La terre de chez nous, 31 octobre 1945, mercredi 31 octobre 1945
[" OTTAWA, LE 31 OCTOBRE 1945 ADMINISTRATION: BIS.rue Vlzt» Montréal.; « Mm Vol.XVIII \u2014 No 5 Notre premier ! syndicat ___ Le cercle de l'U.C.C.de Sl-Jacques de Montcalm s'incorpore en vertu de la loi des syndicats professionnels.lxir- du congrès général, les membre.' do 1 C .C.C.ont decide d'incorporer leurs cercles et leurs union- diocésaines et régionales en ver!u de la loi des syndicats pro-io.- i >miels.Un cercle a pris les di-vants: c'est celui de St-Jaeques de Montcalm, L\u2019avis de son incor-poraiioii parait dans la \u2018Gazette Officielle\" du 27 octobre.On v lit ce texte qui sera fréquemment répété depuis quelques mois\t,, -l.a [urination d'une société, sous .y.n.ini de Syndical de l\u2019Union ca-.que de- Cultivateurs de St-Jac-.de Montcalm\", pour l\u2019étude, la déieuse et 1( dével'opp'en'^it des .: \u2022.\u2022 economiques, sociaux et .moraux de la profession, a été au- .Suite à la page 23) ?Une grève forcée des boulangers 1! y a eu la grève des bouchers.II a encore menace de grève dans les salaisons.Voici que les boulangers, pour d'autres raisons, \u2022>e verront contraints de cesser la fabrication du pain.Us sont dans le pétrin C'est que les graisses animales et végétales se font de on plus rares et qu'ils n'en reçoivent plus la provision accou-luniéc.Parlant pour la Ligue pa-P \"l'ale (les Boulangers, M.Lorenzo label a déclaré dimanche que le.- boulangers devront cesser leur travail a moins que le gouvernement n\u2019intervienne pour obliger salaisons à fournir les graisse- indispensables.La Fédération Canadienne d\u2019Agriculture recevait à dîner le 20 octobre les délégués de six nations faisant partie en leur pays d\u2019associations agricoles.Cette photographie représente, de gauche à droite, assis: M.A.Hocgsbro-llolin, du Danemark, M.Gardiner Jackson, des Etats-Unis, M.II.-IL Ilannam, président de la Fédération canadienne d\u2019Agriculturc, M.Albert Goss, des Etats-Unis, M.Paul Négrier, de France, M.James Turner, d\u2019Angleterre.\u2014 Debout, de gauche à droite: M.W.-A.MaeLaod, de Winnipeg, M.C.-G.Groff, secrétaire de la Fédération canadienne d\u2019Agriculturc, M.Homer Brinkley, des Etats-Unis, M.Roméo Martin, secrétaire de la Coopérative Fédérée, M.J.-R.Ascoli, de la Coopérative Fédérée, M.Janics-L.Patton, des Etats-Unis, M.R.-G.Gibson, d\u2019Australie, M.Edward O\u2019Neill, des Etats-Unis, M.W.-J.Parker, de Winnipeg, M.Georges Misse, de France.I,c but de cette amicale réunion était d\u2019étudier l'organisation d\u2019une fédération internationale des associations agricoles.la conférence des vivres el de l\u2019agriculture intéresse les cultivateurs au plus haut point La prospérité d'une nation est liée à la prospérité de la classe agricole.\u2014 Misère et famine au sein de l'abondance.\u2014 Les représentants de l'agri culture à la conférence.\u2014 Déclaration de M.Hannam.chiliens au secrétariat Ils disent leur admiration pour le travail accompli dans Québec par l'U.C.C.Il y a des cultivateurs qui no croient pas encore au devoir social do faire partie de leur association professionnelle.Ils vivent dans la province et n\u2019ont pas encore reconnu la valeur de l\u2019U.C.C.\u2014 Par contre, il y a des sociologues qui partent du lointain Chili pour venir se renseigner sur le travail accompli nar l\u2019U.C.C.dans Québec cl pour apprendre à édifier des oeuvres semblables en leur pays.La semaine dernière, le secrétaire général de l\u2019U.C.C.M G6- (Suite à la page 23) Réception par ies délégués jatins Les délégués de l\u2019Amérique latine à la Conférence des Vivres et de l\u2019Agriculture se sont unis pour recevoir les représentants de.la Fédération Canadienne d\u2019Agri-culture et de la Coopérative Fédérée.La réception a eu lieu mardi, le 23 octobre.Ceux qui ont participé à cette réunion étaient les suivants: M.A.Gonzalez Gallardo, du Mexique; M.W.