La terre de chez nous, 4 mars 1964, mercredi 4 mars 1964
[" ¦'imm nmm SMS ! j V u s 0 M QUE Le 6 mars 1929, il y aura trente-cinq ans dans deux jours, Mlle Sylvia Farrell entrait au service de \"La Terre de Chez Nous\" et de l'UCC, soit le jour même où les dirigeants d\u2019alors publiait le premier numé-ro du journal qui, selon les pessimistes, devait être le dernier également.Cette photo nous démontre que les fondateurs avaient raison de prêter une confiance absolue aux cultivateurs puisque Mlle Farrell est ici photographiée devant quelque 1750 numéros de \"La Terre de Chez Nous\" relies en 35 volumes et formant une pile haute de six pieds et demi.La doyenne des employés de la TCN et de l\u2019UCC porte une attention particulière sur un volume contenant La TERRE alors qu'elle était publiée dans \"Le Devoir\" de feu M.H.Bourassa Les plus vieux se souviennent en effet que ce quotidien montréalais consacrait une foi s par semaine une de ses pages exclusivement aux intérêts des cultivateurs.Ce sont là des souvenirs des premières luttes syndicales en milieu agricole que le secrétariat de l'UCC conserve pieusement.Vol.XXXV- No 49-Montréal, le 4 mars 1964 Cette semaine.\u2022 \u2022\tLes offices de vente de l\u2019Ouest luttent contre la centralisation de la production porcine Page 7 \u2022\tLes subventions à l\u2019industrie laitière: pas de changement radical en 1964.Page S ® Mémoire de l\u2019UCC au Cabinet provincial Page 10 ® Le prix de soutien du porc restera à $23.65 Page 12 ® Le mémorandum du cultivateur: que faire en mars?Page 14 Les 35 ans bien sonnés de \"La Terre de Chez Nous\u201d (a lire en page 3) Fermier Acadien par Henri Lalîerge Crédit agricole et taxes foncières Parmi les mesures les plus urgentes pour relever l\u2019Agriculture acadienne, 11 faut sûrement mentionner l\u2019Institution d'un véritable crédit agricole provincial et la revision complète du système des taxes foncières pour le financement des municipalités et commissions scolaires.Or 11 arrive que ces deux sujets r .\u2022 -l¦' ' Les profits vous glissent-ils _ \u201e t ijjfeientre les doigts?s LES SEMENCES CERTIFIÉES DÉFENDENT VOTRE MISE DE FONDS Semer du mauvais grain coûte de l\u2019argent .compromet tout le capital investi dans les frais de production.Au cours d\u2019une enquête menée dans tout le pays, des échantillons prélevés dans les semoirs prouvent que jusqu\u2019à 50' ,' des semences mises en terre chaque année devraient être rejetées à cause de leur teneur en mauvaises herbes.Avec de telles semences, vous empoisonnez le sol en mauvaises herbes à la dose de 200,000 graines et plus à l\u2019acre.Pour cette excellente raison, vous devez fréquemment renouveler avec des semences certifiées votre stock de semences fondation.Les semences certifiées éliminent la plupart des risques qui s\u2019élèvent à 5r ;-10' ; du coût total de production.Les semences certifiées sont garanties pour la purete de variété, la haute germination, l\u2019absence à un degré assez élevé de mauvaises herbes et de maladies: parce qu\u2019elles sont cultivées, récoltées, scellées et vendues sous l\u2019étroite surveillance du Gouvernement pour vous donner entière protection.Les semences certifiées ne coûtent que quelques cents de plus à l\u2019acre que les semences ordinaires du commerce .alors, pourquoi courir des risques?SÉVÈRE CONTRÔLE DU GOUVERNEMENT DE LA PROPAGATION À L\u2019ENSACHAGE Les champs sont régulièrement inspectés, les semences sont sans cesse vérifiées nu laboratoire et à l'entrepôt quant à l'identité, la pureté, la germination, l'absence de mauvaises herbes et de malad-es.Protégez