La terre de chez nous, 12 avril 1944, mercredi 12 avril 1944
[" CHEZ NOUS Mil X VI \u2014 No 28 OTTAWA.Ml 12 AVRIL 1944 ADMINISTRATION : 5I5\u2019 m™*™.'?*\"' Bourses d\u2019études décernées à deux agronomes du par la Corporation des agronomes de la province de Québec.\u2014Les heureux gagnants sont MM.Aimé Martel et Clément Mon-grain \u2014 M.Martel rédigeait, il y a quelques mois la chronique des \"Consultations agronomiques\" pour la \"Terre de Cher Nous\".M \u2022 h \\imé Martel vient d\u2019ê-ii ¦ .i 1 une vainqueur de la bour-m concours par lu Corpo-I,, .les Agronomes de la pro-vi:u de Québec.i.i ¦ .1 celle bourse, M.Martel ;,i i étudier pendant trois an-il ris diverses universités du t i i:;i|.i et des Etats-Unis, la pro-I ; i horticole sur les sols or-tjaniques.M i i-ieor Martel est âgé de 27 an- 1! a obtenu sa licence en -, \"ire- agricoles à l'Institut agri-coie d'Okü, en 1939.Depuis, il a tree !\u2022- fonctions de cultivateur, il i- : -mil instructeur horticole ét Organisation de ! postes d\u2019abattage pour les volailles Congrès annuel des Pêcheurs-Unis de Québec à Rivière-au-Renard Plus de 200 pêcheurs gaspésiens se rendent compte du succès de leur organisation coopérative \u2014 Le chiffre d'affaires total des syndicats et de leur centrale atteint $1,225,000.\u2014 Le mouvement prend de plus en plus d'expansion.\u2014 Allocations l'abbé Guité et du secrétaire général, M.Boudreau \u2014 Directeurs réélus à l'unanimité.M.AIME MARTE! finalement de professeur d'agricul ture à l\u2019école régionale de Val d\u2019Espoir, puis a celle de Napier ville.11 a publié des cours sur les céréales et l'aménagement delà ferme.11 a rédigé les \"Consul (Suite à la page 23) Les commissions scolaires rurales et le salaire des institutrices Representations faites aux autorités du Département de l'Instruction publique.\u2014 Suggestions au sujet de l'augmentation du salaire des institutrices.\u2014 Les commissions scolaires rurales ne sont pas opposées à l'augmentation des salaires, mais il faut leur donner le moyen de le faire.(Suite à la page 20» -%.] d\t!, province de Québec.Les\tqui\tn\u2019orientent pas les enfants vers i\t.item-,\tsont les premiers à\tles\tcarrières traditionnelles où \"éi, ; as opposés à I\t\" i un salaire raisonnable soit aux institutrices rurales de ¦ mince; ils estiment que c'est j \u2019\"uaitre l\u2019importance de l\u2019ensei-:\"-im-nt et faire acte de justice '\t-h- paver raisonnablement les unices rurales; II- se demandent, par con-1 \"minent, si le gouvernement - b'iir vient pas en aille, les con- II\t\u2019\u2018\"cibles pourront faire honneur ui- obligations, écrases qu\u2019ils \"déjà par les dettes publiques ' - taxes ruineuses qu'on ne de leur imposer; \u2022L gémissent sur le dépeu-pi\u2022\u2022 im-iit systématique des campa-\u201c\"\u201d3- sur la centralisation dans les Le Comité consultatif avicole que préside M.C.-K.Benoit, chef de l'Aviculture provinciale, a tenu dernièrement.à Montréal, une réunion conjointe avec l\u2019Exécutif de la Coopérative Fédérée et de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs.Cette assemblée avait été convoquée dans le but d'étudier les possibilités de la vente des volailles dans Québec et les mesures à prendre pour encourager une production de volailles abattues de meilleure qualité.11 ressort des faits soumis à l\u2019assemblée que sur 31 millions de livres de volaille de toute espèce mises sur le marché l'an passé, quelque 2 millions seulement ont été classifiées.Nous avons, dans la province, le meilleur marché au pays: celui de Montréal.11 est donc important de porter une attention spéciale à la classification, sinon l'aviculteur québécois ne pourra pas, à l\u2019avenir, toucher le prix qui, normalement devrait lui revenir, concurrence qu\u2019il sera par les producteurs de l\u2019extérieur.L\u2019an passé, les 45 millions de livres de volailles importées des autres provinces étaient toutes classifiées et de très liante qualité.A l\u2019assemblée de Montréal, on a émis l\u2019idée que des mesures devraient être prises pour qu\u2019un plus gros volume de volailles soit classi lié et que toutes les directives possibles soient données afin que l'aviculteur touche une rémunération basée sur la qualité de son produit tel que la chose se pratique pour les oeufs.A cette fin, il faudrait encourager l\u2019organisation de postes d'abattage dans les principaux centres avicoles postes sous le cqji'tro-\tl\u2019Agriculture a recoin le des producteurs ou des coopéra-\tauj£ cuKUivatcurs de pren- dre livraison de leurs engrais chi- La question est à l\u2019étude.\tiniques le plus tôt possible.Ions La Fédération des Syndicats de Pêcheurs de la Gaspésie (Pécheurs-Unis de Québec) a tenu à Rivière au-Canard (Gaspé), les 23 et 24 mars, son congrès annuel.Après une grand'messe d\u2019actions de grâces célébrée le 23 à B h.30.dans l\u2019église paroissiale, les délégués venus de toutes les parties de la Gaspésie se mirent à l\u2019oeuvre.Le Président général de la Fédération, M.J.-A.Fournier, souhaita d\u2019abord la plus cordiale bienvenue à tous ceux qui étaient présents.MM.les Curés des localités où fonctionnent des coopératives de pêcheurs étaient représentés par 12 de leurs confrères.Les directeurs et gérants des 21 Syndicats locaux affiliés aux Pêcheurs-Unis se trouvaient là presque au complet.Un bon nombre de membres avaient aussi fait le trajet jusqu\u2019au lieu de la réunion afin de participer aux activités de cette importante Assemblée générale.En plus des in vités d\u2019honneur et des officiers de la Centrale, étaient donc réunis là environ 200 pêcheurs gaspé siens anxieux de se rendre compte par eux-mêmes du magnifique succès de leur organisation coopérative pour 1943.M Alex.-J.Boudreau, le jeune et dynamique secrétaire général de la Fédération, donna lecture du procès-verbal du dernier con grès.11 fut adopté à l\u2019unanimité.M.André Dionne, gérant des Pêcheurs Unis de Québec, à Gaspé, vint ensuite faire lecture du bilan 1943-44.Les chiffres qu\u2019il dévoila témoignent d\u2019un essor sans précédent pour les coopératives de pêcheurs.Le nombre de membres a augmenté considérablement au cours de la dernière année.Le chiffre d\u2019affaires total des syndicats et de leur Centrale a atteint le joli montant de §1.225,000.00.Le surplus net des syndicats est de §297.274.50.A ce dernier montant.il faut ajouter les surplus nets de la Centrale, c\u2019est-à-dire §61,577.39.