-J.Parker, de Winnipeg, Canada; M.Enrique Lopez.Herrate, du Guatemala; M.Julio Hcurtematte, du Panama: M.Enrique Perez Cisneros, de Cuba; M, Eugène Bussières, de Québec; M.Nerton Belleza, du Brésil: M.Alberto Savilla Sacasa, du Nicaragua; M.Roméo Martin, de Montréal; M.E.-E.Suarez, de Columbie: M le Dr F.-A.Battle, de la République Dominicaine; M.A.Falcon Brieeno, du Venezuela; M.J.-R.Ascolt.de Montréal: M.H.-H.Hannam.d\u2019Ot- Une fois de plus - ?I taut remettre à la semaine pi urbaine un certain nombre de reçus à la \u201cTerre de Chez N\u2019\u20191 \" Il en est de même des causeries prononcées lors du con-i\"v- de l'U.C.C.\u2014 Aujourd\u2019hui nous devons nous borner, faute o espace, à louer la patience des lecteurs qui savent attendre.La conférence des vivres et de délégué des représentants.Les La bénédiction du Souverain Pontife V» début du congrès gé-nrial, le président, l\u2019aumô-nier et le secrétaire ont adressé à Sa Sainteté I\u2019ie \u2022V|L au nom de l\u2019U.C.C., les respectueux hommages des i ultivatcurs québécois et «m exprimé leur filiale soumission.R,, réponse à ce télégramme transmis à Son Excellence Monseigneur An-b\u2019iiiiitti, délégué apostolique au Canada, le R.P.L.t aumônier général, a 1 ecu b*\tniie voici: ¦\u2019 \\ G It E A N T FILIAL IIOMM.VGIC DE L\u2019UNION < A HIOLIQUE DES CULTI-lATEUUS DE LA PRO-J\tQUEBEC, SA «'MW ENVOIE BENEDICTION APOSTOLI-'M E IMPLOREE\u2019\u2019 1 l'agriculture qui se tient actuellement à Québec est de la plus haute importance non seulement pour les consommateurs, mais aussi pour les cultivateurs du monde entier.Le Canada est avant tout une nation qui a besoin d\u2019exporter ses immenses surplus de production agricole.Il y est donc intéressé au plus haut point.La grande crise économique qui a duré dix ans nous a appris que lorsque l\u2019agriculture est dans le marasme, c\u2019est toute la population d'un pays qui en souffre.La prospérité d'une nation est intimement liée à la prospérité de ses agriculteurs.Importance de la conférence Quand on se rappelle que les cultivateurs ne pouvaient vendre leurs produits alors que des multitudes d'individus ici et là dans le monde crevaient de faim, il y a de quoi fa'ire réfléchir.La conférence de Québec, après celle de Hot Springs tenue en 1943, vient donc à son heure.C\u2019est toute la question de la production, de la distribution et de la consommation des vivres dans le monde entier qui est à l\u2019ordre du jour à cette conférence à laquelle participent 37 nations.Les délégués de l\u2019agriculture Le fait significatif à cette conférence, c\u2019est que l\u2019on a fait appel à la collaboration des principaux représentants de la classe agricole de tous les pays.On y remarque des ministres et des fonctionnaires des divers ministères de l\u2019agriculture des pays qui y ont associations agricoles des diverses nations y ont envoyé un bon nombre de délégués.La Fédération canadienne de l\u2019Agriculture pour sa part est représentée par son président, M.Il.-H.Ilannam, qui agit comme \u201cdélégué associé\u201d, tandis que les deux vice-présidents de la Fédération, M.Abel Marion, president général de l\u2019U.C.C., et M, W.-J.Parker, agissent en qualité de conseillers.Les ministères fédéral et provinciaux de M.H.II.MANNA.M, président de la Fédération canadienne d\u2019Agriculture et délégué adjoint du Canada à la Conférence des Vivres de Québec.\t¦ l\u2019Agriculture ont également délégué de nombreux représentants, conseillers et observateurs.Les représentants de la Coopérative Fédérée de Québec sont MM.Roméo Martin, secrétaire, et J.