La terre de chez nous, 22 juillet 1993, Supplément 1
[" Supplement de La Terre de chez nous LA REVUE D NDES CULTURES Dossier: Jf Les programmeé de sécurité du revenu % Equipement: \u2018\u2022s»**- L\u2019automatisation de latfentilation des $ffos Reportage: La culture sur billons chez Jean Asnong Sols: La fertilisation du soya dideux UN CHOIX ftjEWH; %MÊÈaS* l\\EW HOLLAND 'I » -^1 ron11 VERSATILE Plus de beau grain propre en moins de temps ! De plus, le dispositif de flottement latéral du tablier Terrain Tracer incline le tablier pour qu\u2019il reste parallèle au sol, assurant une coupe plus régulière, donc aucune tige ne vous échappera.Voilà ce que vous obtenez en faisant l\u2019acquisition d\u2019une de nos moissonneuses-batteuses.Grâce au concept TWIN ROTOR exclusif à New Holland, nos rotors jumelés génèrent une force centrifuge supérieure d\u2019où en résultent moins de perte de grain et moins de dommage aux récoltes.Enfin, des essais indépendants prouvent que les moissonneuses-batteuses New Holland ont une capacité de récolte 20 % supérieure à toutes les autres marques.Disponibles chez les concessionnaires suivants : DALHOUSIE STATION Fernand Campeau et Fils Inc.(514) 269-2737 ST-GUILLAUME Machinerie St-Guillaume Inc.(819) 396-3427 la puissance au service de l'agriculture Versatile est depuis toujours synonyme de durabilité, d\u2019efficacité, de qualité et de performance.Avec un Versatile, vous obtenez : \u2022\tune conception modulaire qui facilite l\u2019entretien même au champ \u2022\tune faible consommation de carburant \u2022\tun tracteur dont la distribution du poids est balancée de façon à obtenir une meilleure flottaison pour une performance optimale \u2022\tun tracteur fabriqué au Canada avec une excellente valeur de revente \u2022\t5 modèles disponibles, 240 à 470 cv.IBERVILLE Guillet et Robert Inc.(514) 856-7796 Pour une agriculture rentable Les contrecoups de la spécialisation de l\u2019agriculture sont apparus évidents avec la publication de plusieurs rapports d\u2019évaluation de la qualité de l\u2019eau et du sol au Québec.A cet égard, la situation de l\u2019agriculture québécoise se compare à celle qui prévaut dans la plupart des pays de l\u2019OCDE.L\u2019agriculture serait-elle victime de ses succès après avoir démontré la meilleure productivité de tous les secteurs économiques depuis cinquante ans?Pendant longtemps, on nous a fait croire qu\u2019il fallait viser les rendements maximums sur nos fermes sans nécessairement tenir compte de la rentabilité et mesurer les conséquences sur les sols et les cours d\u2019eau.Cessons de chercher les fautifs et pensons à l\u2019avenir car, de tous les défis à relever à l\u2019échelle planétaire, le plus important demeurera celui de nourrir une popula- Ition qui ne cesse d'augmenter et ce, à raison de 93 millions d'individus par année.L\u2019agriculture durable peut relever ce défi.Cette dernière tend à renforcer les phénomènes naturels, à réduire la part des coûts de production liée à l\u2019utilisation de produits et à maintenir le niveau de production et de rendement de l\u2019agriculture, à diminuer les risques pour la santé publique et pour l\u2019environnement dûs aux techniques de production.La réalisation d\u2019une agriculture durable au Québec passe par la recherche, le transfert des connaissances et de la technologie ainsi que la formation.Certes, nous devons réclamer plus de recherches, mais n\u2019oublions pas la quantité impressionnante de rapports et d\u2019études que l\u2019on a laissé choir sur les tablettes de nos ministères et de nos universités.Il faut s\u2019empresser de réclamer la diffusion de ces informations auprès des producteurs et productrices.De tous les dossiers qui méritent une attention particulière, il faut retenir celui de la fertilisation.Les résultats de l\u2019inventaire des problèmes de dégradation des sols agricoles au Québec auront permis de nous faire prendre conscience que des centaines de milliers d\u2019hectares ont été fertilisés trop généreusement en éléments phosphore et potassium.De plus, des essais comparés de fertilisation azotée pour des cultures réalisées dans