La terre de chez nous, 4 mai 1949, mercredi 4 mai 1949
[" i» > »\u201411 «\u2014 i\ta\u201411 11 ^~ii ^ ii\t( !, Volume XXI, No 10A $ La TERKE DE CHEZ NOUS, ^ l\u2019hebdomadaire agricole Iran- : vais le plus important d\u2019A- ( mérique, est l\u2019organe officiel \u2022 et la propriété de l\u2019Union \u2022 Catholique des Cultivateurs, i REDACTION ET\t; ADMINISTRATION\t( 515, avenue Viger\t^ Montréal (24), CANADA Dans cette édition/ Page\t| Collectivement, non indi-\tJ viduellcment, par A.\t( .\t1.étourneau .2\t\u2022 La belle histoire d\u2019une\t| coopérative avicole, par\ti D.Beaudiu .3\t( Préparation au congrè>\t1 international de Guelph\t! par G.-N.Fortin .4\tj La Coopérative Fédérée 5 r Le cas particulier de\t} Mme Emile Ménard,\tj par R.Lcspérance .8\t( La Société Canadienne\t[ d'Ftablissemcnt Rural,\t' conférence de 31.J.-It.Lanctôt .10 Les boites à fleurs, par l\u2019abbé G.Bossé .12\ti La Fermière .13\t\\ \u201cJ\u2019ieur donnons ben\t[ l'bonsoir\u201d (Conte) .17\tj Avec le technicien sur\t1 les fermes expérimen-\ti taies .19\t?L\u2019insémination artificielle,\t) par le Dr E.Mercier .23 ) La revue des marchés .26 î Le bûcheron .28\tj l_______________ L A B.C.des nouvelles \u2022 Les associations de cultivateurs gagnent leur point et la subvention au transport des grains sera continuée.OTTAWA, LE MERCREDI, 4 MAI 1949 LE SUBSIDE SERA MAINTENU En l'absence du ministre de l\u2019Agriculture, AI.St-Laurent informe la Chambre que le transport des grains continuera d\u2019être subventionné après le 31 juillet.L U.C.C.fonde son comité de coopération \u2022\tLes p visions aux vieillards sont augmentées de $10 par mois.\u2022\tLe conseil central réuni à Ste-Martine se prononce en faveur d'un comité de coopération au sein de l\u2019U.C.C.Le premier ministre, M, Louis St-Laurent, a annoncé la semaine dernière à la Chambre des Communes que le subside sur le transport des grain.j de l\u2019Ouest à l\u2019Est serait continué après le 31 juillet.La question venait d\u2019ôtre portée à l\u2019attention des ministres par le député d\u2019un comté rural du Québec, M.Jean Lesage (Mont-magny-L\u2019lslel).Ce dernier a, en effet, déclaré qu\u2019il soulignait le sort de cette mesure parce qu\u2019il avait reçu quantité de télégrammes réclamant que la subvention sur le transport des grains soit continuée.En l'absence du ministre de l\u2019Agriculture, M.St-Laurent a répondu au député: \u201cJ'ai communiqué avec tous mes collègues du cabinet et j\u2019ai constaté qu\u2019ils é-taient disposés à se joindre à lui pour recommander que le programme du versement dé subventions au transport des céréales secondaires soit maintenu après le 1er juillet\u201d.(suite à la page 27) \u2022 Les syndicats de l\u2019U.C.C.sont priés d\u2019aider les familles des grévistes de l\u2019amiante.\u2022\tLes Communes ratifient par un vote unanime l\u2019accord international du blé et le pacte de l\u2019Atlantique.\u2022\tLe Conseil national de l'Industrie laitière redoute une surproduction de beurre.\u2022\tIl y aura des élections fédérales le 27 juin et des élections provinciales dans toutes les régions du pays (voir page 5).\u2022 Le gouvernement fédéral a uchelè 2.5 millions de livres de beurre (voir page 26).\u2022 Le congrès international des producteurs agricoles débutera à Guelph Ont., le 31 mai.On augmentera les indemnités Pour répondre à la demande des diverses associations de cultivateurs et d\u2019éleveurs, dont l\u2019U.C.C.et la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture, le gouvernement fédéral a décidé d\u2019augmenter les indemnités payées aux cultivateurs tenus d\u2019abattre des bêtes atteintes de tuberculose.C'est ce qu\u2019a déclaré vendredi dernier à la Chambre des Communes M.R.McCub-bin, adjoint parlementaire au ministre de l\u2019Agriculture, M.Gardiner.On sait que ces indemnités n\u2019avaient pas suivi pendant la guerre la courbe ascendante des prix du bétail.Une réunion du Comité forestier Au bureau central de l\u2019U.C.C., samedi dernier.\u2014 Vaste plan d\u2019organisation.Le Comité forestier de l\u2019U.C.C., réuni au bureau central de l\u2019Union, à Montréal, samedi, le 30 avril, vient de recommander au conseil général de l\u2019U.C.C.trois projets de statuts: 1) pour les chantiers coopératifs paroissiaux; 2) pour les fédérations diocésaines de chantiers coopératifs; 3) pour une confédération provinciale des chantiers coopératifs de l\u2019U.C.C.On a aussi étudié les termes de contrats qui pourront lier soit les fédérations diocésaines de l\u2019U.C.C.et les fédérations diocésaines de chantiers coopératifs, soit le Service forestier de l\u2019U.C.C.et la Fédération provinciale des chantiers coopératifs.On est donc en train de parfaire l\u2019organisation de cet important secteur des activités professionnelles de notre classe agricole.Le Comité est satisfait de l\u2019oeuvre accomplie jusqu'à date par le principal instigateur de ce mouvement, la Fédération des chantiers coopératifs de l'Ouest Québécois.Plus de détails seront fournis au temps voulu dans notre page du Bûcheron.M.Samuel Audette, directeur wmmm »£ Les tours de la cathédrale Notre-Dame, à Paris, se dérobent derrière un rideau de fleurs blanches de cerisiers.Spectacle éblouissant de la nature en fête au retour du printemps.Le Conseil général de IUC.C.et les grévistes d\u2019Asbestos Alors que le Conseil général de l'U.C.C.était en séance à Ste-Martine, le président de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, M.Gérard Picard lui a adressé un télégramme pour solliciter son appui moral en faveur des grévistes de l\u2019amiante.11 offrait également de venir rencontrer les dirigeants des cultivateurs syndiqués afin d'exposer le point de vue des ouvriers.L'ordre du jour des séances de Ste-Martine était cependant, tellement chargé qu\u2019il a fallu faire diligence pour en disposer dans le temps requis.Après délibérations, le Conseil général de l\u2019U.C.C.a répondu à la C.T.C.C.par le télégramme suivant: Le conseil général de l\u2019U.C.C.Pour passer immédiatement des paroles aux réalisations, les mem- (Sulte à la page 8) A côté de plusieurs autres, c\u2019est l\u2019une des décisions importantes prises à Stc-Mar-tlne par le Conseil général.\u2014 Deux jours de séance.Chaque compte rendu pose au journaliste un épineux problème.En l\u2019occurrence, c\u2019est le suivant: condenser en deux pages de texte ce qui s\u2019est fait et dit en deux jours de délibérations.La so u-tion, comme on s'y attend, est toujours imparfaite.Les 28 et 29 avril, à l\u2019Ecole d\u2019A-gricuiture de Sainte-Martine, le Conseil général de l'U.C.C.tenait sa session du printemps.Quatre séances bien remplies, présidées par M.Abel Marion et par M.Jean-Baptiste Lemoine (pour la séance du soir), se sont rapidement succédé Presque tous les aumôniers diocésains ou régionaux étaient présents.De même des présidents de fédérations.L'aumônier général, le R.P.L.Lcbel, s.j., de même que l\u2019aumônier adjoint, le 11.P.E.Laçasse, étaient présents.Le secrétaire générale, 'I.Thuribe Belzile, a donné lecti.o de plusieurs rapports, dont celui qui condense l\u2019activité générale de ses services de septembre 19-18 à mars 1949.M.Nolasque April, directeur de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Ste-Marli-ne et lui-même président de la Fédération de l\u2019U.C.C.de Valley-field, a accueilli les dirigeants da l'U.C.C.avec sa courtoisie habituelle.Le président général, au départ, a offert des remerciements au nom de tous.L\u2019hospitalité de Ste-Martine est en passe de tourner à l\u2019exemple proverbial.Les séances qui ont été tenues par le Conseil général affirment la maturité de l\u2019U.C.C.et la co i-lidation, en ces dernières années, des fédérations elles-mêmes.Celles-ci, armées de leur secrétariat, sont maintenant des réalités présentes en un grand nombre de centres ruraux.Les conseillers généraux ont abordé une grande variété de questions avec un aplomb, (suite à la page 21) du Service forestier de l\u2019U.C.C., a' rrJrTmZdZZZt lM> nrésifté rettp sènnrs Hn Cnmltô {f*\tft card, president, Confederation des Travailleurs Catholiques du Canada, présidé cette séance du Comité qui a duré toute la journée.Etaient présents, soit comme délégués ou comme invités, MM.Jos.Laliberté (Abitibi), Jos.Bouchard (Saguenay), Napoléon Mathieu (Québec-sud), G.Prévost (Sherbrooke), L.St-Pierre (Ri-mouski), O.Boutin (Abitibi), D.Légaré (Mont-Laurier), Maurice Barrette (Témiscamingue), C.Brousseau (Joliette), R.Massé (Nicolet), Léopold Francoeur (Ri 1231 est, rue Demontigny, Montréal, P.Q.Regrettons ordre du jour surchargé nous empêche de vous recevoir pendant réunion.Conseil général U.C.C.profondément intéressé à la survivance du syndicalisme catholique, aux conventions collectives et aux tribunaux d'arbitrage organisés de façon à don- mouski), A.Vachon, propagandis-! ner pleine justice à toutes les cate du Service forestier de l\u2019U.C.C.tégories de travailleurs.Nous ne et secrétaire du comité, le R.P.sommes pas en mesure de porter Laçasse, aumônier adjoint de l\u2019U.¦ un jugement sur les questions eu C.C., M.le chanoine Armand Ma- ! cause dans la grève de l'amiante louin, M.l'abbé B.Lantagne, res- ! mais ne pouvons rester insensi-pect.ivement aumôniers diocésains: blés aux souffrances et aux misé-de l\u2019U.C.C.de Sherbrooke et de res des familles des grévistes; ex-Rimouski-ouest, et Mire J.-P.! horions nos fédérations, nos syndi-Verchelden, conseiller juridique, cats et tous les cultivateurs à leur de l\u2019U.C.C., et M.Thuribe Belzile, venir en aide généreusement et secrétaire général.\t| sans retard.Messages significatifs Pour mieux concrétiser la campagne déclenchée dans les milieux agricoles en faveur du maintien du subside sur le transport des grains, le président général de l'U.C.C.adressait la semaine dernière un télégramme au ministre fédéral de l'Agriculture, M.Gardiner.Voici, traduits en français, le message de M.Marion et la réponse reçue d\u2019Ottawa par la suite.Montreal, 27 avril 1919 Hon.J.-G.Gardiner ministre de l\u2019Agriculture Chambre des Communes $ Ottawa 5 CULTIVATEURS INQUIETS SUBSIDE TRANSPORT DES GRAINS.PLUSIEURS DE NOS SYNDICATS PASSENT RE-( SOLUTIONS ET COMMUNIQUENT AVEC DEPUTES.PRIERE j NOUS DIRE SI VOUS POUVEZ NOUS ASSURER QUE SUB-5 SIDE SERA A1AINTENU.j\tJ.-A.Marion, j\tprésident de l\u2019U.C.C.|\tMontréal, 28 avril 1949 $ J.-A.Marion ( président de l\u2019U.C.C.t 515, ave.Viger | Montréal I EN L\u2019ABSENCE DU MINISTRE DE L\u2019AGRICULTURE I.E PREMIER MINISTRE A ANNONCE HIER SOIR AUX COM i MUNES QUE LE GOUVERNEMENT SE PROPOSE CONTINUER ( SUBSIDE SUR LES GRAINS ET QUE CREDITS SERONT AUTORISES A CETTE FIN.^\tH.S.Athey, secrétaire Fage 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS Les regains de chardons mon¦, trent à leur façon que la vie ist un perpétuel recommencement.Etardor! Et le retour des semences affirme la même chose.Collectivement, non individuellement Les rendements au centuple ont parfois l'air d\u2019être dans la bonne température, mais sous le soleil ou sous les nuages, c'est le ciel qui donne l\u2019accroissement.S\u2019il y avait des élections plus souvent, le contribuable aurait bien moins de taxes à payer.Avec le relèvement des exemptions et la baisse des revenus, l\u2019impôt sur le revenu, pour plusieurs, devient caduc comme un instrument d'inquisition.La continuation des subsides sur le transport des grains, à qui la devons-nous ?Aux démarches de l\u2019U.C.C.et des organisations agricoles.Il faut parfois souligner ces victoires, car au moment de payer la cotisation, il y a risque qu\u2019on ne s'en souvienne plus.Que les malins n'aillent pas demander à qui il faut attribuer les défaites agricoles ?Car justement, c'est là le travail des malins .Et il y a aussi des armées qui succombent à cause des soldats qui ne combattent pas .LE FAUCILLEUR Billet es chemises de blé d'Inde D'une génération à l\u2019autre on s'éveille différemment aux mêmes réalités.Combien d\u2019entre nous, par exemple, ont fait connaissance avec le blé d\u2019Inde dans le jardin de famille, à côté de la maison! L\u2019image: une grande plante, de beaux épis dorés.Pour d\u2019au-t.es, la première rencontre avec cette graminée fut la pipe du papa ou du grand-papa \u2014 il n\u2019y a rien pour \"biter\" une bonne louche de tabac canadien dans un brûlot de blé d\u2019Inde1 Chez beaucoup de nos voisins, le \u201ccorn\" est synonyme d\u2019une boisson à haut voltage qu\u2019ils pouvaient trouver à toutes les deux portes au temps de la défunte prohibition.Nos enfants, ceux des villes surtout, n\u2019auront pas la peine de passer par l\u2019épi ou la pipe pour arriver au blé d\u2019Inde.Bientôt, très bientôt, le papa pourra porter un pantalon de blé d\u2019Inde, la maman, une jupe de blé d\u2019Inde, la grande soeur, un manteau de blé d\u2019Inde, le grand frère, une chemise de blé d\u2019Inde et ainsi de suite pour les oncles et les tantes.Toute la famille sera dans le blé d\u2019Inde tout en jasant dans la cuisine.Vous croyez que c\u2019est du badinage?Pas le moins du monde! Le nouveau textile, tiré de la protéine du maïs, est non seulement né, mais baptisé du petit nom de Vicara.Une très grande manufacture a été érigée à Taftville, tlans le Connecticut, et la production commerciale en est commencée.C\u2019est une fibre douce, chaude, dit-on, pourvue d\u2019un pouvoir d\u2019absorption remarquable et d\u2019une grande élasticité.Le tissu qu\u2019on en fait est fort et ne \"foule\" pas.L'une de ses principales caractéristiques est d\u2019être réfractaire aux mites.Le \"Chemurgic Digest\u201d signale qu\u2019il est l\u2019aboutis-sont de plusieurs années de patientes recherches.Vicara, c\u2019emt admis, est un nouveau sous-produit de l\u2019agriculture.Quel volume de blé d\u2019Inde absorbera-t-il annuellement?Tout dépendra de la faveur dont jouira le nouveau tissu en plein vingtième siècle.Pour le moment, ça ne vous dit pas grand\u2019chose; demain, ne sera peut-être différenf.Les (Suite i la page 27)\tj Ce plaidoyer de M.Roger Cloutier (1) en faveur des conventions collectives agricoles\u2014dont une quatrième édition \\ient de paraître\u2014n\u2019a qu\u2019un tort: celui d'être trop court.Mais il est clair et vigoureux, et un juste esprit de revendication anime ces brèves pages.Le sujet en est immense, car il s\u2019agit de la vente des produits de la ferme.M.Cloutier démontre sans peine que le cultivateur est à la merci du commerce et de la finance.Des conventions collectives avec extension juridique, c'est-à-dire ayant force de loi, corrigeraient ce mal aux racines profondes.Collectives, c\u2019est-à-dire le groupe, non l'individu; l\u2019entente par la voie de l'association, non par celle de l'individu.On envoie paitre l\u2019homme isolé parce qu'on le tient pour un faible, mais il n'en est pas de meme d'une association, d\u2019une coalition qui, a i besoin, montre les dent*.Le commerce et l\u2019industrie se défendent avec une âpreté dont on a journellement l\u2019exemple sous le nez.L'agriculture, elle, reste déunie, désarmée, asservie.Conséquemment M.Cloutier le prouve, le cultivatuer est (a) un prêteur forcé (en ce sens qu'il livre ses produits bien avant d'être payé) (b) un employeur forcé et (c) un vendeur forcé.Prenons le simple cas du lait.Dans l\u2019étable vous êtes le maître de votre lait, mais du moment que le camionneur s'en empare, c\u2019est autre chose: U entre derrière une espèce de rideau de fer.Une fois mis en bidons et placé sur le bord du chemin, votre lait pénètre dans ce qu'on peut appeler le tunnel, le long tunnel noir dans lequel vous n'avez pas le droit de vue.Le camionneur, dans les trois quarts des cas, n\u2019à pas d\u2019affaires à vous et vous envoie promener si vous vous n'êtes pas content.A la laiterie urbaine ou à la fabrique, le lait est pesé, échantillonné, classé, déclassé, que sais-je, sans que vous ayez un mot à dire.Le prix est fixé par l\u2019acheteur qui, en dernier ressort, paie quand et comment il veut.(Notez que dans le commerce ou l\u2019industrie, personne, que ce soit un marchand de peanuts ou un fabricant de boutons de culottes, ne subirait pareilles contraintes sans rouspéter ferme).Quand l'enveloppe de paye vous parvient, c\u2019est que le tunnel est franchi, mais si vous n\u2019êtes pas content, on vous envoie au balai, et avec quelle désinvolture ! Selon le mot de M.Marion \u2018\u2018nombre de cultivateurs ne sont plus maîtres du lait dans le pis de leurs vaches; ils sont obligés de le vendre à une compagnie aux conditions imposées par elle ou de le jeter par terre.