-R Ascoli, également délégué de la Coopérative.L\u2019objet de la conférence Dès le début de la conférence, il est apparu clairement que la nou velle organisation des Nations Unies n\u2019aura pas pour fonction de spéculer sur les vivras ou autres articles de première nécessité, mais restera un organisme de re cherche des faits et de l\u2019attitude qu\u2019il y aura lieu de prendre en face de ces faits.M.L.-B.Pearson ambassadeur du Canada à Wa shington et président permanent de la conférence, a particulière ment insisté sur ce point lors de la première conférence de Dresse tenue avant l\u2019ouverture officielle de la conférence.M.Pearson a rappelé l'objet de la conférence des vivres et le but poursuivi par la conférence de Hot Springs dans la tâche de nourrir l\u2019humanité.Point de vue du producteur Quel est le point de vue du pro docteur à cette conférence des vivres et de l\u2019agriculture?M.Il 11 Hannam l\u2019a exposé d\u2019une façon o\\ plieite dans un,: conférence pour , la presse et la radio.Nos produc-! tours, déclare M.Hannam, réali-I sent pleinement que si cet idéal ¦ de nourrir le monde convenablement doit devenir une réalité, il faut que la politique internationale en vienne à un accord sur ce De la broche à 7 cents la livre Faut-il attribuer à l\u2019abondante récolte de foin le manque de broche à presse dont on se plaint ici et là dans la province ?Ou y a-t-il d\u2019autres causes secrètes et inavouables ?De paroisses non éloignées de Montréal, on nous signale que la broche à presse a depuis longtemps défoncé le plafond.Il s\u2019en vend à $7.00 le cent livres sur le marché noir.On ne peut en trouver chez les marchands.On souhaite que les accapareurs soient punis avec le même zèle que l\u2019ont été les cultivateurs qui ont vendu des patates trop cher .\t (Suite a la page L'école à votre foyer La première leçon des Cours à Domicile de l\u2019U.C.C.et de l\u2019U C.l .pour l\u2019année 1945-46 parait en ce numéro à la page 15.Le sujet, \u201cl\u2019êta blissement des jeunes\u2019 intéresse toute la colle » -ti vite canadienne-française.Etudions ensemble et apportons à ce problème» permanent la ! meilleure des solutions.! + \u2014\u2022\u2014\u2014¦»\u2014i\u2014\u2014 -.'Z1 Tagc 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 31 OCTOBRE 1945 1111 Hebdomadaire Agricole Fondé en 1829 tourna' aeuaomaûaue organe olliciei de l'Union Catholique des Cultivateurs et de la Coopérative Fédérée.GERARD F1LION L.S.G.directeur DOMINIQUi BEAUDIN rédacteur en chai; BERNARD BERUBE, rédacteur adjoint.Abonnement : Tous les membres de l'Union Catholique des Cultivateurs qui Dayent une cotisation annuelle de $3.00 reçoivent le journal.Les personnes qui pour différentes raisons ne peuvent être membres de l'U.C.C.oeuvent s'abonner au tarif suivant : S 1.00 par année : $2 50 pour trois ans : S1.S0 par année à l'étranger Publicité : Le tarll de la publicité est de 25 cents ta ligne agate ou $3.50 te Douce-colazxno.Toute annonce eu tout avis d'annulation doit arriver hait »ours ayant la date de la publication.Le tirage tie la \"Terre de Chec Nous\" «st certifié par l'Audit Bureau ol Circulations.Correspondance : Pour toute question touchant la rédaction, l'administra-don ou la publicité, adressez vos lettres à * La TERRE DE CHEZ NOUS\" 515.ave Vlger.Montréal \u2014 TéL LAncaster 8273 Imprimé au \"Syndicats d'Oeuvres Sociales Limité** Ottawa Un discours d'habitant Pour n\u2019effaroucher personne, nous recourons tout de suite au vieux procédé lie la définition des termes et nous disons qu'un discours d'habitant, c\u2019est \u201cle bon sens qui parle bon français\".Or, pendant le congrès général de l\u2019U.C.C., il s'est prononcé d\u2019excellents discours d habitant.Ce qu'ont dit le ministre de l'agriculture, les présidents diocésains, les aumôniers diocésains, ceux qui ont participé à la discussion, remplirait un fort recueil d'éloquence rurale.Mais il faut reteuir ici les passages essentiels