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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 8 octobre 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La terre de chez nous, 1947-10-08, Collections de BAnQ.

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[" ¦ ¦ ¦ - ' m ft .\"-î :\u2022 : ._\u2022:\u2022\u2022 ; :':.X VOL, XX, No 2 LA TERRE DE CHEZ MOUS, l\u2019hebdomadaire agricole français le plus important d\u2019Amérique, est l\u2019organe officiel et la propriété de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs.REDACTION ET ADMINISTRATION : 515, avenue Viger Montréal, (24), CANADA SOMMAIRE Page Grand Canada sans Canadiens .2 Un départ .2 Après la Semaine Sociale de Rimouski .3 Sur la grève des salaisons 3 I.c problème des approvisionnements.\t4 Avant l\u2019ouverture des abattoirs .4 Le cours à domicile de l\u2019U.C.C.7 Conférence de M.Albert Rioux .8 Industrie laitière .10 L\u2019éducation familiale.15 L\u2019Acadie Rurale.17 La vie rurale et ses avantages .19 Le feuilleton de \u201cLa Terre de Cher Nous\u201d.21 La revue des marchés.22 La grève des salaisons.23 DE CHEZ NOUS OTTAWA, MERCREDI LE 8 OCTOBRE 1947 Au congrès de la Coopération Première grande réunion de tous les coopérateurs de langue française 4u Canada.Cette semaine, Montréal sera le siège de la première grande réunion de tous les coopérateurs de langue française du Canada, sous les auspices conjointes du Conseil Canadien de la Coopération et du Conseil Supérieur de la oLopéra-tion.Tous les coopérateurs sont invités à ces assises, au Jardin Botanique, 4101, rue Sherbrooke es\u2018, les 10 et 11 octobre prochain.Le thème du congrès est de Ire?grande actualité: \u201cL\u2019administration des coopératives\u201d.La journée du vendredi sera consacrée à des séances plénières ou l\u2019on donnera des exposés des progrès de la Coopération dans chacune des provinces canadiennes.L\u2019hon.Cyrille Vaillancourt sera le conférencier d\u2019honneur à la séance du rcir.La journée de samedi sera partagée dans la matinée, en réunions de secteur.Voici le programme des conférences et discussions de la séance du secteur des coopératives agricoles.à 9 h.30 a.m.1)\tOrganisation administrative: a)\tLes organes administratifs: M.J.-M.Bonin.b)\tLes relations entre administrateurs: M.G.-E.Turcotte.c)\tLe bureau: M.Octave Hé nuset.2)\tProblèmes d\u2019administration: a) Bilan st budget: M.J.-L Descoteaux.suite à la page 23) Le Ministère fédéral des Anciens Combattants reçoit les journalistes au Manoir St-Castin.11 s\u2019agit d\u2019expliquer le fonctionnement de la loi de l\u2019Etablissement agricole des Vétérans et d\u2019exposer les résultats présentement atteints.De gauche à droite: M.IL Fccteau, rédacteur au \u201cSoleil\u201d de Québec, M.Stéphane Boily, surintendant provincial de l\u2019Etablissement agricole des vétérans, M.L.-E.Trépanicr, officier régional des Relations extérieures, M.Dominique Beaudin, directeur de la \u201cTerre de Chez Nous\u201d, M.J.-D.Bclzilc, surveillant régional du Ministère des Anciens Combattants pour Montréal, M.Louis Rousseau, surintendant régional de Gaspé.Manquent sur cette photographie plusieurs surveillants régionaux, fonctionnaires provinciaux et journalistes.La Fédération et la grève La Fédération Canadienne d\u2019Agriculture public une déclaration au sujet de la grève de salaisons.La Fédération Canadienne d\u2019A-griculture vient de tenir son congrès annuel en Colombie Canadienne pour la première fois au cours de ses 12 années d\u2019existence.Kelowna, au centre de la célèbre vallée fruitière d\u2019Okanagan, a été le site choisi pour cette réunion qui a duré trois jours.Plusieurs résolutions et déclarations ont été publiées à la fin de ces assises.Voici les plus importantes.Grève des salaisons La Fédération ne pouvait ignorer la grève des employés des maisons de salaison, à cause de l\u2019envergure nationale du conflit et des grandes pertes qu\u2019il cause aux éleveurs d\u2019animaux.Après avoir pris pleinement connaissance des faits et avoir discuté la situation à fond, les directeurs de la Fédération viennent de rendre publique la déclaration suivante: \u201cLa Fédération Canadienne d\u2019Agriculture s\u2019est toujours abstenue, et s\u2019abstient encore de commenter ou exprimer son opinion sur la légitimité d\u2019aucun conflit ouvrier Elle accorde toute sa sympathie au désir des unions qui veulent améliorer les conditions des ouvriers.Elle a maintes fois encouragé l\u2019application de mesures sociales destinées à rehausser les conditions de vie.suite à la page 23) Au premier septembre, 930 vétérans avaient été rétablis sur des fermes C\u2019est l\u2019un des bons résultats obtenus dans Québec par l\u2019Office de l\u2019Etablissement agricole des Vétérans.\u2014 Conférence de presse organisée par M.Stéphane Boily, surintendant provincial.\u2014 Avantages de la loi trop peu connus.Vue de Agricole de Coopérative et le 28 massée près de la meunerie de la Coopérative après la bénédiction des entrepôts de la des producteurs de Fraises, à La Durantaye A la fin de septembre, M.L.-E.Trépanier, du Service des relations extérieures du ministère fédéral des Anciens Combattants, convoquait les journalistes au Manoir St-Castin, une auberge justement réputée sise au I.ac Reauport à une vingtaine de milles de Québec.C\u2019était pour présenter un rapport à l\u2019opinion publique sur le travail accompli à date dans la province de Québec et plus encore pour attirer, avec le concours de la presse, l\u2019attention des vétérans sur 1 les avantages que peut leur offrir l\u2019établissement sur des terres ou ' même dans la pêche commerciale.A la fin de l\u2019amicale causerie qu\u2019il I prononçait ce jour, \u2014 le 22 septembre, \u2014 M.Stéphane Boily, sur- | intendant pour la province de Québec, précisait ainsi le plein sens de eette réunion: \u201c.la loi agricole des vétérans a une vaste portée sociale.Nous croyons qu'un trop grand nombre de vétérans dans cette province et de dirigeants de la société ne sont pas encore informés des bénéfices qu\u2019offre aux anciens combattants cette loi.C\u2019est dans .le but de les atteindre que nous demandons aujourd\u2019hui la coopération de la presse quotidienne et hebdomadaire de cette province afin de renseigner les dirigeants de la société et d\u2019amener tous les vétérans qui ont des aptitudes pour la vie rurale à tirer avantage de la loi précisément faite en leur faveur\u201d.ont fait du service actif outre mer et les mobilisés (pour ne pas dire conscrits) qui ont été tenus dans l\u2019armée au moins un an 11 importe que tous ces jeunes gens, surtout s\u2019ils sont issus de paroisses rurales, sachent quelle reconnaissance le gouvernement leur garde et parfois un ami peut leur rendre un véritable service en Les résultats obtenus Les représentants du Ministère des Anciens Combattants dans la province n\u2019avaient rien négligé pour atteindre la fin précédemment déterminée.Ils s\u2019étaient donné la peine de venir de leurs lointaines régions pour rencontrer les journalistes et indiquer les s ccès obtenus à date comme les principales difficultés qui retardaient leur besogne._ Les statistiques qui ont été citées valent pour la période allant du début de la mise en vigueur de la loi au 1er sptembre 1947.On constate que 7,527 ont demandé à bénéficier des avantages offerts par l\u2019Office de l\u2019Etablissement agricole des Vétérans.Exactement 5,185 demandes ont été agréées.Le nombre de prêts d\u2019établissement consentis est de 2,286 dont 814 sur des fermes authentiques et 1,282 pour ce qu\u2019on a convenu d\u2019appeler des établissements semi-agricoles.Enfin, 116 vétérans sc sont établis sur des terres du ministère de la Colonisation, \u2014 ce qui leur donne droit aux prêts d\u2019Ottawa et aux octrois de Québec, \u2014 et 74 dans la pêche commerciale.A la date mentionnée, l\u2019Office avait acheté tout près ci.90,000 acres de terre, l'équi-vat'nt du comté de Chambly en superficie, et les prêts consentis s\u2019élevaient «à près de S12,000,000.Ces chiffres parlent par eux-mêmes et seront tenus pour satisfaisants par tous ceux qui savent les difficultés qu\u2019il a fallu surmonter.Qui est vétéran ?Aux termes de la loi.les vété-rants admis à bénéficier des avantages offerts sont ceux qui (Suite à la page 23) On passerait aux poursuites Menace dirigée vers les cultivateurs qui ne sont pas en règle avec l\u2019impôt sur le revenu.L\u2019impôt sur le revenu tient la vedette une fois de plus.De maintes paroisses do la vaste région de Montréal, plusieurs cultivateurs nous informent qu\u2019ils ont reçu des avis les enjoignant de produire des rapports pour les années courant de 1940 à 1945.Comme on dit familièrement, cela no sc fait pas en criant \"ciseaux\u201d.A moins de tenir une comptabilité très à point ït de conserver toutes les pièces justificatives, il faut être doué d\u2019une extraordinaire mémoire pour refaire cinq ans de dépenses et de recettes.C\u2019est pour aider les cultivateurs à se tirer de problèmes de ce genre que \u2019\u2019U.C.C.s\u2019est préoccupée dans le passé de mettre un service d\u2019information sur l'impôt à leur disposition.Des critiques avisés ont cru que c'était faire le jeu du ministre des Finances.Mais la question n\u2019est pas là.Ce qui impor.e, c\u2019est d\u2019être en état de répondre aux questions discretes et indiscrètes des vérificateurs ou inspecteurs qui peuvent se présenter.Tan* que la loi n\u2019est pas autrement faite, il faut pouvoir prouver, si le cas se pose, qu\u2019on l\u2019observe aussi bien que le gouverneur général.D\u2019après des informations qui restent fatalement vagues, on peut estimer à près de 3,000 les avis de poursuite adressés aux cultivateurs par les bureaux de l'impôt sur le revenu à Montréal.Il s'agit (Suite la page 22) Honneur décerné à M.C -H.L Université de Montréal a décerne un doctoral en agriculture a M.Henri-Charles Bois, président-fondateur et syndic de la Corporation des Agronomes, président général de la Coopérative Fédérée de Québec et vice président général de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs La collation de ce doctorat a lieu, aujourd\u2019hui même au Cercle Universitaire, rue Sherbrooke, Montréal.Le conseil de la Corporation des Agronomes de la région de Montréal donne à cette occasion un Danquet et une soirée sociale.Cette photographie a etc prise à l\u2019ocasion de la visite des élèves finissants de l\u2019Ecole Supérieure ((\u2019Agriculture de Ste-Annc-dc-la-Poca-tière aux bureaux de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs à Montréal.On reconnaîtra sur la première rangée, M.Pierre Gignac, président de la classe (deuxième de gauche), M.Thuribe Bclzile, secrétaire générai de l\u2019U.C.C., M.l\u2019abbé P.Mercier.M.Alp.Gauthier, professeur, et quelques membres du personnel de l\u2019U.C.C. Page 2 * Actualité LA TERRE DE CHEZ NOUS Grand Canada sans Canadiens! Un ministre, supposé sain d\u2019es prit, doué par définition de quelques-unes au moins des qualités ! de l'homme d\u2019Etat, vient de tenir sur l'immigration des propos qui doivent jeter dans l\u2019admiration les aliénés de Mastat et de St- .Jean de-Dieu.Il veut amener au ' Canada assez d\u2019immigrants pour que la population canadienne dépasse 25,000,000 habitants en 1 1972, c\u2019est-à-dire dans 25 ans.Est- 11\tpossible de proférer de tels pro- j pos et de garder en même temps \\ sa raison?N \"avons-nous pas un peu le droit de penser que de telles insanités ne peuvent être attribuées qu\u2019à un dément ou qu\u2019à un véritable ennemi du Canada?Car vouloir enlever leur patrie à 12\tmillions de Canadiens pour la livrer à 13 millions d\u2019étrangers, n'cst-ce pas là manifestation de folie ou de haine?Si le ministre, mordu par le microbe de l\u2019impérialisme, pouvait réaliser son projet, qu\u2019arrive-mit-il ?Essayons de transcrire, chiffre pour chiffre, sa chimère dans la réalité.Cela voudrait dire aue, dans votre paroisse, vos deux voisins seraient remplacés par deux nouveaux venus.Dans la paroisse elle-même, la moitié de la population viendrait on ne sait d'où, des rives du Danube ou des rivages de la Vistule.En ville, en chaque maison de deux logis, il y ' aurait une famille étrangère.Par- j tout des étrangers formeraient la \\ moitié de la population, à suppo- ' ser encore qu\u2019ils soient répartis également sur tout le territoire.\u2019¦ Ces treize millions d\u2019immigrants seraient-ils des Canadiens par la ! seule vertu des eaux du St-Lnu- ! rent ou des Grands Lacs?Non, | à moins d\u2019être inhumains, ils ne cesseraient pas de garder pendant un temps indéterminé les coutumes, les traditions, la langue de leur pays d'origine.Une pareille j masse humaine ne saurait être j assimilée en quelques années; ! elle pourrait tout autant assimiler j ceux qui étaient possesseurs du' pays.Et dire que, de 1939 à 1945, les Canadiens se vont battus afin de défendre la patrie contre l\u2019étranger?A quoi bon ces privations, ces misères, ces sacrifices?Pour- ] quoi et pour qui ces mutilations ! et ce sang répandu?N\u2019était-ce ; pas pour les Canadiens et pour leurs fils?Si le Canada a combattu pour ne pas devenir \u201cl\u2019espa- j ce vital\u2019\u2019 de l\u2019Allemagne nazie, I comme on l\u2019a soutenu, pourquoi ' deviendrait-il maintenant l\u2019espace , vital de tous les étrangers du : monde?Si une armée de 100,000 Allemands est redoutable, une masse en désordre de 13 millions I de Juifs, de Polonais, de Russes, j de Roumains, d\u2019Autrichiens, d\u2019Al- ' lemands et des mille nations de la terre, cette niasse de 13 millions est-elle moins redoutable et devons-nous lui livrer le Canada?Ce serait une trahison plus infâme encore que pendant la guerre \u2019 ou les mots n'ont plus de sens.| Naturellement on parle de transformer le Canada en puis- \\ sauce mondiale, de créer un grand pays avec une forte population,.etc.Ilélas! ce serait un grand Ca-nada sans Canadiens! Car le pas- '] si serait aboli et les descendants [ des pionniers seraient à la merci de l'étranger; ils ne reconnaîtraient plus ni leur maison ni leur j patrie.C\u2019est ce malheur que veu- j lent les partisans d\u2019une immigration dénuée de toute mesure .et ils sont libres! Il y avait autrefois, pour les prétendus ennemis du Canada, la censure et les camps de concentration ., .LES POULETS ONT BESOIN DE LAIT ECREME DU LAIT ÉCRÉMÉ AJOUTÉ A LA RATEE COMME IND|QyÈ|M| L ^DU SOLEIL ET DE L'HYGIÈNE \u2014 FONT DÉVELOPPER RAPIDEMENT IfÎWUlf \u2014 LEUR DONNENT SANTÉ ETVICUEU^N «55*5 \u2014 ODNTBBUENTAENBUREDtBONNESPONPEU™4 \" K#iuK ^AHESENTIEOUTOE L'ALIMENTATION D'HUITRES £ËL y Un départ La population du Canada D après les chiffres publiés récemment pa- le Bureau fédéral de ;a Statistique, le Canada compte aujourd\u2019hui une population de 12,;82,000 âmes.Ce chiffre est pour :e 1er juin dernier.C\u2019est une augmentation de 275,000 âmes sur relu; de juin 1946 qui était de 12,307,000.C\u2019est la plus forte augmentation de population depuis la Confédération.L\u2019immigration intense qui se fait depuis c;u-* qucs mois est sans doute en grande partie responsable de cette augweuUtiM.