votre capital investi-semez des semences certifiées L «SS0CUII0N CMM0IENNE DES PROOIICIEUBS DE SEMENCES sont ramenés à la surface de l\u2019actualité.Les agriculteurs acadiens peuvent profiter déjà du crédit agricole fédéral.Ce crédit agricole fédéral, s\u2019il est susceptible de rendre certains services dans des cas déterminés, n\u2019est pas pensé pour répondre aux besoins particuliers de l\u2019agriculteur du Nouveau-Brunswick.On pourrait citer des centaines de cas d\u2019agriculteurs acadiens qui prétendent à tort ou à raison-que le crédit agricole fédéral leur a été refusé Injustement.On m\u2019a signalé le cas de Jeunes désireux de s\u2019établir sur une ferme et qui ont dû abandonner ce projet parce que le crédit agricole leur a été refusé.Dans l\u2019ensemble, on estime que le crédit agricole fédéral ne répond pas aux besoins des agriculteurs du Nouveau-Brunswick.Voilà que le gouvernement provincial annonce la création d\u2019un nouveau plan de financement de l\u2019Agriculture.En fait, 11 ne s\u2019agit pas d\u2019un vrai crédit agricole provincial, mais tout simplement d\u2019une^ mesure pour encourager les prêteurs à financer l\u2019achat d\u2019animaux.C\u2019est très limité, mais c\u2019est mieux que rien; et nous espérons que les cultivateurs sauront en profiter au maximum.Mais Je pense bien qu\u2019on aurait tort de s\u2019imaginer que le gouvernement réussira à sauver l\u2019agriculture avec des mesures aussi timides.Le gouvernement Invite les banques et les caisses populaires à prêter Jusqu\u2019à concurrence de $5,000.00pour une période de 5 ans aux cultivateurs qui veulent augmenter leur troupeau.Le gouvernement ne fixe pas de taux d\u2019intérêt uniforme et ne pale pas un sou de l\u2019Intérêt à payer.Tout simplement, 11 s\u2019engage à payer aux prêteurs 50% des pertes encourues pour des prêts effectués selon les normes prévues par la Loi.A remarquer que cela ne vaut que pour les prêts affectés à l\u2019Achat d\u2019animaux et que la limite est établie à $5,000.pour 5 ans en principe.L\u2019emprunteur pourra en certains cas obtenir une prolongation de son emprunt selon certaines conditions dont le prêteur en juge, après que celul-cl en aura averti le ministre de l\u2019agriculture.Je le répète, c\u2019est quelque chose et J\u2019espère que ça rendra service, mais, comme on dirait dans la Beauce, 11 n\u2019y a vraiment pas de quoi \"se tirer en l\u2019air.\u201d r- t NOUVELLES .I»E LA ll«- IIEUltli PH1X: prévus des denrées agricoles Veau \u2022 abondance d\u2019approvisionnements d\u2019ici quelques mois; prix actuels un peu moindres que ceux de l\u2019an dernier; faible baisse prévue.Porc : volume élevé des ventes en mars et avril; prix modérément plus bas durant les prochaines semaines, demande ferme.Boeuf ; provisions relativement élevées des marques rouge et bleue durant les mois à venir; prix plutôt soutenus.Beurre ; excellent achat; le prix est demeuré le même en dépit d\u2019une hausse de 4% à l\u2019indice des prix alimentaires.Fromage : consommation croissante en 1964; de même pour la production; prix fermes - 35 cents la livre du grossiste au détaillant.Crème glacée : par suite de la réclame en fin de 1963, il y a eu augmentation de 18% dans le volume des ventes en janvier; prix inchangés.Oeufs : retard probable de la hausse saisonnière des prix.Poulets de gril : stocks et production à la hausse; baisse probable des prix d\u2019ici quelques semaines.Pommes : peu de changement dans les prix; à la mi-février, les McIntosh d\u2019Ontario se vendaient $3 - $3.75 le boisseau a Toronto-prix du grossiste au