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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 2008-09-25, Collections de BAnQ.

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[" FOREST protec 1 INSECTES EXOTIQUES m Menace sur nos forêts ASD EXPORT La recette d'un succès SUPPLÉMENT DE LA TERRE DE CHEZ NOUS VOL 19 - N» 3 - SEPTEMBRE 2008 C'ft'G'Vt,Q'(64/ if ¦f*S 7?* x ik: W 4* Aucun obstacle ne l'èrrête I'^JW 4 ^ \u2022 Sans silencieux vertical\t^\t'' '*A' \u2022\tHaut dégagement\t»»,.\u2022\tArceau repliable \u2022\tPermet de passer sous la tubulure* et même dans les mauvais chêmiffeu-''V ¦ / ¦\t.- Location à partir de I Financemè 279*\t^ 1 mois\tV/ 60 /note > Informez-vous auprès de votre concessionnaire^ \" ««Tü «T ^\t>7L Sujet à approbation de crédit\tCAPITAL Elegance, innovation et dynamisme chez vos concessionnaires du Ouébec FHl llPFAACMT l M A D ikir\t\u201e \u2014 EQUIPEMENT J.M.A.R.INC Alma LA MATAPËDIENNE COOPERATIVE AGRICOLE Amqui TRUDEL & PICHÉ INC.Québec Saint-Narcisse Cte Champlain New Holland, Fédération de Québec LONGUS ÉQUIPEMENTS INC Chotnedey.Laval FERNAND CAMPEAU & FILS INC.Dalhousie Station ÉQUIPEMENTS T.M.Huntingdon ÉQUIPEMENT INOTRAC INC.Iberville Saint-Hyacinthe fier partenaire de la la relève agricole du GROUPE DYNACO La Pocatiere Riviere-du-Loup EQUIPEMENTS B.MORIN INC.Lennoxville J.RENÉ LAFONDINC.Mirabel COOPUNIFORCE Napierville.Sainte-Martine Saint-Michel NEW-HOLLAND NICOLET-YAMASKA Nicolet C A R DE PARISVILLE Parisville EQUIP.DE FERME PAPINEAU LTEE Plaisance PERFORMANCE RIMOUSKI INC Pointe-au-Pere UNICOOP.COOP AGRICOLE Saint-Agapit Saint-Anselme Sainte-Marie-de-Beauce Saint-Vallier MACHINERIE C.H INC.Saint-Guillaume RAYMOND LASALLE INC.Saint-Thomas de Joliette RENE RiENDEAU 1986 INC.Varennes & NEW HOLLAND COOP DES BOiS FRANCS Victoriaville ÉQUIPEMENT PROUIX î RAÎCHE iNC i j FORÊTS de c/lcy «dm ÉDITEUR LA TERRE DE CHEZ NOUS Union des producteurs agricoles 555.boul.Roland-Therrien.bur.100 Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Tel.: 450 679-8483 Courriel : foret@laterre.ca Site Web : www.laterre.ca COMITÉ DIRECTEUR Pierre-Maurice Gagnon (FPBQ) Serge Beaulieu (FPAQ) Jean-Pierre Dansereau (FPBQ) Charles-Félix Ross (FPAQ) DIRECTEUR Loïc Hamon RÉDACTEUR EN CHEF, DÉLÉGUÉ AUX MAGAZINES Michel Beaunoyer JOURNALISTE Martine Giguère COLLABORATEURS Alain Caslonguay Anne-Marie Granger Godboul Luc Pelletier Julie Sauvageau Eisa Vaillancourt COORDONNATRICE DE PRODUCTION Carole Lalancette INFOGRAPHIE Nancy Litjens MONTAGE La Terre de chez nous SECRÉTAIRE DE PRODUCTION Lorraine Troltier DIRECTEUR DES VENTES André Savard.poste 7221 COORDONNATEUR VENTE ET MARKETING Réal Loiseau.poste 7276 REPRÉSENTANTS AU QUÉBEC Christian Guinard.poste 7271 Sylvain Joubert, poste 7272 Sylvain Lalonde.poste 7576 REPRÉSENTANT HORS QUÉBEC Jacques Long Tel 905 335-5700 Téléc : 905 335-5001 Courriel : ilongdlongcomm.net TIRAGE ET ABONNEMENT Marie-Josée Rheault IMPRESSION Imprimerie Solisco DÉPÔT LÉGAL Bibliothèque nationale du Quebec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1180-4270 PHOTO PAGE COUVERTURE : Service canadien des forêts PROCHAINE PARUTION 27 novembre 2008 DATE DE RÉSERVATION PUBLICITAIRE 5 novembre 2008 Dans la presente publication, le genenque masculin est employe sans discrimination et uniquement dans le but d alléger le texte.t SOMMAIRE Septembre 2008 A\tÉDITORIAL [FORÊT) ?E LOURDS NUAGES 5\tFÉDÉ-INFO \u2022 COMMISSION PARLEMENTAIRE - ASSEMBLÉE ANNUELLE 2008 - NOMINATION DE L'EXÉCUTIF - REMBOURSEMENT DES TAXES FONCIÈRES \u2022 GUIDES POUR LES PRODUCTEURS FORESTIERS B DOSSIER RAVAGEURS \u2022\tUN DANGER POUR LES FORÊTS QUÉBÉCOISES \u2022\tRÔLE OE L'AGENCE - SIGNES D'INFESTATIONS \u2022TORDEUSE DES BOURGEONS DE L\u2019ÉPINETTE 1 2\tCONGRÈS FORESTIER DES CANTONS-DE-L'EST PLEINS FEUX SUR LE BOIS 1 4\tESTRIE FAIRE POUSSER DU BOIS AMÉLIORE LE CLIMAT 1 B\tÉDITORIAL CSIROP) UN ENVIRONNEMENT FAVORABLE AU DÉVELOPPEMENT DES MARCHÉS\t 1 ~7\tACTUALITÉS ACÉRICOLES - ÉTAT DE LA RÉCOLTE 2008 - DISTRIBUTION DES CONTINGENTS ¦ ÉVOLUTION DES EXPORTATIONS ET DES MARCHÉS - CONVENTION DE MISE EN MARCHÉ - PAIEMENT AUX PRODUCTEURS Insectes maladies et feux 25 2B dans les forêts québécoises Québec\".'» \u2022 AVANCES FINANCIÈRES - POSITION SUR LES BARILS - QUALITÉ DU SIROP - LE SIAL D'OR - ÉVÉNEMENTS À VENIR REPORTAGE ASD EXPORT : LA RECETTE D'UN SUCCÈS ANALYSE FINANCIÈRE L'ANALYSE FINANCIÈRE PERSONNALISÉE CAPSULE HISTORIQUE nos érablières : POURQUOI LES CONSERVER?Cette publication est accessible en ligne uniquement à l'adresse : Forêts de chez nous \u2022 Septembre 2008 3 m ÉDITORIAL De lourds nuages President de la FPBQ Pierre-Maurice Gagnon v v;T* .y v Que restera-t-il de la production de bois en forêt privée au sortir de cette crise forestière?C'est la question que je me pose alors que les résultats de mise en marché témoignent d'une baisse provinciale de près de 60 % par rapport au niveau d'avant-crise.Avec les conditions de mise en marché qui se détériorent de jour en jour, combien de producteurs seront encore au rendez-vous au moment d'une vraie reprise?Surtout que celle-ci ne s'annonce pas avant 2010.On a beau nous annoncer qu'il y aura alors une forte demande pour notre bois, cela reste à con- firmer.Il n'y a pas si longtemps, après la réduction de la possibilité de récolte en forêt publique, on avait peur qu'on se mette à vider les forêts privées.Depuis, les