\tI D\u2019un agronome ami, nous recevons la lettre suivante: Vous m\u2019avez invité, M.Létourneau, à vous tenir occasionnellement au courant de mes petits problèmes.Aujourd\u2019hui, je suis en face non d\u2019un problème, mais d'une déception.C\u2019est peut-être la même chose.Et j\u2019ai pensé que vous ne liriez pas sans intérêt le dénouement d\u2019une histoire qui, pour ma part, m'émeut encore.En gros, voici ce dont il s\u2019agit: un des bons cultivateurs de mon comte, un homme d\u2019environ 55 ans, vient de plier bagage, comme on dit, et de s\u2019installer à Québec où il a acheté une petite épicerie.La nouvelle ne vous laissera pas indifférent parce que vous connaissez ce cultivateur.Je vous l'ai déjà présenté, au temps où vous étiez au ministère, et nous avons passé une longue veillée chez lui au début de la guerre, en septembre 1940, si j\u2019ai bonne mémoire.Veillée extrêmement agréable, disiez-vous à l\u2019époque, et la personnalité de notre hôte vous avait frappé.Du monde fin, aviez vous conclu.11 s\u2019agit de Monsieur X., de St-Y.Et là commencera votre surprise.Car quand un jeune quitte la campagne pour la ville, c\u2019est en somme un fait-divers malheureusement banal, mais qu\u2019il s'agisse d\u2019un homme de la trempe et surtout de l\u2019âge de M.X.voilà qui force à réfléchir sur certains aspects de notre agriculture.Voilà un cas concret qui dépasse les lieux communs \u2014 pas toujours éloquents, hélas \u2014 sur la désertion des campagnes.Mais peut-on dire qu\u2019il y a désertion dans le fait d\u2019un homme qui a consciencieusement et intelligemment peiné pendant 35 ans ?Non.Le mot serait inexact et offensant.J\u2019appelle plutôt ça départ, changement de course, découragement peut-être.J\u2019ai eu dans le temps beaucoup de peine à gagne.- la confiance de ce monsieur.L\u2019ai-je meme gagnée tout à fait ?Ce n\u2019est pas un homme qui vous lapait sur l\u2019épaule et, grands dieux, il ne fallait pas non plus lui taper sur l\u2019épaule.Il était poli, mais distant, réservé.Je vous ai déjà appris qu\u2019il appartenait à une famille très honorée non seulement dans la paroisse, mais dans tout le comte.Famille qu\u2019on classait autrefois dans la haute bourgeoisie rurale.La maison ancestrale eut longtemps un vague air de manoir.Lui-même fut toujours distingué, spirituel et averti.Je no suis jamais rentré chez lui sans me dire tout bas: \u201cIci il faut que je me force\".J\u2019eus passablement de peine à établir des ponts.Là où d\u2019autres finissaient par se livrer avec incontinence, M.X .restait sur la défensive, lançant ça et là une réflexion narquoise et pessimiste.Pessimiste, je pense maintenant que c\u2019est l\u2019épithète finale qu\u2019il faut attacher à son nom.Ses parents furent durement éprouvés par la maladie \u2014 comme bien d\u2019autres pourtant \u2014 et il en garda toujours le souvenir.Il fut grave à l\u2019heure où d\u2019autres étaient exhubérants.Chargé d\u2019un précoce fardeau, il le porta avec une admirable dignité.Les années se succédèrent, toutes chargées d\u2019un labeur incessant et obstiné.Courtes joies et longues peines, courtes peines et longues joies.Puis, brusquement.i\u2019appris qu\u2019il partait pour la ville.Cherchez la femme, dit-on, quand on scrute les causes de l\u2019abandon du sol.Vaine recherche dans ce cas-ci: madame X., originaire d\u2019une famille rurale en vue, fut pour son mari une compagne parfaite, comme lui laborieuse à l\u2019extrême, et chaque fois que je l\u2019ai rencontrée, apparemment satisfaite de son sort.D\u2019elle, point de ces 'remarques reprobatives et amères, comme il en tombe souvent des lèvres féminines.\"C\u2019est un dur métier\u201d se bornait-elle à dire.Qui le niera ?Il .esquintait sur une terre ingrate, penserez-vous.Eh ! non, chez lui le sol, vierge de roches, plat comme un damier, et d\u2019une fertilité fort au-dessus de la moyenne.Je ne suis pas prêt à dire que le système de culture appliqué restituait tous les éléments de fertilité, mais l\u2019ensemble des méthodes sans valoir d\u2019être citées en modèle, méritait iiéanir 'm une note honorable.Mais alors, songerez-vous, peut-être y eut-il quelque part une fuite par où s\u2019écoulait le fruit du labeur, une dépense trop forte pour la modicité des revenus.Ici encore vous seriez dans l\u2019erreur.A mon idée, personne ne vécut plus raisonnablement, plus frugalement.De la mesure en toute chose: ni économie, ni dépense excessives, Des ennuis de famille alors ?Pas davantage.Ses enfants ne lui donnèrent que du plaisir.Et cependant il est parti pour la ville.Notez que je n\u2019ai rien à dire contre l\u2019épicerie.Mais si certaines servitudes s\u2019attachent au métier d\u2019agriculteur, je suis certain que celui d\u2019épicier a aussi les siennes, sans cependant en avoir les grandeurs.M.X.sait ce que c\u2019est que d\u2019avoir affaire au public.Il va voir que l\u2019épicier doit traiter avec un public particulièrement fugace et difficile.Enfin pour vieillir en paix, la sagesse millénaire conseille la campagne, havre sûr, rade abritée.Aller finir ses jours à la campagne, mais c\u2019est le rêve avoué d\u2019une multitude de citadins ! Pourquoi M.X.poursuit-il l\u2019itinéraire inverse, c\u2019est ce qu\u2019une simple lettre ne saurait expliquer.Il est parti parce que l\u2019agriculture ne paie pas toujours son homme.Dans son cas particulier, il était aux prises avec un insoluble problème de main-d\u2019oeuvre.En ce coin du pays, \u201cl\u2019homme engagé\u201d, espèce en voie d\u2019extinction, est hors de prix.Puis d\u2019autres raisons s\u2019ajoutèrent.M.G.Filion l\u2019écrivait dernièrement: le labeur familial et l\u2019addition de privations seuls empêchent le cultivateur de succomber à la tâche.A Rimouski, il vient de développer avec plus d\u2019ampleur le même thème et proposer des remèdes dont vous avez sûrement pris connaissance.Ce qui rend difficile l\u2019application des dits remèdes, c\u2019est que les problèmes varient avec les fermes.Les 146 exploitations agricoles qui forment la paroisse où habitait M.X .posent dans mon esprit, quand j\u2019y réfléchis à fond.146 équations différentes.Sur aucune d\u2019elles les données sont en tout point identiques.Il peut y avoir deux milles carrés de sol parfaitement homogène \u2014 et encore ?\u2014 mais les hommes (lui les cultivent, les plantes qui y poussent, les animaux qui y paissent, les saisons qui s\u2019y suivent, présentent des différences qui pour être imperceptibles à l\u2019oeil, n\u2019en sont pas moins réelles et déterminantes.Chaque ferme pose donc son problème.11 est indubitable qu\u2019en 35 ans, la terre de M.X.l\u2019a peu rémunéré de son labeur.Certes il y a eu deux guerres à la suite desquelles le cultivateur a connu de meilleurs jours, mais, comme dit l\u2019autre, s\u2019il faut des conflits mondiaux pour insuffler de la vie à l\u2019agriculture, c\u2019est à donner l'envie d\u2019aller se jeter à l'eau.Un économiste, M.F.-A.Angers, a établi que le revenu net moyen des fermes dans le Québec a été de $711.62 en 1940, de $830.27 en 1941, de $1,050.47 en 1942 et de $2,234.46 en 1943.M.Filion trouve équitable de porter ces chiffres à environ $1,500 en 1946.Quinze cents piastres par année pour une famille agricole composée de cinq personnes, cela sonne la misère, presque la faillite.Cependant, compte tenu des prélèvements sur la ferme et du coût modique de la vie aux champs, M.Filion estime que ce $1.500 de revenu net sur une ferme familiale peut facilement représenter, en fait de besoins satisfaisants, un salaire ou un revenu de $3,000 en ville.Notre ami X.gaghera-t-il $3,000 par année seul en ville ?Tel est un des aspects de son pro-olèmc.Loin de moi l\u2019idée de lui faire quelque reproche que ce soit.Je me borne à noter que non seulement les jeunes émigrent, mais qu\u2019il se trouve des vieux pour suivre leur exemple .Je vous écris cette lettre, cher M.Létourneau, d\u2019abord parce que vous avez connu X.et ensuite parce que je pense qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un cas curieux.Ce petit fait projette, à mon sens, sur la vie rurale plus de lumière qu\u2019un amas de mots et une kyrielle de chiffres .C\u2019est un départ qui vous fera de la peine, mais bien moins qu\u2019à votre humble serviteur .Armand LETOURNEAU.LE 8 OCTOBRE 1947 Réédition d'un bon conseil Le \u201cFarmer\u2019s Advocate\u201d, revue agricole de London, Ontario, rappelle aux cutivateurs de l\u2019est qu'il serait de leur intérêt de produire eux mêmes une plus forte quantité de grains d\u2019alimentation.Entre autres choses, il dit à ce sujet: On soutient que l\u2019aide au transport et les primes ont pour résultat de couper tout profit sur la production de grains d\u2019alimentation en Ontario.Il en coûte moins cher de les acheter dans l\u2019Ouest, dit-on.Cependant, les difficultés de transport et la hausse soudaine des prix font que l\u2019éleveur voit ses espoirs déçus et qu\u2019il ne sait plus quoi faire.Il n\u2019était pas prêt à faire face à cette situation.Produire plus de grains dans i\u2019est cela veut naturellement dire plus d\u2019ouvrage, mais moins d\u2019embêtements.Le cultivatour est maître de la situation dans une bonne mesure quand il produit ses propres grains d\u2019alimentation ,.De toutes façons, l\u2019Est du Canada devrait produire à la fois plus de grains d\u2019alimentation et de meilleurs fourrages, \u2014 sans oublier les pâturages, \u2014 et les cultivateurs ont maintenant six mois pour préparer leur programme d\u2019amélioration de 1948.A propos de nos congrès Le \u201cSalaberry\u201d, hebdomadaire de Valleyfield, a donné bonne place en ses colonnes au compte rendu des deux congrès de l\u2019U.C.C.tenus dans son diocèse.Ses commentaires sur ces deux congrès de l\u2019U.C.C.valent vour tous les autres.En voici la conclusion: Quand des groupes d\u2019hommes savent ainsi se réunir pour s\u2019astreindre à l\u2019étude de leurs problèmes; quand, au lieu de critiquer tout le monde, ils entreprennent de résoudre leurs difficultés par la coopération et par des pétitions raisonnables et calmes; quand ils réussissent à intensifier leur puissance représentative par de nombreuses adhésions; quand ils savent tirer tout le parti possible de la loi des syndicats Diofession-neis.je crois sincèrement que nous devons mettre l\u2019accent sur l\u2019optimisme.L\u2019U.C.C.n\u2019est peut-être pas encore l\u2019organisme parfait que certains empressés voudraient trouver tout fait sans y avoir contribué; c\u2019est certainement l\u2019un des organismes professionnels les plus en mesure de réaliser entièrement ce que l\u2019on peut en attendre.Les biens que nous cherchons A la fin d\u2019un article paru dans la \u201cRevue Desjardins\u201d, M.le Sc-valeur Cyrille Vaillaiicour: insiste sur l\u2019ordonnance des oitns que nous devons chercher pour nous et nos familles.Il s'exprime île ia sorte: En conclusion, gardons nos Caisses populaires solides finan-cièiement, assurons-ie.n une lorte liquidité, puis travaillons à remettre en place et dans l\u2019ordre d :m portance les va eurs spiritueLes morales et économiques.Valeurs spirituelles: La première de ces valeurs, c\u2019est Dieu.Valeurs morales: La charité que nous nous devons les uns envers les autres.Valeurs matérielles Que l\u2019on utiMse les choses n »,fitabts, qui son\u2019 utiles, qui peuvent taire du b'en et rendre service.En mettant ainsi enaque valeur a sa place et en dcc oppanf la vertu du travail, soyons sans era nte, les choses iront pour m mi» ux.La Raffinerie de St-Hilaire Le \"Nouvelliste\u201d des Trois-Rivières a vu d\u2019un bon oeil ia formation d\u2019une association de producteurs de betteraves à ju- (Suite à U page 22) ILa Terre de Cliez M ou s MERCREDI, LE 8 OCTOBRE 1947 Page 3 fis 33 m Congrès dons quinze jours Nous sommes à la veille du coni' grès de PUnion Catholique des fs Cultivateurs.Ce sera évidemment en tout premier lieu le congrès des agriculteurs qui se donnent la peine de faire partie de leur association professionnelle.Mais il est impossible à ceux qui n\u2019apparticn nent pas à l\u2019U.C.C.de se désintéresser de ce que décideront et réclameront les mandataires de 36,-000 cultivateurs de la province.11 est même certain .ne les membres de PUnion agricole représentent dans une certaine mesure toute la classe agricole.Car leurs travaux, leur participation à des assemblées, les demandes qu\u2019ils formulent sont largement l\u2019espoir de tous ceux qui vivent de la terre dans la province, même si beaucoup, parmi eux, pour des raisons assez courtes, ne jugent pas à propos de consacrer deux dollars par année aux intérêts généraux de leur profession.Bornons-nous à rappeler ici l\u2019importance de ce congrès.Il se peut que, bien malgré vous et bien malgré nous, toutes les paroles qu\u2019on y prononcera n\u2019aient ni le même poids, ni la même utilité.Mais ceux qui ne voient là que parlottes auront une opinion plus juste en songeant que l\u2019U.C.C.a pris naissance dans un congrès de cultivateurs dont la stérilité avait pourtant été copieusement prédite.Un ancien premier ministre de Québec, l\u2019hon.M.God-bout, a déjà déclaré que, si l\u2019U.C.C.n\u2019existait pas, il faudrait la créer.11 y a plus encore : nous aurions un formidable retard dans l\u2019organisation professionnelle et rien ne saurait plus rendre le bien qui aurait été omis.D.BEAUDIN Deux problèiws deux solutions L\u2019Episcopat de la province vient de faire d'importantes recommandations aux autorités civiles tou chant l\u2019impôt sur le revenu et le le problème du logement.Le dé grèveinent des chefs de familles nombreuses d\u2019un impôt devenu ruineux pour tous s\u2019impose à la campagne comme à la ville.Nombre de pères de familles sont dans l\u2019impossibilité d\u2019établir leurs en fants sur des terres parce que le fisc et les autres taxes leur enlèvent les moyens de le faire.Il s\u2019ensuit un exode rural alarmant qui complique davantage le problème social en créant de nouveaux prolétaires.Ces déracinés pourront difficilement s\u2019adapter aux nouvel les conditions de vie, et l\u2019on court le grand iisque qu\u2019ils passent dans le camp des révolutionnaires de demain.Quant au problème du logement, il ne se pose pas à la campagne, ou presque.La plupart des habitations de campagne, qui sont faites pour loger dix, douze et même quinze personnes, sont à.moitié utilisées.Un grand nombre de leurs occupants ont pris le chemin de la ville à la faveur de la guerre et ne sont pas revenus.On constate ce paradoxe que tandis que les gens de la ville s\u2019entassent les uns sur les autres comme des sardines dans des logements de fortune et des hangars, il reste de nombreuses pièces inhabitées dans les maisons de campagne.Conclusion : si l\u2019on réglait le problème de l\u2019exode rural, celui du logement serait en grande partie résolu.B.BERUBE L'Abitibi a des défenseurs L\u2019Abitibi a des défenseurs.Us sont ardents, convaincus, presque violents.Us ont trop entendu parler des températures glaciales du royaume de la Baie d\u2019uudson.Ces défenseurs, ce sont scs enfants.Car il y a maintenant une génération pour laquelle l\u2019Abitibi est la terre natale.C\u2019est un élément nouveau et d\u2019importance.Quelle sorte d\u2019homme peut tolérer que l\u2019on dise à sa face du mal de ses parents, de sa paroisse, de sa patrie ?Les enfants de l\u2019Abitibi et les fils adoptifs de cette région d\u2019avenir ne peuvent souffrir que leur petite patrie soit calomniée.Us savent (Suite à la page 33) Hebdomadaire agricole fondé en 1929 Stricte propriété des cultivateurs, LA TERRE DE CHEZ NOUS es\u2019 l'organe officiel de l'Union Catholique des Cultivateurs, de la Coopérative Fédérée de Québec et de l'Union Catholique des Fermières.DIRECTEUR s Dominique fieaudin.REDACTEURS ADJOINTS : Bernard Bèrube Laurent Laurier et Georges-N.Fortin.ABONNEMENT s SI.00 par année ou S2.S0 pour trois ans au Canada; à l'étranger SI.50 par année.PUBLICITE : Toute annonce ou tout avis d'annulation (saut on ce qut concerne les annonces classifiées) doit parvenir à nos bureaux de Montréal 10 iours avant la date de publication.Le tirage de la \"Terre de Chox Nous\" aujour d'hui voisin de 80.000.est certifié par l'AUDIT BUREAU OF CIRCULATION.CORRESPONDANCE : Toute correspondance concernant la rédaction, l'administration, là publicité, l'abonnement, etc.doit être expédiée à l'adresse suivante : LA TERRE DE CHEZ NOUS 515, avenue Viger, Montréal, (24)\t\u2014\tTéléphone: LAneaster 6272 Appartenant à l'U.C.C.LA TERRE DE CHEZ NOUS est administrée par l'Executit de l'Union dont M.Abel Marion est président et M.Thuribe Belzile.secrétaire.Limitée.Elle est impriméo à Ottawa aux ateliers du Syndicat d'Oeuvres sociales.AUTORISE COMME ENVOI POSTAL DE LA DEUXIEME CLASSE PAR LE MINISTERE DES POSTES.OTTAWA.Les cultivateurs ne manquent pas te tjeus pour leur dire \u201cquoi \u2018airt.