(Suite- à 1a page 17) Prenez livraison immédiate de vos engrais chimiques Aux producteurs de tabac jaune A plusieurs reprises, depuis les intéressés doivent se confor-quelques mois, le ministère pro- mer exactement à eet avertisse .ment.: - %- -rrT-rV':^ t 324 i KÜl.S Une scène familière de la cueillette de Veau d'érable\u201d.A ce temps-ci de l\u2019année, les travaux sont moins urgen.ts, le transport par chemin de fer est plus facile et généralement plus économique que tout autre.Par ailleurs, si la culture du tabac jaune a causé quelques inquiétudes, ecs dernières années, il n\u2019y a pas de doute que cela tient souvent aux retards de la livrai sou et de l\u2019épandage des engrais chimiques.Etant donné que l\u2019engrais chimique doit être épandu au moins de B à 10 jours avant la plantation (à moins que la transplan leuse soit munie d\u2019un attachement approprie), chaque cultivateur doit prendre possession de tous ses engrais, au plus tard peu dant la première semaine de mai.Le producteur averti, prêt à planter vers le 15 ou le IB mai.doit nécessairement épandre ses en grais à partir du 5 ou du 8 de ce même mois.Dans notre province, il est rare qu\u2019une gelée tardive affecte les plantations de tabac jaune après la mi-mai: au cours de la première quinzaine de ce mois, l\u2019humidité du sol dissout l\u2019engrais et il v a ainsi moins de dancer de brûler les plants.Il y a déjà assez de facteurs et d\u2019accidents incontrôlables capables de compromettre le succès de cette culture, sans en créer volontairement d\u2019autres.Rappelons, par exemple, ou\u2019en 1942 et 1943, c\u2019était regrettable de constater que maints producteurs retardaient de planter, tout simplement parce que l\u2019engrais chhui.(Suite à la page 20) Page ?/i HebdomoJaire Agricole Fondé en 1929 \u2022ournal nePdi'mcdcue organe officiel d» l\u2019Ucion Catholique* des Cultivateur*.de m Cooperative Fédéré» et des Cercles de Feimièies.GERARD FILION.LSC, directeur.Abonnement : loua les membres de l\u2019U.lion Catholique des Cultivateurs qui payent une cotisation annuelle do S3.00 reçoivent 1 p journal.Les personnes qui pour diâerentes raisons ne peuvent être membres do l'U.C.C.peuvent s'abonner au tarif suivant : SI.00 par cnnee \u2022\tS2.50 pour trois ans r SI.50 pm année à l'étranger.Publicité : Le tarif de la publicité est de 25 cents la ligne agate ou 53.50 le pouce-colonne.Toute annonce ou tout avis d'annulation doit arriver huit loms avant la date de la publication.Le tirage de la \"Terre d» Chex Nous** est certilio par l'Audit Bureau of Circulations.Correspondance î Tour toute quertion touchant la rédaction, l'administra-bon eu la publicité, adressez vos lettres à : La TERRE DE CHEZ NOUS** 515.ave Viger.Montréal \u2014 Tel.LAncaster 6273 Imprimé au \"Syndicats d'Oeuvres Sociales Limité\".Ottawa Nécessité d une enquête sur Ses assurances agricoles O Les biens périssables des cultivateurs de la province de Québec, maisons d\u2019habitation, bâtiments de fermes, ménage, instruments, animaux et récoltes, s\u2019élèvent à au delà de cinq cents millions de dollars.D\u2019après les renseignements que nous pouvons avoir, nous pouvons établir que moins des deux-cinquièmes de la valeur de ces biens, c\u2019est-à-dire moins de deux cents millions de dollars, sont protégés par l\u2019assurance-incendie.La différence, trois cents millions de dollars, ne sont nullement protégés et peuvent être détruits sans que les propriétaires ne touchent quelque indemnité.Cette situation ne peut durer plus longtemps; il est nécessaire que l\u2019on prenne des mesures pour que la classe agricole puisse bénéficier comme les autres classes de la société d\u2019un bon système d\u2019assurance-incendie.Dans l\u2019état actuel des choses, des cultivateurs voient flamber en quelques heures l\u2019oeuvre de toute leur vie et sont en partie ruinés, pas par leur faute, mais parce que la société ne leur a pas offert une protection suffisante.Nous avons bien, il est vrai, un nombre considérable de mutuelles-incendie.Leur nombre dépasse même les 300 et elles assurent des capitaux pour cent cinquante millions de dollars environ.En général, elles ont rendu et rendent encore à la classe agricole des services appréciables.Cependant, elles ne répondent pas entièrement aux besoins de l\u2019agriculture moderne.Ces mutuelles donnaient de bons résultats au temps où l\u2019agriculture était familiale et n\u2019avait pas encore fait appel à la mécanique.A cette époque, il y a vingt-cinq ans et plus, les biens périssables des cultivateurs étaient consititués principalement par des immeubles, maisons, granges, dépendances; le roulant n\u2019avait pas l\u2019importance qu\u2019il a de nos jours.De plus, l\u2019esprit d\u2019entr aide était plus vivace à cette époque que de nos jours.Un cultivateur était-il victime d\u2019un incendie qu\u2019aussitôt les gens de la paroisse organisaient une collecte dans les rangs et chacun donnait suivant ses moyens; celui-ci de l\u2019argent, celui-là du bois de construction, un troisième du temps, et le sinistré pouvait assez facilement se tirer du malheur qui l\u2019avait frappé.De nos jours, les biens meubles représentent une proportion considérable de capital d\u2019une entreprise agricole.Sur un grand nombre de fermes, le roulant, les animaux, la récolte et le ménage de la famille valent plus que les bâtisses.Or dans un grand nombre de nos mutuelles, ces biens ne sont pas assurés ni assurables.De plus, il ne faut pas oublier que les cultivateurs qui habitent dans les villages n\u2019ont pas accès aux mutuelles.Enfin, il existe encore dans la province de Québec un très grand nombre de localités où la mutualité n\u2019a pas encore pénétré.N\u2019oublions pas non plus que la plupart de nos mu-lités ont un nombre d\u2019assurés très restreint et que, pour éviter dans les mauvaises années une cotisation trop élevée, elles limitent à un montant assez bas, deux ou trois mille dollars, le montant des risques individuels.A tout événement, aucune mutuelle ne peut, en vertu de la loi, émettre des polices d\u2019une valeur excédant cinq mille dollars sur un risque défini.Pour toutes ces raisons, il est devenu nécessaire d\u2019opérer des réformes dans le champ de la mutualité agricole.Ce qui presse, c\u2019est de grouper en association les mutuelles ont un nombre d\u2019assurés très restreint et que, pour de plus de trois cents, mais elles n\u2019ont aucun lien entre elles.Une fédération rendrait aux mutuelles agricoles les mêmes services que rendent la Fédération des Caisses populaires aux caisses paroissiales, la Coopérative Fédérée aux coopératives agricoles, l\u2019Alliance des coopératives de consommation aux magasins coopératifs.La fédération pourrait, entre autres choses, uniformiser les règlements des mutuelles locales, préparer des modèles de polices uniformes, fournir aux mutuelles un système de comptabilité adéquat, organiser la vérification annuelle des livres, etc., LA TERRE DE CHEZ NOUS\t.