voix insinuantes et perverses pour faire erten- dre aux dissidents qui pourrait leur en cuire de ne pas marcher a- vee les chefs, qu'on pourrait ne pas faire dans leurs circonscriptions tels ou tels travaux dont l\u2019abeence ne les servirait point auprés de leurs électeurs.Lamarche, un jour, décida d'en avoir le coeur net.Il alla tout droit a l'un des ministres intéressés et le somma de lui dire ce qu'il entendait faire à ce propos.\u2014 Mais, rien tu tout, répondit le ministre.Nos trouvons que vous avez tort de nous combattre, Mais nons n\u2019avons pas la moindre intention de recourir à ce genre de représailles.En sortant du bureau ministériel, Lamarche rencontrait Bellemare.On venait d\u2019insinuer à celui-ci les mêmes menaces.Lamarche rentra chez le ministre, et le mit au courant, \u2014 J'entends bien, fit-il, qu\u2019on ne touche pas plus à Bellemare qu\u2019à moi.Ceci montre à quels procédés, non pas les chefs certes, mais certains sous-ordres étaient prêt à recourir contre les dissidents.On imagine que la discussion juridique, où Lamarche, d'accord, du reste, avec un juriste anglo-protes- tant de la taille de M.Cahan, traitait ses adversaires d'égal à égal, devenait fort ennuyeuse pour les profanes.Entre les textes divers qu'on se jetait à la tête, ceux-ei ne savaient plus parfois comment se retrouver.C\u2019est alors que Bellema- re eut un mot magnifique dans sa pittoresque vulgarité.\u2014 Lomarche, fit-il je sais que tu as raison; mois ces gars-là peuvent me mêler.Tu connais tout cela, toi, ces questions de Droit et de Constitution, Eh! bien, va de l\u2019avant.Je tiendrai solidement ta queue de capot\u2026.L'homme qui vient de disparal.tre était l\u2019un de mes vieux camarades d'école.On me pardonner de mettre.uve particulière fierté : peler que ce jour-là il fit magnifiquement son devoir.O.H.\u201cLe Devoir\u201d, LE COURRIER DE BERTHIERVILLE Le Courrier de Berthierville J3URNAL HEBDOMADAIRE dr A.-D.MILOT, Editeur-Propriétaire.BERTHIERVILLF, P.Q Le prix de l'abonnement est de 50 sous par année pour le Canada et $1.00 pour les Etats-Unis.Pour le tarif des annonces, Impres- « sions, etc.on voudra bien s'adresser aux bureaux du Courrier de Berthier- = ville.Toute année commencée est dûe.EEE Louiseville Décès et funérailles de Mme Té- lesphore Pichette Mardi 14 mars, est décédée chez son gendre M.Zotique Gravel, Dame Emma Lambert, âgée de 72 ans, épouse de M.Télesphore Pi- chette, elle succomba à la paralysie qui la terrassa en l'espace de trois jours seulement.Elle eut le bonheur de recevoir l'Extrême-Onction à ses derniers moments.Elle laisse pour la pleurer : son époux, M.T.Pichette, et 7 filles : Lydia, Mme Zotique Gravel: Odé- lie, Mme Louis Coutu, de St-A- lexis; Alexandrina, Mme Henri Thibodeau, de St-Edmond; Aurore, Mme Donat Charette, de Ste- Angèle de Prémont; Blanche, Mme Josaphat Thibodeau, de St- Alexis; Alvina, Mme Alfred St- Yves, de St-Angéle; Marie-Loui- se, religieuse de la Providence, un fils, M.Wilfrid Pichette, de Ste- Angèle, un frère M.Louis Lambert, et 29 petits- enfants.M.et Mme Pichette, ayant toujours demeurer à Ste-Angèle de Prémont, à venir jusqu'à l'automne dernier, le corps de la défunte fut transporté à çet endroit où eut lieu les funérailles et l\u2019inhumation, au milieu d'une nombreuse assistance de parents et d'amis.FIANCAILLES PICHE \u2014 BARRETTE Dimanche dernier avaient lieu chez M.Wilfrid Barrette de Ber- thierville, les fiançailles de sa fille Mile Noella Barrette, avec M.P- Emile Piché, de Louiseville, fils de M.Wilfrid Piché, marchand de Louiseville.Cette cérémonie se passa dans l'intimité de la famille.Nos félicitations.NOTES SOCIALES.\u2014 M.et Mme Edouard Picotte et Mme Joseph Guinard, sont allés & Québec dernièrement, pour assister aux funérailles de leur beau-frère M.J.-E.-O.Galipeau.\u2014 M.l'abbé Donat Picotte, des Trois-Rivières, et sa sœur Mlle Marie-Louise Picotte, en visite chez leurs frères Edouard et Joseph Picotte et autres parents.\u2014Mme J.-A.Pichette, des T.- Rivières est venue passer quelques jours chez ses belles-soeurs les Milles Pichette.\u2014 M.Jean-Paul Guinard, de la Banque C.N., Trois-Rivières, est venu chez son père M.Jos Gui- nard, en fin de semaine.\u2014 Mille Caroline-L.Auger, du presbytère de St-Etienne, passe quélques jours chez son frère M.Arthur-L.Auger, elle est à faire faire de grandes améliorations à sa propriété, Mile Alberta Saint-Pierre de St-Léon, chez son oncle, Philorum Lacoursière pour quelques jours.\u2014Mille Marie-Louise Paillé, en promenade à St-Léon chez son père M.Joseph Paillé.\u2014 Mille Berthe Dussault est allée à Maskinongé pour assister à la grande fête de St-Joseph.Elle est l'invitée de Mlle Thérèse Caron.\u2014_\u2014_\u2014 FUNERAILLES D'UNE VENERABLE NONAGENAIRE MME LOUIS VADEBON- COEUR Jeudi, le 16 mars dernier, le Seigneur rappelait à Lui son humble servante Dame Tharsile Carle, épouse de feu Louis Vadeboncoeur, elle est morte à l'âge avanoée de 91 ans, Elle quitta cette terre d\u2019exil sans regret n'ayant toujours eu en vue que le service de Dieu en toute chose, elle reçut avec grande ferveur les derniers sacrements.La défunte faisait partie de la Fraternité du Tiers-Ordre.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Mme Dolphis Bourassa, de Louise- ville où elle demeurait; Mme Rémi Lambert, de St-Edouard, Mme Arthur Vadeboncoeur du Cap de la Madeleine, M.Napoléon Vade- boncoeur, de St-Tite, M.Emile Vadeboncoeur, de St-Paulin, Lavaltrie HONNEUR AU SUCCES Mademoiselle Mayer Institutrice dans la paroisse de Lavaltrie vient de recevoir du Département de l\u2019Instruction Publique par l\u2019entremise de M.J.-B.Chartrand Inspecteur une nouvelle ification \u2018yep oy Ten: do seignement.Nos sinoères félicita- Emission de l\u2019école seciale fe populaire La prochaine cause causerie hebdomadaire de l\u2019Ecole Sociale Populaire aura liew le mercredi soir, 5 avril, à 6 h 45.Mlle Antoinette Gérin- Lacie, \u2018directrice des Ecoles Ménagères provinciales donnera une deuxième causerie sur cette oeuvre.LA SEMAINE SOCIALE DE RIMOUSKI La prochaine Semaine sociale du Canada, qui sera consacrée au Problème de la Terre et doit avoir lieu À Ritrouskï du 14 au 19 août, sous le patronage de S.-Exc.Mgr Cour- chesne, :réunira une brillante pléiade.de professeurs.Nous relevons sur le programme parmi ceux qui donneront des cours, les noms de Mgr J.-C.Allard, de Ste-Marti- ne, des abbés Edouard Beaudoin, F.-X.Jean et Henri Bois, de I'E- cole .PAgriculture de Ste-Anne de la Pocatière, de !'Hon.Adélard Godbout, ministre de l'Agriculture, de MM, Georges Bouchard, député de Kamouraska, Esdras Minville ct Charles Gagné, professeurs, Cyrille Vaillancourt, président de la Fédération des Caisses populaires, J.-A.Ste-Marie, régisseur de la ferme de Ste-Anne, etc., etc.D\u2019éloquents conférenciers, dont les noms seront bientôt publiés, prendront la parole aux réunions du soir.programme complet parai- tra: sous peu.la liberté en en Espagne Le Gouveau consul d'Espagne à Montréal faisait récemment l'éloge de son pays et vantait la liberté dont jouissent ses habitants.Or, presque le même jour les Cortès es- es étaient saisies du projet de lof sur les Congrégations religieuses enté par le gouverne- ette loi prive les Congréga- don du droit commun d\u2019enseigner et de posséder, droit qu'ont les associations civiles, et que les Instituts religieux avaient jusqu'ici exercé, en conformité avec les lois du pays et pour le plus grand bien en vérité! \u201c Dans le Caucase Le 31 janvier 1933 la fille de Léon Tolstoi dénonçait dans une lettre au journal \u201cLa Renaissance\u201d, la lutte sanglante qui se déroule dans le Caucase du Nord, l'exil ou la fusillade, chaque jour, de milliers de gens, les atrocités contre les croyants, les savants, les professeur et maintenant contre les ouvriers et les paysans, l'esclavage, la faim et le froid dont le peuple russe souffre depuis quinze ans.\u201cLe gouvernement soviétique, é- crit-elle, pille le peuple, lui enlève les grains et les autres produits alimentaires et les expédie hors des frontières parce qu\u2019il a besoin de valeurs étrangères.\u201cOn se révolte dans les fabriques, dans les usines, dans des villages isolés, dans des cantons entiers, Mais la répression est impitoyable.\u201cLe paysans affamés s\u2019enfuient par milliers de l'Ukraine où les menace la mort par la faim.Depuis le temps d'Ivan le Terrible, la Rus- M.