La terre de chez nous, 10 décembre 1952, mercredi 10 décembre 1952
[" L'hebdomadaire agricole français le plus important d\u2019Amérique nrJfcisra: chez nous Rédaction et administration 515, avenue Viger Montréal, Canada j VOL.XXIV \u2014 No 42 r L\u2019A.B.C.;| des nouvelles jj conférence a u ri coin fc-e-provinciale a en lien à \"\u2022i/, les hr il 2 décernions apporter beaucoup \u2018ii re sur Va n nii¦ in)mé-ile VugricuUurc an Conn- 11 skient general de .( M.Abel Marion, a i à la can)èrence avec légnés il/ la Fédéral ion - i ne ili l'Agricilltnet î' i si vice-président.Il >i nuancé une allocution., A nn niblée législative ae-'¦niilr n In Commission lhon la ih lui de quinze mois pour pi ¦\t'¦ son rapport.! ministre Gardiner refit-] ¦¦¦\t¦¦ en nier une empiète ro- In margarine.Celle .i) dion relire des prorilires, ¦ il septième congrès pro-il il' i ml nsi rie laitière \u201cP\" par l\u2019C.C.C.a lien nVhui, à Québec.Congés au temps des Fêtes A l'occasion des Fêtes, les bureaux de l'U.C.C.à Montreal seront fermes le 26 décembre et le 2 janvier.Les 24 et 31 décembre, ils fermeront à 1 heure de l\u2019a-pres-midi.I_____________________________ Délai annoncé à la commission Héon l'en quête sur la legislation agricole pourra ainsi se poursuivre - i vote de 77 à 0.l\u2019AsSOm-Mative vient d\u2019approuver lti rjni accorde à la Com Iléon un délai ne dépas-tuinze mois pour la pré->u de son rapport.1 accoutumé de désigner nom de Commission Héon -mou d'enquête sur les de législation agricole, président est le juge Geor-ileon et les autres membres.\\brl Marion, président géné- j 1 le i l .C.C.et Antoine Lame.; ' ' - préfet du comté de 1 -mit débat a précédé l'adop-iv celte mesure.I.'Opposition ¦ iré (|u'elle n'attendait pas i chose d\u2019une \"loi de façade\" \u2019 bill no 1(1 constituait une naissance (pie le travail des un -aires n'est pas encore corn Nous allons quant! même < ' pour la loi.parce (pie nous >nIon- rien faire de nature à ' (\u2022her l\u2019étude de problèmes importants\u2019'.premier ministre Duplessis a ' reproché à l'Opposition de perdre te temps de la Chain en critiquant les mesures i de les approuver.\"Les coin lires ont travaillé, dit-il.Ils '¦uni les législations des au ' o provinces cl des autres pays, avaient siégé pendant ies lions, on n\u2019aurait pas manqué I leur reprocher.Nous ne de 1 Ions pas un délai de 15 mois, j ;permission d'accorder des I - li' qui no dépasseront pas 151 \u2022 i nouvelle loi fut ensuite etiptée.MONTREAL.MERCREDI, LE 10 DECEMBRE 1952\tORCANE DE L\u2019U.C.C.ÜÜ! - , ' mm % a 1 «.o-v't;: \u2022 .-'rrC' Cette photo, prise lors de la conférence agricole fédérale-provinciale | tenue cas jours-ci a Ottawa, montre la délégation de la province de Quebec comprenant entre autres les délégués du ministère de l\u2019Agriculture de Québec, les représentants de la Fédération canadienne de l'Agriculture et de l\u2019U.C.C., notamment MM.H.H.Hannam, président de la Fédération canadienne de l'Agriculture, Abel Marion, pré- sident général de l'U.C.C.et vice-président de la Fédération d\u2019agriculture (respectivement les troisième et quatrième ep partant de la droite).Ou ministère de l'Agriculture de Québec, on reconnaît MM.René Trépanicr, sous-ministre de l'Agriculture, Georges Gauthier, directeur du Service de l'Information et des Recherches, et Pierre La-brecque, chef du Service provincial de l'Industrie animal.(Photo du ministiTt1 de l\u2019Agriculture de (Jucher) A travers ce qui s'est dit à la conférence agricole d'Ottawa M.Abel Marion, president général de l'U.C.C., nous livre des \"morceaux choisis\" \u2014 On opfe pour la continuation des conférences agricoles fédéralcs-provinciales \u2014 Québec félicité pour sa loi contre la margarine \u2014 L\u2019Ontario aussi pour ses lois de mise sur les marchés\u2014L\u2019un parle d\u2019or, mais l\u2019autre pas .conférence- A cela, la lépônsc à La quatorzième conférence agricole fédérale-provinciale s'est tenue i Ottawa les 1er et 2 décembre lerniers.IClIi a réuni les hauts fonctionnaires en agriculture du gouvernement d\u2019Ottawa et des gouvernements provinciaux, les minis! r.- d\u2019agriculture du pouvoir central et de certaines provinces, des représentants de la Fédération canadienne de l\u2019agriculture et des glandes associations agricoles.Enumérer les noms de tous les assist rts serait dresser une liste très longue.Nous nous bornerons à note: ici que M.Abel Marion était l\u2019un des participants à titre de vire président de la Fédération canadienne de l'agriculture et de président de l\u2019Union catholique des cultivateurs.Comme le ministre, l\u2019hon.M.I\u201e Barré, était retenu par la session en cours, le ministère de l'Agriculture (Qu bec) était représenté par M.René Trépanicr, sous ministre, M.Pierre I.abrcc-que, chef du Service de l'industrie animale.et M.Georges Gauthier, directeu du Service de l'information et de- recherches.La Coopérative fédérée avait délégué des observateurs ainsi qu'il en est fait rapport en page 4 dans ce même numéro de la Terre de Clic: Mous.On peut dire, en résumé, (pie la raison dos conférence fédéra-Ics-provinciales est d\u2019étudier la si-t !.tion agricole à la lumière des statistiques et des renseignements accumulés de partout.Dans la me-sure où la chose se peut, elles tâcher.! aussi de prévoir ce que l\u2019année suivante réserve, du point de vue économique, aux cultivateurs, en ni A me temps sur le fait que le Itl.