La terre de chez nous, 30 mars 1966, mercredi 30 mars 1966
[" ïfSiuiî»' ï?® ^ f L û B \"tsCC A M E R I 0 U I AGRICOLE SAIS SEUL ; ;.v; >' Ti N O U S Port payé à Québec Vol XXXVIII-No 3-Montréal, 30 mars 1966 iftfifcM NOUVELLE POLITIQUE LAITIÈRE r /¦ DU FEDERAL (page 5) (Photo Office du Film du Québec) Définition des politiques de i\u2019UCC à l\u2019adresse du BAEQ (page 2) Les relations entre la Fédérée et l\u2019UCC (page 7) Les travailleurs forestiers UCC réclament la parité (page 9) Une autre fête familiale: le diner pascal (page 17) Québec se doit de ratifier sans délai un droit élémentaire et fondamental! (page 3) Projet de loi des syndicats agricoles annexe au mémoire de l\u2019UCC (page 11) Let Fédération de l\u2019UCC de Gaspé el Rlwoaski apportent.ASSURANCES u.c.c.COMPAGNIE MUTUELLE «¦r ! L AL- c\u2019est votre compagnie ASSURANCES U.C.C.est In propriété de ses assurés qui sont pour une bonne part des cultivateurs.ASSURANCES U.C.C.est une institution canadienne-française dont l'importance grandissante permet d'envisager I avenir avec confiance.Propriétaires de votre propre compagnie d\u2019assurance, qui offre tous les avantages que peut présenter une entreprise d assurance-vie, vous vous devez de vous encourager vous-mêmes.Charité bien ordonnée commence par soi-même.c\u2019est votre capital Non seulement le capital de ASSURANCES U.C.C.est vôtre puisque vous en êtes propriétaires, mais c'est votre capital parce qu'il est mis dans une large mesure à la disposition des institutions agricoles.ASSURANCES U.C.C.dont l'actif s\u2019établissait à $14,302,972 à la fin du dernier exercice financier, constitue un vaste réservoir de capitaux dont profite chaque jour la classe agricole.Assurez-vous CHEZ-VOUS.Augmentez vos capitaux en les mettant à VOTRE service.ASSURANCES U.C.C.est à votre disposition pour tout besoin d'assurance-VIE.Prière de s adresser à l'un de ses représentants ou de communiquer directement avec le siege social : 801 est, rue Sherbrooke, Montréal 24, P.Q Une définition des de l\u2019UCC à l\u2019adresse du s BAEQ Les Fédérations de l\u2019U.C.C.de Gaspé et Rlmouski viennent de publier un document qui expose quelques recommandations majeures concernant l\u2019orientation de l\u2019agriculture sur le territoire pilote.Comme elles représentent la classe agricole organisée, elle a cru de son devoir de soumettre au BAEQ les positions qu\u2019elle a déjà prises auprès des pouvoirs publics en ce qui concerne les différentes politiques de consolidation de l\u2019agriculture qui doivent être établies par l\u2019Etat et le rôle qu\u2019entend Jouer l\u2019U.C.C.dans l\u2019organisation de la mise en marché et de la professionnalisation de l\u2019agriculture.Le document précise que l\u2019agriculture demeurera dans la région à quatre (4) conditions majeures.1-\tConditions de nature généra- le.2-\tConditions reliées à l\u2019accroissement de la productivité des fermes.3-\tConditions reliées à l\u2019élévation du niveau des prix des produits agricoles.4-\tConditions reliées à quelques problèmes particuliers et à la situation de la région.Au chapitre des condltons de nature générale il Importe d\u2019arriver : A- A la connaissance des possibilités agricoles de la région.B- A la préparation professionnelle des cultivateurs.C- A l\u2019organisation professionnelles des cultivateurs.D- A l\u2019efficacité de l\u2019administration provinciale.Quant aux conditions reliées à l\u2019accroissement de la produc- Da»s Brome et Shefford tivlté des fermes elles se résumer ainsi : Peuvent A- Amélioration des sols B- Meilleure organisation de.fermes.C- Exploitation rationnelle des fermes.Les conditions reliées à l\u2019élé vation du niveau des prix des produits agricoles s\u2019avèrent d\u2019une Importance capitale.Onv arrivera par : A- Des politiques gouvernetnen-taies de prix.B- L\u2019organisation des producteurs.C- L\u2019Efficacité des entreprises de transformation., Et enfin les conditions reliées a quelques problèmes partlcu-liers qui sont : A- La protection des récoltes par l\u2019établissement d\u2019une assurance récolte.B- La transition des cultivateurs qui devront quitter leurs fermes.A ces conditions générales qui doivent être réalisées partout dans la Province se greffent des conditions particulières à la région.A- Appliquer d\u2019une façon plus Intensive less politiques qui se rapportent à l\u2019amélioration des sols, au crédit à long et moyen termes et à la gestion des fermes.B- Apporter une solution particulière au problème des coûts accrus de transport dû à l'éloignement de notre région.C- On pourrait enfin, sur une base expérimentale, faire un essai d\u2019aménagement foncier par une société d\u2019aménagement Foncier et d\u2019Etablisse-ment Rural rattachée à l\u2019U.(Communique) Concours d\u2019érablières et de terres à bois Un concours de terres à bols et d\u2019érablieres est organisé pour les comtés de Brome et Shefford, par l\u2019Association Forestière des cantons de l\u2019Est, en 1966.Ce concours, organisé dans le but de promouvoir le bon entretien et l\u2019amélioration des terres à bols ^et des érablières, est ouvert a tous les propriétaires demeurant dans le comté de Brome ou Shefford, ou possédant une terre dans un des deux comtés mentionnés.Pour prendre part à ce concours, les concurrents doivent être membres de l\u2019association forestière des Cantons de l\u2019Est.Un prix de cinquante dollars sera décerné au premier vainqueur de chacun des deux concours, alors gue les deuxièmes et les troisièmes gagnants se verront remettre un certificat.Ces prix seront remis à l\u2019occasion d\u2019une démonstrationqul se déroulera au cours de septembre.Ceux qui^ seraient désireux de participer à ce concours, peuvent obtenir des formules de participation en écrivant à une des deux adresses ci-dessous mentionnées : Association Forestière des Cantons de l\u2019Est, Inc., a/s M.Lucien Bédard, Ing.f., gérant, 178, rue Wellington Nord, Slierbrooke, Qué.ou M.Michel Bélanger, lng.f., gérant, Bureau de Renseignements forestiers, 200, boul, Davignon, Cowansville, Cté Mls-sisquoi, Qué.Les formules d\u2019application devront être retournées à l\u2019une des deux adresses cl-haut mentionnées, au plus tard, le 1er Juillet 1966.Quant au jury, les membres seront nommés par l\u2019Exécutif de l\u2019Association Forestière des Cantons de l\u2019Est, Inc.Propriété de l'U.C.C.FONDE EN 1929 515, avenue Viger, Montréal - Tel.288-4285 \u2019Le seul hebdomadaire agricole français d'Amérique\" DIRECTEUR: Paul-H enri Lavoie, b.s.a.Rédacteur: François CÔTÉ Membre de l'\"Audit Bureau of Circulation\" Composition/Montage : LITHOGRAPHIE RIVE SUD Imprimé par Les Presses Lithographiques 1965 Inc.Publié le mercredi de chaque semaine Abonnement: 1 an, U.00; 3 ans, $2.00; 5 ans, $3.00 PAGE 2-LA TERRE DE CHEZ N0US-3Q MARS 1966 Le Mini.te.e des Postes, à Ottawa, a autorisé I affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de 2e classe de la présente publication 99 La véritable reconnaissance du syndicalisme agricole Québec se doit de ratifier sans délai un droit élémentaire et fondamental! Depuis plusieurs années, la reconnaissance effective du syndicalisme agricole fait l\u2019objet des préoccupations majeures des cultivateurs organisés.Même si on ne comprenait pas et on ne relisait pas toujours exactement tout ce que comportait cet objectif, on sentait la nécessité absolue de le poursuivre sans cesse et de l\u2019atteindre dès que possible.Il faut dire que, pour nombre de gens du milieu, cette recherche portait principalement sinon uniquement sur une forme générale obligatoire et facilement perceptible de la cotisation annuelle.Pendant que l\u2019idée de la reconnaissance du syndicalisme agricole poursuivait son petit bonhomme de chemin, tout en subissant une évolution à peu près constante, l\u2019action de l\u2019U.C.C.se diversifiait tout en s\u2019engageant résolument dans des secteurs très définis tels celui de la mise en marché ordonnée des produits agricoles.Inutile de refaire ici la longue et difficile histoire de l\u2019U.C.C.qui a abouti, après plus de vingt ans de demandes de toutes sortes, d\u2019efforts et de travail, à l\u2019adoption et à la mise en application de législations de mise en marché assez satisfaisantes, du moins pour le moment.En réponse h cette orientation qui correspondait d\u2019ailleurs «à des besoins graves et urgents, le syndicalisme agricole a su s\u2019adapter et s\u2019est donné des structures susceptibles de rencontrer les nouvelles exigences.C\u2019est ce qui explique qu\u2019on se trouve aujourd\u2019hui en présence de toute une organisation de syndicalisme spécialisé, très dynamique et progressif, qui est d\u2019ailleurs appelé h un développement considérable.En somme, ce sont les cultivateurs organisés eux-mêmes qui se sont dotés des outils d\u2019action collective correspondant aux conditions et circonstances des situations auxquelles ils avaient 'a (aire face.C\u2019est tout simplement la loi de la vie qui a joué dans le cas du syndicalisme agricole comme dans celui de tout être vivant.Vou- loir nier cet état de chose ou contester ce fait serait s\u2019opposer ridiculement à une évolution tout a fait logique et normale, parce que naturelle.En regard de ces transformations profondes en mêmetemps que spontanées du syndicalisme agricole, la législation qui donne en quelque sorte l\u2019existence légale au syndicalisme agricole, n\u2019a subi aucune adaptation en vu d\u2019en tenir compte.C\u2019est ainsi que toutes les personnes qui font un exrimen sérieux et objectif, principalement de la loi des Syndicats Professionnels, admettent ses déficiences graves sinon son impossibilité complète, lorsqu\u2019elles cherchent à l\u2019utiliser afin de couvrir, de façon convenable, le syndicalisme agricole tel qu\u2019il existe aujourd\u2019hui.Même si la situation a été peut-être tolérable jusqu\u2019à présent, les difficultés deviennent de plus en plus graves et nombreuses, et il peut en résulter des complications telles que l\u2019action de l\u2019ensemble du syndicalisme agricole puisse en être entravée de manière inquiétante.Depuis quelques années, l\u2019U.C.C.s\u2019est attachée à l\u2019étude de cette importante question.Un comité comprenant des spécialistes extérieurs à l\u2019U.C.C.a même accompli un travail considérable.Lors de la présentation du mémoire annuel de l\u2019U.C.C.au gouvernement provincial il y a deux ans, l\u2019Honorable Jean Lesage, Premier Ministre de la province, qui était sous l\u2019impression que les amendements majeurs projetés à la loi de la Mise en Marché des Produits Agricoles solutionneraient le problème de la reconnaissance du syndicalisme agricole, s\u2019était déclaré très intéressé parla façon de voir de l\u2019U.C.C.et avait même demandé à cette dernière de lui soumettre, le plus tôt possible, un projet de loi susceptible de répondre aux attentes des cultivateurs groupés au sein de l\u2019U.C.C.Le mémoire 1965 de l\u2019U.C.C., présenté il y a quelques jours au gouvernement provincial, comportait un tel projet de loi.On en trouvera le tex- te dans d\u2019autres colonnes du présent numéro de la T.C.N.Il est possible que certaines modifications à ce projet s\u2019avèrent nécessaires, par exemple au sujet de la retenue de la cotisation dans le cas des syndicats d\u2019exploitants agricoles, mais tous les principaux éléments essentiels qu\u2019il renferme doivent être concrétisés dans le texte d\u2019une loi spéciale si on veut vraiment que les cultivateurs puissent assumer leurs propres responsabilités dans la solution de leurs problèmes.Il s\u2019agirait tout simplement de suivre la même ligne de conduite que lors de l\u2019adoption et des modifications des législations concernant ces entreprises que sont les coopératives agricoles, alors que le législateur s\u2019est efforcé à bon droit de répondre aux besoins et aux réalités de l\u2019heure.En fait,- ce que les cultivateurs syndiqués réclament et exigent c\u2019est la confirmation dans un texte de loi de l\u2019organisation et des structures qu\u2019ils se sont données afin de jouer leur rôle dans l\u2019économie agricole, qu\u2019on leur reproche tellement souvent de ne pas assumer.Le gouvernement de la province ne peut retarder davantage la ratification, sous forme juridique, d\u2019un droit élémentaire et fondamental pour les cultivateurs comme pour tous les autres groupes d\u2019ailleurs, soit ce-* lui d\u2019utiliser les outils qu\u2019il juge les plus appropriés à leur action collective.Les cultivateurs apprécient le fait que tout le monde, dont les gouvernants, semble vouloir s\u2019intéresser à leur sort, même s\u2019ils trouvent que les résultats concrets tardent souvent à venir.Il ne sont pas tellement exigeants, habitués qu\u2019ils sont de se contenter de l\u2019essentiel.Au moins, au sujet du syndicalisme agricole, à défaut de ne pouvoir le faire dans le domaine vestij entaire, ils réclament tout simplement qu\u2019ils puissent se prévaloir d\u2019un.habit fait à leur mesure ! Paul-Henri