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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 8 février 1967
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La terre de chez nous, 1967-02-08, Collections de BAnQ.

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[" Ha SEUL DAINE AGRICOLE AMERIQUE N C A I S F R A sis Port payé a Québec Les plus beaux fruits du monde Mmm.Mmm.Il y a là quelques belles pommes du Québec qui sont aussi bien tentantes.Si, au monde, la Bourgogne est la plus remarquable pour ses raisins; la Californie pour ses oranges, le Québec ne l\u2019est pas moins pour ses pommes.(Photo TCN) Protestations contre la vente par Ottawa de ses élévateurs à grain P.g.n Vol.XXXVKI - No 46 - Montréal, 8 février I96T MEMOIRE SUR L'AGRICULTURE DU QUÉBEC C\u2019est vendredi dernier, le 3 février, à la salle d\u2019audiences de la Régie des Marchés Agricoles du Québec à Montréal, que l\u2019UCC a présenté officiellement son mémoire à.la Commission Royale d\u2019Enquête sur l\u2019agriculture au Québec.Pour la circonstance, l\u2019U.C.C.était représentée par une forte délégation venue de toutes les régions de la province et constituée, notamment, des membres du Comité exécutif de l\u2019U.C.C., des présidents des Fédérations régionales et spécialisées et de plusieurs directeurs de services de la Confédération.Ce mémoire de l\u2019Union sur les problèmes que rencontrent l\u2019agriculture au Québec ainsi que sur les politiques qu\u2019elle préconise pour les solutionner, a nécessité une somme de travail considérable.Cet exposé, formant un madrier de plus de 250 pages, fut préparé par un comité spécial formé de 5 membres et présidé par M.Albert Allain, premier vice-président général de l\u2019U.C.C.Le dimanche 5 février dernier, les principaux auteurs de cet ouvrage, MM.Roger Perreault, directeur du Service d\u2019Economie rurale et Henri-Paul Proulx, directeur du Service d\u2019Etablisse-ment et d\u2019Aménagement de l\u2019U.C.C., furent interrogés à l\u2019émission les \u2018Travaux et les Jours\u201d, télédiffusée au réseau français de Radio-Canada.De plus, il peut être intéressant de souligner que les grands média d\u2019information journaux, radio et télévision), a qui on avait envoyé a l\u2019avance la documentation nécessaire, ont largement fait écho du contenu du mémoire de l\u2019U.C.C.dans leurs comptes rendus.Les cultivateurs et tous les lecteurs de la T.C.N.pourront facilement prendre connaissance de cet important mémoire, car il fait l\u2019objet du 41 lime cours à domicile présentement publié dans le journal.Aussi, on peut être certainque nous reviendrons dans cette chronique ou ailleurs dans la T.C.N., sur ce mémoire qui définit les conditions par lesquelles il sera possible de déve- lopper un secteur agricole prospère capable de faire vivre convenablement les cultivateurs du Québec.PRODUCTEURS DE BOIS Le 24 janvier dernier cinq membres du Comité provincial des Offices et Syndicats de Producteurs de Bois ont rencontré les représentants de la Confédération de l\u2019U.C.C., au^Secrétarlat général de l\u2019Union à Montréal.Ont assisté à cette réunion : MM.Henri-Paul Gagnon, président, Narcisse Lachance et Philippe Champagne, membres du Comité et Victor Morin, secrétaire du Comité; MM.Paul-Henri Lavoie, secrétaire général de l\u2019U.C.C., Jules Saint - Pierre, trésorier général, Jean - Marc Kirouac, directeur du Service de l'Organisation syndicale, Jean-Louis Chabot, chef du Secrétariat général et l\u2019abbé^Georges-Etienne Phaneuf, aumônier général de Les avantages prévus par le Régime de rentes du Québec valent pour les agriculteurs comme pour tous les autres travailleurs du Québec.En conséquence, les cultivateurs sont tenus de contribuer au Régime comme tous les autres travailleurs.Ceux qui travaillent à salaire sur une ferme contribuent à titre de salariés, s\u2019ils gagnent plus que l\u2019exemption générale de $11.54 par semaine, $50.par mois ou $600 par année.Leur contribution représente 1.8% du revenu compris entre l\u2019exemption générale et le maximum de $5,000 par année.Ceux qui exploitent leur propre ferme contribuent à titre de travailleurs à leur compte si leur revenu annuel dépasse $800.Leur contribution représente 3.6% du revenu annuel compris entre l\u2019exemption générale de $600 et le maximum de $5,000.Le ministère du Revenu est chargé par la loi de percevoir les contributions au Régime de rentes et d\u2019en faire remise à la Régie des rentes.Cette rencontre avait pour objet de faire l\u2019étude des problèmes d\u2019organisation syndicale des producteurs de bois et l\u2019étude d\u2019un schéma de structures pour l\u2019administration des plans conjoints.COURS À DES CULTIVATEURS MM.Roger Perreault, directeur du Service d\u2019Economie rurale et Maurice Mercier, directeur du Service de la Mise en Marché ont donné, le 2 février, une série de 4 cours à des cultivateurs de langue française, à l\u2019Institut de Memramcook,àSaint -Joseph (N.B.) Les deux représentants de la Confédération de l\u2019U.C.C.traitèrent, notamment, du syndicalisme agricole au Québec (U.C.C.), de la mise en marché des produits agricoles, des politiques agricoles et des organismes agricoles, dont la Fédération Canadienne d\u2019agriculture (F.C.A.).A première vue, la participation au Régime de rente peut sembler compliquée pour certains agriculteurs qui voient dans la contribution un fardeau nouveau.TOUS PROTÉGÉS Le Régime de rentes étend sa protection à toutes les catégories de travailleurs, à leur épouse et à leurs enfants.Il n\u2019est que juste que les agriculteurs puissent bénéficier, comme les autres citoyens, de la protection fournie par les diverses prestations prévues par le Régime de rentes.Ces prestations sont les suivantes : la rente de retraite, la prestation de décès, la rente de veuve, la rente de veuf invalide, la rente d\u2019orphelin, la rente d\u2019invalidité et la rente d\u2019enfant d\u2019un cotisant invalide.PAS DE CONTRIBUTION, PAS DE PRESTATION Pour avoir droit à ces multiples avantages toutefois, il faut que des contributions aient été payées.Pas de contribution, pas de prestation^ Le Régime se finance lui-même et n\u2019est pas financé au moyen des taxes comme certaines autres mesures de sécurité sociale.En retour, chacun reçoit selon le revenu sur lequel il a versé des contributions.NUMÉRO D\u2019ASSURANCE SOCIALE Ce qui importe en premier lieu, c\u2019est que chaque agriculteur tenu de contribuer au Régime de rentes obtienne son numéro d\u2019assurance