ôtî.d\u2019après les délibérations d\u2019Ottav.a.n\u2019a pas immédiatement paru comme une année de vaches très grosses.Les document : remis à ceux rpii ont .l'-i-té à I; conférence formai.'' ; un amas de papier de trois nu quatre pouces d'épaisseur.A cela se sont ajoutés les discours prnnnmvs et les s: unies échanges de vues.Dans Fini ossibililé de tout résumer en quelques pages.nous avons demandé à M.\\be Marion de faire un tri pour nous et de nous livre, ses impression-.principales.Il faut continuer L> > '¦ rident général de l\u2019U.C.C.crible Jonc pour nous ses souvenus Il remarqua, d'abord, qu'à la de-mamie même de l\u2019hon J.Gardiner.ministre fédéral de l'Agriculture.la discussion a été très ouverte Chacun étrit libre d'expo- ; ser franchement scs vues.On s\u2019est demandé tout d\u2019abord ¦Fit y avait lieu de maintenir une coutume qui date do la guerre et j de continuer à tenir de semblables peu pie- unanime a été affirmative.t.a Fédération canadienne de l'agriculture, notamment, croit qu'il y a grand avantage pour le cultivateur a dresser le bilan de sa situation et à prévoir quelque peu ce que lui réservent les marchés fut m s.On s\u2019est donc prononcé pour la continuation.A ce point, d'ailleurs.M.Marion remarque que la conférence agricole d'Ottawa n'intéresse pas uniquement les Canadiens.Il a été frappé par la présence, à titre d'observateurs, des attachés agricole- de plusieurs pays: Etats Unis.Belgique.Hollande.Angleterre.Danemark, etc.D'où on déduit que.-i les étrangers tirent de là des renseignements valables pour la conduit- de leurs affaires, à plus forte raison les agriculteurs du Canada, premiers intéressés.Rapports présentes Pendant deu.jours, les assistant- ont étudié des rapports pré-su,tés pai les chefs de service du ministère fédérai de l'Agriculture et d'autres ministères.Le tour de l'horizon agricole a été à peu près complet et même dépassé: .situation internationale, situation économique du Canada, main-d'oeuvi'c agricole, fourniture de ferme, transport de- produits agricoles, céréales et aliments du bétail, bes- tiaux, viandes, laines, produits laitiers, oeuls et volailles, fruits et légumes, tabac, etc.Un délégué de la Colombie, M.Alex Mercer, a eu assez, d'originalité pour affirmer ju\u2019il manquait pourtant un rapport.On devrait nous dire quelles sont les quantités d'huiles végé aies qui sont importées au Canada et qui.de façon ouverte ou occulte, finissent par remplacer les produits laitiers sur les marchés canadiens.z\\u cours de la conférence, il devait être assez.fréquemment question de cette concurrence.Québec félicité Le même M.Mercer a voulu exprimer des féiicilatio.-.s : l'endroit du gouvernement de Québec \"pour la législation très intelligente et très courageuse qu'il a adoptée en ce qui concerne la margarine\".La plupart des représentants d\u2019associations agricoles des autres provinces ont exprimé le même point de vue.Parlant dé margarine, le ministre de F Agriculture, l'hon.M.Gardiner, a tenu à dire avec force qu'il appartenait aux gouvernements provinciaux de prendre leurs responsabilités.Le Conseil privé de Londres a décidé que la question relevait des provinces: i! j ne faut doue pas demander l\u2019impossible i Ottawa.Le ministre, 1 d'ailleurs, a dit savoir de bonne source que deux autres provinces songeaient à imiter Québec et Plie du Prince-Edouard dans la protection accordée à l\u2019industrie laitière.Lois cf marchés L'hon.J.G.Gardiner a insisté e unième temps sur le fait que le gouvernement d'Ottawa, en temps de paix, n'avait aucun pouvoir pour fixer les prix des produits agricoles Cela est possible en temps de guerre, mais pas quand les conditions sont normales comme aujourd\u2019hui.La seule façon pour le gouvernement d'intervenir, c\u2019est de se faire acheteur par l'entremise de l'Office de soutien des prix.Le ministre tait ici une déclara-j tion dont M.Marion tient à souligner toute l\u2019importance.L\u2019hon.Gardiner déclare: \"Après tant ; c'annécs.quand je fais la somme de vos réclamations, je constate qu\u2019elles se rapportent pour la plupart à la mi.- sur le marché de vos produits.C\u2019est donc ce qui vous intéresse le plus.Pourquoi ne pas vous tourner vers nos gouvernements provinciaux et obtenir i les lois qui vous manquent ?Le ; gouvernement de l\u2019Ontario qui, dit le ministre en plaisantant, est le gouvernement le plus conservateur du Canada et peut-être du monde entier, a donné force de loi à dix-sept plans différents de mise sur les marchés des produits agricoles et cela est à l\u2019avantage des cultivateurs.Est-ce que cela ne peut pas se faire dans les autres provinces?.\u201cBeaucoup de vos produits principaux sont produits.transformés et revendus dans votre propre province.Vous avez tout pouvoir de faire chez von- ce que l'Ontario a fait chez lui\".Prospérité ou non?Les rapports présentés à la conférence agricoie-provinciale, notamment ceux qui ont trait à la situation économique du Canada, sont optimistes et parlent (le prospérité.Mais tous r.e tiennent pas ie même bout du bâton.Plusieurs représentants ont tenu à exposer ! un autre point de vue.M.H.H Hannam, par exemple, qui est président de la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture.Les cultivateurs, a-t-il dit, envisagent la situation d\u2019un autre oeil.I.es produits agricoles sont à la baisse tandis que ies fournitures agricoles sont à la hausse.C'est !a prospérité pour les uns, mais pas pour les autres.T.