\u2019\u2019 L\u2019acheteur, qui n\u2019est pourtant qu\u2019un intermédiaire, est mille fois plus puissant que le producteur\u2014 l\u2019homme à la sueur.If porte haut et crie fort.Il a ça et là des affidés qui travaillent pour lui; il en impose aux politiciens et aux directeurs de journaux.On cite le cas de l\u2019un d\u2019eux qui, à force de contempler les décorations dont il est chamarré, finit par soutenir que sa compagnie est une oeuvre de bienfaisance.Il s\u2019attend à ce qu\u2019on lui élève un monument en récompense de sa philanthropie.On parle de la capacité d\u2019endurance de la classe ouvrière; elle est bien petite à coté de celle de la classe agricole.Il n'y a pas un commerçant si hi.mble soit-il, qui endurerait d\u2019être ainsi traité par-dessus la jambe.Faites l\u2019expérience suivante.Entrez dans une épicerie et demandez 2 livres de thé.Au moment où le commis se dispose à en- sacher la marchandise, intervenez et dites que vous imposez une qualité, un classement, une marque de votre choix, et qu'au surplus vous entendez peser vous-même le colis.Passez derrière le comptoir et installez-vous devant la balance et notez le chiffre qui vous parait le plus agréable à'l'oeil.Cela fait, dites qu'en matière de paiement vous déciderez vous même de la somme, et qu\u2019au reste vous paierez quand la chose vous conviendra.Et exigez un emballage dans du papier brun.Puis avec un gracieux sourire à l\u2019épicier, ajoutez que la livraison doit être faite entre 5 et 6 heures du matin, le tout à ses risques et périls, et qu'une fols chez vous, il est possible que vous lui retourniez un peu de thé\u2014 ce surplus devant être déduit sur la facture.En manière de salut final au marchand ahuri, dites que si vos conditions ne lui agréent pas, il est libre de vendre son thé ailleurs, et-laissez-le en cet heureux état Répétez cet exercice jusqu\u2019au moment où l'épicier, désignant sa porte, vous mettra son pied quelque part.Car telle sera sûrement, à la deuxième visite, la réaction spontanée de tout épicier en possession de ses facultés.Ne riez pas de cet acheteur de thé; le commerce vis-à-vis du producteur agrico'e a les mêmes exigences.Il y a, tien entendu, des maisons qui transigent avec plus d'humanité, mais nous parlons ici de cas généraux.Certes, la vente en coopération a aboli maintes servitudes, mais il y a encore d'énormes abus à corriger.De tout ceci, il faut retenir que la légalisation d'ententes collectives améliorerait très sensiblement le sort du producteur, c\u2019est-à-dire de l'homme sur les épaules de qui repose le gros du fardeau.Il est le premier et le plus important maillon de la chaîne économique.11 est plus juste d'adoucir le sort de 200 producteurs que d\u2019adoucir celui d'un intermédiaire, si habile soit-il.Ce droit de dire un mot\u2014poli comme les cultivateurs ne savent qu\u2019en dire\u2014ce droit de regard sur la sauce à laquelle seront apprêtés leurs produits, l\u2019U.C.C.le demande depuis 2 ans.Elle le demande à un premier ministre qui, on peut le dire sans faire de politique, a donné des marques très tangibles d\u2019estime envers la classe agricole.Quand ce fut au besoin de prêter de l'argent provisoirement dans l\u2019embarras, il l'a fait; quand ce fut un besoin de faciliter l\u2019électrification des fermes, il l\u2019a fait.La même chose peut se dire du drainage.Il a accompli ces réformes sur les instances de l\u2019U.C.C., ce qui prouve qu'il faut s\u2019unir pour demander.Aujourd'hui le même groupe de cultivateurs progressifs réclame la reconnaissance des conventions collectives avec les commerçants.C\u2019est devenu un besoin irremplaçable et urgent.Les jeunes se font de, plus en plus tirer l\u2019oreille pour rester sur la terre.Ils n\u2019endureront pas ce que leurs pères ont enduré.Qui les en blâmera?Certainement pas les vieux agronomes, et encore moins les jeunes.Avec le respect traditionnel et le sens de la justice chrétienne qui les animent, les cultivateurs demandent au Premier minister un adoucissement à leur dure tâche.Même le plus mauvais des contrats collectifs vaut mieux que l'anarchie actuelle.(1) M.R.Cloutier est agronome et propagandiste de l'U.C.C.L'établissement.(suite de la page G) devenaient plus minces un peu partout, ils auraient alors un petit patrimoine agricole suffisamment intéressant pour les garder à la terre.\u201dLe programme intensif de colonisation promu par le Gouvernement de la Province de Québec, déclare en terminant le brigadier Blais, nous amènera encore plusieurs demandes d\u2019établissement pourvu que l\u2019on procure aux postulants toutes les facilités possibles en traçant de bonnes routes, en drainant les terres basses, en accélérant le défrichement motorisé et en faisant pénétrer l\u2019électricité dans toutes les colonies\".Une revue .(suite de la page 6) eiers du Service des Consommateurs du ministère fédéral de l\u2019Agriculture et du Service provincial d\u2019économie domestique.M.Jacques de Broin préside un banquet solennel où les invités d\u2019honneur sont l\u2019honorable Laurent Barré, ministre de l\u2019agriculture, et M.W.A.Brown, assistant directeur, service de l\u2019Aviculture ministère fédéral de l\u2019Agriculture, Pois classés par millions Une méthode ingénieuse permettant de classer 124,000,000 de pois par jour.La technique électronique se révèle utile piur le classement des pois de haufe qualité produits en Angleterre.Une cellule photoélectrique mesure la lumière reflétée par un pois parfait et au moyen d\u2019un courant amplifié, fait fonctionner un mécanisme qui rejette les pois de qualité inférieure.La maison Batchelor\u2019s Peas Limited se sert d\u2019un groupe de 24 de ces machines à son usine située près de Sheffield.Ces machines font le classement de 124 millions de pois en une journée, en soumettant chaque pois à l\u2019examen sélectif.Chaque machine est munie d\u2019une hotte d\u2019alimentation qui amène les pois du plan supérieur, le mouvement et l\u2019arrêt étant réglés à l\u2019électricité.Chaque pois est pris séparément dans un bol par une des trente-six cuillers à vide et passé sous une lumière indirecte adoucie.Des miroirs reflètent directement la lumière sur des- lentilles munies de filtres bleus qui exagèrent les taches inadmissibles.Stock de blé Les stocks de blé canadien en entrepôt et en transit en Amérique du Nord le 24 mars s\u2019élevaient à 134,633,000 boisseaux; c\u2019est 3,- 080.000\tboisseaux de moins que la semaine précédente mais 42,- 394.000\tde plus que le total correspondant de l\u2019an dernier.Durant la semaine terminée le 24, les fermiers des Prairies ont expédié 1,653,000 boisseaux contre 1.202.000\tdurant la semaine correspondante de 1948.Les exportations de blé outre-mer représentent 3,187,000 boisseaux contre 1.945.000\tun an auparavant.Durant la semaine les fermiers des Prairies ont expédié ausi les céréales secondaires suivantes, les chiffres de la semaine correspondante de l\u2019an dernier sont entre parenthèses : avoine, 1,081,200 boisseaux (575,000); orge, 604,500 (226,400); seigle, 77,700 (5,300); grain de lin, 101,200 (15,700).Si une cellue photoéectrique mesure une quantité de lumière inférieure à cel\u2019e que donne un pois parfait, il se produit un courant différent qui, amplifié, charge un condensateur actionnant .un éjec-teur.L\u2019éjecteur1 rejëtte ies pois défectueux loin des pois parfait*.LE 4 MAI 1949 Excellent travail fait en silence Il y a deux semaines, le soussigné écrivait en marge des recommandations du Conseil provincial des Engrais chimiques: \"Elles sont contenues dans quelques pages miméographiées que tou* les cultivateurs doivent lire, même si leurs fertilisants sont achetés.'\u2019 Pour atténuer la deVnière partie de cette phrase, le secrétaire du Conseil, Roland Lespérance, nous adresse \u2014 fort aimablement, va sans dire \u2014 la note suivante: Au sujet de la date de parution de ces Recommandations, j\u2019aurais dû fournir l\u2019explication suivante: Dès le 26 octobre 1948, les principaux fabricants et distributeurs recevaient la liste des formules et des quantités d\u2019engrais chimiques que le Conseil recommanderait en 1949 pour la fertilisation des récoltes des jardins et des champs.Ils se sont inspirés de ccs notes préliminaires pour préparer les listes de prix qui ont été distribuées en décembre ou au début de janvier.Ainsi le Conseil a-t-il pu aider les cultivateurs dans l\u2019achat judicieux des ''fertilisants\u201d.Le point soulevé d\u2019une façon implicite par M.Lespérance est Juste: L\u2019un de* meilleurs moyens d\u2019orienter l\u2019utilisation de* engrais chimiques, c\u2019est d\u2019abord d\u2019en orienter la fabrication.On doit reconnaître que le* membres du Conseil provincial ont fait preuve d\u2019empressement et, ce qui plus est, dans un milieu où la diligence est sévèrement jugée.Etablir dès 1948 les besoin* d\u2019engrais chimiques en 1949 n\u2019est pas si simple qu\u2019on peut le penser! If faut travailler ou avoir travaillé à Québec, rue St-Augustin, pour le savoir.Nous remercions M.Lespérance d\u2019avoir mentionné ce rôle important du Conseil auprès des fabricants et, d\u2019une manière indirecte, auprès des cultivateurs.L.ARSENAULT En songeont à la semaine de l'Arbre Les guerres n\u2019ont jamais eu pour effet immédiat d\u2019accroitre le cuits de la nature.Dans les pays où elles se déroulent on ne s\u2019en fait guère avec le paysage si ce n\u2019est pour en tirer parti.Dans les pays qu\u2019elles épargnent, ou est trop occupé à multiplier les engins de destruction pour voir l\u2019oeuvre constructrice qui se continue dans les champs et les forêts.Il faut sans doute attribuer à ce fait l\u2019oubli dans lequel est tombée la traditionnelle Fête des Arbres.Il y a bien encore certaines régions qui \u2018\u2018s-> souviennent\u201d, mais elles sont clairsemées.U y a quinze ou vingt ans, villes et villages se faisaient un point d\u2019honneur d\u2019avoir leur fête de l\u2019arbre.Evidemment, on y entendait bi?n des discours vides, mais il y en avait aussi de bons.Même les plus creux portaient leur leçon puisque toujours applicables à un être plein de sève et de vie.C\u2019est en 1882 que Sir Joly de Lotbinicre créa la Fête des Arbres dont nous célébrons cet\u2019e semaine l\u2019anniversaire.Il voulait ainsi combattre cette t-ndance au pillage poursuivi depuis des générations dans nos domaines fo\u2019es-tiers, petits et grands.La fête s\u2019est développée par la suite et mériterait aujourd\u2019hui de reprendre cette ampleur d\u2019il y a vingt ans.L\u2019a griculture y est directement intéressé'1.La conservation de» arbres et des familles d\u2019arbres, lest forêts, est mère de la conservation des sols.Est-Il nécessaire de rappeler la phras\u2019 bien connue de Chateaubriand: \u201cLes forêts précèdent les peuples; les déserts les suivent\"?L.A.Echantillon d'une victoire collective M.St-Laurent vient d\u2019annoncer que le gouvernement maintiendra après le 31 juillet les versements du1 subside sur le transport des grains.Les lecteurs- assidus de co (Suite à la page 3) » ous LE MERCREDI, 4 MAI 1949 I\u2019age 3 journal savent que c\u2019est là une victoire collective, victoire sagement préparée, parfaitement syncronlsée et nullement attrlbuah'e au hasard.Voici comment elle a été gagnée.Les cultivateurs de l\u2019Est et de l\u2019Ouest ont commencé par s'entendre.Ce premier pas ne fut pas chose facile; si vous en doutes, demandez-le à vos délégués à la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture.Celle-ci a présenté sa demande au ministre pendant que les organisations provinciales demandaient à leurs organismes locaux et régionaux de sonner l\u2019éveil chez les députés et d\u2019appuyer le nainistre.Résultats: le cabinet a constaté qu\u2019il valait la peine d\u2019étudier la question et de se prononcer.Le subside sera maintenu à l\u2019avantage de la classe agricole et, fort probablement aussi, des députés qui ont eu l\u2019oeil ouvert.En 1947-1948, il s\u2019est transporté plus de 3 millions de tonnes de grains en vertu de cette subvention qui représente de $7 à $8 la tonne.Multipliez ces deux chif-fres l\u2019un par l\u2019autre et remarquez bien le montant total.Il faut le signaler parce que, mis en face d\u2019une cotisation de $6 par année, il y a des gens qui demandent: \u201cMais qu\u2019est-ce q e ça peut bien nous donner toutes ces organisations comme l\u2019U.C.C., la Fédération canadienne et la Fédération internationale\u201d?x La vérité toute crue est que, sans ces organisations, les cultivateurs ne sauraient même pas encore qu\u2019un tel sub side prenait fin le 31 juillet.Aux ministres et députés qui ont appuyé l\u2019U.C.C.et la Fédération na.tionale il est permis de dire: Mer ci! L.A.Hebdomadaire agricole fondé en 1929 Stflct» propriété du cultivateur», IA TERRE DE CHEZ NOUS ut l'organ» ollicUI d.l'Union Cathollqu.du Cultivateur» do la Coopérative Fédérée de Québec el de l'Union Catholique de» Fermière».DIRECTEUR t Dominique BEAUDIN l REDACTEURS .Bernard BERUBE, Qeorqet N.BORT1N et Lucien ARSENAULT.ABONNEMENT t $1.00 par anné» ou $2.50 pour trois an» au Canada; à létranqor: $1.50 par aim*».PUBLICITE i Toute annonce ou tout avl» d'annuintion («a- t en ce qui concerne le» annonce» cla»»illée») doit parvenir à no» bureaux de Montréal 10 |our» avant la date de publication.Le tlraqe de la \"Terre de Che» Nou» aulourd but voisin de 80.000 e»t cerlilté par l'AUDIT BUREAU OF CIRCULATION.CORRESPONDANCE: Toute correipondance concernant la rédaction ,l\u2019admlnutrution.la publicité, 1 abonnement, etc., doit être expédiée à l\u2019adres».suivante : NOUS 515r\"àvénue Vigcr, Montréal (24), P.Q.\tTéléphone : LAncaster 6272 Appartenant à l'U.C.C., LA TERRE DE CHEZ NOUS est administré» par l'Exécutli de l'Union dont M.Abel Marion e»t PP président et M.Thurlb.Belill».secrétaire général» E Ile oit Imprimée à Ottawa aux atelier» du Syndical d Oeuvre» »ocial»s, Limité».AUTORISEE COMME ENVOI DE DEUXIEME CLASSE PAH LE MINISTERE DES POSTES, OTTAWA.« LA TERRE DE CHEZ 50 fois 50 .A considérer tous les avis et conseils gratuits que peut obtenir un cultivateur, de nos jours, vous -avez peine à .croire que certains consentent à payer pour en recevoir davantage.Il en est cependant.Au Kansas, voilà deux ans, cinquante cultivateurs décidaient d\u2019engager leur agronome particulier.Il ne leur en coûtait à chacun que $50 par année, soit la moitié du salaire et des dépenses de l\u2019agronome, l\u2019autre moitié étant payée par l\u2019Etat.Tout a si bien été, au dire du \u201cFarm Journal\u201d, que seize groupes semblables s\u2019apprêtent à suivre l\u2019exemple donnée.C\u2019est, en somme, une autre formule de coopération dont on devine les nombreux avantages.D\u2019une part, des cultivateurs réalistes, pratiques, progressifs.\u201cSeul, disait l\u2019un d\u2019eux, il m\u2019est facile de faire une erreur de $100.11 ne m\u2019en coûte que $50 pour l\u2019éviter !\u201d D\u2019autre part, un technicien qu\u2019on utilise à fonds\u2014et suffisamment payé pour bien s\u2019occuper de ses gens et vivre convenablement.N\u2019èst-ce pas là une idée qui vaut d\u2019être semée chez nous ?Si de pareilles tentatives ont échoué, il y a un quart de siècle, ne pourrait-on pas les reprendre avec succès aujourd\u2019hui que la condition du cultivateur s\u2019est beaucoup amé liorée ?50 fois *$50.Quand ce ne serait, pour commencer, que 50 fois $30 ou $35.?G.-N.FORTIN Un aveu sucré L\u2019on souhaitait, à la fin de la saison betteravière de 1948, que au printemps de 1949.Ils y sont les 1,235 producteurs soient 2,000 ports, et avec 6,500 acres, peut-maintenant, selon les derniers rap-être 7,000.11 n\u2019y a plus à attendre, nous dit un ami, que la Providence et .l\u2019Administrateur du Sucre tournent leurs regards bienveillants sur la betterave à sucre et tous les espoirs seront permis.(lue vient faire là-dedans l\u2019Administrateur du Sucre ?Mais c\u2019est de sucre de canne rendent grâce ce monsieur auquel les raffineries pour la réjouissante augmentation de leurs bénéfices.L\u2019une d'elles, l\u2019Acadia-Atlantic Sugar Refineries Limited, a fait en 1948 des profits nets de $1,168,351 contre scute.Son président, M.P.