La terre de chez nous, 18 mars 2004, Supplément
[" ÉDITION PRINTANIÈRE - VOLUME 2 - MARS 2004 .- UUhnTf'.-Milt snmmyn c.«sa» avenir eunes» Maraîcher bio ¦» * N '!>\u2022 ¦ *ÿsv Dossier : là /sommaire :;w;ïSVcai-!Qci, V * LnSAi.frfcS »V \u2022S^r.I - \"7 \u2022, XL*-.::/\u2022 vw\u2022\u2022 *'¦\u2022\u2022»«\u2022»-**\u2022«¦ -.'nVAVf^ v&y*W\u2018 ' .\"\" ! '\u2022\u2022 \u2022 \u2022 ¦ \u2022\u2022 ¦\u2022\u2022 Pmoios : Dominic (îautiiii r/TCN Pour réussir dans le bio, il faut être passionné, avancer à petits pas et surtout se préparer mentalement et techniquement.» - Normand Gauvin Normand Gauvin se rappelle avoir fait du bio tout petit chez ses parents agriculteurs à L'Ange-Gardien, près de Granby.Dans le temps, très peu de maraîchers utilisaient les engrais chimiques et les pesticides.Dès son enfance, il apprend les rudiments du métier en faisant un petit jardin.Il aime à ce point cultiver les fruits et les légumes qu'il se lance avec sa conjointe dans la production à grande échelle sur une ferme conventionnelle de 65 ha (150 acres).Jusqu'au jour où un de ses quatre enfants parle de s'établir sur la ferme, il décide alors de faire un grand virage et relève un défi avec un grand D : réussir à vivre d'une production maraîchère biologique.C'était au début des années 1990.Il avait suivi une formation de 80 heures sur la transition vers le bio avec Denis Lafrance du Centre d\u2019agriculture biologique de Warwick.Il avait lu tout ce qui pouvait se lire sur le sujet pendant deux ans, assisté à de nombreux colloques et conférences et fait des visites chez des producteurs bios.Normand Gauvin était sensibilisé depuis longtemps à une agriculture diversifiée faite de grandes rotations et de cultures intercalaires.Il avait déjà été un précurseur toute sa vie et cela ne le dérangeait pas de sortir des sentiers battus.Bio-Terre l\u2019a rencontré lors de la Semaine horticole au début de février à Saint-Hyacinthe.Victor tariée Bio-Terre - Vous n\u2019êtes pas de la première vague de ceux qui ont fait du bio chez nous.Plusieurs se rappellent des pionniers des années 1970, que l'on considérait alors comme des marginaux mais qui ont ouvert la voie pour ceux qui allaient suivre.Comment vous distinguez-vous de ces précurseurs?Supplément de LA TERRE - Mars 2004 Oflïmilll MUW/I - Depuis près d\u2019une quinzaine d'années, un petit groupe de producteurs ordinaires a entrepris de faire une agriculture différente, sans intrants chimiques.Ceux qui s'étaient lancés dans le bio avant nous venaient pour la plupart de la ville et n'avaient pas toujours une expérience du métier.Aujourd'hui, les maraîchers bios comme moi sont devenus des praticiens pour un marché de niche en plein développement, très diversifié et plus écologique.Le maraîchage bio me permet de faire une grande diversité de cultures sur de petites superficies pour chacune.Ça me L\u2019horticulture bio Victor ta fiée XLe secteur horticole fut le pionnier du développement de l\u2019agriculture biologique chez nous.Ces cultures sont encore pratiquées sur une petite échelle, autant pour la production des fruits et légumes que pour les plantes médicinales.Cependant certaines fermes en sont déjà à leur deuxième génération, comme les Valton de Saint-Mathias en page 21.Les artisans de l\u2019horticulture bio ont su développer plusieurs avenues de commencialisation, soit directement auprès des consommateurs, avec des regroupements pour entrer dans les chaînes ou encore auprès d'épiceries bios (voir pages centrales).La recherche, la fertilisation et la lutte antiparasitaire devront se développer davantage pour que l\u2019horticulture bio atteigne sa vitesse de croisière et occupe le marché d\u2019ici.