sociale.la possession de ce numéro est indispensable pour que les contributions versées soient portées au crédit de chacun.Les formules nécessaires à l\u2019obtention d\u2019un numéro d\u2019assurance sociale peuvent être obtenues à toute Caisse populaire, à tout bureau de la Commission d\u2019assurance-chômage ou àlaRé-gie des rentes.De nombreuses associations et des_ organes d\u2019information ont déjà accepté de collaborer avec la Régie des rentes pour que les agriculteurs puissent bénéficier des avantages du Régime dans la même mesure et aussi pleinement que toutes les autres catégories de travailleurs.RENSEIGNEMENTS Les renseignements sur les contributions sont fournis par le ministère du Revenu, mais pour obtenir des renseignements relatifs au numéro d\u2019assurance sociale ou aux prestations, il faut s\u2019adresser à la Régie des rentes.LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS AGRICOLES par le Dr Roger PE RR E AU LT, économiste, directeur du Service d'économie rurale à l'U.C.C .Un volume d\u2019actualité à l\u2019heure de la hausse des prix des denrées alimentaires.Un volume qui vous fera connaître les mécanismes de la commercialisation des différents produits et la fixation des prix.Voici quelques titres de chapitre: -\tConsommation des denrées alimentaires-1\u2019Agriculture québécoise.-\tLes intermédiaires- L\u2019offre et la demande, structure des marchés.-\tLa commercialisation des fruits et légumes- La commercialisation du lait et des produits laitiers, etc.Le volume se vend $1.50 l\u2019unité et vous pouvez vous le procurer en vous adressant à^votre fédération régionale U.C.C.ou en adressant un chèque ou mandat au Service de Librairie U.C.C., 515 Viger, Montréal 24.Nous rappelons aussi à votre attention l\u2019excellent volume du professeur Maurice CAREL, de l\u2019Université laval LA GESTION AGRICOLE ET SON ORGANISATION.BON DE COMMANDE SERVICE DE LIBRAIRIE La T erre de Chez Nous 515 Viger Montréal, P.Q.Quantité\tQuantité ?La Commercialisation des I I La Gestion Agricole et produits agricoles\t|___| son orgoni sat ion Chèque inclus ?Mandat 1\t1 Nom ;.Adresse :.PAGE 2 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 8 FEVRIER 1967 l'U.C.C., Les agriculteurs et le Régime de rentes du Québec La 22 dâcambra dotnlor, M.Lion.l Saral, présidant d.Aituranc.i U.C.C.remettait le trophée \"Coupe du Président\" à J.B.L.Inc.à la sultedutravail fourni par cette agence à l\u2019occasion du \"Concours 30iime Anniversaire\".Sur la photo on reconnaît à gauche M.Screl présentant le trophée à M.P.E.Bousquet de J.B.L.Inc.PHP La Direction de Assurances U.C.C.est heureuse de présenter M.C.E.Castonguay, c.l.u., Gérant de la Division de Qucbec-Lcvis, qui s\u2019est particulièrement distingué dernièrement dons le Recrutement, Entrainement, Supervision et Promotion de la Vente dans le territoire où il dirige une équipe de représentants.On voit sur la photo, à droite, M.Castonguay recevant des félicitations de la port do M.Carmin Graveline, Directeur Général de la Compagnie.les éleveurs d» dindons en Alberta Ils se donnent un office de vente Les éleveurs de dindes et de dindons de l\u2019Alberta se sont prononcés par référendum favorables à l\u2019institution d\u2019un office de mise en marché pour leur produit.Ils suivent en cela l\u2019exemple de leurs confrères de la Nouvelle-Ecosse qui avaient tenu, à l\u2019égard du même produit, un scrutin semblable il y a quelques mois à peine.La proportion du vote favorable a été sensiblement la même: 77% des votants.Commentant les résultats du dernier référendum, M.D.H.Mc-Callum, président de l\u2019Alberta Agricultural Products Council, a déclaré que le gouvernement albertain est à établir un office provisoire par arrêté ministériel.Les clauses commenceront probablement à en être appliquées durant les premiers mois de 1967.M.McCallum a également précisé l\u2019objectif principal du nouvel office: stabiliser le marché des dindons et prévenir, autant que faire se peut, les fluctuations de prix.De même, des contingents (quotas) seront fixés à chaque producteur à la suite d\u2019enquêtes et d\u2019analyses sur la capa- cité d\u2019absorption du marché d\u2019une année à l\u2019autre.Quant à l\u2019établissement d\u2019un office permanent de vente, il ne pourra l\u2019être avant environ 11/2 an et 18 mois, a ajouté le Président.L\u2019Office lui-même sera assisté par un comité consultatif de l\u2019industrie comprenant trois représentants des producteurs, deux des transformateurs ou abattoirs, un commerçant de moulées et un délégué de l\u2019Association de couvoiriers de l\u2019Alberta.Déjà on a décidé du prélèvement à faire chez les membres pour assurer le fonctionnement financier du nouvel organisme: un cinquième de cent la livre de dindons vendus.Ce droitjlevrait suffire à défrayer le coût d^ad-mlnistration de l\u2019Office de meme que la réclame ou l\u2019annonce sous toutes ses formes.FIXATION DES PRIX Seuls pourront faire partie du Board, les producteurs qui vendent au-dela de 300 oiseaux par année.De concert avec son comité consultatif, l\u2019Office établira les prix qui devront être payés aux éleveurs de dindons par les usines de transformation.GRATIS Avec chèque demande de cutuloguc nous vous ferons parvenir gratuitement | 1 paquet de T OMATE IMPERIALE1 (valeur $0.25) No 3668 A.Veuillez inclure 10* pour fruis d'emballage et de poste.De plus, nous donnerons, gratis 1 paquet de fleur \"JARDIN FLEURI\" (valeur $0.35) uux premières mille demandes de catalogue.301 DEVONSHIRE, PREVILLE, P.Q- La grande charte de l\u2019agriculture et la responsabilité populaire Le mémoire présenté par l'U.C.C.