\u2019bon.Sherwood, depuis peu ministre de l'Agriculture au Nou-(suite à la page 19) Le congrès d'industrie laitière L» septième congrès provincial d'industrie laitière organisé par l'U.C.C.s'est ouvert, ce matin, à Québec, sous la présidence de M.Abel Marion president général de l'U.C.C.Les délibérations se tiennent à la salle paroissiale de Limoilou.Le programme de ta journée est très chargé, tt s'agit d'abord de faire l'étude des résolutions concernant l'industrie laitière qui devaient être soumises à l'approbation du dernier congrès général de l'U.C.C.et qui ont été renvoyées à l'assemblée spéciale d'aujourd'hui.En outre, le congrès aura a décider d'autres questions d\u2019actualité soulevées par l'assistance.On s'attendait à un très grand nombre de présences.Toutes les fédérations de l'U.C.C.de la province y ont des délégués.Hier, les représentants des syndicats de producteurs de lait affiliés à l'U.C.C.ont tenu une fructueuse réunion.On profitera de la présence à Québec des principaux dirigeants de l'U.C.C.pour tenir, demain, une réunion du comité des initiatives syndicales. r»c, ?LA TERRE DE CHEZ NOUS Billet La fleur de la paix Deux fie res.il y a île cela 1res longtemps, vivaient ru parfaite harmonie pu ur l'édification de irnr entourage.Or, un jour, nu les rit tirer le glaive mort; ils étaient têtu: de la même raconte qu'avant deux teu.r.et se battre a devenus union-jeune fille.On de mourir les blesses reconnurent, boula vanité île leur querelle, et que du sot où, pour marquer leur réconciliation, ils liraient planté leurs armes, sortit bientôt une fleur plus belle que toutes l< , autre:.C'était le sjlaïcnl surnomme, pour cette raison, la fleur de la pan.Cette légende du glaïeul, signe de paix entre les hommes, évoque neanmoins la triste nécessité des guerres fratricides.Ou a cil raison île lui préférer l\u2019autre sgmbole.la 'folombe portant le rameau d'olivier, signe choisi pur Dieu lui-meme lorgne, apres avoir ferme le cataractes du ciel, Il voulut faire comprendre au patriarche Moe que la paix était revenue en-ire le Créateur et le monde créé.Mois les hommes étaient les homme-, et cette pair ne dura /mis longtemps A vrai dire, il n'ij a jamais eu de véritable paix sur la tare, hormis celle de l\u2019âme promise par les Anges de la Nativité à tous ceux qui voudraient bien la rechercher sincèrement.Bien peu de peuples ont fait un réel : effort pour l'avoir, celte paix divine.lit c'est pourquoi il g a tou- j jours eu, et il ij aura encore des y ne i res.I.a paie, dans l'esprit des boni-uo s.c'est l'absence de guerre, le silence des canons, la recherche son: entrave du confort materiel et des plaisirs des sens.II., oui inventé la paix armée .la pai n froide.toujours sous le signe de lu colombe ! Les Livres sacré- pied- eut -ce pair universelle yea de temps avant que le monde ne s'abîme dans le néant.Les peuple enfin mettront bas les armes- et vivront en frères, n'adorant raux\".Car.il y a eu des sainti ! ruraux et des saintes rurales.d«â! laïcs qui pratiouaient bien leu?métier et savaient encore mien$ orier le Seigneur.\u2014 S.Irmund.té berger \u2014 S.Eusée, le eoidonnieé, \u2014 S.Joseph, ie charpentier.& Fiacre, ie jardinier, Stort sur les grandes routes ¦ nible contingence pour celui qui la subit.Mais c'est un malheur jüi peut s'atténuer nu se réparer dans une certaine mesure.L\u2019acci-\"\"Ht mortel, au contraire ou celui qui rend impotent pour le reste de sc \u2022- jours est toujours irréparable.Les héritiers bénéficieront sans doute d'une indemnité si l'on a eu la précaution de s\u2019assurer.Il reste Cependant que, dans la plupart des cas, cette somme suffira à peine ¦v ouvrir les frais de sépulture.Aucun montant d'argent, du reste, Aucune réduction de prime accordée temporairement ne peuvent jamais rendre la vie à un chef de famille enlevé aux siens dans la vigueur de l\u2019âge.Conclusion pratique: il ne faut pas se lasser de faire appel à la prudence.La meilleure prime à la prudence, c'est avant tout celle Su'on se donne A soi-même en prenant la ferme résolution d\u2019exercer ilaa vigilance de tous les instants pour respecter sa propre vie au-«nt que celle de scs semblables.f.'assurance \u2014 et il on faut assurément \u2014 ne doit intervenir que £>mme complément à la vigilance, dans les cas exceptionnels seulo-'ottit.Dans un problème comme celui-là, rien ne vaudra la prudence lift reste toujours, selon le dicton bien connu, \u2018 la mère de la sûreté\u201d.Barnard BERUBE Pour les uns, l'agriculture et la classe agricole ont cessé d'exister dans Québec.Pour d'autres, elles existent trop.Depuis quelque temps, nous entendons ces cloches contradictoires.La semaine | dernière, un journal écrivait cette énormité que \"la fonction agricole du Québec est révolue\".Elle \\ ne l\u2019est pas et nous espérons qu'elle ne le sera jamais.Un autre joùrnal.favorable au crédit urbain.1 laisse entendre que toutes les faveurs sont pour les ! cultivateurs qui jouissent du crédit agricole.Pourquoi, disait-il, deux poids et deux mesures?Nous | répondons : Si on se sert d\u2019une balance, qu\u2019on y 1 mette tout ! Et après, on verra .Mais le crédit agricole et le crédit urbain sont deux choses entiè- 1 rement différentes.Le cultivateur n\u2019a aucun crédit pour se bâtir une maison, pas plus que l\u2019ouvrier.I L\u2019Office du prêt agricole prête une somme modique contre une garantie absolue : la valeur de la i terre.Remarquons, d\u2019ailleurs, que ce mode de prêt n\u2019est pas particulier au Canada et qu\u2019il a étéinau-guré à Ottawa avant de l\u2019être à Québec.Il existe des prêts à la construction de logements dont les ruraux ne bénéficient aucunement.Mais la situation dans le.