Ça bouge à la FABQ Le point sur l\u2019assemblée annuelle, les dirigeants, le tour des affiliés 5 Portrait La production horticole bio au Québec, cultures et superficies 8\tPortrait, plante médicinales Une avenue de diversification à considérer 9\tTour des régions : Centre-du-Québec Les Artisans de l'Aube : des maraîchers devenus cuisiniers 10\tPratiques culturales Conservation du sol et agriculture bio sont-elles compatibles?12 Mise en marché La distribution des légumes biologiques : il faut se parler! 14 Fertilisation Un équilibre subtil.amendements et engrais biologiques 16 Recherche Les agriculteurs bios : des chercheurs qui s'ignorent 18 Lutte antiparasitaire Pommes de terre bios : comment s\u2019y prendre?20 Reportage Les plantes de Jacqueline Audy-Halde, un savoir perdu.retrouvé Les Valton : des pionniers de l\u2019agriculture biologique Tomber dans les pommes et se réveiller éleveur de moutons TE CHEZ NOUS Téléphone : (450) 679-8483 Télécopieur : (450) 670-4788 Site web : www.laterre.ca Courriel rédaction : bio-terre@laterre.ca Courriel publicité : pub@lateire.cn Courriel abonnement : abonnement@laterre.ca Directeur : Daniel Boulanger Responsable de la publication Victor Larivière, poste 7528 Chef de production : Carole Lalancette Secrétaire de production : Lorraine Trottier Infographie : Annie Bisaillon Abonnements : Marie-Josée Rheault Administration : Jocelyne Garea Publicité : poste 7275 Directeur : Réal Loiseau Représentants : Christian Guinard, Sylvain Joubert, Sylvain Lalonde, Chantal Rainville Représentant hors Québec (Toronto) : Jacques Long Téléphone : (905) 335-5700 Télécopieur : (905) 335-5001 Courriel : jlong@longcomm.net Impression : Imprimerie Transmag Cette publication est un supplément en propriété exclusive de La Terre de ïhez nous et est éditée deux fois par année.Khi entrevue rV^\u201c ue \\ change du temps où je faisais des fraises en fou et où je n'avais plus le temps de faire ce que j\u2019aime le plus, cultiver.Bio-Terre - Comment, pour vous, s\u2019est effectuée la transition vers le biologique et quelles difficultés avez-vous rencontrées?NormandGauvin - J\u2019ai d\u2019abord commencé par la base, soit la formation et l\u2019acquisition de connaisances techniques.Pour une trentaine de légumes et quatre fruits, c\u2019est tout un bagage à retenir! À l\u2019expérience, j'ai vu que la croissance est plus lente parce qu'il n'y a rien pour >¦ booster » les plantes, comme dans le conventionnel.Ça, c'est frustrant au début.Puis il y a les insectes et les maladies contre lesquels nous avons très peu d'outils.Il faut se familiariser avec le compagnonnage des plantes, les longues rotations, une santé du sol exemplaire et une gestion des mauvaises herbes pas toujours facile à réaliser.Une autre grosse difficulté, c'est le manque de revenu lors de la transition.Le coût du bio est plus élevé et, avant d'être certifié, les revenus se comparent au conventionnel avec parfois un rendement moindre et une qualité esthétique qui ne plaît pas à tous.Au bout du compte, je pense que celui qui est efficace en production conventionnelle est le mieux placé pour réussir dans le bio, s\u2019il va chercher les connaissances nécessaires et s\u2019il sait être patient.Bio-Terre - Quelles sont les pratiques culturales qui sont recommandées pour les fruits et les légumes bios?Normand Gauvin - Il n\u2019y a pas de recette miracle en bio.Il faut regarder, observer et soigner la plante avec des mesures préventives plus que curatives.Cela veut dire que je soigne mon sol avec des composts et des engrais verts pour créer un bon milieu de culture.C\u2019est à ce mo-ment-là que la plante développe ses propres défenses contre