\u2019.Ils manquent de gens pour te taire à leur place.Les cours et les discours se ressemblent cil ce que les dis\u2022 co-ns ne soin pas courts et que les cours sont longs.Après la Semaine sociale La Semaine sociale de Riinouski est chose du passé.Du moins en ce qui concerne les manifestations publiques.Cela ne doit en aucune façon laisser \"supposer qu\u2019il faut se hâter d\u2019oublier les enseignements qui y ont été donnés.On ne mobilise pas toute une équipé de conférenciers pendant quatre jours pour le simple plaisir de les entendre discourir savamment sur un sujet donné, sans espérer de lendemain.Les Semaines sociales ont un tout autre but.Il faut que la société en retire quelque chose de tangible dan: un avenir qu\u2019on voudrait aussi immédiat que possible.Aurement dit.il s\u2019agit de traduire en actes, de faire passer dans la pratique les suggestions qu\u2019on a fournies pour corriger une situation anormale ou résoudre les problèmes les plus urgents.A Rimouski, il a été question de \u201cla vie rurale\u201d.C\u2019est un sujet de constante actualité, car la vie, qu\u2019elle se déroule à la campagne ou ailleurs, est en perpétuelle évolution, crée sans cesse de nouveaux problèmes qu\u2019il faut s\u2019appliquer à résoudre au fur et à mesure qu\u2019ils se posent.Autrement, c\u2019est le recul ou le piétinement sur place.Quand on songe à tout ce que la vie rurale a contribué à édifier et à sauvegarder au Canada français, on ne peut se permettre de la laisser s\u2019anémier ou péricliter.Que ce soit sur le plan social, familial ou économique, la vie rurale subit un déclin inquiétant, reflète les tendances générales du siècle, est en butte aux forces dissolvantes qui minent la société jusque dans ses fondements.L\u2019ambiance générale de mécontentement, souvent justifié, se reflète jusque dans le milieu rural.On veut, à l\u2019instar des citadins, se procurer tout le confort, toutes les jouissances que permettent ou devraient permettre les développements de la science moderne.Et si l\u2019on ne trouve pas à la campagne tout ce que l\u2019on estime de nos jours nécessaire à l\u2019existence, ou bien on s\u2019appliquera à décrier ce genre de vie qui ne donne pas satisfaction, ou bien l\u2019on désertera tout simplement le sol arrosé de la sueur des ancêtres pour aller grossir les rangs des prolétaires.Les quelques statistiques fournies à la Semaine sociale de Rimouski sont tristement éloquentes à ce point de vue.Elles indiquent que le contingent de ruraux devient de plus en plus clairsemé.Les villes grossissent à vue d\u2019oeil, au point de créer un problème social qui se révèle de plus en plus difficile à résoudre, tandis que les campagnes se vident à la même cadence, qui prendra l\u2019allure d\u2019une catastrophe si ou iu> réussit à l\u2019enrayer à temps.Les causes de cette regrettable tendance ?On les a indiquées à Rimouski.Elles sont évidemment multiples: économiques, sociales ou mêmes morales.On se plaint, non sans raison parfois, que l\u2019agriculture ne fait plus vivre son homme d\u2019une façon décente, que la terre n\u2019offre pas tout le confort, les distractions et les divertissements qu\u2019on trouve à la ville, que la journée de travail est trop longue et le labeur trop harassant.A cela s'ajoute un affaissement des valeurs morales qu\u2019a encore accentué la récente guerre, dont il est impossible de mesurer toutes les conséquences.Il semble qu\u2019on ait perdu ou qu\u2019on soit en train de perdre le sens des valeurs qui, jusqu'au début du siècle, avaient constitue le fond de notre vocation terrienne.Les remèdes doivenj être aussi variés que les mau:: à soulager.Les divers conférenciers n\u2019ont pas manqué d\u2019en signaler un bon nombre qu\u2019il serait trop ,long d'énumérer ici.Ce qu\u2019il faut surtou: retenir et ce sur quoi on a paru insister davantage, c'est sur l\u2019aspect familial et la valeur morale de la vie rurale.Son Excellence Mgr l\u2019Archevêque de Riinouski en a fait le thème principal de ses allocutions.A plusieurs reprises, il a mis l\u2019accent sur la nécessité de recourir à la religion pour empêcher nos gens de déserter la terre.M.Gérard Filion lui-même, qui a exposé le point de vue économique de la question, en est venu à cette conclusion que l'agriculture, pour survivre, doit rester \u201cà la mesure des besoins et des capacités d\u2019une famille\u201d, c\u2019est-à-dire rester de caractère familial.\u201cCette forme d\u2019agriculture, dit-il, ne crée pas de l\u2019argent, mais des liom-(Suite de la page 22) L hiver réussit à paralyser les insectes et a a tutti re les mauvaises herbes, mais ce n'est que pour six mois et le bon grain n\u2019en profite pas.Lu chanson de Blancltcncigc et des sept nains s'adapte aux circonstances:\t\u201cSiffler eu labou- rant .La bataille continue de se démêler autour du point stratégique de I \u2019Assictte-à-Ueurre.Tel ministre d\u2019Ottawa veut que la population du Canada, gonflé par des flots d\u2019immigrants, soit le 25 millions dans 25 ans.Le problème que le ministre rie resold pas, c\u2019est de faire des Canadiens avec 1.1 millions d\u2019étrangers Il n\u2019y a pas si longtemps qu\u2019on se buttait pour ne pas livrer le pays aux autres.Où est la différence ?Depuis qu\u2019ont pris fin les restrictions sur l\u2019abattage, les porcs peuvent mourir légalement.Saisis de pilié, les employés des salaisons ont cessé de tuer, mais on découvre que c\u2019était de la pitié envers eux-mêmes.I,\u2019impôt sur le revenu revient trop souvent .et pourtant on en rcrient bien! Le FAUCILLEUR Sur la grève des salaisons On peut lire, en première page de la présente édition, une déclaration produite au sujet de la grève des salaisons par la Fédération Canadienne d\u2019Agriculture, à l\u2019issue de son assemblée générale annuelle tenue à Kelowna, C.C.En raison de la place prépondérante de l\u2019élevage dans l\u2019économie agricole du pays, la Fédération s\u2019émeut des pertes considérables que la grève a déjà fait subir aux cultivateurs.Tout en protestant de sa sympathie envers les ouvriers qui désirent de meilleures conditions de vie, la Fédération leur reproche d'avoir déclenché cette grève avant d\u2019avoir épuisé tous les moyens de conciliation prévus par les lois provinciales et fédérales.Mais le mal étant accompli, elle suggère au gouvernement fédéral des moyens d\u2019alléger dans une certaine mesure les dommages causés aux cultivateurs: d\u2019abord, l\u2019établissement d\u2019un Bureau qui surveillerait l\u2019écoulement de la production aux Etats-Unis, aux prix en vigueur immédiatement avant la déclaration de la grève: et, en deuxième lieu, la liberté d\u2019abattage et de vente de viande dans toutes les localités, et le relâchement temporaire des règlements locaux de vente jusqu\u2019au strict minimum requis par l\u2019hygiène publique.D\u2019aucuns se demanderont comment il sc fait que la Fédération ne se soit pas prononcée plus tôt sur un problème de cette gravité.Il faut admettre que jamais situation n\u2019a été plus confuse, ^vant qu\u2019on ne sache si l\u2019arbitrage relèverait du gouvernement fédéral ou des provinciaux, il était impossible à un organisme national comme la Fédération, ni à ses diverses branches provinciales, d\u2019exprimer des vues catégoriques.Aujourd\u2019hui qu\u2019on y voit un peu plus clair, la Fédération nationale y va de ses suggestions, comme le fera sans doute, le plus tôt possible, chacune des fédérations ou associations agricoles provinciales à son gouvernement respectif.Et comment les cultivateurs n\u2019auraient-ils pas leur mot à dire?Consultons le 20èmc rapport de la Canada Packers Ltd.Il y est écrit que \u201csur chaque vente par dollar, il a été payé 80 cents et quart en matériel brut\u201d \u2014 c\u2019est-à-dire, en grande partie des produits achetés sur la ferme \u2014 \u201cet un peu plus que 9 cents en gages et en salaires\u201d.En d\u2019autres termes, ce sont les cultivateurs qui assurent à l\u2019industrie des salaisons sa plus grande valeur.Ont-ils jamais été consultés proportionnellement au rôle qu\u2019ils jouent dans cette industrie?Maintenant, qui va payer la solde?Si la Canada Packers Ltd, par exemple, accorde aux ouvriers ce qu\u2019ils demandent, elle ne le fera pas à même ses bénéfices.L'an dernier, elle a réalisé $0.01 de profit net par vente de $1.00, soit légèrement plus que $2,000,000 sur les ventes totales.\u2014 Non, elle achètera les animaux à plus bas prix, et c\u2019est le cultivateur qui absorbera le coup.Tandis que l\u2019ouvrier des salaisons verra son revenu net moyen monter à $2,300 par année, notre cultivateur verra le sien descendre au-dessous des $1,500 qu\u2019il a pu récolter l\u2019an dernier.Nous n\u2019inventons rien.Les remarques précédentes sont celles-là môme du président de la Canada Packers Ltd, M.J.-S.McLean, et ont été entendues sur le réseau de Radio-Canada, le 17 septembre dernier.Voilà qui nous autorise à endosser les propositions faites par la Fédération Canadienne d\u2019Agriculture.et aussi à demander aux autorités provinciales de continuer de faire tout en leur pouvoir pour faire cesser ce ruineux conflit.Georges-Noël FORTIN Des numéros de \u201cLa Terre de Chez Nous\" publiés le 5 octobre 10.12 \u2014 voilà 15 ans \u2014 et le 6 octobre.1957 \u2014 voilà 10 ans \u2014 nous tirons tes quelques notes suivantes.Voilù quinze ans .L'U.C.C.s\u2019engage résolument dans la voie Ju progrès.Elle étudie \u201cla réforme des congrès\u201d, dans le oui de mieux coordonner les études des membres et mieux ser-\\ir leurs besoins.Des congrès régionaux sc tienne,i' en septembre et octobre, en preparation du congrès général.Parmi les demandes faites au gouvernement, on remarque un plan de crédit agricole mieux adapté à lu situation du cultivateur, une commission d\u2019industrie laitière, etc.VI l\u2019abbé Armand Malouin est nommé aumônier de la Fédération itio -esaine de Sherbrooke et organise son premier congrès.Un Canadien se voit décerner par la France le prix Gandoger pour la Botanique.C\u2019est le Fr.Ylarie-Victorin.Voilà dix ans .i*ans son éditorial, M.Gérard Filion averti*, les cultivateurs d\u2019un grand danger: \u201cLes agriculteurs de l\u2019Ouest.sont en mesure de lai' e de l\u2019industrie laitière à un prix de revien* bien inferieur au i.ône.il y a là un grave danger.I, est à craindre que les Prairies fnrssent par ruiner notre industrie laitière, tout comme elles ont \u2022.ue la culture du blé au début iu iièelc.\u201d L Aide-à-la-Jeunesse vient d\u2019être instituée.Ottawa et Québec lui consacreront $440,000.L\u2019U.C.C.s\u2019est empressée de réclamer une juste part pour la jeunesse rurale et son appel a etc reçu favorablement. Pa ge LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 8 OCTOBRE 1947 0E La Cooperative Fédérée 00J Le bureau SIÈGE SOCIAL,130 EST,RUE ST-PAUL,MONTRÉAL. Le problème des approvisionnements De tous les coins de la campagne nous arrivent à l\u2019heure actuelle des informations à l\u2019effet que les réserves de grains destinées à l\u2019alimentation des animaux de la ferme baissent désespérément.On sait que la récolte a été faible dans le Québec et l\u2019on sait aussi que depuis plusieurs semaines par suite de la grève des employés de salaison, les cultivateurs sont dans l\u2019obligation de nourrir des animaux qu\u2019en temps normal ils auraient déjà mis sur le marché.Pour ajouter à la situation déjà peu intéressante, le mouvement des grains par wagon en provenance de l\u2019Ouest est presque nul.Jusqu\u2019à la fermeture de la navigation, il semble que la presque totalité des wagons disponibles seront utilisés pour transporter du grain destiné aux pays d\u2019Europe.Nous, n'avons pas d\u2019objection bien au contraire à partager avec les autres pour aider au soulagement de la misère qui existe là-bas et nous sommes même prêts à sacrifier un peu du nécessaire, mais nous nous demandons s\u2019il est bien sage de continuer à fournir des grains aux autres avant d\u2019avoir approvisionné d\u2019une manière un peu convenable les producteurs agricoles du Québec.Nous ne tenons personne en particulier responsable de l\u2019état de chose actuel, mais nous voudrions bien que les responsables\u2014iis se connaissent\u2014n\u2019attendent pas le désastre pour agir.Les coopératives de la province peuvent être assurées que nous faisons l\u2019impossible pour trouver une solution au problème des approvisionnements et nous les invitons de leur côté à faire le nécessaire pour que ceux qui peuvent quelque chose le fassent immédiatement.R.MARTIN, agronome.Nos sociétés coopératives agricoles sont partout un peu l\u2019âme des fermes et le grand bureau central de toute l\u2019exploitation agricole.C'est dans ce bureau que se décomposent les opérations financières qui représentent des millions seulement sur le plan provincial; c\u2019est là qu\u2019un homme voit à la gérance d\u2019une société possédée et administrée par ses concitoyens-cultivateurs, c\u2019est le centre vital et actif de la coopération paroissiale, c\u2019est le coeur qui répand sur nos fermes les approvisionnement et qui règle l'écoulement des produits.C\u2019est la tête qui distribue conseils et suggestions, formules et organisation.La Coopération dans le champ prend sauvent ses directives et renseignements de ce centre.Le bureau de la société coopérative agricole locale, c\u2019est l\u2019âme de la coopération.On comprend que le gérant de la locale a tout un programme de travail à faire, une somme de responsabilités à prendre, un vaste champ d\u2019initiative pour se débattre.On comprend aussi que cet homme doit nécessairement consacrer une forte partie de son temps au travail captivant et délicat de la vérification, de la tenue des livres, d l\u2019organisation, de l\u2019approvisionnement, de la distribution, etc.De toute nécessité, le gérant .Au moment où nous écrivons ces lignes (vendredi 3 octobre) d\u2019une locale doit posséder son pro-1 rjen la'sse Présager que les abattoirs ouvriront bientôt leurs portes, pre bureau dans lequel à toute ^ou.s somm?s donc toujours vis-à-vis la même situation qui empire heure de la journée il doit se re ' de Jour ?n ¦\u2019our: les porcs Prennent du poids, leur alimentation déjà tirer pour travailler en tout renos I assez1.C0llt augmente quotidiennement entraînant par ce fait Tn viiHer dnnV.w.HTfrn.LTn' \"J* dlmunltlon de qualité et de prix; les gérants locaux sont débor-: clans les chiffres ou dans ; des de questions; les producteurs s\u2019impatientent et craignent une < cnnique, dans le domaine abs- ; chute des prix le jour où les abattoirs ouvriront de nouveau leurs trait de la gérance proprement portes, les grévistes décidant de travailler.En certains endroits, les flltn PYllJfl In nnlmn ni ln nnlli,,,!