à la Commis-royale d\u2019enquête sur l\u2019agriculture pourrait bien être reconnu comme le meilleur schéma de ce qu\u2019on devra appeler \u201cLa Grande Charte de l\u2019Agriculture du Québec\u201d.Le corps le plus représentatif des agriculteurs, de la Province, fort d\u2019une quarantaine d\u2019années d\u2019expérience, propose toute une rénovation de la chose agricole.Tout ministre assez vigoureux pour rompre avec la routine et bâtir ce qui s\u2019impose est invité à relever le défi qui se pose en ces termes: \u201cou bien développer un secteur agricole prospère et capable de faire vivre convenablement les cultivateurs; ou bien abandonner graduellement ce secteur économique et orienter vers d\u2019autres secteurs, la main-d\u2019oeuvre et la population qui s\u2019y consacre actuellement\u201d.L\u2019U.C.C.est convaincu que l\u2019agriculture demeure essentielle à la croissance de l\u2019économie provinciale, et même si son importance relative par rapport aux autres secteurs économiques diminue, son importance en chiffres absolus de valeur de production et de main-d\u2019oeuvre reste très grande.Il répugne à la conscience populaire, comme il doit répugner à tout pouvoir public sérieux de choisir une autre option que celle-là.Mais aujourd\u2019hui, c\u2019est un choix qui comporte de réelles obligations.Les demi-mesures ou les calculs de transition à portée indéfinie, dans le but inavoué de sauver du temps, comportent des risques inacceptables.Le resserrement de l\u2019étau \"coup de revient-prix de vente\u201d n\u2019est pas dressé comme épouvantail à corneille.Considérablement accéléré au cours de ces 25 dernières années, ce coincement de l\u2019agriculteur, entre ce qu\u2019il doit payer pour faire fonctionner son entreprise et le prix que lui rapporte sa marchandise, invite d\u2019urgence à des innovations majeures dans le domaine de nos institutions politiques touchant l\u2019agriculture, des recherches à développer pour fin d\u2019adaptation aux besoins de l\u2019agriculteur, et dans le do- maine de la compétence à favoriser au niveau de ce dernier.L U.C.C.fait au gouvernement du Québec des recommandations dont la mise en pratique modifierait avantageusement tout le visage agricole et partant économique du Québec.En marge de la présentation de ce mémoire, il reste, toutefois, important de nous rappeler qu\u2019il n\u2019estpas bon de tout attendre de l\u2019Etat pour régler ses problèmes.Quand il règne sur une population amorphe, sans initiative, l\u2019Etat devient trop facilement un très mauvais maftre.L\u2019agriculteur se doit de maintenir forte ses propres institutions qui, à cause de leur caractère, ont une qua\u2019ité de permanence.C\u2019est ainsi qu\u2019il peut toujours se retrouver, chaque fois que nécessaire, sur une ligne stratégique de combat quand son intérêt est menacé.Cette semaine l\u2019assemblée générale annuelle de la Coopérative Fédérée remet sur le tapis l\u2019importance pour l\u2019agriculteur de bien prendre en main les outils qu\u2019il s\u2019est lui-même forgés pour se protéger et améliorer son sort.La coopération est l\u2019un de ces précieux outils.Les coopératives agricoles ont connu un développement enviable depuis leur lancement au Québec, il y a quelque 40 ans.Leur progression, dans notre province est loin d\u2019être en perte de vitesse notamment depuis 6 aps comme le faisait elle-même remarquer la Coopérative Fédérée du Québec, dans notre édition du 1er février.Serait-ce que le climat économique actuelle delà Province soit plus favorable a leur épanouissement, ou que les membres des coopératives participent d\u2019avantage à leurs entreprises?Une partie delà réponse menace de demeurer dans le secret de chacun.On reconnaît généralement que quelque chose ne peut faire autrement que clocher chez un membre qui ne ferait pas à 100 p.c.ses tran- sactions avec sa coopérative.Il a, du moins, une étrange façon de concevoir ses propres intérêts puisque toute transaction clandestine a pour effet d\u2019aider de près ou de loin à des entreprises concurrentes de la sienne, sa coopérative à lui.Si votre coopérative vous devient à ce point étrangère, c\u2019est que vous ne jouez pas le rôle que vous devriez vous efforcer de jouer dans son orientation et sa direction.Si cette entreprise grossit malgré votre indifférence à son égard, il y a de fortes chances qu\u2019elle en vienne un jour ou l\u2019autre à considérer vos intérêts comme étrangers aux siens.Quand il a formé sa coopérative, le cultivateur s\u2019est forgé un bon instrument pour lui-même, qui peut tout aussi bien servir à d\u2019autres contre lui.Ce qui est malheureusement déjà prouvé.Cette institution, qui a été inventé par les classes populaires, la coopérative a la vie longue.Dans un pays comme la France, le coopératisme a dû prendre racine au milieu du 19e siècle.A partir de la création célèbre du \u201cCommerce véridique et social\u201d de Lyon, s\u2019étaient constitués en liaison avec le mouvement ouvrier naissant, les associations de \u201cproducteurs et de consommateurs\u201d qui se donnaient pour objectif, de \u201csubstituer une économie de service à l\u2019économie de profit en remplaçant les entreprises capitalistes\u201d.Pas plus en France qu\u2019au Canada ou ailleurs, il n\u2019est prouvé que tous puissent ou doivent être coopérateurs.Dans ce domaine comme dans tant d\u2019autres, des ambitions exagérées peuvent détruire les meilleures fondations.11 est toutefois reconnu, que pour avoir de bonnes coopératives, il faut avoir de bons coopérateurs.Le coopératisme n\u2019est pas une remise de pouvoir mais un partage de responsabilités et d\u2019actions communes bénéfiques à tous et chacun.François Côté ASPECTS D\u2019UNE POLITIQUE LAITIÈRE Tout le monde sait que ^Association des producteurs laitiers du Canada ont comme premier objectif de protéger et de promouvoir les intérêts de ses membres.Tout le monde a eu l\u2019occasion de se rendre compte également que cette Association est en faveur de subventions plus généreuses, surtout en ce qui regarde la production de laits industriels.Maris la ne s\u2019arrêtent pas ses intérêts, non plus que ses préoccupations.Plusieurs aspects de sa politique laitière visent à aider le petit producteur compétent et le producteur en retard à reprendre le temps perdu et à rendre sa ferme plus productive afin d\u2019accroftre les bénéfices qu\u2019il (ire annuellement.A cet égard, elle espère que la nouvelle Commission canadienne du lait sera en mesure de jouer un rôle positif, ce ni entre autres d\u2019assurer la survivance des fermes laitières viables, où qu\u2019elles se trouvent au Canada.Quant aux autres, incapables de tenir le coup, elles finiront évidemment Par tomber en cours de route, mais ces dernières ne devraient Pas non çlus être laissées uniquement a leur propre sort parce que leurs exploitants et leurs familles seraient alors littéralement \u201cdans le chemin\u201d, selon \u2022\u2019expression bien connue.