Lavoie SANS RETOUR Le lecteur a maintenant une certaine notion de la nouvelle politique laitière applicable à l\u2019année qui commence cette semaine.Le ministre de l\u2019Agriculture, M.J.J.Greene, en^a fait connaître la semaine dernière les éléments essentiels lors d\u2019une déclaration laite mercredi a la Chambre des Communes, l\u2019objectif dominant visé par le nouveau programme : un prix de $4.les 100 livres au producteur pour tout lait livré aux fabriques de transformation.Les \u201céléments essentiels\u201d, avons-nous dit prudemment.Il reste en effet une foule de modalités et de détails à régler.De meme, bon nombre de passages encore obscurs à éclaircir.Après lecture du document ministériel, plusieurs se poseront sûrement la question : Cet objectif de $4.au producteur se réalisera-t-ll pleinement ?Question très légitime à laquelle il est bien difficile, pour ne pas dire Impossible, d\u2019apporter tout de suite une réponse nette et précise.Cette réponse, on ne la connaîtra peut-être pas encore demain ou après-demain.Avant qu\u2019elle ne se précise, 11 y a bien des ajustements à faire sur le plan commercial, provincial et ,cderal .Une foule d\u2019ententes a négocier et à bâcler .De nombreux rouages administratifs a mettre en place et en état de fonctionnement.Une fois toutes ces étapes terminées, on commencera à voir si l\u2019objectif principal visé par le gouvernement correspond à la réalité principale souhaitée par les producteurs laitiers de toutes classes.Pas avant ! Pas complètement en tous cas.SEULS À SAVOIR?C\u2019est tellement vrai que la réaction à la déclaration du Ministre a suscité peu de réaction a la Chambre.Peu de députés \u2014 cela se comprend \u2014 ont pris la chance de se lever aux Communes pour faire des commentaires pertinents sur la déclaration ministérielle.Enfalt, aucun d\u2019entre eux n\u2019est intervenu d\u2019une manière vraiment positive.Quelques - uns ont laissé entendre : Nous y verrons peut-etre plus clair dans -quelques jours, après la fin de semaine .Les seuls à y voir vraiment clair dès le début \u2014 et encore! \u2014 sont vraisemblablement ceux qui ont sassê et resassé la nouvelle politique, ceux qui en ont discuté et rediscuté avant qu\u2019elle ne soit finalement énoncée et annoncée : soit quelques hauts fonctionnaires d\u2019Ottawa et les principaux dirigeants des associations agricoles et laitières de première importance.Et il est probable que les premiers commentaires véritablement sérieux sur la question seront inspirés par ces personnalités - les chefs d\u2019associations surtout.DANS LE PREAMBULE De ces premiers commentaires vous en trouverez probablement dans ce numéro-ci de la TCN.Pour les fins de cette chronique, nous voulons simplement rappeler deux ou trois points du préambule de la déclaration ministérielle .Points qui ne manquent ni d\u2019actualité, ni d\u2019intérêt, ni de piquant tnême.En voici deux qui ont la vertu de se compléter et que nous citons textuellement.\u201cAu cours des dernières années, les cultivateurs ont abandonné l\u2019industrie laitière à un rythme alarmant.\u201cPlus alarmant encore est le nombre de ceux qui continuent d\u2019abandonner l\u2019agriculture elle-même pour s\u2019orienter vers d\u2019autres emplois en ville parce que leurs fermes laitières ne peuvent plus leur assurer un niveau de vie convenable\u201d.DOUBLE RÉDUCTION Ces deux passages réflètent une double constatation et nous amènent a une double conclusion : 1) des cultivateurs ont cessé de faire de l\u2019industrie laitière parce qu\u2019ils étaient en mesure de s\u2019assurer à eux-mêmes et a leurs familles des revenus plus convenables dans d\u2019autres spheres de la vie agricole ou industrielle; 2) plusieurs ont aussi abandonné leurs fermes laitières parce que la vente du lait et de ses dérivés ne leur procu- raient pas assez de revenus pour entreprendre les^ améliorations qui s\u2019imposaient à leurs cultures et à leurs troupeaux.Inutile de se le cacher en effet, ce n\u2019est pas avec quelques vaches qui donnent de 4,000 à 6,000 livres de lait par année qu\u2019on peut affronter le coût de la vie même à la campagne.Encore moins les améliorations, sauf les plus criantes.Surtout lorsque le père de famille a le souci d\u2019assurer à ses fils et filles une éducation qui leur permettra plus tard de se débrouiller honorablement.On nous fera observer a ce sujet que les agences gouvernementales offrent un crédit agricole plus généreux, plus abondant en tous cas, que jamais auparavant.Mais il n\u2019est pas donné à tous d\u2019en profiter.Au cultivateur qui ne peut en bénéficier il reste le recours aux maisons de financement - les pauvres ! \u2014 et, exceptionnellement, le mince et rare surplus de recettes qu\u2019il peut tirer de la vente de ses produits.Pour cela, faut-il qu\u2019il existe un régime de prix convenables ! UN DÉPART FINAL Mais le passage à la fois le plus significatif et le plus tragique du préambule à la déclaration Greene est sans contredit le suivant : \u201cEtant donné les mises de fonds plutôt élevées - bestiaux, bâtiments et équipement - que requiert l\u2019industrie laitière, les cultivateurs qui s\u2019en détournent mont ças tendance a y revenir, même a la suite d\u2019une 30 MARS 19GB \u2014 LA TE amélioration sensible dans le niveau des prix\u201d.En d\u2019autres termes, ceux tjui délaissent l\u2019industrie laitière prennent une décision lourde de conséquences.Pour la quasi totalité, c\u2019est un départ final, sans retour aucun.Cette affirmation du Ministre renferme une double implication : 1) il importe de conserver à l\u2019industrie laitière tous ceux qui en font encore leur principale préoccupation; 2) le nouveau programme gouvernemental de soutien des produits laitiers est, dans l\u2019esprit de ses auteurs, assez généreux pour atteindre ce but.UN BON MARCHÉ Il ne fait pas ^ de doute que l\u2019industrie laitière connaîtra d\u2019autres désertions durant les mois à venir.Mais slices désertions se poursuivent à la même cadence que dans le passé, il faudra en conclure que ce nouveau programme ne posséderas tout le dynamisme voulu .Même si, d\u2019ici douze mois, il exige de 90 à 100 mllUons de dollars du Trésor fédéral.D\u2019aucuns, chez les citadins par exemple, semblent^ déjà trouver cette somme plutôt imposante.A ceux-là nous devons rappeler en toute naiveté : Si, avec 100 millions de dollars, il est possible de redonner confiance aux producteurs laitiers et déclencher le nouvel élan dont cette industrie a ^besoin, la somme sera loin d\u2019être exagérée .Ce sera même payer bon marché ! Pour tout dire, s\u2019en tirer à bon compte I IRE DE CHEZ NOUS-PAGE 3 EXPLOITATION RATIONNELLE DE LA FORÊT SL 40e COURS A DOMICILE (Le ministère de l*AgricuIture et de la Colonisation du Québec col* labore financièrement à Ju publi* cation des cours à domicile) n forestière par: Raymond Langevin, ing.f.# (suite) CHEMINS FORESTIERS Etant donné que le coût du transport est grandement fonction des chemins, il faut donc apporter une attention spéciale à leur localisation et à leur construction.SORTES DE CHEMINS FORESTIERS On peut diviser les chemins forestiers en fonction des besoins et en fonction des saisons.Auparavant, il faut dire un mot des petits sentiers de débusquage dans lesquels on ne fait qu\u2019enlever les ob-tacles ligneux en général.On ne peut dire qu\u2019il s\u2019agit là réellement de chemin forestier.Ces sentiers sont très souvent sinueux pour éviter des obstacles.On peut commencer à considérer comme valable le chemin de \u201chalage\u201d ou du premier transport du bois.Ces chemins servent à transporter le bois jusqu\u2019à une jetée intermédiaire ou à une rivière mais plutôt de courtes distances.(photo 1).Par ordre d\u2019importance, le chemin de camion (ou son équivalent) vient au second rang.Dans cette sorte de chemin, on pourra avoirdifférentes exigences suivant les besoins (voir caractéristiques physiques des chemins).On peut considérer les grands chemins d\u2019accès devant servir pres-qu\u2019à perpétuité comme une troisième sorte de chemin forestier.Sur les boisés de feme, on peut dire que seuls sont utilisés les sentiers de débusquage, les chemins de halage et certainschemins de camion.LOCALISATION Celle-ci est fonction des peuplements à exploiter, des endroits des camps, de la topographie (pour éviter des pentes trop raides et des courbes trop prononcées), de la sorte de sol, des besoins futurs, des difficultés d\u2019entretien, des besoins au point de vue protection, des valeurs esthétiques, de l\u2019érosion possible, etc.La localisation des chemins est grandement simplifiée par l\u2019emploi des photographies aériennes, des cartes topographiques et des cartes de peuplements, lesquels permettent de faire une première localisation sans qu\u2019on soit obligé d\u2019aller sur le terrain.Et généralement, si ce travail de première localisation a été fait sérieusement, le travail de vraie localisation sur le terrain est facilité et peu de modifications de ce qui a été préparé au bureau n\u2019est requis.ESTIMÉ Une fois la localisation terminée sur le terrain, il faut faire l\u2019estimé du coût des travaux en fonction des difficultés plus ou moins grandes à surmonter lors de la construction.Dans ces estimés, on donne généralement le nombre de jours-tracteurs, de jours-hommes, de jours pour toute autre machinerie nécessaire, le coût du matériel, le coût de l\u2019administration et de la surveillance et un certain coût pour les imprévus.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un chemin devant servir au transport d\u2019un nombre déterminé de cordes de bois ou de mille-pieds mesure de planche, on en déduit le coût de construction par unité.CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES DES CHEMINS FORESTIERS On entend par ceci les caractéristiques suivantes en fonction des différentes classes de chemins (ces classes sont surtout fonction de l\u2019usage qu\u2019on doit faire du chemin): 1)\tLa largeur minimum de débarras pourra être de 20 à 45 pieds suivant les cas.Si l\u2019on fait des débarras plus larges, cela favorisera certainement un séchage plus rapide de la chaussée en tout temps.2)\tLa largeur de fossé à fossé devrait être d\u2019au moins 10 à 22 pieds et la largeur de roulement de 8 à 16 pieds.3)\tLes rayons minimum de courbure pour permettre de voir assez loin devraient être de 40 à 80 pieds à moins d\u2019avoir affaire à des endroits où la vitesse est très réduite.4)\tLes pentes maximum ne devraient pas dépasser 15% pour les chemins de troisième classe et 7% pour les chemins de première classe.S\u2019il s\u2019agit de pente continue, celle-ci ne devrait pas dépasser 7% dans le premier cas et 3% dans le deuxième cas.On peut rencontrer des pentes plus prononcées si elles sont précédées d\u2019une partie horizontale assez longue.Au point de vue facilités de drainage, on doit aussi éviter les endroits horizontaux trop longs.Le choixparmi ces caractéristiques est fonction des quantités à transporter, des années de service à venir, de la vitesse requise, de la densité du traffic, etc.il est difficile de choisir une sorte de chemin forestier qui réponde à un rendement maximum à tout point de vue.Dans ce cas, il faut donc choisir en fonction des principaux facteurs qui influencent le plus lè coût de transport.CONSTRUCTION Pour opérer méthodiquement, il faut d\u2019abord organiser l\u2019équipe appropriée en fonction du temps disponible pour la construction et de l\u2019équipement, ensuite faire le nettoyage ou le débarras, i.e.enlever le bois commercial et disposer des déchets de coupe et du sous-bois.Ceci peut être fait soit manuellement, soit avec une machine appropriée suivant la sorte de terrain en jeu.Enfin au moyen du tracteur bulldozer et d\u2019autre équipement, on procède au travail des remblais et déblais, b la mise en forme du chemin, au transport du matériel de remplissage, du gravier et de son épandage et de la finition du chemin.Pendant ces opérations,^ une équipe peut avoir été affectée à la construction des ponts et ponceaux.Labonnelocalisation des ponceaux et le nombre suffisant de ces derniers constituent le principal facteur pour assurer la stabilité du chemin et son bon drainage.De plus le pouvoir de traction de plusieurs machines est * grondement diminué por la n»' d\u2019une trop grande humidité I l TT6 de ponceaux au mille de lonp\u201e\" mbre très variable étant fonction de U / 6St graphie générale, du bassin de drain°' ge, du genre de forêt qui peut plus ou moins d\u2019eau, de lu soqe 1' sol, etc.En général, en forêt CeÜ ponceaux sont faits de matériaux il eaux, i.e.troncs d\u2019arbres quoique tames organisations préfèrent lesnn ceaux en tôle galvanisée ou en cinZ ou en bois sciés.11 se rencontre mèm en certains endroits des ponceaux cir cul ai res faits de bois sciés et embo \u2019 vetes qui sont tenus ensemble aû moyen d'anneaux d'acier.