les insectes et les maladies.C'est un peu comme notre propre système immunitaire : si on prend trop d'antibiotiques nos anticorps ne font plus leur travail.La même chose pour le sucre : si on dépasse une certaine dose, ça débalance tout notre système.Le secret du bio, c'est de créer un bon milieu de croissance pour la plante.Pour moi, c\u2019est acceptable de laisser une partie des plants aux insectes, je n'aurais jamais pensé comme ça lorsque je faisais du conventionnel.On parvient à contrôler en partie les insectes avec des prédateurs comme les bourdons et les trichogrammes, en construisant des cabanes pour les chauves-souris, en laissant de l'eau stagnante pour les grenouilles et en favorisant la venue d'oiseaux.Il y a aussi des moyens mécaniques comme un secoueur de plants pour faire tomber les doryphores des plants de pommes de terre et les recueillir ensuite entre les rangs.On utilise aussi des décoctions d\u2019insectes malades pour en infester d'autres en santé.Le truc, c\u2019est de travailler avec la nature et non pas contre elle.Quant aux mauvaises herbes, qu\u2019on appelle plantes adventices en agriculture biologique, ce sont des plantes qui ne sont pas à la bonne place au bon moment.On constate que naturellement le sol cherche à être couvert de plantes.Par exemple, quand il y a trop de choux gras ou d\u2019amarantes, c\u2019est un signe que le sol est trop riche en azote.Une pratique courante en bio, c'est d'effectuer un faux semis pour faire germer les mauvaises herbes et ensuite les détruire avec le sarclage mécanique entre les rangs et à la main sur le rang.Il ne faut jamais que les herbes indésirables puissent monter à la graine.J'ai appris avec les années à ne plus penser de la même manière.Pour devancer les récoltes au printemps et pour les prolonger à l'automne, j'utilise deux fois les mêmes bâches comme protection contre le gel et ça marche très bien.J'emploie aussi l\u2019irrigation goutte à goutte, des petits tunnels et des paillis plastique pour certaines cultures plus frileuses.Bio-Terre - Je me demande bien comment vous faites pour mettre en marché autant de produits bios.Normand Gauvin - J'ai appris à diversifier ma mise en marché.J\u2019ai déjà fait de l\u2019auto-cueillette dans la fraise en particulier.Mais avec la grande quantité de produits que l'on a, cela est devenu trop difficile à gérer.Aujourd'hui, environ 40 % de ma production est écoulée dans la région par les paniers vendus directement aux clients avec Équiterre.C'est le réseau qu\u2019on appelle Agriculture soutenue par la communauté (ASC).Depuis deux ans.une autre partie de ma production passe par Symbiosis, un regroupement de dix maraîchers, ce qui nous permet d\u2019entrer dans les chaînes.Finalement, un autre 20 à 30 % de mon volume est dirigé vers des épiceries spécialisées en bio comme Tau à Brassard et Panier Santé.Pour exécuter toutes les tâches de la ferme, soit l\u2019entretien des cultures, la mise en marché et les livraisons, j\u2019engage six personnes six jours par semaine et cela pendant tout l\u2019été.Bio-Terre - Que retirez-vous de votre expérience de maraîcher bio?Normand Gauvin - Ma plus grande satisfaction c\u2019est d\u2019avoir réussi à relever le défi d'une petite ferme bio de 9 ha (22 acres) sur une échelle qui n'est pas industrielle et qui est rentable.Je n'ai jamais eu autant de plaisir que de rencontrer les quelque 160 familles qui viennent chercher leur panier une fois par semaine.J'y ai vu des gens contents et reconnaissants de se procurer des produits frais à prix abordables.L\u2019an dernier j'ai commencé à fournir une garderie en fruits et légumes bios.Les petits sont venus visiter la ferme et c\u2019était