élans l\u2019énoncé de sa politique laitière, lors^de son dernier congres annuel à Winnipeg, l\u2019Asso- ciation des producteurs laitiers s\u2019est arrêtée d\u2019une façon particulière à l\u2019aide que devraient recevoir les fermes encore viables, mais incapables de reprendre seules le temps perdu.PAS LES PRIX SEULS Quelques passages de cet énoncé méritent d\u2019être retenus.Après avoir réclaméque les subvent ions gouvernementales a l\u2019industrie laitière soient majorées, l\u2019Association examine certains aspects de fermes laitières non dépourvues, jnais qui ont de la rnisere, soit à surnager, soit à reprendre le dessus parce que trop souvent, hélas, _elles ont embrayé tardivement à ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui l\u2019évolution de l\u2019industrie qui est leur.Voici à cet égard un passage significatif de l\u2019énoncé dont nous avons parlé il y a un instant; \u201c11 n\u2019est pas dans l\u2019intérêt du pays en général, ni dans l\u2019intérêt des fermiers laitiers que l\u2019aide nécessaire à l\u2019industrie se limite à une question de prix (des produits laitiers).Des dizaines de milliers de producteurs, un peu partout au Canada ne peuvent s\u2019adapter aux changements technologiques, d\u2019une façon qui leur soit à la fois efficace et équitable, sans l\u2019aide de programmes concrets pour les aider a accomplir ces adaptations indispensables de structure.C\u2019est pourquoi les Fermiers laitiers du Canada ont préconisé et préconisent encore une étude élaborée et de longue baleine tendant à améliorer les cadres de l\u2019industrie laitière dans son ensemble.Notre Association verrait d\u2019un bon oeil l\u2019assistance et la collaboration de la Commission canadienne du lait pour nous aider à entreprendre et à mener à bonne fin cette étude qui, normalement, doit précéder la mise au point et la réalisation de ce programme à long terme en faveur de notre industrie.Dans cette tentative d\u2019en venir à une solution, il nous faudrait également la participation des gouvernements du Canada et des provinces, des régies provinciales ainsi que des secteurs de la distribution et de la transformation.MESURES PRIORITAIRES \u201cIl existe présentement, continue l\u2019énoncé, des mesures bien précises, destinées à accomplir les modifications dans l\u2019industrie, qui devraient être mises en oeuvre sans délai, du moins aussitôt que possible.L\u2019une de ces mesures est la mise en pratique d\u2019exigences bien définies quant à la qualité du fait pour fins industrielles.Une fois appliquée cette politique essentielle de qualité, il y aurait lieu d\u2019exclure des programmes de subventions générales les fermes qui ne peuvent ou ne veulent pas satisfaire à ces exigences qualitatives.\u201d Comme deuxième point de cette politique urgente, l\u2019Association réclame^un programme d\u2019octrois visant à fournir les capitaux nécessaires aux améliorations du fonds de terre, des bâtiments et des systèmes d\u2019adduction d\u2019eau indispensables à toute ferme laitière bien organisée.Nous sommes convaincus que de pareils stimulants à l\u2019amélioration de la productivité laitière feraient de ce programme d\u2019octrois un très bon placement.RÉGIME DE PRÊTS Troisième point mis de l\u2019avant dans l\u2019énoncé de l\u2019Association, qui serait très valable; l\u2019institution de prêts spéciaux à long terme, voire prêts perpétuels^ effectués par le gouvernement, a taux peu élevés d\u2019intérêt, qui mettraient à même les producteurs, surtout ceux des fermes d\u2019une grandeur modérée, de fai- re les investissements nécessaires à l\u2019édification d\u2019entreprises saines et stables, sans pour cela leur imposer un régime troponé-reux de remboursement du capital.Et l\u2019énoncé de préciser aussitôt; Nous sommes d\u2019accord que là, où les emprunts dépasseraient G5% du total de la capitalisation, il serait souhaitable d\u2019exercer sur ces fermes un système de surveillance et, occasionnellement, un véritable programme d\u2019aides et de conseillers au cultivateur lui-même.D\u2019AUTRES MESURES Un quatrième besoin serait l\u2019institution d\u2019un fonds spécial pour faciliter la reconversion rationnelle des fabriques^de lait industriel qui s\u2019adonnent à la fabrication du beurre et de la caséine.(Suite à la page 22) Propriété de l\u2019U.C.C.FONDE EN 1929 515, avenue Viger, Montréal - Tel.288-4285 \"Le seul hebdomadaire agricole français d\u2019Amérique\" DIRECTEUR: Paul-Henri LAVOIE, b.s.a.Chef de la rédaction: François Côté Membre de l'\"Audit Bureau of Circulation\u201d Composition/Montage: Lithographie Rive Sud Imprimé par Les Presses Lithographiques (1965) Inc.Publié le mercredi de chaque semaine Abonnement: 1 an, $1.00; 3 ans, $2,00; 5 ans, $3,00 Le Ministère des Postes, a Ottawa, J autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et l\u2019envoi comme objet de 2e classe de ln présente publication 8 FEVRIER 1967 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 3 41e COURS A DOMICILE (Le ministère de l'Agriculture et de la Colonisation du Québec collabore financièrement b la publication des cours) Situation et conditions de développement de l\u2019agriculture au Québec Prteièrt partie Evolution de l\u2019Agriculture C- Revenu en espèces et « agricole (SUITE) Le revenu net agricole global a enregistré une baisse prononcée au cours de la période 1956-65 (voir tableau 22) et tout particulièrement au cours des années 1963 et 1964.En regard de la période 1951-55, la baisse du revenu net agricole global est tout particulièrement significative pour les périodes 1955-60 et 1961-65.Le revenu net agricole représente la somme des revenus en espèces et nature, diminuée des frais d\u2019opération et de dépréciation, et compte tenu des changements d\u2019inventaire.Or c\u2019est du coté des frais d\u2019opération qu\u2019il faut chercher la raison fondamentale de la diminution du revenu net agricole.Ainsi le tableau 23 indique que les frais d\u2019opération ont augmenté de $243.00 millions à $331.5 millions, au cours de la période 1956-64, soit 37 p.100.Les cultivateurs se sont efforcés de recourir à des \"inputs\u201d plus économiques.Cependant, face au taux modéré de la croissance des prix des produits agricoles et à la montée rapide des prix des services et des marchandises nécessaires aux productions agricoles, la marge de profit par unité de production s\u2019est amenuisée considérablement au cours de cette période.Le tableau 24 indique le pouvoir d\u2019achat des produits agricoles exprimé en services et marchandises agricoles au cours de la période 1956-65.On remarquera qu\u2019au cours de la période 1956-64, le pouvoir d\u2019achat des produits agricoles s\u2019est détérioré dans une proportion allant jusqu\u2019à 10 p.100.