\tu entretien DES CHEMINS Ceci comprend tous les travaux à faire pour garder un chemin en bonnes conditions de service.11 faudra par exemple de temps à autre passer la niveleuse (soit une autoniveleuse ou s i m p 1 cm en t une \u201cgratte\u201d trafnée par un petit tracteur, un camion, etc.) pour conserver une bonne surface de roulement.La fréquence deces nivellements de surface dépend du matériel de surface, de la température, de la densité des véhicules, des charges transportées, etc.Les meilleures périodes pour faire ce travail sont les suivantes: 1)\tAussitôt que possible après chaque pluie dès que le sol a commencé à sécher; 2)\tLeplustôtpossible le printemps après le dégel de la couche de surface, car ceci favorisera un séchage plus rapide; 3)\tAvant les gelées d'automne pour avoir une meilleure surface de roulement après les gelées d\u2019automne et au printemps.Il ne faut pas oublier de surveiller principalement les ponceaux au printemps pour les garder en état de fonctionnement durant la période de la fonte des neiges.Une négligence dans ce sens est très souvent la cause de l\u2019érosion de grandes parties des surfaces de roulement particulièrement dans les endroits déboisés à topographie accidentéeoù l\u2019écoulement rapide des eaux entraine particulièrement des bouts de branches, etc.qui viennent obstruer très rapidement l\u2019entrée d\u2019un ponceau.A\\ - PHOTO 1 - Coupc le long des chemins et mise en tas seulement (cut and bunch) mvmrnmmmmmmmmm ¦ .¦ \u2022 .¦ : : PAGE 4- LA TERRE DE CHEZ NOUS-30 MARS 1966 ^.Iltlau» lalHif f«d»r«U Déclaration du ministre j.j.Greene à la Chambre des Communes .lonsleur l\u2019Orateur, je désire annoncer une nouvel-e politique pour l'année laitière ui débutera le 1er avril, dont es objectifs sont de hausser le evenu des producteurs, de sta-ilUser cette industrie et de pre-enir des majorations lncontro-ables de prix au consommateur iccasiotutées par des pénuries de .roduits laitiers.Durant l\u2019année qui s\u2019acheve.la lolitlque gouvernementateavou-u assurer au producteur, a l\u2019aide le paiements supplémentaires et le paiements d\u2019appoint, un prix lational moyen de $3^50 le cent Ivres de lait destiné a la trans-ormation.Dien que cette politique ait ¦ntrafné une amélioration sentie de la situation des producers par rapport aux années intérieures \u2014 alors que la moy-;nne des prix était de $3 \u2014 la iroduction n\u2019est pas allée de iair avec la demande et l\u2019ac-irolssement de population.J.-J.GREENE Pendant la dernière année civile, la consommation nationale de beurre a dépassé la production de quelque 20 millions de livres.Au cours des dernières années, les cultivateurs ont abandonné l\u2019industrie laitière à un rythme alarmant.Un certain nombre d\u2019entre eux se sont adonnés à d\u2019autres spéculations agricoles, comme l\u2019élevage du boeuf et du porc, parce que ces spéculations leur offraient un niveau devle meilleur.Plus alarmant encore est le nombre de ceux qui abandonnent l\u2019agriculture elle-même pour s\u2019orienter vers l\u2019industrie et d\u2019autres emplois en ville parce que leurs fermes laitières ne peuvent plus leur assurer un niveau de vie convenable.Etant donné que l\u2019industrie laitière requiert des mises élevées de capitaux dans un équipement plutôt permanent, les cultivateurs qui s\u2019en détournent n|ont pas tendance à y revenir même a la suite d\u2019une amélioration dans le niveau des prix.Les prévisions de la nouvelle année laitière indiquent que la situation économique du producteur laitier continuera de se détériorer, à moins que le gouvernement ne prenne des mesures comme celles que je désire annoncer aujourd\u2019hui.A moins de redonner confiance au producteur dans sa capacité de vivre convenablement de l\u2019Industrie laitière, 11 nous faudra faire face à des pénuries éventuelles.Il est évident que des pénuries pourraient occasionner des hausses de prix au consommateur et contribuer ainsi gravement aune hausse du coût de la vie.A la suite de ces considérations, le Gouvernement a décidé d\u2019apporter les principaux changements qui suivent a son programme de soutien des prix pour la prochaine année laitière.1)\tLe niveau de soutien assurera un revenu net moyen de $4 le cent livres de lait destiné à.la transformation, d\u2019une teneur en gras de 3.5 pour cent, f.à.b.la fabrique.2)\tLe niveau de soutien sera réalisé à l'aide de paiements mensuels ou trimestriels faits directement au producteur par le gouvernement fédéral.3)\tLes paiements fédéraux s\u2019appliqueront à une partie des surplus de lait nature.L\u2019Office de stabilisation des prix agricoles fournira aux différentes classes de producteurs les renseignements voulus touchant la mise en application de la nouvelle politique.Dans l\u2019ensemble, la politique s\u2019appliquera de la façon suivante: A l\u2019égard des producteurs-fournisseurs du lait de transformation: L\u2019Office prendra les mesures voulues pour permettre aux transformateurs de payer au producteur $3.25 le cent livres de lait dosant 3.5 pour cent de matière grasse.L\u2019Office effectuera directement au producteur un paiement de 85 cents \u2014 moins un prélevé de 10 cents comme aide à l\u2019exportation - ce qui haussera au niveau de $4 le revenu net moyen au producteur.A l\u2019égard des producteurs-fournisseurs de creme: l\u2019offre d\u2019achat de l\u2019Office sera haussée à 59 cents la livre pour le beurre.Le fournisseur de creme devrait donc recevoir du^ marché, comme prix de la matière grasse, l\u2019équivalent de 59 cents la livre de beurre.A ce prix du marché viendra s\u2019ajouter un paiement fédéral direct qui équivaudra, selon la teneur en matière grasse, à 85 cents le cent livres \u2014 moins une retenue de 10 cents comme aide à l\u2019exportation.A l\u2019égard des producteurs-fournisseurs de lait nautre: L\u2019Office effectuera des paiements directs de 85 cents le cent livres \u2014 moins une retenue de 10 cents d\u2019aide à l\u2019exportation \u2014 sur les livraisons excédant jusqu\u2019à 120 pour cent des quantités vendues au prix du lait nature.Les paiements directs seront effectués chaque mois aux expéditeurs de lait et tous les trois mois aux expéditeurs de crème.C\u2019est toujours l\u2019Intention du Gouvernement de présenter a cette sesslon-cl une législation Quelques considérations Wmm Uvninmij7! Nouveau GUIDE du JARDINIER .50)5 9G pages abondamment lllustrtes, dont 20 en couleurs naturelles, avoc ronselgnoments los plus pratiques pour toutos culturos.Montant remboursable sur achat de $3.00 ou P|us* Inestimable pour tout amateur do boaux Jardins.{11) W.H.PERRON & Cie Ltée GRAINETIERS & PÉPINIÉRISTES 515 B0UL.LABELLE,\tVILLE do LAVAL, P.Q.\u2014^(Propriétaires>de>Du£u^4^erguson^ü6e)(Bi^\u2014 Le récent télégramme de l\u2019U.C.C.sur la politique laitière a suscité de nombreuses réponses, soit en particulier celles de MM.J.J.Greene, Maurice Sauvé, Mitchell Sharp, Jean Marchand et John Piefenbaker, etc.M.Alcide Courcy a assuré l\u2019U.C.C.de son entier appui et a fait une intervention directe auprès d\u2019Ottawa.Voici nos principales observations selon les informations actuelles.PROGRÈS La nouvelle politique marque un progrès important sur l\u2019ancienne.M.J.J.Green a reconnu expréssé-ment les difficultés considérables des producteurs.Certaines catégories de producteurs verront leur revenu augmenter d\u2019environ 50 cents le cent livres de lait.Les producteurs de la'» rature pourront bénéficier de $5 millions de plus pour les laits de surplus.Le gouvernement s\u2019engage par ailleurs à verser 10 cents le cent livres, en vue de constituer un fonds d'aide à l'exportation des produits laitiers.'Enfin, les paiements seront effectués tous les mois directement aux producteurs de lait par le gouvernement fédéral, et tous les 3 mois aux producteurs de crème.Cette dernière mesure permettra aux producteurs de connaître l\u2019étendue des paiements effectués.DÉFICIENCES DE LA POLITIQUE La politique comporte des déficiences.Les prix de soutien, principalement du fromage Cheddar et de la poudre de lait écrémé, n\u2019ont pas été annoncés.Pour mettre fin à l\u2019actuel climat d\u2019incertitude, le gouvernement se doit d\u2019annoncer très bientôt les niveaux de soutien pour ces produits, ainsi que les mesures visant la caséine.Les producteurs de lait son désappointés du fait que le gouverne- ment n\u2019ait pas cru bon d\u2019aider à la majoration des prix à la fabrique, de façon qu\u2019une partie importante de l\u2019accroissement des revenus soit obtenue des prix du marché.Déficience importante de la nouvelle politique; elle ne garantit pas un prix minimum de $4.00 par catégorie de produits.Les expéditeurs de crème verront leur revenu majoré quelque peu, environ 25 cents les cent livres.Il leur manque encore 50 cents.Il faut se rappeler que dans plusieurs régions de notre province et de l\u2019Ontario, les expéditeurs de crème n\u2019ont qu\u2019un seul débouché, soit la beurre-rie.DES POINTS À SURVEILLER Le Ministre de l\u2019Agriculture, M.Greene, prend bien soin de noter qu\u2019il appartient aux groupements de producteurs et à leurs organismes de négociation de faire tout en leur pouvoir pour obtenir au moins $3.25 de la fabrique.L\u2019expansion des plans conjoints est donc une mesure toute indiquée pour arriver à ce résultat.Les organismes de négociation des producteurs devront être vigilants tout spécialement pendant la période de temps qui précédera l\u2019annonce du prix de soutien pour la poudre de lait écrémé.Ils devront suivre de très près les cas où il y a risque que soit amoindri la proportion du prix qu\u2019ils recevaient du marché sous l\u2019empire de la politique précédente.Il reste encore des inconnues.Votre Union suivra de très près les développements, et vous renseignera pleinement.Dans l\u2019ensemble, la nouvelle politique représente un progrès important.Il reste toutefois à y apporter des correctifs.visant la création d\u2019une Commission canadienne de l\u2019industrie laitière.L\u2019une des fonctions attribuée: à la nouvelle Commission pré* voit une aide à l\u2019exportation de: produits laitiers.Une retenue sera faite sui toutes les quantités de lait e de crème soutenues au titre d< ce programme envuededéfrayei l\u2019acheminement vers les mar* chés d\u2019exportation des produits laitiers en excédent des besoins nationaux.D\u2019ici l\u2019établissement de u Commission, l\u2019Offlce sera auto-rlsé à mettre à exécution U programme d\u2019exportation et | déduire le prélèvement d\u2019aide 8 l\u2019exportation, à raison de 10 cents le cent livres de lait dosant 3.E pour cent de matière grasse.Advenant que le total des prélèvements ne soit pas requis, le reste de ce fonds sera distribué au producteur a la fin de la campagne laitière.A compter du 1er avril, la présente subvention de 10.9 cents la livre de matière grasse admissible, utilisée pour la production du beurre de fabrique, sera discontinuée.En même temps, l\u2019Office portera de 55 à 59 cents la livre son offre d\u2019achat de beurre.Ce niveau de soutien du beurre s\u2019ajoutera à une offre appropriée d\u2019achat et à l\u2019aide àl\u2019exportatior de produits primaires comme 1< lait écrémé en poudre et le fromage cheddar.(Suite à la page 10) Chronique de l'alimentation par Abbott.La Gallimycine (Erythromycine Abbott) est l\u2019antibiotique éprouvé pour protéger les poulets contre la maladie depuis leur éclosion jusqu\u2019au jour de vente.1.\tGallimycine injectable: La mortalité due aux organismes parapleuro-pneumoniques est plus élevée chez les poussins que chez les sujets adultes.La Gallimycine injectable leur apporte la protection nécessaire dès la naissance.La Gallimycine n'exige ni mélange, ni ébullition, ni réfrigération.Un flacon entamé peut servir jusqu'au bout.Sous cette forme, la Gallymicine atteint rapidement le sang et agit immédiatement.2.\tGallimycine soluble, formule améliorée: Pour enrayer les états débilitants de la première semaine et combattre les bactéries infectieuses, passez à la Gallimycine soluble pour volailles, formule améliorée ; complètement soluble dans l'eau, le médicament ne laisse pas de résidu ni de dépôt.La Gallimycine soluble pour volailles, formule améliorée, convient parfaitement avec les systèmes d'abreuvoirs à dosage d'eau et par gravité.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE Division des Ventes des Produits chimiques HALIFAX .MONTRÉAL .TORONTO \u2022 WINNIPEG \u2022 VANCOUVER 415YE6F 'w.nr mec I A TERRE fl F ftUC7 MOUS\u2014 PAGE 5 PAGE PUBLIÉE PAR LA [COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE PE QUÉBEC LA FÉDÉRATION DES COOPÉRATIVES AGRICOLES 1055, RUE DU MARCHÉ CENTRAL, MONTRÉAL g REDACTEUR: Louis-Philippe POULIN Rencontre des gérants de coopératives de fruits et légumes \u2022 Une vingtaine de coopératives sont représentées A l\u2019invitation de MM.G.-E.Turcotte et J.