- ¦¦¦ == etc.De plus, la création d\u2019une caisse centrale de ré-assu-rancc est devenue une nécessité urgente.Cette lacune devrait être comblée d\u2019ici quelque temps.Mais il n\u2019y a pas que l\u2019incendie contre lequel les cultivateurs doivent se protéger.Depuis quelques années, l\u2019on commence à parler d\u2019assurance-bétail.Or, il n existe actuellement aucune loi générale permettant l\u2019incorporation de sociétés d\u2019assurance contre la mortalité du bétail.Il serait donc nécessaire que la Législature passât une loi générale permettant la fondation de caisses locales d\u2019assurance contre la mortalité du bétail et permettant à celles-ci, soit de créer une caisse centrale de ré-assurance, soit d\u2019assurer dans une société existante l\u2019excédent des risques qu\u2019elles ne peuvent assumer.Il y a aussi les accidents contre lesquels nos cultivateurs n\u2019ont aucune protection à l\u2019heure présente.Dans les autres pays, particulièrement en France, la loi prévoit la création de caisses locales d\u2019assurances contre les accidents avec ré-assurance dans des caisses régionales et une caisse centrale.Il nous faudrait la même chose dans la province de Québec.Il en est de même de l\u2019assurance contre la grêle qui est encore inconnue chez nous.Pour toutes ces raisons, l\u2019assurance agricole sous toutes ses formes devrait faire l\u2019objet dvune enquête sérieuse de la part de l\u2019Etat.Celui-ci a le devoir de passer des lois pour assurer le bien-être général des citoyens.Or dans le Québec, les lois actuellement en vigueur ne permettent pas à la classe agricole de se protéger convenablement contre les risques inhérents à sa profession.Mais comme il ne s\u2019agit pas de légiférer n\u2019importe comment sans tenir compte des besoins, des habitudes et de la mentalité des citoyens, nous insistons fortement pour que le gouvernement provincial nomme un comité d\u2019experts chargé de faire une enquête approfondie sur les besoins d\u2019assurance de la classe agricole et fasse rapport à la Législature, afin que celle-ci puisse passer une ou des lois d\u2019assurance qui répondent exactement aux nécessités de l\u2019heure.Gérard FILION.CMBUnEf LE 12 AVRIL 1944 C\u2019est le printemps et U- r.imi, leur s\u2019en réjouit.On verra bientôt poindre des chardons verts et, temps venu, U pourra offrir ,|,.s fleurs à ceux «pii les auront ,m.ri.tées.Tout le monde sait que les hommes manquent sur les fermes et dans les chantiers, mais ta nou.velle n\u2019est pas encore parvenue chez le ministre de la Défense nationale.On dit qu\u2019il se fera cette année une quantité convenable fi la tonne meilleur marché que chez eux.Lu représentant d'une compagnie opérant dans les deux provinces donna la répou» à ce qui pouvait paraître une iujustin pour les gens de la province voisine.Dan.-Québec, les engrais chimiques se tendaient, par quantités de wagons, à des coopératives locales par l\u2019entremise d'uni; Centrale, et cela assurait aux manufacturiers une économie substantielle dans la distribution, tout en éliminant de façon complète les risques de perte et les déboursés qu\u2019entraînent nécessairement des vente, faites à distance par petites quantités.Le Conseil Provincial des Engrais Chimiques et les agronomes aidant, les cultivateurs du Québec, grâce à la coopération, ont acheté de meilleurs engrais et ont pu, suivant les données de la technique, choisir ce qui convenait le mieux aux différents sols et aux différentes en turcs.Nous mentionnons ici tout simplement qu'en plus des réductions de prix obtenues à l\u2019achat, les coopératives affiliée-ont bénéficié, l\u2019an dernier encore, d\u2019une ristourne de 5%.Depuis le début de la guerre, on sait que la distribution des engrais chimiques a été réglementée.La province de Québec est divisée en zones réservées aux produits de chaque manufacturier.La Coopérative Fédérée distribue, suivant les zone-établies, les engrais chimiques fabrique-' par toutes les compagnies.Le service que nous donnons est égal sinon meilleur a celui de n\u2019importe quel distributeur et nous croyons que nos efforts jusqu'ici ont grandement aidé les producteurs de la province.Ici encore, nous désirons rappeler que les commandes reçues à bonne heure nous permettent, d'une façon général', de mieux servir les coopérateurs.Roméo MARTIN, agronome, secrétaire eu chef du service éducationnel Dans les patates Le dernier numéro de \"La Terre de Chez Nous\u201d, à la page 11.publie une note qui nous paraît être un communiqué de la Commission des Prix et du Commerce en temps de guerre, et ayant pour titre; \u201cLe prix des pommes de terre\".On laisse entendre que le manque de qualité des pommes de terre vendues sur nos marchés est le facteur unique responsable de l'avilissement des prix au cours des dernières semaines.Sans vouloir jeter de sable sur les essieux, ni faire de critiques injustifiées, nous croyons que cette note ne dit pas toute la vérité.En janvier et février, les expéditeurs du Bas de Québec qui fournissent passablement de pommes de terre aux divers marchés de la province, n'ont pu obtenir les wagons frigorifiques nécessaires parce que ces wagons étaient, à ce moment \u201cgelés\u201d avec des chargements de viande.Les wagons étant rares, les pommes de terre n\u2019étaient pas en abondance sur les marchés.La Commission des Prix et du Commerce a alors décidé de faire venir des patates de l\u2019extérieur.Entre le 20 février et le X on 111 mars, il serait entré, dans les deux provinces de Québec et d\u2019Ontario, environ 400 à 500 wagons de pommes de terre en provenance du Maine et de la Colombie britannique.Nos informations sont à l\u2019effet que les représentants de la Commission des Prix de la Province avaient recommandé l\u2019importation d\u2019un nombre réduit de wagons de pommes de terre pour obvier aux difficultés d\u2019approvisionnement qui se faisaient alors sentir.L'importation de quelques centaines de wagons eut pour résultat, plus que la qualité, croyons-nous, de faire baisser les prix en bas des prix de plafonnement établis.Les remarques que nous faisons, on voudra bien le noter, ne sont pas un blâme à l\u2019adresse des chemins de fer, non plus qu\u2019aux représentants provinciaux de la Commission des Prix et du Commerce en temps de guerre, parce que la situation présente, pour autant que nos informations sont exactes, ne dépend pas d\u2019eux.Nous ne pourrions cependant rendre le même témoignage aux représentants fédéraux de la Commission des Plis et du Commerce en temps de guerre qui nous paraissent un peu dans les patates en affirmant que le manque de qualité des pommes de terre vendues sur nos marchés a causé à lui seul l'avilissement des prix.F.n fait, la qualité des pommes de terre du Québec mises sur les marchés depuis l\u2019automne dernier, se compare a celle des pommes de terre de toute autre provenance.\u2014 R.M. le 12 AVRIL 1944 LA TERRE DE CHEZ NOUS Page S ?* Des partis\tet des partis qui font double emploi ____\t_\t(par ROGER DUHAMEL) | (Studio A.Du»»») Libéraux et conservafeurs.