de l\u2019allocution du président général, M.Abel Marion, pendant la soirée sociale du 17 octobre.Le mandataire de 35,000 agriculteurs parle en leur nom et il convient que chacun d\u2019eux puisse reprendre autour de soi les données principales du problème exposé.On verra que ce problème intéresse tous les cultivateurs autant que le gonflement ou l\u2019aplatissement de leur porte-monnaie.M.Marion a traité de la production agricole et des marchés.Vn agriculteur philosophe tournerait ce sujet en un rapide syllogisme: \u2022 Je produis; je vends; je suis payé\".De la vente des produits vient la i énumération de la famille rurale, l\u2019our que la prospérité règne à la campague et 1 aisance, en chaque foyer, il faut que les produits trouvent acquéreur a bon prix.Admettons que c\u2019est jusqu'à un certain point, le cas présentement, quand les cultures triomphent des mauvais tours de la température.t ( pendant, la guerre est finie.Si peu qu'il y paraisse, nous sommes entrés dans la période de paix.D'où c©44e question que le président général a posée: Que sera l'avenir immédiat ?Ou encore pendant combien de temps conserverons-nous des marchés illimités?Car, de ce point de vue, la situation va se transformer rapidement et l'on peut parier déjà que l'automne 1916 ressemblera assez peu à l\u2019automne 1945.Les optimistes peuvent croire que l'Angleterre, nourrie par nos milliards, achètera de nous à perpétuité.Or, à ce sujet, le président général, \u2014 sans mentionner que ce n\u2019était pas pour publication, _ a raconté un bout de conversation qui donne une froide leçon.L\u2019hiver dernier, pendant une conférence agricole à Calgary, la question des marchés vint sur le tapis.Quelques délégués de l\u2019Angleterre étaient présents.S\u2019adressant à eux, un Anglo-Canadien de la Saskatchewan leur tint ce prosaïque langage: \"Est-ce que votre peuple se rappelle avoir reçu deux milliards en cadeau et 750 millions en prêt non remboursable\" ?11 obtint cette réponse: \"L\u2019Angleterre se souviendra de ces cadeaux avec une éternelle gratitude, mais pas au point de laisser ce souvenir intervenir dans ses relations d\u2019affaires\u201d.Et maintenant \"à bon entendeur salut\u201d ! Le problème des prochaines années, de 1950 peut-être, ce sera d'écouler une production agricole qui devrait normalement tendre à s\u2019accroître encore.Est-il besoin de rappeler que, pendant la crise, c\u2019étaient les acheteurs qui manquaient et non les produits?Or, pendant la guerre, tandis que la main-d\u2019oeuvre des campagnes s\u2019en allait à l'année ou à l'usine, la production agricole au Canada s'est accrue considérablement.U y avait pourtant moins d'hommes et les machines étaient en piteux état.L\u2019industrie, détournée de la guerre, offrira sous peu tous les instruments aratoires voulus.On parle d\u2019établir près de 25,000 combattants sur des terres dans la seule province de Québec.Nous n\u2019étious pas les seuls à répondre aux cris d'un monde affamé.En Angleterre même, l\u2019agriculture, longtemps sacrifiée à l\u2019industrie, s\u2019est ressaisie.Le paysan anglais exigera la première place sur ie marché domestique.Maintenant que les voies commerciales redeviennent libres, les concurrents reparaissent.Le Danemark agricole n\u2019a pas tardé à réouvrir ses agences et à négocier de nouvelles ententes avec Londres.Il est normal que les pays appauvris de l\u2019Europe, après avoir souffert de la faim, s\u2019organisent aussi rapidement que possible pour subvenir à leurs besoins.Comme l\u2019agriculteur canadien travaille en bonne partie pour des pays étrangers, qui lui garantira Jcs marchés de 1 extérieur dont il depend dans une si large mesure ?Ici est le problème ardu que M.Marion a posé aux congressistes dans un excellent discours d\u2019habitant.Est-il prématuré de le mettre