(1).On notera cependant au cours de l\u2019année 1965, grâce à un accroissement plus rapide des prix des produits agricoles qu\u2019à celui des utilités professionnelles, un redressement des termes d\u2019échange entre l\u2019agriculture québécoise et les autres secteurs de l\u2019économie.Quel a été le comportement du revenu net moyen par ferme?Depuis 1951, le nombre d\u2019exploitants agricoles et le revenu net agricole ont tous les deux subi TABLEAU 24 Pouvoir d achat des produits agricoles exprimé en marchandises et services entrant dans le coût de production, Province de Québec, 1956-65 Année\t(D Prix produits agricoles.Québec\t(2) Prix produits agrico les Québec\t(3) Marchand ises et Servi ces (1 )\t(4) Marchandises et Services (1 )\t(5) Pouvoir d\u2019achat (2) \t1935-39 = 100\t1949 - 100\t1935-39 = 100\t1949 = 100\t1949 = 100 1956\t258.8\t99.0\t251.9\t120.6\t82.1 1957\t264.9\t101.3\t260.9\t124.9\t81.4 1958\t274.8\t105.2\t262.1\t125.5\t84.0 1959\t272.8\t104.4\t273.1\t130.8\t80.0 1960\t273.7\t104.7\t280.4\t134.3\t77.8 1961\t274.3\t105.0\t286.5\t137.3\t76.5 1962\t275.9\t105.2\t296.0\t141.7\t74.5 1963\t274.6\t105.2\t306.3\t146.6\t72.0 1964\t280.5\t107.8\t314.7\t149.0\t72.2 1965\t307.5\t118.0\t329.0\t157.5\t74.9 (1)\tEst du Canada (2)\tColonne 2/ + Colonne 4/ TABLEAU 22 TABLEAU 23 Revenu net agricole, Province de Québec 1941-65 Année\tQuébec \t$ 000 1 Q«1 ]\t\t 103,624 1942\t\t\t 131,108 1943\t\t\t 141,108 ] 044\t\t 163,323 1945\t\t\t 144,244 1946\t\t\t 161,384 1947\t\t\t 169,499 1948\t\t\t 226,431 1Q4Q\t\t 203,846 1950\t\t\t 211,416 1951\t\t\t 161,384 1947\t\t\t 169,499 1948\t\t\t 226,431 1949\t\t\t 203,846 1950\t\t\t 211,416 1951\t\t\t 261,476 1952\t\t\t 241,888 1953\t\t\t 238,144 1954\t\t\t 216,442 1955\t\t\t 228,482 1956\t\t\t 193,630 1957\t\t\t 185,035 1958\t\t\t 203,699 1959\t\t\t 191,848 1960\t\t\t 185,686 1961\t\t\t 190,985 1962\t\t\t 185,041 1963\t\t\t 171,921 1964\t\t\t 154,521 1965\t\t\t 173,682 Source:\tBureau Fédéral de la Statistique.une diminution.L\u2019estimation du revenu net agricole par ferme implique des difficultés assez considérables.A la difficulté d\u2019interpoler le nombre de fermes Province de Québec, 1956-65 Année\tFrais d\u2019opération\tFrais de dépréciation \t- $000,000 -\t 1956\t243.0\t34.3 1957\t237.7\t35.0 1958\t263.9\t30.3 1959\t274.1\t37.9 1960\t274.2\t39.2 1961\t288.6\t40.5 1962\t305.7\t41.3 1963\t323.6\t43.1 1964\t331.5\t45.1 1965\tn.d.\tn.d.n.d.: non disponible Source: Bureau Fédérul de la Stutistique 277.3 272.7 300.2 312.0 313.4 329.1 347.0 366.7 376.6 397.6 pour les années intercensales s'ajoute le changement de la définition d\u2019une ferme lors du rencensement agricole de 1961 Si l\u2019on s\u2019en tient à la même définition d\u2019une ferme, soit celle de 1951 et 1956 et si l\u2019on suppose un taux d\u2019abandon des fermes du Québec à raison de 3 p 100 par année de 1961 à 1965 inclusivement on observe de 1951 à 1965 une diminu-\u2019 tion du revenu net agricole moyen par ferme (voir tableau 25).Par ailleurs, si l\u2019on établit le changement de définition d\u2019une ferme tel qu'effectué en 1961 et que l\u2019on ^suppose un taux d\u2019abandon des fermes à raison de 3 p.100 par année de 1961 à 1965 inclusivement, on remarque que le revenu net moyen par ferme a diminué de 1951 à 1957 et qu\u2019il a augmenté de 1957 à 1965 (voir tableau 25).Cependant, l\u2019aug-méntatlon du revenu net par ferme de 1957 à 1965 est principalement attribuable aux changements de la définition d\u2019une ferme.(1)-Depuis 1949, la détérioration des termes d\u2019échange est allée Jusqu\u2019à 28 p.100 - TABLEAU 25 Estimation du Revenu net moyen par ferme, Province de Québec, 1951-65 Année\tRevenu net\tNOMBRE D Définition changée\tE FERMES Définition inchangée\tREVENU NE! Définition changée\t¦pAR FERME Définit ion inchangée \t$000,000\t\t\t- dollars -\t 1951\t261,5\t134,330\t134,336\t1940\t1940 1952\t241,9\t131,992\t131,992\t1830\t1830 1953\t238,2\t129,648\t129,648\t1840\t1840 1954\t216,5\t127,304\t127,304\t1710\t1710 1955\t228,5\t124,960\t124,960\t1830\t1830 1956\t193.7\t122,617\t122,617\t1580\t1580 1957\t185,0\t117,249\t119,869\t1580\t1550 1958\t203,7\t111,881\t117,121\t1830\t1740 1959\t191,9\t106,513\t114,373\t1800\t1680 1960\t185,7\t101,145\t111,625\t1830\t1660 1961\t191,0\t95,777\t108,805\t2000\t1760 1962\t185,0\t92,704\t105,609\t2000\t1750 1963\t172,0\t89,923\t102,343\t1900\t1680 1964\t154,6\t87,500\t99,077\t1780\t1560 1965\t173,7\t85,000\t95,811\t2050\t1810 Source: tableau adapté de données provenant du Bureau fédéral de la statistique.\t\t\t\t\t CE QU'ON DIT AU PARLEMENT Sous cette rubrique nous publions certains débats ou parties de débats des Communes, suscept ib les d'intéresser part i eu I icrement l'agriculteur.Loi d\u2019assurance-chômage modifications concernant les exploitants forestiers \u2022 débats du 29 novembre 1966 * R BiUtm A l\u2019appel de l\u2019ordre du Jour.M.Keays: Une question complémentaire, monsieur l\u2019Orateur.Comme on m\u2019a informé en Juin dernier que des études étaient entreprises en vue de modifier la loi touchant les em-ployés, le ministre aurait-il l\u2019amabilité de donner suite à cette question en raison du besoin urgent qu\u2019il y a de le faire?L\u2019hon.M.Nicholson ; Monsieur l\u2019Orateur, Je ferais bien de mentionner, Je pense , que le comité interministériel qu\u2019avait annoncé le premier ministre il y a quelques mois a terminé ses études sur les modifications proposées ou recommandées à la loi sur l\u2019assurance-chômage.Ce rapport, très détaillé et très complet, est présentement entre mes mains pour étude, et j\u2019es- A l\u2019appel de l\u2019ordre du jour.M.A.D.Haies (Wellington-Sud): Monsieur l\u2019Orateur, je voudrais poser une question au ministre de l\u2019Agriculture.Puisque le gouvernement a pris des dispositions concernant l\u2019achat et l\u2019importation de 2 millions et demi de livres de beurre néo-zélandais, le ministre voudrait-il assurer la Chambre que ce beurre portera l\u2019étiquette de son pys d\u2019origine lors de sa vente a la clientele canadienne ?Vou- pere en saisir assez prochainement mes collègues au cabinet, mais je ne puis vous garantir que cela pourra se faire d\u2019ici deux ou trois semaines.dra-t-11 également assurer la Chambre que le beurre de Nouvelle-Zélande ne nuira pas à la qualité du beurre canadien ?L\u2019hon.J.J.Greene (ministre de l\u2019Agriculture): Monsieur l\u2019Orateur, le beurre néo-zélandais sera conforme aux normes canadiennes.Je crois qu\u2019il ne sera vendu que sur la côte ouest.La quantité de beurre importée ne suffit en fait qu\u2019à deux jours de consommation normale au Canada.Quant à l\u2019étiquette, je serai heureux de tenir pour préavis cette partie de la question de mon honorable ami.M.Haies: Ce beurre se vendra-t-il aux prix fixes adoptés au Canada ?L\u2019hun.M.Greene: Oui, monsieur l\u2019Orateur.L\u2019hon.Théogène Ricard, (St-Hyacinthe-Bagot): Monsieur l\u2019Orateur, le ministre nous indiquerait-il quel supplément de beurre sera importé cette ann e ?L\u2019hon.M.Greene : H n\u2019y a dans l\u2019Immédiat que ce seul projet d\u2019importation.S\u2019il faut un supplément pour assurer la stabilité des prix et la qualité du produit et pour protéger le consommateur et l\u2019agriculteur, on importera ce supplément plus tard.Toutefois, je pense que c\u2019est là, actuellement, le seu projet d\u2019importation.