\u2014 Nationalistes en gribouille.\u2014 Les créditâtes s'organisent.\u2014 La rentrée des chambres et le programme sessionnel.\u2014 Quand enregistrerons-nous notre vote ?\u2014 LA GUERRE La situation cette semaine Ce qui se passe aux Etats-Unis.\u2014 Lors de l'invasion* le général Eisenhower sera le \"gpuvernement\" de la France libérée.\u2014 Le général de Gaulle poursuit scs manoeuvres idiotes et relève le générai Giraud de son poste de commandant en chef des armées françaises.\u2014 Les Russes prennent le grand port d'Odessa et atteignent les frontières de la Tchécoslovaquie.\u2014 Les Japonais aux Indes.Les nouveaux partis Chaque fois qu\u2019il en a l\u2019occasion.M.Mackenzie King manifeste son mécontentement de la présence en Chambre de représentants de plusieurs partis.A la rigueur, il admet que tous les députés peuvent ne pas être libéraux, mais il voudrait englober tous ceux qui ne l\u2019appuient pas sous une étiquette commode, celle de conservateurs par exemple.Voilà qui simplifierait tellement les choses et l\u2019on deviendrait ainsi au bon vieux temps des débuts de la Confédération où les deux partis traditionnels alternaient périodiquement au pouvoir, selon les règles précises d\u2019un jeu reconnu et admis.Le système avait au surplus l\u2019avantage de ne pas dérouter les gros intérêts financiers qui n\u2019avaient à verser des fonds électoraux qu\u2019à deux caisses et à se ménager des amitiés et des concours dans les deux groupes.Et plus ça changeait, plus c\u2019était la même chose.Certes, l\u2019émiettement de la représentation parlementaire en de multiples partis n\u2019est pas à souhaiter; la direction des affaires publiques s\u2019en trouve considérablement compliquée.11 faut toutefois reconnaître qu\u2019il est tout à fait légitime, dans une démocratie parlementaire, que chaque individu ait le droit strict d\u2019adhérer au groupement de son choix et même d\u2019en créer un, si aucun de ceux qui existent ne lui agrée.Il est bien inutile de s\u2019élever contre l\u2019exercice honnête d\u2019une prérogative fondamentale de notre système.D'autant plus que le fait qu\u2019un parti existe depuis un siècle ne lui confère, strictement, aucun droit pour faire la leçon aux autres.L\u2019ancienneté partisane ne signifie exactement rien.Ce qui est ridicule et dangereux, c\u2019est qu\u2019il y ait des partis qui représentent les mêmes idées et qui ne se divisent que sur des questions de détails ou des questions d\u2019hommes.C\u2019est là que se trouve l\u2019abus.Deux exemples nous viennent à l\u2019esprit.Depuis déjà plusieurs années, il est très difficile de découvrir des différences doctrinales entre les partis libéral et conservateur.Lisez le, discours de leurs représentants à la Chambre et vous ne trouverez que très rarement une divergence de vues.L\u2019opposition évidemment pressera le gouvernement de faire ceci ou cela et lui reprochera telle ou telle omission, mais la séparation n\u2019ira pas plus loin.On peut donc entrevoir, le jour ou la C.C.K.deviendra une véritable menace, que les intérêts financiers et les tenants de l\u2019initiative privée obligeront libéraux et conservateurs à combattre sous la même bannière.Et ce jour peut ven\u2019r plus vite qu\u2019on ne le croit généralement.Hans le champ politique provincial, il se produit un phénomène analogue.Les nationalistes se divisent entre partisans de MM.Raymond et Laurendeau et de MM Gouin, Hamel et Chaloult.La encore, d\u2019un point de vue purement doctrinal, les différences sont à peu près inexistantes.Mais ms deux groupes n\u2019ont pas confiance dans les hommes qui les dirigent.Des susceptibilités de Personnes se sont à ce point envenimées qu elles semblent avoir rendu impossible toute collaboration efficace.Et nous avons ce spectacle d\u2019hommes qui ont lutté ensemble pour les mêmes idées e .le même programme, d\u2019hommes qui demeurent tous également attaches aux mêmes idées et au monic programme, qui perdent un temps infini en des chamailles stériles et font ainsi le jeu de adversaire.Evidemment, dans e cas, M.King aurait bien raison ** s élever contre la multiplicand des partis, car ils n\u2019ajoutent rien, ils ne font que s'entre-dévorer, sans bénéfice pour personne.Le congrès des crédit\u2019ist\u2019es Les partisans du crédit social ont tenu un grand congrès à Toronto la semaine dernière.Plus de cent délégués se sont réunis pour mettre sur pied l\u2019organisation nationale du parti, élaborer un programme et se choisir un exécutif.C\u2019est M.Solon Low, Trésorier provincial du gouvernement albertain dirigé par M.E.C.Manning, disciple et successeur de M.Aberhart, qui devient président et chef de ce parti.M.Blpckmore se trouve donc dans la même situation que M.Gordon Graydon chez les progressistes-conservateurs; il n\u2019est que le leader de son parti à la Chambre des Communes.M.Solon Low démissionnera comme ministre et comme député provincial, pour se consacrer exclusivement, tout comme M.Bracken, à ses nouvelles fonctions.Les Canadiens français, qui comptent des groupes convaincus et actifs de créditistes, sont représentés au sein du bureau exécutif du mouvement, par M.J.-E.Grégoire, qui a fait dans la politique québécoise une brève et retentissante carrière.Maire de Québec pendant plusieurs années, il adhéra par la suite à l\u2019Action libérale nationale et fit la campagne de 1935.Après des démêlés violents et une attaque radiophonique, demeurée célèbre, contre M.Paul Gouin.il ne tarda pas à rentrer dans l\u2019ombre, jusqu\u2019au jour où l\u2019on apprit qu\u2019il s\u2019était converti à l\u2019évangile eréditiste.Depuis lors, il s\u2019est fait le champion de cette doctrine monétaire dont d\u2019aucuns font une panacée à tous les maux.Fait assuré, le parti a bien l\u2019intention de livrer une lutte entière dans le champ fédéral.Il espère rallier à lui tous les canadiens mécontents des tactiques de la haute finance et soucieux de revenir à une saine conception des échanges monétaires.Pour notre part, nous sommes d\u2019un scepticisme absolu sur ses chances de succès.Il pourra, ce qui n\u2019est à vrai dire nullement assuré, augmenter ses effectifs actuels à la Chambre des Communes, mais de là à devenir un facteur important dans la vie parlementaire canadienne d\u2019ici un grand nombre d\u2019années, il n\u2019v a pas à y songer.Les créditistes les plus intelligents seront au reste les premiers à le reconnaître.La rentrée des chambres Après le congé de Pâques, les députés retournent au travail.La Chambre provinciale a repris ses séances mardi, tandis que les parlementaires fédéraux attendent à lundi prochain.Il reste beaucoup de besogne à abattre aux deux endroits et l\u2019on ne prévoit aucune prorogation prochaine.Il s\u2019agit peut-être pour les deux Parlements d\u2019une dissolution.A Québec, il