-E.Duchesne, respectivement directeur général et directeur du service des fruits et légumes de la Coopérative Fédérée, les gérants d\u2019une vingtaine de coopératives manipulant des fruits et légumes se sont réunis, le 22 mars, pour l\u2019étude de divers problèmes affectant la mise en marché de ces produits.Expliquant les buts de la rencontre, le directeur général de la Coopérative Fédérée a souhaité l\u2019instauration d\u2019une plus grande coordination des efforts des coopératives engagées dans ce domaine.De plus.a invité chacun des participants à expo-î->r les divers problèmes qui se P \u2019sent aux coopératives et a exprimer ce que celles-ci attendent de la part de la Coopérative Fédérée.Plus tard, au cours de la réunion, M.Turcotte rappela une fols de plus que la Coopérative Fédérée était à la disposition des coopératives-sociétaires pour jouer, en tenant évidemment compte de ses moyens d\u2019action, le meilleur rôle possible pour compléter l\u2019action des coopératives de base.^ Quelques participants présentèrent de courtes causeries sur les réalisations accomplies à date par des coopératives de divers types et sur les principaux problèmes confrontant l\u2019administration de ces institutions.Au nombre de ces personnes, mentionnons MM.G.Roy, de la Conserverie Coopérative de St-Jean-Baptiste, J.Dempster, de la Coopérative des Pomlculteurs du Québec, R.Dauphin, de la S.C.A, de l\u2019Assomption, L; Dumont, de la S.C.A.de St-Arsène, L.Bois, de la S.C.A.des Tabacs du District de Joliette, G.-H.Blouin, de la S.C.A.de l\u2019Ile d\u2019Orléans, etc.Au nombre des problèmes étudiés, mentionnons la nécessité de coordonner les efforts en face des acheteurs des magasins à succursales multiples, la discipline des producteurs, l\u2019amélioration de la qualité des produits, la structure actuelle de la coopération agricole en regard du commerce des fruits et légumes, le respect des contrats intervenant entre les producteurs et les coopératives, la publicité auprès des producteurs, le coût élevé des contenants, la concurrence des produits américains et ontariens, le développement des marchés, les relations entre les coopératives et les offices de producteurs, la classification des produits, la collaboration technique et financière de l\u2019Etat au développement des coopératives de fruits et légumes et à l\u2019expansion du débouché de ces produits, etc.Cette rencontre était la première du genre.Elle fut l\u2019occasion de dresser un inventaire des problèmes affectant cette industrie et de les définir.De plus, elle apporta plusieurs précisions sur le rôle que la Coopérative Fédérée _ sera éventuellement appelée à Jouer.Quelques-unes des demandes exprimées par les représentants des coopératives retiendront Immédiatement l\u2019attention des autorités de la Fédérée.D'autres devront être étudiées en collaboration avec les autorités du ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation.Enfin, d\u2019autres problèmes soulevés par les participants demandent des études plus approfondies.Dans ses remarques de clôture, le directeur général de la Fédérée a une fois de plus incité les coopératives à présenter un front uni devant les acheteurs et il a terminé par ces mots : \u2018\u2018La réunion d\u2019aujourd\u2019hui a voulu faire naftre un désir de rencontre.La Coopérative Fédérée est disponible en tout temps.Ce qu\u2019elle souhaite, c\u2019est que vous ayez besoin d\u2019elle\u201d.ure PAGE 6 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS-30 MARS 1966 Photo prise a I occasion de la distribution des prix aux aaqi du Concours d\u2018nvoine 1965.On remarque, de gauche à droit Morent Morency, inspecteur régional au ministère de l\u2019Agricul M.Anthime Charbonneau, agronome du comté de Joliette M thias Ferland gagnant du 1er prix, cultivateur de Ste-Elisa comte de Joliette M.Georges Tessier, gagnant du 1er prix d, blage, crib leur a la Meunerie Coopérztivc de Joliette, et M A Gingras, president de Is Coopérative Fédérée.ouin de I Ile d'Orléans, G.Lajcunesse, de Mont-Laurier, A.Jobin, de F L.Cho de St-Epiphane, A.Pc Education économique et planification \u2018\u2018Depuis quelques années, au Québec, toute une série de thèmes prétendument nouveaux ont pris la vedette dans les chansons que nous rabâchent certains ténors.^ Parmi ces chansons, les premières au palmarès sont celles qui traitent de l\u2019éducation, de la maîtrise de notre écono-, mie, de la démocratisation, de la planification, du développement communautaire, de la guerre à la pauvreté ou de l\u2019aménagement régional.\u2018\u2018Or, pour surprenante que la chose puisse paraître, beaucoup de personnes en fonction d\u2019autorité et de responsabilité se demandent quel accueil le mouvement coopératif peut bien faire à ces thèmes.Etant donné que le mouvement n\u2019élève pas souvent la voix, elles sont sous l\u2019impression qu'il hésite à prendre position et a définir son attitude.\u201cPourtant, comme coopérateurs, nous savons quel intérêt nous portons à ces questions et, d\u2019ailleurs, toute l\u2019histoire de notre mouvement est là pour témoigner de cet Intérêt, non seulement en paroles, en belles théories, mais surtout en réalisations pratiques.Notre tort (j\u2019ouvre ici une parenthèse pour le déplorer), c\u2019est peut-être que nous ayons trop négligé dans le passé et encore aujourd\u2019hui de nous rendre à l\u2019évidence qu\u2019il est devenu presque aussi important de faire savoir qu\u2019on a fait quelque chose que de le faire tout simplement.\u201cAinsi, on met l\u2019accent à l\u2019heure actuelle sur l\u2019éducation et, plus particulièrement, sur l\u2019éducation économique.Or, notre mouvement coopératif s\u2019est littéralement bâti sur l\u2019éducation, l\u2019un et l\u2019autre étant unis par des liens inséparables.Des milliers et des milliers de gens ont appris, grâce a leurs coopératives et a leurs caisses populaires, ce qu\u2019est un budget, ce qu\u2019est un bilan, ce qu\u2019est l\u2019administration.Pendant que la maîtrise de notre économie était vaguement considérée comme une marotte de séparatistes avant la lettre ou un thème de discours friands d\u2019applaudissements, les coopérateurs retroussaient leurs man- ches, plongeaient dans l'action et forgeaient^ - lentement peut-être, mais sûrement \u2014les outils d\u2019une authentique libération.\u201cDans la grammaire des technocrates, le verbe \u201cplanifier\u201d Jouit aujourd\u2019hui de la cote d\u2019amour.Les uns le conjuguent au mode indicatif, les autres ne lui volent de sens qu\u2019au mode impératif.De toutes façons, on en a plein la bouche et on nous en met plein les oreilles.C\u2019est à croire que rien n\u2019a été fait Jusqu\u2019Ici.On semble laisser croire qu\u2019il faudrait désormais que l\u2019Etat téléguide d\u2019en haut toutes les activités dans le cadre plus ou moins rigide de quelque plan sauveur.\u201cFace à ce branle-bas qui passionne les amateurs de solutions magiques, a-t-on pris conscience que l\u2019économie coopérative est essentiellement affaire de planification, qu\u2019elle a pavé la vole dans ce domaine et qu\u2019elle constitue la formule de planification la plus strictement démocrati-que qui se puisse imaginer\u201d.Y.DANEAU cl L.J.MARCOTTE (Extrait de Le Vrai Visage de la Coopération au Québec).x-y Défi du progrès technique \u201cQuel rôle doit jouer la coopération dans notre monde d\u2019aujourd\u2019hui et de ses prochaines décades?\u201cJ\u2019ai choisi trois points essentiels, trois batailles essentielles qui me paraissent les plus importantes pour le mouvement coopératif.Le mouvement coopératif doit se battre sur ces trois fronts, et il y a là trois victoires à gagner, trois victoires difficiles, mais qui sont Indispensables.\u201cLa première bataille, c\u2019est la bataille du progrès technique, de_la modernisation.Je m\u2019apprêtais à vous en parler, mais je sens que vous êtes très conscients de cela, que vous êtes engagés dans cette vole, et il n\u2019y a plus à plaider, je crois, devant vous, pour la nécessité d\u2019adopter le progrès technique.Il n\u2019est peut - être plus nécessaire de vous dire que vouloir, pour une coopérative se passer du progrès technique et rester délibérément a la traîne avec des méthodes anciennes, c\u2019est^cvidemment un suicide.Peut-être un suicide en douceur, à plus ou moins long terme, mais tout de même un suicide.__ Mais s\u2019il faut accepter le progrès, llfaut en même temps accepter le prix du progrès; car il ne suffit pas de le dire pour rendre les entreprises progressives.\u201cLe prix du progrès, c\u2019est de trouver des capitaux, des capL taux en quantité suffisante et à un rythme suffisant.Pour financer le développement du mouvement coopératif et sa modernisation nécessaire, il faudra certainement puiser à plusieurs sources.Il me paraît nécessaire qu\u2019il y ait, dans chaque mouvement coopératif, une stratégie de la recherche des capitaux, un plan de financement, pour une modernisation et une extension.\u201cTrouver des dirigeants compétents, agressifs et dynamiques et en même temps ayant l\u2019esprit coopératif est aussi difficile, peut-être plus que de trouver des capitaux.Là, Il faut voir loin.Il faut prévoir les vacances, prévoir les postes qui ^seront a pourvoir dans 10, meme 20 ans, faire de la prospective, chercher des jeunes, les grouper, les intéresser et veiller a leur préparation.\u201cEnfin, les changements structurels, la concentration cooperative, sont nécessaires.\u2019\u2019 (Extrait de la conférence de M.Georges Lasserre prononcée lors du récent colloque du Conseil de la Coopération du Québec.) ||n p-omlar cm» pour l\u2019Information dti cultivât» uri Les relations entre la Fédérée et l\u2019UCC les cultivateurs de la province de Québec s\u2019inquiètent grandement de plus en plus de l'état des relations entre la Coopérative Fédé-*L et l'Union Catholique des Cultivateurs.Ce sentiment est d\u2019autant ni normal et explicable que la très grande majorité d\u2019entre eux sont membres de l\u2019U.C.C.et de coopératives.Comme la solution des problèmes qui peuvent se poser dans les relations entre l\u2019U.C.C.et la Fédérée ne peut venir que de l\u2019action de l\u2019ensemble des cultivateurs eux-mêmes, ceux-ci doivent posséder tous les renseignements dis-nonlbles afin de pouvoir Jouer leur rôle.C\u2019est à partir de cas concrets et précis que cette campagne d\u2019information doit être conduite.\\ cette fin, le Conseil Général de l\u2019U.C.C., lors d\u2019une réunion tenue \u2022 Québec les 15 et 16 mars 1966 a décidé de publier dans \u201cLa Terre de Chez nous\u201d tous les documents officiels concernent la dénonciation par la Fédérée de 1\u2019 \"entente UCC Fédérée\u201dqul existait depuis quelques années et qui a eu toutes sortes d\u2019échos chez les cultivateurs.4 Le Conseil Général veut s\u2019en tenir strictement aux faits tels que rappelés dans les documents qu\u2019il a décidé de rendre accessibles aux cultivateurs.En vue d\u2019une meilleure compréhension des textes reproduits ici, voici une énumération sommaire de quelques-uns de ces laits reliés à des décisions majeures ou à des dates spécifiques.1.\t- Au cours des années 1957-58 des négociations se sont poursuivies entre l\u2019U.C.C.et la Fédérée en vue d\u2019une entente par laquelle l\u2019U.C.C.accepterait de se départir de ses activités dans la vente des produits pétroliers en faveur du service que la Fédérée venait de mettre sur pied, le tout moyennant compensation financière à l\u2019U.C.C.2.\t- Le 1er septembre 1958, un premier contrat ou entente intervenait entre la Fédérée et l\u2019U.C.C.3.\t- Ce contrat s\u2019est renouvelé d\u2019année en année, par la suite, avec certaines modifications ou adaptations.4.par une résolution en date des 21 et 22 avril 1965, la Fédérée faisait savoir que l\u2019entente n\u2019étalt pas renouvelée en date du 31 mars 1965.5.\t- Le 22 juin 1965, le Comité Exécutif de l\u2019U.C.C.répondait aux principaux points de la résolution de la Fédérée qui étaient non pertinents au contrat, et demandait que la question soit reconsidérée tout en espérant une réponse rapide.6.\t- Le 29 octobre 1965, l\u2019U.C.C.informsdt la Fédérée qu\u2019on devait éviter toute confusion possible en mêlant la question du contrat et celle du comité des relations ainsi qu\u2019on semblait vouloir le faire.7.\t- Le 10 janvier 1966, l\u2019U.C.C.réclamait une réponse pour le 31 jan- vier I960 à la demande contenue dans sa lettre du 22 juin 1965.8.