le bonheur total de les voir et de répondre à leur questions.L'avenir du bio, ça passe par les jeunes.Si j\u2019avais un souhait à formuler, et là je rêve un peu en couleurs, ce serait que tout le Québec se convertisse au bio.Déjà certaines régions comme la Gaspésie et l'Abitibi envisagent de s'orienter davantage dans ce sens.Ce serait ce qui pourrait nous arriver de mieux dans un marché mondial pour lequel nous sommes de plus en plus dépendant et sur lequel nous n'exerçons à peu près aucun contrôle.LES ENGRAIS NATURELS McINNÉS definis 1989 Stanstead (Québec) (819) 876-7555 Fax: (819) 876-1 166 www.biobiz.ca \u2022 engrais@biobiz.ca SANS fumier, SANS boue d\u2019égout, SANS remplissage Supplément de U TERRE - Mars 2004 Bio-gazon (8-3-3) Bio-jardin (4-3-6) Bio-roche (amendement, basalte) Os fossile (phosphate de roche, 0-13-0) Mica (amendement) Gluten de maïs Ci o-o-o) /fabq Ça bouge à la FABQ « I 'année 2004 sera une année charnière pour la Fédération Laa d\u2019agriculture biologique et nous sommes là pour rester >> de dire le président, M.Gaudet, lors de l\u2019assemblée générale de la FABQ.Geneviève Main agronome, secrétaire générale FABQ La FABQ : Déjà 15 ans au service des producteurs bios La FABQ fête ses 15 ans d'existence en 2004, puisqu\u2019elle a été fondée en 1989.Surveiller les activités qui seront réalisées cette année pour souligner l\u2019occasion car, 15 ans il faut que ça se fête.Rapport de l'AGA du 13 février 2004 L\u2019assemblée générale de la FABQ s\u2019est tenue le 13 février 2004, à l'Hôtel Clarion à Québec.Près d'une quarantaine de producteurs bios étaient présents pour prendre connaissance des réalisations de l\u2019année et pour voter sur les orientations à prendre par la FABQ pour la prochaine année.Claude Robitaille de la Financière agricole du Québec est venu nous parler des différents programmes offerts ainsi que du réseau d\u2019agents de liaison mis en place depuis plus d\u2019un an.Christian Laçasse, I\" vice-président de l\u2019UPA, est venu parler des dossiers chauds qui préoccupent l'Union en ce moment dont, notamment, celui du revenu des producteurs.Les membres du conseil d'administration ont tous été reconduits dans leur fonction, toutefois un nouveau membre s'ajoute pour représenter le comité horticole (poste vacant depuis un an), il s\u2019agit de Germain Babin, producteur de tomates de serre, à New Richmond en Gaspésie.La composition du C.A., des frontières de l\u2019Ontario à la péninsule gaspésienne : Pierre Gaudet, président, Aston Jonction Gilbert Beaulieu, V vice-président, Petit-Matane Christian Champigny, 2\" vice-président, Upton Gilbert Halde, président SPLBQ, Mont-Saint-Hilaire Loïc Dewavrin, président SPGBQ, Les Cèdres Michel Thériault, président SPVBQ, Saint-Apollinaire Serge Valiquette, président SABQ, Les Coteaux Germain Babin.représentant comité horticole, New Richmond M.Gaudet a annoncé que l'année 2004 sera sa dernière année à la présidence de la FABQ après les dix années passées à sa tête.Les producteurs bios et le personnel le remercient pour le travail qu'il a accompli et qu\u2019il va sûrement continuer à accomplir.Elle sont nombreuses les personnes chez qui il a semé la petite graine de la philosophie bio.Des résolutions ont été adoptées sur les sujets suivants lors de l'assemblée générale de la FABQ : -\tL\u2019établissement de liens formels avec les régions pour trouver un mode de communication efficace entre les producteurs bios et les Fédérations régionales de l\u2019UPA, et trouver une façon pour que les régions soient représentées au sein du conseil d'administration de la FABQ.