faudra adopter le budget, après que tous les députés qui se croient des lumières sur le sujet se seront fait entendre.Il y aura aussi discussion des divers crédits présentés par les ministres et qui permet un échenillage laborieux et méticuleux des dépenses au gouvernement.Des gens avertis laissent prévoir une modification à la loi, encore toute récente, de la fréquentation scolaire obligatoire, un projet de centralisation des municipalités scolaires rurales pour assurer, prétend-on, plus d\u2019efficacité, le démembrement de certains districts électoraux, notamment ceux de Kamouraska-Ri-vière du-Loup.d\u2019Abitibi, etc., la passation d\u2019une loi générale de protection de l'enfance, réclamée à grands cris par de nombreuses organisations sociales et dont la nécessité a été amplement démontrée par les dépositions faites à la Commission d\u2019enquête Gar-neau.Le menu sessionnel est encore plus imposant à Ottawa.Il faudra adopter les crédits de guerre et il reste encore une bonne part des crédits ordinaires.Le ministre des Finances, M.Ilsley, déposera son imposant budget.Sans doute y aura-t-il débat sur notre politique extérieure, sur les relations impériales, sur les relations entre le pouvoir cei.tral et les provinces; à ce dernier sujet, il semble que la conférence fédé-rale-provinciale dont l\u2019on a déjà beaucoup parlé est ajournée.De plus, le premier ministre doit se rendre incessamment à Londres, ce qui sera sûrement de nature à ralentir l\u2019activité de la session.Le gouvernement voudra peut-être aussi proposer quelques-uns des projets de sécurité sociale qu\u2019il a annoncés à l\u2019ouverture de la session.Tout cela indique que les députes ne sont pas prêts de quitter Ottawa et qu\u2019ils connaîtront peut-être la température tropicale de la capitale.Et les élections ?Il en est toujours question, et cela va de soi.Le gouvernement Godbout a été porté au pouvoir en octobre 1939, ce qui fera cinq ans l\u2019automne prochain.A moins de solliciter une prolongation de mandat, initiative toujours mal jugée et qui est en général un aveu de faiblesse, il devra dissoudre les Chambres et faire un appel au peuple au cours des prochains mois.L\u2019on aura alors une joute extrêmement contestée.Tellement de facteurs entrent en cause que tout pronostic à ce moment-ci serait excessivement périlleux.Il y aura au moins trois partis, peut-être même quatre, qui se disputeront les \u2019.otes des électeurs souverains.En face de cette division du vote, il est impossible de prévoir avec quelque certitude à qui bénéficiera cet émiettement, même s\u2019il y a lieu de penser que le parti libéral se réjouit d\u2019avance de cette perspective.11 n\u2019a peut-être pas tort.Le vote anti-Godbout ne sera pas un bloc solide, il s'exprimera par deux ou trois autres groupes.Dans ces conditions, il est possible que le parti libéral se maintienne au pouvoir par une minorité de suffrages.Pour ceux qui font la guerre, la semaine sainte n\u2019a été qu\u2019une semaine comme une autre.Il n\u2019y a eu aucune sorte de trêve si l\u2019on excepte celles qu\u2019impose parfois la mauvaise température.En Asie, dans les îles du Pacifique, sur tous les points de l\u2019Europe, les hommes continuent de tuer des hommes.D\u2019une plume rapide, en laissant le premier plan au conflit, nous tâcherons de signaler les faits les plus importants en quelques pays du monde.Che* nos voisins Les élections présidentielles ne tarderont plus guère aux Etats-Unis.Nos voisins se partagent entre deux partis importants : les démocrates et les républicains.Selon toute vraisemblance, Monsieur Roosevelt posera de nouveau sa candidature à la présidence, le temps venu.Il sera le représentant des démocrates.Du côté républicain, on a cru, un temps, que le candidat obligé serait Wendell Wilkie, qui a déjà brigué les suffrages comme tel.Celui ci a annoncé qu\u2019il se retirait de la lutte.Il n\u2019a pu rallier la majorité des suffrages républicains.Il reste, chez ces derniers, un personnage en vedette.C\u2019est Dewey, le gouverneur de l\u2019Etat de New-York.Il n\u2019a pas fait connaître sa décision et on ne sait même pas s\u2019il accepterait de faire la lutte comme candidat républicain à la présidence.Les connaisseurs affirment que l\u2019opinion américaine soutiendra Roosevelt jusqu\u2019à la paix.Politique de Washington Les journaux des Etats-Unis ont vigoureusement reproché à leur gouvernement de n\u2019avoir pas une politique étrangère suffisamment claire et ferme.Ils ont même dit que cette politique était inexistante.Dans un long discours, le secrétaire d\u2019Etat américain, Cordell Hull, a répondu, sans les mentionner, à ces accusations et il a tâché de définir les grandes lignes de la politique de son pays dans le domaine international.On y relève les principaux points suivants.Los Etats-Unis fondent leurs espoirs de victoire et de paix sur la collaboration de quatre grandes puissances qui sont les Etats-Unis évidemment, l\u2019Angleterre, la Russie et la Chine.Sans cette collaboration, dit froidement monsieur Hull, on peut redouter un autre grand conflit d\u2019ici 25 ans.Pour Washington, le comité de la libération nationale d\u2019Alger ne saurait être le gouvernement de la France libérée sans avoir reçu l\u2019approbation du peuple français.Les Etats-Unis sont prêts à collaborer avec le général De Gaulle, mais lors- que le territoire français sera libéré, il appartiendra au généralissime Eisenhower d\u2019accepter ou de rejeter les hommes désignés pour administrer de façon temporaire les départements français redevenus libres.Les Etats-Unis pressent les états neutres de se ranger franchement du côté des alliés.Le département des Affaires étrangères a son propre plan à proposer sur la réorganisation de l\u2019Allemagne vaincue.L'homme d'Etat américain n\u2019a pas parlé de la chap-te de l\u2019Atlantique.Affaires françaises Le général Charles de Gaulle, chef nominal de la clique d\u2019Alger, vient de destituer le général Giraud comme commandant en chef des armées françaises.Il veut lui conférer le titre d\u2019inspecteur général des armées, ce qui est jnc variété de doctorat \u201chonoris causa\u201d.Le généial Giraud a refusé.11 en a le droit.C\u2019est un héros authentique o; u- militaire selon la meilleure tradition française.Parmi les ; ersonnages qui ont pu fuir la France après la capitulation, il est de ceux qui ont su conserver leur dignité.Des hommes de celte trempe déplaisent au général De Gaulle et lui portent ombrage.Tandis qu'il admet deux communistes dans son assemblée consultative, il veut priver le général Giraud de son ommandement.Les deux hommes diffèrent beaucoup l\u2019un de l\u2019autre et c\u2019est peut-être pourquoi ils ne s\u2019entendent pas.Le général De Gaulle s\u2019est enfui de France en Angleterre ; le général Giraud a