au tableau quand on nous dit, en haut lieu, que la production agricole de l\u2019année ne saurait être trop forte ?Aux cultivateurs eux-mêmes de répondre.Chaque matin, ils interrogent le soleil et les vents pour dé-< ider de leurs travaux.D aussi loin que possible ils regardent venir l'orage.La pratique même de leur métier leur commande chaque jour la prévoyance.Us doivent donc envisager l\u2019avenir avec réalisme même s\u2019ils découvrent des points sombres.Au problème ainsi précisé, quelle solution proposer ?Un premier ministre du Canada parlait autrefois d\u2019ouvrir des marchés \u201cà la dynamite\u201d.Pendant la guerre, on y allait à coups de bombes.Mais comme la paix est revenue, il faut recourir à d\u2019autres moyens.Il est certain que le gouvernement fédéral tient une partie de la solution puisqu\u2019il régit le commerce extérieur, qu\u2019il a réclamé une production agricole formidable et qu\u2019il a cru devoir déterminer les prix.Mais 1 autre pallie de la solution, ce sont les cultivateurs eux-mémes (pii doivent la fournir en étudiant ce problème des marchés dams leurs cercles et dans leurs coopératives et en s\u2019unissant pour agir avec efficacité auprès des autorités.11 n\u2019est pas trop tôt.Si le problème est posé d\u2019avance, c\u2019est afin que \"la bonne réponse\" soit prête.Dominique BEAUDIN CMBUBBff SiewHeillahce La presse d\u2019expansion française du Canada, quotidienne et hebdomadaire, a toujours été, à quelques rares exceptions près, fort bienveillante à l\u2019égard de l\u2019U.C.C.Il y a bien eu, dans les débuts, quelques voix discordantes qui essayèrent de mêler les cartes.Il faut mettre cette attitude sur le compte de l\u2019incompréhension ou des intérêts de partis.On peut difficilement s\u2019expliquer qu\u2019il y ait eu véritable hostilité ou mauvaise foi.L\u2019U.C.C.a pu, dans le temps, troubler la digestion d\u2019un petit nombre de gens plus soucieux de gruger le fromage du parti que de servir la classe agricole.Mais cela est du passé.Aujourd\u2019hui, l\u2019U.C.C.a grandi au point qu\u2019il lui faut maintenant des habits faits sur mesure.Elle a doublé allègrement le cap de ses vingt ans.Elle est plus solide et plus vigoureuse que jamais.Tous les journaux français sans distinction de couleurs politiques la considèrent comme une puissance avec laquelle il faut désormais compter.Elle n\u2019a d\u2019ailleurs jamais été contre personne, mais elle n\u2019a toujours eu en vue que le bien commun de la classe agricole.C\u2019est ce que reconnaissent maintenant la plupart des publications de langue française du Canada.A propos, il convient de souligner la généreuse publicité faite à l\u2019U.C.C., à l\u2019occasion de son congrès général.Qu\u2019il nous suffise de mentionner ici, parmi tant djitres, quelques journaux quotidiens, comme le Devoir, le \"Droit\u201d et l\u2019Action Catholique, qui lui ont consacré un éditorial, sans parler de quelques autres journalistes, comme par exemple M.P.-R.Belleau, de la Presse, et autres, qui lui ont fait une très large publicité.C\u2019est un signe des temps.Nous profitons de l\u2019occasion pour souligner ce geste de bienveillance et en remercier leurs auteurs.L\u2019U.C.C.a bonne presse, elle a même très bonne presse.Les cultivateurs doivent en être fiers, car c\u2019est à eux que cet honneur s\u2019adresse.B.B.VcuVeKe Aauce La campagne lancée l\u2019an dernier en faveur de la conscription obligatoire de tous les jeunes gens pour le service militaire en temps de paix prend de plus en plus d\u2019ampleur.Le mot d\u2019ordre paraît partir de haut et dépasser les frontière de notre pays, tant l\u2019orchestre joue à l\u2019unisson dans tous les pays soi-disant démocratiques qui, à peine sortis d\u2019une guerre excessivement ruineuses, sc préoccupent déjà .d\u2019en préparer une