détaillant.Pommes de terre : abondance de stocks; prix un peu moindres actuellement dans l\u2019est du pays.Oignons : provisions plutôt considérables; prix modérés.Carottes et choux : bonnes provisions a prix raisonnables.Jus de pomme : amples provisions; de toute évidence le Jus le plus économique à acheter.Les pronostics qui précèdent ont été préparés par les économistes de la Division de l\u2019économie, au ministère de l\u2019Agriculture du Canada.OEUFS: \u2018iC de plus il Montréal Ton ferme ou raffermi du marché des premières catégories d\u2019oeufs la semaine dernière.Il y eut gain variant de 1 a 1 cents la douzaine à beaucoup d\u2019endroits.Quelques marchés de l\u2019Est ont fait exception, marquant une baisse de 1 a 3 c.La cote des catégories Inférieures montrait simplement quelques révisions Ici et là.Prix comptant, sur place, à Montréal : A gros, 40 l/2c.ou avance de 1/2 c.; A moyens, 37 c.ou gain de 3 c.; B, 35 c.ou 1 c.de plus que la semaine précédente.En Ontario, demande stable sur les marchés locaux et extérieurs.Volume passablement élevé vendu pour décoquillage.A Montréal, demande améliorée.Arrivages accrus des divers endroits de la province et expéditions habituelles de l\u2019Ontario.Provinces atlantiques, même allure qu\u2019à Montréal à l\u2019égard des premières catégories, sauf à Terre-Neuve.Demande variant de bonne à passable.Arrivages suffisants pour les besoins.VOLAILLE: baisse des poulets Ton stable à la plupart des marchés delà viande de volaille la semaine dernière.Au rapport officiel, on relève les quelques révisions qui suivent.Volaille vivante : poulets au-dessous de 5 livres, baisse de 1 2 r.à Montréal et 2 c.à Toronto; par contre, gain occasionnel de 1 c.a Vancouver; à Winnipeg, les poules de tous poids ont perdu de 1 a 2 c.; à Toronto, baisse de 2 c.des poules légères.A London (Ont.), recul de 1/2 c.des dindons de gril.Prix, au 25 février, des poulets à griller et à frire, moins de 5 livres, catégorie No 1, poids vif, dans les principales villes canadiennes: Vancouver, 18-19 c.; Edmonton, 17-18 c.; Regina, 18 c.; Winnipeg, 17 1/2-18 c.; London, 19 c.; Toronto, 17 c.; Montréal, 19 c.PONTE: suivant les provinces Voici quelques chiffres finals en ce qui regarde la production des oeufs en 1963, fournis par le Bureau fédéral de la statistique: (Suite à la page 17) Il sera bientôt question aussi et de plus en plus des taxes municipales et scolaires.Les agriculteurs se plaignent depuis longtemps que la taxe foncière constitue pour eux une Injustice en les chargeant d\u2019un fardeau fiscal sans rapport avec leur capacité de payer.Il y a Injustice à l\u2019Intérieur de chaque municipalité à l\u2019égard des agriculteurs par rapport aux non- (Sulte à la page 17) ATTENTION \u2022i CU LTIVATEURS (\tEn\tV\t \til (cuIUm 3 I 15 pdl.- 2910 pdi.cirris Tôle\tIl feuillet 3 X 13\u2018i pdt.- 2673 \u201c\t\" galvanisée\t5043 H\t\" \tVoici un bitlment à comble français '\t TOITURE métallique A remarquer qu'il y ft avantage de» lungueuri de feuille» appropriée» à la longueur de» chevron».couvre 3Z pouce».\u2014 Feuille» 6 A 24 pied»; aux pouce», »i\tBUMj TUITS en donnant grandeur de couverture et chevron».Manufac CLAPBOARD pour lambri.en ALUMINIUM ou TÔLE GALVANISEE et gar portatif» de grundeur» différente».\u2014 Prix fournis »ur demande-_____________________ A ni.