trompé la vigilance des Allemands et s'est enfui d\u2019Allemagne en France.Le général De Gaulle a des ambitions politiques évidentes ; le général Giraud a la politique en horreur et ne cherche qu\u2019à sauver sa patrie Le général Giraud croit que tout doit être sacrifié à la France.Le general De Gaulle croit que tout doit être sacrifié à sa personne, mema la France.Victoires russes Tandis que la tranquillité règne sur le front d'Italie, les Russes ont continué do pourchasser les Allemands.Ils viennent de reprendre le grand port d'Odessa.Cette ville, située sur la mer Noire, avait, avant la guerre, une population de 600.000 âmes.Sa reprise achève la libération de l'Ukraine.D\u2019autre part, les Russes attaquent avec violence en Crimée et en Roumanie.Ils ont annoncé avec fierté qu\u2019ils avaient atteint la frontière de la Tchéco-Slovaquie.Si leurs armées continuent d\u2019avancer à ce (Suite à la page 17) A Ottawa, il y a moins d\u2019urgen-ee.Le gouvernement King a été élu en mars 1940, ce qui lui laisse strictement jusqu\u2019au printemps prochain.Toutefois, il serait assez étonnant qu\u2019il préfère ne pas tenter un renouvellement de mandat d\u2019ici cette date.Il attend sûrement une occasion favorable pour déclancher une lutte rapide, avec quelques bons arguments qu\u2019il exploitera à fond.Lui aussi peu\u2019, compter bénéficier de la division du vote en plusieurs partis.Qui sait si la conférence des premiers ministres à Londres ne lui fournira, comme par hasard, le tremplin de sa prochaine lutte électorale ?Dans les conditions actuelles, l\u2019élevage du porc paye largement tous les frais fixes de production légitimement inscrits à leur débit, et laisse un bénéfice sur la nourriture consommée, bien comparable au bénéfice que l\u2019on pourrait tirer de tout autre moyen d'utili-satiou.LA BANQUE DU CULTIVATEUR La Banque Canadienne Nationale compte, dans la seule province de Québec, 186 succursales et 302 agences.Elle a des bureaux dans tous les centres agricoles et dans toutes les régions de colonisation.On pourrait donc dire que c\u2019est la banque du cultivateur.Si vous avez besoin d\u2019une avance d\u2019argent, en vue de faire des réparations, d'améliorer votre ferme, de vous procurer de nouvelles machines aratoires ou d\u2019acheter du grain ou des animaux, n\u2019hésitez pas à venir nous voir.Le représentant de la Banque à qui vous vous adresserez vous fera le meilleur accueil.Il discutera amicalement avec vous votre proposition.Il vous consentira, au besoin, des facilités de remboursement.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $200,000,000 514 bureaux au Canada 454 Page G \t\tÀ TRAVERS LE \t\tCANADA AGRICOLE \tM \u2018\tpar \t\tJ.-R.PELLETIER, régisseur \tH4 JËk\tFerme Expérimentale, \tæêkêkêl\tSte-Anne-de-la-Pocatière VIT \u2014 Reconstitution des sols au Manitoba sud-ouest La région du sud-ouest de lu province du Manitoba a subi durant plusieurs années les terribles angoisses de la sécheresse.Son cas particulier diffère «juclque peu de celui des autres régions affectées de la Saskatchewan et de l\u2019Alberta, mais dans l'ensemble elle eut à subir les mêmes misères et à adopter les mêmes réformes.C\u2019est avec le régisseur de la Ferme Expérimentale de Brandon, qui fut également l\u2019âme dirigeante de la poursuite des travaux de recons titution du sol et de la conservation de l\u2019eau, que j'ai visité ce district.En effet, depuis 1936, il a la haute main sur ces activités en plus de diriger son institution et, naturellement, il sait tous les détails sur le bout de ses doigts.Deux longues journées passées avec lui en pleine campagne affectée et aux endroits où des travaux de reconstitution sont en cours, m'ont permis d\u2019obtenir une mine de renseignements que je résumerai ici.Tout d'abord, expliquons les tempêtes rie sable ou plutôt les nuages noirs ou ouragans qui enlèvent parfois d'un seul coup à la surface du sol, près d\u2019un pouce des particules les plus légères, lesquelles sont également les plus riches.Ce phénomène peut s'appeler l'érosion du sol par le vent ou tempête de sable ou poudroiement du sable.Avant d\u2019aller plus loin, admettons que dans les Frai ries, où il n\u2019y a ni collines, ni forêts ni autres brise-vents naturels, le vent a libre cours.En second lieu, acceptons la déclaration Un brise vent en rase campagne à un endroit particulièrement exposé au vent.'¦'fa#*-'i*i»/mi scientifique que les sols les plus travaillés et les moins protégés par la végétation, brise-vents ou autres, commencent à se faire soulever et à déménager avec un vent modéré allant jusqu\u2019à 13 milles à l'heure.Naturellement, a mesure que sa vélocité augmente, sa puissance d\u2019enlèvement ou d\u2019érosion grandit.Et avec le moindre pou droiement des particules du sol, s\u2019en vont également les principaux éléments nutritifs tels: l\u2019azote, l'acide phosphorique et la potasse.Tous ces riches éléments et particules vont ensuite former des dunes aux endroits mêmes où le vent, frappant quelques obstacles ou récifs, perd de sa puissance de transport et laisse échapper sa proie.C\u2019est ainsi que les épitaphes «les cimetières sont englouties et que les automobilistes voyagent avec une pelle pour déblayer la route, à l'occasion.Ces dunes ne peuvent pas être mises en labour à moins de les aplanir au moyen de grosses machines.Nous ferons plus tard l\u2019histoire des sécheresses dans l'Ouest, mais pour le moment, disons que ce qui a aidé le plus à transporter le sol, dans certaines régions plus que dans d\u2019autres, ce sont les facteurs suivants: le vent avec une prédominance beaucoup plus grande dans le sud que dans le nord et une précipitation plus faible, même dans le sud, réduisant ainsi la végétation et accordant plus d\u2019em prise au vent sur les particules li- bres.11 y a aussi la culture intensive du blé et l\u2019application trop énergique des façons culturales aux sols les plus friables et les plus ouverts, lesquels sont décomposés trop vite et ont perdu trop rapidement leur matière or-gani«[ue.Logiquement, ces sols auraient du être gardés en pâturages ou labourés modérément.Au contraire, les premiers exploitants ou occupants (settlers ou homesteaders) vinrent là aux jours d\u2019or de la culture du blé et saignèrent les sols à blanc pour aller se reposer dans le.villes ou plages du sud, après avoir fait fortune.La seconde génération d\u2019exploitants acheta ces terres à gros prix et adopta les mêmes tactiques, lesquelles ne furent que temporairement efficaces.Vint ensuite la sécheresse de 1930 qui continua jusqu\u2019en 1938 et jeta la désolation partout.Le vent emporta tout de ces fermes, récoltes et animaux, pour ne laisser que les \u201cmortgages\".Après la tempête vint le beau temps.Dès 1939, la vague de sécheresse était à son déclin, les plantes pousaient