[sie n\u2019avait pas vu de telles \u201chorreurs.Et maintenant que les Cosaques du Korban-se sont soulevés dans le Sud de la Russie, le pouvoir soviétique a organisé une répression d\u2019une férocité inouïe contre la population.Cosaques ont été fusillés par familles entières, et 45000 hommes, femmes et enfants sont envoyés par ordre de Staline en Sibérie à une mort certaine\u201d.Les tragédies Dniestr recommencent Plus de 300 réfugiés moldaves viennent d'adresser aux Présidents des Corps législatifs roumains un appel émouvant, dans lequel ils dé- crivene les souffrances et les persécutions que leurs compatriotes habitant la République moldave soviétique (dont la capitale provisoire est à Tiraspol) endurent de la part des autorités de l\u2019URSS.Les exactions de toutes sortes se sont multipliées ces derniers temps et dés déportations en masse, particulièrement sauvages, ont lieu systématiquement.La population a bout de souffrances cherche à s'évader de ce malheureux territoire, mais à peine quelques-uns parviennent à franchir le Dniestr, les Soviets ayant renforcé les effectifs de leurs grardes-frontières lesquels s\u2019adonnent à de véritables massacres contre les pauvres fuyards.POISSON D'AVRIL ge 1779.le tsar, Pierre le Grand offrit son peuple un \u201cpoisson d\u2019avril\u201d mémorabli Il fit pd devant pp = a, A a Be in- flammabies et, au lever du soleil, y fit mettre le feu.tions à cette institutrice dévouée et aux laborieux élèves de cette école.Les flammes s'élevèrent à une de ses habitants.Singulière liberté, [Pe telle hauteur qu'au loin on crut que la ville entière brûlait.Les gens accoururent de toutes parts; des paysans, sur leurs traineaux, vinren* de très loin dans l'intention de porter secours.En arrivant devant le palais, ils furent accueillis par ces cris: \u201cTétes sans cervelles, anes que vous êtes, arrière! Par ordre du tsar, arrière! Vous ne comprenez donc pas que le Petit Père s\u2019est joué de vous\u201d Oubliez-vous que c\u2019est aujourd'hui le premier Avril Quand les grands de la terre se mélent de plaisanter, ils vont un peu loin! En 1746, un nommé von Thun voulut répéter cette farce ridicule.Pour g'amuser aux dépens des autres, il mit le feu à une tour en bois Mais il ne réussit qu'à détruire une forêt superbe qui lui appartenait !\u2026.Bien fait! Poisson d'Avril ! Semez la vaillance Remonter le courage des autres, c'est bien en avoir soi-même, c'est mieux encore.C\u2019est plus difficile et c\u2019est au fond, le meilleur moyen de suutenir le moral de son entourage que de prêcher d'exemple.Nous faisons de belles phrases pour engager ceux qui pleurent à se consuler, ceux qui languissent à travailler, ceux qui souffrent à se résigner.Ce sont, sans doute, nos sentiments de sympathie qui dictent ces paroles: mais ne sommes-nous pas bien aise aussi de répandre notre sagesse en arguments convaincants ?Cela nous donne une supériorité et comme le mal ne nous atteint pas, nous croyons qu'il est aisé de le supporter.N'y a-t-il pas même parfois, tout au fond de notre âme, un peu de vilain égoisme qui fait que la douleur d'autrui nous semble exagérée parce qu'elle nous enveloppe d'une atmosphère de tristesse?Nous tâchons d'en adoucir l'expression plutôt que d'en diminuer l'amertume, et c'est ce qui rend vaines tant de consolations prodigalement offertes.Vienne l'épreuve qui nous frap- dans notre personne, dans nos affections, dans nos biens, nous jugeons que notre affliction propre dépasse tout ce que l'on peut imaginer, Nous nous plaignons très haut des rigueurs du sort et nous souhaitons que chacun prenne part à notre désolation.Comment ceux devant qui nous nous laissons abattre de la sorte accueilleront-ils nos remontrances ou nos exhortations puisqu'ils savent notre faiblesse au moins égale a la leur?Nous démoralisons notre entourage par une attitude prostrée ou révoltée, nous l\u2019exCdons par nos plaintes.Rien ne suscite le respect et n'entraîne mieux ceux sur lesquels nous avons quelque influence ou quelque autorité que l'acceptation raisonnée de notre destin, Cet hé- roisme n\u2019a rien de tapageur et reste souvent secret: sa vertu n'en rayonne pas moins autour de nous par le calme de notre maintien et ia possession de soi qui sont l\u2019apanage de natures bien équillibrées.Se vaincre soi-même, c\u2019est apprendre aux autres à lutter; souffrir avec dignité, sans affectation de stoicisme, c\u2019est donner l'exemple le plus efficace.Bien entendu nous ne confondons pas cette attitude avec la passivité qui reçoit les coups en courbant la tête et sans rien tenter pour les éviter.Elle nous aide, au contraire, a ménager nos forces qui ne se dépensent pas en inutiles clameurs.C'est aux femmes surtout qu\u2019il appartient de faire régner au foyer l'esprit de vaillance.A vous voir courageuses et fortes, mères de famille, maîtresses de maison dont la vie journalière est semée de difficultés est-ce vos maris, vos enfants, vos serviteurs ne puiseront pas dans votre sérénité l\u2019entrain nécessaire à l\u2019aocomplissement de leur tâche?Vous connaîtrez la douceur de voir ainsi prospérer tout ce qui vous est cher; sur le fronton de votre maison heureuse pourra s\u2019inscrire la devise chère à Jeanne d\u2019Arc et qui résume en deux mots tout l'effort d\u2019une race: \u201cVive labeur\u201d ! \u2014 Pour vos travaux d'impressions, adressez-vous À l'Echo de Saint-Justin eat À la tête de ses ateliers, ee qui vous assure une exéeution parfaite de vos travaux et ses prix sont trèg mo dérde Si vous voules avolr cheveu de sesants.véhovaux, | cultive 7 vate: a ress: us en n l'année, à M.\u2018anston Sylvestre, 42 tr Cuthbert, voisin de la station du C.P.R.sur la rene ale.2 ¢ sont modiq et les conditions des plus faciles.a.ane A un homme de 40 années d'expérience {4 CHARITE A BON MARCHE Un juif marie sa fille et à cette occasion donne un grand festin.À \u201cà fin du repas de noces, un rabbin prend la parole: | Mes frères et mes soeurs, puisque nous sommes dans la joie et la liesse, n'oublions pas les pauvres.Je vous propose de crier avec, moi Hourrah pour les pauvres!.MOTS CROISES Voici les noms des personnes qui ont envoyées la solution du problème No.8: \u2014 Mme Pierre Sylves- ere, Berthier; Mlle Bernadette Piette, Joliette, Mile Alice Fernet, Fernetville; Mme H.-V.Mon- dou, Berthierville; M.Lionel Sylvestre, Berthier; Mlle Françoise Laura Caisse, Berthierville; Mme (Lionel Aubuchon, rvile ; Mile Michelle Robert, St-Alexis des Monts; Mlle Corinne Germain, Cap Santé, P.Q.; Mlle Lucienne Sylvestre Berthier, Mlle Rachel Jubinville, Berthierville; Mme Jos- Chs Adam, Berthierville; Mile Flo- rés Cloutier, Louiseville; Mlle Irène Savignac, Montréal; Mlle Cécile Caron, Maskinongé; Mme J.-O.Legendre, Muntréal; Mile Solange Robert et Madeleine Robert, de St- Alexis des Monts; M.René Jubin- ville, de Berthierville; Mile Anita de Grandpré, Berthierville.Le tirage au sort a favorisé Mme Hercule Olivier, de Berthierville.Nos sincères félicitations.Solution du Concours No.8 Envoi de Madame Fernet, Fernetville; Mile Renée) SAMOTHRACE\u2014L Daviault, Berthierville; Mlle Luci-| CIEL \u2014 OA SIS \u2014 A e Mousseau, Berthier; J.-A.Ri-| I GNIFUGE \u2014 PIC card, Berthierville; Mme Romu-| ERSE\u2014XERXES\u2014 ald Gendron, Berthierville; Mlle) NIER\u2014\u2014U\u2014\u2014 CAB Fernande Laferrière, Berthierville;] CE \u2014 \u2014 CARRIER B Mlle Gabrielle Gendron, Berthier-| E\u2014ABAT\u2014ON\u2014\u2014S ville; Mlle Madeleine Rochette, de|\u2014 SCA PH ANDRES Berthierville; Mme Hercule Oli-l SA \u2014 BRESSUIRE vier, Berthierville; Mme J.-G.CA\u2014AIN\u2014ILE\u2014M Perrigard, Berthierville; Benoit| IDA\u2014 CEINTURE Piette, Berthier; - Mile Jeanne| OIL\u2014ES\u2014\u2014\u2014R\u2014R d\u2019Ar¢ Généreux Berthierville; Mlle| N \u2014 [ \u2014 § \u2014I VE \u2014 oc \u2014 Mots Croisés LE COURRIER DE BERTHIERVILLE, Berthierville, Qué.Lionel Aubuchon Pt mt bm pm em HORIZONTALEMENT i\u2014Juif de Ja tribu de Nephtalic.\u2014 Cap du Finistére en face de l\u2019île de Sein.\u2014 Inquiétude.2\u2014Bloc de bois non travaillé.\u2014 Coiffure haute et pointue des anciens Perses.3\u2014Préfixes.\u2014 Agent des crimes d\u2019un autre.\u2014 Riche.\u2014 Préfixe, 4\u2014Patriarche hébreu.\u2014 Orifices respiratoires chez les animaux articulés.\u2014 Fleuve d\u2019Afrique.5\u2014Qui choisit entre plusieurs choses.\u2014 Une des saisons.\u2014 Viande rôti \u2014 Voyageur italien né à Venise.6 Naturelle \u2014 Ouvrier de houilliére.7-\u2014Sculpteur italien.\u2014 Interjection.\u2014 Maladie des grains de froments.8\u2014 Trois consonnes.\u2014 Prénom féminin.9\u2014Pronom démonstratif.\u2014 Point du ciel d'où paraissent émaner les étoiles filantes.\u2014 Préposition latine.10\u2014-Ville de Belgique.\u2014 Adjectif numéral.11\u2014Chanteur français né à Avignon.\u2014 -Sorte d\u2019étau \u2014Prin- cipe odorant.12\u2014Lacs de laiton.\u2014 Etrange.13\u2014Ancien nom de l'Irlande.\u2014 Recueil de bons mots.\u2014 Unité de travail \u2014 Anagramme de dire.14\u2014Adjectif possessif.\u2014 Obstruction.