#.'imniflliv en t'nnrlnni rIAl A X mm!.J J __;___ /-»\tf\t1\tt Divers Les coopératives américaines sont aujourd\u2019hui soumises à une enquête semblable à oelle que nous avons essuyée, il y a déjà quelques années.En effet, un comité du Congrès américain fait actuellement enquête au pays voisin afin de savoir si l\u2019exemption de taxe dont jouissent les coopératives n\u2019est pas un traitement de faveur.Aux Etats-Unis, les coopératives sont tout aussi heureuses que nous, puisqu\u2019elles ont elles aussi leur Income Tax Payers Association dans la personne du National Tax Equality Association qui a inspiré le Congrès américain à faire cette enquête.Là comme ici, le mouvement coopératif se lève en masse pour se défendre.Il sera inté^ resant de suivre les rapports de cette enquête.Il n\u2019y a pas très longtemps, nous disions dans cette page: \u201cII serait donc à souhaiter que tous les ouvriers qui, aujourd\u2019hui semblent ne penser qu\u2019aux grèves, aux augmentations de salaire et au coût de la vie, méditent profondément les principes coopératifs en essayant de les appliquer chez-eux et en organisant eux-mêmes leurs propres magasins.Ceci éliminerait certainement chez le produc- teur et chez le consommateur un facteur important de perte ou d\u2019exploitation.\u201d Or, nous apprenons que le II septembre dernier était tenue à Winnipeg une assemblée conjointe du Winnipeg Labour Council et du Manitoba Federation of Agriculture and Coopération.Cette réunion avait pour but de jeter les bases d\u2019un organisme qui aura pour fonction: Réaliser une meilleure compréhension entre ouvriers et fermiers et par là organiser une méthode d\u2019action profitable aux deux groupes.Les participants de cette assemblée sont assurés que cet organisme orientera les deux groupes vers l\u2019unité.Et il fût unanimement résolu que la coopération était la meilleure formule pour tendre vers ce but L\u2019organisation est fondée; elle a pour membres des ouvriers et des fermiers.On est en train actuellement d\u2019en dessiner les cadres et il fût décidé d'inviter à y participer tous les chefs d'union ou groupes intéressés.Le champ d\u2019activité de la coopérative est très vaste, on s\u2019en rend compte à tous les jours.Al.HARDY, agronome.Sur la Baie des Chaleurs Avant l'ouverture des abattoirs dite exige le calme et la solitude.Pour qu\u2019un gérant donne son plein rendement, il lui faut un local.On ne peut concevoir dans quelles conditions travaillent certains gé- animaux se vendent déjà à prix dérisoires.On abuse du producteur et de la situation difficile qu'il traverse.Une bonne méthode pour désintéresser le producteur et lui faire diminuer son élevage.La grève des salaisons est excessivement injuste à l'égard du pro- \u2014.\u2014 .vc-»«.«iiua et- ducteur.C\u2019est à lui qu\u2019elle crée de nombreuses difficultés.Elle rants, là où leur petit bureau est affecte non pas celui qui paie l\u2019ouvrier, mais celui qui lui fournit confondu avec le comptoir.Tout: ~on Sagne-pain.Des cultivateurs sont même surpris de voir que est encombrement, bruit, papiers, certains ouvriers de la Coopérative Fédérée de Québec soient en grève, annonces, produits, etc cnchevê- \u2018'\u2019ou,s ,n y pouvons rien, ces messieurs sont de l\u2019union et leurs chefs trement parfait, complet mélange, j eondulsent la bar'lue- C\u2019est la clochette de la porte D res^e.donc absolument vrai que la grève aux abattoirs refoule qui agace à tout instant, c'est le , u?es an*maux (*e marché à la campagne.Avant qu\u2019il ne soit trop poêle tout chaud qui vous brûle tarü> n.°Vs.croyons sage de faire quelques suggestions aux producteurs le dos quand les pieds sont celés CU prevI11s,0Il du J°.ur où lcs abattoirs ouvriront de nouveau leurs c\u2019est un ctoudc d 1ml I I\t11 Cst ,un falt» certain' c\u2019est ('uc ^ jour où les abattoirs ouvri- ¦\t.,\t,\t.\t,\t.*1 iont leuis poites, si tous les producteurs de la campagne s\u2019empressent viennent s y raconter les dernières de déverser tous leurs animaux sur les marchés, ifsSrvicXf ccr-nouvelles, cest le commis, c\u2019est la tainemcnt une forte baisse: les marchés et les abattoirs seront en-livraison dans l'entrepôt.Toutes : combres pour plusieurs semaines et les prix tomberont les animaux choses qui énervent et distraient Levant par cc fait traîner dans les cours, leur coût d\u2019alimentation un homme qui doit nécessairement diminuera d\u2019autant les remises retardées.attacher son esprit à un travail\tNous osons croire que les producteurs comprendront n.i\u2019il abstrait et délicat.Toutes choses; de leur intérêt de ne pas faire de panique et de n\u2019expédier sur les qui .oublent et triplent les diffi- marches que les animaux qui doivent absolument être expédiés Et parmi ces derniers mentionnons les porcs tout spécialement.Qu\u2019on en proDte pour expedier les porcs qui ont dépassé le poids du marche et les porcs ayant le poids requis, soit 210 à 220 livres à la cam-pagne.Qu on fasse a tout prix la sélection qui s\u2019impose.Que les d°nt le P°ldf est inférieur à 210 livres à la campagne soient gardes encore quelque temps après l\u2019ouverture des abattoirs Que faibfosaqukntit°és * °U b0CUfS SOiCnt aUSSi Êardés °u exp6di6s en la cessation3\tle caeher- si.,tous Ies expéditeurs profitent de nan wi.d|-h a P0Ur expedier tous leurs animaux prêts ou des \u2019 nrlv w J.lniatlon sur les ,march6s et la chute monumentale eultés et sources d\u2019erreurs inhérentes déjà au travail du gérant.Il serait certainement opportun que certaines sociétés étudient cette situation afin d\u2019améliorer les conditions de travail de leur gérant.Qu'elles leur trouvent ou leur fassent u.; coin spécial, propre, éclairé, confortable, où il pourra faire son tr.vail plus faci- * lement, plus agréablement et plu, d»'prV Noua'\"J?\tt ÏS* complètement.M'oublions pas que campagne mais malgré tout il y va de /intérêt des pradu\u2019cSrs de le gerant d\u2019une société locale a «f P\" s\u2019énerver outre mesure et de bien raisonner leur situation des responsabilités sur le dos,1 1 °n ne veut pas que la récolte de viande déjà fortement affectée qu\u2019on lui donne les facilités de °Si firève*l ?e soit Pas un désastre, il faut une sélection raison-bien les remplir, qu\u2019on\tlui\tdonne\texpéditions^ue*?«1 rfii'®\texPéd|tion- De plus, lors des premières 1 opportunité d\u2019exercer\tsa\tpleine !\tles précaution,à ISlÆ?**\tchargement ne\tPerdent pas de vue initiative et son rendement ré-1 ah-eî soit d^BerSeî S Su chargefnets-, Les expéditions mas-compensera pour les déboursés\tf^,*en vit?ssa « °\" minimes occasionnés.Toute\tla so-\tl'expéditeur sélectionne bien\tse,\tli n! \u201d\télémentaires.Que ciété s\u2019en ressentira et par là, tous\u2019! Péditions^es plus ï«nteTqu\"î promue* llZrZnlfZrTHobbies membres auront bénéfice à Sements et il est certain qu\u2019il n\u2019aura pas à sOn^epentir\th améliorer les services de leur so-1\t.\tP \u2022 ciété.\t!\tM- HARDY, agronome Que les membres ne pensent pas j, .,\t~\t\u201c\t- seulement aux services\tque leur\tI.G DIG GSt\" UI1\tpomme un\tfourrage féculeux locale peut leur rendre, mais aus- Graduc^lc- fii au confort de leurs employés.C'est là un point de vue négligé excellent fourrage ÎSecDvüî fFe re lWmbreuses « \"\u2019y a pas beaucoup d\u2019années, perspectives d amelioration.\ton considérait que le blé ne pou- vait servir comme aliment pour perspectives d\u2019amélioration.la.HARDY, agronome les bestiaux.On l'avait étiqueté \u201cchaud\u201d, trop concentré pour être nourri sans danger.Graduellement cette opinion a été réduite à néant par des preuves expérimentales et Ton accepte maintenant le blé comme un fourrage excellent quand on s\u2019en sert de la bonne façon.Il n\u2019y a pas encore très longtemps, quand on parlait du Bas du fleuve, de la Matapédia, de la Baie des Chaleurs, l\u2019auditeur se transportait par la pensée sur des rivages arides battus par tous les vents, sur des terres rocheuses, sur des villages perdus et isolés par de mauvaises routes, sur un pays sauvage et stérile qui fournissait à peine à son homme ses trois repas par jour.Aujourd'hui, le nouveau venu comme le soussigné qui traversent ces régions restent frappés d'admiration devant la beauté des lieux et la stabilité économique de ses habitants.Sans avoir atteint un niveau très élevé de bien-être et de fortune, les gens des pays \u201cd\u2019en bas\u201d peuvent être fiers de leur situation.Partout, tout indique un renouveau d\u2019espérance trop longtemps retenu.C\u2019est le progrès.Les routes rafraîchies ne sont pas fatiguantes, les terres améliorées sont plus productives, les demeures rajeunies sont accueillantes, c\u2019est le paradis du touriste.Tout coopérateur qui roule dans ces régions trouve dans chaque paroisse une société cooperative ou un syndicat coopératif.La coopération y a vu le jour dans des con-1 la coopération.En 1940, la \u201cFraternité\u201d était née ; 65 membres, $337.67 de capital, $20,000 de chiffre d\u2019affaires.En 19*7, au delà de 40 membres avec plus de $50,000 de capital payé et près de $250,000 d\u2019affaires.Des coopérateurs convaincus et solides que rien n\u2019effraie, beuls, iis ont étudié et approfondi leurs difficultés et leurs problèmes, seuls, ils en sont arrivés à la solution pratique : la conviction et Taction par la coopération.Les responsables de ces résultats : le gérant actuel, Monsieur L.Bernard et les cercles d\u2019étude réguliers, suivis, intéressants et instructifs, auxquels assistaient des gens francs et loyaux qui n\u2019avaient de directives à recevoir de personne sauf d\u2019eux-mêmes, les meil.eurs juges de leur propre situalion.Ces coopérateurs réalisant que leur agriculture avait tout à faire cehz eux et qu\u2019elle pouvait devenir autre chose qu\u2019une \"side line\u201d engagèrent à l\u2019emploi exclusif de leur société Monsieur N.Champagne, agronome, dont le travail est d\u2019augmenter la production et de réaliser pour les coopérateurs leur programme d\u2019organisation de Ja production.D\u2019anciens pêcheurs, les gens de entions très difficiles, e.le s est la Baie des Chaleurs s\u2019ancrent sur développée et affermie durant les | la terre ferme et semblent s\u2019y an-dures années de guerre et perse- j erer pour y rester.Celte terre c'est vère dans la consolidation de ses la leur, colle de leurs fils.C\u2019est assises durant les jours difficiles; celle qui les a vus naitre, leur de la paix.\ta donné l\u2019abri et les a toujours un Les cooperateurs de ces régions peu nourris.Ils l\u2019aiment et veulent ont beaucoup de mérite.Ils ont ; la laisser belle à leurs enfants contribué pour une large part à| Gens \u201cd\u2019en bas\u201d, vous avez un l\u2019amélioration de leur condition sociale et économique.Sous la direction de gens dévoués et convaincus, ils ont édifié un monde nouveau par la coopération.Celle-ci leur rapporte joie de vivre et prospérité relative après les leur avoir promis.Combien promettent et ne donnent jamais ?Ces gens ont attaqué de front leurs difficultés et leurs problèmes, ont étudié ensemble les solutions, ont orienté leurs efforts vers la plus économique et la plus efficace.Us ont aujourd\u2019hui un magnifique résultat à leur crédit.Nous avons visité quelques-unes de ces sociétés ; toutes ont leurs difficultés qui, somme toute, sont les mêmes que celles dont souffre la centrale, mais en petit ; mais toutes, elles ont à coeur de passer à travers en vue d\u2019améliorer leur situation et par là, leurs services.Dans la Baie des Chaleurs, à St-Charles de Caplan, nous avons rencontré les représentants de quelques sociétés.Nous y avons rencontré des coopératcurs dans la force du mot, des gars qui veulent réussir et qui réussissent.Nous avons vu là une réalisation dont l\u2019exemple permettra à plusieurs la réflexion et fera naître la méditation.A St-Charles de Caplan, les terres morcelées et subdivisées représentaient autrefois un pied à terre pour les pêcheurs.Ces gens ont étudié leurs problèmes, en sont venus à une seule forme de solution ; beau pays, vous êtes sur la grande voie du progrès, vous vivrez mieux, car la terre fait vivre ceux qui l\u2019aiment.Nous profitons de la circonstance, pour remercier de leur bon accueil tous ceux que nous avons rencontrés sur notre route.A ces contacts il y a tout à gagner.