partout et l'érosion était automatiquement contrôlée.Par ailleurs, les hommes de science introduisirent des réformes culturales différentes, telles que la conversion en pâturages des sections de sols les plus ouverts et leur ensemencement en plantes fourragères ayant une grande résistance à la sécheresse, tout particulièrement l'agrophyre à crête, importé des steppes russes et aclimaté plus tard ici pour satisfaire les conditions de l\u2019Ouest canadien.Cette pratique était naturellement précédée d'une classification judicieuse des sols dans les diverses zones d'exploitation.Signalons, en passant que le système radiculaire très élancé vers le sous-sol est le grand facteur à rechercher chez les plantes à engazouement avec en plus une couronne vigoureuse et peu susceptible de périr par le froid.Comme matière d\u2019intérêt, rappelons qu'un jeune technicien de l\u2019Université de Saskatoon a éliminé des plants à système radiculaire si grand, qu'en mesurant toutes les racines et les radicelles d\u2019une seule plante, la longueur trouvée suffisait à couvrir une distance de 65 milles linéaires.C\u2019est là une des grandes curiosité agronomiques à contempler dans un des laboratoires de cette Université.Bien des choses attirent notre attention relativement au contrôle de l\u2019érosion du sol, entre autres: {\u2019ensemencement en lisière de 32 à 40 perches avec alternance de blçe en jachère; la plantation de brise-vents; le remplacement du labour régulier par 2 ou 3 discages superficiels durant la saison, avec chaume laissée en surface comme substance protectrice contre l\u2019enlèvement des particules du sol; enfin le système de diverses rotations incluant luzerne, seigle et autres récoltes et l\u2019emploi de nouveaux instruments aratoires.Ajou tons ici que, partout, l\u2019on compte sur la luzerne comme la seconde plante de survivance après l\u2019agro-phyre à crête.Toutes ces mesures ajoutées aux projets de conservation et de distribution de l\u2019eau font que le poudroiement du sol est une affaire réglée et appartient déjà au domaine du passé.Les agronomes, avec l\u2019aide financière de l'Etat et la bonne coopération des cultivateurs affectés, ont surmonté ce grand fléau.Nous verrons, en cours de route, qu\u2019à d\u2019autres institutions ou dans d\u2019autres régions, on a déjà complètement ou partiellement réglé le cas de quelques autres fléaux de la nature.Au Manitoba, 56,000 cultivateurs pratiquent la jachère sur près de 2 H- millions d\u2019acres et, le sud ouest ayant été grandement ravagé en 1935, l\u2019on créa la station expéri- LA TERRE DE CHEZ NOUS mentale de Mélita afin d\u2019étudier les aspects de la reconstitution de leurs sols.Les données précitées découlent de leurs travaux de recherches.Ajoutons ici qu_' de bons pacages étant établis et la luzerne produisant à merveille au moyen d\u2019une longue rotation où entre le blé, l\u2019on poussa l\u2019élevage des bestiaux à boucherie comme ligne d\u2019à côté avec le blé et autres céréales.Le travail de ces institutions marche en étroite collaboration avec des associations de cultivateurs spécialisées et désignées sous le nom de \u201cAgricultural Improvement Associations\u201d, ce qui fait que les résultats d\u2019expériences et de démonstrations sont mis à jour et à profit sans le moindre délai.Ces groupements furent formés quand l\u2019Etat organisa les services d\u2019aide LE 12 AVRIL 1944 Belle pousse de trèfle d\u2019odeur dans le sud-ouest du Manitoba.aux sinistrés et on les a maintenus efficacement à ces nouvelles fins.A un endroit en particulier, 54 membres d\u2019une de ces associations placées sous la direction du personnel de la Station Expérimentale, ont planté un brise-vent en haies espacées sur un quadrilatère de 6 par 7 milles et couvrant une distance linéaire de 210 milles.Disons ici que 4,600 cultivateurs, appartenant à 21 de ces associations régionales, travaillent étroitement avec le personnel de la Ferme Expérimentale de Brandon.Bien que les projets d\u2019irrigation, de barrage et d\u2019étangs seront exposés en détail ailleurs, citons que \u2018.i million d\u2019acres dans le sud-ouest manitobain sont irriguées en surface au moyen de barrages construits sur la rivière Souris.A un degré moindre que ses deux soeurs \u201cprairiennes\u201d, le Manitoba a tout de même bien profité des améliorations permanentes en vue de conserver et de distribuer l\u2019eau aux fermiers et partout sur les fermes.Ainsi, il est admis qu\u2019au cours de chaque semaine, depuis 1936 jusqu\u2019à nos jours, 17 projets de conservation d\u2019eau en moyenne ont été terminés dans le sud du Manitoba.Four chaque jour écoulé depuis 1936, on a établi la distribution contrôlée de l\u2019eau dans le nord du Manitoba sur une moyenne de 100 acres.Et à chaque 24 heures qui passent depuis 1936, une moyenne de 20 acres de terres basses, de tourbes et même (le forêts ont été organisées en vue de favciriser la multiplication et la survivance des oiseaux et animaux sauvages, soit pour la fourrure, la chasse ou la pêche.Tous ces travaux furent accomplis grâce à une généreuse et efficace coopération entre les gouvernements fédéral et provincial.Four des fins agricoles et immédiatement profitables seulement, l\u2019on a construit, de 1933 à 1942, 5,677 installations petites ou grandes pour la conservation et la distribution de l\u2019eau.De plus, dans le sud-ouest du Manitoba, il y a un pâturage collectif de 65,000 acres, englobant une zone spéciale de terre légère où l\u2019on peut conduire ses animaux pour la paissance durant toute la (Suite à la page 20) Le sucre du bouleau On sait par les recherches qui ont été faites que les bouleaux blancs et jaunes produisent une abondance de sève, mais que la production du sucre n\u2019est «lue d\u2019un tiers de celle de l\u2019érable.La sève du bouleau jaune ou \u201cmerisier'' contient du sucre inverti avec de petites «luantités de sucrose, tandis que la sève du bouleau blanc contient un mélang ede fructose et de sucre inverti.Les sirops préparés avec la sève de bouleaux blancs ou jaunes par une concentration au centième ont le même goût et la même apparence que le sirop commercial de maïs.!\tL\u2019école\tprimaire agricole\tj j\tde\tSaint-Célesiin _________________________ i L'école\trurale de\tl'avenir.