(Suite à la page KT PAGE 4 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 8 FEVRIER I9G7 Le beurre importé sera-t-il identifié?\u2022 débats du 12 janvier 1967 \u2022 ï^jggg^yaaagBîBgs \"¦ -*kr: L'U.C.C.a la Commission royale d\u2019enquête sur l'agriculture, le trois février.Un momcrt de detente après deux heures d\u2019échange de propos serrés.A-t-on parlé de conserverie?Il y a visiblement mise en boite.De gauche à droite Dr Roland Poirier (vude dos), doyen de la Faculté de l\u2019agriculture de Laval, membre de la Commission; MM.Adrien Babin, président de la Fédération U.C.C.de Gospé; Paul Couture, 2e\u2019 vice-prcsidert général de l\u2019U.C.C.; Albert Allain, 2c vice-président général; Paul H.Lavoie, secrétaire général; Henri-Paul Proulx, directeur du Service d\u2019éducation (Photo TCN) et d'information de l'U.C.C.; Dr Roger Perreault, économiste, directeur du Service d\u2019économie rurale de l\u2019U.C.C.; M.Lionel Sorel, président général de l\u2019U.C.C.Il est peut être aussi possible de reconnoitre, de plus, sur la photo, sur un troisième plan de gauche .a droite.M.M.Germain Lefebvre, président de la Fédération de Nicolet Ovila Lebel, président de la Fédération des producteurs d'oeufs de consommation du Québec et M.Joseph Bouchard, président de la Fédération du Saguenay-Lac St-Jean.Les membres présents de l\u2019U.C.C.étaient à plus d\u2019une quarantaine.L\u2019UCC DEVANT LA COMMISSION ROYALE L\u2019UCC en audition a la Commission royale d\u2019enquête sur l\u2019agriculture, à Montréal le 3 février a rnis en évidence le choix extrême suivant; \u201cou bien développer un secteur agricole prospère capable de faire vivre convenablement les cultivateurs; ou bien abandonner graduellement ce secteur économique et orienter, vers d\u2019autres secteurs, la main-d\u2019oeuvre et la population qui s\u2019y consacre actuellement*.L\u2019Union catholique des cultivateurs est, pour sa part, convaincue que l\u2019agriculture demeure indispensable à la croissance de l\u2019économie provinciale et que \u2019même si son importance relative par rapport aux autres secteurs économiques diminue, son importance en chiffre absolus de valeur de production et de main-d'oeuvre reste très grande*.COLLABORATION ENTRE MINISTERES Les politiques déployées jusqu\u2019à ce jour par les ministères fédéral et provincial de l\u2019Agriculture ont été généralement trop hésitantes et déficientes.Le principal problème en ce domaine, dit le mémoire, est le manque de coordination entre les deux ministères et entre les différents services d\u2019un même ministère chargés chacun d\u2019appliquer l\u2019une ou l\u2019autre des politiques gouvernementales en matière d\u2019agri-cuiture.En outre, affirme-t-on, la multiliché des lois a engendré des coûts excessifs d\u2019application et a mobilisé une trop grande part du travail des fonctionnaires dans les questions purement administratives.L\u2019UCC insiste sur la nécessité pour le ministère provincial de \u2022\u2019Agriculture et de la Colonisation de modifier entièrement son orientation en cessant de considérer les se vices à l\u2019agriculture comme des mesures d\u2019assis-tance et en élaborant des Politiques dynamiques.SIMPLIFIER et ordonner les POLITIQUES 1 Lp définitive, le mémoire de UCC recommande au gouvernement de remplacer le grand nom-re actuel de politiques disperses par un nombre de politiques e base s\u2019intégrant dans un plan general de développement de l\u2019a-griculture au Québec et d\u2019améli- er l\u2019organisationadministratl-e 1 \" \"dnistere de l\u2019Agriculture n a décentralisant et en créant de véritables équipes régionales de fonctionnaires afin de faciliter la consultation auprès des cultivateurs et de favoriser l\u2019application des politiques agricoles selon les besoins de chaque région.L\u2019efficacité des institutions publiques n\u2019est cependant qu\u2019une des trois conditions générales que l\u2019UCC estime essentielles au développement de l\u2019Agriculture.Les autres concernent, d\u2019une part, les recherches scientifiques dans tous les domaines de l\u2019agriculture (production,gestion des fermes, commercialisation, etc.) et d\u2019autre part, la compétence même des agriculteurs.Sur ce dernier point, l\u2019UCC recommande; -\tQue tout l\u2019enseignement professionnel agricole de niveau infra-universitaire soit intégré au système scolaire général relevant du ministère de l\u2019Education et que l\u2019enseignement professionnel agricole de niveau secondaire soit organisé dans les cadres du cours secondaire public.L\u2019UCC se trouve ainsi à recommander la suppression de l\u2019enseignement professionnel agricole moyen tel qu\u2019il est dispensé présentement par les écoles moyennes d\u2019agriculture.-\tQue soit formé un comité tripartite, groupant les représentants, du ministère de l\u2019Agriculture, de la faculté d\u2019Agricul-ture de Lavaj et de l\u2019UCC, qui aurait pour tâche d\u2019élaborer un plan d\u2019organisation de la vulgarisation agricole.RESPONSABILITÉS PARTAGÉES ET ORIENTATION CLAIRE Ces politiques générales de développement ne seront vraiment efficaces que si elles sont complétées, dans un plan général, par des objectifs plus précis en ce qui concerne l\u2019amélioration de la production et de la mise en marché des produits agricoles.C'est ainsi que l\u2019UCC, qui estime que l\u2019action directrice en agriculture ne doit pas appartenir exclusivement à l\u2019Etat même si celui-ci est le principal agent de planification, maisqu\u2019elledoit résulter de l\u2019action coordonnée et concertée de l\u2019Etat, des cultivateurs organisés et des entreprises, recommande entre autres; -\tQue le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour viter que les meilleures terres arables du Québec, quand c\u2019est possible, soient détournées de la vocation agricole au profit de la construction de routes ou de l\u2019établissement d\u2019usines ou de centres domiciliaires.