-R.fîardi-lement $424,891 l\u2019année précéden-ner, attribue ce gonflement des recettes nettes tout d\u2019abord ,à.ce ' (Suite à la page 8) Une entreprise d'établissement La belle histoire d\u2019une \u201ccoopérative florissante\u201d Au Canada français, le syndicalisme agricole et la coopération en sont encore à leurs débuts.Qu\u2019cst-ce, en effet, qu\u2019un quart de siècle ou qu\u2019un demi-siècle pour des mouvements que nos contemporains croient appelés à la pérennité?Néanmoins, la période des origines s\u2019achève et c\u2019est avec raison qu\u2019on tente d\u2019en écrire 1 histoire.L\u2019exemple a été donné par M.Firmin Létour-neau qui, de sa plume alerte et claire, a raconté la vie de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs.Ce livre de 250 pages, sortant des presses à la veille des fêtes du 25ème anniversaire, est bien autre chose, à nos yeux, qu\u2019une aventure de librairie.Il représente, de la part d\u2019un pionnier, un grand service rendu à l\u2019association professionnelle agricole.Dans un ordre différent et plus restreint, un nouveau volume s\u2019offre aujourd\u2019hui: c\u2019est l\u2019histoire du Comptoir avicole de Saint-Félix de Valois.Oeuvre opportune, cependant, qui enseigne à des coopérateurs la grandeur de la solidarité et qui témoigne de la valeur des résultats qu\u2019on lui doit.Le phénomène nouveau et remarquable, c\u2019est que l\u2019activité agricole puisse aujourd\u2019hui servir de fond à des livres comme celui de M.Firmin Létourneau et de M.l\u2019abbé Florian Aubin.Auparavant, l\u2019histoire des cultivateurs se résumait aux actes capitaux des registres paroissiaux: baptême, décès et sépulture.Aujourd\u2019hui, l\u2019habitant figure comme le personnage central des volumes qu\u2019on lui consacre.Il a un rôle plus grand et plus digne que dans le roman le mieux intentionné et le plus flatteur.Il est autre chose que le témoin muet et anonyme des monographies paroissiales et des épopées sur la colonisation.Le voilà devenu l\u2019homme dont on s\u2019occupe, dont on pèse les actes, dont on loue les réalisations.Il est l\u2019acteur principal du drame; il est le bâtisseur des oeuvres.La petite histoire lui élève des monuments.Quand on songe que la littérature agricole, en dépit des essais méritants des Chapais, des Barnard et autres, était encore d\u2019une pauvreté navrante au début de ce siècle, on doit considérer qu\u2019une longue route a été rapidement franchie.Et c\u2019est l\u2019une des conséquences indirectes de la naissance et de la montée du syndicalisme agricole et de la coopération.Sous le titre \u201cUne Coopérative Florissante\u201d, l\u2019histoire du Comptoir avicole de St-Félix-de-Va-lois a été écrite par M.l\u2019abbé Florian Aubin.L\u2019auteur est le fils de M.Eugène Aubin, secrétaire-gérant de cette organisation.Déjà fort bien préparé par l\u2019ambiance familiale, il a scruté tous les documents et écouté tous les récits.Elaguant ce qui était de surcroît, il narre avec sobriété et précision les origines, les difficultés, puis la consolidation et l\u2019expansion de la superbe entreprise de St-Félix-de-Valois.Il y a là vingt ans d\u2019histoire qui donnent leurs fécondes leçons.Un livre de 150 pages ne peut tenir dans un article de journal.Il faut le lire.La renommée du Comptoir avicole de St-Félix-de-Valois dépasse depuis longtemps les bornes de la région de Joliette.C\u2019est l\u2019entreprise du genre la plus importante au Canada.Pour la qualifier, le mot de \u201csuccès\u201d reste un peu maigre.Les espérances ont été dépassées.L\u2019un des points les plus dignes de mention est peut-être que la \u201ccoopérative florissante\u201d de St-Félix s\u2019est consolidée pendant les dures années qu\u2019il a fallu vivre entre les deux guerres.Relire son histoire, c\u2019est s\u2019approvisionner en énergie, c\u2019est redoubler sa foi en la fécondité de l\u2019esprit d\u2019en-tr\u2019aide, c\u2019est voir réels et vivants les résultats de la coopération.Les cultivateurs décidés à travailler en commun, s\u2019aidant les uns les autres, accomplissent des merveilles.Aucun livre ne le leur dira trop.Dominique BEAUDIN.Note de la Rédaction: \"Le Comptoir avicole de Saint-Félix de Valois\u201d, un volume de 150 pages, par M.l\u2019abbé Florian Aubin, est en vente au prix de $1.10 par la poste au Service de Librairie de l'U.C.C.Préparation au congrès 1 de Guelph A la fin du présent mois, une petite Société des Nations siégera au collège agricole de Guelph, en Ontario.Après l\u2019Angleterre, la Hollande et la France, c\u2019est au Canada qu\u2019on a réservé l\u2019honneur d\u2019accorder l\u2019hospitalité au congrès de la FIPA, Fédération Internationale des Producteurs Agricoles, à laquelle adhèrent une quarantaine de pays.A part dix jours de délibérations sur les problèmes mondiaux de l\u2019agriculture, il y aura visite des provinces canadiennes par tous les délégués présents.Il faudrait des pages et des pages de commentaires sur un événement de cette importance.Notre journal y reviendra plusieurs fois durant les prochaines semaines, tant pour donner des nouvelles que pour exploiter les nombreux enseignements de cette historique rencontre.Autant de pays, autant d\u2019agriculteurs différents, de méthodes, d\u2019expériences éprouvées sous des climats très variés et sur des sols divers.La meilleure école qui soit.On cite le cas d\u2019un groupe de fermiers américains, un peu trop certains d\u2019avoir le \u201cbest in the world\u201d en agriculture, qui allèrent en Europe attraper une éloquente leçon sur .l\u2019emploi du fumier de ferme et sur la conservation du sol.L\u2019habitant d\u2019Europe, voyez-vous, exclu des grands domaines, a su s'accommoder de terres extrêmement petites, plates ou bossues, mais toujours aussi fertiles après plusieurs siècles de culture.En Hollande, par exemple, une terre moyenne mesure 25 acres.Dans la Bi-zone d\u2019Allemagne (partie du pays occupée par les Anglais et les Américains), les terres n\u2019ont plus qu'environ 12 acres.En Suisse, on a vu déjà 64 paysans posséder 65 acres de terre, un petit champ ici, un petit champ là-bas! Des As semblables sont fréquents en France, en Belgique, au Danemark, en Italie, etc.Eh bien ! en dépit de ce tragique morcellement des terres, \u2014 auquel on a d'ailleurs commencé de remédier par la consolidation des propriétés, au moyen d\u2019échanges de parcelles de terre entre voisins \u2014, la fertilité se maintient et les rendements sont élevés, parce que l\u2019on entretient un véritable culte pour l\u2019engrais de ferme et la matière organique en général.Souvent, le paysan d'Europe consentira à perdre un peu d\u2019argent à nourrir du bétail juste pour obtenir l\u2019engrais, en somme, pour acheter la fertilité à bas prix.Au Danemark, on enfouit l\u2019engrais le jour même de l\u2019épandage, vu que le fumier laissé à découvert perd de sa force.(Nous pourrions multiplier ces exemples.M.Albert Gosselin en a donné plusieurs dans le cours à domicile de l\u2019U.C.C.de 1947-48.) L\u2019on a dit souvent, ces derniers temps: \"Donnez à l'Europe le temps de se ressaisir et vous la verrez bientôt se suffire à elle-même en plusieurs productions agricoles de base.\u201d C\u2019est que, pour le paysan d\u2019Europe, l\u2019essentiel n\u2019est pas la machine, ni les records de vitesse, mais le sol, depuis toujours, le sol vivant, le sol qui sans soin peut mourir et redevenir sable inerte.Nous du Québec, nous éprouvons de la difficulté à établir nos fils.Nour cherchons l\u2019espace vital, au nord, à l'ouest.L\u2019Européen sourit de nous voir ainsi embarrassés.A l'étroit sur ses bonnes petites terres, il nous dit tout naturellement: \u201cRapetissez donc vos terres, engraissez-les et cultivez-les mieux.Si nos fermes, là-bas, sont trop petites, les vôtres sont par trop grandes, et surtout trop longues ! .\u201d Témoin la thèse de M.Raoul Blanchard.Avant même leur arrivée au pays, ces paysans d\u2019Europe nous enseignent donc un chapitre important de l\u2019économie rurale.Certes aussi, ils verront ici du nouveau, ils apprendront quelque chose.Ils sauront sans doute mieux que nous reconnaître nos propres erreurs, et s'ils ont la franchise de nous les montrer du doigt, nous voudrons bien y voir le fruit d'une expérience unique dans la\u201d culture raisonnée, l\u2019effet d\u2019un art millénaire.L\u2019Américain pourra ensuite y aller de ses bruyantes suggestions .Georges-Noël FORTIN.Comme la \u201cTerre de Chei Nous\", les journaux ont fait écho à l\u2019hommage qui a été rendu à M.Jean-Baptiste Lanctôt à l'occasion de son passage à la Société canadienne d\u2019Etablissement rural L\u2019hommage s'adressait à un agronome fort méritant et dont le» convictions nationales ne peuvent être mises en doute.Il était aussi l'espoir que la Société d'Etablis-sement rural pourrra à l'avenir jouer un rôle grandissant dans let campagnes canadiennes.D\u2019un article de M.André Hou, à \"L\u2019Action Catholique\", nous détachons sur le sujet les paragraphes qui suivent: Il y a quelques années, à l\u2019issu» d\u2019un congrès de colonisation tenu à Boucherville, on lançait l\u2019idé» de la fondation d'une société canadienne en vue de favoriser l'établissement* rural des Canadien! français.L\u2019idée était opportune, il valait la peine qu\u2019on s\u2019y arrêtât.Grâc! au dévouement d'amis sincères d» la cause agricole, elle s\u2019est concrétisée.C\u2019est ainsi que M.J.-B.Lanctôt, qui était jusqu\u2019ici attaché aux Chemins de fer Nationaux à titra de conseiller en matière d\u2019agriculture et de colonisation, devient secrétaire général du nouvel organisme.De ce seul fait, il pourri s\u2019appuyer pour remplir ses fonctions sur une somme d'expériene# peu ordinaire.Et ce sur quoi 11 faudrait insister encore davantage, c\u2019est la fermeté de ses convictions agricoles et canadiennes-françaises.L\u2019occasion semble donc excellente de faire connaître, dans sa conception générale, La Société Canadienne d\u2019Etablissement rural Jusqu\u2019à maintenant, le grand public n\u2019en a guère entendu parler.Il importe souverainement qu'il sache son rôle.Le but premier de cet organisme est d\u2019établir des contacts permanents entie les différents groupements agricoles de langue française au pays.Malgré l'industrialisation constante de notre province, la classe agricole constitua encore chez nous un aoyau fondamental.C\u2019est elle qui lui fournit, en tout cas, le plus large apport en valeurs humaines.La chose s# comprend facilement.L\u2019agriculture, contrairement à l\u2019lndustri# et au commerce, n\u2019a pas perdu la sens de l\u2019activité économique qui est d\u2019assurer le complet épanoui»-sement de la famille.\u2022 Une initiative fort prometteuse En quittant le secrétariat général de l'U.C.C.pour la direction du \"Devoir\", M.Gérard Filion n\u2019a pas déserté la campagne pour la ville.Il est toujours fils d'habitant.Il revient à l'occasion sur des questions dont il s'est occupé tandis qu\u2019il était à l'emploi des cultivateurs syndiqués.On lira volontiers de lui ces passages d\u2019un article qu\u2019il vient de consacrer à la Société canadienne d\u2019Etablisse-ment rural.Est-il téméraire de penser que la Société canadienne d\u2019Etablissement rural puisse ainsi assurer la communication et l'équilibre entre les populations rurales des différentes provinces?Nullement, pourvu qu\u2019elle puisse compter sur la collaboration des personnes et des groupements qui sont en mesure de lui aider.Ce qui augure bien de son avenir, c'est qu\u2019elle s\u2019appuie dans chaque province sur les principaux groupements nationaux: associations d\u2019éducation, conseils de coopération; dans Québec, l'U.C.C., la J.A.C., la Fédération des Sociétés de Colonisation, etc.Ces assises sont des plus solides, mais elles sont insuffisantes.Il faut que la population elle-mêm# prenne conscience que la distribution de notre population rural# est un problème de tout premiar (Suite à la page XI) 698008 face 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS SIÈGE SOCIAL, 130 EST,HUE 3T-W*UL,MONTBÉAL.M Me René Paré parle de coopération au club Richelieu-Montréal Le 31 mars dernier, j\u2019avais le plaisir et l\u2019honneur d'assister au diner du Club Richelieu\u2014Montréal.Le conférencier du jour était Me René Paré, président du Conseil Supérieur de la Coopération et de la Société des Artisans.Me Paré s\u2019est appliqué en cette occasion à dire ce qu'est la coopération et à montrer les réalisations actuelles du mouvement québécois.Son exposé, très à point, a vivement intéressé les membres du Club Richelieu-Montréal, parmi lesquels on retrouve sinon des défenseurs de la coopération, du moins beaucoup de sympathisants.L\u2019exposé du président du Conseil Supérieur aura sans aucun doute projeté une plus vive lumière sur ce que les coopérateurs de chez nous s'appliquent à faire chaque jour.J\u2019ai pensé qu\u2019il vous intéresserait de lire les conclusions de cette causerie, espérant que chacun pourrait en faire son profit: R.MARTIN, agronome, \"Si vous avez étudié l\u2019histoire, si vous considérez la situation présente dans le monde, vous aurez vite constaté que, depuis particulièrement deux cents ans, la masse du peuple cherche à s'émanciper dans tous les domaines et particulièrement dans le domaine économique.De là, des conflits sociaux, des révolutions, des mouvements qui nous font craindre le pire.La masse du peuple, c'est la classe 'agricole, la masse des travailleurs manuels, la classe des petits salariés, auxquels se joignent un bon nombre de ceux qui appartiennent aux professions libérales.Cette masse de gens, sans pouvoir analyser parfaitement toujours leur situation et lui trouver des remèdes appropriés, en a assez d\u2019une organisation sociale qui trop souvent les tient dans l\u2019esclavage, exposés à la misère.Elle s\u2019insurge, inconsciemment, la plupart du temps, contre notre système capitaliste, basé sur l\u2019exploitation des besoins de l\u2019humanité, pour faire amasser des divi- dendes, des profits, de l\u2019argent.Ce système capitaliste prête à des abus et il à commis de graves abus, il faut le reconnaître.D\u2019année en année, de jour en jour, le peuple prend conscience des possibilités qu\u2019il y a en lui -et souvent, il menace de faire voler en éclat la cage qui le retient captif.Et ce qui est pire, des agents du mal, tel le communisme, se tiennent aux aguets pour exploiter ce mécontentement, cette soif d\u2019un sort meilleur, plus digne d\u2019un être humain.Il faut donner une issue favorable à cette recherche d\u2019un meilleur sort qu\u2019on rencontre chez le peuple; Cette solution sè trouve dans les organisations syndicales, les syndicats professionnels d\u2019inspiration chrétienne et catholique; elle se trouve également dans l\u2019organisation de coopératives de toutes sortes, dans tous les domaines, lesquels apporteront une organisation plus saine et plus rationnelle de la société.C\u2019est ce qui faisait dire au regretté Cardinal Villeneuve, dans une conférence retentissante qu\u2019il donnait au début de son épiscopat à Québec, \u201cque notre siècle devra être plus social, sans quoi, il sera ou communiste ou révolutionnaire\u201d.C\u2019est ce qui faisait dire à Pie XI cette pensée profonde que \u201cla grande tragédie de l\u2019Eglise au XIXème siècle, c\u2019est d\u2019avoir perdu la classe ouvrière\u201d.Il faut avoir l\u2019oeil ouvert sur ces graves problèmes sociaux et placer le peuple, que ce soit l\u2019ouvrier, le cultivateur ou le collet blanc, dans une position telle qu\u2019il sente qu'il peut discuter dans toute sa dignité humaine, avec de bonnes chances d\u2019être compris, parce que l\u2019éducation sociale aura été faite.Et pour cela, il faut lui donner ses associations: ses syndicats, ses organismes professionnels, et aussi et surtout peut-être, ses propres organismes économiques: ses coopératives.La finance des coopératives Le problème de la finance des coopératives reste et restera certainement toujours le problème le plus important dans nos organisations, comme il est d\u2019ailleurs très important dans toute activité qui touche à l\u2019économique.En effet, tellement de problèmes sont connexes à celui de la finance, tellement de problèmes sont intimement rattachés à la solution du problème de la finance, tellement de problèmes sont automatiquement résolus quand celui de la finance l\u2019est, qu\u2019on ne peut, même quand on voudrait bien éloigner Cette responsabilité de le résoudre, l\u2019éviter, le négliger ou l\u2019oublier.C\u2019est le problème qui retient l\u2019attention des directeurs presque A chacune de leurs réunions; c\u2019est celui auquel le gérant pense jour et nuit dans nombre d\u2019organisations; c\u2019est le problème dont dépendent la production, la transformation et la mise en vente du produit.Pour quelques-uns, le problème de la finance, dont on leur écorche les oreilles depuis déjà assez longtemps, devient peut-être, par tradition ou par ennui, une chose dont il est difficile de parler et qu\u2019il est difficile de résoudre, d\u2019expliquer ou de commenter.Somme toute, c\u2019est un problème de nuages où on risque de se perdre et surtout d\u2019endormir celui ou ceux à qui on destine les explications.Il semble donc que ce soit un problème trop abstrait et qu\u2019on ne puisse lui donner l\u2019intérêt pratique dont il aurait besoin pour rapprocher les questions qu\u2019il soulève au travail quotidien, à la réalité de chaque jour.Et pourtant, quand on s\u2019arrête un seul instant à y penser, le problème de la finance\u2014même si ce s mots peuvent paraître difficiles à digérer parce qu\u2019on peut être exposé à leur faire dire toutes sortes de choses\u2014nous entoure et souvent motive nombre de changements dans nçs projets, dans nos actes.C\u2019est là l\u2019importance du problème de la finance: la direction qu\u2019il donne ou qu\u2019il impose aux actes personnels comme aux actes collectifs.Encore une fois aujourd\u2019hui, nous donnons une autre tranche du travail que présentait M.Léo Filion, agronome, aux délégués à la dernière assemblée générale de la Fédérée.Aujourd\u2019hui, M.Filion nous parle de l\u2019importance des réserves comme source de capital, ainsi que de celle des trop-perçus non divisé*.Après quoi, l\u2019auteur s'arrête à parler de l\u2019apport dans une coopérative de capitaux étrangers, soit de capitaux provenant de l\u2019extérieur.C\u2019est ainsi que M.Filion traitera des emprunts, de leur nature, de leur forme, des conditions d\u2019emprunt, de leurs conséquences et de leur application.Les réserves Une autre source de capital dont il faut tenir compte et qui provient de l\u2019entreprise elle-même est celle des réserves.Il n\u2019est pas ici question des réserves pour dépréciation ou pour mauvais comptes, mais bien de réserves générales.Cette pratique de créer des réserves dans les coopératives agricoles était très répandue avant la taxation des coopératives.Depuis ce temps, la méthode semble être de moins en moins employée.C\u2019est au moyen des réserves que la coopérative peut se développer et créer de nouveaux services.