-\tDe poursuivre les revendications pour que les membres qui siègent à la Filière Biologique du Québec aient obtenu un mandat auprès du secteur qu'ils représentent.-\tD\u2019appuyer le Syndicat des producteurs de viandes bios dans l'organisation de la mise en marché d\u2019animaux biologiques.-\tD\u2019émettre un avis d\u2019opposition aux modifications de la norme fumier proposées par le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ).-\tLa formation d\u2019un comité aviseur pour les normes biologiques (notamment au sujet de la problématique vécue par les producteurs de viandes bios sur l\u2019achat de porcelets ou de veaux provenant d\u2019élevage qui ne sont pas en régie biologique).-\tDe s'opposer à la construction de la Centrale du Suroît à Beauharnois.-\tUne demande a été faite à la Commission de l'agriculture sur les nouveaux enjeux de la sécurité alimentaire afin de protéger efficacement les fermes bios.Pour résoudre les problèmes de financement que vit la FABQ depuis près de trois ans, les producteurs bios présents se sont prononcés en faveur du budget présenté et d'une hausse de la cotisation de 100 S à 125 $ pour 2005.Ils souhaitent aussi que durant l\u2019année, une étude se fasse pour rendre obligatoire la cotisation.Divers scénarios seront regardés durant l\u2019année pour présenter les résultats obtenus lors de la prochaine assemblée générale.Syndicat des producteurs de lait biologiques du Québec Il y a maintenant 54 producteurs de lait bios.Le Québec est toujours la province où il se produit le plus de lait bio.Le volume de lait bio n'est toutefois pas utilisé à son plein potentiel, alors du travail sera effectué durant l'année pour en maximiser l\u2019utilisation par divers moyens.Le SPLBQ travaillera avec le comité des Saveurs du Bas-Saint-Laurent et avec les usines de transformation pour y arriver.L\u2019AGA du SPLBQ a eu lieu le 13 janvier dernier et les sujets discutés concernaient les approvisionnements en lait, des demandes au CIAQ pour des taureaux en régies biologiques, des services-conseils au PATLQ, une politique envers les producteurs-transformateurs, de la publicité des produits laitiers bios, la mise en marché des animaux de réforme.Syndicat des producteurs de grains biologiques du Québec L'assemblée générale du SPGBQ a eu lieu le 27 janvier 2004 après le colloque sur le blé panifiable biologique organisé dans le cadre des journées Agri-Vision.Près de 40 personnes étaient présentes.Les discussions ont porté sur le financement du syndicat, la nouvelle norme fumier.Le SPGBQ a aussi participé, avec la FABQ, à la rédaction d'un mémoire qui a été présenté à la commission parlementaire sur les nouveaux en- MAINTENANT APPROUVÉS BIOLOGIQUE BioGroPur et Humix Compost Tourbe et crevettes sont approuvés pour l\u2019agriculture biologique par la Garantie Bio-Êcocerti.\\i\u2019- Études de marché nationale et internationale; >- Plans de marketing; >- Plans d'affaires; >¦ Accompagnement en K &¦ D; >- Évaluations environnementales.Eveline Lemieux, prés.\tPascal Billard, v-p (819) 762-2277\t(819) 797-2200 Télécopieur : (819) 797-2200 1 19, av.Rémi-Jodoin, Rouyn-Moranda (QC) J9X 5K9 Courriel : info@sol-air.net Site web ; www.sol-air.net Blancs Type Porto vins biologiques certifiés par Québec Vrai Rabais à la caisse (Possibilité de livraison avec achat à la caisse) En saison, ouverture tous les après-midi 7100, rang Saint-Vincent, Saint-Benoît de Mirabel (450) 258-2099 \u2022 (450) 437-9621 Courriel : negondos@videotron.ca Supplément de LA TERRE - Mars 2004 21 /reportage Tomber dans les pommes et se réveiller éleveur de moutons Stefan Sobkowiak est biologiste et architecte de paysage.Il enseigne au Collège Macdonald de Sainte-Anne-de-Bellevue.En janvier dernier, dans la cadre d\u2019un