-, villes diffère totalement de celle des campagnes et nous ne récriminons pas.Nous aimerions-que, dans les journaux bien intentionnés, on évite , ce qui peut pousser à d\u2019inutiles frictions entre ouvriers et ruraux.C\u2019est pourquoi nous regrettons de lire des propos comme ceux-ci dans le \"Front-Ouvrier\", un journal que nous estimons : \u201cLa Commission d\u2019enquête sur le problème du logement dans la province a rejeté la solution du crédit tir- I bain.Mesure socialisante, disent les commissaires ! Et le crédit agricole 7 Y aurait-il deux poids et deux mesures ?L\u2019ouvrier ne serait pas aussi solvable que le cultivateur ?.\u201d.Sans nous opposer au crédit urbain, nous répétons que la comparaison est fausse, parce que le prêt envisagé ne s\u2019applique nullement à la même chose.Il n\u2019v a donc pas, dans ce cas, deux poids et deux mesures.Et puisque la question est aussi posée, il est de simple évidence que le cultivateur, attaché à des biens stables, est plus solvable par définition que l\u2019homme qui attend tout de son salaire futur.Mais là aussi, les termes d» U comparaison ne sont pas les mêmes.D.BSAUDIN.des ministères de l\u2019Agriculture On attire l'attention de ce journal sur un problème nouveau et inattendu \u2014 on en invente toujours, comme s'il n\u2019y en avait pas assez déjà \u2014 problème qui intéresse les cultivateurs.Il s'agit d\u2019un conflit, si l\u2019on peut dire, au sein des services administratifs, à Ottawa.Le gouvernement serait inv ité à confier au jeune ministère des Ressources et du Développement l'entière responsabilité des programmes de conservation des ressources naturelles, y compris la conservation des sols et des eaux qui relevaient jusqu\u2019ici du ministère de l'Agriculture.Pas besoin de se demander ce qu'on en pense au ministère de l'Agriculture.La Fédération canadienne de l'agriculture, pour sa part, ne veut pas entendre parler d'un tel changement.L'Apre nltural Instituée of Canada, association agronomique nationale, a logé une protestation officielle accompagnée d'un mémoire où l'on établit que l'administration, l\u2019élaboration et l\u2019exécution des programmes de conservation des sols et des eaux doivent être centralisées à l'Agriculture.On y explique aussi qu'en ces matières, le cultivateur est celui qui est appelé à collaborer le plus étroitement pour le succès des politiques du gouvernement, que la conservation et l'agriculture ne se séparent pas, que les problèmes de conservation ne peuvent se résoudre sans l'aide des techniciens agricoles, etc.C'est bien notre avis aussi que les questions de conservation des sols et des eaux sont le plus souvent des questions agricoles et agronomiques et que, comme telles, elles devraient relever du ministère fédéral de l'Agriculture en collaboration ave, les ministères provinciaux de l\u2019Agriculture.Et nous faisons bien d'insister, s'il est vrai qu'on s'apprête à soumettre la chose aux Communes, au cours de la présente ses-non.On peut reprocher à nos ministères de l'Agriculture, comme à tous ceux des autres pays, de s\u2019être éveillés un peu tard aux problèmes de la conservation, mais ils nous paraissent encore le- plus aptes à ce genre de travail.G W FORTIN' 9 yr-* *- > CAabc/o/id steed Le chardon figure dans les unites de la reine d'Angleterre pour rappeler sans dome que la grandeur a ses épines.*\t*\tS; l.e Canada rendrait un mois d'hiver aux plus qui n'en ont\tlias.*\t4=\t* Le directeur du Devoir, Criard Fil ion, a traversa le rideau de fer pour se rendre à Moscou et à Pékin.Maintenant qu'il est de retour, ce sont ceux qui n\u2019y sont\tpas\tallés\tqui n'en reviennent pas '.Hj: D'après les statistiques de la Mutuelle Vie de l\u2019U.C.C., il meurt plus d\u2019assurés par accident que par maladie.Quand chacun se rendra compte que les accidents ne sont pas toujours destinés aux autres, la prudence regagnera un peu de terrain et la mort violente en perdra.îfî\t5-C\t% L'agriculture, quand elle est courtisée par les politiciens, éprouve les sentiments de la jeune fille qui ne sait que faire de l'encombrante affection d\u2019un prétendant dont elle ne veut pas.*\t*\t* La conférence agricole fcdéraleprovincialc offre aux cultivateurs plus de chiffres que d'espoirs.Peut-être faudrait-il reprendre les calculs s'il est vrai que, d'un bilan, on sort ce qu'on veut.*\t*\t* L\u2019éducation familiale et scolaire dans les campagnes sera à son point idéal lorsque l'on entendra les garçonnets dire avec\tune irréfutable fierté: \u201cMoi, je serai cultivateur comme mon père!.