\"Les réserves assurent la stabilité financière de l\u2019entreprise et facilite son extension\u201d.Dans plusieurs cas, on place en réserve la partie des trop-perçus réalisés avec les non-membres.Dans bien des cas, il est plus avantageux de payer l\u2019impôt et de créer des réserves.Les banquiers, (caisse populaire ou banque privée), tiendront compte du montant des réserves avant de consentir un prêt.Il y a donc lieu d\u2019étudier attentivement la possibilité de créer des réserves dans vos coopératives, même si elles sont imposables.Les trop-perçus trop-perçus ne sont autre chose que le bénéfice des opérations a-vant qu\u2019ils soient divisés.11 est évident que ces surplus laissent des fonds.Cependant, ces trop-perçus sont divisés ou plutôt répartis à la fin de chaque année d\u2019opérations en réserves générales ou en ristournes créditées.Durant la période d\u2019opérations, les profits aident également à fournir une partie de la finance d\u2019opération nécessaire à la coopérative.Copitoux provenant de l'extérieui Les trop-perçus non divisés constituent une autre source de capitaux provenant de l\u2019entreprise.Ces Dans la plupart des cas, les coopératives doivent recourir aux emprunts de l\u2019extérieur pour financer leurs entreprises.Il y aurait lieu cependant, avant d\u2019employer ce moyen, d\u2019épuiser toutes les sources de finance provenant des membres ou de l\u2019entreprise.Lorsque ces sources sont épuisées, les administrateurs de la coopérative sont alors justifiables de recourir- à l\u2019extérieur.Il existe de nombreux sophismes au sujet des emprunts.On affirmait hier et on affirme encore aujourd'hui dans des exposés financiers, des causeries, des programmes, que certaines entreprises avaient prospéré pendant qu\u2019elles empruntaient On n\u2019a cependant pas prouvé que ces entreprises avaient prospéré parce qu\u2019elles avaient emprunté.Tout concourt à faire voir au contraire qu'elles ont prospéré quoiqu\u2019elles aient emprunté.Il n'est pas exact de dire: 1.que les emprunts ont fait prospérer les coopératives; 2.que l\u2019emprunt constitue un bon moyen de stimuler l\u2019épargne.C\u2019est plutôt le contraire, il provoque et facilite la dissipation; 3.qu\u2019il est préférable que les fonds d\u2019une entreprise soient fournis par des é-trangers.L\u2019emprunt entraîne les individus et les coopératives à la prodigalité; il faut augmenter le taux de l\u2019intérêt des capitaux et diminuer les profits de l\u2019entreprise; 11 diminue et même éteint l'Inté- rêt que le membre doit porter à sa coopérative; il occasionne des dépenses supplémentaires.Si donc, il faut emprunter, le meilleur moyen de réussir c\u2019est de ne pas en abuser.C\u2019est l\u2019expérience qui a montré qu\u2019on ne doit jamais compter sur le dévouement des prêteurs i la plus juste des causes.Ce qu\u2019il leur faut, c\u2019est de la sécurité et du rendement Ce qui veut dire des garanties et le paiement d\u2019intérêts.Heureusement que l\u2019esprit des Caisses Populaires n\u2019est pas tout à fait le même.LE 4 MAI 1949 Ces emprunts peuvent être contractés soit à la caisse populaire, à la banque privée, aux compagnies d\u2019assurances, aux individus, etc.Ils peuvent être à court terme et & long terme selon leur utilisation.On peut emprunter sur hypothèque en donnant les immeubles en garantie; sur billet avec ou sans garantie collatérale en gageant les produits, etc.Les emprunts à court terme sont généralement contractés dans le but de financer les opérations de l\u2019entreprise.Au contraire, les emprunts à long terme sont généra- lement employés dans le but de payer les immobilisations.11 est toujours dangereux d\u2019emprunter à court terme sur des valeurs immobilières.Il faut s\u2019assurer avant de filter les dates de remboursement d'avoir, au moment convenu, la finance nécessaire pour honorer ses engagements.Il y a lieu de se demander comment faire une application à une caisse populaire ou à une banque pour contracter un emprunt La nature des opérations d\u2019une institution d\u2019épargne ou de crédit n\u2019est pas comprise ou est du moins mal comprise.C'est de cette situation que partent les critiques à leur endroit N'oublions pas que les gérants de ces Institutions ne sont pas des prêteurs privés.Ils ne prêtent pas leurs capitaux personnels, mais ceux des autres.Ils doivent rendre compte.C\u2019est pourquoi ils ne prêteront pas si la transaction met en danger leurs propres affaires.Le banquier a-chète un crédit et le vend avec profit; ce n\u2019est pas l\u2019argent qu\u2019il (Suite à la page 21) Que ce soit dans les champs ou sur la route roulez sur de bons pneus Equipez très économiquement \u2022 VOTRE TRACTEUR \u2022\tVOTRE CAMION \u2022\tVOTRE AUTOMOBILE en vous adressant à votre coopérative Première qualité seulement Pas de bon voyage SANS UN BON DEPART CO-OP my LA BATTERIE 3 $ M M M * Voyez fabriquée pour un excellent rendement sur les camions, tracteurs, .automobiles, présente un haut degré de qualité dans sa construction comme dans son rendement.Rien n\u2019a été épargné pour faire de la batterie Co-op un produit supérieur.voire coopérative locale membre de La Coopérative Fédérée de Québec LE 4 MAI 1949 LA TERRE DE CHEZ NOUS Page 5 Une vague électorale déferlera sur le pays pendant les prochaines semaines I.e peuple canadien aura d\u2019ici quelques semaines l\u2019occasion de se prononcer sur la politique fédérale et les citoyens de plusieurs provinces auront, eux aussi, l\u2019occasion de se choisir de nouvelles législatures.Le premier ministre St-Laurent a annoncé définitivement simedi que des élections générales seront tenues le 27 Juin prochain.Au cours des dernières semaines, différentes provinces ont également manifesté leur intention d\u2019en appeler au peuple avant longtemps.C\u2019est entre autres le cas de Terre-Neuve qui votera le 27 mai; de la Nouvelle-Ecosse, le 9 juin; de la Colombie canadienne, le 15 juin.Au Manitoba, on songe aussi à la politique, mais la date des élections provinciales n\u2019a pas encore été annoncée d\u2019une manière officielle.A OTTAWA Dans une courte entrevue avec le gouverneur général, le premier ministre Louis St-Laurent a préparé i la fin de la semaine dernière, les voies i l'appel au peuple.En l\u2019espace de quelques minutes le vice-roi accepta la recommandation du chef du gouvernement de dissoudre les Chambres en vue des élections générales.Le^remaniement pré-électoral du cabinet se fera au cours de la présente semaine.M.St-Laurent remplira du même coup vingt vacances au Sénat, dont sept pour la nouvelle province de Terre-Neuve.Tous les chefs de parti, y compris le premier ministre, se lanceront quasi immédiatement dans la campagne électorale qui promet d'être fort mouvementée.L\u2019itinéraire de leurs tournées i travers la pays sera annoncé jl\u2019un jour à l'autre.On prévoit cependant que le premier ministre, M.St-Laurent ouvrira sa campagne électorale dans les Cantons de l'Est, vraisemblablement dans son village natal de Compton.Au cours de la prochaine campagne, les libéraux seront dirigés par M.St-Laurent; les conservateurs, par M.Drew; le parti CCF par M.Coldwell, et le Crédit Social par M.Low.Par suite d\u2019une redistribution électorale, le prochain parlement comptera 202 sièges au lieu de 243 comme actuellement.La position des partis aux Communes est la suivante; Libéraux, 125; conservateurs-progressistes, 69; CCF, 32; Crédit social, 12; Divers, 6; une vacance.La province de Terre-Neuve a droit à 7 députés.A TERRE-NEUVE Le premier ministre Intérimaire de la province de Terre-Neuve, vient d\u2019annoncer que des élections provinciales seront tenues le 27 mai dans cette nouvelle province canadienne.Aux Terre-Neuviens, le chef du gouvernement a appris qu\u2019ils auraient, pour la première fois depuis 17 ans, l'occasion de se choisir un gouvernement.Les 28 sièges électoraux de l\u2019Ile seront contestés par les libéraux et les conservateurs, le parti CCF n\u2019ayant pas l'intention de prendre part & la lutte.M.Smallwood di-) (suite à la page 27) Pension de $40 au lieu de $30 La pension aux vieillards augmentée de $10 par mois.Les Communes ont adopté une loi qui augmentera de $30 à $40 par mois, la pension aux vieillards.Cette loi entrera en vigueur aussitôt que le gouvernement fédéral se sera entendu avec les gouvernements provinciaux.Le ministre de la SanlS et du Bien-être social, M.Paul Martin, qui a piloté le bill, a insisté sur le fait que cette nouvelle augmentation de $10 par mois sera accordée à plus de 90 pour cent des vieillards du pays.La nouvelle mesure qui a une -portée nationale de grande importance, a été adoptée daps moins d\u2019une heure.L\u2019opposition officielle ne s'est pas opposée au projet, tandis que les C.C.F.se sont contentés de critiquer le bill sur quel-1 Çues aspects.Ce que nous aura valu la margarine: une crise de .\tlaitière Déclaration de M.J.-H.Duplan, président du conseil national de l\u2019industrie laitière.\u2014 La diminution des exportations serait une autre cause.Le gouvernement canadien serait bientôt.en possession de forts surplus de beurre à moins d\u2019un changement radical de sa politique des prix, a affirmé aujourd\u2019hui le conseil national de l'industrie laitière.Tant que les prix du beurre et de la margarine montreront une aussi forte différence, les stocks de beurre continueront de s\u2019accumuler au Canada.Le président du conseil national de l'industrie laitière.M.J.-H.Duplan a déclaré que l'introduction de la margarine au Canada, et la diminution de nos ventes de beurre i l'étranger posaient un grave problème.M.Duplan a soumis au cabinet fédéral un apergu des principaux problèmes de l'industrie laitière.Dans son rapport il a indiqué que la politique suivie par le gouvernement manquait de précision.Il a marqué la nécessité de la formation d'un comité consultatif qui représenterait l'industrie laitière, particulièrement les producteurs de beurre auprès du gouvernement.Le rôle de ce comité serait d\u2019aider le gouvernement dans la fixation des prix.Surplus de plus eu plus grands M.Duplan a également déclaré dans son rapport que non seulement le beurre, mais encore le lait concentré étaient en surproduction.Il sera nécessaire de trouver un débouché pour ces produits.M.Duplan a demandé au gouvernement de donner de plus amples précisions sur la politique qu'il entend suivre quant aux prix de soutien qu'il doit accorder aux producteurs.Le représentant du ministre de l\u2019Agriculture dans le cabinet fédéral, M.Robert McCubbin, a déclaré aux représentants du conseil national de l'industrie laitière, que le gouvernement avait acheté, è date, 2,500,000 livres de beurre, première qualité, au prix de soutien de 98 cents la livre.M.McCubbin a déclaré qu'aucune décision n\u2019avait encore été prise quant aux prix de vente de ces stocks.Il a indiqué que le moment n\u2019était pas encore venu de fixer ces prix de vente.L\u2019incertitude quant à la politique fédérale concernant les prix du beurre et du fromage peut a-voir une grande influence sur la production au Canada, a noté M.Duplan, dans son rapport aux membres du cabinet.Si le gouvernement persiste dans sa politique actuelle, il sera difficile aux producteurs de maintenir leurs opérations à leur niveau actuel.Grades décernés à Saint-Hyacinthe » ^ Selie étudiants faits docteurs en médecine vétérinaire, aujourd\u2019hui.- La seconde année scolaire de l'Ecole de Médecine vétérinaire se termine aujourd\u2019hui par une collation solennelle des grades.La cérémonie, sous la présidence du directeur de l\u2019école, le Dr Gustave Labelle, se tient en la salle du Patronage St-Vincent-de-Paul.Parmi les invités d'honneur, nous remarquons Mgr Arthur Douville, évêque de St-Hyacinthe, Mgr Olivier Maurault, recteur de l\u2019Université de Montréal, l'honorable Laurent Barré, ministre de l\u2019Agriculture, l'honorable Jean-Paul Sauvé, ministre de la Jeunesse, Monsieur Ernest-J.Chartier, député de St-Hyacinthe, Monsieur Ernest Picard, Maire de la ville, etc.L\u2019Université de Montréal, â laquelle l'école est affiliée, conférera 10 doctorats à nos gradués.La maladie de Newcastle Cette maladie des volailles (ou pneumoencéphalite aviaire) n'est pas encore très répandue, mais on ne lutte pas avec moins de vigueur contre elle.Un comité spécial de yétérinaires en surveille le développement et organise l\u2019extirpation.Celle-ci est efficace et n\u2019est possible que lorsque les manifestations sont signalées sans retard.Gros incendie à Messines Un incendie a détruit des tonnes de graines de semence de plantes hâtives, d'aliments pour les bêtes à cornes, de semences de pommes de terre, et autres semences de même que le bâtiment qui les contenait et qui appartenait & une Société coopérative de Messines.On croit que l'incendie a été causé par un fil électrique défectueux.Les pertes s\u2019élèveraient à environ $60,000.Dans le même bâtiment se trouvaient les bureaux de la Caisse populaire.' L\u2019immeuble était assuré.Fin de session à Ottawa La prochaine réunion du Parlement aura probablement lieu en septembre.Le vingtième parlement du Ca nada a été dissout samedi dernier le 30 avril et c'est le 27 juin que le peuple sera appelé â élire le vingt-et-unième.Au cours des dernières heures, les députés ont voté une somme d'environ un demi-million de dollars pour permettre aux divers services publics de fonctionner d'ici la prochaine session qui se tiendra probablement en septembre.Lors de la cérémonie de clôture, l\u2019assistant du gouverneur général, le juge en chef de la Cour Suprême, l'hon.Thibodeau-Rinfret, a fait la revue des mesures votées récemment par la Chambre des Communes; l'adhésion de Terre-Neuve à la Confédération canadienne, le pacte de l'Atlantique, l\u2019accord international sur le blé, l'augmentation des pensions de vieillesse, les amendements â la loi des Allocations familiales abolissant l\u2019échelle décroissante, l\u2019accord interprovincial et international sur les pipe lines de l\u2019Ouest, etc.Le pacte de l'Atlantique a été signé samedi par le premier mi nistre immédiatement après la dissolution du Parlement.On rap porte que la fin de la session fut calme.Dès le lundi de Pâques, le premier ministre, M.St-Laurent avait annoncé son intention de terminer la session au cours de la semaine et de déclencher immédiatement un appel au peuple.Deux importants projets de loi, le pacte de l\u2019Atlantique et l\u2019Ac cord international sur le blé, ont reçu en dernière lecture l\u2019appui unanime des députés présents en Chambre au moment du vote.Pprc américain exporté en^ G.