\u2014 Fils de Noé.15\u2014Deux consonnes.\u2014 Trompée.\u2014 Large sillon.Adjectif possessif.16 Qui aime & rire.\u2014 Mission- neiîte danois\u201d ia atonete \u2019 17\u2014Qui n\u2019a pas été publié (moins {a dernière lettre).Chef d\u2019 \u2014 Relatif aux habi- Sante de Ia haute Ecosse.CONCOURS NO 10 1 2 3 456 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 VERTICALEMENT 1\u2014Autrement.\u2014 Ville du Pérou.Proposition préliminaire qui doit faciliter la démonstration d'un théorème.2\u2014Nom vulgaire du genre opon- ce, \u2014 Genre de mollusque.3\u2014Fleuve de Sibérie.Canal qui conduit Peau dans les marais solants.\u2014 Patrie de Danton, sur-Aube.\u2014 Deux consonnes, 4\u2014Cri adressé à des chanteurs.\u2014 Action de faire apparaître par des sortilèges.Ville de France sur la Drame.5\u2014Terres entourées d'eau.\u2014 Ville d'Autriche.\u2014 Cri sourd d'un homme qui frappe.\u2014 Mot arabe signifiant cours d'eau.6\u2014Ce qu'il y a de meilleur.\u2014 Soutien.7\u2014Fenune de Loth.\u2014 Roulement de tambour.\u2014 Qui con- .duit des ânes.8\u2014Ancien nom de l\u2019Archipel (moins la dernière lettre).\u2014 Bière anglaise.9\u2014Vieillesse, \u2014 Genre de ma- gnoliacés à fleurs odorantes.\u2014 Lac d'Afrique.10\u2014Conjonttion.verbe être.11\u2014Homme désagréable.\u2014 Femme d\u2019Athanase, roi de Thèbes.\u2014 Instrument qui sert.dans les opérations, à maintenir certaines parties écartées.12\u2014Espéce de canard.\u2014 Passage entre deux montagnes.13\u2014Forme du verbe être, \u2014 Se Temps du esf rougeâtre.Canton de Suisse.\u2014 Assortir les couleurs dans les ouvrages soie et laine.14\u2014Colère.\u2014 Peintre religieux italien.\u2014 Anagramme de des.15\u2014Adverbe négatif.\u2014 Machine hydraulique.\u2014 Soucis.\u2014 \"1, Deux : pre ge ye Y8\u2014Garni \u201cde cils.Fils de Robert le Fort.17\u2014Fermier.\u2014 Nom de chaînes de montagnes \u2014 Mot [NDP VICT Venez voir nos prix MAGASIN NDANT DNA JD CAISSE Epicier-Licencié Angle des rues Frontenac et Iberville, Tél.30, BERTHIERVILLE.Saint.Justin\u2019\u2019, _|canadiens; dit d\u2019un cheval dont la robe|< deux J Petites annonces \u201cLe Courrler de Berthierville'\"\u2019 est édl- té par A.-D.Milot, de Berthierville et est Imprimé aux ateliers de I'\u201cEcho de Saint-Justin, P.Q.GRAND RABAIS DANS LA CONFECTION DES ROBES Venez nous voir et vous serez surpris de nos bas prix et de notre bonne confection.Mesdemoiselles ALLARD, 107 Frontenac, Berthierville.EE rer HOMMES DEMANDES Hommes actifs, ambitieux pour servir à domicile clientèle établie.Ville ou campagne.l6U produits Articles de \u2018Toilette, Médecines, produits alimentaires, produits de ferme.Vente assurée dans chaque maison.Réalisez $25.et $50.par semaine, Encore quelques territoires vacants.Faites-en réserver un immédiatement.Demandez détails et catalogue.PRODUITS FAMILEX, 4785 Ste- Catherine Est, Montréal.Td.Marquette 3219.YVAIN BEAUDOIN Avocat et Procureur $, est, rue St-Jacques, ch.23.MONTREAL Bureas à Berthier à l\u2019ancienne étude du notaire J.-A.-A.Lavallée du vendredi soir au samedi soir.Charles-Edouard Ferland, K.P.\u2014 AVOCAT \u2014 Boulevard Manseau (/$a) Coin de la rue Lajoie Tél.Résa.319.JOLIETTE, \u2014 QUE.LETTRAGE DE TOUT GENRE INITIALES SUR AUTO, Etc, DESSIN COMMERCIAL ANNONCES DE VITRINES SUR PAPIER S'adresser à 7 Crémazie, Berthierville.B.P.15 Table de première classe.COUCHER $1.00 000000600004 GPOPOIH0000 VICTORIA HOTEL | B.PRECOURT, Prop.CHAMBRES BIEN CONFORTABLES ET BIEN AEREES BERTHIERVILLE, P.Q.LA PYORRHEE Pour éviter la pyo pyorrhée, le sai- gnen:ent des gencives et la carie dentaire, servez-vous de la fameu- \u2014 |se pâte à dents \u201cMercitan\u201d, en yen- te chez le Dr A.-D.Milot, chirus- rix de 0.25 snus 1.00, gieu-dentiste, au vu 3 tubes pour J.-A.BOIVIN Notaire.Argent à prêter.Règlements de faillites et de successions.mens de titres, difficultés commerciales.Assurances, etc.Bureau: 141, rue Frontenac Tél.Bell 37 \u2014 Résidence 143 BERTHIERVILLE \u2014 Qué.P.'L.CASAUBON, B.A.L.L.L.Notaire Placements sur hypothèque, Ré- glement de succession, assurances.etc, Ste-Elisabeth, \u2014_ P.Q.BUREAU A LOUER Un beau bureau chauffé à louer conditions faciles.S\u2019adresser à Tél.71.por A VENDRE 149 Frontenac.Prélart à vendre.S'adresser à 109 Frontenac.Tél 74.BERTHIERVILLE.A VENDRE Set de salle à manger à vendre à Lonne condition.S\u2019adresser à 127 Frontenac.Meubles et \u2014_\u2014\u2014 Meubles et prélarts à vendre ainsi qu'un poéle électrique, etc S'adresser 4 109 Frontenac.Youp! 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LE COUFRIER DE BERTHIERVILLE { LE COIN LITTERAIRE VV VV VV IV VIVO VOTO veroveé La marche fonèbre \u2014 Et bien, docteur ?\u2014 C'est fini.Elle n'en a pas pour longtemps maintenant! Vous vouliez la vérité, mon cher Paul?Suy- ez courageux plus que jamgis.Il vous appartient de sourire Malgré vous! - Sourire malgré vous! Cette finale lui bourdonnait encore aux oreilles comme il entrait dans son cabinet de travail.Derrière lui, il ferma la porte à clef, marcha quelques instants de long en large, la tête basse, puis il s'assit et, le front dans les mains, se prit à pleurer conune un enfant.Il y avait de quoi aussi! Depuis un an, il refoulait ses larmes à seule fin de ne pas causer de chagrins inutiles à sa femme que la maladie retenait en une chaise longue.Depuis un an, il avait espéré la guérison de sun épouse qu\u2019il adorait.Les meilleurs médecins avaient été consultés, les meilleurs traitements employés.Säns succès.Il avait fait des neuvaines à tous les saints préférés, inutilement.La science ne pouvait donypter le mal, Dieu ne le voulait pas.Et pourtant, ils n'étaient unis que depuis quinze mois.Le bonheur n'avait pas été pour eux très prodigue en bienfaits.Au matin de leur mariage, ils croyaient tous deux au bonheur.Ils s'aimaient follement.Cet amour cependant demeura toujours vivace dans leurs âmes, et leur avait prété énergie et surtout l'espoir.Mais voilà qu\u2019un malheur inouie allait survenir! Il le sentait déjà tout près de lui! Elle allait moy- rir.Sa femme! I] restait seul, sans soutien, sans foyer; il la conduirait au cimetière elle pour qui il était prêt à se dévouer tous les jours de sa vie.Dieu viendrait la lui prendre tantôt, dans quelques heures, demain, dans trois jours! C\u2019est fi- nil avait dit le médecin.Non, c\u2019est impossible! Dieu ne ferait pas cela! Depuis trois ans qu\u2019il était l'organiste de la ville, il avait donné gratuitement son temps pour que les cérémonies religieuses soient plus belles, plus grandioses, Et là, il se disait: \u201cSi la science ne peut pas réussir.Dieu le peut.\u2018En récompense de ce que j'ai fait, Dieu sauvera mon Hélène\u201d.On frappait à la porte.Il ouvre.C\u2019est la garde malade : \u2014 Madame vous demande, Monsieur Duliac.Tl essuya ses yeux rougis par les pleurs, se regarda dans un miroir pour refaire sa figure, et c\u2019est le Apr A A AAC AAA AA sourire aux lèvres qu\u2019il entra dans le grand salon.Depuis un an, sa femme demeurait, couchée dans une chaise longue, les pieds cachés par des lainages épais, la tête puyée sur des amas d'oreillers.II la trouva joyeuse, souriante même, Toutefois il remarqua que sa figure changeait : le teint devenait plus pâle, les lèvres presques bleuies, les yeux profondément bistrés.Il fit un effort surhumain pour refouler un sanglot qui lui montait à la gorge.\u2014 Je suis Lien aujourd'hui, dit- elle en lui tendant la main, je crois que je commence à guérir.Le docteur me l\u2019a dit, et je le crois.\u2014 J'en suis tout heureux! eut-il la force de murmurer.Mais tu as l\u2019air bien triste, mon cher Paul?Que faisais-tu dans ton cabinet de travail ?\u2014 Je composais un morceau de musique, quelque chose de gai, de sautillant.Veux-tu que je le joue?Pas aujourd\u2019hui.Demain.Veux-tu me faire plaisir?Joue donc la Marche Funèbre de Gotts- chalk.\u2014 Mais c\u2019est si triste.\u2014 J'aime çe morceau.Pour me faire plaisir ?Quand il l\u2019eut fini, il dit avec un large sourire : Es-tu contente ?\u2014 Oui.J'ai une faveur à te demander.Quand je serai morte, tu toucheras l'orgue à mon service et tu joueras ce morceau-là.Je l\u2019entendrai, je te le promets.Peux-tu me donner ta parole?\u2014 Ne parle pas ainsi ?,\u2014 Fais m'en la promesse.J'y tiens.\u2014 Je te le promets.