\tQanstevilie CHARETTE - DEPT.T CTE ST-MAURICE, P.Q.UN SERVICE D\u2019ASSURANCE GÉNÉRALE POUR LES COOPÉRATIVES! Ce service qui groupe un grand nombre de coopératives a pour but d\u2019aider à solutionner leurs problèmes d'assurance générale.Des spécialistes dans les divers genres d'assurance sont à votre service.PRENEZ-EN AVANTAGES SERVICE DES ASSURANCES GENERALES COOPERATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC Montréal PAGE 2- LA TERRE DE CHEZ NOUS- LE 4 MARS 1964 Les 35 ans bien sonnés de Il est des anniversaires qu\u2019on souligne avec faste, d\u2019autres qu\u2019on passe sous silence et il en est quelques uns qu\u2019on mentionne tout simplement et qu\u2019on oublie très vite: ils ont quand même leur importance.Le 35e anniversaire de La Terre de Chez Nous figurera probablement parmi ces derniers.On me permettra au moins d\u2019y glisser un petit mot, attirant votre attention sur votre journal seulement quelques minutes, histoire de vous faire oublier un instant les grands problèmes agricoles qui ne cessent de vous bousculer.Le 6 mars 1929, des cultivateurs qui avaient du \u201cfront tout le tour de la tête\u201d ont décidé de fonder leur propre journal.A ce moment, des preux les disaient fort courageux.Plus nombreux étaient ceux qui leur conseillaient \u201cde conserver ce premier numéro, car il n\u2019y en aura peut-être pas d\u2019autres\u201d.Ceux-là vous diront aujourd\u2019hui qu\u2019ils blaguaient.C\u2019est à souhaiter car les succès que connait maintenant le journal des cultivateurs du Québec fait l\u2019envie de bien d\u2019autres classes de la société.Dans le numéro-programme du 15 février 1929, l\u2019éditorialiste d\u2019alors écrivait: \u201cNotre journal sera un vul-garisateurd\u2019idées autant qu\u2019un organe de combat.Vulgarisateur d\u2019idées \u2014 il s\u2019appuiera sur des faits concrets, visant surtout à des résultats pratiques, de portée générale.Il traitera des questions de son ressort, à leur mérite, sans prétendre à des généralités ou à des hauteurs inaccessibles.Organe de combat - il ne craindra pas la lutte.Interprète de tous-il s\u2019ef forcera de limiter son action au domaine des principes, sans jamais descendre sur le terrain vulgaire des personnalités.En tout il sera noble, juste, simple, clair, précis.\u201d Les équipes de directeurs et de rédacteurs qui se sont succédées à sa direction ont-elles répondu à ce premier mot d\u2019ordre?Lors du 30e anniversaire, le 18 mars 1959, des personnalités bien connues du monde agricole, comme les plus humbles de nos lecteurs, avaient répondu dans l\u2019affirmative.Le président de la Coopérative Fédérée de Québec, M.Adélard Bellemare, déclarait alors: \u2018Toujours vouée aux intérêts des cultivateurs, La Terre de Chez Nous ne perd pas une occasion de les défendre.Elle se tient à l\u2019affût des dangers qui peuvent les menacer, sonne l\u2019alerte et éveille l\u2019attention de tous: cultivateurs et dirigeants.En somme, elle est le porte-parole des cultivateurs auprès des gouver- nements et des autres classes de la société pour exprimer publiquement leurs opinions et leurs besoins\u201d.Je ne crois pas que depuis les cinq dernières années l\u2019équipe ait dérogé au but qu\u2019avaient fixé les fondateurs du \u201cseul hebdomadaire agricole de langue française en Amérique\u201d.Et, sur ce sujet, je ne vais pas plus loin.Je laisse aux lecteurs l\u2019opportunité d\u2019en juger le bien-fondé.Si le but n\u2019a pas changé, si la qualité de l\u2019information, des commentaires, a été maintenue, les responsables du journal n\u2019on pas chômé pour tout çà.Dans notre monde moderne, nos cultivateurs sont a même de recevoir des revues et des journaux de bonne qualité.C\u2019est donc à leur demande que depuis environ trois ans, les responsables se sont attaqués à leur donner un journal de première qualité, d\u2019apparence soignée, propre et facile à lire, un journal dont ils n\u2019ont pas à rougir\u2014au contraire-un journal dont ils peuvent être fiers, qu\u2019ils peuvent comparer h bien d\u2019autres publications.Evidemment, les apparences mises de côté, il reste que bien des lecteurs ne sont pas toujours d\u2019accord sur le contenu de leur journal.Certains le voudraient plus agressif, d\u2019autres trouvent qu\u2019il ne ménage pas suffisamment \u201cle choux et la chèvre\u201d.