autre.On semble trop ajouter foi à l\u2019adage ancien qui veut que pour avoir la paix, il faut préparer la guerre.C\u2019est bien à tort, car l\u2019expérience des siècles en a démontré toute la fausseté.Aux Etats-Unis, le président (Truman vient de recommander que ; i\u2019on fasse subir une année d\u2019en traînement militaire aux jeunes i gens de 17 à 20 ans.Au Canada, ! il ne manque pas, même chez les i Canadiens français, de cymbales J retentissantes pour répéter ce qui sc dit aux Etats-Unis, en Angleterre ou ailleurs, avec de très légères variantes.Le même sujet revient presque quotidiennement sur le tapis, soit dans la presse, soit à la radio, soit à la Chambre des Communes.On espère sans doute faire triompher l\u2019idée à force de la répéter, comme ça cté le cas pour à peu près tout ce qu\u2019on a réussi à faire gober au cours de la guerre.On se dit, avec malheureusement trop de raison en pareille circonstance, qu\u2019en frappant sur un clou à coups redoublés on finit par l\u2019enfoncer.La tactique est vieille comme le monde.Les dictatures en ont usé et abusé.Les démocraties semblent avoir été à l'école de ceux qu\u2019elles sc sont appliquées à détruire avec tant d\u2019achame-ment.Les cultivateurs, par la voix de leur association, ont déjà, à maintes reprises, opposé une fin de non recevoir à cette nouvelle tentative d\u2019imposer à la population une mesure qu\u2019elle repousse énergiquement.Nous n\u2019avons pas voulu de la conscription du temps de guerre, nous accepterons encore moins celle du temps de paix.Il faut réagir au plus tôt et repousser comme indigeste cette nouvelle sauce que veulent nous faire avaler les impérialistes et les centralisateurs à tous crins.Sinon, nous nous réveillerons un bon matin, comme tant de fois dans le passé, devant le fait accompli.B.B.Vh intent Cita! La conférence des vivres et de l\u2019agriculture qui sc tient présentement à Québec en est à sa troisiè- | me semaine.Le congrès général ; nous a empêché de lui donner toute l'importance qu'elle méritait.! Le sdul fait de la présence à Que- | bec des représentants do l'agriculture et des associations agricoles de 37 nations, y compris le Canada, est le plus sûr indice de ce que Ton y discute intéresse au plus haut point les cultivateurs, ceux du Canada et de la province de Québec comme ceux du monde entier.Les consommateurs n\u2019entendent plus crever de faim sur des montagnes do vivres comme au cours de la crise d\u2019avant-guerre de si triste mémoire.On se rappelle qu'on a alors jeté à la mer des centaines de tonnes de nourriture pour empêcher les prix de baisser quand des millions de gens ne mangeaient pas à leur faim.On a payé cher et on continue de payer le gros prix de cette farce macabre.Les producteurs, de leur côté, ne veulent plus être sacrifiés aux appétits voraces de quelques accapareurs sans conscience.Ils sont bien décidés à exiger un profit raisonnable pour leurs produits, en temps de paix comme en temps de guerre.C\u2019est donc tout le problème de la production et surtout de la distribution des produits alimentaires qui se pose et avec quelle acuité! Il faut admettre qu\u2019il est d\u2019envergure.11 serait bon de suivre attentivement le cours des délibérations et de prendre bonne note de l\u2019orientation que Ton donnera à l\u2019organisation de la production et à la distribution des vivres dans le monde.La province de Québec ne peut se désintéresser de ce problème.L\u2019avenir de son agricultu-' rc en dépend.Les cultivateurs de tout le Ca- au besoin, à défaite.) Les rembourse- \u2014\t\u2014Depuis deux ans, je suis les veillées d\u2019étude de l\u2019U.C.C.et je trouve que ces réunions-là ça a bien du bon sens.Il y a de la discussion un étudie un sujet, y a toujours de quoi à apprendre.J\u2019ai bien aimé ces éqnipes-là.