\u2014 Je vais bien dormir maintenant, mon Paul.Je suis fatiguée.Il y a si longtemps que je voulais te demander cela.Une heure plus tard, il revint au salon.II s'approcha doucement delle; elle paraissait dormir.TI se pencha sur sa figure.Un sourire errait sur ses lèvres; elle était morte, \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 11 pleuvait le matin des funérailles.Paul, depuis la mort de son épouse, n\u2019a pas dit un seul mot.Il n\u2019a ni bu ni mangé.On dirait un cadavre tant sa figure est pâle.On le persuade qu'il lui est préférable de ne pas se rendre à l\u2019église.Il déclare qu'il lui faut y aller.On insiste.Ilse laisse convaincre.Le convoi part sans lui.Une foule immense l'axompagne jusqu'à l'église tendue de noir.Le prêtre monte à l\u2019autel.Au ju- bé, l\u2019organiste du village voisin est @P- [nutile, Déjà, il grimpe l\u2019escalier qui venu prendre la place de Paul.Les chantres entonnent le Kyrie eleison.À la maison pendant ce temps, Paul les deux coudes sur les genoux, les yeux rivés sur le plancher, songe.Tout à coup, il se lève comme s\u2019il sortait d\u2019un songe, murmure des mots que personne ne comprend, sort sans chapeau et court vers l'é- glis.e.Il ouvre la grande porte, On l\u2019a suivi, on veut le retenir.C\u2019est i- mène au jubé, bondit en coup de vent au milieu des chantres qui s'apprêtent à chanter le Dies Irae.It leur commande le silence, exige sa place à l\u2019orgue, et sur la nef silencieuse, fait trembler la \u201cMarche Funébre\u201d de Gottschalk.Toute l\u2019assistance ne comprend plus rien.Le curé non plus.Mais l'émotion agne tous les assistants.Sous les dbigts de l'organiste, l\u2019orgue tremble; le morceau est terminé, mais l\u2019artiste continue encore.Il inpro- vise maintenant, et l\u2019orgue pleure le désespoir de celui qui le touche.La mélodie est troublante : il court des murmures de banc en banc.Fatigué, l'organiste s'arrêta.Sa figure est couverte de sueurs.Il regarde l'un après l'autre chacun des chantres, les yeux dilatés, l'écume à la bouche.On contmence à comprendre: l'organiste est devenu fou.Un mois durant, Paul fut en proie à un violent délire.Son cerveau atteint du mal incurable ne raisonne plus.Ses lèvres murmurent des mots impuissants.Deux médecins le surveillent nuit et jour, et tentent, par tous les moyens que la science met à leur disposition, de sauver ce cerveau brûlé par la douleur.Parfois ils croient réussite, Mais l\u2019instant d\u2019ensuite, une crise épouvantable jette l'infortuné dans | une sorte de coma, si bien que,: d'heure en heure, l'espoir devient, plus faible.Un soir, ils en arri-| vèrent à cette conclusion qu\u2019il ne passerait pas la nuit.Le coeur ne pouvait plus supporter cette tension nerveuse, et d\u2019ailleurs la fièvre se mettait de la partie.Cette nuit 1a, comme on redou- d'une façon toute particulière, Cependant le malade ne donnait aucun signe de nervosité.Ses yeux te lancent plus de ces étranges re-' gards si effroyables à supporter.Ses mains he cherchent plus à déchirer le drap.ses lèvres n\u2019ont plus la force d\u2019articuler le moindre son.Sa respiration est douce comme celle d\u2019un enfant.Tout à coup, au grand étonnement des deux femmes qui le veillent en attendant l\u2019arrivée des médecins, Paul se lève, franchit l\u2019appartement comme un éclair, suit le corridor qui mène au salon, ouvre la porte, et se dirige rapidement vers le piano.Une minute durant.Au premier rang depuis 40 ans THÉ SALADA me s\u2019il voulait se souvenir d\u2019un air quelconque.Puis, comme jadis, il exécute la \u201cMarche Funébre\u201d de Gottshalk.De temps a autre, il se tourne et sourit comme jadis quand sa femme l\u2019écoutait; parfois des larmes jaillissent de ses yeux com- Mme au jour ou pour sa fenune morte il jouait à l'église; puis, en secouant la tête pour lui-même.La fatigue le gagne.T1 tombe la face en avant, Son front heurte le clavier.Le piano rend un son lugubre: une corde vient de se briser.le médecin accourt, il s'approche, se penche sur lui.Comme la corde du piano, sun coeur a cessé de battre.\u2014 Le pauvre homme! dit-il.Il est allé là-haut achever près de sa femme qu'il adorait la marche fu- nêbre commencée ici-bas.plait en votre compagnie, qui vous traite gentiment, qui vous aide, vous défend à l'occasion, multiplie les occasions de vous faire plaisir, reçoit discrètement vos confidences, et ce partout et toujours.En est-il beaucoup de cette catégorie, ou en est-il plutôt qui, en face, vous loue et vous a&lame tandis qu'en votre absence, il se moque de vous, qui cherche à connaître vos succès pour les détruire le plus totalement possible lorsque l'uccasion se présente ou plutôt, eux, se présentent avant l\u2019occasion: si vous réussissez mieux qu'eux, oh! alors il faut que cela cesse et avec du tact et ils en ont, on ne peut mieux réussir, alors vous voyez l'échafau- age de vos rêves, détruit, vous savez que vous avez perdu auprès de telle ou telle personne, de telle ou telle famille, de tel ou tel groupe.la considération et l'attention que l'on vous prouvait alors; inutile d'en chercher la cause, elle est toute trouvée: vous aviez trop de succès, trop de chance d'avenir, trop de tout ce que ces faux amis \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 J'examfhais aujourd\u2019hui un vieux piano dont une dizaine de cordes sont brisées.Par mégarde d'abord, par curiosité ensuite, j'ai touché celles qui ne le sont pas encore.Elles m'ont toutes donné des sons taait une crise violente, on de veilla | plaintifs qui ressemblaient à des sanglots.Pleurent-elles les disparus?Songent-elles au sort qui les attend elles-mêmes?Je l'ignore.Je sais toutefois qu'elles m'unt rappelé cette histoire lue il y a longtemps, que j'ai refaite à ma façon, et qui prouve qu\u2019il est bien rare qu'un coeur soit brisé sans qu\u2019un autre, plus loin, ne subisse le mé- TES AMIS Savez-vous ce qu'est un véritable ami?., la question peut vous pa- raitre bizarre, car chacun prétend le connaître, est ars GPR 31 Hh A PRP A ae EE A laquelle session sont présents, Louis \u2018Tranchemontagne, Ecr., maire.Et MM.les conseiller Alfred A LIRE ET A CONSERVER Coutu, Ls.-Isidore Fernet, Ovide \u2014 > Grandchamps, Charles Lévesque et J.-R.Tanchemontagne, formant un quorum du dit Conseil qui représente la Corporation de la Ville de Berthier connue et incorporée sous le nom de \u2018Le maire et le Conseil de la Ville de Berthier.\u201d Le dit Conseil ordonne, Statue et fait le Règlement suivant, savoir : REGLEMENT No.V.Pour amender un certain règlement passé par le Conseil de la Ville de Berthier, le dix-huit Juin mil- huit-cent-soixante et dix-neuf, sous le No.IV, intitulés \u201cRègle- \u201cment ;our autoriser Joseph-Ul- \u201cvic Foucher et Joseph Onésime \u201cPagé, de la Ville et du District \u201cde Joliette, et y faisant affaires \u201cFoucher et Cie, à construire un \u201c\u2019aqueduc en fer pour l\u2019approvi- \u201csionnement d\u2019eau de la Ville de \u201cBerthier, et pour déterminer les \"ls.la ratson sociale de J.D.| Jours \u201clège leur sera ainsi accordé\u201d.Il est par le présent ordonné, statué et réglé, et le dit Conseil ordonne, statue et règle par le présent.lo.Que les mots suivants : \u201cPourvu toujours que la dite \u201cCorporation sera responsable de \u2018tous dommages que pourraient \u201csouffrir les cessionnaires, par le \u201cfait de la dite Corporation ou des \u201ccontribuables pour irrégularité ou \u201cdéfaut dans le dit règlement, dont \u201celle (la dite Corporation) ou les \u201ccontribuables entendraient ou vou- \u201cdraient se prévaloir pour empé- \u2018cher l'exécution du dit règlement\u201d, soient ajoutés à la fin de l\u2019article quarante du dit règlement passé par ce Conseil le dix-huit Juin mil huit cent soixante-et-dix-neuf, et qu\u2019à l'avenir le dit article quarante du dit règlement soit lu, interprété et entendu comme si les dits mots se trouvaient déjà à la fin du dit article quarante, en faisaient partie et en auraient toujours fait partie, 20.Que toutes dispositions du dit règlement incompatibles avec aucune dispositions de présent règle- meut soient abrogées en tout ou en partie, de manière toujours que le présent règlement amendant % dit règlement ait son plein effet.d 3o.Le présent réglement vien- ra en force et aura \u20ac quinze après sa publication.suivant le cours de la lot.Ls, Tranchemontagne, Maire.Réflexions pour le temps du caréme Ma dernière heure Quelle sera ma dernière heure?C'est l\u2019'insondable secret de Dieu.Rien n\u2019est plus mystérieux que notre fin dernière.Personne ne sait quand il mourra et dans quelles circonstances va se dérouler ce dernier événement de la vie humaine.Quand dois-je mourir?comment dois-je mourir?voilà autant de mystères qui dépassent tous les calculs de l'homme.Les Saintes Ecri- tures ne nous donnent aucune précision à ce sujet pour nous permettre de faire des conjectures.