-B.Le gouvernement américain a décidé dernièrement d'accroître ses exportations de porc frais au Royaume-Uni en utilisant les crédits affectés au plan Marshall connu sous le nom d\u2019Adminietration de la Coopération économique (ECA).Certains observateurs ne croient pas qu'une telle décision affecte le contrat anglo-canadien de bacon.Cette opinion repose sur les développements suivants: 1.\tLe département de l\u2019agriculture a autorisé l\u2019exportation de 73,-000,000 de livres supplémentaires de porc frais pour le trimestre se terminant le 30 juin prochain.Environ 66,000,000 de livres iront à la Grande-Bretagne.2.\tL\u2019administration de la coopération économique (E.C.A.) a attribué $21 millions pour financer les achats de porc frais aux Etats-Unis.Cette double décision contribuera beaucoup â réduire les excédents de porc au pays et facilitera peut-être l'emploi de certains fonds de l\u2019E.C.A.pour l\u2019achat de bacon canadien par la Grande-Bretagne.Si le gouvernement avait été forcé d'acheter de fortes quantités de porc dans le but de maintenir les prix au niveau prescrit l'E.C.A.aurait été moins disposée à attribuer des dollars pour l'achat de bacon canadien.Le Canada n\u2019exporte pas de porc frais.Ses exportations de bacon constituent toutefois un facteur important dans l\u2019économie du pays.Vu que les Etats-Unis disposent en ce moment d\u2019excédents de blé, l'E.C.A.serait également mal avisée d\u2019autoriser la Grande-Bretagne à acheter son blé du Canada.De fait l\u2019Angleterre n\u2019a pas demandé de blé i l'E.C.A.depuis le 1er mars et il est possible qu'elle puisse, dans un avenir rapproché financer ses achats au Canada â même ses dollars \u201clibres\"._____ Les activités du Jardin Botanique Le Jardin Botanique de Montréal est un centre d'enseignement.Voici quelques-unes des activités qu'on y déploie au cours d\u2019une année: Visite des jardins (visites dirigées pour les institutions, l'été, après arrangement préalable); distribution des feuillets horticoles et botaniques; service de renseignements bottaniques et horticoles; école d\u2019apprentissage horticole; école de l'Eveil pour les tout-petits; jardiniers d\u2019E-coliers; cinéma éducatif; expositions florales; conférences et cours publics; etc.Les semences de betterave à sucre Un rapport mentionne que l'on a commencé à semer de la betterave à sucre le 13 avril dans le sud-ouest de l'Ontario, mais que les travaux ont été retardés par la température froide et pluvieuse du temps de Pâques.On s\u2019attendait cependant à ce que plus du quart des 32,000 acres de bettera ves aous'cùntrat fût en terre avant 14 premier mai.Pourquoi Souffrir Or, M» Fektmrr imo \u2022 taos de Maux de tête Dérangement d\u2019estomac Indigestion Nervosité Gax et Gonflement Insomnie et manque d\u2019appétit | causé par la constipation 7.Pncum vaut la (ouUgamant prompt, prouva, agréabl* au moyan afda k éliminer la matière obitruante, aide' i chatter let gat da la conitipation,j donna à l'eitomac ca sentiment réconfortant da chaleur.L'étfirarilé étonnante du Novoro ait dûe \u2022 une for-male teientifiqae qui combina 18 (pi* aeulement une ou deux) det herbet, racinet et botaniques médicinales dé! la Nature \u2014 une formule tecrèlo per-! fectionnéo pendant une période de 71-ant.Oui pour le toulaiement prompt,' prouvé agréable det mitirei de le con-\u2022tipation procure» voui, aujourd\u2019hui dent votre voitinage le Novoro on bien failli venir L\u2019effre letredecteire Spéciale la bcutalM» àm 11 mi RM p«ur muImmM $1.00 Ml* r moéiém franc* 4# part ,Ov'À'V livre* ck.» vaua.Envoyai ce coupon \"Offre Spécule\u201d Maintenant ?C| .Inclus $1.00.Envoyas mol franco do port uns bouteille régulier» do I I oncaa do NOVOIIO.O Envoyas C.O.D.(Plua la* (rata).Nom .Bureau de Potta,.M.HN,M.\u201eMM.M.HHe DR.PETER FAHRNIY * IONS C0.____p.pt.cm-it'f SSCI Woahlagl.a Ilrd., Chicago.111.J SM Stealer St.Wlaatpeg.Ma*., Can.| Tous les cultivateurs de la province ont reçu de grands services de l'U.C.C.et il n\u2019y a pas d'eveep-tion.Plus de 33,000 culticateurs sur 150,000 reconnaissent des ser< ces rendus en payant leur sotisa-tion annuelle â l'U.C.C.\u2014 Qua font les autres?DESTRUCTION CERTAINE DES BROUSSAILLES « l\u2019aidé du \u201cBRUSHKIL\" attiré \u201cGreen Cress\" PARTICULIEREMENT EFFECTIF SUR Eglantiers et Ronces (Mûriers sauvages at Framboisier! sauvages) Herbe à lu puce VOICI quels sont les avantages propres aux éthers de 2,4-D et de 2,4,5-T combinés.Le Brushkil activé Green Cross vous donne une répression remarquable des plantes buissonnantes et des autres plantes ligneuses dandies chemins résultant d\u2019un droit de passage, dans les pâturages, les communes et les autres endroits où une semblable végétation se présente.Le Brushkil activé vous offre la chance d\u2019établir un programme vraiment efficace de destruction des broussailles.Il élimine le défrichement mécanique, toujours pénible et dispendieux, et le remplace par quelques simples pulvérisations.Considérez, dès aujourd\u2019hui, ces avantages du Brushkil activé.Communiquez avec votre représentant local Green Cross, ou écrivez directement au \u201cService technique, Insecticides Green Cross, 2873 rue Centre, Montréal 22, Qué.\u201d BRUSHKIL ( éttaf Mtlvfi de 7,44) \\ ACTIVE \\ .itus^s-T ) À BAS LES BROUSSAILLES \u2022Mereui t/fpeiie 13928395 Pare \u2022 LA TERRE DE CHEZ NOUS Les provinces et la margarine Positions prises par les dix provinces canadiennes.Qui a du GRAIN Voici, en résumé la position prise par chacune des dix provinces canadiennes, à date, au sujet de la margarine, .en attendant que le Conseil privé de Londres se décide de dire si la Cour Suprême du Canada a bien fait de décider a\u2019enlever au gouvernement fédéral le droit de décider d'interdire la margarine au pays .-.En otU-ndant, les provinces ont décidé:\t, Interdiction formelle: Québec, \u2022t Pile du Prince-Edouard, Autorisation sans restriction: Terre-Neuve (qui n'a à peu près ras d'industrie agricole); Restrictions: Ontario.Colomoie, Saskatchewan, Alberta, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Ecosse.Ces dernières ont plus eu moins modelé leur législation sur celle de ''Ontario selon laquelle la margarine autorisée ne doit pas contenir plus de 1.6 degrés de colorant jaune, pas plus de 16 pour cent d\u2019eau et pas muins de 80 pour cent de gras; le produit ne doit être servi au public dans les restaurants que sous le coup de divers règlements destinés à protéger le consommateur et moins malins qrt\u2019ils en ont Pair.n en a pas.; sli % Zone formée dans le Bas St-Laurent Pour lutter contre la flétrissure bactérienne de la pomme de terre.A la suite d\u2019une série de réunions tenues au cours du mois, dans le comté de Matane, notamment à Baie-des-Sables, St-Ulric et dans le secteur de Luceville, plus d\u2019une centaine de cultivateurs ont adhéré au projet d\u2019établissement d\u2019une zone volontaire de culture des pommes de terre dans le Bas St-Laurent en vue d\u2019enrayer la propagation de la flétrissure bactérienne, maladie qui affecte grandement la qualité et le rendement de la récolte.En adhérant au zonage volontaire, les producteurs s\u2019engagent à renouveler leur semence et à mettre en pratique la désinfection intégrale des prémices, machines et outils venant en contact avec les tubercules.Ce sont les mesures de contrôle qui s\u2019avèrent les plus efficaces pour tenir la maladie en échec.Ce projet fait suite aux résolutions adoptées lors du congrès des producteurs de pomme de terre tenu l\u2019hiver dernier à l\u2019Ecole d\u2019A-griculture de Ste-Anne-de-la-Poca-tière, sous les auspices du Bureau de la Protection des Plantes.Ces réunions sont organisées par les producteurs eux-mêmes, aidés en cela par leurs agronomes.On estime que la majorité des producteurs ayant à coeur la production de récoltes suséeptibles de satisfaire, le marché adhérera au lonage préconisé.L\u2019établissement de nos vétérans Le plan provincial de colonisation auquel participent actuellement les anciens combattants de la province de Québec date de 1046.Le brigadier Edmond Blais, surintendant provincial du bureau de l\u2019établissement agricole des vétérans, vient de rendre publiques certaines \\ récisions sur ce plan.Le colon-vétéran bénéficie de l\u2019aide provincial: primes d\u2019ins-tallati /i, primes statutaires et crédit d\u2019organisation agricole.Par une décision prise en février 1947, la Province accordait aux anciens combattants éligibles les mêmes avantages qu'aux civils.L'administration de la Loi agricole des Vétérans et le ministère de la Colonisation s\u2019entendaient aussi sur plusieurs autres points.Le mouvement de colonisation ainsi préparé n\u2019a pris une certaine am fleur que depuis octobre 1047.voici les résultats obtenus à date: Etablissements: 226, dont 108 tn Abltthl H dans la région de .\t.ta, rLUS, RÉCOLTEZ DAVANTAGE/ lOOMINOTS0\u2019PLUS-TERME MINISTERE DE L'AGRICULTURE , QUEBEC Sur l\u2019emploi des engrais chimiques Un guide préparé par le Conseil des Engrais chimiques, distribué gratuitement.Le Ministère provincial de l\u2019Agriculture tient à la disposition des cultivateurs qui eh désirent copie, la circulaire intitulée \u2019Recommandations du Conseil des Engrais chimiques de la province de Québec, pour l\u2019année 1049\u201d.Elle comporte quelques nouvelles formules d\u2019engrais plus concentrés que les cultivateurs trouveront profit à acheter, parce qu\u2019ellès leur coûteront moins cher de transport et d\u2019épandage.Les jardiniers amateurs trouveront également profit à consulter ce guide préparé par des experts.Parmi les nouvelles formules recommandées les unes s\u2019appliquent au tabac à cigarettes, d\u2019autres à la betterave à sucre en vue d\u2019obtenir de meilleurs rendements.Le Conseil souligne, de plus, l\u2019importance du rôle'des engrais de ferme et des engrais verts pour maintenir la matière organique du sol à un niveau normal ainsi que la nécessité de l\u2019égouttement et de l\u2019aération des terres pour que les plantes bénéficient plus largement des éléments nutritifs découlant de la fertilisation adéquate du sel.Dans le secteur des cultures horticoles, le Conseil a révisé totalement ses recommandations en tenant compte des engrais maintenant disponibles, ce qui explique de nombreux changements apportés aux recommandations faites dans le passé.Cette circulaire d\u2019une utilité incontestable pour quiconque veut utiliser les engrais chimiques de façon rationnelle est adressée gratuitement sur demande au Service de l\u2019Information, Ministère de l\u2019Agriculture à Québec.Rimouski et Matapédia, 39 dans la péninsule de Gaspé, 16 dans la région de Québec et autour du lac St-Jean, 9 dans les Cantons de l\u2019Est et 2 dans les Laurentides, au nord de Montréal.107 autres vétérans détiennent leur certificat d\u2019admissibilité et seront établis au cours de 1a prochaine belle saison.De plus, un total de 216 anciens combattants ont pre senté une demande d\u2019admiaiim-lité.Il y aurait donc, en 1949, de 250 à 300 candidats d\u2019établis.Les salaires élevés dans l\u2019industrie empêchent certains vétérans de s'établir sur des lots, mais ceux qui le font peuvent profiter du travail d'hiver dans les chantiers, et si les facilités d'emploi I (Suite à la page » La semaine de fierté rurale Elle aura lieu du 19 au 26 mai prochain, préparée par la J.A.C.\u2014Réunion à Nicolet.Dimanche, le 24 avril courant, un conseil fédéral de la J.A.C.réunissait à l\u2019Ecole d'Agriculture de Nicolet une centaine de dirigeantes et dirigeants locaux.Le programme orienté vers la préparation de la Semaine de Fierté rurale comportait un haut intérêt.La Centrale Jaciste avait délégué le Révérenl Père Leroux, c.s.v., assistant-aumônier général et Mlle Gaétane Gareau, secrétaire nationale.Les dirigeants fédéraux de la J.A.C., Mlle Madeleine Mont-plaisir, présidente, et M.Fernand Laroche, président, eurent l\u2019heureuse initiative de lancer une invitation aux dirigeants diocésains de l\u2019UCF et de l\u2019U.C.C.\u2014Mme Orner Côté, présidente diocésaine de l\u2019U.CF.et Mme Dominique Goudreault, vice-présidente, ré-pondiient à l\u2019appel, de même que M.Dominique Goudreault, directeur diocésain de l\u2019U.C.C., M.Gilles-H.Ledoux, assistant-propagandiste, et Mlle Rosaline Dési-lets, secrétaire à l'U.C.C.Une messe célébrée par M.l'abbé Isidore Lauzière, aumônier diocésain de la J.A.C., présida les délibérations.Au cours du sermon, le Révérend Père Leroux rappela le grand devoir de l'apostolat pour le militant.La journée entière se passa en études, élaborations de programmes, commissions et plénières, le tout dans une atmosphère de fraternité et de compréhension.Cette journée marquera un grand pas vers une collaboration toujours plus étroite entre tous nos mouvements ruraux.La Semaine de Fierté rurale du 19 au 26 mai resserrera encore les liens, car tous se donneront la main pour faire de cette belle initiative jaciste le succès du travail de toute la classe rurale.Une revue de la situatjonjiyicole Aujourd\u2019hui même, au Château Frontenac, â Québec, se lient une journée éducative des produits a-1 vicoles organisée sous les auspices du Comité des Industries avicoles du Québec.On étudie la présente situation de l\u2019aviculture dans le Québec et les moyens de l'amélio rer.Pour les consommateurs, il y a démonstration sur la classification, la préparation, l\u2019achat et la vente des volailles, par les offj-/Suite à U page M.A.Charbonneau est élu président Assemblée annuelle de la Corporation des Agronomes (Montréal).\u2014 Réception des finissants d'Oka.LE 4 MAI 1949 M.Anthime Charbonneau, agronome du comté de Joliette, a été élu président de la Corporation des Agronomes, section de Montréal, lors de l\u2019assemblée annuelle tenue le 25 avril dernier, à Montréal.Les autres membres du bureau de direction sont MM.André Gagnon, vice-président, P.Granger, O.Hénuset, J.-B.Lanctôt, Ray-nald Ferron, Léo Raynault, Germain Lelebvre, Eug.Vermette, directeurs.Lë secrétaire demeure M.Raymond Houde, et M.Bernard Lamoureux devient vérificateur.Après l\u2019assemblée régulière, au cours de laquelle la section a choisi ses délégués et substituts au prochain congrès général de la Corporation, à Shawinigan, les 29 et 30 juin prochains, il y a eu un souper en l'honneur des 23 finissants en, agronomie de l'Institut agricole d\u2019Oka.M.Roméo Martin, président sortant de charge, présidait ce repas à la fin duquel le professeur Roland Fournier a présenté la promotion de 1949.M.J.Blais a donné quelques notes biographiques sur chacun de ses confrères.Ces futurs agronomes ont ensuite entendu les sages conseils qui leur furent donnés par M.H.-C.Bois, syndic de la Corporation, M.Esdras Minville, directeur de l'Ecole des Hautes-Etudes.Antoine Tremblay, gérant de la \u201cSolidarité\", M.L.-J.Trottier, gérant général adjoint de la Banque Provinciale du Canada, et M.Anthime Charbonneau.M.Benoit Guay, président de la promotion \u201949, avait pris place à la table d'honneur avec les invités.Election de M.L.Frost M.Leslie Frost, trésorier provincial et ministre des Mines, a facilement été élu chef du parti progressiste-conservateur ontarien lors d'une convention provinciale tenue la semaine dernière.Il deviendra sous peu premier ministre de sa province.Avocat âgé de 54 ans et originaire d\u2019Orillia, ville de l\u2019Est d\u2019Ontario, M.Frost a déclaré à la suite du congrès qui lui a assuré une victoire facile qu\u2019il rencontrerait le premier ministre Kennedy qui est encore chef du gouvernement, ajoutant qu'il n'avait pas eu le temps de songer aux changements à effectuer dans le Cabinet provincial.Le scrutin qui a clôturé le congrès de trois jours a donné au trésorier provincial et ministre des Mines 834 les 1,462 voix enregistrées, ainsi qu\u2019une majorité écrasante sur les trois avocats de Toronto qui s'étaient présentés contre lui.Le procureur général, Leslie Blackwell, capta 442 voix, alors que Kelso Roberts, sncien député provincial, en a obtenu 121 et Dana Porter, ministre de l\u2019Instruc-tlon publique, en a remporté 63.TÔLE et matériaux de construction ?1rs « Tôle gauirée \u2022\u2022ROYAL' en alu minium 1ère qualité, gauge 24.feuilles de 36 pouces de largeur couvrant 32 pouces Feuilles de 6, 7, 8, 9, 10, 10)4.11, 11)4.12, 12)4, 13, 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CHAMPLAIN METAL NDUSTRIES, Inc.75.Sixième avenue (Angle des Sables), Québee.Tél.3-9256 Demandez échantillon, liste de prix illustrée I - \u2022ULLZ LE 4 MAI 1919 Inspecteurs en congrès pour l'étude de la ««Fté des produits laitiers Le congrès annuel des inspecteurs d'établissements et de produits laitie*- tenu à l\u2019Ecole de Laiterie de St-Hyaclnthe, récemment, fut des plus féconds en enseignements de toutes sortes.Ce congrès, qui a duré quatre jours, avait pour thème général la \u201cqualité des produits laitier»\u2019\u2019.I Le rôle des inspecteur» de la Division de l\u2019Industrie laitière est précisément de travailler au maintien et i l\u2019amélioration de cette qualité afin que les usines laitières m fournissent aux marchés domestiques et d\u2019exportation que des produits de tout premier choix.L'honorable Laurent Barré ministre de l\u2019Agriculture, a visité les congressistes et les a encouragés dans l\u2019oeuvre éducationnelle qu\u2019ils poursuivent.Il a parlé de justice sociale et développé les points suivants: la droiture d* l'homme, le respect de l\u2019autorité, la mission de l\u2019inspecteur et l\u2019orientation de notre industrie laitière.Plusieurs causeries ont été pro noncèes par des techniciens en vue dans le romaine de l'industrie laitière: fonction de l'inspecteur, par J.