\u2014 En pleine et entière collaboration avec les locales, la Centrale peut par le fait de ces contacts, s\u2019intéresser davantage aux déveolppc-ments et au progrès du secteur coopératif agricole.Devant les difficultés présentes et prochaines dans le domaine commercial, il faut à tout prix des contacts suivis entre les coopérateurs, pour maintenir la loi et le courage et ne jamais perdre de vue l\u2019idéal coopératif.M.Hardy, agronome.Le Canada exporte peu de beurre En réponse à une résolution du du conseil municipal de Québec, demandant au gouverneur fédéral d\u2019interdire toute exportation de beurre canadien, le très hon.Louis Saint-Laurent, ministre des Affaires extérieures déclare que notre pays n'exporte du beurre qu|à Terre-Neuve et aux Antilles qui sont depuis longtemps nos clients.Ces exportations, dit le ministre, sont relativement petites. LE 8 OCTOBRE 1947 LA TERRE DE CHEZ NOUS Pare S \u2014-+ 1 Une gerbe de | petites nouvelles Bon accueil Les cultivateurs des provinces de l\u2019Ouest ont bien accueilli la nouvelle que la Grande-Bretagne paierait le blé canadien $2 le boisseau au lieu de $1.55 en 194249.La hausse, dit-on, vaudra un béné-; lice supplémentaire de $70 millions aux cultivateurs de l\u2019Ouest.La récolte de cette année est inférieure en qualité et en qualité à celle de l\u2019année dernière.Pas de même avis Le chef de l\u2019Opposition fédérale, l\u2019iion.M.Bracken, prétend que ce n\u2019est pas assez.11 dit que ce sont les cultivateurs canadiens qui devront supporter les frais de l\u2019aide à la Grande-Bretagne, alors qu'ils devraient être répartis dans tout le pays.Les fermiers, dit-il, ont .supporté une perte de $125 millions la première année de l\u2019en tente, la deuxième année, 200 millions de plus.Le montant total que recevront les fermiers pour leur récolte de 1948, même à $2 \u2022 le boisseau, sera inférieur aux pertes qu'ils auront subies au cours des deux premières années.Immigration L\u2019immigration est encore à l\u2019or dre du jour.Cette fois, c\u2019est un député anglais qui propose, dès son arrivée au Canada, un projet d\u2019immigration britannique, massive au Canada.L\u2019Angleterre nous enverrait, parait-il, des familles entières et des groupements im portants.M.Wadsworth \u2014 c\u2019est le nom de cet agent du gouvernement anglais \u2014 espère que le ment anglais\u2014espère que le gou vernement canadien étudiera séri euscment son projet, car, dit-il, non seulement il applanira nos diffi cultés, mais il augmentera notre richesse.Le prix du pain Depuis que le gouvernement fé déral a discontinué ses subsides sur la farine et aboli le contrôle des prix, il y a une quinzaine de jours, les Canadiens paient de à 3 cents de plus pour chaque pain de blé et davantage pour le pain de seigle.Même si la pesan teur du pain distribué a été modi fiée en maintes localités, l\u2019augmentation du prix, attribuée aux frais accrus de la main d\u2019oeuvre et de la farine, atteint un chiffre à peu près identiques dans presque toutes les régions du Canada.Le prix du sucre La Commission des prix vient de nier catégoriquement la rumeur selon laquelle le contrôle sur le prix du sucre serait prochainement supprimé.Elle déclare en même temps que le prix du sucre resterait le même ou à peu près pendant encore longtemps.Elle fait remarquer qu\u2019il n\u2019est nullement question d\u2019abolir le contrôle des prix et que ce prix au Canada se rapproche sensiblement de ceux en vigueur aux Etats-Unis et à Cuba.Aide à l'Europe Le président Truman vient de lancer un appel aux Américains pour venir en aide à l\u2019Europe.Un l>oisseau de blé économisé par chaque Américain, dit-il, aura pour effet de prévenir en Europe la famine qui mène au désespoir et au chaos.11 a ajouté que les Etats-Unis \u201cdoivent\u201d économiser 100 millions de boisseaux d\u2019abord en plaçant moins de tranches de pain sur la table, mais surtout en se servant du grain destiné à l\u2019alimentation du bétail.Moins d'importation La diminution des importations fait partie du programme britannique destiné à enrayer la crise.Le ministre de l\u2019Agriculture anglais vient d\u2019inviter les producteurs de graines de semence à diminuer les importations de graines de légumes et autres du Canada.Le ministre dit que la Grande-Bretagne est parvenue à Cette photographie a été prise à la fin du congrès de la Fédération de l\u2019U.C.C.de Nicolct qui a attiré environ 1600 cultivateurs à Victoriavillc, dernièrement.De gauche à droite: M.l\u2019abbe Roch l\u2019inard, aumônier diocésain, M.Benjamin Manseau, réélu president diocésain, et Mgr Roméo Gagnon, V.G., directeur des oeuvres diocésaines d\u2019Action Catholique, qui représentait S.E.Mgr Lafortune, éveque de Ncolet.Recommandations de l\u2019Episcopat Au sujet de l\u2019impôt sur le revenu et du problème du logement.Au cours d\u2019une récente réunion tenue à Québec, les archevêques et évêques de la province ont fait d\u2019importantes recommandations aux autorités civiles touchant l\u2019impôt sur le revenu et le problème du logement.Voici le texte de la déclaration de l\u2019Assemblée épiscopale: 1.\u2014Impôt sur le revenu Tenant compte de la situation économique du pays et des besoins de l\u2019Etat, les Archevêques et Evêques de la Province de Québec, n\u2019ayant en vue que le bien moral de leurs fidèles et voulant rendre plus faciles et l\u2019établissement des jeunes gens et l\u2019éducation d\u2019une famille nombreuse, recommandent que dans la perception de l\u2019impôt, les exemptions légales soient portées à $3,000.00 pour les chefs de famille et à $1,500.00 pour les célibataires.II\u2014Problème du logement Le problème du logement va toujours s'aggravant.Il se fait sentir par la rareté des logis, le prix élevé des matériaux de construction et la difficulté ne se les procurer, par les exigences injustes de certains propriétaires qui se refusent à louer leurs maisons aux familles avec enfants.\u2022 L\u2019Episcopat de la Province de Québec, douloureusement préoccupé des graves conséquences d\u2019une pareille misère sociale au point de vue population, santé et moralité, prie les gouvernements fédéral, provincial et municipal d\u2019aider efficacement à la construction de maisons salubres, familiales et à prix populaires, et de donner la préférence aux familles nombreuses.Message du Pape Se Sent Bien! Grâce au NOVORO! En réponse au message de piété filiale adressé à la Cité Vaticane par le R.P.Archambault à l\u2019occasion de la Semaine sociale de Rimouski, le Saint-Père vient de transmettre à l\u2019archevêque de Rimouski, le message suivant: \u201cSa Sainteté touchée filial hommage, renouvelle paternels voeux fructueux travaux Semaine sociale du Canada, renouvelle représen- et agréablement le» matants épiscopaux Votre Excellence licres qui obstruent; aide présidente, professeurs,^tous participants, Bénédiction apostolique implorée\u201d.Ce message est signé \u201cMontini\u201d.Lorsque la constipation fonctionnelle persiste et vous rend misérable, ner» veux et sans goût pour rieu et que vous souffrez de ses symptômes\u2014maux de tête, mauvaive baleine, dérangements «l\u2019estomac, indigestion, perte de sommeil, manque d\u2019appétit, et que votrs estomac se sent surchargé à cause d* gaz et de gonflements -procurez-vous le Novoro qui a fait ses preuves.Plus qu\u2019un laxatif, c'est aussi uns médecine tonique-stomachique, pM> parée avec 18 plantes et racines médicinales de la Naturrt Le Novor» fait fonctionner les intestins paresseux et les aide i évacuer doucement Démission de M.John Hart 1 ' JL* h j VT* Photographie prise lors de la bénédiction des entrepôts de la Coopérative Agricole de Bellechasse et du Syndicat des producteurs de fraises, à La Durnntayc, dimanche, le 28 septembre.Au premier plan, de gauche à droit, M.le curé L.-de G.Paquet, M.Ph.Morin, président de la Coopérative, et M.Félix Catcllier, maire de La Durantaye.Les producteurs protestent contre une déclaration des distributeurs de lait \u201cDemande inopportune\u201d, dit M.J.-H.Côté.\u2014 \u201cQu\u2019on retranche sur les produits des distributeurs\u201d, réplique M.P.Hamel.Par la voix de leur président, M.Julis-H.Côté, les distributeurs de lait ont déclaré à la Commission d\u2019Jndustrie laitière qu\u2019ils considéraient comme \u201cabsolument inopportune\u201d la demande faite par la Fédération des producteurs pour une augmentation de 3 cents la pinte, et cela \u201cen raison des conditions actuelles du marché du lait, en raison ensuite de l\u2019augmentation obtenue par les producteurs de lait l\u2019automne dernier, et maintenue durant la saison contre l\u2019as- produire toutes les graines de semence dont elle a besoin.Il ne voit plus la nécessité d\u2019en importer du Canada.Les importations du Canada de graines de semence se sont élevées cette année à $3,383,728.surance formelle qu\u2019aucune autre augmentation ne serait demandée\u201d.Ce à quoi répond dans un communiqué remis aux journaux, M.Pierre Hamel, directeur de la Fédération des producteurs.M.Hamel déplore qu'il n\u2019y ait qu\u2019aux cultivateurs qu\u2019on ose pro poser des moitiés de solution en espérant qu\u2019ils sont satisfaits.\u201cNous demandons que l\u2019on nous accorde un profit légitime et qu\u2019on efface nos déficits avoués Dar le ministère de l\u2019Agriculture lui-même.S\u2019il est prouvé que la distribution coûte moins cher que la production, ce qui ne serait que normal, nous demandons que ce qu\u2019on ajoutera au prix de production soit retranché au distributeur, sans nue.pour cela, le prix au consommateur ne soit changé.\u201d expulser les gaz de constipation, donne k l\u2019estomac cette agréable sensation de chaleur.Si voua voulez connaître à nouveau la joie d'un heureux soulagement des douleurs de la constipation et réconforter en même temps votre estomac, procurez-vous Le premier ministre de la Co- j aujourd'hui le Novoro «lu Dr.Pierre.\" ' '\t\u201d\t\u2018 Précaution: Usez le seulement comme indiqué.St vous na pouvez racheter dans votre voisinage, envoyez pour notre offre do Novora \u201cPour Faire Connaissance\u2019' et recevez\u2014 Une Valeur de 60c en Bouteilles d'Essai d« UNIMENT OUtOLO DU DR.PIERRE\u2014 \u2014 nntlscptique \u2014 procure un soulite» ment aux douleurs rhumatismnl**.et névralgiques, maux de dos muscidr.it -s, muscles raides et endoloris, entoizes et foulures, .MACOI.O DU DR.PIERRE \u2014 alcalin \u2014 soulage certains dérangements tempo-1 raires da l\u2019estomac ttls que; indigestion et aigreurs.' Postez ce coupon \u201cOffre I Spéciale\u201d Maintenant | ?Inclus vous trouverez $1.00.En- a voyez-mol en port payé une bou.I teille do I I onces de Novoro et gratis, une bouteille d'essai do I Liniment et une de Mafolo (uno lombie canadienne, M.John Hart, vient d'annoncer son intention de se retirer prochainement de la vie publique.Il dirigeait un cabinet de coalition.Depuis que cette nouvelle a été rendus publique, les commentaires vont bon train.Le gouvernement de coalition voit la fin de ses jours approcher.Les conservateurs et les libéraux de cette province veulent pour chacun de leur groupe la direction des affaires.Les partisans de la C.C.F.entendent profiter de la situation confuse pour tenter de prendre le pouvoir.Abdication de la reine des Pays-Bas La reine Wilhelmine de Hollande vient d\u2019abdiquer en faveur de sa fille, la princesse Juliana, qui devient régente des Pays-Bas.Cette abdication est motivée, dit-on, par des raisons de santé.La rci- suite à la page 23) EXTRA valeur de 60(*).O C.O.D.(frais additionnels).Nom.Adresse.Bureuu Postal.| DR.PETER FAHRNEY & SONS CO.I tient.c:i7c-;: 2501 Washington Bird.Chicago.111.ï 256 Stanloy St., Winnipeg, Man-, Can.| j Rendez votre maison moderne ! 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un dépliant illustré avec explications complètes.PAJEAN & FRERES 29, rue St-Jacques Est, (Chambre 3), Montréal, P.Q.Ecrivez: il n\u2019en coûte rien pour vous renseigner Chuta =3§assm= l\u2019âge B LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 8 OCTOBRE 1947 L'établissement rural, notre salut Tel fut le sujet traité à la Semaine social de Rimouski par M.Paul Gouin.\u2014 La colonisation, un problème de décentralisation.M.Paul Gouin, président 4e l\u2019Aide à la colonisation, a été le dernier conférencier à la séance de clôture de la Semaine sociale de Rimouski.Le sujet traité par M.Gouin était \"La Colonisation, notre salut.Voici un résumé succinct de cette conférence.Pendant longtemps, commence M.Gouin, parce que nous étions,'' par la force même des choses, un peuple de paysans, l\u2019agriculture l'emporta haut la main.Puis le moment vint pour nous de pratiquer le commerce d\u2019abord, l\u2019industrie ensuite.Le plateau commerce-industrie commença de descendre.Un instant les deux plateaux se rencontrèrent, puis l\u2019équilibre fut rompu.Le commerce et l\u2019industrie triomphèrent, parce que dans leur plateau nous avions placé, sans trop nous en rendre compte, un poids trop lourd, une trop grande proportion de notre argent, de notre capital humain, de nos espoirs aussi.Avons-nous envisagé depuis le problème de la colonisation \u2014 ou plutôt de notre établissement rural \u2014 comme il doit être envisagé, c\u2019est-à-dire comme un problème de décentralisation ?Je ne le crois pas.Qu\u2019avons-nous fait pour inculquer à nos gens l\u2019amour de la terre, pour leur faire mieux connaître la nécessité, les avantages, les beautés de la vie rurale ?Il ne s\u2019agit pas de dénigrer l\u2019oeuvre de nos éducateurs, poursuit M.Gouin, de nos maîtresses d\u2019écoles qui sont de véritables héroïnes devant lesquelles je m\u2019incline.11 s\u2019agit tout simplement de nous demander, en toute franchise, si nous avons fait tout notre devoir dans ce domaine, au point de vue matériel comme au point de vue pédagogique.Sans doute avons-nous accompli de grands progrès, et il faut se réjouir que l\u2019on ait enfin compris la nécessité d\u2019augmenter les salaires de nos maîtresses d\u2019écoles.Mais il me semble que nous pouvons, que nous devons faire davantage dans ce domaine, parce que c\u2019est dans l\u2019humble école de campagne que se trouve la solution première du problème de l\u2019établissement rural.Nos gens ont quitté la terre, dit encore M.Gouin, les uns parce qu\u2019ils voulaient se lancer dans les professions libérales, le commerce, l\u2019industrie, les autres, parce qu\u2019ils étaient attirés vers la ville par le mirage des salaires hebdomadaires, de la vie plus facile avec l\u2019eau courante, l\u2019électricité, les théâtres, les distractions de toutes sortes.Peu à peu nous avons drainé nos campagnes de leur élite, de leur capital humain, de leurs ressources financières.Toutes ces richesses, nous les avons entassées en quelques grands centres.L\u2019ETERNEL COUPABLE votre faute Veut voyez Cette caricature, tirée de \u201cL\u2019Unité Paysanne\u201d, Paris, montre que tous les maux sont imputés au paysan.Que le pain manque, que les prix montent ou que des salaisons fassent la grève, il est \u201cl\u2019éternel coupable\u201d.je » Tarifs augmentés de 30 pour cent Décision de l\u2019Association des Chemins de fer L\u2019Association des Chemins de Fer vient d\u2019annoncer qu\u2019elle se propose d\u2019augmenter de 30 pour cent certaines charges de fret et d\u2019express, à compter du 1er novembre.On se rappelle que les Chemins de fer avait fait une demande semblable il y a quelques mois, et qu\u2019une Commission du Transport avait été crée pour étudier le cas et entendre des témoignages.Dans ce temps-là, les prix du transport étaient contrôlés par la Commission des Prix, et les Chemins de fer n\u2019avaient pas autre chose à faire qu'à recourir à une telle procédure.Mais depuis que les contrôles ont été levés, au 1er septembre dernier, l\u2019obstacle n\u2019existe plus et les Chemins de fer ont la