forum sur l\u2019agriculture biologique tenu à l'ITA de Saint-Hyacinthe, il est venu raconter son aventure très originale dans la culture des pommes bios et tout ce qui l\u2019entoure.IMore Lame En tant que biologiste, il est à l\u2019aise avec la notion d'agroécosystème, où tous les éléments de la nature, plantes, animaux et insectes, sont en interrelation.Il s'agit, selon lui, d'une étape de plus que l\u2019agroenvironnement, dont on parle beaucoup actuellement.Il y a une douzaine d'années, fort de ses connaissances, il s'achète un verger conventionnel à Saint-Anicet, près de Valleyfield, Les Fermes Miracle, avec l\u2019idée bien arrêtée d\u2019appliquer les théories qu'il avait apprises.Malheureusement, ses pommiers, habitués à de nombreux traitements, subissent un choc brutal.Dès la première année, plusieurs mourront et les autres seront pas mal amochés.Sans se décourager, Stefan entreprend d'y aller avec une approche toute nouvel- le qui prendra le temps qu'il faudra.Pour contrôler la tavelure, il remplace ses arbres morts avec des cultivars résistants.Il en existe, selon lui, un grand nombre qu'on connaît très peu ici.Contre la mouche de la pomme, il installe des cartons jaunes avec le centre rouge enduit de colle.Pour venir à bout des maladies fongiques, il fabrique en aérobie des composts avec de l\u2019eau, composts qui agissent comme inoculants.Pour éviter que les rongeurs n\u2019abîment l'écorce des pommiers en hiver, il leur fait des nids en dehors du verger et avec de l'écorce.Il installe des abris de roches situés au soleil du matin pour les couleuvres, de bonnes prédatrices pour les mulots en été.Contre les chenilles à tente, il disperse des nichoirs pour les oiseaux qu'il nourrit de suif.Il favorise la prolifération des nids de guêpes dans son verger, un autre moyen de contrôler les chenilles.Remplacer l\u2019homme par l'animal Le choc le plus radical que Stefan Sobkowiak fait subir à son verger se produit lorsqu'il y introduit des moutons pour contrôler la végétation entre les arbres.C\u2019est ce qu\u2019il appelle remplacer le travail de l'homme et de la machine par le travail animal.Il se sert de clôtures électriques, un outil indispensable pour bien organiser la rotation.Évidemment, les moutons aiment bien les feuilles des pommiers et aussi les pommes des branches basses.C\u2019est une perte qu'il évalue à 20 % ou 25 % des rendements par rapport à une production conventionnelle.Mais il y gagne en aérant son verger, surtout Chez Les Fermes Miracle, ce sont les moutons qui contrôlent la végétation dans le verger.Un amoncellement de pierres pour abriter les couleuvres, prédatrices des rongeurs.V .jMr.¦m- en saison humide, ce qui permet de contrôler beaucoup mieux les maladies fongiques et la tavelure.En plus des moutons pour brouter l\u2019herbe, il laisse des dindes picorer dans son verger, dindes qui raffolent aussi des chenilles et des nombreuses larves d\u2019insectes.Les grenouilles et les crapauds sont aussi de bons prédateurs d'insectes et, pour assurer leur ^ reproduction, il a fait creuser des bassins de | sédimentation à même un fossé qui longe le I verger.Lorsqu'ils sont pleins, il fait vider ses = bassins et récupère le bon sol tout en évitant 7.l\u2019érosion.| Pas d\u2019agriculture sans arbres ¦« L\u2019agriculture sans les arbres, ça ne marche pas », affirme sans hésiter le biologiste.On manque d'imagination, selon lui.lorsqu'on implante des brise-vent sur les fermes.