\u201cOn ne peut plaire a tout le monde et son père\u201d, dit le bon Lafontaine.Sûrement, et l\u2019abondance des lettres à \u201cl\u2019Opinion rurale\u201d nous le démontre bien trop.Cette abondance de lettres que nous recevons chaque semaine \u2014nous en avons tellement que même des lettres de décembre 1963 n\u2019ont pas encore été publiées.mais elles le seront un jour-est toutefois un encouragement.On sent, on palpe les problèmes des cultivateurs.Et si on ne peut toujours les résoudre à chaque fois, on a la consolation de pouvoir fournir à nos lecteurs au moins l\u2019occasion de \u201cse vider le coeur\u2019.L\u2019équipe de rédaction de La Terre de Chez Nous, comme plusieurs dirigeants de l\u2019UCC qui y collaborent, n\u2019a pas l\u2019intention de maintenir une réputation de \u2018consolateurs des affligés\u2019.La Terre de Chez Nous entend toujours suivre le but qu\u2019on lui à fixé il y a trente-cinq ans.11 n\u2019a pas toujours été facile d\u2019en suivre le tracé original, elle y a réussi passablement bien tout de même.Souhaitons qu\u2019au 40ième anniversaire, elle en aura contenté un peu plus même si nos lecteurs sont de plus en plus exigeants \u2014 avec raison! Jacques LALIBERTE {JWsdes champs El PAR D.E.GRANDPRÉ L\u2019OUEST ET LE BEURRE Rien m ressemble plus à un produis.U laitier qu'un autre producteur laitier, quelleque soit la région où l\u2019un et l'autre se trouvent.Ce qui ne veut $>as dire qu\u2019Us e: tous deux la meme attitude i face des problèmes qui leur sont communs.En a slant qu\u2019on puisse en Juger Par le.-, rapports qui nous par-vienner.- de leurs assemblées respect! vos, le producteur laitier de lu u n\u2019envisage pas la situation !.tière actuelle de la même fa.n tout à fait que son confrere 1 ¦ l\u2019Est.Alors que ce dernier entretient toujours quelque s tnte au sujet des excédents - ii surplus, le producteur de l\u2019O test semble convaincu que la menace des excédents est chose du passé.Bien plus, si l\u2019on n\u2019l\u2019 prend garde, se dit-il, nous nous trouverons demain en face de pénuries qu\u2019il nous faudra combler par les Importations.Cette attitude optimiste des fermiers laitiers des Prairies dent apparemment à deux causes Principales; 1) ces^trols provinces ont tendance à consommer Pms de produits laitiers qu\u2019elles n\u2019en produisent; 2) la conviction naturelle chez l\u2019agriculteur des Prairies que tant va le blé, tant va le reste.La vente de son blé étant assurée cette année et probablement aussi l\u2019an prochain, 11 en est venu à croire Instinctivement que le cas des excédents de beurre est réglé par le fait même.Cette façon a lui de regarder les choses chez le cultivateur de l\u2019Ouest, nous avons cru la découvrir en lisant le rapport du dernier congrès annuel de l\u2019Association des producteurs laitiers du Manitoba.LE BEURRE FRAIS Le Manitoba, ce n\u2019est pas ce qu\u2019on peut appeler toutes les Prairies, direz-vous, et c\u2019est admis.C\u2019en est cependant la porte d\u2019entrée du côté est.En outre, 11 faut dire que le dernier congrès laitier tenu dans l\u2019Alberta, porte de sortie du côté .ouest, ressemblait étrangement a celui du Manitoba.Or, quels ont été les propos tenus à la dernière assemblée de l'Association laltlere du Manitoba?Propos tenus non par des personnages venus de l\u2019Est, mais par des producteurs authentiques de l\u2019Ouest.Voici entre autres deux opinions parmi les plus radicales formulées par deux conférenciers différents.A déclaré l\u2019ex-président de l\u2019Association laltlere ma-nltobalne, M.D.McFSyden: \u2018Il se peut qu\u2019avant longtemps le Canada doive faire face à une pénurie grave de beurre frais\u2019\u2019.A dit a son tour un professeur de l\u2019Unl-vcrsltfi du Manitoba, M, J.M.Nesbltt:*n se dessine une pénurie de beurre à travers le monde; en conséquence, le Canada pourrait bien se voir contrainCd'im-porter une partie de ses approvisionnements.* AVENIR BRILLANT Advenant une telle éventualité, ajoutait le professeur Nesbitt, 11 est probable que nos fournisseurs seraient les pays à forte production beurrière, comme la Nouvelle-Zélande.Le même personnage ainsi que les autres membres d'un colloque (panel) ont Insisté sur les quatre observations suivantes: 1) la population va diminuant dans les petites localités rurales ainsi que le nombre de fournisseurs de crème auxbeur-rerles, à mesure que les Jeunes quittent les campagnes; 2) des normes de qualité plus rigoureuses forceront sans doute plusieurs autres expéditeurs de crème à abandonner la partie; 3) 11 \u2022 y a moyen d\u2019assurer au pays des provisions suffisantes de beurre pour des années à venir: c\u2019est de faire en sorte que le prix au producteur rende son exploitation rentable; 4) puisqu'il y a diminution dans le nombre des fournisseurs de crème, 11 Importe de voir à ce que la capacité de production des fermes restantes aille en augmentant.De son côté, M.McFayden a souligné que \u2018l\u2019avenir de l\u2019Industrie laitière au Manitoba est suffisamment prometteur pour qu\u2019il vaille la peine de stimuler la production et de garder à son niveau actuel le nombre de troupeaux laitiers dans les fermes; d\u2019autant plus que l\u2019entreprise laitière s\u2019est révélée dans le passé l\u2019un des plus grands facteurs de stabilité dans les réglons rurales».LAIT vs BOEUF Le Manitoba, a-t-il continué, n\u2019a pas d\u2019excédents de produits laitiers; de fait, il en Importe plus qu'il n\u2019en exporte.Dans certaines parties de la province, dit encore M.MC Fay-den, la production de la creme ( pour la fabrication du beurre ) a diminué à un point tel qu\u2019on peut se demander si, financière- ment, cette spéculation est encore rentable.H a attribué cet état de choses partiellement au fait que le gouvernement de Winnipeg encourage et aide l\u2019élevage des bovins de boucherie, élevage prometteur lui aussi.(Suite à la page 22) sss=s=9aaaK ropriété de L'UCC- Fondé en 1929 515, avenue Viger, Montréal Tel.288-4285 \u2018Le seul hebdomadaire agricole français d\u2019Amérique¦ DIRECTEUR: Paul-Henri Lavoie, B.S.A.CHEF DE LA REDACTION: Jacques Laliberté Membre de 1\u2019 'Audit Bureau of Circulation\u2022 Composition/Montage LITHOGRAPHIE RIVE SUD Imprimé pur LES PRESSES LITHOGRAPHIQUES DE QUEBEC Inc.Publié le mercredi de chaque semaine Abonnement: 1 an, $1-3 ans, $2-5 ans; $3 Le Ministère des Postes, h Ottawa, a autorisé l'affranchisse» ment en numéraire et l'envoi comme objet de 2e classe de la présente publication.LE 4 MARS 1964- LA TERRE DE CHEZ NOUS- PAGE 3 ,*3S*J3*0 0 trxax»it*r .tir (Sirw)x3**t ,00 «OUf* J*1\u20190\tM«S4iT^J .iîîSMlST ji/JTftl oo\t/?« ?