\u201cSoyez prêts, nous avertit l'Esprit Saint, car le Fils de l'Homme viendra comme un voleur.Quand aux circonstances, nous n'avons pas plus de sûreté.Les Saintes Ecritu- res nous disent encore que l'homme meurt comme il a vécu.l'arbre tombe du côté où il penche pour ne plus se relever\u201d.Telle vie, telle mort, est le principe le plus certain qui nous dirige en Cette matière, ° Ce n'est pas-à la lumière de es sages principes que s'oriente le pécheur.Aveuglé par ses passions, il se berce de vaines illusions.Il brave Dieu et son jugement jusqu'à la A.Demers, \u201cconditions auxquelles tel privi- Secrétaire-Trésorier.fin.S'il lui reste quelques vestiges de foi, à certaines époques de sa OUt \u2014 J'AI UN ONCLE Qut FUME DES vie, il songera à revenir à Dieu et à se préparer à comparaître devant son tribunal, Mais Ja plupart du temps, ce ne sont que de faibles velléités qui ne déclanchent jamais la volonté.Le pécheur endurci dresse lui- méme le programme de sa vie et de sa mort.Il est encore jeune, un sang vigoureux bout dans ses veines, il sent le besoin de vivre et de jouir.Alors il se range du côté des immortels, La mort viendra peut- être un jour frapper à sa porte, mais ce ne sera pas avant Vextré- me vieillesse.Il va vivre soixante- quinze et quatre-vingts ans.C\u2019est le plan qu'il s'est tracé.TI ne peut partir avant cet âge avancé, car il a trop à faire durant sa vie.Les passions et les plaisirs qui le sollicitent réclament cette longue existence pour ce sage mortel.C\u2019est entendu, il devra vivre longtemps.Le pécheur ne se contente pas de déterminer à sa guise la durée de sa vie, mais il règle avec autant de sûreté le problème complexe des circonstances qui vont entourer sa mort.Sa dernière heure sera précédée d'une longue maladie.T1 aura Je temps de réfléchir sur son passé, de réparer totalement sa misérable existence, le prêtre viendra à son préparer à compa.cevra avec les meilleures disposi- raitre devant le grand Juge.II re- tions les dernie:s sacrements, il s\u2019envolera vers le séjour des élus Pour ANNONCES, ETIQUETTES, MARQUES de COMMERCE, ENTETES de LETTRE, DIPLOME, CATALOGUES, AFFICHES, ot.Sendo à MONTREAL TU, mr SHERSROOKE Ent £D Le Mol de tête, Grippe, Névralgie, mol de dents, douleurs périodiques, Rhumatisme et autres affections semblables.Les tablettes CE - PHA - NOL s'att à la couse même du mal sans offecter le coeur ni l'estomac.Leur action cal- monte et sûre est due à leur composition particulière, préparée par des pharmaciens chimistes expérimentés.Les Ce-Pho-Not sont des tablettes composées.Vous verrez la différence entre les véritables Ce-Pho- Nol et les tablettes ordinaires.Boîte blanche et violette * Procurez-vous les Ce-Pha-Nol chez votre épicier, marchand général ou pharmacien En vente chez le Dr A.-D.MILOT.ANTALGINF [Maux de Tête de Dents et d'Oreilles, i Rhumes laGrippe, Névraldies-Rhumatisme, * Douleurs >) EnVente Partout 25° - REPARATION \u2014 Réparation de Meubles, Voitures, Peinturage, IEncadrement, Menuiserie Générale.S\u2019adresser à M.Armand Blais, 1 DeChamplain, Berthierville, Qué.Donné gratis avec le THE ou CAFE MIKADO 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I.PATENAUDE L\u2019ASSOMPTION Téléphone 1575 +oétte PAULA TRAHAN PAUL N VANASSE Trahan & Vanasse AVOCATS (Ancien bureau de Martel, Martel & Quesnel) Bureau de fin de semaine 3 75 St-Laurent, LOUISEVILLE 168 rue Bonaventure \u2018Trois-Rivières tee Ce Cr ep pare te Vaulez-vous avuir un bon dentier et faire enlever vos dents sang douleur ?Si oui.voyez immédiatement le Dr A.-D.109 Frontenac Chirurgien-Dentiste.geant à ses fins dernières.Alors pourquoi se priver durant sa vie puisque tout doit finir si bien?Voyez-le se donner à tous les plaisirs, livrer son âme à toutes les ambitions, mépriser tout appel à la grâce, se moquer du prêtre, instrument de la miséricorde que Dieu a placé sur le chemin du pécheur.Il se dit en lui-même: tout ça c\u2019est bon à la fin de la vie, quand il n\u2019y a plus rien à faire ici-bas Il continue à se Lercer d'illusions.Souvent la mort le frappe à l'improviste et tout cela est perdu pour l\u2019éternité.Ecoutez le divin Maître, dans une parabole, nous peindre l'état d'âme de ce pécheur qui veut jouir jusqu'à la fin de sa vie: \u201cLe champ d\u2019un homme riche, dit-il, avait produit des fruits en gbondan- ce.Et cet homme songeait en lui- Meme: Que ferai-je?car je n'ai nas où recueillir mes récoltes.oiei, dit-il, ce que je ferai: je\u2019 détruirai mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y amasserai tous mes produits et tous mes biens, Alors je dirai à mon &me! Tu as là, mon âme, de grands biens, pour Lon nombre d'années, repose-toi, mange, bois, fais bonne chère\u201d.\u201cMais Dien lui dit: \u201cInsensé! Cette nuit, on ve te redemander ton âme! Et les richesses que tu as amassées, à qui seront-elles?\u201d Ma dernière heure, c\u2019est le secret de Dieu.Tout ce que je sais et comme les plus grands prédestinés.Ainsi résonne le pécheur en son- tout ce dont j'ai besoin pour rem- MILOT Téléphone 74.BERTHIERVILLE, P.Q.plir mon âme de la plus vive espérance, c'est que l'homme meurt comme il a vécu.telle vie telle mort.Si nous voulons bien mourir, mettons notre vie d'accord avec notre foi.J.B, OM.L Un cas télépathie .En 1812, trois mois avant l'arrivée de Napoléon en Russie, le comte Toutchkoff, un général russe, séjournait avec sa femme dans sa villa à Toula.Ici, la comtesse eut un songe qui se répéta trois fois: elle se vit logée à un hôtel, dans une ville inconnue, quand tout coup son père entra dans sa chambre, tenant son fils (à elle) à la main et lui dit en pleurant: \u201cTon bonheur est fini, car ton mari vient de mourir près de Borodino.\u201d \u2014 Or, ni elle ni le comte ne savait où était ce lieu; ils avaient beau le chercher sur la carte.Peu de temps avant l'entrée de Napoléon à Mos- rou, le commandement des troupes de réserve fut confié au général qui envoya sa femme à un hôtel.Et oe fut là qu'entra, un jour, son père avec le petit, pour lui annoncer car ton mari est mort près de rodino.\u201d Fn entendant ces mots, la comtesse reconnut la chambre qu\u2019elle avait vue en songe.Son mari tombe, en effet, dans la bataille de Bo- tristement : \u201cTon bonheur est fini, Bor LE COURRIER DE BERTHIERVILLE LE CADEAU DIVIN À l\u2019occasion d\u2019une première communion.Thérèse a six ans à peine; et dans son coeur Se repose déjà la Majesté divine; e matin d'un pas gracieux et vainqueur, Elle va recevoir Jésus dans sa poitrine.Sa mère vient la voir au parloir du couvent, Où vit en pension la fillette gentille, Car son papa n\u2019est plus, et la mère souvent, Le pleure en contemplant sa petite famille.\u201cMa chère enfant, que ton bonheur est précieux !\u201d Dit la veuve à l'enfant.\u201cOh! que ta part est belle! \u201cChaque matin, manger ainsi le Pain des Cieux ! \u201cPosséder toute à toi, la Richesse Eternelle ! \u201cProfite, mon enfant, de ce divin trésor ; \u201cDemande pour papa, le ciel et ses délices, \u201cPour maman, demande un courage plus fort, \u201cEt le secours de Dieu dans mes durs Sacrifices!\u201d Et l'enfant a compris; son beau regard aimant S'illumine soudain d'une vive tendresse: \u201cSois sans crainte\u201d, dit-elle avec une caresse, \u201cMon Jésus, tous les jours, je le donne à maman!\u201d Mère, laissez vers Dieu, courir vos petits anges, Vers l'autel, oh! laissez leurs pas s'acheminer; Ils font avec le ciel, de sublimes échahges, S'ils ravissent Jésus, c\u2019est pour vous le donner! Dernièrement, dans la pieuse petite chapelle du couvent de Saint- Barthélemi, un spectacle, beau à ravir les anges, s\u2019offrait aux religieuses, aux élèves de la maison, et aux quelques parents présents à la cérémonie.Pour la première fois de leur vie, sept petites bambines s'approchaient de la Table Stime pour recevoir dans leurs coeurs le Jésus des petits enfants.Ah! ce Jésus, qu\u2019il devait être content de visiter ces petites anges, de descendre dans ces petits coeurs devnus, par l'entremise du prêtre et des bonnes religieuses, de vivants petits ciboires dorés.Qu'il devait être content de se trouver au contact de l'innocence et de la candeur, lui qui, si souvent hélas, est reçu par certains coeurs où règnent l\u2019opprobe et l\u2019iniquité.Qu'il devait être heureux, enfin, ce Jésus, de faire descendre sur les papas et les mamans de ces chérubins, les bénédictions et les grâces sollicitées par ces coeurs in- tiocents et purs.Oh! oui mamans chrétiennes, soyez heureuses, mille fois heureuses, de posséder de ces petits anges ; laissez-les courir vers leur Divin Modèle, laissez leurs pas se diriger vers l\u2019Auguste Banquet : \u201cLe Père Eternel ne refuse jamais a ces anges terrestres, ce que leurs petits cours demandent pour les étres chéris qui les entourent.A leur manière, à leur façon, ils font des pactes sublimes, des échanges gracieux avec leur petit Jésus, Et s'ils le ravissent un moment aux anges du ciel, oh! soyez-en sûres, \u2014 leur innocence ne saurait mentir \u2014 c'est pour vous le donner.ce 29 mars 1931, En français toujours a it Dans notre dernier éditorial, nous avons établi que la foi et la langue sont deux éléments essentiels à la survivance française au pays.En face d\u2019une telle responsabilité il est bon de mettre en regard -es principaux devoirs qui nous incomibent.Tout le monde connaît le partiotisme éclairé du grand évêque que fut Mgr Lafièche.Comme tous les vrais patriotes, il aimait amoureusement la langue française, et ne manquait jamais une occasion d'en parler.Lors d\u2019une grande démonstration patriotique, on lui prête les paroles suivantes: Tout Canadien, s'il aime son pays, à quelque degré de la hiérarchie sociale qu'il se trouve placé, parlera toujours le français, et ce ne sera quand j s\u2019y verra forcé qu\u2019il emploiera la langue anglaise.