- Que le gouvernement établisse, après consultation avec les cultivateurs un plan de production agricole qui définisse les objectifs provinciaux et ré- gionaux de production pour chaque produit agricole important.-\tQue le gouvernement entreprenne une étude approfondie des sols.-\tQue les multiples mesures gouvernementales d\u2019aide financière et de crédit soient remplacées par deux politiques majeures, une politique d\u2019investissement massif et ordonné dans les sols et une politique complète et cohére^e de crédit pour l\u2019organisation des fermes.-\tQue les gouvernements provincial et fédéral surveillent davantage l\u2019évolution des prix des matières premières et des produits que doit acheter le cultivateur.-\tQue le gouvernement provincial établisse l\u2019assurance-récolte.(Suite à la page 7) Une ferme bien électrifiée.c'est de l'efficacité au bout du doigt L'électricité est une force que vous pouvez contrôler à volonté.C'est \"l'homme engagé\" qui ne se fatigue jamais, ne dort jamais, ne prend jamais de repos ni de vacances.L'électricité vous épargne du temps, vous chauffe, vous éclaire et fait fonctionner tout votreoutillage.Dans l'industrie laitière, l'électricité vous rend d\u2019innombrables services: les déchargeurs de silo, les broyeurs, les mangeoires automatiques, les systèmes d'eau sous pres- sion, les trayeuses mécaniques, les bassins refroidisseurs et les écureurs, autant d\u2019appareils électriques qui facilitent la tâche du cultivateur.La ventilation à l\u2019électricité maintient une température idéale dans l'étable et aide grandement à garder lecheptel en bonne santé.Renseignez-vous.L'agronome de votre fournisseur d\u2019électricité se fera un plaisir de vous communiquer tous les avantages de l'électricité.Commandité par voue fournisseur d'électricité, memkte de L'ASSOCIATION CANADIENNE DE L'ELECTRICITE.8 FEVRIER 1967 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 5 L PROPOS D\u2019UN AGRONOME Les Choses et les Gens par Jean-Charlas MAGNAN Ces ministres de l'agriculture que j\u2019ai connus Joseph-Edouard CARON (D J'entrai au service du Gouvernement de Québec, en octobre 1913.Je faisais parti du premier groupe des agronomes officiels.M.Caron fut donc le premier ministre de l'agriculture que j\u2019ai connu.Mais qui était donc cet homme si con- Joseph-Edouard CARON troversé par la suite?Cet ancien cultivateur venait de Sainte-Louise, du comté de 1 'Islet .La politique qu\u2019il chérissait vint ie sortir de son terroir.Elle en fit un député de sa région, pour le hisser ensuite à la tête du^ Ministère de l'agriculture.La, il servit de son mieux les cultivateurs et le parti libéral.Au physique, M.Caron était de taille moyenne, sec et svelte.Il avait l\u2019allure décidée, le geste tranchant, le verbe énergique.Sa tête accusait des traits réguliers, des cheveux noirs, un regard d'aigle et le front barré d\u2019un pii.Ses lèvres minces, sa bouche volontaire et son regard aux lueurs d\u2019acier révélaient une vive énergie.Son esprit mordant tenait de la pile à haute tension.Son caractère agressif se rapprochait du porc-épic, surtout lorsqu\u2019il attaquait l\u2019U.C.C.et ses promoteurs.Monsieur Caron, possédait indéniablement de grandes qualités.Intelligent, actif, amoureux de la terre, vif et souple, calculateur et stratégiste, assidu à sa tâche.Il a non seulement servi son parti, mais aussi l\u2019agriculture On lui doit beaucoup, quant à sa politique de vulgarisation agricole.Il a enfin le mérite d\u2019avoir créé le service officiel^ des premiers agronomes, à l\u2019avantage du peuple agricole, en 1913.Orateur naturel, monsieur Caron connaissait toutes les subtilités de l\u2019art de la parole.Il en avait le ton, l\u2019adresse, la couleur, et au besoin l\u2019escrime Comme pas un, il maniait l\u2019ironie, la nargue et l\u2019allusion.Il savait presser de questions embarrassantes les adversaires, leur tendre des pièges à rats, pour ainsi les mettre en bofte.Bref, quand il parlait, c\u2019était le choc du combattant sur l\u2019auditoire.De même que les polémistes Henri Bourassa et Oli-var Asselln, le ministre Caron les suivait de près, dans l\u2019art de la réplique et de la controverse Malheureusement, en lutte contradictoire, il ne possédait pas le talent, ni la souplesse d\u2019esprit de son chef, Sir Lomer Gouin, pour concilier, aplanir et amener 'adversaire a ses vues.Son verbe percutant contenait trop de piment, d\u2019acide et au besoin des coups de griffe, pour adoucir le dialogue.Avec l\u2019U.C.C., à ses débuts, il engagea une lutte virulente et combative sur tous les fronts.C\u2019est je crois, le seul ministre de l'agriculture qui se soit montré aussi hostile et tant agressif, envers l\u2019U.C.C et le syndicalisme agricole.En cela, l'évocation de son action pour ceux qui l'ont connue, demeure une périude tourmentée et inoubliable de notre histoire agricole Le plus étonnant chez ce personnage politique, pourtant intelligent et visiblement sincère, ce fut son manque de vision, en face de la naissance du syndicalisme agricole, il y a quelque vingt-cinq ans.Selon lui, toutes les sociétés et groupements agricoles devaient être subordonnés à l\u2019emprise de l\u2019Etat.C\u2019est pourquoi il poursuivit ses attaques incessantes et colériques contre Laurent Barré, Noé Ponton et Frimin Létourneau, promoteurs du syndicalisme agricole chez-nous.En l\u2019occurrence, il a manqué je crois de prévoyance et de sérénité.Enfin, monsieur Caron n\u2019a pas su, comme un politique clairvoyant, se soumettre à la plus humble et à la plus universelle vérité: celle des réalités et de la force des choses, Ses attaques, au premier Congres de i\u2019U C.C , chargées d'agressivité, laissèrent tomber sur l\u2019assemblée un lourd manteau de plomb et de mécontentement.Par réaction il suscita ainsi une poussée des cultivateurs à entrer dans pu C.C.Sans le vouloir, il se fit involontairement un instigateur de l\u2019U.C.C.A la fin, il s\u2019aiinéa ainsi l'appui des députés ruraux de son parti et se mit à dos l\u2019influent ministre Léonide Perron qui déjà convoitait le ministère de l\u2019agriculture.Ce dernier criait partout \u201cque l\u2019agriculture était dans le marasme\u2019\u2019, ce qui n\u2019ajoutait pas au prestige de monsieur Caron.Ce fut le commencement de sa déveine politique.A la fin, malade, désabusé et chagrin, il