- \u201cJ3T 4U*lO%UlA*y*°° J-L$% I Trente-huitième cour» à domicile [ LA GESTION AGRICOLE et son organisation par Maurice Care/, professeur à la Faculté d'Agriculture de l'université Laval H UN AUTRE BUDGET La sorte de budget que nous envisageons aujourd\u2019hui étudie s\u2019il est payant ou non d\u2019ajouter une nouvelle production dans l\u2019entreprise.On l\u2019appelle souvent budget additionnel.Le principe en est simple puisqu\u2019il s\u2019agit de calculer toutes les charges nouvelles que la production supplémentaire apportera et d\u2019estimer les produits bruts qui en résulteront.En pratique, toutefois,%meme si le budget additionnel s\u2019avère concluant, c\u2019est-a-dire que la production supplémentaire parait payante, il faudra toujours se demander si les capitaux et le travail supplémentaires qu\u2019on se prépare à engager ne seraient pas tout aussi bien rémunérés en développant les productions qui existent déjà.En d\u2019autres termes, pour prendre une décision sage, on ne doit pas seulement se contenter de faire un budget additionnel; la décision ne doitetre prise que, lorsqu\u2019on a comparé plusieurs budgets utilisant de manières différentes les capitaux et le travail disponibles.LA PRODUCTION SUPPLEMENTAIRE Supposons que nous voulons nous lancer dans la production d\u2019oeufs de consommation, désirant ainsi accroître le produit brut total de notre exploitation.Nous souhaitons commencer avec un troupeau de 500 poules pondeuses en faisant chaque année l\u2019élevage des poulettes nécessaires et en revendant les poules après une année de ponte.Il faudra tout acheter poussins et aliments et même construire le poulailler.Résumons l\u2019organisation de cette production d\u2019une manière telle que les calculs du budget en soient facilités.RECHERCHE D\u2019UNE BASE DE CALCUL L\u2019élevage des poulettes et la durée d\u2019utilisation des poules pondeuses s\u2019étendent sur une période de plus d\u2019un an.On a l\u2019habitude de faire les calculs de budget pour une période d\u2019un an.Est-il nécessaire alors de séparer la période d\u2019élevage des poulettes et la période de 12 mois qui suit?Remarquons tout de suite qu\u2019avant la fin de cette dernière période de 12 mois, il faudra acheter de nouveaux poussins pour les élever et préparer ainsi le renouvellement complet du troupeau de pondeuses.On peut donc estimer qu\u2019en moyenne, par période de 12 mois, nous aurons un élevage de poussins pour en faire des poulettes et des pondeuses qui seront vendues a la fin de cette période.Les calculs sont beaucoup plus faciles si nous envisageons le problème de cette façon.Nous considérerons l\u2019achat des poussins comme une dépense courante et la vente des vieilles poules comme un revenu en plus de la production principale, celle des oeufs.Remarquons que si nous partons avec 500 poules, il nous faudra acheter davantage de poussins, disons 500, pour tenir compte de la mortalité en cours d\u2019élevage.Et donc, pour calculer le coût de l\u2019alimentation des poussins, nous ne prendrons ni 550, ni 500 comme nombre de base mais la moyenne entre les deux nombres ci-dessus, c>est-à-dire 525.La même remarque s\u2019applique aux poules pondeuses puisqu\u2019il en mourra pendant la période de douze mois.