(La plus - lourde taxe que la conquête nous ait imposée, c\u2019est la nécessité d'apprendre l'anglais, Payons-la loyalement, mais n\u2019en payons que le nécessaire.Que notre langue soit toujours la première.Tenons à parler la première langue de l'Europe, et fortifions, chez mous, ce puissant lien national.\u2019 S'il y a environ un demi-siècle, Mge Lafièche trouvait opportun de donner ce conseil à ses compatriotes, admettons que le même mot d'ordre reste de la plus stricte actualité.Dés qu\u2019un canadien sait quelques mots d'anglais, il sent le bête besoin de l\u2019étaler partout.C\u2019est ainsi que sur la rue, par exemple, dans nos villes bien françaises, nous entendons parfois des joyaux de cette mature: \u201cJe sors de la \u201cBarber shop\u201d.Comme il y avait un \u201cshoe shine\u201d, je me suie fait shiner mes bottines.Je m'en vais maintenant au \u201cdrug store\u201d de la \u201cstreet\u201d voisine, et je reviendrai par chez le \u201cgrocer\u201d.Je veux acheter des \u201ccandy\u201d, des \u201ckisses\u201d.EX si mous nous promenons en automobile, nous voyons souvent le long de nos routes, aux paysages séduisants, des horreurs comme suit : \u201cCarpets for sales\u201d; \u201cmilk, eggs and fresh butter for sale here\u201d.Puis, C'est la procession des \u201cHot dogs\u201d, des \u201ccamping\u201d, des \u201crooms to let\u201d, etc., etc, Co st 1 TU En lisant ces affiches, ou en écoutant ces conversations, le rouge devrait aous monter au front, Ne pensons pas séduire les étrangers, les américains, par nos annonces la plupart du temps faites en mauvais anglais le long des routes, et dans mos villages.Nous passerons simplement pour ridicules, et comme des gens peu fiers de leur nationalité et de leur langage.On l\u2019a répété à plusieurs ceprises, la population touristique qui nous visite ne vient pas chercher ici les coutumes et les usages du pays où «lle vit.Ce qu'elle veut, c\u2019est du aouveau, c\u2019set de Vinédit, c'est de l\u2019imprévu; en un mot, oe sont nos coutumes et notre physionmie bien française qu\u2019elle veut connaître.ns donc du français partout.C\u2019est notre droit; et nous ajoutons, c'est notre devoir.Si tous les canadiens qui voyagent exigeaient, dans les hotels, dans les grands magasins, qu'on leur réponde en français, qu'on leur serve des marchandises à l'étiquette française, des menus imprimés dans les deux langues, ils y trouvéraient leur avantage et celui des nôtres; car, n\u2019allons pas l'oublier, chaque fois que nous rédamons du français en affaire nous aidons un combpatriote À conserver sa position, sion à dui en créer une.Il est un détail important sur lequel mous attirons l'attention de ceux qui sont en rapport direct, par correspondance, avec des maisons anglaises.C'est notre droit de nous adresser à cs messieurs du haut commerce ou de la haute finance dans notre langue maternelle.Ils trouveront bien le moyen de nous comprendre et de nous répondre, surtout s\u2019il y a une piastre à faire avec nous.\u201c Il y a une lubie aussi contre laquelle nous devrions être tous en garde: c'est que la langue anglaise se prête mieux au commerce, à l\u2019industrie que la langue française.Rien de plus inexact.Allons-nous prétendre, pour un moment, que la langue des Bossuet, des Lacordaire, des Bourdaloue, des Racine, des Corneille, des Molière, n'est pas assez souple, n\u2019a pas assez de ressources, pour exprimer tout cé que Nous voulons, et parfois dans un laconisme qui défie celui de toutes les langues, Si ous ne trouvons pas l'équivalent français pour rebaptiser nos magasins et nos industries dans la langue de nos aïeux, c'est que nous ne connaissons pas assez les secrets multiples, les ressources infinies de la plus belle des langues qui sert l\u2019expression de la pensée humaine.Nous laissons à la considération de nos lecteurs ce petit paquet de vérités nées au fil de la plume.i Dans ces quelques remarques, nous ne visons personne en partion \u201clier.Nous constatons seulement, avec tous les amis du bon , que nous faisons de tristes conbessions à l'anglicieme, ennemi de l' 4 SUR LA VALEUR INDISCUTABLE DES JOURNAUX RURAUX ~ La feuille hebdomadaire est extraordinairement influente vu l\u2019attention avec laquelle on la lit st l'autorité que commande son éditeur, écrit M.Edouard Fortin, journaliste et dépuié.\u201cEn œrtains quartiers, on semble intéressé à méconnaître ou à feindre d'iggorer la valeur de la Presse hebdomadaire.Soit par tactique, soit par crainte de coopérer à son développement ou à sa survivance, on refuse de lui reconnaître son i rtance, le rôle qu'elle joue dans notre vie nationale et provinciale, l'influenne i iable et bienfaisante qu'elle exerce sur la population des différents districts où elle compte ses lecteurs et, surtout, les avantages qu'elle peut apporter au point de vue publicité pour le commerce de l\u2019industrie.Persister dans cette opinion, c\u2019est faire preuve de partialité et de mauvaise foi.Nous comprenons qu'une telle opinion puisse prendre cours chez certains de nos grands amis de la presse quotidienne, alors qu'on ost intéressé à diminuer le mérite de l\u2019un pour grandir celui de l'autre.Ajoutons, toutefois, \u2014et hâtons-nous d\u2019ajouter\u2014que la plupart de nos confrères quotidiens ne partagent pas tous cette opinion et qu\u2019ils savent rendre justice à -la presse hebdomadaire et au, rôfe qu\u2019elle joue dans notre province.Mais que certains hommes publics et non des moindre, croient devoir émettre une opinion contraire dans un but évidemment intéressé, cela semble d'autant plus étonnant que ctte expression d'opinion pourrait conduire à des conséquences dangereuses pour ceux qui l\u2019émettent.Nous l'avons écrit maintes fois dans les colonnes de ce journal et souvent répété verbalement, la presse hebdomadaire canadien- ne-française de notre province est l'un des instruments les plus puissants de propagande qui existe chez nous, et son importance est incontestable.Elle possède un caractère d'indépendance dont la plupart de nos journaux quotidiens ne peuvent se vanter et elle est lue, chaque semaine, avec ume indiscutable bienveillance par tous ses lecteurs qui l\u2019estiment et respectent ses opiruons, On sent et l'on sait que, dans les comtés où elle pénètre, son action est nécessaire pour la defense des intérêts locaux et la propagande des principes les plus sains de notre vie nationale.C\u2019est le véritable journal de tamille, son vade-mectum, le livret intime ou sont consignés tous les faits de la grande communauté rurale, la missive attendue chaque samedi et qui renterme, avec un soin jaloux, les événements qui sont d'intérêt primordial pour les habitants du village, de la paroisse, du comté.On connaît son directeur, on le sait animé des meilleurs sentiments et désireux de voir grandir et prospérer le comté dont il défend les intérêts, et ses directives, si elles ne sont pas toujours suivies, sont toujours reçues avec déférence et avec sympathie.Et ce qui est surtout important de l\u2019hebdomadaire, c\u2019est qu\u2019il est lu, intégralement lu, de la première colonne à la dernière.On ne peut en dire autant du quotidien.Voilà pourquoi une publicité bien faite, dans un hebdomadaire, a tme si grande valeur.Tt voilà pourquoi, également, une campagne bien dirigée, dans ses colonnes, a-t-elle une portée plus grandes, des résultats plus tangibles que celle menée dans im quotidien, a travers mille autres faits divers.L'hebdomadaire est lu par ses quinze cents ou deux mille abonnés, ce qui veut duire ses six à sept mulle lecteurs.Et comme on estime à 150,0U0 abonnés le nombre de ceux qui reçoivent les cinquante et quelques hebdomadaires de notre province, on comprendra facilement quel- ie puissance représente le syndicat des ires qui vient d'être fondé le jour où il déciderait de lancer une campagne soit politique, soit commerciale, soit nationale, En