\t- Le 27 janvier 1966, la Coopérative Fédérée faisait savoir que son bureau de direction, lors d\u2019une réunion tenue les 21 et 22 janvier 1966, n\u2019avait pas cru \u201cdevoir changer la décision prise en avril dernier\u201d.COOPERATIVE FEDEREE DE QUE'BEC Extrait du procès-verbal d'une réunion du Bureau de direction de la Coopérative Fédérée de Québec, tenue au siège social, Marche Central Métropolitain, Montreal, les 21 et 22 avril 1965.ENTENTE FÉDÉRÉE - U.C.C.Re: CONTRIBUTION ANNUELLE \u201cConsidérant que l\u2019entente Intervenue entre la Coopérative Fédérée et l\u2019Union Catholique des Cultivateurs, en date du 19 mars 19G4, et qui fut ratifiée par le Bureau de Direction de la Coopérative Fédérée à sa réunion tenue les 7 et 8 avril 1964, prévoyait que la Coopérative Fédérée verserait à l\u2019U.C.C.une contribution de $25,000.00 pour l\u2019année commençant le 1er avril 1964 et se terminant le 31 mars 1965; \u201cConsidérant que cette entente avait été renouvelée pour une période d\u2019une année seulement et que de nouvelles négociations étaient prévues pour déterminer les clauses de toute entente à intervenir entre les parties à ce sujet pour toute période à fixer par les parties et commençant en date du 1er avril 1965; \u201cConsidérant que les deux parties ont abordé l\u2019étude du renouvellement de cette entente à l\u2019occasion d\u2019une réunion conjointe de leurs conseils exécutifs tenue m 20 avril dernier et que le Conseil Exécutif de la Coopérative Fédérée n\u2019a alors pris aucun engagement envers l\u2019U.C.C., telle décision relevant de l\u2019autorité du pureau de Direction; 'Considérant que l\u2019éducation coopérative des agriculteurs et des membres des coopératives agricoles doit d\u2019abord etre l\u2019af-aire des coopérateurs eux-mê-m®s et de leurs institutions et Ra il est nécessaire de prévoir que la Coopérative Fédérée aus-s kjen que ses coopératives-sociétaires devront déployer de P lls grandes activités dans ce domaine au cours des prochaines nnees que pendant les récentes ?nnees, telles activités entraf- nant des déboursés considérables; \u201cConsidérant que l\u2019U.C.C., par ses fédérations régionales, sollicite auprès des coopératives locales des souscriptions dont le but est précisément d\u2019aider à la promotion du coopératisme agricole, ce qui constitue en quelque sorte une double taxation puisque la Fédérée^ versait Jusqu\u2019Ici et pour les mêmes fins une contribution de même nature qui, apparemment, était ^distribuée entrés grande partie à ces mêmes fédérations régionales; \u201cConsidérant que l\u2019éducation coopérative doit dépasser l\u2019enseignement de la doctrine pour s\u2019étendre Jusqu\u2019à la diffusion de notions saines d\u2019administration et d\u2019orientation des Institutions coopératives en tenant compte des besoins des agriculteurs, des exigences des marchés, du développement et de l\u2019évolution des techniques de transformation, d\u2019appretage et de mise en marché des produits et qu\u2019il est excessivement difficile pour quelqu\u2019un qui est à l\u2019extérieur du mouvement de donner de l\u2019Information objective et complète; \u201cConsidérant que les diverses contributions annuelles versées par la Coopérative Fédérée à l\u2019U.C.C.n\u2019ont pas été totalement utilisées pour favoriser la diffusion de la doctrine et de l\u2019information coopératives, mais que la plus grande partie de cet argent a plutôt servi au développement de l\u2019U.C.C.et de ses fédérations régionales; \"Considérant que la Coopérative Fédérée est dans l\u2019obligation de créer de nouveaux services et de développer^ des services qui existent déjà afin de mieux répondre aux exigences de la commercialisation des produits des coopérateurs et aux demandes d\u2019aide qui lui sont régulièrement exprimées par des coopératives et des cultivateurs, ce qui Implique le déboursé de sommes considérables dont la rentabilité est à très long terme; \u201cConsidérant que la Coopérative Fédérée de Québec consacre il faut remplir la trame sans faute en W $ P ' Citta mo4«.lin mm iauli mai cOmms Mmt SMMT N pitB fTMSM lfc«Nv fritf vm ENfilAIS .¦* -L» Lf-7 ici' \u2022\t* * 'f* j.V: MSÈ I «V- 3 ;\u2022 FfK V* : «/» chaque année des sommes considérables pour la défense et la promotion des Intérêts généraux de la profession agricole, soit a titre de membre de diverses organisations agricoles nationales, ou à titre de fédération des coopératives agricoles québécoises, et qu\u2019elle se trouve ainsi à soutenir de ses propres deniers l\u2019action de divers groupements ou associations professionnelles générales ou spécialisées; \u201cConsidérant que la situation financière de la Coopérative Fédérée place les autorités de l\u2019Institution dans l\u2019obligation de constituer le plus rapidement possible des réserves et un fonds de roulement suffisants et cela en dépit d\u2019un rétrécissement constant de ses marges d\u2019opérations; \u201cConsidérant que le dernier rapport annuel de l\u2019U.C.C.en date d\u2019octobre 1964, indique que le syndicalisme agricole Jouit d\u2019une excellente situation financière et dispose de réserves et de placements qui le place, sur ce plan, dans une position enviable par rapport à la Coopérative Fédérée en égard aux obligations contractuelles respectives des deux organisations, et \u201cConsidérant que dans le travail de propagande sur l\u2019organisation de la mise en marché des produits agricoles, des représentants de l\u2019U.C.C.affichent une attitude négative vis-à-vis les institutions coopératives agricoles, les assimilant à des compagnies à fonds social ordinaire et les accusant de poser des gestes préjudiciables au niveau des prix agricoles sans expliquer les causes réelles du jeu des prix, laissant ainsi planer un doute sur la bonne fol des responsables de coopératives; \u201cIl est dûment proposé, appuyé et unanimement résolu que l\u2019entente existant entre la Coopérative Fédérée et l\u2019U.C.C., prévoyant le paiement d\u2019une contribution financière annuelle de la première part à la seconde et s\u2019étant terminée en date du 31 mars 1965, ne soit pas renouvelée\u201d.Le secrétaire général, L.-P.Poulin.Copie certifiée conforme Donné à Montréal, ce 14ième jour de mal 1965.UNION CATHOLIQUE DES CULTIVATEURS Montréal, le 22 Juin 1965 M.Albert Gingras, président, La Coopérative Fédérée de Québec, 1055, rue du Marché Central, Montréal, P.Q.Monsieur le président, Le comité exécutif de l\u2019U.C.C.en réunion régulière à Montréal les 18 et 19 mal 1965, a pris connaissance de la décision prise par le bureau de direction de la Coopérative Fédérée de Québec les 21 et 22 avril 1965, relative à la contribution financière annuelle de la Fédérée a l\u2019U.C.C.à l\u2019effet que l\u2019entente à ce sujet deviendrait inexistante à toutes fins pratiques en date du 31 mars 1965.Les membres du comité exécutif ont également pris connaissance et obtenu copie de la résolution de votre bureau de direction qui sert de préambule ou de justification de la décision en question.La présente réponse a été approuvée dans son texte même par notre comité exécutif en réunion à Québec le 21 juin 1965.Lors de notre rencontre du 20 avril 1965, nous avons eu nettement l\u2019impression que vous-même ainsi que vos collègues du conseil exécutif de la Fédérée recherchiez une solution du meme genre que celle qui a prévalu au cours de l\u2019année 1964-65, soit le paiement d\u2019une contribution 30 MARS I960- LA TERRE DE CHEZ NOUS- PAGE 7 annuelle fixe de $25,000.00 pour l\u2019année 1965-66, solution beaucoup moins onéreuse pour la Fédérée que celle qui découlerait de l\u2019application normale de l\u2019entente écrite existant entre les deux parties.Aussi avons-nous été pour le moins surpris de la DECISION UNANIME de votre bureau de direction dont font sans doute partie les membres de votre conseil exécutif.Mais cette surprise s\u2019est traduite en des sentiments et réactions que je ne crois pas devoir vous préciser, lorsque nous a-vons lu les \u201cconsidérants\u201d qui conduisent à votre conclusion.Nous n\u2019entendons nullement relever ces raisons ou motifs ou prétextes dont la plupart sont non valables et Inacceptables parce que non pertinents ou tendancieux ou meme faux.A titre d\u2019exemples, je vous préfère à votre mention de \u201cdouble taxation\u201d et encore mieux (ou pire I) à \u201cune contribution.apparemment.distribuée en très grande partie à ces même fédérations régionales\u201d alors que pour l\u2019année 1964-65 la contribution de la Fédérée^ été laissée ENTIEREMENT à la Confédération de l\u2019U.C.C.par décision unanime du conseil général (contribution non encore payée, même si l\u2019entente précise des versements mensuels égaux pendant l\u2019année en question qui a pris fin le 31 mars 1965, soit dit en passant)).D\u2019ailleurs nous ne pouvons admettre que diverses contributions pour des services différents constituent une double ou multiple taxation.Notre indignation pour ne pas dire plus, à la lecture de certains de vos \u201cconsidérants\u201d est d\u2019autant plus justifiée que lors de notre rencontre du 20 avril, en réponse à certaines Insinuations ou allusions de l\u2019un de vos porte-parole, nous nous sommes Indignés contre certains rapprochements __ entre la contribution financière de la Fédérée et les politiques de l\u2019U.C.C.et nous vous avons alors laissé savoir clairement et définitivement que lorsque les intérêts des cultivateurs du Québec étalent en cause, l\u2019U.C.C., par ses représentants et ses divers moyens d\u2019actions, ne se laisserait Jamais influencer le moindrement par des contributions financières qu\u2019elle que soit leur importance et quelle que soit la source de leur provenance.(Suite à la page 8) Les relations./ (Suite de la page 7) Vos \"considérants\u201d étant ir-récevables, revenons donc à l\u2019essentiel même du problème dont vous ne dites pas un seul mot dans votre résolution même s\u2019il en fut longuement question lors de la rencontre du 20 avril, ce qui est pour le moins fort étrange car nous devons en déduire que vos autres directeurs appelés à prendre la décision n\u2019ont pas été suffisamment informés de nos discussions sur cet \"essentiel\u201d.Aux environs de 1956 alors que la Coopérative Fédérée n\u2019avait aucune activité dans ce secteur des fédérations régionales de l'U.C.C.mirent sur pied des services de vente de produits pétroliers ^aux cultivateurs qui en plus d'être utiles à la population du milieu, rapportaient des revenus appréciables à ces fédérations.Les possibilités s\u2019avéraient _très intéressantes et les progrès furent d\u2019ailleurs rapides et remarquables.Par a-près la Fédérée décidait de se lancer dans le commerce des produits pétroliers.Puis, au cours des premiers mois de 1958, des représentants de la Fédérée multiplièrent les démarches, les interventions, les appels à la collaboration, etc., etc., auprès des dirigeants de l\u2019U.C.C.afin d\u2019obtenir l\u2019abandon des services établis de produits pétroliers ou en voie d\u2019être établis par les fédérations de l\u2019U.C.C., moyennant une compensation financière qui tiendrait compte des pertes ou des défauts à gagner qui pourraient en résulter pour l\u2019U.C.C.En dépit des difficultés graves et multiples qui en résultèrent en certains cas pour l\u2019annulation des contrats par exemple, des% préjudices graves dont eurent à en souffrir nombre de personnes de bonne foi et des protestations énergiques de certains responsables de l\u2019initiative l\u2019U.C.C.dans un esprit de saine collaboration décida de laisser le champ complètement libre à la Fédérée et accepta sa proposition qui se traduisit en une entente formelle qui prit effet le 1er septembre 1958.Cette entente comportait des exigences relativement limitées de la part de l\u2019U.C.C.(propagande des produits pétrolifères, Fédérée par exemple) et une compensation financière basée sur le chiffre d\u2019affaires (tant pour les fédérations que pour la Confédération).Cette entente comportait donc au moins des éléments essentiels d\u2019équité puisque l\u2019U.C.C.continuait à bénéficier dans une certaine mesure de l\u2019initiative qu\u2019elle avait lancée et qu\u2019elle cédait à la Fédérée, selon son développement.Le 1er avril 1962, une nouvelle entente prenait force qui éliminait en fait l\u2019U.C.C.des possibilités de bénéfices croissants du service qu\u2019elle avait mis sur pied.Les obligations de l\u2019U.C.C.étaient accrues (propagande en faveur des produits et services de la Fédérée) et sa compensation restreinte par une norme basée sur des opérations sur lesquelles l\u2019U.C.C.n\u2019avait absolument aucun contrôle ou action possible (5% des trop-per çus nets d\u2019opérations de la Fédérée).L\u2019U.C.C.a dû se contenter du minimum de $25,000.00 par année, alors que l\u2019entente précédente et surtout la continuation du service Inauguré par l\u2019U.C.C.signifieraient aujourd\u2019hui des centaines de milliers de dollars.Lors d\u2019une rencontre entre des représentants de l\u2019U.C.C.et de la Fédérée le 1er mal 1963, l\u2019U.C.C.soumettait une proposition qui faisait suite au travail effectué par un comité conjoint sur la question.Voici l\u2019extrait du rapport de cette rencontre concernant cette question: \"A la suite de nombreux échanges et d\u2019une longue discussion sur les relations entre l\u2019U.C.C.et la l'édérée et particulièrement sur l\u2019entente financière qui devrait exister entre les deux organismes, en tenant compte de la contribution et du rôle spécifique de chacun, les représentants de l\u2019U.C.C.soumettent que pour des motifs tant historiques que logiques, la rémunération de l\u2019U.C.C.devrait être basée sur le chiffre d\u2019affaires et établie à un niveau qui permettrait à l\u2019U.C.C.de retirer dès maintenant, comme strict minimum, le montant dont elle bénéficierait si elle avait maintenu ses activités économiques des dernières années.Il est établi que ce niveau correspondrait approximativement à 1/10 de 1^ du chiffre d\u2019affaires de la Fédérée.Il s'agirait alors de préciser une forme de collaboration entre les deux organismes\u201d.Au cours d\u2019une nouvelle rencontre le 11 juin 1963, la Fédérée faisait savoir qu\u2019elle ne pouvait du moins pour le moment faire plus qu\u2019exigé par l\u2019entente en vigueur.Le 19 mars 1964, le conseil exécutif de la Fédérée et le comité exécutif de l\u2019U.C.C.