\" Le FAUCILLEUR. 4 \" LE 10 DECEMBRE 1957 Fleurettes et briquettes /ft tjmm fs /ours A Saint X.dans le comté de V.il y a un rang long de deux milles qui s'appelle le Grand Rang.Mon loin de là, un autre, long de six milles, s\u2019appelle le Petit Rang.Dans la paroisse voisine, un autre est appelé la Descente mais ne descend rien du tout.Dans le Rang de l'Eglise, il n'y a pas d\u2019église.Mystères et fantaisies de la nomenclature rurale.Mais passons.Il y a une trentaine d'années, dans le Grand Rang, il y avait exactement t! cultivateurs tenant feu et lieu.Un poète dirait : De huit cheminées s'élevaient alors ces paisibles volutes bleus qui | attestent une forme de bonheur familial.Un prosateur serait moins lyrique : ,'lli5 jours, dirait-il, ces U habitants trimaient sans relâche.Et un économiste serait encore plus prosaïque en concluant : Ces H exploitants avaient passablement de peine à boucler leurs budgets.A notre tour, nous dirons qu'aujourd\u2019hui ils ne sont plus ti : ils ne sont que 4.Cette diminution des cultivateurs résidents n'est pas un phénomène particulier à Saint-X.Aussi n\u2019est-ce pas ce qui a piqué notre curiosité en repassant dans ce rang au cours de l'été.C'est plutôt ceci : en moins de DO ans.avec une réduction du nombre des propriétaires individuels, la productivité du cheptel et des champs] a augmenté de là à 20G-.et, dans un cas particulier, de 25*7-.Nous avons passé une veillée à étudier ce petit problème avec l'agronome de l'endroit.11 habite Saint-X.depuis au delà de 20 ans et connaît chaque ferme, du fronteau au trécarré, chaque habitant, chaque habitante, chaque enfant, du plus vieux au petit dernier.Il a des chiffres ! qui feraient l\u2019objet d'une instructive petite monographie.Pour parler la langue des sociologues, rien n'est plus curieux que cette fluidité du capital humain.Elle est plus marquée dans les comtés limitrophes 'le la frontière américaine.Un vieil ordre de choses est en pleine évolution \u2014 presque en révolution.Cela fait étrange à poser en blanc et en noir sur du papier : de plus hauts rendements avec moins, d'habitants.Tel est pourtant le cas.11 y a quelques années, on se serait fait taper sur les doigts si l\u2019on avait écrit pareille chose.Les { tenants de la littérature régionaliste ne nous l\u2019eussent pas pardonné.' Avec eux, il fallait toujours farder, flatter, édulcorer.Aujourd\u2019hui, des faits brutaux nous tombent sur le nez.11 ne faut cependant ni généraliser, ni conclure.Et nous ne prétendons pas avoir fait là une découverte, mais ces 4 habitants disparus et ces fermes beaucoup mieux cultivées, voilà qui donne longuement à réfléchir.Les nouvelles techniques, le machinisme, la coopération ont matériellement et psychologiquement bien changé nos campagnes.Et en mieux, ne craignons pas de l\u2019affirmer.Et c'est peu à côté de ce que demain nous réserve.-\u2022a y- :,k On nous assure que les délégués à la conférence d'Ottawa se sont \"émus\u201d des dangers que l'invasion croissante des huiles végétales fait courir à notre industrie laitière.C\u2019est une émotion qui semble tardive car il ne s'agit plus d une menace, mais d'un mal qui sévit et qui se propage.Depuis quatre ans, les rédacteurs de la Terre île Chez Noua i ont alerté le publie sur cet envahissement subtil et grandissant.Ici ; encore, IT .C.C.a mué un rôle de pionnière.« \"est elle qui la première a sonné la cloche d'alarme.(L'U.C.C., c'est-à-dire 1 cultivateur sur 2.Pourquoi pas 3 sur 3 à l\u2019heure du danger ?Quand nous corrigerons-nous de notre totale apathie?) Un l'a dans le temps traitée! de plaignarde et d\u2019obtuse.Un s\u2019aperçoit aujourd\u2019hui qu'elle a vu clair et loin.La vente de la margarine au Canada monte en flèche.; (La lettre de 'Margaritc\" aux députés à l'Assemblée législative mon-' tre bien le toupet des fabricants).Voilà qu\u2019on parle d\u2019une crème synthétique et d'un fromage ersatz.La crème glacée à l'huile, mais présentée sous une appellation affriolante, sera sans doute avant longtemps sur le marché.Barrer le chemin aux huiles de coco ou de fèves ?Allez-y voir.C'est, par définition, une substance terriblement pénétrante.Vous savez, ce que c'est qu'une tache d'huile.Une législation répressive a bien peu de chance d'étre efficace.1 Mis de,l\u2019avant par une publicité pleine d'astuce, les produits laitiers; \"huilés\u201d font appel à une grosse clientèle.Il y a une accoutumance ! du goût.Les Canadiens qui fument des cigarettes américaines en savent quelque chose.Il va falloir quelque temps avant que nos ' producteurs de tabac remontent la côte que M.Abbott leur a fait descendre.Mais dans le cas des huiles végétales se substituant à la matière grasse du lait, arriverons-nous à la remonter ?Le danger n'est plus à redouter : il est dans la place.* * * Petite correspondance.A M.P.P.\u2014 Réfléchissez un peu.Convention collective veut dire j entente entre une collectivité, un groupe, un certain nombre de gens I intéressés dans le même secteur.11 y a quelque chose de rationnel dans une convention collective.Une convention, c'est, par définition, ce qui convient.11 n'est pas d'équilibre sans convention.La liberté du commerce ne s'exprime jamais plus équitablement que dans les j limites d\u2019une convention de part et d'autre.Le commerce est un échange.Tout échange qui vise à l'équité suppose une règle et qui dit règle dit convention.A M.Roland I.espérance.