différents types de sol ,\tont répondu différemment.Par exemple, les besoins en azote seront autres si au moment d\u2019établir le pro- gramme de fumure, on tient compte des précédents culturaux, de la nature et la quantité de résidus de culture, des façons culturales et des types de sols.Des économies appréciables sont réalisables avec un programme de fertilisation raisonnée.Ces réductions de coûts bénéficieront aux producteurs et à l\u2019ensemble de la société.Aussi, les risques associés à la perte d\u2019éléments fertilisants dans l\u2019environnement ainsi que les problèmes de contamination de l'eau seront diminués.Il est temps que le ministère de l\u2019Agriculture traite ce dossier prioritairement afin que l\u2019on cesse l\u2019utilisation de grilles de fertilisation maintenant dépassées.Le Québec accuse des retards importants par rapport à l\u2019Ontario et aux États-Unis.Pour faire la conquête des marchés et demeurer compétitifs, les producteurs québécois ont l\tbesoin d\u2019outils de gestion qui tiennent compte des progrès de la science et de la technologie.Denis Couture vice-président Actualités\tDossier\tÉquipement\tCulture en développement FPCCQ\tLes programmes de\tL\u2019automatisation de la\tLe linola sécurité du revenu\tventilation des silos page 4\tpage6à11\tpage 12 à 14\tpage 10 Reportage Jean Asnong page 18 à 21 Gestion\tSols La fertilisation du soja page 22\tpage 22 Marché page 28 At (Z&uaUcuUctci, Juillet 1993, page 3 Livraison des producteurs de céréales à paille du Québec pour la période d\u2019août à avril, (en tonnes métriques) 1991-92\t1992-93 Blé F.& S.\t42\t292\t42\t672 Blé panifiable\t33\t077\t49\t716 Orge F.& S.\t136\t589\t153\t192 Avoine F.& S.\t39\t694\t65\t381 Source: F.P.C.C.Q.Commercialisation Maïs Depuis le début de l'année de commercialisation 1992-93 (oct.à sept.), les producteurs de maïs ont maintenu un rythme de livraison supérieur à l\u2019an dernier en considérant la diminution de 24 pour cent de la production sur l\u2019année 1991.Au cours des sept premiers mois de livraison (oct.à avril), les producteurs ont mis en marché 725 144 tonnes métriques, soit 22 pour cent de moins que l\u2019an dernier.Fève de soja Depuis le début de la campagne agricole de l\u2019année 1992-93 (sept, à avril), les producteurs ont mis en marché 48 404 tonnes de fèves de soja, soit une augmentation de 11 pour cent sur les livraisons de l\u2019an dernier.L\u2019augmentation de la production de 1992 comparativement à 1991 est de 32 pour cent.Céréales à paille Au cours des trois trimestres (août à avril) de la présente année commerciale, les producteurs de blé ont mis en marché 92 388 tonnes métriques de blé panifiable, fourrager et de semence comparativement à 75 369 tonnes l\u2019an dernier.Les producteurs d\u2019orge ont mis en marché, au cours de cette période, 153 192 tonnes, soit 12 pour cent de plus que l\u2019an dernier.Par contre, la production de 1992 est 23 pour cent supérieure à l\u2019an passé.Dépen-damment des arrivages en orge de l\u2019Ouest d\u2019ici la fin de l\u2019année, il est possible que nous ayons un surplus d\u2019orge à la fin de la présente année commerciale et ce, pour une première fois.La faiblesse des prix du blé fourrager de l'Ouest a eu des répercussions négatives, non pas seulement sur les prix du maïs local, mais aussi sur les prix de l\u2019orge locale.Les pressions de vente des producteurs demeureront possiblement en place d'ici la fin de l\u2019année commerciale afin d'écouler les stocks avant la nouvelle récolte.Les producteurs d\u2019avoine ont commercialisé 65 381 tonnes au cours des trois premiers trimestres de l\u2019année 1992-93, soit 65 pour cent de plus que l\u2019an dernier.La production de 1992 est 50 pour cent supérieure à l'année 1991.ONTARIO Les producteurs ontariens de maïs ont commercialisé 1 356 000 tonnes au cours de la période d\u2019octobre 1992 à mars 1993, soit 49 pour cent de moins que l\u2019an dernier.La production de 1992 a été inférieure de 42 pour cent à l\u2019année 1991.Nid-de-Corbeau Le ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019Honorable Charles Mayer, a rendu public un avant-projet de