liberté d\u2019augmenter leurs taux.Le communiqué de l'Association avise la Commission qu\u2019en vue de leur \u201cbesoin urgent\" de revenus additionnels des mesures ont été prises pour rehausser de 30 pour cent le coût du transport de certaines marchandises, au 1er novembre prochain.Il précise cependant que les nouveaux tarifs seront \u201cnormaux\u201d, c'est-à-dire qu\u2019ils représenteront les charges applicables au transport des marchandises en l\u2019absence de tout compétiteur et alors considérées comme normales.Cette décision de l\u2019Association des Chemins de fer a soulevé les protestations de la part des membres de la Commission du Transport.D\u2019aucuns ont affirmé que les Chemins de fer tentaient par là de \u201csaboter\u201d la Commission, au moment où elle poursuit son enquête, en lui soumettant un cas entièrement nouveau pour lequel les témoignages entendus jusqu'à date sont sans valeur.Assemblée annuelle àSt-Hubert Allocution de M.G.Gaudrault, vice-président diocésain.Dimanche, le 21 septembre, avait lieu l\u2019assemblée générale annuelle du syndicat de l\u2019U.C.C.de St-Hubert, comté de Témis-couata.L\u2019assistance était assez nombreuse.Après la prière, on donna lecture du bilan.Une somme de $10 a été votée en faveur du bureau diocésain de Rimouski.Après une longue discussion sur la Coopérative Fédérée, M.G.Gaudrault, vice-p résident diocésain, donna un rapport des services rendus aux cultivateurs par l'U.C.C.pendant la dernière année.Il insista sur le bureau de placement organisé récemment à Rimouski pour les fils de cultivateurs qui vont aux chantiers.M.Gaudrault se déclara très surpris de voir que la coopérative ne recoMuûsuit «as tous les im- menses services que l\u2019U.C.C.lui a rendus, car si elle existe aujourd\u2019hui c\u2019est grâce à l\u2019aide de l\u2019U.C.C.Il demanda aux coopératives qu\u2019une partie de leurs fonds d\u2019éducation et de propagande soit versée à l\u2019U.C.C.pour la diffusion des principes coopératifs et le succès des coopératives.En retour, celles-ci seront assurées d\u2019une saine propagande et d'une bonne éducation sociale, et elles contribueront ainsi à mettre sur pied d\u2019autres services sociaux.M.Gaudrault termina son allocution en félicitant le syndicat de l\u2019U.C.C.de St-Hubert pour le pyro-grès accompli au cours de l\u2019année et en faisant le voeu que 1948 soit une année de grand progrès pour l\u2019U.C.C.dans toute la province.Nous avons fait fausse route.Nous ne pouvons plus continuer à concentrer dans les grands centres capitaux et capital humain.Il nous faut décentraliser.Il faut retourner à la terre dans toute l\u2019acception du mot, dans son sens le plus large le plus complet.Nous devons pratiquer en tout temps, et non pas seulement en période de crise, une politique de colonisation agressive, généreuse, moderne.Il importe d\u2019établir ceux et celles qui en ont le goût et les aptitudes non seulement dans les territoires de colonisation, aussi dans les vieilles paroisses.(Suite à la page 22) Le Thé de Qualité Ni SA&ADAj IORANGE PEKOEl Il n\u2019est pas plus difficile de s\u2019aider que de se nuire.L\u2019aide mutuelle accumule les mérites et les récompenses.Aii contraire, la méfiance et la rancune ne rapporterien.* _ ma \u2022\t*\t^ -V on$ vondhez un Jour ùtihefer des imntiiiux une uluSou M mi DI ' ¦ 1 un roi*» de fcrt'e Xe.VQhlîffiitionff depfiiy/ne ( «pie voug Achetez imfounl'hui t -m t ous rendront -M alots setitiïce A ^^RACE à l\u2019épargne, vous pourrez réaliser vos projets.Un des moyens les plus faciles d\u2019augmenter vos économies, c\u2019est d\u2019acheter des Obligations d\u2019épargne du Cunada.Elles peuvent être encaissées en tout temps, au prix d\u2019achat, plus les intérêts à par année.Elles sont gagées sur toutes les richesses du pays.J out particulier peut posséder $1000 en Obligations d\u2019épargne du Cunada de la deuxième émission.Elles se vendent au comptant ou par versements.Calculez, dès maintenant combien vous pourrez économiser au cours des prochains douze mois et passez aussitôt votre commande d\u2019Obligalions.EN VENTE chez Us courtiers en valeurs et dans les banques; 1 (}*tc j£wtÿtte ÿoÿtte % s PtUIlrME EMISSION mmm y* Vif- v p **$ 7 *,£>*$ -** « 0* - V\t' »/ t»n v tw i/T r « >'-.4p^ Vue d\u2019ensemble de l\u2019assistance au récent congrès de l\u2019U.C.C.tenu à Victoriaville pour les cultivateurs du diocèse de Nicolet.(Photo do \u201cLa Tribune\u2019\u2019, de Sherbrooke).LE 8 OCTOBRE 1947 LA TERRE DE CHEZ NOUS Page 7 tzZ \u2022*.' ». de qualité Une fabrication de chez nous ELZ.FORTIER, Limitée 117, rue St-Dominique,; \u2022 Québec 01767919 LE 8 OCTOBRE 1947 LA TERRE DE CHEZ NOUS Page lt ?\u2014 M.J.-E.Arseneaulf est nommé gérant Monsieur J.-E.Arsencaut, qui était anciennement à l\u2019emploi du Ministère fédéral de l\u2019Agriculture de l\u2019ile-du-Prince-Edouard à la ferme expérimentale de Charlottetown, vient d'être nommé gérant pour le Nouveau-Brunswick et l\u2019ile-du-Princc-Edouard par la Compagnie Niagara Brands Spray de Burlington, Ontario.M.Arseneault est un gradué de Ste-Anne-de-la-Poca-tière.Il revient d\u2019une tournée dans l\u2019Ontario, le Québec et l\u2019Etat de New-York.11 étudia le travail fait par cette compagnie dans ces différents endroits.Congrès.(Suite de la page 8) pour Soulanges, MM.Lionel Martin, de St-Polycarpe, et Patrice Besner, de Ct-Clct; pour Huntingdon, M.Ulric Joly, de Ste-Barbe; pour Châteauguay, MM.Gérard Bourdon, de Châteauguay, et Nolasquc April, de Ste-Martine; pour Beau-harnois, MM.Victor Parent, de St-Louis, et Adélard Daoust, de St-Stanislas.MM.Martin et Parent ont été choisis comme président et vice-président diocésains.Plus ce 400 cultivateurs, à St-Polycarpe, et environ 200, à Ste-Barbe, ont suivi avec intérêt ces assises annuelles.Aux premiers rangs de l\u2019assistance, outre les orateurs sus-mentionnés, on remarquait: A St-Polycarpe, MM.les abbés H.Martel et L.Léger, curé et vicaire de St-Polycarpe, A.Bra-zeau, curé de Rigaud, J.-P.Pate-naude, vicaire des Cèdres; A Ste-Barbe.M.le chanoine Oscar Bis-sonnette, curé de Beauharnois, MM.les abbés A.Pigeon, curé de Huntingdon, L.Beauchamp, professeur au séminaire de Valleyfield, O.Vaillancourt, directeur du \u201cSa-laberry\u201d, A.Primeau, vicaire de Beauharnois, P.Grondin, curé de St-Anicet, G.Quenneville, vicaire à Huntingdon, O.Séguin, curé de St-Louis.M.l'abbé PateaMide L\u2019aumônier diocésain de la Fédération, M.l\u2019abbé A.Patenaude, curé de la cathédrale de Valleyfield, a tiré les conclusions des deux journées d\u2019étude.11 a recommandé aux membres de prendre note des problèmes qui n\u2019ont pas pu être réglés au congrès ou sur lesquels ont s\u2019est aperçu qu\u2019on manquait de renseignements, pour les reprendre lors des réunions mensuelles des syndicats et des soirées d\u2019étude.\u201cL\u2019U.C.C.est un vaste cours d\u2019eau intellectuel: le bureau central doit canaliser tout ce que lui apporte ses tributaires, les fédérations et les cercles.11 faut que le débit des tributaires soit clair, propre, déterminé et abondant.La volonté d\u2019un membre, d\u2019un cercle, est une goutte d\u2019eau, mais leur nombre et leur force fera un fleuve puissant.\u201d M.l'aumônier laisse deux conseils, en terminant: augmenter le nombre de membres dans l\u2019union, à l\u2019exemple des autres classes qui sont organisées professionnellement et où le recrutement est le moindre des problèmes, et lutter contre l'alcoolisme sous toutes scs formes.Le Ciel est le prix d\u2019une vie rurale bien comprise.\" Première assemblée annuelle de l\u2019Union Coopérative du Nouveau- Brunswick, sections française et anglaise Les coopérateurs français de l\u2019Acadie battent la marche.\u2014 Les coopératives françaises dépassent les coopératives anglaises pour le nombre de leurs membres et l\u2019importance de leur chiffre d\u2019affaires.\u2014 MM.Légère, Duguay et Arsenault élus au bureau de direction.Le 17 septembre dernier avait lieu à Chatham la première assemblée annuelle de l'Union Coopérative du Nouveau-Brunswick qui s\u2019ouvrit par la réunion conjointe des sections française et anglaise.Le discours d\u2019ouverture fut prononcé par M.W.H.Mcfiwen, président.Il a fait remarquer qu\u2019il n'est pas facile de conduire cette organisation composée de membres des deux langues mais que c\u2019est certainement là une occasion de nous prouver à nous-mêmes et aux autres que le mouvement coopératif est là pour servir le peuple, sans .égard à la race, la langue ou la croyance.Nous ne resterons pas divisés, dit-il, si nous suivons jes principes de la coopération.Durant cette première année d\u2019opération, un grand développement s'est fait du côté de la section française, dit-il.Nos cooperateurs français ont un bon commencement et j\u2019espère, ajouta-t-il, que nos coopérateurs anglais suivront leur exemple; LA FINANCE Il fit remarquer aussi que le grand problème des organisations de ce genre est la finance.Après quelques mots sur ce sujet, il demanda qu\u2019on s\u2019organise pour faire les affaires en coopération afin de bâtir nos propres organisations à partir des organisations locales, et par les fédérations, jusqu\u2019à ce que puissions faire face aux grosses organisations.11 y a une situation alarmante dans le contrôle des monopoles et, pour arriver à obtenir un certain contrôle des affaires, il faut bâtir un certain nombre d\u2019organisations coopératives et encourager nos Caisses Populaires.Ces dernières tiennent la clé du succès dans les affaires, dit-il, et il termina en demandant de faire de cette réunion, des décisions pour l\u2019avancement du mouvement coopératif.Le Comité de résolutions suivant fut nommé : MM.Alonzo St-Pierre, de Chatham, Edmond Aucoin de Rogersville, et Euclide Daigle, d\u2019Edmundston.Le rapport financier de l\u2019Union fut donné par M.François Blanchard, secrétaire-trésorier, et le rapport financier de la section française, par M.Martin-J.Légère.La section anglaise n\u2019est pas proprement organisée M.KEOHAN M.S.Wilfrid Kcohan, inspecteur des Coopératives, donna ensuite un rapport des développements dans le mouvement coopératif.Il fit une brève revue du nombre et de la classification des associations coopératives en détachant le nombre de membres et le chiffre d'affaires m :?$p Le MMivel entrepôt 4a Syndicat des Producteurs de fraises, à La Durantaye.Il sert aussi de salie de réception, de classification et d\u2019expédition des fraises apportées par les producteurs.des coopératives françaises des associations anglaises, ce qui a démontré que les associations françaises dépassent de beaucoup les associations anglaises.Il faudrait, dit-il, avoir une nouvelle classification des coopératives de consommation et de production.Il demanda de supporter l\u2019Union et insista sur l\u2019enseignement des principes et de la technique.Le grand nombre de coopératives ne comprend pas l\u2019importance de l\u2019inventaire.On devrait adopter un bon système de la tenue des livres.Le bureau des Directeurs devrait donner comme devise à leur gérant de surveiller leur inventaire.M.McEWEN Ensuite M.W.H.McEwcn fit le rapport de la \u2018\u2018Co-operative Union of Canada\u201d.Il passa en revue les activités de l'Union.Les neuf provinces, dit-il, ont organisé des Unions coopératives.Il nomma les résolutions les plus importantes qui furent adoptées : celle présentée au gouvernement le 22 mars 1946 sur la question de taxation des coopératives ; un rapport sur ?\u2014>\u2014«\u2022 \u2019I .M.G.Gaudef est nommé directeur Monsieur Gustave Gaudet, agronome de Caraquet, a été nommé directeur des Cours Agricoles à l\u2019Université de St-Joaeph succédant au Rév.Frère Fabius, c.s.c., nommé directeur de la Ferme-Ecole des Pères Ste-Croix Water-vHle, P.Q.les besoins d\u2019avoir une législation coopérative uniforme pour tout le Canada et les points importants d\u2019un Acte Coopératif Provincial ; le Statut Coopératif Fédéral (cette qustion devra être étudiée davantage) ; la Société Nationale de Crédit Coopératif, résolution qui demandait que l\u2019on prenne action afin d\u2019unifier les organisations provinciales de caisses populaires en vue de préparer le terrain pour une Caisse Centrale pour tout le pays ; la politique financière : afin qu\u2019on se prépare à rencontrer une crise économique possible dans l\u2019avenir, que les copératives s\u2019efforcent de posséder et de contrôler leurs organisations en ne faisant affaire qu\u2019au comptant, en réduisant leurs comptes recevables, en se créant des réserves contingentes, en réduisant les inventaires spéculatives, en surveillant très étroitement leurs coûts d\u2019opération et en organisant des campagnes pour du capital supplémentaire.Il parla aussi de la collaboration entre le Conseil Canadien de la Coopération et la Co-Operative Union^of Canada, d\u2019un programme qui contenait dix recommandations, du Budget et du lieu du prochain Congrès qui sera Saskatoon, du 9 au 12 mars prochain.Monseigneur Cody, d\u2019Antigonish fut l\u2019invité d'honneur.Il faut, dit-il, avoir nos propres affaires en main.Tout va être contrôlé si les Coopératives ne s\u2019organisent pas et ne s\u2019occupent pas de leurs affaires.Il faut que les propagandistes fassent l\u2019éducation des gens, et il faut des chefs.Car nous avons dix années de dur travail à faire, et les chefs doivent être aidés.REUNION DE LA SECTION FRANÇAISE La section française tenait sa réunion sous la présidence de M.Gérald Arseneault, de St-Paul.Le rapport des activités de la Section fut présenté par la secrétaire, M.Martin-J.Légère.Notre jeune organisation, fondée le 14 octobre 1946, est en mesure de vous présenter un bref aperçu de ses réalisations.Nous nous sommes réunis deux fois pour étudier les moyens les plus aptes à assurer le succès de notre organisation.Nous avons collaboré, dit-il, à l\u2019organisation des cours de coopération donnés par nos deux Universités françaises, soit à St-Joseph et à Bathurst.Notre secrétaire a également donné des cours de coopération aux élèves de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de St-Joseph.Il énuméra les rencontres des directeurs et gérants des Coopératives au bureau, pour étudier leurs problèmes, les assemblées publiques et spéciales, et l\u2019organisation de nouvelles coopératives.La section aida à la vérification de quelques coopératives, dans le but de rendre service, et il y eut des démarches de faites regardant la taxation des Coopératives.M.Légère parla des cotisations, des prévisions budgétaires et de la modification dans le paiement des cotisations.Il termina en faisant appel à toutes les coopératives leur demandant d\u2019appuyer cet organisme afin de continuer le travail si bien commencé.Un comité de nomination composé de MM.Gustave Gaudet de Caraquet, Wilfrid Cyr de St-Quentin et Péa Daigle de Edmundston fut nommé.M.Martin-J.Légère donna ensuite le rapport financier.Une discussion s\u2019engagea ensuite sur les avantages de payer une cotisation au Conseil Canadien de la Coopération au lieu de l\u2019Union Coopérative du Canada, le Conseil Canadien ayant beaucoup travaillé dans la question de taxation des Coopératives.Comme les deux organisations collaborent, il fut décidé de continuer à payer la cotisation au Conseil Canadien de la Coopération et d\u2019attendre la dèsi-sion de ces deux organisations cen traies.On discuta ensuite la question du budget et celle des dépenses de l\u2019Union provinciale et des moyens à prendre pour percevoir les cotisations.M.Gustave Gaudet donna ensuite le rapport du Comité de nomination.Il fut proposé par ce Comité que M.Péa Daigle et Martin-J.Légère soient réélus directeurs pour une période de deux ans.Il fut aussi adopté que M.l\u2019abbé Livain Chiasson soit délégué au Conseil Canadien de la Coopération à Montréal, le 10 octobre prochain, ainsi que M.Martin-J.Légère.Le Rév.Père Chiasson adressa ensuite la parole comme invité d\u2019honneur.Je crois, dit-il, que l\u2019Union Coopérative est appelée à accomplir un travail très important dans la province.Au fur et à mesure que l\u2019Union se développera, nous pourrons nous servir de plus grands moyens de propagande, tels que revues, films, etc.