douter serait puéril et, comme, nous l'écrivons au début de cet article, ceux qui croient mettre en doute la valeur de cette arme redoutable feraient mieux d\u2019y songer à deux fois, L'Association des hebdomadaires canadiens-français est fondée sur des bases solides.Elle est fondée pour vivre et pour subsister et, sous la direction de son exécutif, elle entend bien obtenir la part légitime d\u2019influence qu'elle a droit d'avoir dans la distribution des contrats de toutes sortes qui sont accordés par le commerce, l\u2019industrie et les pouvoirs publics.C\u2019est son droit et elle ne cessera de lutter pour obtenir justice que le jour où on reconnaitra sa valeur et ses légitimes prétentions.preparons a prendre notre repas.Le menu eff assez somunaire, méanmoins nous sonunes en pro- gres.Le n'est plus le fameux pimi- kan, ou pate de viande pilée et de suit, di a disparu avec les bufialos.Un a du importer de ia tarime dont l'usage va devenir bientôt commun, au moins au petit Lac des Ixsclaves et à la Kiviere de la Paix.Lette farine est délayée avec de l'eau, pétrie et rôtie.Ce sont les Ealettes.Le Frère avait apporté des galettes toutes prêtes, ll n'eut qu\u2019à leur faire prendre un air de feu pour les degeler et les rendre comestibles.Le plus il nous donna une tranche de viande boucané.Comme boisson, du thé.Inutile de dire qu\u2019un appétit de loup assaisonne notre modeste repas.Ln guise de dessert, les fumeurs allument leur pipe, les autres attisent le feu, on ae rappelle en riant les aventures de la journée.Le iemps passe vite.C'est l'heure de la priere et du coucher.Chacun arrange ses couvertures, s\u2019en enveloppe du mieux qu'il peut, afin de ne laisser aucune entrée au froid et nous voilà tous étendus sur les branches de sapin, comme des cadavres enveloppés dans leur linceul.Les chiens, tenais jusque là en dehors du camp, y entrent à pas silencieux, cherchant un pan de œou- verture pour y dormir à l\u2019aise.Je vous assure que j'accueille avec plaisir celui qui vient se coucher près de moi.Moi qui dormais si bien ainsi tu- trefois, je deviens frileüx avec l\u2019âge (C\u2019est en 1896 et Mgr Grouard qui n\u2019est mort qu\u2019en 1928 a déjà à ce moment là 66 ans).l Toutes les couvertures qui m\u2019enveloppent ne m\u2019empéchent pas de À travers l'épopée blanche Le campement dans la neige Après avoir couru toute la journée dans le grand espace blanc par 40 degrés.au dessous de zéro, tantôt glissant en raquette devant nos chiens, tantôt reposant entre deux couvertures au fond du trai- neau, voici que nous trouvons la forêt.Il est 5 heures du soir.On juge prudent d\u2019y camper.Les chiens secouent leurs grelots en signe d\u2019approbation, tant ils ont hâte de se coucher.Nos deux conducteurs, le Frère et um métis, Félix, sortent les haches.Le premier pour couper le bois de chauffage, le second pour abattre les sapins dans les branches vont nous fournir un lit moelleux et parfumé.Le P.Dupé et moi, prenons cha- Cun ime raquette en guise de pelle et nous creusons dans la neige un trou assez large pour s'étendre à l'aise.Félix y dépose aveo symétrie les branches de sapin.Le Frère a achevé d\u2019entasser les troncs d'arbres qu\u2019il a coupés et bientôt une flamme pétillante s\u2019élève.Chacun s\u2019empresse de sortir ses mains de ses mitaines pour prendre de bonnes poignées de calorique, tout en présentant le visage au feu.Il est difficile de se débarrasser des glaçons qui font avec fa barbe une masse compacte.Les laisser dégeler tranquillement, il y en aurait pour des heures.On tâche donc de casser cette glace morceau par morceau, maïs toujours quelques poils malencontreux s'y trouven pris et il faut en faire le doulot reux sacrifice., i j ine |SENLIT que je repose dans une at- On prépare le souper des chiens), hare de 36 4 40 degrés au des.et des gens.sous de zéro.J'essaye vainement Je nomme les chiens les premiers, parce que ces pauvres bêtes sont servies d'abord, autrement nous n\u2019aurions ni \u2018paix, trêve, gurtout pendant le repas.Deux poissons blancs sont leur ration.Comme ils sont gelés, on les fait ramoilir devant le feu.II faut voir la gent canine entourer le campement, fixer des yeux ardents sur cette proie, bâiller ou grinver des dents, sans.pour contenir leur impatience: puis, trouvant le temps trop long, s\u2019en prendre au voisin, grommeler sourdement et soudain commencer la bataille, La voix des maîtres, avec quelques bons coups de fouet, rétablis- \u2018de fermer l\u2019oeil, de demeurer immobile.Pour tuer le temps, je me dé couvre le visage et regarde le feu.Quelques tisons fument encore.Je vais les attiser, et, tout en m\u2019échauffant, je contemple le ciel.Qu'il est beau avec ses myriades d'étoiles, dont l\u2019éclat redouble en raison de la pureté de lair et de l'intensité du froid.Mais voici que des faisceaux de lumière s'élancent d\u2019un foyer mystérieux, s\u2019agitent, se poursuivent, se joignent, se dispersent pour se réunir entore.Nimiituwok, c\u2019est la danse -des esprits, disent les Indiens Cris.II Tg ep rd VEPVPeed9000000900000000¢ pin.Tout est calme alentour.Aucun souffle ne passe dans les arbres, auoun bruit ne tro e le d- lence de la nature, sauf les pétillements de la flamme, et, au loin les glapissements des renards ou les hurlements des loups qui rodent dans la forét.Mgr GROUARD.Nos oiseaux qui hivernent Le Geai huppé Mars, un peu choqué de la paresse de janvier et de février, avait soufflé une épaisse couche de neige, pour sauver l\u2019hoñneur de l'hiver.La Grise avançait avec peine dans le petit sentier qui conduisait à la cabane à sucre, et melait contre l'oncle Joe qui la farçait à sortir dans un pareil chemin, \u2014Vois-tu, Jacques, il faut se tenir prêt à tout.Malgré la petite \u201cchoquerie\u201d du mois de saint Joseph, tu verras dans une quinzaine, nos belles érables verser des larmes de.sucre.Alors, range dans le \u201csleigh\u201d les chaudières à eau d\u2019érable et nous les examinerons à la maison pour voir celles qui ont besoin de réparation et nous les mettrons toutes prêtes à recueillir le précieux nectar.\u2014En haut, en haut, dans le grand sapin, regardez, mon oncle, ce bel oiseau bleu! \u2014Chut! ne parle pas fort, c\u2019est le GEAI HUPPE, le \u201cblue jay\u201d en anglais, Cet oiseau est très farouche et ne se laisse pas aisément approcher, Examine-le bien: le dos d'un beau bleu vif.Ailes et queue d\u2019un bleu un peu plus foncé; taches blanches sur la queue et les beau collier, bec et pieds noirs.La huppe coquette qui se juche sur sa tête, la beauté de son plumage, en font un prince de nos forêts.\u2014Tom, Tom, couche-toi! Ah! chien \u201ctannant\u201d! Quand il voit un écureuil, il faut qu\u2019il jappe à nous défoncer les oreilles.Avec tout ça, notre oiseau est parti.\u2014Monte dans le traîneau, Jacques, et en route nous jaserons.Dans la vie, il arrive quelquefois que de beaux habits cache un coeur méchant.Le geai huppé n\u2019a pas une bonne réputation.Outre les petits dégâts qu'il peut causer aux champs de grains à proximité du bois, il lui arrive souvent de manger les oeufs des autres oiseaux, de dévorer les jeunes, de s'emparer du matériel de leur nid.\u2014Oh! le méchant! Si j'avais eu mon 22! \u2014Non, Jacques, il ne faut pas le tuer.Car les savants ont prouvé que les insectes et les mauvaises graines qu'il détruisait, compensait amplement pour les actes de mé- chanceté- qu\u2019il commettait.Outre le cri aigu qu\u2019il lance à intervalles réguliers à travers la forêt, il imite à s\u2019y méprendre le cri de plusieurs oiseaux, Si le GEAI est cruel, moqueur, il est aussi batailleur.Il ne craint pas de poursuivre les hiboux, et même d'engager la lutte avec les éperviers.Tu vois qu\u2019il n\u2019a pas seulement des défauts: on peut dire qu\u2019il est courageux.II est aussi très prévoyant.Il fait ample provision de noix, de glands qu'il cache soigneusement pour les mauvais jours.En marchant dans le chemin de la vie, Jacques, regarde, observe; prend ce qu\u2019il y a de bon, rejette ce qu\u2019il y a de méchant.Et comme le bon vieux Lafontaine, dis-toi souvent: Jacquot, apprends des animaux, ONCLE JOE.Le rôle des femmes dans l\u2019état actuel La femme canadienne ost appelée à jouer un grand rôle pour aider le pays à sortir du marasme économique et de la crise de chômage qui l'affiigent actuellement.Dans cette oeuvre de restauration, nos mères de \u201c> VV TIVO 00000090% (amille ne sauraiens trouver, pour voutenis leur sèle, de meilleur exam pie et de plus beau modèle que Ma rie Rollet, la première femme caus dienne.; Lorsqu'en juin 1617, Louis Hébert et se famille débarquèrent à Québec, où ile avaient décidé de s'établir, Ja nouvelle colonie était en face de dif- fleultés d'ordre matériel, qui