usines ne cessent de nous fermer leurs portes, parfois en reniant des contrats signés de bonne foi.Pendant que les producteurs se cherchent des acheteurs et des prix, on leur dit qu'ils n\u2019ont qu'à attendre, que bientôt, les marchés seront de leur bord.Ce n'est pourtant pas avec des promesses qu'on paye les factures et les taxes.foncières et autres! On dit que c'est en période de crise qu'on juge de la solidité d'un partenariat.Celui de la forêt privée me semble aujourd'hui bien fragile.En mode survie, l'industrie ne pense qu'à très court terme, sans aucun souci des impacts futurs de ses décisions.De son côté, le gouvernement offre plus d'un milliard de dollars supplémentaires au secteur forestier, mais dit à la forêt privée qu\u2019elle est chanceuse qu\u2019on n'ait pas coupé ses budgets.Au moins, si c'était vrai! La réalité, c'est que, toujours ¦pour aider l'industrie, on fait du dumping de bois des forêts publiques et on annule une hausse prévue de la contribution des usines aux agences de mise en valeur des forêts privées.Résultat : d'importantes pertes de revenus pour les producteurs de bois et pour les agences.En janvier dernier, près de 1000 d'entre nous sont allés crier sur la colline parlementaire que nous étions les forestiers oubliés.Je constate maintenant que nous sommes les forestiers sacrifiés.Que faire face à cette situation?À court terme, nos énergies se porteront vers les prochaines audiences de la Commission parlementaire qui entendra les intervenants du secteur forestier sur le récent document de consultation publié par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.Notre lecture de ce document, et les échanges que nous avons eus avec les officiers du MRNF, nous indiquent clairement que ce partenaire porte encore ses lunettes roses quant à la place de la forêt privée sur le marché.Un autre cas de laissez-faire, accompagné de promesses de conditions favorables à venir.Nous irons donc dire aux parlementaires d'ouvrir les yeux sur le sacrifice en cours et de prendre leurs responsabilités.Il est inacceptable qu'on brade les ressources publiques pour soutenir des emplois industriels sans tenir compte des effets néfastes de ces décisions sur des milliers de citoyens actifs dans la culture des forêts et la production de bois.Comment parler de foresterie durable quand les vrais forestiers, ceux qui font pousser la forêt avant de la récolter, ne peuvent survivre?UN BRIN IDE SOLEIL En cette période si difficile, les dirigeants de l'Office des producteurs de bois de la Gatineau nous ont appris, il y a quelques jours, qu'ils rejoignaient les rangs de la Fédération des producteurs de bois Tout comme pour le retour du Syndicat des propriétaires forestiers du sud-ouest du Québec au début de l\u2019été, l'arrivée de la Gatineau au sein de la Fédération constitue une très bonne nouvelle pour notre organisme.Comme je l'affirmais lors de notre dernière assemblée générale, nous ne serons jamais trop forts pour défendre nos intérêts et c'est avec un grand bonheur que j'accueille ces retours.Pour que ce brin de soleil se transforme en embellie, je souhaite que le Syndicat de la Côte-du-Sud nous rejoigne aussi.L'invitation leur est lancée depuis longtemps.Comptez sur moi pour la renouveler.Ce n\u2019est pourtant pas avec des promesses qu\u2019on paye les factures et les taxes.Forêts de chez nous \u2022 Septembre 2008 COMMISSION PARLEMENTAIRE Le 23 octobre 2008, la Fédération sera entendue dans le cadre de la Commission parlementaire de l\u2019économie et du travail sur le document intitulé L'occupation du territoire forestier québécois et la constitution des sociétés d'aménagement des forêts.À la suite d'une consultation des syndicats, le comité exécutif de la Fédération conviendra de la nature de l'intervention à effectuer dans le cadre de cette consultation.Le document de travail faisant l'objet des travaux de la Commission a été déposé a l'Assemblée nationale le 19 juin dernier, il remplace un projet de loi initialement prévu pour modifier la loi actuelle sur les forêts.Les travaux de la Commission s'inscrivent dans le cadre de la révision du régime forestier amorcee en debut d'année avec le dépôt du Livre vert intitulé La forêt pour construire le Québec de demain.Le mémoire, depose par la Federation dans le cadre des consultations qui ont suivi le Livre vert, est disponible sur le site internet de la Fédération a www.fpbq.qc.ca ASSEMBLÉE ANNUELLE 2008 DE LA FÉDÉRATION Près de 75 délégués ont participe a rassemblée annuelle de la Federation qui a eu lieu les 29 et 30 mai 2008, a Mont-Laurier.Le point marquant de cette assemblée a ete l'adoption par les délégués de la declaration suivante : Reunis en assemblée générale a Mont-Laurier.les membres de la Federation des producteurs de bois du Québec interpellent unanimement le premier ministre du Québec pour que son gouvernement réaffirme et consolide son soutien à l'amenagement durable des forêts privées ils s'attendent a ce qu\u2019il s'engage rapidement a preserver les outils collectifs de mise en marché mis à leur disposition par la Loi sur la mise en marche sur les produits agricoles, alimentaires et de la pèche et à maintenir la reconnaissance du bois comme un produit agricole Ils s'attendent aussi a ce qu'il prenne fermement position pour que son gouvernement réponde enfin a leurs demandes répétées pour un soutien