étudiaient de nouveau le problème.Voici l\u2019extrait du rapport à ce sujet: \"Tenant compte de la situation présente de la Coopérative Fédérée de Québec et des bonnes dispositions qui animent ses dirigeants, il est convenu de part et d\u2019autre qu\u2019une convention entre les deux parties exactement dans les mêmes termes que celle qui a été dénoncée par la Coopérative Fédérée le 10 décembre 1963, mais limitée a une période de douze(12) mois, devra prendre effet le 1er avril 1964 soit après décision des organismes directeurs supérieurs des deux groupements et selon les recommandations des exécutifs de la Fédérée et de l\u2019U.C.C.\u201d, A la même occasion, monsieur Arthur Courteau, gérant général de la Fédérée, avait déclaré qu\u2019il était \"personnellement disposé à recommander le paiement pour la prochaine année, du même montant que pour l\u2019année é-coulée quitte a faire un arrangement beaucoup plus généreux lorsque la situation financière de la Fédérée sera meilleure\u201d.Le reste de l\u2019histoire étant tout récent, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019y revenir par écrit.Dans les circonstances, nous serions de plus satisfaits d\u2019un jugement objectif de toute l\u2019affaire.Nous serions même disposés à ne pas l\u2019exiger pour l\u2019ensemble du problème et il ne peut en être question pour ce qui est de votre dernière décision.Un minimum d\u2019éthique d\u2019affaires de la part d\u2019une entreprise quelque peu sérieuse fait éclater que nous avons déjà accepté des concessions quasi inconcevables.Nous avons plutôt misé sur la bonne fol qui devrait normalement exister dans un tel cas, dont un strict minimum aurait dû nous éviter la situation que crée votre décision.Comme votre entreprise se veut d\u2019être toujours à l\u2019avant-garde, vous savez sans doute que dans d\u2019autres pays des entreprises économiques appartenant aux cultivateurs contribuent au financement des associations de cultivateurs et nous ne sachions pas que ce soit le moindrement au détriment de la liberté de ces dernières! Nous ne pouvons concevoir que votre bureau de direction aurait adopté a l\u2019unanimité la résolution dont vous nous avez transmis le texte avec votre lettre du 17 mai 19G5 si les cultivateurs qui le composent avaient été Informés complètement et objectivement des faits que nous venons de résumer.C\u2019est pourquoi nous vous demandons de reconsidérer la question.Nous espérons que vous pourrez le faire dans un avenir assez rapproché et nous communiquer rapidement la réponse.Pour notre part, tout en étant disposés à négocier de nouveau, jious sommes portés à revenir à l\u2019esprit de l\u2019entente originale (1er septembre 1958).uc uuuo ion c oâVUli si OUI ou NON, vous maintenez l\u2019attitude adoptée les 21 et 22 avril 1965.Le geste qui suivra sera notre responsabilité! Le comité exécutif de l\u2019U.C.C.Par: Lionel Sorel, Président général.UNION CATHOLIQUE DES CULTIVATEURS Le 29 octobre 1965.M.Georges-Etienne Turcotte, Gérant Général, La Coopérative Fédérée.Cher monsieur Turcotte, Le comité exécutif de l\u2019U.C.C., lors de sa dernière réunion tenue récemment, a été informé de la réaction de onze de vos directeurs dont vous m\u2019avez fait part par téléphone, à la suite de la rencontre de certains représentants delà Fédérée et de l\u2019U.C.C., au sujet de la convention qui existait entre l\u2019U.C.C.et la Coopérative Fédérée.Le comité de l\u2019U.C.C.a alors décidé de soumettre tout le problème au conseil général qui s\u2019est réuni quelques heures plus tard, afin d\u2019obtenir une orientation et un mandat pour le travail futur du comité exécutif de l\u2019U.C.C.dans ce domaine.Il a également décidé, et le conseil a d\u2019ailleurs adopté une résolution en ce sens, que le comité des relations entre le syndicalisme agricole et la coopération agricole qui doit se mettre à l\u2019oeuvreincessamment^ ne doit absolument rien avoir a faire avec la convention entre la Coopérative Fédérée et l\u2019U.C.C.qui portait sur un aspect bien spécifique avec les relations des deux organismes.Je m\u2019empresse donc de vous faire part de cette attitude de l\u2019U.C.C.qui indique clairement que le problème de la convention en question recevra une considération particulière.Bien sincèrement vôtre, Paul-Henri Lavoie, Secrétaire Général de l\u2019U.C.C.Ir PROPOS D'UN AGRONOME L*s Choses et les Gens par JfH-Chorles MAGNAN UNION CATHOLIQUE DES CULTIVATEURS Le 10 janvier 1906.PAGE 8 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS \u201430 MARS 1966 M.Georges-Etienne Turcotte, Gérant Général, La Coopérative Fédérée.Cher monsieur Turcotte, Le comité exécutif de l\u2019U.C.C., lors de sa réunion des 8, 9 et 10 décembre 1965 et spécialement au cours de sa dernlere tenue les 3 et 4 janvier 1966, a étudié de nouveau le problème de l\u2019entente entre la Coopérative Fédérée de Québec et l\u2019Union Catholique des Cultivateurs, qui fût dénoncée par une résolution en date des 21 et 22 avril 1965 du Bureau de Direction de la Coopérative Fédérée de Québec.Le comité exécutif de l\u2019U.C.C.a constaté, une fois de plus, qu\u2019il n\u2019avait pas^reçu de réponse satisfaisante à la lettre qu\u2019il faisait parvenir le 22 juin 1965 à M.Albert Gingras, président de la Fédérée, sous la signature de M.Lionel Sorel, président général de l\u2019U.C.C.De plus, il a déploré de n\u2019avoir reçu aucune réponse à la lettre qui vous était adressée le 29 octobre 1965 pour vous faire part que le comité exécutif et le conseil général de l\u2019U.C.C.considéraient \"que le comité des relations entre le syndicalisme agricole et la coopération agricole.ne doit absolument rien avoir à faire avec la convention entre la Coopérative Fédérée et l\u2019Union Catholique des Cultivateurs qui portait sur un aspect bien spécifique des relations des deux organismes\u201d.Cette prise de position faisait suite a la réaction de certains de vos directeurs que vous nous aviez fait connaître à la suite d\u2019une rencontre sur le sujet le 12 octobre 1965 entre quelques représentants de la Fédérée et de l\u2019U.C.C.Le comité exécutif de l\u2019U.C.C.considéré que les positions ont été suffisamment établies de part C\u2019était en 1925, j\u2019arrivai en France, à Cherbourg , \u201e calm, un paquebot de la Ligne Cunard.Nous étions » Monu sentait les fleurs., le terroir, le printemps ÏÏscendu de France, un arôme de bonne soupe flottait dan,\\ 1 ll0.tel hospitalière des lieux.Quand un Canadien français b P\u201e l\"'°Spl,ere Pied sur le sol de France, il en subit un choc émouvant \u2019 lnet le Je me retrouvai donc chez moi, au pays de mes ancêtres fr,\u201e dont le premier Magnan (ou Mignies) du nom de Jacques ^ is-\u2019 Quebec vers 1665.pour s\u2019établir a Charlesbourg, près dè b im a Il venait de Saint-Plerre-de-Collonges, aujourd\u2019hui Saint-Pierr!' i Vieux, dans le Bas - Poitou.Sur le navire, n\u2019ayant entnn!,»\t*' l\u2019anglais, chez les passagers descendus à Liverpool ce fut m,° de chantement, en débarquant a Cherbourg, que d\u2019entendre le, IV\"' et joyeuses syllabes françaises.Je me sentais déjà de la fa En ce Jour-la, un soleil chaud, enveloppant, nous pénétrait r ' J'étals loin du pays de Québec, débarrassé du S U?1* printemps pluvieux et du vent de \u201cnordet\u201d j\t1 en» du Sur le train, m\u2019emmenant à Paris, ému, épanoui, Je rétro,,.,,, apres Quebec ma patrie, la terre de mon coeur, celte deS?tures de jeunesse, sur le beau pays de France.Cette image nr^' tigieuse de notre ancienne mere-patrie m\u2019était déjà apparue^ les livres et les albums,français parcourus, lors de mon enfant emerveillee.De la fenetre du Wagon, c\u2019est le défilé des coteau* ® d®s plalaes\u2019 des Jardins, des fermes et des communes, ici et là surgissent du paysage, des maisons de pierre de tyne norm mu toit pointu, pareilles à celles de notre Ile d\u2019Orléans près de Oi.\u2019h 3 Au milieu des vlscissitudes de son hisîoirV le sol de X toujours un spectacle de sérénité, de fraîcheur et d\u2019espoir Loin de mon pays, ma solitude intérieure prenait corps à cette France^ comme le lierre grimpant s\u2019attache a plus vigoureux nue lui.J éprouvais un sentiment de Herté légitime : celui d\u2019appane-nir, par le sang et par la culture, a la grande Communauté françai.se du monde.Cette collectivité culturelle groupe aujourd\u2019hu cent-cinquante millions d\u2019hommes.Je me sentais un Français par hérédité et sentiment, issu de huit générations de Canadiens, encore 1 es a leur ancienne mere-patrie, apres trois cents ans de sépara-m V Sentiment naturel et émouvant.Pourquoi cette émotion ?Mystère du sang, de l\u2019hérédité ou d\u2019une culture 7 II y a une force indexacinable, chez la plupart des peuples issus de la France, à ravers les siècles.L\u2019Etat du Québec en constitue une preuve avec ses cinq millions d\u2019habitants francophones et bien décidés a demeurer ce qu\u2019ils sont.\toeuues a J\u2019avais hate de connaître davantage les éducateurs et les agronu-mes de France.Ce plaisir me fut accordé, à Rouen en Normandie v étLf Ha-r Prendre part au Congres de l\u2019enseignement agricole! y étant délégué par le Ministère de l\u2019agriculture de Québec Je reviendrai sur ce sujet dans un article ultérieur.Sur le train, me condulsânt a Paris, je fis la connaissance de quelques Français.MonSr^eJÇn^entftres vUe,de mon appartenance au Canada français! rude, accent normand et ma dure prononciation des \u201cd\u201d et des me trahirent en peu de temps.\"Peu importe votre accent, rp^tonf P°n VOisin\u2019 ce n\u2019est pas grave quand le coeur et la culture Fronc ?, eSSe\"Ce française\".Il ajouta en plus : \"il y a bien en fr .! accent marseillais, normand, (le votre), breton, auver- bete h» t »enS nfin; COncluU11\u2018 on.décèle à l\u2019étranger l\u2019accent p-ranrio fl et£\u2018 Cela ne V0US empeche pas de constituer notre e Fnd loir e^h-Uumaine de culture française dans le monde\u201d.En ,-C', au, Quebec> il y a un réveil de la culture française et un nnnrr,ude!ir de, P053055100 de cette culture, si perfectible qu\u2019elle 6trf C \u2018-eZ V0US' C\u2019est Couard Herrlot, ancien chef d\u2019Etat rançais, qui a écrit un jour : \"la culture, c\u2019est ce qui reste, quand \"miLio r bl e\"\u2018 C\u2019eSt Un peu cela, ce que l\u2019on a qualifié de miracle français\u201d en Nouvelle-France.vou!niraln .fîle(touJ°urs vers Paris, bans le compartiment, mes de nlïLf.- e?1 -medlter- Songent-ils au Canada, à ces \"arpents nerrin^ne mepri3es par Voltaire, ou a cet immense empire français T?oh«or^ I'fnran,ce\u2019 de Gaspé a la Louisiane?Que sais-je?e defile des champs et des vallons, des bosquets et des ch^rmnn!3, Le.,'onvo1 falt des arrêts à Evreux, Lisieux, Nantes, Ven?Pertes villes, au cachet personnel et historique.