\u2014 Merci.Je vais me procurer ce livre.Comme je vous l\u2019ai déjà dit, je n'ai jamais beaucoup aimé lire du Giraudoux.Je ferais même un excellent secrétaire de la ligue des i non lecteurs de Giraudoux, à supposer que cette ligue existât.Mais il était écrit que la grâce me frapperait tin jour.Cela m'advint quand sous la plume du plus chinois des écrivains français je lus cette I phrace délicieuse propre à frapper autant le journaliste que l'agronome : \"l!n cheval passa; des poules le suivirent, pleines d'espoir.\" Décidément, cher ami, je vais lire du Giraudoux.=(=\t-f-\t'-'f Le correspondant dont nous avons publié la lettre, l'autre jour, exposait le cas des expositions agricoles de comtés.11 y a plus qu\u2019un cas, il y a un problème.L'es petites foires n'ont maintenant qu\u2019une faible valeur éducative.Elles commencent à être vieux jeu, si tant ! es- qu\u2019il y a encore jeu.En nos jeunes ans, nous rêvions deux mois -à l'avance d\u2019aller à l\u2019exposition de Bedford.C'était la récompense promise \"si tu fais le bon garçon\".L'industrie animale y faisait florès et nous revenions éblouis, l\u2019ar contre, c'est triste à dire mais c'est comme ça, l\u2019exposition de Saint-Alexandre nous laissait froids.Pourquoi ?Ce n\u2019est pas le temps d'en disserter.Aujourd\u2019hui, les jeunes | révent d\u2019aller au loin.A diverses reprises, le ministère a probablement réglementé la } tenue des expositions.Le ministre Perron s\u2019était promis de sabrer là-dedans.Les agronomes opérèrent diverses réformes.11 reste indéniable qu'elles ont encore du bon, mais dans quelle proportion?Le problème s\u2019hérisse d\u2019une question de subsides auxquels les comtés ont droit.\u2014 Le drôle \u2014 si c\u2019est drôle ?\u2014 c'est que les plus inté-u-^-sés au statu quo ne sont pas toujours les cultivateurs.En cette, matière, bien des gens s'agitent qui n'ont que très peu souci de la j classe agricole ; hôteliers, marchands, agents de ci ou de ça.voire ] cli -.uffeurs de taxis.Un sait que dans notre province les cultivateurs .s\u2019occupent peu de leurs affaires.C\u2019est un évêque qui, le premier, leur a dit ça.On les souhaiterait plus militants, plus agressifs.Ils j s en rapportent trop à Monsieur le Député, personnage qui lui ne ' pense qu'au prochain scrutin.Pour en revenir à notre correspondant, disons-lui qu\u2019il appartient aux jeunes cultivateurs d'apporter les réformes nécessaires aux expo-(suite à la paye 19)\t( LA TERRE DE CHEZ NOUS -py-y-yy**.- Voici un groupe de ces jeunes gens qui-, vers 7 heures Hier soir, dans l'espoir d'avoir le sous-sol suff samment terminé pour la saison d'hiver, arrivent sur le chantier de la construction du Centre Maria Gt retti et s'apprêtent à donner un coup de main bénévole pour en hâter tes travaux en cours, ce qu'ils aj.pet lent \"LA PART DE DIEU\".A droite du R.Père Alfred Laplante, directeur du Centre Maria Goretti, qui les accueille, on remarque M.Alcide Bernier, le chef de la bande, qui dirige les bonnes volontés de ceux qui l'entourent.Deux lettres échangées entre l'U.C.C.et l'Association des Maraîchers de Montréal Au congres de T Association des Jardiniers-Maraîchers de la Region de Montréal, tenu le 24 novembre di nier, une résolution a été adoptée pour prier l'U.C.C.de \"ne pas désorganiser les associations spécialisées déjà formées\u2019\u2019 et de reconsidérer un projet d\u2019entente datant de mai 1950.les explications fournies alors aux congressistes par le président, M.Adrien Mo-quin, et le secrétaire.M.Alphonse Couture, étant fort incomplètes, pouvaient donner de l\u2019altitude de l'U.C.C.une impression fausse.Tour rendre à la vérité scs droits, nous publions ici le texte complet des lettres dont le contenu n'a été que partiellement rendu publie au congrès.Ceur qui ont quelque interet en celte affaire pourront alors en juger pins objectivement.UNE LETTRE DE M.MOQUIN le 17 mai 19.50, M.Adrien Mo-quin écrivait à AL Abel Marion, président général de l\u2019U.C.C., une lettre dont on a parlé comme d\u2019un \u201cmémoire\u201d au récent congrès des Jardiniers-Maraîchers de Montréal.En voici le texte complet : Montréal, le 17 mai 1050.Monsieur Abel Marion, Président général de l\u2019U.C.C.515, avenue Viger, Montréal, P.Q.Cher Monsieur, Notre association est anxieuse (ta voir s'établir une collaboration très étroite avec l'Union Catholique des Cultivateurs.Actuellement, on constate une friction croissante entre les membres de l'U.C.C.et de notre association et nous considérons qu'il serait très regrettable et désavantageux pour nos deux associations qu\u2019il y ait lutte ouverte entre nos deux groupes.La cause principale de cette mésentente, c\u2019est que les jardiniers-maraîchers considèrent que l'U.C.C.rend d\u2019immenses services à la classe agricole mais qu'elle ne peut solutionner tous les problèmes particuliers des jardiniers-maraîchers d\u2019autant plus que l'Association des Jardiniers-Maraichers, fondée depuis bientôt six ans, fut créée parce qu'à ce moment les jardiniers n'étaient pas organisés et que l\u2019U.C.C.ne s'occupait pas de leurs problèmes.Par contre, tas jardiniers-maraîchers tous propriétaires d'un camion et souvent d\u2019une voiture de promenade sont très affectés par les taux élevés de l'assurance automobile et, en conséquence, ils ont besoin des services de la Mutuelle (l'Assurance do l\u2019U.C.C.L'Association des Jardiniers-Ma raicher.s déplore également le fait que l'U.C.C.préconise la formation de coopératives pour les jar diniers-maraiehers de la région métropolitaine.C\u2019est par la réalisation du marché central que les jardiniers-maraîchers pourront résoudre leurs problèmes.L\u2019Association des JardiniersMnraî.