accru qui leur permettra de faire face aux effets néfastes de la crise du secteur forestier FÉDÉ-INFO -\tAndré Roy (Estrie), 2 vice-président ; -\tAndré Lafrenière (Mauricie) ; -\tMarc-Yvon Poulin (Beauce).PROGRAMME OE REMBOURSEMENT DES TAXES FONCIÈRES En mai 2008, le groupe de travail sur la fiscalité foncière relevant du comité des partenaires de la forêt privée (CPFP) a déposé son rapport.Ce dernier propose deux options : -\tUn nouveau programme qui viserait le remboursement de 75 % des taxes foncières sur la base du respect d'un plan d'aménagement forestier amélioré; -\tUne bonification du programme actuel.Les délégués des syndicats, réunis dans le cadre de rassemblée annuelle de la Fédération, ont adopté une résolution qui demande : Aux Partenaires de la forêt privée : D'ici la fin de l'automne 2008, de statuer sur les recommandations du groupe de travail sur la taxation foncière des lots boisés et de recommander l'instauration de mesures pour résoudre les problèmes identifiés par ce groupe de travail.Au gouvernement du Québec et au milieu municipal : De mettre en œuvre dès 2009 les recommandations des Partenaires de la forêt privée sur la taxation foncière des lots boisés.GUIDES POUR LES PRODUCTEURS FORESTIERS Plusieurs guides techniques s'adressant aux producteurs forestiers sont maintenant accessibles par le biais du site Internet de la Fédération (www.fpbq.qc.ca).Par le nombre et la diversité des contenus de ces guides, le site constitue une des plus importantes sources d'informations pour les propriétaires forestiers d'ici.Ces guides, produits par différents intervenants, traitent d'une variété de sujets reliés à la gestion d'un boisé : Revenu forestier Sylviculture et opération forestière Aménagement faunique Agroforesterie Santé et sécurité Protection de l'environnement.Quelques résolutions traitant des sujets suivants ont été adoptées : -\tla reconnaissance du statut de producteur agricole pour les producteurs forestiers; -\tla révision du régime forestier; -\tla taxation foncière des boisés; -\tla tordeuse des bourgeons de l'épinette; -\tla certification forestière; -\tle programme d'aménagement intégré faune-forêt.Ces résolutions sont disponibles sur le site Internet de la Fédération.NOMINATION DES MEMBRES OU COMITÉ EXÉCUTIF A la suite de l'AGA, le conseil d'administration de la FPBQ a procédé à l'élection des membres du comité exécutif.Tous les membres ont ete reconduits dans leurs fonctions.Les administrateurs suivants formeront donc le comité exécutif avec le président, Pierre-Maurice Gagnon : -\tBerthold Gagné (Gaspésie), T vice-président , I'IiiiIii : Mic hel Ueiniimycr Forêts de chez nous \u2022 Septembre 5008 5 1*1 lot os : AC!A m DOSSIER Ravageurs forestiers exotiques : un danger pour les forêts québécoises Martine Giguère A l'heure actuelle, deux ravageurs exotiques sont une menace potentielle pour nos forêts.L\u2019agrile du frêne, découvert ce printemps à Carignan en Montérégie, et le longicorne asiatique, dont la présence est pour l'instant circonscrite dans la région de Toronto.MENACE N° 1 : AGRILE GU FRÊNE En juin dernier, l\u2019Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) confirmait la présence de l\u2019agrile du frêne au Québec.Découvert au Canada en 2002, on suppose que l'agrile du frêne s\u2019est introduit par la grande région industrielle de Détroit, puis a traversé à Windsor (Ontario) avec du matériel d'emballage comme des palettes ou des caisses de bois.« À l'époque, il n\u2019y avait aucune mesure en place pour contrôler l'introduction de matériel d'emballage », mentionne Louis-Philippe Vaillancourt, spécialiste Foresterie - Protection des végétaux a l\u2019AClA.Aujourd'hui, le Canada s\u2019appuie sur une réglementation quant à l'entree de produits d\u2019emballage, c\u2019est-à-dire que tout matériel d\u2019emballage doit être de bois traite La mise en place de cette réglementation s\u2019est faite de façon progressive a partir de 2004, et est obligatoire depuis 2006 Ainsi, des chargements de marchandises sont bloqués aux frontières et retournés à leur destination de départ en cas de non-respect des normes ALERTE À CARIGNAN L'agrile du frêne est découvert a la mi-juin dans un nouveau quartier résidentiel de Carignan.Bois de chauffage, matériel de pépinières ou d\u2019emballage, l\u2019AClA croit que dans le cas de Carignan l\u2019agrile s\u2019est introduit avec du bois de chauffage.« Nous avons trouvé l'agrile du frêne sur deux sites (sites positifs), et nous avons un site suspect », precise M.vaillancourt.Pour qu\u2019un site soit positif, un insecte doit avoir été collecté, tandis que sur le site suspect aucun insecte n'a ete trouve, mais des dommages ont pu être observés.Les sites positifs étaient grandement affectés, et selon M.vaillancourt tout laisse croire que les infestations datent d'il y a trois ou quatre ans.Un rayon de 16 km autour des sites où l'on a retrouvé de l\u2019agrile du frêne a été passé au peigne fin.Les résidents du quartier concerné ont reçu un questionnaire détaillé sur le bois de chauffage, les produits de pepmieres, etc.En plus, le secteur a subi un dépistage terrain intensif et du dépistage d\u2019éclaireur où l\u2019on a observé visuellement LES ESSENCES PRÉFÉRÉES ?U LONGICORNE ASIATIQUE Érables, marronniers, ormes, peupliers, saules, bouleaux, platanes, sorbiers, micocouliers.Le longicorne asiatique