(La différence dans le total des coûts est sensible, elle deviendrait importante pour un troupeau plus considérable.Du point de vue méthode de budget a acquérir, il est recommandable de prévoir le mieux possible les nombres d\u2019animaux à chaque étape des calculs puisque ce sont, en fait, les bases de l\u2019estimation des coûts et des revenus).Répétons encore une fois que les normes techniques sont essentielles pour les calculs de budget.Ici, nous avons besoin de prévoir les taux de mortalité, les consommations d\u2019aliments par tête, le rendement moyen d\u2019oeufs par poule, etc.De plus, les normes techniques générales doivent être adaptées à chaque exploitation.Les données de l\u2019exemple qui suit sont approximatives et nous les avons arrondies pour faciliter l\u2019interprétation des calculs.On ne peut donc s\u2019en servir en vue d\u2019une application concrète.Seule la méthode de calcul du budget est en cause ici.LES DONNÉES D\u2019UN PROBLEME Le futur producteur d\u2019oeufs s'étant sérieusement documenté, et suffisamment auprès de personnes indépendantes, peut arriver à prévoir un certain nombre de données applicables à son milieu et à son exploitation.Adoptons les données suivantes pour notre exemple de calcul.Les poussins sont achetés 40 sous chaque et on peut espérer en obtenir des pondeuses donnant 200 oeufs par année.Le taux moyen de mortalité durant la période d\u2019élevage des poussins est de 9 (à, le taux d\u2019élimination des pondeuses durant la période de 12 mois est de 8.Il en coûte 60 sous d\u2019aliments pour produire une poulette prête à pondre.Une pondeuse consomme en un an pour $4.00 d\u2019aliments.Pour abriter les volailles, il faut construire un poulailler qui coûtera $2,200 avec les accessoires.Il est raisonnable d\u2019amortir cette construction en 20 ans.L\u2019électricité, les médicaments et vaccins, les assurances et autres frais coûteront au moins $200.On espère vendre les vieilles poules $1.00 l\u2019unité.On prévoit un prix moyen des oeufs de $0.35 la douzaine.Cette nouvelle production demanderait probablement aux environs de 800 heures de travail par année.LES CALCULS PROPREMENT DITS Nous renvoyons le lecteur au tableau du bas de cette page pour suivre les calculs au fur et à mesure.Remarquons d\u2019ailleurs que ce tableau (sans les chiffres) est la première chose à faire.En effet, c\u2019est en dressant ainsi une liste de toutes les charges possibles et de tous les produits possibles qu\u2019on en vient à rechercher les données du paragraphe précédent.Puisque nous démarrons avec 500 poules et que nous nous attendons à perdre 9% des poussins achetés, cela veut dire que 500 représente 100 - 9= 91 % du nombre de poussins qu\u2019il nous faudra acheter.Ce nombre est donc de 500/91 - 549.4.Disons évidemment 550 au minimum.Ainsi, l\u2019achat des poussins nous coûtera 550 x $0.40 = $220.$0.35, cela ferait une vente de $2,800.Le total prévu pour les produits est donc de $3,260, Le revenu du travail est la différence entre le produit brut total et la somme des charges ne comprenant pas le travail.Ce budget prévoit donc un revenu du travail de $3,260 - $2,860 = $400.L'INTERPRETATION DU BUDGET Par simple division entre le revenu du travail et le nombre d\u2019heures de travail prévues, il est évidemment facile de calculer le salaire horaire prévu.On obtient $400 pour 800 heures, donc^ $0.50 l\u2019heure.Comme -champs, sous-minlstre adjoint au ministère provincial des Torres et Forêts, attire l\u2019attention des Intéressés sur les quant H'-s de bols que peuvent fournir à.petits producteurs.\u201cDonnant suite aux instruct.¦ ¦ du ministre des Terres et I-Vr us, l\u2019honorable Lucien Cliche, lit- ./ dans la lettre, nous demandons aux concessionnaires forestier de tenir compte, dans leurs i grammes de coupe pour l\u2019an: d\u2019exploitation 1964-65, de- entités de bols à pulpe que h s -Ions et cultivateurs seront en:: sure de leur fournir*.\u201cIl appartiendra aux coin
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