pou valent paraître Insurmontables à des gens moins résolus; çar tout était à bâtir pour s'assurer la subsistance et organiser le pays Au milieu de ces difficultés nombre, Marie Rollet ae distingue.Bientôt, grâce à son énergie et à son esprit d'initiative, la terre, avoisinant le fort Champlain, fut défrichée; un logis ainsi que des dépen- dancee furent construits; enfin tout ce qui constitut à procurer une vie exempte de misère était l'objets de cette femme si laborieuse, Aussi la famille Hébert ne tarda pas à se suffire à elle-même et par elle-même et dans plusieurs circonstances elle trouvait le moyen de ve- Poir en aide à la colonel naissante, Par conséquent, Marie-Roliet avait inauguré une tradition de dévouement et d'amour au sol canadien.Cest pourquoi, grand nombre de towpagues qui- vinrent après elle, marchèrent sur les traces de la première femme canadienne-frangaise, et se mélérent activement aux entreprises, Qui avaleut pour objet de melire en valeur les ressources économiques de la Nouvelle-France et de satistai- re aux besoins de la population Lu tâche poursuivie par ces vail- iantes femmes ne doit pas être ter- winée.Nos contemporaines ont le devoir de la continuer à leur tour; non bas peut-être, comme autrefois, en wrenant lu direction personnelle de woulins à farine ou encore em se chargeant directement de l'exploita- Live des filatures, mais bien ea donnant l'exemple des vertus économiques, de plus en plus méconnu sous la boussée des idées modernes.Oui, lecteurs et lectrices, nos mé- res savaient le prix de l'ordre, de l'économie et du travail.Pendant que leurs maris vaquaieut aux besognes du dehors, elles se chargeaient du labeur domestique et Apportaient à son accomplissement un souci, Une conscience, une assiduité vraiment admi- Tables.kiles étaient, comme le de maude lDglise, les reines de leurs loyers; elles y jouissaient du respect ue leur marl et de leurs enfants qui pymient en elles une confiance abso- ue.De nos jours, le genre de vie n\u2019est Das aussi simple, pas aussi réglé.La lemme, le mari, les enfants n\u2019ont Plus la même ambition de contribuer à la prospérité et au bonheur commun.En un mot, on cuerche à se procurer le maximum de Jjouiseances, avec le minimum de travail: et au jeu d'économiser dans les temps Drospères, on dépense aussitôt sans se soucier du lendemain, Ausei l\u2019ar- sent gagué avec peloe fuit rapide mens par les multiples voies que traceat les plaisirs mondains; et les années sont dures, on se trouve daus la gêne et souvent dans la mi- sére.N'est-ce-pas la cause primordiale de la situation actuelle?\u2014 On a beau crier: \u201cO tempora, omores!\u201d, il reste toujours que les principes d\u2019une société, d'un peuple, d'une nation sont immuables et ne changent pas avec les .Certes le mal est largement répandu, il n'est pas cependant, sans remède.C'est pourquoi, les femmes d'aujourd'hui ont l'obligation de re fléchir aux conséquences néfastes que les habitudes nouvelles ue peuvent manquer de produire.Qu'elles cou mencent par mettre de l'ordre dans leur maison, qu'elles pratiquent une stricte économie, qu'elles renonceut au luxe et au désir de paraitre, enfin qu\u2019elles aient conecien ce du rôle 80- cial qu'elles ont à jouer, et leurs actions auront une répercus ion tangible sur toute la société, : Que la femme pratique ces vertus domestiques, et partant la famille entière, l'Etat même y trouvera son profit.Car tout ce qui tend à maintenir la famille, & l\u2019unifier et à la for- tifler moralement et matérieliement profite à la société, à la Patrie et à ï Le rôle des femmes dans l'état ac- tel doit être le même que celui des premières femmes de la colonie, c\u2019est-à-dire que la famme, à toute époque, et en n'importe quelle circonstance, devra graver dans le coeur de ses enfants la piété, la charité, le se- eri£ice et l'amour; c\u2019est pourquoi, il s'agit de connaître les vertus des débutantes de notre colonie pour savoir quel est le devoir qui incombe aux épouses de l'heure actuelle, Ainsi, les paroles de l'abbé Groulx seront toujours l\u2019expression de la vé rité: \u201c le famille canadienne est une des plus grandes merveilles de l'Egii- se catholique\u201d.nL De l\u2019art de placer les convives C'est une grave question et tout maitre de maison se doit de la connaître à fond afin de ne pas com- sans re des qui risquent de lui aliéner les amis tes plus preceux, A vrai dire, og peut chouir entre Veux MEMNOUES: la Iettioue tran- VA.5E el le methode amerncaine, La premuere veut qué se placent au muteu de la table, face a tace, le mæitre et la maitresse de maison.-, - Conune les honunes doivent toujours veiller au remplissage du ver- femmes, l'homme est tou- Jours placé à la droite de la femme.Le convive masoulin de marque, celui ayquel les honneurs sont dis, soit ex raison de son âge, soit en raison de ses qualités, sera placé à la droite de la maîtresse de la maison Pour la méme raisom, le maitre de maison placera a ea gauche la dame la plus considérable de la ta- bie, po Puis les autres convives seront places par couple suivant l'ordre de leur importance en prenant soin de séparer les ménages.Ainsi le veut ie protocole.- Four la répartition des convives il convient d'opérer comme dans la méthode française suivant l\u2019importance et le mérite de ses hôtes.Ainsi les chefs de maison ont tous leurs convives sous leur surveillance et peuvent plus aisément commander à la bonne marche du service, en prenant soin de satisfaire tout le monde, Disons que cette méthode qui parait plus simple se pratique de plus en plus.Bien entendu, la méthode fran- caise a ses partisans amis de la tradition.Il &\u2019y a qu'à choisir.\u2014 Voyages en canot dans Québec ILes chemins de fer et les routes pour les automobiles ont rendu accessibles quelques régions excellentes de chasse et de\u201cpêche de la province de Québec, et au cours de ces dernirèes années, l'aéroplane \u2018est devenu un moyen de transport pour les aportsmen et autres vers des endroits considérés inaocessi- bles jusqu\u2019à ces derniers temps.Le canot est un aocessoire important pour ces excursions, car là où les moyens de_transport modernes ne peuvent plus être utilisés, il reste encore des étendues d\u2019eau sur lesquelles les canots légers des Indiens se sont promenés pendant des siècles, C\u2019est là que le voyageur moderne peut rivaliser avec le Peau-Rouge dans sa vie nomade, suivre les traces des coureurs des bois, des trappeurs et des missionnaire qui ont parcourt en tous sens les cours d'eau de la province.L\u2019excursionniste qui emploie ses vacances à se servir de l'aviron, passant la nuit où il se trouve, et reprenant le lendemain son voyage en canot vers de nouveaux paysages et de nouvelles expériences, est largement récompensé en santé, plaisir et souvenirs ineffaçables.Ce n\u2019est pas un volume, mais plusieurs, qu\u2019il faudrait pour décrire tous les voyages intéressants en canot dans le Québec; cependant, les \u201cVoyages en canot dans le Québec\u201d, une brochure distribuée gratuitement par l\u2019Office du Développement National, Ministère de l\u2019Intérieur, Ottawa, décrit un certain nombre de routes qui serviront d'introduction à l\u2019une des manières de passer des vacances agréables dans la province de Québec.L\u2019Heure Catholique La causerie religieuse à l\u2019Heure caholique du Z avril, organisée par le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, sera donnée par le R.P Archange Godbout, O.F.M.Il parlera du scandale de la croix.Cette causerie commence à 6 h.précises.À 6.20 audition de chant religieux.\u201cMOITIE Le docteur.\u2014 Bien, qu\u2019est-cr que vous avez?Le client.\u2014 Si je vous le dis, mettre de regrettables maladresses CHARRUE À RIGOLE BOOPELGOULSDOHO 0000000000 CULTIVATEURS ! ENCOURAGEZ NOS INDUSTRIES CANADIENNES.\u201cELEPHANT\u201d | LUMITER, dak' \u20ac étant Ia meilleure sur le marché.la prairie aussi bien qtie dans le chaume.allez vous me charger moitié prix?09000 Ÿ OOGOOBAGAMANAA reconnue comm Elle fonctionne dans n réale, cette merveille ei souvent dé- Oreilles à extension qui se baissent, se lèvent et se relèvent au besoin._ - et de la pureté de notre parler français, 2 ei oo dominance SET étions Der AORN Wows FO de nos origines, et n\u2019allons pas sacrifier le mine acquis d'ume lan- liés, chacun répond à son nom avec 8.gue Que nous devons aimer comme la plus 3 .mm empreseement oyeux, recolt sacri i .part et s\u2019en va la l'écart.es compagnons Ç NT OUEN A A A tenn hk an ee oo : Camille DUGUAY.| Nos courelere repus, nous nous mobiles, sur leurs branches sa: | $000000000000000000000060000000000 +0+00+000000000004000 100000000000 400000e ou a s : à AY: "]
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