s\u2019attaque et tue une large gamme de feuillus dont toutes les essences î&sM: XJK.6 Forêts de chez nous \u2022 Septembre 3008 Originaire d'Asie, l'agrile du frêne est un coléoptère dont la taille approximative est de 8.5 à 14 mm.'Vstft y- Rôle de l'Agence canadienne d'inspection des \" (ACIA) L'ACIA élabore des directives forestières qui visent à prévenir l\u2019introduction et la propagation d'organismes nuisibles réglementés au Canada.L\u2019agrile du frêne pond en moyenne 75 œufs et les dépose dans les fissures de l'écorce ou sur de grosses branches.Les larves vont se creuser des tunnels sous l'écorce puis tracer de grandes galeries en S.Selon les conditions climatiques, les larves hivernent un ou deux hivers Sur la photo, on peut voir le trou d\u2019émergence des adultes sur le tronc : une cicatrice en forme de D des signes de dépérissement L'observation visuelle s'est faite jusque dans la municipalité de Longueuil.RALENTIR LA DISPERSION Dans les sites positifs (un site = un arbre ou un groupe d\u2019arbres), des mesures ont ete mises en place comme l\u2019interdiction de déplacer du bois de chauffage ou tout materiel de frêne.« L'objectif est de ralentir la dispersion de l\u2019insecte, de stopper son déplacement artificiel », indique Louis-Philippe Vaillancourt.En tète de liste : le bois de chauffage La campagne de sensibilisation de l\u2019ACiA est claire « Ne déplacez pas de bois de chauffage Achetez-le localement.Brûlez-le sur place.Ne le rapportez jamais a la maison » C'est que l\u2019on ne sait jamais ce qui peut se cacher sous ou dans l\u2019écorce Difficile aussi de distinguer \u2014 une fois coupee \u2014 quelle bûche est de frêne ou non Autour des sites positifs, l\u2019ACIA a établi un rayon de cinq kilometres (zones réglementées) où des regies sont en vigueur, notamment l\u2019interdiction de déplacer des produits de pepimeres et de bois de chauffage hors des zones réglementées.Les arbres positifs sont abattus et brûlés.LES IMPACTS Dans un premier temps, la dispersion de l'agrile du frêne aurait un impact important en milieu urbain et pour les pépinières, car on l'utilise de façon massive comme arbre de rue En effet, cette essence résiste bien DOSSIER au tassement de sol et à des taux de salinité élevés.« Par exemple à la ville de Longueuil, plus de 50 % des arbres de rues sont des frênes, et son utilisation est de 20 % a Quebec et Montréal », précise M vaillancourt.La Fédération interdisciplinaire de l\u2019horticulture ornementale du Québec (FIHOQ) est a faire une analyse économique du frêne pour l'ensemble du Québec.On tentera d\u2019évaluer le nombre de frênes en pépinière et l\u2019impact économique de la propagation de ce ravageur pour l'industrie ornementale.Pour le secteur forestier, l'agrile du frêne menace tous les types de frêne.Déjà, il a décimé plus de 20 millions de frênes en Amérique du Nord.MOYENS DE LUTTE Un insecticide, le TreeAzin, a reçu une homologation d'urgence.Un insecticide dispendieux \u2014 il coûte entre 100 a 500 S/ traitement/arbre \u2014, qui doit être injecté dans le système vasculaire de l'arbre, année apres année.Aux États-Unis, deux espèces de guêpes parasitoides, qui sont des préda- teurs naturels de l\u2019agrile du frêne en Asie, ont été introduites.« une des deux guêpes a survécu à l\u2019hiver », mentionne Louis-Philippe vaillancourt.Il y a donc de l\u2019espoir.« Au Canada, aucun relâché n\u2019a été fait, Les signes d'inlestations de l'agrile du frêne -\tdépérissement de l'arbre -\téclaircissement de la couronne de l'arbre -\tdiminution de la densité du feuillage -\ttraces laissées par l'insecte adulte lorsqu'il se nourrit des feuilles -\tprolifération de gourmands sur le tronc ou les branches -\tfentes verticales sur le tronc -\tpetits trous de sortie en forme de D -\tgaleries (en S) sous l'écorce remplies de sciure fine Source : ACIA Forêts de chez nous \u2022 Septembre 2008 38 -mam DOSSIER une étude d'impact environnemental est en cours », précise M.Vaillancourt.Enfin, une des actions à privilégier pour freiner la dissémination de i'agrile du frêne est de limiter le déplacement de bois de chauffage.Soyez vigilant! L'agrile du frêne peut effectuer des vols de plusieurs kilomètres, mais c'est le déplace- Dommages causés au feuillage du frêne.oTjEEg ment de bois de chauffage, de matériel de pépinière et d'emballage qui contribue le plus à sa dissémination.MENACE N° S : LONGICORNE ASIATIQUE Originaire d'Asie, le longicorne asiatique représente une grave menace pour les forêts.En fait, ce ravageur s'attaque et tue une large gamme de feuillus, dont toutes les essences d'érable.On l'a découvert en 2003 près des villes de Toronto et de Vaughan en Ontario.