\u2014 La coopération intel- ligente des citoyens est nécessaire.Le 1er avril dernier, nous avons eu l\u2019avantage d\u2019assister à la clôture de l\u2019année scolaire de l\u2019école primaire agricole de Saint-Célestin, comté de Nieolet.Nous avions déjà entendu parler de cette institution, mais nous ne possédions aucun renseignement précis sur son organisation, son entretien, le programme des études et les résultats obtenus chez les élèves.Ce genre d\u2019école est un peu nouveau chez nous et nous sommes encore dans la période de l\u2019expérimentation.L\u2019école de Saint-Célestin est encore jeune puisqu\u2019elle n\u2019existe que depuis quatre ans.Toutefois, elle a déjà fait beaucoup pour'les jeunes de la paroisse et nous croyons ne pas errer en affirmant que l\u2019expérience est concluante et qu\u2019elle mérite d\u2019être tentée ailleurs.Saint-Célestin est un village d'environ 1,400 âmes.Les conditions de culture sont moyennes et les cultivateurs ne sont pas plus riches qu'ailleurs.L\u2019idée de cette école date d'il y a cinq ans.Elle avait été suggérée à M.l'abbé Grenier, curé de la paroisse, par M.Adrien Morin, aujourd\u2019hui sous-ministre provincial de l'Agriculture.L\u2019abbé Grenier est l\u2019un de ces hommes pour qui les obstacles n\u2019existent pas; il se convainc d\u2019une idée et la pousse jusqu\u2019au bout.Il étudia la suggestion de M.Morin, la trouva excellente, en causa avec ses paroissiens en entendent parler presque tous les dimanches, c\u2019est le moyen de maintenir l\u2019enthousiasme et l'esprit de collaboration.Débuts de l'école A Saint-Célestin, comme dans la plupart de nos paroisses, l\u2019argent ne pousse pas dans les champs et on tient toujours à le ménager, surtout quand c\u2019est pour une expérience nouvelle.Qu\u2019importe, on était décidé d\u2019avoir une telle école et tous mettaient l\u2019épaule à la roue, le curé en tête.Le premier professeur fut M.Louis Perron, aujourd'hui chef de ces écoles dans la province.Ce pauvre M.Perron a passé un hiver froid puisque les corants d'air ne se gênaient pas pour s\u2019infiltrer dans l\u2019école qui n\u2019était alors qu\u2019un simple .hangar.Le hangar était malsain; il fallait trouver un local plus attrayant et plus hygiénique.Les paroissiens décidèrent de construire une école près de l'église.Le gouvernement provincial fournit une somme de $3,000.00 et le travail de construction se fit par corvées.A l\u2019heure actuelle, une coquette bâtisse de briques rouges comprend une classe spacieuse, bien éclairée et bien aérée, et une salle de récréation qui sert aussi de salle à manger pour le repas du midi.Le deuxième professeur fut M.Gérard Beaudin qui demeura deux ans à Saint-Célestin.Le professeur actuel est M.Roger Cloutier, agronome, qui a poursuivi des études spéciales en vue de ce genre d'enseignement Aujourd'hui Il n\u2019est pas tout de construire une école; il faut la faire vivre.L\u2019école actuelle est évaluée , mon $6 000.00.Les frais d'en, tien de la bâtisse, tels que clnuf fage, éclairage, lavage, etc \u2018 -J montent à environ $350.00 pa,\u2019 née.La Commission scolaire le défraie le coût du chauffa:, ,,,,, est d\u2019environ $75.00.Il reste u,'n(-une balance d\u2019environ $27.ï(m -, solder.C\u2019est ici que la collabora', tion des paroissiens est née.re Toutes les organisations paroi i,.les contribuent à défrayer une tie du coût d\u2019entretien.Les e, sations qui souscrivent sont ], cercle de l\u2019U.C.C., les fermière le cercle Lacordaire, la caisse j\u201e laire, etc.Au cours de l'an:.jm soirée organisée au profit de le .le rapporta la jolie somme ne $260.00.Voilà comment les v , v Saint-Célestin bouclent le lue ., de leur école.Le salaire du professeur est p.iu par la Commission scolaire et le gouvernement.Ce dernier ace ;>ie les octrois ordinaires pour un i:,.tiluteur et la Commission sen;;.ire paie la différence entre le -\t, demandé et l'argent reçu de l i ut.Somme toute, l\u2019école n\u2019est pa.- un fardeau financier qui pèse sur les épaules des citoyens de l'endroii.Le programme des études Le programme des études est reporté sur deux ans: les élèves sont divisés en deux groupe- on y enseigne la religion, le franai-, l'arithmétique, l'agriculture et on y donne un cours d\u2019éducation civique adapté à l\u2019âge des étudiants Tous les exercices (le françai- et les problèmes d\u2019arithmétique .mit donnés sur des sujets agricole- eu ruraux.Les cours durent cinq moi par année, de novembre à mai-.Les promoteurs espèrent en allonge i la durée quand les circonstances le permettront.Nous avons aussi remarqué que l\u2019enseignement est très pratique.Ainsi, lors de l\u2019examen publie, nous avons pu voir des jeune-hommes de 15 ans balancer une ration pour vaches laitières é 1» de protéines, en calculer le emit aux cent livres et faire un billet à un mois pour en payer une hume On fait aussi une part assez Dirge à l\u2019enseignement de certains principes de sociologie et d'ecu-nomie.On explique la coopéraiion aux élèves et l'organisation d\u2019une coopérative locale.L'associai,mi professoinnellc des cultivateur: a aussi sa place dans le programme.Les élèves acceptés sont tou- I, ¦ jeunes de la paroisse ayant fait leur septième année et ayant plaque 14 ans.Des exceptions sont faites pour quelques élèves qui n\u2019ont pu, pour une raison ou poor une autre, faire leur septième La population semble très satisfaite des études et des résultats obtenus.L\u2019intérêt est remarquable chez les élèves mêmes; plusieurs ne craignent pas de faire de 5 a 6 milles à pieds deux fois par jour pour venir à l\u2019école.La i11 \" quentation étant volontaire, on peut voir le désir qu\u2019ont nos jeunes ruraux de s\u2019instruire et la (Suite à la page 20) EPARGNEZ sur vos CLOTURES 5HUR-HOCK ELECTRIC FENCER *g| D ! MAOC IN CA1AOÀ en employant le système de clôture électrique \"SHUII-SHOCK\".Clôturez avec une seule broche piquante ordinaire.L'appareil \"SHUIl-SHOCK\" est reconnu pour le plu* pratique et le plus économique but le marché.GARANTI pour 2 ans en plus de la garantie de satisfaction de trente jours ou argent remis.Kcrivez pour circulaires et détails: Distributeur G.-E.SAINT-PIERRE Agents demandes ST-GERMAIN DE GRANTHAM \u2014 CTE DE DRUMMOND.I\u2019.O B.TRUDEL & CIE Fournitures et machineries pour laiteries, beurreries et fromageries.304, Place d\u2019Youville MONTREAL Ij,; |2 AVRIL 1944\t= ?- \" \" \" COLONISATION C\u2019est le temps de partir.LA TERRE DE CHEZ NOUS Pur* 1 Il es t des milliers de familles ju o'iebec qui, depuis la guerre, unt quitté la campagne pour venir s'employer dans les industries je guerre ou les entreprises connexes Pour la plupart, elles demeuraient dans les villages, vivaient au jour le jour; d\u2019autres, e\u201e nombre plus restreint, culti-vajent la terre.Bien peu laissèrent h.campagne pour venir s\u2019établir a demeure dans les villes.Le ,,lus grand nombre d\u2019entre elles n-eut qu\u2019une ambition: profiter des hauts salaires pour mettre de cote les argents suffisants à l\u2019achat d\u2019une terre.Cependant, plusieurs furent déçues elles n\u2019avaient pas songé aux dépenses inhérentes à la vie des villes Elles n\u2019ont pas été en mesure de faire d\u2019économies.11 s\u2019en est quand même trouvé qui sont contentées d\u2019un niveau d
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.