-Ls Bélanger, sous-inspecteur en chef; les sédiments du fromage, par S.Langlais; résultats de la class\u2019fication du fromage, ' par Georges Bourueau; classifies-1 tion du beurre domestique et d'exportation, par J.-U.Maher; hygiène de la fabrication, par P.-E.Bégin; la hiargarine, par André Martin.Le Dr H.-Ls Bérard, directeur de l'Ecole de Laiterie, a communique à l assistance d\u2019intéresants résultats sur les recherches effec- tuées à cette institution.Un forum dirigé par M.R.Camirand et auquel participèrent, plusieurs inspecteurs avait pour sujet \u201cLe transport du lait et de la crème et ses effets techniques et économiques\u201d.Dans l\u2019ensemble le congrès fut un véritable succès et il contribuera puissamment i une orientation encore p\u2019u* efficace de notre industrie lai'/ere.Les séances Dirent présidées par M.R.Camirand, inspecteur général des établissements laitiers et chef de la Divison laitière au Mini» tère de l\u2019Agriculture.LA TERRE DF CHEZ NOUS M.J.-P.Nadeau élu président Au caur< du récent congrès de l\u2019Association des Techniciens en Industrie laitière tenu à Si-Hyacinthe, un nouveau Bureau de direction » été élu.U \u2022\u2022 compose de NM.J.-P.Nadeau, de Valley-field, président; Armand Robert, sons-inspecteur général, de Mosd-réal, vice-président; directeurs, Dr H.-L.Bérard, de St-Hyaclnthe, L» renia Trottier, des Trots-Rivières, et Roland Camirand, de Québec, i L.-Orner Dubé a été réengagé comme secrétaire.Fag* I 7 h - L\u2019avenir de la cuniculture Déclaration de M.l'bald Pilon, du ministère de l'Agriculture.L'élevage des lapins prend de l'ampleur dans notre province.Lors de .a dernière assembicc mensuelle de l'Association des Producteurs de Lapins, M.Ubald Pilon, chef de la division avicole au Ministère Provincial de l\u2019Agriculture, annonçait que les Instructeurs avicoles seraient au service des éleveurs de lapins.M.Pilon a clairement expliqué les vues du Ministère en ce qui ; concerne la cuniculture dans notre Province: \u201cJe crois avoir dit, à differentes reprises, tel qu\u2019à So-rel, Québec, que le ministère de i l\u2019Agriculture était prêt à faire tout ! ce qui était possible pour aider la cuniculture dans la Province et ]e maintiens ce que j'ai dit.Je crois 1 avoir exprimé aussi clairement que possible l'idée du ministère de l'Agriculture, depuis que j\u2019occupe ce pos.e a Québec, à savoir qu\u2019il serait prèrerable d\u2019avoir une seule assocta'ion dans la Province, représentant tous les cuniculteurs, plutôt que deux, trois et même plus.Le ministère préfère transiger avec une seule association, et je ne crois pas dévoiler un secrea en disant que le ministère va donner un subside plus élevé à l\u2019Association des Producteurs de Lapins, justement parce que c\u2019est la seule association.Cela prouve que le ministère de l\u2019Agriculture est favorable à une seule association.\u201d En commentant la question des cercles dans la Province, M.Pilon ajoutait; \u201cJe ne suis pas opposé à l\u2019organisation des cercles, mais je suis opposé à une organisation nouvelle basée sur la division et je m\u2019y opposerai tant ; que je n'aurai pas une réponse de l'Association.Je suis convaincu donc que les cercles ont du bon pourvu qu\u2019ils soient suivis et je suis certain que si l'Association des Producteurs de Lapins veut s\u2019occuper de ces cercles, elle peut leur rendre de grands services pour agir comme lien entre oes cercles afin de les lader dans la question 4e l\u2019èleVage et du nar- Lrwdon 4 portières Stylellne De Lux# Cette belle voiture Chevrolet \u2022\u2022t d'un tlyU élégant dont vous serez fitr pendant do» année» Un cultivateur connaît la machiner!» et c'est pour cela qu'il apprécie la solide construction de la Chevrolet et sa qualité durable Le cultivateur moderne e»t forcément un habite mécanicien.l'eRpérience qu'il a en fait de machines agricoles en fait un bon juge des automobiles.C'est oinsi qu'il préfère le moteur Thrift-Master à soupapes en tête do Chevrolet .il sait qu'il est puissant, économique et construit pour plus d'années de service sûr.Il rencontre en tout point ses exigences en matière de valeur et de rendement.Considérant le dur usage auquel uae auto est soumise en compagne, les cultivateurs conviennent que la CHEVROLET est la plus belle de toutes les VALEURS ! ^CHEVROLET Lee cultivateurs savent quelle valeur ils ont droit d'attendre pour leur argent \u2014 et Me savent quo la Chevrolet vaut bien ton prix Les cultivateurs comparent les caractéristiques de grosse voiture de la Chevrolet \u2014 dessin à équilibre axial, freins hydrauliques Certi-Sofe, cadra en caisson, changement do vitesso commode \u2014 avec d'outres.Ils comparent la prix, et ils conviennent quo tout cela constitue la plus bolle do toute» lot voleurs I jf U n\u2019y a rien comme l\u2019usage rural -\tpour éprouver la valeur d\u2019une auto\u2014et la Chevrolet a fait ses preuves comme championne dans les chemins de campagne du Canada.La Chevrolet a la préférence du cultivateur sous tout rapport.Elle lui donne un style qui sera encore beau et moderne dans des années d\u2019ici.Elle lui donne la puissance avec l\u2019économie .un confort et une sûreté durables.Et Chevrolet offre tous ces avantages au plus bas coût.Les cultivateurs canadiens savent reconnaître la valeur et ils voient bien que la Chevrolet est la fi/ns belle Je toutes les valeurs l UN PRODUIT DE LA GENERAL MOTORS Dons les chemins de campagne, dans les rangs et même dans les champs, le doux roulement plané de la Chevrolet vous transporte confortablement Un roulement amélioré des genoux méconi ques unifiés, des amortisseurs à effet direct, du genre pour avions, et de gros pneus à basse pression adoucissent les plus rudes ornières.Et le nouveau centre de gravité abaissé (tans sacrifier le dégagement au-dessus de la route) .le cadre en caisson viennent encore augmenter votre confort et votre sûreté dans celte nouvelle Chevrolet épatont».Vous voulez voir tout autour de vous, dons les chemins do campagne, et la Chevrotât voue ontoure do glace do eécurité La visibilité supérieur» de la Chevrolet rend la conduite plus agréablo.Le pare-brise courbe ost plus grand, les piliers sont plus minces; la superficie des fenêtro» est occruo do 30% ot vous permot de tout voir le long do la routa.Vous êtes d'ailleurs plu» on «Oretê.* l'intérieur est vroimont spacieux et que dire de la mallo! Vous pouvez donc vous promener confortablement et vous éviter dos voyages additionnels I L'intérieur de la nouvelle* Chevrolet en fait réellement une voiture -de famille 1 Les sièges de cinq pieds de large vous permettent de prendre vos aises, ce qui est important durant lot longs voyages I La malle peut recovoir un tos de bagagos, et vous soroz surpris do la facilité do l'ouver-turo du coovbrde .il suffit, pour bien dire, de tourner la clef pour l'ouvrir.Mt-OÀI* Fare B LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 4 MAI 1949 septembre dentier.A gauche, M.Gérard Ménard; au centre Mme Emile Mé- T .\t.\t.\t¦__At__l .ai____il_l a.n - !(!.!.4.\t64.¦ et le parti PROGRESSISTE CONSERVATEUR VICTOIRE avec BMW Voilà vingt ans_________________ La \"Terre de Chez Nous\" rapporte une expérience sur le coût de l'élevage des chevaux faite à la Ferme expérimentale de Ste* Anne.Même si la piastre d'alors avait plus de valeur, il est bon de rappeler les résultats de cette expérience.Voici: Treize poulains Percherons ont été élevés jusqu\u2019à l\u2019âge de 2'.i ans.11 a fallu pour les élever jusqu\u2019à cet âge une moyenne de 4,921 livres de foin, 3,664 livres d\u2019avoine, 890 livres de son et 7.7 mois sur pacage.Prix moyen: $116.37 par poulain pesant 1,517 livres.M.Albert Rioux fait écho dans un éditorial à une conférence du ministre de l\u2019Agriculture, M.God-bout, devant les étudiants des Hautes Etudes Commerciales sur le commerce des produits agricoles.11 écrit: Pour mettre de l\u2019ordre dans le commerce des produits agricoles, dit avec raison le ministre, il faudrait que les producteurs eux-mêmes s\u2019organisent pour vendre, en se passant des intermédiaires, par la coopération.Seuls les groupements de vente en coopération sont en mesure de traiter avec les grandes compagnies, les coo pératives de consommation et les administrations publiques et privées.Seuls les groupements peu vent obtenir des réductions de * transport, des installations et aménagements nécessaires pour certains produits comme h viande, le beurre, les légumes et primeurs.Voilà dix ans Une petite nouvelle d'alors qui peut être d\u2019intérêt si l\u2019on considère les changements survenus depuis.Le premier wagon d\u2019oeufs de la catégorie \u201cA\u201d, exporté du Canada en 1939, est parti de Winnipeg le 17 avril à destination de Glasgow, en Ecosse, et il est à prévoir que plusieurs autres wagons partiront de Montréal pour les marchés anglais pendant les quelques semaines suivantes.Les expéditions seront rassemblées dans l\u2019Est et l\u2019Ouest du Canada .Le Canada a été le premier des pays à établir des types modèles de classement pour les oeufa pour le marché local et le marché d'exportation.| Le Conseil.(suite de la première page) bres de l\u2019U.C.C.retiendront avec le plus d'attention les dernières lignes de cette réponse.Quelles que soient les causes du présent conflit industriel et les péripéties du long débat entre employeurs et employés, la classe agricole ne peut être insensible aux misères de la classe ouvrière.Il est donc souhaitable que les Syndicats de l'U.C.C., en collaboration avec leur fédération respective, prenne les moyens les plus expéditifs et les plus sûrs de venir en aide aux familles affamées des grévistes.Pour des catholiques, frères de sang, il y a une chose au-dessus de toute discussion: c\u2019est la charité chrétienne.Criblures .(Suite de la page 3) que \"l'Administrateur du Sucre prix de revient et a décrété des a tenu compte de la hausse du mesures en conséquences au mois de novembre 1947 .,.\u201d Les autres responsables, après cela, sont \u201cl'accroissement de la production et des ventes à la suite de l\u2019abolition du rationnement\u201d.' La Providence est d\u2019ores et déjà pour les producteurs de betteraves, c\u2019est prouvé.Qui pourrait gagner à leur cause l\u2019Adminlstra-leur du lucre7.Voilà quinze ans Echo du la compaqnu butturovièrt 1948 Le cas particulier de Mme Emile Ménard de St-Thomas d'Aquin (St-Hyacinthe) Fermière courageuse et mère de 10 enfants, elle oriente sa ferme vers les cultures maraîchères et celles de la betterave.\u2014 271 tonnes livrées à la Raffinerie de St-Hilaire en 1948.Par Roland L\u2019Espérance agronome, service provincial de l\u2019Information et des Recherches Comme le démontrent de récentes statistiques, la culture de la betterave à sucre dans St-Thomas d\u2019Aquin, comté de St-Hyacinlhe, a des adeptes nombreux et fervents.Sur 265 producteurs dont le rendement a atteint ou dépassé 10 tonnes l\u2019acre en 1948, et qui ont livré à Si-Hilaire pour $300.et plus de betteraves sucrières, 35 appartiennent à la seule paroisse de St-Themas d\u2019Aquin.Il y a mieux encore Sur 33 producteurs ayant obtenu le même rendement minimum et à qui la betterave a rapporté $1000 et plus de revenu brut total en 1948, il y en a 12, soit plus du tiers, qui sont de St-Thomas d\u2019Aquin.Dans une paroisse où cette culture industrielle suscite une telle émulation, personne, l\u2019an dernier, ne fut cependant aussi entreprenant que Mme Emile Ménard, qui avait \u201ccontracté\" 21.66 acres de betteraves, a livré à St-Hilaire 271 tonnes de racines, et s\u2019est ainsi fait un revenu brut total de $3,-527.03.Or, cette intensive production betteravière ne représente qu\u2019une étape dans la remarquable évolution de la forme Ménard, au cours des quinze dernières années.Regard en arrière En 1933, Mme Ménard devient veuve et reste avec une famille de 10 enfants (4 filles et 6 garçons), dont le plus âgé n\u2019a que 11 ans.Ici commence une oeuvre admirable de courage, de ténacité, et de confiance en les possibilités de l\u2019agriculture rationnelle.Où donc, aussi bien que sur la terre, en cette période de crise économique, Mme Ménard pourrait-elle élever et conserver autour d\u2019elle sa jeune et nombreuse famille Malgré les difficultés de l\u2019entreprise, elle décide de continuer seule à administrer la ferme et à en poursuivre l\u2019amélioration, donnant ainsi à ses enfants un inoubliable exemple de profond attachement à la profession agricole.L\u2019annce précédente, M.Emile Ménard avau commencé de participer au premier concours d\u2019exploitation rationnelle des fermes du comté de S* Hyacinthe.Jusque là son système de culture avait été très extensif1 troupeau de cinq vaches laitières pour 60 arpents de culture: productions animales complémentaires (porcs, poules) très réduites; peu de récoltes-argents; rendements médiocres.Il se rendait compte que des améliorations s\u2019imposaient.Les dirigeants du concours de ferme lui proposent un objectif de culture et d\u2019élevage approprié à ses conditions et tenant-compte de son manque actuel de main d'oeuvre.Les améliorations les plus urgentes auront trait au sol qui est humide acide, très pauvre en matière organique.M.Ménard se met résolument au travail Lors du jugement de 1ère année du concours, en août 1932, il se classe deuxième, sur vingt concurrents.Au concours du mérite agricole Devenue veuve, Mme Ménard continue de participer au concours de ferme.D\u2019année en année, les récoltes s\u2019améliorent.Si Men qu'en 1936, Mme Ménard s\u2019inscrit au concours du Mérite Agricole.Quelques lignes, extraites du rapport de M.Chs-A.Fontaine, alors secrétaire de la Commission du Mérite Agricole, soulignent les grands progrès réalisés depuis 1932 sur la ferme Ménard.M.Fontaine écrit: \"A ceux qui veulent une preuve tangible de la valeur pratique de certaines méthodes culturales telles que: rotation des cultures, le bon égouttement, l\u2019emploi de chaux et d\u2019engrais chimiques, nous leur dirions de faire une petite visite chez Mme Ménard.Aucune merveille n\u2019a été accomplie sur cette ferme.L\u2019on a tout simplement traité comme il l\u2019exigeait un sol réputé très ingrat: un sable blanc (sable froid), de nature très acide et difficile à assainir à cause de la finesse des grains du sous-sol\".M.Fontaine décrit alors les travaux d'égouttement (fossés, planches bombées, nivellement des dépressions), dit quelques mots de l\u2019équilibre des fumures, et ajoute: \u201cPrenant en considération la nature du sol, les cultures sont ma-ipiifiques.Les cultures sarclées couvrent un.» superficie d\u2019une douzaine d\u2019arpents et constituent une importante source de revenus (lé gumes pour le marché).Elles sont en général belles et prospères, petites cultures, en plus de bien convenir à ce sable, utilisent avec le maximum de rendement la jeune main d\u2019oeuvre dont dispose Mme Ménard .Les grains (sauf une petite étendue) sont beaux et sains.L'avoine donnera au moins 40 minots à l\u2019arpent.Excellente qualité et gros rendement de foin d\u2019un an\u201d .Bref tes juges, très favorable ment impressionnés, attribuent 873li points (sur 1000) à l\u2019exploitation