« La zone infestée est bien contrôlée et l'ACIA est très présente », affirme Louis-Phillipe vaillancourt.Au Québec, nulle trace de ce ravageur.Comme pour de nombreux ravageurs exotiques, le longicorne s'est probablement introduit en Amérique du Nord dans du matériel d'emballage en bois.Malgré la réglementation en vigueur au Canada et de l'exigence que tout matériel d'emballage soit de bois traité, les risques d'introduction de ravageur exotique augmentent avec la mondialisation (augmentation des échanges et des partenaires commerciaux).La stratégie de lutte est l\u2019éradication de tous les arbres dans un rayon de 400 m d'un site positif.En tout, une zone de 4 km est sous surveillance en Ontario.Dans cette zone, on interdit tout déplacement de matériel hôte.Malgré ces mesures, chaque année on trouve des longicornes asiatiques dans la zone réglementée.Jusqu'à présent, 75 000 arbres ont été abattus et l'ACIA prévoit son éradication pour 2012.Le longicorne s'attaque aux arbres sains et il bloque les tissus vasculaires ce qui provoque une mort rapide des arbres.C'est un insecte de grande taille qui mesure de 20 à 35 mm de long et de 7 à 12 mm de large.De plus, le longicorne asiatique se déplace lentement et fait des dégâts facilement visibles ce qui le rend facile à dépister comparativement à l'agrile du frêne qui est de petite taille.Pour l'instant, le seul moyen de lutte est l\u2019éradication, on ne lui connaît ni prédateur naturel, ni insecticide efficace Ravageur exotique On définit comme étant exotique toute espèce animale ou végétale qui se trouve dans un écosystème où elle n'est pas indigène.L'espèce devient ravageur exotique lorsque sa présence cause des dommages environnementaux et des pertes économiques et sociales importantes.Source : Progrès forestier, Fiche technique 7 Déplacer du bois de chauffage seulement de quelques kilomètres peut contribuer à la propagation de ravageurs exotiques Î5 A Mit» jt*.** \"S - jj 8 Forêts de chez nous \u2022 Septembre 2008 /-rsa l\u2019Iiutn Mirhrl lirtimimvi I'liolo> Set ru \u2022' nimulicn foicts DOSSIER Meuse des bourgeons de l'épinette : menace à l'horizon .lique de la TBE est reparti.Les erçjeux économiques sont importants, es de volume de bois pourraient entraîner la fermeture d\u2019usines.Martine Giguère En 2007, 1 w OOO hectares de forêts ont été défoliés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE).« Et ce n'est que la pointe de l'iceberg », affirme Gilles A.Trudel, directeur général de la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM).Le Saguenay\u2014 Lac-Saint-Jean, l'ile d'Anticosti, l'Abitibi et la Côte-Nord sont sous haute surveillance.Documentées depuis les années 1700, les populations de TBE sont endémiques.En période épidémique, la TBE cause des dommages importants Cet insecte indigene a comme hôtes l'épinette blanche, l'épinette rouge, l'épinette noire et le sapin baumier.Cette derniere essence étant sa préférée.Une épidémie de tbe dure de 25 à 30 ans, et la TBE sévit en moyenne huit ans au même endroit.C\u2019est durant cette période qu'il faut agir et mettre en place des programmes de Changements climatiques Les changements climatiques influencent-ils les épidémies de TBE?« Oui, répond le directeur général de la SOPFIM.L\u2019épidémie est plus forte et atteint plus rapidement les territoires plus au nord.» À preuve, on retrouve de la TBE à l'est du lac Témiscamingue en Abitibi, du jamais vu.Cette question fait aussi l'objet d\u2019une étude, et selon l'historique des épidémies depuis les derniers centenaires, on note une remontée vers le nord.Forêts de chez nous \u2022 Septembre 2008 3 à DOSSIER En effet, la dernière épidémie a causé la perte de 235 millions de mètres cubes de bois.« C\u2019est l\u2019équivalent de ce qu\u2019à l\u2019époque l\u2019industrie consommait sur 10 ans », précise le directeur général de la SOPFIM.IüREST Ptjn.f -.Evaluation des populations Tous les ans, le MRN survole les forêts québécoises à la fin juillet-début août à la recherche de forêts défoliées.Ensuite, c\u2019est la SOPFIM qui a comme mandat d\u2019évaluer sur le terrain l\u2019ampleur de la défoliation.En 2007, 110 000 hectares ont été défoliés.Selon Gilles A.Trudel « ce n\u2019est que la pointe de l\u2019iceberg.» À la fin août, la SOPFIM envoie des équipes cueillir des branches (les arbres où on effectue la cueillette sont géoréférencés) afin de déterminer le niveau de présence des larves (nul à très élevé) dans les zones identifiées.Le niveau de population est très élevé lorsque l\u2019on compte 1200 larves/10m;.Avec ces résultats, la SOPFIM détermine où seront effectuées les pulvérisations le printemps suivant.Organisme à but non lucratif, créé en 1990, dont la mission est d\u2019offrir des services spécialisés de lutte contre les insectes et maladies qui affectent la forêt, l\u2019agriculture et la santé humaine.C\u2019est elle qui planifie et exécute les programmes de pulvérisations aériennes d\u2019insecticide biologique contre la TBE.Elle compte parmi ses membres les industries forestières bénéficiant de contrats d\u2019approvisionnement et d\u2019aménagement forestier, les propriétaires de forêts de plus de 800 hectares et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRN).Son financement est assuré par les membres.En fait, tous les membres déboursent un montant selon la superficie de forêt à protéger.Pour les petites forêts privées (moins de 800 hectares), c\u2019est le MRN qui paye le coût des pulvérisations.lutte disent les experts.D\u2019une part, ce ravageur empêche la croissance de l\u2019arbre, car il se nourrit des nouvelles pousses.D\u2019autre part, sans programme de lutte, la TBE cause la mortalité.En fait, il faut en moyenne de quatre à cinq ans à la TBE pour faire mourir un arbre.Cependant, si l\u2019on arrive à protéger plus de 50 °o des nouvelles pousses, on assure la survie de l\u2019arbre « La dernière épidémie s\u2019est terminée en 1992, et peu d\u2019entre nous s\u2019en souviennent», relate Gilles A.Trudel.Elle a commencé en 1967 pour se terminer 25 