loi afin que la subvention du Nid-de-Corbeau soit versée graduellement aux producteurs d\u2019ici quatre ans, soit au cours de la période d\u2019août 1994 à juillet 1997.Actuellement, les compagnies de chemin de fer reçoivent une subvention de près de 20,14 $ du gouvernement canadien et le coût moyen défrayé par les producteurs de l\u2019Ouest est de 11,98 $ la tonne.Un groupe consultatif sera mis en place pour recommander au gouvernement canadien une méthode de versement de cette subvention aux producteurs de l\u2019Ouest.Le ministre de l'Agriculture a annoncé que les versements pourraient être effectués dans le cadre du programme CRSN.La coalition québécoise s\u2019oppose totalement à une telle modification et demande le maintien du statu quo.En 1992, le gouvernement canadien a versé plus de 720 millions de dollars aux compagnies de chemin de fer.Les producteurs de l\u2019Est ne doivent pas confondre ce programme avec le programme d'aide au transport des céréales fourragères pour l\u2019Est du Canada, qui est totalement différent.La CCB perd des plumes Le ministre canadien à l'Agriculture a annoncé que l\u2019orge de l\u2019Ouest vendue aux États-Unis ne sera plus commercialisée exclusivement par la Commission canadienne du blé (CCB) mais aussi par le secteur privé.Cette ouverture de la commercialisation de l\u2019orge de l'Ouest sur le continent avantagera à court terme certains producteurs d\u2019orge de brasserie qui seront en mesure de signer des contrats de livraison directement avec des brasseries américaines.A long terme, il s\u2019en suivra fort probablement un affaiblissement du pouvoir de la CCB et une baisse du prix moyen de l\u2019orge de l\u2019Ouest, car elle maintient son exclusivité pour desservir les acheteurs à l\u2019extérieur du continent seulement où la compétition est très élevée.En outre, à compter du premier août, les permis d\u2019importation d\u2019orge américaine et ses produits dérivés ne seront plus imposés.Cette décision est quelque peu surprenante, car dans le cadre du traité du libre-échange, le degré d\u2019aide aux producteurs doit être comparable afin que l\u2019orge américaine soit livrée sur nos marchés sans restriction.Dernièrement, il a été reconnu que 47,4 pour cent des revenus des producteurs américains d\u2019orge provenaient des programmes de subventions comparativement à 24.9 pour cent pour les producteurs canadiens.En 1992, la production américaine d'orge a été de l\u2019ordre de dix millions de tonnes et environ 250 000 tonnes d\u2019orge canadienne seront livrées aux États-Unis.Les États-Unis sont des exportateurs nets avec 1.5 million de tonnes pour l\u2019année commerciale 1992-93.Les deux principaux états producteurs d\u2019orge sont le Dakota du Nord et le Montana.Les superficies ensemencées dans ces deux États représentent 53 pour cent des superficies totales estimées à 7.6 millions d\u2019acres au printemps 1993.Les autres principaux États producteurs sont l'Idaho (9%), le Minnesota (9%), Washington (6%) et le Dakota du Sud (5%).(ZiniaUculUcci.Juillet 1993, page 4 Programme des paiements anticipés Récolte 1993 Le 3 juin dernier, le ministre fédéral de l\u2019Agriculture, M.Charles Mayer, a annoncé le rétablissement du Programme d'accroissement des liquidités pour assurer le financement des intérêts dans le cadre du programme de paiements anticipés des récoltes.Cette année, les avances pourront atteindre 60 000$ plutôt que 50 000$.Cependant, le ministre propose que la facture d\u2019intérêts soit partagée entre le producteur et Agriculture Canada.En effet, dans le contexte des compressions budgétaires, le ministre fixera, au plus tard le 15 juillet, un taux d'intérêt pour le producteur qui ne dépassera pas 4% et ce taux sera établi pour toute l'année et ne va pas fluctuer même si le taux préférentiel varie.La Fédération, de concert avec les autres organismes de producteurs, est à examiner l\u2019impact d\u2019une telle décision et fera les pressions nécessaires auprès du ministre de l'Agriculture afin que le taux d\u2019intérêt (entre 0 et 4%) se situe plus près de 0% pour maintenir la participation des producteurs, tout en