(Suite à la page 7) ADOUCISSEZ L\u2019ESTOMAC Aiqre [comprimés DE LAIT Di MAGNÉSIE PHILLIPS' MUUGOMNT W* MVnt M «M» il»\"».ASTHME Brouhite Asthmatique SOULAGEMENT INESPÉRÉ Sous I action bienfaisant* de la Miztur* \u2022nriaathmatique Rameau, Ica crises »V»-paccnt, diminuent en fréquence at en intensité.Quend voua êtea menacé >r d'angoissantes criaea, recourez k la ixtur* antiaathmatique Rameau.Formula médical* longuement éprouvée et visant la racine même du mal.Chea votre pharmacien ou écrivez k Rameau, Dép.A, 507, ru* Fortune, Montréal 22, $2.00 le flacon.K! \\|a^e Plus propre, I moins de travail MEILLEUR LAIT EN PLUS GRANDE 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vice-président, M.Joseph Lacellc; directeurs, MM.Lionel Lampron, Joseph Fréchette, Léo Duplessis, Fernand St-Onge, Antonio Martel.L\u2019aumônier de notre syndicat est M.l\u2019abbé Joseph Campagna.M.Donat Sarrazin, directeur diocésain, était présent à l\u2019assemblée.Il nous fit plusieurs suggestions dans la préparation de nos résolutions en vue du congrès diocésain.M.l\u2019aumônier tira les conclusions de la veillée et fit un pressant appel aux cultivateurs présents pour les inciter à assister au congrès diocésain et y amener leurs voisins.Léo Marier, secrétaire.NapiervsISe Le 16 septembre dernier, les membres de l'U.C.C.de Napier- ; ville se réunissaient en la salle de l\u2019Hôtel-dc-Ville pour y nommer des délégués au prochain congrès diocésain annuel qui aura lieu à St-Constant.Nous avons cru bon de le faire sans toutefois adopter de résolutions spéciales, en raison de la maigreur de l\u2019assistance à cette assemblée.Ce sont MM.Léandrc Grégoire, Bernard Des-lauriers, René Caron, Henry Grégoire.et Paul Coache.Gabriel Maria, accrétaire-trésorier Sfr-Janvier (Jo3y) (Lotbinièrc) La dernière assemblée était l\u2019assemblée annuelle pour la présentation du rapport des activités de l\u2019année écoulée et du rapport financier, et pour l'élection d\u2019un nouveau bureau de direction.Elle fut présidée par M.François Lambert qui prononça une vibrante allocution en faveur de l\u2019union professionnelle.La plupart des personnes présentes y répondirent généreusement e n renouvelant leur contribution à l'U.C.C.Les directeurs élus à cette assemblée sont: MM.François Lambert, président, Philippe Deblois, viic - président, Philippe Paquet, Charles Laçasse, Florian Gaumont, Fernand Fortin, Josaphat Dostie, directeurs.Le secrétaire a été autorisé par résolution à prendre les noms des cultivateurs pour la distribution des grains de semences en février.Une résolution a été envoyée au ministère de la Colonisation pour demander que les cultivateurs soient libres de déterminer le travail qu'il serait plus profitable de faire sur la ferme, quitte à fixer un nombre limite d\u2019heures sur chaque ferme.Sylva Nolct, secrétaire-trésorier.Sfr-Adoîphe (Champlain) A notre dernièe assemblée, le 24 août, tenue sous la présidence de M.Urgcl Lafrenière, nous avons élu le bureau de direction pour l\u2019année 1947-48, lequel est maintenant composé de MM.Emilicn Tou-signant, président, Bernard Déry, Gérard Fraser, Louis Trépanier, Arthur Tousignant et Donat Thibault, directeurs.L\u2019aumônier du cercle est M.l\u2019abbé Henri Lemire.Parmi les résolutions adoptées, on relève les suivantes: que la direction de l\u2019U.C.C.obtienne du gouvernement la libre mise sur le marché des matériaux de construction, clous, tôle, broche à foin, etc., de tout ce qui sert sur la ferme, et que la cultivateur n\u2019ait pas à payer des prix exorbitants pour se les procurer; qu'un prix minimum soit fixé pour tous et chacun des produits de la ferme.A la fin de l'assemblée, le nouveau président a remercié les membres pour la confiance accordée et demanda à tous les cultivateurs d\u2019appartenir à l\u2019association professionnelle des cultivateurs.Marcel Cossetle, secrétaire.L'Eglise et la société \u201cSeule l\u2019Eglise peut rendre possible la restauration économique et sociale dont notre monde a tant besoin, car c\u2019est avant tout une question religieuse et morale.C\u2019est parce que l\u2019économie a divorcé avec la morale que la structure sociale du monde a été ébranlée jusque dans ses fondements et nécessite tant de redressements.Par la vérité qu\u2019elle prêche, par les moeurs qu\u2019elle réforme, par les vertus de justice et de charité qu\u2019elle inculque aux hommes, l\u2019Eglise est le seul agent capable d\u2019établir le monde sur des bases, non seulement proprement chrétiennes, mais même tout simplement humaines.Seule l\u2019Eglise a une doctrine sociale, parce que seule elle connaît à fond la nature de l\u2019homme, ses devoirs et ses droits.Elle a une doctrine de la destinée surnaturelle et terrestre de l\u2019homme, parce qu\u2019elle a à coeur le perfectionnement de sa double nature.\u201cVoulant créer au sein de la société une puissante fraternité, l\u2019Eglise veut que tous les hommes s\u2019entraident pour vivre heureux et établir partout des conditions économiques favorables à la pratique de la vertu.Elle préconise comme le meilleur moyen d\u2019y arriver, la coopération sous toutes ses formes, et surtout l\u2019association professionnelle.\u2019\u2019 Extrait du sermon prononcé par le R.P.St-Amaud.s.j., aumônier \u2022 général adjoint, à la messe d\u2019ouverture du congrès diocésain de Nicole!.Sfr-Séverân (ProuSxviHe) (Champlain) Le 23 septembre dernier, le syndicat de St-Sévérin tenait une assemblée de propagande pour l\u2019augmentation du nombre de ses membres.M.Drouin, directeur diocésain, et M.Gérard Champoux, propagandiste diocésain, assistaient à l\u2019assemblée.Ce dernier traita avec éloquence et maîtrise des avantages de l\u2019union pour les cultivateurs, de la nécessité de faire valoir leurs droits.Les beaux jours de l\u2019individualisme sont comptés, dit-il.Il faut la coopération pour arriver à vivre avec plus d\u2019aisance.M.Champoux nous conseilla de nous réunir plus souvent, car nous avons une foule de problèmes à résoudre : la mise de nos produits sur le marché, l\u2019établissement de nos garçons, les loisirs à la campagne, etc.M.Champoux termina par des renseignements très utiles sur les diverses assurances de l\u2019U.C.C.M.le Curé clôtura l\u2019assemblée en exhortant les membres à faire de la propagande autour d\u2019eux.Si chaque membre pouvait j convaincre un autre cultivateur 1 d\u2019appartenir à son association, la cause de la classe agricole serait gagnée.Gédcnn Brouillettc, secrétaire Ferme Sfr-Viafreur (Abitibi) Nos 36 membres en règle ont choisi récemment leur bureau de direction pour l\u2019année 1947-1948, composé de MM.Benjamin Sigouin, président, Ephrem Roy, vice-président, Osias Cloutier, Elie Racicot, Luc Alarie, Gérard Tremblay, Ar-t h u r Constantincau, directeurs, tous élus par acclamation.Au cours de l\u2019année 1947, les activités du cercle ont été les suivantes : étude d\u2019un projet de caisse populaire ; obtention d\u2019un contrat de labour profond avec le ministère de la Colonisation ; signature d\u2019un contrat de 500 cordes de bols de pulpe avec le Bureau diocésain.Tout cela, dans le but d\u2019aider et d\u2019instruire, et de faire aimer l\u2019Union à ceux qui veulent plaider ignorance des faits.Nous avons par là l\u2019ambition légitime de pouvoir augmenter le nombre de nos membres.Déjà, nous avons dépassé notre objectif de 30 membres.Paul-Emile Langlois, secrétaire-trésorier.Sfr-Forti rung?(Wolfe) Les membres du syndicat de l\u2019U.C.C.de St-Fortunat ont adopté une résolution au cours d\u2019une assemblée régulière, pour demander au ministère provincial de l\u2019Agriculture les services d\u2019un \u201cbull-dozer\u201d dans la paroisse en 1948.M.l\u2019abbé Côté, notre aumônier et M.l\u2019agronome Boutin de Disraeli ont adressé la parole aux cultivateurs présents, dont 30 membres du syndicat.Adclard Marcoux, secrétaire.Va 3 court (Sbcfford) , Voici la liste des membres du j bureau de direction pour l\u2019année j 1947-1948: MM.Claude Bombardier, président, Nazairc Leduc, vice-président, Armand Thibault, Stanislas Tétreault, Henri Monty, ! Hcrrnile Rivard, Conrad Gingras, directeur.Notre aumônier est M.l\u2019abbé J.-H.Morin.J.-Antoine Beauregard, secretaire Weedon (Wolfe) Le bureau de direction pour 1947-1948 se compose de MM.Napoléon Fontaine, président, Raoul P a t r y, vice-président, Romulus Fontaine, Adolphe Rousseau, Donald Vahières, Orner Palardy, Josaphat Duchesne, directeurs, P.-E.Fontaine, secrétaire, Gérard Breton, assistant-secrétaire.Notre aumônier est M.l\u2019abbé Fernand La-rochellc; vicaire de Weedon.A l\u2019assemblée annuelle, M.l\u2019aumônier s\u2019est dit heureux d\u2019être parmi nous pour aider vigoureusement l\u2019U.C.C.et encourager les jeunes garçons et filles à s\u2019enrôler dans la J.A.C.et la J.A.C.F.M.L.-E.Boutin, agronome, était avec nous.Il nous a parlé de l\u2019emploi de la chaux et des engrais chimiques, de l\u2019amélioration des troupeaux laitiers.Il s\u2019est dit heureux d\u2019être revenu dans le comté de Wolfe.Les cinq délégués au congrès de l\u2019U.C.C.de Sherbrooke étaient MM.Napoléon Fontaine, président, Adolphe Rousseau, Henri-Paul Fontaine, Edouard Patry et Robert Dumas.P.-E.Fontaine, secrétaire Mannevitle (Abitibi) Mercredi, le 24 septembre dernier, assemblée de notre syndicat sous la présidence de M.Léo Car-bonneau.Une quinzaine de membres et les directeurs suivants étaient présents : MM.Frs Proulx, Lionel Mathieu, Raymond Da-mours.La discussion a porté sur l\u2019organisation d\u2019équipes d\u2019étude dans chaque rang et l\u2019achat coopératif d\u2019un tracteur-déblayeur par l'entremise d\u2019un syndicat de travail.Il a été proposé que le syndicat de travail n'ûcêeptr que des membres de l\u2019U.C.C., pour le bien de la cause Joseph Laiochcllc, secrétaire !\tL\u2019exécutif\tde\tj j L'Union Catholique\tj | des Cultivateurs ?\tPrésident eénérnl:\tABEL MA*\tj I\tRION.Saintc-Edwidge,\tCompttm\tj I Aumônier générais\tLE K.P\t1 f\tLEON LEBEL.S.J.\t| Aumônier adjoint:\tLE\tK.P.\t- CHARLES SAINT-ARNAUD.S.J.J Vice-président générait SAMUEL j AUDKTTE.La Maison du Bûche- f -on.319.rue St-Paul.Québec.P.U.| Vice-président général* flENRI-G» î (IOIS.Saint-Bruno.Chambly.Directeur général: ALBERT LA* { FRAMBOISE.Sainte-Scholastique.| Deux-Montagnes.\t| Directeur général: JEAN-BAP- j riSTE LEMOINE.Sainte-Victoire.I Richelieu.\tj Secrétaire général: TIIURIBR j (IKLZ1LE.515, avenue Vlger.I Montréal, P.Q.f Nécrologie L\u2019Union catholique des cultivateurs et les cercles paroissiaux recommandent aux prières de leurs membres le repos de l\u2019âme de M.Alfred Labeaumc, décédé à Robcrval, le 19 août dernier à l\u2019âge de 25 ans.Le défunt était le fils de M.J.-B.Lahcaume, directeur du cercle de l\u2019U.C.C.de Saint-Jcan-dc-Brébcuf.Mme Fortunat Larosc, décédée à Montréal, le 12 septembre.La défunte était la mère de M.Philippe Larose, membre du Syndicat de l\u2019U.C.C.«le Saint-André d\u2019Ar-gentcuil.Madame Barnabe Labergc, décédée et inhumée récemment à Sle-Marlinc, comté de Chateau-guay, était la mère de M.l\u2019abbé Edmour Labergc qui, pendant plusieurs années, a occupé le poste d\u2019aumônier de la Fédération de l\u2019U.C.C.du diocèse de Vallcyficld.Aux familles éprouvées les membres de l\u2019U.C.C.et la \"Terre de Chez Nous\" offrent leurs bien sincères sympathies.Remerciements à saint Isidore M.Zotique Chevrier, de Lefai-vrc, Ontario, remercie publiquement saint Isidore, tel qu\u2019il l\u2019avait promis, pour avoir obtenu, par son intercession, la guérison d\u2019un animal de prix.Brevets d'invention MAKOUË.S At COMMERCE DESSINS df PABKIQUF en tnut navi MARION & MARION flaymond-A Kotitc - I -Alfred Mastien 7SI od\u2014\u2022 ru.Saint.-Catherin» MONTREAL MANUELoeL INVENTEUR écrivez à™ \"ALBERT FOURNIER rpBOCUWU0J,&B£r£TSur conaerve» : école à deux arpents.Prix $9,000.S'adresser à JOSEPH DUBUC, St-Marc sur Richelieu, Co.Verchères.TERRE DEMANDEE PETITE FERME DEMANDEE, a r>rox|mité de Montréal, bien bâtie et bien or^aniaée: roulant.électriePé et eau courante.S'adresaer k CASIER 6#.LA TERRE DE CHEZ NOUS.SIS.«venue Vl«cr.Montré*!. LE 8 OCTOBRE 1947 LA TERRE DE CHEZ NOUS Feuilleton de la \u201cTerre de Chez Nous\u201d MON FOYER RURAL Un roman spécialement écrit pour la \u201cTerre de Chez Nous\u2019\u2019 par Claude Déry (Tous droits réservés) TROISIEME PARTIE Treizième chapitre La croix d'argent Décembre égrenait doucement scs jours et le temps coulait, emportant dans l\u2019oubli un passé hélas! trop prometteur et trompeur.Décembre.L\u2019année s\u2019étiolait, une année où mon coeur avait sombré avec mon amour dans les flots de la détresse et de la solitude.Décembre! Noël! Noël tout blanc! Partout les sourires chantaient, partout les âmes joyeuses, pleines de foi, entonnaient, dans la nuit sacrée le traditionnel \u201cMinuit chrétien\u201d.Partout, les saacluaires éclatants de lumières, étincelants de dorures et de parures, regorgeaient de fidèles.Partout les églises bourdonnaient de cantiques.Les choeurs mixtes, les chorales d\u2019hommes, les voix chaudes et prenantes d\u2019enfants chantaient, chantaient le saint mystère.\u201cLes anges dans nos .campagnes .\u201d \u201cCa Bergers, assemblons-nous.\u201d \u201c11 est né le divin enfant.\u201d Noël! Noël tout blanc! Malheureusement, à cause du surcroît de besogne, M.Dutilly, notre patron, n\u2019avait pu nous accorder un congé à l\u2019occasion de Noël et du Jour de l\u2019An.Mon premier Noël, loin de ma famille! Mon premier Jour de l\u2019An sans les baisers de ma famille, sans la bénédiction paternelle.Même si les pourboires plus généreux ten-taien d\u2019effacer un peu la nostalgie qui s\u2019emparait de moi, ils ne pouvaient créer en moi cette joie qui baigne notre toit familial, cette atmosphère de fraternelle amitié qui régnait au foyer.C\u2019était la vie, ma vie tout simplement.Et je me surpris même plus d\u2019une fois à fredonner avec le chanteur du disque, les refrains de Ja saison et surfait la romance que la boîte à musique nous répétait sans relâche, la berceuse que j\u2019aimais de préférence à toute autre peut-être parce qu\u2019elle parlait de rêve.