ans plus tard, durant cette période la TBE a défolié des milliers d\u2019hectares.Aujourd'hui, le cycle épidémique recommence et dans certaines régions, comme dans le Bas-Saint-Laurent, les effets de la dermere epidemie se font toujours sentir.En effet, en 2000, le Bas-Saint-Laurent s\u2019est vu réduire de près de 30 °o son approvisionnement en bois (le nombre de m ) a cause notamment de la dernière épidémie de la TBE.Les forêts en pleine croissance (âgées de 35 à 45 ans) doivent être protégées pour les récoltes à venir.La SOPFIM a tiré la sonnette d'alarme le printemps dernier et a averti les autorités gouvernementales, mais aucun financement n'a été accordé et il n'y a eu aucun programme de lutte contre la TBE.Au cours de l'été 2008, la SOPFIM a redouble d'effort pour convaincre les principaux acteurs de l'industrie forestière, des Municipalités régionales de comte et des universités, des conséquences d'une telle épidémie.« Il a fallu expliquer en detail les pertes et les dommages causés par la TBE, et surtout les convaincre du serieux de la situation », relate Gilles A.Trudel En effet, la dernière epidemie a cause la perte de 235 millions de metres cubes de bois.« C'est l'équivalent de ce qu'à l'époque l'industrie consommait sur 10 ans », précise le directeur general de la SOPFIM Aujourd'hui, la situation a bien change.Les programmes de lutte vont devoir être plus efficaces, car c'est un jardin de 1 700 000 d'hectares que la SOPFIM va devoir protéger, et cela, sur tout le territoire du Quebec.Le défi est immense.Bien que la superficie totale a protéger n'ait pas augmenté, la forêt d'aujourd'hui est plus morcelée.De plus, les enjeux économiques sont importants, et les consequences pourraient entraîner la fermeture d'usines et la 10 Forêts de chez nous \u2022 Septembre 3008 perte d'emplois.Des effets pourraient aussi se faire sentir notamment sur le paysage (tourisme), la lutte aux gaz à effet de serre, et pour le secteur de la chasse et de la pêche (pourvoirie).CIBLER LES INTERVENTIONS Dès novembre, la SOPFIM aura entre les mains les résultats d'évaluation des populations.On déterminera l'ampleur du programme de lutte pour 2009, soit le nombre d\u2019hectares à protéger.« Il faut cibler les interventions et protéger les massifs âges de 30 à 35 ans, ce sont les arbres les plus vul- Le cycle de la TBE TBE dure Insecte indigène que l'on trouve dans toutes les provinces canadiennes, il est le plus destructeur des peuplements de conifères en Amérique du Nord.La TBE effectue un cycle par année, on compte un stade œuf, six stades larvaires, un stade chrysalide et un stade adulte (papillon).Elle hiberne au deuxième stade larvaire dans un petit cocon.Au printemps, elle migre vers les bourgeons et s'alimente de nouvelles pousses.La chenille va ensuite tisser des abris et s\u2019y nourrir jusqu'à la fin juin.C'est aux stades cinq et six qu'elle fera le plus de dommage, soit 85 % de la défoliation.Début juillet, elle se transforme en chrysalide puis laisse émerger un papillon après deux semaines.La femelle papillon pond de 150 à 300 œufs qui vont éclore dans les 10 à 14 jours suivants.Les petites chenilles vont alors se tisser un abri pour passer l'hiver.DOSSIER nérables et la forêt de demain », indique Gilles A.Trudel.La lutte à la TBE a deux objectifs : assurer la survie et soutenir la croissance de l'arbre.Pour y arriver, un effort de concertation entre les intervenants est nécessaire.Par exemple, on demandera aux compagnies forestières de prioriser la récolte de certains massifs, donc de modifier leur plan de récolte.La SOPFIM privilégie, dans ses programmes de lutte, les massifs âgés de 35 à 45 ans en bloc de 150 ha minimum et constitués d'au moins 30 °o d'epinette et de sapin Des pistes d'atterrissage seront construites spécialement pour la lutte a la TBE.La fenêtre d'application du Btk, un insecticide biologique, est d'un mois.Les pulvérisations se font très tôt le matin ou en soiree Les conditions climatiques doivent aussi être favorables au vol.« Il faut travailler le plus pres possible des cibles, soit a 50 pieds du couvert végétal », mentionne Gilles A Trudel.On utilise des avions de brousse, et on pulvérise 1,5 litre de l'Insecticide biologique a l'hectare, pour un coût d'application de 65 S/ba Des gout- telettes de 20 à 50 microns doivent atteindre le tiers supérieur de l'arbre.Lorsque les niveaux de populations sont de moyennes à élevées, deux pulvérisations à un intervalle de trois ou cinq jours sont nécessaires.En moyenne, c'est 1,5 application qui sera effectuée sur toute la superficie à protéger.L'efficacité des traitements est de 50 %, et selon les conditions météorologiques ce pourcentage grimpe à 70 %.Le cycle épidémique de la TBE est reparti et les enjeux sont importants.Selon la SOPFIM, la protection de 227 000 ha lors du lancement du programme de lutte coûtera 10 millions de dollars (dollars de 2007).En fait, 700 millions de dollars (dollars de 2007) seront nécessaires pour offrir un niveau de protection équivalent a celui de la dernière épidémie.Lorsque l'on ramene ces coûts à l\u2019hectare, la lutte à la TBE est peu chère comparativement a d'autres types de traitements comme les éclaircies.Enfin, la lutte à la TBE doit être efficace, car la perte de volumes de bois aura des conséquences importantes sur l\u2019économie des régions.Le programme de lutte contre la TBE