conservant une coupure équitable et non outre mesure dans ce programme par rapport aux autres programmes de soutien fédéraux.Assurance stabilisation L\u2019année 1991-92 d\u2019assurance-stabilisation s\u2019est donc finalement achevée avec le paiement final indiqué au tableau.Quant à l'année 1992-93, deux avances ont été décrétées jusqu\u2019à maintenant.Votre solde résiduel ou ce qui reste à venir dépend de la cotisation provisoire ainsi que des prix garantis.Il y a du changement dans l'air avec l\u2019arrivée du nouveau modèle préparé en 1991.Le comité des coûts de production de la Fédération a rencontré le MAPAQ à deux reprises afin de finaliser ce qui sera notre prochain coût de production et le prix garanti pour l'année 1993-94.Mais il ne faudrait pas oublier que présentement une partie du modèle est utilisée cette année (1992-93).Ces points récupérés à l\u2019intérieur de l\u2019indexation 1992-93 sont plus particulièrement le rendement et l\u2019ensemble des frais variables déterminés par l\u2019enquête.Ces rendements seront à la hausse pour le maïs (6.5 à 6.75 t.m./ha) et le soya (2.6 à 2.65 t.m./ha).L\u2019ensemble des autres céréales sera ramené à 3.5 t.m./ha.Il ne faut pas oublier que ces rendements proviennent des régions 04, 06, 07, 10, 11 et 14.L\u2019unité de production a aussi été augmentée pour se rapprocher de ce qui est observé en terme d'expansion entre 1987 et 1991 pour l\u2019ensemble des producteurs spécialisés.La ferme type qui, en 1993-94, passera de 210 ha à 225 ha indique donc que le producteur diminuait ses charges fixes par hectare durant cette période.On constatera aussi des gains de productivité au niveau des charges sur l'équipement expliqué par l\u2019utilisation d'une machinerie plus performante.Le comité sera en mesure de fournir plus de détails lorsque tout sera finalisé au courant de l\u2019été.En ce sens, la Fédération prévoit présenter le nouveau modèle en région à ceux qui en feront la demande.\tPROGRAMME DE STABILISATION PROVINCIAL 1991-92\t\t\t\t\t \t\tCALCUL DU PAIEMENT FINAL\t\t\t\t \tMaïs\tOrge\tBlé F.\tBlé H.\tSoya\tAvoine Prix garanti\t185,93\t201,56\t209,25\t234,91\t334,83\t259,08 Prix du marché (-)\t121.06\t103,2Z\t111.63\t117,76\t227,22\t96.57 Comp.brute ($/TM)\t64,87\t98,29\t97,62\t117,15\t107,61\t162,51 rend, (tm/ha) X\t6.50\t3.75\t3.75\t3.60\t2,60\t2AL Comp.brute ($/ha)\t421,66\t368,59\t366,08\t421,74\t279,79\t402,11 Prime prov.payée (-)\t124,00\t96,00\t81,00\t77,00\t66,00\t91,00 Net déjà versé ($/ha)\t260,00\t220,00\t220,00\t240,00\t160,00\t230,00 Paiement final net\t37,66\t52,59\t65,08\t104,74\t53,79\t81,11 \t\tPrévisions pour l\u2019année 1992-93\t\t\t\t \tMaïs\tOrge\tBlé F.\tBlé H.\tSoya\tAvoine Prix garanti O\t174,18\t191,13\t203,05\t212,32\t292,11\t199,42 Prix du marché -\tmec\t105.00\t.118,00\t136.00\t245,00\t1Q5.0Q Comp.brute ($/tm)\t56,18\t86,13\t85,05\t76,32\t47,11\t94,42 rendement (tm/ha) X\t6.75\t3.50\t3.50\t3.50\t2.65\t3.22 Comp.brute ($/ha)\t379,22\t301,46\t297,68\t267,12\t124,84\t304,03 1ère avance\t\t\t\t\t\t DÉCEMBRE 92 ($/ha)\t145,00\t85,00\t100,00\t90,00\t60,00\t90,00 2ème avance brute\t135,00\t126,00\t96,00\t87,00\t30,00\t121,00 Cotisation prov.(-)\t110.00\t.90,00\t81,00\t77,00\t30.00\t.91,00 AVRIL 93 NET ($/ha)\t25,00\t30,00\t15,00\t10,00\t0,00\t30,00 ce qui reste à venir \t99,22\t90,46\t101,68\t90,12\t34,84\t93,03 (i) Le prix garanti du maïs provient de la F.P.C.C.Q.tandis que les prix garantis des autres céréales représentent les dernières évaluations\t\t\t\t\t\t du M.A.P.A.Q.au 16 juin 1993.\t\t\t\t\t\t (2) Les prévisions de prix du marché sont ceux évalués conjointement par la Régie des assurances agricoles et la F.P.C.C.Q.à l\u2019exception\t\t\t\t\t\t du maïs qui a été réajusté selon les derniers estimés de la Fédération.\t\t\t\t\t\t (3) Ces chiffres ne sont que provisoires, ils peuvent varier selon des ajustements possibles au niveau de la cotisation.