au concours, et Mme Ménard obtient d'emDléc la Médaille d\u2019Ar-gent.Jugement' final des \"concours de fermes\" En janvier 1937 se termine le \"concours de fermes\u201d.Mme Ménard prend la septième place, sur dix-huit concurrents.C\u2019est un très beau résultat.Car il faut considérer les conditions désavantageuses dans lesquelles elle a concouru, et il faut savoir que plusieurs de ses compétiteurs plus heureux avaient sur elle, au départ comme à l\u2019arrivée, une avance considérable, surtout en industrie animale.Pour ne citer qu\u2019un exemple assez piquant, rappelons que le lauréat de ce concours de fermes du comté de St-Hyacinthe fut aussi, en 1936, le lauréat de la Médaille d\u2019Or de l\u2019ordre du Mérite Agricole: M, Donat Giard, excellent cultivateur et éleveur de Ste-Rosalie.Evolution vers les cultures maraîchères Pour sa part, Mme Ménard avait dû interrompre l\u2019amélioration du troupeau laitier.Dès 1936, on l\u2019a vue, elle s\u2019adonnait aux cultures maraîchères, moyen efficace, dans sa situation, de réaliser une rapide et nécessaire augmentation de revenu En 1946, elle fait l\u2019acquisition d\u2019une autre terre, d'une superticie de 90 arpents, au sol un peu plus lourd que celui du domaine résidentiel.L'année suivante, aidée de trois de ses fils, elle cultive 26 arpents de pommes de terre, 1% arpent de tomates, et un arpent de diverses autres pro ductions horticoles: fraises, oi gnons, etc.Cependant Mme Ménard fait en 1946 l\u2019essai d\u2019une acre de bette' raves sucrières; elle en cultive 5 acres en 1947; enfin, en 1948, elle ensemence en betteraves cette superficie vraiment remarquable de 21 2/3 acres.Ce qu\u2019on a vu précédemment suggère assez que Mme Ménard et (Suite à la page 19) Drew préconise l'économie dans l'administration gouvernementale Suivant une compilation faite par le journal Financial Post, il en coûte présentement aux canadiens, $300,000,000 par année, pour soutenir une armée de 122,000 fonctionnaires fédéraux, alors qu'en 1938, il n'en coûtait que $88,000,000 par an.C'est $80.00 que chaque chef de famille canadien doit verser annuellement au Trésor Fédéral pour faire face à cette orgie, le peuple a accepté de lourds sacrifices durant la période de guerre et a compris que l'augmentation du nombre des fonctionnaires était inévitable.Une fois la guerre terminée, le Gouvernement libéral King-St-Laurent aurait dû faire preuve d'un meilleur sens administratif en réduisant dans une proportion appréciable, le nombre des \u201cemployés temporaires'' dont les services n'étaient plus requis et alléger d\u2019autant le fardeau du contribuable canadien.L'Honorable Georges Drew entend bien corriger cette situation lorsqu'il deviendra premier ministre du Canada en réduisant au minimum les frais administratifs du gouvernement.C'est là un des articles au programme du parti progressiste-conservateur.Demandez au Service de Librairie de l\u2019U.C.C.la liste de ses publications à prix modiques.JARDINIERS-MARAICHERS.Engraissez vos sols cette année à la manière facile EMPLOYEZ L'ENGRAIS LIQUIDE \"NÀ-CHURS\" Vous obtiendrez \u2022 DES RENDEMENTS ACCRUS \u2022 DE MEILLEURS PROFITS \u2022 UNE MATURITE PRECOCE Facile d\u2019emploi .arrosez et fertilisez en une seule opération Représentant pour la province de Québec : EDMOND HARDY \u2014 3911 ave.CAVENDISH Tél: WA.5033 \u2014 Montréal, Qué.?AGENCES ENCORE DISPONIBLES POUR LA PROVINCE DE QUEBEC \u2014 DEMANDEZ LES RENSEIGNEMENTS EN ECRIVANT A: \"NA-CHURS\" PLANT FOOD CO.(Canada) LTD.LONDON\tCANADA Des numéros publiés par la \u2018\u2018Terre de Chez Nous\" le 8 mai 1929 \u2014 il y a vingt anj \u2014 le 2 mai 1934 \u2014 il y a quinze ans \u2014 et le 3 mai 1939 \u2014 il y a dix ans \u2014 nous avons tiré pour vous les quelques notes suivantes:\u2014 LE 4 MAI 1949 La lettre recommandée par Jean Blanchet Le postillon monta les marches de la galerie et frappa doucement à la pdrte de la cuisine.Madame Tumescent s\u2019arrangea la crigne et, s\u2019essuyant les mains dans son tablier de coton, vint ouvrir.\u2014Bonjour, Madame, dit le fonctionnaire.Il leva sa visière de casquette et s\u2019informa: Votre mari est-il icitte?\u2014Non, il est à la cabane pour jusqu'à demain soir.\u2014C\u2019est parce que j'ai une lettre recommandée pour lui.Vous pouvez la signer à sa place, Madame, ça va faire pareil.\u2014On est marié en séparation de biens, ça fait rien?\u2014Non, non, à la campagne généralement, on ne fait pas cas de ces distinctions subtiles.La famille rurale est une communauté homogène où l\u2019apport de chaque membre, si utile qu\u2019il soit, est LA TERRE DE CHEZ NOUS Page 9 Améliorons et classons nos produits pour garder nos marchés, dit M.Barré Importante journée avicole, à Granby.\u2014 Allocution du Ministre de l'Agriculture.\u2014 Aviculture familiale et commerciale.confondu dans le grand tout, où.quelques considérations sur la Le Comité des Industries avicoles du Québec a tenu une journ-née avicole à Granby avec le concours des officiers des ministères fédéral et provincial de l\u2019Agriculture.M.J.-Alvarcz St-Denis, agronome local, et M.Jacques de Broin, président du comité, ont souhaité la bienvenue aux aviculteurs.L'hon.Laurent Barré, ministre provincial de l\u2019Agriculture, a prononcé une allocution sur l\u2019importance des journées avicoles et l\u2019obligation de tous les intéressés d\u2019y assister.Soulignant la nécessité de servir, si l'on veut être servi, le ministre a aussi insisté sur les avantages d\u2019avoir de bons produits, de les bien classer, et de stabiliser toute production agricole.M.Noé Hénault, du ministère fédéral de l\u2019Agriculture, a ensuite la collaboration sous toutes ses formes est orientée uniquement vers le bien général de la petite cellule-mère de la société.\u2014Vous parlez bien, vous, Monsieur .\u2014J\u2019étais annonceur de radio avant d\u2019être à l'emploi du ministère des Postes.Tenez, signez icitte sur s\u2019ta ligne-là .¦ Le facteur présenta un crayon de couleur jaune à Madame Tumescent qui inscrivit, tel que commandé, le nom de son mari sur la carte.Revenue à la cuisine, elle tint l\u2019enveloppe à la hauteur des yeux devant la clarté de la fenêtre et elle chercha ainsi pendant deux minutes à découvrir le contenu de la lettre.Incapable de savoir si c\u2019était un chèque, un sub-poena ou un état de compte, elle plaça la missive sur la corniche près de l\u2019horloge et continua à détremper sa pâte à tarte.Madame Tumescent n\u2019était pas indiscrète.Il ne lui était jamais venu l\u2019idée d'ouvrir une seule fois dans ses vingt-deux ans de vie matrimoniale le courrier de son mari.Mais à la maison on n'avait reçu que très rarement des lettres recommandées.: et, cette fois, c\u2019était elL qui avait apposé sa signature pour retirer la missive.Ensuite si cette lettre demandait une action immédiate, une réponse sans faute par le retour du courrier, comment sou mari pourrait-il s\u2019en occuper puisqu'il était à fabriquer du sucre d'érable sur leur lot à bois dans la paroisse voisine et qu\u2019il ne serait pas de retour avant le lendemain soir?Elle acheva de préparer deux tartes aux pommes et les glissa dans le fourneau.Elle traversa la cuisine et, s\u2019approchant de la corniche, elle étendit la main et saisit la lettre.Elle vérifia d'abord l\u2019adresse sur l\u2019enveloppe: c\u2019était marqué, Alphonse Tumescent, R.R.20, Mistinguot, E.N.On ne s'était point trompé de destinataire.La lettre appartenait à Alphonse, mais pourquoi la recommandation?Assise près de la table, la fermière avec ses doigts agiles palpa de nouveau T tnveloppe mince et opaque.Impossible de discerner par le toucher ce qu\u2019elle pouvait contenir.Elle laissa tomber la lettre sur ses genoux et, les bras croisés, mit en branle la chaise berceuse.Son visage se contracta soudain et elle porta une main à sa tête.Elle avait adopté l\u2019attitude des gens perdus ou plutôt absorbés dans la méditation, la réflexion profondes.On pouvait croire qu'elle était engagée dans une lourde bataille avec sa conscience.Devait-elle ouvrir la lettre elle-même?Ou était-ce plus convenable d\u2019attendre l'arrivée de son mari?Elle hésitait à prendre une décision, à trancher la question et les minutes s'écoulèrent.Tout à coup, le téléphone sonna: \u2014Allô, demanda Madame Tumescent, décrochant l\u2019acoustique.\u2014Allô, Armandina?C'est Alphonse qui parle .\u2014Oui, j'ie sais, j'ai reconnu ta voix.Achèves-tu les sucres?.'\u2014Non, ça coule pas mal bien de ce temps-ci et je te téléphone pour te dire que je veux rester à la cabane au moins deux ou trois jours encore.T'as rien de nouveau à la maison?\t) \u2014Oui, à la malle ce matin, y a (Suite à la page 17) situation des marchés avicoles.L\u2019avenir de cette industrie ne devrait pas nous causer d\u2019inquiétude.Cette année, nous ne pourrons peut-être pas remplir tout notre contrat avec l\u2019Angleterre, môme si ce contrat a été diminué de 76 à 46 millions de douzaines d\u2019oeufs.Quant à la consommation moyenne de volailles, au Canada, celle-ci est & peu près de 22 livres par personne annuellement.Selon M.Hénault, cette moyenne pourrait être doublée à la condition toutefois de donner aux consommateurs ce qu\u2019ils désirent.M.Ubald Pilon, chef de l\u2019aviculture au ministère provincial de l\u2019Agriculture, a traité de l\u2019importance des basses-cours.Il y a deux sortes de troupeaux de volailles: le troupeau familial, qui comprend de 25 à 40 poules, et le troupeau commercial, qui en compte quelques centaines.Dans la province de Québec, 85% des cultivateurs gardent des volailles, 56% ont des basses-cours de moins de 50 ' sujets, environ 12% gardent de 100 à 200 volailles, et seulement 1% en ont plus de 300.A l\u2019appui des statistiques, M.Pilon a montré que plus le troupeau est petit plus le rendement moyen l\u2019est aussi, et cela pour différentes raisons.Pour qu\u2019il vaille réellement la peine de s\u2019organiser en aviculture, il faut garder un troupeau d\u2019au moins 300 poules; dans ce cas la gestion *2 l\u2019entreprise sera confiée à l\u2019un des membres de la famille, et celui-ci s'en occupera particulièrement.Le dernier conférencier a été M.Adhémar Graton, d\u2019Oka, qui a parlé des meilleurs moyens d'augmenter le rendement des volailles.La production moyenne du Québec est de 120 oeufs par poule alors que pour avoir une entreprise réellement prospère il faudrait que cette ponte soit d'au moins 200 oeufs par année.Le taux de la mortalité est également trop élevé dans nos basses-cours; il est actuellement Me 20%, et il faudrait le diminuer de (Suite à la page 17) cAtorz*c.o AVIS Le chemin de fer nous fournissant actuellement tous les wagons dont nous avons besoin, nous sommes en mesure d\u2019en expédier 50 par jour .et toutes les commandes sont remplies aussitôt reçues.Profitez des facilités de transport en commandant sans retard pour livraison immédiate.Lu saison est courte; hâtez-vous ! La Carrière Deschambault, Inc.56, rue St-Pierre, QUEBEC.P.S.\u201cCalco\", dont nous sommes les créateurs et seuls fabricants.analyse en moyenne 95% en carbonate de calcium (CûCo3).Exigez-le toujours pour vous assurer satisfaction.Vendu en vrac et en sacs.HBB v \u201cv' \u2022i \"ySv&î;\tJww KWw* \t \t Devenir bon producteur de pommes de terre n\u2019est juis l\u2019oeuvre d\u2019un seul jour., .voire meme d\u2019une seule suisou; relu demande des années d\u2019expcrienec.Il en est de même des bonnes poudres et produits à vaporisation pour les pomme* de terre.I-cur luise au point n\u2019est pus l\u2019alTairc d\u2019un jour.Il futit parfois des années de recherches, d'essais et de verification uvunt qu\u2019un nouveau produit soit prêt pour le marche.La C-I-L fournit une gamme complète d\u2019insecticides et de fongicides efficaces aux producteurs de pommes de terre.Tous ces produits sont éprouves longuement à I\u2019usugc et préparés suivant des standards rigourcuxdc fabrication.La nouvelle fabrique de Parasiticides C-I-L de Hamilton offre une autre garantie de la liuulc qualité uniforme et de la sécurité des produits purasitl-cides C-I-L.Lu C-I-L vous procure les produits chimiques agricoles les meilleurs et les plus nouveaux qui soient\u2014aujourd\u2019hui comme dans les années à venir.Poudres et produits à vaporisation C-I-L pour les pommes de terre Dot c«/v ff 4MC# /E-e&Efc?b Çûi !e>ir, r I.es la ein ctit *Jc.^Porls **ion Ploi \u2018«Kl o,ï, \"He.[) Vo/r.dé &3?au vin.il m \u201c\"\u201c\u201cS#11® dre in6e.\u201ertieiiVu\u2018\u201c?e; combinée^dcdDT et m rc«er./ jn *nst \u2022\"SCC,7?; °o 7,0'\" les Cï'\"et de c0Co\"'\"ie \u2022 -, : «né 6lir COll, toinl, ole '«\u2022« - k envahit lcsVl-\u201dlpour\tU)Ui \"l,UCl o»s de\tr l\u2019üPpV\u201ctue.rr \u2019 ïï -VSi-aSS*101 fou*.50% DDT Miscible OR ' ®,,.u.nc Poudre miscible Pulvérisée au jet qui eon\u2019 .««s» \\*.\"Y.\" 50% de DDT.iw Y' fcremem efficace contre4$ «,n« \u2018lue les colc-op teres et plusieurs autre» V THIfrnnEn y\t*>«\t' TRI-COP ou PEHENOY v,r connue insecticide^\u2019 °'.' -PIe,,t \u201d e\" «r-Ufice à la finesse d.un*,c,Je combiné.Poudre 50% ntyr m: -él\tla de façon excemion,.!!, '* OI L Mule Possède des pronriété e,\"C.m.l,n,forme et pension et dSdhcshm 6U,,Cncures *> < ses particules, la csion.AUTRES FONGICIDES C-MT POUR POMMES DE TERRE TROX \u2014 Celt un* poudre contenant 7% de cuivre (table avec véhicule adhésif spécial.S'emploie en tout tempi excepté k U pluie ou eu veut.PERENOX \u2014 Celt une poudre très concentre* k 50% de cuivre combinée d'éléments miscible! et diipenifi era* plojrs en lolution d'arrosage pour eon* frôler lei brûlure» hâtive et tardive.TRI-COP - (Sulfite de cuivre tri* baiique).C'est une poudre miicible dans l'eeu contenant 52% de cuivre.Très efficace contre les brûlures hâtive et tardive.Peut s\u2019employer avec la poudre 50% DI)T C*I*L« l'erséniate de plomb ou l'arscniale de calcium.Demandez les poudres et produits à vaporisation C-f-t pour pommes de terre chez votre fournisseur ikN INO Parasiticides IA CHlMIf AU StlVlCI DIS CANAOliNS CANADIAN INDUSTRIES LIMITED Division de la chimie agricole C.P.10\tMontréal Halifax Toronto Chatham, Ont.Winnipeg Vancouver mmm ¦ .' , ' ;\t\u2014\"r, .\t: vi;\u2019 \\,'i.\t.è\t¦ L\t.'.-, i s W-\\ Pa\"'*» 10 LE 4 MAI 1949 ¦= LA TERRE DE CHEZ NOUS \"Le BOISE DE LA FERME\" \u2014; w r m.) «i £ * -\u2022! EÂ3i g st?32 g s\u2019a S JE B 1 g S S-s£S?t S E S i E« «SU SU \u2022£ ¦ £ S lîs t *«\u202225 ÀSw» S h3.i « s s * lîliti BS 3 S E ! o I s â * O w &s £* O Im H 5t> = 3 3.B «rt *g i 3 \u2022>.p.>> c t> s.« * F 2 S S ?\u2022! «\u2022laiSlI Ssf! a \u2022H » -ti ft-*2 h > r?r° 8 4* *£2 a 3 3S5-S»8 5 s §1j il?s STS W ?J \u2022fl S B.J?g «\"o o CK > ,_ï ,\t-*J , \u2014 WN M \\/>\\ J e gsss-i\u2019 2 çsü °ft o S'a h \u20221 o 5 3 3> g s S S 55- K\" 5 3J U: 0fl1S,aaiS^fH,oJS 00 par Roch Delisle, I.F.COURS A DOMICILE DE 1933-44 \u2022\tLe rôle de la partie boisée dans l\u2019économie de la ferme \u2022\tNotions sur l\u2019arbre et les essences forestières \u2022\tPourquoi on ne devrait pas faire pacager le bétail dans la forêt Et nombre d\u2019autres renseignements précis condensés dans une brochure de 165 pages pour la modique somme de 25 sous l\u2019exemplaire, ou $2.00 la douzaine.AU SERVICE DE LIBRAIRIE DE L'U.C.C.BIS, avenue Viger Montréal (24) La Société Canadienne d\u2019établissement rural, son origine, ses buts et ses moyens d\u2019action Le problème de l'établissement rural: principes et faits \u2014 Un besoin de stratégie nouvelle: la colonisation-secours remplacée par la colonisation-conquête \u2014 Constitution de la Société Canadienne d'Etablissement rural, son programme et ses services par J.-B.Lanctôt, ugronome MUM \u2022«*»* cuMM.mimm H (MHfMVr* IH H XOl'VLMX tt tant# \u2022 ***»¦* 0 04**1 l.Ht(4»0 :m+ .?T* iZttttnt j MM.m # MPC# f.t 440**4 r %n\\ttttM J BiUUUHt* 0 004($r # 4*m#0# L.tampi* 04*naa*'it 'Mÿiisÿ; C UH*#* c.i*«*#0t 0.04*0U-**t Voici le texte complet d\u2019une importante conférence prononcée par M.J.-B.Lanctôt au banquet qui a marqué son entrée à la Société Canadienne d'Etablissement Rural à titre de secrétaire général et de directeur des services techniques.M.Lanctôt s'adressait à un groupe représentatif de personnes intéressées au problème de l'établissement rural.