a comme objectifs de soutenir la croissance et empêcher la mortalité POTEAUX A VENDRE Vente de matériel électrique dans le neuf et recyclé fils et accessoires à basse et haute tension, transformateurs © J.M.Pomerleau inc.110.T Avenue Est, Saint-Martin (Qc) GOM 1B0 Tél.: (418) 382-5392 / sans irais: 1 800 451-6070 Courriel : jmpomerleau@globetrotter.net \u2022 Fax: (418) 382-5843 Forêts de chez nous \u2022 Septembre 3008 11 DOSSIER Meuse des bourgeons de l'épinette Les résultats des activités de survol aérien sont maintenant disponibles Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune a poursuivi au cours de l'été 2008 son programme de détection des insectes et des maladies des arbres.Des survols aériens ont permis au Ministère de dresser un portrait de la situation concernant la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE) dans les régions où cet insecte peut être présent.Les survols aériens montrent que les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-îles-de-la-Madeleine ne sont pas affectées par la TBE.En Outaouais, région où la nouvelle épidémie a débuté en 1992, les superficies défoliées et l'intensité des dommages diminuent.Au Témisca-mingue, les superficies défoliées restent stables.Au Saguenay, sur la Côte-Nord et sur l\u2019île d'Anticosti, on observe une augmentation des superficies affectées et de l\u2019intensité des dommages.Depuis 1992, certaines régions du Québec sont affectées par l'épidémie.Ces épisodes sont cycliques et réapparaissent à des intervalles de 30 ans environ.Le dernier épisode de TBE, qui avait commencé en 1967, avait causé beaucoup de mortalité dans les forêts de sapin baumier et d\u2019épinette blanche.Les données recueillies jusqu'à maintenant portent à croire que l'épisode actuel affecterait des superficies de forêts importantes, mais moins que celles de l\u2019épisode précédent.À titre de gestionnaire des forêts publiques, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune doit voir à ce que des stratégies soient déployées sur le territoire aménagé afin de réduire les pertes éventuelles de bois.Depuis 1994, le Ministère applique les moyens préconisés dans la Stratégie de protection des forêts, lesquels incluent des mesures préventives d'aménagement forestier ainsi que des mesures de récupération des bois et de lutte au moyen d'un insecticide biologique.La Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM), un organisme créé par le gouvernement du Québec en partenariat avec l'industrie forestière, a pour mandat de planifier les programmes de pulvérisation d'insecticides biologiques et de les mettre en oeuvre lorsque le ministre en fait la demande.Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune travaille à définir sa stratégie d'intervention contre la TBE pour l'année 2009.Divers paramètres d'utilisation de la forêt propre à chaque région touchée sont pris en compte afin de déterminer les moyens les plus appropriés pour gérer la TBE.Les travaux réalisés au cours de l'été ont permis au Ministère de dessiner la carte des dommages causés par la TBE.Il est possible de la consulter à l'adresse suivante : www.mrnf.gouv.ac.ca/oublications/ forets/fimaa/insectes/tordeuse/ tbe 2008.pdf.63* Congrès de Pleins feux sur le bols Eisa Vaillancourt Coordonnatrice des communications, AFCE LJ Association forestière des Cantons-de-l'Est (AFCE) organise son 63 Congrès et Salon forestier 2008, qui se tiendra les 9 et 10 octobre prochain au Centre de congrès Le Georgeville, a Saint-Georges Quelque 350 personnes participent à ce congrès chaque année : producteurs de bois, propriétaires de lots boisés, industriels de la 1 .2 et 3 transformation et professionnels de la forêt.Il est intéressant de mentionner que le tout premier congrès de l\u2019AFCE s'est déroulé en Beauce, en 1945.LE RENDEZ-VOUS DES FDRESTIERS Au programme, une visite chez des proprietaires forestiers afin de découvrir la beaute d'un lot boise aménage selon les regies de l'art, une visite industrielle chez Menuiserox, un fabricant de composantes d'escaliers, et la découverte d'aménagements forestiers sur les terres de Domtar en Beauce ou cohabitent les activités recréatives.Parmi les sujets abordés lors des conferences, l'utilisation du bois sera a l'avant-plan avec notamment une conference de Robert Beauregard, ing.f\u201e doyen de la Faculté de foresterie et de geo-matique de l'Université Laval, qui parlera de la forêt, source de développement et d'identite pour le futur.Aussi, Sylvain Labbé, ing.f., S® ( ~ * Forêts de chez nous \u2022 Septembre 3008 12 ¦¦¦¦Br CONGRÈS AFCE l'Association forestière des Cantons-de-l'Est directeur du Quebec Wood Export Bureau (Q-Web) présentera les perceptions du public sur l'utilisation de la forêt et de ses produits et parlera des « légendes urbaines » sur la forêt.Sans oublier la proposition d'un plan d'action pour la promotion du bois! Également, nous parlerons de la biomasse-energie, sujet brûlant d'actualité avec Jean-François Côté, mg.f.de Consultants forestiers DGR.L'intérêt pour la biomasse forestière comme source alternative d'énergie est a son comble avec la hausse substantielle des coûts du carburant Par ailleurs, Jean-François Dumont, biologiste, du ministère des Ressources naturelles et de la Faune présentera les résultats de l'entente sur le cerf de Virginie en Chaudiere-Appalaches, une audacieuse demarche concertée La certification des produits transformes sera également abordee Finalement, une conference portant sur la culture forestière au Quebec avec Patrick Blanchet de la Société d'histoire forestière du Quebec sera une belle occasion de réfléchir collectivement, vous constaterez donc, que cet événement d'envergure en offre pour tous les goûts.Plusieurs ateliers vous seront, en outre, offerts, soit l'identification des champignons forestiers suivie d'une dégustation, l'abattage directionnel sécuritaire, le débitage des bois et l'affûtage de la scie à chaîne.A cette occasion, nous procéderons egalement a la remise du prix Bertrand-Roy 2003 a une ecole de la région.De plus, un important tirage avec des prix totalisant plus de \u2014.