\t\t\t\t\t\t &éiôxlicultavi, Juillet 1993, page 5 Programmes de sécurité du revenu Peu de changements en 1993-1994 André Belzile Les programmes de stabilisation et d\u2019assurance récolte québécois dans les céréales, le maïs et le soya n\u2019ont pas été modifiés en 1993-1994.Une seule exception : la Régie des assurances agricoles du Québec a harmonisé les exigences de la stabilisation avec celles de l\u2019assurance récolte.Quant aux programmes de stabilisation fédéraux, la situation est un peu moins claire.Le CSRN Pour 1993-1994, on ne sait pas si le fédéral versera de l\u2019argent dans les fonds québécois de stabilisation en regard du programme de Compte de stabilisation du revenu net (CSRN).Rappelons que le Québec n\u2019avait pas adhéré au CSRN dans les céréales et le maïs mais l\u2019avait fait dans les productions horticoles.Le fédéral avait tout de même accepté de verser au Québec pour deux ans l\u2019équivalent des sommes qui auraient été versées aux producteurs québécois de céréales si le Québec avait adhéré au CSRN.L\u2019entente de deux ans est terminée et on négocie son extension actuellement.Le CSRN est un programme de stabilisation du revenu global de l\u2019entreprise administré sur une base individuelle.11 permet de mettre de l\u2019argent de côté lors des bonnes années pour en retirer lors des moins bonnes.11 n\u2019est aucunement basé sur les rendements, les superficies ou les coûts de production mais uniquement sur les ventes nettes de l\u2019entreprise.Par principe, le Québec s\u2019oppose à cette formule.Mais pour le fédéral, il s\u2019agit du programme de stabilisation pour l\u2019avenir.Le RARB En 1993-1994, la Régie des assurances agricoles du Québec fonctionnera comme l\u2019an dernier par rapport au Régime d\u2019assurance revenu brut (RARB).C\u2019est donc dire que le RARB sera administré en deux volets séparés : l\u2019assurance récolte et l\u2019assurance revenu.Le Québec utilisera encore cette année une formule basée sur la moyenne mobile des prix au lieu d\u2019une assurance revenu basée sur les coûts de production comme le permet le RARB.Les cotisations RARB seront administrées par Québec à même les cotisations que les producteurs versent à la stabilisation provinciale.Si le RARB verse une compensation, elle sera déduite de la compensation que verserait la stabilisation provinciale : c\u2019est-à-dire que la stabilisation provinciale vient agir en complément à la stabilisation fédérale.On en est à la troisième année de l\u2019entente de cinq ans sur le RARB.Le Québec a demandé que l\u2019actuelle période de transition soit étendue jusqu\u2019à la fin de l\u2019entente.Cela permettrait aux provinces de continuer à administrer le RARB en deux volets distincts.Il semble qu\u2019il y a eu une entente de principe sur cette question mais les ministres de l\u2019Agriculture devront la ratifier lors de leur rencontre annuelle en juillet prochain.La Saskatchewan a déjà indiqué Ac (ZeUaticulteun.Juillet 1993, page 6 / :v\" -\u2022***+¦ tinuer sans la Saskatchewan mais il serait politiquement difficile pour le fédéral de continuer à verser des sommes pour les céréales dans toutes les provinces canadiennes sauf dans celle qui produit le plus de céréales.Pour l\u2019instant, seules les provinces Maritimes administrent le RARB comme il avait été conçu.C\u2019est-à-dire qu\u2019on assure aux producteurs un revenu brut cible à l\u2019hectare : si son rendement multiplié par le prix reçu atteint le revenu cible, il n\u2019y a pas de compensation.Certaines années, des baisses de rendement seront annulées par des hausses de prix ou vice-et-versa.Le RARB dans sa forme originale n\u2019assure donc pas un rendement garanti comme le fait l\u2019assurance récolte, ni un prix garanti comme le fait l\u2019assurance stabilisation.