™ ,a r \"T arrlvons au terme du voyage.La locomotive .,B aduellement de vitesse.L\u2019on s\u2019arrête.Les passagers nnrtl .60\tleurs colIs et valises, puis se dirigent vers les portes de sortie.Chacun descend.Nous sommes à Paris.Am£ri«rr 6 m6, la gare\u2019 un chauffeur de taxi, me prenant pour un n\u2019Ht hr?,î *1 T laterpelle en disant ; \"Parlez-vous français\u201d ?Un nin.ln\u2019 U repondis-je, mon langage l\u2019intrigua.11 crut d\u2019abord ?mvcttfi6 payals sa,tete- Ii,>neprenait pour un Normand, voulant n i\tEn me lalssant> al \u2019hotel Duminy, rue du Mont-Thabor, n, .r,!!?,C6S 'l10^ : i\t} i\tMistress\t1949\t11\t129\t134\t127,329\t4.24 ) >\t> >\tFull Bloom\t1956\t6\t139\t138\t72,935\t4.04 l t\t1 1\tMiss Pearl\t1956\t6\t135\t140\t78,376\t4.24 » f\t» >\tPearl Dale\t1955\t7\t124\t122\t73,865\t4.05 » }\t1 >\tFlossie\t1950\t9\t150\t150\t129,852\t4.20 f >\t» »\tFloss Tide\t1954\t7\t122\t117\t85,808\t3.92 t >\t) »\tFairy\t1953\t8\t111\t112\t87,840\t4.14 f 1\t) t\tFrosty\t1952\t10\t143\t145\t120,584\t4.14 La tenue et les rendements des champs sont le fait d\u2019un agriculteur d\u2019expérience qui sait appliquer les méthodes modernes.L\u2019outillage représente une valeur de 12,000 dollars et permet de cultiver avec un minimum de main-d\u2019oeuvre.UN REVENU INTÉRESSANT Monsieur Ness produit tous les fourrages et une^ partie des grains nécessaires à son troupeau.Même s\u2019il doit acheter chaque année une trentaine de tonnes de concentrés, son exploitation lui laisse un profit confortable.Avec 35 vaches en lactation, les ventes de lait, en décembre 1965, ont dépassé les 2,000\tdollars.SI l\u2019on admet que c\u2019est un record de tous les temps pour Burnside Farm, 11 faudra aussi admettre que s\u2019ajoute à ce chiffre le prix de vente des reproducteurs; étant donné la réputation de l\u2019élevage, ce revenu supplémentaire est fort appréciable.DANS LA TRADITION Madame Ness, qui détient un brevet d\u2019institutrice, consacre à différents travaux d\u2019artisanat et aux oeuvres sociales les loisirs que peut lui laisser une famille de 4 enfants dont les âges s\u2019échelonnent de 9 ans a 10 mois.L'aîné, Robert Lawrence - Larry pour les Intimes-un gaillard Joufflu aux cheveux noirs en brosse, reste dans la tradition de la famille en désignant par leurs noms, sans hésitation, toutes les bêtes du troupeau.Monsieur Ness se dévoue volontiers à la chose publique.Il a été pendant 2 ans président de la commission scolaire.Il est moniteur (leader) du club 4-H et président du club d\u2019éleveurs d\u2019Ayshlre.Cet excellent agriculteur ajoutera peut-etreun jour au blason de sa famille une troisième Médaille d\u2019or.; \u2022 l U» '««¦ri Kj>*t, Imm Le troupeau Ayrshire do Terrace Bank Form, un des plus ^ôlcbr d'Amérique, au pâturage on bordure de la Rivicre-aux-Anglai PAGE 14- LA TERRE OE CHEZ N0US-3Q MARS 1966 A Wa»^nO*ow Elise François délégué au Congrès National 4-H Dix membres des clubs 4-H, un pour chacune des provinces canadiennes, ont été choisis pour assister au 36e Congres National des Clubs 4-H, à Washington, D C du 17 au 22 avril prochain! M.Ellsé François, de Marievllle, comté de Rouvllle, représentera les Clubs 4-H du Québec à ces assises.On sait nue les Cercles de Jeunes Agriculteurs sont au Québec l\u2019équivalent des Clubs 4-H aux Etats-Unis.Les délégués qui ont été choisis en raison de leur éducation, de leur personnalité et de leurs états de service au sein^des 4-H se réuniront d\u2019abord a Ottawa où un certificat de citoyenneté canadienne sera remis à chacun des délégués par le premier ministre, l\u2019honorable L.B.Pear-sun.A midi, un déjeuner leur sera offert par le ministère fédéral de l'Agriculture où le ml- A bâtons rompus Trente pour cent des réparations du tracteur s\u2019appliquent aux pneus.Un peu plus de soin permettrait d\u2019en tirer un meilleur service.Veiller à ce que les pneus soient gonflés convenablement; à cette fin, vérifier la pression tous les quinze jours.Eviter les arrêts brusques, les courses rapides sur un terrain accidenté, les pierres ou autres obstacles susceptibles d\u2019abimer les pneus et de causer des crevaisons.L\u2019huile et le soleil détériorent le caoutchouc.On ne laissera Jamais le tracteur sur une surlace couverte d\u2019huile; quand le tracteur ne travailleras, pourquoi ne pas le placer a l\u2019abri du soleil, *** D\u2019après des études faites par l\u2019ambassade américaine, la Libye offrirait des possibilités d\u2019y écouler des produits laitiers.L\u2019exploitation du pétrole qui concourt à la prospérité de ce pays assure un accroissement rapide du pouvoir d\u2019achat et lui permet d\u2019importer contre devises fortes.*** L\u2019hystérie collective des poussins (crazy chlck\u2019dlsease) peut etre causée par une diète contenant un trop fort pourcentage de gras non saturés.C\u2019est là l\u2019o-plnlon du Dr D.C.Hall, du College d\u2019agriculture de l\u2019Ontario.Selonj;e dernier, cette maladie peut etre prévenue au moyen de la vitamine E ou d\u2019antioxydants synthétiques.*** Chez les jeunes porcs, plusieurs facteurs peuvent Influencer l\u2019indice de conversion des aliments.Mentionnons les particularités de la constitution génétique attribuables à l\u2019hérédité, la qualité et l\u2019énergie de la raton, le gaspillage de la nourri-\u2018ure, le confort du logement, la régularité de l\u2019abreuvage, les maladies et Infestations parasl-aires.Les températures saisonnières affectent à lafoisl\u2019ap-Petlt et la quantité de nourriture consommée.nlstre, l\u2019honorable J.J.Greene leur adressera la parole.Après une visite des édifices du Parlement et de la capitale canadienne, le groupe s\u2019envoler a vers New-York, via Montréal.Durant leur court séjour à New-York, les délégués, qui logeront au Waldorf Astoria, auront l\u2019opportunité de visiter l\u2019édifice des Nations Unies où Us prendront le déjeuner, de faire en bateau de croisière le tour de l\u2019Ile Manhattan, de visiter le Rockfeller Center pour revenir prendre le^ dîner au Waldorf Astoria, après quoi Ils s\u2019envoleront vers Washington.En coopération avec les provinces canadiennes et le Département de l\u2019Agriculture des E-tats-Unis, ce voyage-récompense est organisé et financé par le Conseil Canadien des Clubs 4-H.Le Congrès National 1966 a comme objectifs d\u2019inculquer aux Jeunes une plus grande compréhension des problèmes nationaux et internationaux qui confrontent actuellement les peuples nord-américains; un meilleur entendement des valeurs démocratiques, Les agriculteurs qui se proposent d\u2019utiUser de l\u2019aldrine et de la dleldrine sur leurs cultures cette année devront vérifier attentivement les étiquettes sur les contenants de ces produits.On a apporté des changements aux exigences qui régissent la vente de c es parasiticides afin de prévenir la présence de résidus dans les produits du bétail tels que la viande et le lait.At.Elise FRANÇOIS des responsabilités et des devoirs de chaque citoyen.Ce voyage constitue une expérience très enrichissante dont chaque délégué devra faire bénéficier le cercle dont il fait partie.Les deux responsables qui accompagneront le groupe sont ; Mademoiselle E.M.Collyer, directrice de l\u2019Economie domestique, ministère de l\u2019Agriculture, Winnipeg, et Monsieur Jos.-E.Audet, directeur du service des ^ Conseillers agricoles, ministère de.l\u2019Agriculture et de la Colonisation, Québec.Paul CARPENTIER, agronome L\u2019aldrine et la dleldrine ne peuvent pas être vendues pour n\u2019importe quel genre de culture, y compris les plantes fourragères qui seront vraisemblablement données aux animaux.Cette restriction vise aussi toutes les plantes-racines, y compris les rutabagas.L\u2019aldrlne et la dieldrine pourront encore être appliquées sur certaines cultures destinées à la consommation humaine directe, puisque leur emploi suivant les directives ne donne pas lieu à des résidus qui pourraient être dommageables en vertu de la Loi sur les aliments et drogues.Les traitements du sol et des semences sont permis lorsqu\u2019une plante est cultivée pour la semence et qu\u2019aucune de ses parties ne servira d\u2019aliment aux Paul Carpentier, agronome f SECTION DU MINISTÈRE DE L\u2019AGRICULTURE ET DE LA COLONISATION, QUÉBEC.jsteè\" ¦wmîi CONCOURS D'AVOINE - 1965 - M.Mathias Ferland, de Ste-Elisabeth-de-Joliette, reçoit des mains du president de la Coopérative Fédérée, M.Albert Gingras, un chèque de $250 comme premier prix du concours provincial.Il a également reçu un autre chèque de $35 pour s'être classé 5e au concours régional, section no 2.A l'arrière plan, on reconnaît le Dr Joseph E.Chevrette, professeur à la Faculté d'Agriculturc de I' Université Laval et président du Conseil des Semences du Québec, sous la direction duquel ce concours est organisé.Ce concours annuel se tient sous les auspices de la Coopérative Fédérée et des ministères fédéral et provincial de l'Agriculture.Usages de l\u2019aldrine et de la dieldrine La fertilisation des terres L\u2019emploi des engrais est indispensable à l\u2019agriculteur qui veut vivre des revenus de sa ferme.Dans son volume intitulé \u201cProductivité de la terre\u201d, M.Henri Richard, membre de l\u2019Académie d\u2019Agriculture de France, décrit brièvement l\u2019action des principaux éléments des engrais composés, de la façon suivante : L\u2019azote est l\u2019élément maître.C\u2019est la locomotive qui tire le train dont les wagons bien chargés n\u2019iraient nulle part sans elle.L\u2019azote exerce une influence profonde sur les rendements et sa rentabilité en agriculture n\u2019a cessé de croUre, d\u2019autant qu\u2019on l\u2019emploie mieux et sur des cultures plus aptes a le bien utiliser.L\u2019acide phosphorique, c\u2019est la santé, la reproduction assurée (fleurs, graines), le développement radiculaire rapide, la précocité, la vigueur.La potasse a un rôle de travail : résistance mécanique (rigidité des pailles), résistance au froid, aide a la photosynthèse, élaboration des sucres et de l\u2019amidon.UTILISATION D'ENGRAIS CHIMIQUES EN TERMES D\u2019ÉLÉMENTS NUTRITIFS 1961/62 PAYS\tLIVRE PAR ACRE CULTIVÉE Pays-Bas\t407 Belgique\t327 Allemagne de l\u2019Ouest 240\t Royaume-Uni\t162 Norvège\t153 Danemark\t134 Etats-Unis\t39 Canada\t6 Réf: Harsanay, Peter, Economie planning in Canadian agriculture, Montréal, 1964.Le tableau qui précède nous fait voir que l\u2019agriculteur Hollandais emploie environ 67 fois plus de fertilisants par acre cultivée, que le producteur Canadien.En Belgique, l\u2019utilisation est 55 fois plus élevée qu\u2019au Canada, en Allemagne 40 fois, en Norvège 25, au Danemark 22 et aux Etats-Unis 7.LES ENGRAIS COMPOSÉS Par rapport aux engrais simples, les engrais composés offrent de multiples avantages : emploi facile, réduction des travaux d\u2019épandage, variété dans le choix des formules, réduction de la main-d\u2019oeuvre.BEAUCOUP DE BON SENS Puisque l'efficacité des engrais chimiques ne peut plus être mise en doute, l\u2019agriculteur doit faire preuve de bon sens devant la multitude d\u2019enseignements nouveaux.\u201cLui qui est l\u2019assistant de la Nature, pour l\u2019élaboration de la récolte et la mise-bas des animaux, sait profondément que les choses acquises sont bonnes et que les innovations doivent être examinées avec réflexion, avant de passer à l\u2019action.Mais il faut passer à l\u2019action\u201d.L'AGRONOME ET LES ENGRAIS \u201cD\u2019objet sans nécessité absolue, l\u2019engrais chimique est ainsi devenu le premier des leviers de cette intensification; en fait, il est créateur direct de richesses, mais il faut l\u2019utiliser avec adresse.Dans les mises au point successives pour le meilleur emploi des engrais, la personne Intéressée, le client, c\u2019est le couple sol-végétal.L\u2019agriculteur, aidé par l\u2019agronome, est l\u2019Interprète des besoins de ce couple\u201d.Les progrès en agriculture obligent les exploitants agricoles à intensifier leur production.UTILISATION DES FERTILISANTS DANS DIFFÉRENTS PAYS Le Dr Peter Harsanay, dans sa brochure sur la planification économique dans l\u2019agriculture canadienne nous fait voir le degré d\u2019utilisation des fertilisants dans différents pays : animaux.On ne doit pas traiter le sol quand une plante-racine entre dans la rotation.On ne permet plus l\u2019addition d\u2019aldrine et de dieldrine aux engrais chimiques employés dans la ferme.La Loi sur les aliments du bétail défend la vente de nourriture animale contenant des Insecticides.(Ce mois¦ ci) 30 MARS (966- LA TER Il convient de rappeler, qu\u2019au Québec, l\u2019utilisation moyenne par ferme est de deux tonnes annuellement.Il faut lutter contre cette tendance percimonieuse dans l\u2019emploi d\u2019un producteur de richesses.Soucieux d\u2019améliorer les conditions d\u2019existence de la famille agricole, le ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation a mis en oeuvre différentes politiques en ce domaine; organisation de laboratoires pour l\u2019analyse des sols, octrois à l\u2019achat el au transport des engrais chimiques, crédit agricole à court terme, sans oublier les \u201cRecommandations du Conseil des Engrais chimiques du Québec\u201d revisées à chaque année et distribuées gratuitement sur demande.Roger MICHAUD, agronome Réf: Richard, Henri.Productivité de la terre, Flammarion, Paris 1959.La sortie des ruches Il est bien difficile de déterminer une date précise pour la sortie des ruches; d\u2019ailleurs, les conditions varient avec les régions.Règle générale, on conseille de sortir les abeilles quand la neige est à peu près disparue.Si les abeilles sont tranquilles dans la cave, ne vous pressez pas; si, par contre, elles sont agitées et montrent des signes de dysentrle en laissant des taches brunes sur le plateau ou sur le devant des ruches, hâtez-vous alors de les sortir, sinon vous les perdrez.Il faut sortir les ruches le soir, autrement les abeilles qui ont été enfermées durant de longs mois s\u2019envoleraient ^sans avoir pris de point de repère et elles ne pourraient retrouver leur colonie.Les ruches doivent^ être placées Immédiatement à l\u2019endroit qu\u2019elles occuperont en permanence durant toute la saison.On pose le réducteur d\u2019entrée avant de les sortir et, lorsqu\u2019elles sont en place, il ne reste qu\u2019un demi-tour à lui donner pour rétrécir l\u2019ouverture.E DE CHEZ NOUS-PAGE 15 Les travailleurs.