(Ce banquet était présidé par M.Elie Ducharme).N.D.L.R.Aux sentiments d\u2019amitié et de solidarité que vous avez exprimés avec tant de bienveillance et de générosité je réponds un cordial merci en mon nom, en celui de Madame Lanctôt et de mes jeunes filles, puisque, avant de prendre la décision de laisser une situation de tout repos, j\u2019ai longuement pesé autour de la table familiale les conséquences présentes et futures de ce geste.Comme elles partagent avec moi des risques inévitables, mon épouse et mes filles ont un égal droit à vos sentiments généreux.Je sais donc gré à tous ceux qui ont participé à cette manifestation, à vous en particulier qui êtes venus ici ce soir, quelques-uns d\u2019assez loin, prendre part à ce banquet intime organisé à l\u2019occasion de mon départ des chemins de fer nationaux et par suite de mon entrée à la Société Canadienne d\u2019Etablissement Rural.Autant je me flatte d\u2019accueillir avec les miens le témoignage dont nous sommes ce soir l'objet, autant je me rends compte que vos sentiments généreux se portent en même temps et surtout à l\u2019oeuvre de première importance à laquelle vous êtes d'ores et déjà liés d\u2019affection: le peuplement de nos terres canadiennes, qui à titre de colonisateurs, qui à titre de coopérateurs, qui à titre d\u2019éducateurs sur les plans social et national.En me vouant aujourd\u2019hui à cette oeuvre, je continuerai d\u2019entretenir avec vous des relations plus é-traites dans la mise de l\u2019avant de principes et de réalisations capables de faire avancer l\u2019oeuvre déjà commencée, de lui redonner si possible une vigueur nouvelle vu l\u2019urgence qu\u2019il y a de soulager la situation orénente de notre classe rurale, voire surtout de notre jeunesse, situation qui n'est pas sans porter ses profondes répercussions sur la vie religieuse et socialç de la nation canadienne-française.Demain comme hier et aujourd'hui, j\u2019espère mériter par les gestes que je poserai la confiance, l\u2019amitié et la solidarité que vous me témoigniez ce soir, m'identifier de plus en plus à la cause que nous sommes communément appelés à servir: l\u2019attachement toujours plus profond et plus raisonné des nôtres à la plus précieuse des ressources, la terre arable du pays.Il importe à présent que je vous dise, iomme d'ailleurs m\u2019y invite si aimablement le président de cette soirée intime, mon ami voyageur Elie Ducharme, ce en quoi consiste la Société Canadienne d\u2019Etablissement Rural.Fondée en 1946 La Société prit naissance au Congrès national de Colonisation tenu à Boucherville en novembre 1946, alors que se réunirent des représentants de tous les groupements ruraux français du pays, ou à peu près.Ces délégués reçurent au préablc des questionnaires détaillés; ils furent ainsi bien préparés à tenir une clinique sur le complexe problème du détachement du sol de la classe agricole canadien-ne-française.Et pour mieux préparer le terrain à la discussion, pour préciser à la fois l\u2019atmosphère et la ligne de pensée, l\u2019on a jugé à propos d\u2019ouvrir le congrès p'ar une étude de principes et de faits.Le» principal Dans l\u2019exposé de principes, il est pris pour acquis\u2014d'ailleurs notre histoire l'a mainte fois confirmé\u2014 que la Providence a donné \u201cau peuple canadien-français une mission à accomplir, un rôle d'apôtre à jouer en terre d\u2019Amérique\u201d.\u201cA cette mission .que nous ne pouvons négliger sans nous rendre coupables d\u2019une abdication nationale .la colonisation est intimement liée.\u201d Pour bien remplir cette mission il faut un peuple fortement attaché au sol, fidèles aux enseignements de l'Eglise et croissant sans cesse en nombre et en influence.\u201cL\u2019industrie transporte les hommes de ville en ville, voire de pays en pays.Les conditions économiques défavorables contribuent à ces déplacements de masse, même dans les campagnes.Ainsi se disloquent et s'affaiblissent les peuples.L\u2019idéal les fuit.Ils ne sont plus capables d'aucune tâche généreuse.Le nôtre en sait quelque chose qui a perdu ainsi des millions de ses membres et rendu plus difficile l\u2019accomplissement de sa mission.\" \u201cMais la mission apostolique confiée à nos aïeux demande plus qu\u2019un peuple stable, rivé au sol; elle requiert aussi un peuple profondément chrétien qui ne se laisse pas déformer par le matérialisme ambiant ou détaurner de sa tâche par l'attrait des plaisirs et des richesses.Sans vouloir médire ces citadins .il faut bien avouer que les villes favorisent peu une existence vertueuse et que la campagne demeure le grand réservoir de nos forces morales, la pépinière où grandissent, à l\u2019abri des vents mauvais qui soufflent dans les centres urbains, des catholiques convaincus chez lesquels s\u2019épanouissent les qualités foncières de notre groupe ethnique.\u201d \u201cPeuple stable, peuple chrétien, est-ce suffisant pour survivre et remplir la mission assignée à notre nationalité?Sur un territoire qu'occuperait seul notre groupe ethnique, peut-être; sur cette terre l adienne où nous sommes consomment battus en brèche par une autre groupe plus nombreux et trop souvent hostile, non.Il nous faut en outre nous développer, grandir, accroître notre nombre et par là notre influence.\" A ceci se ramène en bref l\u2019exposé de principes; passons maintenant aux faits.De la conquête à nos jours la carence d\u2019une politique de colonisation bien orientée et bien soutenue a considérablement affaibli nos soruces de vitalité: nos familles et nos paroisses agricoles.Qu'il suffise de mentionner la migration des nôtres aux E.-U., l\u2019exode rural qui l\u2019accompagne et la suit, les deux guerres de 1914 et 1939, pour saisir l\u2019ampleur de la désertion de la campagne.Cette désertion, les données démographiques en démontrent les néfastes résultats.Depuis 1871, la proportion rurale de la population totale de Québec, par exemple, fut renversée de sorte qu\u2019en 1941, la population rurale n\u2019est plus que de 36%.Aussi, estime-t-on aujourd\u2019hui à environ 18% seulement la population agricole par rapport à la population totale de la province.Il n\u2019en reste pas moins possible, étant donné le taux élevé de la natalité, de reprendre avec le temps une bonne partie du terrain perdu.Nous avons encore des enfants à établir.Dans toutes les paroisses de colonisation âgées d\u2019une quinzaine d\u2019années à peine, il se trouve un excédent de population, des jeunes qui ne peuvent s\u2019établir.Le nombre de ces jeunes qui atteignent l'âge de leur établissement grandit chaque année.Se- (Suite à la page 18) Mosaïque des 23 élèves finissants de l\u2019Ecole régionale d\u2019agriculture de St-Uarthélémy.A ia partie supérieure, on reconnaît, de gauche à droite, S.Exc.Mgr J.-A.Papineau, évêque de Joliette ,M.le chanoine Lamarche, curé de St-Barthélémy, les RR.PP.Lesage, directeur, et Thériault, aumônier, le Fr.Boucher, procureur, M.Nelson Cos-sette, professeur, et à l\u2019extrême droite, en haut, MM.A.Sylvestre, chef des ateliers, G.Rousseau, assistant professeur, et R.Dumaine, instructeur avicole.Le» fait» Pour hommes ., garçons.Huile noire \u201cHi-Press\" de huute qualité.Facile à mettre et à enlever.Bien renforcée.Prix raisonnable.mm.Pour dames, fuiits.Hotte VOTRE MPI LE 4 MAI 1949 LA TERRE DE CHEZ NOUS Pa.'re 11 SUPERIEUR! SUPÉRIEUR! satytni SUPÉRIEUR! Photographie de* élèves du cours moyen de l\u2019Ecole Supérieure d\u2019Agriculture de Ste-Anne de la Po-catière et de quelques-uns de leurs professeurs: de gauche à droite: abbé Loyola Caron, préfet des études; M.le professeur Gérard Gaudette; M.Philippe Brisson, préssident de la promotion; l\u2019abbé L.P.Garon, directeur; M.le prof.Alphonse Gauthier; M.Louis de Gonzague Fortin et l\u2019abbé Philippe Mercier, professeurs.Ces étudiants viennent de terminer leur année scolaire.La distribution solennelle des prix et la collation des diplômes eut lieu le 22 avril en la salle des promotions de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture.(Photo E.B.) Fin d\u2019année dans nos écoles d\u2019agriculture 18 finissants °~ à Ville-Marie Quatorze nouveaux diplômes à Ste-Anne-de-la-Pocatière L\u2019Ecole moyenne d\u2019agriculture Frère Moffet de Ville-Marie a terminé son année scolaire par la distribution des prix et la remise des diplômes de \"Capacité agricole\u201d aux dix-huit finissants.Bans l\u2019après-midi, le R.P.E.Richard, o.m.i.directeur, a fait la lecture des notes et du palmarès pendant que le R.P.L.Lafontaine, o.m.i., procédait à la distribution dos prix.M Victorin Bonin, agronome du cjmté, prit la parole à cette occasion ainsi que Son Eÿ.Mer Louis Hhéaume, -o.m.i.u souper intime qui suivit, M.Laurent Falardeau, président de cette 9ème promotion, se fit l\u2019interprète de ses confrères dans un excellent discours d\u2019adieu Bans la soirée, une foule considérable se réunit dans la vaste salle du cinéma de Ville-Marie pour une séance récréative au cours de laquelle les finissants interprétèrent avec succès la pièce de M.Roland Barrette, \u201cL\u2019Attrait\".drame saisissant qui analyse 'le poignant problème de l\u2019établissement de nos jeunes.Le palmarès des dix-huit diplômés était le suivant: Octave Prévost, 9lî.7r;, points sur 100; Fernand Va-chon, 96.5; Gérald Trudel, 94.8; Claude Marleau, 91.3; Laurier Val-lières, 90.4; Isidore Paquette, 88.3; Réal Bilodeau, 84.5; Gabriel Ba-rette, 83.5; Laurent Falardeau, 83.2; Léonard Paquette, 80.4; Dal-mer Lafortune, 80.1; Edgar Bilodeau, 77.1; Lucien Laçasse, 77.1; Gilles St-Arnaud, 74.9; Jérôme Rochon, 73 4; Roger Gaudet, 65.; Fernand Meunier, 04.2; Maurice Yer-geau, 62.2.Le R.P.E Richard, o.m.i., directeur de l\u2019Ecole, fit une revue du travail des élèves au cours de l\u2019année, souligna le bon esprit qui règne dans l\u2019Amicale fondée- il y a trois ans.M.Jean-Paul Lettre, chef du Service de l\u2019Enseignement agricole, représentant de M.J.-C.Magnan, demanda aux jeunes d\u2019être (Suite de la page 21) Quatorze fils de cultivateurs ont reçu le diplôme de \u201cCapacité Agricole\" des mains du directeur de l\u2019Ecole Supérieure d\u2019Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière au cours d\u2019une brillante cérémonie I qui groupait une nombreuse assistance dans la salle académique de l\u2019institution, vendredi.Après la lecture des notes par l M.l\u2019abbé Loyola Caron, préfet des études au cours moyen, on a 1 procédé à la distribution des nom-I breux prix offerts par l\u2019Ecole, les professeurs, le ministère de l\u2019Agriculture, les associations agrico-: les de la région et plusieurs maisons de commerces.Pas moins de 25 bourses d\u2019études on été généreusement consenties par ces dernières.I ?La collation des diplômes a été solennelle et les récipendiaires étaient très heureux de voir couronnés de succès les efforts déployés depuis deux ans.Voici les noms des nouveaux diplômés: avec très grande distinction, MM.Phi-I lippe Brisson, 92.0rô Jacques Bel-legarde, (un haïtien) 86.3^; avec grande distinction, André Parent, 84.2; Benoit Guillemette, 83.2; J.-Bte Ouellet, 80.9; avec distinction, MM.Lauréat Leclerc, Gérard Bégin, Fernand Leblanc, Henri Hu-don, Raymond Caron, Jean-Paul Boucher, Auguste St-Pierre; avec succès, Philippe Jules Breton et Jean-Yves Picard.A noter que M.Gérard Bégin est le fils de M.Lionel Bégin, cultivateur-agronome et instructeur horticole du district de Lévis.Les élèves finissants, par la voix.de leur président, M.Philippe Brisson, ont exprimé leur reconnaissance à leurs professeurs, et aux autorités de l\u2019institution qui leur a donné une solide éducation agricole depuis deux ans.M.Magnan, directeur du Service de l\u2019Enseignement au ministère de l\u2019Agriculture qu\u2019il représentait à cette occasion, a félicité chaudement les nouveaux diplômés et leur a demandé d\u2019ètre constamment et partout des exemples pour leurs confrères cultivateurs qui n'ont pas eu l\u2019avantage de faire leurs études agricoles.11 compte sur eux et leurs parents pour inciter d\u2019autres jeunes à s\u2019incrire dans l\u2019une ou l\u2019autre de nos Ecoles d\u2019Agriculture.M.Magnan a souligné que les autorités comptent sur les anciens de nos écoles d'agriculture pour qu\u2019ils deviennent des chefs dans leurs paroisses respectives.M.Magnan a évoqué la mémoire de l\u2019abbé Pi-lotte, fondateur de la première école d\u2019agriculture du continent et loué son oeuvre.M.l\u2019abbé Garon, directeur de l\u2019Ecole, a prodigué de paternels conseils aux élèves finissants et il a souhaité qu\u2019ils s'enrégimentent tous dans les mouvements spécialisés de la jeunesse agricole 11 les a inv'tés à revenir souvent à leur Alma Mater pour se re-| tremper et acquérir de nouvelles 1 connaissances.Les élèves ont interprété plusieurs chansons et une pièce co-' mique en deux actes qui a déridé l\u2019assistance'\t-* Le cours moyen de l\u2019F-cole de Ste-Anne compte 27 élèves de première annee qui retourneront à cette institution l\u2019automne prochain pour terminer leurs études.Outre les personnes déjà mentionnées, on remarqutait aux premiers rangs de l\u2019assistance, MM.les abbés N Pelletier, procureur de l\u2019Ecole, F.-X.Jean, doyen de la faculté d\u2019Agriculture de Laval, Jos Tardif, directeur de la ferme, les professeurs laïques et les agronomes de h région.Liste des expositions agricoles en 1949 La division des sociétés d\u2019Agriculturc, du Se rvice provincial de la Propagande agricole, nous communique la liste et les dates des cinquante-deux expositions agricoles qui seront tenues au cours de l\u2019année dans la province de Québec.Société d\u2019Agrkulturt Kndrolt Argenteuil Arthahask* Ragot Itonuventure.«|iv Honnvrnturr, Hiv.Hronif (hamblv Chicoutimi Compton, No 1 I)ru v-Montagncs (iot ineau, div.A Catineau, div.H Huntingdon, dir.HuntinrJon, div, Ihorvllle Joliette, dir.R Kamouraska I.aprairie I/Assomption I.évia I.othinière No 1 Lotbinicra So 1 Maskinongé Mégantic, Dir.A l.achute VictoriavllU .St.Liboire Shigawaks Nanr Richmond \u2019 Brome St-Brung Chicoutimi Cookahire Ste.Scholaatlque Aylmer Maniwaki Huntingdon Havelock St-Alsxandre St-Jean-de-Matha St-Pascal Laprairle L'Assomption St-Romuald St-Flavlen Parkhurat Lotbinlère Louiaeville Inrerneaa Date 15.16.17 A IR juin 11.\t12.IS A 14 août C A7 août 20\taept.21\taept.5.6 A 7 aept.SI août el 1er aept.28 juin au S juillet 22.23 A 24 août 12.\t1S.14 £ 15 aept.8.9 & 10 aept 12.13 A 14 aept.7, 8 A 9 aept.14 aept.9 & 10 aept.22\taept.26.27, 28 A 29 août 23\tA 24 août 13 août 1er A 2 aept.17 A 24 août 24\taoût 16 A 17 août 30 août 30 août A 1er aept.Société d'Avriculture Kndroit Miasiaquoi Montcalm Montmagny Nicolet, div.A Portneuf, div.A Pontiac, div.A Québec Richelieu\t, Richmond Rimouaki Rivière-du-I.oup Roberval Rouville St-Ilyacinthe (dial.) St-Hyaclnth* St-Jean St-Maurice Shefford Sherbrooke Soulangea Stanatead Vaudreuil Wolf# No Yamaaka 1 Bedford Ste-Julienne Montmagny St-Léonard-d\u2019Aiton St-Casimir Shawvilla Coliaée.Colixfum Ste-Vlctolre Richmond Rimouaki lale.Verle Roberval Rougemont St*IIyacinthe St-Hyaclnthe St-Jean St-Bamabé-Nord Waterloo Waterville Pont-Château Ayer** Cliff St-Lazare Marbleton Sl-Françols-du-I.ac 2 A3 aept.19, 20 A 21 août A 10 août 16 A 17 août aept.22.2.1 A 2 aept A 27 août 19 A 21) août 24.25.2GA27 août 24 A 2.*.août , 26, 27 A 28 août août 9,\t10 A- Il aoûlj 9, 10 A II août 5 A 6 aept.\u2022 août ,\t13\tA\tIt\taoût août \u2019 aept.\t26\tA\t27\taoût aept.,\t16\tA\t17\taoût ,\t16\tA\t17\taoût N.B.\u2014A noter qua lea datea et la* endroits el-deaaue men.tionnéf aont fixée oar let Société* d'Agriculture et uua le ÿflniaterc de l'Agriculture n'est responsable d'aucun changée rent qui peut «urvenir.Une nouvelle liste aerg publiée s'il à Heu, le mal l9lf.AUTRES EXPOSITIONS Exposition d\u2019Ormstown\t7, 8, 9, 10 A 11 juin Exposition provinciale de Québee i gft 11 aept.Exposition de Sherbrooke Exposition de Trois-Rivlâree août eu t sept, et* 18 août La chaussure imperméable B.F.Goodrich est fabriquée suivant le célèbre procédé \u201cHi.Prcss Cure\u201d tie B.F.G.(de vulcanisation sous pression élevée) pour une trèa longue durée.Vous apprécierez le confort île sa grande souplesse et vous aimerez son élégante apparence de qualité supérieure.Il existe un stylo et un genre de chaussure B.F.Goodrich pour chaque occasion .pour chaque membre de votre famille.Ses recherches maintiennent B.F.Goodrich en tête de la chaussure .ce qui vous assure un service et une satisfaction supérieurs.La BEAVER La LACED ANKLEFIT 14\" Botte MLitcntufM noire pour hommes; Haut de tige ajustable.Bien ajustée à la cheville et coussin spongieux à l\u2019intérieur.La BELMONT fillettes et en* de ville, légère et vernie.Doublure blanche et chaude en molleton.Elégante.De toilette.VOYEZ CES VEDETTES D'ELEGANCE B.E.GOODRICH ET BEAUCOUP D'AUTRES CHEZ MARCHAND DE CHAUSSURES! 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