¦ BUNGE DU CANADA LTEE au service du producteur agricole 25 Ans m\tm NEGOCIANT EN CEREALES son intention de ne pas renouveler l\u2019entente à son expiration pour des raisons budgétaires surtout.Le Manitoba, quant à lui, avait indiqué dès la signature de l\u2019entente qu\u2019il ne la renouvellerait probablement pas.Mais cette province n\u2019a pas pour l\u2019instant fait officiellement connaître sa position.Le RARB pourrait con- 300 Dalhousie / Port de Québec C.P.2537 - Québec G1K 7R3 Tél.: 418-692-3761 Télécopieur: (418) 692-0182 \u2022\tAchats / Ventes: - grain local \u2022\tImportation/Exportation \u2022\tTransport \u2022\tEntreposage-capacité 225,000 tonnes \u2022\tCriblage \u2022\tTransactions boursières \u2022\tService personnalisé MAÏS AVOINE ORGE BLÉ SOYA SOUS-PRODUITS Service sans frais 1-800-463-4767 (ZéiéatiMUetm, Juillet 1993, page 7 Programmes de sécurité du revenu La réflexion se poursuit au niveau provincial André Belzile Entre 1988 et 1992, la progression de la stabilisation provinciale dans les céréales, le maïs et le soya a été considérable.En effet, en 1988, la Régie des assurances agricoles du Québec assurait 426 000 hectares alors qu\u2019en 1992, on avait atteint 556 000 ha, soit une augmentation de 30%.On est passé de 8700 adhérents en 1989 à 9800 en 1992.C'est dans le maïs et dans l\u2019orge que les augmentations ont été les plus fortes.Les superficies assurées en blé fourrager ont fortement diminué en partie au profit du blé pour alimentation humaine.Durant cette période, les producteurs ont reçu près de 910 millions de dollars en compensation, dont plus de la moitié est allée aux producteurs de maïs.En assurance récolte, la Régie assure bon an mal entre 50 et 55% des superficies de céréales et de maïs.L\u2019assurance récolte Selon le vice-président de la Régie, Conrad Bernier, «le plus difficile c\u2019est de faire comprendre aux producteurs que l\u2019assurance récolte fonctionne vraiment selon les principes d\u2019une assurance.Les primes sont ajustées selon les compensations versées et les assurés ne reçoivent pas nécessairement de paiements chaque année.Alors que depuis quelques années en assurance stabilisation, les gens sont habitués de recevoir des paiements.» Mais on constate que cette année, les adhésions ont augmenté, probablement à cause de l\u2019année désastreuse en 1992.On atteindra à peu près 65% des superficies qui sont assurées en stabilisation.«On voudrait, comme assureur, protéger les risques de l\u2019ensemble des producteurs.Mais une certaine partie des producteurs sont capables d\u2019assumer eux-mêmes leur risque en assurance récolte.» Néanmoins, des programmes comme le RARB ont tenté de fusionner l\u2019assurance récolte et l\u2019assurance stabilisation.Si on implante finalement cette formule, l\u2019assurance récolte devien- Accrochez-vous à Une offre « la clé des champs », ce vaste marché public où seront en vente les produits du terroir de tout le Québec agricole.Les 7 et 8 août, « la clé des champs » ouvre gratuitement le Vignoble de POrpailleuràtous les producteurs et les productrices agricoles interressés à offrir et à vendre leurs trésors.Pour joindre « la clé des champs », contactez votre fédération régionale.« La clé deschamps » a pour serruriers, l'UPA, leMAPAQ, Agriculture Canada et le Mouvement Desjardins et Ciel MF.4e &éxâxluulteurt, Juillet 1993, page 8 dra à toutes fins pratiques obligatoire car elle sera incluse dans le programme de stabilisation du revenu.«Quand on parle en terme de revenu global de la ferme, qui est l\u2019approche que les ministres de l\u2019Agriculture ont retenu pour 1999, on regarde à unir les deux types d\u2019assurance sous un même chapeau.Mais ce sera l\u2019après RARB.» La stabilisation Pour Conrad Bernier, il est clair que le gouvernement provincial va continuer à soutenir les producteurs en fonction de leur coût de production pour maintenir la structure agricole rurale.«Aussi pour permettre aux agriculteurs de mieux se positionner face aux changements qui surviendront à cause de l\u2019adoption d\u2019une politique de protection du revenu global ou à cause du GATT et de l\u2019ALENA.» Quant aux coûts de la stabilisation dans les céréales, Conrad Bernier n\u2019en est pas alarmé.«Comme la province stabilise aussi le porc (80% du coût de production vient des aliments), le boeuf ( 3 5 % - 4 0 % ) et l\u2019agneau (35%-40%), l\u2019argent que nous versons dans les céréales, nous n\u2019avons pas à la verser dans les viandes.Si les coûts des céréales étaient beaucoup plus élevés qu\u2019ils ne le sont présentement, ça ne coûterait peut-être pas moins cher au gouvernement du Québec.» L\u2019avenir Ceci dit, Conrad Bernier pense qu\u2019il faudra quand même faire certains ajustements.