-Vincent menls au Crédit agricole provincial depuis cinq ans sont significatifs: un grand nombre d\u2019emprunteurs sont en avance de plusieurs années.Les marchands de campagne sont unanimes à diie qu\u2019ils ont beaucoup moins de comptes recevables qu\u2019après 1918.Tout cela prouve surabondamment que l\u2019agriculteur est en mcilleuie position financière.Ne parlons pas des progrès techniques.Ne disons pas non plus que l\u2019homme des champs est.grâce à la coopération et à l\u2019organisation professionnelle, infiniment mieux armé.Disons ce pendant que ses produits sont connus sur de plus vastes marchés.S\u2019il surveille scrupuleusement ia qualité et si les gouvernements le protègent, il y restera.En conclusion, l'homme qui a économisé, l\u2019homme qui veut s\u2019instruire et coopérer a de l\u2019atout dans les mains.Où est le jeune, pardon, où est le vieil agronome qui, à l\u2019aide de statistiques et de réminiscences, fera le bilan comparatif de l\u2019agriculture en 1918 et en 1945?Je vois un homme capable de brosser ce dyptique, c\u2019est-à-dire ce tableau en deux panneaux: c\u2019est M.Roland Lespérance, à la plume précise et nuancée.Point n\u2019est du < este besoin d\u2019être agronome.Aussi, moins pris par \u201cle pain à cuire des tâches quotidiennes\u201d, M.Do minique Beaudin s\u2019en tirerait très bien.Ses re cents articles dans \"l\u2019action Nationale\u201d, sans par 1er de ceux qu'il publie ici môme, indiquent un souffle et une vision qui portent loin.Mais au fait, ni l\u2019un ni l\u2019autre ne sont assez vieux.Quels chanceux Pour nous, à l\u2019instar de M.Fournier, nous nous bornons au canevas.(1) Il n\u2019est pas indifférent de noter ici que prix des terres aux Etats-Unis augmente de façon inquiétante.La plus-value irait jusqu\u2019à 50%.Les économistes en sont effrayés, et toutes les revues agronomiques mettent les intéressés en garde contre ce \u201cboom\" si typiquement semblable celui de 1915-26.Le \u201cNew-York Times\u201d pu bliait dernièrement sur ce sujet un éditorial plutôt pessimiste.Il citait le témoignage suivant du gou verneur de la Farm Credit Administration: moins qu\u2019on enraye par des moyens radicaux cette hausse exagérée, nous courons à un désastre 11 a tional\".L\u2019Association américaine des Banquier, elle aussi, jette le cri d\u2019alarme.Elle rappelle que de 1915 à 1920 la valeur immobilière a passé de $40 à $66 milliards pour tomber à $40 milliards aux environs de 1930.Qui a perdu la difference, soit $36 milliards?C\u2019est le fermier.Il ne manque pas de bons observateurs pour croire que l\u2019histoire va se répéter.\u201cC\u2019est une bombe qui explosera dans quelques années, affirme le \u201cNew-York Times\".A.L.Par cadeau En son premier numéro, l\u2019heb-amadaire 'boire Temps\" se base sur une declaration du ministre de la Reeonsi ruction pour mieux éfinir \u2018l\u2019aide mutuelle aux nations units\".Al.Léopold Richer écrit: Après que l\u2019opinion publique eût protcs'é contre les dons de plus un miliiara ae dollars à la Grande-Bretagne les autorités fédérales ont décidé d\u2019adopter une autre politique.ELes ont convenu d\u2019accorder dorénavant de l\u2019aide mutuelle aux Nations unies.Tout le monde avait l\u2019impression qu'il ne 'agissait plus de dons proprement dits mais d ur.e véritable aide mutuelle.Voici que M.C.-D.llowe, ministre de la Reconstruction, vient de faire la déclaration sui vante: \u201cL\u2019aide mutuelle était un don: il n\u2019a jamais été question d\u2019un prêt et personne n'espère d remboursement.Le premier mi Hard consent' à la Grande-Bretagne a été appelé un don.et c'est sous cette forme que la Chambre l\u2019a adooté.D autres avances ont été consenties er.vertu de l\u2019aide mutuelle, ce qui voulait dire que la Grande-Bretagne rembourserait a partie qu'elle pourrait, le solde devant cons.ituer un don .Ces avances ne seront pas remboursées.