\u201cJe rêve d\u2019un Noël tout blanc.Comme les jours précédents, ce i premier Noël dans la métropole coula rapidement.La nuit jaillit brusquement, mi-ajouréo par l\u2019épaisse mante de neige qui emmaillotait toute la ville.La soirée fila comme un rêve.Le coup d\u2019une heur», venait à peine de sonner que je me retrouvais sur la voie du retour vers ma pension.Et j\u2019allais, petite femme, petite campagnarde transformée en citadine, j\u2019allais précipitant les pas pour me blottir le plus tôt possible sous les draps chauds et fermer les yeux afin d\u2019oublier ma solitude.Je levai la main pour pousser la grille devant mon \u201chome\u201d, mais je -suspendis mon geste et d\u2019elles-mêmes mes lèvres s\u2019ouvrirent, l\u2019exclamation jaillit spontanée: \u2014Maurice!!! Non! ce n\u2019était pas possible Je croyais être l\u2019obje' de quelques fantaisies de mon imagination, je ne pouvais croire et pourtant, il était bien là, debout devant moi, Maurice! dans la joyeuse cascade des flocons de neige qui chutaient en tourbillonnant du ciel gris.Lui, Maurice, devant moi, dans cette nuit si blanche, si pure.\u2014Maurice! Après la surprise, un soupir.Je m\u2019étais tout d\u2019abord arrêtée, hésitante, le coeur battant à un rythme désordonné que je ne pouvais contrôler, que je ne parvenais pas i.calmer; puis je m\u2019avançai jusqu\u2019à lui, jusqu\u2019à lui qui ne bougeait pas, mais dont la vue s\u2019attachait sur moi.\u2014Maurice! Je -e comprends pas! Comment se fait-il que tu sois ici?\u2014Je voulais te revoir une dernière fois.\u2014Une dernière foi ?\u2014Oui, une dernière fois te revoir et te remercier.\u2014Tu savais que je travaillais, ce soir?\u2014Oui, M.Dutilly m\u2019a renseigné par téléphone.\u2014Oh! et tu m\u2019attends depuis longtemps?\u2014Non, vingt minutes tout au plus.\u2014Mais par ce froid! \u2014Je désirais te revoir et mon désir est comblé puisque te voici.\u2014Tu n\u2019entres pas?\u2014Non, je te remercie, je préfère cette neige, d\u2019ailleurs, je ne serai pas long.\u2014Tu ne veux pa revoir le corridor bleu?\u2014Non, Claire, je préfère ne rien revoir, sauf toi! Oh! j\u2019ai été cruel, brutal même envers toi.\u2014Maurice, je t\u2019en prie! \u2014Mais c\u2019est vrai.Tu es vraiment trop bonne, tu possèdes un trop bon caractère, une si belle âme pour mériter que tous tes rêves se brisent.J\u2019ai gâché toute ta vie, je le sais.\u2014Maurice, ne parle pas ainsi, je ne me sens pas beaucoup de courage et je ne voudrais pas pleurer.\u2014Si je suis venu ce soir, cette nuit de Noël, si je suis venu t\u2019at- j tendre ici devant ta pension, c\u2019est ! que je sentais le besoin de te revoir et de te retrouver telle que je t\u2019ai quittée, avec tes grands yeux bleus qui parlent de larmes, tes yeux profonds, clairs et francs et surtout ton sourire.\u2014Ma .\u2019rice! \u2014Oh! Claire, je ne veux pas, je ne peux pas t\u2019oublier.\u2014Maurice! Malgré moi, poussée par un élan irrésistible, je fis u.i.pas, avançai les bras pour me blottir près de lui, mais je m\u2019arrêtai, suspendis le geste.Je n\u2019avais plus le droit de frôler ma joue à la sienne, de pencher ma tête sur son épaule.Toutefois, Maurice, qui avait perçu mon désir, tendit la main, capta mes doigts, répétant: \u2014Je ne peux pas.\u2014Mais il le faut, Maurice! repris-je avec douceur.Il le faut.Tu sais, je serais si heureuse, si heureuse de savoir que par notre sacrifice, par le sacrifice de nos rêves, de notre bonheur, tu parviennes un jour à l\u2019autel.Souviens-toi de ton poème, je le relis chaque jour, chaque soir c\u2019est le plus beau que je n\u2019aie jamais parcouru, peut-être parce qu\u2019il vient de toi?Oh! non, je ne regrette pas de briser mon avenir, pourvu que ton rêve se réalise selon tes désirs.Je ne t\u2019oublierai pas.Tous les jours, j\u2019offrirai ma vie avec ses joies, ses peines, ses misères, ses petites souffrances, ses larmes, pour qu\u2019un jour tu montes à l\u2019autel et puisses montrer aux autres le chemin du bonheur.Je terminai dans un sanglot, les larmes affluant sous mes paupières, le coeur oppressé et chargé d\u2019émotions difficilement contenues.Mais je mordis mes lèvres pour ne pas céder, pour tenir, pour me donner contenance et laissai couler un long soupir.Puis relevant la tête, j\u2019esquissai l\u2019un de mes plus beaux sourires.\u2014Tu es venu chercher mon sourire?Le voici, Maurice.Emporte-le.Je te le donne puisqu\u2019il t\u2019appartient beaucoup plus qu\u2019à moi.D\u2019ailleurs, je n\u2019en aurai plus besoin.De sa main, Maurice souleva vers lui mon visage, j\u2019ouvris les yeux, deux larmes perlèrent, mais je souriais.\u2014Merci, Claire, murmura-t-il, visiblement troublé.Si tu savais comme il fait bon t\u2019entendre ainsi! Merci pour ton sourire! Merci pour tes larmes! \u2014C\u2019est bien peu, Maurice.Je ne saurai jamais te rendre tout le bien que tu m\u2019as fait.Aujourd\u2019hui, je comprends.Tu m\u2019aimais réellement pour me tendre la main et m\u2019arracher des dangers de la ville que j\u2019ignorais.Sans toi, sans tes conseils, sans ton affection, que serais-je devenue?J\u2019aurais vite succombé comme des milliers d\u2019autres dans les filets des rôdeurs nocturnes, de ces assoiffés de chair vierge.Aujourd\u2019hui, je comprends, tout s\u2019éclaire, et grâce à toi, je puis remercier le Ciel de sa protection.Aussi, lorsque tu m'as demandé, le choix entre mon amour et le Golgotha, n\u2019était-ce que par reconnaissance, je n\u2019avais pas le droit de te refuser, de te disputer à Dieu et aux aines.J\u2019ai sacrifié notre amour.\u2014Non! Claire, je ne voudrais pas.\u2014Mais, je suis si heureuse de pouvoir coopérer moi aussi! \u2014Heureuse?Alors pourquoi tous ces pleurs ?\u2014Je ne, sais pas, peut-être la ie de te revoir, ou le coeur qui se débat une dernière fois, je ne sais pas.Moi aussi, comme toi, je choisirai la croix, la croix du sacrifice, le sacrifice d\u2019un amour, le sacrifice de mon amour, et je serai heureuse de pouvoir porter ma croix près de toi.Même si la distance nous sépare, nous irons côte à côte, par la pensée, par la prière, gravir le rude chemin de la vie.Mais Claire, je ne te reconnais plus.Où puises-tu ces paroles?\u2014Dans mon pauvre coeur.Oh! Maurice! Maurice! Cette fois, malgré toutes mes forces pour endig .er mes pleurs, l\u2019écluse céda lorsque Maurice, de ses deux bras, me ramena tout contre lui.\u2014Je sais tout le chagrin que je te cause, mais tes paroles m\u2019ont redonné ce courage qui vacillait.Oh! llaire, tu es une merveilleuse petite fée.Ne pleure pas! Il vaut mieux nous séparer avec un sourire optimiste.La lutte sera ardue, j\u2019aurai grand besoin de jles prières.Je sais que tu ne m\u2019oublieras pas.Quant à toi, à ton avenir, je suis assuré que le Ciel te réservera un bonheur, un très grand bonheur, car tu possède: un si bon coeur et si tu retournais chez toi ce serait déjà pour toi le premier pas ers une joie inestimable.Là-bas, ar petit village, j\u2019ai découvert un trésor qu\u2019on ignore: cette liberté, ces rires, cette bonhomie et cette fraternité collective.Ah! ce que je donnerais pour revivre encore ces trois jours de vacances.Retourne chez toi, Claire, tu retrouveras ton sourire et le bonheur! Ici, je ne sais pas, mais je n\u2019ai jamais senti cet-1 te paix, cette joie limpide, ce calme et la richesse du paysage et ; le repos.J\u2019ai tout vu, tout compris chev toi.Je penserai à toi, je ne t\u2019oublierai pas.Mais avant de nous quitter pour toujours peut-être, je voudrai:, te laisser un petit souvenir.Et tout en parlant, Maurice sortit de la poche intérieure de son veston, une boite minuscule, toute menue et légère, enveloppée soigneusement dans un papier de soie étoilé d\u2019or.Maurice me la remit dans la main.\u2014J\u2019ai songé aussi que je me devais de ne pas te laisser seule, surtout en cette nuit de Noël.Alors, je t\u2019ai apporté un petit présent-souvenir.\u2014Mais Maurice.\u2014Ce n\u2019est pas grand\u2019chose, mais c\u2019est de bon coeur.Non, ne l\u2019ouvre pas ici! Attends, là-haut, dans ta chambre.\u2014Oh! Maurice, c\u2019est trop, je ne méritais pas cette nouvelle marque d\u2019amitié.\u2014Ce sera pour toi un souvenir qui te rappellera à jamais qu\u2019un jour tu m\u2019as connu, je t\u2019ai aimé.\u2014Je t\u2019ai connu, je t\u2019ai aimé, répétai-je.\u2014Et que tu as tout sacrifié pour Lui.\u2014Et que j\u2019ai tout sacrifié.\u2014Tu me promets de le porter toujours, jusqu\u2019à ce que tu rencontres un autre jeune homme?\u2014Je te le promets, Maurice.\u2014Merci, je puis te quitter maintenant le coeur plus léger, presque heureux, parce que je n\u2019aurai pas le regret de te laisser sans soutien, sans ce nouveau sourire.\u2014Tu pars?\u2014Oui.\u2014Et nous nous reverrons?\u2014Oh! je n\u2019en sais rien.\u2022\u2014Un jour nous nous reverrons.\u2014Peut-être la vie se 'joue souvent de nous.Tu prieras pour moi?! \u2014Oh! Maurice, de toute la ferveur de mon âme.\u2014Je te remercie.Je m\u2019engage dans la voie du sacrifice total, un sentier abrupt, ardu, où un seul .faux pas peut gâcher toute une vie ; une route étroite où j\u2019aurai grand besoin de courage, où les ro-1 ses sont rares et les épines nom- ; breuses; une montée qui ne me permet plus de me retourner pour verser un regard à l\u2019arrière.Le ! passe pour moi ne doit plus exis-1 ter.A partir d\u2019aujourd\u2019hui, je n\u2019ai plus qu\u2019un seul et unique idéal: \\ le sacerdoce, l\u2019autel.Avec la grâce d\u2019En-Haut et la charité de les j prières, j'espère avoir la force et i le courage de t\u2019oublier phvsiquc- ! ment, maté sois bien assurée que ; tu habiteras toujours mes prières.! Maintenant, il ne me reste plus qu\u2019à le souhaiter le bonsoir, une lionne nuit, de beaux rêves, ce soir et tous les soirs de ta vie; la réalisation de tous tes désirs, le sourire de chaque jour, une bonne ; et heureuse année, et une vie où ¦ la joie et le bonheur seront ton ; seul partage, ton seul héritage, j Encore une fois, merci, Claire, du fond du coeur.Merci, Maurice, et bonsoir, murmurai-je.Oh! comme j\u2019aurais désiré recevoir de lui un baiser, le dernier baiser, celui de l\u2019adieu, sentir autour de ma taille la douce chaîne de ses bras, suivie dans ses yeux la flamme qui brûle sans jamais se consumer, me laisser emporter par la chaleur de ses lèvres et de son étreinte, revivre une dernière fois sous mes paupières closes tout le merveilleux passé qui expirait à cette minute suprême.Non, non.je n\u2019avais pas le droit, il me fallait ajouter ce nouveau sacrifice sur la patène de l\u2019offrande totale.* * * Dans ma chambrette, mon premier geste fut de briser le papier qui protégeait la boîte-surprise.Je ne pus retenir une exclamation.Dans le creux de ma main, un miniscule boîtier de velours rouge.J\u2019hésitai, puis j\u2019ouvris.\u2014Oh! Maurice! non! c\u2019est trop beau! Une croix d\u2019argent dentelée d\u2019or et toute scintillante de pierres précieuses.Oh! non! Merci! merci! Parce que le présent ne pouvait être plus beau.Cette croix sera pour moi un souvenir qui me rappellera à jamais qu\u2019un jour j\u2019ai tout sacrifié pour toi, Maurice, pour un futur prêtre, pour mon petit prêtre.* -h- * CA suivre) PROCHAIN CHAPITRE: \u201cUNE MENDIANTE SUR LA ROUTE\u201d.Page 31 Les manuels de la fermière .4 la campagne, la femme qui tient maison doit savoir TOUT FAIRE.Pour savoir tout faire, il faut presque tout apprendre .\t.4 l\u2019enseignement qu\u2019une mère donne naturellement à ses filles, peut s'ajouter avec profit la précieuse leçon d'un manuel utile.Consultez la lis te des ouvrages qui vous sont offerts ici et vous ne larderez pas à constater comme ils nous seraient utiles si vous les aviez toujours à portée de la main.MANUEL D\u2019ARTISANAT \u2014 Une brochure dans laquelle vous trouverez des centaines d\u2019idées pour orner votre foyer.Des nouveautés au crochet et à l\u2019aiguille, des suggestions pour la \u2019 décoration d\u2019intérieur, des conseils sur la peinture, les décalques, etc.\u2014 Couture, tricot, broderie, tout y est largement représenté sous divers aspects avec instructions complètes.A l\u2019aide de ce manuel, vous pourrez confectionner de nombreux objets utiles et pratiques pendant vos moments de loisir.Ce manuel de 60 pages ne sera pas réimprimé.Commandez le vôtre immédiatement.Prix: $0.30, frais de poste compris.LIVRE DE COUTURE PRATIQUE \u2014 Petite encyclopédie qui rendra d\u2019innombrables services à celles qui désirent se perfectionner dans l\u2019art de la couture.Près de 70 pages abondamment illustrées et commentées.400 vignettes, donc 400 détails sur la couture, les travaux d\u2019aiguille, les tissus, etc.Prix: 50.40, frais de poste compris.LES 200 POINTS DE MON TRICOT \u2014 Volume de 140 pages contenant les explications très claires avec illustrations de 200 points différents de tricot de laine ou de fil.Aucun modèle proprement dit de gilets, bas ou écharpes; seulement des dessins de points de tricot à la broche, route personne qui tricote a besoin de ce volume.C\u2019est aussi un cadeau fort apprécié.Prix: 51.10, frais de poste compris.L\u2019ART DU TRICOT \u2014 Petit cahier sur le tricot à la broche.Renseignements très pratiques pour los débutantes; des points inédits pour les expertes.Environ 50 modèles de points illustrés avec explications complètes de chacun.Prix: 50.00, frais de poste compris.ALBUM D\u2019ALPIIABETS \u2014 Les monogrammes enjolivent toujours les plus belles pièces de lingerie.A cet effet, voici un des plus beaux albums jamais paru et dans lequel toutes les ouvrières de l\u2019aiguille trouveront des modèles classiques ou modernes pour lingerie ou linge de maison.Plus de 600 lettres alphabétiques de toutes dimensions et de toutes sortes.Cet album servira des années durant.Prix: 50.55, frais de poste compris.SAVOIR VIVRE \u2014 Plus de 85 chapitres différents, usages, coutumes, habitudes de bienséance, etc.\u2014 Apprenez: Ce qu\u2019il faut faire, ce qu\u2019il faut dire, ce qu\u2019il faut taire.Comment agir en public en toutes occasions.Prix: 50.65, frais de poste compris.Pour obtenir les manuels décrits plus haut, il suffit de remplir une commande, d\u2019y joindre la somme d\u2019argent nécessaire par bon de poste, et d\u2019adresser sa lettre à L\u2019AGENCE TOU^-SERVICE.Le payement d\u2018 '£ accompagner: pas d\u2019envoi C.O.D.Il est bon de se hâter, car certaines éditions s\u2019épuisent rapidement.L'AGENCE TOUT-SERVICE Case postale 16, Station T, Montr.H, P.Q.THE HADLEY La chère maison où naissent les rêves, où parfois il s\u2019épanouissent, où parfois ils se brisent .r zm_: UU**1 \u2022
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