-hers n'est pas contre les coopératives et n\u2019est pas prête à admettre qu'une ou des coopératives ne seront pas nécessaires une fois le marché réalisé mais nous constatons que l'U.C.C., en préconisant la formation de coopératives à l\u2019heure actuelle, contribue à diviser les maraichers en deux groupes, ce qui peut malheureusement nuire considérablement à la réalisation du marché central.11 est regrettable de constater que, si 1e projet du marché a échoué par ta passé, c'est justement parce qu'à chaque fois certains groupements se sont appliqués à créer de la division au sein des jardiniers.Nous sommes convaincus que l'U.C.G.ne veut pas faire échouer 1e projet actuel mais les résultats de sa propagande n\u2019ont fait que créer de la division dans les rangs à un moment où il est essentiel que les jardiniers sc serrent tas coudes.Enfin, ta paiement d'une double cotisation ne semble pas rencontrer l'approbation générale.C\u2019est pourquoi notre association sc permet de vous proposer un projet de coopération active qui éliminerait les causes de conflits existantes et permettrait de renforcir nos deux groupements.Notre association, si ta projet que nous vous proposons est adopté, augmentera le taux de sa cotisation à huit dollars.De ce montant, une somme de deux dollars serait versée au bureau central de l'U.C.C.11 sera entendu et convenu que l\u2019Association des Jardiniers-Maraichers seule s\u2019occupera des problèmes des jardiniers-maraîchers et autres producteurs de légumes des territoires couverts par sa Constitution.L\u2019U.C.C.devra également faire bénéficier tas membres de l'Association des Jardiniers-Maraichers des avantages économiques actuellement réservés aux seuls membres (ta l\u2019U.C.C., tels que a-uran-co-automobile, assurance-vie, ré-! eeption de la \u201cTerre de Chez Nous\u201d, etc.L\u2019U.C.C., en plus de, cesser le recrutement des jardiniers-marai-t'hers, s\u2019engagera a refuse, tout jardinier qui pour s'éviter de payer une cotisation de huit dollars voudrait faire partie de l'U.C.C.! seulement, les jardinier-maraîchers devant faire partie de l'U.C.C.par l'affiliation de l\u2019As.socia-Ijim des Jardiniers-Maraichers à 1 Union Catholique des Cultivateurs.Les syndicats de l'U.C.C.des paroisses exclusivement maraîchères seront membres de l'Associa-tion des Jardiniers-Maraichers qui deviendra fédération.LU.C.C accordera, sur ,i-tion, dans son journal \"La Terre 'ta Chez Nous\", au moins une demi-page a l\u2019Association des Jardiniers-Maraîchers.En pas-ant.il nous fait plaisir de vous remercier pour la magnifique collaboration que nous avons toujours oh lentip de M.Beaudin, dire.-teu: de \u2018\u2018La Terre de chez.Nous\".L'U.C.C.pourra nomm» :i membre du bureau de direction -l'Association des Jardinier- Mara chers et l'Association des Jardiniers-Maraîchers pourra nomme un membre du bureau de dire tion de l\u2019U.C.C.L\u2019Association des Jardiniers AL.raichcrs invitera ses membre-profiter des avantages économiques offerts par l\u2019U.C.C.et appu -ra et collaborera au program; général des activités (h l'U.Cu mais l\u2019Association des Jardinu Maraîchers conservera son autom mie absolue.Pour les fins de la présente entente, jardinier-maraicher ou producteur de légumes veut dire in.cultivateur qui obtient plus du 51 'i du revenu provenant de ferme de la culture des légume Ces quelques remarques et suggestions sont faites dans un e \u2022 prit de collaboration franche h sincère, convaincus que non- -n mes qu'une collaboration ctroiu et active est possible et serait profitable pour nos deux association-L'Association des Jardiniers-Maraichers de la Région de Montréal par: Adrien MOQUIN, président LA REPONSE DE L\u2019U.C.C.Lu lettre de M.Moquin à Marion a été soumise un Co-exécutif de l\u2019U.C.C.à la séance q a immédiatement suivi, le Corn a estimé que la question reh de la compétence du Conseil gi ncral de l'U.C.C.qui devait sc r« nir en octobre 1950.le Consi ; a alors étudié les propositions i-mutées par le président de l'As dation des Jardiniers-Maroiclu t de Montréal et a arrêté les p\u2022\u2022 de la réponse faite le 20 oetidi > 1950.jxir AL Thuribe Ucl.ile.crétaire général.Voici également le texte complet de cette letln : Montréal, le 20 octobri I! ¦ AL Adrien Moquin, Président, L\u2019Association des Jardiniers-Maraichers de la région de Montréal, 424a, Place Jacques-Cartier, Montréal, P.Q.Cher Monsieur, A sa dernière réunion, noir* conseil général a pris conn : s-a ce de la lettre que vous a u x adressée, le 17 mai, à notre p -sident général en vue de propose-' un plan de collaboration entre tre association et la nôtre.Je suis chargé de vous dire- que notre conseil général n'a pas cru pouvoir accepter la proposition que vous avez faite.Je puis bien vous dirt que les deux raisons prinrip.ih-pour lesquelles votre demande n'a pu être agréée sont : 1.