laissa son ministère à monsieur Perron, son remplaçant.Avant de partir, il nous fit ses adieux.Ce jour-là, il se montra paternel, humble et humain.Ses paroles, émues et bienveillantes, nous remuèrent profondément Il se faisait ainsi connaître sous un jour nouveau, en nous révélant de réelles qualités de coeur, de générosité et de sympathie.L\u2019épreuve avait assoupli son caractère et faisait ressortir des qualités intérieures que nous ne lui connaissions pas.Sa carrière venait de s\u2019achever.On ne l\u2019avait jamais connu, sous cet aspect si cordial et si paternel.Quand il nous quitta, on commençait presque a le regretter.PAGE 6 - LA TERRE DE GHEZ NOUS - 3 FEVRIER !3G'.' M.André Saurette, président de la Caisse d\u2019Etablissement, remet à M.Ra/mond Beauregard de Douville, un cadeau souvenir représentant son mérite comme premier vendeur à la clôture du concours de vente.A Si-Hyacinthe La caisse d\u2019établissement va de l\u2019avant Fondée depuis peu d\u2019année, la Caisse d\u2019Etablissement del\u2019U.C.C.du diocèse de St-Hyacinthe continue d\u2019aller de l\u2019avant et ce, à un rythme accéléré.Avec la clôture de l\u2019année fiscale de cette institution avait lieu également le résultat d\u2019un concours de vente.Pour la circonstance, un souper-causerie présidé par monsieur André Saurette de Saint-Pie, était offert à tous les invités qui étaient, tous les directeurs, commissaires de crédit, conseillers de surveillance, représentants de la vente, secrétaire et représentant de l\u2019Union des Caisses.Il est à noter que les dames accompagnaient leur mari.Durant les quelques minutes qui ont suivi le souper le secrétaire-gérant M .Jean-Jacques Giasson exposa les résultats de la vente au cours du dernier exercice financier.La Caisse d\u2019Etablissement dépasse maintenant le trois quart de million d\u2019effectif.L\u2019objectif fixé au début de l\u2019année qui était d\u2019environ 1/4 de million a été doublé durant cette période de douze mois puisqu\u2019au cours de 1966 le potentiel d\u2019épargne et de placements à la Caisse d\u2019Etablissement a dépassé les $600,000.00 dollars.Aux services actuels d\u2019épargne, de placement et de prêts, la Caisse d\u2019Etabllssement est en mesure d\u2019offrir au public en général un service d\u2019achat et de vente de fermes à travers le diocèse.A la suite de ces quelques renseignements on procéda au dévoilement du concours qui totalisa un montant de $200,000.00 en certificats d\u2019épargne et de placements.Le résultat du travail était l\u2019oeuvre principale des représentants a temps plein qui sont en l\u2019occurence messieurs Henri-Claude Rodier de St-Barnabé-Sud, Gaétan Rodier de St-Barnabé -Sud, Georges Leclerc de St-Théodore d\u2019Acton et Raymond Beauregard de Douville.Le territoire est également couvert par d\u2019autres représentants qui travaillent dans les régions suivantes, soit : Richelieu, Shefford, Iberville et Mlssisquol.Le gagnant du concours était donc pour la circonstance monsieur Raymond Beauregard de Douville qui s\u2019attribua un ensemble de plume et crayon.M.Raymond Lecompte ass.-sec.de l\u2019Union des Caisses d\u2019Etablissement rural du Québec félicita le gagnant et tous les concurrents, exposa Jes politiques de l\u2019Union en matière de coordination du travail et informa l\u2019assistance par un relevé statistique des caisses déjà existantes.Le tout se clôtura par unesoi-rée dansante ou les amis se recréèrent.et assurance-chômage Importance de I\u2019assaraRce-ckfimage et catégorie d\u2019agricvltears visés par cette mesure Comme nous l\u2019avons déjà annoncé dans ce journal, voici le premier d\u2019une série d\u2019articles par lesquels nous tenterons d\u2019expliquer, brièvement s\u2019entend, la documentation qui est ou sera adressée aux cultivateurs du Québec par les bureaux locaux de la Commission d\u2019Assurance-Chômage.Il va de soi que nous nous efforcerons également d\u2019en dégager les principales implications pour les cultivateurs.Cependant, établissons dès le départ que nous ne toucherons pas a la partie technique de la question, considérant que seuls les bureaux locaux de la Commission d\u2019Assurance - Chômage sont en mesure de donner efficacement les renseignements requis dans ce domaine.QUE FAIRE DE L\u2019AVIS REÇU?Disons d\u2019abord qu\u2019à la suite de la modification de la loi de l\u2019assurance-chômage par le Parlement canadien, le 20 octobre dernier, le plan de l\u2019assurance-chômage est obligatoire pour tous les exploitants agricoles qui emploient de la main-d\u2019oeuvre salariée.Donc, seuls les agriculteurs de cette catégorie seront (après le 1er avril 1967) assujettis à cette loi.Cependant, le Ministère du Travail d\u2019Ottawa n\u2019ayant pu connaître les noms exacts de tous les employeurs agricoles du Québec, les fonctionnaires de ce ministère ont envoyé les premiers documents à tous les cultivateurs.C\u2019est ainsi qu\u2019à ce jour, les cultivateurs ont dû recevoir la lettre no 24 qui traite de \u201cL\u2019assurance-chômage pour les ouvriers agricoles\u201d et un avis important, sur lequel est attaché un questionnaire.Cet avis imprimé en vert est vraiment important, car en plus de résumer en dix points l\u2019ensemble des règlements de la nouvelle loi qui s\u2019adresse aux exploitants de ferme agricole, de ferme d\u2019élevage, de pépinière, de serre, d\u2019établissement horticole et aux producteurs de fruits et de légumes, il contient également un questionnaire dont le but est de faire connaître àja Commisslond\u2019As-surance-Chômage les noms exacts des cultivateurs qui emploient ou emploieront de la main-d\u2019oeuvre salariée.A qui s\u2019adresse le questionnaire ?A cause de son but bien particulier, il s\u2019adresse à tous ceux qui l\u2019ont reçu, même ceux qui n\u2019ont et qui n\u2019auront pas d\u2019employés, même ceux dont les employés ne sont pas assurables , doivent le remplir et le retourner au bureau local de la Commission d\u2019Assurance-Chô-mage, d\u2019où il a été d\u2019ailleurs expédié.Autrement, ceux qui passeront outre à ce premier avis recevront des rappels ou d\u2019autres avis tant qu\u2019ils ne se seront pas acquittés de cette tâche.Qu\u2019arrivera-t-il après l\u2019envoi du questionnaire dûment rempli au bureau local de la Commis sion ?Disons simplement pom le moment, que ceux qm n\u2019ont »i qui n\u2019auront pas d\u2019employés n\u2019entendront plus parler, tan\t' \u201c\u2022 'W V\t- ** .»
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