\u201d Ce qu* \u201don peut reprocher de plus grave au gouvernement canadien c\u2019es* d\u2019avoir, depuis huit ou neuf ans manqué singulièrement de franchise.On a appelé aide mutuelle toute une série de dons considérables.Triste parodie Arrêtez, regardez, écoutez! Ces trois impératifs, ceux qui ont un tant soit peu voyagé à travers la\tprovince, les ont\tmaintes je\tvoulais justement 1\tfois vus inscrits sur une grande affiche\tplantée le parler\tde\tce.\tpropos-là.On com-\ten terre à quelques pas\td\u2019une voie de chemin de mettre\t«\ttenu\tles réunions d\u2019d-\tfcr qu\u2019une route devait\ttraverser! guipe cede semaine et j\u2019aimerais | Ces trois mots sont un conseil à la prudence savoir re Quel soir que ça se \\ ne tiendra jamais un trop grand compte de ses enseignements.le 2 novembre.| Se servant de ces impératifs aussi frappants que suggestifs, un périodique agricole de langue mw Vaille I anglaise de Winnipeg conseillait, dans sa livraison qui j unie votri\t.\t.\t.«.nivnlpm-s de rester sur plaisir trouve?\u2014Vendredi, \u2014Ça me va! M~e\"n!;JVr '\"\u201cV01\"* Vî»,r I d\u2019oetobre7~à tous* les cultivateurs de rester sur ,\t1(1 sacr,st,e Pour la- leurs terres.Il leur demande, maintenant que ,Ir annoncer ça en chaire.ha guen-e est terminée, de revenir le plus tôt pos-I unpin fii u tour de l\u2019église, sible au sens des réalités qui, la plupart du temps, et Vincent revint sur le perron, sc confond avec le bon sens tout court.\u201cLe jeune homme qui connaît depuis longtemps le métier d'agriculteur, écrit ce périodique, devrait s\u2019arrêter, regarder et écouter avant de déserter la terre pour s\u2019embarquer dans une autre aventure quelconque.Cela est surtout vrai de celui qui est sur le point de recevoir une ferme en héritage ou dans une certaine mesure l\u2019aide _\t( nécessaire à son établissement sur une terre qui Les principales recherches por- sera bien a lu\u2018- L\u2019avenir apparaît au moins aussi \"t sur l\u2019horticulture se font 1, brillant pour le cultivateur que pour les ouvriers \u2022ni pipe était éteinte.Jean BLANCHET Travaux en horticulture tant ferme exnérimentiie\ti>m 9U\u2018 occupent un emploi ou une situation qui pour- LxpLnmtnlalc centrale d\u2019Ot-|^ait ôtre accessible à la plupart des jeunes gens tavva, et sont m, 1 ^03 'eeherehes specials élevés sur une ferme sont conduites aux fermes expéri mentales de Kontvillc N.B.dans la jJ l'cs ô Annapolis et de Cornwai-'S (le la Nouvelle-Ecosse: à Fré-uericion, N.B., à Morden, Man., \\\\ a la.sous-station de Ste-Clothil-1 c Que., et des travaux de verger j* \u2022 mithfield, Ont., Toutes les au-,Us Vraies annexes de Service ous les ann> 11ns de l\u2019agriculture, \u2022»t que contrairement à la vraie, b faudra et' reoanc.re l\u2019usage .U plus tôt possible.Je connais les personnes qui vont pousse: a l\u2019emploi du DDT.Les dames pour se débarrasser des mouches et .les petits gars pour rnvo\u2019: plus à ramasser les bétes-a-Daiatea. Page 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS Prochaines journées coopératives Dans la semai7ie du 4 novembre, des journées d\u2019études coopératives seront tenues à deux endroits.Les 6 et 7 novembre, les présidents et gérants des coopératives des comtés de Shc/ford, Brome, Stranstead, Compton, Richmond et Sherbrooke se réuniront à la salle du Syndicat, 29, rue Gordon, à SHERBROOKE.Les S et 9 novembre, ce sera au tour des présidents et gérants des coopératives des comtés de Joliette, L ' Assoriiption, Montcalm et Berthier, qui se réuniront à la salle du Marché, à JOLIETTE.Dans les deux cas, la réunion de la première journée s'ouvrira à 10 heures le matin.Nous prions tous les intéressés de prendre note de la rî
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