«11 faudra faire quelque chose face à l\u2019augmentation annuelle des superficies assurées.Je suis d\u2019accord qu\u2019il faut regarder la possibilité d\u2019un ticket modérateur ou peut-être de fermer certains programmes.Mais il faut aussi considérer qu\u2019on n\u2019a pas atteint le niveau d\u2019auto-suffisance.» D\u2019ailleurs selon Conrad Bernier, certains producteurs sont déjà prêts à accepter qu\u2019on limite la croissance des superficies assurées.Et l\u2019autre défi, c\u2019est de trouver un moyen d\u2019arrimer nos pro- grammes avec le CSRN.«Ce sont deux types de programmes très différents.Mais comme le CSRN est le véhicule de choix du gouvernement fédéral, il faudra trouver les technicalités qui permettront au Québec d\u2019en bénéficier.» ¦ UNE IMPLICATION TOTALE AU SERVICE DE L\u2019AGRICULTURE QUÉBÉCOISE /etilanc C sirraiM CAPACITÉ D\u2019ENTREPOSAGE DE PLUS DE 5 MILLIONS DE BOISSEAUX ¦ Séchage et entreposage de grains ¦ Trasaction d\u2019achat par par option Blé d\u2019alimentation humaine i Fèves ¦ Mise soya en marché Renseignez-vous à la succursale la plus près de chez vous y /,Leblanc S < Lalrance (514) 794-2098 / Leblanc & Lalrance t Leblancs Lalrance (418)881-2402 (514) 795-3808 a Leblanc S Lalrance (514) 265-399! I / I Leblanc S I y I Leblancs | ^ ^\t| (514) 794'2416 (514) 756-0572 /./eblanc 8/aprance Réai\t420, 3e Rang, Ste-Rosalie gérant**'\tTél.: (514) 799-5550\tFax:(514)799-1108 361-3916 4e eétMliculteuK .Juillet 1993, page 9 6 Programmes de sécurité du revenu Le point de vue de la Fédération André Belzile Pour faire le point sur le fonctionnement des programmes de sécurité du revenu (assurance récolte, assurance stabilisation, Régime d\u2019assurance du revenu brut (RARB) et Compte de stabilisation du revenu net (CSRN)), le Cé-réaliculteur a rencontré Germain Chabot, président de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec.La stabilisation Pour la Fédération, la stabilisation du revenu basée sur les coûts de production demeure le type de programme nécessaire au secteur céréalier québécois.«On n\u2019a pas d\u2019indication que nos programmes de stabilisation seront abandonnés dans l\u2019avenir.Mais ils sont forte- ment attaqués à cause des sommes importantes qu\u2019ils requièrent.Il nous faut donc des garanties solides que nos programmes vont continuer à long terme.» Certains producteurs envisagent de limiter l\u2019augmentation de superficies assurées pour limiter les coûts.«Mais comme Fédération, ce n\u2019est pas notre position.Tant qu\u2019on ne sera pas auto-suffisant, on ne doit pas limiter la production.11 y a d\u2019autres façons de maximiser l\u2019argent qu\u2019on met dans la stabilisation.» Par exemple, selon Germain Chabot, on est à l\u2019aurore d\u2019un virage : on produisait de façon maximum, on va produire dans l\u2019avenir de façon optimum.Ces changements amèneront des économies dans les coûts de production et donc une baisse des coûts de la stabilisation.«Mais il faut faire attention pour ne pas se faire imposer des modèles de production et de coût de production qui ne sont pas encore pratiqués dans le champs.» Quant au niveau de prime, c\u2019est une préoccupation importante.«Une prime d\u2019à peu près 100$ par hectare dans le maïs et 80-90$ dans les céréales, cela reste supportable.En arrimant tous nos programmes fédéraux et provinciaux et en modifiant nos manières de produire, on doit viser à maintenir la prime à ce niveau.C\u2019est important pour le gouvernement, pour les producteurs et pour la relève car des primes de stabilisation trop élevées sont un gros obstacle à entrer dans le secteur.» L\u2019assurance récolte Les programmes d\u2019assurance récolte sont moins populaires auprès des producteurs que ceux d\u2019assurance stabilisation.«Cela m\u2019inquiète que 50% des producteurs ne soient pas assurés à l\u2019assurance récolte, surtout après une année comme 1992.» Selon Germain Chabot, le principal problème est la franchise de 20%.«Pour un producteur spécialisé de 1 000 acres par exemple, il doit perdre l\u2019équivalent de 200 acres avant d\u2019être compensé.» La Fédération a proposé au cours des années de gérer l\u2019assurance récolte par lot ou par 100 acres ou de monter la couverture à 90%.