\tParce qu'il ne serait pas juste d\u2019offrir aux membres d'une .social ion extérieure, même -, ecita-ci est étroitement liée avec la né tre, les mêmes avantages qui sont offerts à nos membres propre- 2.\tParce que votre pronosition (suite à la page 19J T 1.E 10 DECEMBRE 1952 £H LA TERRE DE CHEZ NOUS loi provinciale louée à Ottawa L.' loi contre la margarine __ Opinions exprimées à |.i conférence agricole , fabrication et la vente .\t: 'a ri ne au Canada soient rie sérieux au développe-v l\u2019industrie laitière, indus- ¦\tbase de l\u2019agriculture ca-i., ne laissent plus de doute ¦ rit des personnes au fait économie agricole, si l\u2019on ,r les débats suscités par , -tion à la conférence fé- j .iciale qui se tient pré- ! .nit à Ottawa, sous la pré-de l'honorable .1.-0.Gardi-i;-i ninistre de l\u2019Agriculture.P int la parole sur cette ques- ¦\tprésident a déclaré que .u-e de Québec, se prevail ¦ ses droits, avait pris les j en adoptant une Iégisla-qiropriée, susceptilile de r.son industrie laitière.! s m côté, le porte-parole del I f.'dération canadienne de l\u2019A-1 ¦lire.M.Alex Mercer, de la : : de liritannique, a également attitude du gouvernement1 bec qui n'a pas hésité à guer un décret prohibant la ; .t:.in et la vente des succé-1\t\u2022 du beurre dans les limites a l'-mvince de Québec.I.e mini-1ère de l\u2019Agriculture du JQuébo- r i représenté à cette mfer ne.\u2022 par MM.René \u2019l\u2019répa-nis ministre de l'Agricultu-' r I.abrecque, directeur du de l'Industrie animale, et Georges Gauthier, directeur i iformation et des Rechcr- Cette photo, prise au cours de la conférence agricole fédérale-provinciale tenue à Ottawa au cours de la semaine dernière, fait voir la délégation du ministère de l'Agriculture de la province de Québec.On reconnaît de gauche à droite, MM.Georges Gauthier, directeur du Service de l'Information et des Recherches, René Trépanier, sous-ministre de l'Agriculture, et Pierre Labrecque, chef du Service de l'Industrie animale.L'U.C.C.présente ses hommages à Sen Eminence le cardinal Léger Une lettre de M.Thuribc Belzilc, secrétaire general, adressée à Mgr l\u2019archevêque de Montréal, présente ment à Rome Une fraude sur la vente de blé canadien ! \" ¦ment de l\u2019Agriculture 1 ; i remis entre les - lu ulement de la Justi-upposée illégale de ulien pour une valeur de mi- .sous le régime des ¦\t:1 réservées au blé amé- git de savoir si ce blé ¦ '-'.porté par inadvertance régime de la subvention ¦\texportateurs peu scrupu-ugi frauduleusement avec - icité de fonctionnaires du lient de l\u2019Agriculture des >fita! -.-t nis.les fails : un million de > ix de blé canadien de qua-¦ lieure importé pour l\u2019ali-i du bétail, ont été en-vn>\u2022\u2022-> dans des ports du golfe du M-v.\" 11 r être mêlés à du blé de meilleure qualité, \u2022ié exportés, t\u2019ne partie melange a été vendue en bêle la subvention en eon-' e l\u2019accord internatio-1111- Or la subvention est in blé américain.C\u2019est i' -m! du litige.l.'l'uni Catholique îles Cultivateurs s'est jointe it tons ceux qui ont voulu exprimer publiquement leur joie et leurs félicitations à l'occasion île l'élévation au cardinalat de Son Excellence Mgr Paul-Emile Léger, archevêque de Montréal.Au no i des cultivateurs-membres, M.Thuribc Eclzile, se cré/aire généra1, a nilrcssé à En me la lettre suivante : Montréal, le 2 décembre 1952.Son Eminence le Cardinal Paul-Emile l éger.Collège canadien.Rue des Quatre Fontaine-.Rome.Italie.Eminence, Lutte contre la fièvre aphteuse dans le monde -\t\u2022 il ion des Nations -\t\u2022 l\u2019Uimenlation et l'A-j 1 a tenu une réunion à j ami- de l'Organisation),! \u2022\tlit.ru vue de coordon-J ta- contre la fièvre apli-l Europe.I,es représen-17 pays qui assistaient à ibléc ont décidé de sou-, '\u2022 i leurs gouvernements le !'¦ création d'une commis-\u2022enne pour la lutte cnn-1 c ce aphteuse en collabo- j i risation de la Croix Manche-Ja une.Mois l'iulcrvcfi-( décisive est venue du Comité international catholique j'Iefirmiercs et d\u2019Assistantes médico-sociales.Voilà oit ça r et intéressant /maries fermières catholiques.Vu groupe de femmes réfléchies, décidées, intervient P-, e de vous l'indiquer.Enlever les supérieure d'un bain-marie.Laisser reposer pendant quelques mi-membranes bian- ! mites ou jusqu\u2019à ce que le tout clics sur le fruit et couper les soit amolli.Placer au-dessus de oranges en quartiers.Egoutter les i l'eau bouillante jusqu'à dissoute, quartiers d\u2019oranges et les ananas Combiner les autres ingrédients à écrasés.\u2014 Combiner les fruits et l\u2019exception de la salade et bien les piler dans les écorces-pétales.! mélanger.Ajouter la gelatine dis-Ajoutcr sur le dessus une cuillerée ; soute au mélange de froma 1 Celte rneqn'f.qu* ^q.'tare Fa*renna vou» 5*r« donnée » qratuitem e n t , ti r vous suve; un de s cours de quite-re haw» enne per correspondance ou A rc$ Stud ÎO».\u2014 Cours complets, mc tK-de f n c .I e; e-smens dplcme.(Nl.m.hf» f«W.) 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