\u2022 **¦ >v y ¦ ,\tSon utilisation est simple et rapide >\tLe glucomètre permet de déterminer le niveau de glucose provenant de la dégradation microbienne des sucres de la sève >\tLe niveau élevé de glucose dans la sève et dans le concentré de sève est corrélé è la couleur foncée du sirop et à sa saveur empyreu-matlque Intense DANS CE NUMÉRO :\t Introduction\t1 Procédure d'utlllsa- tlon du glucomètre\t1 Glucomètre vs couleur et saveur\t2 Tableau récapitulatif des valeurs limites\t3 Comparaison des glucomètres\t3 Conclusion\t3 Nos coordonnées\t4 No 231A0508F DIAGNOSTIC DE LA QUALITÉ DE LA SÈVE D\u2019ÉRABLE UTILISATION DU GLUCOMETRE Luc Lagacé et Carmen Charron INTRODUCTION - Au fur et à mesure que la saison des sucres avance, la sève d\u2019érable est de plus en plus susceptible d'être contaminée par des micro-organismes.Un taux élevé d'activité microbienne dans la sève provoque l'inversion du saccharose résultant en une accumulation de sucres invertis tel que le glucose dans la sève.Une sève d'érable contenant des sucres invertis est de piètre qualité, puisque le sirop qui en sera produit aura une couleur généralement plus foncée et aura tendance à présenter un défaut de saveur à caractère empyreumatique (sucre brûlé).Cette diminution de la qualité entraîne une perte de valeur commerciale du sirop d'érable lors de son classement.Afin d'améliorer les pratiques de production acéricole en ce qui concerne la qualité du sirop et sa valeur commerciale, une évaluation de la qualité de la sève en cours de production est proposée.De cette manière, les principaux paramètres de production liés à la diminution de la qualité et de la valeur commerciale du sirop peuvent être identifiés et des mesures correctives PROCÉDURE D'UTILISATION DU GLUCOMÈTRE - Afin de procéder à la mesure du taux de glucose au glucomètre, référez-vous au manuel qui accompagne l\u2019appareil en substituant le prélèvement sanguin par de la sève d'érable ou du concentré de sève d'érable (sans dilution).Les glucomètres peuvent être obtenus dans la plupart des pharmacies.peuvent être apportées.Le glucomètre est un des appareils pouvant être utilisés en cours de production afin d'établir des standards de qualité pour la sève d'érable et le concentré d'osmose inversée.Le glucomètre a initialement été développé dans le but de mesurer le niveau de glucose sanguin chez les personnes souffrant de diabète.Dans l'application proposée, le glucomètre est utilisé pour déterminer, de façon simple et rapide, le niveau de glucose de la sève et du concentré de sève d'érable.Cette info-fiche acéricole explique comment le glucomètre peut être utilisé afin d'évaluer la qualité de la sève d'érable et son l'impact sur la qualité et la valeur commerciale du sirop d'érable.Figure 1 - Exemple d'un glucomètre (One touch basic de LifeScan) utilisable pour le diagnostic de la qualité de la sève et du concentré d'osmose inversée a l'érablière USB Forêts de chez nous \u2022 Septembre 2008 Page 2 NO 231A0508F RELATION ENTRE LA CONCENTRATION EN GLUCOSE DE LA SÈVE ET DU CONCENTRÉ DE SÈVE ET LA COULEUR DU SIROP D'ÉRABLE Une teneur élevée en glucose dans la sève favorisera les réactions de brunissement non-enzymatiques (réactions de caramélisation et de Maillard) prenant place lors de l'évaporation thermique nécessaire à l\u2019élaboration du sirop d'érable.Ces réactions sont à l'origine de la couleur foncée du sirop.Selon la Figure 2, le glucomètre permet d'évaluer la concentration en glucose de la sève pour ainsi anticiper la couleur finale du sirop correspondant.En maintenant un historique de mesures au glucomètre de la sève et de la couleur correspondante du sirop, on arrive à déterminer une valeur critique de lecture au glucomètre à ne pas dépasser afin de favoriser la production de sirops ayant une couleur qu'on jugera acceptable.La Figure 2A montre un exemple de la relation entre la mesure au glucomètre de la sève et la couleur du sirop d'érable correspondant.De ces mesures, une lecture au glucomètre de la sève de 1 mmol/L a été définie comme valeur limite à ne pas dépasser afin de favoriser la production d'un sirop de classe de couleur supérieure ou égale à Médium (grade B, transmission de la lumière > 44%).De la même façon, à la Figure 2B.une valeur limite de 3 mmol/L a été déterminée, cette fois-ci dans le concentré de sève, pour favoriser la production d'un sirop ayant une classe de couleur égale ou supérieure à Médium.Le Tableau 1, fournit un récapitulatif des valeurs limites obtenues à l'aide du glucomètre One Touch Basic de LifeScan pour la sève et le concentré de sève .c
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