«Mais on n\u2019a pas pu convaincre la Régie.Et on cherche CAPELLO Le cueilleur à maïs avec broyeur le plus efficace et économique sur le marché adaptables sur tous types et marques de moissonneuses-batteuses AGRI DISTRIBUTION J.M.INC.23, de La Station, Ste-Martine, QC JOS 1V0 Tél.(514) 427-2999 - Fax (514) 427-7224 Cell.(514) 952-1226 ctiiwïlo Ac (ZéiêtUieulteun., Juillet 1993, page 10 JL#/VlÂAA M.Germain Chabot, président de la FPCCQ toujours la solution avec eux autres.» L\u2019autre problème, c\u2019est le forfaitaire pour celui qui ne peut pas ensemencer «au lieu de lui payer la valeur assurée.Le forfaitaire ne permet pas au producteur qui a des acrages importants de résister.Il faudra y apporter certaines corrections.» Le RARB Le Régime d\u2019assurance revenu brut (RARB) a été bénéfique à plusieurs points de vue selon Germain Chabot.«L\u2019argent de ce programme fédéral a aidé à maintenir nos programmes de stabilisation québécois, c\u2019est un plus.Mais je ne suis pas satisfait de la répartition de l'argent du fédéral.Auparavant, les producteurs récupéraient le tiers de l\u2019argent que le fédéral versait.Présentement tout l\u2019argent qui vient du fédéral ne sert qu\u2019à baisser la facture de la province, pas celle des producteurs.Nous continuons à discuter de cette question avec la Régie.» Quant au principe de lier l\u2019assurance récolte et l\u2019assurance stabilisation dans un même programme comme le prévoit le RARB, la Fédération est contre.« On tient à garder distinct l\u2019assurance récolte et la stabilisation du revenu.Si le programme d\u2019assurance récolte ne répond pas aux attentes des producteurs, ne les obligeons pas à y adhérer.On va discuter longtemps avant qu\u2019ils soient réunis.» Le CSRN Quand au Compte de stabilisation du revenu net, la Fédération adopte une attitude prudente.«Même si ce programme n\u2019est pas du tout basé sur le coût de production, on ne peut pas le laisser de côté complètement.On doit comme Fédération tout au moins récupérer les avantages monétaires de ce programme.» Et selon Germain Chabot, on ne peut pas rester en dehors du débat car si les programmes québécois de stabilisation sont compromis et que le CSRN devient le programme clé du gouvernement fédéral, le Québec devra en recevoir sa part.¦ h .E O Sf rn A.IV «V gf» Ul «¦ U-g 3 3 * * Os* 1S 4I:1n CS\" S|\"ï Economisez des centaines de $ avec le «Chauffage aux grains» Oui, c\u2019est maintenant possible de chauffer votre résidence ou autres bâtiments avec, à votre choix: du ifflt, du ilÉ, du , ou des (SilMllIlSi de §®D§.Vous pouvez utiliser une partie de votre production pour vous chauffer.Nous sommes à dresser une liste de producteurs qui désirent vendre du grain, directement aux consommateurs.COMBUSTION P.L.6 Ch.des Pensées Ste-Anne des Lacs QuébecJOR180 PIERRE LEFEBVRE Tél.: (514) 224-2201 Fax: 514 224-7991 Sur presentation de cette annonce.un rabais de $ 200.du prix de détail suggéré vous sera oltert sur un appareil neuf (pendant la durée de l'exposition).Kiosque A-198 \u2014A-199 (ZéiicUicuitecvi, Juillet 1993, page 11 Automatisation de la ventilation des silos Les céréaliculteurs pourront dormir tranquille Le développement d\u2019un programme pour l\u2019automatisation de la ventilation des silos à céréales sèches est presque terminé.Il reste à faire quelques essais en milieu réel et le système pourra être commercialisé.Avec ces contrôles électroniques, les céréaliculteurs dis- Rénald Bourgeois poseront d\u2019un outil de gestion pour leur faciliter le contrôle de la qualité de leurs grains.Cette dernière pourra se maintenir à son niveau optimal puisque le ventilateur partira quand c\u2019est nécessaire.La tâche de surveillance est de beaucoup réduite, car les décisions se prennent automatique- Provalcid Inc.Centre de traitement de grains et de sous-produits'' 500\t\u2014 Fertilisation utilisée\tN\t3\t(0-8)\t36\t(17-81) (kg/ha)\tP\t3\t(0-8)\t84\t(42-138) \tK\t5\t(0-16)\t105\t(43-240) Grille de fertilisation\tN\t
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