« Pourquoi ne pas en faire des allées de profits en y allant avec des arbres qui peuvent rapporter quelque chose, comme des pommiers, des poiriers, des noyers noirs et des noyers japonais pour les générations futures, des châtaigniers, des noisetiers, des bleuets en corymbe.des cerisiers, de la vigne, des kiwis nains, etc.qui pourraient tous faire de bons sites pour les oiseaux et offrir quelque chose à récolter pour la famille.» Stefan est de ceux qui n'arrêtent jamais d\u2019apprendre quelque chose.En terminant son histoire, il invitait les auditeurs à se renseigner auprès des autres et aussi sur Internet et à commencer dès cette année leur pépinière.ÜCÉÜÉ»,.r» La solution au désherbage mécanique (Céréales \u2022 Mais \u2022 Soya * Fraises & cultures maraîchères) Jean Michel Dancet, président Tél: 14501427-2999 » Cell.: 15141952-1226 \u2022 Fax: I450J 427-7224 Supplément de LA TERRE - Mars 2004 ni: ruez Mot * 1811\u201c\t.NIC.23, De La Station, Sainte-Martine JOS 1V0 C4i|»di» MASSAMO ÎDfMSïEEÆ® Ne/ Chopper Uototilleur.sous-solouse 0600^823 petit test^~ Pour réussir sa transition\t\t\t Vous avez l\u2019intention d'effectuer une transition en agriculture biologique?Tout en vous amusant le petit test qui suit vous permettra d\u2019évaluer vos motivations et vos aptitudes pour ce mode d'agriculture.Lisez chacune des affirmations suivantes et cochez la case qui correspond à votre réalité.Vrai\tÀ moitié vrai\tFaux 1 - Je veux reprendre le contrôle d'une agriculture qui nous échappe.\t?\tD\tH\t\t\t 2- Je me sens responsable de la santé de mes sols, mes végétaux, mes animaux et des êtres humains que je contribue à nourrir.\tL)\tn\tn 3- J'ai déjà une tendance à utiliser le moins de pesticide possible.\t?\t?\tn 4- Je fais partie d'un club agroenvironnemental.\tn\t?\t?5- Je connais le nom des principales mauvaises herbes présentes dans mes champs.\t?\t?\t?6- Je possède un bon sens de l\u2019observation et je prends le temps de m'arrêter pour approfondir ce qui retient mon attention.\tn\t?\t?7- Je prends toujours des notes (dates de semis, problèmes rencontrés, etc.) pour améliorer la planification de mon travail.\t?\t?\tn 8- Je connais les forces et les faiblesses de mes sols.\t?\t?\tn 9- Je ne me fie pas seulement aux vendeurs pour planifier ma fertilisation et mes cultures.\t?\t?\tn 10- Mon troupeau est en santé.\t?\t?\tn 11 - Je suis un bon gestionnaire d'entreprises et je connais bien mon métier d\u2019agriculteur (expérience).\t?\tn\tn 12- Mon entreprise agricole est présentement rentable et mon niveau d\u2019endettement est raisonnable.\tn\t?\t?Si vous avez coché « vrai » à la majorité des questions précédentes, vous disposez de toutes les aptitudes pour entreprendre une transition sans douleur.Par contre, si vous avez coché « faux » à la majorité des questions, vous avez à vous interroger sérieusement sur vos motivations et vos aptitudes avant d entreprendre une transition en agriculture biologique.Source : Guide de transition en agriculture biologique, FABQ, 2003.\t\t\t Horticulture légumière et fruitière Le seul diplôme d\u2019ÉTUDES COLLÉGIALES en AGRICULTURE BIOLOGIQUE au Québec LU Q£ LU O O < CG Réservez dès maintenant vos semences giomenccs Semences certifiées biologiques Blé AC Barrie certifié #1 Soya AC Glengarry certifié #1 Semences certifiées non-traitées Centre de séchage et de transformation certifiés biologiques Vente et achat de grains biologiques Cégep de Victoriaville 475 Notre-Dame Est, Victoriaville, G6P 4B3 Téléphone : (819) 758-6401, poste 2586 COURRIEL : agriculture@cgpvicto.qc.ca Tél.: (819) 293-2001\t/ Sans frais : 1 866 293-2001 (m^'% tu GARANTIE./ » BIOT ou par internet\tMembre do www.semencesrdr.com Se(*an Supplément de LA TERRE - Mars 2004 UK CHEC HOU» 23 1% naturelle contre la MAMMITE un choix naturel, économique et efficace (nutrapro dès maintenant au 1 888 744-5315 "]
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