(Suite de la page 9) dans le centre le plus approprié\u201d.SOLIDARITÉ La solidarité dont avalent fait preuve les travailleurs forestiers de l\u2019U.C.C., les producteurs de bols à pulpe et les travailleurs des chantiers coopératifs lors des deux grèves de Price et.de St-Raymond Paper, n\u2019a fait que se consolider lors du Congrès Régional du Syndicat des Travailleurs Forestiers de l\u2019U.C.C.du Saguenay.En effet, c\u2019est par un vote unanime que les 600 congressistes ont appuyé l\u2019Office des Producteurs de bois de pulpe de l\u2019U.C.C.du Saguenay dans les négociations actuellement en cours entre l\u2019Office et les compagnies de la région.De plus, les congressistes ont demandé pour leurs confreres des Chantiers Coopératifs, les mêmes pouvoirs de négociations et d\u2019arbitrage qu\u2019ils ont.En d\u2019autres termes, ils ont demandé une régie ou un tribunal d\u2019arbitrage au sein du Ministère des Terres et Forêts, permettant aux associations coopératives forestières d\u2019obtenir justice dans la négociation et l\u2019obtention de leurs contrats de coupe avec les compagnies forestières.REDISTRIBUTION DES FORÊTS Les travailleurs forestiers ont demandé également une redistribution des forêts, tenant compte bien entendu des besoins de la grande entreprise, mais tenant compte aussi de la moyenne et petite entreprise, et tenant compte de plus des besoins des chantiers coopératifs.Le congrès en effet a dénoncé certaines compagnies forestières qui actuellement ont trop de limites pour leurs besoins,alors que des petites et moyennes entreprises, de même que les chantiers coopératifs n\u2019en ont pas assez, n\u2019ayant ainsi aucune garantie.Les congressistes ont^deman-dé enfin que le Ministère des Terres et Forêts ne tolère plus les employeurs forestiers insolvables, dont les victimes sont les travailleurs forestiers.DÉNONCIATIONS Les congressistes ont dénoncé ouvertement les compagnies forestières qui encouragent les travailleurs forestiers a devenir propriétaires des débusqueurs sur roues, faisant ainsi payer la mécanisation par les travailleurs forestiers.Les congressistes constatent d\u2019abord que ce sont les travailleurs forestiers qui ont payé jusqu\u2019à maintenant les frais de la mécanisation en forêt depuis l\u2019avènement de la scie mécanique, un Instrument de travail qui leur coûte un minimum de $4.00 par jour.ils constatent que^ certaines compagnies forestières ont maintenant tendance à^encoura-ger leurs employés à acheter les débusqueurs sur roues, en leur offrant des contrats alléchants mais sans aucune garantie, alors que de telles machines valent plus de $11,000v Si une telle tendance continue à se développer, ce sont encore les travailleurs forestiers qui seront les victimes de la mécanisation en forêt.Le congrès pour éviter une telle situation, a fait appel à la solidarité de tous les travailleurs forestiers de la région, leur demandant de ne plus acheter les dites machines.De plus, le congrès a décidé que si les compa^ gnies forestières continuaient à encourager leurs employés a acheter ces machines, ce qu\u2019ils considèrent comme un abus Intolérable de leur part, les travailleurs forestiers de la région prendront alors les mesures qui s\u2019imposent pour mettre un frein à ce mouvement.Honneur ou mente L'UCC à Rimomki La Caisse d\u2019Etablissement vers l\u2019o bjectif de $600,000, Assurances U.C.C.est heureuse de vous présenter Monsieur Jean-Louis Michaud qui s'est classé premier vendeur pour la semaine du 17 au 23 mars 1966.Le bureau de Monsieur Michaud est situé à: 1193 Savoie, Casier Postal 1225, Plessisville, Cté Mégantic.Son numéro de téléphone est: 362-2435.Petits pois et blé d\u2019Inde sucrés PRIX HAUSSES EN ONTARIO Les producteurs de petits pois et de mais sucrés pour la mise en conserve bénéficieront cette année d\u2019une certaine majoration de prix.C\u2019est là le fruit de négociations entre les représentants des conserveurs et de l\u2019Office de vente des producteurs de légumes de l\u2019Ontario.Les prix des petits pois, ceux des premières catégories du moins, seront haussés de $2.50 à $3.la tonne.Le coût de la semence et les frais de la récolte demeurent ce qu\u2019ils étalent en 1965.Voici quels seront cette année les prix des petits pois, selon les lectures du degré de tendreté: 0.80, $175.la tonne; 81-85,$160.la tonne; 86-90, $133.; 91-95, $124.; 96-100, $115.; 101-105, $110.; 106-110, $106.; 111-115, $100.; 116-125, $93.50; et enfin 126 et plus, $90.50.Cela représente, en bref, une majoration de $3.pour les catégories de 115 et moins; de $2.50 pour les catégories de 116 et plus.Le çrlx du mais sucré sera porté a §28.la tonne comparativement a $27.l\u2019année dernière.Le coût de la semence est augmenté cle 10 cents la livre, soit de .35 à .45 cents.Récemment, se tenait a la salle de l\u2019Eglise St-Ple X, la première Assemblée Générale Annuelle de la Caisse d\u2019Etablissement de l\u2019U.C.C.de Rlmouski, sous la présidence de M.Arthur Dubé, de St-Octave de Métis.On y présenta le rapport annuel qui démontra qu\u2019a sa première année d\u2019opération, la Caisse d\u2019Etablissement a connu un excellent départ alors que des Certificats d\u2019Epargne et de Placement ont été vendus pour une somme de plus de $200,000.00.Le service des ventes s\u2019est fixé un objectif de $600,000.00 pour l\u2019année 1966.Il semble qu\u2019avec la collaboration de tous les membres cet objectif est facilement réalisable.Les élections ont reporté a la présidence pour la deuxieme année, M.Arthur Dubé de St-Octave de Métis.M.Philippe Vignola de St-Fablen a été élu vice-président et M.André Fec-teau a été réélu secrétaire-gérant pour l\u2019année 1966.M.Paul-Emile Doré, gérant de la Caisse d\u2019Etabllssement de l\u2019U.C.C.du Saguenay et délégué de l\u2019Union des Caisses d\u2019Etabllssement du Québec, ainsi que M.Olivier Briand, gérant des ventes à la Caisse d\u2019Etablissement du Saguenay ont tour à tour porté la parole.M.Doré a souligné que le tra-vall et l\u2019épargne sont essentiels à tout individu vivant en Société et qu\u2019à ce titre l\u2019homme qui travaille doit s\u2019efforcer de prévoli un certain pourcentage du frulf de son travail, à l\u2019épargne.\u201cIl faut, a-t-il enchaîné, que des organismes comme la Caisse d\u2019Etabllssement volt àfalre une éducation dans ce sens afin de contrebalancer la propagande de l\u2019achat à crédit\u201d.Il signale que l\u2019épargne per capita au Canada a diminué en 1965 comparativement à 1964.\u201cLes Canadiens épargnaient §138.00 en 1964 en comparaison a $134.00 en 1965.Il est anormal qu\u2019avec l\u2019augmentation des Salaires, les épargnes diminuent.Les Caisses d\u2019Etablissement sont là pour' contribuer à une hausse relative des épargnes\u201d.M.Briand a parlé de l\u2019évolution de la Caisse du Saguenay qui a maintenant un chiffre d\u2019affaire de l\u2019ordre de $10,000,000.00 pour quelques années d\u2019opérations.Il signale que la Caisse de Rlmouski a de très grandes possibilités compte tenu du territoire qu\u2019elle couvre.Il souligne enfin qu\u2019une Caisse d\u2019Etablissement doit compter__ sur un Service des Ventes très bien structuré et dynamique.C\u2019est le premier facteur d\u2019une bonne réussite a-t-11 conclu.(Communiqué) i< Syndicat de» producteur! de l\u2019Iitrlu fait.Un pas très appréciable dans la mise en marché Le Syndicat des producteurs de Bois de l\u2019Estrie vient d\u2019obtenir un autre contrat de bois à pâte avec la compagnie Dumtar pour les moulins de Windsor et East Angus.L\u2019information transmise par M.Rosaire Couture, secrétaire du Syndicat, précise que 10,000 cordes de bols à pâte seront ainsi directement livrées par cet organisme aux compagnies.Le contrat stipule que la livraison devra se composer de sapins et d\u2019éplnettes.C\u2019est une augmentation du contrat actuel ayant une quantité de 75,000 cordes.M.Couture note une possibilité totale de 115,000 cordes livrables à l\u2019Industrie par les producteurs pour le 31 octobre 1966.Témiscamingue et Rouyn-Noranda Syndicat de producteurs de lait De plus, le Syndicat vient de signer une autre entente avec la Johns Mansvllle d\u2019Asbestos pour une quantité de 3,000 cordes devant comprendre 60% de tremble brut et 40% de sapin et d\u2019é-plnette.Tenant compte de ces récentes ententes, le Syndicat des producteurs de Bois de l\u2019Estrie est engagé directement, à ce jour, pour une livraison de 25,000 cordes sur le total prévisible d\u2019une mise en marché générale de 115,000 cordes.M.Couture estime que c\u2019est un pas important dans la ligne de conduite tracée par les plans conjoints dans la Province, lesquels se sont fixé comme objectif de prendre en main la mise en marché en éliminant les Intermédiaires.Il est bon de rappeler que le Syndicat des producteurs de Bois de l\u2019Estrie en est à sa première année d\u2019opération dans la mise en marché directe.De 250 a 300 cultivateurs se sont donné rendez-vous à Nede-lec, vendredi le 18 mars, afin d'étudier la possibilité de fonder un syndicat de producteurs de ¦lait pour les comtés de Témiscamingue et de Rouyn-Noranda.ASSURANCE-GROUPE Les Congressistes ont enfin étudié un plan d\u2019assurance-groupe, qui protégera les travailleurs forestiers de toute la région.L'adhésion à ce plan sera libre et ne couvrira que l\u2019assurance-santé et l\u2019assurance-vie, étant donné que la prime en général sera payée par l\u2019employé seul.Les forestiers ont décidé d\u2019attendre que l\u2019employeur défraie la moitié de la prime mensuelle avant d\u2019inclure l\u2019assurance-salaire.PAGE (6- LA TERRE DE CHEZ NOUS-30 MARS 1966 Tous les cultivateurs présents réalisaient la grande importance de la réunion, qui fut très fructueuse, puisque le syndicat était dès lors fondé.Il compte déjà plus de 200 membres.L\u2019organisme sera administré par un conseil de 9 membres.L\u2019exécutif est formé de MM.Pierre St-Martin, de Ville-Marie, président; Arthur Gaudet, de Bearn, vice-président; et Claude Jacques, de St-Eugène.Les autres directeurs sont MM.Roméo côté, de Laverlochère; Pierre Lévesque, de Fugèreville; Aquila Brien, de Laforce; Rosaire Goudreault, de Nédelec; Georges Lachapelle, de Rollet; et Camille Plourde, de Cloutier.M.Luc Roy, secrétaire de la Fédération de l\u2019U.C.C., a été engagé comme secrétaire-trésorier du syndicat.Les Travaux et les Jours, le 3 avril à 1 h.30 p.m.Le choix des instruments agricoles S\u2019il est un domaine où l\u2019agriculture québécoise a suivi de près les progrès techniques des Etats-Unis, c\u2019est bien celui de la mécanisation.Cette mécanisation a solutionné en partie le problème du recrutement de la maln-d\u2019oeuvre agricole mais elle n\u2019a pas nécessairement augmenté les revenus nets des cultivateurs.Au contraire, très souvent, la capitalisation en machineries agricoles est devenue trop lourde à porter.A l\u2019émission \u201cLes Travaux et les Jours\u201d du 3 avril pro- Blg Dutchman Inc, Zccland, annonce la nomination de m' Reynold \u201dRey\u201d Westman où poste de représentant des ventes pour la pzrtie centrale du Canada, M.Westman exercera ses activités dans le territoire compris entre le Lac Huron ou sud de la route nationale No.86 et la route No.8 à Dublin on suivant la route No.59 jusqu\u2019au Lac Erié.La frontière Canada-Etats-Unis formera la ligne de démarcation à l'Ouest.Les responsabilitées de M.West man comprennent la ligne complète des produits Big Dutchman.Dans la région de Québec Campagne de recrutement Les Fédérations de l\u2019U.C.C.de Québec-Est, Nord et Ouest ont lancé officiellement leur campagne annuelle de recrutement lors de la réunion des Conseils d\u2019Administratlon tenue jeudi le 17 mars dernier.C'est M.Paul-André Tardif de St-Nicolas qui a été choisi comme président de cette campagne de recrutement.Une équipe de 1,000 recruteurs visiteront les foyers agricoles dimanche le 1er mal avec la détermination d\u2019atteindre l\u2019objectif de 8,000 membres que se sont fixées les autorités des Fédérations.Depuis quelques années les effectifs des Fédérations de l\u2019U.C.C.de Québec n\u2019ont cessé de s\u2019accroître puisqu\u2019elles sont passées de 3,172 membres en 1960 à 6,073 en 1963 à 7,425 en 1965.Si l\u2019Objectif de 1966 était atteint, on pourrait facilement affirmer que plus de 80% des agriculteurs de nos réglons sont membres de leur association professionnelle.Les nombreux succès obtenus par l\u2019U.C.C.au cours de l\u2019année 1965-66 sont en quelque sorte les garanties d\u2019un succès sans précédent dans le recrutement des membres de l\u2019U.C.C.des Fédérations deQuébec-Est.Nord et Ouest.chain, télédiffusée à 1 h.30p.ni., au réseau français de Itadio-Canada, l\u2019animateur Jean-Guy Roy et le professeur Jean-Marie Fortin de la Faculté d\u2019agriculture de Laval nous indiqueront quels facteurs on doit considérer dans le choix d\u2019un instrument agricole.Germain Lefebvre nous présentera la chronique de l'actualité.NOMINATION Un ancien directeur de la Fé-iération de l\u2019U.C.C.deQuebK-Duest, Monsieur Bernard MeW le St-Antolne de Tilly, a ete /ice-président de \u201cL'^ss\u201cf rd ion des Eleveurs de Hereford lu Québec\u201d, lors de l\u2019assemb annuelle tenue a Slierbrook janvier dernier. JL \u2022\u2022\u2022\u2022
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.